Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 22:29
Patrouille mixte entre un Rafale Marine et un Rafale Air

Patrouille mixte entre un Rafale Marine et un Rafale Air

30/05/2013 Armée de l'air

 

Du 21 au 31 mai 2013, de nombreuses unités de l’armée de l’air sont engagées dans l’entraînement Air Defense Week mis en œuvre en 2013 par la marine nationale depuis la base de l’aéronautique navale de Landivisiau.

 

Un entraînement interarmées et interalliés

 

Aux côtés des nombreux moyens de la Marine nationale et de l’armée de terre, l'armée de l'air mobilise, depuis leurs bases aériennes de stationnement, une dizaine d’appareils: un Rafale bi-place de l'escadron de chasse 1/91 «Gascogne», un Rafale C de l'escadron de chasse 1/7 «Provence», un Rafale C de l'escadron de chasse 2/30 «Normandie-Niemen», un Mirage F1, un C160 Transall, un C130 Hercules et des ravitailleurs C135. Des éléments des forces suisses et britanniques sont également insérés au dispositif global.

 

Entraînement centré sur la défense aérienne, la maîtrise de l’espace, la détection et l’attaque de navires, Air Defense Week permet d’éprouver la coordination et l’interopérabilité des forces et des équipements, dans un environnement totalement interarmées et interalliés.

 

Témoignage d'un pilote de Rafale Air

 

«Durant Air Defense Week, j’ai pu participer à une patrouille mixte, également appelée MFFO (Mixed Fighter Forces Operation), explique le capitaine P., pilote au 1/91 «Gascogne». Aux côtés de Rafale Marine, notre rôle consistait à assurer la défense aérienne d’un élément précis, en l’occurrence d’un navire. Pour cet exercice mené par la marine nationale, nous avons coordonné notre action commune grâce aux moyens de communications que nous partageons. Nous sommes habitués à travailler ensemble. Nous évoluons selon les mêmes modes opératoires et partageons un socle commun de compétences. Cela s’est notamment illustré au cours de missions conjointes, menées lors de l’opération Harmattan au-dessus de la Libye. Par ailleurs, la transformation des pilotes de Rafale Air et Marine s’effectue depuis plusieurs années au sein de l’escadron de transformation Rafale 2/92 "Gascogne" à Saint-Dizier.» 

 

Plus d’informations sur Air Defense Week sur le site de la marine nationale

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 21:06
2001-2013: la Marine et l'Afghanistan

29/05/2013 Marine nationale

 

Connu pour son enclavement, ses cols, ses déserts et ses vallées, l’Afghanistan ne dispose pas de façade maritime. Pourtant, ce théâtre d’opérations a largement mobilisé des unités de la Marine et des marins en permanence depuis douze ans.

 

La première unité militaire française engagée sur zone, dès le début de l’intervention occidentale fin 2001 dans le cadre de l’opération Enduring Freedom, est navale. Il s’agit de la frégate Courbet, qui réalise sa première mission le 17 octobre 2001. Le groupe aéronaval (GAN) a été déployé, au large du Pakistan, à cinq reprises. Le porte-avions a projeté les aéronefs de son groupe aérien embarqué au-dessus du territoire afghan en soutien aux opérations de la Force internationale d’assistance et de sécurité de l’Otan pour des missions de reconnaissance, d’assaut, d’appui de troupes au sol ou de coordination tactique. Les équipages constitués ou les renforts individuels ont fermement appuyé la coalition sous diverses formes. C’est une fierté pour ces hommes et ces femmes, marins et civils de toutes les spécialités. Embarqués sur le porte-avions Charles de Gaulle, sur les bâtiments d’escorte, à bord des sous-marins nucléaires d’attaque, sur les bâtiments de soutien, ceux des flottilles de l’aéronautique navale, ceux de la force de guerre des mines et ceux des commandos marine, en isolé au sein d’unités françaises, interarmées ou de la coalition, ils ont tous mis en oeuvre leurs compétences et leurs savoir-faire dans la lutte contre le terrorisme et les insurgés, la formation des unités militaires afghanes et l’appui à l’armée afghane.

 

2001-2013: la Marine et l'Afghanistan

Ils ont, s’il en était besoin dans cette configuration il est vrai peu ordinaire, démontré collectivement et individuellement un large spectre de capacités de la Marine nationale. Une tâche immense et exigeante, nécessitant à la fois ténacité, détermination et capacité à durer.

 

Rétrospective à travers des témoignages de marins.

2001-2013: la Marine et l'Afghanistan
Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 20:45
Mali : Point de situation sur les opérations du jeudi 30 mai 18h00

30/05/2013 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval depuis le 23 mai 18 h jusqu’au 30 mai 18h.

Mali : Point de situation sur les opérations du jeudi 30 mai 18h00

Au cours de ces 7 derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de 110 sorties, dont une cinquantaine a été consacrée aux opérations de transport dans le cadre de la relève de la brigade Serval. Une soixantaine a été dédiée à l'appui feu des opérations et aux missions de ravitaillement et de renseignement.

 

Alors que la relève de la brigade se termine, les opérations se poursuivent.

 

Du 24 au 26 mai 2013, une délégation du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) s’est rendue au Mali pour inspecter les soldats de l’opération Serval. A Bamako, le général de Saint-Quentin, commandant la force Serval, a accueilli la délégation conduite par l’amiral Baduel, chef du CPCO. Ils ont visité le poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) et le détachement Air (DETAIR). A Bamako, la délégation a rencontré les militaires qui œuvrent au sein de la mission de l’Union européenne EUTM et, à Gao, les hommes de la brigade Serval aux ordres du général Kolodjiez.

 

Enfin, la délégation a rejoint Niamey au Niger pour y rencontrer le CEMA nigérien et visiter le détachement Air qui y est actuellement déployé.

Mali : Point de situation sur les opérations du jeudi 30 mai 18h00

Du 26 au 28 mai, à 70 km au Nord-Est de Gao, le GTIA Désert a mené l’opération Ceuze. Elle avait pour objectif d’exploiter les renseignements collectés lors d’une opération préalable tout en affichant à la fois la présence et la détermination de la force dans la région située entre Gao et In Zekouan.

Mali : Point de situation sur les opérations du jeudi 30 mai 18h00

Pour cette opération, le GTIA Désert a déployé plus de 300 militaires français aux côtés d’une soixantaine de militaires des forces de sécurité maliennes. Lors de cette action, les renseignements transmis par l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un drone Harfang, combinés à l’action des chasseurs, ont fourni au commandement des troupes au sol un appui important.

Mali : Point de situation sur les opérations du jeudi 30 mai 18h00

En dépit des conditions climatiques extrêmes et les premières tempêtes de sable, l’opération Ceuze a atteint ses objectifs : poursuivre les opérations de sécurisation visant à affaiblir les groupes terroristes ainsi que leurs moyens logistiques.

Mali : Point de situation sur les opérations du jeudi 30 mai 18h00

Parallèlement, la force Serval a mené aux côtés des forces de la MISMA des patrouilles conjointes dans la région de Gao et de Tessalit et des actions conjointes jusqu’à la boucle du fleuve Niger.

 

Mali : Point de situation sur les opérations du jeudi 30 mai 18h00

Les opérations de la force Serval continuent d’accompagner la montée en puissance des forces de la MISMA, ainsi que les forces armées maliennes accompagnées par la mission de l’Union européenne EUTM.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 18:00
Livre blanc sur la défense : Quel impact pour l’industrie française ?

30.05.2013 Par Jean-François Fiorina, Directeur de l’ESC Grenoble  - CLES Note hebdomadaire d’analyse géopolitique

 

Le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN) a été publié fin avril 2013 avec plusieurs mois de retard. Au cours de son élaboration, les débats ont été vifs, les négociations rugueuses. Budgétairement parlant, le pire a été évité. Mais l’effort de défense reste bien faible.

 

Avec en 2014 et 2015 respectivement 1,5 % et 1,3 % du PIB alloué à cette fonction, la France prend le risque de dégrader sérieusement ses capacités d’action. Pour y pallier, le Livre blanc prévoit de « consentir à des interdépendances mutuelles » avec nos partenaires européens et définit une nouvelle politique visant au « maintien d’une industrie de défense parmi les premières mondiales », à même d’assurer « l’autonomie stratégique de la France ». L’un des enjeux majeurs des prochains mois sera de traduire ces formules en faits concrets au sein de la future loi de programmation militaire (LPM). Reste également à s’assurer que les modalités de mise en œuvre concilieront réalisme économique, rigueur budgétaire et vision stratégique. Et si c’était, justement, cette vision stratégique qui nous faisait défaut ?…

 

La France s’est dotée à plusieurs reprises d’un Livre blanc sur la défense. À chaque fois, l’objectif visait « à définir les principes, les priorités, les cadres d’action et les moyens qui assureront dans la durée la sécurité de la France ». Le premier, en 1972, a codifié la doctrine de dissuasion nucléaire. Le second, en 1994, a tiré les conséquences de la fin de la Guerre froide. Et celui de 2008 a étroitement lié défense et sécurité au sein d’une « approche globale ». Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale (LBDSN) de 2013 est justifié par « la crise financière mondiale, devenue économique et [par] les événements liés au Printemps arabe ». En clair, l’effort de défense devra être « cohérent avec le nécessaire assainissement des finances publiques » tout en assurant « l’adéquation dans le temps de notre outil de défense et de sécurité nationale avec nos responsabilités internationales et l’évolution de notre environnement stratégique ». Un exercice difficile, qui ne peut faire l’impasse sur la refonte de la politique industrielle de défense.

 

Panorama de la BITD française

 

La base industrielle et technologique de défense (BITD) représente l’ensemble des entreprises qui permettent aux armées de conduire leurs opérations. Au total, la BITD est composée de plus de 4000 sociétés – un nombre relativement faible par rapport à aux autres secteurs d’activités spécialisés – pour un chiffre d’affaires global de 17,5 milliards d’euros en 2011. Elle emploie directement 80000 personnes et assure indirectement le maintien de 85 000 emplois, dont un grand nombre hautement qualifiés et non délocalisables. Plus du tiers des entreprises de la BITD sont des entreprises industrielles, ce qui représente un atout non négligeable à l’heure de la politique de réindustrialisation.

 

Mais la BITD renvoie d’abord « aux unités qui concourent à la production des systèmes d’armes et des équipements létaux (de la R&D jusqu’à l’entretien) », rappelle l’économiste Sylvain Moura. Constitué de 2 700 entreprises, ce noyau dur permet, « via les programmes d’armement, l’autonomie stratégique. [Il est] directement concerné par les choix d’équipements militaires. Enfin, [il] représente le cœur des compétences en indus- trie de défense et en recherche et développement ». La BITD – qu’elle soit terrestre, aéronautique ou navale – est donc étroitement liée aux choix stratégiques définis par les politiques publiques de défense. Elle est en quelque sorte la traduction industrielle et technologique des contrats opérationnels des armées.

 

L’édification de la BITD française a été assurée dans les années d’après-guerre par de grands contrats d’armement nationaux. Ces dernières années, la baisse des investissements étatiques et des crédits de défense tendent à modifier profondément le paysage industriel du secteur. Le recours à la location longue durée gagne du terrain, l’achat sur étagère n’est plus tabou et l’export est devenu incontournable pour la survie économique des entreprises. Autant de bouleversements dont il faut désormais tenir compte.

 

La politique industrielle du livre blanc

 

Si les précédents « Livres » n’avaient pas – ou peu – évoqué le rôle de la BITD dans l’élaboration de la stratégie de défense, le document de 2013 consacre une partie non négligeable à la question industrielle et fixe les grandes lignes d’une politique ambitieuse en la matière. En résumé, il s’agit de « préserver pour des raisons stratégiques un certain nombre de capacités technologiques clefs indispensables à notre autonomie stratégique et assurer pour des raisons économiques et sociales l’avenir de l’industrie de défense ».

 

Le LBDSN insiste d’abord sur « le maintien d’un budget significatif en matière de recherche et de développement ». Louable intention, mais qui oublie de préciser que « ces dernières années ont vu les crédits-amonts du ministère de la défense amputés de plus de 25 % par rapport à ce qui avait été initialement provisionné » (voir CLES n°74). Bref, les financements continueront de manquer et les industriels devront assurer la prise en charge d’une partie croissante de la recherche. Reste à savoir comment. Une partie de la réponse réside dans l’exportation. Indispensable complément d’un budget national insuffisant, elle permet d’assurer la pérennité de l’activité industrielle française. C’est pourquoi le Livre blanc préconise également que l’État accompagne davantage « ses grands partenaires en mobilisant à cet effet [l’ensemble de] ses compétences ». Mais là encore, peu de propositions concrètes. Le Livre blanc rédigé par l’industrie de défense française (CIDEF) en 2012 est plus explicite : dispositif de soutien ad hoc aux PME, nomination en ambassades de personnels qualifiés sur les questions industrielles, « cellule apte à assurer la présentation des équipements utilisés en opération », etc.

 

Le LBDSN appelle ensuite à « l’exploitation systématique de toutes les voies de coopération en matière d’armement », pendant industriel des « interdépendances mutuelles » ou partage des capacités. L’exemple réussi dans l’industrie des missiles entre la France et le Royaume-Uni a vocation à s’étendre à d’autres domaines et à d’autres partenaires européens. Pour ce faire, la France demandera « la mise en place de cadres communs pour le soutien d’une base industrielle de défense européenne ». Mais qui dit BITD européenne, dit stratégie commune. Et c’est bien là que réside la plus grande difficulté. Le volet industriel n’est jamais que l’une des modalités d’action pour une politique de défense qui doit être partagée par tous. Quels équipements produire ensemble pour satisfaire autant les grandes puissances interventionnistes que les petits États qui ne comptent pas projeter leurs troupes hors de leur territoire?

 

Enfin, produire à l’échelle européenne exige que les BITD nationales ne soient pas dans un rapport de force trop inégal. Si la France a entamé une restructuration nationale dans le naval et l’aéronautique, son secteur terrestre est encore trop fragmenté pour affronter la concurrence intracommunautaire. C’est pourquoi le Livre blanc envisage « le recours à tous les moyens dont dispose l’État, comme actionnaire, comme client et comme prescripteur, pour faciliter les restructurations industrielles qui s’imposent à l’échelle européenne ». La récente annonce par le Premier ministre de la vente des participations publiques est-elle un premier pas en ce sens?

 

En attendant l’Europe de la défense…

 

De façon générale, et tout particulièrement concernant la politique industrielle, le Livre blanc en appelle à plus d’Europe. « L’évolution du contexte géopolitique, économique et budgétaire commande d’approfondir le développement volontariste de convergences stratégiques entre Européens ». Ici, selon Les Échos, « la concentration de déclarations d’intention est impossible à résumer ». Rien de bien nouveau n’est proposé, si ce n’est l’approfondissement de mécanismes et institutions déjà existants. Et pourtant, l’Union européenne est présentée comme le remède essentiel aux maux de l’industrie de défense française. « L’expérience montre que [l’harmonisation] ne se fera pas sans une impulsion politique forte. La France affirme pour sa part sa disponibilité à mettre en œuvre une telle démarche. L’intérêt dans le domaine industriel du processus de mutualisation et de partage (pooling and sharing) engagé dans le cadre européen est réel ». Véritable stratégie ou credo politique ? À l’heure où l’intégration européenne est en panne, et l’Union dans son ensemble en crise, n’est-il pas illusoire d’en attendre beaucoup dans un domaine régalien par excellence ?

 

Une BITD commune, même de façon partielle, est indissociable du projet d’Europe de la défense. Elle est le préalable indispensable à l’élaboration d’une poli- tique industrielle cohérente. Un Livre blanc de la défense européen a bien été tenté, sans succès. En attendant, le LBDSN en est réduit à espérer que « l’Europe de la défense se construira à travers ses opérations dans lesquelles ses capacités civiles et militaires se compléteront et se renforceront mutuellement » (LBDSN). À cet égard, la récente crise malienne ne laisse présager rien de bon. Surtout, la politique des « petits pas » chère à Robert Schuman requiert du temps. Et il n’est pas sûr que l’on en dispose.

 

 Pour aller plus loin

 

Livre blanc sur la défense

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 17:55
TTH90 helicopters for the French Army (NHI photo)

TTH90 helicopters for the French Army (NHI photo)

 

 

May 30, 2013 defense-aerospace.com

 

PARIS --- The French defense ministry has ordered a follow-on batch of 34 NH90 helicopters, a contract estimated to be worth just under 1 billion euros.

A French Ministry of Defense official, who requested anonymity, confirmed the award May 30, but declined further comment. Neither NH Industries, the prime contractor for the NH90 program, nor Eurocopter, its largest shareholder and manufacturer of the TTH90 battlefield variant, were available to comment. The award was originally reported May 29 by the French website LaTribune.

The order, initially due to be awarded in 2010, was announced as “imminent” in January 2012 by then defense minister Gérard Longuet when he took delivery of the first French army NH90 Tactical Transport Helicopter (TTH) in its final operational configuration from Eurocopter.

At the time, Longuet told defense-aerospace.com that the helicopters, in TTH tactical transport configuration for the French army, would each cost about 20 million euros, which with spares and support would increase the contract’s value to over 800 million euros.

France has already ordered 34 TTH90 army versions and 27 NFH90 navy versions, and according to its newly-published defense white paper plans a total of 113 medium helicopters.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 17:45
photo EMA

photo EMA

30.05.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.- Défense globale

 

Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, s'est présenté devant la commission de la défense et des forces armées de l'Assemblée nationale le 22 mai. La parole du CEMA demeure essentielle en période de redéfinition d'un modèle d'armée et d'ajustements budgétaires même s'il était d'abord face aux députés pour retirer des enseignements de l'opération Serval.

" Quatre mois et demi après son déclenchement, nous pouvons dire que l'opération Serval est un succès militaire ", se félicite le CEMA qui évoque les atouts et les lacunes capacitaires françaises et parle aussi de Livre blanc et d'Europe...

 

Les Nations-Unies estiment à 13 milliards de dollars la valeur marchande de la drogue en 2012 passée par le bassin sahélo-saharien (huit fois le budget du Mali). L'instabilité politique et deux défaites de l'armée malienne face aux rebelles ont plongé le pays dans le chaos. Premier constat sans concessions de l'amiral Guillaud : L'armée malienne " était mal commandée, rarement payée, mal équipée et affaiblie par des clivages internes ". Voilà pour le tableau de départ.

Sauf que " cette zone retenait notre attention depuis 2007 à cause des prises d'otage (onze Français) ", rappelle le CEMA qui souligne que de " nombreuses planifications de précaution " ont été conduites dans la région (sans imaginer le scénario du Mali). Ce qui a conduit à un déploiement préventif de forces spéciales et dès 2009, à un plan Sahel interministériel, comprenant coopération, soutien militaire, aide à la justice et aide au développement.

Un déclenchement " fulgurant "

Nous voici le 11 janvier après " le pas de trop " des jihadistes. Le président de la République demande de " stopper l'offensive vers Bamako et ainsi préserver l'existence d'un Etat malien ; détuire - ce qui signifie en lagage militaire détruire 60 % des forces ennemies - et désorganiser la nébuleuse terroriste ; aider au rétablissement de l'intégrité et l'unité territoriales du Mali ; enfin, rechercher les otages, les nôtres en particulier ".

Si le résultat en quatre mois fut efficace et que la réaction au déclenchement fut " j'oserai le mot, fulgurante ", l'amiral Guillaud reconnaît que l'opération Serval a usé les hommes. Il rend hommage aux six militaires français morts au combat et aux plus de deux cents blessés, dont 150 victimes d'un coup de chaleur. Les défis de l'espace - " ou plutôt des espaces " (la distance de Bamako à Gao équivaut à celle de Paris à Brest) - et du climat (plus de 40°).

" Les combats de l'Adrar ont été livrés par une température de 45°. Chargé de 30 kilos, chaque homme avait besoin de dix litres d'eau par jour. Comme ils étaient 2 000, ce sont donc vingt tonnes d'eau qu'il fallait acheminer quotidiennement, soit la capacité de deux avions C-130. Nos soldats ont tenu, non seulement parce qu'ils étaient bien entraînés mais aussi parce que nous avons pu relever ce défi logistique. "

Plus loin, l'amiral Guillaud reconnaît que " nous sommes allés assez loin dans la prise de risque ". La France n'avait pas parachuté de bulldozers depuis Diên Biên Phu (1954) ou mené une opération aéroportée comme à Tombouctou depuis Kolwezi (1978) !

Désormais, la France réduit son empreinte au Mali. La MISMA de 6 000 hommes se déploie, y compris dans le nord, avant de devenir le 1er juillet la MINUSMA, forte de plus de 12 000 hommes. Le reste est politique (élection présidentielle le 28 juillet et le 11 août) et financier (3,2 milliards d'euros réunis lors de la conférence des donateurs le 15 mai à Bruxelles).

Efficacité exceptionnelle et lacunes capacitaires

Sur le plan des enseignements militaires, le CEMA s'enthousiasme : " Les forces armées françaises ont atteint un niveau d'efficacité exceptionnel. " Première réussite, l'intégration interarmées " jusqu'à un niveau élémentaire ", puis le partage du renseignement inter-agences, " aussi bien entre nos services qu'avec nos alliés " et le processus de ciblage " plus efficace ". Au-delà, les atouts français sont connus : l'alerte Guépard et les forces prépositionnées. Mais aussi le transport maritime (18 000 tonnes de matériel lors du premier mois).

Autre carte majeure à choyer selon le CEMA dans la prochaine Loi de programmation militaire : la préparation opérationnelle des forces. Voilà qui touchera le Commandement des forces terrestres et le général Clément-Bollée qui travaillent actuellement sur le sujet à Lille.

Mais l'amiral Guillaud ne peut passer à côté de la " douloureuse " : " Les lacunes capacitaires n'ont pu être que partiellement comblées par l'aide de nos alliés. " Faiblesses : transports stratégique et tactique ; les deux pauvres drones Harfang " si bien que le soutien des drones américains a été le bienvenu " ; ravitaillement en vol (trois avions US par jour encore actuellement) ; absence d'hélicoptères lourds.

Reste la question du coût. Les 630 millions d'euros prévus au titre OPEX n'incluent pas l'opération Serval " pour laquelle 300 millions ont été engagés " (plus de 400 fin 2013). Ils seront inclus dans le budget général de la Défense avec une éventuelle rallonge de Matignon. La facture globale tourne autour de 100 000 € par homme et par an. La situation sera tendue en fin d'année.

De l'Europe à la Loi de programmation militaire...

Sur le plan stratégique, le CEMA se félicite de l'influence française conservée en Afrique, de la mobilisation des forces africaines. Il regrette : " L'aide militaire européenne a été globalement tardive (...) souvent dans un cadre bilatéral. "  Britanniques, Danois et Belges ont répondu présent en moins de 24 heures " sans restriction d'emploi ". Des pilotes danois et belges ont même transporté des Français en zones de combat.

Le CEMA doute cependant qu'une pareille opération soit aussi réalisable en coalition. " Si nos partenaires de l'OTAN et de l'Union européenne sont très admiratifs de ce que nous avons réalisé, ils doutent de pouvoir nous imiter. "

Le livre blanc prend acte de la diversité des opérations (Afghanistan, Libye, piraterie et Mali), de " la nécessité de conserver plusieurs points d'appui en Afrique ". Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a même demandé d'avoir une base militaire française comme à Dakar !

L'amiral Guillaud constate aussi que " le volume des forces engagées au lancement de l'opération correspondait à celui de la future force interarmées de réaction immédiate, la FIRI ", que la France a recherché des appuis locaux et régionaux pour respecter le principe " premier entré, premier sorti ".

Quels enseignements faut-il en tirer ? Le cas malien n'est que " l'un des modèles des opérations à venir ", sans oublier d'éventuelles surprises stratégiques. Le CEMA s'interroge : " La question est de savoir si la programmation militaire doit nous permettre de parer à toutes les hypothèses ou seulement aux plus probables.

Faut-il, par exemple, conserver toutes les compétences en aérolargage ? " C'est l'un des points délicats du projet de loi de programmation militaire car si l'on peut perdre en savoir-faire en quelques mois, il faut plus de dix ans pour le retrouver ", prévient l'amiral Edouard Guillaud, face à un combat plus politique désormais...

OL. B.

A lire ici, l'intégralité de l'audition de l'amiral Guillaud.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:35
photo EMA

photo EMA

30/05/2013 - JDD

 

Les forces françaises encore présentes en Afghanistan sont passées sous la barre des 1.000 hommes, alors que 85% du matériel est désormais désengagé, a annoncé jeudi le ministère de la Défense. Cette réduction d'effectifs, qui correspond au programme de désengagement annoncé, fait suite à la dissolution, le 29 mai, du BATLOG (bataillon logistique) déployé fin mars sur le camp de Warehouse, à Kaboul, qui a été remplacé par un détachement logistique "multifonctions". "Avec la dissolution du BATLOG et le départ d'une partie des éléments, on est passé symboliquement sous la barre des 1.000 engagés en Afghanistan", a indiqué le colonel Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major français, lors d'un point-presse au ministère.

 

L'objectif reste de parvenir à l'été au "palier des 500 militaires" encore engagés, soit "la partie strictement dédiée à la contribution française dans l'ISAF", la Force internationale d'assistance et de sécurité qui opère jusqu'en 2014 en Afghanistan sous l'égide de l'OTAN, a-t-il précisé. Alors que se poursuit le transfert des moyens français du camp de Warehouse vers celui de l'aéroport international de Kaboul (KaIA), "on atteint maintenant 85% du matériel désengagé", a-t-il ajouté, relevant qu'"on voit quand même bien la fin".

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 16:35
photo EMA

photo EMA

30/05/2013 Sources : EMA

 

Le 29 mai 2013, sur le camp de Warehouse, le général Philippe Adam commandant les forces françaises en Afghanistan a procédé à la dissolution du bataillon logistique de la force Pamir et à la création du détachement logistique multifonctions.

 

Le dispositif logistique est réorganisé du fait de l’avancement du désengagement des matériels du théâtre afghan et de la diminution des besoins de soutien spécifique. Le bataillon logistique laisse donc la place au détachement logistique multifonctions dont l’effectif est d’environ 130 militaires.

 

Le bataillon Voie Sacrée commandé par le colonel Eric Vincendet, engagé sur le théâtre afghan le 31 mars dernier, a poursuivi la mission de désengagement du contingent français. Il totalise la mise sur pied de près de 80 convois regroupant près de 600 containers et véhicules, soit plus de 6400 tonnes de fret. Il a également participé à la transmission des savoir-faire spécifiques aux spécialistes afghans, en vue du prochain transfert du camp de Warehouse aux autorités afghanes, avec l’appui de l’état-major de la National Contingent Command (NCC), du 31ème régiment du génie (31ème RG) et des économats des armées.

 

Moins de 1 000 militaires français restent engagés en Afghanistan où ils assurent la poursuite du désengagement logistique des forces françaises, le commandement de l’aéroport de KAIA, le fonctionnement de l’hôpital médico-chirurgical à Kaboul et des missions de formation au profit de l’armée nationale afghane.

Afghanistan : réorganisation du dispositif logistique
Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 15:55
A La Rochelle, les blindés sont de retour du Mali

30/05/2013 Sud-OUest

 

Des véhicules blindés légers et des poids lourds par dizaines ont été déchargés, en début de semaine, au Grand Port maritime de La Rochelle.

 

Ces équipements, employés notamment par le 1er Régiment d’infanterie de marine d’Angoulême (RIMa), ont été rapatriés du Mali, où ils avaient été déployés dans le cadre de l’opération Serval.

 

Le « MN Pelican », le navire roulier de l’armement Maritime Nantaise qu’affrète le ministère de la Défense et qui a transporté cette centaine de véhicules, avait appareillé, mi-mai, du port sénégalais de Dakar.

 

Le matériel militaire y avait été dirigé depuis le Mali, par convoi (1 200 kilomètres), depuis Bamako.

 

À La Rochelle, l’agence Fast, consignataire, a géré la relation entre l’autorité portuaire et l’armement, pour orchestrer ce déchargement qui n’est pas passé inaperçu.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 14:55
Infographie animée d’une zone soutien du combattant

30/05/2013 15:16 - AB - Armée de Terre

Bienvenue dans la zone soutien du combattant au sein d’une Forward operating base (FOB). Secteur approvisionnement, maintenance, zone vie et commandement, cliquez et découvrez les lieux quotidiens des soldats en opération.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:55
A la pêche aux débris du M-51: une prime pour les marins bretons

29.05.2013 par P. Chapleau - Lignes de Défense

 

Interdits de pêche dans certains zones au large du Finistère depuis l'auto-destruction d'un missile M-51, les pêcheurs bretons n'auront peut-être pas tout perdu. Ils pourront recevoir une prime au cas où ils remonteraient dans leurs filets des débris de l'engin.

Dans un courrier adressé au président du comité départemental des pêches du Finistère, le préfet maritime de l'Atlantique, le vice-amiral d'escadre Jean-Pierre Labonne, assure que les pêcheurs pourront se voir attribuer "une prime de signalement et de récupération" si l'objet remonté "est reconnu comme un équipement constitutif du missile M51". "Les modalités d'attribution de cette prime seront formalisées par un texte officiel en cours d'élaboration", ajoute la lettre datée de mardi et publiée sur le site du comité des pêches.

L'engin, tiré d'un sous-marin nucléaire, avait explosé en plein vol le 5 mai à quelque 25 km des côtes finistériennes. L'incident, classé "secret défense", fait l'objet d'une enquête minutieuse de la Marine nationale et de la Direction générale de l'Armement (DGA), qui ont déployé de lourds moyens pour retrouver les débris.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:55

29.05.2013 Par Marine-Nationale

Film de présentation de l'hélicoptère Caïman Marine

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:55
Budget de la défense : "les Français ont conscience que le monde est dangereux"

29.05.2013 par Jean-Dominique Merchet

 

Alors que l'Assemblée nationale débat aujourd'hui (sans voter) du Livre blanc, le site d'informations Atlantico m'a interrogé sur l'évolution de l'opinion publique vis-à-vis de la défense, favorable au maintien d'un effort conséquent.

"Je ne suis pas du tout surpris par l'opinion des Français, qui ont conscience que l'on est dans un monde dangereux – il suffit de s'informer pour voir que la violence est une réalité – et que cela nécessite la protection d'une armée. Mais ils ont également conscience qu'il va être difficile d'aller plus loin dans les économies budgétaires de la Défense. Ses moyens ont déjà été considérablement réduits dans les dernières années. C'est un vrai retournement dans l'opinion. Pendant des années, on pensait que l'on pouvait économiser de l'argent sur la Défense et que ce n'était pas très important. C'est fini maintenant, on a remarqué un vrai basculement de l'opinion cette année."

Pour lire l'intégrale de l'interview, cliquez ici.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:55
Afghanistan - poste de tir Milan Mars 2012 photo MinDef Fr

Afghanistan - poste de tir Milan Mars 2012 photo MinDef Fr

28/05/2013 Par Jean Guisnel Défense ouverte Le Point.fr

 

Le successeur du Milan est au centre d'une bataille. La France choisira-t-elle le Javelin américain, ou le MMP de MBDA, filiale d'EADS ?

 

Dans la période de relative disette budgétaire ouverte pour la défense, les industriels se battent bec et ongles pour les rares nouveautés qui s'annoncent. C'est ainsi que l'armée de terre, qui doit prochainement engager le remplacement de ses missiles antichars Milan, se voit proposer deux engins concurrents. Le premier, dit MMP (pour missile moyenne portée), est en cours de développement par l'industriel fabricant du Milan, MBDA, qui n'est autre que la filiale "missiles tactiques" d'EADS. Logiquement, si les règles classiques d'achat national étaient respectées, ce contrat de 400 millions pour la livraison des engins ne devrait pas échapper à MBDA. La partie française de cette entreprise est considérée comme un élément structurant de la BIDF (Base industrielle et de défense française). Sauf que...

 

"Sur étagère"

 

Voici quelques années, les soldats français opérant en Afghanistan avaient critiqué l'actuel Milan, qui ne possède pas la capacité "tire et oublie" qui permet au tireur de s'abriter après le départ du coup. Les Français avaient alors acheté "sur étagère" 260 missiles et 76 postes de tir proposés par le consortium américain Lockheed-Martin/Raytheon. Mais il faut maintenant passer à la suite. Après 2014, le Milan sera rangé au magasin des armes déclassées. En juin 2009, le délégué général pour l'armement Laurent Collet-Billon avait eu des mots cruels pour MBDA : "Si nous devons attendre des mois, voire des années, avec tous les ­risques liés au développement [d'une nouvelle arme], ce n'est pas possible. On peut aider notre industrie, mais pas sans répondre aux besoins."

 

Washington à la manoeuvre

 

 

Washington propose son missile antichars à l'armée française

Alors que les discussions sur la loi de programmation militaire sont bien engagées, avec le parage des budgets qui va avec, les États-Unis reviennent à la charge. Des décisions sur le futur missile antichar de l'armée française sont attendues le mois prochain lors d'un comité ministériel d'investissement, et Washington veut voir le nouveau modèle du Javelin emporter le marché, en expliquant au gouvernement français que ce programme permettrait une économie budgétaire de 100 millions d'euros. L'ambassade américaine à Paris soutient activement les industriels, faisant valoir que l'US Army entend moderniser le Javelin pour qu'il demeure en service jusqu'en 2050. Ces performances accrues porteraient notamment sur une augmentation de la portée et de la précision.

 

"Homme dans la boucle"

 

Du côté des Français, on estime que le Javelin pèche sur un point majeur : il ne peut pas être guidé jusqu'à sa cible. Cette capacité, dite "homme dans la boucle", est permise par une fibre optique qui relie le missile au poste de tir, cette méthode empêchant tout brouillage. Jusqu'à la dernière seconde, le tireur peut donc dévier l'engin de sa cible initiale, notamment pour éviter un obstacle surgi à la dernière seconde. De source proche de l'industriel américain, on fait valoir qu'une solution à ce problème est intégrée à l'offre, qui pourrait associer finalement la double capacité "tire et oublie" et "homme dans la boucle". Comment donc ? Mais tout simplement en proposant une association à MBDA, qui pourrait apporter au Javelin modernisé sa compétence en matière de filoguidage.

 

Double capacité

 

Chez MBDA, on ne commente pas. On fait par ailleurs valoir de source française bien informée que le projet de l'industriel intègre la double capacité "tire et oublie" et "homme dans la boucle", qu'il a bénéficié d'un contrat de "réduction de risques" de 20 millions d'euros, que Sagem est associé à ce programme pour le poste de tir, et que tout se passe conformément au calendrier prévu avec de possibles livraisons des premiers missiles en 2017. Au sein des gigantesques marchés industriels qui se discutent autour de la loi de programmation militaire, il s'agit d'un contrat mineur. Mais il est visiblement décisif pour les industries concernées.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:50
SNA Barracuda : DCNS reçoit les amiraux commandants des forces sous-marines de la Marine nationale et de la Marine britannique.

30/05/2013 DCNS

 

En avril dernier, dans le cadre du programme Barracuda*, l’un des plus importants qui soient pour le renouvellement des forces navales françaises, l’amiral ALFOST, le VAE Coriolis – commandant de la force océanique stratégique –  et l’amiral COMOPS, le RA Corder – homologue britannique de l’amiral ALFOST – sont venus visiter à Toulon la Plateforme d’Intégration Système de Combat des SNA Barracuda.

 

Cette plateforme à terre va permettre d’installer l’ensemble des équipements nécessaires à l’intégration, à la validation des interfaces et des chaînes fonctionnelles du système de combat des SNA Barracuda (Sous-Marins Nucléaire d’Attaque). Ceci avant que s’opèrent les phases d’essais à quai puis à la mer. Ainsi, pendant les trois ans à venir, toutes les fonctionnalités du Système de Combat seront testées et vérifiées avant leur embarquement sur le sous-marin.

 

Lors de cette rencontre, qui illustre la volonté de DCNS et de la Marine nationale de joindre leur savoir-faire maritime et technique au profit du développement de l’ergonomie du système de combat de cette nouvelle génération de SNA, de nombreuses innovations du Système de Combat des SNA Barracuda ont été présentées :

 

    Une détection sous-marine issue des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE),

    Un mât optronique remplaçant les périscopes classiques (optiques),

    Un logiciel d’aides à la navigation électronique développé adapté,

    Une capacité d’emport d’armes doublée par rapport aux SNA de type Rubis,

    Un CMS (Combat Management System) intégrant l’ensemble des capacités de veille au dessus et au dessous de la surface de la mer.

 

* Les sous-marins Barracuda sont destinés à succéder entre 2017 et 2027 aux sous-marins du type « Rubis en version Améthyste » actuellement en service. Les capacités de mission du Barracuda couvriront la collecte du renseignement, les opérations spéciales (avec déploiement de commandos et forces spéciales), la lutte contre les navires de surface et la lutte anti-sous-marine, les frappes en direction de la terre, ainsi que la participation à des opérations interarmées.

 

Le marché global de réalisation du programme Barracuda a été notifié en décembre 2006 par la Direction générale de l’armement (DGA) à DCNS, maître d’œuvre d’ensemble du navire, et à AREVA TA, maître d’œuvre de la chaufferie nucléaire. La tranche ferme du marché porte sur le développement et la réalisation du premier sous-marin de la série de six, le Suffren. Le contrat comprend également le maintien en condition opérationnelle des sous-marins dans leurs premières années de service.

 

Le programme Barracuda occupe une place majeure dans le plan industriel du Groupe. Il devrait mobiliser les équipes et les moyens industriels de DCNS jusqu’en 2027.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 12:45
photo EMA

photo EMA

 

22.05.2013 Commission de la défense nationale et des forces armées (A.N.)

 

Audition de l’amiral Édouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), sur les enseignements de l’opération Serval.

 

Télécharger le Compte-Rendu

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:55
Embarcation rapide de 6.5 mètres retenue pour la Gendarmerie maritime. crédits SILLINGER

Embarcation rapide de 6.5 mètres retenue pour la Gendarmerie maritime. crédits SILLINGER

30.05.2013 Mer et Marine

 

Le chantier Sillinger de Mer, dans le Loir et Cher, vient de reporter auprès du ministère français de la Défense un important contrat visant à renouveler les embarcations rapides de la Gendarmerie maritime et fournir des embarcations de franchissement à l’armée de Terre. L’appel d’offres avait été lancé par le Service Logistique de la marine à Toulon. Ce marché à bon de commande, d’une durée de 7 ans, verra la construction de 60 à 600 embarcations. Les bateaux destinés à la Gendarmerie sont des pneumatiques de 6.5 mètres, qui équiperont notamment les brigades de surveillance du littoral. L’armée de Terre recevra quant à elle des pneumatiques biplaces de 2.4 mètres.

 

 

Embarcation de franchissement pour l'armée de Terre (© : SILLINGER)

Embarcation pour la Gendarmerie maritime (© : SILLINGER)

 

 

Pour Sillinger, filiale du groupe français Marck, il s’agit d’un contrat majeur, qui lui permet notamment de pénétrer le marché de l’armée de Terre. « La Gendarmerie maritime et l’armée de Terre sont autant de prestigieuses références qui viennent aujourd’hui s’ajouter à une longue liste de clients des plus exigeants qui font confiance à la marque au requin réputée dans le monde entier pour les performances, la fiabilité et l’insubmersibilité de ses embarcations », affirme Sillinger. L’entreprise renforce ainsi son carnet de commandes, déjà solide, avec par exemple la réalisation de nombreuses embarcations pour la Libye et Singapour.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:50
EC725 de l’EH 1/67 Pyrénées se ravitaillent sur un KC-130J italien

EC725 de l’EH 1/67 Pyrénées se ravitaillent sur un KC-130J italien

30.05.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

L’armée de l’Air a fait le point récemment sur la capacité de ravitaillement en vol de ses hélicoptères EC725 Caracal en service au sein de l’escadron d’hélicoptères 1/67 Pyrénées. On explique à l’EH de Cazaux qu’une dizaine de pilotes de l’escadron sont aujourd’hui qualifiés. Le plus jeune n’avait que 80 heures de vol sur Caracal avant de s’essayer, avec succès, à l’exercice. Les pilotes sont pour l’instant uniquement aptes au ravitaillement en vol de jour, mais les qualifications pour le ravitaillement de nuit devraient être passées d’ici la fin d’année. C’est bien connu, le ravitaillement en vol de nuit c’est comme le ravitaillement de jour, sauf qu’il fait nuit et qu’il se pratique sous JVN.

 

La France est la seule en Europe (mis à part les Américains basés en Grande-Bretagne) disposant de ce savoir-faire et des hélicoptères idoines. Mais paradoxalement, l’armée de l’Air ne dispose pas encore d’avions ravitailleurs adaptés à cet exercice : les Transall peuvent ravitailler les avions mais pas les hélicoptères, le panier dans lequel vient se loger sensuellement la perche étant différent d’un exercice à l’autre. Bref, il faut aller chercher un coup de main ailleurs et les vols se sont jusqu’à présent déroulés en utilisant les C-130 de l’armée de l’air italienne, qui apprécie semble-t-il la douceur de vie de la région aquitaine. Des contacts ont été pris également avec l’USAF Europe, mais les calendriers chargés des uns et des autres n’auront pas permis jusqu’à présent la concrétisation de ces efforts.

 

Depuis leur mise en service en 2006, les Caracal du Pyrénées ont été pratiquement de toutes les opex. En 67 mois de présence en Afghanistan (le dernier appareil déployé est rentré en France en mars dernier), l’unité a accumulé 3200 heures de vol et plus de 220 missions d’évacuations sanitaires, sans accident. L’EH 1/67 est par ailleurs engagé au Mali depuis le mois de janvier, avec deux Puma basés à Bamako pour y assurer les missions SAR et de sauvetage au combat.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:45

30 mai 2013 FORCESFRANCAISES

Décollage et atterrissage à bord d'un Transall C160 de l'escadron de transport Poitou.
- Atterrissage sur la piste sommaire de Kidal
- Décollage depuis le poste de pilotage

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 10:55
Drones : l'histoire d'un incroyable fiasco français

 

30/05/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Guerre entre industriels, indécision de la France et de l'Allemagne, multiplication d'accords non respectés... Trois raisons qui ont cloué au sol tous les projets de drones de reconnaissance et de surveillance (MALE) en France. Industriels et responsables politiques se partagent les responsabilités de cet incroyable fiasco. Au final, Paris va acheter des drones américains Predator Reaper. Récit.

 

Difficile de mieux résumer un fiasco politique, industriel et militaire d'une telle envergure : "La France a raté le rendez-vous des drones (...) ce qui est invraisemblable pour une nation qui a un savoir faire technologique, aéronautique, électronique considérable avec des entreprises majeures qui étaient en situation de pouvoir le faire", a ainsi reconnu il y a une dizaine de jours le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. On croirait presque à un coup monté, tant les gouvernements successifs (de droite comme de gauche) ont savamment sabordé depuis le début des années 2000 tous les projets de programmes de développement d'une arme qui, au fil des conflits, est pourtant devenue indispensable aux armées modernes dans le ciel de tous les théâtres d'opérations.

 

Comment la France a-t-elle pu manquer à ce point le virage des drones alors que bien rares sont les pays qui disposent d'autant de compétences grâce aux Dassault Aviation, EADS, Safran et autres Thales pour créer une filière industrielle solide? Au final,  la France, pourtant si fière de son autonomie stratégique en matière militaire, est contrainte aujourd'hui de quémander aux Etats-Unis des drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), les fameux Reaper (faucheuse en français).

 

Un programme mal né dès 2004

 

Tout commence véritablement en 2004. Par un exploit. Mais un exploit qui fragilisera dès le départ le projet de drone EuroMale (ancêtre du Talarion) mal né, qui ira de déboires en déboires. Lors du salon de l'armement terrrestre Eurosatory en juin 2004, la ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, force Dassault Aviation, qui s'était pourtant allié avec Sagem (depuis Safran), et EADS à former un partenariat contre-nature dans les drones. Le groupe européen monte à bord du démonstrateur de drone de combat Ucav (avion sans pilote), le Neuron lancé un an avant et piloté par Dassault Aviation. En contrepartie, EADS doit accepter l'arrivée de Dassault Aviation, qui traîne des pieds, dans le programme EuroMale.

 

Les deux électroniciens, Thales et Sagem sont également conviés pour se partager un budget de 300 millions d'euros. Un drone MALE qui doit voler en 2008. C'est un peu le "Yalta" des drones, qui se fait aux dépens de Thales, qui avait pourtant un accord de co-maîtrise d'oeuvre avec EADS. En outre, l'électronicien devra repousser à l'automne une opération de rachat inamicale par le groupe franco-allemand... allié à Dassault Aviation. Bref, le programme EuroMale regroupe des entreprises, qui ne s'aiment pas et ne s'accordent aucune confiance. Mais pour Michèle Alliot-Marie, alors très optimiste, EADS et Dassault ont "signé un accord fondateur sur les drones, Male et Ucav, qui préfigure l'avenir de l'industrie européenne des avions militaires, de combat et de reconnaissance". A voir...

 

Après l'enthousiasme des signatures, EADS rencontre très vite des difficultés à fédérer autour de lui un projet européen de drone d'observation. Les pays européens, notamment l'Allemagne, sont déjà en panne de budget et rechignent à passer à la caisse. Pourtant, le ticket de lancement est estimé à 340 millions d'euros, une goutte d'eau pour un projet en partenariat.

 

Problème financier, mais pas seulement. Berlin renacle car le projet, tel qu'il est configuré par les Français, ne correspond pas à ses besoins opérationnels identifiés. La Bundeswehr, son armée, veut un drone de reconnaissance quand la France n'en a pas besoin grâce son système RECO-NG, qui équipe ses avions. Fin 2005, le constat est clair : premier échec pour EADS. Seule l'Espagne souhaite monter à bord de l'EuroMale en y apportant 40 millions d'euros. La France est quant à elle prête à financer à hauteur de 75 millions d'euros, EADS apportant enfin 100 millions en autofinancement. Pas assez pour lancer le programme.

 

La guerre des drones aura bien lieu

 

Si le programme EuroMale a du plomb dans l'aile, EADS ne joue pas non plus réellement franc-jeu avec Dassault Aviation sur le Neuron. A la grande surprise de l'avionneur tricolore à l'été 2005, le groupe européen travaille sur un projet de démonstrateur d'Ucav concurrent du Neuron, le Barracuda. Un peu plus d'un an après la signature, le "Yalta" des drones vole en éclat. D'autant que la guerre va s'intensifier début 2006, en coulisse entre les trois grands du secteur de la défense en France, EADS, Thales et Dassault Aviation.

 

Après avoir été sélectionné par le MoD (ministère de la Défense) britannique pour fournir un drone tactique Watchkeeper, Thales se sent pousser des ailes en France et veut sa revanche sur EADS. Sentant son rival dans une impasse, l'électronicien n'hésite pas à chasser sur le pré carré du groupe européen en faisant une offre non sollicitée à la DGA. Il propose une version francisée du programme britannique Watchkeeper. Ce programme présente "une alternative fonctionnelle beaucoup plus intéressante aux projets de drones de reconnaissance à l'étude en France", estime alors le PDG de Thales, Denis Ranque. Sans succès en dépit du prix attractif du programme.

 

EADS est dans l'impasse et l'avoue même publiquement en juin 2006 lors du salon d'Eurosatory. "Nous sommes dans une impasse alors que nous avons un projet et déjà réalisé des investissements", regrette alors le patron de la division défense d'EADS, Stefan Zoller. Ce constat pousse le groupe européen à changer son projet EuroMale en proposant une plate-forme européenne (via son projet développé sur fonds propres Barracuda) pour satisfaire les exigences de la DGA, qui souhaite avoir une maîtrise européenne totale sur cette technologie.

 

Du coup, EADS est contraint de mettre sur la touche son partenaire israélien IAI, qui devait lui fournir la plate-forme Eagle 2 pour EuroMale. La DGA, qui a toujours soutenu un programme en coopération, maintient la confiance à EADS en dépit des proposition de Thales. En juin, un accord semble se dessiner "à condition d'un coût acceptable". EADS, qui a déjà perdu plus de 120 millions d'euros sur ce projet, persévère. Un drone MALE est désormais attendu en 2013-2014.

 

Dassault Aviation quitte le projet

 

Il faudra attendre un an de plus pour que le projet aboutisse dans la douleur. A l'automne 2006, EADS remet tant bien que mal un projet de drone européen de surveillance, et non plus d'observation. Un compromis entre les besoins opérationnels français (observation) et allemand (reconnaissance) pour faire monter Berlin dans le programme. Soutenu par Michèle Alliot-Marie, EADS négocie alors avec trois pays européens - Allemagne, France et Espagne - le lancement d'un programme nouvellement baptisé Advanced UAV. Exit EuroMale.

 

Ce nouveau projet réduit à la portion congrue la charge de Dassault Aviation. Furieux, le patron de l'avionneur, Charles Edelstenne, refuse de poursuivre avec EADS. L'alliance, qui préfigurait "l'avenir de l'industrie européenne des avions militaires, de combat et de reconnaissance" est bel et bien cassée.

 

Au début de l'année 2007, la guerre des drones s'intensifie. Thales et Dassault Aviation, qui a dû mal à digérer ses démêlés avec EADS, proposent à la DGA au printemps deux projets de drone, l'un à court terme pour satisfaire les besoins opérationnels de l'armée française, et l'autre à long terme, qui serait le concurrent de l'Advanced UAV. En vain. La DGA maintient sa confiance à EADS. Et tord le bras à Thales pour qu'il reste dans l'Advanced UAV et surtout qu'il ne fasse pas capoter le programme. La ministre de la défense aurait eu recours à la pression sur d'autres programmes en cours de discussions entre la DGA et Thales, explique-t-on alors dans les milieux de la défense. Ce qui ravit EADS, où on explique que Thales a été "remis à son rang d'équipementier, son rôle normal dans les systèmes".

 

Dassault Aviation lance un projet de drone MALE concurrent

 

A la veille du salon aéronautique du Bourget, en juin 2007, Charles Edelstenne ne décolère pas sur le dossier drone Male. "Le budget français, déjà contraint, va servir à dupliquer hors de France des compétences qui existent déjà en France, explique-t-il alors lors d'une conférence de presse. Je le déplore et les leçons des programmes en coopération ne sont pas apprises". Et le PDG de Dassault Aviation annonce avoir conclu une coopération sur un drone MALE avec Thales qui, lui, reste plutôt discret sur ce projet.

 

Et pour cause... On apprendra plus tard que Dassault Aviation et Thales ont remis en novembre une proposition non sollicitée engageante pour fournir à la France un système de drones de surveillance, élaboré à partir d'une plate-forme israélienne (Heron TP fabriqué par IAI), qui pourrait être livré dès 2012, voire 2013. L'espagnol Indra rejoindra le programme, qui sera dévoilé avec beaucoup de jubilation à la presse par Charles Edelstenne en juin 2008.

 

EADS, qui a le soutien de la DGA depuis quatre ans, a quant à lui enfin son projet et ses contributeurs, Allemagne, Espagne et France. Le groupe européen propose de reprendre dans son projet de drone MALE les technologies développées par le biais du démonstrateur allemand Barracuda. Le projet d'EADS prévoit de lancer dans un premier temps un drone de surveillance, puis de reconnaissance pour le besoin de l'armée allemande. La signature était attendue au début du salon du Bourget. Mais c'était sans compter sur les lenteurs administratives du ministère de la Défense allemand.

 

Le 22 juin 2007, la DGA publie un communiqué sur une coopération entre la France, l'Allemagne et l'Espagne. Les trois pays "s'accordent sur un arrangement technique pour une phase de réduction de risques d'un Advanced-UAV". Ce qui sera confirmé quelques mois plus trad en décembre avec la notification à EADS par la France, l'Allemagne et l'Espagne d'un contrat d'études de réduction de risques pour l'Advanced UAV, un programme qui pèse 2,8 milliards d'euros, dont environ 1,3 milliard pour le développement partagé à parts égales. Les trois pays ont exprimé un besoin de quinze systèmes (six respectivement pour la France et l'Allemagne, trois pour l'Espagne). Ce drone est désormais attendu à l'horizon 2015 pour équiper les trois armées.

 

Nouveau président de la République, nouvelle donne

 

Avec l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée en 2007, le projet drone MALE va entrer dans une période de calme plat... qui annoncera de nouvelles de turbulences. Le lancement d'un grand programme de drone européen est désormais suspendu en France aux conclusions du Livre blanc sur la défense, qui ne sera finalement dévoilé qu'en juin 2008. En clair, le besoin opérationnel de ce système devra être démontré par le Livre blanc, puis entériné par le ministère de la Défense. Et ce même si les trois pays partenaires du programme Advanced UAV (Allemagne, Espagne et France) viennent de notifier fin 2007 à EADS en tant que maître d'oeuvre un contrat de réduction de risques d'une durée de quinze mois d'un montant de 60 millions d'euros (20 millions par pays). Pour autant, le programme drone tombe un peu dans l'oubli des décideurs politiques. Plus personne ne semble pressé.

 

EADS se rappelle toutefois au bon souvenir du ministère de la Défense lors du salon du Bourget 2009. Le président exécutif du groupe européen, Louis Gallois, un rien requinqué après avoir enfin livré en juin 2008 le drone Male SIDM (intérimaire), rappelle à la France qu'elle "a besoin d'un drone". "Même s'il y a le SIDM (Harfang) qui fonctionne déjà en Afghanistan, il faut d'ores et déjà préparer la génération suivante. Le programme Advanced UAV répond aux besoins européens. Nous souhaitons une décision aussi vite que possible. C'est une coopération européenne qui peut, au-delà de l'Espagne, la France et l'Allemagne, inclure la Turquie". Et d'estimer que l'Advanced UAV devrait être disponible en 2015-2016.

 

Drone de malheur pour EADS

 

Fin 2009, les premières rumeurs sur un lâchage d'EADS commencent à circuler. Le groupe européen est au bord de perdre un contrat estimé à 2,9 milliards d'euros portant sur le développement d'un programme de drone de théâtre Male, rebaptisé Talarion (ex-Advanced UAV) et l'achat des systèmes. « Plus personne n'a envie de le faire », affirme-t-on alors à La Tribune. Pourquoi ? Hors de prix, trop risqué, assurent des sources concordantes. D'autant que la loi de programmation militaire (LPM) n'a prévu sur 2009-2014 que 139 millions d'euros pour le segment Male. Peu, trop peu pour lancer ce programme.

 

Plus tard, le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, expliquera que "l'opération a été arrêtée parce qu'elle conduisait à un objet trop volumineux qui ne correspondait pas aux besoins de l'armée française. La première partie du travail sur Talarion portait sur la création d'un porteur. Or cette opération, qui aurait été intégralement réalisée en Allemagne, nous aurait conduits jusqu'en 2017. Se posait aussi la question de la participation de notre industrie à la réalisation des capteurs. Nous n'avons donc pas poursuivi cette opération. Cela n'a d'ailleurs laissé aucune séquelle dans les relations entre l'Allemagne et la France".

 

EADS est encore dans le flou début 2010 même si le groupe pressent certaines menaces. Si l'Allemagne, la France et l'Espagne ne passent pas de commandes fermes pour cet avion sans pilote d'ici à l'été, "nous devrons geler ce programme", déclare en janvier 2010 au Financial Times Deutschland, le responsable de la branche défense d'EADS, Stefan Zoller, qui entretient de très mauvais rapport avec la France, notamment la DGA, ainsi qu'avec Dassault Aviation.

 

Le patron d'EADS Défense a sa part de responsabilité dans le fiasco du Talarion. "Il n'a jamais voulu écouter le client français", explique-t-on à "La Tribune". C'est d'ailleurs, à cette époque qu'une option américaine (Predator Reaper) est pour la première fois envisagée par Paris. En juin 2010, le ministre de la Défense, Hervé Morin, confirme à "La Tribune" que la France regarde bien le programme Predator.  "J'ai appelé Robert Gates pour lui demander d'accueillir Laurent Collet-Billon chez General Atomics afin que ce groupe puisse répondre aux questions que nous nous posons. Nous avons déjà acheté aux Américains des matériels stratégiques comme les avions Awacs ou les Hawkeye. Il faut arriver à concilier les besoins opérationnels, les moyens budgétaires fixés par la LPM et la volonté de soutenir l'industrie française. Encore une fois, il s'agit d'explorer toutes les options possibles et d'en écarter aucune".

 

Nicolas Sarkozy siffle la fin de la partie

 

Le changement de cap de Paris est dicté par la crise financière qui fait des ravages et  impacte  les budgets, dont celui de la défense. Surtout, cette décision brise les derniers espoirs d'EADS de lancer le Talarion. La DGA, furieuse de sa coopération avec EADS, en rajoute au coeur de l'été une louche sur les déboires du programme Talarion : "la problématique du drone MALE est simple, la première proposition française est à 1,5 milliard d'euros alors que le drone Predator américain coûterait autour de 700 millions d'euros. Il me semble qu'il y a une contradiction pour un industriel (EADS, Ndlr) à demander à l'État de l'aider à exporter ses matériels et, dans le même temps, de lui proposer d'acheter un produit qui coûte 800 millions d'euros de plus qu'un produit étranger concurrent".

 

Quatre solutions alternatives sont alors envisagées : l'achat de drones américains Predator, une offre commune de Dassault Aviation et Thales, ou de Dassault avec IAI sur la base des Harfang, ainsi qu'une éventuelle coopération entre Dassault Aviation et les Britanniques avec le Telemos. En novembre 2010, la France et le Royaume-Uni annoncent un appel d'offre de drones en 2011 pour une livraison entre 2015 et 2020, suivi d'un projet de recherche commun à partir de 2012 pour créer un drone nouvelle génération après 2030.

 

Au début de l'année 2011, la messe est dite pour EADS, qui continuera pourtant à se battre pour imposer sa solution. A raison car entre Londres et Paris, les relations sont tout aussi compliqués qu'entre Berlin et Paris sur les drones. Au Bourget 2011, les Britanniques ont d'ailleurs salement cassé l'ambiance en demandant pratiquement la veille de l'inauguration du salon à Nicolas Sarkozy de ne pas mentionner la concrétisation de leur alliance. Ce qui a enlevé à ce dernier le plaisir d'annoncer une avancée notoire de l'axe franco-britannique dans un domaine de la défense, le point fort de son discours. Pourtant, une dizaine de jours avant le Bourget, le ministre de la Défense britannique, Liam Fox, avait donné son accord à son homologue français Gérard Longuet. Mais Liam Fox n'avait pas le feu vert du Chancelier de l'Échiquier, qui ne dispose pas des budgets pour lancer le programme de drone Telemos (surveillance et reconnaissance) . Londres ne voulait pas d'une crise ministérielle ouverte.

 

Ce n'est en juillet 2011 que la France choisit officiellement l'industriel qui fabriquera le drone MALE intérimaire. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, décide lors du Comité ministériel d'investissement (CMI) l'entrée en négociations avec Dassault Aviation. L'avionneur devra fournir aux armées françaises en 2014 un système de drones, baptisé Voltigeur, selon le communiqué du ministère de la Défense. Un choix qui devrait permettre à l'avionneur "de commencer à structurer une filière industrielle en préparation du futur système de drone Male franco-britannique". Dans la foulée, Israël Aerospace Industries (IAI) vend à la France la plate-forme Héron TP, qui sera francisée par Dassault Aviation, pour environ 500 millions de dollars, selon des responsables d'IAI. Une décision beaucoup trop tardive : le programme ne sera pas sécurisé au moment de la prochaine élection présidentielle.

 

Le nouveau ministre Jean-Yves Le Drian rebat à nouveau les cartes

 

En février 2012, Cassidian est tout prêt de jeter l'éponge et annonce son intention de mettre fin au programme Talarion, après avoir échoué dans l'obtention d'un soutien financier des acheteurs potentiels. Mais nouveau coup de théâtre. Le nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, décide lors de sa première conférence de presse une "remise à plat" du dossier sur les drones. Il doit "avant le 14 juillet" confirmer ou changer d'orientation la politique en la matière. Un énième stop and go.

 

Mais en juillet, point de décision. De nouvelles rumeurs remettent en piste l'idée de l'achat du drone américain Predator Reaper. Jean-Yves Le Drian, semble effectivement s'acheminer vers un achat américain, ce qui serait dans son esprit une solution intérimaire. "Il n'y a pas actuellement d'offre nationale ou européenne disponible sur le marché en matière de drones. Il faut faire des choix et préparer des alternatives, avec des perspectives européennes", a-t-il expliqué lors de l'été 2012 aux députés de la commission de la défense. Jean-Yves Le Drian prépare déjà les esprits à un achat sur étagère de drones américains.

 

Paris et Berlin se rapprochent

 

Pour EADS, cela marque la fin de l'histoire du Talarion. Fin juillet, le groupe européen annonce que le programme, n'ayant trouvé aucun acheteur ferme, est abandonné. Il est même présenté comme European UAS sur le site de la société et lors de salons. EADS, qui a perdu beaucoup d'argent sur ce projet, peut encore espérer faire fructifier les compétences acquises lors du développement du Talarion. Notamment dans le cadre de la coopération franco-allemande initiée en septembre 2012 par Paris et Berlin.

 

Les deux capitales se sont mises d'accord sur un "ensemble commun de besoins opérationnels clés" dans le domaine du drone Male. Les deux nations évalueront la possibilité d'une coopération opérationnelle comme étape intermédiaire. La France et l'Allemagne s'efforceront d'harmoniser les structures et les processus nécessaires afin de permettre aux deux pays de lancer la réalisation de ce projet. De son côté, Paris veillera à ce que ce travail soit pleinement cohérent avec les engagements pris entre la France et le Royaume-Uni sur ce sujet dans le cadre du traité de Lancaster House. Ils ont également pour objectif "d'approfondir les possibilités d'une coopération européenne", selon le communiqué du ministère de la Défense.

 

Dans une interview accordée en septembre à La Tribune, le secrétaire d'Etat à la Défense allemand, Stéphane Beemelmans, explique la portée de cet accord : "nous allons étudier les possibilités de réalisation d'un drone commun sur la base de spécifications militaires communes. L'idée est d'avoir un drone disponible à l'horizon 2020-2023. Deuxième nouveau volet, nous voulons étudier la création d'une unité franco-allemande de drones qui couvrirait la période intermédiaire jusqu'en 2022/2023, et qui mettrait en commun les travaux effectués sur les drones jusqu'ici, et se poursuivrait probablement après l'entrée en service d'un nouveau drone commun".

 

Discussions entre les Etats-Unis et la France

 

Dans le même temps, la France se rapproche des Etats-Unis pour une éventuelle acquisition de Reaper. "Le ministère de la Défense a entamé à cette fin des discussions informelles avec l'industriel américain General Atomics, fabricant du fameux drone, a expliqué en octobre Laurent Collet-Billon aux députés de la commission de la défense de l'Assemblée nationale. Si nous voulons doter nos forces très rapidement de moyens opérationnels, la seule source, ce sont les Etats-Unis, avec tous les inconvénients connus, notamment en matière de maîtrise des logiciels et de certains capteurs".

 

Le Royaume-Uni et l'Italie possèdent déjà des drones de General Atomics. L'Allemagne a déposé en janvier 2012 une demande de FMS - Foreign Military Sale - pour l'acquisition de Reaper. "L'Allemagne et la France ont du reste engagé une réflexion, en cohérence avec nos travaux avec le Royaume-Uni, sur la possibilité d'entreprendre en commun une démarche d'européanisation des équipements et, progressivement, du drone", rappelle à l'automne 2012 Laurent Collet-Billon.

 

Des Reaper dans l'armée de l'air française

 

Quel drone MALE équipera l'armée de l'air française et surtout quand pourra-t-elle les avoir ? Car le temps presse. Un contrat semble proche. L'armée de l'air en a besoin très rapidement pour le Mali en complément des deux vieux-jeunes drones Harfang d'EADS (drones francisés à partir d'une plate-forme israélienne Heron développée par IAI au début des années 90) mise en service seulement en juin 2008. Une plate-forme déjà dépassée en raison des atermoiements du ministère de la Défense, puis du retard du programme qui devait être livré initialement en 2003. "Les drones de surveillance, Harfang et SDTI, sont aujourd'hui frappés d'obsolescence", a reconnu publiquement la semaine dernière le ministère de la Défense.

 

La France est donc aujourd'hui pris au piège de son indécision. Car l'armée de l'air veut disposer avant la fin de l'année de ce type de matériels que les industriels français n'ont évidemment pas aujourd'hui en catalogue. Et pour avoir des Reaper opérationnels avant la fin de l'année, Paris ne pourra compter que sur des matériels... non francisés. Donc sous le contrôle de Washington, qui autorisera ou non certaines missions. "La nécessité d'une acquisition à brève échéance et d'une utilisation opérationnelle immédiates sont confirmées pour la surveillance et l'observation de la bande sahélienne et ne permettent pas le développement d'un nouveau programme", a expliqué le ministère de la Défense. Selon nos informations, la France devrait recevoir avant la fin de l'année deux drones Reaper et une station de contrôle au sol pour les employer au Mali. Le contrat pourrait être signé de façon imminente. Pour le ministère de la défense, cela ne fait aucun doute. Et peu importe si les Etats-Unis auront un oeil sur ce que font les Français. "C'est déjà le cas avec les Awacs (les avions radars français, ndlr), non ?", rappelle une source proche du dossier.

 

En outre, "dans les réflexions, il est apparu nécessaire de franciser la charge utile (les liaisons de données et les capteurs spécifiques)", a précisé l'hôtel de Brienne. Mais ce ne sera que dans un deuxième temps avec l'achat d'un second lot : au total, la France pourrait acheter quatre Predator Reaper. Car il faut en moyenne entre deux et quatre ans pour franciser les Reaper (capteurs, et liaisons satellitaires notamment), selon le degré de francisation. Soit au mieux en 2015 si Paris obtient le feu vert du Congrès américain cette année, voire début 2014.

 

Dassault et EADS prêts à coopérer

 

Aujourd'hui, Dassault Aviation et EADS sont prêts à coopérer, explique-t-on à La Tribune. Le départ de Stefan Zoller du groupe européen a semble-t-il pacifié quelque peu leurs relations houleuses. "Si une demande existait, il n'y aurait pas de problème pour faire un drone entre les industriels. Bae Systems, EADS et Dassault pourraient trouver un terrain d'entente dès lors que les pays auraient émis un besoin commun", a récemment assuré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, soulignant que les industriels discutaient déjà entre eux. Il a souligné que, sur ce point, aucun besoin n'a pour l'heure été défini. "Je n'ai pas vu de besoins communs exprimés vers nous (industriels) qui couvrent les besoins allemands, français et britanniques. Cette demande n'existe pas", a-t-il commenté. Le patron de Cassidian, Bernhard Gerwert, a assuré mi-mai de son côté que "nous avons besoin d'un programme de drones armés, pour que l'Europe s'affranchisse des Américains et des Israéliens. Si nous ne le lançons pas, c'est mort pour nous".

 

Pour l'heure, les deux industriels, Dassault Aviation et EADS, lorgnent la francisation des drones que va acheter la France. Le patron d'EADS, Tom Enders, a confirmé en mars dernier son intérêt pour les opérations de francisation du drone américain Reaper si la France validait cette option. Nous avons fait savoir au gouvernement français que nous étions intéressés par la francisation de ce drone, a-t-il expliqué aux sénateurs. Le groupe européen a déjà francisé les drones Harfang (plate-forme israélienne Eagle One). C'est le cas également d'Eric Trappier a indiqué supposer "une certaine francisation" des drones qui seront achetés, "c'est-à-dire avec une capacité d'être opérés de France et en France pour les problèmes de fréquences" aériennes. Il a rappelé que Dassault Aviation avait déjà travaillé avec les Israéliens sur le drone Heron TP et était capable de le franciser. "Cette offre avait été discutée à une certaine époque et est toujours valide", a-t-il fait valoir.

 

Jean-Yves Le Drian à la manoeuvre

 

Jean-Yves Le Drian est prêt à emprunter cette voix... mais dans un second temps. Il y a une dizaine de jours au "Grand rendez-vous Europe1-Itélé-Le Parisien, il a justifié l'achat par la France de deux drones aux Etats-Unis en expliquant que la France avait "raté le rendez-vous des drones" et confirmé des discussions également avec Israël pour l'achat d'autres appareils. La France doit notamment acheter deux drones de surveillance Reaper aux USA pour une livraison avant la fin 2013 afin de soutenir ses opérations au Mali. "La France a regardé chez les deux pays proposant des solutions MALE sur le marché, les Etats-Unis, avec le drone Reaper, et Israël avec le Heron-TP. La discussion est plus avancée du côté américain, dans la mesure où le drone Reaper semble répondre plus immédiatement aux principaux besoins français", a confirmé le minsitère de la Défense.

 

Interrogé sur le nombre de drones que la France comptait acquérir, le ministre n'a pas souhaité répondre. "Il nous en faut quelques uns mais je ne vais pas livrer ici les discussions que nous avons avec les uns et les autres. Dans le livre blanc de la Défense, on en annonce douze", a-t-il rappelé en précisant qu'il s'agissait de drones d'observation mais pas armés. Le Livre blanc fixe une cible à 30 drones tactiques et 12 drones MALE. "Seulement, il n'y en a pas" de disponible tout de suite, a-t-il regretté. "Alors qu'est-ce-qu'on fait ? On attend que peut-être un jour certains industriels décideront d'agir d'ensemble pour le produire ? Mais ça sera quand ? Dans dix ans. Mais il y a une urgence et j'assume cette responsabilité", a lancé le ministre de la Défense tout en précisant qu'il s'agit pour la France d'une solution provisoire.

Partager cet article
Repost0
30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 08:58
Le Caiman et le Tigre en vol à Valence – photo GAMSTAT P.Gillis

Le Caiman et le Tigre en vol à Valence – photo GAMSTAT P.Gillis

29/05/2013 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Le ministère de la Défense a signé ce mercredi un contrat portant sur l'acquisition de 34 hélicoptères de transport NH90. Une commande pour Eurocopter qui approche 1 milliard d'euros.

 

C'est une excellente nouvelle pour Eurocopter et l'armée de Terre. Selon plusieurs sources concordantes, le ministère de la Défense a signé le contrat très attendu par la filiale d'EADS portant sur l'achat de 34 hélicoptères de transport NH90, qui était en suspens depuis plusieurs semaines. Pourtant, le patron d'EADS Tom Enders se montrait en mars préoccupé sur l'avenir de cette commande. La DGA (direction générale de l'armement) avait même obtenu auprès du constructeur un délai de deux mois pour attendre les conclusions du Livre blanc sur la défense avant de conclure, ou pas, cette commande d'hélicoptères, prévue avant le 31 mars. Un délai négocié avec Eurocopter qui avait permis au ministère de la Défense d'éviter de payer une lourde pénalité immédiate de 35 millions d'euros. l

 

Pourquoi une telle commande dans un contexte financier contraint ? D'abord, ce n'est qu'une commande, faut-il rappeler que l'Etat paie la plus grande partie de sa facture à la livraison des appareils. Ensuite, explique-t-on à "La Tribune", ne pas signer ce contrat qui porte sur des hélicoptères absolument nécessaires à l'armée de Terre aurait coûté nettement plus cher à l'Etat si ce dernier avait dû en négocier un nouveau. Enfin, "le calendrier de la mise en service du NH90 Caïman a permis de réaliser des économies très importantes sur les hélicoptères Puma et Cougar", avait expliqué en juillet 2012 aux députés de la commission de la défense de l'Assemblée nationale le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux.

 

Une commande qui était déjà attendue en 2010

 

En janvier 2009, le ministère de la défense avait annoncé une commande de 22 NH90 (600 millions d'euros) destinés à l'armée de terre, qui s'ajoutait aux douze déjà dans le carnet depuis la fin 2007 des trois constructeurs participant à ce programme européen. Fin 2007, l'Hôtel de Brienne avait d'ailleurs indiqué prévoir l'achat de 68 NH90 en version terrestre pour un total de 1,8 milliard d'euros. Les 34 appareils de deuxième tranche devaient être commandés en 2010, selon les projections du ministère. Outre les deux premières tranches (34+34), la France avait prévu de commander au total 133 NH90 pour ses forces armées. Le Livre blanc sur la défense prévoit 115 hélicoptères de manoeuvre.

 

Le NH90 a été développé et est fabriqué par NH Industries, une coentreprise regroupant Eurocopter (62,5 % du programme), le constructeur italien AgustaWestland (32 %) et le néerlandais Stork Fokker (5,5 %). Ce hélicoptère fait vivre de façon directe et indirecte 5.000 personnes.

Partager cet article
Repost0
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:55
Défilé des Casques bleus pour le 14 juillet 2012

Défilé des Casques bleus pour le 14 juillet 2012

29/05/2013  Cdt Xave Gaspard

 

Depuis maintenant douze ans, l'Organisation des Nations unies (ONU) rend hommage à tous les hommes et femmes qui servent dans ses rangs lors des opérations de maintien de la paix. Elle veut ainsi souligner leur professionnalisme, leur dévouement et leur courage mais aussi se souvenir de celles et ceux qui ont perdu leur vie en défendant la cause de la paix.

 

L’Organisation des Nations unies (ONU) rend hommage, ce jour, aux Casques bleus qui ont perdu la vie au service de la paix. Plusieurs cérémonies et activités commémoratives se dérouleront notamment au siège des Nations unies à New York, dans ses bureaux à travers le Monde, mais aussi sur les théâtres d’opérations. La journée nationale des Casques bleus a vu le jour pour la première fois en 2002.

 

L’Assemblée générale de l’ONU a choisi de célébrer cette journée le 29 mai car c’est à cette date que la première mission de maintien de la paix, l’Organisation des Nations Unies pour la supervision de la trêve (ONUST), avait été déployée en 1948 en Palestine. Actuellement,  900 Casques  bleus français répartis au sein de sept opérations sont engagés dans le Monde.

Partager cet article
Repost0
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:55
Ateliers de l’armée de l’air le 12 juin 2013

29.05.2013 CESA

 

Le Centre d’études stratégiques aérospatiales (CESA) a l’honneur de vous inviter aux Ateliers de l’armée de l’air intitulés :

 

« L’Armée de l’Air en action »

 

Les Ateliers de l’armée de l’air se tiendront à l’Ecole militaire le mercredi 12 juin 2013 à l’amphithéâtre Foch. Organisés par le CESA à la demande du chef d’état-major de l’armée de l’air, cette demi-journée d’études et d’échanges se fixe pour objectif de mieux comprendre les engagements en opération des aviateurs.

 

L’armée de l’air démontre continuellement ses capacités de réactivité et d’adaptation afin de répondre aux nouveaux défis de la sécurité internationale. Les évolutions majeures qu’a connu l’armée de l’air au cours des deux dernières décennies lui permettent de conduire des opérations complexes sur la base de ses cinq capacités socles (contrôle et commandement (C2) - renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) - intervention immédiate - projection - entraînement).

 

Fondés sur une approche globale des opérations aériennes, mêlant retours d’expérience et visions de grands témoins, ces Ateliers permettront à chacun de mieux appréhender les enjeux diplomatiques et politiques des opérations, les réalités stratégiques et opérationnelles auxquelles les aviateurs font face et les enseignements qui en ont été tirés pour se préparer aux engagements futurs.

 

Les intervenants provenant de différents horizons - politiques, stratèges, journalistes et aviateurs - promettent un moment de réflexion riche et stimulant.

 

Déroulement

 

8h00 : Accueil du public

8h15 : Mot d’accueil par le Colonel Olivier Erschens, directeur du Centre d’études stratégiques aérospatiales.

 

8h30 : Ouverture des débats

Monsieur Christophe Guilloteau, député, rapporteur de la mission parlementaire sur le Mali.

 

9h00 - 10h20 : 1ère table ronde - L’armée de l’air, instrument de puissance

-   Monsieur Alfred de Montesquiou, grand reporter à Paris Match, Prix Albert Londres 2012.

-   Monsieur Vincent Hugeux, spécialiste de l’Afrique, grand reporter à L’Express, Prix Bayeux 2005.

-   Monsieur Etienne de Durand, spécialiste des Relations Internationales et Géopolitique, directeur du Centre des études de sécurité de l’IFRI.

-   Général de brigade aérienne Jean-Jacques Borel, commandant des opérations aériennes de l’opération Serval.

-   Général de corps aérien Patrick Charaix, commandant des Forces aériennes stratégiques.

 

Les débats de cette première table ronde seront modérés par Pierre Servent, journaliste Défense.

 

Echanges avec l’assemblée.

 

10h20 : PAUSE

 

10h40 - 12h10 : 2nde table ronde : Les aviateurs en action

-   Lieutenant-colonel Lévitte, commandant du Centre de renseignement air.

-   Témoignage d’un pilote de Rafale engagé lors de l’opération Serval au Mali.

-   Lieutenant-colonel Sotty, Joint Force Air Component Command.

-   Lieutenant-colonel Michel, pilote de transport, commandant du Centre d’instruction des équipages de transport.

-   Témoignage d’un fusilier parachutiste de l’air affecté au sein du Commando parachutiste de l’air n°20.

-   Lieutenant-colonel Perrot, Commandement du soutien des forces aériennes.

-   Témoignage d’une convoyeuse de l’air.

 

Les débats de cette seconde table ronde seront modérés par Olivier Zajec, directeur des opérations de la Compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS).

 

Échanges avec l’assemblée.

 

12h10 : Clôture des débats Général d’armée aérienne Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air.

 

13h00 : Déjeuner sur invitation.

 

Informations pratiques

 

Le colloque se déroulera dans l’Amphithéâtre Foch de l’Ecole Militaire. L’accueil des participants aura lieu à partir de 08h00. Les débats s’achèveront à 13h00.

 

Accès : 1 place Joffre - 75007 PARIS (Pièce d’identité obligatoire)

 

Programme disponible sur www.cesa.air.defense.gouv.fr

 

Contacts - inscriptions : 01.44.42.46.91 (Tél.) ou 01.44.42.80.10 (fax) manifestation.cesa@inet.air.defense.gouv.fr (Internet)

 

Partager cet article
Repost0
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:55
Le nouveau calendrier de la modernisation de l’armée de terre se précise

29/05 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Le nouveau calendrier du programme Scorpion prévoit la production de 2.000 blindés d’infanterie. Les livraisons vont s’étaler de 2018 à 2025.

 

Le très placide Philippe Burtin esquissait un léger sourire de contentement hier soir, à l’issue d’un dîner du cercle Prospective terre. Et pour cause : alors que le livre blanc laisse clairement entrevoir une nouvelle purge pour le budget de l’armée de terre , le PDG de Nexter a trouvé un peu de réconfort en écoutant Laurent Collet-Billon, le délégué général pour l’armement, esquisser les grandes lignes du grand programme Scorpion, vital pour le secteur.

 

Derrière cet acronyme qui vaut pour « synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation » (!) se dessine une opération majeure de modernisation des équipements de l’armée de terre utilisés par les groupements tactiques interarmes (les GTIA), du nom des unités du combat au sol de 500 à 1.500 hommes projetées en opération extérieure.

 

Co-entreprise associant Thales, Nexter et Sagem

 

Le lancement des premières réflexions pour affiner l’architecture du programme Scorpion, les grands choix techniques et industriels, a été décidé début 2010, dans le prolongement d’un contrat de recherche sur la numérisation du champ de bataille. Pour cela, la DGA et l’Etat major s’appuient sur une co-entreprise associant Thales, Nexter et Sagem (Safran).

ERC 90 Sagaie - Opération Serval - Secteur Sévaré Mopti, le 22 janvier 2013 photo EMA

ERC 90 Sagaie - Opération Serval - Secteur Sévaré Mopti, le 22 janvier 2013 photo EMA

Le périmètre visé est très large puisqu’il s’agit de remplacer les vénérables Véhicules de l’avant blindés entrés en service dans les années 70, les blindés légers AMX 10 RC et Sagaie, de rénover les chars lourds Leclerc, de remplacer le missile anti char Milan, ainsi que toute l’informatique de ces équipements pour faire en sorte qu’ils communiquent sans coutures entre eux.

AMX 10RC - BPC Dixmude à Daker débarquement des hommes et des véhicules du GTIA 2 28.01.2013

AMX 10RC - BPC Dixmude à Daker débarquement des hommes et des véhicules du GTIA 2 28.01.2013

Initialement, les premières livraisons des nouveaux blindés étaient prévues en 2015. La crise de 2008 et les problèmes de fins de mois de l’Etat ont tout chamboulé. Au point que lors des travaux de préparation du livre blanc, les scénarios budgétaires les plus noirs préconisaient un abandon pur et simple de Scorpion. Avec pour corollaire, la mort à petit feu de Nexter.

Tourelle 40CTA Nexter (photo Guillaume Belan)

Tourelle 40CTA Nexter (photo Guillaume Belan)

On en est plus là. Si l’on en croit Laurent Collet-Billon, les premières livraisons du VBMR - le blindé appelé à remplacer les VAB - sont prévues à partir de 2018. Même s’il le nombre de véhicules visés va être fortement réduit, les nouveaux calendriers prévoient que plus de 1.000 exemplaires devront être livrés en 2025. Les 250 EBRC, qui prendront la place des AMX 10 RC et des Sagaie, entreront en service à compter de 2020. Ils seront équipés d’un tout nouveau canon de 40 millimètres en cours de mise au point par Nexter et BAE Systems.

 

Facteur coût primordial

 

Pour les détails, il va falloir attendre la prochaine loi de programmation militaire, et rien ne garantit que le nouvel échéancier tienne dans le temps. D’autant que le facteur coût des futurs équipements sera primordial, autant au niveau de leur production que pour leur maintenance dans le temps..

Le nouveau calendrier de la modernisation de l’armée de terre se précise

Pour cela, les VBMR et les EBRC devront partager beaucoup d’équipements, a insisté Philipe Burtin. Cela vaudra par exemple pour les écrans de visualisation, les moyens de transmission ou encore l’électronique embarquée. Conscient depuis longtemps déjà que l’argent va manquer, les militaires imaginent de disposer de blindés modulables : une plate-forme commune auquelle on greffera des équipements en fonction de la mission. L’ère de l’hypertechnologie a vécu..

Partager cet article
Repost0
29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:55
Air Raid à Drachenbronn

Air Raid à Drachenbronn

29/05/2013 Armée de l'air

 

L’équipe de la base aérienne 107 de Villacoublay a remporté le challenge Air Raid 2013 organisé par la base aérienne 901 de Drachenbronn (Alsace). Les vainqueurs ont reçu le trophée des mains du colonel Guislain Parsy, délégué aux réserves de l'armée de l'air.

Retour sur l’exercice «Air Raid» 2013

Cet exercice, inscrit au programme des activités d’entraînement des personnels d’active et de réserve, est co-organisé chaque année par l'armée de l'air, l’association nationale des officiers de réserve de l’armée de l’air (ANORAA) et l’association nationale des sous-officiers de réserve de l’armée de l’air (ANSORAA).

Retour sur l’exercice «Air Raid» 2013

Cette année, 200 militaires issus de toutes les bases aériennes de métropole, ainsi que quatre équipes étrangères (Allemagne, Belgique, Canada et Suisse) se sont affrontées au cours des quelque 64 ateliers disséminés sur les 45 km du parcours entre la base aérienne 901, ses alentours et le camp de Bitche. Les participants ont ainsi enchaîné les activités physiques et militaires (course d’orientation, combat, tir, survie, etc.).

Deux militaires canadiens remontent un Famas à l'aveugle

Deux militaires canadiens remontent un Famas à l'aveugle

Un exercice à l'objectif triple

Retour sur l’exercice «Air Raid» 2013

Air Raid permet la validation et la mise en application des acquis militaires du personnel de la réserve opérationnelle. L’exercice favorise et développe les contacts et les échanges entre le personnel d’active et de réserve des différentes armées françaises et alliées. Il répond également aux attentes des jeunes réservistes en proposant des activités de terrain et renforce l’esprit de cohésion et de défense des membres d’associations d’officiers et sous-officiers de réserve.

Air Raid 2013 à Drachenbronn - briefing de nuit

Air Raid 2013 à Drachenbronn - briefing de nuit

La prochaine édition de ce challenge aura lieu sur la base aérienne 113 de Saint-Dizier du 3 au 5 octobre 2014 . Elle sera associée aux commémorations du centenaire du début de la Première Guerre mondiale.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories