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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:50
L’école de Rochefort reçoit des formateurs britanniques

29/05/2013 Armée de l'air

 

Du 21 au 24 mai 2013, les cadres de l’école de formation des sous-officiers de l’armée de l’air (EFSOAA) de Rochefort ont reçu leurs homologues de la Royal Air Force (RAF).

 

Composée de quatre officiers et de cinq sous-officiers, la délégation britannique provenait de l’Airmen’s Command Squadron, situé sur la base aérienne d’Halton (ouest de l’Angleterre).

 

Lors de cette visite, les formateurs britanniques ont visité les infrastructures rochefortaises. Ils ont également assisté à diverses présentations sur les processus de formation et sur certains outils pédagogiques innovants mis en place, tels que la plateforme d’enseignement à distance «ILLIAS».

 

Vers une coopération fructueuse

 

Cette visite s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre de la Directive of objectives 2013 (déclaration annuelle d’objectifs), fixant les axes de coopération entre la RAF et l’armée de l’air française. Ce premier échange avait pour objectif d’identifier les opportunités de coopération entre les deux écoles. Il ouvre la voie d’une coopération fructueuse.

L’école de Rochefort reçoit des formateurs britanniques
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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 11:45
Après le MN Pélican, l'Ark Forwarder va rapatrier du matériel et des véhicules

29.05.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Serval continue de prendre la route du sud et la direction d'Abidjan. Samedi dernier, une longue colonne de 80 véhicules français a quitté Bamako pour la Côte d'Ivoire. Ces véhicules, du RICM et du 92e RI, seront embarqués début juin sur le roulier Ark Forwarder qui arrive jeudi à Toulon en provenance de l'océan Indien et qui reprendra la mer en direction de l'Atlantique et des côtes de l'afrique de l'Ouest.

 

Ce roulier chargera du matériel roulant et des équipements à Abidjan avant de repartir vers Dakar et Toulon où il est attendu fin juin/début juillet.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 10:45
Mali : un soldat français blessé par un sniper

28.05.2013 à 22h01 Par Jacques Follorou - Le Monde.fr

 

Kidal (Mali), envoyé spécial. Un soldat français déployé à Kidal, au Nord-Mali dans le cadre de l'opération "Serval", a été blessé par balle mardi 28 mai entre 14 heures et 15 heures dans des conditions qui inquiètent le dispositif français dans ce pays.

 

Appartenant à un régiment d'infanterie qui devait rentrer en France cette semaine, il a été touché par un seul impact, tiré vraisemblablement par un sniper, selon les premiers éléments recueillis par les gendarmes du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) qui se sont rendus sur place après avoir été prévenus par l'armée française.

 

"C'EST LA PREMIÈRE FOIS QUE NOUS SOMMES CONFRONTÉS À UN CAS DE SNIPER"

 

Le MNLA est un mouvement touareg, à qui la France a laissé pour l'instant la charge du contrôle de la région de Kidal. Une seule balle a été tirée. Elle a atteint le soldat alors que le véhicule dans lequel il se trouvait était en mouvement à moins de cent mètres du campement français. Le tireur pourrait avoir trouvé abri derrière le mur d'une des maisons en terre rouge qui entoure le no man's land d'une centaine de mètres qui enserre le camp.

 

Les voisins immédiats disent n'avoir entendu aucun coup de feu. "C'est la première fois que nous sommes confrontés à un cas de sniper dans tout le Mali, a indiqué au Monde Abi Ag Ahmeida, numéro deux de la gendarmerie de la ville. A Kidal, nous avons déjà eu trois attentats-suicides, contre un poste du MNLA, contre un point d'eau où venaient les soldats tchadiens et contre le marché ; si c'est un sniper expérimenté il peut avoir tiré de loin."

 

Après les attentats-suicides, un dispositif de sécurité avait été mis en place en amont des points d'entrée de la ville afin d'empêcher les infiltrations de véhicules piégés. Les assaillants ont opté cette fois-ci pour une stratégie moins visible. Vers 17 heures, les Français avaient positionné un blindé et bloqué la route pour débuter une opération de fouille des lieux. Contacté par Le Monde, le responsable de la communication du dispositif "Serval", basé à Bamako, s'est refusé à tout commentaire.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:55
Le FED des voisins

28.01.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Demain et après-demain se tiendra à Versailles Satory la 13ème édition du Forum Entreprises Défense (FED). Un salon professionnel discret mais essentiel, né d’un partenariat fructueux entre la Chambre de Commerce et d’Industrie de région Paris Ile-de-France et la SIMMT (Structure Intégrée du Maintien en condition opérationnelle des Matériels Terrestres). En réunissant dans un même lieu fournisseurs et acheteurs de la Défense, y compris la Direction Générale de l’Armement, le Forum Entreprise et Défense favorise les échanges entre partenaires de longue date et clients potentiels. FOB est fier d’être partenaire de ce forum qui rassemble un nombre croissant d’intervenants du secteur de la défense, grands groupes mais aussi, en majorité, PME et PMI. Tous trouvent avec FED l’opportunité de présenter et de promouvoir leurs technologies et leurs savoir-faire.

 

à télécharger : le premier numéro de FED Mag.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 07:45
Côte d’Ivoire : la force Licorne contribue à la formation de l’armée ivoirienne

28/05/2013 Sources : EMA

 

Du 13 au 24 mai 2013, la force interarmées de l’opération Licorne a conduit des détachements d’instruction technique (DIT) dans les domaines des transmissions et de la maintenance au profit d’une vingtaine de soldats des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI).

 

Les DIT se sont déroulés au camp de Port Bouët et au Détachement d’intervention lagunaire (DIL). Ils étaient encadrés par 10 formateurs spécialisés dans les Systèmes d’information et de communications (SIC) et 2 formateurs de la Section réparation et maintenance (SRM).

 

Le DIT transmissions avait pour objectif de délivrer à une dizaine de lieutenants ivoiriens participant à ce stage une formation sur les missions élémentaires de l’officier SIC et notamment sur le déploiement d’un réseau de transmissions au niveau régimentaire.

 

Alternant formation théorique et pratique, les stagiaires ont été entraînés à la rédaction de documentation interne, à l’installation d’un réseau local permettant le raccordement d’un système de commandement et à l’utilisation des moyens de communication HF, VHF, UHF et satellitaires.

 

Le DIT s’est achevé par un exercice de synthèse d’une journée qui a confronté les stagiaires à un cas pratique nécessitant l’application des différents savoir-faire et connaissances acquises durant les 10 jours de stage.

 

Parallèlement, une dizaine de sous-officiers et de militaires du rang des FRCI ont suivis un DIT articulé autour de la maintenance des circuits de freinage et électriques du Véhicule léger de reconnaissance et d’appui (VLRA). L’instruction, dispensée par deux sous-officiers atelier blindé de la SRM, a permis aux futurs maintenanciers ivoiriens d’apprendre à identifier les pannes les plus courantes sur ce type de véhicule et à les réparer.

Côte d’Ivoire : la force Licorne contribue à la formation de l’armée ivoirienne

La deuxième partie du stage était consacrée à l’apprentissage des différentes manœuvres de force et moyens de remorquage à appliquer sur des véhicules immobilisés, ensablés ou en panne.

 

La qualité de restitution des connaissances dont ont fait preuve les militaires ivoiriens au cours de ces différentes instructions encouragent la force Licorne à renouveler ce type de stage. Après avoir largement contribué à la mise en condition opérationnelle des unités FRCI destinées à rejoindre le BATLOG de la MISMA, la force Licorne contribue également à la formation de l’armée ivoirienne au travers d’instructions plus techniques.

Côte d’Ivoire : la force Licorne contribue à la formation de l’armée ivoirienne

La force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne, en soutien de l’ONUCI. Elle organise notamment des formations pour les militaires ivoiriens, des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions civilo-militaires.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 22:50
MTIP2 Turret Warrior

MTIP2 Turret Warrior

May 28, 2013 by Think Defence

 

With FRES Specialist Vehicle news rather thing on the ground a recent visit to the CTA International factory in France from the Chief of the General Staff, General Sir Peter Wall will have to do.

 

As we know, the CTA 40mm cased telescopic cannon is the preferred option for both the FRES and Warrior Capability Sustainment Programme, in addition to a number of French programmes.

 

After awarding the FRES Specialist Vehicle contract to General Dynamics, the MoD entered discussions only with Lockheed Martin for the Warrior Capability Sustainment Programme. The idea of course being to maximise commonality between both vehicles as Lockheed Martin are under contract to General Dynamics for the FRES Scout turret.

 

In the earlier Warrior upgrade programme contest BAE had proposed a new turret with the CTA 40 called MTIP2, Lockheed Martin proposed an ATK Mk 44 Bushmaster 30mm in the same Warrior turret and Finmeccanica with the Hitfist turret, also mounting a 30mm weapon. The Bushmaster is the same as that used by the Royal Navy in its DSM30 ASCG systems.

 

The Capability Sustainment Programme has 4 main components that are planned to see Warrior out to 2040;

 

    WFLIP (Warrior Fightability Lethality Improvement Programme)

    WMPS (Warrior Modular Protection System)

    WEEA (Warrior Enhanced Electronic Architecture)

    ABSV (Armoured Battlefield Support Vehicle)

 

Not much news around on the last one but the WFLIP will involve upgrading the turrets with the 40mm CTA, amongst other improvements. When you consider the £500m price tag for just the development phase of Recce Block 1 (not all of them by a long way) the £1b cost of around 350-400 upgraded Warriors seems like money well spent.

Defense Industry Daily has a concise summary of the Warrior upgrade programmes, click here to read and RUSI also have a good summary, click here

 

Production is scheduled for 2016 with initial operating capability a couple of years later.

The history of the CTA 40mm goes way back to the TRACER programme and started with the creation of CTA International in 1994, a joint venture between BAE Systems and Nexter, although when first created it was Giat and Royal Ordnance. It has been continued to be developed since then, despite TRACER being cancelled, integrated onto a US Bradley (click here for an evaluation report) in 1999 and the various changes in both FRES and the French EBRC and VBCI programmes.

If the 2016 production target is met, it will have taken nearly a quarter of a century to get the CTA 40 into service with the British Army.

The CT40 - by Think Defence

Read more at the CTA website

 

Joining the unproven, expensive and technically risky CTA 40 will be the existing L94A1 7.62mm chain gun, apparently the Army’s most unloved weapon and putting it into an existing turret design will be a company that has never designed a turret, sub contracting to another company that is not the design authority for the vehicle.

 

When in service we will have zero logistics commonality on joint operations with anyone but the French, the other nations will of course be enjoying those commonality advantages and also have the advantage of drawing ammunition natures from a wider and thus less expensive development pool

 

What could possibly go wrong?

 

Meanwhile, the British Army will be using a Recce vehicle that has pretty much the same size, weight and general characteristics as a Warrior and we still haven’t decided what the lighter end of the recce vehicle will be, unless that is an open topped jackal, which it actually seems to be.

 

Our new Best Friends Forever, the French, have taken the spirit of commonality one step further by developing yet another 2 man turret for the CT40 called the Nexter T40

Tourelle 40CTA Nexter (photo Guillaume Belan)

Tourelle 40CTA Nexter (photo Guillaume Belan)

The T40 is shown in the video below fitted to an AMX10RCR and being climbed over and in by General Sir Peter Wall.

There was also some talk of a CT40 equipped Leclerc a few years ago, called the Leclerc T40, proposed for the  Engin Blindé de Reconnaissance à Chenille (EBRC) programme. Nexter are in competition with Panhard and their Sphinx vehicle, fitted with yet another turret for the CT40 that has drawn on expertise from Lockheed Martin UK.

Sphinx de Panhard (photo Guillaume Belan)

Sphinx de Panhard (photo Guillaume Belan)

Will be interesting to see where all this goes

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:55
France to probe samples from Syria for sign of chemical arms

May 28, 2013 Spacewar.com (AFP)

 

Paris - French authorities will analyse samples brought back from Syria by two journalists after they reported the Syrian army was using chemical weapons against rebel forces, a top official said Tuesday.

 

There have been mounting reports of the use of chemical arms in Syria, where a bloody conflict has raged for over two years and claimed more than 94,000 lives amid reports of widespread rights violations.

 

A top French government official, who wished to remain anonymous, said Tuesday samples had been handed over to authorities by the journalists, without saying what the samples were from. "We have agreed to analyse them," he said.

 

The official added that, like the United States and Britain, France had already analysed its own samples and concluded that there were "clues but no formal evidence" of the use of chemical arms in Syria.

 

The two reporters from French newspaper Le Monde said they had "witnessed over several consecutive days" the use of explosive chemical arms and their effects on rebel fighters in the outskirts of Damascus.

 

Photographer Laurent Van der Stockt reported that on April 13 he saw fighters "suffocating and vomiting" in the village of Jobar outside the Syrian capital after an apparent attack using chemical weapons.

 

The journalists said they had gathered witness accounts of the use of chemical weapons in a large area around Damascus.

 

One doctor in a rebel-held area told the newspaper that the weapons caused breathing difficulties, headaches and nausea, and could cause death if victims were not treated.

 

"The gases are used on the front on an ad hoc basis, avoiding widespread use that would easily provide irrefutable evidence," reporter Jean-Philippe Remy wrote.

 

French Foreign Minister Laurent Fabius said Monday there were indications of "localised use" of chemical arms in Syria, and the United Nations has called on Damascus to let in UN investigators.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:55
Une nouvelle peinture pour la frégate de surveillance Ventôse

28/05/2013  Marine Nationale

 

Depuis le 18 mars 2013, la frégate de surveillance Ventôse basée aux Antilles vit un arrêt technique majeur (ATM). Cet arrêt lui permettra de redonner du potentiel à ses installations et voir ses capacités opérationnelles élargies par l’ajout de nouveaux systèmes. La mise en œuvre d’une peinture à base de silicone sur la carène n’est pas passée inaperçue.

 

Le Ventôse est la seconde frégate de surveillance, après le Nivôse, à disposer d’une peinture à base de silicone, plus respectueuse de l’environnement que les peintures de coque traditionnelles. Cette nouvelle peinture, testée actuellement sur plusieurs frégates de la Marine, présente de nombreux avantages tels que l’absence d’impact sur la faune et la flore, une résistance plus longue aux salissures liée à la texture très lisse de la silicone et une optimisation de la consommation de carburant, l’eau s’écoulant mieux le long de la coque.

Une nouvelle peinture pour la frégate de surveillance Ventôse

Cette opération est une première en Martinique, accomplie par l’entreprise martiniquaise Dry Dock Peinture et supervisée par un expert de la société «International Paint».

 

L’arrêt technique du Ventôse s’inscrit dans le cadre du marché d’entretien des frégates de surveillance. Il est programmé tous les trois ans. Sous la maîtrise d’œuvre conjointe de STX et de DCNS, il se poursuivra jusqu’au 12 juillet 2013.

Une nouvelle peinture pour la frégate de surveillance Ventôse

Il est réalisé avec l’équipage qui effectue la maintenance de son niveau et contribue avec l’antenne Antilles-Guyane du service de soutien de la flotte (SSF) à la surveillance et à la réception des travaux, ainsi qu’à la prévention des risques professionnels. Le personnel de la base navale de Fort-de-France contribue également aux travaux d’entretien.

Une nouvelle peinture pour la frégate de surveillance Ventôse

Outre la mise en œuvre d’une peinture silicone sur la carène, les principaux travaux significatifs de cet arrêt technique comprennent des travaux de chaudronnerie sur la coque et les structures, le visite de la ligne propulsive, du propulseur d’étrave et de la stabilisation, la modernisation des réseaux de communication (programme RIFAN2) et le remplacement de la conduite de tir infrarouge (opération SYMFIR).

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:55
Un échantillon multinational de l’état-major sur le pont d’envol de l’USS Bataan – photo US Navy

Un échantillon multinational de l’état-major sur le pont d’envol de l’USS Bataan – photo US Navy

23/05/2013 Marine Nationale

 

La dernière édition de l’entraînement Bold Alligator, conduite sur la côte est des États-Unis du 22 avril au 1ermai 2013, a permis de développer la coopération franco-américaine en état-major.

 

L’édition 2012 avait été marquée par la participation du bâtiment de projection et de commandement Mistral. Cette année, la Marine nationale a dépêché trois officiers de la cellule amphibie de COMFRMARFOR, accompagnés par l’officier de liaison français auprès du principal commandement de l’US Navy à Norfolk (Virginie). Avec les renforts d’autres marins français et de l’armée de Terre, la représentation tricolore atteignait dix personnes. Insérés dans divers états-majors, la plupart à bord du porte-hélicoptères d’assaut USS Bataan, ces officiers ont contribué à la planification et l’exécution d’une opération amphibie conséquente.

 

Le scénario prévoyait la libération d’un pays opprimé par son voisin grâce à une force simulée de 17 bâtiments amphibies et 16 000 militaires. Derrière ces chiffres virtuels, ce sont tout de même 3500 participants, de 16 nations différentes, qui ont pris part à l’exercice. Le contre-amiral américain Ann Phillips, commandant la force, rappelle combien le travail en coalition est un objectif stratégique pour la Défense américaine : « Nos partenaires alliés sont des participants essentiels pour synchroniser les processus et les perceptions, de façon à maximiser la coordination des efforts.»

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:45
Serval : inspection du chef du CPCO sur le théâtre malien

28/05/2013 Sources : EMA

 

Du24 au 26 mai 2013, une délégation du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) s’est rendue au Mali pour inspecter les soldats de l’opération Serval.

 

Accueillie à Bamako par le général de Saint-Quentin, commandant la force Serval, la délégation conduite par l’amiral Baduel, chef du CPCO, a visité le poste de commandement interarmées de théâtre(PCIAT) et le détachement Air (DETAIR) pour une présentation de la force Serval déployé sur le théâtre.

 

Avant de quitter Bamako pour Gao, la délégation est allée rencontrer les militaires qui œuvrent au sein de la mission de l’Union européenne« EUTM ». A Gao, où ils ont passé la deuxième partie de la journée, ils ont pu rencontrer les hommes de la brigade Serval aux ordres du général Kolodjiez.

Serval : inspection du chef du CPCO sur le théâtre malien

Après un briefing sur la situation dans la zone et sur les opérations à venir, la délégation à rejoint Niamey au Niger. Elle y a d’abord rencontré le CEMA nigérien puis visité le détachement « air »qui y est actuellement déployé.

 

Les visites d’inspections effectuées par le CPCO au Mali comme sur tous les autres théâtres d’opération permettent au commandement de toujours mieux appréhender les réalités opérationnelles sur zone.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:35
Afghanistan : le GAAO en renfort à Douchanbé
28/05/2013 Sources : EMA
 

Depuis le 21 mai 2013, le groupement aérien d’appui aux opérations (GAAO) renforce le détachement air (DETAIR) dans le cadre du désengagement du matériel du groupement de transport opérationnel (GTO).

Afghanistan : le GAAO en renfort à Douchanbé

Depuis le 15 avril dernier, le GTO de Douchanbe, au Tadjikistan, a entamé son désengagement. Jusqu’à cette date, et depuis décembre 2001, il a assuré des missions d’aéroportage et d’appui au profit des soldats français et des forces de la coalition  dans le cadre des opérations en Afghanistan. Après plus de 10 ans de présence sur l’aéroport de la capitale tadjike, sept astroarches (hangars à avions) doivent être démontées.

Afghanistan : le GAAO en renfort à Douchanbé

Le GAAO, implanté sur la base aérienne 106 de Bordeaux, a été déployé afin de réaliser ce démontage. Les militaires qui composent ce groupement sont des spécialistes du bâtiment et de l’infrastructure opérationnelle. Les travaux ont nécessité l’installation d’un échafaudage leur permettant d’accéder au plus niveau de l’arche, à 6 mètres de hauteur. Le démontage de chaque structure nécessite 3 jours de travail.

 

Parallèlement au désengagement réalisé par le DETAIR, et conformément aux accords de coopération qui lient la France et le Tadjikistan, une soixantaine de sapeurs du 25e régiment du génie de l’air (25e RGA) poursuivent la rénovation des pistes de l’aéroport de Douchanbe. Les militaires français et le matériel du GTO seront désengagés progressivement d’ici l’été 2013.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:30
photo Marine Nationale P. GHIGOU

photo Marine Nationale P. GHIGOU

23 mai 2013 Par BPC Tonnerre

 

Du 15 au 20 mai 2013, Ta’Awoun, exercice amphibie bilatéral organisé par la France et les Emirats Arabes Unis (EAU), s’est déroulé au large d’Abu Dhabi. Ta’Awoun a été conduit conjointement, par les forces armées émiriennes et par le groupe amphibie français déployé pour la mission Jeanne d’Arc 2013, composé du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues.

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La manœuvre conjointe comportait plusieurs phases : une manœuvre amphibie, un exercice de défense aérienne, un exercice d’évolution tactique, un exercice de lutte anti-surface et l’entraînement d’un hélicoptère émirien sur le pont d’envol du BPC Tonnerre. Le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN) arborait sa marque à bord du BPC Tonnerre puisqu’il avait conjointement embarqué avec son état-major.

Pour mener à bien cet exercice, les forces émiriennes ont engagé deux Mirage 2000, un patrouilleur, un hélicoptère UH-60 Blackhawk. Dix marines ont également embarqué à bord du BPC Tonnerre.

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Côté français : la FASM Georges Leygues et le BPC Tonnerre, qui accueille un détachement de la flottille amphibie avec un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et deux chalands de transport de matériels (CTM), un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) avec un Puma et deux Gazelle, et un détachement marine de la 22S avec une Alouette III. Dix véhicules et quatre-vingt-quinze soldats de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère (DBLE), ainsi que deux Rafale de l’armée de l’Air ont complété le dispositif.

La réussite de cet exercice témoigne du niveau de coopération militaire franco-émirien et de l’aptitude des deux pays à mener ensemble des opérations amphibies combinées. De plus, il éprouve la capacité de coopération interarmées à bord d’un BPC.

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Dès la fin de l’exercice Ta’Awoun, le groupe amphibie français a quitté les eaux des EAU, pour poursuivre sa mission, support à l’entraînement et à la formation des officiers-élèves actuellement en stage d’application à la mer dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:30
Liban : la FCR appui la formation des militaires libanais.

28/05/2013 Sources : EMA

 

Du 29 avril au 24 mai 2013, près de 300 soldats français et libanais ont participé à 4 semaines d’entraînement tactique et technique dans différents domaines comme le combat en localité, le tir et le secourisme de combat.

 

A tour de rôle pendant ces 4 semaines, les soldats français de l’escadron d’éclairage et d’investigation et la compagnie d’infanterie de la FCR se sont succédés auprès des sections libanaises de la 5e et de la 9e brigade pour une semaine d’entrainement intensif. Sur le camp de Deyr Kifa, les groupes mixtes se sont perfectionnés dans  plusieurs savoir-faire de combat : la mise en œuvre d’un check point, les premiers gestes de secourisme au combat, l’entrainements au tir et au combat en zone urbaine.

 

Sur le pas de tir d’Ebel el Saqi, à l’est de Marajyoun, les soldats français et libanais se sont entrainés au contrôle de foule, à la lutte contre les Engins Explosifs Improvisés (IED), aux Techniques d’Intervention Opérationnelle Rapprochée (TIOR) et au tir au FAMAS et M16.

Liban : la FCR appui la formation des militaires libanais.

Un exercice de synthèse organisé à Deyr Kifa a permis de restituer les savoir-faire acquis. C’est sur une mission de reconnaissance en zone urbaine que les groupes mixtes franco-libanais ont été évalués. Ces derniers ont montré leur savoir-faire dans la résolution de plusieurs incidents : prise à partie, blessure par balle, découverte d’un IED (engin explosif improvisé), confrontation à un rassemblement humain.

Liban : la FCR appui la formation des militaires libanais.

Au terme de chaque semaine, une cérémonie est venue clôturer la formation conjointe, permettant aux soldats libanais de repartir avec un diplôme attestant de leur perfectionnement.

 

« Je suis très satisfait de cette semaine passée aux côtés des soldats libanais » précise le Lieutenant chef de peloton. « En effet, tant au niveau tactique qu’humain, cet entraînement nous a permis de mieux appréhender nos modes de fonctionnement respectifs. C’est par une meilleure connaissance mutuelle que se gagne la confiance entre soldats… »

 

Dans le cadre de la résolution 1701, la Force Commander Reserve (FCR) participe à la montée en puissance des Forces Armées Libanaises (FAL), au cours d’exercices, de patrouilles et d’entraînements communs réguliers.

Liban : la FCR appui la formation des militaires libanais.
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

28/05/2013 Sources : EMA

 

Dans la nuit du 19 au 20 mai 2013, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre a été escorté par un croiseur américain, l’USS Hue City, lors du franchissement du détroit d’Ormuz pour rejoindre le golfe d’Oman.

 

Suite à un entraînement amphibie franco-émirien au large d’Abu Dhabi, mené du 15 au 20 mai, le BPC Tonnerre a quitté le golfe persique pour rejoindre l’océan indien. A cette occasion, l’escorte américaine avait pour objectif de contribuer à la sécurité du BPC dans cette zone d’opération particulièrement sensible. Durant la traversée du détroit, trois officiers-élèves, actuellement en stage d’application à la mer dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013, ont embarqué à bord du croiseur américain. Le Tonnerre a quant à lui accueilli deux officiers mariniers de l’US Navy.

Océan indien : interactions franco-américaines dans le golfe arabo-persique

Ces manœuvres s’inscrivent dans le cadre d’une coopération ancienne et solidement établie entre la Marine nationale et l’US Navy.  Elles participent au renforcement de l’interopérabilité entre les bâtiments français et américains, qui sont régulièrement engagés côte à côte en opérations. En janvier dernier, la frégate de défense aérienne (FDA) Chevalier Paul a été intégrée au sein du groupe aéronaval américain Carrier Strike Group 3  (CSG3) déployé en océan indien autour du porte-avion USS John C. Stennis.

Océan indien : interactions franco-américaines dans le golfe arabo-persique

Depuis le 18 mai 2013, le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN), et son état-major interarmées (EMIA), ont embarqué à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre. L’objectif de cet embarquement est de conserver l’aptitude de l’EMIA à embarquer à tout moment, en cas d’intensification d’une menace dans la zone. Le BPC Tonnerre et la frégate anti-sous-marine Georges Leygues sont déployés depuis le mois de mars dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 18:30
Interactions franco-omanaises pour le Tonnerre à Mascate
28/05/2013 Marine Nationale
 

Dans le cadre de la troisième phase de son déploiement en mission Jeanne d’Arc, le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre a fait une relâche opérationnelle au sultanat d’Oman du 22 au 25 mai 2013.

 

Cette escale à Mascate a été le cadre de nombreuses rencontres entre les autorités politiques et militaires omanaises et les marins du BPC Tonnerre. Le vice-amiral Gillier, commandant de la zone maritime de l’océan Indien, le contre-amiral Hello, commandant l’École navale et le groupe des écoles du Poulmic et le capitaine de vaisseau Quérat, commandant le BPC Tonnerre et le groupe amphibie Jeanne d’Arc ont rencontré Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de France auprès du sultanat d’Oman Yves Oudin, ainsi que son premier conseiller Othman El Kachtoul et l’attaché défense, le colonel Lelièvre.

 

Les cadets embarqués dans le cadre de leur stage d’application à la mer ont visité la base et l’académie navale de Mascate, faisant ainsi la connaissance du capitaine de frégate Nasser al Baloushi, chef de la cellule relations extérieures de la base navale. Ils ont aussi eu l’opportunité de visiter le musée des forces royales à Bait al Falaj.

 

Enfin, l’équipage du BPC Tonnerre a su inscrire son activité diplomatique et culturelle dans le cadre de la journée du marin instaurée cette année par le chef d’état-major de la marine. Une visite du bord pour 150 enfants et adolescents a permis de mettre à l’honneur les valeurs et les activités du marin. Valeurs également véhiculées par l’association Marine Partage, qui a livré 1 palette de 470 kg de fret humanitaire et culturel (livres, manuels etc) à l’école française de Mascate via l’action de l’association AMOPA (Association des membres de l’ordre des Palmes Académiques).

 

Cette escale riche en interactions a œuvré en faveur du rayonnement du BPC Tonnerre qui a débuté le 12 mai la troisième phase de son déploiement. S’éloignant des côtes omanaises, le bâtiment se dirige actuellement vers Goa, en Inde, où il retrouvera son escorte, la FASM Georges Leygues.

Interactions franco-omanaises pour le Tonnerre à Mascate
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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 17:55
Calot rouge, 500 soldats en mode tactique à Sarrebourg
28/05/2013 Armée de Terre
 

500 soldats du 1er régiment d’infanterie (1er RI) se sont entraînés dans Sarrebourg, leur ville de garnison, au cours d’un exercice tactique d’ampleur du 21 au 23 mai 2013.

 

Cet exercice est nommé « Calot Rouge » en hommage à l’action du général Frère qui, dans la Somme en 1916, est monté à l’assaut en tête de son unité, coiffé d’un calot rouge.

Dans le cadre de la préparation opérationnelle des fantassins du 1er RI, il avait pour but de parfaire les savoir-faire techniques et tactiques, du niveau groupe et section. Pendant ces 3 jours, plusieurs unités ont apporté leur soutien aux Picards :

  • le 1er régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC) de Phalsbourg,
  • le 1er régiment d’artillerie de marine (1er RAMa) de Châlons-en Champagne,
  • le 3e régiment du génie (3e RG) de Charleville-Mézières,
  • le 16e bataillon de chasseurs (BC) de Bitche.

 

Déjà mise en pratique en 2005 et 2008, la manœuvre a également permis aux militaires de montrer à la population leurs savoir-faire et leurs capacités.

 

Durant la phase jouée le 23 mai dans la ville même, l’exercice a également permis aux habitants de venir à la rencontre de leurs forces armées lors d’une démonstration statique de matériels et véhicules sur la place des Cordeliers.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 16:55
Second Airbus Military A400M for French Air Force runs engines

Second Airbus Military A400M for French Air Force runs engines (c) Airbus Military

 

Madrid,  24 May 2013 EADS group

 

The second production Airbus Military A400M has successfully completed its first engine runs as it begins final preparation for its maiden flight later this month. The aircraft, known as MSN8, is now undergoing taxying trials outside the A400M Final Assembly Line in Seville, Spain.

 

Airbus Military expects to complete four A400M aircraft in 2013 and will deliver MSN8 to the French Air Force in the third quarter of the year.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 15:55
Deux Rafale de la flottille 12F viennent juste de quitter la piste de la BAN de Landivisiau pour le premier créneau d’entraînement de l’exercice Air Defense Week 13 le 21 mai

Deux Rafale de la flottille 12F viennent juste de quitter la piste de la BAN de Landivisiau pour le premier créneau d’entraînement de l’exercice Air Defense Week 13 le 21 mai

28/05/2013 Marine nationale

 

Depuis le 21 mai et jusqu’à la fin du mois, l’entraînement «Air Defense Week» réunit sur la base de l’aéronautique navale de Landivisiau les forces suisses, britanniques et françaises. Air Defense Week est un entraînement interarmées de défense aérienne, de maîtrise de l’espace, de détection et d’attaque autour des frégates française Cassard et britannique HMS Diamond.

 

Premier entraînement de ce type depuis 2008, cet exercice permet d’éprouver la coordination et l’interopérabilité des forces et des équipements, dans un environnement stratégique où la coopération interalliées et interarmées est de plus en plus nécessaire. Les forces armées évoluent dans un environnement lors des engagements réels.

 

La Marine nationale a déployé à cette occasion la frégate anti-aérienne Cassard, le groupe aérien embarqué avec 12 Super Étendard Modernisé, 12 Rafale Marine et 1 Hawkeye et des avions de patrouille maritime Atlantique 2.

 

Les entraînements, interrompus pour préserver l’environnement riverain de la base pendant le week-end, ont repris dès lundi matin et se poursuivront jusqu’à la cérémonie de clôture, le 30 mai

Briefing opérationnel tri-national de l'entraînement Air Defense Week

Briefing opérationnel tri-national de l'entraînement Air Defense Week

À la fin de la première semaine d’entraînement, le lieutenant de vaisseau Matthieu Boulinguez, responsable opérations de la planification et de la conduite de l’exercice, et «Teddy», chef des opérations du détachement suisse, tirent un premier bilan.

 

(Question au LV Boulinguez) Pouvez-vous nous dire quel était l’objectif de cette semaine du point de vue du GAÉ (groupe aérien embarqué)?

 

«Ce type d’entraînement est capital pour le GAÉ, afin de maintenir un niveau 100 % opérationnel pendant l’arrêt technique actuel du porte-avions. L’opération fait d’ailleurs suite aux exercices d’appui aérien « Gallic Marauder » organisés au pays de Galles en mars par le GAÉ, et au déploiement «Joint Warrior» en Écosse, centré sur la projection de puissance. Cette semaine, nos pilotes se concentrent sur les missions air-air, la protection des forces navales, et les scénarios d’attaque.»

 

Comment se passe l’organisation des entraînements dans le cadre de cette coopération internationale et interarmées?

 

«Au moment de lancer les invitations aux forces suisses et britanniques, nous avons demandé à nos partenaires quels étaient leurs besoins d’entraînement réels. Nous avons organisé ensemble la répartition des forces sur les 4 vols journaliers de niveau de difficulté divers.

Par exemple, il y a des entraînements à 2 contre 2, qui sont parfaits pour les jeunes pilotes, mais aussi des scénarios plus complexes, avec une vingtaine d’avions mobilisés pour simuler une attaque contre une frégate. Nous conservons une grande souplesse pour que chacun et chaque délégation y trouve son compte.»

 

L’armée de Terre prend également part à cet entraînement de défense aérienne. Quelles sont ses activités?

 

«Grâce à la liaison 16 mise en place sur la base de Landivisiau, l’armée de Terre, les chasseurs et les bâtiments bénéficient d’un réseau commun. L’armée de Terre s’est déployée avec ses stations NC1 reliées au radar Martha. Son entraînement est centré sur le maniement des missiles sol/air Mistral, grâce aux aéronefs qui circulent dans leur volume de portée.»

 

Quel bilan tirez-vous des vols de ces premiers jours et quelles sont vos attentes pour la suite?

 

«Le bilan est très positif. Notamment sur la disponibilité globale des appareils et la réalisation des sorties prévues, qui sont excellents. Le retour des flottilles et des bâtiments engagés est également très satisfaisant : chacun a le sentiment de retirer de ces entraînements ce qu’il était venu y chercher.

Concernant le reste de la semaine, nous allons profiter de la confiance consolidée par les premiers vols communs pour renforcer l’interopérabilité et la synergie des forces des différentes armées britannique, suisse et française.»

             

Un F18 suisse se prépare sur la piste alors qu’un Rafale Marine décolle en arrière plan dans le cadre de l’entraînement Air Defense Week

Un F18 suisse se prépare sur la piste alors qu’un Rafale Marine décolle en arrière plan dans le cadre de l’entraînement Air Defense Week

(Question à «Teddy») Teddy, quelles sont les raisons qui ont poussé la Suisse et 7 de ses chasseurs F18 à participer à cette semaine d’exercice?

 

«Tout d’abord, nous avons beaucoup de jeunes pilotes et une volonté de perfectionner notre capacité de défense et de combat aérien dans un profil de vol différent du profil habituel suisse : au dessus de la mer.

Nous avions l’habitude de travailler avec l’armée de l’Air française, mais c’est la première fois depuis 2003 que nous rejoignons des exercices d’une telle ampleur également avec la Marine. L’expérience est fructueuse.»

 

Quel est votre ressenti sur ce début d’exercice et vos attentes pour la suite?

 

«Les premiers jours de vol ont donné lieu à beaucoup d’échanges entre français, britanniques et suisses. Les pilotes suisses peuvent apporter une expertise forte concernant la défense aérienne, leur domaine de prédilection, et retirer beaucoup d’expérience de ces exercices maritimes.

Dans les jours qui suivent, nous allons continuer à améliorer l’interopérabilité et la coordination entre les participants.»

 

Un hélicoptère Sea King du détachement anglais présent sur la base de Landivisiau pour l’exercice Air Defense Week 13 participe au premier créneau d’entraînement le 21 mai

Un hélicoptère Sea King du détachement anglais présent sur la base de Landivisiau pour l’exercice Air Defense Week 13 participe au premier créneau d’entraînement le 21 mai

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 14:50
Le premier vol du demonstrateur neuron - Rafale photo Dassault Aviation 01.12.2012

Le premier vol du demonstrateur neuron - Rafale photo Dassault Aviation 01.12.2012

28/05/2013 Mer et Marine

 

Les premières manœuvres d’un UCAS (Umanned Combat Air System) sur un porte-avions américain ouvrent la voie au développement de futurs drones de combat embarqués. Une évolution désormais considérée comme naturelle pour les marines disposant d’une force aéronavale. Pour l’heure, seuls les Etats-Unis se sont lancés dans cette technologie, le programme X-47B, porté industriellement par Northrop Grumman, constituant un indéniable succès.  Même si l’aviation embarquée pilotée a encore de belles années devant elle et n’est pas prête de tirer sa révérence au profit d’engins contrôlés à distance, les militaires savent très bien que les systèmes de drones ne peuvent que se développer à l’avenir. En Europe, la question se pose de plus en plus sérieusement, notamment dans le cadre des réflexions et travaux initiés autour de la succession des actuels avions de combat, comme le Rafale, qui interviendra vers 2030/2040.

 

Le X-47B américain (© : US NAVY)

 

Le X-47B américain (© : US NAVY)

 

Le Neuron, premier UCAS européen

 

Bien moins avancés que les Etats-Unis dans ce domaine, les Européens rattrapent actuellement une partie de leur retard en matière d’UCAS. Piloté par la Direction Générale de l’Armement, le programme de démonstrateur Neuron, conçu et réalisé par un consortium international emmené par Dassault Aviation, a vu s’envoler fin 2012 le premier UCAS européen. Mais ce projet est pour le moment purement expérimental et ne répond pas à un besoin opérationnel. Son objectif est, uniquement, d’entretenir et développer les capacités européennes sur des systèmes complexes, comme le pilotage à distance, une furtivité très poussée et la mise en œuvre d’armements par un drone. Il vise, aussi, à construire une coopération intelligente entre pays, le choix des industriels impliqués dépendant de leurs compétences et non de considérations politiques. En cela, le travail mené autour du Neuron par Dassault et ses partenaires Alenia Aermacchi (Italie), Saab (Suède), EADS/CASA (Espagne), HAI (Grèce) et RUAG (Suisse) est présenté comme très concluant. Alors que le Neuron en est aujourd’hui à une phase d’étude de sa furtivité et volera de nouveau pour aboutir au tir d’une bombe en Italie, le premier UCAS européen n’est pas conçu pour embarquer sur un porte-avions. On ne le verra donc jamais sur le Charles de Gaulle, même pour une campagne d’essais.

 

Le Neuron (© : DASSAULT AVIATION)

 

La nouvelle coopération franco-britannique

 

La navalisation d’un drone de combat pourrait, en revanche, naître d’une nouvelle coopération franco-britannique initiée suite aux accords de Lancaster House, en 2010, et confirmée en 2012 par le gouvernement français. A ce titre, Dassault Aviation et BAE Systems ont été chargés d’oeuvrer ensemble pour développer un UCAS répondant aux besoins des forces armées. L’engin bénéficiera du retour d’expérience du Neuron, mais aussi des travaux effectués par BAE Systems sur son propre design de drone de combat, le Taranis, qui n’a toujours pas volé. Cette coopération franco-britannique doit déboucher sur un nouveau démonstrateur ayant cette fois une vocation opérationnelle. Alors que les échanges entre industriels ont débuté, notamment pour déterminer les compétences apportées par les uns et les autres, les militaires doivent, dans les prochains mois, exprimer un besoin opérationnel qui déterminera les capacités, et donc les caractéristiques, du futur drone. Dans ce cadre, il ne serait pas étonnant que la possibilité de navaliser le démonstrateur soit demandée. Les Français pourraient, ainsi, le tester sur le Charles de Gaulle. Pour le moment, rien n’est décidé, mais il serait étonnant que Paris se prive d’une telle opportunité. Comme ce fut le cas pour le Rafale, la France pourrait en effet profiter d’un même programme pour développer une plateforme commune aux forces aériennes et aéronavales.

 

Le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

 

Apte au tremplin, aux catapultes et aux brins d'arrêt

 

Pour le Royaume-Uni, il y a également un intérêt, même si les contraintes ne sont pas les mêmes. Ainsi, la Marine nationale dispose d’un porte-avions à catapultes et brins d’arrêt, ce qui implique un drone du type du X-47B américain, doté d’une structure et d’un train avant renforcés, ainsi que d’une crosse d’appontage. Les Britanniques, en revanche, font construire de nouveaux porte-avions appelés à mettre en œuvre le F-35B, un appareil à décollage court et appontage vertical. Reste que techniquement, les deux concepts de mise en œuvre ne sont pas rédhibitoires. En effet, un drone pouvant être catapulté est aussi en mesure de décoller au moyen d’un tremplin. Les porte-avions britanniques devraient en revanche, pour accueillir un UCAS, être dotés d’une piste oblique avec brins d’arrêt. Ce ne sera pas le cas au moment de leur mise en service mais cette option a été intégrée lors des études et le design des futurs HMS Queen Elizabeth et HMS Prince of Wales leur permet, en cas de besoin, d’embarquer les équipements nécessaires à la récupération d’appareils dotés d’une crosse d’appontage.

 

En termes de calendrier, le programme d’UCAS franco-britannique pourrait être lancé en 2014, avec pour objectif de faire voler le démonstrateur vers la fin de la décennie ou au début des années 2020. Les financements inhérents à seront normalement inscrits dans la nouvelle loi de programmation militaire qui couvrira la période 2014-2019.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 13:55
photo EMA

photo EMA

28/05/2013 Jean Guisnel / Défense ouverte  - Le Point.fr

 

Dans son rapport annuel, le général Bertrand Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de terre, dresse un constat très sévère des réformes en cours.

 

Le moral des 134 000 personnels (dont 10 000 civils) de l'armée de terre est en berne. En chute, au plus bas depuis cinq ans. Dans son rapport sur le moral établi à partir de tables rondes réunies par les 101 chefs de corps de l'armée de terre en décembre 2012, son chef d'état-major (CEMAT), le général Bertrand Ract-Madoux, ne masque pas la réalité. Dans la synthèse dont nous avons eu connaissance et qui a été envoyée le vendredi 24 mai à ses grands subordonnés, il laisse augurer des temps difficiles en appelant l'armée de terre à serrer les dents, et les rangs : "Face aux difficultés à venir et aux incertitudes, il importe plus que tout de conserver notre sérénité et de préserver la cohésion de l'armée de terre." Il constate que l'armée de terre se lasse du "contexte de réformes permanentes, de réductions successives du format, d'anticipations de nouvelles réorganisations [qui] amène beaucoup d'entre nous à penser que la Défense n'est plus un enjeu prioritaire du pays".

 

Perception négative

 

Pour connaître la manière dont les chefs militaires perçoivent le moral de leurs troupes, un seul document fait autorité : le "rapport sur le moral". Celui du chef d'état-major de l'armée de terre est généralement le plus significatif, car cette armée est la plus nombreuse, déploie le plus d'hommes sur le terrain en cas d'opérations extérieures et compte dans ses rangs les pertes les plus élevées, de très loin ! Dans ce document de six pages, Bertrand Ract-Madoux explique d'entrée de jeu que "la baisse du moral de l'armée de terre en 2012 résulte du sentiment accru de diminution du pouvoir d'achat, de dégradation des conditions quotidiennes d'exercice du métier des armes et de détérioration de la capacité opérationnelle". Et le général d'ajouter qu'il "note aussi que le moral a été affecté par le désengagement sans précédent des théâtres d'opérations, les dysfonctionnements du calculateur [de paye] Louvois et les incertitudes liées aux travaux préparatoires du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale". Depuis, le Livre blanc a été rendu, et on présume qu'il n'a pas nécessairement amélioré le moral... Le rapport explique les difficultés actuelles de l'armée de terre par plusieurs facteurs, le premier demeurant la "perception négative" des réformes de 2008.

 

"Prise de pouvoir de l'administration"

 

C'est un thème d'insatisfaction récurrent dans les armées : les réformes de 2008 initiées et mises en place par le contrôle général des armées et le secrétariat général pour l'administration du ministère de la Défense, dans le cadre notamment de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), ont eu souvent des conséquences désastreuses. La mise en place trop rapide des bases de défense ou la suppression de dizaines de milliers d'emplois sont aujourd'hui vécues douloureusement par les personnels. Le cavalier Ract-Madoux envoie un gros coup de canon contre les concepteurs de cette modernisation ratée : "Les conséquences des réformes du soutien commun engendrent un ressenti négatif. La réorganisation de l'administration générale et des soutiens ne s'est ainsi toujours pas traduite par des repères humains, techniques et procéduraux aussi clairs qu'attendus, les tâches administratives à accomplir sont décrites comme plus nombreuses et plus complexes, elles sont perçues comme une prise de pouvoir de l'administration sur le domaine opérationnel." On sait que ces critiques sont bien ancrées dans les armées, où l'on entend régulièrement les considérations ici reprises sous la plume du Cemat évoquant "la rigidité administrative, le manque de souplesse et la perte de réactivité" de la nouvelle organisation.

 

Le système Louvois, cause majeure d'exaspération

 

Le basculement irresponsable vers le désastreux logiciel de paye Louvois, à l'origine de milliers de bulletins de solde défaillants, fait l'objet de développements particulièrement sévères : "les dysfonctionnements du calculateur constituent indubitablement l'un des événements majeurs de l'année 2012 et marquent toujours les esprits. Je suis bien au fait des graves répercussions financières et humaines dont beaucoup ont souffert. Cette situation a généré une réelle exaspération au point que la crainte d'être affecté par un dysfonctionnement s'est largement diffusée à l'ensemble d'entre nous. Vous percevez ainsi ce calculateur comme le symbole de l'échec de la réorganisation de l'administration générale et du soutien commun, et vous doutez de la capacité du commandement à concevoir et à mener à bien ce type de réforme." Le Cemat, qui a pris ses fonctions en septembre 2011, précise qu'il a pris connaissance des problèmes de Louvois "au début de l'année 2012", qu'il a dès lors signalé ces problèmes au ministère et engagé "la résolution des difficultés individuelles, dans la mesure de ses attributions".

 

Le général rend néanmoins hommage au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui a engagé "la mobilisation des énergies" dès septembre 2012, ce qui a permis "une amélioration qui s'est traduite par une certaine embellie du taux de satisfaction au début de l'année 2013". Et là, le chef militaire, dont les troupes n'ont pas le droit d'être syndiquées, sort une petite banderole pour réclamer la satisfaction des justes revendications de ses subordonnés : "Le respect des droits individuels de chacun par l'administration figure au nombre de mes préoccupations majeures. J'observe l'évolution de la situation avec une attention d'autant plus forte que tout retour au dispositif antérieur semble impossible."

 

Un métier qui reste "exaltant"

 

Les motifs de mécontentement ne sont pas les seuls à remonter les strates hiérarchiques. Il existe des points positifs, les origines de cette satisfaction demeurant intangibles : "L'exercice du métier militaire demeure exaltant [...], il n'est pas affecté par les difficultés actuelles et [...], sans conteste, les activités opérationnelles restent stimulantes." Et le Cemat note pour s'en réjouir que "la mise en service de matériels et d'équipements modernes, ainsi que la qualité de la préparation avant la projection sont perçues positivement. Ils témoignent concrètement de la réelle plus-value des efforts accomplis depuis ces dernières années dans le domaine opérationnel." Évoquant une "dynamique positive" et la "légitime fierté" que les militaires français tirent de la réussite des opérations extérieures, le Cemat signale au politique à quel point il apprécie les hommages rendus à répétition lors des moments pénibles que traverse l'armée de terre, quand elle subit des pertes : "L'armée de terre exprime également sa satisfaction de voir les plus hautes autorités de l'État lui manifester sa reconnaissance pour les risques encourus en opérations, les efforts et les sacrifices consentis."

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:55
Amiral François Dupont  photo DCI

Amiral François Dupont photo DCI

28 Mai 2013 Par Marine & Océans

 

Selon nos informations, l'Amiral François Dupont remplacerait Jean-Louis Rotrubin, dont le mandat arrive à son terme le 27 juin, à la tête de Défense conseil international (DCI). Conformément aux recommandations du nouveau Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, la première mission de l'Amiral Dupont serait de poursuivre la mise en place d'une division Cyberdéfense au sein de DCI, démarche initiée par son prédécesseur en décembre dernier dans le cadre d'un partenariat avec la société CLAVYS, société de conseil spécialisée en protection de l'information fondée par le Général (2S) Yves Mathian, ancien directeur technique de la D.G.S.E.

 

L'amiral Dupont est actuellement le patron de NAVFCO, la composante navale de DCI, qui a pour mission principale de transmettre le savoir-faire de la Marine nationale française aux marines étrangères amies. L'étendue de ses domaines de compétence permet à DCI-NAVFCO d'intervenir à tous les stades d'un programme naval ou aéronaval, soit dans le cadre de la vente d'équipements soit pour la fourniture de prestations de formations opérationnelles spécifiques.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:45
L’offensive Serval
 
 

Depuis le 11 janvier 2013, dans le cadre de la résolution 2085 des Nations-Unis, la France s’est engagée au côté des troupes maliennes dans le combat contre les groupes terroristes.

 

4 000 militaires français et 6 900 militaires des troupes africaines participent à l’opération Serval pour permettre au pays de retrouver son entière intégrité territoriale.

 

Retrouvez l’avancée des troupes et toutes les opérations effectuées depuis le début de l’intervention française au Mali sur notre carte interactive.

 

Cliquez sur informations générales pour mieux comprendre le contexte de l’intervention Serval, sur la légende ou directement sur les zones rouges de la carte pour voir les villes contrôlées par les forces françaises et maliennes, la présence des forces tchadiennes, des troupes africaines et tous les évènements de l’intervention mois par mois.

 

>>> L’offensive Serval sur carte interactive

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 11:45
photo EMA

photo EMA

 

28/5/13 LAURENT LARCHER, à TESSALIT - la-croix.com

 

Du 26 février au 4 mars, les Français engagés au Mali ont livré dans la vallée de l’Ametettai, dans l’Adrar des Ifoghas, la bataille la plus violente de leur intervention. Le commandant des forces terrestres de l’opération Serval, le général Barrera, a raconté à La Croix ce combat

 

Devant le poste de commandement encore debout du camp de Tessalit, un carré de 1 km sur 1 km balayé par le vent du désert et construit par l’armée américaine dans les années 2000 sur les flancs de l’Adrar des Ifoghas, dans l’extrême nord du Mali, le général Bernard Barrera dépose son quart de café sur le capot couvert de sable d’une P4 (jeep militaire). Un biscuit sec tiré de sa ration du jour, son pistolet automatique le long de son treillis, le commandant des forces terrestres de l’opération Serval goûte à ces quelques minutes de solitude et de calme dans les premières lueurs de l’aube.

 

De ce PC du bout du monde, cet homme a conduit la bataille la plus dure, la plus violente et la plus âpre de la campagne du Mali. Elle a été livrée à pied, chaque fantassin pouvant voir le visage de son ennemi, tuant au plus près celui qui voulait le tuer. Un combat à mort entre 1 200 soldats français au sol et des centaines de combattants d’Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) aguerris et déterminés à combattre au cri d’« Allah Akbar ».

 

La montagne aux mains des djihadistes

 

Cette lutte s’est déroulée dans un lieu particulièrement hostile, la vallée de l’Ametettai, un bassin lunaire de pierre et de sable de l’Adrar des Ifoghas. Aqmi avait sanctuarisé tout le massif, construit dans la roche des positions de tir, investi des grottes naturelles, occupé les puits d’eau, chassé les habitants. Les djihadistes étaient les maîtres de la montagne.

 

 « Jusqu’au 19 février, la libération du Mali du Nord s’était déroulée sans accrocs, se souvient le général français. Nous avons libéré Gao le 26 janvier, Tombouctou le 28 janvier. Le 8 février, un premier escadron prend position à Tessalit (500 km au nord de Gao). Le 14, il est rejoint par un bataillon du 2e   REP, soit 600 parachutistes. Je les envoie aussitôt grenouiller dans le massif. Les Tchadiens arrivent de leur côté à Kidal, au sud-est de l’Adrar. Le 19 février, premier contact avec l’ennemi. Une embuscade violente. Le sergent-chef Harold Vormezeele du 2e   REP est tué. Les blindés sont engagés, ils tirent une trentaine d’obus. Mais l’ennemi ne cède pas. J’envoie deux hélicoptères Tigre pour mitrailler les défenses djihadistes. Les paras et les blindés maintiennent leurs positions pour bloquer la sortie de la vallée. » Ce 19 février marque un tournant : après avoir refusé le combat, les djihadistes sont résolus, désormais, à l’engager.

 

« Les phrases étaient courtes, les visages tendus »

 

Le 22 février, le corps expéditionnaire tchadien pénètre dans la vallée de l’Ametettai par l’est. Les djihadistes les attendaient. Les pertes des Tchadiens sont importantes : 26 tués et 70 blessés ! Le général Barrera suspend ses opérations le temps de les secourir. « Cela nous a pris deux jours pour évacuer les blessés, dit-il. Au même moment, je monte à Tessalit pour y prendre mes quartiers. Je ne le sais pas encore mais je vais y rester six semaines. Le 25 février, je réunis mes hommes pour leur dire qu’ils vont investir l’Ametettai afin de soulager nos amis tchadiens, qu’ils vont devoir combattre des hommes déterminés, disséminés dans des positions de défense, que nous allons subir des pertes et qu’il faudra continuer le combat. Les phrases étaient courtes, les visages tendus. Je nous donnais cinq à six jours pour prendre cette vallée : au-delà, nous dépassions nos résistances physiques. Il faisait plus de 50 °C, les hommes partaient en autonomie dans un milieu hostile et extrêmement compliqué pour le ravitaillement. À 1 750 km de Bamako, notre soutien logistique ne pouvait qu’être aérotransporté avant l’arrivée du premier convoi logistique à travers le désert. J’envoie environ 600 paras dans le nord de la vallée. Un mouvement tournant rapide dans lequel je mobilise tous les véhicules disponibles. »

 

Une lente progression

 

Les paras roulent une dizaine d’heures, de nuit, dans des camions de fortune, avant d’être lâchés sur le flanc nord de la vallée. « Le 25 février au soir, les ordres étaient donnés, les hommes engagés ; comme beaucoup de mes soldats, j’admirais le ciel d’Afrique parsemé d’étoiles et j’ai prié Dieu en silence ». Aussitôt arrivés, le 26 février, ils partent à pied vers le sud. À l’ouest, le 1er  Rima est chargé de pénétrer dans la vallée, en direction des Tchadiens. Ils sont appuyés par quatre mortiers de 120 mm et deux canons Caesar, tout juste arrivés de Gao. « Avec leur portée de 40 km et leur précision chirurgicale, je savais qu’ils nous seraient très utiles », lance le général.

 

Mais la progression du 1er  Rima est vite bloquée par les mines et le feu ennemi. Au nord, les paras avancent lentement. Ils font face à des djihadistes fanatisés. Blessés, ceux-ci continuent à se battre, chargent désespérément les soldats, se font tuer à bout portant. Des adolescents d’une quinzaine d’années, endoctrinés, sont faits prisonniers.

 

Pendant trois jours, les Français ne progressent pas. L’issue de la bataille de l’Ametettai est incertaine. Toutes les forces dont dispose le général Barrera à Tessalit sont engagées dans l’affrontement. Les blindés, les Caesar, les hélicoptères et les avions pilonnent la vallée. En deux jours, les Français tirent 250 obus de mortier. Le 27, ils n’en ont plus. Au même moment, un avion atterrit à Tessalit pour y débarquer des munitions. Elles sont aussitôt envoyées en première ligne, de nuit, par hélicoptère.

 

2 000 hommes, 800 obus, 40 000 balles

 

 « Cinq de mes gars ont été directement sauvés grâce à leur gilet pare-balles. D’autres ont eu beaucoup de chance, comme ce soldat qui a reçu une balle entre l’oreille et le casque. Cela ne pouvait pas durer. Il fallait que l’on débloque la situation. Ce 27 février, nous repérons une concentration de pick-up djihadistes au sud de la vallée. Il doit y avoir une quarantaine de terroristes. Je fais intervenir les Caesar et l’aviation. Ils leur font très mal, comme on peut l’entendre dans leur communication radio. Je demande au 1er  Rima d’avancer, de prendre encore plus de risques, de percer le verrou de l’Ametettai. Le temps presse. »

 

Simultanément, au centre de la vallée, les paras montent à l’assaut des lignes ennemies, s’emparent des puits d’eau, attaquent et asphyxient les djihadistes. Le caporal Cédric Charenton est mortellement blessé le 2 mars. « Le moral des djihadistes flanche : ils n’ont plus d’eau, plus de communications, plus de grands chefs. La vallée tombe le 3 et le 4 mars, le 1er Rima et les Tchadiens font leur jonction avec les paras. Nous avions brisé la colonne vertébrale d’Aqmi. Il nous a fallu encore cinq semaines pour explorer tout l’Adrar des Ifoghas. Mais le combat le plus dur venait d’être livré. Nous n’avions pas connu de tels affrontements depuis la guerre d’Algérie. Nous avons tiré 800 obus, 40 000 balles, plusieurs dizaines de missiles anti­chars, de bombes avion, et mobilisé au plus fort de l’action 2 000 hommes à Tessalit. » Le bilan humain de cette bataille s’élèverait à deux tués et moins de 100 blessés côté Français, entre 200 et 300 morts côté djihadistes.

 

La vie reprend

 

 « Aujourd’hui, nous gardons environ 350 hommes à Tessalit. À cette heure, 150 sont en opération pour plusieurs jours dans la zone : ils marquent notre présence, rassurent la population, déminent le terrain. Nous avons encore du travail. Mais peu à peu, la vie reprend, les habitants retournent dans leurs villages. C’est un très bon signe pour l’avenir », conclut Bernard Barrera en regagnant son PC. Deux jours plus tard, le caporal-chef Stéphane Duval, engagé au nord de Tessalit, saute sur une mine posée par les djihadistes. Il est tué sur le coup. Deux de ses camarades sont grièvement blessés et rapatriés en France.

 

Tessalit and the Adrar des Ifoghas mountains source BBC

Tessalit and the Adrar des Ifoghas mountains source BBC

L’Adrar des Ifoghas, refuge et repaire

 

L’Adrar des Ifoghas est un massif montagneux situé dans le nord-est du Mali et le sud de l’Algérie. Il fait partie des principaux massifs montagneux du Sahara, avec l’Aïr, le Hoggar et le Tibesti. Il fait également partie de la zone d’évolution dénommée Azawad par les Touaregs.

 

La superficie du massif est de 250 000 km2  environ. La région est jonchée d’empilements granitiques sous la forme de blocs très érodés. Les vallées y sont larges et peu encaissées ; elles s’ouvrent à l’est sur la plaine du Tamesna, à l’ouest sur le fossé du Telemsi, au sud vers le bassin occidental de l’Azawagh et au nord sur le Tanezrouft.

 

Ce massif montagneux situé en plein cœur du Sahara accueille une importante population touarègue, les montagnes jouant dans le désert le rôle de « châteaux d’eau ». On y trouve de nombreuses gueltas (vastes cuvettes d’eau).

 

Les principales villes du massif ou de sa périphérie sont Kidal, chef-lieu de la 8e  région du Mali, Abeïbara, Aguel’hoc, Boughessa, Essouk et Tessalit.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 20:50
Casex, un FAC français

Casex, un FAC français

27/05/2013 Aspirant Laëtitia Rose, base aérienne 102 de Dijon  - Armée de l'air

 

Du 13 mai et au 7 juin 2013, 18 stagiaires français et allemands participent à l’exercice Casex. De Nancy à Baumholder en Allemagne, ces apprentis «contrôleurs aériens avancés» se perfectionnent aux techniques du guidage aérien.

 

“Kite 87, this is Cornac 80, how do you read me?” “Cornac 80, this is Kite 87, I read you 5!” Voici les premiers échanges radios réalisés entre un FAC français (Forward Air Controller – contrôleur aérien avancé) et un pilote de Learjet allemand, au dessus de Champlitte (Haute-Saône), lors de l’entraînement commun de stagiaires français et allemands.

 

Positionnés en haut d’une colline, les stagiaires scrutent l’horizon. Ils connaissent parfaitement les points stratégiques qui les entourent, ce qui leur permet, le moment venu, de guider les avions et de désigner aisément les cibles à atteindre.

Le CFAA forme les FAC français et allemands

Le CFAA forme les FAC français et allemands

De la théorie à la pratique

 

Trois tentes de campagnes sont installées entre les champs de colza, les vignes et la forêt. Sous l’une d’elles, des stagiaires en tenue de combat s’affairent à la préparation de leur mission. Les cartes topographiques et les recopies vidéos transmises par le Pod de l’avion sous les yeux. Chacun doit trouver le moyen le plus efficace pour guider l’appareil vers sa cible tout en évitant les «forces amies». Pour cela, ils appliquent les enseignements théoriques acquis pendant deux semaines de cours académiques et une semaine de simulation à Nancy. Sous une autre tente se situe le centre des opérations où les guidages sont programmés, la dernière tente faisant office d’espace de «repos».

Un Learjet allemand

Un Learjet allemand

Une formation progressive

 

Au tour d’un stagiaire allemand de se mettre en position. Sous les yeux attentifs de son instructeur, il établit le contact radio avec le Learjet. Le Talk On peut commencer… Le stagiaire guide l’avion en choisissant des points facilement repérables depuis le cockpit de l’avion. En quelques instants, l’avion positionne son viseur, attendant les ordres de l’apprenti FAC pour réaliser un Show of Force (démonstration de force destinée à intimider l’ennemi) ou même un tir simulé.

 

Après deux premières semaines, dites de Basic Training Course, suivent deux semaines appelées Advanced Training Course. Réalisées en Allemagne, elles mettent les stagiaires dans un environnement stressant simulant des combats. L’ultime journée de cette formation est consacrée à la remise des brevets FAC. La cérémonie clôturant cette session se déroulera sur la base de Baumholder, en Allemagne.

Casex, entraînement des forces à l’appui aérien

Le CFAA est une unité interarmées, franco-allemande, certifiée par l’Otan. Stationnée sur la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, cette unité est responsable de la formation des militaires français et allemands spécialisés dans le Close Air Support (CAS – appui aérien rapproché). Ce domaine impose une coordination maximale entre les moyens aériens (avions de combat, drones, hélicoptères, etc.), les moyens terrestres (artillerie, troupes de manœuvre, forces spéciales, etc.) ou navals (troupes amphibies, moyens de débarquement, artillerie navale, etc.). Domaine tactique et technique (mise en œuvre d’équipements de communication, de localisation et d’aide à la décision), le CAS a pour but d’appuyer la manœuvre interarmées par la puissance de feu incomparable et la flexibilité inhérente de l’arme aérienne. Le FAC assure au plus près des zones de combats, cette synchronisation entre les acteurs déployés au sol et dans les airs.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:55
"Assaut" c'est fini - source FB

27.05.2013 Page en Hommage à Yves DEBAY


c'est désormais officiel, l'aventure Assaut se termine ainsi, le numéro 82 ne paraitra pas.


votre soutient, votre présence ici, vos contributions et vos pensées ont énormément comptés, nous tenons à vous remercier, c'est la fin d'une belle aventure gardons une place dans nos cœurs et nos pensées pour Yves qui nous a quitté en ce début d'année
pensons aussi à son entourage, pour qui la douleur est toujours aussi vive
gardons dans nos esprits l'aspect exceptionnel que Assaut nous donnait !

concernant les abonnements cette adresse est toujours active abonnement@assaut.fr

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