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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:41
Le général Christophe Gomart - Photo ECPAD

Le général Christophe Gomart - Photo ECPAD

27.05.2013 Jean-Dominique Merchet

Le général Christophe Gomart sera nommé cet été à la tête de la direction du renseignement militaire (DRM). Cet officier de 53 ans est aujourd'hui le patron du Commandement des opérations spéciales (Cos). Ancien chef de corps du 13 eme régiment de dragons parachutistes, il a également été en poste à l Élysée auprès du coordinateur national du renseignement, Bernard Bajolet, nommé, lui, à la tête de la Dgse en avril. Il succédera au général Didier Bolelli dont le nom circule pour le poste de coordinateur national du renseignement (CNR) avec ceux de Pierre Poëssel (directeur à la Dgse) et Alain Zabulon (chef de cabinet adjoint à l Élysée).

Le général de Saint-Quentin.photo EMA

Le général de Saint-Quentin.photo EMA

Comme nous l'annoncions sur ce blog, son successeur au COS sera le général de Saint-Quentin.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 17:30
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

27/05/2013 Marine nationale

 

Le groupe amphibie français, déployé pour la mission Jeanne d’Arc 2013, et les forces armées émiriennes ont conduit un entraînement amphibie bilatéral baptisé Ta’Awoun, au large d’Abu Dhabi du 15 au 20 mai dernier.

 

Pour cet entraînement, le dispositif français comprenait un groupe amphibie, constitué du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. Des véhicules, des militaires de la 13ème demi-brigade de Légion étrangère (DBLE) et deux Rafale de l’armée de l’Air faisaient partie du dispositif. Le Tonnerre a quant à lui, accueilli à son bord un détachement de la flottille amphibie avec un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et deux chalands de transport de matériels (CTM), un détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) et un détachement marine de l'escadrille 22S. Les forces émiriennes ont engagé de leur côté deux Mirage 2000, un patrouilleur, un hélicoptère UH-60 Blackhawk. Dix marins émiriens ont embarqué à bord du Tonnerre durant l’entraînement.

 

La manœuvre conjointe comportait plusieurs phases: manœuvre amphibie, entraînement de défense aérienne, évolution tactique, lutte anti-surface et entraînement d’un hélicoptère émirien sur le pont d’envol du BPC Tonnerre.

 

La réussite de cet entraînement témoigne du niveau de coopération militaire franco-émirien et de l’aptitude des deux pays à mener ensemble des opérations amphibies combinées. Ta’Awoun fait partie des activités de coopération bilatérales qui visent à développer l’interopérabilité et le partage d’expérience entre les deux armées pour renforcer notre capacité à intervenir, le cas échéant dans le golfe arabo-persique et l’océan indien. À ce titre, chaque année, une trentaine d’escales se sont tenu aux Émirats Arabes Unis (EAU) donnant lieu, pour la plupart, à des activités de coopération.

 

Dès la fin de l’exercice Ta’Awoun, le groupe amphibie français a poursuivi sa mission, support à l’entraînement et à la formation des officiers-élèves.

 

Depuis le 18 mai 2013, le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN), et son état-major interarmées (EMIA), ont embarqué à bord du Tonnerre. L’objectif de cet embarquement est de conserver l’aptitude de l’EMIA à embarquer à tout moment, en cas d’intensification d’une menace dans la zone.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 16:55
2nd Airbus Military A400M for French AF runs engines

May 27, 2013 ASDNews Source : Airbus

 

The second production Airbus Military A400M has successfully completed its first engine runs as it begins final preparation for its maiden flight later this month.

 

The aircraft, known as MSN8, is now undergoing taxying trials outside the A400M Final Assembly Line in Seville, Spain.

 

Airbus Military expects to complete four A400M aircraft in 2013 and will deliver MSN8 to the French Air Force in the third quarter of the year.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 15:55
Défense : F. Hollande partagé entre ambition et réduction de voilure

24/05/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En tant que chef des armées, le président de la République tente un exercice d'équilibriste difficile. Il ne renonce pas aux ambitions de la France en matière de défense, mais il réduit la voilure de ses forces armées. Le pari est-il tenable ? A voir ,surtout si Bercy est tenté de couper dans les crédits du ministère de la Défense.

 

"Plus que jamais, la France a besoin d'une défense forte", a estimé ce vendredi François Hollande, en expliquant la future politique de la défense de la France à l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN). Pour autant, sous la pression des contraintes budgétaires, la France réduit progressivement mais inexorablement ses ambitions dans le domaine de la défense. Certes, un peu moins que sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, qui avait déjà demandé beaucoup (trop ?) d'efforts aux militaires. François Hollande a confirmé donc les 24.000 nouvelles suppressions de postes dans les armées d'ici à 2019, en entérinant les grandes orientations du Livre Blanc de la Défense, dans un discours prononcé à l'IHEDN.

 

Toutefois, François Hollande a réaffirmé vouloir garder une ambition pour la France. "D'abord, pour rester ce qu'elle est : un pays indépendant, un allié fiable, une puissance dont les armées sont sollicitées sans discontinuer depuis une dizaine d'années. Ensuite, pour appréhender le nouveau contexte géopolitique". La France, explique-t-il, "doit se donner un objectif, un seul : à tout moment assurer sa sécurité, répondre aux attentes de ses partenaires comme de ses alliés, et préserver la paix dans le monde. La France y a vocation parce que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, elle a cette responsabilité.

 

Nouvelle réduction de 24.000 militaires

 

Le Livre blanc de la Défense 2013, remis fin avril au président de la République, prévoit 24.000 nouvelles suppressions de postes dans les armées d'ici à 2019, soit près de 10 % des effectifs. Sans fermeture de sites. "Au terme de la loi de programmation militaire 2014-2019, les effectifs du ministère seront réduits de 24.000 hommes supplémentaires pour atteindre des effectifs de l'ordre de 250.000 personnels de la défense", a affirmé le chef de l'Etat, soulignant que ceux-ci figuraient parmi les plus importants en Europe. Il a aussi confirmé le maintien "à son niveau actuel" de "l'effort pour notre défense". "Le budget sera fixé en 2014 à 31,4 milliards d'euros, c'est-à-dire exactement le même montant qu'en 2012 et en 2013. Pour l'ensemble de la période 2014-2025, cela représentera 365 milliards d'euros, dont 179,2 milliards d'euros pour la période 2014-2019", a-t-il aussi confirmé. Dans son entourage, on confirme qu'il n'y a aucun arrêt de programmes en cours.

 

François Hollande a réaffirmé sa volonté de conserver les deux composantes de la dissuasion nucléaire, océanique et aéroportée. La dissuasion "nous protège de toute agression ou de tout chantage qui menacerait nos intérêts vitaux, explique-t-il. C'est sa raison d'être. Elle préserve notre liberté d'action et notre souveraineté. Elle convainc tout adversaire de ne pas s'en prendre à la France au risque de dommages considérables pour son territoire". Et de répondre à "certains", qui "dénoncent régulièrement le coût pour nos finances publiques (...). La dépense affectée à la dissuasion représente aujourd'hui 11 % du budget annuel de la défense. 11 % est-ce trop pour sanctuariser la sécurité de notre pays ? Je ne le pense pas. D'autant plus que l'innovation et la recherche nous ont permis de réaliser des économies substantielles sur les programmes".

Défense : F. Hollande partagé entre ambition et réduction de voilure

Relance de l'Europe de la défense

 

François Hollande a affirmé la volonté de la France d'"ouvrir une nouvelle étape de l'Europe de la défense", indiquant qu'il ferait des propositions dans ce domaine d'ici le conseil européen de décembre 2013, qui doit être consacré à ce sujet. "Les opérations militaires récentes ont montré combien nous devions travailler avec l'Union européenne, notamment pour être en mesure de répondre aux crises. C'est pourquoi la France veut ouvrir une nouvelle étape de l'Europe de la défense", a-t-il précisé. "La maîtrise des finances publiques partout en Europe exige et invite à mutualiser les capacités, à prendre davantage d'initiatives et à nous appuyer sur les matériels fabriqués en coopération", a-t-il expliqué soulignant que "c'est ce que la France fait déjà avec le Royaume Uni, pour construire notamment une force d'intervention conjointe".

 

"C'est aussi ce que la France veut faire avec l'Allemagne, y compris pour des interventions militaires extérieures", a également affirmé le président. De même, il a souhaité "poursuivre nos partenariats avec la Belgique, l'Italie ou l'Espagne et associer les nouveaux membres de l'Union européenne à cette démarche. A commencer par la Pologne et les pays du groupe de Visegrad" (Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie). "Car l'Europe de la défense, a-t-il souligné, ça doit être l'Europe toute entière". "Je ferai des propositions sur ces sujets d'ici le conseil européen de décembre 2013 qui doit être consacré à la défense", a annoncé le chef de l'Etat, en précisant que celles-ci "porteront sur nos présence dans les Balkans, en Méditerranée, au Proche-Orient, en Asie". "Elles concerneront aussi les coopérations", en particulier "dans les domaines du transport aérien, des satellites d'observation, du ravitaillement, des drones". Enfin, François Hollande a aussi estimé que la France devait "prendre toute (sa) place, revendiquer toute son influence" dans l'Otan "sans pour autant perdre sa liberté d'action et de décision, et encore moins diluer le caractère national de notre défense".

Défense : F. Hollande partagé entre ambition et réduction de voilure

Des programmes préservés et le capital des groupes d'armement évoluera

 

Afin de rassurer les industriels de l'armement, François Hollande a assuré qu'"aucun programme lancé ne sera arrêté, à la fois, pour des raisons de capacité, d'efficacité, mais aussi parce que j'entends préserver notre industrie de défense". Dans ce cadre, les forces armées "seront dotées à l'horizon 2025 - 2030 de matériels modernes et performants, prenant en compte l'évolution des modes de confrontations armées. Je pense aux drones de surveillance et de combat, dont la décision de les commander a été trop longtemps différée, au risque d'être amenés dans certaines interventions à demander et à solliciter l'appui de nos alliés. Nous avons donc l'obligation aujourd'hui de commander ces matériels. Nous avons aussi la volonté d'engager les commandes des avions de transport A400M et de ravitaillement en vol MRTT, aux missiles anti-navires légers (un programme en coopération avec les Britanniques, ndlr) ou encore aux frégates multirôles FREMM et aux véhicules blindés VBMR" .

Défense : F. Hollande partagé entre ambition et réduction de voilure

Pour faire face également aux nouvelles menaces - cyber-attaques, terrorisme -, "les crédits consacrés au renseignement, à la police et à la justice seront augmentés" et François Hollande tient aussi "à relancer la politique spatiale avec les satellites d'observation MUSIS et d'interception électromagnétique CERES. Tous ces investissements indispensables à la préparation du futur s'ajouteront aux programmes déjà lancés : Rafale, hélicoptères d'attaque Tigre et de transport NH-90, sous-marins Barracuda et le système Félin". Enfin, François Hollande a souligné que "les participations détenues par l'État évolueront. Des alliances industrielles nouvelles seront nouées notamment à l'échelle européenne".

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 12:50
First production Airbus Military A400M in French Air Force colours

First production Airbus Military A400M in French Air Force colours

24.05.2013 Amb. France à Madrid

 

L’Ambassade de France à Madrid et Ubifrance ont organisé, avec le soutien du ministère de la Défense et de la DGA , une journée consacrée à l’industrie de défense, le jeudi 23 mai 2013 à l’Institut Français d’Espagne de Madrid.

 

Afin de favoriser les échanges et la connaissance réciproque des bases industrielles de technologie et de défense française et espagnole (BITD), l’Ambassade de France à Madrid et Ubifrance ont organisé, avec le soutien du ministère français de la Défense et la Direction Générale de l’Armement, une journée consacrée à l’industrie de la défense, le jeudi 23 mai 2013 à l’Institut Français de Madrid.

 

Mot de bienvenue de l’Ambassadeur :

PDF - 61.6 ko

"La France et l’Espagne ont depuis longtemps une collaboration fructueuse dans le domaine de l’armement. Elles participent toutes les deux à de grands programmes multilatéraux, je pense en particulier dans le domaine aéronautique, à l’avion de transport A-400M ou encore à l’hélicoptère de combat Tigre. Nos deux pays sont présents dans le grand ensemble industriel de l’aéronautique et de l’espace que constitue EADS et peuvent s’enorgueillir des succès d’Airbus ou de la mise au point de satellites performants. "

Grâce à cet événement, les responsables de programmes d’armement et les industriels espagnols invités ont été informés de l’actualité de l’industrie de la défense en France. Ainsi, ce rendez-vous, a été l’occasion pour les groupes industriels français et espagnols d’approfondir leurs connaissances, d’échanger sur leurs objectifs et de réfléchir à des partenariats, dans le cadre des relations bilatérales entretenues par la France et l’Espagne.

 

Outre l’existence d’une coopération bilatérale historique et importante, la France comme l’Espagne partagent une même ambition pour l’Europe de la Défense. Ainsi les deux pays sont très favorables au développement d’une politique de sécurité et de défense commune (PSDC), forte et autonome.

M. Pedro Argüelles Salaverría, Secrétaire d’Etat espagnol à la Défense a prononcé un discours d’ouverture et M. Jérôme Bonnafont, Ambassadeur de France en Espagne, s’est exprimé également afin de clore cette journée.

- Discours de M. Pedro Argüelles Salaverría :

M. Jérôme Bonnafont a notamment affirmé que "les relations entre la France et l’Espagne n’ont jamais été aussi bonnes". Il s’est particulièrement félicité de la coopération existante dans l’industrie, concrètement dans l’aéronautique de défense en citant l’A400M, fabriqué par EADS à Séville, comme exemple de coopération au niveau européen, et a invité les professionnels présents à renouveler ce type de rencontre lors de nouvelles journées bilatérales.

- Lire le discours de clôture de l’ambassadeur :

PDF - 71.1 ko

Les tables rondes :

- De l’épure à l’utilisation des matériels d’armement
- L’adaptation des entreprises aux défis du secteur de défense
- L’industrie de défense franco-espagnole, entre partenariat et concurrence

De nombreuses personnalités ont participé à ces tables rondes, notamment le Directeur général de l’Armement et du Matériel (DGAM) au ministère de la Défense espagnol, le général Juan Manuel García Montaño, l’ancien ministre Julián García Vargas, actuel président de TEDAE, le directeur de Thales Avionics & Defence Business Development, M. José Sarnito, le président d’Expal, M. Francisco Torrente Sanchez, le président de MBDA Espagne, M. Luis Felipe Castrena Sánchez, le vice-président Défense et Espace d’Indra, M. Carlos Suarez Pérez, le directeur des relations institutionnelles pour l’Espagne d’EADS, M. Jacinto García Palacios, le sous-directeur de la coopération et du développement européen à la DGA, l’IGA Yves Caleca, le directeur de l’unité de management Terre à la DGA, l’IGA Dominique Luzeaux, le colonel Michel Ledanseur, du bureau des programmes de l’EMAT, M. Olivier Trehu, vice-président Ventes et marketing de Roxel, M. Nicolas de la Rue du Can, secrétaire général de Renault Trucks Défense, ou M. Jean-Tristan Verna, conseiller militaire d’EADS.

- Télécharger le programme :

PDF - 726.7 ko

- Télécharger le dossier de presse :

PDF - 1.2 Mo

- Voir les photos de la galerie Flickr

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 12:00
photo MinDef

photo MinDef

27.05.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le ministre de la Défense pourrait annoncer, cette semaine, sa décision d'externaliser la fonction habillement au sein des Armées. Deux Comités exécutifs ont lieu cette semaine (mardi à 8h et jeudi à 8h30). Jean-Yves Le Drian m'avait précisé il y a quelques jours qu'il pourrait prendre sa décision "à la fin du mois de mai".

Cette décision porte sur l'éventuelle externalisation de la fonction habillement ou son maintien en régie. Il s'agit de gérer la fourniture, le stockage et la distribution des effets militaires individuels. Point d'achoppement: le coût, comme me l'a précisé Jean-Yves Le Drian.

 

Griffe Défense. On se souviendra qu'au terme de l'appel d'offre, c'est le groupement d'entreprises mené par Ineo Support Global qui avait été retenu, au détriment des trois autres groupements (le groupement mené par Veolia, avec Armor Lux, celui constitué autour de Daher et le dernier mené par Logistik Unicorp qui assure une fonction identique pour le Mindef canadien). Griffe défense rassemble Ineo Support Global, La Calaisiennne, Eminence, Saint-James, TDV...

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 10:55
The Rafale (photo S. Fort)

The Rafale (photo S. Fort)

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:56
François Hollande favorable à des alliances industrielles européennes

24 mai 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

ANALYSE  Le président de la République veut faire évoluer les participations de l’Etat dans les groupes de défense français et favoriser des regroupements à l’échelle européenne.

 

A l’occasion de son discours à l’Institut des hautes études de Défense nationale, François Hollande chef des armées, a tenu à rassurer la communauté militaro-industrielle sans cacher toutefois sa volonté d’impulser de grands changements. D’une part, le chef de l’état s’est dit en effet bien décidé à "préserver notre industrie de Défense". Pour cela, le pays maintiendra le niveau du budget de la Défense à 31,4 milliards d’euros en 2014 comme en 2012 et 2013 et également celui de l’effort en recherche et développement. Il a également affirmé qu’"aucun grand programme (Rafale, hélicoptère d’attaque Tigre et de transport NH90, sous-marins Barracuda et système Félin d’équipement du fantassin, ndlr) ne serait arrêté". Les industriels craignent toutefois une réduction du volume des commandes ou leur étalement dans le temps.

 

"Des champions européens"

 

D’autre part, le chef de l’Etat n’a pas caché son objectif de restructurer en profondeur le tissu industriel français. "Les participations de l’Etat doivent évoluer. Des alliances industrielles doivent être conclues à l’échelle européenne. (…) C’est un enjeu de compétitivité. (…) Il faut être capable sur les principaux domaines de l’industrie de défense d’avoir des champions européens. C’est déterminant", a-t-il insisté sans préciser de calendrier. A la fois actionnaire stratégique (direct ou indirect) et premier client des groupes de Défense (Dassault Aviation, DCNS, EADS, MBDA, Nexter, Safran, Thales…), l’Etat veut désormais enclencher une restructuration industrielle d’ampleur. L’exécution de cet objectif ne sera pas simple toutefois. En avril dernier, la Cour des comptes avait critiqué son action en tant qu’actionnaire des principaux groupes de défense hexagonaux. En 2010, dans un souci de rationalisation, l’Etat avait alors été incapable d’imposer un rapprochement majeur entre Thales et Safran, deux entreprises pourtant sous son contrôle. Les alliances européennes qui nécessiteront l’accord des autres Etats s’annoncent encore plus complexes à mettre en œuvre.

 

"Chacun veut prendre la place principale"

 

L’échec retentissant de la fusion entre EADS et le britannique BAE, en octobre 2012, qui aurait donné naissance au premier groupe mondial de défense et d’aéronautique, a été dû en partie au véto de la chancelière Angela Merkel qui craignait des restructurations trop brutales en Allemagne. François Hollande est bien conscient des écueils qui l’attendent, déjà dans le domaine de la coopération au niveau des Etats eux même : "Chacun veut prendre la place principale, ce qui rend difficile la solution". Toutefois, il tient à ouvrir une nouvelle étape de l’Europe de la Défense. Le contexte économique de récession pourrait être son premier atout : contraints d’optimiser leur budget de Défense, les pays européens risquent le décrochage par rapport aux autres puissances étrangères. Ainsi les dépenses militaires de la région Asie-Pacifique viennent de dépasser celles du vieux continent.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 07:55
Démonstrateur de combat nEUROn – photo Dassault Aviation

Démonstrateur de combat nEUROn – photo Dassault Aviation

24 mai 2013 Par Elodie Vallerey - Usinenouvelle.com

 

Lors d'un discours à l'Institut des Hautes études de la Défense nationale (IHEDN) consacré au Livre blanc de la Défense le 24 mai, le président de la République a appelé de ses voeux des coopérations européennes dans les domaines du transport aérien, des satellites d'observation, du ravitaillement ou encore des drones.

 

"La France veut ouvrir une nouvelle étape de l'Europe de la défense". Devant les hauts-fonctionnaires et officier de l'IHEDN, le 24 mai, François Hollande a disséqué les grandes lignes du Livre blanc de la défense publié le 29 avril dernier.

 

Déjà alliée au Royaume-Uni avec la construction d'une "force d'intervention conjointe", la France souhaite étendre ses partenariats, notamment avec "l'Allemagne, y compris pour des interventions militaires extérieures", a expliqué le chef des Armées.

 

"(...) l'Europe de la défense, ça doit être l'Europe toute entière", a défendu François Hollande, invitant à poursuivre les partenariats avec "la Belgique, l'Italie ou l'Espagne et associer les nouveaux membres de l'Union européenne à cette démarche (...), la Pologne et les pays du groupe de Visegrad - Hongrie, Pologne, République tchèque, Slovaquie" pour commencer.

 

Défendre les positions de la France lors du conseil européen de décembre

 

"La maîtrise des finances publiques partout en Europe exige et invite à mutualiser les capacités, à prendre davantage d'initiatives et à nous appuyer sur les matériels fabriqués en coopération", a plaidé le Président.

 

L'objectif pour la France : défendre ces positions lors du conseil européen consacré à la défense de décembre 2013. Les coopérations souhaitées par Hollande portent sur le "transport aérien, les satellites d'observation, le ravitaillement, les drones", a-t-il détaillé.

 

Le Président a également confirmé la suppression de 24 000 postes dans les armées d'ici à 2019, déjà évoquées dans le Livre blanc. Il a rappelé la priorité accordée à la cyberdéfense, en annonçant qu'une "branche nouvelle" de réservistes de l'armée serait spécialement affectée à ce domaine.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 06:35
Army chief General Bikram Singh

Army chief General Bikram Singh

Sunday, May 26, 2013, Zee News  (PTI)

 

New Delhi: Army chief General Bikram Singh on Sunday proceeded to France on a four-day visit there to strengthen the defence ties between the two countries.

 

The visit by Gen Singh will add the necessary impetus to the existing defence relationship and broad-base it into a mutually beneficial partnership, an Army press release said here.

 

India shares good bilateral and strategic relations with France that are multifaceted and have been strengthened over the years with regular exchange of visits at political, diplomatic and military levels, it said.

 

During the period, Gen Singh will hold discussions with French Defence Minister Jean Yves Le Drian, Chief of General Staff Admiral Edouard Guillaud and his French counterpart Gen Bertrand Ract-Madoux on various defence-related issues.

 

The Indian Army chief will visit the Land Forces Command in Lille and the Military School at Draguignan also.

 

He will also lay wreath at Neuve Chapelle Memorial, dedicated to the Indian soldiers who laid down their lives in France and Belgium from 1914 - 1918 in the First World War.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 05:45
photo EMA

photo EMA

26.05.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le roulier MN Pélican qui a chargé une centaine de véhicules (dont des AMX-10RC et des VBCI) et deux fois plus de conteneurs à Abidjan, la semaine dernière, est attendu à La Pallice (port de La Rochelle). La cargaison du roulier y sera réceptionnée par les hommes du détachement local du 519e GTM (Groupe de Transit Maritime, basé à Toulon) dont une section avait été projetée à Abidjan.

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 05:30
TAMOUR_PASSATION DE COMMANDEMENT

TAMOUR_PASSATION DE COMMANDEMENT

Campagne de vaccination

 

26/05/2013 Sources : EMA

 

Le 26 mai 2013, le colonel Bertrand Darras a pris le commandement de l’opération Tamour lors d’une cérémonie de transfert d’autorité sur le camp de Za’taari, en Jordanie. Il succède au colonel Patrice Dumont Saint Priest, qui a commandé le 4èmemandat de l’opération depuis le 19 mars 2013.

 

Depuis mars 2013, avec l’évolution de la situation générale et des besoins, le Groupement médical (GM) a adapté son offre de soins et se concentre sur le soutien médical dont les réfugiés présents sur le camp ont le plus besoin.

Campagne de vaccination

Campagne de vaccination

Le GM a mené, pendant son quatrième mandat, une campagne de vaccination du 13 au 25 avril 2013, en coordination avec le Haut Commissariat des Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) et l’UNICEF, sous l’égide du ministère de la santé jordanien. Cette campagne avait pour objectif de limiter le risque d’émergence d’une épidémie de rougeole et de poliomyélite à grande échelle parmi les réfugiés.

Un médecin recoud le pied d'un enfant

Un médecin recoud le pied d'un enfant

Enfin, le GM a pris en charge de nombreuses urgences telles que des brûlures, fractures, arrêts cardiaques ou encore des hémorragies.

 

En accord avec les autorités jordaniennes, la France avait projeté en août 2012 un groupement médico-chirurgical (GMC) sur le camp de Za’taari, afin d’apporter une aide médicale d’urgence aux victimes des combats en Syrie et en soutien sanitaire aux réfugiés.

Intervention de l'hôpital militaire français et marocain sur un nouveau né

Intervention de l'hôpital militaire français et marocain sur un nouveau né

Le GM reste composé d’une centaine de militaires issus des trois armées et du service de santé des armées (SSA). Les médecins et infirmiers militaires arment le GM, les autres assurent la protection et le soutien des installations françaises. L’opération Tamour a permis la réalisation de plus de 300 opérations chirurgicales, près de 12 000 consultations et près de 40 000 vaccinations.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 11:55
TETRAnote EX13 - photo Logic Instrument

TETRAnote EX13 - photo Logic Instrument

24/05/2013 Cercle Finance

 

Logic Instrument annonce sa participation au Forum Entreprises Défense, un carrefour d'affaires entre donneurs d'ordres et fournisseurs du secteur de la défense à Versailles‐Satory.

Logic Instrument: participe au Forum Entreprises Défense.

Ce forum accueillant près de 3000 visiteurs et plus de 150 exposants se tiendra les 29 et 30 mai. A cette occasion, la société présentera aux professionnels ses dernières nouveautés technologiques de la série Fieldbook ainsi qu'un nouvel ordinateur portable militarisé TETRAnote MS13.

 

'Ce nouvel ordinateur portable fonctionnant sous Windows 7 ou 8 est doté des dernières technologies telles que le processeur Intel Core i7, de ports USB 3.0, du Bluetooth 4.0 et du GPS, entre autres. Il supporte des températures allant de ‐20°C à +55°C et des chutes jusqu'à 1,22 mètres', indique Logic Instrument.

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 11:45
3 mai 2013, 15h37, opération de reconnaissance, progression d’une colonne de véhicules des forces spéciales.

21.05.2013 Crédit : EMA/ECPAD

 

Cette opération de 14 jours dans la zone nord-est du Mali, menée par les forces spéciales, visait à poursuivre la destruction des groupes terroristes.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 16:55
Livre blanc de la défense : le Livre noir du désarmement français

 

23/05/2013 Général Vincent Desportes – Opinions / LaTribune.fr

 

Le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale tentait un pari intenable qui n'a pas été tenu : celui du maintien des ambitions (« assumer toutes les missions » - (le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian) avec une baisse sensible des moyens. En partant déjà d'un modèle très dégradé, « à l'os », il était impossible de faire la même chose avec sensiblement moins. Général Vincent Desportes est professeur associé à Sciences Po, ancien directeur de l'Ecole de Guerre

 

Avalé le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité Nationale ! Beaucoup d'émotion avant, belle levée de boucliers bipartisane, quelques récris le 29 avril jour de la révélation officielle ... et puis plus rien. L'excellente man?uvre de communication gouvernementale a estompé, puis rapidement fait oublier, que c'était une grave dégradation de la défense de la France et de sa place dans le monde que ce Livre Blanc venait d'acter. Un nouveau mantra, pernicieux, anesthésie le monde de la défense : « Nous avons évité le pire ... »

 

Décrochage stratégique

 

On a d'abord fait craindre l'apocalypse, « le modèle Z », pour que le décrochage apparaisse ensuite comme une bénédiction. Le 29 mars, notre Président s'engage et fait des promesses budgétaires ... qui seront démenties par le Livre Blanc sans que nul ne s'en émeuve. Alors qu'il était impatiemment attendu, le Livre est présenté par le Président au milieu d'un « pont » de Mai, à l'Elysée certes mais juste avant une grande manifestation en faveur des entrepreneurs qui réunit tout le gouvernement ... et qui fera l'ouverture des journaux télévisés. Efficace man?uvre de diversion. Dans le discours même de présentation du ministre, les chefs d'état-major sont nommément impliqués, comme pour contraindre chacun d'entre eux à l'acceptation silencieuse. Le tour est joué. Quelques discours apaisants encore. Nous serons bientôt à l'été dont nous reviendrons pour découvrir une Loi de Programmation Militaire qui entérinera le décrochage stratégique. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. A défaut d'avoir fait les choix indispensables, à défaut d'avoir même sanctuarisé les budgets nécessaires au modèle défini, le Livre Blanc nous réserve probablement l'effondrement que nous croyons avoir repoussé !

 

Depuis plus de deux décennies, la défense de la France se dégrade. Elle se dégrade de manière homothétique sans changer de modèle, celui d'une défense globale pour une puissance à vocation mondiale. Jusqu'ici l'exercice était difficile, mais il semblait possible. Le Livre Blanc de 2008 étirait pourtant déjà le modèle au-delà de ses limites, avec des capacités déconnectées des ambitions affichées. Son image emblématique et caricaturale est celle du porte-avions : à l'instar de cet unique porte-aéronefs auquel on décida alors de ne pas donner de sister-ship, la France avait déjà fait le choix de ne plus pouvoir qu'un peu, et pas tout le temps !

 

Un pari intenable qui n'a pas été tenu

 

Le Livre Blanc 2013, pour sa part, bénéficiait de deux opportunités : celle de « devoir » choisir et celle de pouvoir politiquement s'inscrire en rupture avec les exercices antérieurs. L'occasion était donnée de penser un modèle de défense cohérent et autonome, adapté à notre situation de puissance régionale. C'était possible. Finalement, le modèle proposé n'est qu'une dégradation du précédent sans que sa cohérence ait été reconstruite, sans que notre autonomie stratégique ait été rebâtie.

 

Il fallait choisir. A budget en baisse, avec des coûts d'équipement qui ne peuvent que croître à chaque renouvellement, il était devenu impossible « d'assumer toutes les missions » (1), de préserver un « outil de défense complet ». Un pari intenable qui n'a pas été tenu : celui du maintien des ambitions avec une baisse sensible des moyens. En partant déjà d'un modèle très dégradé, « à l'os », il était impossible de faire la même chose avec sensiblement moins.

 

Les forces conventionnelles, la variable d'ajustement

 

Le premier arbitrage nécessaire concernait l'équilibre à rétablir entre dissuasion et capacités conventionnelles. Fallait-il maintenir à tout prix l'arsenal nucléaire en l'état, planifier même son amélioration, au risque de réduire très fortement nos capacités conventionnelles ? Ou bien fallait-il, à effet dissuasif inchangé, consentir des réductions raisonnables de l'arsenal pour préserver nos capacités d'action classiques, demeurer capables de faire face aux aléas du quotidien, aux guerres que l'on ne choisit pas, aux menaces et catastrophes sur le territoire national ? Réponse claire : pour ne pas toucher au nucléaire - alors même que d'importantes économies peuvent y être faites sans dégrader la dissuasion, cela mérite d'être répété - on fait des forces conventionnelles la variable d'ajustement budgétaire. Jusqu'à la caricature.

 

La France, grand pays de tradition militaire, forte de 65 millions d'habitants, ne sera désormais en mesure de participer à une opération majeure en coalition qu'à hauteur de 15.000 hommes et de 45 avions ! C'est-à-dire rien. Avant le Livre Blanc 2008, nous étions encore supposés nous engager avec 50.000 hommes et 100 avions ; depuis, nous étions tombés à 30.000 hommes et 70 avions. Le fait est là : dans les interventions conventionnelles en coalition, nous sommes revenus à nos capacités de la 1ère guerre du Golfe en 1991, capacités tant vilipendées alors pour leur insignifiance. Au sein d'une coalition, nous n'aurons plus désormais ni effet, ni influence stratégique. Nous ne serons plus à l'avenir qu'un partenaire mineur, une « proxy force ».

 

Une autonomie stratégique fortement dégradée

 

Le deuxième arbitrage relevait du dimensionnement de nos ambitions au regard de nos capacités, puis de l'adaptation de celles-ci aux premières. Ici encore, l'adéquation n'a pas été faite. Un des points positifs du Livre Blanc est d'établir des zones d'intervention prioritaires : territoire national, Europe, Méditerranée, Afrique du Nord et sub-sahélienne. Très bien. Il fallait dès lors doter la France d'une force expéditionnaire solide, en mesure de lui permettre d'exercer ses responsabilités et de protéger ses intérêts dans ces zones prioritaires. Il fallait reconstruire notre autonomie stratégique fortement dégradée aujourd'hui puisque, par manque de capacités de transport stratégique, de ravitaillement en vol, de renseignement et de mobilité opérative (hélicoptères lourds et de man?uvre) en particulier, nous ne sommes plus en mesure de conduire dans la durée que les opérations validées par les Américains. L'autonomie stratégique, la cohérence opérationnelle, sont revendiquées, à raison, tout au long du Livre Blanc, mais ce dernier ne prend pas les mesures indispensables pour les restaurer. C'est même le contraire qui se produit.

 

Les petits programmes condamnés

 

Le Livre Blanc défend l'industrie de défense intelligemment, mais de manière parfaitement théorique. A juste titre, il rappelle l'importance économique et sociale de l'activité industrielle, fait disparaître le concept pernicieux des « cercles technologiques » apparu dans l'exercice précédent, rappelle l'importance de la préservation des technologies clefs, souligne le besoin de financement étatique des recherches amont et la nécessité d'assurer la pérennité des bureaux d'études, ouvre davantage l'industrie au marché du maintien en condition des équipements, prône l'accompagnement à l'exportation. Mais, en même temps, il annonce des diminutions sensibles de cibles et des étalements de programmes.

 

En préservant tous les programmes « à effet majeur », il condamne nombre de « petits programmes » ceux qui assurent justement la « cohérence opérationnelle » revendiquée par ailleurs. La diminution des budgets ne pouvant porter (au moins au début, avant le « pay back » des diminutions d'effectifs) que sur les investissements conventionnels, des calculs simples montrent que ceux-ci, selon les hypothèses, pourraient diminuer immédiatement de 30 % à 40 %. Ce qui condamne pour longtemps ceux qui n'ont pas encore été lancés, dont le programme Scorpion pourtant vital pour l'efficacité des forces terrestres. L'industrie de défense est sanctuarisée théoriquement, mais elle devrait pourtant perdre mécaniquement entre 10.000 et 20.000 emplois, selon le sort réservé à la « trajectoire budgétaire ». Dans cette destruction, l'industrie terrestre et les PME seront inévitablement les premières concernées.

 

Un effort budgétaire de deux à trois milliards d'euros par an

 

Pour que l'on s'en tienne là, encore faudrait-il que les budgets prévus soient bien alloués par la LPM, que les lois de financement soient votées, puis qu'elles soient exécutées. Encore faudrait-il aussi que les fragiles hypothèses de construction ne s'effondrent pas : que la conjoncture économique soit au rendez-vous, que la croissance reprenne, qu'il y ait eu retour à l'équilibre des finances publiques, que l'exportation de matériels majeurs se concrétise enfin, que les frais de démantèlement des infrastructures militaires du CEA ne soient pas imputées au ministère de la Défense... Encore faudrait-il aussi que soient engrangés les six milliards de ressources exceptionnelles nécessaires au respect des engagements budgétaires, ce qui - même sans procès d'intention - est très improbable.

 

Contrairement à ce qui a été dit, l'effort budgétaire devrait se situer annuellement en moyenne entre deux et trois milliards en dessous de ce qu'il était en 2013. En 2019, fin de la LPM, nous serons donc loin du compte. Non seulement le Livre Blanc prévoit d'emblée une diminution de l'ordre du quart de nos moyens d'action conventionnels, mais il porte aussi en lui la certitude de prochaines coupes claires dans les équipements et les effectifs. D'autant que dès la fin de la décennie, si les indispensables décisions ne sont pas prises, les lancements des programmes du « nouveau » renouvellement des armes nucléaire vont venir écraser de leur poids budgétaire ce qui restera encore de nos forces conventionnelles.

 

L'armée de Terre suisse surpassera en format et équipements l'armée de Terre française

 

Le désarmement massif de l'Europe avait fait émerger la « France militaire » et lui avait donné, d'un même souffle, une responsabilité, un rôle et une chance historiques. L'opération Serval au Mali aura été le marqueur de cette brève époque. Avec ce Livre Blanc, nous nous banalisons et perdons cet avantage comparatif majeur. Alors qu'elle est déjà la plus grande puissance économique de l'Europe, l'Allemagne ressort grandie de cet exercice comme sa plus grande puissance conventionnelle ; avant la fin de la LPM, l'armée de Terre suisse surpassera en format et équipements l'armée de Terre française !

 

Façonné d'emblée par les contraintes budgétaires, bâti sur des trajectoires financières ambiguës et incertaines, le Livre Blanc 2013 conduit au déclassement stratégique. Que l'on parle ou non de « décrochage», en une décennie, de 2008 à 2019, les réductions d'effectifs et d'équipements auront affaibli de plus de la moitié nos capacités de combat ! Le modèle proposé constitue une dégradation homothétique du modèle précédent déjà très affaibli. En l'absence de vision et de choix clairs, n'abandonnant rien, il saupoudre les moyens pour donner à la France une armée qui peut de moins en moins dans chacun de ses domaines d'emploi. Il affaiblit partout, sans chercher à rétablir notre autonomie stratégique en comblant les trous capacitaires qui se multiplient, s'agrandissent et la minent. Ce livre noir est celui du désarmement français.

 

(1) : Discours de Jean-Yves Le Drian, Ecole Militaire, lundi 29 avril 2013

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 16:40
source defenceweb.co.za

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MOSCOU, 24 mai - RIA Novosti

 

La France espère que les militaires russes participeront au défilé qui aura lieu à Paris le 14 juillet 2014 à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, a annoncé vendredi à Moscou le représentant spécial de la France pour la Russie Jean-Pierre Chevènement.

 

Le défilé n'en est actuellement qu'au stade des préparatifs, a précisé le sénateur français devant les membres du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe). Toutefois, la France estime que la Russie devrait prendre part aux cérémonies commémoratives, d'après lui.

 

Les autorités françaises envisagent de mettre à l'honneur toutes les nations engagées dans la Grande Guerre de 1914-1918 et d'inviter les chefs d'État et de gouvernement pour le défilé du 14 juillet 2014 auquel doivent participer les soldats de tous les pays belligérants de la Grande Guerre, selon le site de la préfecture de l'Ile-de-France et de Paris.

 

Pendant sa rencontre avec les membres de la chambre haute, M.Chevènement s'est félicité du niveau des relations franco-russes tout en appelant à les intensifier. Il a rappelé que Paris et Moscou réalisaient des projets conjoints dans l'industrie aéronautique, les chemins de fer et l'industrie pétrolière et que les investissements russes en France ne cessaient de croître.

 

Les deux pays peuvent également coopérer dans les hautes technologies, créer des coentreprises exportant des produits vers des pays tiers, a estimé M.Chevènement.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 13:45
photo EMA

photo EMA

25 May 2013 BBC Africa

 

France has begun a key stage of its military withdrawal from Mali, four months after sending troops to push Islamist rebels out the north.

 

A convoy of dozens of lorries left a base outside the capital, Bamako, on its way south to Ivory Coast.

 

France began withdrawing some of its 4,000 troops from the country in April.

 

They plan to gradually hand over to the Malian army and a UN peacekeeping force, which will deploy in July ahead of planned nationwide elections.

 

Saturday's withdrawal comes just two days after Islamist rebels targeted an army barracks and French-run uranium mine in neighbouring Niger, killing 21 people. French special forces helped Nigerien soldiers end a hostage siege at the barracks on Friday.

 

It is not known if the attacks will affect French troop deployments.

 

'Surplus to requirements'

 

The French intervention in Mali in January was prompted by Islamist rebels' increasing control of the north and their advance further south towards Bamako.

 

The militants had taken advantage of weak central government after a coup in March 2012 and the inability of Malian forces to secure territory. Major towns such as Gao, Kidal and Timbuktu fell, and a strict form of Islamic law was imposed.

 

Within weeks of launching their offensive, French and Malian soldiers, backed by fighter jets and helicopters, forced the rebels out of urban areas. However, some fighters retreated to hideouts in the mountains and desert, from where they have launched isolated attacks.

 

The BBC's Alex Duval Smith in Bamako says the French intervention has been immensely popular, and most Malians have dreaded the beginning of the withdrawal.

 

The convoy leaving Bamako for Abidjan is impressive in its size, but the French insist it is simply carrying equipment and vehicles that are surplus to requirements, our correspondent adds.

 

Tanks and most heavy patrol vehicles will remain in northern Mali for now.

 

France still has 3,800 troops in its former colony. It says their number will be down to 2,000 by September and 1,000 by the end of the year.

 

The United Nations' Multidimensional Integrated Stabilisation Mission in Mali (Minusma) is to be composed of 11,200 soldiers and 1,440 police officers. The force says it will be deployed to help establish stability and to rebuild the Malian armed forces.

 

Last week, more than $4bn (£2.6bn) was pledged at an international donor conference in Brussels to fund the Malian government's plan for a "total relaunch of the country".

 

It includes rebuilding government institutions, repairing damaged infrastructure, organising presidential elections, holding dialogue with rebel groups in the north and stimulating the economy.

photo EMA

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:55
L'exercice a duré 48 heures

L'exercice a duré 48 heures

24/05/2013 Armée de l'air

 

Afin de préparer l’exercice BASEX 2013-01, la base aérienne (BA) 942 de Lyon Mont-Verdun a réalisé, du 14 au 16 mai 2013 au sein de l’ouvrage enterré, un exercice appelé Autarcie. D’une durée de 48 heures, il a impliqué 40 militaires du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA) travaillant dans cet espace.

 

Cet exercice avait vocation à entraîner le personnel aux particularités d’une autonomie intégrale de l’ouvrage sans rupture capacitaire, de remettre en œuvre les procédures associées et de réaliser un point exhaustif des capacités actuelles de l’ouvrage enterré dans ce type de configuration. « Travail, repas, repos » : ce cycle était prévu au sein de l’ouvrage dont l’autonomie électrique était assurée par le fonctionnement des groupes électrogènes de la centrale électrique.

 

Le bureau opérations de site (BOS) de la BA 942 appréhende l’ouvrage enterré avec la même philosophie d’exigence qu’une plateforme aéronautique, ceci afin d’offrir le meilleur service de soutien « H24 et temps réel » à tous les centres d’opérations qu’il héberge.

 

Au bilan, une réelle « démonstration de compétences » pour une pérennité des capacités. Ces trois journées ont permis aux différentes unités d’échanger et de mieux percevoir la complémentarité des missions exécutées par chacun.

 

 

L'exercice Autarcie est réalisé au sein de l'ouvrage enterré

L'exercice Autarcie est réalisé au sein de l'ouvrage enterré

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:55
EADS celebrates 60 years of Patrouille de France (c) EADS

EADS celebrates 60 years of Patrouille de France (c) EADS

 Provence, France,  25 May 2013 EADS

 

Patrouille de France, the legendary French flight demonstration team celebrated its 60th anniversary today at its base in Salon-de-Provence. The Patrouille de France boasts a rich heritage of spectacular flight demonstrations and has enthused millions of spectators and aviation enthusiasts worldwide at air shows and other events over the last sixty years.

EADS is proud to have played a part in the squadron’s legacy and to take part in the celebrations, by participating in the APPAF display with the Fouga CM 170 “Magister” F-AZZP, the team’s main display aircraft for 16 years. The twin-jet aircraft was also used by the French Air Force for regular pilot training.

The Fouga Magister was replaced by the Alpha Jet as the main flight display aircraft in 1980. It made its final appearance in a Patrouille de France display on 16 September 1980 at Salon-de-Provence, France.

Note for photo editors: A high resolution version of the photograph can be downloaded from the Media Centre of the EADS website, www.eads.com/media

Video: http://youtu.be/hxoqXIkdCew

About EADS

EADS is a global leader in aerospace, defence and related services. In 2012, the Group – comprising Airbus, Astrium, Cassidian and Eurocopter – generated revenues of € 56.5 billion and employed a workforce of over 140,000.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:50
Les visiteurs ont eu l'opportunité de découvrir l'armée de l'air française

Les visiteurs ont eu l'opportunité de découvrir l'armée de l'air française

24/05/2013 Armée de l'air

 

Des aviateurs du détachement français déployé en Lituanie pour l'opération Baltic 2013 ont représenté les ailes françaises à l’occasion de la journée nationale des forces armées lituaniennes qui s’est déroulée à Klaipèda, le 18 mai 2013.

 

Des milliers de visiteurs ont participé à cette manifestation qui était, pour les forces armées lituaniennes, l’occasion de présenter au grand public ses métiers, ses moyens et ses savoir-faire.

 

Tout au long de cette journée, les militaires français et lituaniens ont pu échanger autour des différentes expositions et faire partager leur passion au public en leur présentant leur armée et leurs missions.

 

Les visiteurs ont ainsi eu l’opportunité de découvrir l’armée de l’air française au travers de son stand qui était tenu par une dizaine d’aviateurs de toutes spécialités (pilote, pompier, mécanicien, officier de renseignement…).

 

Depuis le 30 avril 2013, près de 90 militaires français ayant déployé quatre Mirage F1CR assurent la mission Air Baltic, sous mandat de l’Otan. Durant quatre mois, le détachement conduit des missions d’assistance et de police du ciel dans l’espace aérien de la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie.

Stand de l'armée de l'air française

Stand de l'armée de l'air française

Les aviateurs français ont participé à la journée

Les aviateurs français ont participé à la journée

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:45
Frégate type La Fayette (FLF) Guépratte

Frégate type La Fayette (FLF) Guépratte

24/05/2013 Sources : EMA

 

Le 14 mai 2013, la frégate type La Fayette (FLF) Guépratte a quitté le port de Djibouti pour rejoindre l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante. A cette occasion, elle a mené une succession d’exercices en mer avec toutes les composantes des forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj).

 

Dès l’appareillage de la frégate, des exercices ont été menés avec les fusiliers marins du groupe d’intervention et de renfort (GIR) qui assurent la protection des bâtiments à quai et lorsqu’ils quittent le port.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Peu de temps après avoir atteint la pleine mer, l’alerte aérienne a été déclenchée à bord du Guépratte, 4 chasseurs ayant été détectés en approche à grande vitesse du bâtiment. Quatre Mirage 2000D de l’escadron de chasse 3/11 Corse, stationnés sur la base aérienne 188 (BA188) ont effectué plusieurs passages pour entrer dans la zone de défense aérienne du bâtiment. A l’issue de cet exercice de défense aérienne (air defense exercise - ADEX), un hélicoptère Puma du détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT) s’est entraîné à effectuer des manœuvres de Touch and go (TAG) en multipliant les appontages-décollages sur la plateforme du Guépratte. Cet exercice permet aux pilotes de s’entraîner à effectuer cette délicate  manœuvre sur un bâtiment en mouvement.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Ces entraînements organisés avec les FFDj et les bâtiments de la Marine nationale en escale contribuent à renforcer l’interopérabilité entre les trois armées et à améliorer les compétences à travers le partage des expériences et l’apprentissage des savoir-faire.

 

Actuellement, la frégate Guépratte est déployée avec la frégate de surveillance (FS) Nivôse et un avion de surveillance maritime Falcon 50 au sein de l’opération Atalante. Cette opération a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondiale (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’au moins une frégate de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement par un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) ou de surveillance maritime Falcon 50 ou par un avion E3F.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 12:30
photo Marine Nationale P. GHIGOU

photo Marine Nationale P. GHIGOU

25/05/2013 Sources : EMA

 

Le 18 mai 2013, le vice-amiral Marin Gillier, commandant la zone maritime de l’océan Indien (ALINDIEN), et son état-major interarmées (EMIA), ont embarqué à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre.

 

Composé d’une cinquantaine de militaires, officiers et sous-officiers des trois armées, l’EMIA ALINDIEN exerce habituellement son contrôle opérationnel depuis la terre. Il doit toutefois conserver son aptitude à embarquer à tout moment, en fonction des opérations à commander. Pour conserver cette capacité, l’EMIA ALINDIEN est régulièrement projeté à bord de bâtiments français.

 

Le BPC Tonnerre met ainsi à profit sa capacité à recevoir un tel état-major. Ce transfert de la terre vers la mer s’est parfaitement déroulé à l’occasion de l’escale à Abu Dhabi du groupe Jeanne d’Arc, composé du BPC et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues. Chacun des membres de l’état-major a ainsi pu disposer, dès son arrivée à bord, de l’ensemble des données et des moyens de communication nécessaires pour continuer à conduire l’ensemble des missions. Il s’agit d’un critère indispensable pour conserver sa réactivité et être opérationnel à la mer.

 

ALINDIEN exerce son autorité sur la zone maritime « Moyen Orient - océan Indien » s’étendant du sud du canal de Suez, à l’ouest, jusqu’à la mer de Chine méridionale et les Philippines, à l’Est. Il anime les relations militaires bilatérales, au nom du chef d’état-major des armées, dans l’ensemble des pays de sa zone de responsabilité. Ainsi, l’escale à Mascate du BPC, du 22 au 25 mai, a permis à ALINDIEN de rencontrer de hautes autorités militaires et civiles, dont le chef d’état-major de la marine omanaise, le Vice Amiral al Raissi.

photo Marine Nationale P. GHIGOU

photo Marine Nationale P. GHIGOU

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:55
François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

24/05/2013 capital.fr (Reuters)

 

François Hollande a affirmé vendredi sa volonté d'ouvrir une nouvelle étape de l'Europe de la défense pour mutualiser les moyens dans un contexte de restrictions budgétaires, processus qu'il entend nourrir de propositions avant la fin de l'année.

 

Sur fond de menaces terroristes persistantes, Paris souhaite élargir ses coopérations au-delà de son lien traditionnel avec le Royaume-Uni, l'autre puissance nucléaire européenne, qui envisage les coopérations de défense de manière bilatérale.

photo EDA 2013

photo EDA 2013

Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, a mis l'Europe de la défense au menu du sommet de décembre, une initiative saluée à Paris, qui voit d'un bon oeil l'ouverture à une coopération avec des pays de l'Est comme la Pologne.

 

"La France veut ouvrir une nouvelle étape de l'Europe de la défense", a déclaré le président français à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN).

 

"La nécessité partagée de redresser nos finances publiques nous invite à mutualiser des capacités, à prendre davantage d'initiatives et à nous appuyer sur les matériels fabriqués en coopération, en tenant compte des savoir-faire de chacun".

 

"APPÉTENCE NOUVELLE"

 

François Hollande appelle de ses voeux une coopération renforcée avec l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne mais aussi les pays du groupe de Visegrad, qui regroupe Pologne, Hongrie, Slovaquie et République tchèque.

 

"L'Europe de la défense, ça doit être l'Europe tout entière, y compris celle qui était hier de l'autre coté", a-t-il dit.

 

Son entourage dit constater à cet égard "une appétence nouvelle en la matière de la part des instances bruxelloises et un intérêt plus fort de nos partenaires pour coopérer".

 

Alors que la France a réintégré en 2009 le commandement intégré de l'Alliance atlantique, après plus de 40 ans d'absence, Paris évoque une "maturation" des pays de l'Est "à l'idée qu'un système européen n'est pas antagoniste avec une appartenance à l'Otan" et "une Allemagne plus ouverte" en matière de coopération de défense.

 

"Notre approche est pragmatique, réaliste, basée sur des données objectives pour une coopération au meilleur coût", ajoute-t-on de source diplomatique française. "La défense européenne ne sera ni contre, ni sans les Etats-Unis".

 

Devant un parterre de spécialistes réunis à l'IHEDN, François Hollande a expliqué les efforts demandés à l'armée, un mois après la remise du Livre Blanc pour la période 2014-2019.

 

Le président a confirmé les 24.000 nouvelles suppressions de postes dans les armées d'ici à 2019, soit près de 10% des effectifs, ainsi que le maintien "à son niveau actuel" de l'effort de défense, soit un budget 2014 de 31,4 milliards d'euros "exactement le même montant qu'en 2012 et en 2013".

 

La loi de programmation militaire pour 2014-2019 doit être présentée en conseil des ministres fin juillet et votée au Parlement d'ici la fin de l'année.

 

A un an des élections municipales, le chef de l'Etat s'est dit attentif au maintien des sites d'implantation militaire.

 

"J'ai demandé qu'une attention particulière soit portée pour que nous puissions maintenir une présence partout sur le territoire et éviter des fermetures de site. Mais je suis attentif à ce qu'en Outre-Mer, nous puissions également assurer notre présence", a-t-il souligné.

 

DISSUASION

 

Le Livre blanc affirme la volonté de protéger le secteur industriel, qui représente 4.000 entreprises, emploie 165.000 personnes et réalise un chiffre d'affaires de près de 15 milliards d'euros.

François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

François Hollande a évoqué un ajustement des équipements "à la réalité des menaces d'aujourd'hui et de demain".

François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

Il a évoqué la commande, "trop longtemps différée", de "drones de surveillance et de combat", d'avions de transport A400M et de ravitaillement en vol MRTT, de frégates multirôles Fremm, de véhicules blindés VBMR et de missiles anti-navires légers, en coopération avec les Britanniques.

François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

Pas question non plus de freiner les programmes en cours concernant les avions de combat Rafale, les hélicoptères d'attaque Tigre et de transport NH90, les sous-marins Barracuda.

 

En matière de dissuasion, le président a dit son souhait d'en conserver les deux composantes, océanique et aéroportée, et rappelé que 11% du budget annuel de la défense y était consacré.

 

"Est-ce trop dépenser pour sanctuariser la sécurité du pays ? Je ne le pense pas", a-t-il affirmé.

François Hollande pour une nouvelle étape de l'Europe de défense

Le président a souligné que le récent échec de l'essai d'un missile M51, dont les causes sont à l'étude, ne devait pas faire oublier les cinq essais antérieurs réalisés avec succès.

Edité par Yves Clarisse

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:50
Crédits EMA

Crédits EMA

24/05 par Jean-Philippe LACOUR, Correspondant à Francfort - lesechos.fr

 

Les deux fabricants de blindés auraient un intérêt à se rapprocher dans un contexte de restrictions de budgets nationaux. Les obstacles capitalistiques ne sont pas les seuls.

 

La pression sur les budgets de défense en Europe pourrait forcer une alliance franco-allemande dans l’armement. Selon le quotidien allemand « Handelsblatt », le français Nexter montre un intérêt pour fusionner avec le fabricant de chars allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW). Et c’est le français, propriété du groupe public GIAT Industries, qui est à la manœuvre pour tenter un rapprochement avec l’allemand, détenu par des intérêts familiaux et réputé pour défendre son indépendance, indique le « Handelsblatt ».

 

Le sujet a déjà été évoqué en haut lieu par le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, avec son homologue allemand Thomas de Maizière, a affirmé la semaine dernière le quotidien allemand. De source proche du ministère français, on confirme que le ministre discute avec ses homologues européens, en particulier sur des aspects industriels susceptibles de faire avancer l’Europe de la défense. Aucune des entreprises concernées ne souhaite en revanche s’exprimer sur le sujet. KMW et Nexter sont parmi les dernières entreprises européennes exclusivement actives sur l’armement terrestre, avec principalement le char « Léopard » côté allemand, concurrencé par le « Leclerc » français. Ces groupes développent des systèmes d’armement et de génie terrestre, le Français ajoutant à son arsenal des munitions et têtes de missiles.

 

Concurrence américaine

 

Nexter a bouclé l’année 2012 avec un chiffre d’affaires de 742 millions d’euros et il est rentable. KMW a publié en 2011 des ventes de 900 millions d’euros, alors qu’elles atteignaient 1,4 milliard en 2008. L’année 2013 a néanmoins bien démarré pour l’allemand, qui a devancé Nexter pour rafler une énorme commande de 1,89 milliards d’euros passée par le Qatar pour renouveler d’anciens chars et obusiers de fabrication… française.

 

Un rapprochement franco-allemand dans le secteur ferait sens pour résister à la concurrence américaine. Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres, car Nexter devrait d’abord être privatisé pour qu’un éventuel rapprochement puisse s’effectuer. La tentative du précédent gouvernement de rapprocher Nexter de Thales avait été torpillée par le nouveau pouvoir. Mais les choses pourraient évoluer, car Paris veut désormais se délester dans le portefeuille de participations d’Etat, dont le domaine de l’armement n’est pas exclu. De son côté, KMW, issu en 1999 du rapprochement des groupes Krauss-Maffei et Wegmann, a démontré sa volonté de conserver son indépendance. En 2011, plusieurs familles contrôlant la holding du groupe avaient racheté les 49% du capital encore détenus par le conglomérat Siemens. Cela avait été perçu comme un signe de repli sur soi. Et la fusion souvent évoquée avec le concurrent de la Rhur, Rheinmetall, n’a jamais été poussée loin, alors que les deux groupes sont déjà partenaires sur la fabrication de blindés.

Crédits EMA

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 11:50
Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

Entraînement SPONTEX, VIP Day - photo Marine Nationale Sébastien Deschamps

24 mai 2013 -    Didier Déniel – LeTelegramme.fr

 

Pendant une dizaine de jours, dix bâtiments de surface et deux sous-marins ont participé à l'opération Spontex. Un entraînement international à la lutte anti- sous-marine auquel participaient 1.500 militaires de sept nationalités.

 

L'Europe de la Défense est une réalité dans l'esprit des militaires qui ont participé à cette vaste opération d'entraînement à la lutte sous-marine qui s'est déployée dans le golfe de Gascogne, au nord-est d'une ligne Bordeaux-Brest. Le gros de la flotte était constitué de bâtiments participant à la Force navale franco-allemande. Cinquantième anniversaire du traité de l'Élysée oblige. Le Portugal, le Royaume-Uni, la Belgique, la Pologne et le Canada étaient aussi présents sur l'eau.

 

« Entretenir notre tactique maritime »

 

Sur le pont du Siroco, bâtiment français qui abritait l'état-major durant cette opération, l'amiral Rogel, chef d'état-major de la Marine affichait, hier, sa satisfaction. « Nous avons peu l'occasion de nous entraîner avec autant de bateaux. Ces exercices sont très importants pour la Défense européenne. Ils nous permettent d'entretenir notre tactique maritime commune. Les équipements et les transmissions ne cessant de changer. Aujourd'hui, je peux dire que nous avons maintenu le niveau qui doit être le nôtre. » L'opération Spontex était principalement axée sur la lutte anti-sous-marine. Deux sous-marins, l'un français et l'autre portugais n'ont cessé de jouer au chat et à la souris avec les bâtiments de surface dans des eaux n'excédant pas 200 m de profondeur. L'exercice incluait également des tirs sur cibles flottantes et des simulations d'opérations antiaériennes sur les avions de la Ban de Landivisiau (29). « Nous avons vraiment l'habitude de travailler ensemble maintenant », soulignait, dans un français impeccable, Torben Jürgensen, capitaine de corvette allemand, formé en partie à l'École navale de Brest. « Ces échanges nous permettent d'avancer sur le chemin de l'Europe de la Défense. Les échanges humains sont au coeur de cette collaboration. Depuis quelques années, beaucoup de nos marins sont formés en France. Et vice-versa. Le barrage de la langue qui était une réalité dans les années 90 s'est vraiment affaissé ».

 

Autour d'un noyau dur

 

Patricia Adam, députée et présidente de la commission de la Défense nationale et des forces armées, assistait, hier, aux dernières manoeuvres sur l'eau. « Pour les militaires, cette collaboration est une évidence. Elle l'est moins pour les politiques. Mais elle le deviendra. Nous rencontrons des représentants du Parlement allemand deux fois par an. Idem avec les Britanniques. Et bientôt, nous allons prendre la même initiative avec les Polonais. Des choses solides se mettent en place pour garantir une défense commune. » Pour Gilbert Le Bris, député et membre de la commission de la Défense, « cette défense commune peut se faire entre les 27 états membres mais autour d'un noyau dur. Elle se met en place d'une manière pragmatique ».

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