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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 11:35
OEF / TF150 : la TF 150 ravitaille la TF 465

23/05/2013 Sources : EMA

 

Le 20 mai 2013, dans l’océan Indien, au large de l’île de Socotra, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, navire amiral de la TF (Task Force) 150, volet maritime de l’opération Enduring Freedom (OEF), a ravitaillé en gazole la frégate espagnole Numancia engagée au sein de la TF 465, l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante.

 

Cette opération de ravitaillement nécessite des manœuvres très exigeantes puisque les deux navires doivent conserver durant plusieurs heures la même vitesse et emprunter deux routes absolument parallèles. Durant tout le transfert de combustible, seule une quarantaine de mètres ont séparé la Somme  du Numancia. Les équipages ont conservé des routes très précises, anticipé la navigation des autres navires présents dans la zone et se sont tenus prêt à faire face à toute avarie inattendue.

 

OEF / TF150 : la TF 150 ravitaille la TF 465

Dans le cadre d’accords militaires entre les pays de l’OTAN, et sans être engagés dans la même opération, les bâtiments français ont la possibilité de ravitailler ou d’être ravitaillés en mer auprès des bâtiments de l’Alliance. Cette manœuvre qui a duré deux heures a démontré une nouvelle fois l’interopérabilité des bâtiments de l’OTAN.

 

Actuellement, deux bâtiments français sont engagés dans OEF, le BCR Somme, la frégate anti-sous-marine (FASM) Montcalm. L’action de la TF 150 s’inscrit dans le cadre des résolutions du conseil de sécurité de l’ONU prises au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. Elle entretient une connaissance très précise des mouvements maritimes dans sa zone d’opération, ce qui lui permet de dissuader et de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien, principalement les trafics d’armes et de drogue dans le nord de l’océan Indien, de la mer Rouge au détroit d’Ormuz. Cette zone qui couvre les façades maritimes de la corne de l’Afrique et du Moyen-Orient ainsi qu’une partie de l’océan Indien représente un intérêt majeur et voit la majorité du trafic maritime mondial transiter. La présence permanente de bâtiments de la coalition contribue ainsi à la libre navigation des personnes et des biens.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:45
Corymbe : interactions avec la marine sénégalaise

22/05/2013 Sources : EMA

 

Les 15 et 16 mai 2013, lors d’une escale à Dakar, l’équipage de la frégate anti-sous-marine (FASM) Latouche-Tréville, déployée dans le cadre de l’opération Corymbe, a conduit des actions de formation et d’entraînement au profit de marins sénégalais.

 

Durant la première journée, près de 70 marins sénégalais ont suivi une instruction opérationnelle (PIO), définie en liaison avec l’officier coopérant français en poste à l’état-major de la marine sénégalaise. L’ensemble de l’équipage du Latouche-Tréville a été mis à contribution pour enseigner son savoir-faire. Les stagiaires sénégalais ont reçu une formation sur les signaux à bras et sur les phases de lutte contre un incendie ou une voie d’eau, avant de réaliser un exercice de sécurité sur un bâtiment sénégalais. Trois marins sénégalais (un mécanicien, un timonier et un chef de quart) embarqués depuis le 7 avril 2013, ont quitté le bord lors de cette escale.

 

Le lendemain, une « équipe de visite » sénégalaise s’est rendue à bord de la FASM afin de s’entraîner à la « visite » d’un bâtiment. Ils ont mené une enquête de pavillon (vérification de la conformité des documents d’identification d’un bateau et de sa cargaison) et une fouille.

 

La coopération entre la France et le Sénégal s’inscrit dans le cadre de l’accord de partenariat de défense d’avril 2012 qui définit, notamment, l’action menée par le « pôle opérationnel de coopération à vocation régional » formé par les Eléments français au Sénégal (EFS). Cette coopération s’inscrit plus largement dans le cadre de l’accompagnement des États africains dans le renforcement de leur capacité à gérer les crises. Régulièrement, des exercices et des entraînements conjoints sont ainsi réalisés au profit du Sénégal. Dans ce cadre, 29 activités et 2400 militaires sénégalais ont été formés en 2012. Les escales de bâtiment de la Marine française à Dakar constituent notamment des opportunités pour mettre en œuvre cette coopération bilatérale avec les forces armées sénégalaises.

 

Le Latouche-Tréville est engagé au sein de l’opération Corymbe depuis le 7 avril 2013. Corymbe est une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée, en place depuis 1990. Le dispositif est armé par un bâtiment de la Marine nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués. Le dispositif Corymbe complète le dispositif français prépositionné en Afrique occidentale, au Gabon et au Sénégal. Il peut soutenir toute opération, en cours ou nouvelle comme des opérations d’aide aux populations, de sécurisation ou d’évacuation de ressortissants. Corymbe permet également la réalisation de missions de coopération bilatérale avec les pays de la région.

Corymbe : interactions avec la marine sénégalaise
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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:45
Le général KOLODZIEJ, le colonel BERT et le colonel OZANNE au TOA du GTIA2

Le général KOLODZIEJ, le colonel BERT et le colonel OZANNE au TOA du GTIA2

22/05/2013 Sources : EMA

 

Le 20 mai 2013 à Gao, a eu lieu le transfert d’autorité entre le Groupement tactique interarmes numéro 2 (GTIA 2) et le GTIA Désert. Le colonel Eric Ozanne, chef de corps du 2e régiment étranger d’infanterie (2e REI) a ainsi succédé au colonel Bruno Bert, chef de corps du 92e régiment d’infanterie (92e RI).

 

Au cours de la cérémonie, le général Laurent KOLODZIEJ, commandant la brigade Serval a félicité les « Gaulois » du 92eRI ainsi que toutes ses unités subordonnées pour l’excellent travail accompli dès les premières heures de l’opération.

 

Initialement, la brigade Serval comptait 3 GTIA. Avec la réarticulation du dispositif, un unique GTIA arme désormais la brigade Serval. Ce dernier est désormais baptisé « Désert ».

 

Le GTIA Désert est composé d’unités provenant principalement de la 6e Brigade légère blindée (6e BLB) : un état-major tactique et une compagnie d’infanterie sur VAB du 2eREI, une compagnie VBCI du 1er Tirailleurs (1erRTIR), une compagnie de combat du génie, un détachement de Fouille Opérationnelle Spécialisée (FOS) et une Equipe Opérationnelle de Déminage (EOD) du 1er Régiment étranger de génie, d’un escadron blindé monté sur AMX 10-RC du 1er Régiment étranger de cavalerie et d’un groupement artillerie composé CAESAR de 155mm et de mortiers de 120mm.

 

L’ensemble de ces unités opéreront, en vue de faciliter le déploiement sur le terrain de la MISMA, puis de la MINUSMA, ainsi que les forces armées maliennes accompagnées par la mission de l’Union européenne EUTM.

Le colonel BERT et le colonel OZANNE au TOA du GTIA2

Le colonel BERT et le colonel OZANNE au TOA du GTIA2

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:45
Tchad : campagne de tir interarmes à Tchigchika

22/05/2013 Sources : EMA

 

Du 15 au 17 mai 2013, les éléments français au Tchad ont conduit une campagne de tir interarmes et interarmées sur le champ de tir de Tchigchika, situé à plus de 850 kilomètres à l’Est de N’djamena.

 

Les 15 et 16 mai, la campagne a débuté par un tir d’entraînement au canon de 90mm pour les Engins Roues Canons (ERC 90 Sagaie) de l’escadron blindé du groupement terre de la force Épervier armé par le 3e régiment de Hussards. Lors de ces deux premiers jours, les Sagaie ont tiré une soixantaine obus.

photo EMA

photo EMA

Le 17 mai, l’ensemble des unités des groupements air et terre a participé au parcours de tir interarmées. Ce parcours de tir collectif est une succession de tirs coordonnés. Selon le scénario déterminé, les tirs et les déplacements sont effectués en ambiance tactique aux ordres des chefs de troupes.

Tchad : campagne de tir interarmes à Tchigchika

Au sol, le groupement terre avait déployé un peloton de trois ERC 90 Sagaie, une section d’infanterie du 110e RI et une batterie du 8e RA avec des mortiers de 81mm et 120mm, accompagnées de leurs équipes d’observation. Ces dernières font l’acquisition des objectifs à vues directes, transmettent les demandes de tir et observent les résultats en vue d’améliorer l’efficacité des tirs et de les évaluer. Auprès d’eux, une équipe TAC-P (Tactical Air Control Party) était chargée de guider l’action des Rafale.

 

Dans les airs, une patrouille constituée de deux avions Rafale, guidée par les TAC-P, a effectué des largages de bombes d’exercice lors de passes LGTR (Laser Guiding Training Rocket) et des passes canon de 30 mm. Cet exercice de tir était une première pour les Rafale nouvellement déployés au Tchad. Un hélicoptère Puma Pirate de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) a également effectué des tirs avec son canon de 20mm en sabord.

 

 

Ce type d’exercice permet de maintenir une capacité opérationnelle nécessaire pour mener à bien les missions Épervier. Les éléments français au Tchad (EFT) de la force Épervier assurent deux missions permanentes : conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad, ils apportent un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) ainsi qu’un appui renseignement aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes. Ils garantissent également la protection des intérêts français et, tout particulièrement, la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:55
Un master "PPP Sécurité Défense" à l’Institut Supérieur de la Défense et de l’Armement

22.05.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Externalisation, partenariats Public-Privé... Difficile de fermer les yeux sur une tendance forte dans les domaines Sécurité Défense. C'est dans cette optique que l’Institut Supérieur de la Défense et de l’Armement (ISAD) a décidé de développer son master professionnel "Défense et Dynamiques Industrielles" en ajoutant à la filière traditionnelle  "Contrats d’Armement" en formation initiale (alternance) et en formation continue (convention avec l’Ecole de guerre et la DCSD du Ministère des Affaires Etrangères), une  filière "PPP Sécurité-Défense" en formation continue.

 

Programme de la filière "PPP Sécurité-Défense":

 

1. Cette formation, qui s’adresse à des personnes âgées de plus de 26 ans, est en formation continue. Les cours se déroulent de 18h à 21h dans les locaux de l’Université Paris 2 (soit au centre Panthéon soit au centre Assas);

 

2. Les cours se déroulent du 15 septembre 2013 au début juillet ; ils comprennent 11 modules d’enseignement et deux modules de formation à la négociation et au lobbying. Les étudiants devront rédiger un mémoire en vue de l’obtention du diplôme;

 

3. La formation dispensée permet d’obtenir un Master 2. Cette formation est susceptible d’être étalée sur deux années.

 

Module de base (72 heures de cours), comportant trois enseignements à choisir dans le tronc commun du Master « Défense et Dynamiques Industrielles ». Les étudiants devront sélectionneront trois cours parmi les cinq suivants : 1. Théories de la sécurité (24h) 2. Éthique et Relations Internationales (24h) 3. Economie de la défense (24h) 4. Cadre juridique de la défense (24h) 5. Puissance et mondialisation (24h)

 

Module de spécialisation (192h de cours), comportant 8 enseignements : 1. Droit des marchés publics (24 h) 2. Droit des délégations de service public et des contrats globaux (24 h) 3. Méthodes d’évaluation des politiques publiques (24h) 4. Les externalisations du Ministère de la Défense (24h) 5. La coproduction de sécurité (24h) 6. La mutualisation des soutiens (24h) 7. Gestion et contrôle des organisations (24h) 8. Retour d’expérience : le cas américain en Irak (24h)

 

Module « Métiers » 1. Négociation 2. Lobbying

 

Mémoire de recherche.

 

Renseignements pratiques:

Coût de la formation : 4 850 €.

Contact : Professeur Jean-Jacques Roche: Mel : jjroche@noos.fr, tél : 06 82 96 09 37

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:55
photo H Laurent AdT EMA

photo H Laurent AdT EMA

21 Mai 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Un entretien avec le général Arnaud Sainte Claire-Deville, commandant l'Ecole de Cavalerie.

 

 

Le général Arnaud Sainte Claire-Deville commande les Ecoles militaires de Saumur, dont fait partie l’Ecole de Cavalerie. A ce titre, il est le « père » de cette Arme et nous poursuivons avec lui notre tour d’horizon de l’armée de terre. Le général Sainte Claire-Deville, 53 ans, a notamment commandé le 3ème régiment de hussards, une unité de la Brigade franco-allemande, et la 2ème Brigade blindée.

Mon général, on parle désormais de la Cavalerie et non plus de l’Arme Blindée Cavalerie (ABC). De quand date ce changement ?
Officiellement, on parle de la cavalerie blindée, mais de plus en plus on dit simplement cavalerie (qui couvre mieux la diversité de notre arme). L’Ecole que je commande à Saumur a changé de nom en 2009 : d’Ecole d’application de l’arme blindée cavalerie (EAABC), elle est devenue Ecole de cavalerie. Elle appartient au pôle de formation de Saumur, qui compte également le Centre d’études et d’enseignement du renseignement de l’armée de terre (CEERAT), le centre de défense NBC (CDNBC) et l’école d’état-major, qui était précédemment à Compiègne. Au total, 600 permanents pour 3500 stagiaires chaque année.
 
Que représente la cavalerie au sein de l’armée de terre ?
C’est l’une des trois armes de mêlée, avec l’infanterie et l’Alat. Nous sommes l’arme du combat embarqué : nous combattons à bord de nos véhicules, comme nous le faisions auparavant sur nos montures.
La cavalerie, c’est 7000 hommes, soit 10% des forces terrestres et 7% des effectifs totaux de l’armée de terre.
C’est, au total et avant les mesures qui découleront du nouveau Livre blanc, une force de 50 escadrons de combat : 16 escadrons de Leclerc, 21 escadrons de blindés à roues (AMX 10 RC et Sagaie), 7 escadrons d’aide à l’engagement, à vocation antichar (VBL Milan, VAB Hot, etc.) et 6 escadrons d’éclairage et d’investigation (EEI) sur VBL. Il y a onze régiments. 4 sur Leclerc : le 12ème cuirassiers (Olivet), le 501ème régiment de chars de combat (Mourmelon), le 4ème dragons (Carpiagne) et le 1er chasseurs (Verdun). Il y a 7 régiments roues-canon : le 4ème chasseurs (Gap), le 1er hussards para (Tarbes), le RICM (Poitiers), le 1er régiment d’infanterie de marine (Angoulême), le 1er Spahis (Valence), le 1er étranger de cavalerie (Orange) et le 3ème hussards (Metz). On trouve également 6 EEI rattachés directement à leurs brigades. Plusieurs autres unités appartiennent à la famille cavalerie. Deux régiments de renseignement : le 13ème RDP et le 2ème RH. Ainsi que le 2ème Dragons spécialisé dans la défense NBC, deux régiments axés sur la préparation opérationnelle des forces : le 1er Chasseurs d’Afrique, (Canjuers) et le Centac de Mailly (qui conserve les traditions du 5ème Dragons), enfin le centre sportif d’équitation militaire de Fontainebleau, héritier du 8ème Dragons.
En terme d’équipement, la Cavalerie aligne aujourd’hui 254 chars Leclerc, 256 AMX 10RC, 110 ERC Sagaie et 912 VBL.

La cavalerie est-elle une arme très sollicitée ?
Sur nos 50 escadrons, nous en avons actuellement 10 engagés : 7 en opex, 3 dans les forces prépositionnées (2 dans leur métier de cavalier et 1 en structure proterre). Soit 20% du total. Compte tenu des relèves, cela signifie qu’en un an 60% des escadrons sont engagés et sur deux ans, tous le sont !

Et au Mali, par exemple ?
Le ratio entre la cavalerie et l’infanterie est d’environ un pour deux. Nous avons deux escadrons d’AMX 10RC, un escadron d’aide à l’engagement (VAB et VBL) et un état-major tactique. Nos moyens nous permettent d’acquérir du renseignement tactique, de créer la surprise, de reprendre l’initiative face à des menaces inopinées en appliquant des feux précis et puissants, d’aller plus vite et plus loin. Le Mali se prête, par exemple, aux raids blindés. La cavalerie joue un rôle important dans le contrôle de zone, sur de vastes territoires, notamment grâce à nos systèmes embarqués de numérisation de l’espace de bataille.

Quel est l’avenir de vos matériels ?
Nous nous inscrivons dans le cadre du programme Scorpion. La première étape, c’est d’abord l’EBRC (engin blindé de reconnaissance et de combat), le blindé médian qui doit remplacer les AMX 10RC et les Sagaie et la rénovation des Leclerc pour le combat en zone urbaine, c’est aussi l’évolution des SIC et à la marge l’arrivée du VBMR (pour nos véhicules de commandement), successeur du VAB. La seconde étape sera le remplacement des VBL avec l’arrivée du VBAE, le véhicule blindé d’aide à l’engagement.

Quel est le calendrier pour le nouveau char, l’EBRC ?
L’AMX 10 RC est arrivé en 1983, il y a donc trente ans… S’il dure quarante ans, il faut donc penser à un renouvellement à partir du début des années 2020.

"La cavalerie, c'est cinquante escadrons très sollicités"

Lorsqu’on visite des régiments, on est frappé par le peu de blindés qui y sont. Qu’en est-il ?
C’est le résultat de notre politique d’emploi et de gestion du parc (PEGP), qui vise à rationaliser l’emploi de nos moyens et à faire des économies. Nos blindés sont répartis entre quatre parcs différents : le service permanent, dans les régiments, l’entrainement, dans les grands camps, l’alerte à Miramas, et le parc de gestion. Si l’on prend un régiment Leclerc, c’est sur le papier un RC60, c’est-à-dire un régiment de chars à 60 blindés. Mais sur place, on ne trouve que 18 Leclerc, dans le parc de service permanent. Compte tenu de la disponibilité technique opérationnelle, en permanence une douzaine est vraiment disponible pour l’entrainement de base, de niveau peloton. Lorsque le régiment entraine ses escadrons, il le fait dans les camps de Champagne ou de Provence en s’appuyant sur les chars du parc d’entraînement.

Recrutez-vous facilement ?
Oui, nous n’avons aucun problème de recrutement. Nous sommes l’arme qui sort le mieux au niveau des écoles d’officiers et de sous-officiers. L’esprit cavalier et les chars attirent toujours.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:55
Assemblage d’un missile Exocet. Photo MBDA

Assemblage d’un missile Exocet. Photo MBDA

19 mai 2013 Par Olivier Fourt  -Lignes de défense

 

Dans la Chronique Défense de ce dimanche 19 mai, Olivier Fourt nous conduit aujourd’hui dans le centre de la France, à la découverte de l’usine dans laquelle sont fabriqués les célèbres missiles Exocet. Pour la première fois, une radio a été autorisée à effectuer un reportage sur le site de la chaine d’assemblage. Une zone placée sous haute surveillance où ces missiles antinavires très perfectionnés sont l’objet de toutes les attentions.

L’usine ou naissent les missiles « Exocet »
(02:59)
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 16:45
photo Sillinger

photo Sillinger

22 May 2013 by Oscar Nkala/defenceWeb

 

The Libyan Navy has taken delivery of 30 new semi-rigid-hulled inflatable fast patrol boats from French military boat maker Sillinger, the first batch of 50 ordered in January this year.

 

According to the Libya Herald, the Libyan Special Naval Forces showcased seven of the new boats during a high-speed display at the naval harbour in Tripoli on Monday.

 

Naval Special Forces spokesman Colonel Ayoub Qassem said the high-powered boats, which range between 3.5 metres and 12 metres in length, will be used for the navy’s maritime border patrols.

 

He said they will be deployed to various naval bases including one at the port of Ras Ijdar in the west and Al-Burdi in the restive east where they will also be used on coastguard duties, protecting vital installations as well as monitoring illegal sea-borne intrusions and landings within the country’s territorial waters.

 

The order for the 50 rigid-hulled inflatable boats (RHIBS) includes the 1200 RIB UM Inboard, designed for the high seas. Libya is the second customer for this new model.

 

The 1200 RIB UM is one of the largest and most advanced of Sillinger's military offerings and is able to carry up to 25 people. Weapons options include a 7.62 or 5.56 mm gun on each side and a 12.7 mm machinegun on the front. Armour can be retrofitted to the sides of the boat. According to information from Sillinger, the 1200 RIB carries radar and infra-red cameras which make it easier for the boat to navigate rough seas in all types of weather. Powered by two 370 horsepower engines, the 1200 RIB UM Inboard weighs 3 900 kg.

 

Sillinger boats are widely used by French Navy commandos and the French Customs, particularly the 580 RIB UM, a boat designed for open sea surveillance or insertion operations.

 

Qassem said the Libyan Navy, which is still struggling to rebuild its capacities following the revolution which ousted Muammar Gaddafi in October 2011, is shortly expecting delivery of 25 patrol boats from South Korea. He said that Libya’s navy received Dutch-made patrol craft earlier in the year.

 

Meanwhile, Libya recently ordered two Raidco Marine RPB 20 boats, which will be delivered to the Navy on April 26. As part of the deal, Raidco is training 32 Libyan sailors (including four officers) as well as maintenance and other personnel in Lorient, France. They will remain in France for a month before sailing for Libya.

 

The RPB 20 series is 20 metres long, has a top speed of 28 knots (thanks to its double-chine deep-V hull) and can launch a small boat.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:55
Défense : la rigueur rattrape les programmes d'armement

23/05/2013 Michel Cabirol – La Tribune.fr

 

Selon nos informations, le ministère de la Défense pourrait geler environ 400 millions d'euros de crédits de paiements (sur 1,5 milliard d'euros) destinés aux petits programmes d'armement. Ce sont les programmes de l'armée de terre qui seraient visés par la rigueur budgétaire qui s'impose aux armées.

 

Après le Livre blanc, retour aux affaires courantes au ministère de la Défense. Et la rigueur budgétaire est bien là. Elle pèse même sur les budgets équipements de l'armée française. Ce qui n'est pas une surprise tant le budget 2013 est serré, très serré, notamment le programme 146 (Equipement des forces). Selon des sources concordantes, les Autres opérations d'armement (AOA), un jargon budgétaire qui désigne en fait la plupart des petits programmes d'armements des trois armées, feraient l'objet d'un gel de l'ordre de 400 millions d'euros sur un total d'environ 1,5 milliard d'euros en 2013 en crédits de paiements (CP). "C'est la direction générale de l'armement qui a averti l'Etat-major des armées (EMA) qu'elle neutralisait 400 millions d'euros", explique-t-on à La Tribune. A côté de AOA, les budgets des Programmes d'équipements majeurs (PEM) et de la dissuasion s'élèvent respectivement à 5,2 milliards d'euros (CP) et 2,5 milliards en 2013. Au sein du ministère de la Défense, on précise que la décision n'est pas encore prise.

 

L'armée de terre en première ligne

 

La Marine et l'armée de l'air semblent être épargnéespar ce gel. Pourquoi ? Parce qu'elles ont passé des contrats pluriannuels qui rigidifient la dépense. Ce qui n'est pas le cas de l'armée de terre, qui a une multitude de petits contrats. Selon nos informations, près des deux tiers des programmes de l'armée de terre seraient menacés, notamment des programmes de véhicules et des programmes de remplacement de roquettes anti-chars, qui pourraient être des AT4 CS, fabriquées par la société suédoise Bofors.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 15:55
photo .ville-bruz.fr

photo .ville-bruz.fr

22 Mai 2013 par Édouard MARET auprès d’Olivier Lesbre, dirigeant de DGA MI à Bruz.

 

DGA-MI, à Bruz, accueille d'un bon oeil le Livre blanc de la Défense et de la sécurité. L'emploi, dans ce fleuron technologique français, est prospère.

 

Le Livre blanc conforte-t-il les missions de DGA-MI (Direction générale de l'armement - maîtrise de l'information), à Bruz ?

 

Oui, les grandes orientations définies dans le Livre blanc confirment la priorité accordée aux domaines sur lesquels DGA-MI intervient. Je note, d'abord, la volonté de maintenir notre base technologique et industrielle de défense, critique pour notre souveraineté. C'est la mission de la DGA de l'entretenir, et elle s'appuie pour cela sur ses centres d'expertise comme DGA-MI. Ensuite, deux domaines techniques vont bénéficier de moyens nettement accrus : le renseignement et la cyberdéfense. Et ces deux domaines sont au coeur de nos activités.

 

La hausse de vos effectifs profite-t-elle particulièrement au domaine de la cyberdéfense ?

 

Après les transferts d'activités en provenance de Vernon dans les domaines des missiles et de la navigation, c'est maintenant le renforcement de notre compétence nationale dans le domaine de la cyberdéfense qui explique l'essentiel de l'accroissement de nos effectifs. Nous créons, chaque année, plusieurs dizaines de postes d'ingénieurs dans ce domaine : comme l'avait confirmé le ministre lors de son passage à Bruz en septembre dernier, deux cents embauches sont programmées jusqu'en 2017.

 

Aujourd'hui, la totalité des experts employés à Vernon ont-ils quitté ce site pour Bruz ?

 

La totalité des 200 postes d'experts techniques de Vernon a bien été transférée à Bruz. Mais tous les experts de Vernon n'ont pas fait de même : ils sont 80 à avoir suivi leur poste, ce qui est plutôt bien pour un tel mouvement. Les 120 autres postes ont été pourvus par des recrutements directs ou des mobilités professionnelles d'ingénieurs et techniciens qui travaillaient dans d'autres centres. Ces transferts d'activités, effectués entre 2009 et 2012, sont achevés. Au total, l'effectif du site est passé de 950 à 1 250 personnes, et nous avons significativement élargi notre domaine de compétence, en ajoutant les missiles et la navigation à la maîtrise de l'information et à la guerre électronique.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 14:54
Jean-Yves Le Drian jeudi à Moscou

22 mai 2013 Par Europe1.fr (AFP)

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera jeudi à Moscou où il s'entretiendra avec son homologue russe Sergueï Choïgou, avant de participer à une conférence internationale sur le thème de la sécurité de l'Europe, a annoncé mercredi la Défense. Le ministre français doit arriver dans la capitale russe mercredi soir et avoir dès jeudi matin "un entretien politique" avec Sergueï Choïgou, nommé à son poste en novembre 2012 et que M. Le Drian n'a encore jamais rencontré, a-t-on précisé de même source. Jean-Yves Le Drian doit ensuite participer à une conférence internationale organisée par le ministère russe de la Défense sur la sécurité de l'Europe, et prononcer un discours sur ce thème, a-t-on encore indiqué à son ministère.

 

Il fera également la promotion du Livre blanc des armées développant la stratégie de défense de la France pour les années à venir, comme il l'a fait récemment en se déplaçant à Bruxelles, Londres et Washington. Sur le plan politique, Paris reproche régulièrement à Moscou son soutien au régime syrien, et François Hollande a estimé jeudi dernier qu'il fallait convaincre la Russie que "son intérêt est d'en terminer avec Bachar al-Assad". Washington et Moscou ont repris ce mois-ci l'initiative sur le dossier en tombant d'accord sur la nécessité d'une conférence internationale, baptisée "Genève 2", pour permettre un début de dialogue entre représentants de l'opposition et du régime syrien.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:55
Le MQ-9 Reaper en vol – photo US Air Force

Le MQ-9 Reaper en vol – photo US Air Force

22 mai 2013 Aerobuzz.fr

 

A défaut de disposer d’un vrai-savoir faire industriel en la matière, la France va acheter sur étagère entre 2 et 7 drones américains MQ9 Reaper… pour commencer.

 

Il était temps ! Après des années d’errements politico industriels, Paris se résout à acheter des drones vraiment opérationnels.

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, confronté aux lacunes françaises en la matière a décidé, tout comme le Royaume-Uni et l’Italie d’acheter outre Atlantique entre 2 et 7 drones américains MQ9 Reaper.

 

Ces appareils signés General Atomics sont le bras armé des Etats-Unis, CIA et US Air force en Afghanistan et dans d’autres régions du monde. Perchés entre 5.000 et 15.000 mètres d’altitude, pilotés par satellite depuis les USA, ils scrutent pendant de longues journées, jusque 27 heures, leur secteur de patrouille à l’affut de cibles d’intérêt. Ce drone représente la manière américaine de « terroriser les terroristes ».

 

Ils disposent pour cela de capteurs optroniques très performants et de missiles Hellfire ou de bombes guidées Paveway sous leur voilure. Il n’est pas confirmé que les engins destinés à Paris seront armés, il n’empêche les performances de ces engins en termes de capacités de surveillance, de détection, de transmission de données feront des merveilles par rapport au vide existant.

 

Le drone Reaper est piloté à distance par satellite tout comme un avion depuis un cockpit virtuel. Un opérateur assure le pilotage du véhicule et un autre, la gestion de la charge utile et des armements. D’une envergure de 20 mètres pour une masse à vide de 2,2 tonnes, cet engin à voilure droite, peut croiser à plus de 300 km/h pendant plus de 24 heures en toute impunité. Dans ses flancs, des moyens de communication et de navigation dernier cri et des capteurs de haute technologie. Il est propulsé par une turbine Honeywell TPE 331 de 900 cv environ.

 

On estime qu’un système de drones avec ses servitudes et ses stations sol coute aux alentours de 60 M$, autant dire une peccadille par rapport aux 120 M$ d’un JSF.

 

Bien sûr cet engin n’est pas parfait, il ne peut pas à ce jour s’intégrer dans l’espace aérien européen pour cause de lacune en termes de réglementation. Une lacune qui vient de causer l’arrêt pur et simple du programme Eurohawk en Allemagne.

Le MQ-9 est plus grand et plus lourdement armé que le MQ-1 Predator – photo US Air Force

Le MQ-9 est plus grand et plus lourdement armé que le MQ-1 Predator – photo US Air Force

Cette décision lucide du ministre de la défense français met en lumière l’incapacité européenne à mettre sur pied une politique intelligente en matière de drones. Ce ne sont pourtant pas les champions qui manquent.

 

Force est de reconnaître que l’Europe est dans une situation paradoxale avec d’un côté des savoir faire uniques en matière de défense, des ingénieurs aéronautiques de renom qui ont mis au point de véritables étendards nommés Rafale ou encore Typhoon mais qui sont incapables de réaliser un équivalent du « Predator » sans assistance extérieure.

 

En matière de drones, le vieux continent est plus que jamais divisé avec d’un côté un EADS (Allemagne ou France ? ) qui veut tout faire mais n’a rien prouvé de sérieux et de l’autre, des rivaux tels que Finmeccanica, BAE, Thalès et autre Dassault qui veulent prendre pied sur un marché crucial en devenir. Tout reste à faire, créer, des drones de tous types, des micro drones de la taille d’une libellule aux géants de la taille d’un Airbus, tout est possible et utile, les USA l’ont prouvé depuis des années ! Il faut aussi une législation pour leur circulation dans l’espace aérien, développer des capteurs, des liaisons de données, les munitions légères qui vont avec des vecteurs endurants et fiables aussi, et des charges utiles.

 

Il faut promouvoir l’essor des drones car ces engins, véritables aides de camp des engins pilotés sont source d’économie et de sécurité. Ainsi imaginez un Canadair qui ne décollerait que pour opérer sur un feu de forêt bien localisé, un hélicoptère dronisé qui pourrait traiter un accident nucléaire, une zone de pêche surveillée en permanence pour assurer la protection des pêcheurs… Le domaine des engins sans pilote est… sans limites ! Enfin il ne faut pas oublier de développer une législation adaptée pour encadrer l’usage de ces appareils qui peuvent être intrusifs et mortels.

 

Le champ des possibles est encore ouvert. Il faut s’y mettre maintenant car il n’y aura pas de session de rattrapage ; passé 2030, nous serons totalement dépendants de l’extérieur, nous aurons alors raté le coche des avions sans pilote.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:55
photo EMA

photo EMA

21 Mai 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Le général Grégoire de Saint-Quentin, 52 ans, sera probablement le prochain patron du Commandement des opérations spéciales, sans doute à l'été. Le général de Saint-Quentin commande actuellement l'opération Serval au Mali. A la tête des Eléments français au Sénégal (EFS) depuis 2011, c'est à ce titre qu'il a pris la responsabilité d'une opération au cours de laquelle les forces spéciales ont joué un rôle de premier plan. (On pourra lire ici l'interview qu'il a donné à Fréderic Pons de Valeurs actuelles)

 

Saint-Quentin les connait bien : il a notamment commandé le 1er RPIMa (2004-06) et servi au COS. "Para-colo", le "grand Saint-Quentin" comme on le surnomme dans les armées, a également servi au Rwanda, en 1994, au moment du déclenchement du génocide.

 

Sauf coup de théâtre, il devrait donc prendre les rênes du COS à la suite du général Christophe Gomart, même si le nom d'un autre officier de l'armée de terre circule également, Hugues Delort-Laval.

 

Le prochain G-COS (général commandant le COS) aura le rare privilège dans les armées de voir ses effectifs augmenter. Le Livre blanc prévoit en effet un effort en faveur des forces spéciales. Cela ne devrait pas se traduire par l'arrivée d'un régiment supplémentaire au sein du COS, comme certains l'espéraient, mais par un renforcement des moyens de commandement (état-major) et de soutien, afin de pouvoir mieux "durer" sur le terrain ou dans les centres de décision. "Nous avons assez de commandos, mais pas assez de spécialistes" assure-t-on dans les forces spéciales. Un effort en faveur des moyens aériens (hélicoptères et avions) est également attendu. La question des rapports avec le Service Action de la DGSE continuera de se poser. 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:45
After crushing Mali Islamists, France pushes deal with Tuaregs

21 May 2013 defenceWeb (Reuters)

 

After winning adulation across Mali for a five month military offensive that crushed al Qaeda fighters, France is now frustrating some of its allies by pushing for a political settlement with a separate group of Tuareg rebels.

 

A standoff over how to restore Malian government authority to Kidal, the last town in the desert north yet to be brought under central control, is sowing resentment with Paris and could delay planned elections to restore democracy after a coup.

 

Mali's army has moved troops towards Kidal, a stronghold of the MNLA Tuareg separatists, but missed a self-imposed deadline this week to retake the Saharan town. France, which has its own forces camped outside, does not want Malian troops to march on the town, fearing ethnic bloodshed if it is taken by force, Reuters reports.

 

"Paris blocks army at the gates of Kidal," read a headline in Le Matin, a weekly in Mali's capital Bamako.

 

Elections are planned for July in Mali to finally restore normalcy after a chaotic 18 months that saw Tuaregs launch a revolt, the military carry out a coup, al Qaeda-linked Islamists seize the north and 4,000 French troops arrive to dislodge them.

 

Many in government and on the streets of Bamako blame the January 2012 uprising by the Tuareg MNLA for unleashing the other calamities that nearly dissolved the country. Nationalists now want the army to march into Kidal to disarm the rebels.

 

France is instead backing secretive talks being held in neighboring Burkina Faso, designed to allow the July elections to take place, while urging Bamako to address Tuaregs' long-standing demands for autonomy for their desert homeland.

 

Clashes between Arabs and Tuaregs have shown that ethnic tension remains high.

 

GOODWILL FRAYING

 

The former colonial power, France won enthusiastic public support across Mali for its decision to send troops in January to crush the al Qaeda-linked fighters. French flags still flutter in parts of the dusty riverside capital, and President Francois Hollande was cheered as a liberator by huge crowds when he visited in February.

 

But goodwill is giving way to frustrations over Kidal, with many Malians questioning why France would not boldly confront the MNLA as it had done the coalition of al Qaeda-linked rebels.

 

Within the army, whose morale evaporated in a string of defeats last year, anger simmers over foreign interference.

 

"Our men are ready but we have not received the orders to enter the town. It is a political decision," said a senior Malian officer, who asked not to be named.

 

Mali's interim President Dioncounda Traore, whom Paris has defended from military pressure, voiced support for dialogue with the MNLA on Friday in Paris ahead of a meeting with Hollande. He said plans for decentralization should satisfy the MNLA's demands.

 

But many in Mali, particularly those close to the army, are hostile towards dialogue. The official Twitter feed for Mali's presidency refers to the MNLA as terrorists.

 

Hollande rejects that label, saying the MNLA fought alongside French and African forces against the Islamists, providing intelligence on Islamists' positions.

 

"We have said we will are willing to aid the return of Malian civilian administration to Kidal to organize elections," Hollande said this week, appearing to rule out a military alternative. "We want a political dialogue, and I think that will happen."

 

"KIDAL WILL VOTE"

 

The MNLA stole back into Kidal after France's air and ground assault scattered the Islamists. The town has since been under awkward joint occupation by the MNLA with French troops and, for a time, their Chadian allies.

 

Defence Minister Yamoussa Camara promised parliament this month that Mali's forces would be in the town by May 15. Residents in northern Mali have reported movement towards Kidal for weeks, but the force has yet to arrive.

 

The Kidal region is home to just 0.5 percent of Mali's population - by far its least populated area - but the authorities say the national vote cannot take place without it.

 

"Kidal will vote like the rest of the country ... That's what Malians want," said Gamer Dicko, spokesman for the territorial administration ministry, tasked with organizing elections. "Not holding an election there would be a de facto split of the country."

 

Diplomats say talks are quietly underway in Burkina Faso to find a way of allowing the elections to proceed in Kidal, as a stepping stone to political talks with the MNLA and other armed groups once a permanent, elected government is in place.

 

"It is about finding a gentleman's agreement so the elections can take place in Kidal," a West African diplomat said, asking not to be named. "The transitional government will not find a definitive solution to the problem."

 

President Traore has named a former minister, Tiebile Drame, as special envoy to coordinate talks with northern groups.

 

Traore wrote in a letter to U.N. Secretary-General Ban Ki-moon that Drame had been named so that "Mali can keep control of the process", an apparent sign of frustration with the role played by a panoply of U.N. and African mediators.

 

Another diplomat said recent discussions in Bamako had revealed divisions between the Western position that more regional autonomy was needed to resolve the conflict and African nations' support for a tougher line on the rebels.

 

"African nations didn't criticize France directly but they were very critical of the MNLA," said the source.

 

Part of the difficulty of talks with the Tuaregs, diplomats say, is the divisions within their armed groups. The MNLA alone has 21 representatives on its negotiating commission.

 

A spokesman for the MNLA in Paris confirmed that contacts had been made with the Malian government through Burkina Faso mediators, but he said they were not official talks. He would not comment on the conditions needed for elections to go ahead.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 11:20
Drones. Dans l’urgence, la France va acheter Américain

22 mai 2013 Philippe CHAPLEAU.- Ouest France

 

Dimanche, lors d’un déplacement aux Etats-Unis, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a confirmé que la France envisageait d’acheter deux drones de surveillance aux Américains ou aux Israéliens.

 

Sur la base aérienne de Cognac (Charente-Maritime), les drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de l’escadron 01.33 Belfort restent discrets. Il faut préciser que deux drones Harfang sont déployés au Mali, qu’un troisième est utilisé pour la formation des équipages et que le dernier est plus ou moins cannibalisé pour permettre à ses trois frères de voler.

photo  Armee de l Air

photo Armee de l Air

Remplacer les Harfang vieillissants

 

Ces plate-formes, conçues dans les années 1990 et achetées aux Israéliens, sont vieillissantes et peu puissantes. « Imaginez que l’on fasse marcher une moto de grosse cylindrée avec un moteur de mobylette », explique Bertrand Slaski, un très bon connaisseur français du monde des drones et analyste à la CEIS.

 

« En plus, les capteurs de nos Harfang ne sont plus très performants. Les opérations en Afghanistan et surtout en Libye ont démontré le besoin d’équiper l’armée de l’air avec des drones récents et équipés de capteurs de haute définition. Désormais, il y a urgence puisqu’il n’existe aucun drone français ou européen opérationnel ».

 

Des besoins au Mali

 

Jean-Yves Le Drian est donc allé faire ses emplettes à l’étranger et va acheter sur étagère deux drones, probablement américains. Des Reaper construits par General Atomics et qui pourraient être prélevés sur les stocks de l’US Air Force en vue d’un déploiement express au Sahel (peut-être à Niamey, aux côtés des drones US basés au Niger depuis février).

 

L’absence de drones a été particulièrement dramatique au Mali. La Direction du renseignement militaire pouvait compter sur deux Harfang et sur quelques Atlantique de la marine ; elle a dû louer les services et les appareils d’une société privée luxembourgeoise dont les Cessna ont été basés à Gao et ont effectué des missions de surveillance et de renseignement au-dessus du nord et de l’est du Mali pour y repérer les mouvements des djihadistes.

 

« Recourir à ces avions équipés de capteurs efficaces constitue une solution pratique : on achète des services qui sont disponibles immédiatement », reconnaît Bertrand Slaski. « Mais ce n’est pas la logique première des industriels qui ont toujours espéré le lancement d’un grand programme européen de drones de surveillance pour bâtir une véritable filière dans ce domaine ».

 

L'Europe à la traîne financièrement

 

Programmes, projets, démonstrateurs : les idées ne manquent pas, à la différence des financements ! Les Britanniques ne disposent d’aucune marge budgétaire et sont déjà équipés en Reaper. Les Allemands viennent d’abandonner le drone Euro Hawk (version européenne du drone US Global Hawk) : 500 millions d’euros pour rien !

 

« Qui sont les Européens qui pourraient s’engager à acheter un drone européen ? Les Polonais peut-être ou les Turcs qui se résignent à acheter israélien. Et la France qui veut se doter de 12 drones MALE, selon le Livre blanc ».

 

Mais si aucun constructeur européen ne s’engage à développer sur fonds propres un tel appareil, la France, sans le sou, risque, à terme, et après avoir goûté aux Reaper à continuer ses achats sur les étagères américaines.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 10:55
photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

20 Mai 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Le Congrès des Etats-Unis doit encore donner son feu vert.


Sauf refus du Congrès américain - qui reste possible - la France devrait acquérir deux drones Reaper, avant la fin de l'année, ainsi qu'une station-sol pour les mettre en oeuvre. Ces engins, fabriqués par General Atomics, devaient initialement être livrés à l'US Air Force, mais le Pentagone a accepté qu'ils soient prélevés sur la ligne de production en cours, ce qui accélère la décision de plusieurs années. C'est une décision du secrétaire à la Défense Chuck Hagel, qui a rencontré son homologue français Jean-Yves le Drian vendredi 17 mai à Washington. Il s'agit donc d'appareils neufs et non de matériels d'occasion.

Ces deux Reaper (Predator 2) resteront des appareils très américains, aussi bien en ce qui concerne les capteurs optiques que les transmissions. La charge utile de ces engins ne sera pas "francisée" : ils seront, en quelque sorte, des drones américains mis en oeuvre par des militaires français... aux conditions américaines. Ainsi, ils ne pourront pas être déployés sur le territoire national et resteront donc dans la zone du Sahel, sans doute à Niamey (Niger), sinon à N'Djaména (Tchad).

Il s'agit d'appareils de surveillance et, en aucun cas, de drones armés capables de délivrer des munitions. Paris a, pour l'instant, renoncer à mettre en oeuvre des drones armés comme nous l'indiquions récemment.

L'opération Serval au Mali a montré le besoin criant de drone Male (Moyenne altitude longue endurance), dont l'armée de l'air ne possède que quatre exemplaires, des Harfang relativement peu puissant et en fin de potentiel. Deux d'entre eux ont été déployés à Niamey d'où ils ont rendus des services appréciables, mais malgré tout limités. Volant plus bas que le Reaper, le Harfang peut ainsi être parfois entendu depuis le sol dans ces zones désertiques et silencieuses. Ses capteurs optiques sont en voie d'obsolescence, même si son système de transmissions par satellite donne toute satisfaction.

Pour soutenir l'opération Serval, l'US Air Force a engagé une poignée de drone Male non-armés, Predator et Reaper, à Niamey. Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a pu visiter le détachement américain lors de sa visite sur place le 26 avril. Il a ainsi pu mesurer de visu la différence entre les capacités d'un Harfang et d'un Reaper.

L'achat de deux Reaper est-il le prélude d'un contrat plus important avec General Atomics ? Le Livre blanc de la défense, récemment adopté, prévoit en effet l'acquisition par la France de douze "drones de surveillance de théâtre" d'ici à 2019. Faute de solutions nationales et européennes à court terme, le ministre de la Défense confirme que les discussions se poursuivent avec les deux seuls pays producteurs de Male : les Etats-Unis et Israel. Des lettres officielles ont été envoyées par la DGA aux deux fournisseurs potentiels.

Les discussions portent sur la francisation des charges utiles (capteurs optiques et électromagnétiques, systèmes de communications par satellite) : fidèle à sa doctrine d'autonomie stratégique, la France veut garder la maitrise de ces appareils - qu'elle n'aura guère avec les deux premiers Reaper.
Ce n'est pas simple. Les Américains sont en général très réticents à ouvrir les "black boxes" de leurs systèmes ou à permettre, par exemple, à des appareils de fabrication américaine de tirer des munitions européennes... Quant aux drones israéliens, ils ne disposent pas de communication par satellites, ce dont l'armée de l'air a impérativement besoin.

Les militaires français ne cachent pas leur préférence pour la solution américaine. "Le Reaper est le meilleur", nous confie un général d'aviation. "A court terme, l'armée de l'air veut acheter américain" écrivions nous sur ce blog en septembre dernier.

Les discussions vont donc se poursuivre, avec un moindre degré d'urgence, puisque les besoins sahéliens seront satisfaits. Paris espère monter un "club d'utilisateurs" européens de drone Male, associant la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie. Il s'agirait d'être en position de force, notamment face aux Etats-Unis. Mais l'expérience montre qu'en la matière, il y a loin de la coupe aux lèvres...

Le paysage européen en matière de drone est consternant. En France, comme chez nos grands voisins, tout semble s'être ligué pour en arriver à ce que le seul choix possible soit d'acheter sur étagères, faute de solutions nationales. Les responsabilités sont partagées : militaires, politiques, industriels, personne n'a su y faire depuis... 20 ans !

Le récent abandon de l'Euro Hawk par l'Allemagne en est un exemple. Il s'agissait d'une version européanisée (par EADS Cassidian) du Global Hawk de Northrop Grumman, un engin très puissant (14 tonnes, contre 4 pour le Reaper). Après avoir dépensé plusieurs centaines de millions d'euros, Berlin renonce expliquant que l'Euro Hawk ne pourrait pas s'intégrer dans la circulation aérienne ! Sacrée "découverte" sur laquelle nous reviendrons rapidement sur ce blog.

En matière de drones tactiques (mis en oeuvre par l'armée de terre), les choses semblent s'éclaircir avec 'accord franco-britannique sur le Watchkeeper, un appareil de conception israélienne. A plus long terme, la perspective d'un drone de combat européen existe également : Dassault, avec plusieurs autres industriels européens, a fait voler son nEUROn en décembre dernier.

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 07:55
photo German Army

photo German Army

22/05/2013 Michel Cabirolr - La Tribune.fr

 

La filiale hélicoptériste d'EADS va racheter à l'Allemagne 11 Tigre qu'elle lui avait vendus dans le cadre d'un accord signé mi-mars. Berlin souhaitait réduire ses commandes d'hélicoptères. Une idée qui fait également son chemin dans la tête du ministère de la Défense français.

 

On en sait un peu plus sur l'accord qui a été signé entre l'Allemagne et Eurocopter en mars dernier . Le 15 mars, le ministère allemand de la Défense avait simplement annoncé avoir trouvé un accord avec EADS afin de réduire ses commandes d'hélicoptères Tigre et NH90, comme il le souhaitait depuis plusieurs mois. Initialement, l'Allemagne avait commandé 122 hélicoptères de transport NH90 et 80 Tigre, produits par Eurocopter (groupe EADS). En vertu du "protocole d'accord" signé, les commandes de NH90 ont été ramenées à 82 unités tandis que celles de Tigre ne comprennent plus que 57 appareils.

 

"Désormais, en ce qui concerne l'ajustement du nombre des appareils, nous sommes parvenus à un accord constructif", avait expliqué alors le ministère de la défense allemand. Au salon aéronautique de Farnborough, en Grande-Bretagne, en juillet 2012, le PDG d'Eurocopter, Lutz Bertling, avait déclaré qu'il espérait pouvoir maintenir des commandes d'au moins 60 Tigre et n'avait pas alors fait de prévisions pour le NH90. Cet accord doit être encore validé par l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (Occar), qui gère le Tigre, avec l'accord des deux autres partenaires du programme (France, Espagne) ainsi que par la Nahema, qui s'occupe du NH90, avec là aussi le feu vert des autres partenaires (France, Italie, Pays-Bas).

Défense : pourquoi Eurocopter rachète 11 Tigre à l'Allemagne

L'Allemagne s'offre 18 NH90 naval

 

Eurocopter est-il perdant ? Au regard de ce qu'ont officiellement communiqué les deux parties, plutôt. Mais à y regarder de plus près, la filiale hélicoptériste d'EADS a semble-t-il limité les dégâts. "Nous avons signé un accord à budget constant", assure-t-on chez Eurocopter. Car l'Allemagne, si elle a réduit sa commande de 40 NH90 TTH (terrestre), elle a en parallèle acheté 18 NH90 navals (NFH) beaucoup plus chers. Ce qui réjouit Eurocopter. Et pour cause. Selon un rapport du ministère de la Défense, le prix unitaire pour un appareil de combat NFH est de l'ordre de 30,5 millions d'euros (au coût des facteurs de janvier 2001), contre 18,6 millions d'euros pour un TTH, basé sur une commande totale de 595 appareils par les Etats coopérants. Soit une nouvelle commande de l'ordre de 550 millions d'euros si on considère qu'Eurocopter a vendu des NFH de combat (contre une perte de près de 750 millions d'euros pour les TTH non livrés). A cela s'ajoute des prestations de support, de logistique, de training et des services, qui permettent à Eurocopter de ne pas perdre du chiffre d'affaires.

 

S'agissant du Tigre, Eurocopter s'est engagé à racheter 11 appareils déjà livrés, pour réduire la commande de 80 à 57 machines. La France a quant à elle passé une commande de 80 Tigre.

 

La France va-t-elle réduire ses commandes ?

 

Comme dans tout programme, le partage industriel s'effectue en fonction du niveau des commandes des pays membres du programme. Or, l'Allemagne avait prévu une cible très importante pour après (bien après) réduire sa commande une fois le partage industriel réalisé. C'est vrai pour l'A400M, et aujourd'hui le Tigre et le NH90. Le programme NH90, qui a coûté 5,8 milliards d'euros (développement et production), a appliqué  le principe du juste retour qui conduit à répartir l'activité industrielle initiale entre les Etats membres au prorata de leur participation financière au développement. Pour la production, la répartition se fait selon une formule qui tient compte de la part du développement et du nombre d'hélicoptères commandés. Ainsi, certains éléments de fabrication ont dû être transférés de l'industrie française à Eurocopter Deutschland et à AgustaWestland.

Défense : pourquoi Eurocopter rachète 11 Tigre à l'Allemagne

Pour autant, que va faire la France, qui fait lanterner depuis des semaines Eurocopter sur une commande de 34 NH90 attendue (ou pas) fin mai. Au total, Paris souhaitait acquérir 133 appareils dans le cadre de la précédente loi de programmation militaire. En outre, la France s'interroge - et ce d'autant que l'Allemagne l'a déjà fait - sur une possible réduction de sa commande de Tigre, aujourd'hui acheté à 80 exemplaires (contre une cible initiale de 215, puis 180 et 120). La réduction de la commande d'hélicoptères allemande (Tigre, NH90) chemine dans les esprits du ministère de la Défense français. D'autant que l'annonce de Berlin n'a pas fait grincer les dents à Paris.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:55
Discours de M. Le Drian devant la Carnegie Endowment for International Peace à Washington, vendredi 17 mai 2013

 

 

17/05/2013 Discours de M. Le Drian devant la Carnegie Endowment for International Peace

 

Mesdames et Messieurs,

 

Chers amis,

 

Permettez-moi tout d’abord de dire le plaisir et l’honneur que je ressens d’être aujourd’hui l’invité de la Carnegie et du CSIS. L'influence de vos institutions sur la scène internationale a toujours suscité admiration et envie en France. Je n’en mesure que davantage le degré d’attente et d’exigence de votre assemblée. Au moment même où nos alliés américains s’inquiètent du peu d’intérêt des Européens pour leur défense, je souhaite saisir l’opportunité de cette tribune pour évoquer avec vous nos choix et nos ambitions en matière de défense, ainsi que trois dossiers sur lesquels cette nouvelle politique de défense française trouve à s’incarner, et pour lesquels le partenariat franco-américain me paraît plus essentiel que jamais : le Mali, la Syrie et l’Iran.

 

[Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2013]

 

Je m’adresse à vous alors que viennent de se conclure les travaux de notre nouveau livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. C’est désormais pour la France un exercice régulier, initié en 1972, afin d’adapter sa politique de défense et de sécurité à l’état du monde. Le dernier livre blanc datait de 2008. Un réexamen s’imposait pour définir un nouveau projet : les évolutions de notre environnement stratégique, autant que les tensions qui pesaient sur le modèle d’armée défini en 2008, rendaient nécessaire un exercice de vérité et d’ambitions renouvelées.

 

L’enjeu était politique, car il fallait concilier deux impératifs de souveraineté : notre souveraineté budgétaire, alors que la crise financière a fragilisé nos finances publiques et impose une maîtrise sévère des dépenses publiques à laquelle personne n’échappe, pas même les Etats-Unis ; et la souveraineté de notre autonomie stratégique, alors que le niveau d’incertitude et de menaces n’a pas faibli depuis 2008. Nous devions préserver et pérenniser un outil de défense qui pouvait être menacé, pour continuer d’avoir des Armées performantes, toujours adaptées aux enjeux de sécurité comme aux responsabilités internationales de la France. Ce défi, nous l’avons relevé, et je voudrais vous en convaincre en faisant quatre remarques.

 

a) Nous avons voulu actualiser notre analyse des menaces de façon réaliste et sans complaisance, dans un contexte marqué pour nous par plusieurs grandes évolutions depuis 2008. J’en citerai trois en particulier : la crise des dettes souveraines et les crises financières ; la réorientation des politiques de défense américaines ; les changements au sein du monde arabe, qui est entré dans une nouvelle phase, porteuse d’espoirs mais aussi – hélas –, à court terme, de risques et de tragédies comme nous le rappelle tous les jours le théâtre syrien et, dans une moindre mesure, la Libye. 

Nous avons fondé notre analyse du contexte stratégique à l’horizon des 10 prochaines années sur trois phénomènes.

- Ce que nous appelons les menaces de la force restent pleinement présentes et le risque de résurgence de conflits entre Etats demeure plausible à l’horizon 2025. Quelques facteurs simplement pour étayer ce constat : les budgets asiatiques de défense ne cessent de croître ; certains Etats poursuivent des politiques de puissance, comme la Russie ou la Chine ; les risques de déstabilisation régionale au Moyen Orient demeurent dans un contexte de prolifération ; les attaques informatiques émanant d’Etats se multiplient.

- Les risques de la faiblesse, liés à la défaillance de certains Etats qui ne peuvent plus exercer leurs responsabilités, deviennent un phénomène stratégique d’une ampleur nouvelle, comme nous l’avons constaté au Sahel.

- Enfin, des menaces et des risques continuent d’être amplifiés par la mondialisation : terrorisme,  prolifération nucléaire, développement du crime organisé ou menaces pesant sur les « global commons » que sont le cyber, l’espace ou les espaces maritimes.

Le constat que nous faisions en 2008, dans notre dernier livre blanc, d’un monde toujours plus complexe et plus imprévisible, s’est vérifié. Les menaces ne diminuent pas, le risque de surprise stratégique non plus.

 

b) Cette situation ne nous prend pas par surprise ou par défaut. L’histoire de la France, comme celle des Etats-Unis, n’a jamais cessé d’être mêlée à celle du monde. Plus que jamais, la France entend agir en concertation étroite avec ses partenaires européens comme avec ses alliés. Mais elle entend aussi garder une capacité d’initiative propre, cette capacité qui l’a fait intervenir seule sur le terrain, au Mali, afin de prévenir l’irréparable.

Le livre blanc qui sera publié dans sa version anglaise dans les jours à venir, met l’accent sur une définition claire des trois priorités de notre stratégie de défense : la protection de la France et des Français, la dissuasion nucléaire, et l’intervention extérieure. Ces priorités ne sont pas dissociables comme l’a rappelé avec force le Président de la République. Elles se renforcent mutuellement.

La protection du territoire et de la population reste première dans notre stratégie, mais elle ne saurait être assurée sans la capacité de dissuasion et d’intervention. Nous devons veiller à protéger nos compatriotes, y compris face aux risques de la cybermenace. Dans ce dernier domaine, un effort significatif sera conduit pour développer nos capacités à détecter les attaques, à en déterminer l’origine, à organiser la résilience de la Nation et à y répondre, y compris par la lutte informatique offensive. C’est là une orientation majeure du Livre blanc de 2013, qui tire toutes les conséquences de ce qui est, pour nous, une nouvelle donne stratégique.

La dissuasion, quant à elle, continue de demeurer la garantie ultime de la sécurité, de la protection et de l’indépendance de la Nation. Elle nous protège de toute agression ou menaces d’agression contre nos intérêts vitaux, d’où qu’elle vienne et qu’elle qu’en soit la forme. Elle écarte toute menace de chantage qui paralyserait notre liberté d’appréciation, de décision et d’action. Tout en veillant à maintenir le niveau de stricte suffisance, constante de notre politique en la matière, nous maintiendrons nos deux composantes, toutes les deux d’ores et déjà confortées par notre programme de simulation.

L’intervention des forces à l’extérieur du territoire national, enfin, confère à la sécurité de la France la profondeur stratégique qui lui est indispensable, bien au-delà de son territoire. Elle conforte par là même la crédibilité de la dissuasion et assure la protection de nos intérêts de sécurité dans le monde. Laissez-moi rappeler que nous n’entendons pas laisser le moindre doute sur notre volonté et notre capacité d’agir, conformément à nos intérêts, dans le respect du droit international.

L’intervention extérieure de nos forces s’inscrit dans un triple objectif : assurer la protection de nos ressortissants à l’étranger, défendre nos intérêts stratégiques, comme ceux de nos partenaires et alliés, et exercer nos responsabilités internationales.

Dans cette logique, la France entend disposer des capacités militaires lui permettant de s’engager dans les zones prioritaires pour sa défense et sa sécurité : la périphérie européenne, le bassin méditerranéen, une partie de l’Afrique – du Sahel à l’Afrique équatoriale -, le Golfe arabo-persique et l’Océan indien. Ces capacités doivent également lui permettre d’apporter sa contribution à la paix et à la sécurité internationales dans d’autres parties du monde et ici, je pense notamment à l’Asie.

 

c) Le livre blanc 2013 a pris en compte l’évolution de nos moyens de défense dans la contrainte budgétaire forte que nous connaissons. La stratégie de défense et de sécurité nationale doit en effet, en 2013, résoudre une contradiction délicate : un niveau de risque et de menaces au moins équivalant à celui qui prévalait en 2008 et des ressources que l’impératif de redressement de nos finances publiques contraint de façon beaucoup plus radicale aujourd’hui. Pour résoudre cette difficulté, trois orientations majeures ont été décidées :

• tout d’abord, le maintien d’un effort de défense significatif :  179,2 milliards d’euros 2013 seront consacrés à la défense entre 2014 et 2019 et 364 milliards entre 2014 et 2025. Le budget de la France restera le deuxième budget militaire de l’Union européenne et devrait représenter, en moyenne, près de 1,8 % du PIB, en normes OTAN d’ici 2020.

• Seconde priorité : la prise en compte de l’impératif industrielqui se traduira par une priorité continue sur la décennie à venir en faveur des dépenses de recherche et de développement, le développement de la base industrielle technologique et de défense européenne ainsi qu’un effort d’équipement de nos forces à l’horizon 2025 ; cet effort d’équipement permettra leur modernisation, à un rythme certes plus lent que ce qui était prévu par la programmation précédente, mais en assurant le renouvellement de toutes les capacités critiques indispensables à nos armées et en respectant les priorités clairement établies en faveur des capacités de dissuasion, de renseignement et de projection de puissance ; car il n’y a pas d’effort de défense dans la durée, et donc de partage de cet effort, sans base industrielle nationale et européenne, nos amis américains doivent toujours le garder en tête. 

• Le livre blanc définit enfin une nouvelle stratégie militaire et un nouveau modèle d’armée qui soit plus efficient, pour faire face aux menaces et aux risques les plus prévisibles ; ce modèle d’armée vise à tirer le meilleur parti de nos capacités militaires, en appliquant quatre principes :

un principe d’autonomie stratégique, pour préserver la capacité de la France à prendre les initiatives nécessaires comme à peser dans les coalitions ;

un principe de cohérence avec la diversité des engagements possibles de nos forces dans divers types de conflits et de crises, y compris de coercition et d’entrée en premier sur un théâtre de guerre ;

un principe de différenciation qui consiste à équiper et entraîner les différentes forces en fonction des exigences propres de leur mission, en concentrant les moyens les plus onéreux là où ils sont indispensables ;

et un principe de mutualisation pour les capacités rares et critiques pouvant être utilisées dans différentes missions (dissuasion, protection ou intervention) ou partagées avec nos principaux partenaires européens (transport, ravitaillement en vol…) ou encore entre services de renseignement.

Sur cette base, les nouveaux contrats opérationnels, au-delà des besoins nécessaires à la protection permanente du territoire, prévoient pour les missions de stabilisation et de gestion des crises internationales, l’engagement d’un total de 7000 hommes, relevables, répartis sur trois théâtres et des unités navales et aériennes. Pour les opérations de coercition majeures, nos armées conserveront la capacité d’entrée en premier dans une opération de coercition majeure impliquant des forces spéciales, deux brigades inter-armes représentant environ 15000 hommes des forces terrestres, 45 avions de combat et un groupe aéronaval.

Ces choix ont des conséquences en termes de nombre ou d’ambition en matière de distance de projection. Mais ils permettent aujourd’hui de marquer notre volonté en faveur de capacités autonomes, bien équipées, bien renseignées. Ces forces devront être en mesure d’avoir un impact décisif dans les zones où les menaces sur nos intérêts et ceux de nos partenaires et alliés sont les plus grandes. Elles démontreront que la France est prête à assumer ses responsabilités comme elle l’a fait en Libye au premier jour et plus encore au Mali, afin de détruire la menace terroriste qui pesait sur le continent africain et au-delà sur notre sécurité à tous.

Le modèle d’armée qui découle de ces contrats opérationnels n’est pas un modèle d’attente ou en retrait. Au contraire, il est tourné vers l’avenir. Il repose sur une stratégie militaire renouvelée. Il incorpore des champs stratégiques nouveaux, comme la cyberdéfense. Il prévoit le renforcement des capacités des forces spéciales. Il fait du renseignement une priorité claire. Il prévoit des investissements dans le domaine spatial mais également le rattrapage en la matière des retards de nos armées, dans des domaines aussi essentiels que les drones ou le ravitaillement en vol.

Certes, le rythme de renouvellement de nos matériels sera ralenti par rapport aux prévisions de 2008 en raison des crises économiques et financières intervenues depuis cette date, mais le Président de la République a tenu à faire de notre politique industrielle une priorité majeure dans la période qui s’ouvre. Nous maintenons donc un volume de crédits significatifs pour les programmes d’armement. Dans le même esprit, nous veillons au maintien de notre effort en matière de recherche, qui est crucial pour l’avenir, comme chacun ici le sait.

 

d) Le livre blanc de 2013 ne manque pas de rappeler l’engagement historique de la France avec ses partenaires européens dans une même communauté de destin. La construction européenne est plus que jamais, malgré ses lenteurs, un axe important de notre stratégie. C’est un enjeu fort pour les opérations, comme vous le voyez aujourd’hui avec le Mali, de même que pour la mutualisation de nos capacités, comme nous entendons le faire dans le domaine du ravitaillement en vol, du transport aérien, des drones ou de l’espace. Il y a là des champs importants de coopérations futures car nous avons tout à gagner des interdépendances librement consenties. 

Il ne s’agit pas de rechercher une quelconque relance idéologique de l’Europe de la Défense, mais au contraire de proposer à nos partenaires une démarche pragmatique fondée sur des projets concrets, capacitaires, opérationnels et industriels, une démarche politique et un souci d’optimisation de nos ressources.

Cet engagement va de pair avec notre engagement dans l’OTAN, qui est notre Alliance. Le livre blanc 2013 tire toutes les conséquences de la mission confiée à Hubert Védrine par le Président de la République. La France continuera à jouer dans l’Alliance le rôle actif qui est le sien, de façon volontariste et décomplexée, par sa contribution à la doctrine, à la planification comme aux opérations, mais aussi par la vision réformatrice exigeante qui est la sienne du rôle et des structures de cette alliance militaire fondamentale.

Dans cet environnement stratégique en mutation, la France, je le redis avec force, préservera son ambition sur la scène internationale et son autonomie stratégique. Le modèle d'armée promu par le Livre Blanc reflète ce projet ainsi que notre volonté de conserver notre autonomie stratégique et notre capacité d'entrée en premier. Il s'agit là d'un signal fort à nos alliés et en particulier à notre partenaire américain dont nous avons toujours partagé les vues et les efforts en faveur d’une responsabilisation des Européens en matière de défense.

Cet objectif, relayé auprès de nos partenaires depuis deux décennies, a été le nôtre, bien avant la formulation du « pivot Asia » qui, je le dis ici, ne suscite de notre part aucun soupçon de désintérêt de l’Amérique pour l’Europe.

 

[Les grands théâtres de crise]

 

Au-delà des mots, nous avons surtout fait la démonstration de cet impératif de responsabilité qui nous incombe : les réussites opérationnelles de l'armée française au Mali, mais également, ne l'oublions pas, en Libye et en Afghanistan sont là pour en attester. Nous continuerons de le faire partout où nous le jugerons nécessaire.

 

Nous restons convaincus que ce n'est qu'à travers l'exercice d'un tel leadership concret, opérationnel – que nous entendons maintenir malgré des ressources en réduction – et le maintien d'une coopération régulière avec les autres Etats engagés dans la sécurité internationale, que nous pourrons relever, ensemble, les nombreux défis sécuritaires auxquels nous sommes confrontés. 

 

A cet effet, je souhaiterais revenir sur quatre d’entre eux : le terrorisme à travers le prisme du sud Sahel, l’Afghanistan, la Syrie et l’Iran. 

 

Nous savions tous depuis des années que le Sahel était en train de devenir l’un des nouveaux sanctuaires du terrorisme international. Le Président de la République en avait averti la Communauté internationale à New York dès septembre dernier. Nous n’avons donc pas hésité lorsqu’il a fallu, le 11 janvier dernier, lancer les forces armées françaises pour stopper l’agression d’éléments terroristes venant du Nord du Mali. L’enjeu n’était pas uniquement local. Il ne concernait pas seulement le Mali ou l’Afrique, mais la sécurité globale.

 

Attendre plus longtemps aurait non seulement constitué une faute stratégique, mais aurait aussi entériné l’abandon total d’un Etat et de ses 14 millions d’habitants à des groupes djihadistes. Nous ne pouvions le tolérer. Quand le Président Traoré a appelé la France à l’aide, nous savions que l’offensive d’Al Qaida et de ses affidés avait pour but d’étendre leur emprise sur l’ensemble du territoire malien. Le Mali était menacé dans son existence même. Mais la menace, c’était aussi la mise en place d’un Etat terroriste à portée de l’Europe.

 

Aujourd’hui, le territoire malien est, dans sa plus grande partie, sous la souveraineté du gouvernement de Bamako. Les groupes terroristes, AQMI, le MUJAO, ont été durement frappés, au cœur de leurs sanctuaires, certains de leurs chefs tués comme Abu Zaïd. Ces mouvements ne sont pas parvenus à leurs fins et n’y parviendront plus. Mais le résultat de nos opérations est éloquent sur ce qu’ils cherchaient à faire : plus de 200 tonnes d’armes retrouvées, une infrastructure terroriste impressionnante démantelée, des terroristes internationaux qui avaient cru que le Nord du Mali deviendrait leur base.

 

Nous avons conduit cette mission avec un mandat clair de la communauté internationale et le soutien actif de nos alliés. Je tiens à cet égard, et à cette tribune, à adresser un message de remerciements chaleureux à nos alliés américains pour leur appui à nos forces sur le terrain, qu’il s’agisse du transport stratégique, du ravitaillement ou du renseignement.  En cela, la crise au Mali a parfaitement révélé ce qu’un partenariat stratégique est capable de réaliser.

 

J’y vois aussi la manifestation concrète de ce partage du fardeau aujourd’hui nécessaire entre Alliés et la traduction de quelques principes simples que nous avons voulu inscrire dans le Livre blanc : capacité d’analyse, de renseignement et de décision autonome (car le Mali a confirmé la priorité absolue que nous devions consacrer à nos moyens de renseignement) ; rapidité de projection de nos forces, facilitée par nos implantations à l’étranger ; soutien de nos Alliés dans des domaines clés et mutualisation capacitaire ; partenariat avec les Africains ; surtout, volonté politique d’agir vite et fort dans le plein respect du droit international, et capacité de l’opinion publique française à accepter et comprendre ce type de risques nécessaires pour notre propre sécurité.

 

Nous sommes rentrés au Mali dans une nouvelle phase, celle de la transition politique et militaire, d’un début d’après-guerre. Mais nous sommes encore loin d’une situation totalement stabilisée au Sahel. Les dernières semaines l’ont rappelé : nos deux pays partagent désormais le triste privilège d’être la cible première des mouvements djihadistes. Sur le terrain nous devons toujours craindre le recours aux modes d’action indirects, même si la comparaison hâtive que certains ont pu faire avec les théâtres irakien ou afghan est à bien des égards dénuée de sens.

 

Notre mission, au travers d’un désengagement progressif et pragmatique, va changer de nature. Nous avons aidé les forces africaines (MISMA) et maliennes à prendre le relais sur le terrain. Demain, nous accompagnerons bien entendu la mission des 12.600 casques bleus, que le Conseil de sécurité vient de créer – dans un esprit d’unanimité suffisamment rare pour être souligné. Nous maintiendrons enfin, par les moyens permanents dont nous disposons dans la zone, une capacité de lutte contre les mouvements terroristes.

 

L’opération militaire ne doit cependant pas rester qu’un instrument de l’urgence et de la crise. Nous n’avons pas vocation à nous substituer aux autorités politiques de ces pays et à leurs organisations régionales, dont le travail doit être salué et soutenu. Il n’est pas de succès militaire durable sans accompagnement politique, selon un nouveau triptyque : élections, réconciliation nationale, retour de l’Etat de droit. L’effort international, auquel les Etats-Unis ont pris part, ne peut et ne doit pas être simplement temporaire ou passager. Les difficultés auxquelles nous sommes maintenant à nouveau confrontés en Libye sont là pour le rappeler.

 

La crise malienne constitue donc le symptôme d’une tendance lourde. La communauté internationale doit désormais prendre en compte des régions entières, d'autant plus affectées par des menaces transfrontalières que certains Etats n'ont pas les moyens (ou la volonté) d'assumer les fonctions régaliennes et sociales qui leur incombent. Les menaces transverses auxquelles nous sommes aujourd'hui confrontés appellent, de notre part, un engagement plus large, une approche globale, sur l'ensemble du spectre ; c'est aussi l'une des conclusions du Livre Blanc.

 

Ce schéma n’est pas sans rappeler le théâtre majeur que demeure l’Afghanistan. La France achèvera prochainement le retrait de ses forces combattantes, conformément aux décisions annoncées par le Président de la République, il y a un an, lors du sommet de Chicago. Dans un mouvement politique général de transition des responsabilités aux forces afghanes dont je constate qu’il est aujourd’hui suivi par tous les Alliés. De la même façon qu’elle n’a pas tourné le dos ces dernières années à ses responsabilités, s’engageant dans la durée dans des zones connues pour leur dangerosité et dans la lutte contre Al Qaeda au prix d’un combat difficile, mon pays entend poursuivre son soutien à l’Afghanistan dans le recouvrement de sa souveraineté et la recherche d’une transition politique réussie. Le passage de témoin aux forces de sécurité afghanes intervient dans un contexte électoral décisif pour l’avenir de ce pays. Il nous revient de l’accompagner pour solidifier un Etat qui soit à la hauteur des attentes de son peuple. L’Afghanistan sait qu’il peut compter non pas sur la lassitude et le désintérêt des Alliés mais au contraire, sur leur soutien et notamment sur celui de la France, avec qui il a conclu un traité d’amitié et de coopération pour vingt ans.

 

Dans ce paysage stratégique général, il y a cependant peu de doutes qu’une partie importante de notre sécurité se joue aux Proche et Moyen Orient. Le Livre blanc le reconnaît explicitement, tandis que les répercussions des révolutions arabes n’ont pas fini d’ébranler la région.

 

C’est particulièrement vrai aujourd’hui en Syrie

 

Il y a peu à ajouter à la frustration que nos gouvernements et chacun d’entre nous ressentons devant le drame qui se déroule depuis plus de deux ans : l’aveuglement du régime et sa fuite dans la stratégie du « toujours plus de violence », fût-ce au prix de la destruction totale de la Syrie ; la tragédie humanitaire qui en découle pour toutes les familles des 100 000 victimes, pour les dizaines de milliers de disparus, pour les 4,5 millions de déplacés et pour le 1,5 million de réfugiés dans les pays voisins ; un enlisement dans les violences qui, tous les jours, favorise la montée en puissance de groupes radicaux et les mauvais conseils du régime iranien ; la pression que fait peser l'afflux des réfugiés sur la Jordanie la Turquie, le Liban… Et cette conviction partagée par tous que, plus la Syrie s'enfonce dans les violences, plus les risques d'un effondrement de l'Etat et de destruction de la société l'emporteront, avec un cortège de conséquences incalculables sur la stabilité des pays voisins. Je pense au Liban, à la Jordanie, à l'Irak, ou encore à l’Etat d’Israël et la Turquie, notre allié au sein de l’Alliance atlantique.

 

La philosophe Hannah Arendt rappelait que le contraire de la violence, ce n’est pas l’absence de violence, c’est le politique. Qu’attendre aujourd’hui du politique ?

 

Tout d’abord, le refus du silence et de la renonciation : plus de deux ans après le déclenchement d'un mouvement de contestation, au départ pacifique et immédiatement réprimé de la manière la plus sauvage qui soit, il en va de notre conception de la démocratie, face au recours aveugle à la violence, de notre refus du fait accompli. Les responsables des atrocités doivent savoir qu’ils rendront tôt ou tard des comptes à la communauté internationale. Et les deux décennies qui viennent de s’écouler ont amplement montré que cette menace n’est pas vaine.

 

Aujourd’hui l’absence d’unanimité empêche le conseil de sécurité de jouer tout  son rôle. Plus que jamais cependant, l’issue de ce conflit, sous peine de chaos généralisé ou de partition - comme le rappelait John Kerry la semaine passée à Moscou - tient dans une solution politique imposée aux protagonistes du conflit.

 

Une solution politique, oui, mais une solution qui réponde aux aspirations de ce peuple, c'est-à-dire une transition où le clan familial au pouvoir à Damas n'aura pas de place. Une solution qui évite l'entrée dans un cycle de guerre civile et la désintégration du pays. Une solution qui porte en germes un projet d'Etat à reconstruire pour tous les Syriens. Il nous faut donc poursuivre sans relâche nos efforts vis-à-vis de nos partenaires du Conseil. A cette fin, nous avions proposé depuis longtemps l’idée d’un Genève II et sommes heureux de voir que l’idée d’une conférence internationale pour la Syrie est à nouveau avancée

 

Parier sur le politique, c’est aussi poursuivre de façon déterminée notre soutien à l’opposition modérée, à la coalition nationale syrienne, l'encourager à s'élargir à toutes les composantes de la société syrienne, à rejeter les groupes extrémistes comme le Jabat al Nusra, et à proposer un véritable projet d'Etat alternatif. Parier sur le politique, c'est aussi assurer le soutien des structures militaires de l'opposition dès lors qu’elles sont clairement identifiées, autour de l’Etat-major conjoint de Salim Idriss. Nous continuerons de le faire de façon déterminée, en lien étroit avec nos partenaires européens.

 

C’est enfin et surtout marquer notre intransigeance vis-à-vis des tentations qui se dessinent à Damas et chez certains de ses alliés de recourir à la terreur par un usage de l’arme chimique. Si la France n’a pas aujourd’hui de preuve formelle à titre national, les indices convergents se sont suffisamment accumulés pour que nous ayons exigé avec nos partenaires Britanniques une enquête robuste des Nations Unies. Le régime de Damas – qui porte la responsabilité de ses stocks d’armes chimiques - doit savoir, là encore, qu’il devra rendre des comptes. 

 

La concertation étroite et permanente avec les Etats-Unis et le Royaume-Uni sur cette question et les options à notre disposition se poursuit. C’est l’une des raisons de ma visite ici. Car cette crise ne saurait être résolue sans un effort convergent et majeur des deux rives de l’Atlantique.

 

Quelques mots enfin sur l’Iran, dont tout montre qu’il poursuit sa course folle vers l’arme nucléaire. Après l’échec de la séquence Istanbul-Bagdad-Moscou au printemps 2012, les deux réunions d’Almaty en février et en avril n’ont pas davantage vu l’Iran accepter la moindre mesure de confiance. Devant l’inflexibilité des positions iraniennes, la double approche doit nous conduire à renforcer la pression sur l’Iran dans les mois qui viennent car le programme iranien d’enrichissement continue, en parallèle, de s’étendre en quantité et en qualité. Notre responsabilité est plus que jamais de faire échec à cette stratégie de procrastination et de dissimulation afin de garantir la viabilité du régime de non-prolifération.

 

Cette responsabilité justifie l’engagement fort qui est aujourd’hui le nôtre, aux côtés de nos alliés américains et de nos partenaires européens en faveur de la mise en œuvre de sanctions décisives. Il est capital de rester coordonnés pour accroître la pression sur l'Iran à chaque pas supplémentaire qu'il pourrait faire dans la mauvaise direction. Et de rappeler à tous que nous avons des intérêts de sécurité et des engagements de défense dans le Golfe, et que nous les honorerons.

 

Au Mali, comme en Libye ou en Afghanistan, la France a payé le prix du sang au nom de la sécurité collective. Face aux risques et aux menaces qui nous entourent, la première condition du succès demeure plus que jamais la volonté déterminée d’y faire face en consentant l’effort nécessaire.

 

 

Cette volonté, que nous a léguée l’histoire du vingtième siècle, nous la partageons avec les Etats-Unis. Notre relation bilatérale et notre alliance, face à des menaces qui nous visent l’un et l’autre, me paraissent plus que jamais essentielles. Cette volonté que nous partageons, la France entend la maintenir, malgré la contrainte financière qui nous touche durement. Le nouveau livre blanc porte cette ambition : exprimer sans fard, avec lucidité, cet engagement fort, et qui est consubstantiel de la vision que nous avons du rôle de la France dans le monde. C’est cela que je suis venu confirmer, au travers de mes entretiens à la Maison blanche, au Pentagone et au Congrès, au premier de nos alliés.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

– Seul le prononcé fait foi – 

 

source carnegieendowment.org

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:55
Laboratoire n°18 - 2013 : La réforme des systèmes de sécurité : quel différentiel français?

17/05/2013 IRSEM

 

Sous la direction de Sophie DAGAND et Frédéric RAMEL

 

La Réforme des systèmes de sécurité (RSS) est caractérisée par une composante duale, à la fois conceptuelle et opérationnelle. Elle offre un cadre de réflexion et de pratiques aux politiques déployées par les acteurs internationaux dans la gestion et la prévention des crises.

 

 Principalement observée dans le cadre des organisations internationales, pour lesquelles la RSS est devenue un référentiel dans leur politique de gestion de crise, ce Laboratoire contribue à mettre en valeur une approche française dans ce domaine.

 

Laboratoire n°18 - 2013 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:55
Dépôt de gerbe devant le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu

Dépôt de gerbe devant le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu

17/05/2013 Marine nationale

 

Vendredi 17 mai 2013, a eu lieu au Mémorial national des marins morts pour la France, à la pointe Saint Mathieu (29), une cérémonie d’hommage à quatre commandos marine morts en opérations extérieures.

Cénotaphe de la pointe Saint Mathieu le 17 mai 2013 à l'occasion de l'hommage aux quatre commandos marine

Cénotaphe de la pointe Saint Mathieu le 17 mai 2013 à l'occasion de l'hommage aux quatre commandos marine

Le vent souffle fort sur les bérets verts et les casquettes des marins présents. Plus de 200 personnes avaient fait le déplacement et faisaient face à l’immensité de l’océan pour rendre hommage à quatre commandos marine morts en opérations.

 

Des militaires, mais également les familles des disparus, des amis, ainsi que les membres de l’amicale des fusiliers marins et commandos et les membres de l’association « Aux marins », organisatrice de cette émouvant rassemblement.

 

Une première cérémonie militaire a laissé place à un rassemblement poignant de toute la délégation à l’intérieur du cénotaphe où sont affichées les photos des marins, civils comme militaires, morts pour la France. Comme de tradition au cénotaphe, la flamme du souvenir a été ravivée, par un jeune élève de l’école des fusiliers marins, accompagné du contre amiral Olivier Coupry, commandant la Force maritime des fusiliers marins et commandos. L’émotion était palpable, les mâchoires serrées, les gorges nouées quand se sont succédé aux pupitres, les amis, familles et anciens camarades d’école, de combat des quatre disparus. De témoignages personnels, aux anecdotes de cours ou à la lettre écrite à son père par la fille du CC Eychenne, ces moments de recueillements et d’hommages, font partie de la vie des militaires et demeurent un lien de solidarité très fort au sein de la communauté Marine nationale et commandos. Les familles ont ensuite dévoilé officiellement les photographies de leurs pères, fils, et maris, tombés au champ d’honneur.

 

Le cénotaphe de la Pointe Saint Mathieu à Plougonvelin a été érigé en 1927. Il est dédié à la mémoire de tous les marins (militaires et civils) morts pour la France. L’ensemble mémorial est constitué notamment d’un cénotaphe dont les murs sont recouverts de photos des marins disparus. C’est un lieu de mémoire et de recueillement ouvert au public. L’association « Aux Marins » œuvre à la promotion du lieu, organise chaque année de nombreuses cérémonies et assure le lien avec les familles des disparus.

 

Les commandos marine honorés étaient :

- Capitaine de corvette Jean-Loup Eychenne (Croatie 1992)

- Capitaine de corvette Yvon Graff (Serbie 1997)

- Maître Jonathan Lefort (Afghanistan 2010)

- Maître Benjamin Bourdet (Afghanistan 2011)

Ravivage de la flamme du souvenir lors de la cérémonie en hommage aux quatre commandos le 17 mai 2013

Ravivage de la flamme du souvenir lors de la cérémonie en hommage aux quatre commandos le 17 mai 2013

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:50
source itespresso.fr

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21/05/2013 Nelly MOUSSU

 

Le colloque sur « Les perspectives en matière de cyberdéfense après le Livre blanc » du 16 mai a notamment abordé la coopération européenne. La stratégie et la directive européenne en matière de cybersécurité, publiés en février dernier, pourraient être une avancée majeure pour la sécurité des systèmes d’information.

 

La Commission européenne et le Service européen pour l’action extérieure (SEAE) ont publié, en février dernier, une stratégie en matière de cybersécurité intitulée « un cyberespace ouvert, sûr et sécurisé ». Dans le même temps, le Parlement européen et le Conseil de l’Europe ont publié une proposition de directive concernant des mesures pour renforcer la sécurité des réseaux et de l'information dans l'Union européenne (UE). Le colloque sur « Les perspectives en matière de cyberdéfense après le Livre blanc » du 16 mai a notamment abordé la coopération européenne dans ce domaine.

 

Jusqu’à présent, les actions entreprises par l’Union européenne ne semblaient pas suffisantes. Du côté des États membres, beaucoup ne disposaient pas de moyens pour protéger leurs systèmes d’information. Quant au secteur public, il paraissait trop peu impliqué. Saisissant le sujet à bras le corps, des membres des institutions européennes ont défini des recommandations pour améliorer le niveau de sécurité informatique au sein de l’UE. « Même si la cyberdéfense doit demeurer une compétence première des États, car elle touche à la souveraineté nationale, il me semble indispensable, s’agissant d’une menace qui s’affranchit des frontières, de renforcer la coopération européenne », souligne le sénateur Jean-Marie Bockel, auteur d’un rapport d’information sur la cyberdéfense.

 

Plus de moyens et de coopération entre États

 

La stratégie européenne de cybersécurité liste des recommandations dont les objectifs sont multiples : développer une politique européenne de cyberdéfense, renforcer les moyens de prévention et d’opposition aux attaques, développer les ressources industrielles et technologiques en matière de cybersécurité, faire reculer la cybercriminalité, etc. Afin d’aider les États membres à mettre en œuvre ces recommandations, l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA) pourra les conseiller et diffuser les bonnes pratiques existants déjà dans certains pays. La proposition de directive fixe quant à elle des obligations pour les États membres. Par exemple, elle leur imposerait de se doter d’une autorité nationale de cybersécurité, d’élaborer une stratégie nationale en la matière, de disposer d’une structure opérationnelle d’assistance en cas d’incidents informatiques.

 

Au cœur de ces documents se trouve l’idée d’une coopération renforcée entre États membres pour diffuser des alertes sur les incidents informatiques et y répondre, notamment grâce à la création d’un réseau européen des autorités nationales de cybersécurité. A la demande d’un État ou sur sa propre initiative, la Commission européenne pourrait ainsi demander aux membres de l’UE de fournir des informations sur un risque ou un incident. Après une alerte, les autorités compétentes pourraient décider d’une intervention coordonnées, conformément au plan de coopération de l’Union en matière de sécurité des réseaux et de l’information.

 

Miser sur les industriels

 

La stratégie invite les entreprises à s’engager plus fortement dans la cybersécurité en adoptant une véritable stratégie afin de se protéger des cyberattaques. Pour le sénateur Bockel, « l’une des principales avancées de la directive tient à la création d’une obligation de déclaration des incidents informatiques significatifs à l’autorité nationale compétente, qui serait applicable aux administrations publiques et aux opérateurs critiques, tels que les entreprises de certains secteurs jugés stratégiques, comme les banques, la santé, l’énergie et les transports ».

 

La stratégie préconise également de développer le secteur de l’industrie « cyber ». « Afin de garantir la souveraineté des opérations stratégiques ou la sécurité de nos infrastructures vitales, il est crucial de s’assurer de la maîtrise de certaines technologies fondamentales, dans des domaines comme la cryptologie, l’architecture matérielle et logicielle et la production de certains équipements de sécurité ou de détection », détaille le sénateur.


« La proposition de stratégie affirme l’importance de soutenir le développement d’une industrie européenne pérenne en matière de cybersécurité et de technologies de l’information et de la communication afin d’éviter toute dépendance critique de l’Europe en la matière, notamment via un soutien à l’innovation (R&D) », ajoute Jean-Baptiste Demaison, chargé des affaires européennes à l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI).

 

Un enjeu pour les États et plus particulièrement pour le secteur de la défense : « Les militaires doivent être interopérables entre alliés, et cette interopérabilité s'appuie fortement sur les systèmes d'information et de communication, souligne le lieutenant-colonel Patrice Tromparent de la Délégation des Affaires Stratégiques, nous sommes dépendants de l’industrie, c’est pourquoi il faut soutenir la création d’une base industrielle de technologie et de défense européenne spécialisée dans la cybersécurité. » Et pour éviter les doublons, la stratégie européenne invite notamment l’Agence européenne de Défense à promouvoir le développement cohérent de capacités et technologies cyberdéfense entre les Etats membres.  Pour Jean-Baptiste Demaison, ces documents « identifient le cadre de financement de la R&D "Horizon 2020" comme levier de soutien principal à l’innovation en matière de cybersécurité et de technologies de l’information et de la communication (TIC) en Europe. Mais au-delà du soutien à la R&D, devrait s’ajouter un soutien au développement et à la promotion de standards européens, en assurant notamment une meilleure coordination des travaux de normalisation en matière de cybersécurité au niveau européen. L'UE devrait également encourager l'industrie européenne à identifier les défis technologiques stratégiques de demain et à soutenir cette dernière afin qu'elle puisse y répondre. L'UE pourrait notamment œuvrer en faveur de l'émergence d'offres européennes d'infrastructures et de services Cloud de confiance en Europe, via un soutien à la R&D et au développement de normes européennes d'interopérabilité, de sécurité, etc. »

 

Et maintenant ?

Dans les mois qui viennent, le Parlement et le Conseil européen voteront pour décider de l’adoption ou non de la stratégie européenne de cybersécurité et de la proposition de directive. Ce dernier document est le seul qui obligerait les états membres à adapter leur législation. « Sans anticiper les discussions formelles qui se tiendront au Conseil de l’UE, il est possible d’indiquer à titre préliminaire qu’une législation européenne en matière de cybersécurité ne devrait en aucun cas prescrire un mode d’organisation spécifique du dispositif national de cybersécurité mais s’attacher davantage à décrire des « fonctions » communes minimales. Une telle législation devrait également tenir pleinement compte de la diversité existant entre les Etats membres de l’UE en matière de développement des capacités nationales de cybersécurité, et éviter toute harmonisation forcée au risque d’un résultat contreproductif » prévient Jean-Baptiste Demaison.

 

En France, la commission des Affaires étrangères et de la défense du Sénat a déjà adopté une proposition de résolution afin de faire connaître au gouvernement sa position sur ces deux textes. « Nous recommandons d’en approuver les orientations générales et d’appeler les institutions européennes et les Etats membres à une mise en œuvre rapide de ces priorités, insiste le sénateur Bockel. Ces documents constitueront un progrès et permettront d’accélérer la prise de conscience des enjeux liés à la cyberdéfense au niveau européen. »

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:45
photo EMA

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17/05/2013 Sources : EMA

 

Le caporal-chef Christelle est commando parachutiste de l’air au sein du CPA 20 (commandos parachutistes de l’air) de la base aérienne 102 de Dijon. Elle est en mission à Bamako, depuis le 22 janvier 2013, dans le cadre de l’opération Serval : « L’opération Serval est la plus belle opération extérieure (OPEX) que j’ai pu faire. C’est la deuxième OPEX à laquelle je participe en tant que commando parachutiste de l’air spécialisé. Je suis fière des étapes qui ont jalonné ma progression au sein du CPA 20. »

 

Trois jours après son arrivée sur le théâtre, elle a débuté sa première mission au sein d’un groupe, dont la mission est d’effectuer des patrouilles à l’extérieur des emprises (PATEX) : « Nous devons être en mesure d’empêcher l’infiltration d’un groupe terroriste au sein de la zone. On assure la sécurité lors de posés sensibles d’avions de transport tactique ainsi que l’escorte de convois à l’extérieur de la base. Chaque patrouille se focalise sur la recherche de caches d’armes et d’explosifs, ainsi que la fouille de personnes en s’appuyant sur une équipe cynophile. Nous sommes en perpétuel mouvement afin de créer l’effet de surprise. »

 

Lors d’une autre patrouille, le caporal-chef Christelle a procédé à la collecte de renseignement auprès de la population des villages alentours. Des opérations de fouille ont été effectuées conjointement avec les forces de sécurité maliennes. Ces recherches ont été facilitées par la présence d’une femme au sein de cette unité combattante : « A l’occasion d’échanges avec la population, le chef de groupe dirige l’entretien tandis que je note les réponses. Puis, à tour de rôle, je reprends la main et pose d’autres questions. Tout se fait naturellement, en bonne intelligence. »

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« L’opération Serval restera unique à mes yeux  » ajoute le caporal-chef Christelle. « Non seulement nous avons pu entrer en premier sur le théâtre malien, avec tout ce que cela comporte : grande rusticité et soutien logistique progressif les cinq premières semaines. Mais surtout, l’opération Serval marque pour moi la mise en application concrète, sur un théâtre d’opération, de la mission PATEX : un défi que je suis fière d’avoir relevé avec le CPA 20.»

 

Le CV du caporal-chef Christelle témoigne de ses nombreuses de qualifications. Elle a été brevetée moniteur de techniques d’autodéfense (TAD) en 2007, équipière reconnaissance dans la neutralisation, l’enlèvement et la destruction d’engins explosifs (NEDEX) en 2008, puis elle a validé son stage de trois mois au sein du groupement d’entraînement spécialisé (GES) à Djibouti. En 2010, elle est devenue la première femme brevetée commando spécialisé à l’issue du stage organisé par le centre national d’entrainement commando (CNEC) à Montlouis et Collioure.

photo EMA

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Elle a aussi validé le stage Atila, organisé par l’escadron de formation des commandos de l’air (EFCA) basé à Dijon, à l’issue duquel elle a été brevetée commando spécialisé, arborant ainsi fièrement sur l’épaule droite de son treillis le patch distinctif « commando parachutiste de l’air ». Le caporal-chef Christelle a également validé le stage de sauvetage au combat de niveau 2 (SAC2) au camp de la Valbonne en 2012. Elle a donc été qualifiée auxiliaire médicale : « Je n’ai jamais voulu de traitement de faveur que ce soit dans mes stages de qualification ou dans mon unité. Je me suis toujours imposée de faire comme les hommes. Je pense même que ce serait une grave erreur de faire une différence entre les hommes et les femmes au sein d’un CPA car, en fin de compte, nous ferons le même boulot sur le terrain. »

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:45
Côte d’Ivoire : la force Licorne soutient le désengagement de l’opération Serval

21/05/2013 Sources : EMA

 

Les 16 et 17 mai 2013, les premiers véhicules et matériels désengagés de l’opération Serval via Abidjan, en Côte d’Ivoire, ont embarqué à bord du navire affrété Pelican, après leur prise en charge par les militaires de la force Licorne.

 

Sous la conduite du pôle soutien de la force Licorne, renforcé par des éléments de Serval, une première vague d’une centaine de matériels roulants et de près de 200 conteneurs a donc embarqué dans le navire roulier, après avoir été acheminée en trois convois sur les 1200 km séparant Bamako d’Abidjan.

 

Pour assurer cette opération, le Centre de coordination interarmées des transports, transits et mouvements (CCITTM) de Licorne a été renforcé par une section du 519ème Groupe de Transit maritime (GTM). Arrivés quelques jours avant le Pelican, les militaires du GTM avaient au préalable procédé aux différentes opérations d’empotage et de décontamination précédant l’embarquement des matériels par voie maritime.

Côte d’Ivoire : la force Licorne soutient le désengagement de l’opération Serval

Des éléments du 2ème Régiment de Dragons qui arment le peloton blindé de la Force Licorne, sont également venus en renfort. Ils ont déployé deux de leurs véhicules légers de reconnaissance et d’appui (VLRA) spécifiquement configurés pour les opérations de décontamination, afin d’accélérer le traitement chimique des véhicules et des conteneurs.

 

En amont des ces opérations de pré-embarquement, les centres opérationnels (CO) des forces Licorne et Serval avaient planifié et coordonné l’acheminement routier des différents convois de véhicules. De la définition de l’itinéraire et des points de bivouacs à la mise en alerte d’une équipe de dépannage en passant par le pré-positionnement d’un hélicoptère Fennec en configuration sanitaire, les CO auront assuré la sécurité et la conduite des rames de véhicules de leur départ de Bamako dès leur entrée sur le sol ivoirien et ce jusqu’à leur arrivée au camp de Port Bouët.

Côte d’Ivoire : la force Licorne soutient le désengagement de l’opération Serval

Après avoir apporté une contribution opérationnelle et logistique dès les premières heures de l’opération Serval, puis après avoir participé à la formation des éléments ivoiriens du bataillon logistique de la MISMA, la force Licorne assure ainsi depuis le mois de mars  un rôle capital dans les opérations de désengagement des forces françaises au Mali, tout en poursuivant les missions qui lui sont normalement dévolues.

 

La force Licorne comprend 450 hommes qui accompagnent la réforme de l’armée ivoirienne, en soutien de l’ONUCI. Elle organise notamment des formations pour les militaires ivoiriens, des aides à la dépollution ou à la destruction de munitions, ainsi que des actions civilo-militaires.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 12:45
Opération Serval : reconstruction d’un pont à Tassiga

21/05/2013 Sources : EMA

 

Du 17 au 20 mai 2013, les militaires de la force Serval ont installé un pont « Bailey » à Tassiga, dans l’Est du pays, situé sur un axe majeur entre le Niger et le Nord Mali. Cette opération permettra de rétablir la circulation et par la même occasion les échanges commerciaux avant le début de la saison des pluies.

 

En février dernier, face à l’avancée des troupes françaises de la force Serval, les groupes terroristes avaient détruit le pont de Tassiga, à 150 km au Sud-Est de Gao. Le 17 mai, une trentaine de sapeurs de la 2ecompagnie du 31e Régiment du génie (31e RG) et les engins du 511e régiment du train (511e RT) sont arrivés à Tassiga. Leur mission a consisté à permettre le rétablissement de la circulation sur cet axe en construisant un pont « Bailey », long de 24 mètres et large de 9 mètres.

Opération Serval : reconstruction d’un pont à Tassiga

Préfabriqué, facile et rapide à monter, le pont « Bailey » permet de remplacer un ouvrage détruit ou fragilisé. Il est adaptable aux besoins de franchissement et à la largeur entre les deux rives. Le pont est composé d’une structure métallique lancée sur des galets de roulement avec un système de contre poids. Capable de supporter une charge de 70 tonnes, chaque pièce de pont pèse 280kg et l’ensemble est assemblé à la main.

 

Le pont a été acheminé fin avril par voie maritime depuis La Rochelle jusqu’à Dakar. Un convoi logistique l’a transféré à Gao le 9 mai avant d’être transporté vers Tassiga le 17 mai. Aux abords du pont, une section de légionnaires du 2e Régiment étranger d’infanterie (2eREI) et une section du bataillon nigérien de la MISMA ont assuré la protection du chantier.

Opération Serval : reconstruction d’un pont à Tassiga

C’est la deuxième fois qu’un tel pont est déployé en opération extérieure. La dernière utilisation opérationnelle remonte à 2006, au Liban.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 11:55
Nominations Safran

Paris, le 22 mai 2013 safran-group.com

 

A compter du 1er juillet 2013, plusieurs nominations prennent effet au sein de Safran :

 

Yves Leclère est nommé Conseiller du Président-directeur général de Safran, Jean-Paul Herteman

 

Diplômé de Supaero (1973) et du CPA Paris (1982), Yves Leclère, 63 ans, débute sa carrière au sein du Groupe en 1974 chez Messier en tant que Responsable de la Coopération internationale puis des Affaires économiques en 1978. Il dirige ensuite les Achats de l’ensemble Messier de 1983 à 1988. Yves Leclère intègre alors, au poste de Directeur général, la société ERAM, filiale de Snecma spécialisée dans les trains d’atterrissage, avec pour mission de restructurer ce domaine d’activité. En 1992, il est nommé Directeur de la division Roues et Freins de Messier-Bugatti, puis Président-directeur général de la société en 1994. En 2006, il est nommé Directeur général adjoint de Safran, en charge de la branche Equipements aéronautiques, et membre du Directoire, puis prend en 2011 le poste de Directeur général adjoint du Groupe en charge de la Transformation.

 

Jean-Pierre Cojan est nommé Directeur général adjoint de Safran, en charge de la Stratégie et de la Transformation

 

Diplômé de l’Ecole des Mines de Paris (1974), Jean-Pierre Cojan, 59 ans, rejoint le Groupe en 1977 au sein de Snecma, en tant qu’ingénieur de calcul des structures. En 1981, il intègre la JV CFM International comme Responsable client CFM56 pour les applications militaires puis revient à Paris en 1985 comme Responsable de la préparation des nouveaux clients à l’entrée en service du CFM56. En 1988, il est nommé Responsable du Support client pour plusieurs compagnies aériennes majeures. En 1990, Jean-Pierre Cojan revient chez Snecma comme Directeur du Support technique client, puis Directeur du Marketing en 1991. En 1995, il devient Directeur du Marché civil, puis Directeur général de la division Moteurs civils en 2001. En 2007, il est nommé Président-directeur général d’Aircelle, autre société de Safran, et devient en 2009 Directeur général adjoint de Safran, en charge de la Stratégie.

 

Eric Dalbiès est nommé Directeur de la Stratégie de Safran

 

Diplômé de l’Ecole Polytechnique (1987) et de SupAero (1992), Eric Dalbiès, 45 ans, entre dans le Groupe en 1992 à la Société Européenne de Propulsion (aujourd’hui Snecma), où il est successivement ingénieur études systèmes aux Avant-projets moteurs, Chef de marque moteur HM7 puis Chef de marque moteur VINCI avant de devenir Directeur des programmes moteurs-fusées de Snecma en 2005. Il rejoint Turbomeca, autre société de Safran, en 2005 où il est nommé Directeur des systèmes d’information avant de devenir Adjoint au Président et Directeur Démarche de Progrès Safran+ en 2008, fonctions auxquelles s’ajoute celle de Directeur du Système d’Information en 2011.

 

Olivier Horaist est nommé Directeur adjoint des Relations européennes et internationales de Safran, la Direction générale internationale prenant désormais l’appellation de Direction générale des Relations européennes et internationales.

 

Diplômé de l’Ecole Centrale de Lille (1981), Olivier Horaist, 55 ans, débute sa carrière au sein du Groupe chez Snecma en 1982 et occupe divers postes aux Méthodes et Fabrication. En 1992, il devient Chef du département Support des Fabrications puis en 1997, Chef de l’Unité Pièces tôles et Ensemble soudés. En 2000, Olivier Horaist est nommé Directeur de l’établissement de Snecma à Corbeil, puis prend le poste de Directeur Management de la société en 2004. En 2005, il devient Directeur de la Gestion des cadres dirigeants de Safran avant d’être nommé Président-directeur général d’Hispano-Suiza en 2007.

 

Au sein de cette même direction, Jean-Paul Jainsky est nommé Directeur auprès du Directeur général des Relations européennes et internationales. Il sera en charge des Nouveaux projets transverses, notamment en Afrique.

 

Diplômé des Arts et Métiers (1975), Jean-Paul Jainsky, 62 ans, débute sa carrière à la SAT (Société Anonyme de Télécommunication) où il exerce diverses fonctions au sein de la Direction des Fabrications Mécaniques avant de prendre la direction de la Production de l’usine de Poitiers en 1988. Jean-Paul Jainsky rejoint le Groupe en 1994 au sein de Sagem et devient Directeur des usines de Montluçon et de Poitiers. En 1998, il est nommé Directeur de l’activité Sécurité puis Directeur Activités et Industrie au sein de la Division Automobile en 2001. En 2002, il intègre le Comité de Direction et devient Directeur de la division Sécurité. Lors de la création de Sagem Défense Sécurité, en 2005, il est nommé Directeur Général Adjoint et Directeur de la Division Sécurité puis devient Président-directeur général de Sagem Sécurité (devenue Morpho) en 2007.

 

Philippe Petitcolin sera proposé comme Président-directeur général de Morpho dont le Conseil d’administration sera prochainement réuni. Karen Bomba prendra en charge les opérations de Morpho aux Etats-Unis, dans des fonctions qui seront précisées dans les prochaines semaines. Philippe Petitcolin reste Président du Conseil d’administration de Sagem.

 

Licencié en mathématiques et diplômé du Centre de Perfectionnement aux Affaires (CPA) (1994), Philippe Petitcolin, 60 ans, débute sa carrière comme Responsable export de la société Europrim, puis devient Responsable de zone export de la filiale d’Alcatel-Alstom, Filotex. En 1982, il est nommé Directeur commercial aéronautique de la société Chester Cable aux Etats-Unis. Il revient au sein de la société Filotex en tant que Directeur export en 1984. En 1988, il rejoint Labinal, aujourd’hui société de Safran, comme Directeur commercial adjoint avant d’être nommé Directeur commercial et marketing de la division Systèmes aéronautiques, dont il devient Directeur général en 1995. De 1999 à 2001, il prend le poste de Directeur général de la division Filtrauto de Labinal, qu’il cumule avec celui de Directeur général de l’activité Matériaux de friction suite au rachat de Filtrauto par Valeo. En mai 2001, il prend la direction générale de Labinal dont il devient Président-directeur général en novembre 2004. En 2006, il est nommé Président-directeur général de Snecma, autre société de Safran, avant de devenir Directeur général Défense-Sécurité du Groupe et Président-directeur général de Sagem en 2011.

 

Titulaire d’une licence en Génie mécanique de l’Institut Polytechnique de Rensselaer (1986) et d’une maîtrise en Génie productique de l’Université de Californie (UCLA), Karen Bomba, 48 ans, a débuté sa carrière chez Northrop Corporation (Californie) au sein de la division Advanced Systems en tant que Responsable Génie productique. Elle a ensuite occupé le poste de Directeur des activités Structure avion, Produits d’isolation et Freins carbone/carbone chez Hitco Carbon Composites à Gardena (Californie) pendant 7 ans. En 2000, Karen Bomba est nommée Président-directeur général de Messier-Bugatti USA, filiale de Messier-Bugatti (Safran). En 2008, elle rejoint Zoltek Companies, Inc. en qualité de Chief Operating Officer (directeur général adjoint) avant de réintégrer Safran en 2010 au sein de Labinal en tant que Président-directeur général.

 

Bruno Even sera proposé comme Directeur général de Sagem dont le Conseil d’administration sera prochainement réuni.

 

Diplômé de Polytechnique (1987) et de SupAéro (1992), Bruno Even, 45 ans, a d’abord exercé différentes fonctions à la DGA et au Ministère des Affaires Etrangères avant de rejoindre le Groupe en 1999 au sein de la société Turbomeca. Il y est successivement Chef de projet Développement Moteur et Chef de projet pour le déploiement du Système d’information de gestion de la société. En janvier 2006, il est nommé Directeur des Programmes de Turbomeca avant de prendre le poste de Directeur général Clients Opérateurs en 2009.

 

Vincent Mascré sera proposé comme Président-directeur général de Messier-Bugatti-Dowty dont le Conseil d’administration sera prochainement réuni.

 

Diplômé de l’Ecole Centrale de Paris (1980), titulaire d’une licence de sciences économiques (1980) et d’un diplôme de l’INSEAD (2002), Vincent Mascré, 55 ans, rejoint le Groupe en 1981 au sein de Snecma en tant qu’ingénieur Avant-projets, puis, après avoir exercé différentes fonctions industrielles et de contrôle de gestion, il est nommé Directeur adjoint des Achats. En 2002, il prend la direction de l’usine et de l’établissement de Gennevilliers et devient en 2006 Directeur du Centre d’excellence industriel « Pièces tournantes » de Snecma jusqu’en 2008, date à laquelle il rejoint Aircelle, autre filiale du Groupe, en tant que Directeur général adjoint. Il est nommé Président-directeur général d’Aircelle en 2009.

 

Hélène Moreau-Leroy sera proposée comme Président-directeur général d’Hispano-Suiza dont le Conseil d’administration sera prochainement réuni.

 

Diplômée de l’INSA Lyon (1987) et d’un MBA de l’University of New England (Australie, 1994), Hélène Moreau-Leroy, 48 ans, occupe d’abord divers postes de responsable de bureau d’étude, responsable achats et industriel à l’international au sein de groupes tels que Thomson et Alstom. En 2003, elle rejoint la Direction des Achats de Safran en tant que pilote du domaine des forgés et matières premières. En 2005, elle intègre la société Messier-Dowty en tant que Responsable du développement de la Supply Chain à l’international et devient en 2008, Directeur Business Unit Airbus et Programmes Européens puis Directeur des Programmes Messier-Bugatti-Dowty en 2011.

 

Alain Sauret sera proposé comme Président-directeur général de Labinal dont le Conseil d’administration sera prochainement réuni. Dans le cadre du regroupement des activités électriques du Groupe au sein d’une seule entité, Alain Sauret aura en charge le projet de rapprochement Labinal / Safran Power.

 

Diplômé de l’ENSAM (1978) et du CPA de Paris (1999), Alain Sauret, 55 ans, débute sa carrière au sein du Groupe en 1982 chez Labinal où il exerce différentes fonctions opérationnelles et participe au développement international de l’activité Câblage et système des liaisons électriques. De 2001 à 2005, Alain Sauret est Directeur général de la division Câblage Europe. En 2006, il est nommé Directeur général adjoint de Labinal et assure les fonctions de Directeur général de la Division Ingénierie et Technologie et de la Stratégie. En septembre 2007, il devient Directeur Industriel de Safran avant d’être nommé Président-directeur général de Messier-Bugatti en 2010 puis Président-directeur général de Messier-Bugatti-Dowty en 2011.

 

Martin Sion sera proposé comme Président-directeur général d’Aircelle dont le Conseil d’administration sera prochainement réuni.

 

Diplômé de l’école Centrale de Paris (1990). Martin Sion, 44 ans, débute sa carrière dans le Groupe à la Société Européenne de Propulsion (aujourd’hui Snecma) en 1990 au sein de la Direction technique, où il occupe les fonctions d’ingénieur d’études, de Chef du service combustion, de Chef de marque HM7, puis de Responsable du département Conception des organes de combustion. Début 2005, il prend la tête de la Direction technique de la division Moteurs spatiaux de Snecma, puis devient Directeur démarche de progrès en 2006. En 2009, il prend la direction du centre d’excellence industrielle « Habillage & Equipements » de la direction industrielle de Snecma. Depuis septembre 2010, il est Directeur de la division Moteurs spatiaux de Snecma.

* * * * *

 

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines de l’Aéronautique et de l’Espace (propulsion, équipements), de la Défense et de la Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie 62 500 personnes pour un chiffre d’affaires de 13,6 milliards d’euros en 2012. Composé de nombreuses sociétés, Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2012 des dépenses de 1,6 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.

 

Pour plus d’informations, www.safran-group.com

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