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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:45
Présentation de l'opération Serval

14/05/2013 Sources : EMA

 

Le 11 janvier 2013, les autorités maliennes demandent à la France son appui pour arrêter l'avancée de groupes terroristes en direction de Bamako et les repousser vers le Nord. La France lance en quelques heures une opération militaire en appui des forces armées maliennes.

 

Cette opération vise trois objectifs :

 

1. Aider les forces armées Maliennes (FAM) à arrêter la progression des groupes terroristes et à les repousser tout en assurant la sécurité des populations civiles;

 

2. Aider le Mali à recouvrer son intégrité territoriale et sa souveraineté;

 

3. Faciliter la mise en œuvre des décisions internationales en permettant le déploiement rapide de deux missions internationales complémentaires : la mission internationale de soutien au mali (MISMA) et la mission de formation de l'armée malien de l'union Européeenne (EUTM).

 

Pour chasser les terroristes du mali, quelques milliers de militaires français sont aujourd'hui engagés dans l'opération Serval aux côtés de leurs frères d'armés africains. les pays africains de la CEDEAo doivent à terme mettre pied une force constituée de 4 bataillons et du soutien et des appuis nécessaires.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 12:35
RSS Resilience - Fearless class patrol vessel source defpro.com

RSS Resilience - Fearless class patrol vessel source defpro.com

14.05.2013 Defense Studies

Sagem (Safran) has signed a contract with the Defence Science and Technology Agency (DSTA) of Singapore to develop and produce a new Gun Fire-Control System (GFCS) for eight Littoral Mission Vessels ordered by the Republic of Singapore Navy.

Sagem’s new GFCS is a centralized system located at the ship’s operations center that integrates several functions: main and secondary guns, radar, optronics and navigation systems. Capable of operating from several multifunction consoles concurrently, Sagem’s GFCS will also be interfaced with the combat management system. It’s open architecture not only allows for easy integration but also ensures flexibility and scalability for future upgrades and enhancement.

A long-standing partner to the Singapore Navy, Sagem has also supplied the GFCS for the six Formidable class frigates, and four Endurance class LSTs.

The new GFCS will be developed by Sagem at its Massy R&D center near Paris. Through this program Sagem provides further proof of its capabilities as systems integrator for combat systems, sensors and decentralized information on military platforms.

(Safran Sagem)

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 11:55
" Economie et choix stratégiques de défense " 17 mai

03.05.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Dans la foulée du Livre blanc qui entend consacrer l'ère du partenariat européen en matière d'industrie de défense, l'Observatoire économique de défense (OED), qui dépend de la direction des affaires financières (SGA/DAF) du ministère de la Défense, organise un colloque le vendredi 17 mai dans l'amphithéâtre Foch à l'Ecole militaire à Paris (en partenariat avec l'IRSEM et HEC). Son titre est " Economie et choix stratégiques de défense ".

L'OED est le correspondant de l'INSEE pour les questions de défense. Il conduit des études diverses et surtout pointues comme " Estimation des conséquences et des leviers de recours aux entreprises de service de sécurité et de défense ", " Analyse économique et internationale de la dissuasion nucléaire ", " Modalités de contractualisation et de conduite des programmes d'armement ", " Les impacts socioéconomiques des efforts de défense ", " Analyse des grands groupes français et européens de l'armement ".

En ces temps de crise durable, on ne peut plus envisager de la même manière l'économie de défense d'une part et les choix stratégiques d'autre part...

Le programme :

- 9 h : Introduction de Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense.

- Table ronde n°1 : Internationalisation et programmes en coopération avec le général Maurice de Langlois (IRSEM) ; Agence européenne de défense et défis de la coopération en Europe avec Christian Bréant, directeur R&T à l'Agence européenne de défense ; La coopération européenne pour les grands programmes : miroir aux alouettes ou option la plus effective ? avec Olivier Martin, secrétaire général de MBDA ; Les investissements capacitaires sous l’égide de l’OTAN avec l'ingénieur général de l’armement Patrick Auroy, secrétaire général adjoint de l’OTAN en charge des investissements ; EADS au chevet du projet de coopération européenne avec Jérémy Ghez, HEC.

- Table ronde n°2 : Les enjeux de l’intelligence économique avec Pascal Chaigneau, HEC ; L’intelligence économique au niveau de l’Etat avec Gilles de Robillard, adjoint du délégué interministériel à l’intelligence économique ; Dynamiques industrielles en matière d’intelligence économique avec Didier Brugère de Thales ; Révolution numérique et risque souverain avec Jean-Louis Bruguière.

- Table ronde n°3 : Les contributions socio-économiques de la défense à la nation avec le général Jean-Marc Journot, HEC ; Les conséquences macroéconomiques des efforts de défense avec Julien Malizard, université de Montpellier 1 ; Industrie de défense et défense de l’industrie par le général Stéphane Abrial, conseiller auprès du président de Safran ; Les atouts socioéconomiques de la défense par Sylvain Moura et Jean-Michel Oudot de  l'Observatoire économique de défense (OED).

- 13 h : conclusion de Patricia Adam, présidente de la Commission de la défense nationale et des forces armées de l'Assemblée nationale.

On peut s'incrire à ce colloque en cliquant ici.

 

 

 

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 11:50
photo ECPAD

photo ECPAD

8 mai 201 ECPAD

 

Le 07 mai 2013, une délégation danoise présidée par le prince Joachim du Danemark, accompagné du chef d’état major des armées, le général Peter Bartram et du chef de la garde nationale danoise, le major général Finn Winkler, a  inspecté le détachement de la garde nationale danoise au camp de Novo-Selo.Cette visite a permis au prince Joachim, lieutenant-colonel de réserve dans le régiment des dragons royaux de Jütland, de décorer le contingent danois de la médaille de l’Otan et de clôturer la mission de la garde nationale danoise au Kosovo. Les réservistes danois seront effectivement  remplacés début juin par des militaires de l’armée d’active.

Kosovo : Visite du prince Joachim du Danemark

Le détachement danois assure la sécurité du camp Maréchal de Lattre de Tassigny depuis février 2011. Issu de la garde nationale, il a la particularité d’être armé par 27 militaires réservistes et un capitaine d’active du régiment de la reine.

 

Si au quotidien la mission de la garde à l’entrée du camp est assurée par les Danois, la responsabilité de la protection du camp Maréchal de Lattre de Tassigny de Novo-Selo  incombe à la France. Le camp de Novo Selo abrite un contingent multinational composé de soldats de dix nationalités différentes.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 11:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

13/05/2013 Sources : EMA

 

Le 11 mai 2013, le commodore Jorge Novo Palma, commandant la Task Force 465 (TF 465) s’est rendu à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et de la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues engagés dans l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante.

 

Lors de cette rencontre en mer, il a notamment tenu à saluer le travail réalisé par ces deux bâtiments qui forment la mission Jeanne d’Arc.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Le commodore a rejoint le BPC Tonnerre par hélicoptère Lynx depuis le bâtiment amiral de la TF 465, la frégate lance-missiles portugaise Alvarès Cabral. Il a été accueilli sur le pont d’envol du BPC par son commandant le capitaine de vaisseau Jean-François Quéra. Après avoir rappelé à l’équipage les enjeux de cette opération, il a assisté à un exercice d’évolution tactique avec la frégate portugaise Alvarès Cabral et la FASM Georges Leygues.

 

Le commodore Novo Palma a ensuite rejoint la FASM Georges Leygues au moyen de l’hélicoptère Alouette 3 du BPC Tonnerre pour rencontrer l’équipage.

 

Depuis le début de leur participation à l’opération de lutte contre la piraterie Atalante, le 12 avril 2013, la FASM Georges Leygues et le BPC Tonnerre ont patrouillé dans l’ensemble de la zone d’opération et identifié près de 1 000 bateaux.

 

Jusqu’au 15 mai 2013, quatre bâtiments de la Marine nationale participent à l’opération Atalante : le BPC Tonnerre, la FASM George Leygues, la frégate de surveillance Nivôse et la frégate légère furtive Guépratte. L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du Programme alimentaire mondiale (PAM), de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes. La France participe à l’opération Atalante avec le déploiement permanent d’au moins une frégate de la marine nationale. Le dispositif peut être renforcé ponctuellement d’un avion de patrouille maritime, le plus souvent un Atlantique 2 (ATL 2), un Falcon 50 ou un Awacs.

photo Marine Nationale

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 11:35
Dans la peau d’un mentor opérationnel de la DPSD en Afghanistan

14/05/2013 Sources : EMA

 

L’adjudant Damien est actuellement en mission en Afghanistan au sein du détachement « contre ingérence » (french counter intelligence cellule) de la direction de protection et de sécurité de la Défense (DPSD). Il assume la tâche de mentor opérationnel au profit de plusieurs officiers de renseignement des forces de sécurité afghane.

Dans la peau d’un mentor opérationnel de la DPSD en Afghanistan

L’adjudant Damien décrit sa mission ainsi : « il s’agit d’aider et de conseiller les officiers de sécurité afghans placés à la source du recrutement de l’armée afghane afin qu’ils puissent détecter les tentatives d’infiltration d’insurgés dans leurs rangs. Il s’agit bien de mentoring opérationnel ; je suis un conseiller.  En aucun cas je ne me substitue au rôle que tiennent mes interlocuteurs afghans ».

 

Dans le cadre de sa mission, l’adjudant Damien échange et travaille avec le colonel Mohammad afin de prévenir, déceler et surveiller toute personne qui présente un risque ou toute source potentielle de vulnérabilité. Officier renseignement de l’école de guerre afghane (CSC : Command and Staff College), le colonel Mohammad est un ancien compagnon d’armes du commandant Massoud, figure emblématique en Afghanistan, ayant combattu contre l’occupation soviétique et le régime des talibans de 1996 à 2001. L’adjudant précise : « De tous les officiers renseignement avec qui je traite, le colonel Mohammad est celui qui reste le plus simple dans ses rapports malgré son passé de combattant émérite ».

 

Métier de l’ombre, le travail des agents de la DPSD est une mission fondamentale en France comme en opérations extérieures (OPEX). Autonomie, capacité d’adaptation, ouverture d’esprit et sens du relationnel sont autant de qualités primordiales et indispensables que doit posséder tout inspecteur.

 

« Je ne représente qu’une petite partie d’un dispositif plus vaste destiné à assurer la sécurité de nos forces ».

Dans la peau d’un mentor opérationnel de la DPSD en Afghanistan

La DPSD est le service de renseignement  dont dispose le ministre de la défense pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles. Dans son périmètre de compétence, à savoir la sphère défense, la DPSD agit auprès des forces partout où elles sont stationnées ou déployées en opérations comme auprès des entreprises liées par contrat à la défense. Agissant essentiellement dans un cadre préventif, la DPSD recueille, analyse et diffuse aux autorités du ministère des renseignements relatifs aux menaces potentielles contre les intérêts de la défense.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:55
Le Primauguet franchit les passes de Brest

Le Primauguet franchit les passes de Brest

14/05/2013 Sources  Marine nationale

 

Du 13 au 23 mai 2013, la France conduit auprès de six autres nations, l’entraînement tactique multinational bisannuel de lutte anti-sous-marine Spontex  sur la façade atlantique. Spontex 2013 est particulièrement consacré à la lutte anti-sous-marine en zone littorale et en eaux peu profondes.

Le Primauguet en grande rade de Brest. Le sous-marin portugais, Arpao, en rade de brest, s'apprète à  franchir les passes

Le Primauguet en grande rade de Brest. Le sous-marin portugais, Arpao, en rade de brest, s'apprète à franchir les passes

Ainsi, la France, l’Allemagne, la Belgique, le Canada, la Pologne, le Royaume-Uni et le Portugal réunissent dix bâtiments de surface, deux sous-marins, deux avions de patrouille maritime et des hélicoptères, pour un entraînement de haut niveau dont l’objectif est d’améliorer l’interopérabilité des alliés en les mettant dans les conditions de leur potentiel emploi au sein d’une task force multinationale

 

Spontex met également en œuvre toute la chaîne de commandement et de contrôle  tactique dans un contexte multinational, en déployant un état-major d’une trentaine de personnes à bord du TCD Siroco, majoritairement issues de la Force aéromaritime de réaction rapide, pour conduire les opérations

 

Les moyens français participant à Spontex 13

 

    Transport de chalands de débarquement Siroco

    Frégate anti-sous-marine Primauguet

    Aviso Commandant L’Herminier

    Sous-marin nucléaire d’attaque

    Deux avions de patrouille maritime Atlantique 2

    Un état-major embarqué de trente personnes, essentiellement armé par la force aéromaritime de réaction rapide (FRMARFOR).

Le Kosciusco devant les passes de Brest

Le Kosciusco devant les passes de Brest

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:55
Défense: ne pas se tromper d'époque

13/05/2013 Bruno Tertrais, Maître de recherche pour la Fondation pour la recherche stratégique

 

DÉFENSE - À peine l'encre sèche, le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale fait déjà l'objet de vives critiques. On ne peut que se féliciter du renouvellement du débat démocratique sur la défense, qui est l'un des postes budgétaires les plus importants de l'État et la fonction régalienne par excellence. Mais de la critique légitime au mauvais procès, il n'y a souvent qu'un pas.

Certes, le Livre blanc consacre des révisions significatives de notre posture, un ralentissement de la modernisation de nos forces, des baisses temporaires de capacités, et une légère réduction de notre potentiel de combat.

 

Mais quatre idées fausses doivent être contestées.

La première est qu'il ne s'agirait que d'un simple "habillage", une adaptation à la contrainte financière. Pourtant, la rédaction du Livre blanc a été l'occasion d'un véritable passage en revue de posture stratégique. La durée de l'exercice (huit mois au lieu de quatre initialement prévus) témoigne de sa profondeur, ainsi que de la vigueur des débats qui ont eu lieu au sein de la Commission. L'existence d'une forte contrainte financière était une donnée d'entrée, mais il aurait été irresponsable de ne pas tenir compte du contexte économique...Aucun pays au monde ne construit sa défense de manière abstraite, sans égard pour les moyens disponibles! Les scénarios budgétaires et les trajectoires possibles n'ont été connus de la Commission qu'assez tard. Et rappelons que le retour à l'équilibre financier est essentiel pour notre souveraineté nationale, d'autant que la dette publique française est majoritairement détenue par des non-résidents.

 

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La deuxième est que les décisions prises ne seraient pas cohérentes avec le tableau des risques -qui n'ont pas diminué- et les incertitudes du contexte stratégique -qui sont grandissantes. Mais c'est se tromper d'époque. Les menaces ne sont plus d'ordre principalement militaire, et il n'y a pas de lien homothétique entre la dangerosité de l'environnement international et le niveau exact du budget du ministère de la Défense. Face au terrorisme et aux trafics, le renseignement, la police, les douanes, la justice sont en première ligne. Face aux cyber-attaques, l'effort est interministériel et relativement peu coûteux. Face au risque de déstabilisation dans la région méditerranéenne, la diplomatie et l'assistance sont nos premières armes. Le Livre blanc développe à juste titre le besoin d'une "approche globale".

 

La troisième, habituelle dans ce genre d'exercice, relève du "il n'y avait qu'à... ". On aurait du, paraît-il, ponctionner la dissuasion nucléaire pour préserver les forces classiques, voire limiter les transferts sociaux au bénéfice du budget de la défense. Les forces conventionnelles pâtiraient ainsi d'une prétendue sanctuarisation de la dissuasion nucléaire. C'est vrai, la dissuasion a été préservée d'emblée -tout comme les autres grandes fonctions stratégiques, telles que le renseignement ou la prévention... Mais elle n'a jamais été exemptée des coupes successives de nos moyens budgétaires depuis vingt ans. La meilleure preuve en est que sa part dans le budget de la défense est restée à peu près la même. Et l'on oublie trop souvent que l'existence même de la dissuasion préserve le format de certaines capacités classiques nécessaires à sa crédibilité: sous-marins nucléaires d'attaque, frégates anti-sous-marines, avions de patrouille maritime, ravitailleurs en vol...

 

Quant à l'idée de faire "moins de social" pour faire "plus de défense", elle est apparemment séduisante tant les ordres de grandeur financiers sont différents, mais elle n'en relève pas moins d'une certaine démagogie. À ce compte-là, pourquoi évoquer la défense et pas d'autres fonctions régaliennes telles que la justice ou la diplomatie, et dont les budgets se sont réduits en peau de chagrin? Et pense-t-on sérieusement qu'il aurait été acceptable pour nos concitoyens, en cette période de grandes difficultés, de voir la défense exemptée de l'effort commun au détriment des transferts sociaux?

 

La quatrième idée fausse est celle du "déclassement". Pourtant, la France maintiendra l'ensemble de ses grandes aptitudes, et notamment la capacité à honorer tous ses engagements (OTAN, Golfe). Ce n'est que pour une opération aéroterrestre de très grande ampleur que nos moyens se trouveront réduits. Mais dans quel scénario réaliste aurions-nous impérativement besoin de projeter plus de 15 à 20.000 hommes? Ceux qui se lamentent sur la diminution numérique de nos capacités de projection se trompent de diagnostic stratégique: même un conflit majeur en Europe ne ressemblerait en rien aux scénarios de la Guerre froide. Et mieux vaut une force plus réduite et bien équipée que de gros bataillons mal préparés. Car l'ambition du Livre blanc de 2008 -projeter 30.000 hommes et 70 avions de combat pour une durée d'un an- n'existait que sur le papier...

 

On reprochera sans doute alors une "absence de choix": les coupes sont à peu près également réparties entre grandes capacités. Mais il s'agit justement d'un choix: le refus de l'abandon de telle ou telle aptitude, à l'heure où nos grands alliés s'avèrent peu enclins à garantir la disponibilité de leurs propres capacités en cas d'opérations communes. Et le Mali a tout de même montré qu'on pouvait être plus efficaces lorsqu'on est seuls...

 

Il est légitime de s'inquiéter de la capacité de la France à maintenir un outil de défense performant sous une telle contrainte budgétaire. Serons-nous, par exemple, toujours en mesure de maîtriser pleinement nos espaces maritimes, à l'heure de la compétition pour les ressources, la piraterie et les trafics battent leur plein? Les budgets futurs devront garantir le maintien en condition opérationnelle des forces et l'entraînement des personnels. Mais il ne faut pas se tromper d'époque: la France sera toujours en mesure de face aux défis de sécurité actuels et prévisibles.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:55
Défense. Le Drian face à l'inquiétude des soldats

13 mai 2013 LeTelegramme (AFP)

 

Jean-Yves Le Drian a présenté lundi devant l'armée de Terre à Saint-Maixent-L'Ecole (Deux-Sèvres) le modèle d'armée issu du nouveau Livre blanc, qui, selon lui, est "le plus équilibré possible", mais suscite attentes et inquiétudes chez les militaires.

 

S'adressant à quelque 500 élèves de l'Ecole nationale des sous-officiers d'active (Ensoa) pour son premier déplacement auprès des forces depuis la présentation du document, fin avril, le ministre de la Défense a rappelé les grands axes du Livre blanc, qui prévoit notamment 24.000 nouvelles suppressions de postes dans les armées d'ici à 2019.

"Un modèle d'avenir" mais une mise en oeuvre "difficile"
"Il ne s'agit pas d'un modèle d'urgence ou d'attente" lié aux contraintes budgétaires, mais d'"un modèle d'avenir et de long terme", a-t-il assuré. Dans un contexte difficile, c'est "le modèle le plus équilibré possible", a-t-il dit, tout en prévenant que sa mise en oeuvre "sera difficile".
Le Livre blanc définit les priorités stratégiques - Afrique, renseignement, cyberdéfense, Forces spéciales... - que la Loi de programmation militaire traduira en termes budgétaires. La LPM fixera notamment les coupes dans les programmes et répartira les baisses d'effectifs, dont l'armée de Terre devrait absorber la plus grande partie.

"Sévère impact sur le moral" des troupes
Cette nouvelle réduction du format des armées provoque de vives interrogations parmi les militaires, dans l'attente de la LPM qui doit être présentée durant l'été. Invités à échanger avec le ministre, des officiers supérieurs ont exprimé cette inquiétude, en évoquant le "sévère impact sur le moral" des troupes que pourraient avoir les réformes à répétition qui touchent la défense.
Entre 2008 et 2019, ce sont au total près de 80.000 postes qui auront été supprimés dans les armées. Inquiétude également sur la répartition des baisses d'effectifs entre les trois armées. "Concernant le moral, ce qui importe le plus c'est la capacité opérationnelle. Que les soldats aient le bon outil au bon moment pour remplir la mission qui leur est confiée", a fait valoir Jean-Yves Le Drian, en rappelant sa volonté de préserver au maximum les capacités des forces.

Drones et nouveaux hélicoptères
Le ministre a affirmé à ce sujet l'importance des forces terrestres, "bien équipées et bien entraînées", qui fournissent 80% des effectifs déployés en opérations extérieures (Opex). Evoquant le nécessaire remplacement des équipements, notamment des blindés légers et de transport de troupes, les anciens VAB, il a indiqué que le renouvellement prévu dans le cadre du programme Scorpion devra être entrepris pour assurer la continuité des capacités.
Scorpion doit permettre de renforcer la protection des soldats en renouvelant des matériels vétustes, mais son avenir était lié aux conclusions du Livre blanc. Le ministre a également souligné la nécessité de doter l'armée de Terre de nouveaux hélicoptères de manoeuvre et l'obligation pour la France d'acquérir "dans les délais les plus rapides" les drones tactiques qui lui font défaut.

"Pas de déclassement stratégique"
Il a par ailleurs rappelé que les crédits de la Défense seront maintenus à leur niveau de 2013 dans les années qui viennent - soit 31,4 milliards d'euros -, malgré la nécessité de rétablir les finances publiques. "Donc, il n'y a pas, contrairement à ce que je lis ici ou là, de déclassement stratégique", a-t-il insisté. M. Le Drian doit se rendre de mercredi à vendredi à Bruxelles, Londres et Washington, pour présenter le Livre blanc aux partenaires de la France. Considérée comme la "maison mère" de l'armée de Terre, l'Ensoa, qui fête ses 50 ans en 2013, forme environ 1.700 sous-officiers par an.

> 34.000 postes supprimés d'ici 2019
> La "menace" sur les SNLE s'éloigne

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:55
source FOB

source FOB

14/05 Par Bruno Trevidic – LesEchos.fr

 

Sa maison mère GIAT Industries est en discussion avec SNPE pour lui racheter Eurenco. Cette filiale est spécialisée dans la fabrication de poudres et d'explosifs.

 

Le feuilleton de la consolidation de la filière française de munitions a repris de plus belle avec l'annonce, hier soir, de « discussions » entre GIAT Industries, maison mère du groupe d'armement terrestre Nexter, et SNPE, en vue de la reprise de sa filiale Eurenco, spécialisée dans la fabrication de poudres et d'explosifs. « Cette opération devrait permettre de regrouper, au sein d'une même entité […] les activités complémentaires des deux groupes dans le domaine munitionnaire et de rationaliser la gestion des affaires domaniales et environnementales issues de l'historique des deux groupes. Elle devrait intervenir en 2013 sous la forme d'un rapprochement des deux groupes autour de GIAT Industries », explique un communiqué. GIAT et SNPE ayant tous les deux l'Etat pour unique actionnaire, les discussions ont toutes les chances d'aboutir.

 

Sécurisation des approvisionnements

 

Cette opération permettrait à Nexter, leader français dans la fabrication de munitions, de mettre la main sur son principal fournisseur en poudres et explosifs. De quoi sécuriser ses approvisionnements et éviter un possible rachat d'Eurenco par un concurrent européen, dans un contexte de démantèlement de SNPE. En 2011, Eurenco avait réalisé un chiffre d'affaires de 209 millions d'euros pour 941 salariés, contre 736 millions d'euros pour Nexter. En 2011, Nexter avait déjà engagé des discussions avec Thales, en vue de lui racheter sa filiale TDA spécialisée dans les obus de 120 et de mortier, en échange d'une part de son capital. Mais l'opération, sans être formellement abandonnée, n'avait pu être finalisée avant l'élection présidentielle et le changement de patron à la tête de Thales.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:50
photo UK MoD

photo UK MoD

14/05/2013 Michel Cabirol- LaTribune.fr

 

BAE Systems a signé un nouveau contrat évalué à 3 à 4 milliards de livres avec Ryad pour l'armement de ses vieux avions de combat Tornado. Le groupe britannique fait monter à bord de ces appareils MBDA (missiles Brimstone, Storm Shadow), Safran (bombe guidée AASM) et Diehl BGT Defence (IRIS-T).

 

C'est une bonne nouvelle pour MBDA et Sagem (groupe Safran) qui vont équiper les avions de combat saoudiens Tornado dans le cadre de la troisième tranche de modernisation du programme TSP (Tornado Sustainment Programme) négociée par BAE Systems avec Ryad, selon des sources concordantes. Cette tranche concerne l'armement tactique des avions de combat saoudien Tornado, à l'exception d'un lot complémentaire de missiles de croisière. Le missilier européen, toujours en attente d'un contrat majeur notamment en Inde (le missile sol-air SRSAM ou armement du Rafale) fournira à l'armée de l'air saoudienne le missile air-sol britannique le Dual-Mode Brimstone, fabriqué pour la Royal Air Force. Il est équipé d'un guidage laser et d'un radar millimétrique, ceci afin de le rendre plus efficace contre des cibles mobiles. Pour le moment, il n'est intégré que sur Tornado GR4 et a été utilisé en Irak (opération Telic), en Afghanistan (opération Herrick) et en Libye. En outre, MBDA fournira à l'armée de l'air saoudienne un lot supplémentaire de missiles de croisière Storm Shadow. Soit environ une commande évaluée pour MBDA à 500 millions d'euros.

AASM à guidage terminal laser - DGA Essais en vol

AASM à guidage terminal laser - DGA Essais en vol

Des missiles pour Dhiel BGT Defence

 

La filiale défense de Safran, Sagem, livrera quant à elle la bombe guidée laser AASM (Armement air-sol modulaire), qui permet de détruire des cibles statiques ou mobiles (chars, navires...) avec une précision inférieure à un mètre. Pour cette commande, Sagem n'est pas passé par MBDA, avec qui pourtant elle est liée commercialement sur la vente de ces missiles. La Direction générale de l'armement (DGA) a prononcé la qualification de l'AASM en version à guidage terminal laser le 3 avril 2013. L'AASM est constitué d'un kit de guidage et d'un kit d'augmentation de portée se montant sur des corps de bombe standard. Cet ensemble permet de tirer à distance de sécurité de la cible (plus de 50 km) hors de portée des défenses sol-air adverses, dans toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit. La DGA a commandé 380 exemplaires de l'AASM laser à Sagem. Enfin, l'Arabie saoudite a commandé des missiles air-air courte portée à guidage infrarouge IRIS-T à Diehl BGT Defence. Au total, le contrat devrait s'élever pour BAE Systems entre 3 et 4 milliards de livres (3,5 et 4,7 milliards d'euros).

 

Une série de contrats lucratifs

 

Cette nouvelle commande a été conclue dans le cadre de l'accord général baptisé Saudi British defence Cooperation Programme, qui lie les deux capitales Londres et Ryad depuis le 21 décembre 2005. Depuis la signature de ce partenariat, BAE Systems a signé de nombreux contrats. En septembre 2006, le groupe britannique a modernisé à mi-vie les Tornado (2,5 milliards de livres, 2,94 milliards d'euros), livré pour 1 milliard de livres d'armement (1,17 milliard d'euros) d'armement (TSP) à l'été 2009, signé un contrat de support (Salam Support Solutions) pour 500 millions de livres (590 millions d'euros) à l'automne 2009, avec une extension de 6 mois, trois ans plus tard. En outre, BAE Systems a vendu des avions d'entraînement Hawk AJT et des Pilatus PC-21 pour 1,6 milliard de livres (1,88 milliard d'euros) en mai 2012, et surtout dans le cadre du contrat Al Salam (la paix) a obtenu une commande de 72 Typhoon (4,5 milliards de livres, 5,3 milliards d'euros, en septembre 2007. Ces Tornado devraient voler jusqu'en 2020-2025.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

13/05/2013 Sources : EMA

 

Du 1er au 10 mai 2013, la frégate de surveillance (FS) Nivôse, engagée au sein de l’opération européenne de lutte contre la piraterie Atalante, a escorté de Djibouti à Mombassa au Kenya, un cargo philippin affrété par le Programme Alimentaire Mondial (PAM), le Yakima Princess.

 

Le 1er mai, la frégate Nivôse a rejoint au large de Djibouti le Yakima Princess, cargo transportant 10 000 tonnes de céréales, pour débuter une escorte de 2 200 nautiques (environ 4000 km) en direction du Kenya. Tout au long du transit, le Nivôse est resté en contact radio permanent avec le navire civil, se tenant prêt à lui porter assistance en cas de problème, notamment technique, qui le rendrait encore plus vulnérable face aux éventuelles attaques de pirates.

photo Marine Nationale

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Le commandant du Nivôse s’est rendu à bord du Yakima Princess pour rencontrer son capitaine. A cette occasion, des marins du Nivôse ont évalué les mesures prises par l’équipage du cargo pour se protéger des assauts des pirates (Best Management Practices-BMP). L’Organisation Maritime Internationale (OMI) recommande entre autres aux navires évoluant au large de la Corne de l’Afrique la pose de barbelés le long du bord, l’obstruction des accès au pont ou encore l’aménagement d’un refuge, la citadelle, pour protéger l’équipage en cas d’attaque et pour attendre l’arrivée de secours.

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Tout au long de l’escorte, le Nivôse a poursuivi sa mission de surveillance maritime en traquant toute activité suspecte dans de larges zones au moyen de son hélicoptère embarqué Panther.

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Le 10 mai, à l’issue d’une traversée sans encombre, le navire du PAM a pu décharger son fret humanitaire à Mombassa. Le Nivôse a ensuite repris sa patrouille le long de la côte est de l’Afrique

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L’opération Atalante a pour mission d’escorter les navires du PAM, de participer à la sécurité du trafic maritime et de contribuer à la dissuasion, à la prévention et à la répression des actes de piraterie au large des côtes somaliennes.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 10:45
Si Kidal est aux mains des rebelles du MNLA, ce sont les Français et les Tchadiens qui assurent la sécurité. ©EMA

Si Kidal est aux mains des rebelles du MNLA, ce sont les Français et les Tchadiens qui assurent la sécurité. ©EMA

13 mai 2013 Romain Mielcarek - actudefense.com

 

L’armée malienne aurait pris la route de Kidal. Bamako espère reprendre le contrôle de cette ville, toujours sous l’autorité du MNLA, afin d’assurer la réunification intégrale du Mali. Les rebelles refusent de déposer les armes.

 

Kidal, ville de l’extrême nord du Mali, reste sous le contrôle des rebelles du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA). Ce mouvement, s’il s’est dissocié de l’action menée par Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et d’Ansar Dine, reste farouchement opposé à l’autorité de Bamako. Alors que la ville est sécurisée par des militaires français et tchadiens, les hommes du MNLA refusent catégoriquement d’ouvrir leurs portes aux forces maliennes.

Les militaires maliens ont pourtant l’intention d’investir Kidal. Au cours de la semaine passée, une colonne de véhicules a quitté Gao pour se diriger vers cette ville. Dimanche, les forces de Bamako prenaient position dans les environs de la cité. Le détail de ces mouvements varie en fonction des sources, annonçant la présence de soldats plus ou moins près de Kidal. Le MNLA, lui, refuse toujours de déposer les armes et promet de défendre la ville contre toute tentative des troupes maliennes d’y entrer.

Kidal est devenue, pour le Mali, le symbole de la difficulté de réunir les différents acteurs autour de la table des négociations. Alors que les élections, prévues pour le mois de juillet, approchent, Bamako veut parvenir à assurer le contrôle du pays dans son intégralité. Reste à trouver comment désamorcer l’opposition catégorique du MNLA sur le sujet. Fin avril, déjà, Jean-Yves Le Drian soulignait l’importance de régler le problème de Kidal. En visite auprès des forces françaises, le ministre de la Défense espérait que cela se fasse au travers d’un dialogue.

Les autres partenaires africains du Mali appellent eux aussi le gouvernement de transition à s’attaquer fermement à cette question. Réunis à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la semaine dernière, les chefs d’état-majors des armées d’Afrique de l’ouest appelaient Bamako à décider : le MNLA est-il ou n’est-il pas un ennemi ? L’objectif étant de pouvoir au plus tôt prendre les mesures qui s’imposent.

A Kidal, le MNLA ne fait pas l’unanimité. Début mai, des responsables locaux désignaient un « Haut conseil de l’Azawad » ouvert au dialogue avec Bamako. Dirigé par Mohamed Ag Intalla, un élu de la ville, il espère syndiquer les acteurs de la région. Pour eux, il s’agit de revenir dans le giron d’un Mali unifié, rejetant toute velléité d’indépendance et toute alliance avec les mouvements djihadistes.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 08:55
L'OPV Gowind L'Adroit de DCNS au coeur de la société commune Piriou DCNS

L'OPV Gowind L'Adroit de DCNS au coeur de la société commune Piriou DCNS

13/05/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

DCNS et le groupe Piriou vont très prochainement annoncer la création de leur joint venture Piriou DCNS. Le groupe naval militaire va prendre 45 % de leur entreprise commune, le chantier civil 55 %.

 

DCNS et le groupe Piriou vont très prochainement annoncer la création de leur joint venture Piriou DCNS. Le groupe naval militaire va prendre 45 % de leur entreprise commune, le chantier civil 55 %. La prise de participation de DCNS au capital de la société commune à hauteur de 45 % du capital de cette société (soit 2.250 actions) s'élevera à 2,25 millions d'euros. Cette prise de participation a été approuvée par l'Etat. Les deux chantiers navals visent rapidement un chiffre d'affaires d'une centaine de millions d'euros. Ils convoitent notamment les programmes nationaux dédiés à l'action de l'Etat en mer, qui sont en train d'être lancés par le ministère de la Défense.

 

Créer un leader mondial

 

L'ambition de DCNS et Piriou est de créer un leader mondial dans les navires aux standards civils essentiellement destinés à l'action de l'Etat en mer (garde-côtes, police, gendarmerie, douanes...) en faisant jouer leurs complémentarités industrielles et commerciales. La joint-venture bénéficierait de l'expérience de DCNS sur les marchés du naval de défense et de celle de Piriou dans les navires aux standards civils. Ils visent notamment les programmes de bâtiments multi-missions (B2M), de bâtiments de souveraineté et d'intervention maritime (Batsimar) et, enfin, de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH).  Ils visent également les marchés à l'exportation portant sur les bâtiments de moins de 95 mètres, avec des standards civils et destinés aux gardes-côtes, à la police et gendarmerie, aux douanes. "DCNS et Piriou veulent devenir le leader mondial de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres", explique-t-on à "La Tribune". DCNS va ainsi améliorer sa base de coûts en fabriquant des bâtiments aux normes civiles.

 

DCNS et Piriou bénéficient d'une expérience commune réussie dans le cadre de la construction de l'OPV Gowind L'Adroit réalisé sur fonds propres en 2010-2011 par DCNS avec plusieurs partenaires dont le groupe Piriou.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 07:55
Le volet cyber du Livre Blanc sur la Défense

 

 

30 avril 2013 par Marc Rees, Journaliste, rédacteur en chef - pcinpact.com

 

Remis à François Hollande, le Livre Blanc de la Défense a surtout été cité pour la suppression des 20 000 postes au sein de l’armée qu’il préconise. Réclamé par le président de la République au lendemain de son élection, le document (PDF) contient cependant aussi différentes sections dédiées aux nouvelles technologies et à la cyberdéfense.

 

 « Le dispositif de cyberdéfense est appelé à appeler à s’amplifier dans les années qui viennent ». Voilà ce qu’anticipe le Livre Blanc sur la Défense désormais rendu public. Les mesures esquissent davantage qu’elles ne précisent, mais c’est le principe même du Livre Blanc qui veut une réévaluation les stratégies de défense.

 

Il insiste d’abord sur les moyens humains. L’importance des systèmes d’information nous imposerait « aujourd’hui d’augmenter de manière très substantielle le niveau de sécurité et les moyens de défense de nos systèmes d’information, tant pour le maintien de notre souveraineté que pour la défense de notre économie et de l’emploi en France ». Le Livre Blanc demande par exemple que ces moyens humains consacrés soient renforcés « à la hauteur des efforts consentis par nos partenaires britannique et allemand ». C’est très exactement ce que préconisait le rapport de Jean Marie Bockel sur la cyberdéfense.

 

« La capacité de se protéger contre les attaques informatiques, de les détecter et d’en identifier les auteurs est devenue un des éléments de la souveraineté nationale. Pour y parvenir, l’État doit soutenir des compétences scientifiques et technologiques performantes » avance encore le document de 160 pages. « La capacité de produire en toute autonomie nos dispositifs de sécurité, notamment en matière de cryptologie et de détection d’attaque, est à cet égard une composante essentielle de la souveraineté nationale ». S’il préconise de tailler dans les effectifs de l’armée, il demande aussi « un effort budgétaire annuel en faveur de l’investissement » pour permettre la conception et le développement « de produits de sécurité maîtrisés. »

Indépendance technologique

Sans jeter un seau d’acide chlorhydrique sur les équipements chinois, le livre blanc préconise « une attention particulière » sur la sécurité des réseaux de communication électroniques et donc à leurs équipements. « Le maintien d’une industrie nationale et européenne performante en la matière est un objectif essentiel ». En creux, on retrouve les critiques adressées aux équipementiers asiatiques sur les infrastructures en cœur de réseau notamment.

 

Pour garantir la musculature des systèmes d’information de l’état, le Livre Blanc recommande aussi « une politique appropriée d’achat public ». PC INpact avait révélé comment la Défense s’est acoquinée avec Microsoft dans le cadre d’un marché sans appel d’offres, véritable open bar. Un choix qui pose des problèmes de souveraineté et de sécurité avait embrayé le Canard Enchaîné, mais qui, selon le directeur central de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information (DIRISI), serait commandé par des exigences « d'interopérabilité entre alliés », dans la mesure où « l'OTAN a fait le choix des solutions Microsoft pour ses postes de travail »...

 

Dans le Livre Blanc, on rappelle justement que « la cybersécurité de l’État dépend aussi de celle de ses fournisseurs de produits et de services, qui doit être renforcée ». Le document promet - sans détail - que « des clauses seront insérées dans les marchés afin de garantir le niveau de sécurité attendu. »

 

Au fil des pages, il conseille que l’État fixe par la loi ou le décret « les standards de sécurité à respecter à l’égard de la menace informatique » et spécialement veille à ce que « les opérateurs prennent les mesures nécessaires pour détecter et traiter tout incident informatique touchant leurs systèmes sensibles ». En terme d’hygiène informatique, « ce dispositif précisera les droits et les devoirs des acteurs publics et privés, notamment en matière d’audits, de cartographie de leurs systèmes d’information, de notification des incidents et de capacité pour l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), et, le cas échéant, d’autres services de l’État, d’intervenir en cas de crise grave. »

Réserve opérationnelle dédiée à la cyberdéfense

Une « doctrine nationale de réponse aux agressions informatiques majeures » est également mentionnée, à l’instar du rapport Bockel qui s’interrogeait sur sa mise en place. « La capacité informatique offensive enrichit la palette des options possibles à la disposition de l’État. Elle comporte différents stades, plus ou moins réversibles et plus ou moins discrets, proportionnés à l’ampleur et à la gravité des attaques » indique-t-on. Il serait ainsi primordial d’accroître le volume d’experts formés en France « et de veiller à ce que la sécurité informatique soit intégrée à toutes les formations supérieures en informatique. »

 

Dernier fait notable, parmi les mesures programmées, le Livre veut faire de la cyberdéfense une composante de la réserve opérationnelle. Il s'agit d'une réserve de citoyens français volontaires (et d'anciens militaires) prêts à apporter un soutien  temporaire de quelques dizaines de jours par an aux forces armées. « Celle-ci constituera un atout au service de la résilience de la Nation et sera prévue et organisée spécifiquement pour permettre au ministère de la Défense de disposer d’une capacité de cyberdéfense démultipliée en cas d’attaque informatique majeure. »

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 07:45
photo EMA

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09.05.2013 Propos recueillis par Frédéric Pons - V.A.

 

Entretien exclusif. Le patron de la brigade qui a reconquis le Mali, héritier d’une longue tradition d’officiers “africains” fait le point sur Serval et sur l’ennemi.

 

Pour son anniversaire, le 4 février, ses hommes lui ont offert une canne africaine traditionnelle, symbole du chef : « Elle représente le vieux, le malin, le futé. » Saint-cyrien de la promotion “Général-de-Monsabert” (1982-1985), trois fois projeté en opération en Afrique, patron, depuis 2011, de la 3e brigade mécanisée, à Clermont-Ferrand, dite “brigade Monsabert”, Bernard Barrera, 51 ans, était peut-être prédestiné à assurer le commandement de la brigade Serval, à la mener au feu et au succès, au coeur de l’Afrique (lire notre encadré). Héritière de la 3e division d’infanterie algérienne, créée en 1943 par le général de Monsabert, formée d’engagés métropolitains, de pieds-noirs et d’indigènes, la “3” est la division française la plus décorée de la Seconde Guerre mondiale. Les régiments de la brigade Monsabert chantent toujours les Africains. Ils portent l’insigne choisi par Monsabert : une petite Victoire romaine retrouvée à Constantine (Algérie) et trois croissants symbolisant son recrutement.

 

Officier chaleureux, père de quatre enfants, Bernard Barrera aura pourtant connu, dans les dernières années de la guerre froide, un début de carrière centré sur l’Europe, des camps d’Allemagne à ceux de Champagne. C’est au 92e régiment d’infanterie, déjà à Clermont-Ferrand, aujourd’hui fer de lance de sa brigade Serval, que la chance lui sourit enfin. Il y sert à deux reprises, dans les années 1990, projeté en Bosnie puis au Kosovo. Plus tard, chef de corps du 16e bataillon de chasseurs de Saarburg, en Allemagne, entre 2004 et 2006, il découvre l’Afrique, au Tchad puis en Côte d’Ivoire. Cette expérience opérationnelle lui permettra de décrocher trois citations. De 2009 à 2011, Bernard Barrera occupe un poste de confiance au cabinet militaire de François Fillon, alors premier ministre. Responsable du suivi des opérations extérieures et de la préparation des Conseils de défense, il y découvre les subtils rapports de force politico-militaires des échelons parisiens. Des enseignements qui lui auront été certainement utiles pour conduire au mieux sa chevauchée africaine.

 

Que retenez-vous de cette opération, depuis son déclenchement, le 11 janvier dernier ?

La mission de libération du Mali et de destruction d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été remplie parce que nous avons mis en application tout ce que nous apprenons dans l’armée de terre, avec de nouveaux matériels, performants, comme le canon Caesar, le blindé d’infanterie VBCI et l’hélicoptère Tigre. Ces capacités et ces connaissances nous ont permis de réussir sur un théâtre bien différent de celui de ces dernières années.

 

Comment l’avez-vous fait ?

En conduisant un combat aéroterrestre, interarmes et interarmées, avec l’armée de l’air, sur deux fronts, dans un tempo rapide et avec une boucle décisionnelle courte, en jouant sur la mobilité, la surprise et la supériorité. Toutes les composantes ont été utiles. Nous y sommes arrivés, avec peu de pertes, grâce à nos vingt ans d’opérations extérieures, nos vingt années de maturité professionnelle.

 

Mais n’est-ce pas une guerre africaine comme les autres ?

C’est une guerre en Afrique, mais pas une guerre africaine. Nous combattons des terroristes, ce qui est très différent.

 

En quoi ?

On a retrouvé le même ennemi qu’en Afghanistan. On connaît bien son savoir-faire terroriste. Cet ennemi pose des bombes, utilise des kamikazes, frappe sur les arrières, recrute des enfants-soldats.

 

Les appuis (canons, avions, hélicoptères) n’ont-ils pas été suremployés ?

On aurait pu ne pas les utiliser. On y serait peut-être arrivé de la même façon, mais ce n’est pas sûr. L’ennemi nous attendait sur un terrain défensif qui nous était très défavorable. L’utilisation de ces appuis a permis de sauver des vies humaines, notamment chez les fantassins et les cavaliers, qui ont dû s’emparer de force des lignes de résistance successives. L’artillerie, les blindés et les hélicoptères de combat, en particulier, ont permis la destruction des défenses terroristes. On a pu franchir ces lignes grâce au travail des sapeurs, qui ont déminé le terrain.

 

La tactique des djihadistes vous a-t-elle surpris ?

Ils ont accepté le combat dans la vallée de l’Amettetaï, dans l’adrar des Ifoghas, alors qu’ils fuyaient depuis un mois, irrattrapables. Leur but était en réalité de nous arrêter et de nous faire subir des pertes importantes sur un terrain qu’ils connaissaient bien, aménagé avec des réserves d’eau et de munitions, alors que nous, nous étions en limite logistique.

 

Que cherchaient-ils ?

Ils voulaient obtenir une victoire médiatique en nous bloquant dans cette vallée. Il était donc indispensable de la prendre en moins d’une semaine pour pouvoir casser Aqmi et ne pas risquer de défaite.

 

L’adrar des Ifoghas est-il sous contrôle ?

À l’heure actuelle, oui. L’ennemi a été détruit. Il n’est plus dans la zone des adrars et des vallées. Il n’y a plus personne. On y retourne régulièrement. On les survole souvent. Cette zone est sous contrôle, d’autant qu’on y mène des actions conjointes avec les forces tchadiennes.

 

Est-ce aussi le cas pour Gao, où le Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a régné en maître jusqu’en janvier ?

Nous y avons conduit plusieurs interventions successives et nous continuons à le faire. C’est peut-être moins visible, car c’est un terrain plus dense, avec une population autochtone plus marquée. Le Mujao n’a pas la même physionomie qu’Aqmi.

 

Est-il la principale menace ?

Je ne dirais pas menace. L’ennemi a subi une très forte attrition. On en a détruit une grosse partie. À l’heure actuelle, l’ennemi évite le contact. Il n’y a plus de grosses résistances.

 

La montée en puissance de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma) vous donne-t-elle satisfaction ?

Pour l’instant, cette montée est effective. Nos postes de Ménaka, Tombouctou, Gao ont été confiés aux forces nigériennes, burkinabés et maliennes, bien sûr. Cela nous permet de retirer nos unités des postes pour nous concentrer sur notre propre désengagement et sur la poursuite des opérations dans tout le secteur.

 

 

 

  

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 07:45
photo EMA

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9 Mai 2013 Par Frédéric Pons – V.A.

 

Afrique. L’opération Serval a détruit la forteresse djihadiste dans le Nord. Des cellules terroristes restent actives, notamment dans la région de Gao où nos reporters ont patrouillé avec les “Gaulois” du 92e régiment d’infanterie (Clermont-Ferrand).

 

Les quatre blindés se sont immobilisés, moteur au ralenti. Postés en étoile, ils contrôlent un grand carrefour du quartier 2 de Gao. Les canons de 25 millimètres prennent en enfilade les avenues sableuses bordées de hauts murs en pisé. La section de l’adjudant Benjamin débarque en souplesse. Les gros scarabées blindés nous reprendront en fin d’après-midi, après quatre heures de patrouille à pied dans un univers où la seule ombre est celle de quelques manguiers et de petits acacias épargnés par les chèvres.

La progression dans Gao est souple, patiente, vigilante, malgré la chaleur. Le temps semble s’être figé, dans une chaleur de four. « 50 °C à l’ombre », lâche le caporal-chef qui me précède, le famas prêt à un tir instantané de riposte. « On ne sait jamais… En mars, des mecs en djellaba et à Mobylette ont voulu se faire exploser sur nos postes, avec une ceinture de dynamite sur le ventre. » Prudents, les terroristes n’utilisent plus de 4x4 Toyota, trop repérables. Ils se déplacent à dos de chameaux ou sur les Mobylette “Djakarta” (importées d’Indonésie), plus discrètes.

Les soldats portent 20 à 25 kilos : le Frag (gilet pare-balles) et le casque lourd pour la protection, le famas ou la mitrailleuse Minimi pour le combat, les chargeurs pleins de munitions, le bidon d’eau, la trousse d’urgence. La radio crachote des ordres brefs : « À gauche, la maison au portail rouge cadenassé… Observez… Rendez compte ! ». Elle signale aussi un comportement suspect : « Mef [méfiance] ! Le mec à turban à Mobylette, près du puits »… Ces fantassins du 92e régiment d’infanterie n’en sont pas à leur première mission. Beaucoup de ces “Gaulois”, surnom traditionnel des soldats de Clermont-Ferrand, sont passés par l’Afghanistan.

 

L’adjudant parle avec un couturier sur le seuil de son échoppe. « On donne confiance. On récupère du renseignement. » Il tend le numéro de téléphone de Serval : « Tu appelles si tu vois quelque chose. » L’homme opine, conciliant : « Quand quelqu’un est venu t’aider, c’est normal de l’aider. » Le casque s’est transformé en Cocotte-Minute, l’épais gilet de combat empêche de respirer. La nuque et les épaules commencent à brûler. « Le casque et le Frag sont impératifs, a prévenu le toubib. Au moins cinq ou six soldats leur doivent la vie. N’oubliez pas de boire ! »

L’eau est une arme aussi vitale que le famas. Avec une consommation d’une quinzaine de litres par homme et par jour, la livraison des palettes de bouteilles sur les postes est une priorité. La noria logistique a permis de maintenir le rythme des combats. L’armée de l’air et les hélicoptères ont pris leur part, comme les convois terrestres. Cela n’a pas empêché des cas de déshydratation aiguë, des insolations, des gastro-entérites. Des militaires ont dû être rapatriés vers la France.

Aux carrefours, les soldats se postent et observent. Les intervalles et les distances sont respectés, pour réagir en cas d’incident et se couvrir mutuellement. Les gestes tactiques, précis, sont ceux d’une troupe aguerrie. Les plus jeunes font comme les aînés. C’est le résultat de l’entraînement intensif en France et de vingt années d’opérations extérieures, sur des théâtres aussi différents que l’Afghanistan ou la Côte d’Ivoire, le Liban ou le Kosovo. Vingt ans de culture professionnelle se vérifient dans les rues de Gao.

 

Cette expérience du combat et cette endurance ont permis aux troupes de l’opération Serval de surprendre, de bousculer et de détruire les forces islamistes retranchées à Gao, Tombouctou, Kidal. Les ennemis ont été ensuite détruits dans leur sanctuaire de l’adrar des Ifoghas. Ils l’occupaient depuis dix ans et l’avaient aménagé en forteresse. Ils se croyaient invincibles. Leur propagande se moquait même des “croisés”, réputés couards, trop attachés à la vie pour venir les affronter.

Les combats dans la vallée de l’Amettetaï ont été furieux. Cinq jours terribles. « Nos gars, les plus jeunes, ont morflé, reconnaissent les officiers. Les djihadistes sont allés jusqu’au corps à corps. Sur six kilomètres, entre le point de départ et l’arrivée, on a relevé une centaine de morts. » Les terroristes voulaient retarder les Français, provoquer un enlisement, transformer leur résistance en victoire morale. Ils ont été pris de vitesse. À certains endroits, les troupes d’assaut françaises ont retrouvé un mouton sur la braise, du thé encore chaud.

Le tempo rapide et la puissance de feu imposés dès le départ par Paris, relayés au Mali par les généraux Grégoire de Saint-Quentin, patron des forces françaises, et Bernard Barrera, commandant de la brigade Serval, ont bousculé l’ennemi (lire aussi page 30). « Il fallait créer une dynamique pour stabiliser la boucle du Niger », explique Saint-Quentin. Le général est prudent : « Nous avons désorganisé la menace militaire mais elle reste sous-jacente. On a détruit leurs bases. Il leur reste des caches. »

Cela explique l’approche prudente des avions sur Gao — vols à très basse altitude, changement fréquent des axes d’approche —, les patrouilles permanentes et les épuisantes opérations de recherche de caches terroristes. La dernière opération, baptisée “Gustave”, a duré quatre jours non-stop au nord de Gao, dans une zone islamiste, ancien fief du Mujao. Bilan : 18 tonnes d’armes et de munitions saisies. La plupart sont détruites, sous la surveillance des sapeurs démineurs qui assurent aussi la sécurité des convois contre les IED (engins explosifs improvisés).

Les sapeurs du 31e régiment du génie (Castelsarrasin), dont la moitié des cadres sont passés par l’Afghanistan, sont en permanence sur le qui-vive : « On ne sous-estime pas l’ennemi. Ils ont la compétence. Un quart des terroristes tués portait une ceinture d’explosifs ! » Les capitaines Stéphane Mateos et Jean-Médéric Lenoble confirment : « Les IED sont arrivés très vite sur ce théâtre. On a découvert des ateliers de fabrication dans le Nord. Ici, les pistes sableuses sont favorables aux pièges. »

 

Les ennemis ne peuvent plus concentrer leurs forces mais les militaires restent lucides : « Sur 3 000 combattants, on a compté 400 tués. » Et le reste ? « Une partie a renoncé au combat, une autre s’est dispersée, au Mali ou à l’étranger. » Des djihadistes à bout de force sont retrouvés dans le désert, en Algérie et en Mauritanie. Les écoutes françaises ont aussi localisé des combattants isolés, appelant à l’aide au téléphone. Certains ont été cueillis aux points d’eau, à des passages obligés.

« Les pieds ont une mémoire, confie un officier des forces spéciales. Les vieilles cartes nous sont utiles. On y trouve d’anciennes pistes oubliées, mais connues des trafiquants ou des terroristes. » Nos commandos du désert font la chasse aux djihadistes. C’est au détour d’une de ces pistes perdues que le sergent Stéphane Duval, transmetteur au 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (Bayonne), est mort pour la France, le lundi 29 avril.

Ancien fief des islamistes du Mujao, Gao et ses environs restent une zone sensible. Le général de Saint-Quentin le reconnaît : « Il reste une menace sous-jacente. » Les ennemis sont toujours là. En février puis en mars, des islamistes équipés de ceintures d’explosifs ont tenté de se faire exploser au milieu des soldats. « Ils arrivent en général à Mobylette. Parfois aussi à dos d’âne, avec une charrette. » Le 4 mai, cinq kamikazes islamistes ont été tués au nord de Gao. Sur l’avenue Mamadou-Konaté, un jeune Noir s’avance, un bâton de bétel entre les dents : « Des armes, il y en a partout. Si la France part, ce sera la merde, comme avant. » Chaque Mobylette suscite le qui-vive.

« Notre but a été d’amener les ennemis à la portée des forces africaines qui nous relèvent, précise le général de Saint-Quentin. On ne partira pas. On sera encore un millier au début de 2014. » Les Français formeront une force de réaction, mobile et dure. En “deuxième rideau”, ils seront l’assurance vie des forces de stabilisation appelées à prendre le relais.

La nouvelle armée malienne sera aussi adossée aux Français. Ses chefs piaffent. Au QG malien de Gao, le colonel Didier Dacko, 45 ans, ancien de l’école du train à Tours et de celle de l’infanterie à Montpellier, veut reprendre le contrôle de Kidal, pour l’instant aux mains des indépendantistes touaregs du MNLA. Dans la villa réquisitionnée qu’il occupe avec son état-major, Dacko prépare son plan d’opérations : « Notre objectif est de contrôler la totalité du territoire malien, jusqu’à la frontière algérienne. On ne veut pas du MNLA. Qu’il désarme et on discute après. »

 

Son adjoint, le colonel Issa, un Touareg au visage de cuivre, approuve : « Le MNLA ne représente pas les Touaregs. Ce sont des bandits en armes rejoints par les islamistes d’Ansar Dine. » Ce seigneur du désert est formel : « Qu’on nous donne quelques véhicules et le temps d’atteindre Kidal », dit-il en grillant des Dunhill à la chaîne.

C’est ce qu’annonce le général Ibrahima Dembele, 46 ans, le chef d’état-major de l’armée malienne. Jovial, ce Malinké natif de Ségou a une confiance totale dans le toubab (“le Blanc”). Il remercie la France. « Mon ministre c’est Le Drian, mon président c’est Hollande, dit-il en riant. Serval a réagi vite et sauvé le Mali. Les Français doivent en être fiers. Notre sentiment de reconnaissance efface tout ce qu’on a raconté sur la colonisation. »

Dembele a passé seize ans à guerroyer dans le nord du pays. Il connaît par coeur les adrars, Kidal, Tessalit. Soldat confirmé et titulaire d’un master en résilience, il commande l’armée depuis mars 2012. Il joue un rôle clé dans la stabilité du pays. « Il faut tout mettre à plat, les trafics d’influence, les armes volatilisées, ceux qui nous ont trahis, à quatre reprises et qu’on a réintégrés en leur donnant de l’argent, des armes, du galon. » Il me tend une liste “confidentiel défense” : « Ce sont nos quarante officiers supérieurs sans emploi. » Parmi eux, quinze généraux.

Son objectif est clair : « Libérer Kidal et le Nord. J’ai des soldats, je veux m’en servir. » Dembele a déjà commandé 10 000 boîtes de rations douncafa (“manger à sa faim”, en bambara) pour la guerre éclair qu’il veut mener aux islamistes et au MNLA. Ses plans sont prêts : « Couper leur route logistique au carrefour d’Anifis, isoler leur zone refuge de Tinzaoutène. On n’a plus de cadeau à leur faire. Ils doivent déposer les armes. » La France se veut neutre. Nos militaires sont partagés : « Ce serait dangereux de réintégrer ces traîtres à répétition dans l’armée malienne. » Il n’est pas question pour l’instant d’opération malienne sur Kidal. Le général Dembele est formel : « Nous irons quand même. J’attendrai le temps qu’il faudra. »

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:56
Le fabricant du char Leclerc va mettre la main sur les activités poudres et explosifs de SNPE - photo EMA

Le fabricant du char Leclerc va mettre la main sur les activités poudres et explosifs de SNPE - photo EMA

13/05/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Avec la bénédiction de l'Etat, SNPE et GIAT Industries, la holding du groupe public spécialisé dans les armements terrestres de Nexter, vont se rapprocher. Cette opération va renforcer Nexter, qui va consolider la filière munitionnaire française.

 

Le rapprochement entre SNPE et le groupe GIAT Industrie (Nexter) était dans l'air plusieurs mois. Il vient de franchir une étape décisive avec la publication ce lundi d'un communiqué commun des deux entreprises de défense. Les "data rooms" ont été ouvertes, selon des sources concordantes. "Cette opération devrait permettre de regrouper, au sein d'une même entité et dans le respect de leurs stratégies, de leurs clients et de leurs marchés respectifs, les activités complémentaires des deux groupes dans le domaine munitionnaire (...)", ont expliqué les deux groupes. Cette opération devrait aboutir "en 2013 sous la forme d'un rapprochement des deux groupes autour de GIAT Industries". Elle va notamment permettre à Nexter de mettre la main sur les activités poudres et explosifs d'Eurenco (900 salariés en 2011). Soit au total près de 208 millions d'euros de chiffre d'affaires qui viendront gonfler les comptes du groupe d'armement terrestre qui reste le pivot de la consolidation de la filière munitionnaire.

 

Racheter Eurenco permettra ainsi à Nexter de sécuriser son approvisionnement en poudres et explosifs en internalisant la fourniture des composants essentiels pour ses munitions. D'autant que le groupe d'armement terrestre craignait pour la survie d'Eurenco. "Il est normal que nous soyons intéressés à la pérennité de nos approvisionnements", avait précisé le patron de Nexter. La disparition d'Eurenco entraînerait en outre la certification "longue et coûteuse" d'une autre source d'approvisionnement. C'est dans ce cadre que Philippe Burtin a réitéré au deuxième trimestre 2012 son offre de reprise d'Eurenco ainsi que de sa maison mère SNPE dans le but de rationaliser les structures de défaisance existantes dans le terrestre.

 

Nouvelle usine à Sorgues

 

En février, le PDG de Nexter, Philippe Burtin, était resté prudent : "Je comprends qu'une étape a été franchie avec le projet d'une usine nouvelle à Sorgues ce qui va permettre de procéder à cette consolidation". De quoi parlait-il ? Fin 2012, comme l'avait révélé La Tribune, une assemblée générale d'Eurenco avait approuvé une augmentation de capital de 93 millions d'euros, qui va notamment servir à construire une nouvelle usine ultramoderne à Sorgues (Vaucluse), dont le nom de code est Phénix. La participation de SNPE à cette opération s'effectuera en numéraire à hauteur de 70 millions d'euros et par apport en nature d'actifs immobiliers situés à Sorgues (13,1 millions d'euros) et à Bergerac (10,33 millions d'euros). Ce projet était la condition sine qua non du rachat d'Eurenco par Nexter, candidat à la reprise d'Eurenco depuis 2007.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 06:55
Cyberattaques, une menace trop peu prise au sérieux

13.05.2013 Le Monde.fr

 

Par Driss Aït Youssef (Président de l'Institut Léonard de Vinci, spécialiste de la sécurité) et Yves Roucaute (Professeur agrégé des facultés, directeur du MBA "Sécurité des réseaux numériques" de l'Institut Léonard de Vinci)

 

Ne serait-il pas temps pour notre pays de prendre conscience des nouveaux enjeux liés au numérique ? La cyberattaque menée depuis les Etats-Unis par un groupe de cyber-délinquants ayant dérobé plus de 45 millions de dollars à deux banques montre une fois encore la vulnérabilité des systèmes d'information les plus stratégiques et, apparemment, les mieux protégés.

 

Certes, les hackers ont-ils surestimé leur capacité à blanchir leur butin. Mais soyons assurés que les prochaines attaques seront, sans doute, mieux organisées avec, cette fois, l'appui de groupes criminels puissants disposant de moyens techniques et organisationnels solides.

 

Au  16e rang des pays où la cybercriminalité est la plus active, la France peut légitimement s'inquiéter. Le dernier rapport sur la cybercriminalité de la société américaine Symantec sonne d'ailleurs l'alarme de façon spectaculaire. Le cybercrime est en expansion et il paraît de plus en plus difficile de l'arrêter.

 

DES MOYENS INDISPENSABLES

 

Loin d'échapper au fléau, la France se classe seulement au 8e rang européen en termes de défense. Cyberterroristes, cybercriminels et hackers ne sont, semble-t-il, pas pris très au sérieux, malgré la publication du Livre blanc « Sécurité et défense 2013 », donnant une place à la cyberdéfense sans les moyens indispensables.

 

Pourtant, ce cybercrime est d'abord, dirigé contre les Etats et ses infrastructures critiques. Il est plus inquiétant et dévastateur que le terrorisme, parfois conjugué avec lui – au point d'avoir vu le Sénat des Etats-Unis en faire une question stratégique après l'attaque contre l'entreprise d'armement Lockeed Martin (2011) – découvrant enfin que ce qui avait été désastreux pour la Géorgie (2008) ou l'Estonie (2007) pouvait l'être aussi pour l'Amérique.

 

Cette nouvelle criminalité vise ensuite le circuit financier et bancaire, clef de voûte du système économique. Ainsi qu'on le voit aujourd'hui, et comme le démontre l'enquête du Ponemon Institute, 64% des banques et entreprises du secteur financier américain ont subi des attaques en 2012. Une inquiétude grandissante, au point que leurs dirigeants s'attendent à une augmentation plus grande encore qui devrait dépasser 75%.

 

La confiance dans notre système bancaire ne repose plus seulement sur la capacité des banques à investir correctement l'épargne des Français mais désormais sur sa capacité à protéger les avoirs de ses clients.

 

Cette cybercriminalité vise, bien entendu, toutes les grandes entreprises. Ces actes ont déjà conduit à des pertes colossales  touchant même des entreprises qui semblaient pourtant disposer de protections avancées, telles que Yahoo!, Amazon, e-Bay ou Google.

 

Chacun a pu découvrir, en même temps, l'un des versants peu joyeux de la mondialisation : une progression de l'espionnage inconnue jusqu'alors. Celle-ci venant des entreprises concurrentes mais aussi des Etats, en particulier de certains émergents.

 

AUGMENTATION DE 42 % EN 2012

 

Les PME et les sous-traitants restent cependant les plus importantes victimes de la cybercriminalité, avec 31% des attaques globales, soit une augmentation de 42% en 2012.  Ce secteur, terreau de l'emploi et de la recherche, se croit trop souvent à l'abri. Il n'a pas encore clairement vu les enjeux de disposer de cadres possédant la maîtrise des risques réseaux numériques et est ainsi devenu une cible de choix.

 

Les raisons du ciblage cybercriminel sont faciles à saisir.  D'une part ces PME sont moins protégées faute de cadres compétents et de moyens adaptés. D'autre part elles sont la porte d'entrée sur les grandes entreprises et les Etats. Enfin, elles sont souvent porteuses de projets dynamiques dans la course aux brevets et à la novation, clef de la profitabilité, de la croissance et de l'emploi.

 

Le récent braquage à la souris informatique n'est donc pas le premier et ne sera certainement pas le dernier. Le suivi de cette affaire avec sa réponse pénale s'annoncent difficile. Le droit international étant en retard sur les nouvelles technologies. Il est inutile d'attendre de l'Etat qu'il puisse, à lui seul, protéger l'espace vital de tout un chacun et celui des entreprises. Il n'en a pas les moyens scientifiques et techniques. Lucide, il appelle d'ailleurs  des opérateurs privés pour protéger ses infrastructures critiques.

 

Il est donc grand temps pour l'Etat d'accélérer le déploiement de nouveaux dispositifs pour prévenir et protéger les infrastructures, entreprises et citoyens. Temps aussi pour les entreprises, grandes ou petites, de se doter de services, d'outils et de personnels compétents pour protéger leurs patrimoines immatériels.

 

Une façon de rappeler cet adage populaire de bon sens : nul n'est jamais mieux protégé que par lui-même.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 18:55
M51 : les causes de l'échec du tir de validation du missile identifiées

12/05/2013 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point.fr

 

La commission d'enquête remettra lundi ses premières conclusions à Jean-Yves Le Drian, qui les fera connaître mardi à l'Assemblée et au Sénat.

 

 

Les membres de la commission d'enquête qui investigue depuis une semaine sur les causes de l'explosion d'un missile stratégique M51 tiré au large de la Bretagne par le sous-marin lanceur d'engins Le Vigilant le 5 mai dernier sont parvenus à de premières conclusions. Cette commission, dont la composition est secrète à ce jour, a fait savoir en privé, sans donner de détails, que l'accident ne serait pas d'une gravité extrême, en ce sens qu'il ne remettrait pas en cause la structure même du programme.

Les conclusions initiales de cette enquête seront remises au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian ce lundi 13 mai au matin. Ce dernier aurait choisi de reprendre la main sur ce dossier en communiquant en personne sur l'accident. Selon nos informations, il aurait décidé de le faire devant la représentation nationale, le 14 mai, successivement devant les commissions spécialisées de l'Assemblée nationale et du Sénat. Une autre communication a été annoncée le jeudi 16 mai, lors du point de presse hebdomadaire du ministère.

Discrétion

Une semaine après l'échec de ce tir de validation du M51, le ministère de la Défense demeure à ce stade d'une exemplaire discrétion. La seule communication officielle sur le ratage demeure le squelettique communiqué de la Dicod, publié quelques minutes après l'officialisation de l'échec. En visite le 10 mai à Penmarc'h, petit port du pays bigouden au large duquel le missile s'est abîmé en mer après son explosion, Jean-Yves Le Drian s'est refusé à tout commentaire sur l'accident.

On sait que les recherches de débris entamées par des moyens maritimes lourds au large de Penmarc'h se déroulent par des fonds allant jusqu'à 120 mètres, dans la zone interdite à la navigation que nos lecteurs pourront découvrir à la page 3 de cet avis émis par la préfecture maritime de l'Atlantique, à Brest. Les recherches ne sont pas favorisées par une météo maussade, qui pourrait s'aggraver mardi. Elles auraient cependant déjà permis de remonter plusieurs débris du missile M51. Les navires concernés sont l'aviso Premier-Maître L'Her, qui assure la police de la zone, les chasseurs de mines Cassiopée et Aigle, les bâtiments hydrographiques Borda, Laplace et Altaïr, le bâtiment de soutien et d'assistance à la dépollution Argonaute, ainsi que le Jif Xplorer, navire appartenant à la Direction générale de l'armement.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 18:35
source navyrecognition.com

source navyrecognition.com

Salon IMDEX Asia, Singapour, le 14 mai 2013. - safran-group.com

 

Sagem (Safran) vient de signer avec l’agence de défense et de technologie DSTA de Singapour un contrat portant sur le développement et la production du nouveau système de combat GFCS - Gun Fire Control System - destiné aux huit Littoral Mission Vessels commandés par la marine de la République de Singapour (1).

 

Le système Gun Fire Control System de Sagem est un système central qui intégrera depuis le centre opérations des bâtiments plusieurs fonctions : artillerie principale et secondaire, radars, systèmes optroniques et système de navigation. Opéré depuis ses consoles multifonctions, le GFCS s’interfacera avec le système de combat principal. Son architecture ouverte permettra une intégration aisée, et sa flexibilité d’agréger ultérieurement d’autres capacités.

 

Partenaire de longue date de la marine de Singapour, Sagem a produit les systèmes GFCS des six frégates de la classe Formidable et celui des quatre bâtiments amphibies LST de la classe Endurance.

 

Le nouveau GFCS sera développé dans le centre R&D de Sagem à Massy.

 

A travers ce programme, Sagem démontre sa capacité d’intégrateur de systèmes de combat, de capteurs et de systèmes d’information décentralisés pour plates-formes militaires.

 

(1) - La future classe de bâtiments de mission littorale de la marine Singapourienne comprendra huit bâtiments lance-missiles de 1200 t. Conduit sous la maitrise d’œuvre de ST Marine, ce programme doit remplacer les actuels patrouilleurs de la classe Fearless.

****

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 11:55
Le gouvernement chercherait à vendre DCNS à Thalès

12 mai 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le gouvernement cherche à vendre la compagnie navale DCNS, leader mondial du naval de défense, au spécialiste de l’électronique de défense Thalès, déjà actionnaire à hauteur de 35%, selon une source informée.

 

Si cet accord était conclu, il marquerait un important changement dans l’industrie de défense, qui lutte pour sa survie dans un climat économique hostile mais a résisté aux tentatives de réorganisation.

 

Ce projet de fusion ou de rachat de DCNS par Thalès est l’une des conséquences du Livre Blanc sur la défense publié le 29 avril dernier. Il a confirmé un objectif de dépense de 31,4 milliards € sur la période 2014-2019.

 

Mais ce chiffre suppose des recettes exceptionnelles provenant de la vente de participations pour boucher un manque de financement estimé à 1,8 milliard € en 2014, et un montant similaire en 2015, indique la source. « Nous avons besoin de recettes exceptionnelles, et DCNS pourrait faire partie des participations vendues, » a expliqué la source.

 

Thalès détient déjà 35% de DCNS, après avoir levé en 2007 une option d’achat pour renforcer sa part initiale de 25%.

 

Le gouvernement espère vendre sa part de 65% de DCNS à Thalès pour un montant d’environ 1,5 à 2 milliards €. Ce seul accord permettrait de combler le problème de financement pour 2014.

 

Si la vente se concrétise, DCNS deviendrait une filiale de Thalès. Des responsables du gouvernement négocieraient avec la famille Dassault, qui contrôle Dassault Aviation, l’actionnaire industriel de référence de Thalès.

 

« Si le plan d’affaires de DCNS semble solide, ils seront intéressés, » indique la source.

 

Le gouvernement veut cependant conserver un siège au conseil d’administration de DCNS, et veut reporter son action spécifique — sa “golden share” — au niveau de la compagnie mère, Thalès, précise la source.

 

Le précédent président de Dassault, Charles Edelstenne, avait déclaré que sa compagnie était prête à augmenter la participation de Thalès dans DNCS au-dessus de 50%, mais que le status spécifique des ouvriers d’état devrait être réformé.

 

« L’idéal, le mieux » serait que Thalès achète beaucoup plus que 50%, proche des 100%, et devienne le propriétaire, soutient la source.

 

Pour les ouvriers d’état, le gouvernement paierait les salaires, mettrait le personnel à la disposition de DCNS, et la rembourserait pour ramener les salaires au niveau d’un salaire compétitif.

 

DCNS a des ventes annuelles d’environ 2,5 milliards € et dégage un cash d’environ 2 milliards €. Cela est considéré comme payant virtuellement pour l’acquisition.

 

Les discutions pour la vente de DCNS n’ont pas encore commencé, mais devraient le faire prochainement. « Nous devons prendre des décisions rapidement pour passer 2014, » souligne la source.

 

Une fusion entre DCNS et Thalès serait positive, mais dépend beaucoup de la façon dont elle sera mise en place, indique un spécialiste.

 

Les 2 compagnies sont en compétition dans des domaines comme les systèmes de combat. Un accord permettrait d’« intégrer les capacités et rendrait la compagnie plus efficace, » indique Andrea Gilli, un associé de l’European Union Institute for Security Studies.

 

« Une fois que cela sera fait, cela simplifierait considérablement le paysage, » convient la source française.

 

Des porte-paroles de Dassault, DCNS et le ministère de la défense n’étaient pas disponibles pour faire des commentaires.

 

Référence : Defense News (Etats-Unis)

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 11:40
L'escadre russe en Méditerranée pourrait comprendre des Mistrals

MOSCOU, 12 mai - RIA Novosti

 

Les futurs porte-hélicoptères russes de type Mistral pourraient faire partie de l'escadre russe en Méditerranée, a annoncé dimanche à RIA Novosti le commandant en chef de la Marine russe, l'amiral Viktor Tchirkov.

 

"Oui, c'est possible, pourquoi pas? Mais il s'agit d'une perspective assez lointaine, car le premier navre de ce type n'équipera la Marine russe qu'en 2015 au plus tôt", a indiqué l'amiral interrogé sur l'éventuelle utilisation de ces navires au sein de l'escadre russe en Méditerranée.

 

Auparavant, le ministre russe de la Défense a annoncé qu'il fallait créer en Méditerranée un groupe de navires de guerre afin d'assurer en permanence la protection des intérêts russes dans cette région.

 

"Il faut créer un nouveau département pour le groupement opérationnel de la Marine qui défendra les intérêts nationaux de la Russie dans la région de la Méditerranée et garantira la présence permanente de navires russes dans ce secteur", a indiqué le ministre lors d'une réunion élargie du collège du ministère de la Défense.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 11:20
Le Drian à la Maison-Blanche

12 mai 2013 Le Journal du Dimanche

 

INDISCRET - Le ministre de la Défense sera reçu à Washington par le conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama.

 

Dans la foulée de ses déplacements à Bruxelles et Londres, mercredi et jeudi, le ministre de la Défense se rendra à Washington, où il sera reçu à la Maison-Blanche par Tony Blinken, le conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama. L'un des rares ministres populaires du gouvernement Ayrault sera entendu également par les sénateurs de la commission de la défense. Il prononcera un discours sur la stratégie de la France dans les crises à la Fondation Carnegie avant de répondre aux questions de la journaliste vedette de CNN, Christiane Amanpour. Un seul message au cours de cette tournée : le budget de la Défense, maintenu au centime près par le Livre blanc, permet à la France de demeurer un allié privilégié, mais le Sahel est un défi sécuritaire qui s'impose à tous les pays.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:55
Airbus Military espère toujours livrer le premier A400M avant le prochain salon du Bourget - photo Airbus Military

Airbus Military espère toujours livrer le premier A400M avant le prochain salon du Bourget - photo Airbus Military

09 mai 2013 par Romain Mielcarek

 

Et si, plutôt que de les acheter, la France louait ses A400M ? Le ministère de la Défense étudierait la possibilité d’acquérir ses nouveaux avions de transport au travers d’un crédit-bail.

 

Et si la France achetait ses A400M sous forme de leasing ? Ce serait l’une des hypothèses de travail à l’étude au ministère de la Défense, selon une information révélée par le site Intelligence online. C’est une piste qu’aurait évoqué Jean-Yves Le Drian en marge d’un déplacement au Qatar : il lui faut en effet trouver les partenaires adéquates pour soutenir un tel montage financier.

 

Le leasing, crédit-bail en français, permet de payer un bien sur la durée. Un organisme financier (ici un groupe qatari spécialisé dans le transport aérien) achète le bien, en l’occurrence l’A400M, puis le met à disposition de l’institution en échange du paiement d’une redevance, un loyer. Au terme du contrat, une fois la totalité des mensualités payées, le ministère de la Défense peut devenir propriétaire de l’avion.

 

Un tel montage financier a l’intérêt de régulariser la dépense. Plutôt que de consentir une grosse dépense à un moment T, le ministère de la Défense pourrait répartir sur la durée le coût des appareils. Au final, il lui en aura coûté un léger surcoût, sous forme d’intérêt. Sur la durée, ces opérations peuvent représenter une simplification comptable et fiscale qui séduit de plus en plus de sociétés.

 

Reste l’aspect administratif, qui reste lui assez complexe : sur le papier, ce serait la société qatarie qui serait propriétaire des A400M concernés. Il faudrait donc mettre en oeuvre tous les contrats et documents nécessaires à cette exportation. A suivre …

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