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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:55
photo Livefist

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May 13, 2013 idrw.org (PTI)

 

France cuts Rafale purchase, no export customer yet for the Rs. 1390cr aircraft.Dassault Aviation, the French maker of Rafale fighter jet which is in exclusive negotiations with the Indian ministry of defence for the $12 billion Medium Multi-Role Combat Aircraft (MMRCA) tender is facing rough weather at home.

 

In the latest strategic defence review carried out under the insistence of the French government, last month, France has capped the purchase of Rafale fighter jets to 225. Originally, the Rafale programme envisaged production of 320 aircraft for the French government but this was cut to 286 later and now to 225. Till date, only 180 of them have been ordered; all of them by France. The company is yet to find an export customer for its front-line fighter jet.

 

As a result, the cost of Rafale to France has climbed steadily. The French Senate assessment of the 2013 national defence budget pegs the total cost of the Rafale programme, including development expenses, to the French exchequer at €44.2 billion. Dividing the total programme cost with number of aircraft to be built i.e. 225 gives a per aircraft cost of €196.4 million or approx. Rs. 1,390 crore at today’s exchange rate.

 

A cut to Rafale numbers for France poses a challenge to Dassault’s military business which is mainly dependent on Rafale sales.

 

Given the situation, bagging MMRCA, which envisages purchase of 126 aircraft with an option for buying 63 more, is critical for Dassault. However, contrary to initial expectations of a quick contract signature, Dassault-MoD negotiations have dragged on for over a year.

 

As reported by FE earlier, cost has been an issue since the start besides the company’s reluctance to transfer sophisticated technology to India and meet offsets requirements. In the last few months, questions have been raised by Dassault regarding the role of Hindustan Aeronautics Limited (HAL) in the MMRCA. Moreover, the French company is unwilling to be held liable for the quality, timely and on-cost delivery of the 108 aircraft to be license produced at HAL. This is in breach of tender conditions and has emerged as a major threat to speedy contract conclusion.

 

Sources FE spoke to said: “Given the slow pace of negotiations it looks increasingly likely that MMRCA will spill over to the next government.” But, Dassault CEO Eric Trappier is optimistic. Reportedly, Trappier said: “I hope 2013 should be the year.”

 

As things stand, for Trappier’s wish to come true, either Dassault will have to give in to India’s demands which it has resisted until now or the Indian side will have to relax its tender criteria. Currently, both look unlikely. Given Dassault’s financial situation the company cannot afford any business risk. Whereas, enhanced scrutiny of defence deals in a season ridden with corruption scandals precludes Indian negotiators from extending any concessions.

 

In this case, the French company will have to do something special. Eyes are on the Paris Air Show which opens 17th of June at Le Bourget in France. Dassault is expected to lay out a red carpet for the Indian delegation. However, in what could come as a dampener to the French company, rumours in the defence ministry corridors suggest that given the sensitive phase of negotiations, the ministry is expected to tone down this year’s participation at the show.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:45
photo EMA

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10/05/2013 Sources : EMA

 

Le 08 mai 2013, deux Rafale ainsi qu’un Hercules C-130 ont conduit un « desserrement » sur le camp « Croci » à Abéché, situé à plus de 800 kilomètres de N’Djamena. C’était une première pour les Rafale qui ont relevé les Mirage F1 sur le théâtre au mois de mars dernier.

 

Cette mission, qui entre dans le cadre de la mission de maintien en condition opérationnelle, consiste à déployer les moyens de l’escadron de chasse sur un autre site. Quatre équipages Rafale y ont donc participé, accompagnés d’une dizaine de mécaniciens spécialisés dans différents domaines. De cette manière, ces derniers ont également pu faire un « état des lieux » des moyens disponibles sur place.

photo EMA

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Ce déploiement régulier permet aux pilotes de se familiariser avec les différentes plateformes aéroportuaires (PFA) de desserrement de la région. D’ailleurs, la piste d’Abéché est également une piste de déroutement en cas d’impossibilité d’atterrissage sur N’Djamena ; il était donc primordial pour ces nouveaux avions qui composent le groupement air de la force Épervier de s’y exercer.

photo EMA

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De plus, lors de ce déploiement, les pilotes de chasse et les commandos parachutistes de l’air ont également conduit plusieurs exercices de CAS (Close Air Support), mission qu’ils effectuent quotidiennement au Mali pour l’opération SERVAL. Pour cet entrainement, une situation tactique a été donnée par les TAC-P (Tactical Air Control Party) et les pilotes ont ainsi réalisé des passes de tir simulé au canon et à plusieurs types d’armement ou encore des démonstrations de force à basse altitude.

photo EMA

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Le Rafale a ainsi démontré son aptitude à desserrer sur terrain sommaire malgré les conditions climatiques difficiles rencontrées en Afrique et l’environnement rustique de ce genre de mission.

 

Les éléments français au Tchad (EFT) de la force Épervier (950 hommes) assurent deux missions permanentes : ils garantissent la sécurité des ressortissants français résidant au Tchad, conformément à l’accord de coopération technique signé entre la France et le Tchad et apportent un soutien logistique (ravitaillement, carburant, transport, formation) aux forces armées et de sécurité (FADS) tchadiennes.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:45
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09/05/2013 Sources : EMA

 

Le 6 mai 2013, un détachement de liaison (DL) de la force Licorne a été projeté à Bamako afin de faciliter l’intégration des premiers éléments du Bataillon logistique (BATLOG) ivoirien au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA).

 

Profitant du retour à Bamako d’un élément d’escorte et de transport ayant accompagné un convoi désengagé de l’opération Serval, le détachement, composé de deux officiers, d’un sous-officier et d’un militaire du rang rejoindra les 103 éléments précurseurs du BATLOG ivoirien arrivés à Bamako samedi 4 mai.

Côte d’Ivoire : la force Licorne accompagne le déploiement du BATLOG ivoirien au Mali

Sa mission consistera à épauler les soldats des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) lors de leurs premières semaines au Mali où ils seront formés à l’utilisation des matériels fournis par la France et les Etats-Unis. Le DL apportera également une aide précieuse à l’état-major du BATLOG puisqu’il le conseillera et facilitera les interactions avec les différentes unités militaires présentes sur place.

Côte d’Ivoire : la force Licorne accompagne le déploiement du BATLOG ivoirien au Mali

Partis pour le Mali le 2 mai dernier à l’issue d’une cérémonie militaire présidée par le chef d’Etat major général (CEMG) des FRCI, ce premier détachement ivoirien comprend un escadron de transport et une partie des officiers du centre opérationnel (CO) qui composeront l’état major du bataillon logistique. Ces éléments précurseurs seront rejoints par les autres membres du bataillon dans les semaines à venir.

 

Etape emblématique de la coopération bilatérale existant entre la France et la Côte d’ivoire, cette mission parachèvera le cycle de formation dispensé par la force Licorne au profit du BATLOG ivoirien. Des DIO pack VITAL débutés en mars dernier à l’exercice de validation avant projection « Agbanian » en avril, les militaires français auront accompagné les soldats ivoiriens dans chacune des étapes ayant permis leur projection sur le théâtre malien.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:45
photo EMA

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12/05/2013 Sources : EMA

 

La relève de la brigade Serval, armée principalement jusqu’ici par la 3e BM de Clermont-Ferrand, est en cours depuis le début du mois de mai. C’est la 6e BLB de Nîmes qui lui succède.

 

A cette occasion, le transfert d’autorité (TOA) entre le général Barrera et le général Kolodziej a eu lieu ce samedi 11 mai à 19H30. Cette journée a été marquée en particulier par la visite des deux généraux à leurs homologues de la mission internationale de soutien au Mali (MISMA) et des forces armées maliennes (FAM) à Gao.

photo EMA

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Au cours du point de situation du soir, moment formel du TOA, le général Barrera a remercié son état-major pour le travail effectué . et a souhaité la même « baraka » à son successeur pour cette très belle mission. Il a souligné l’excellente coopération interarmées entre armée de terre et armée de l’air et a conclu en ayant le sentiment d’avoir toujours eu derrière lui un fort soutien national.

 

Le général Kolodziej a remercié son prédécesseur pour cette mission qui a fait la fierté des autorités civiles et militaires françaises ainsi que de toute la communauté militaire.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 07:45
Serval : manoeuvre de désengagement du 1er au 5 mai 2013

Serval : manoeuvre de désengagement du 1er au 5 mai 2013

10/05/2013 Sources : EMA

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval depuis le 2 mai 18h au 9 mai 18h

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec plus de cent vingt sorties, principalement dans la région de l’Adrar des Ifoghas et le long de la boucle du Niger, de Gao à Tombouctou. Une dizaine de sorties ont été dédiées à l’appui CAS des opérations terrestres, près d’une centaine au transport de nos forces et de nos matériels, les autres sorties étant consacrées au soutien des opérations (ravitaillement et renseignement).

 

Au sol, la relève de la brigade Serval continue tandis que les opérations se poursuivent.

 

Les opérations de relève entre la 3e BM et la 6e BLB se déroulent sur les différentes positions de la force Serval. A Gao notamment, les précurseurs du 2ème mandat de la brigade Serval ont rejoint depuis quelques jours leur prochaine zone de déploiement. Le 8 mai, le général Bernard Barrera a accueilli son successeur, le général Laurent Kolodziej (commandant la 6e BLB). La transmission des consignes a commencé ainsi que les rencontres avec les interlocuteurs privilégiés de la force sur zone. L’ensemble de l’état-major descendant a également pris en compte sa relève.

Opération Serval : point de situation du 09 mai 2013

Malgré ces opérations de relève, les opérations de sécurisation se poursuivent dans le centre et dans le nord du pays.

Inauguration mairie de Gao - 3 mai 2013

Inauguration mairie de Gao - 3 mai 2013

A Gao tout d’abord, le GTIA 2 poursuit ses patrouilles en ville. Le 3 mai, le général BARRERA a assisté à l’inauguration de la Mairie de GAO, en présence des autorités civiles (M. le préfet de GAO, des chefs de quartier ainsi que des « cadres de concertation » de la ville de Gao) et militaires locales. Ce bâtiment a fait l’objet d’une rapide rénovation après les combats de février, marquant ainsi la volonté de la commune de GAO de retrouver une vie normale, notamment par le biais d’une administration bien installée.

 

Le 4 mai, la brigade Serval a détaché une QRF (quick reaction force) au profit des FAM suite au double attentat-suicide dont ils ont été victimes dans la région d’AMAKOULADJI sur un de leurs convois et qui a causé la mort de 2 soldats maliens et blessé 3 autres. Ces blessés ont été évacués sur GAO et pris en charge par l’ACA française. La QRF a été envoyée, avec une escorte du GTIA 2, pour étudier sur place les conditions précises de cette explosion.

 

Sur les autres positions françaises, les opérations de patrouille et de reconnaissance se poursuivent sans pour autant donner lieu à des accrochages avec les terroristes.

 

Enfin, la montée en puissance de la force africaine continue. Cette semaine, les précurseurs du bataillon logistique ivoirien sont arrivés au Mali où, appuyés par quelques militaires de l’opération Licorne, ils vont se déployer prochainement et armer l’escadron de transport de ce bataillon logistique.

Sensibilisation des forces armées maliennes aux IED (engins explosifs improvisés) le 5 mai à Gao

Sensibilisation des forces armées maliennes aux IED (engins explosifs improvisés) le 5 mai à Gao

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 14:55
photo RP Defense

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07/05/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, souhaite rationaliser le fonctionnement de la Garde républicaine comme le recommande la Cour des comptes qui estime possible des économies sur un budget de 280 millions d'euros annuels. Des études sont "d'ores et déjà en cours ou seront prochainement lancées" dans ce cadre, a annoncé Manuel Valls.

 

La Garde Républicaine se meurt... mais va-t-elle se rendre sans combattre face à la volonté du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, de la rationaliser. A voir. En tout cas, elle se trouve bel et bien dans le collimateur du ministère de l'Intérieur, surtout après la publication mardi d'un référé de la Cour des comptes sur le fonctionnement de cette institution bien française, qui coûte environ 280 millions d'euros par an au budget de l'Etat. La Cour recommande "que soit effectuée une revue générale des services d'honneur et de protection des palais nationaux visant à réduire les effectifs dédiés à ces missions pour les rapprocher de ceux strictement nécessaires aux besoins de sécurité".

 

Et c'est la formation musicale de la Garde républicaine, qui va certainement trinquer en premier, comme le recommande la Cour des comptes. Les Sages de la rue Cambon préconisent la fusion des deux formations de la gendarmerie afin de "permettre de poursuivre les économies en personnel et de disposer d'une formation mieux proportionnée que les deux formations actuelles". Dans sa réponse à la Cour, le ministre de l'Intérieur va plus loin dans les réductions du format des formations musicales du ministère de l'Intérieur que les recommandations de la Cour. Ainsi, il "envisage de regrouper les formations musicales de la police nationale, les deux unités de la gendarmerie pourraient être fusionnées pour ne constituer qu'une seule formation".

 

12 % du temps consacrés au concert

 

Les sages de la rue Cambon rappellent pour leur part qu'un audit avait préconisé en octobre 2007 "de supprimer une des deux musiques de la police nationale, celle des compagnes républicaines de sécurité ou celle de la préfecture de police d'une part, et la musique de la gendarmerie mobile, d'autre part, redondante avec la musique du premier régiment de la Garde puisqu'elle intervient en soutien pour des missions protocolaires du même type". Selon une étude menée par la direction générale de la gendarmerie en 2009, cette suppression devait permettre une économie d'une trentaine d'emplois. Ces formations musicales ont toutefois été déjà réduites : une première réduction des effectifs des deux formations a été annoncée, de quinze emplois en 2012 puis de dix en 2013. Mais la Cour des comptes s'étonne du maintien de la musique de la gendarmerie mobile "alors même que le temps qu'elle consacre aux concerts ne dépasse pas 12 % du total de ses activités".

 

Rationalisation des moyens de protection des palais nationaux

 

Si Manuel Valls veut clouer le bec aux musiciens trop nombreux à son goût, il souhaite aussi s'attaquer aux missions de sécurité, qui occupent 69 % des activités opérationnelles de la Garde républicaine. "Comme le préconise la Cour, je suis effectivement favorable à une étude relative à l'adaptation des moyens de protection des palais nationaux (Elysée, Matignon, le Palais Bourbon, le Palais du Luxembourg..., ndlr) sans dégradation de la prestation de sécurité", explique-t-il au premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud. Notamment à l'Assemblée nationale (Palais Bourbon) et au Sénat (palais du Luxembourg) dont la sécurité est gérée prioritairement par des fonctionnaires civils assistés d'environ 200 gardiens-surveillants par palais.

 

La Garde républicaine est quant à elle chargée de la sûreté des palais, "selon un dispositif qui peut, comme le préconise la Cour, être utilement optimisé", estime Manuel Valls. Il propose que "la substitution au dispositif actuel des deux assemblées de la présence permanente d'un peloton en réserve d'intervention sur chacun des palais peut effectivement être envisagée". Et préconise en outre l'emploi pour compléter le dispositif d'un système de vidéo protection sous la responsabilité des gardes républicains. En revanche, pas question de toucher aux missions de protection de l'Elysée et de Matignon de la Garde républicaine. Enfin, le ministre envisage de réduire les services d'honneur (7,5 % de leur temps). "La définition de leur forme et de leur volume mérite sans nul doute d'être révisée et modernisée, ce qui pourrait permettre de dégager des effectifs au profit d'autres missions", estime le ministre de l'Intérieur. Pour faciliter cette adapatation, Manuel Valls souscrit à la recommandation de la Cour de nommer un rapporteur indépendant, "disposant de l'autorité suffisante pour mener des discussions avec les autorités d'emploi sur ce sujet".

 

Des opérations de prestige mal rémunérées

 

La Cour constate que les opérations de prestige réalisées pour le compte de tiers "à titre onéreux (...) ne sont facturées de manière adéquate". Et d'expliquer que "les tarifs applicables devraient être déterminées en fonction des coûts complets, puis fixés et régulièrement révisés par voie réglementaire". Ce que convient le ministre de l'Intérieur ":"cela vaut tant pour les remboursements de certaines dépenses supportées par les forces de police et de gendarmerie, définies par arrêté, que pour les tarifs des prestations des formations spécialisées de la Garde républicaine, définis par voie de contrat, avec le bénéficiaire". Selon manuel Valls, des travaux sont actuellement en cours afin d'adapter les tarifs de ces formations qui particiepent au rayonnement de la France.

 

Enfin, la Cour des comptes s'inquiète des missions non spécifiques, notamment des missions de sécurité publique, qui ne sont "pas prioritaires" mais auxquelles sont astreints les gardes républicains. Soit 12 % de leur activité opérationnelle. "L'exercice de ces missions ne doit toutefois pas conduire à solliciter excessivement, pour des renforts ponctuels, l'unité d'élite qu'est la Garde républicaine. A défaut, il faudrait lui affecter des moyens excédants ceux strictement nécessaires à l'exercice de ses missions principales".  Mais, pour le ministre, elles "ne détournent pas la Garde de sa mission principale". "Seuls les moyens disponibles qui n'ont pas été engagés sur ses missions prioritaires sont employés quotidiennement en mission de sécurité publique ou de maintien de l'ordre", explique le ministre.  Et de rappeler que "l'emploi de ces moyens, qui constituent un reliquat disponible dont le volume est variable, fait ainsi l'objet d'une véritable politique d'optimisation au profit de la sécurité de nos concitoyens, tant en zone de responsabilité de la police que de la gendarmerie".

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 12:55
Le contrôle du renseignement français : une mission impossible ?

mai 6, 2013 par MGN Abou Djaffar & Zone d’Intérêt

Les services de renseignement sont méconnus des Français, et font souvent l’objet d’une publicité négative prenant la forme de rumeurs et de scandales, signes de potentiels dysfonctionnements. Relayée par un excellent cinéma parodique (Les Barbouzes, Le Grand Blond, Opération Corned Beef), cette méconnaissance des services par le public peut être reliée aux relations complexes qui existent entre la communauté du renseignement et les institutions de la République. Nombre des représentants de la nation et de hauts fonctionnaires sont ainsi parfaitement ignorants du fonctionnement et des missions des différents services nationaux, tandis que la législation succincte en vigueur apparaît aujourd’hui comme imparfaite.

Les dix dernières années ont vu se succéder plusieurs initiatives pour réformer l’encadrement du renseignement en France, telles que la création d’une délégation parlementaire au renseignement, sans pour autant remédier à ses lacunes. Alors que travaille encore la commission d’enquête parlementaire sur le fonctionnement des services de renseignement, initiée en juillet 2012, deux blogueurs d’AGS, un ancien des services (Abou Djaffar) et un passionné de renseignement (Zone d’Intérêt), se posent quelques questions sur l’avenir du renseignement français et sur son contrôle.

Les services de renseignement, en tant qu’organisations discrètes et autonomes, ont-ils vraiment besoin d’un soutien politique et de communiquer auprès du public pour mener à bien leurs missions ?

De part la nature sensible et intrinsèquement secrète de certaines de leurs missions, telles que la lutte contre le terrorisme ou le contre-espionnage, les services de renseignement n’ont pas pour vocation première de communiquer sur leurs actions, notamment afin de protéger leurs sources et leurs méthodes. Néanmoins, les services ne peuvent pas se priver de toute communication puisqu’ils doivent être en mesure de faire comprendre aux décideurs politiques et au parlement – qui sont leurs donneurs d’ordres et leurs financeurs – la nature précise de leurs missions, au risque de recevoir des orientations ministérielles ou des budgets inadéquats. Ils ont également la responsabilité d’informer régulièrement les citoyens sur leur rôle, leurs objectifs et leurs résultats, afin de respecter le cadre démocratique qu’ils ont pour mission de préserver et qui justifie leur existence même. Établir des liens avec la population facilite également la coopération des citoyens avec les services, puisqu’ils perçoivent mieux la nature et l’utilité de leurs actions. Communiquer auprès des institutions et du public est donc un impératif d’efficacité pour les services, mais force est de constater qu’ils font trop peu d’efforts en ce domaine et laissent leur image se dégrader, au fil de révélations inexactes et de scandales.

Pendant des décennies, et singulièrement à partir des indépendances africaines, le pouvoir a pris l’habitude de pratiquer la diplomatique parallèle ou d’employer des réseaux politiques afin de régler des crises qui semblaient hors de portée des capacités des services. Au Liban, dans les Balkans, au Maghreb ou dans les anciennes possessions françaises en Afrique, ces réseaux, parfois dangereusement proches de l’illégalité, quand ils n’étaient pas franchement employés à des tâches inavouables, ont longtemps gêné l’action des services. Plus que de l’ignorance, il y eut surtout de la méfiance pour des services finalement très légalistes, et une arrogance très parisienne qui faisait penser que quelques affairistes pouvaient faire mieux que des centaines de professionnels.
Cette attitude, qui conduisit des présidents ou des ministres à imposer des missions infaisables dans les délais impartis, a même été interprétée par certains observateurs comme une volonté parfaitement assumée de tenir en coupe réglée une communauté qui aurait pu menacer le pouvoir, en France, absolu, du chef de l’Etat. Cette attitude, absurde dans un pays qui ne pratique guère le coup d’Etat et dont les services sont fidèles, explique en grande partie pourquoi la représentation nationale est tenue à l’écart des services.

Comment moderniser le contrôle démocratique du renseignement français tout en protégeant des informations sensibles ? Les services sont-ils prêts à jouer le jeu ?

La France ne peut pas se contenter d’un cadre institutionnel qui repose sur le huis clos des ministères et sur de trop rares auditions parlementaires. Il est nécessaire d’établir une législation claire permettant aux administrations du renseignement de rendre des comptes, mais également d’exprimer leurs attentes et leurs points de vue, auprès de véritables organes de contrôle issus du parlement. Traditionnellement, les directions des services de renseignement font un usage abusif du secret, afin de sélectionner les interlocuteurs à qui ils rendent compte et éviter que les informations qu’ils fournissent soient utilisées pour restreindre leur liberté d’action. Toutefois, à d’autres niveaux hiérarchiques – en particulier chez les analystes – la volonté de faire comprendre aux élus et à la population la teneur de leur travail et la complexité du monde est un souhait très répandu.

Les parlementaires sont à même d’exploiter des informations classifiées, ce qu’ils font déjà dans les commissions des Affaires étrangères et de la Défense nationales, les services ne peuvent donc pas se réfugier derrière des questions d’accréditations, en particulier du fait des lois qui obligent leurs détenteurs à une discrétion stricte. Auprès du public, l’absence d’information sous prétexte de protection de la sûreté nationale ne tient pas vraiment non plus, puisque certains rapports d’information peuvent être rédigés sans révéler d’éléments sensibles qui ne concernent que les aspects opérationnels du renseignement.

En refusant de commenter des opérations de guerre ou des crises majeures, la communauté du renseignement, à laquelle personne ne demande de dévoiler des secrets en public, laisse la parole libre à un écosystème parasite de faux experts, anciens aigris ou notoirement incompétents, qui polluent le débat, alimentent la presse en analyses bâclées et contribuent à brouiller, sinon le message, du moins la vision de la situation. Le rôle des services n’est évidemment pas de relayer la parole de l’Etat, et encore moins de participer à des actions de propagande interne, mais leur compréhension du monde, qui inspire en partie la diplomatie nationale, devrait ponctuellement être présentée au public.

Par crainte de la lumière comme par incapacité (qui pour parler en public sans provoquer la honte boulevard Mortier ou à Levallois ?), et par refus dogmatique de ce qu’un directeur de la DGSE appelait avec mépris l’influence (« L’influence, je n’y crois pas »), les services se contentent de passer une tête dans quelques écoles ou universités choisies et de donner des conseils techniques à des étudiants parfois meilleurs qu’eux.

Ce refus d’un autre âge de la part de certains responsables (pas tous, évidemment) contribue à entretenir le public et une bonne partie des élus dans une ignorance de plus en plus gênante alors que les évolutions du monde placent les services plus que jamais en première ligne.

Un vrai dialogue devrait donc s’instaurer entre les services, le public et les institutions, fondé sur un présupposé d’intégrité des fonctionnaires du renseignement et sur l’acceptation d’un parlement capable de rendre compte aux citoyens, sans pour autant entraver l’action des services.

De quelle façon le parlement peut-il s’assurer d’avoir accès aux informations pertinentes pour contrôler les services de renseignements ? Quels sont les outils à mettre en place ?

Le renseignement, en tant que discipline, possède ses propres codes et des méthodes et procédures que les parlementaires doivent s’approprier par une initiation au sein des différents services, et par le conseil d’experts issus de la communauté du renseignement, mais également de la société civile et du milieu universitaire, dans une recherche de pluralité.

Les liens entre les organes de contrôle et les services doivent être constants, ce qui passe par la présence d’agents de liaison auprès du parlement, afin de pouvoir informer régulièrement les élus sur l’évolution des problématiques et des menaces. Le parlement doit également avoir à sa disposition une équipe de qualité dédiée à l’information parlementaire sur les questions de renseignement, capable de produire des rapports et des notes, y compris sur les aspects les plus techniques. La capacité du parlement à contrôler le renseignement passe par des auditions élargies, au-delà des seuls directeurs de services, en diversifiant les profils et le niveau hiérarchique des spécialistes auditionnés. Les contrôleurs du renseignement doivent également disposer d’un pouvoir d’enquête, leur permettant de se rendre dans les services et de consulter les documents nécessaires à leurs travaux, en particulier lorsque des dysfonctionnements sont rapportés.

Quelle place donner aux citoyens dans le contrôle du renseignement et comment les intéresser à ces questions ?

Le grand public se montre souvent intéressé par le milieu du renseignement, comme l’illustrent certains succès de librairie et l’audience des reportages qui y sont consacrés, mais subit l’idée reçue selon laquelle le renseignement ne devrait pas leur être ouvert. Dans les écoles et les universités, étudiantes et étudiants font parfois preuve d’une curiosité et d’une pertinence dans leurs questionnements qui font cruellement défaut à leurs parents. Sans doute sont-ils conscients du monde qui s’annonce.

L’absence d’information des services de renseignement auprès des citoyens les pousse, au final, vers une littérature où l’offre majoritaire est généralement médiocre et inexacte, ce qui renforce des clichés sulfureux et une certaine méfiance envers les professionnels du renseignement. Il est nécessaire d’établir de réels canaux de communication et la communauté du renseignement doit notamment se rendre plus accessible aux demandes de la presse. Une première tentative d’ouverture au monde universitaire a été lancée en 2010 avec la création de l’Académie du renseignement, mais elle n’offre toujours pas l’accès nécessaire aux chercheurs pour étudier le fonctionnement des services, alors même que d’autres institutions sensibles, telles que les armées, s’ouvrent. Il est essentiel pour l’information des citoyens de publier un rapport annuel d’information digne de ce nom sur les activités des services de renseignement, qui inclue un compte-rendu détaillé des travaux de la commission de contrôle et des extraits substantiels des auditions réalisées au cours de l’année. Un tel rapport doit également être en mesure d’établir des indicateurs de résultats et d’expliquer les grandes orientations administratives, techniques et budgétaires des services de renseignement. Au-delà d’un simple exercice comptable, ce rapport serait un outil de sensibilisation du public aux enjeux du renseignement, et offrirait l’opportunité aux professionnels d’informer les citoyens sur les problématiques et les risques qui sont au cœur de leur travail.

Est-il vraiment possible de contrôler les interceptions de communications ? Renseignement et respect de la vie privée peuvent-ils être compatibles ?

Les interceptions de communications, comme la surveillance des communications internet ou les écoutes téléphoniques, sont des actes techniques qui reposent avant tout sur l’accès à des dispositifs spécifiques dont l’acquisition et l’usage sont encadrés par la loi. En ce qui concerne les services de renseignement, les interceptions de communications font l’objet d’un contrôle de la Commission Nationale de Contrôle des Interceptions de Sécurité (CNCIS), qui n’a toutefois pas le pouvoir d’empêcher une interception qu’elle juge irrégulière et qui ne rend pas de rapport public de ses activités. Les services de renseignement doivent être en mesure d’accéder à des communications privées afin de mener leur mission de protection de la sécurité nationale, toutefois les interceptions ne doivent pas sortir du cadre de la stricte nécessité opérationnelle et ne doivent pas devenir une solution de facilité pouvant mener à la constitution de larges bases de données issues des communications des citoyens.

Le cadre réglementaire des interceptions doit être précisé, en concertation avec des associations et des représentants de la société civile, en particulier dans le contexte de multiplication et de diversification des modes de communication liées à internet. La CNCIS doit être en mesure d’analyser plus finement les demandes d’interceptions – près de 300 par jour – et doit rendre un rapport public pour informer les citoyens sur l’évolution du nombre d’interceptions et éviter les dérives inflationnistes. La commission de contrôle devrait également être en mesure d’émettre des réprimandes en cas d’abus manifeste et d’entamer des procédures judiciaires si nécessaire.

Il est nécessaire de renforcer la confiance des citoyens dans les services de renseignement, en sanctionnant systématiquement les abus dans les interceptions de communications, y compris lorsqu’ils ont lieu à de hauts niveaux hiérarchiques et en mettant un terme aux interceptions ordonnées dans un contexte informel, hors des procédures réglementaires.

Sans jamais essayer de justifier des intrusions insupportables dans la sphère privée, les services doivent pouvoir, sereinement, expliquer la raison des dispositifs qu’ils utilisent. Qu’il s’agisse de renseignement technique ou humain, rien ne devrait pouvoir être fait hors du mandat de la défense de l’Etat et du peuple. Services administratifs soumis à des lois et des règlements, les différentes organisations chargées de recueillir et d’analyser du renseignement en France sont, comme les autres administrations du pays, soumises au facteur humain, à des pressions financières et à des dysfonctionnements. Si ceux-ci sont rares, ils sont potentiellement plus graves et peuvent parfois donner le sentiment d’une politisation excessive (mais hélas inévitable), voire de dérives inquiétantes. La création de relations de confiance entre ces services et la sphère politique serait la marque d’une évolution démocratique positive, et la garantie d’un fonctionnement amélioré dans les années qui viennent. De même, et sans livrer de secrets, une communication plus ambitieuse à l’égard des citoyens pourrait, enfin, donner le sentiment que la population n’est plus infantilisée. On peut toujours rêver.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 12:55
photo RP Defense

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08 mai 2013 par Romain Mielcarek

Les réserves n’ont pas toujours les moyens de leurs ambitions. Le Livre blanc rappelle tout de même leur importance pour le bon fonctionnement des armées.

Dans sa partie consacrée aux ressources humaines, le Livre blanc évoque le rôle des réserves. Le texte rappelle à quel point la réserve est une composante cruciale pour le bon fonctionnement du modèle des armées. Il rappelle également que ces hommes et ces femmes sont un vecteur précieux du lien entre l’institution et le reste de la Nation.

Le document donne quelques éléments sur le profil du réserviste opérationnel qui doit être favorisé. Si les contrats prévoient un engagement minimum de cinq jours pour être noter (il n’y a en réalité pas de contrainte majeure), le Livre blanc précise ici des objectifs qui doivent être pris en compte dès le recrutement : « il convient d’attirer en priorité des femmes et des hommes disposés à y servir au minimum vingt jours par an et pendant plusieurs années. » Parmi eux, le texte rappelle que certains seront amenés à servir sur des durées plus longues allant de 90 à 120 jours. Pour parvenir à ces objectifs, il faudra « consacrer les ressources budgétaires adaptées aux actions de formation et d’entraînement » et « pouvoir financer les déploiements opérationnels de ces réservistes ».

Pour parvenir à ces objectifs, qui ne sont pas aujourd’hui atteints dans beaucoup d’unités où l’on peine à fidéliser les réservistes, une meilleure réflexion sur la prise en compte des problématiques des entreprises doit être réalisée. Le Livre blanc réclame aussi une simplification des procédures d’engagement notamment sur le plan administratif.

Valoriser les compétences rares

La réserve opérationnelle doit aussi progresser dans sa capacité à engager des compétences spécifiques. Le Livre blanc réclame ainsi la montée en puissance de certaines composantes qui sont aujourd’hui déficitaires et de profiter de ce que peut proposer la réserve dans ces domaines. L’exemple donné, qui est en ce moment au coeur de l’actualité, est celui de la cyberdéfense qui est en train de mettre en place une telle structure, reposant en partie sur des réservistes. On pourra noter d’autres domaines, notamment dans le secteur des actions sur l’environnement, avec les opérations civilo-militaires qui peuvent toujours profiter de certains talents : ingénieurie, marketing, connaissances ethnologiques spécifiques …

Le document évoque enfin la réserve de disponibilité, très rarement prise en compte. Elle se compose des anciens militaires soumis à une obligation de disponibilité pendant une durée de cinq ans. Mobilisables en cas de crise majeure, ils sont beaucoup moins nombreux aujourd’hui qu’avant la professionnalisation des armées. Leur disparition progressive est l’un des moteurs principaux du développement de la réserve opérationnelle. Leurs compétences restent aujourd’hui peu utilisée, en dehors de quelques volontaires qui se dirigent de fait vers la réserve opérationnelle. Le Livre blanc appelle à une rénovation de cette composante.

Les réservistes citoyens, enfin, doivent continuer à être utilisés comme un vecteur favorable du lien armée-Nation. Ces civils, souvent issus d’institutions ou de couches de la société propices à cette relation (mairies, Education nationale, associations …), peuvent apporter certains atouts aux armées. Le document évoque une piste intéressante, celle des quartiers difficiles et des zones rurales isolées, où ces relais pourraient permettre de faire entrer l’esprit de Défense et la connaissance des enjeux qui y sont liés.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 12:55
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

07 mai 2013 Ouest-France

 

Avec le retour à Brest lundi de la frégate De Grasse, la Marine nationale tourne la page de la propulsion à vapeur classique.

 

Lundi après une ultime sortie à la mer avec neuf anciens commandants, la frégate anti-sous marine De Grasse a franchi les passes de la base navale pour la dernière fois. Équipage au poste de bande, le bâtiment s’est accosté à 16 h au ponton Fremm où le capitaine de vaisseau Pascal Le Claire, 22e et dernier commandant du De Grasse a prononcé le traditionnel « Terminé barre et machine ».

 

Baroud d’honneur, les vaporistes ont signé l’événement en faisant cracher les soupapes de sûreté des chaudières. « Vivre en direct les derniers instants de la frégate qui a servi durant 37 années, parcouru l’équivalent de 46 tours du monde sur toutes les mers et tous types de déploiement. Vécu tous les changements et enjeux stratégiques et surtout la fin de la propulsion vapeur classique, est un moment bien particulier que je vis avec une certaine émotion », a souligné le commandant. « Avec le dernier équipage, le contexte humain était particulier, le défi était d’amener ce bateau jusqu’aux derniers jours ».

 

Neuf tonnes de gasoil à l'heure !

 

Dans les entrailles du navire, l’expérience précieuse des derniers vaporistes a permis de faire fonctionner la machine au-delà de ses paramètres et limites. Un ensemble complexe composé de deux groupes de propulsion, chaudières et turbines développant au total 57 000 chevaux, capable d’engloutir neuf tonnes de gasoil à l’heure à pleine puissance (30 nœuds). « C’est très satisfaisant de faire fonctionner un système compliqué. Sur un bateau ancien l’avantage pour les vaporistes est de pouvoir intervenir, c’est un vrai métier de mécanicien sur un système compliqué mais progressif », a expliqué le capitaine de frégate Marc Souquiere, chef mécanicien, un vaporiste qui affiche 15 années d’expérience dans le domaine.

Photo DCNS

Photo DCNS

Bientôt l'Aquitaine

 

C’est la frégate Aquitaine, nouveau fleuron de la Marine nationale qui va remplacer le De Grasse. Actuellement en déploiement longue durée pour tester ses équipements dans différentes zones chaudes et froides avant son admission au service actif, l’Aquitaine est attendue jeudi après-midi à Brest.

 

Quand au De Grasse, la période de désarmement va commencer avec l’équipage, une première phase qui s’achèvera avec une mise en sécurisation au bassin. Suivra en automne sa session à la Base navale, suivi d’un transfert à Landevennec, en attendant sa déconstruction. Une opération qui là aussi s’avèrera complexe compte tenu de la taille du bâtiment (152 m) et de son ancienneté, qui sous-entend une présence d'amiante.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 11:55
Aqmi/menaces: la vigilance renforcée

08/05/2013 Par Lefigaro.fr avec AFP

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a indiqué aujourd'hui que les mesures de précaution ont été renforcées après les menaces d'al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) contre la France, tout en soulignant que ces menaces ne devaient pas non plus être exagérées.

 

"Toute menace d'Aqmi doit être prise au sérieux", a-t-il déclaré sur RMC-BFMTV, mais "la médiatisation des messages est une arme dont se servent les responsables d'Aqmi pour provoquer l'inquiétude". "Il faut donc être vigilant, mais il ne faut pas non plus exagérer cette déclaration qui intervient à un moment où Aqmi a subi de sérieux revers au Mali", a poursuivi le ministre.

 

"Donc, précaution", a-t-il déclaré : "C'est ce que fait Manuel Valls en assurant Vigipirate renforcé en France. C'est ce que nous faisons dans nos ambassades. Laurent Fabius a donné des consignes très précises pour assurer la sécurité de nos ambassades, on a vu que c'était nécessaire après ce qui s'est passé en Libye", où l'ambassade de France à Tripoli à été la cible d'un attentat le 24 avril. Selon M. Le Drian, le ministère de la Défense assure pour sa part "une vigilance très précise sur l'ensemble des lieux" où se trouvent les forces françaises.

 

Dans une vidéo mise en ligne mardi, le chef du Conseil des notables d'Aqmi exhorte les musulmans "dans le monde entier" à "attaquer les intérêts français partout", en raison de "l'agression" dont la France se rend à ses yeux coupable au Mali. "Nous sommes dans l'après-guerre, mais la guerre n'est pas finie. Nous sommes dans une phase de transition", a affirmé le ministre de la Défense à propos de la situation au Mali, où les forces françaises poursuivent leurs opérations.

 

"Toute la communauté internationale souhaite que le Mali puisse procéder à des élections pour assurer une gouvernance du futur, mais ça passait obligatoirement par la libération du territoire, et c'est aujourd'hui acté grâce à l'action remarquable de nos forces", a-t-il affirmé. La France soutient l'organisation d'une élection présidentielle en juillet au Mali, pour redonner une légitimité démocratique aux autorités de Bamako.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 11:55
07.05.2013 Par ministere de la defense
 
Au sommaire de ce numéro de mai 2013 :

Sujets :

« Le VBCI vu par ses utilisateurs » ;
« Mali : la bataille de l’Amatettaï » ;
« Présentation du centre de formation opérationnelle santé (CeFOS) ».

Grand angle :

« Le groupe militaire de haute montagne (GMHM) forme les commandos de montagne ».

Les plateaux de ce numéro de mai 2013 ont été réalisés avec la Patrouille de France .
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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:55
photo Armee de l Air

photo Armee de l Air

07/05/2013 Par Alain Dulucq - SudOuest

 

L’escadron sol-air 12.950 Tursan de la base aérienne 118, ayant pour ville marraine Geaune, sera présenté au public demain avec tout le matériel dont il dispose pour effectuer ses missions de défense.

 

C’est donc sous le regard de la Tour des Augustins que le Mamba (Moyen anti-missiles balistiques) trouvera son site en ce 8 mai, à proximité de la salle des fêtes et des arènes, de 12 h 30 à 16 heures, après les cérémonies officielles de la matinée. Les concitoyens de Geaune et du Tursan pourront juger des efforts engagés dans des forces nouvelles pour garantir la liberté et la sécurité nationales.

 

Lanceurs sur camion

 

Attachée à la défense des points fixes tels que les infrastructures stratégiquement sensibles, la défense sol-air assure désormais la protection de zone de défense des forces projetées. Elle interviendra donc au profit d’une autre armée, sous commandement tactique du chef des opérations aériennes. La menace a évolué mais le but reste de frapper l’adversaire avant qu’il ne délivre son armement : il a donc fallu donner de l’allonge aux radars et aux munitions. Le Mamba (lanceur de missiles montés sur camion) répond à cette double attente.

 

Développé par le consortium franco-italien Eurosam, le Mamba permet de protéger une zone contre toute attaque aérienne, missiles balistiques tactiques compris. Le système est capable de détecter une cible dans un rayon de 3 à 80 kilomètres, voire 120 kilomètres s’il bénéficie d’informations délivrées par un Awacs via les liaisons de données tactiques. Il repose sur le missile Aster 30, dont la portée théorique est de 100 kilomètres pour une vitesse de mach 4,5, qu’il atteint 3 secondes et demie après avoir été lancé. Ce projectile détruit sa cible en explosant à proximité.

 

L’EDSA 12.950 a pour nom de baptême Tursan. Un nom qui évoque le terroir du Sud-Ouest. Et si les 50 ans de l’appellation du Tursan ont été fêtés en 2008, l’EDSA 12.950, avec plus de trente ans d’existence, reste une unité de combat jeune qu’il convient de faire vieillir pour en tirer toute la puissance et la dynamique que son nom lui confère.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:55
30e anniversaire du 4e Régiment de Chasseurs à Gap

Le 4e Régiment de chasseurs fête ses 30 ans de présence dans la ville de Gap.


En partenariat avec le ville de Gap, de nombreuses activités seront organisées pour replonger dans l'histoire du régiment et redécouvrir sa ville.


Au travers d'ateliers et d'activités familiales, laissez-vous transporter dans le temps, découvrez les missions de nos militaires.


La ville de Gap vous ouvre ses portes !

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:35
Afghanistan : remise de décorations au contingent géorgien

07/05/2013 Sources : EMA

 

Le 6 mai 2013, lors d’une cérémonie sur le camp de Warehouse, les éléments français en Afghanistan ont officiellement remercié les militaires géorgiens avec qui ils assurent la sécurité du camp depuis 2009.

 

Au cours de cette cérémonie présidée par le général Adam, commandant les éléments français en Afghanistan, la médaille de bronze de la Défense nationale a été décernée à 8 officiers, sous-officiers et militaires du rang géorgiens, en remerciement de l’excellence des services rendus et de leur professionnalisme.

Afghanistan : remise de décorations au contingent géorgien

Depuis 2009, les militaires français et géorgiens se sont relayés pour assurer la protection et la garde du camp de Warehouse. Régulièrement, ils se sont entraînés côte à côte et ont effectué des séances de tirs communes.  Aux côtés de 50 militaires géorgiens, la compagnie protection est actuellement armée par le 1er régiment de Tirailleur (1er RT) d’Epinal.

 

Le général ADAM, lors de son discours, a tenu à rappeler ce lien : « Je me fais aujourd’hui le porte-parole de la France pour vous signifier toute sa reconnaissance pour les frères d’armes que vous êtes devenus pour elle. Cet honneur, vous le méritez pleinement  et vous pouvez être fier des missions que vous avez accomplies dans nos rangs. Nous espérons que vous garderez un peu de notre pays dans votre cœur au moment ou vous rentrerez dans vos foyers. Soyez assurés que nous conserverons tous la plus belle des images de la Géorgie et de son armée dont vous avez été les meilleurs ambassadeurs. »

 

Le capitaine Malkaz, commandant le contingent géorgien a remercié à son tour la France pour son accueil et émis le souhait de retravailler avec les militaires français. Depuis le 13 février 2013, ce contingent a effectué près de 30 missions, dans le but de sécuriser l’accès unique de Warehouse, sécuriser l’extérieur du camp à partir de tours d’observation et en effectuant des patrouilles à pied et en véhicules blindés.

 

Le dernier contingent géorgien sous commandement français quittera prochainement le camp de Warehouse.

Afghanistan : remise de décorations au contingent géorgien

La coopération opérationnelle mise en œuvre en Afghanistan a été favorisée par les mesures de coopération bilatérale engagées, et par ailleurs, à travers la formation, notamment dans le domaine de l’infanterie, et par la participation des forces géorgiennes aux cycles de mise en condition avant projection réalisés en France.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:35
Pacifique : la coopération multilatérale au cœur du South Pacific Defence Ministers’ Meeting

07/05/2013 Sources : EMA

 

Les 1eret 2 mai 2013, le général de brigade Jean-François Parlanti, commandant supérieur des forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), et le colonel Jean-François Schoonmann, chef d’état-major interarmées des forces armées de Polynésie française (FAPF) accompagnaient l’ambassadeur Gilles Montagnier au royaume des Tonga pour représenter le ministre de la Défense et le chef d’état-major des Armées à l’occasion de la première réunion des ministres de la Défense du Pacifique Sud (South Pacific Defence Ministers’ Meeting– SPDMM).

 

Les pays disposant d’une présence militaire dans le Pacifique Sud se sont réunis, pour la première fois, dans un format rassemblant leurs ministres de la Défense et leurs chefs d’état-major d’armées, ou leurs représentants. Australie, Nouvelle-Zélande, Papouasie Nouvelle-Guinée, Tonga, France et Chili ont ainsi fait le point sur la coopération militaire et de sécurité dans le Pacifique et engagé une réflexion prospective. La rencontre a débuté par des discussions bilatérales avant l’ouverture d’un dialogue multilatéral le deuxième jour qui a été initié par une réunion des chefs d’états-majors suivi d’une séance plénière.

 

Cette première rencontre ministérielle matérialise, au niveau politico-militaire, l’existence d’une communauté de défense et de sécurité du Pacifique Sud. Engagées de longue date dans des opérations relevant de la sécurité des espaces maritimes, de l’assistance humanitaire et du secours aux populations victimes de catastrophes naturelles, les FANC et les FAPF interviennent régulièrement en coordination étroite avec les autorités civiles et les organisations compétentes de la région ainsi qu’avec les forces armées des pays partenaires. L’objectif de cette rencontre visait à approfondir la coopération dans certains domaines spécifiques comme l’échange d’informations, l’interopérabilité ou encore la planification des activités conjointes (opérations, exercices et entraînements). Il s’agit de rendre l’action des pays partenaires la plus efficiente possible dans chacun de ces domaines.

 

La France est le seul pays d’Europe à maintenir un niveau de forces significatif dans le Pacifique pour assurer la protection de ses communautés et la préservation de ses intérêts outre-mer. Cette présence s’inscrit dans la dynamique de ré-articulation des forces pré-positionnées conformément à une logique de « théâtre ». Ainsi, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie Française constituent nos principaux points d’appui militaires dans cette région du monde. Dans ce cadre, les FANC et les FAPF contribuent à la défense et à la sécurité sur le « théâtre » Pacifique et constituent des acteurs à part entière de la coopération militaire et de défense régionale.

 

Le prochain SPDMM, instauré désormais comme une réunion annuelle, se tiendra en 2014 en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 07:33
Liban : Déploiement de la FCR en secteur espagnol

07/05/2013 Sources : EMA

 

Du 15 au 18 avril 2013, un sous-groupement tactique interarmes (SGTIA) de la Force Commander Reserve (FCR), s’est rendu sur le  camp Miguel Cervantes dans le secteur Est de la zone d’opération de la Force Intérimaire des Nation Unies au Liban (FINUL) placé sous commandement espagnol.

 

Ces déploiements permettent de développer l’interopérabilité entre les militaires français et les troupes déployées dans le secteur Est et avec lesquelles la FCR peut être amenée à effectuer des patrouilles de contrôle de zone. Dans ce secteur sont déployées entre autres des unités indiennes et indonésiennes.

 

Le SGTIA, composé d’une soixantaine de militaires était armé par un peloton de l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) du 4e régiment de dragons (4e RD), une section de la compagnie d’infanterie du 152e régiment d’infanterie (152e RI), et un groupe du génie.

 

Durant 4 jours, ce SGTIA a effectué des patrouilles conjointes avec une dizaine de soldats libanais et une dizaine de soldats indiens.

Liban : Déploiement de la FCR en secteur espagnol

Dans le même temps, la compagnie d’infanterie de la FCR, issue du 152e régiment d’infanterie (152e RI), a dispensé des instructions techniques et tactiques sur l’Armement Léger d’Infanterie (ALI). Ils ont présenté le VBCI (Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie) ainsi que les matériels spécifiques du génie tels que la tenue de démineur, ou encore la sonde électromagnétique. Le dernier jour a été consacré à des exercices de tirs conjoints avec les soldats indiens et indonésiens. A cette occasion les Français ont pu s’entrainer au tir avec les fusils d’assaut de dotation de ces deux armées, l’INSAS indien et le SS1 indonésien.

Liban : Déploiement de la FCR en secteur espagnol

Présente depuis 1978 au Liban, la France est le cinquième pays contributeur de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), avec près de 900 soldats, derrière le Népal et l’Italie (1000 soldats chacun), l’Indonésie (950 soldats), et l’Inde (880 soldats).

 

La France arme la Force Commander Reserve (FCR) qui est en mesure d’agir en moins de trois heures au profit de tous les contingents déployés sur l'ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 19:55
Le ministre de la Défense a présidé à Bayonne l’hommage national rendu au sergent Stéphane Duval

 

07/05/2013 Ministère de la Défense

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, était cette après-midi au 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1erRPIMa) à Bayonne, pour présider l’hommage funèbre national rendu au sergent Stéphane Duval, mortellement touché dans des combats contre l’ennemi, lundi 29 avril, dans la région de Tin Keraten, au nord-est d’Imenas, à une centaine de kilomètres au nord de Gao.  Le sergent Duval est tombé alors qu’il appuyait les forces maliennes.

 

« Au moment de prendre la parole, je m’incline avec respect devant la douleur qui pèse dans le cœur de chacun – je pense à votre famille, je pense à vos frères d’armes », a souligné le ministre lors de son éloge funèbre. « Mais dans la gravité de cette cérémonie, j’entends aussi la fierté de tous devant l’exemple de votre dévouement et de votre bravoure. Cette fierté, je la partage, comme le Président de la République et la Nation entière, rassemblée par votre nom, celui d’un soldat mort pour la France.»

Le ministre de la Défense a présidé à Bayonne l’hommage national rendu au sergent Stéphane Duval

Jean-Yves Le Drian a rappelé le parcours du sergent Stéphane Duval, entré dans l’armée de Terre comme engagé volontaire au 1erRPIMa à 22 ans.

 

Pour le ministre de la Défense : «Votre action de combat, en appui de nos frères d’armes maliens, illustre de manière saisissante le sens de l’engagement de la France au Mali.»

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 19:55
Eloge funèbre du sergent Stéphane Duval

07/05/2013 M. Jean-Yves Le Drian

 

Éloge funèbre du sergent Duval à Bayonne, mardi 7 mai 2013

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

Lorsque le président de la République a pris la décision d’engager la France au Mali, le 11 janvier dernier, il savait que derrière les menaces qui pesaient sur l’Etat et la population malienne, derrière celles qui pesaient sur nos ressortissants et notre pays même, il y aurait, pour nos forces, des épreuves difficiles, qui pourraient être dramatiques.

 

Alors que l’opération Serval entre dans une phase nouvelle, votre sacrifice rappelle ainsi à la Nation la dureté des missions qui demeurent celles de nos forces au Mali, comme la nécessité de mener cette lutte à son terme.

 

Aujourd’hui, au nom du président de la République, je m’incline avec respect devant la douleur qui pèse dans le cœur de votre famille, de vos frères d’armes. Mais dans la gravité de cette cérémonie, j’entends aussi la fierté de tous devant l’exemple de votre dévouement et de votre bravoure.

 

Cette fierté, je la partage, car ce sont ces qualités, les vôtres, celles d’un engagement déterminé, qui ont permis d’inverser le rapport de force que nous connaissions au Mali. Par votre action, nous avons fait changer la peur de camp. Et ce sont ces mêmes qualités qui continuent d’inspirer l’engagement de vos camarades, qui sont déterminés à mener à bien la dernière mission dans laquelle vous vous êtes illustré.

 

*

 

Sergent Duval,

 

Né le 22 août 1980, c’est à l’âge de 22 ans que vous vous engagez au 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine de Bayonne. Au terme de votre formation initiale, vous réussissez brillamment l’examen d’opérateur des réseaux mobiles spéciaux.

 

Dès lors, vous partez à de nombreuses reprises en missions extérieures : en Afghanistan en 2003 puis à nouveau en 2010, au Gabon en 2004, en Côte d’Ivoire en 2005 et 2007, et une première fois en Afrique de l’Ouest en 2011. A chaque fois, votre professionnalisme est souligné par vos chefs.

 

En 2011 en particulier, alors que vous êtes engagé à Ouagadougou en qualité d’opérateur radio de la cellule de mise en œuvre tactique, vos qualités militaires remarquables vous valent de recevoir une lettre de félicitations.

 

A l’exception des deux années que vous passez au 6e bataillon d’infanterie de marine au Gabon, entre 2008 et 2010, vous n’avez cessé de servir au sein du 1er RPIMa.

 

Le 29 avril dernier, alors que vous avez pris part à l’ensemble des missions confiées au Commandement des Opérations Spéciales depuis le début de l’opération Serval, vous êtes mortellement blessé au cours d’une opération de reconnaissance et de fouille dans le Nord-Est du Mali.

 

*

 

Sergent Duval,

 

Vos qualités militaires et humaines ont été saluées à de nombreuses reprises au cours de vos onze années de service au sein de l’armée de Terre. Cité à l’ordre de la division avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec étoile d’argent le 21 février 2012, par ailleurs décoré de la médaille outre-mer avec agrafe « République de Côte d’Ivoire », de la médaille d’argent avec agrafe « troupes aéroportées » et « missions d’assistance extérieure »,  vous êtes le sixième soldat français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Serval.

 

Au nom du président de la République, je tiens à exprimer à votre famille la solidarité de la Nation. En cet instant, mes pensées vont à vos proches, et spécialement à votre épouse, ainsi qu’à vos deux enfants. Ils grandiront dans l’amour d’un père absent et, au-delà du deuil, dans la fierté de l’exemple que vous offrez à tous. Cette lumière ne s’éteindra jamais.

 

A plusieurs milliers de kilomètres du théâtre où vos frères d’armes poursuivent pour quelques temps encore une mission difficile mais essentielle, vous entrez aujourd’hui dans le cœur des Français, qui sont fiers de leurs soldats, fiers de ce qu’ils ont déjà accompli au Mali, et qui sont déterminés à mener à son terme le combat que nous avons engagé contre les groupes terroristes qui voulaient nous menacer. Ce combat est à jamais le vôtre.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 17:55
Livre blanc de la défense : où est la réflexion stratégique ?

07/05 Par Alain Ruello – lesEchos.fr

 

Les banalités recensées tout au long de ces 160 pages laissent perplexe, quand on sait que ce document est censé tracer la nouvelle stratégie de sécurité de la nation pour les quinze années à venir.

 

S’il existait un prix Goncourt des poncifs, il est fort probable que le jury le décernerait à l’unanimité cette année au Livre blanc de la défense. Pour celui qui est prêt à y consacrer le temps nécessaire, sa lecture attentive est édifiante à de nombreux égards : la collection de banalités, de truismes et d’enfoncements de portes ouvertes tout au long des 160 pages laisse pour le moins perplexe venant d’un document qui, doit-on le rappeler, est censé tracer la nouvelle stratégie de sécurité de la nation pour les quinze années à venir.

 

Entre rappels historiques, géographiques et autres définitions qu’on pourrait croire tirées tout droit de Wikipedia, le tout sans aucune illustration, il ressort de ce Livre blanc un sentiment de platitude. Après neuf mois de réflexions, on pouvait espérer un peu plus de profondeur d’analyse, un peu plus de prise de risque. Petite sélection des meilleurs passages que n’aurait pas renié M. de La Palice.

 

Pour ceux qui ne s’en seraient pas rendu compte, on nous rappelle page 11 que « nous vivons dans un monde où le développement des réseaux et la circulation toujours plus intense des personnes, des marchandises, des capitaux et des informations relativisent la notion de frontière ». Au moins, le décor est planté. Un peu plus loin : « Face aux risques et aux menaces, la première condition du succès demeure la volonté déterminée d’y faire face en consentant l’effort nécessaire. » Soit.

 

Un peu de rattrapage scolaire pour continuer : « La France est présente sur tous les océans et sur la plupart des continents, notamment grâce aux outre-mer » ; « L’ouverture de la France au monde est également renforcée par la participation active de notre pays à de nombreuses organisations multilatérales » (liste fournie) ; « Membre fondateur de l’Union européenne, la France appartient à un ensemble de 500 millions de citoyens unis par des valeurs communes de démocratie, de justice et de paix. » Pas faux…

 

Nous voilà arrivés au chapitre II consacré aux « fondements » de la stratégie de défense et de sécurité nationale. Il en ressort (après de longues réflexions ?) que la France entend inscrire «  ses actions dans une légitimité nationale et internationale ». Le lecteur est rassuré. Enfonçons le clou pour les sceptiques : « Comme les autres membres de l’Union européenne, la France estime qu’un ordre international fondé sur le droit plutôt que sur la force est une condition essentielle de la sécurité internationale. » C’est dit.

 

Plongeons à présent dans l’état du monde pour y lire qu’une « crise majeure en Asie aurait des conséquences économiques, commerciales et financières très sérieuses pour l’Europe ». Petit rappel historique au passage : « La péninsule coréenne reste divisée par l’une des dernières frontières issues de la guerre froide. » Plus près de chez nous, avec d’importantes élections en vue, « l’Afghanistan s’apprête à vivre une période charnière de son histoire ». Ce que les talibans, on l’imagine, doivent se répéter tous les jours…

 

Le meilleur peut-être : « Une épidémie peut devenir pandémie si elle n’est pas enrayée dès l’origine. » A méditer ! A moins que ce ne soit cette sentence imparable sur la mondialisation : « C’est un accélérateur et un amplificateur, pour le meilleur comme pour le pire. » Ou celle-ci : « Une catastrophe naturelle ou technologique peut provoquer un dysfonctionnement grave des structures publiques et privées, voire un grand nombre de victimes, les blessés nécessitant des soins parfois très spécialisés, notamment en cas d’atteinte par des produits chimiques ou des radiations nucléaires. »

 

Trois autres perles pour finir : « L’Union européenne est désormais dans une situation de voisinage avec la Russie » ; « Un conflit dans le golfe arabo-persique pourrait avoir des répercussions graves et variées » ; « Notre capacité à mettre en œuvre nos accords en coordination étroite avec nos alliés est indispensable. » Quant au chapitre sur l’industrie, la concentration de déclarations d’intention est impossible à résumer, faute de place.

 

Dire qu’il a fallu une commission en grande pompe, nommée par décret de la République, pour aboutir à cela : des parlementaires, des hauts fonctionnaires, la fine fleur de l’armée française, des personnalités « qualifiées », deux étrangers « embedded », le tout sous la baguette d’un conseiller maître à la Cour des comptes. Conseil à ceux qui ne l’auraient pas encore lu   se limiter à la « conclusion récapitulative » (pages 133 à 140).

 

Soyons juste, le Livre blanc 2008 préfacé par Nicolas Sarkozy incorporait aussi son lot de banalités. A sa décharge, c’était le premier depuis 1994 : la nécessité de dépoussiérer la stratégie de sécurité nationale imposait d’en passer par là. Mais, avec celui qui vient d’être rendu public, on sombre dans le consensus mou. A tel point que la partie « utile » se limite aux priorités stratégiques (quasi inchangées), mais surtout au budget et à ce qui en découle : le format de l’armée. Et pour cause, puisque le fait majeur depuis 2008, c’est la crise de l’endettement qui impose un nouveau déclassement de la Grande Muette.

 

Plutôt qu’un nouveau Livre blanc, il eût sans doute été plus utile de se contenter d’une actualisation du contexte géostratégique en quelques semaines, pour attaquer plus tôt la préparation de la loi de programmation militaire, dont tout va dépendre en fait.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 17:30
La Cour des comptes fustige une Garde républicaine de prestige

7 mai 2013 Comptes-publics.fr

 

Mardi 7 mai 2013, la Cour des comptes a rendu public un référé sur la Garde républicaine. La juridiction financière recommande une réduction drastique des effectifs pour les rapprocher « de ceux strictement nécessaires aux besoins de sécurité » des palais nationaux. Il importe, précise la Cour, que soit définie « une doctrine d’emploi des moyens dédiés aux missions non spécifiques [missions de sécurité publique essentiellement] qui préserve leur caractère subsidiaire ».

 

Placée au sein de la gendarmerie nationale, la Garde républicaine entretient une identité forte basée sur ses missions de sécurité des palais nationaux et de services d’honneur. Elle est également symbolisée par son régiment de cavalerie et ses formations musicales que la Cour des comptes appelle à être « rationalisées ». C’est que la Garde républicaine coûte chaque année environ 280 millions d’euros, dont 77 millions d’euros de contributions au compte d’affectation spéciale « pensions ». Difficile à avaler quand « les missions de la Garde répondent davantage à des objectifs de prestige qu’à des besoins de sécurité », souligne la Cour.

 

Un budget de 280 millions d’euros par an

 

Pas si simple de réduire les effectifs, car cela nécessiterait « une revue du protocole d’Etat » s’agissant des services d’honneur et supposerait également « d’analyser les moyens d’assurer la sécurité des assemblées parlementaires à moindre coût ». La solution de la Cour ? Nommer « un rapporteur indépendant et de haut niveau, disposant de l’autorité suffisante pour mener des discussions directes avec les autorités d’emploi et faciliter des choix évidemment délicats ».

 

Dans son référé, la Cour des comptes n’épargne rien à la Garde républicaine, même si elle y met les formes, elle propose aussi de s’attaquer au régiment de cavalerie « au regard de son coût » en travaillant à une meilleure synergie dans la mise en place des postes à cheval entre les différentes polices. La Cour appelle, concernant les opérations de prestige réalisées pour des tiers (réceptions d’Etat, conventions…), à la mise en place de tarifs « déterminés en fonction des coûts complets ». La juridiction financière réclame enfin une réduction des effectifs des formations musicales de la gendarmerie nationale, par des opérations de fusion.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 16:30
OEF / CTF 150 – CTF 151 : rencontre en mer

07/05/2013 Sources : EMA

 

Le 30 avril 2013, profitant de leur croisement au large de l’Arabie, le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Somme, déployé dans le cadre de la CTF 150 depuis le 14 avril, et la frégate Port Victoria, bâtiment amiral de la CTF 151, ont effectué une rencontre à la mer.

 

A l’invitation du capitaine de vaisseau Jean-Michel Martinet commandant la CTF 150, le contre-amiral singapourien, Hock Koon Giam, commandant la CTF 151, a rejoint le bord du BCR pour discuter des modalités concrètes d’une coopération entre les deux TF lors de patrouilles effectuées dans la même région maritime. A cette occasion, les deux COM TF ont également pu échanger des informations sur la zone traversée.

OEF / CTF 150 – CTF 151 : rencontre en mer

Composante maritime de l’opération Enduring freedom (OEF), la TF 150 contribue à améliorer la connaissance des mouvements maritimes de cette zone sensible afin de lutter contre le terrorisme et ses réseaux de soutien dans la région du golfe d’Adenet de l’océan Indien. Au moins un bâtiment français participe en permanence à ses actions de surveillance, de collecte de renseignement sur les trafics et d’interdictions maritime.

OEF / CTF 150 – CTF 151 : rencontre en mer

De son côté, avec la force européenne Atalante (TF 465) et la force déployée par l’OTAN dans le cadre de l’opération Ocean Shield (TF 508), la TF 151 fait partie des trois forces internationales de lutte contre la piraterie opérant au large de la Somalie. Formée par une coalition emmenée par les Etats-Unis, la TF 151 assure la sécurisation de l’International Recommanded Transit Corridor (IRTC) dans le golfe d’Aden.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 16:26
 
07.05.2013 Les lieutenants de la division d'application de l'école de l'infanterie sont à Mourmelon pour une phase de spécialisation sur VBCI.
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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 15:50
A French Army Gazelle and an Apache from the Army Air Corps [Picture: Corporal Obi Igbo, UK MoD]

A French Army Gazelle and an Apache from the Army Air Corps [Picture: Corporal Obi Igbo, UK MoD]

3 May 2013 Ministry of Defence

 

The working relationship between the British and French Army's attack helicopters has taken off during a major military exercise.

 

Apaches from the Army Air Corps and Gazelles from the French Army have forged an operational partnership during demanding training on Exercise Joint Warrior in the West Freugh area of Scotland.

The helicopters were taking part in joint training to prepare 16 Air Assault Brigade and the 11th Parachute Brigade, the British and French Army’s rapid reaction forces, respectively, to be able to deploy side-by-side on contingency operations ranging from disaster relief to war-fighting.

Two missions tested the ability of the attack helicopters to work together. Under British command, Apaches and Gazelles escorted helicopters carrying troops from 2nd Battalion The Parachute Regiment. The attack helicopters then hit targets on the ground with cannon and missiles to clear the way for the infantry to assault a position.

Apache and Gazelle helicopters
Apache and Gazelle helicopters during a training mission on Exercise Joint Warrior [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

A similar escort mission under French leadership saw targets identified and marked by Gazelles for the Apaches to strike, and vice-versa.

Gazelle pilot Captain Pierre-Alain Goujard said:

To be appointed as the air mission commander for such a huge air assault was both an honour and a challenge. How would we deal with target handovers, troop-lifts and relief in place all at once?

But what could have seemed either over-ambitious or tentative proved to be efficient. Our procedures are near identical, our aircraft have complementary capabilities and, last but not least, language hasn’t been a factor.

This training has shown that joint working between French and British attack helicopters is a hard fact, not just politics.

An Apache and a Gazelle helicopter
An Apache from the Army Air Corps and a French Army Gazelle in action [Picture: Corporal Obi Igbo, Crown copyright]

The Apaches were flown and maintained by soldiers from 656 Squadron, 4 Regiment Army Air Corps, which is based at Wattisham in Suffolk.

Officer Commanding 656 Squadron, Major Piers Lewis, said:

This is the first time we have worked alongside French Gazelles and we’ve really taken forward the integration of our aviation forces. To fly side-by-side on missions and exchange targets between us on our first attempt at joint operations is a fantastic achievement.

There’s a natural affinity between pilots and we speak the same vocabulary in the air, which has really enabled us to work together fluently. This exercise has put us in a good place if we are called on to do a joint operation.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 14:35
photo Livefist

photo Livefist

May 7, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Express News Service; published May 7, 2013)

 

Impossible to Set Time Frame for MMRCA Deal: Antony

 

NEW DELHI --- Union Defence Minister A K Antony on Monday said it was not possible to set a time frame for signing the much-awaited deal for the Medium Multi Role Combat Aircraft (MMRCA) with French company Dassault Aviation.

 

The contract, said to be worth nearly Rs 1 lakh crore, is still at the negotiation stage, a year-and-a-half after the French firm emerged as the lowest bidder in the tender which was floated in August 2007.

 

“Given the complexity of the proposal, no definite time frame can be fixed at this stage (for signing the deal),” Antony said in a written reply in Parliament.

 

“The proposal for procurement of the 126 Medium Multi Role Combat Aircraft is currently at the stage of commercial discussions with the L1 vendor, Dassault Aviation and hence the terms and conditions for purchase including the delivery schedule are yet to be finalised,” he said.

 

However, the Defence Minister pointed out that the Request for Proposal–defence parlance for a commercial tender – stipulated that the delivery of the 18 flyaway aircraft should take place between the third and fourth years after the signing of the contract. The manufacturing of the remaining 108 fighters under licence from Dassault will take place here from the 4th to the 11th year after the signing of the contract.

 

Dassault has offered its Rafale combat planes to India under the Request for Proposal and it had beaten the European consortium EADS Cassidian, which had offered its Eurofighter Typhoon plane, in the last stage of the tendering process in January 2012. The two firms had been down-selected by the Indian Air Force after intense flight and weapons trials in which the US aircraft – Lockheed Martin’s F-16 and Boeing’s F/A-18 – Russian United Aircraft Corporation’s MiG-35 and Swedish Saab’s Gripen were eliminated from the competition in April 2011.

 

Meanwhile, the Army is planning to procure 100 self-propelled artillery howitzers and three Indian vendors, including two private companies, have been selected for trial of their equipment, A K Antony told the Lok Sabha on Monday.

 

In a written reply to the lower house of Parliament, the Defence Ministry also said the recent amendment to Defence Procurement Procedure-2011 aims at giving higher preference to indigenous capacity in the defence sector.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 12:55
Denis Pinoteau, directeur commercial export véhicules légers à roues de Nexter

29/04/2013 Par Bénédicte GOUTTEBROZE

 

Denis Pinoteau est nommé directeur commercial export véhicules légers à roues de Nexter, groupe industriel spécialisé dans l'armement appartenant à l'État français. Il est sous la responsabilité directe de Jean-Christophe Bund, deputy director sales & marketing.

 

Diplômé de Saint-Cyr en 1991 et titulaire d'un executive MBA obtenu à HEC Paris en 2005, Denis Pinoteau était précédemment responsable commercial export Inde et Moyen-Orient chez Sagem, depuis 2006.

 

Nexter fabrique du matériel militaire pour le combat terrestre, aéroterrestre, aéronaval et naval.

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