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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 15:55
Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale 2013

29/04/2013 Jean-Yves Le Drian - Ministre de la Défense

 

Lundi 29 avril 2013, Jean-Yves Le Drian a présenté le Livre blanc 2013 aux responsables civils et militaires du ministère de la Défense réunis dans l’amphithéâtre Foch, à l’École militaire à Paris.

 

Parmi les engagements pris par le Président de la République en 2012 figurait celui d’élaborer un nouveau Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, pour tenir compte des bouleversements géostratégiques, mais également économiques, qui sont intervenus depuis 2008, et qui placent la France, et notre défense en particulier, dans des tensions qu’il convenait de résoudre.

 

A partir d’une vision renouvelée du monde, en particulier des risques et des menaces qui pèsent sur notre pays et sur l’Europe, ce Livre blanc pose les bases d’un nouveau projet pour notre défense. Ce projet, tout en répondant à la fragilisation de nos finances publiques – car c’est aussi un enjeu de souveraineté pour la France –, préserve l’essentiel et permet ainsi de pérenniser notre outil de défense, qui était menacé.

 

Ce Livre blanc présente par ailleurs des nouveautés. Il est le premier qui tout ensemble définit les conséquences de la pleine participation de la France dans l’Organisation militaire de l’Alliance atlantique et propose une approche pragmatique et volontariste à la fois de notre engagement dans la construction de l’Europe de la défense, au moment où celle-ci semble douter. Il maintient et adapte des données fondamentales de notre stratégie, comme la dissuasion nucléaire, mais il ouvre aussi notre défense et la sécurité nationale à des dimensions nouvelles, cruciales pour notre avenir et notre autonomie stratégique, comme la cyberdéfense.

 

Le Livre blanc renouvelle ainsi notre stratégie militaire et définit un projet cohérent, qu’il nous revient maintenant de mettre en œuvre et de faire vivre, pour que demain la France continue d’avoir des armées et une défense performantes, adaptées aux enjeux de sécurité comme aux responsabilités internationales qui seront alors les siens. Ministre de la Défense, sous l’autorité du Président de la République, c’est le cap que je veux fixer.

 

Ce cap, les hommes et les femmes de la défense le tiendront, et je veillerai, toujours à leurs côtés, à un juste partage de l’effort ainsi qu’à la reconnaissance de l’engagement de chacun et de la mobilisation de tous autour de ce projet.

 

En savoir plus: cliquez-ici

Télécharger  le Livre blanc 2013.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 15:55
Cybercriminalité: le Livre blanc appelle à une prise de conscience nationale

30/04/2013 Nabil Bourassi – LaTribune.fr

 

Le Livre blanc exhorte l'Etat à renforcer sa politique de protection informatique alors que la menace cybernétique n'a jamais été aussi forte. Les propositions des experts pourraient avoir un effet boule de neige dans l'ensemble des entreprises françaises insuffisament sensibilisées à ce risque.

 

Il faut franchir "une étape supplémentaire" dans la lutte contre la "cybermenace". Le Livre Blanc de la Défense qui a été remis ce lundi au président de la République, exhorte l'Etat français à aller plus loin dans ce qui est devenu un nouveau front pour la défense de "la souveraineté nationale". Cinq ans après la création de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI) qui encadre la mise en place de process adaptés aux administrations publiques, le Livre blanc veut aller plus loin. D'après lui, la menace cybernétique a pris un nouveau tournant sous l'effet d'une société de plus en plus connectée, et donc de plus en plus exposée, mais également avec l'émergence d'hackers toujours plus actifs et aux motivations diverses (criminalité, politique, terrorisme, espionnage industriel...). Le Livre blanc veut donc optimiser la protection des administrations de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics en imposant "un standard de sécurité" y compris à leurs fournisseurs.

 

Les PME en ligne de mire

 

A cette fin, il propose d'établir "une politique d'achat public appropriée". Cela concerne le choix des équipements comme les routeurs télécoms qui ne répondent pas toujours aux exigences de sécurité et qui rendent vulnérables les infrastructures télécoms. Mais cela concerne aussi les contrats de sous-traitance avec des entreprises privées. Or, les PME sont des cibles idéales pour les hackers. Moins bien protégées pour des raisons de moyens, mais aussi moins conscientes de la réalité des risques, elles n'en restent pas moins connectées aux systèmes informatiques des grandes administrations publiques. Autrement dit, sans être stratégiques, ces fournisseurs représentent autant de portes d'entrées vers des systèmes d'information vitaux pour la nation.

 

Effet boule de neige

 

L'enjeu pourrait être autrement plus important si cette obligation valait également pour les entreprises dites d'importance vitale (télécoms, énergie, banque, défense, nucléaire...). Au nombre de 2.500, ces entreprises doivent déjà rendre des comptes à l'ANSSI sur la mise en place de systèmes de protection informatique. Si chacun de leurs fournisseurs devait répondre à une telle exigence de sécurité informatique, cela pourrait contraindre une large majorité de l'économie française à mieux se protéger... D'autant que l'ANSSI n'exclut pas d'engager des audits pour vérifier que ces obligations sont bien respectées. Pour les entreprises, cette adaptation à marche forcée ne serait pas un mal puisqu'elles sont encore peu nombreuses à avoir pris la mesure de la cybermenace.

 

Une "capacité" défensive et offensive

 

Pour les experts qui ont élaboré le Livre blanc de la défense, la menace cyber sur la souveraineté nationale justifie la nécessité d'engager de nouveaux moyens publics, ne serait-ce que pour rattraper le retard du pays face à l'Allemagne ou au Royaume-Uni. D'après eux, la France doit disposer sur son territoire d'une « capacité » de solutions informatiques défensives et offensives, voire à portée militaire. Mais pour disposer d'une telle capacité, le pays a besoin d'experts, d'où la recommandation de renforcer les filières universitaires afin "d'accroitre le volume d'experts formés en France". Enfin, les auteurs de ce document suggèrent d'accélérer la coopération européenne notamment avec l'Allemagne et le Royaume-Uni en matière de cybersécurité.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 15:55
Défense : l'armée française va perdre 34.000 postes d'ici à 2019

29/04/2013 F.G. – LaTribune.fr

 

Sur la durée de la prochaine loi de programmation militaire 2014-2019, le Livre blanc de la sécurité et de la défense, rendu ce lundi à François Hollande, prévoit un budget de 179,2 milliards d'euros. Aux 10.000 suppressions de postes déjà prévues en 2014-2015, il table 24.000 suppressions de postes supplémentaires. Ce qui fera 79.000 depuis 2008.

 

Neuf mois après le début des travaux le quatrième Livre blanc de la sécurité et de la défense de la France après ceux de 1972, 1994 et 2008, été remis ce lundi en fin de matinée au chef de l’Etat. Ce dernier s’était en effet engagé quand il était candidat à réviser la stratégie de défense du pays pour tenir compte des bouleversements survenus dans le monde tant géostratégiques, comme les révolutions arabes et l'évolution de la politique étrangère des Etats-Unis qui se détournent de l'Europe, qu’économiques avec la crise économique et de fortes contraintes budgétaires.

 

1,5% du PIB en 2014

 

Dans ce contexte extrêmement tendu des dépenses publiques « la dépense de défense dans les années à venir sera d’abord stabilisée en valeur pour connaître ensuite une remontée progressive en volume », explique le Livre blanc. Sur la durée de la prochaine loi militaire 2014-2019, 179,2 milliards d’euros 2013 seront consacrés à la défense (hors pensions) et 364 milliards entre 2014 et 2025. Par ailleurs, comme l'a annoncé le président François Hollande le 28 mars, le budget 2014 de la Défense sera maintenu à 31,4 milliards d'euros, toutes ressources confondues, « soit le même montant qu’ne lois de finances initiales pour 2012 et 2013 », indique le Livre blanc qui précise que « cette stabilité en valeur permettra de maintenir en 2014 l’effort de dépense à 1,5% du PIB hors pensions et hors gendarmerie ». En 2014, plus de 16 milliards d’euros de dépenses d’équipement sont prévues. Néanmoins, s’il prévoit le renouvellement de toutes les capacités critiques indispensables aux armées en respectant els priorités en faveur des capacités de dissuasion, de renseignement et de projection de puissance, rythme de modernisation à l’horizon 2025 sera plus lent que prévu.

 

55.000 postes supprimés 2008-2015

 

Les suppressions de postes continuent. Après les 55.000 programmées par sur la période 2008-2015, dont plus de 10.000 entre 2014-2015, environ 24.000 postes vont être à nouveau supprimés. Entre 2014 et 2019  précise le Livre blanc, ce sont donc au total 34.000 postes qui devraient être supprimés au ministère de la Défense sur un effectif total de quelque 280.000 personnels, militaires et civils, ont quelque 130.000 pour l'armée de Terre, 40.000 pour la Marine et 55.000 pour l'armée de l'Air. La répartition des suppressions de postes entre les différentes armées et services de la défense sera décidée ultérieurement, lors de le l'élaboration de la Loi de programmation militaire (LPM, 2014-2019) qui doit être discutée à l'automne au Parlement. Néanmoins, c'est l'armée de Terre, la plus nombreuse, qui devrait être la plus touchée par ces nouvelles réductions d'effectifs qui devraient se traduire par la disparition de régiments et de bases militaires. L'armée de l'air devrait également être impactée.

 

Les effectifs en opex divisés par deux

 

Par ailleurs, le Livre blanc précise que les effectifs que les armées doivent être en mesure de déployer en opération extérieure (opex) vont être ramenés de 30.000 hommes à 15.000 ou 20.000, selon le type d'opération. En outre, il prévoit que pour des opérations de "gestion de crise", dans la durée, sur deux ou trois théâtres extérieurs, des hommes des forces spéciales et 6.000 à 7.000 hommes des forces terrestres équipés de blindés et d'hélicoptères doivent pouvoir être projetés. Entre 5.000 et 8.000 militaires français sont régulièrement déployés en Opex depuis une dizaine d'années. Après l'Afghanistan, où les effectifs français ont atteint jusqu'à 4.000 hommes, un nombre identique est actuellement déployé au Mali. Mais les soldats français interviennent aussi dans le cadre d'opérations multinationales, comme au Liban, ou pour lutter contre la piraterie au large de la Somalie, et dans des opérations nationales en Côte d'Ivoire ou au Tchad.

 

"Une rupture par rapport au passé"

 

Sans évoquer les réductions d'effectifs François Hollande a promis les "meilleurs" entraînement, équipements et renseignement pour les armées. "S'il y a un fil rouge dans ce que nous avons voulu faire à travers le Livre blanc, c'est d'assurer le meilleur entraînement, les meilleurs équipements et le meilleur renseignement possible pour nos armées, elles le méritent", a-t-il déclaré devant les membres de la Commission du livre blanc reçus à l'Elysée.

 

Le chef de l'Etat et des armées a précisé avoir "rendu les arbitrages pour concilier trois impératifs". Le premier est d'assurer "à la défense et à la sécurité de notre pays une visibilité pour les quatre ans qui viennent", le second, "de permettre à l'industrie d'anticiper ses volumes de commandes et d'anticiper ses recherches", et le troisième, "la nécessité de concilier l'équilibre de nos comptes publics (...) avec l'indépendance de nos décisions". "Ce que je souhaite, ce que j'exige même, c'est que les engagements que nous prenons soient respectés sur les cinq prochaines années, ce qui marquera une évolution, pour ne pas dire une rupture par rapport au passé", a déclaré François Hollande.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 12:59
29 avril 2013, Nord du Mali, une Gazelle des FS décolle pour appuyer la progression d’unités déployées au sol

06.05.2013 Crédit : EMA / ECPAD


29 avril 2013, 16h35, Tessalit, au Nord du Mali, un hélicoptère Gazelle des forces spéciales décolle pour appuyer la progression d’unités déployées au sol. Dans le nord du pays, les opérations des forces spéciales se poursuivent avec pour objectif de rechercher et de détruire les groupes terroristes qui s’y trouveraient encore.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 12:50
Avant d'évoluer sur Rafale, le capitaine Matt Johnstone était pilote de Typhoon au 11th Squadron. Depuis le 1er avril 2013, le capitaine Johnstone a intégré le 2/30 « Normandie-Niemen »

Avant d'évoluer sur Rafale, le capitaine Matt Johnstone était pilote de Typhoon au 11th Squadron. Depuis le 1er avril 2013, le capitaine Johnstone a intégré le 2/30 « Normandie-Niemen »

 

 

03/05/2013 Ltt Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Le Flight Lieutenant Matt Johnstone, pilote de Typhoon, est devenu le premier pilote étranger sur Rafale. Le 1eravril 2013, il a rejoint officiellement son escadron d’appartenance, le 2/30« Normandie-Niemen », sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. L’occasion de revenir sur son parcours et sur ses prochaines années au sein de l’armée de l’air française.

 

Mon capitaine, pouvez-vous nous rappeler votre parcours au sein de la Royal Air Force ?

 

Le capitaine Matt Johnstone – Je me suis engagé en 2002. Dès lors, je suis allé à Cranwel pendant 6 mois, l’équivalent de l’École de l’air à Salon-de-Provence. Puis, j’ai entamé ma formation de pilote à Linton-on-Ouse sur Tucano pendant un an, et à l’issue, six mois à Valley, sur Hawk. Ces deux étapes correspondent aux formations que les pilotes français réalisent à Cognac et à Tours. Pendant les trois années qui ont suivies, j’ai été moniteur sur Tucano, à Linton-on-Ouse, avant d’intégrer, en mai 2009, un escadron Typhoon, le 11th Squadron. J’ai finalement répondu à une prospection pour être le premier pilote étranger en échange sur Rafale. Lorsque j’ai été sélectionné, j’ai étudié six mois la langue française.

 

Comment s’est passée votre intégration ainsi que votre formation au sein de l’armée de l’air française ?

 

En arrivant en France, j’ai dans un premier temps passé une semaine à Mont-de-Marsan dans mon futur escadron d’appartenance, le 2/30 « Normandie-Niemen ». Puis, j’ai commencé la phase de transformation. Tout d’abord à Dijon, pendant trois semaines, j’ai réalisé des vols de familiarisation en place arrière sur Alphajet, avec l’escadron d’entraînement 2/2 « Côte d’Or ». J’ai suivi le 2/2 lors d’un entraînement à Solenzara, pour une campagne de tir. Un premier moment qui m’a donné l’opportunité de me mélanger avec les pilotes du 2/30 « Normandie-Niemen » qui participaient aussi à cet exercice. Ensuite, je suis retourné un mois à Mont-de-Marsan, à l’ETIS (escadron technique d’instruction au sol) où j’ai suivi des cours théoriques. Pendant trois mois, j’ai continué ma formation à Saint-Dizier, plus précisément à l’escadron de transformation Rafale (ETR), le temps d’être opérationnel. J’ai alors réalisé mon « lâcher», c’est-à-dire mon premier vol en solo à bord d’un Rafale, le 17 janvier 2013, le jour même de mon anniversaire. Depuis le 1eravril, je suis parfaitement intégré au 2/30 « Normandie-Niemen » à Mont-de-Marsan.

 

Justement, cette phase de transformation à Saint-Dizier, pouvez-vous nous en dire davantage ?

 

À l’ETR, tout le monde a été très accueillant. C’était la première fois qu’un étranger réalisait cette phase de transformation. Personne ne pouvait prédire comment cela allait se passer, notamment avec la barrière de la langue qui parfois aurait pu poser quelques difficultés. Finalement, ma période de formation a été semblable à celle d’un pilote français. J’ai effectué trois vols « Fam Day » (de familiarisation) avant d’être « lâcher » seul.  Le personnel m’a offert les meilleures conditions qui soient pour ce premier vol solo.

 

Quelles sont vos impressions par rapport à cette expérience unique concernant l’échange de deux pilotes sur ce type d’aéronef ?

 

Tout d’abord, je m’estime chanceux et privilégié d’avoir été choisi parmi les nombreux volontaires britanniques qui auraient souhaité piloter un Rafale. C’est une expérience enrichissante qui me donne en plus l’opportunité de parler français. Mon intégration au sein de l’armée de l’air française est excellente, j’espère pouvoir jouer un rôle important dans les échanges franco-britanniques. 

 

Que vous inspire votre affectation au sein de l’escadron de chasse 2/30 « Normandie-Niemen » ?

 

J’ai pleinement conscience d’avoir intégré un escadron de chasse prestigieux. Son histoire, ses traditions sont aussi riches qu’importantes. Depuis que je suis en France, je porte sur ma combinaison de vol le patch du « Normandie-Niemen ». Très bientôt, je serai fier de recevoir le patch Rafale du « Neu-Neu ».

Le Flight Lieutenant Matt Johnstone est le premier pilote étranger sur Rafale

Le Flight Lieutenant Matt Johnstone est le premier pilote étranger sur Rafale

Un référent pour le capitaine Matt Johnstone

 

Le lieutenant-colonel François Tricot commande l’escadron de chasse 2/30 « Normandie-Niemen » sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan. Il vient récemment d’accueillir, au sein de son unité, le capitaine Matt Johstone.  Entretien.

 

Mon colonel, quelles sont les prochaines étapes de l’intégration du capitaine Matt Johnstone au sein du 2/30 « Normandie-Niemen » ?

 

Le lieutenant-colonel François Tricot – Dans un premier temps, le capitaine Matt Johnstone va devoir récupérer sa qualification de sous-chef de patrouille l’équivalent de celle qu’il avait au sein de la Royal Air Force, au 11th Squadron, complétée d’une partie air-sol. Il est performant, brillant et travailleur, il devrait donc la récupérer rapidement. Dès l’année 2014, il suivra l’escadron et participera à de futurs exercices. Nous devons cependant veiller à nous adapter en fonction des opérations en cours, notamment avec Serval, au Mali.

 

Est-ce que vous avez suivi le capitaine Johnstone tout au long de sa formation ?

 

Nous l’avons suivi dès son arrivée en France, le temps de la mise en route. Nous voulions nous assurer que se passait correctement. Nous avons ensuite fait régulièrement des points de situation avec nos homologues de Saint-Dizier, une étape que nous réalisons avec l’ensemble de nos pilotes dès qu’ils intègrent l’escadron de transformation Rafale. Dorénavant, le capitaine Johnstone a intégré le 2/30 « Normandie-Niemen ». Nous allons suivre attentivement la phase de récupération de sa qualification. Tout laisse à croire que cela va très bien se passer. Je ne suis pas vraiment inquiet à ce sujet. Il va réaliser les vols nécessaires pour être à l’aise. 

 

Qu’est ce vous attendez de la part de votre nouvel arrivant ?

 

Je n’attends pas plus de lui que des pilotes français. Nous avons constaté pendant sa formation qu’il était sérieux, volontaire et travailleur. C’est également un bon pilote. En tant que militaire, aviateur et officier, il a de nombreux points communs avec ses homologues français malgré les différences de culture. Rapidement le côté « pilote en échange » va s’estomper et il va trouver sa place de façon naturelle dans l'escadron.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 12:45
Du 24 au 30 avril 2013, la frégate anti-sous-marine (FASM) Latouche-Tréville en mission Corymbe a effectué un entrainement conjoint avec la marine beninoise. Au programme : exercices et échanges d’expérience et de savoir-faire au large de Cotonou. - photo Marine Nationale

Du 24 au 30 avril 2013, la frégate anti-sous-marine (FASM) Latouche-Tréville en mission Corymbe a effectué un entrainement conjoint avec la marine beninoise. Au programme : exercices et échanges d’expérience et de savoir-faire au large de Cotonou. - photo Marine Nationale

03/05/2013 Sources : EMA

 

Du 24 au 30 avril 2013, la frégate anti-sous-marine (FASM) Latouche-Tréville en mission Corymbe a effectué un entrainement conjoint avec la marine beninoise. Au programme : exercices et échanges d’expérience et de savoir-faire au large de Cotonou.

 

Le 24 avril, la FASM Latouche-Tréville en patrouille dans le Golfe de Guinée, a réalisé un entrainement conjoint avec le patrouilleur Oueme des forces navales béninoises. Durant toute la journée, des ateliers sur l’exploitation des retours radars, la mécanisation de la visite d’un bateau, et la sécurité des exercices de tir se sont déroulées. En fin de journée, près de 10 marins béninois ont embarqué à bord de la FASM Latouche-Tréville pour une période d’instruction à la mer.

Corymbe : interaction avec la marine beninoise

Dès le 25 avril, les exercices se sont enchaînés : sauvetage croisé (un mannequin flottant – Oscar – est jeté à la mer par un bateau et récupéré par l’autre), transfert de courrier, un exercice d’assistance sécurité (SECUREX) et pour terminer un exercice de visite effectué par des fusiliers marins du patrouilleur Oueme à bord du Latouche-Tréville.

Corymbe : interaction avec la marine beninoise

A l’accostage à Cotonou, le 27 avril, les marins béninois ont débarqué mais les périodes d’instruction se sont poursuivies. Elles ont été essentiellement centrées sur la sécurité incendie et la lutte contre les voies d’eau.

Corymbe : interaction avec la marine beninoise

Le Latouche-Treville est engagé au sein de l’opération Corymbe depuis le 12 avril 2013. Corymbe est une mission de présence quasi permanente des forces armées françaises dans le golfe de Guinée, en place depuis 1990. Le dispositif est armé par au moins un bâtiment de la marine Nationale qui peut être ponctuellement renforcé par des moyens terrestres et aéromobiles embarqués. Le dispositif Corymbe complète le dispositif français prépositionné en Afrique occidentale, au Gabon et au Sénégal. Il peut soutenir toute opération, en cours ou nouvelle comme des opérations d’aide aux populations, de sécurisation ou d’évacuation de ressortissants. Corymbe permet également la réalisation de missions de coopération bilatérale avec les pays de la région.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 12:45
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

03/05/2013 Sources : EMA

 

Le 25 avril 2013, les commandos du centre d’entrainement au combat Arta ont effectué un exercice avec la frégate de surveillance Nivôse, en patrouille au large des côtes djiboutiennes, dans le cadre de l’opération Atalante

 

Il est tôt ce 25 avril lorsque trois embarcations rapides sont aperçues par le veilleur. Il s’agit du commando Arta qui a rendez vous avec le Nivôse au large de Djibouti pour un entrainement à l’assaut en mer. Appuyés par des tireurs d’élite embarqués sur l’hélicoptère Panther du Nivôse, les commandos marine prennent d’assaut la frégate de surveillance. Abordage, accrochage d’une échelle déployable, progression tactique sur les extérieurs. En quelques instants, la passerelle du Nivôse est sous le contrôle des commandos. Une investigation des locaux intérieurs est alors lancée. « Bâtiment sécurisé, équipage libéré de la citadelle dans laquelle il s’était réfugié, tous les pirates sont sous contrôle » rend compte le chef du commando.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

Les entrainements entre les bâtiments déployées en Atalante et les forces françaises stationnés à Djibouti sont essentiels au maintien des savoir faire opérationnels susceptibles d’être mis en œuvre, notamment dans le cadre de la lutte contre la piraterie.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 12:20
Les deux cadets ont pu se mêler pendant une semaine aux artilleurs du 68e RAA - Crédits : S.Gregoire / 68e RAA

Les deux cadets ont pu se mêler pendant une semaine aux artilleurs du 68e RAA - Crédits : S.Gregoire / 68e RAA

28/04/2013  Actu Terre

 

Du lundi 22 avril au vendredi 26 avril 2013, deux cadets de West Point, célèbre académie militaire américaine, ont effectué un stage d’immersion au sein du 68e régiment d’artillerie d’Afrique (68e RAA).

 

Venus en France pour un semestre afin de perfectionner en français, les cadets Plumley et Caskey ont enchaîné instruction artillerie, activités sportives et tirs de jour comme de nuit pendant leur semaine au 68e RAA.

 

Déjà étroitement liées par les projections en Afghanistan, l’armée de Terre et l’US Army améliorent encore leurs échanges par ce type de partenariat.

 

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:55
Le CEMA reçoit le général Paloméros.

Le CEMA reçoit le général Paloméros.

05/05/2013 Sources : EMA

 

Le 18 avril 2013, le chef d’état-major des armées s’est entretenu avec le chef suprême allié de l’OTAN pour la transformation (SACT), le général français Jean-Paul Paloméros, en fonction depuis le 28 septembre 2012.

 

L’amiral Guillaud et le général Paloméros ont notamment fait le point sur trois grands dossiers liés à la transformation de l’Alliance : le mécanisme de financement commun dans un contexte budgétaire de plus en plus contraint ; la mutualisation et le partage capacitaire selon le concept de Smart defense ; le développement de l’interopérabilité dans le cadre de la Connected forces initiative(CFI). Les exercices et la volonté de développer un concept d’entraînement pour l’Alliance ont également été abordés.

 

Cet entretien intervient près de deux mois après la réunion des ministres de la défense de l’OTAN à Bruxelles (21-22 février) dans un contexte où les aspects organiques liés à la transformation de l’Alliance s’affirment comme les principaux enjeux des années à venir.

 

SACT est le second commandant stratégiques de l’OTAN avec SACEUR [qui dirige le Commandement allié Opération]. Sa mission consiste à diriger, à l’échelon stratégique, la transformation des structures, des forces, des capacités et des doctrines militaires de l’OTAN, pour améliorer l’efficacité militaire de l’Alliance. L’exercice de cette fonction par un général français depuis la réintégration de la France dans le commandement intégré de l’OTAN en 2009 témoigne de l’intérêt porté par notre pays à l’avenir de l’OTAN et à sa transformation.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:55
Un missile M51 détruit après son décollage

06/05/2013 Le Point.fr (AFP)

 

L'essai lancé dans le Finistère depuis un sous-marin est un échec, selon la préfecture maritime.

 

L'essai dimanche matin d'un tir de missile M51, sans charge nucléaire, qui s'est "autodétruit" peu après son décollage d'un sous-marin nucléaire dans le Finistère, est "un échec", a admis dimanche la préfecture maritime à Brest. Selon le ministre de la Défense, il s'agit du "premier échec" du genre "depuis 1996".

 

"C'est un échec dont une enquête devra déterminer les raisons", a déclaré lors d'un point de presse le capitaine de corvette Lionel Delort, officier de communication de la préfecture maritime de l'Atlantique. Le missile "s'est autodétruit dans la première phase de propulsion" du vol, "pour une raison inconnue", a précisé l'officier.

 

Premier échec depuis 1996

 

La sortie du missile depuis Le Vigilant, un sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE), s'était "déroulée normalement", a précisé le ministère de la Défense. "Il s'agit du premier échec depuis 1996", a ajouté le ministère.

 

Le tir a été effectué à 9 h 30. Après son autodestruction en vol, "il n'y a pas d'impact environnemental avéré sur ce tir ni d'impact sur la population puisque ce tir a eu lieu en mer et que la zone de retombée des débris se trouve dans une zone d'exclusion" qui avait été spécialement délimitée pour cet essai, a ajouté l'officier de communication. "Ces débris sont en train d'être récupérés par la préfecture maritime, par moyens nautiques et aériens que nous mettons en oeuvre actuellement", a-t-il précisé.

 

Missile intercontinental

 

Le M51 est un missile intercontinental destiné aux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de nouvelle génération. D'une hauteur de 12 mètres et d'un poids maximal de 56 tonnes avec ses six têtes nucléaires, le M51 disposera, par rapport aux M45 actuels, d'une portée sensiblement accrue (de l'ordre de 8 000 km contre 6 000 km) et d'une précision améliorée.

 

Il s'agissait du 6e tir d'essai du M51, trois ayant été effectués depuis des installations terrestres, trois depuis un sous-marin, en comptant celui effectué ce dimanche.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:55
Citadel Bonus est un exercice interne, effectué par l’Etat-major du QG CRR-Fr - Crédits : QG CRR-Fr

Citadel Bonus est un exercice interne, effectué par l’Etat-major du QG CRR-Fr - Crédits : QG CRR-Fr

03/05/2013 Armée de Terre

 

Du 29 avril au 3 mai 2013, le quartier général du Corps de Réaction Rapide-France (QG CRR-Fr) conduit l’exercice Citadel Bonus dans ses murs, au sein de la Citadelle de Lille. Etape phare dans une préparation opérationnelle graduelle, l’entraînement prépare la prise d’alerte en 2014 de la composante terrestre de la NRF (Nato Response Force, force de réaction de l’OTAN).

 

Après une période de mise en condition des participants, le QG CRR-Fr a donc lancé un Battle Staff Training, c'est-à-dire un exercice interne. Les finalités d’une telle préparation sont multiples. Les hommes du quartier général travaillent sur la planification, la conduite et le soutien d’opérations de combat de haute intensité, mais l’objectif principal de l’exercice Citadel Bonus est aussi de re-familiariser l’Etat-major aux savoir-faire nécessaires à des opérations de combat en interarmées. Les expériences vécues sur le terrain sont également intégrées à l’entraînement.

 

Des entraînements intensifs

 

Force multinationale de haut niveau de préparation, la NRF (Nato Response Force) fait appel à des systèmes de commandement très modernes et regroupe des composantes terre, air, mer et forces spéciales, prêtes à être déployées rapidement, dès le début d’une crise.

 

Le QG CRR-Fr avait déjà assuré le tour d’alerte du commandement de la composante terrestre de la NRF en 2008, pendant six mois. Comme la préparation de l’époque, celle de cette année s’annonce une fois encore très intensive, avec comme point d’orgue l’exercice Steadfast Jazz 2013, prévu en fin d’année.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:55
Livre blanc de la défense : 24 000 suppressions de postes en 4 ans dans l'armée

 

30/4/2013 Jacques Marouani, ElectroniqueS

 

Le Livre blanc réaffirme "l'impératif industriel" de la Défense.

 

Le Livre blanc de la Sécurité et de la Défense, qui a été remis lundi 29 avril au président de la République, prévoit la suppression de 24 000 postes dans l’armée française, au rythme de 5 000 en moyenne par an entre 2016 et 2019. Le budget de la Défense sur cette même période restera à 179,2 milliards d’euros.

En 2008, Nicolas Sarkozy avait programmé la suppression de 54 000 postes dans l'armée sur la période 2008-2015. Le Livre blanc 2013 prévoit donc la poursuite de ces baisses d'effectifs prévues jusqu'en 2015 (soit 10 000 postes) auxquelles viendra s’ajouter une nouvelle suppression de plus de 24 000 postes dans les quatre années qui suivent.

La répartition des suppressions entre les différentes armées et services sera décidée à l’automne, lors de la discussion au Parlement de la loi de programmation militaire 2014-2019.

Le Livre blanc réaffirme "l'impératif industriel" de la Défense. "Le président de la République a rendu les derniers arbitrages pour préserver l'ensemble des secteurs industriels de défense", précise le document. Il faudra cependant attendre toutefois la LPM pour apprécier cette affirmation à juste titre.

Le livre blanc est téléchargeable ici

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:55
La cyberdéfense : une priorité pour la France

 

30/04/2013 Par Sofiane Frendi - mag-securs.com

 

La France, comme les autres grandes puissances dans le monde, se doit de contrer la montée en puissance des cyber-attaques. Un document officiel, le Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, fait le point sur la lutte contre la cyber-menace.

 

Hier, le chef de l’Etat a présenté le Livre Blanc de la Défense. Une réponse forte, notamment face aux menaces de cyber-attaques à l’encontre des réseaux publiques ou des opérateurs économiques (grandes entreprises nationales et stratégiques).

 

Le document insiste sur le fait que la France n’est pas à l’abri d’une attaque informatique d’une grande envergure qui pourra paralyser tout le pays et le plongera dans le désarroi. Le document précise que la tendance actuelle nécessite un geste fort de la part de l’État pour protéger ses infrastructures vitales.

 

« La récurrence actuelle de ces intrusions, notamment par des États, donne à penser que des informations sont méthodiquement collectées pour rendre possible, dans une situation de conflit, une attaque de grande envergure. Une telle attaque serait susceptible de paralyser des pans entiers de l'activité du pays, de déclencher des catastrophes technologiques ou écologiques, et de faire de nombreuses victimes. Elle pourrait donc constituer un véritable acte de guerre », lit-on dans le document.

 

Priorité à la recherche

 

La guerre a pris une autre dimension. Les cybercriminels utilisent les réseaux informatiques pour menacer les États. La cyber-défense occupera dorénavant une place importante dans le domaine de la recherche. Un rôle qui sera confié à la Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) : « connaître et anticiper la menace, de développer la recherche amont, et d’apporter son expertise en ça de crise informatique touchant le ministère de la défense ».

 

Une autonomie vis-à-vis des produits chinois

 

Le document  souligne la nécessité que la France comme les autres pays européens développe ses propres dispositifs de sécurité car il relève de la souveraineté nationale. « Un effort budgétaire annuel en faveur de  l'investissement permettra la conception et le développement de produits de sécurité maîtrisés. Une attention particulière sera portée à la sécurité des réseaux de communication électroniques et aux équipements qui les composent. Le maintien d'une industrie nationale et européenne performante en la matière est un objectif essentiel ».

 

L’État garant de la sécurité

 

Des textes de loi viendront renforcer les normes de sécurité que l’État veut imposer aux opérateurs de téléphonies mobiles pour garantir un niveau de sécurité avant qu’un équipement soit introduit dans les réseaux informatiques. Notons également que, pour la première fois, le Livre Blanc sur la Défense évoque la mise en place d'une doctrine offensive en matière de cyberguerre. Enfin, dans un contexte de réduction généralisée des dépenses, le renseignement et les opérations liées à la cyber-défense vont voir pourtant leurs budgets progresser.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:45
photo EMA

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02/05/2013 20:12 Sources : EMA Opérations

 

Point de situation sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 25 avril à 18h00 jusqu’au 2 mai 2013 (18h00).

 

Ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec près de cent vingt sorties, principalement dans le nord du pays et dans le centre le long de la boucle du Niger, de Gao à Tombouctou. Une trentaine de sorties a été dédiée à l’appui feu des opérations terrestres, un peu plus d’une cinquantaine au transport de nos forces et de nos matériels et le reste a été consacré au soutien des opérations (ravitaillement et renseignement).

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Conformément aux décisions du Président de la République, le désengagement et l’adaptation du format de la force se poursuit avec cette semaine le désengagement complet du GTIA 3 et la réduction du groupement aéromobile avec le départ de six hélicoptères. Parallèlement, les opérations de sécurisation se poursuivent dans le pays.

Serval: point de situation du 2 mai 2013

Le 29 avril 2013, lors d’une opération des forces spéciales visant à poursuivre l’affaiblissement des groupes terroristes et à traquer ceux qui pourraient encore se cacher dans les environs de Tin Zaoueten, un véhicule léger a sauté sur un engin explosif. Le caporal-chef Stéphane Duval, du 1erRPIMa est décédé. Deux de ses camarades ont été blessés puis évacués par hélicoptères vers l’ACA de Tessalit, puis Bamako. Ils ont rejoint la France. Leurs jours ne sont pas danger.

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Au centre, du 25 avril au 02 mai, les éléments français du GTIA 2 ont conduit une opération d’envergure dans la région de Telatai à 150 kilomètres au nord de Gao. L’opération Akello, a engagée plus de 500 militaires français et maliens. Elle avait pour objectif de reconnaître sur près de 450 kilomètres les différents Oueds du grand Gao afin de poursuivre l’affaiblissement des groupes terroristes. Cette opération n’a donné lieu a aucun contact avec l’ennemi mais a permis la découverte de deux caches d’armes (plus de 110 obus, près de 5000 munitions de petit calibre et un pick uparmé) et la relève de deux engins explosifs improvisés (IED).

 

Simultanément, le dernier élément de l’escadron d’aide à l’engagement (EAE) a quitté Tombouctou, désormais sous la responsabilité du contingent Burkinabé pour se reployer à Gao où se concentre désormais la majorité du dispositif français au Mali.

phoyo EMA

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A Gao toujours, la population s’est rassemblée le 25 avril pour célébrer l’inauguration du marché couvert et du marché des femmes. Ils avaient été détruits par les combats et l’incendie du 21 février dernier et ont été rebâtis avec l’aide des éléments français. Sur demande des autorités locales, le marché couvert a été baptisé « lieutenant Boiteux », en mémoire du premier soldat français mort au combat sur le sol malien.

 

Dans la nuit du 28 au 29 avril, au Nord de Tombouctou, un détachement de forces spéciales a capturé un terroriste de nationalité française. Il doit être remis prochainement aux autorités maliennes.

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Enfin, cette semaine a été marquée par plusieurs visites d’autorité comme celle du ministre de la Défense, de la commission de la Défense Nationale le 27 avril ou l’inspecteur des armées le 28 avril. Ces visites ont été l’occasion de faire un point sur les opérations menées ou en cours comme de présenter l’état d’avancement du désengagement et de l’adaptation de la force en vue des prochaines échéances.

 

Aujourd’hui, un peu moins de 3850 soldats français restent engagés au Mali.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:45
photo EMA

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05/05/2013 Sources : EMA Opérations

 

Le 26 avril 2013, une délégation de l’inspection des armées (IDA) conduite  par le général de corps aérien Patrick Rousseau, Général inspecteur des armées (GIdA), est arrivé à Abidjan afin d’inspecter l’action de la force Licorne dans le cadre du soutien au redéploiement de l’opération Serval.

 

Après un rappel sur les différentes missions incombant à Licorne, le COMANFOR a porté son attention sur le concours de la force aux opérations au Mali. Les inspecteurs ont ainsi pu mesurer ses capacités à intervenir directement ou indirectement en soutien d’un théâtre d’opération si besoin. Ainsi, un détachement Licorne était projeté au Mali dès le 14 janvier 2013, quelques heures seulement après le déclenchement de l’opération Serval. Le camp de base de la force est également rapidement devenu base opérationnelle avancée (BOA) (en tant que base de soutien logistique ou base de soutien au profit des éléments aéroportés)  au profit du théâtre malien.

 

Leur attention s’est ensuite portée sur le dispositif mis en œuvre par la force Licorne pour accueillir les éléments désengagés de Serval, dispositif qui comprend notamment le suivi des convois de leur passage de la frontière jusqu’à Abidjan, le déploiement d’un soutien sanitaire héliporté dédié et l’accueil du personnel et véhicules sur le camp de Port Bouët.

photo EMA

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La journée s’est achevée par une visite du camp militaire français au cours de laquelle la délégation de l’IdA a pu apprécier ce désengagement en direct puisqu’un convoi, composé des éléments du GTIA 3, franchissait le portail nord de la base.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:45
Le 26 avril 2013, conformément aux décisions du Président de la république, le désengagement et l’adaptation du format de la force Serval se poursuivent avec le départ des premiers hélicoptères du groupement aéromobile (GAM). Ce sont 3 hélicoptères Tigre et 3 hélicoptères Puma qui ont été conditionnés et embarqués à bord d’un Antonov 124 pour rejoindre la France. - photo EMA

Le 26 avril 2013, conformément aux décisions du Président de la république, le désengagement et l’adaptation du format de la force Serval se poursuivent avec le départ des premiers hélicoptères du groupement aéromobile (GAM). Ce sont 3 hélicoptères Tigre et 3 hélicoptères Puma qui ont été conditionnés et embarqués à bord d’un Antonov 124 pour rejoindre la France. - photo EMA

03/05/2013 Sources : EMA - Opérations

 

Le 26 avril 2013, conformément aux décisions du Président de la république, le désengagement et l’adaptation du format de la force Serval se poursuivent avec le départ des premiers hélicoptères du groupement aéromobile (GAM).

photo EMA

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Ce sont 3 hélicoptères Tigre et 3 hélicoptères Puma qui ont été conditionnés et embarqués à bord d’un Antonov 124 pour rejoindre la France.

photo EMA

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Le GAM compte désormais une quinzaine de machines de l’armée de Terre et de l’armée de l’air. Il poursuit ses missions au profit des troupes au sol, toujours engagées dans des missions de sécurisation. Depuis quelques semaines, le GAM est armé par le 1er régiment d’hélicoptères de combat (1er RHC) de Phalsbourg.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:35
photo EMA

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02/05/2013 Sources : EMA

 

Les 23 et 25 avril 2013, les premiers matériels désengagés du théâtre afghan par la voie nord sont arrivés en France.

 

La France désengageait jusqu’à présent ses matériels d’Afghanistan par deux voies logistiques majeures. La première, directe ou dite « de bout en bout », relie l’Afghanistan à la France par voie aérienne (affrètement d’avions gros porteurs de type Antonov 124, Boing 747 ou iliouchine 76). Une seconde, dite « mixte », utilise un vecteur aérien à partir de l’Afghanistan vers un pays du Golfe, puis un vecteur maritime partant de ce même pays vers la France.

photo EMA

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Le train est désormais inscrit dans la liste des vecteurs pouvant assurer le désengagement. La voie ferroviaire, sensiblement moins onéreuse que les deux autres, offre plus de souplesse et de fluidité pour le cadencement des rapatriements.

 

En janvier 2013, après une demande des autorités politiques françaises, les autorités Ouzbèkes et Kazakhes ont autorisé le passage de convois afin de permettre le transit de matériel en empruntant les infrastructures de ces deux pays. Ces premiers convois, réalisés par un prestataire de service privé, ont donné satisfaction et sont arrivés en France les 23 et 25 avril 2013. Ils permettront de désengager une partie de nos matériels dans les mois qui viennent.

photo EMA

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En parallèle, les autorités pakistanaises ont de nouveau autorisé le passage des convois de l’ISAF par la voie sud. Le convoi réalisé permet à la France d’envisager favorablement cette option pour le désengagement de ses matériels. La diversité des voies logistiques de désengagement permet en outre de fluidifier le trafic et faire face à toute éventuelle difficulté sur les voies actuelles.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:35
photo EMA

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30/04/2013 Sources : EMA

 

L’adjudant-chef Jérôme est en mission en Afghanistan depuis le mois de janvier 2013. Formateur à l’escadron des commandos de l’air (EFCA) stationné sur la base aérienne 102 de Dijon, il assure actuellement la protection rapprochée du général de brigade aérienne Philippe Adam, commandant des forces françaises en Afghanistan (FFA)

 

«  Le général Adam est la plus haute autorité militaire française présente sur le théâtre afghan. ». Pour l’adjudant-chef Jérôme, la protection d’une autorité est un métier qui ne laisse pas de place à l’amateurisme. Ancien sportif de haut niveau, sa passion pour les sports de combat l’a amené aujourd’hui à exercer la profession de garde du corps.

photo EMA

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23 avril 2013, 7h30, le départ pour une mission se prépare. Jérôme explique : « Il n’existe pas vraiment de mission type. Même si le trajet est identique, l’approche est toujours différente parce que la situation sécuritaire évolue sans cesse. La préparation de la mission est donc une étape indispensable. » Lors du briefing, il donne les consignes à ses équipiers qui doivent connaître tous les détails de la mission comme la place de chaque voiture ou les mots code en cas de problème. L’adjudant-chef énonce ensuite le programme de la mission : « Aujourd’hui, nous partons d’abord pour le camp de Warehouse. Ensuite, nous nous rendrons dans la Green Zone. C’est l’un des quartiers à la fois les plus sécurisés et les plus dangereux de Kaboul, c’est ici qu’il y a le plus d’attentats. Il faut donc aller vite quand nous nous déplaçons».

 

Le trajet aller entre l’aéroport international de Kaboul (KAIA) et le camp de Warehouse s’effectue sans problème. Arrivés dans le centre de Kaboul, la circulation devient beaucoup plus dense. A ce moment, l’adjudant-chef Jérôme expose le danger potentiel de la situation : « Il faut donc toujours être vigilant parce que, malgré les dispositifs de sécurité mis en place, à tout moment, un suicide bomber peut s’approcher de notre convoi. Si nous nous arrêtons, un piéton peut aussi fixer une charge magnétique sur le véhicule. »

 

« On éclate ! Je passe en tête ! » En une fraction de seconde, les trois véhicules qui se suivaient jusqu’alors, se dispersent, changent de place et bloquent immédiatement la circulation : « je peux modifier le dispositif pour plus de sécurité… c’est d’ailleurs ce que je viens de faire ! » Souligne-t-il.

 

Arrivés à l’ambassade, le général s’entretient avec l’ambassadeur. Pendant ce temps, l’adjudant-chef Jérôme explique que « devenir un bouclier pour quelqu’un, c’est beaucoup de travail. Il faut aller contre sa nature et ça finit par devenir un acte réflexe ». Il ajoute aussi que la protection d’une autorité est un travail d’équipe qui nécessite de l’entrainement y compris avec le général Adam : « être une personne protégée est quelque chose qui s’apprend. Il faut savoir se placer. Il faut que le général sache à l’avance ce que nous allons faire pour lui. C’est donc un vrai travail d’équipe ».

 

« Face à un danger, tout homme normalement constitué se met à l’abri … sauf les gardes du corps »

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:35
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

03/05/2013 Sources : EMA

 

Le 2 mai 2013, au large du Yémen, le bâtiment de commandement et de ravitaillement BCR Somme, navire amiral de la CTF 150, a porté assistance à un navire marchand pakistanais à la dérive.

 

Le BCR Somme est actuellement engagé au sein de la Task Force 150, volet maritime de l’opération Enduring Freedom. Mise en place au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, la TF150 a pour objectif de lutter contre le terrorisme international et ses réseaux de soutien dans l’océan Indien. Depuis le 14 avril la France a pris la tête de l’opération en succédant à l’Australie. Elle coordonne ainsi une force multinationale composée notamment de bâtiments américains, australiens, canadiens, britanniques, saoudiens et pakistanais dans une zone comprenant la mer Rouge et le nord de l’océan Indien jusqu’au détroit d’Ormuz.

 

Composée de marins du bord ayant reçu un entraînement approprié, l’équipe de visite de la Somme peut, en conformité avec le droit international, monter à bord de navires pour prendre contact avec les équipages, vérifier les documents officiels ou encore contrôler les cargaisons à la recherche d’armes ou de drogue venant en soutien du terrorisme international.

 

En 3 jours, l’équipe de visite a contrôlé et porté assistance à deux boutres. Le 29 avril, l’équipe de visite est allé à a rencontre de pêcheurs iraniens. Invités par le capitaine, l’équipe – dont un médecin - a embarqué et pu échanger sur la situation dans la zone. Ce fut l’occasion de prodiguer quelques soins aux marins. Le 2 mai, la Somme portait assistance à un navire marchand pakistanais à la dérive suite à une avarie de moteur. La pièce cassée a été emmenée à bord de la Somme pour y être réparée.

 

L’état-major français la CTF 150 est actuellement embarqué à bord de la Somme pour un période de 4 mois et assume le commandement jusqu’en août prochain où il passera alors le relais au Pakistan.

photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 11:00
Hommage au sergent Stéphane Duval

 

06/05/2013 Ministère de la Défense

 

Une cérémonie d’hommage national au sergent Duval, tué lors d’une opération de reconnaissance et de fouille au nord du Mali,  se déroulera à Bayonne mardi 7mai en présence du ministre de la Défense.  Auparavant, les parisiens sont invités à manifester leur solidarité lundi 6 mai à 13h30 sur le pont Alexandre III.

 

Le sergent Stéphane Duval a été mortellement blessé, au Mali, au cours d'une opération de reconnaissance et de fouille conduite par les forces spéciales dans le Nord-Est du pays.

 

Lundi 6 mai, le Gouverneur militaire de Paris, le général Hervé Charpentier, invite le plus grand nombre de citoyens à manifester leur hommage et leur solidarité envers le militaire mort pour la France dans l'accomplissement de sa mission, par une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à partir de 13h30, lors du passage du cortège funèbre. Une cérémonie intime d'honneurs militaires réservée à la famille et aux compagnons d'armes sera présidée par le général d'armée Bertrand Ract-Madoux, chef d'état-major de l'armée de terre, à l'Hôtel national des Invalides à partir de 14h00.

Hommage au sergent Stéphane Duval

Le mardi 7 mai, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian présidera la cérémonie d’hommage national au sergent Duval, au 1er régiment de parachutiste d’infanterie de marine, à Bayonne.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:55
photo EADS

photo EADS

 

06 mai 2013 Par Elodie Vallerey - Usinenouvelle.com

 

Le missile balistique stratégique M51 s'est échoué le 5 mai au large du Finistère après un tir du sous-marin nucléaire lanceur d'engins "Le Vigilant". Un tel échec représenterait un coût d'au moins 120 millions d'euros pour l'Armée.

 

Actualisation : le coût de 120 millions d'euros aurait été le même en cas de réussite, le missile étant détruit systématiquement à la fin du tir.

 

L'échec du tir d'essai du missile balistique stratégique M51 a été confirmé par la Direction générale de l'armement (DGA) et la Marine nationale dans un communiqué en fin de journée le 5 mai.

Le tir d'essai du missile, sans charge nucléaire, a été entrepris vers 9h30 à partir du sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE) "Le Vigilant", depuis la baie d'Audierne, dans le Finistère.

Comme l'annonce l'Armée, "le missile a été détruit peu après son décollage, au-dessus de l'océan, dans une zone interdite pour la circonstance à la navigation maritime et à la circulation aérienne".

Le missile M51, conçu pour remplacer à terme le M45, mesurant 12 mètres et pesant au maximum 56 tonnes, est doté de six têtes nucléaires. Il est développé par Astrium, la filiale spatiale du groupe européen EADS. Selon plusieurs médias, l'échec du tir de 5 mai a un coût non négligeable pour l'armée, chaque missile valant environ 120 millions d'euros, développement inclus.

Une enquête devra déterminer les raisons de cet échec, a commenté hier l'officier de la communication maritime Lionel Delort sur BFMTV.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:55
Un A330MRTT ravitaillant un A400M… Le rêve s’éloigne pour les aviateurs français ! – photo Airbus Military

Un A330MRTT ravitaillant un A400M… Le rêve s’éloigne pour les aviateurs français ! – photo Airbus Military

3 mai 2013 par Rédaction – Aerobuzzfr

 

Après avoir laissé croire que le pire était à venir, la publication du Livre Blanc qui propose la suppression de 24.000 soldats supplémentaires et la réduction des moyens des forces aériennes à 225 appareils, est presque un soulagement.

 

« Il a laissé des plumes dans la bataille mais ca aurait pu être bien pire ! » Le soldat le Drian, ministre de la Défense, a bataillé jusqu’au bout contre les plans de Bercy pour lequel l’appareil militaire français n’est rien d’autre qu’un cout dans lequel il faut tailler à la hache. Le livre blanc rendu public dans les derniers jours d’avril tout en faisant la part belle au renseignement et aux forces spéciales, ne parvient pas à masquer une nouvelle réduction de format de l’appareil de Défense français.

 

Cette réduction a été voulue par les politiques qui se sont succédés à l’Elysée, toutes tendances confondues depuis des années. Alors la France, combien de divisions ?

 

Etrange paradoxe du vieux Continent… Jamais depuis la fin de la guerre froide, le monde, qualifié de multipolaire par des spécialistes en géopolitique et autres savants cosinus de tout poil, n’avait été aussi instable. Et pourtant, à l’instar de ses voisins européens, frappés par la crise financière, la France fait le choix de tailler dans ses budgets militaires.

 

A première vue, il semble que la Marine nationale, principal garant de notre dissuasion nucléaire avec ses sous-marins, s’en sorte plutôt bien. On ne peut pas en dire autant des aviateurs et surtout de l’armée de terre qui malgré son comportement exemplaire au Mali et ailleurs, verra ses effectifs fondre comme neige au soleil. En un mot, la grande muette rompue jusqu’alors au combat urbain et en terrain découvert va devoir maitriser l’art du grand écart.

 

Un grand écart entre l’impératif d’excellence opérationnelle et technique sur tous les fronts d’une part et d’autre part l’obligation de respecter un budget restreint. Résultat, l’Armée française devra se séparer de 24.000 soldats, un chiffre qu’il convient d’ajouter aux 54.000 déjà programmés sur la période 2008-2014. Malgré cela, Paris veut être capable de respecter ses engagements internationaux en affirmant sa volonté de pouvoir déployer à tout moment entre 5.000 et 15.000 hommes suivant l’intensité de la crise ou du conflit à gérer. Reste que ce budget d’austérité, qui n’est pas le premier pour les militaires, tombe particulièrement mal.

 

Les forces terrestres, Alat en tête, pourront compter sur les forces spéciales, et notamment le COS (commandement des opérations spéciales). Mais en revanche, il n’est pas certain que le renouvellement du parc d’hélicoptères de combat Gazelle par des Tigre, et de manœuvre Puma par des NH90 soit à la hauteur des besoins affichés. Du côté de l’Armée de l’air, Tanguy et Laverdure ont la gueule de bois.

Un risque pour le plan de modernisation des Mirage 2000 français – photo Armée de l’air

Un risque pour le plan de modernisation des Mirage 2000 français – photo Armée de l’air

Les forces aériennes qui comptaient il n’y a pas si longtemps 450 avions seront réduites à 225 appareils en comptant les appareils de la Marine ! Du jamais vu ! Dès lors se pose la question de l’accélération du retrait des Mirage F1 et peut être - l’avenir le dira - l’abandon des plans de modernisation profonde d’une partie du parc de Mirage 2000. Plusieurs bases aériennes devront fermer leurs portes définitivement.

 

Pour mémoire, l’Armée de l’Air, qui a, avec l’ALAT, porté une grande partie du poids de la guerre en Libye et au Mali, a besoin d’avions de combat : des Rafale pour remplacer les F1 et M2000, mais aussi de ravitailleurs (pour mémoire les KC135FR datent de 1964), et de transport (A400M) pour remplacer les C160 et C130. Et qui dire des avions d’entraînement : les Alphajets ne sont plus de première jeunesse non plus !

Avec un parc d’aéronefs réduit à 225 unités pour l’ensemble des forces aériennes françaises, quid des commandes de Rafale ? photo Dassault Aviation

Avec un parc d’aéronefs réduit à 225 unités pour l’ensemble des forces aériennes françaises, quid des commandes de Rafale ? photo Dassault Aviation

Dans ce tableau sombre, il reste des lueurs d’espoir. D’abord, l’Elysée a épargné le scénario catastrophe promis depuis plusieurs mois. Un scénario qui comportait l’arrêt de tous les programmes d’équipement, la fin de la dissuasion nucléaire, et la vente de notre unique porte-avions. Paris l’affirme : « dans les grandes lignes, tous les grands programmes d’armement seront préservés ». On pense au Rafale, au NH90 et à l’A400M (entre autres) dont dépendent des dizaines de milliers d’emplois dans le pays. La composante nucléaire garante de la sécurité nationale depuis les années 60 est maintenue.

 

Mieux, les moyens de renseignement et de commandement seront renforcés. La composante de renseignement spatiale, avec notamment les satellites SIGINT CERES pour l’interception des signaux radar et communications, est préservée.

photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

photo Staff Sgt. Brian Ferguson US Air Force

La composante « drones » dans sa dimension tactique et moyenne altitude longue endurance sera modernisée. Est-ce à dire que Paris pourrait acheter des Predator américains ou sa version armée Reaper ? Il est à ce stade trop tôt pour le dire. Des avions légers multicapteurs pourraient également étoffer cette panoplie de la DRM (Direction du Renseignement Militaire). En revanche, la question du remplacement des vénérables C160G Gabriel n’est pas évoquée, de même l’acquisition d’une indispensable capacité de renseignement aéroporté stratégique, perdue lors du retrait du DC8 Sarigue est aux abonnés absents…

 

Une fois de plus pour survivre, l’armée, au format réduit mais encore cohérent, va devoir s’adapter. Désormais dotés de moyens de commandement et de renseignement plus efficaces, les militaires de toutes les armes devront savoir à tout moment mettre en commun leur moyens et leur savoir faire pour atteindre les buts opérationnels recherchés. A l’heure où les coupes militaires sont à la mode en Europe, il convient de méditer cette déclaration d’un vieux général soviétique « la quantité est aussi une qualité ».

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:55
Colloque : « La cyberdéfense : quelles perspectives après le livre blanc ? »

 

03/05/2013 Communauté Défense

 

Le 16 mai prochain, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du sénat organise un colloque intitulé « La cyberdéfense : quelles perspectives après le livre blanc ? » Ouverte au public, cette rencontre présentera les perspectives en matière de protection et de défense des systèmes d’information, à la lumière des conclusions du nouveau livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

 

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du sénat organise un colloque le 16 mai pour présenter l’état actuel et les perspectives en matière de protection et de défense des systèmes d’information, à la lumière des conclusions du nouveau livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Intitulé « La cyberdéfense : quelles perspectives après le livre blanc », cette rencontre est ouverte au public et se déroulera au palais du Luxembourg.

 

Trois grandes thématiques seront abordées : l’état de la menace et la stratégie de réponse nationale ; la coopération européenne et internationale ; la politique industrielle pour la cyberdéfense et la cybersécurité.

 

Kader Arif, ministre délégué auprès du ministre de la défense, Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin et auteur d’un rapport sur la cyberdéfense, Patrick Pailloux, directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, et le Contre-amiral Arnaud Coustillière, officier général à la cyberdéfense à l’état-major des armées, feront partie des nombreux intervenants.

 

Inscription au colloque

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:55
Commémoration de la bataille de Camerone

Commémoration de la bataille de Camerone

03/05/2013 CNE Laetitia Périer

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a participé le 30 avril à Aubagne (Bouches-du-Rhône) à la cérémonie commémorant le 150e anniversaire de la bataille de Camerone. Bataille emblématique de la Légion étrangère, Camerone constitue le fait d’armes et le modèle de conduite de référence de tout légionnaire.

 

A l’occasion des 150 ans de Camerone, Jean-Yves le Drian s’est rendu à Aubagne pour célébrer ce combat héroïque de la Légion étrangère. Le 30 avril 1863, lors de la campagne du Mexique qui visait à instaurer un régime favorable aux intérêts de la France de Napoléon III, une soixantaine de légionnaires combattent héroïquement contre 2000 soldats mexicains dans le village de Camerone, près de Veracruz.

 

La résistance acharnée, l’esprit de sacrifice et la volonté de lutter jusqu'à la mort manifestés par les légionnaires à l’occasion de cette bataille a permis à la Légion étrangère de construire sa légende et d'ancrer ses valeurs. Le souvenir de Camerone est célébré chaque année dans l'ensemble des formations de la Légion étrangère.

 

Au cours de la cérémonie, Jean-Yves le Drian a rendu hommage aux soldats tombés au combat cette année, et plus particulièrement au caporal-chef Stéphane Duval du 1er régiment de parachutistes d'infanterie de marine (1er RPIMA) de Bayonne qui a été tué lundi 29 avril dans le nord-est du Mali par un engin explosif. Le caporal-chef  Duval est le 6e mort français depuis le déclenchement de l’opération Serval le 11 janvier dernier.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 10:55
Cyberdéfense : le livre blanc soutient la "lutte informatique offensive"

 

30 Avril 2013 Julien L. - numerama.com

 

La nouvelle édition du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale laisse une place importante à la cyberdéfense. Les rédacteurs considèrent en effet qu'un nouveau théâtre s'est ouvert depuis 2008, date à laquelle la précédente révision du livre blanc a été rédigée. Outre la terre, la mer, l'air et l'espace, les forces armées françaises doivent être opérationnelles dans le cyberespace.

 

 C'est une évolution majeure par rapport à la version précédente, qui date de 2008. La quatrième révision du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale intègre désormais les cyberattaques parmi les principales menaces pouvant viser le territoire, la population et les ressortissants français. Pour la défense, le cyberespace "constitue désormais un champ de confrontation à part entière".

 

Car les menaces cybernétiques "se sont accrues de façon exponentielle depuis 2008". De ce constat est apparu le besoin d'adapter le modèle d'armée actuel. Ainsi, le livre blanc propose un format incluant "pour la première fois des capacités de cyberdéfense militaires, en relation étroite avec le renseignement et la planification défensive et offensive, préparant ou accompagnant les opérations militaires".

 

La vulnérabilité de l'État

 

Face à "la vulnérabilité croissante de l'État et de la société face à des attaques de plus en plus dangereuses", le livre blanc "prévoit donc une posture stratégique visant à déterminer l’origine des attaques, à organiser la résilience de la Nation et à y répondre, y compris par la lutte informatique offensive". Et dans ce domaine très sensible, le livre blanc appelle à l'autonomie complète de la France.

 

"Les atteintes aux systèmes d’information résultant d’actes hostiles intentionnels ou de ruptures accidentelles pourraient dès lors engendrer des dysfonctionnements, une paralysie de l'État ou de secteurs d’importance vitale pour la Nation, voire entrainer la perte de vies humaines ou des accidents technologiques ou écologiques majeurs", à l'image du virus Stuxnet qui a dégradé les centrifugeuses iraniennes.

Acte de guerre

"Une attaque informatique de grande envergure pourrait ainsi constituer un véritable acte de guerre", écrit le livre blanc, en particulier "si les intérêts stratégiques nationaux étaient menacés". Outre l'adaptation de la doctrine, les rédacteurs recommandent "une capacité informatique offensive" afin d'être en mesure de riposter. À cette fin, le livre blanc plaide pour plus de moyens consacrés à la cyberdéfense.

"La cyber-menace impose d’augmenter très significativement le niveau de sécurité et les moyens de défense des systèmes d’informations. Un effort important sera conduit pour développer dans le cyberespace nos capacités à détecter les attaques et à riposter de manière adéquate lorsque nos intérêts stratégiques sont menacés", poursuit le document.

 

Mesures et orientations

 

"Afin d’augmenter le niveau de sécurité des systèmes d’information de l'État et des opérateurs d’importance vitale, le Livre blanc 2013 indique que des mesures législatives et réglementaires seront prises. La capacité à agir en cas de crise informatique grave de l'ANSSI sera renforcée", tout comme le sera "la capacité à produire en toute autonomie nos dispositifs de sécurité (cryptologie, détection d'attaque)".

 

Si la France se veut autonome, elle ne s'interdit pas de dialoguer avec ses alliés. Ainsi, le livre blanc invite à produire au moins les mêmes efforts que ceux "consentis par nos principaux partenaires européens" et à développer des "relations étroites entre partenaires internationaux de confiance", même si dans le cyberespace les amis peuvent parfois se tirer dans les pattes.

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