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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 22:37
Brest. Le ministre de la Défense plutôt confiant pour l’avenir de la Marine

 

20 avril 2013 ouest-france.fr

 

Alors que le prochain Livre blanc, qui définit les grandes orientations en matière de défense nationale pour les dix prochaines années, sera validé prochainement par le chef de L’Etat, Jean-Yves Le Drian a évoqué l’avenir de la Marine, ce samedi matin, au Centre d’instruction naval de Brest. Il s’est voulu rassurant, rappelant même avec humour sa «petite inclinaison», son «petit faible» pour la Marine, naturelle pour un ministre breton.

 

À la question de savoir si le nombre de nouvelles frégates pourrait être diminué de 11 à 8 comme l’évoquent certaines rumeurs, il a indiqué que «sa position n'était pas arrêtée». Pour faire des économies, l’État pourrait-il être tenté de vendre quelques-unes des parts qu’il détient au sein du capital de la société d’armement naval DCNS ? Pas de réponse.

 

Est-ce que l’entretien complet des Sous-marins nucléaires d’attaque, basés à Toulon, pourrait être effectué à L’Ile Longue, près de Brest ? Le ministre de la Défense a seulement précisé que la question sera tranchée « prochainement ».

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 22:19
"Le cadre juridique du renseignement doit évoluer"

 

20 Avril 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Un entretien avec Bertrand Warusfel, spécialiste du droit de la défense et de la sécurité.

 

Bertrand Warusfel,  avocat et professeur à l'Université de Lille 2, est l'un des meilleurs spécialistes français des aspects juridiques de la défense et de la sécurité. Il a récemment organisé une journée d'études sur "la modernisation et le cadre juridique du renseignement en France". Il a bien voulu répondre aux questions de Secret-Défense.

 

Faut-il faire évoluer le cadre juridique dans lequel travaillent les différents services de renseignement ?

 

Assurément et pour plusieurs raisons. Tout d'abord, quoi que l'on fasse, ce cadre juridique évolue que ce soit par l'effet du droit européen (Cour européenne des droits de l'homme, notamment) ou international (par exemple, développement de la juridiction pénale internationale) ou du fait des dispositions juridiques intervenant dans des domaines connexes. Lorsque, par exemple, la loi Perben 2 du 9 mars 2004 autorise les officiers de police judiciaire à utiliser des moyens spéciaux d'investigation et en contrôle l'application, cela révèle a contrario que lorsque les fonctionnaires du renseignement utilisent ces mêmes moyens (sonorisation, infiltration, usage de fausses identités, ..), il leur manque un cadre juridique approprié.

 

Plus profondément, les sociétés démocratiques sont aujourd'hui soumises à des principes incontournables, au premier rang desquels il y a le primat des libertés fondamentales et du respect de la règle de droit et l'impératif que toute mesure restrictive dérogeant au droit commun (pour des raisons de sécurité nationale) fasse l'objet d'une autorisation législative et soit compensée par la mise en place de mécanisme de contrôle. En d'autres termes, un Etat moderne peut toujours doter ses services de prérogatives exorbitantes mais il doit l'assumer politiquement et l'encadrer juridiquement. C'est pourquoi le livre blanc de 2008 avait justement annoncé "un nouveau dispositif juridique" et une "définition législative des missions des services de renseignement".

 

Abuse-t-on, en France, du secret-défense ?

 

Depuis Montesquieu, l'on sait que tout pouvoir porte en lui le germe de son abus et c'est vrai pour le pouvoir de classifier qui peut permettre d'étouffer certaines révélations gênantes ou bloquer les enquêtes. Mais je pense que la prise de conscience des risques de la sur-classification et de l'usage abusif du secret est aujourd'hui très forte. Les choses ont déjà changé avec la pratique de la CCSDN qui exerce un contrôle assez efficace et qui rend le plus souvent des avis favorables à la déclassification au moins partielle des informations demandées par les juridictions.

 

On pourrait cependant progresser dans deux directions. D'une part, en donnant à la CCSDN, éventuellement remaniée, un pouvoir de décision et non plus un rôle consultatif, afin d'en faire un vrai "juge du secret". D'autre part, en permettant une "judiciarisation" plus aisée des résultats du renseignement. On a déjà commencé avec le nouvel article 656-1 du code de procédure pénale qui permet depuis 2011 à un agent des services de renseignement de pouvoir apporter anonymement son témoignage devant une juridiction. On devrait pouvoir aller plus loin en permettant, par exemple, la déclassification éventuelle d'une interception de sécurité qui serait utile à une instruction en cours, voire en organisant un accès de certains juges habilités à certaines informations classifiées.

 

Selon vous, qu'attendent les professionnels en terme de contrôle juridique et politique de leurs activités ?

 

Il est toujours difficile de répondre pour les autres, a fortiori lorsqu'il s'agit des membres d'une communauté très diverse et qui ne s'expriment que rarement en public. Pour autant, les échanges que nous avons eu par exemple avec certains d'entre eux à l'occasion de notre journée d'études du 4 avril à l'Université Lille 2 montrent que deux soucis sont désormais assez dominants. D'une part, consacrer officiellement la légitimité de leur métier en acceptant la mise en oeuvre de contrôles parlementaires ou administratifs efficaces. D'autre part, fournir aux personnels impliqués dans ces activités un cadre d'emploi clair et des garanties juridiques empêchant la mise en cause de leur responsabilité personnelle dès lors qu'ils ont agi sur instructions de leur hiérarchie et dans la limite des prérogatives que leur reconnaitront les textes.

 

Comment jugez-vous la situation française par rapport à d'autres grandes démocraties ?

 

Je crois que si nous mettons rapidement en chantier l'adoption d'un cadre juridique pour le renseignement (comme cela pourrait résulter des recommandations de révision du Livre blanc ainsi que du rapport de la mission d'information de la Commission des Lois), nous aurons rattrapé une partie importante du retard que la France avait accumulé depuis longtemps. Restera cependant à mettre en oeuvre cette nouvelle révolution juridique et culturelle et cela prendra du temps, puisque les pratiques et les mentalités changent moins vite que les textes.

Mais cela nous permettra aussi de participer pleinement à la réflexion européenne et internationale qui se développe sur ces sujets. La relation délicate entre sécurité nationale et libertés publiques est en effet une problématique mondiale qui concerne tous les Etats et l'enjeu en la matière est ni plus ni moins de faire émerger des standards de référence qui soient à la fois efficaces et équilibrés. La doctrine et la pratique française vont pouvoir y contribuer, dès lors que cette modernisation juridique aura été menée à bien.

 

Lors de votre journée d'études, vous évoquiez la "lente modernisation" du renseignement en France. Qu'est ce que cela signifie ?

 

J'ai utilisé la formule "lente modernisation" pour décrire le processus dans lequel s'est engagé progressivement la système français de renseignement depuis une vingtaine d'années. Il y a effectivement modernisation en la matière, puisque au moins depuis les efforts de réactivation du Comité interministériel du renseignement en 1989, la création de la DRM en 1992 ou la loi du 10 juillet 1991 sur les interceptions, les évolutions se sont succédées jusqu'à l'ensemble de réformes qui ont accompagné le Livre blanc de 2008 : création de la DCRI, d'un coordonnateur national du renseignement et du Conseil national du renseignement, parallèlement à la mise en place de la Délégation parlementaire au renseignement (DPR) et d'une Académie du renseignement.

 

Mais je pense que cette modernisation a été lente, dans la mesure où le système était resté presque inchangé entre 1945 et 1992 et où il aura fallu encore près de vingt ans pour faire advenir des évolutions que beaucoup estimaient déjà indispensables lors des débats préparatoires au précédent livre blanc de 1994 ! Cela est le signe à la fois de la complexité (bien connue) de toute réforme en France et des particularités propres à ce secteur très particulier des affaires de l'Etat.

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 22:11
photo EMA / ECPAD

photo EMA / ECPAD

20/04/2013 par Olivier Berger - La Voix Du Nord

 

En trois mois, depuis le 11 janvier, l'opération militaire française Serval a permis de restaurer l'intégrité territoriale du Mali. Lundi, l'Assemblée nationale et le Sénat voteront la prolongation de l'intervention, comme le réclame la constitution.

 

1 Quel est le bilan de l'intervention française ?
Face à l'avancée des jihadistes vers le sud, Bamako et ses 6 000 ressortissants français, le président de la République répond à l'appel à l'aide du gouvernement malien en décidant une intervention militaire le vendredi 11 janvier. L'opération était prévisible et préparée.
Quelques heures plus tard, les forces spéciales (1er RPIMA et hélicoptères du 4e RHFS en tête), prépositionnées au Niger, et l'aviation, basée au Tchad, se mettent au travail. Bientôt renforcées par des blindés légers de l'opération Licorne en Côte d'Ivoire et divers éléments de l'alerte Guépard, mise en oeuvre par le commandement des forces terrestres, basé à Lille.
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, définit alors quatre objectifs à l'opération Serval. Deux sont rapidement remplis : «enrayer la progression des groupes terroristes » ; «sécuriser Bamako pour protéger nos ressortissants et assurer la pérennité des institutions ». Après d'incessants bombardements aériens et des combats terrestres, parfois de haute intensité, dans l'Adrar des Ifoghas au nord-est du Mali et dans la région de Gao, il faut trois mois pour conclure le troisième objectif : «frapper les bases arrières des groupes terroristes pour éviter qu'ils ne se ressourcent. » D'ultimes recherches sont en cours dans le nord-ouest désertique pour achever «la restauration de l'intégrité territoriale du Mali ».
En pleine rédaction du livre blanc de la défense et de la sécurité (attendu pour janvier et toujours pas livré) et au coeur d'un débat sur de nouvelles restrictions budgétaires, l'armée française prouve son efficacité opérationnelle, endurcie par dix ans de guerre en Afghanistan.

La mission sécuritaire est remplie mais Jean-Yves Le Drian nous disait dès février : «Au Mali, nous allons entrer dans la partie la plus délicate qui n'est pas tant militaire que politique. »

« Le terrain était préparé »

Thomas Flichy, professeur à Saint-Cyr, a dirigé la rédaction de Opération Serval au Mali, l'intervention française décryptée (éditions Lavauzelle).

- Pourquoi la France est-elle intervenue au Mali ?
« Si les forces spéciales et l'armée de terre n'étaient pas intervenues, nous aurions pu avoir 700 otages français à Bamako. Donc la décision s'est imposée d'elle-même. Après, les choses s'enclenchent avec une montée en puissance. Cette opération est intéressante car on voit que la France garde les pieds et des attaches dans cette région, avec des enjeux géopolitiques, pétroliers, miniers... »
- La France devait-elle s'engager seule ?
« On ne monte pas une coalition internationale en en quart d'heure. Le terrain était pour ainsi dire préparé avec des troupes prépositionnées en Afrique. Quel autre pays européen aurait été capable de le faire ? Ensuite, on s'engage. Avec la participation pour le transport, il faut le noter, d'autres pays européens et étrangers. »
- L'opération est-elle tombée à pic pour l'armée française, en pleine discussions budgétaires ?
« Effectivement. L'armée a montré qu'elle était capable de mener une opération d'envergure. Nos militaires sont habitués à partir en Afrique et l'intervention au Mali ne les a pas tellement surpris. Au-delà, c'est important pour la France, sa stature internationale, sa position et la protection de ses intérêts. »
- Combien de temps resteront les soldats français ?

« Un scénario d'ensablement existe mais il ne faut pas transposer avec l'Afghanistan. Il faut savoir quelle force sera capable de sécuriser le Mali très concrètement. Et quels seront les soutiens financiers ? Question essentielle en Afrique. »

 

2. Où sont passés les jihadistes ?
Les combattants islamistes ont d'abord perdu des centaines d'hommes, neutralisés par les armées française et tchadienne. Ils sont donc très affaiblis mais ils survivent dans le domaine du combat asymétrique, notamment par des attentats à Gao, Tombouctou et Kidal.
Des dizaines de jihadistes auraient fui le Mali dès le lancement de l'opération Serval. Ils auraient traversé le nord du Mali puis les massifs de l'Aïr au nord du Niger et du Tibesti au nord du Tchad, avant de se réfugier dans le sud libyen ou au Soudan. Même phénomène à l'ouest où des combattants du MUJAO (Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest) seraient retournés vers le Polisario et le Sahara occidental.
Malgé le blocus au nord de l'armée algérienne, des jihadistes ont pu passer les 1 376 km de frontières désertiques. Certains d'entre eux, comme le porte-parole d'Ansar Eddine, Senda Ould Bouamama (selon ses déclarations à une agence de presse mauritienne), se seraient rendus aux autorités algériennes en échange de l'abandon de leur soutien à AQMI.
Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l'ONU, note dans son rapport au Conseil de sécurité début avril que ces fuites constituaient « une bombe à retardement  ».

On ajoutera que des combattants islamistes sont repassés in extremis dans le camp touareg « fréquentable ». C'est-à-dire le MNLA (mouvement national de libération de l'Azawad) ou le MIA (mouvement islamiste de l'Azawad), un groupe dissident d'Ansar Eddine, officiellement plus apte à la négociation qu'au combat. Le pouvoir de Bamako observe ces groupes avec une certaine méfiance (euphémisme). Du coup, le retrait français est accueilli avec quelque craintes au Mali.

 

3. Vers une force française « antiterroriste » en soutien à une mission de stabilisation de l'ONU
La Mission intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA, 11 200 hommes) doit se substituer cet été à la MISMA africaine (et intégrer ses 6 300 soldats). Portée par la France, une résolution du Conseil de sécurité va être adoptée.
«Notre présence sur le terrain diminuera à mesure que se renforcera celle de cette mission », explique le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur le pont depuis le 11 janvier. De plus de 4 000 hommes, au plus fort de l'offensive en mars dans l'Adrar des Ifoghas au nord-est du Mali, les forces françaises devraient progressivement diminuer jusqu'à 2 000 soldats à la fin de l'été et un millier en fin d'année.
Ce contingent appuiera la mission de l'ONU en cas de combats (pas la spécialité des Casque bleus...). Cette force « antiterroriste » est formée pour un an.

Mais elle pourrait durer en cas de résurgences jihadistes. À ce millier d'hommes, il faut ajouter les 150 formateurs (plus 90 pour la protection) de la mission européenne de formation de l'armée malienne et les 2 000 soldats environ, présents habituellement au Tchad, au Niger, en Centrafrique et en Côte d'Ivoire...

 

4. Réconciliation malienne et élections en juillet
Le pouvoir malien n'est qu'intérimaire depuis le coup d'État du capitaine Sanogo et la fuite du président Amadou Toumani Touré, en mars 2012 (putsch qui entraîna l'offensive jihadiste). Cette position délicate n'empêche pas la volonté affichée par le président Dioncounda Traoré et son premier ministre Diango Cissoko de «rétablir l'intégrité territoriale du pays et organiser des élections libres et transparentes », chapitre un de laFeuille de route pour la transition du 29 janvier 2013. Celle-ci prévoit le dialogue et la réconciliation avec les peuples du nord (une commission représentative est en place depuis le 10 avril) ; le retour de l'administration et des services au nord ; la restructuration de l'armée ; la préparation, puis la tenue d'élections.

Sous pression assez « schizo » de la France (éviter l'enlisement et l'accusation de perpétuer la « Françafrique »), des élections présidentielles se tiendraient en juillet (avec les législatives ?). C'est un tour de force quand vous avez 175 000 réfugiés (75 850 dans le camp mauritanien de Mbéra), 282 000 déplacés, une situation sécuritaire précaire, que vous devez redéployer l'administration, tenir des listes électorales (6 904 160 électeurs), remettre la nouvelle carte NINA (numéro d'identification nationale) et organiser la campagne.

 

5. Le Parlement vote la prolongation lundi
Le suspense est inexistant : la majorité est stable ; un consensus accompagne l'opération. L'article 35 de la Constitution prévoit que lorsqu'une intervention en territoire étranger «excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l'autorisation du Parlement ».

Ledit gouvernement a déjà annoncé qu'une force d'un millier d'hommes resterait au Mali, au moins pour un an. Les sénateurs Jean-Pierre Chevènement (RDSE) et Gérard Larcher (UMP), coprésidents du groupe Sahel et membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, ont aussi préconisé d'autoriser la prolongation. Dans leur rapport du 16 avril, voté à l'unanimité, ils appellent aussi à «consolider d'urgence le processus de réconciliation malien ». Les deux Chambres parleront donc de sécurité mais aussi d'élections au Mali, d'aide au développement... Et de la conférence internationale du 15 mai à Bruxelles, «Ensemble pour le Mali ».

 
CHRONOLOGIE
- 10 janvier :
1 200 combattants islamistes prennent Konna et menacent de poursuivre vers le sud et la capitale Bamako, où résident des milliers de Français.
- 11 janvier :
le président de la République décide l'intervention française. Les forces spéciales, prépositionnées au Niger, et l'aviation au Tchad interviennent aussitôt.
- 12 janvier :
le lieutenant Boiteux, pilote d'hélicoptère, meurt entre Mopti et Sévaré.
- 17 janvier :
reprise de Konna ; les jihadistes évacuent les villes du nord.
- 26 janvier :
prise de Gao par les soldats français et maliens.
- 30 janvier :
les forces françaises et tchadiennes reprennent Kidal, un fief des insurgés au nord.
- 10 février :
attentats suicides et attaque d'un commando islamiste contre des soldats maliens à Gao. L'opération Serval monte à plus de 4 000 Français.
- 18 février :
opération de nettoyage par des militaires français et tchadiens de l'Adrar des Ifoghas, le massif montagneux du nord-est du Mali, considéré comme le sanctuaire des insurgés.
- 17 mars :
mort d'un cinquième soldat français dans l'Adrar des Ifoghas ; plusieurs centaines de combattants islamistes tués.
- 23 mars :
confirmation de la mort fin février d'un des principaux chefs d'AQMI, Abdelhamid Abou Zeïd.
- 2 avril :
début de la formation européenne pour la reconstruction de l'armée malienne.
- 9 avril :

début du retrait des troupes françaises.

 

L'INTERVENTION EN CHIFFRES
Opération Serval
L'acheminement de 4 000 hommes et 10 000 tonnes de matériel (un tiers transporté par des partenaires internationaux) a coûté 50 M€. On évalue le coût quotidien de l'opération entre 1,5 et 2 M€. Depuis le 9 avril, le désengagement s'amorce avec le retour des premières troupes aéroportées, puis de cinq avions (il reste six Rafale, trois Mirage 2000 D et trois ravitailleurs C135). L'objectif est de descendre à 2 000 soldats à la fin de l'été, puis à un millier pendant un an.
Cinq morts français
11/1 : lieutenant Damien Boiteux, 4e RHFS. 19/2 : sergent-chef Harold Vormezeele, 2e REP. 2/3 : caporal Cédric Charenton, 1er RCP. 6/3 : brigadier-chef Wilfried Pingaud, 68e RAA. 16/3 : caporal Alexandre Van Dooren, 1 er RIMA.
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 18:28
photo 45eNord

photo 45eNord

OTTAWA, ONTARIO--(Marketwired - 20 avril 2013)

 

L'honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale, et l'honorable Kerry-Lynne D. Findlay, c.r., ministre associée de la Défense nationale et députée de Delta - Richmond Est, ont pris part à une visite guidée de la frégate multimissions française Aquitaine aujourd'hui à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Le navire est actuellement en visite portuaire de courtoisie du 18 au 20 avril au nom de la Marine française et du gouvernement de la France.

 

photo 45eNord

photo 45eNord

« Nous sommes très heureux d'accueillir l'Aquitaine et son équipage durant cette escale au Canada, et nous espérons qu'ils adoreront la chaleureuse hospitalité des Maritimes pour laquelle mes concitoyens de la Nouvelle-Écosse sont reconnus, a déclaré l'honorable Peter MacKay, ministre de la Défense nationale. Le Canada et la France collaborent afin de protéger les valeurs et les intérêts communs en plus de promouvoir la paix et la sécurité à l'échelle internationale. »

Le ministre MacKay a eu droit à une visite guidée de l'Aquitaine donnée par le capitaine Benoît Rouvière, commandant du navire, avant de s'adresser aux médias à propos de l'importance du partenariat de défense Canada-France et des relations bilatérales entre les deux pays.

La ministre Findlay a eu la chance de visiter l'Aquitaine vendredi. Lors de sa visite du navire avec le capitaine Rouvière, elle a pu rencontrer des membres de l'équipage qui travaillent dans les services opérationnels et techniques et discuter avec eux.

« L'histoire, la langue et les valeurs que nous avons en commun soulignent le caractère unique de la relation qui unit le Canada et la France, a affirmé la ministre Findlay. Nous possédons également un engagement mutuel envers l'OTAN et bénéficions d'un solide partenariat en matière de défense, comme nous l'avons récemment prouvé avec l'aide apportée aux efforts français au Mali. »

Récemment, le Canada et la France ont encore une fois fait la preuve de l'efficacité de ce partenariat de défense quand les Forces armées canadiennes ont fourni un appui sous forme de transport aérien stratégique aux Forces armées françaises. Le 14 janvier 2013, suite à une demande du gouvernement français, le Canada a autorisé le déploiement, dans un rôle non lié au combat, d'un aéronef de transport CC-177 de l'Aviation royale canadienne afin de transporter de l'équipement de la France jusqu'à Bamako, la capitale du Mali. Cet apport d'une ressource militaire canadienne clé, que nous fournissons dorénavant au besoin, a offert à la France une importante capacité de transport aérien stratégique, et l'a aidée à protéger et à stabiliser la région.

La coopération du Canada en matière de défense avec la France dans le cadre d'opérations internationales est aussi démontrée par nos engagements mutuels envers l'avenir de l'Afghanistan en tant que membres de la Force internationale d'assistance à la sécurité de l'OTAN, et par les opérations en Libye à l'appui de l'opération Unified Protector, dirigée par l'OTAN.

Pour de plus amples informations sur les relation entre le Canada et la France en matière de défense, veuillez visiter http://www.forces.gc.ca/site/news-nouvelles/news-nouvelles-fra.asp?id=4722

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 12:29
source LdDéf

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19.04.2013 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Le Livre Blanc est entré dans sa dernière ligne droite, il sera remis au Président de la République ce 29 avril (selon nos confrères de Secret défense et Défense ouverte), alors que les arbitrages de la LPM sont source de négociations très tendues entre les armées. Car si le budget de la défense a été sauvé, il demeure largement insuffisant pour sauvegarder le format actuel des armées. D’importantes coupes dans les effectifs sont donc à prévoir…

 

Et par son caractère dimensionnant, le contrat opérationnel sera revu à la baisse. Selon nos informations, ce contrat devrait être de pouvoir projeter une force terrestre pour 6 mois de 15 000 soldats, soit deux fois moins que l’objectif du Livre Blanc précédent, fixé à 30 000 ! Le volume de soldats mobilisables pour la défense du territoire national lui reste stable à 10 000. Bref, c’est donc un contrat opérationnel qui s’affaiblit sensiblement alors que les sollicitations sont de plus en plus grandes…

 

Pour l’armée de terre, cela devrait se traduire par une baisse conséquente de ses effectifs : 10 000 soldats en moins soit pas loin de 10 régiments supprimés. Le nombre de brigades de l’AdT va passer de 8 aujourd’hui à 7 demain. Pour mémoire, un important dégraissage avait déjà été imposé par le précédent Livre Blanc et la RGPP qui avaient fixé la baisse des effectifs à 71500 combattants. L’objectif sera atteint en 2015. Las, avec cette nouvelle coupe à prévoir de 10 000 soldats, la force terrestre combattante pourra bientôt rentrer tout entière dans le Parc des Princes ! Elle ne comptera bientôt plus que 66 000 soldats. A titre de comparaison, ce sont les effectifs américains qui avaient été nécessaires en Irak pour venir à bout de la bataille de Fallujah…

 

« On touche à l’os »

 

Le « BOP Terre », c’est à dire l’armée de terre stricto sensu, comprenant force terrestre, états-majors terre, écoles de l’armée de terre… soit les postes directement payés par l’armée de terre, va donc passer de 101 000 à 90 000 hommes et femmes (y compris les civils). Ce qui va impliquer de très fortes contraintes, notamment sur les fonctions de soutien. Même si ces fonctions ne sont pas la partie la plus visible, elles sont pourtant fondamentales : tâches administratives, restauration des forces ou maintenance des véhicules… Rien que pour cette dernière fonction, les maintenanciers ont déjà vu leurs effectifs réduire de 25% entre 2008 et 2013 avec la suppression de 1500 postes. Cette baisse sensible a déjà contraint l’armée de terre à s’adapter, avec des contrats innovants avec les industriels (contrat de disponibilité, maintenance globale, pluriannuels…).

 

Il faudra donc faire un nouvel effort. Ce qui aura un effet pervers, puisqu’il faudra d’avantage externaliser. Mais avec quels moyens ? « On touche maintenant à l’os » résume un haut gradé, « c’est la cohérence de l’armée de terre qui est en danger ».

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 22:41
La dissuasion nucléaire

16/04/2013 MinDefFR

 

De réelles menaces continuent de peser sur la sécurité du monde. La dissuasion, moyen exclusivement défensif, constitue l’assurance de la Nation contre toute menace d’origine étatique, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la forme, visant les intérêts vitaux de la France.

Dans les années 1950, en pleine guerre froide et tandis que les Etats-Unis et l'URSS disposent de la force nucléaire, la France engage des travaux permettant de développer la force de frappe nucléaire. L'objectif est double : trouver un équilibre mondial et affirmer sur la scène internationale que la France ne dépend d'aucune autre puissance pour ce qui est de sa sécurité.

60 ans après, la dissuasion nucléaire reste la garantie ultime de la sécurité et de l'indépendance de la France vis-à-vis de toute agression. Elle repose sur trois principes fondamentaux :

  • la permanence : le dispositif de dissuasion est toujours effectif ;
  • la crédibilité : les deux composantes (océanique et aéroporté), sont complémentaires en termes de portée et de précision, et disposent de modes de pénétration différents ;
  • la stricte suffisance : le dispositif d’armement est strictement nécessaire aux besoins défensifs de la France. La dissuasion nucléaire est strictement défensive.
  • Les deux composantes de la dissuasion nucléaire

    Pour que la dissuasion nucléaire soit crédible, le chef de l’État doit disposer en permanence d’une large gamme d’options face aux menaces. Les deux composantes (océanique et aéroporté), sont ainsi complémentaires en termes de portée et de précision, et disposent de modes de pénétration différents.

La dissuasion nucléaire

La composante océanique est bâtie autour de quatre sous-marins nucléaires lanceur d’engin (SNLE) équipés de missiles balistiques intercontinentaux. 365 jours par an, un des quatre SNLE est en patrouille quelque part dans le monde et se tient prêt à exécuter la décision du chef de l’État. Les atouts de cette composante sont l’invulnérabilité, la discrétion, la pénétration balistique, la longue portée et la frappe massive.

La dissuasion nucléaire

La composante aéroportée, bâtie sur des missiles ASMPA (missile air-sol de moyenne portée améliorée) est mise en œuvre par des Mirage 2000N et des Rafale à partir du territoire national par l’armée de l’Air ou à partir du porte-avions Charles de Gaulle. Visible, cette composante traduit la détermination politique à agir. Elle se caractérise par sa souplesse de mise en œuvre, sa précision, sa capacité à maîtriser les effets.

Pour retrouver plus d‘information :

- Sur le site de la Marine nationale

- Sur le site de l’armée de l’Air

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 22:14
Bilan 2012 de l’action de l’État en mer

19/04/2013 Marine Nationale

Avec ses outre-mer, et ses 7000 km de littoral, la France est le deuxième espace maritime mondial avec 11 millions de km², mais aussi riveraine de tous les océans du monde.

La Marine nationale participe au contrôle de cet espace dans ses trois dimensions, sous et sur la mer, également dans les airs. Elle se situe au coeur du dispositif de sauvegarde maritime, y consacrant plus du quart de l’activité opérationnelle de ses bâtiments et aéronefs.

Retour en chiffres sur la participation de la Marine nationale à l'action de l'État en mer au cours de l'année 2012

Bilan 2012 de l’action de l’État en mer

Lutte contre le trafic de stupéfiants

L’utilisation des voies maritimes par les narcotrafiquants justifie l'engagement de la Marine dans ce domaine. Il se traduit par une concentration de moyens dans les zones maritimes traversées par les nouvelles "routes de la drogue", notamment aux Antilles, dans le Golfe de Guinée et en Méditerranée.

Outre les opérations menées grâce aux informations fournies par les services de renseignement, la Marine nationale accomplit des opérations planifiées au cours desquelles des moyens aéronavals sont mis en oeuvre. Ces opérations se déroulent dans un cadre interministériel et international.

Quelques exemples :

Les 6 et 7 janvier 2012, 1,2 tonnes de cocaïne saisies aux Antilles

Le 31 mars 2012, les Forces armées en Nouvelle-Calédonie ont participé à la saisie de près de 200 kg de cocaïne

Le 30 novembre 2012, la frégate Ventôsesaisit 838 kg de cocaïne

Lutte contre l’immigration illégale

La lutte contre l'immigration illégale par voie de mer fait partie des missions dévolues par le gouvernement aux administrations dotées de moyens maritimes. Parmi celles-ci, la Marine nationale dont le dispositif va de la côte, avec le réseau des sémaphores, vers le large, avec les patrouilleurs de haute mer, en passant par les moyens de surveillance aériens.

Les opérations de lutte contre l’immigration illégale en mer s’apparentent le plus souvent à des actions de sauvetage, au regard des moyens de navigation précaires utilisés par les migrants. Le respect de la dignité de la personne humaine est une préoccupation constante de la Marine dans la réalisation de ces missions.

Bilan 2012 de l’action de l’État en mer

Surveillance et police des pêches, lutte contre les infractions

La mission de police des pêches est prise en charge par la Marine nationale dans un cadre interministériel (agriculture, pêche) et européen. Localement elle est coordonnée, en métropole, par les Préfets maritimes, et en outre-mer par les délégués du gouvernement. La police des pêches vise à protéger les ressources aquatiques et combattre les activités de pêches illicites.

Les actions de police des pêches comprennent diverses opérations : observation des activités de pêche, interrogation de navires de pêche, vérification des journaux de bord, examen des captures, des installations de stockage ou de traitement, vérification des engins de pêche et contrôle des maillages, appréhension des navires, matériels et produits de la pêche, rédaction de procès verbaux d'infraction, déroutement…

Quelques exemples :

Le 20 mars 2012, le patrouilleur L’Adroit en police des pêches

Du 21 au 24 juillet 2012, mission de police des pêches pour le patrouilleur La Gracieuse

Du 1er au 18 novembre 2012, la France participe à l’opération multinationale de police des pêches Kurukuru

Bilan 2012 de l’action de l’État en mer

Lutte contre les pollutions marines, secours et assistance en mer

La réactivité et l'efficacité des moyens déployés par la Marine nationale au service de la sécurité et de la sûreté des citoyens français ont permis de réaliser de nombreuses missions d'assistance et, ainsi, d'éviter des catastrophes.

En coopération nationale (notamment avec la sécurité civile et la Société nationale de sauvetage en mer SNSM) et internationale, et sous la direction des CROSS (Centre régional d'organisation des secours et du sauvetage), la Marine consacre à ces opérations environ 150 jours de mer et 800 heures de vol chaque année. Des moyens dédiés au secours sont sollicités pour ces missions : bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution, remorqueurs d'intervention pour l'assistance et le sauvetage et hélicoptères de service public.

Quelques exemples :

Le 24 janvier 2012, l’Argonaute et le CEPPOL en entraînement anti-pollution

Le 7 février 2012, importants moyens de recherches en mer au large de Dieppe

Le 13 et 14 novembre 2012, la Marine nationale s’exerce à lutter contre la pollution en Guyane

Bilan 2012 de l’action de l’État en mer

Souveraineté et protection

La Marine nationale fait partie des forces de souveraineté présentes dans les départements et collectivités d’outre-mer. Les marins déployés en outre-mer assurent, conjointement avec l’armée de Terre et l’armée de l’Air, les missions permanentes de souveraineté telles que la garantie de la protection du territoire national, la contribution à la préservation des intérêts de la France sur l'ensemble de la zone et l’affirmation de la souveraineté française. Des opérations de secours d’urgence (humanitaire, catastrophe naturelle…) sont également menées.

Bilan 2012 de l’action de l’État en mer

Déminage (sous-marin et terrestre)

La France possède dans le domaine de la guerre des mines une expertise reconnue. La force de guerre des mines joue un rôle majeur pour la crédibilité de la dissuasion, la sûreté des approvisionnements - tant dans les approches que lors des transits - ainsi que pour la capacité d’action.

Elle prend une part active dans les différentes fonctions stratégiques :

- La dissuasion (sécurisation des ports militaires).
- La protection (destruction de munitions historiques).
- La prévention (entretenir les routes maritimes) .
- L’anticipation.
- L’intervention (sécurisation des approches maritimes par le déminage et l’accès aux ports alliés).

En 2012, ce sont plus de 1930 engins neutralisés

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 21:41
EDAR – photo Marine Nationale

EDAR – photo Marine Nationale

19/04/2013 Marine nationale

 

Le 18 avril 2013, le chef d’état-major de la Marine a signé l’admission au service actif des quatre engins de débarquement amphibie rapide (EDA-R) reçus par la Marine nationale. La flottille amphibie avait pris en charge les EDA-R pour la dernière phase de vérification de leurs capacités militaires.

EDAR – photo Marine Nationale

EDAR – photo Marine Nationale

Ces engins de 30 mètres de long et de 12 mètres de large ont une capacité d’emport de 80 tonnes. Ils affichent une vitesse de 18 nœuds à pleine charge et de 30 nœuds à vide. L’EDAR est un catamaran rapide lors des phases de transit qui, grâce à une plate-forme élévatrice centrale, peut se transformer en navire à fond plat pour l’embarquement ou le débarquement de forces (soldats et matériels) lors d’opérations amphibies. Chaque Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) peut être déployé avec deux EDA-R dans son radier.

EDAR – photo Marine Nationale

EDAR – photo Marine Nationale

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 21:31
source ElectroniqueS,

source ElectroniqueS,

19/4/2013 Jacques Marouani, ElectroniqueS,

 

Ce Guide comporte une analyse détaillée de l’ensemble des marchés de l’électronique par applications et par produits, ainsi qu'un annuaire professionnel de l'industrie électronique française.

 

La rédaction du magazine et du site Internet "ElectroniqueS" vient de publier "Le Guide de l'Electronique 2013", véritable outil de travail de l'ensemble des acteurs de la filière électronique.

 

Préfacé par Pierre Gattaz, président de la Fieec (Fédération des industries électriques, électroniques et de communication), ce Guide comporte une analyse détaillée de l’ensemble des marchés de l’électronique par applications et par produits, ainsi que les financements et les programmes de R&D accessibles aux entreprises du secteur, les métiers et les formations de l’électronique, et enfin, un annuaire professionnel de l'industrie électronique française.

Pour tout renseignement, contacter Magali Vialar au 01 75 60 28 40

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 07:55

PDF - 359.8 ko

17-04-2013 CICDE

 

N° 60/DEF/CICDE/NP du 15 avril 2013

Lien vers le domaine :
- Domaine 3.4 Prévention et gestion de crise

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 07:55
French defense manufacturers are taking a page from the American lobbying book

April 18, 2013 Rapid Fire

 

French defense manufacturers are taking a page from the American lobbying book, as their CEOs recently met with President Hollande to underline how vital their industry is.

Here is their joint letter external link [PDF in French] which helpfully shows defense’s weight in terms of jobs per region. Surely someone must be working on a more granular job count down to the congressional district level. Hollande will receive France’s new whitepaper on April 29.

 

 

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 07:20
La frégate française FREMM Aquitaine ancrée à Halifax - photo 45eNord.ca

La frégate française FREMM Aquitaine ancrée à Halifax - photo 45eNord.ca

 

MONTREAL, 18 avr 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

La toute nouvelle frégate française multimissions (FREMM) Aquitaine a jeté l'ancre jeudi à Halifax au Canada, confirmant le succès de son concept révolutionnaire qui a permis de réduire de moitié son équipage, a-t-on appris de source militaire française.

 

Ce concept, lancé en raison de contraintes budgétaires, consiste à laisser au sol environ un tiers de l'équipage --des équipes appelées "reach-back"-- pour assurer à distance la maintenance du navire, ce qui permet de réduire considérablement son coût de possession, a expliqué à l'AFP le colonel Siegfried Usal, attaché de défense français à Ottawa.

 

Le "pacha" du navire lui-même, le capitaine de vaisseau Benoît Rouvière, qui était au départ "prudent" vis-à-vis de ce concept promu par l'état-major, mais traité avec méfiance par les opérateurs de la marine nationale, "a reconnu qu'il était maintenant validé", a ajouté le colonel Usal.

 

Ainsi, l'équipage embarqué de l'Aquitaine se compose de 94 hommes, tandis que ceux des frégates classiques françaises ou européennes en comptent plus du double, a-t-il indiqué.

 

Livrée à la Marine Nationale par l'entreprise de défense française DCNS en novembre 2012, l'Aquitaine, qui emporte notamment le missile anti-aérien Aster et le missile anti-navire Exocet, a accompli une traversée opérationnelle de plus de deux mois et demi. D'abord dans les eaux chaudes jusqu'à Rio de Janeiro, puis dans les eaux de plus en plus froides en remontant l'Atlantique vers le nord le long des côtes des Etats-Unis.

 

Au total, onze de ces frégates furtives seront livrées d'ici 2022 par DCNS à la Marine Nationale, dans le cadre du programme FREMM, mené par la France en coopération avec l'Italie.

 

Outre les frégates livrées à la Marine nationale, la DCNS en livrera une, mi-2013, au Maroc.

 

Le groupe de défense a ouvert un bureau de représentation à Ottawa le 1er avril 2012. "Comme au Brésil, nous cherchons à développer des partenariats avec les industries locales", dont notamment les chantiers navals Irving à Halifax, choisis par Ottawa pour construire de grands navires de guerre, a indiqué à l'AFP le représentant de la DCNS au Canada, Olivier Casenave-Péré.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 06:59
Scorpion source EMAT PP BPSA OP SCORPION

Scorpion source EMAT PP BPSA OP SCORPION

 

19/04/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La direction générale de l'armement (DGA) a notifié un contrat d'une quarantaine de millions d'euros portant sur les systèmes d'information et de combat de Scorpion d'une quarantaine de millions à Bull. Au détriment de Cassidian, qui perd un marché lucratif.

 

C'est un contrat qui a pas mal agité le petit monde de la défense ces trois derniers mois. Surtout pour Bull c'est un petit contrat - une quarantaine de millions d'euros - qui peut rapporter gros à l'avenir. De quoi parle-t-on ? Selon des sources concordantes, la direction générale de l'armement (DGA) a fini par notifier dans la courant de la semaine du 1er avril un contrat portant sur la fourniture d'un nouveau système d'information et de combat de Scorpion (SICS) destinés aux régiments de l'armée de terre (SIR, système d'information régimentaire) au petit groupe de la défense, qui monte face aux géants que sont Cassidian (groupe EADS) et Thales dans les systèmes de communications, comme l'avait annoncé en février La Tribune.

 

Cassidian, mauvais perdant

 

En février, le contrat avait été signé par la DGA, mais pas encore notifié. Un contrat que Cassidian lorgnait avec beaucoup d'envie. La filiale d'EADS était même considérée comme la favorite puisqu'elle était régulièrement choisie par la DGA pour ce type d'équipement pour l'armée de terre. Et ce depuis Matra Systèmes et information (MSI), l'ancêtre de Cassidian. Mais patratas, Bull a remporté la mise après deux ans de négociations avec le ministère de la Défense. Mauvais perdant, Cassidian a déposé dans la foulée un recours auprès du tribunal de administratif contre la DGA, accusée d'avoir mal géré cet appel d'offre. La filiale d'EADS a fini par perdre face au ministère, qui d'ailleurs remporte quasiment tous ce type de litiges. Du coup, attendue fin février, la notification du contrat par la DGA à Bull, qui était toutefois dans ses petits souliers, est intervenue avec un décalage d'un mois.

 

Une très bonne nouvelle pour Bull

 

Pour Bull, c'est donc une très bonne nouvelle à deux titres. D'abord, le groupe présidé par Philippe Vannier, qui a réalisé 1,28 milliard d'euros de chiffre d'affaires, s'impose comme un challenger fiable face aux deux géants EADS et Thales. Ensuite, ce contrat gagné sera peut-être une manne pour cette grosse PME comme il l'avait été dans le passé pour Cassidian, qui avait été régulièrement choisi lors de procédures de gré à gré pour des contrats de modernisation et de support des systèmes d'information qu'il fournissait. Ce qui lui permettait d'entretenir entre 80 et 100 millions d'euros d'activité par an sur ces systèmes. Dans deux ans, ce sera donc au tour de Bull d'en profiter.

 

A terme, Bull pourrait également raffler l'ensemble des systèmes d'information tactique (SIT), à l'image de celui du programme FELIN (Fantassin à Equipements et Liaisons INtégrés) réalisé par Sagem (groupe Safran). Le SICS réalisera ainsi une intégration inédite des composantes interarmes dans un ensemble global et numérisé : Fantassins FELIN, canon CAESAR, char Leclerc, hélicoptères Tigre, VBCI, VBMR, EBRC, drones... Tous verront les mêmes choses au même moment.

 

Un changement de stratégie à la DGA

 

« Cette décision marque un véritable changement de stratégie au ministère de la Défense », précise-t-on à La Tribune. Fin janvier, la DGA avait choisi CS Communication et Systèmes qui s'était vu notifier par la DGA un contrat de maîtrise d'œuvre de la conception, du développement et de l'intégration du système d'information (COMPAS) de la SIMMAD (Structure Intégrée du MCO des Matériels Aéronautiques du Ministère de la Défense). Cette fois-là c'est Thales qui avait perdu. CS Communications et Systèmes qui avait gagné ce contrat d'un montant global de 32 millions d'euros, avait choisi Sopra et SQLI comme sous-traitants pour leurs expertises dans le domaine des systèmes d'information.

 

Scorpion pas encore mort

 

C'est aussi une bonne nouvelle pour l'armée de terre, qui poursuit ainsi la rationalisation de ses systèmes d'informations. Car le coeur du programme réside en l'intégration de tous les systèmes d'information existant actuellement en un seul. Scorpion deviendra à terme le système des systèmes d'information permettant à tous les éléments du GTIA (Groupements Tactiques Interarmes) de dialoguer selon un même langage et une même procédure. Le SICS permettra donc de rationaliser et d'optimiser l'interconnexion avec les échelons hiérarchiques et tactiques supérieurs, notamment dans le cadre d'une coalition. Le SICS mettra ainsi en réseau toutes les plates-formes d'information. Avec le SICS, l'armée de Terre entre véritablement dans l'ère du champ de bataille infocentrée, c'est-à-dire un champ de bataille où la maîtrise de l'information conditionne la rapidité et la supériorité des armements.

 

Pour autant, le programme Scorpion, dont certains pensent qu'il pourrait être sacrifié sur l'autel de la contrainte budgétaire, n'est pas encore sauvé en dépit du contrat notifié à Bull. A la DGA, on confirme que l'on souhaite garder ce programme structurant pour l'armée de Terre. C'est « une marche en avant », tout comme l'a été FELIN, assure-t-on à la DGA.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 06:55
photo EMA

photo EMA

 

19/04/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe allemand Krauss-Maffei a annoncé jeudi avoir signé un contrat avec le Qatar d'un montant de 1,89 milliard d'euros portant notamment sur la livraison de 86 chars Leopard-2

 

Et le Leopard remporta la bataille de chars de combat de Doha face au Leclerc. Ce qui n'est pas une surprise, la proposition française de vendre une quarantaine de Leclerc d'occasion fabriqués par Nexter n'était pas la solution privilégiée par le Qatar, qui préférait le Leopard-2 fabriqué par Krauss-Maffei. Le groupe allemand a annoncé jeudi avoir signé un contrat avec le Qatar d'un montant de 1,89 milliard d'euros portant notamment sur la livraison de 86 chars. Outre le Leopard-2, le groupe basé à Munich a indiqué qu'il allait également fournir des services et matériels annexes, qui permettront à l'armée qatarie de se moderniser. Soixante-deux des blindés qui vont être livrés sont des véhicules de type Léopard-2, principaux chars d'assaut allemands. Les 24 restants sont des obusiers blindés PzH 2000, a précisé l'entreprise dans son communiqué.

 

Nexter a d'autres prospects au Qatar

 

Ce contrat était dans les tuyaux depuis plusieurs mois. En juillet 2012, la presse allemande s'était fait l'écho de l'intérêt du Qatar pour 200 chars allemands. Mardi, la chancelière Angela Merkel avait reçu à Berlin le Premier ministre du Qatar, Hamad ben Jassem al-Thani. Les chars livrés par Krauss-Maffei doivent progressivement remplacer les blindés français AMX-30 et AMX-10P et sud-africains que possède actuellement le Qatar, a précisé le groupe allemand.

 

Pour aurtant, Nexter veut également une part du gâteau au Qatar. Le groupe public propose peu ou prou l'ensemble de sa gamme : le véhicule blindé hautement protégé, l'Aravis, le canon autotracté Caesar, le véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI). Le tout pour équiper une brigade qatarie.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:44
Départ Rafale  - EMA / armée de l'Air

Départ Rafale - EMA / armée de l'Air

18/04/2013 Sources : EMA -  International

 

Points sur les opérations de la force Serval depuis le jeudi 11 avril 2013 (18h00) jusqu’au jeudi 18 avril (18h00)

 

Au cours de ces derniers jours, les opérations aériennes se sont poursuivies avec cent cinquante sorties, principalement dans la région de Tessalit et le long de la boucle du Niger. Une quarantaine de sorties a été dédiée à l’appui des troupes au sol, près de soixante-dix au transport de nos forces et de nos matériels et le reste des sorties étant consacrées au soutien des opérations (ravitaillement et renseignement). Une frappe au nord de Tessalit qui a permis la neutralisation d’un pick-up ennemi.

 

Le 15 avril, 3 Mirage 2000D, 2 Rafale et 1 avion C135 ont quitté le Mali pour la France (lien vers brève). Ce désengagement s’inscrit dans le cadre de l’allégement du dispositif français au Mali. Ainsi, le dispositif chasse de l’opération Serval comprend désormais 3 Mirage 2000D à Bamako et 6 Rafale à N’Djamena. Ce dispositif est complété par plusieurs avions de type C160, C130, CN235 ou encore par des moyens de contrôle et de commandement, de renseignement et de ravitaillement en vol qui poursuivent leurs opérations depuis le Mali, le Sénégal, le Tchad ou la Côte d’Ivoire.

Opération FS

Opération FS

Au sol, les opérations se poursuivent dans le nord et dans le centre du pays. A l’extrême Nord du Mali, dans la région de Taoudenni, des éléments des forces spéciales appuyés par un SGAM adapté ont conduit une mission de reconnaissance offensive et de fouilles afin de marquer notre présence française dans une zone de transit potentielle des groupes terroristes. Cette opération remarquable de par les distances parcourues (près de 3000 km) a nécessité un soutien logistique adapté avec plusieurs livraisons par air (LPA) pour assurer l’autonomie logistique dans la durée de cette mission. Elle n’a donné lieu à aucun contact avec les groupes terroristes. Aucune trace de passage récent n’a été relevée.

Opération Serval : point de situation sur les opérations du jeudi 18 avril 2013
Opération Serval : point de situation sur les opérations du jeudi 18 avril 2013

 A Tombouctou, depuis le 15 avril 2013, le bataillon burkinabé est au complet (3 compagnie et un état-major tactique). Il a débuté sa prise de consignes avec l’EAE du GTIA 2 et procède à la prise en compte de sa zone d’action grâce à l'exécution de patrouilles communes. Parallèlement et comme sur Ménaka, les premiers éléments du détachement de liaison (DLA) français sont arrivés afin d’appuyer la mise en œuvre de cette transition.

Arrivée Burkinabés Tombouctou - photo EMA

Arrivée Burkinabés Tombouctou - photo EMA

Les derniers éléments du GTIA TAP ont quitté le Mali, la plupart étant maintenant rentrés en France. Quelques éléments sont encore stationnés à Abidjan.

Opération Serval : point de situation sur les opérations du jeudi 18 avril 2013

Un peu moins de 4000 soldats français sont engagés au Mali, aux côtés des forces armées maliennes et des forces africaines de la MISMA afin d’y mener des opérations de sécurisation visant à permettre au gouvernement malien de recouvrer et de contrôler son intégrité territoriale.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:26
EU Parliament discusses Syria and Sahel with Laurent Fabius

 

18/4/2013 EU source: European Parliament - Ref: EP13-016EN

 

Summary: 18 April 2013, Strasbourg - French Foreign Minister Laurent Fabius told the European Parliament's foreign affairs committee on Thursday that: "The most radical elements are not in the majority now" in the Syrian resistance but warned that they could gain control "if the conflict carries on."

 

"It is very difficult not to be pessimistic" about the "appalling" situation in Syria, said Mr Fabius, warning of the "absolute risk" that the regime could use chemical weapons. He supported lifting the EU embargo on arms supplies to the opposition, stressing that the decision, which should be taken by May, must guarantee that weapons are not "diverted".

 

MEPs insisted in the debate that EU humanitarian aid must reach those for whom it was really intended. They also appealed to Mr Fabius to cooperate more closely with the moderate Gulf states to ensure that radical Sunni forces did not gain ground in Syria and they pointed to the need to start preparing now for the post-Assad period.

 

Mali

 

On Mali, the French foreign minister said the decision to convert the Africa-led International Support Mission for Mali (MISMA) into a UN peace-keeping mission "should be adopted in the third week of April." A thousand French troops would remain in the country "to support the stabilisation mission if necessary, particularly against terrorist operations." Mr Fabius also stressed the importance of holding presidential elections in July and parliamentary elections "ideally, immediately afterwards."

 

MEPs were concerned that the dates for the withdrawal of French troops, the electoral process and the deployment of the UN mission coincided. They also insisted that all the aid pledged must be delivered and called for a comprehensive solution for the Sahel, to tackling the trafficking of drugs, people and weapons in the region.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 21:00
Onu : Paris ne devrait pas bloquer le projet US sur le Sahara

 

18 avril 2013 Guysen News International

 

La France, alliée traditionnelle du Maroc, n’opposera probablement pas son veto au Conseil de sécurité de l’Onu à la proposition américaine de confier aux casques bleus la tâche de veiller au respect des droits de l’homme au Sahara occidental, a-t-on appris jeudi de source diplomatique.

 

Washington a proposé cette semaine que la mission de maintien de la paix de l’Onu au Sahara occidental (Minurso) se charge de faire respecter les droits de l’homme dans l’ancienne colonie espagnole annexée en 1975 par le Maroc.

 

Mécontent, le gouvernement de Rabat a répliqué en annulant les manoeuvres militaires annuelles « Lion africain », auxquelles devaient participer 1.400 soldats américains et 900 militaires marocains.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 20:02
Le ministre de la Défense aux 25 ans de Maistrance

18 avril 2013 Ouest-France

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, assistera samedi matin à une cérémonie de présentation au drapeau de l’école de Maistrance, au Centre d’instruction navale de Brest.

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 19:55
Le contrat « open bar » entre Microsoft et la Défense reconduit

18 Avril 2013 Par La rédaction de ZDNet.fr

 

Décisions IT : Le ministère français de la Défense devrait renouveler un contrat cadre décrié conclu avec Microsoft, et ce dans les mêmes conditions polémiques qu’en 2009, c’est-à-dire sans appel d’offres.

 

En 2009, le ministère français de la Défense a conclu un accord de quatre ans un peu particulier avec l’éditeur Microsoft, car sans mise en concurrence. Les modalités de ce contrat avaient fait l’objet de sérieuses réserves de la part du rapporteur de la Commission des marchés publics de l'État.

 

Mais cet accord dit « open bar », permettant à la Défense de piocher dans les logiciels Microsoft pour 100 euros HT par poste, malgré les critiques et les nombreuses interrogations qu’il suscite, devrait selon toute vraisemblance être reconduit cette année.

 

Suite de l'article

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 18:55
patrouilleurs du type FPB98 MKI – photo OCEA

patrouilleurs du type FPB98 MKI – photo OCEA

18/04/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

C'est un fiasco commercial pour les grands groupes français de l'armement en Algérie. En dépit des efforts politiques de Paris, Alger oublie régulièrement les propositions françaises en vue d'équiper les forces armées algériennes.

C'est un peu la déprime chez les grands commerçants d'armements français en Algérie. En dépit du voyage de François Hollande en décembre, puis la guerre menée au Mali par Paris contre les djihadistes et la bonne coopération entre les services de renseignements, l'espoir était quelque peu revenu dans les grands groupes français, qui font régulièrement chou blanc depuis des années en Algérie. Rien n'y fait. Si ce ne sont pas les Russes, qui vendent de façon régulière leurs armements comme des petits pains, ce sont les Allemands, les Britanniques, les Italiens, voire les Chinois, qui rafflent la plupart des contrats en compétition en raison des choix de la présidence algérienne... Bref, jamais les Français, bel et bien tricards à Alger. "Tous sauf la France", résume-t-on dans les milieux de l'armement français lassés par les choix d'Alger et du clan du président Bouteflika, qui décide de ces contrats.

Deux grands contrats sont actuellement en négociations à Alger. Et la France semble déjà hors jeu. L'Algérie négocie, selon plusieurs sources concordantes, avec l'Italie l'acquisition de quatre frégates multimissions italiennes Fremm, dont deux en option, fabriquées par le chantier naval Fincantieri en dépit des propositions françaises. Le contrat devrait être signé assez rapidement, estiment ces mêmes sources. Le ministre de la Défense italien, l'amiral Giampaolo Di Paola, était allé négocier à Alger cette acquisition en septembre dernier. Pour l'Italie, l'Algérie est le premier client pour son industrie de l'armement (9,08 % du total). Le ministère de la défense algérien a commandé pour 477,5 millions d'euros de matériels de guerre italiens en 2011. La marine algérienne a récemment acheté pour 450 millions d'euros deux LPD (Landing Platform Dock) un porte-hélicoptères de la classe San Giorgio. De son côté, DCNS, qui proposait des Fremm à Alger, poursuit avec succès la préparation de la frégate vendue à la Marine Royale du Maroc. La Fremm a effectué mercredi en présence du client marocain sa première sortie à la mer, coup d'envoi des essais en mer qui se dérouleront au cours des prochaines semaines au large des côtes bretonnes. La livraison interviendra à la fin de l'année.

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Le Rafale shooté par Alger ?

En outre, les Algériens, qui souhaitent remplacer 34 Mig-29 dont ils ne sont pas satisfaits, seraient en négociations pour acheter du Gripen NG. Une rumeur tenace qui court depuis une dizaine de mois. Ce qui voudrait dire que le Rafale serait hors jeu. Le constructeur du Gripen, Saab est déjà référencé en Algérie. L'avionneur suédois a récemment vendu des missiles anti-navires suédois RBS 15 mark III (Saab Bofors Dynamics) destinés à équiper les deux frégates allemandes Meko vendues à Alger.

Une telle négociation confirmerait que la France serait hors-jeu des grands contrats d'armements algériens. L'armée de terre est équipé de chars BMP-3 et T90 russes, de camions Man et de véhicules blindés Fuchs allemands. La défense aérienne est assurée par les Russes avec des missiles Pantsir S-1 (courte portée) et S-300 PMU-2 (longue portée). L'armée de l'air est exclusivement composée d'avions de combat russes : 34 MiG 29, 44 Su-30 MKA, 16 (52 à terme) YAK-130. Enfin, la marine algérienne collectionne différents fournisseurs : 2 LPD italiens, 3 corvettes lourdes chinoises, 2 corvettes allemandes Meko A200, 3 remorqueurs britanniques, deux sous-marins 636 russes. Elle pourrait acheter, outre les quatre Fremm italiennes en négociations, deux autres Meko A200.

Algérie : la France hors-jeu des grands contrats d'armements

La France est-elle blacklistée ?

Pourquoi la France est-elle blacklistée en Algérie ? Outre l'histoire douloureuse entre les deux pays, qui n'a pas été encore évacuée, l'Algérie reprocherait également à la France son manque d'empressement au début des années 90 à sa demande d'aide pour lutter contre la guérilla islamiste. Alger avait demandé toute une série de matériels militaires que la France lui aurait refusé. "Il y a un ressenti durable coté algérien", explique-t-on à La Tribune. En revanche, certains pays comme l'Afrique du Sud a fourni une aide à l'Algérie pendant cette période noire. C'est pour cela que Alger a commandé pour ses futures frégates Meko des missiles sud-africains de défense anti-aérienne Umkhonto (« fer de lance de la nation ») et air-sol Mokopa (Denel). Enfin, le clan d'Abdelaziz Bouteflika à un an de l'élection présidentielle, en avril 2014, pourrait accélérer les négociations actuelles avant l'élection pour sécuriser ces contrats souvent très juteux.

Pour l'heure, seul le petit chantier naval vendéen Ocea, qui cartonne à l'exportation, a été le seul groupe français à briller en Algérie. En 2007, Ocea a vendu 21 patrouilleurs aux gardes-côtes algériens. Les livraisons se sont terminées en 2012.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 18:45
crédits photo: EMA/ECPAD

crédits photo: EMA/ECPAD

18.04.2013 par Guillaume Belan (FOB)

Au Mali, le désengagement français se poursuit. Le GTIA TAP a été presque totalement été désengagé a indiqué le porte-parole de l’Etat Major des Armées ce matin durant le point presse de la DiCoD. Côté air, il reste trois Mirage 2000D à Bamako et six Rafales à N’Djamena. Le Groupement AéroMobile (GAM) quant à lui a débuté sa relève, le 4ème RHC (Régiment d’Hélicoptères de Combat) est relevé par le 1er RHC.

En parallèle, les opérations continuent même si leur rythme baisse sensiblement, les manœuvres dorénavant visent à la sécurisation du territoire. Alors qu’aucun tir d’aéronef n’avait été reporté la semaine dernière, avec en moyenne en ce moment 40 sorties d’avions de chasses par semaine, un pick-up a récemment été détruit à 60 km au nord de Tessalit.

Plusieurs opérations ont été menées ces dernières semaines : Araouane au Nord-Est de Tombouctou, du 2 au 7 avril, mené par le GTIA2 ; opération In Ais du 6 au 11 avril, conduite par un millier d’hommes (GTIA 2 renforcé par des éléments du GTIA 3) au nord de Gao, qui avait abouti à la découverte d’importantes caches d’armes (pas moins de 13 tonnes de roquette, d’obus, de bombes…).

La dernière opération en date a eu lieu du 3 au 14 avril. Baptisée Taoudenni, l’opération avait pour but de reconnaître et fouiller l’extrême nord-ouest du Mali, proche de la frontière algérienne. Bilan : pas de contact ni de cache d’arme trouvée dans cette zone de transit.

Les contacts avec les djihadistes deviennent donc rares. Si un coup très sévère a été porté à AQMI dans leur base arrière des Ifoghas, le Mujao demeure présent dans une zone peuplée, où une partie de la population soutient le mouvement. Une situation à risque dans laquelle les français ne souhaitent pas s’engager et laissent les maliens en première ligne. En hâtant leur départ, l’objectif des Français est bien de susciter une prise de responsabilité des maliens et d’accélérer la montée en puissance de la force ONU, la MINUSMA. Il ne devrait rester à terme, à partir de l’automne, que 1000 soldats français, constituant une force de réaction rapide, prête à venir soutenir les forces africaines en cas de besoin.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 18:35
3ème session du Jakarta International Defense Dialogue - EMA / Marine nationale

3ème session du Jakarta International Defense Dialogue - EMA / Marine nationale

18/04/2013Sources : EMA

Le contre-amiral Anne Cullerre, commandant les forces maritimes de l’océan Pacifique (ALPACI) et commandant supérieur des forces armées en Polynésie française (COMSUP FAPF) a représenté le chef d’état-major des armées pour la 3ème session du Jakarta International Defense Dialogue (JIDD), qui se tenait les 20 et 21 mars 2013 en Indonésie. Plus de 1 300 délégués venus de 42 pays étaient présents.

Le JIDD vise à promouvoir la coopération régionale et à renforcer la confiance afin de pouvoir répondre aux menaces et aux défis communs. Le thème de cette édition portait sur « La défense et la diplomatie dans la région Asie-Pacifique ». A cette occasion, les interventions de l’amiral Cullerre ont permis de réaffirmer l’action des forces armées françaises dans la zone Pacifique.

Les échanges avec la partie indonésienne, pays hôte, ont plus particulièrement porté sur les équipements militaires, la lutte commune anti-piraterie et la volonté réciproque des deux parties d’intensifier le nombre d’exercices et d’entrainement communs. A ce titre, il a été proposé à l’Indonésie de participer au prochain exercice « Croix du sud » qui se déroulera en Nouvelle-Calédonie en 2014.

Par ailleurs, en marge de ce séminaire, des entretiens bilatéraux ont été menés avec de hauts responsables des états-majors américain, canadien et malaisien notamment.

En temps qu’ALPACI et COMSUP FAPF, l’amiral Cullerre a pour mission de garantir la souveraineté nationale dans la zone de responsabilité permanente (ZRP) Asie-Pacifique. Sa zone de compétence s’étend sur tout l’océan Pacifique, les détroits indonésiens et du méridien du cap sud de la Tasmanie à l’ouest, à la côte américaine à l’est, à l’exception de la zone entourant la Nouvelle-Calédonie sous la responsabilité du COMSUP Nouméa. ALPACI, au nom du CEMA, participe aux activités de coopération régionale et entretient des relations privilégiées avec l’ensemble des nations présentes sur cette zone.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 18:24
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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:57
Djibouti : visite de magistrats et de juristes français pendant l’exercice Tonnerre d’acier - EMA / Marine nationale

Djibouti : visite de magistrats et de juristes français pendant l’exercice Tonnerre d’acier - EMA / Marine nationale

18/04/2013 Sources : EMA

A l’initiative du chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, et dans le cadre du rapprochement armées-justice, une délégation de juristes et de magistrats, venue de France, s’est rendu à Djibouti du 8 au 10 avril 2013, pendant l’exercice amphibie Tonnerre d’acier.

François Falleti, procureur général près la Cour d’appel de Paris, Louis Wallon, avocat général à la chambre de l’instruction du tribunal de grande instance de Paris, et Marie-Anne Chapelle, procureure à la chambre de l’instruction du Tribunal de Grande Instance de Paris ont participé à cette visite. Le reste de la délégation était composé de membres de la direction des affaires juridiques du ministère de la défense, menée par sa directrice, Madame Claire Landais.

A son arrivée sur la base aérienne188 (BA 188), la délégation a été accueillie par le général de brigade aérienne William Kurtz, commandant les forces françaises stationnées à Djibouti (COMFOR FFDj). Ce dernier leur a présenté les caractéristiques générales des forces prépositionnées et les spécificités juridiques liées à la présence d’éléments français à l’étranger.

Djibouti : visite de magistrats et de juristes français pendant l’exercice Tonnerre d’acier - EMA / Marine nationale

Djibouti : visite de magistrats et de juristes français pendant l’exercice Tonnerre d’acier - EMA / Marine nationale

Dans l’après-midi, la délégation a été transférée par hélicoptère à bord du bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre qui, avec sa frégate d’escorte le Georges Leygues, faisait route vers Djibouti dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc 2013. Accueillis par le capitaine de vaisseau Jean-François Quérat, commandant le BPC, les juristes et les magistrats ont pu visiter le bâtiment de combat, et assister aux briefings préparatoires de l’exercice Tonnerre d’acier.

Le 09 avril au matin, après avoir passé la nuit sur le bâtiment, la délégation a été intégrée à l’exercice amphibie Tonnerre d’acier, manœuvre interarmées d’ampleur menée conjointement par les FFDj et le groupe amphibie.L’exercice consistait en un assaut amphibie par le groupement tactique de l’armée de terre (GTE) embarqué sur le Tonnerre, suivi d’un raid dans la profondeur. Pendant 24 heures, la délégation a pu suivre au plus près le débarquement des 200 militaires du GTE et des dizaines d’officiers-élèves associés à l’exercice. Déployés au sein de la mission Jeanne d’Arc dans le cadre de leur période d’application à la mer, 133 élèves-officiers de la Marine participent en effet aux différentes activités du groupe amphibie.

Ce voyage de trois jours a également été l’occasion pour les magistrats et les juristes de visiter la BA 188, unité rattachée aux FFDj, et d’assister à une démonstration d’aérocordage. Cette démonstration dynamique était effectuée par un Puma dans la zone du détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre (DETALAT), avec le concours d’une équipe de 9 commandos du groupement d’entrainement spécialisé (GES). La délégation a ainsi pu apprécier une partie des savoir-faire mis en œuvre par les FFDj dans le cadre de leurs missions,notamment les opérations de secours d’urgence et d’aide à la population.

Djibouti : visite de magistrats et de juristes français pendant l’exercice Tonnerre d’acier - EMA / Marine nationale

Djibouti : visite de magistrats et de juristes français pendant l’exercice Tonnerre d’acier - EMA / Marine nationale

La délégation a également pu appréhender les opérations militaires de lutte contre la piraterie lors de présentations de la mission européenne de lutte contre la piraterie Atalante et la mission européenne de renforcement des capacités maritimes, EUCAP Nestor dans lesquelles les forces françaises sont engagées.

Cette visite à Djibouti intervient dans la continuité du rapprochement des armées et de la Justice initié depuis la disparition du tribunal aux armées en2012. Depuis cette date, la Défense organise un ensemble d’actions au profit des hautes autorités judiciaires françaises (interventions à l’Ecole Normal de Magistrature, stages des magistrats, organisation de déplacements auprès des forces). Il s’agit de leur faire connaître les spécificités de l’action militaire et de les confronter aux contraintes liées à l’engagement de nos forces sur le territoire national mais également outre-mer et à l’étranger. La première visite de magistrats aux forces françaises hors métropole avait eu lieu en Afghanistan courant avril 2012.

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:50
L'adjudant A.Rousseau, de la 1ère compagnie du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (8e RPIMa) et ses camarades de la 11e brigade de parachutiste (11e BP) - Crédits: 8e RPIMa

L'adjudant A.Rousseau, de la 1ère compagnie du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (8e RPIMa) et ses camarades de la 11e brigade de parachutiste (11e BP) - Crédits: 8e RPIMa

18/04/2013Armée de Terre

A quelques jours du départ en Ecosse, l’adjudant Alban Rousseau, de la 1ère compagnie du 8e régiment de parachutistes d’infanterie de marine (8e RPIMa) de Castres, comme ses camarades de la 11e brigade de parachutiste (11eBP) de Toulouse, se prépare pour l’exercice JOINT WARRIOR 13-1. La semaine dernière, sa compagnie a effectué quelques entrainements marches d’infiltrations et tirs. Aujourd’hui, les hommes préparent le matériel.

« Nous emmenons pour l’exercice deux mortiers et deux MILAN. Afin de protéger les pièces et les préserver des chocs, nous les conditionnons dans plusieurs couches de carton puis dans la gaine collective. Le matériel est ainsi prêt pour la phase aéroportée de l’exercice.»

Les paras seront en effet largués le 25 avril pour une saisie de l’aéroport. La section de l’adjudant sera parmi les premières mises à terre. Elle participera ensuite à la sécurisation de la zone. S’en suivront dix jours de manœuvres avec au programme : infiltration, sécurisation, combat et évacuation de ressortissants.

« On sait qu’on part pour une semaine de terrain bien rustique : dans cette zone de l’Ecosse, il fait très humide et il n’y aura que de la land et donc très peu d’arbres pour s’abriter. J’ai dit à la section prévoir des moyens de protection pour durer !». L’adjudant n’est pas inquiet pour le déroulement de l’exercice, lui et ses hommes ont l’habitude du terrain. Quant à la partie interalliée, dans la langue de Shakespeare, aucun problème. « Pour nous, cela ne change rien, les ordres viendront de notre commandant d’unité, c’est lui qui va travailler en anglais, et dans la section les jeunes parlent anglais.»

Chaque année, la France participe à cet exercice majeur interarmées et interalliés. Mis en place par la Royal Navy et la Royal Air Force, les nations OTAN et les nations partenaires sont invités deux fois par an au Royaume-Unis, au printemps et à l’automne.

L’objectif de Joint Warrior est de fournir un entraînement tactique interarmées, en cas de multiples menaces. Dans cet exercice le Royaume-Unis, les unités alliées et leur états-major œuvres conjointement, en perspective de leur potentiel emploi dans le cadre d’une « task force », force opérationnelle, interarmées et interalliés.

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