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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 07:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/sofins/2261868-1-fre-FR/sofins.png

 

09/04/2013 MinDefFR

 

Le ministre de la Défense s’est rendu, mardi 09 avril, au premier séminaire « Special operations forces innovations network seminary » (SOFINS), organisé par le Commandement des forces spéciales (COS) au camp de Souge (Martignas-sur-Jalle en Gironde).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/2013ecpa117m001-_018/2262203-1-fre-FR/2013ecpa117m001-_018.jpg

 

Premier rendez-vous des forces spéciales avec l’univers de l’industrie et de la recherche, l’événement « Special operations forces innovations network seminary » (SOFINS), international et biannuel, s’inscrit dans le cadre du « Pacte Défense-PME » lancé en novembre 2012 par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

 

Ce séminaire a pour vocation de favoriser les échanges et les collaborations entre les PME, les industriels, les laboratoires et les forces spéciales et unités spécialisées, françaises et étrangères.

 

Au programme pendant trois jours : expositions, tests de matériel, groupes de travail, démonstrations et conférences.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/2013ecpa117m001-_004/2262198-1-fre-FR/2013ecpa117m001-_004.jpg

 

A cette occasion, le ministre a rappelé l’importance de cette première rencontre : « Je n'imaginais pas autant d'intelligence croisée entre praticiens et créateurs [...] C'est la première fois que nous pouvons rassembler, dans un même lieu, les forces spéciales, aux avant-postes des conflits actuels, et les entreprises qui développent avec elles, des équipements très spécifiques. Ce salon est une opportunité majeure, une occasion unique en Europe. »

 

SOFINS démontre qu'il s'intègre totalement dans le « Pacte Défense-PME » et qu'il doit se poursuivre.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 07:55

Indus def FR

 

10/04 Par Les Echos

 

Défense : La Cour des comptes a demandé hier à l'Etat de mieux défendre son industrie de la défense, préconisant une meilleure coordination entre l'APE et la DGA. « Le bilan de l'Etat actionnaire est dans l'ensemble positif », a estimé son premier président, Didier Migaud.

 

Le rapport évoque aussi la mise en place, « en concertation avec les partenaires européens, d'un dispositif équivalent à l'amendement Exon-Florio américain », qui permet au président de bloquer une prise de participation dès lors qu'elle menace la sécurité nationale.

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 07:55

Rafale radar RBE2 photo Dassault Oct 2012

 

09-04-2013 Par Vincent Lamigeon - challenges.fr

 

Les reproches détaillés ce mardi par Didier Migaud portent notamment sur la succession de Serge Dassault qui pourrait remettre en cause toute l’architecture de l’industrie de défense en France.

 

Ne tournons pas autour du pot : le rapport de la Cour des comptes sur "les faiblesses de l’Etat actionnaire d’entreprises industrielles de défense", présenté ce mardi 9 avril par Didier Migaud, est une nouvelle pierre dans le jardin de Dassault. Ou plutôt dans celle d’un Etat actionnaire dont la Cour a clairement déploré les renoncements vis-à-vis du fabricant du Rafale et des jets d’affaires Falcon.

 

"Décision après décision (…) l’Etat a renforcé la position de Dassault, dont il avait, il y a trente ans, acquis le contrôle, pointait Didier Migaud ce matin. Progressivement, l’Etat a donné à cette entreprise familiale de taille intermédiaire, les clés d’entreprises plus importantes qu’elle, Thales puis à travers Thales, DCNS."

 

De fait, la relation entre l’Etat et l’"entreprise familiale de taille intermédiaire" - Serge Dassault appréciera le libellé, est une histoire de renoncements permanents : l’Etat avait le contrôle de Dassault Aviation en 1981, avec 45,76% du capital et 54,72% des droits de vote, mais des "conventions orales (…) ont organisé une autolimitation du pouvoir du secteur public". L’Etat a ensuite échoué à imposer à Dassault la fusion avec Aerospatiale en 1996-1997, du fait de la dissolution de l’Assemblée nationale. En 1998, il a transféré sa participation dans Dassault à Aerospatiale puis EADS, ce qui équivaut à une perte d’influence directe puisque EADS n’est plus détenu qu’à 12%.

 

L'âge du capitaine pointée du doigt


Quant à l’entrée de Dassault au capital de Thales, décidée en 2008, elle a fait évoluer le contrôle actionnarial "au détriment de l’Etat". "L’arrivée de Dassault s’est traduite, dans les faits, par une limitation de la marge de manœuvre de l’Etat actionnaire", Dassault ayant "obtenu le départ de certains dirigeants choisis par l’Etat", souligne la Cour.

L’Etat a-t-il tout lâché à Dassault ? Tout, peut-être pas. Trop, certainement, assure la Cour. Référence plus ou moins subtile à l’âge du capitaine (Serge Dassault a 88 ans), le premier président de la Cour a même évoqué le risque pour l’Etat de dépendre "de manière trop marquée" de "l’engagement de personnes physiques, dont la disparition, inéluctable à terme, peut fragiliser l’industrie française dans son ensemble."

 

En gros, la succession de Serge Dassault pourrait remettre en cause toute l’architecture de l’industrie de défense, comme la mort de Jean-Luc Lagardère en a rebattu les cartes en raison du manque d’intérêt flagrant de son fils Arnaud pour la chose aéronautique et militaire. Mais l’effet pourrait être supérieur: si Lagardère détenait 15%, puis 7,5% du capital d’EADS, Dassault, lui, détient 26% du groupe électronique Thales, qui détient 35% du groupe naval de défense DCNS.

 

L'Etat piètre actionnaire


Au-delà du cas Dassault, le panorama dressé par la Cour sur l’efficacité de l’Etat actionnaire est loin d’être réjouissant. Si les sages de la rue Cambon saluent son rôle dans le développement international des champions Thales, Safran ou EADS, leur réquisitoire sur ses faiblesses en tant que gestionnaire est implacable. Un, il ne protège qu’imparfaitement des activités industrielles clés (partenariat avec un Lagardère endetté dans EADS, absence de dispositif anti-OPA jusqu’à récemment chez Safran).

 

Deux, il a accepté de voir ses pouvoirs d’actionnaire dilués sans contreparties: Aerospatiale a été fusionné avec Matra à des "conditions de valorisation très défavorables pour l’Etat", puis dilué jusqu’à 12% du capital d’EADS aujourd’hui. Chez Safran, un fâcheux oubli de l’APE en 2007 a même privé l’Etat de droits de vote doubles qui lui auraient offert la minorité de blocage…

 

Troisième reproche : la cacophonie qui règne parfois entre les différentes composantes de l’Etat. La Direction générale de l’armement (DGA) défend ses intérêts de client, l’Agence des participations de l’Etat (APE) ses intérêts d’actionnaire, d’où des positions parfois divergentes (GIAT, Thales-Safran, SNPE…). Dernière forme de faiblesse, l’Etat est souvent dans l’incapacité de faire appliquer ses décisions, comme lors du projet d’échanges d’actifs entre Thales et Safran dans l’optronique et l’avionique en 2011.

 

Une bonne raison pour céder ses participations ?


De quoi apporter de l’eau au moulin de ceux, toujours plus nombreux, qui appellent à la vente des "12,25 milliards d’euros" de participations de l’Etat dans les groupes de défense ? La Cour assure le contraire : "Le montant de 12 milliards est somme toute modeste, du même ordre que les commandes annuelles d’équipements militaires (13 milliards) », rappelle Didier Migaud, qui assure que la somme n’est pas à la hauteur des enjeux budgétaire de la France. Surtout, ces participations sont "un levier essentiel pour servir au mieux [les] intérêts" de l’Etat : protection des activités stratégiques, comme la dissuasion, mais aussi compétitivité de l’industrie ou défense de l’emploi.

Car la France, sous pression de Bruxelles, se refuse toujours à envisager une solution du type de l’amendement américain Exon-Florio (1988), qui permet au président américain de bloquer toute acquisition de société étrangère de sociétés américaines sous le prétexte large de "sécurité nationale". Une arme redoutable que la Cour des comptes conseille au gouvernement de sérieusement envisager.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 21:28

http://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-frc1/905501_515421951836868_1188553249_o.jpg

8 avril 2013, les premiers soldats de l’opération Serval

sont arrivés au sas de décompression OPEX situé à Chypre.
Crédit : EMA / armée de Terre

 

09 avril 2013 par Olivier Fourt - RFI

 

Les premiers contingents français au Mali ont commencé à plier bagages. Une centaine de parachutistes basés dans le nord du pays sont arrivés à Chypre. Quatre mille soldats ont été engagés sur le terrain depuis le déclenchement de l'intervention française le 11 janvier dernier. L'Assemblée nationale doit voter le 22 avril la prolongation ou non de cette opération miltaire.

L'armée française a installé sur l'île de Chypre son sas de décompression pour les opérations
(00:52)

Thierry Burkhard, porte-parole de l'état-major de l'armée française

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:55

Caïman (NH90 TTH) – photo GAMSTAT P.Gillis

 

Apr. 8, 2013 - By Pierre Tran – Defense News

 

PARIS — France faces a penalty of about 35 million euros ($45 million), loss of some 1,000 jobs, and a transfer of industrial workshare to Italy and the Netherlands if the government decides against ordering a second batch of 34 NH90 Army helicopters, a Eurocopter document said.

 

“It seems not firming up the order option for the 34 (Tactical Transport Helicopters) would have major industrial consequences in terms of employment and finances, but also competences, and at a time when the expected activities of Eurocopter in France face a significant drop and when financing needs will be at their maximum,” Eurocopter said in a Feb. 18 briefing note to the Defense Ministry.

 

Defense News has seen a copy of the note.

 

The unit price of the Army version of the NH90 is 28.6 million euros, a French Senate report said in November.

 

Eurocopter set out in its briefing note the industrial and financial consequences of not buying the 34 helicopters. A decision was due at the end of March under the French contract known as CA 16-2. A decision has not been made.

 

After the note was sent, a senior procurement official and a senior EADS executive reached an informal understanding in early March to postpone a decision, a source familiar with the subject said.

 

Eurocopter executives, however, are worried because postponement creates deep uncertainty, the source said. Eurocopter hopes to find out in the next few weeks the fate of the NH90 program, Executive Vice President Dominique Maudet said March 27.

 

Eurocopter is the helicopter division of EADS.

 

Defense Minister Jean-Yves Le Drian visited Eurocopter’s Marignane factory in the south of France on April 5. The EADS division is the largest employer and industrial operator in the region, while the French government is its biggest customer.

 

Discussions are being held on the NH90, a Defense Ministry spokes-man told journalists April 4.

 

NHIndustries builds the NH90 helicopter, with Eurocopter holding a 62.5 percent stake in the NHI consortium. Italy’s AgustaWestland holds 32 percent, and Fokker of the Netherlands holds 5.5 percent.

 

Eurocopter and EADS declined comment.

 

France has frozen a number of large program launch decisions while waiting for publication of a defense and security white paper and decisions on the military budget. The white paper is due April 10.

 

The 2013 defense budget authorized 156.2 million euros for the NH90 program, essentially a down payment for the second batch of 34 helicopters. If Paris decides against taking up the NH90 option, the French contract set a penalty in 1999 prices of 21.38 million euros, which is 35 million euros under current conditions, the note said.

 

Among the consequences outlined in the note:

 

• Price impact: Belgium, France, Germany, Italy, the Netherlands and Portugal benefited from unit prices based on orders for 605 aircraft placed before 2020. So far, only 329 units have been ordered. Unit prices for future orders will be reviewed.

 

France got a 12 percent discount under a deal dubbed the “Bonn rebate,” based on a total order of 68 units. That discount is worth 106 million euros under current prices. A discount would not be available for a future order.

 

It takes 36 months to build an NH90. The cost of keeping NH90 production open in France is around 40 million euros annually. A break in production would boost costs to the buyer.

 

• Jobs impact: Some 1,000 French jobs tied to the 34 units would be lost. These would go from Eurocopter and suppliers, including small and medium-sized companies.

 

The jobs would be cut, as Italy and the Netherlands will likely call for more workshare. A reallocation is probable, as France had a share higher than the 30.85 percent agreed among the six countries represented in the NATO Helicopter Management Agency.

 

The likeliest outcome would be transfer of assembly of the NATO frigate helicopter version for the French Navy to Italy, “with consequences for the timetable, and maybe quality,” the note said.

 

Support for the French NH90s would go to the Netherlands, with consequences for speed of response and cost.

 

Production of the 34 NH90s already ordered for the French Army ends in 2016. That is expected to be a bad time, as Eurocopter anticipates lower activity in the 7-ton category because introduction of its EC175 civil helicopter will be insufficient to offset the EC225’s loss of market to competitors, the note said.

 

Without the order, Eurocopter would be unlikely to deliver to the French Army the level of support it provided in Afghanistan, Libya and Mali, the note said. The company sent, without advance notice, specialists and French language manuals for deployment of the NH90. The Navy would be hit if assembly of the NFH version left Marignane.

 

France’s credibility as a cooperation partner also will take a blow if the option is not taken up in the contracted time, the note said.

 

“Is it in effect credible to look actively for new cooperative armaments programs while not keeping commitments on an emblematic contract, one where prices and performance are meeting expectations?” the note asks.

 

survol-du-caiman-marine-de-la-fremm-aquitaine

 

Despite the note’s claim, the NH90 program has suffered delays and cost overruns, particularly the naval version. The 12 NH90s to be delivered to the Army this year are late.

 

The NH90 would suffer in export markets, the note said. After 529 orders from 14 countries, Eurocopter is struggling to secure additional NH90 sales due to U.S. competitors, which are supported by diplomatic channels and the Pentagon’s Foreign Military Sales program, the note said.

 

Leading prospects, including Qatar, would only buy the aircraft because of French government support, the note said. A decision against the second French Army batch would send a “very bad signal,” as it would call into question France’s interest in the helicopter program, the note said.

 

Eurocopter takes a loss on the NH90 program because of overruns on development and retrofits on intermediate versions delivered, the note said. A cut in losses had been expected with series production of the final version.

 

A break in production would deepen losses when Eurocopter must invest heavily to renew its civil range, with the X4 and X6 models needing nearly 2.6 billion euros of funding, the note said.

 

The uncertainty over the program comes as Guillaume Faur takes over May 1 as chief executive of Eurocopter, succeeding Lutz Bertling.

 

Since the note was sent, Germany announced March 15 a cut in its purchase of NH90s to 82 from 122, as part of a global restructuring of helicopter orders. That included cutting back orders of the Tiger attack aircraft to 57 from 80 units.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 16:55

Indus def FR

 

09 avril 2013 Astrid Gouzik - Usinenouvelle.com

 

Alors qu’est attendu à la fin du mois le Livre blanc de la défense, la Cour des comptes vient de rendre un rapport sur les intérêts stratégiques de l’Etat dans l’industrie de la Défense.

 

"Le bilan de l'Etat actionnaire est dans l'ensemble positif", indique la Cour des comptes dans le rapport rendu ce mardi 9 avril. "Il a su accompagner seul ou de concert avec ses partenaires industriels la modernisation de l'outil industriel français de défense, le plaçant parmi les meilleurs mondiaux du secteur", a commenté Didier Migaud, le premier président de la Cour des Comptes, lors d’une conférence de presse.

 

Quelques faiblesses sont toutefois à déplorer. L'Etat a "fait preuve de nombreuses faiblesses, se plaçant parfois en risque de perdre le contrôle de certaines activités industrielles de défense ainsi qu'en ayant des difficultés à faire appliquer ses décisions, voire à s'exprimer d'une seule voix".

 

Adopter une stratégie d'ensemble

 

La juridiction financière formule donc cinq recommandations afin de mieux défendre ses intérêts stratégiques. Pour cela, "l'Etat ne doit plus agir au coup par coup mais adopter une stratégie d'ensemble, préparer les décisions futures et dire ce qu'il attend de ses partenaires industriels", détaille Didier Migaud.

 

La Cour préconise par ailleurs une "amélioration de la protection et du suivi des intérêts stratégiques de l'Etat", des restructurations horizontales et verticales dans le secteur, mais aussi une meilleure coordination entre les services de l'Etat (Agence des participations et Direction générale de l'armement) qui ne sont pas toujours sur la même ligne.

 

"Une stratégie à long terme sur les partenariats avec Dassault"

 

La Cour des comptes estime ainsi qu'il faut "renforcer au sein de la direction générale de l'armement (DGA) le suivi des participations dans les industries de défense" et proposer dans ce cadre "une stratégie à long terme sur les partenariats avec le groupe Dassault". "Cela concerne immédiatement Thales et DCNS", où Dassault est actionnaire à côté de l'Etat, "mais pourrait avoir des prolongements concernant Giat Industries, SNPE, voire Safran", poursuit la Cour.

 

Et pour défendre les intérêts stratégiques de l’Etat, la Cour avance une autre piste : la mise en place "en concertation avec les partenaires européens, d'un dispositif équivalent à l'amendement Exon-Florio américain". Il permet au président des Etats-Unis de pouvoir examiner l'impact de rachats de sociétés américaines par des étrangères.

 

Cette "arme régalienne par excellence (...) permet au président des Etats-Unis d'examiner l'impact de toute acquisition étrangère de sociétés américaines et de s'y opposer, dès lors qu'elle pourrait menacer la sécurité nationale", a développé Didier Migaud.

 

La juridiction rappelle que l'Etat est actionnaire de référence de six des huit principaux groupes de défense français et que la France se situe au quatrième rang mondial en termes de budget de défense.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 16:55

FS France source OBergervdn

 

09.04.2013 par charentelibre.fr (AFP)

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé mardi à Martignas-sur-Jalle en Gironde le calendrier de retrait des soldats français au Mali, qui vient de débuter, indiquant que leur nombre allait passer cet été de 4.000 à moins de 2.000, puis à environ un millier.

 

"Il est logique que, progressivement, on se retire mais on (le fait) lentement, de manière pragmatique et claire", a déclaré M. Le Drian, venu inauguré le salon Sofins (Special operations forces innovations network seminary), dédié aux forces spéciales et qui réunit 114 entreprises, françaises et étrangères, au camp militaire de Souge, à une trentaine de kilomètres de Bordeaux.

 

"C'est vrai qu'il y aura un peu moins de monde dans les semaines qui viennent qu'aujourd'hui. Nous sommes un peu plus que 4.000, nous allons tomber en-dessous de 4.000 dans le courant de l'été", a-t-il ajouté.

 

"A la fin de l'été", les soldats français seront moins de "2.000 et puis progressivement on finira par un ensemble qui tournera autour de 1.000 pour une durée un peu plus importante", a-t-il encore dit, confirmant un calendrier déjà fixé par François Hollande, Paris exigeant que des élections législatives et présidentielles se tiennent en juillet au Mali.

 

Interrogé sur la capacité des forces africaines à maintenir la sécurité au Mali, M. Le Drian a noté que les soldats africains étaient actuellement 6.300, au sein de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).

 

Cette force "va changer de statut (...) La future force des Nations unies s'appellera la Minusma" et "aura une dimension plus importante puisqu'il est prévu qu'il y ait 10.000 soldats, qui ne seront pas automatiquement des soldats africains mais qui s'intégrera dans ce nouveau dispositif (...) soumis dans quelques jours au Conseil de sécurité" de l'Onu, a-t-il ajouté.

 

Trois mois après le début de la guerre au Mali, le 11 janvier, la France vient d'effectuer un premier retrait symbolique d'une centaine de parachutistes. Les soldats français sont arrivés lundi à Paphos, à Chypre, où ils vont passer trois jours avant de regagner la France.

 

Cette opération militaire a permis de démanteler les structures des groupes islamistes armés et provoqué de lourdes pertes parmi les jihadistes qui occupaient le nord du Mali.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 16:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/koufra-mars-1941/2261807-1-fre-FR/koufra-mars-1941.jpg

La troupe de Leclerc à Koufra / Crédits : DR

 

09/04/2013 Armée de Terre

 

En hommage au maréchal Leclerc et au 72eanniversaire des combats de Koufra, une statue grandeur nature vient d’être érigée ce mercredi 20 mars à Meyenheim. Inauguré en présence du général Hautecloque-Raysz, de M. Charles Leclerc, fils du maréchal, du général Du Payrat représentant le mécène Serge Dassault, ainsi que de celui qui, chaque année depuis 72 ans, vient au régiment de marche du Tchad célébrer la bataille de Koufra, l’adjudant-chef Nevot, ce monument symbolise cette date historique qui vit la victoire de ceux qui s’appelaient « l’armée des pauvres ».

 

2 mars 1941, à 8 heures du matin, à Koufra dans une oasis en plein milieu du désert Libyen, le drapeau français est hissé au grand mât du fort. Face à ses hommes qui avaient réussi pour la première fois depuis l’armistice de juin 1940 à  ramener la victoire sous les plis du drapeau,  le commandant Leclerc s’adresse à eux : « jurez de ne déposer les armes que le jour où nos couleurs, nos belles couleurs flotteront sur la cathédrale de Strasbourg ». Avec de l’audace, du courage, de la tactique, quelques hommes pieds nus, avaient réussi après deux semaines de siège, à faire capituler l’ennemi ouvrant ainsi le chemin de la Libération de la France

 

Ce serment de Koufra fit entrer cette victoire légendaire (un seul canon 75 et 400 hommes !) dans le Panthéon symbolique du souvenir et galvanisa toutes les énergies, marquant ainsi le début d’une longue marche pour libérer notre pays.

 

Promesse tenue le 23 novembre 1944, lorsque Strasbourg enfin libérée, vit flotter tout en haut de la flèche de sa cathédrale, notre drapeau tricolore.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 15:55

sofins2013

 

09/04/2013 E. Krempff

 

Le ministre de la Défense s’est rendu, mardi 11 avril, au premier séminaire « Special operations forces innovations network seminary » (SOFINS), organisé par le Commandement des forces spéciales (COS) au camp de Souge (Martignas-sur-Jalle en Gironde).

 

Premier rendez-vous des forces spéciales avec l’univers de l’industrie et de la recherche, l’événement « Special operations forces innovations network seminary » (SOFINS), international et biannuel, s’inscrit dans le cadre du « Pacte Défense-PME » lancé en novembre 2012 par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

 

Ce séminaire a pour vocation de favoriser les échanges et les collaborations entre les PME, les industriels, les laboratoires et les forces spéciales et unités spécialisées, françaises et étrangères.

 

Au programme pendant trois jours : expositions, tests de matériel, groupes de travail, démonstrations et conférences.

 

A cette occasion, le ministre a rappelé l’importance de cette première rencontre : « Je n'imaginais pas autant d'intelligence croisée entre praticiens et créateurs [...] C'est la première fois que nous pouvons rassembler, dans un même lieu, les forces spéciales, aux avant-postes des conflits actuels, et les entreprises qui développent avec elles, des équipements très spécifiques. Ce salon est une opportunité majeure, une occasion unique en Europe. »

 

SOFINS démontre qu'il s'intègre totalement dans le « Pacte Défense-PME » et qu'il doit se poursuivre.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 15:22

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/patrouille-stick-action-speciale-du-1er-rpima/2109799-1-fre-FR/patrouille-stick-action-speciale-du-1er-rpima.jpg

crédits MinDefFR

 

April 9, 2013 defense-aerospace.com

(Source: Renault Trucks Defense; issued April 9, 2013)

 

Renault Trucks Defense at Sofins Special Forces Show

 

Improvements of SAS Patrol Vehicles

 

VERSAILLES --- Further to the Special Operations Command and the French Procurement joint collaboration, Panhard will soon deliver kits to enhance the operational capabilities of VPS (vehicle patrols SAS).

 

These kits include:

-- Milan support - they can carry a missile launcher and several missiles, but also fire from the vehicle

-- Ballistic shields to improve protection of the 12.7 mm gunner

-- Camouflage screens Lacroix (Galix 13) to allow the vehicle to evade the opponent's views.

 

As a reminder, 51 VPS have been ordered by the DGA and delivered to the SOC troops in 2008.

 

New Version of the ALTV Torpedo ACMAT

 

On the occasion of the SOFINS show, Renault Trucks Defense presents a version of the ALTV Torpedo ACMAT. It will be exhibited during the dynamic show.

 

This new version receives a higher ground clearance (from 0.3 to 0.35m) and a wider approach angle (from 25° to 40°) in order to improve the land mobility.

 

In parallel to these new performances, the ALTV keeps its essential characteristics that made its international success in 2012. More than 60 ALTV (Torpedo models) were indeed sold last year. The ALTV is, thanks to its robustness and its large payload (1.4t), adapted to the needs of the Special Forces.

 

With a 190hp, the vehicle can reach speeds of 170km/h while its 1,600 km autonomy allows it to operate in isolated areas without logistic support. It can carry 3 ( 4 in option) men.

 

The ALTV is capable of operating on slopes up to 80%, side-slopes up to 100% and cross a ford of 0.5m. Finally, it is also able to support mine and ballistic protection kits, and is fitted for a manned operated machinegun on the roof (7.62/12.7/LG40mm/M134).

 

“Battlenet Inside” at the Heart of Renault Trucks Defense Vehicles

 

To meet the requirements of armed forces for modularity, growth potential and cost control, Renault Trucks Defense launched at Eurosatory 2012 an innovative vetronic solution called “Battlenet Inside”. All systems are now presented embedded on the Sherpa Scout at Sofins 2013.

 

The range of operations that modern military vehicles have to conduct is giving rise to increasing complexity: a wide variety of missions, multiple threats, interoperability with other armed forces, tactical situations that are often highly complex, and so on. Renault Trucks Defense intends to meet these new operational requirements by optimising the integration of more and more items of equipment into its combat vehicles, Sherpa Scout included. It is ideally suited for tactical missions such as scouting, patrol, convoy escort, command and liaison and is able to transport up to 4 or 5 soldiers. Connected on the vetronic network Battlefield, the Scout becomes a complete mission system whose operational effectiveness can be optimized and adapted for each type of operation.

 

The different elements on this Sherpa Scout are:

-- a light turret WASP that is remotely-controlled from inside the vehicle. It can be fitted with a MAG 58 7,62mm machine gun coupled to a day/infrared sight and observation scope for day or night observation (Panhard and Sagem Defense Systems Sécurité),

-- a portable, light and easy to use UAV called “SPYARROW” (Thales),

-- a reverse camera (Motec),

-- a long-distance secured VH/VHF communication system “HF3000” (Thales),

-- a night vision goggle with video display, ultra-compact and lightweight goggle (Thales),

-- a distant vehicle management called “e-soutien” to maximize materials support in operational condition (RTD).

 

All systems presented on this Sherpa Scout are connected on our vetronic network Battlenet Inside:

-- Video streams shared on vehicle displays

-- Head-up display of Commander’s monitor on Minie D Night Vision Goggles

-- Vehicle integrated ergonomic HMI for systems

-- Ability to receive drones video

-- Distant vehicle management with “e-soutien” application

 

Battlenet Inside is an innovative electronic architecture designed by Renault Trucks Defense. It is based on open, standardized and proven COTS solutions coming from IP technologies.

 

As an integrator, Renault Trucks Defence guarantees interfacing with mission kits, the interoperability of these kits, their ergonomics, and the new collaborative functionalities, while respecting the know-how of the suppliers concerned.

 

Renault Trucks Defense has decided to propose an open architecture capable of ensuring the interoperability of these items of equipment. At the same time, as this equipment is constantly changing, there is a need to be able to upgrade the complete system, without modifying its basic architecture, by selecting long-standing, open standards. Renault Trucks Defence ensures the modularity and growth potential of the systems integrated on its vehicles while significantly reducing life cycle costs.

 

Networking the mobility platform with these items of equipment allows new collaborative functions to be provided while enhancing the overall effectiveness of the mission system in operations, training and maintenance.

 

This “Battlenet Inside” is based on an Ethernet network and on all existing protocols for carrying images, video or voice. Video streams shared on vehicle displays, drones video reception as well as the “e-soutien” application, make the vehicle a mechanical, electrical, electronic and MMI host structure onto which mission kits can be integrated as modules:

-- Drone Spy Arrow

-- Remote Control Weapon Station WASP

-- Night Vision Goggle with Video Display

-- Reverse camera

-- E-Soutien

-- HF/VHF Communications

 

 

Renault Trucks Defense, a reference manufacturer for the terrestrial armed forces, designs and develops a full range of armoured vehicles, with the SHERPA. Legacy supplier to the French Army, with more than 4,000 VAB armoured personnel carriers in service, Renault Trucks Defense can claim more than 65 customer countries across the world. Armoured vehicles represent more than 60% of its activity, but it also has a truck offering geared to a very full range of military uses. Renault Trucks Defense participates in programmes with Nexter, such as the CAESAR artillery system and the VBCI infantry fighting armoured vehicle. It holds several brand names across the world, including ACMAT and Panhard.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 13:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/les-terriens-chez-les-marins/2261463-1-fre-FR/les-terriens-chez-les-marins.jpg

Les marins du BPC découvrent les équipements des terriens

Crédits : SM S. Chenal/SIRPA Terre

 

09/04/2013 Armée de Terre

 

Le groupement tactique de l’armée de terre (GTE), embarqué pendant un mois et demi au sein du groupe amphibie conduit par le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre, a présenté son matériel à l’équipage du bateau.

 

Répartis dans toute la surface du hangar hélicoptère, plusieurs ateliers ont permis aux marins de découvrir les équipements dont dispose les légionnaires. Parmi ces équipements : le VAB Ultima (véhicule de l’avant blindé revalorisé avec une tourelle télé opérée 12.7 mm), les missiles anti-char ERYX et MILAN, les fusils 12.7 des tireurs d’élite camouflés ou encore le char AMX 10 roue/canon.

 

Les marins ont pu essayer la tenue de déminage des sapeurs du génie et ainsi, comprendre les contraintes et la fonction de cet équipement sur le terrain. Le système Félin, fantassin équipé de liaisons intégrées était emporté pour un de ses premiers voyages sur un bâtiment de combat. Composé d’un  système ostéophonique[ (appareil d’écoute), lunettes et caméras thermiques, système de vision déporte et gilet pare-balles avec équipements intégrés, le système a retenu l’attention des marins.

 

Le renforcement des liens interarmées, entre les unités de l’armée de Terre de la mission Jeanne d’Arc 2013 et les marins du BPC Tonnerre, était au cœur de cette rencontre. Ces échanges ont permis à l’état-major du bâtiment d’appréhender les savoir-faire tactiques des légionnaires.

 

Le GTE se compose de la 2ème compagnie du 2èmerégiment étranger d’infanterie (2e RIE) de Nîmes, d’un peloton du 1errégiment étranger de cavalerie (51er REC) d’Orange, d’une section du 1er régiment étranger de génie (1er REG) de Laudun l’Ardoise et d’un élément observateur du 3ème régiment d’artillerie de marine, soit en tout 200 militaires et leurs cinquante-trois véhicules.

 

De la mer Méditerranée à l’Océan Indien et jusqu’en mer de Chine, la mission Jeanne d’Arc 2013 consiste en un déploiement multidimensionnel de près de cinq mois.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 13:29

Indus def FR

 

09.04.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

L'Etat détient 100% de Nexter, 64% du constructeur naval DCNS, 27% des équipementiers Thales et de Safran, ainsi que 12% dans le groupe européen EADS, la maison-mère d'Airbus. C'est ce que rappelle la Cour des comptes dans le rapport rendu public ce matin sur "les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense".

 

Dans son introduction, Didier Migaud a précisé que:

"notre pays est engagé sur une trajectoire de retour à l’équilibre de ses comptes, et que l’effort doit désormais passer par des économies sur la dépense. Le secteur de la défense a déjà consenti un effort important au cours des dernières années, avec une diminution de 54 000 postes, ce qui représente 17 % des effectifs, soit davantage que la plupart des autres acteurs de la dépense publique. Mais il ne peut être exempté de l’effort encore à venir. La Cour a d'ailleurs mis en évidence, dans son rapport du juillet 2012 sur le bilan à mi-parcours de la loi de programmation militaire, des pistes d’économie de l’ordre d’1 Md€ qui ne portent pas atteinte aux capacités des forces, en se concentrant notamment sur les dépenses d’encadrement supérieur, de communication et de formation, ainsi que d’achats et d’infrastructures. Néanmoins, ces pistes ne suffiront vraisemblablement pas à empêcher que le nécessaire effort sur la dépense puisse avoir un impact négatif sur le volume de commandes de matériel militaire et le lancement de nouveaux programmes d’armement, dans des proportions qu’il n’appartient pas à la Cour de recommander. Mais il convient que l’État, dans son rôle d’actionnaire de l’industrie de défense, prépare et accompagne celle-ci compte tenu de ce nouveau contexte." (c'est P. Chapleau qui souligne).

 

Pour Didier Migaud, l’État fait preuve de faiblesses dans le domaine des entreprises de défense:

- la première est que l'État s'est parfois placé en risque de perdre le contrôle de certaines activités industrielles,

- la deuxième forme de faiblesse est que l’État a accepté de diluer son pouvoir d’actionnaire sans obtenir de ses partenaires de réelles contreparties,

- une troisième forme de faiblesse est que l’État a éprouvé des difficultés à s’exprimer d’une seule voix à travers ses représentants dans les conseils d’administration. Il s’agit pour lui d’être en mesure d’arbitrer entre ses intérêts stratégiques, ses besoins de client, – intérêts traditionnellement défendus par la direction générale de l’armement, la DGA –, et ses exigences d’actionnaire, défendues par l’Agence des participations de l’État au ministère de l’économie et des finances,

- enfin, la dernière forme de faiblesse est que l'État n'a souvent pas été en mesure de faire appliquer ses décisions, même dans les entreprises sous son contrôle, lorsqu'il a tenté d’impulser des réorganisations allant dans le sens des intérêts stratégiques et industriels du pays.

 

Pour lire le discours de Didier Migaud et accéder à l'intégralité du rapport, cliquer ici.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 12:55

PSDC 01

 

9 avril 2013 comptes-publics.fr

 

Mardi 9 avril 2013, la commission des affaires européennes de l’Assemblée nationale organise une réunion, ouverte à la presse, pour l’examen du rapport d’information de Joaquim Pueyo, député socialiste de l’Orne, et Yves Fromion, député UMP du Cher, sur la politique européenne de défense (17h).

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 11:55

Indus def FR

 

09/04/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Dans un rapport « Les faiblesses de l'Etat actionnaire d'entreprises industrielles de défense » publié ce mardi, la Cour des comptes lance un tir nourri sur les errements de l'Etat actionnaire dans sa gestion des groupes d'armement. Un document qui arrive à la veille de l'arbitrage que François Hollande doit rendre sur les nouvelles orientations stratégiques et financières de la France en matière de défense à travers la rédaction d'un nouveau livre blanc.

 

Bien sûr, on subodorait des failles dans la gestion par l'Etat actionnaire des groupes de défense... Mais pas à ce point. La Cour des comptes, qui scrute les industries de défense année après année, livre des conclusions édifiantes dans un rapport « Les faiblesses de l'Etat actionnaire d'entreprises industrielles de défense », publié ce mardi. Un Etat qui gère aujourd'hui un ensemble de participations directes (DCNS, SNPE, Nexter, Thales, Safran,EADS) et indirectes (Dassault Aviation et MBDA), qui s'élevaient au total à 12,25 milliards d'euros au 22 octobre 2012.

 

D'une façon générale, la Cour déplore que « l'organisation de la réflexion de l'actionnaire au sein de l'administration n'est pas suffisamment coordonnée » entre l'Agence des participations de l'Etat (APE) au ministère de l'Economie et la direction générale de l'armement (DGA) au ministère de la Défense. « Une meilleure coordination serait souhaitable », estiment les sages de la rue Cambon. Et ces derniers préconisent « un dispositif formel réunissant, sous l'autorité du Premier ministre, à intervalles réguliers, l'APE et la DGA pour assurer le pilotage conjoint actuellement inexistant des participations de l'Etat au capital des groupes industriels de défense ». Ce qui aurait (peut-être) permis à l'Etat d'éviter de graves erreurs dans la gestion de certains de ces groupes.

 

1/ L'Etat perd le contrôle de Safran... sur un oubli de l'APE


A l'issue de la fusion de l'équipementier aéronautique Snecma et du groupe de défense Sagem en 2005, l'Etat a conservé 30,2 % du capital du nouveau groupe Safran avant la cession très récente de 3,12 %. Une participation qui avait été fixée « en prenant en compte le fait que, escomptant obtenir des droits de vote double deux ans plus tard, avec près de 40 % des droits de vote à l'assemblée générale ». Sauf que l'APE a omis en février 2007, de déclarer à l'Autorité des marchés financiers (AMF) ce franchissement de seuil. « L'APE s'est tardivement aperçue qu'elle ne pourrait exercer ses droits », écrit la Cour des comptes. Du coup, l'APE dispose de « seulement 29,5 % des voix à l'assemblée générale ». Et la Cour rappelle que l'Etat, qui a tenté en vain d'imposer à Safran et Thales un vaste échange d'actifs, « ne dispose que de pouvoirs limités dans Safran ».

 

2/ Quand l'Etat vote différemment au conseil de Nexter...


Après avoir remis en ordre de marche Nexter de 2003 à 2005, l'Etat s'est quelque peu ridiculisé en février 2012, comme le rappelle la Cour des comptes, dans le cadre d'une proposition de prise de participation de 24,03 % dans le capital de MNR Group, holding du groupe Manurhin, par Nexter. Sur les six administrateurs représentants l'Etat, trois ont voté pour, deux se sont abstenus et un a voté contre. « Les abstentions et l'opposition provenaient des trois représentants de l'APE », précisent les sages de la Cour des comptes. Et de rappeler que « le dispositif de concertation interministérielle prévu par le décret n°2011-130 du 31 janvier 2011 n'a, en l'occurrence, pas fonctionné ».

 

3/ Dassault échappe par miracle au contrôle de l'Etat


La Cour rappelle qu'en 1981 Dassault Aviation a été « très temporairement nationalisé ». En 1981, l'Etat a pris théoriquement le contrôle de la société en montant sa participation à 45,76 % du capital, « ce qui, compte tenu des droits de vote double, lui assurait en principe une majorité des voix de 54,72 % », écrit la Cour. Or, « des conventions orales adoptées au moment de la signature d'un protocole du 8 octobre 1981, ont organisé une autolimitation du pouvoir du secteur public, précise-t-elle. Rapidement, l'Etat est passé, sans contrepartie visible, en-dessous de cette barre des 50 % en voix ». Dès lors, les tentatives de l'Etat d'imposer des opérations à l'actionnaire Dassault ont échoué, notamment une tentative de fusion en 1996 entre Aérospatiale et Dassault Aviation. En outre, en 1998, l'Etat a organisé un transfert de sa participation dans Dassault Aviation au profit d'abord d'Aérospatiale, puis d'EADS... un groupe dont il est actionnaire à seulement 15 %.

 

4/ L'Etat perd le contrôle de Thales contre l'avis des services de l'Etat


En 2008, l'Etat décide de partager « du contrôle actionnarial » de Thales avec Dassault Aviation, qui a l'autorisation de racheter la participation de 20,9 % d'Alcatel dans le groupe d'électronique. Pourtant, à l'été 2008, l'APE et la DGA étaient très réservées sur ce scénario, écrit la Cour comme d'ailleurssur  l'entrée d'EADS dans le capital de Thales. L'APE privilégiait plutôt, à l'image du management de Thales, une cession des titres détenus par Alcatel sur le marché. Mais les pouvoirs publics (Nicolas Sarkozy, en l'occurrence) ont « finalement retenu, sans suivre la recommandation des services compétents, la solution de cession des parts d'Alcatel à Dassault », regrettent les sages de la rue Cambon. D'autant qu'a posteriori alors qu'Alcatel avait « adopté un profil de partenaire dormant, Dassault Aviation estime que l'Etat doit composer avec les autres actionnaires et ne peut plus décider de tout, et ce tout seul ». Enfin en 2012, Dassault Aviation a augmenté ses droits de vote pour atteindre 29,68 % (contre 20,39 % auparavant) tandis que l'Etat a vu ses droits de vote dilué, passant de 41,67 % à 36,86 %. « L'équilibre du contrôle actionnarial a donc progressivement évolué au détriment de l'Etat », note la Cour.

 

5/ La création d'EADS peu favorable aux intérêts de l'Etat


« Les conditions initiales de l'apport d'Aerospatiale à Matra Hautes Technologies (MHT), appartenant au groupe Lagardère, puis la fusion de l'ensemble avec l'allemand Dasa et l'espagnol Casa, pour créer EADS étaient en elles-mêmes peu favorables à la préservation des intérêts patrimoniaux de l'Etat », estime la Cour des comptes. Ainsi, précise-t-elle, Aérospatiale n'a valu que deux foix MHT, et quelques mois plus tard, Aérospatiale-MHT n'a valu qu'une fois Dasa. Selon la Cour, « ces parités ne reflétaient certainement pas la valeur des apports industriels respectifs, au détriment d'Aérospatiale ». La Cour rappelle toutefois que le groupe public souffrait de la faiblesse de ses fonds propres à comparer avec la trésorerie importante de Dasa à l'époque. Mais aujourd'hui, EADS vit principalement sur les programmes développés par Aérospatiale.

 

Pourquoi pas un dispositif de protection des intérêts nationaux inspiré d'Exon-Florio


En conséquence, la Cour, outre la mise en place d'un dispositif réunissant l'APE et la DGA pour mieux piloter les participations de l'Etat dans ce secteur, préconise de définir une doctrine en matière d'amélioration de la protection et du suivi des intérêts stratégiques de l'Etat. Notamment en matière de restructurations horizontales franco-françaises puis européennes ou mondiales, dans lesquelles « il convient de veiller à la fois à la préservation des intérêts patrimoniaux (parités) et stratégiques (localisation des activités) » ; ou de restructurations verticales pour lesquelles « les mêmes intérêts doivent être préservés mais qui peuvent en outre comporter certaines limites commerciales, comme le montre le rapprochement entre Thales et DCNS.

 

Par ailleurs, la Cour souhaite proposer une « stratégie long terme sur les partenariats avec le groupe Dassault Aviation. Cela concerne immédiatement Thales et DCNS mais pourrait avoir des prolongements concernant Nexter, SNPE voire Safran ». Elle préconise également d'éviter « sauf exceptions fortement motivées, des dispositions ayant pour effet de limiter les droits d'actionnaire de l'Etat à un niveau inférieur à celui qui résulte de sa participation au capital (comme dans le cas d'EADS et dans une moindre mesure, de Thales) ». Enfin, elle suggère que la France s'inspire du dispositif américain de protection des industries liées à la sécurité nationale tiré de l'amendement Exon-Florio.

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 11:55

Rafale radar RBE2 photo Dassault Oct 2012

La cession "sans contrepartie visible" d'une partie des parts de l'Etat dans Dassault Aviation,

qui produit notamment le Rafale, est critiquée par la Cour des comptes.

 

09.04.2013 Par Dominique Gallois - LE MONDE

 

Le constat de la Cour des comptes est sévère pour les pouvoirs publics. Depuis des années, bien qu'étant le premier actionnaire des entreprises nationales de défense – seul ou de concert avec des partenaires industriels –, l'Etat n'a pas su imposer ses décisions. Il a agi au coup par coup, sans véritable stratégie industrielle, acceptant même des décisions contraires à ses intérêts... Il doit donc se ressaisir.

 

Tel est l'esprit du rapport intitulé "Les faiblesses de l'Etat actionnaire d'entreprises industrielles de défense", présenté opportunément, mardi 9 avril, à la veille du conseil de défense au cours duquel François Hollande devrait arrêter le budget des armées et les grandes lignes stratégiques pour la période 2014-2019.

 

Alors qu'élus et industriels sont mobilisés pour dénoncer les risques des coupes à venir, les "sages" de la Rue Cambon ont choisi un autre terrain, celui de la gouvernance. S'appuyant sur les contrôles réguliers dans les groupes de défense depuis une vingtaine d'années, ils dressent pour la première fois un bilan des manquements de l'Etat.

 

Quatre grandes faiblesses sont ainsi soulignées : avoir accepté de diluer sa participation sans contreparties, avoir pris le risque de perdre le contrôle d'entreprises stratégiques, être incapable d'arbitrer entre des intérêts contradictoires au sein de l'Etat et être incapable de faire appliquer ses décisions.

 

INTRUSION DU POLITIQUE

 

Concernant la dilution, la Cour cite Dassault Aviation. L'Etat, qui avait pris le contrôle de la société en 1981, dans le cadre des nationalisations, est repassé rapidement au-dessous des 50 % des droits de vote, "sans contrepartie visible".

 

Depuis, cette part de 46,5 %, que l'Etat détenait directement dans l'avionneur, a été logée chez EADS, dont il ne détient plus que 12 %. Là encore, rien en échange.

 

Fait nouveau et apprécié, la nouvelle gouvernance d'EADS, entrée en vigueur en mars, donne à l'Etat un droit de préemption en cas de cession de la part du groupe franco-allemand dans Dassault. Revenant sur la fusion, en 1998, entre le groupe public Aérospatiale et Matra, de Jean-Luc Lagardère, qui a débouché ensuite sur la création d'EADS, la Cour des comptes reconnaît qu'à l'époque les conditions de valorisation des apports ont été défavorables à l'Etat et ont profité au groupe Lagardère.

 

"Aérospatiale a été apportée à Lagardère puis à EADS, pour n'obtenir en fin de compte qu'une participation de 15 %, cela sans même que l'Etat obtienne d'être directement représenté au conseil d'administration", note le rapport.

 

Le politique peut aussi l'emporter sur l'analyse des services de l'Etat, comme ce fut le cas, en 2009, lors du choix par Nicolas Sarkozy de Dassault Aviation pour remplacer Alcatel comme actionnaire industriel du groupe d'électronique Thales, au côté de l'Etat.

 

AMÉLIORER LE SUIVI DES INTÉRÊTS STRATÉGIQUES

 

La direction générale de l'armement (APE) et l'Agence des participations de l'Etat (APE) avaient étudié trois scénarios, dont celui-là, mais ne l'avaient pas recommandé. "Leur conclusion était très réservée", note le rapport. Fait aggravant, cet accord s'est traduit " par une sensible limitation de son rôle d'actionnaire de référence, alors que l'Etat est le premier actionnaire du groupe".

 

La Cour des comptes formule plusieurs recommandations, comme définir une doctrine pour améliorer la protection et le suivi des intérêts stratégiques de l'Etat. Pour éviter des prises de position contradictoires entre l'APE et la DGA, elle propose de créer un dispositif les réunissant régulièrement sous l'autorité du premier ministre.

 

L'institution regrette, au passage, que la France et l'Europe ne puissent adopter un dispositif similaire à celui en vigueur aux Etats-Unis (amendement Exon-Florio) pour protéger leur industrie de défense. Selon le rapport, "la force exceptionnelle vient de ce que le président des Etats-Unis peut librement décider de ce qu'il juge stratégique".

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:55

sofins2013.jpg

 

09.04.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Un salon professionnel pas tout à fait comme les autres se déroule d'aujourd'hui au jeudi 11 avril au camp de Souge, à Martignas-sur-Jalle en Gironde, le terrain d'entraînement et la base du 13e RDP (dragons parachutistes), une unité d'élite des forces spéciales, plus spécialisée dans le renseignement humain.

 

SOFINS (Special operations forces Innovation network seminary) se déroule sur un rythme biannuel depuis 2011 à l'initiative du COS, le Commandement des opérations spéciales.

 

Cent quatorze entreprises, pour la plupart des PME, françaises et étrangères, sont réunies ainsi que des représentants d'une trentaine d'unités commandos du monde entier. Dans ce milieu, naturellement très spécial, le lien entre les entreprises et les forces se doit d'être très proche. C'est une nécessité pour répondre aux attentes spécifiques des acteurs, concevoir et imaginer des équipements adaptés. Un principe de base : un matériel précis, fiable et léger.

 

SOFINS se tient dans le cadre du pacte Défense-PME et le gouvernement français imagine " un partenariat d'avenir ". Ces entreprises très pointues et nécessairement innovantes travaillent en lien avec des universités et des centres de recherche mais aussi les cellules études et développement des régiments dédiés aux forces spéciales en France : le 1er RPIMA, le 13e RDP, les hélicoptères du 4e RHFS, le CPA10 de l'armée de l'air mais aussi l'escadron Poitou de transport, enfin, ALFUSCO et ses commandos marine.

 

Parmi elles, EDEN (European defense economic network) constitue le premier groupe de PME français de défense et de sécurité. Il regroupe 90 entreprises pour 5 500 emplois, réalise un chiffre d'affaires de 650 M€, dont la moitié à l'exportation. Trente-six de ces sociétés sont présentes à Souge pour se placer sur le terrain de l'innovation et de la technologie. Il n'y a pas mieux que des rencontres directes pour répondre aux attentes. C'est vrai en économie en général et dans le petit monde des forces spéciales en particulier.

 

Deux autres manifestations de ce type se déroulent dans le monde : le SOFIC (Special Operations Forces Industry Conference) du 12 au 16 mai 2013 à Tampa en Floride (Etats-Unis) et le SOFEX (Special Operations Forces Exhibition) en mai 2014 à Amman en Jordanie.

 


Note RP Defense

 

Site web SOFINS (Special operations forces Innovation network seminary)

 

Site web EDEN

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 07:55

cyber warfare

 

08/04/2013 - par Jean Pierre Blettner - reseaux-telecoms.net

 

Le ministère de la Défense met en place un contrôle de ses périphériques amovibles et un chiffrement des postes de travail en réseau. La solution mise en oeuvre a été sélectionnée par la DIRISI (Direction Interarmées des Réseaux d'Infrastructure et des Systèmes d'Information du ministère de la Défense).

 

La solution sert à appliquer les directives de la politique de sécurité ministérielle ayant trait à la gestion des périphériques amovibles et au chiffrement de surface, en particulier en mobilité. La gestion des périphériques amovibles doit permettre de garantir l'intégrité des données revenant dans l'infrastructure interne. Tout périphérique transportant des données extérieures à l'Intranet sensible de défense est redirigé vers une station de décontamination.

 

Quant au chiffrement de surface, il s'agit de chiffrer entièrement les disques durs du ministère sur le périmètre de l'Intranet sensible de défense. Cette fonction doit permettre à la fois de protéger le système des attaques physiques (boot externe) et d'éviter la fuite de données en cas de vol ou perte d'ordinateurs portables.

 

Enfin, la dernière fonction est un HIPS (Host Intrusion Protection system), un système de protection contre les intrusions qui fonctionne sur chaque poste. La DIRISI a choisi une fonction pro-active, sans signature. L'objectif est de pouvoir protéger le système d'exploitation contre les attaques avancées et inconnues.

 

Fonctionnant sans base de signatures, l'outil retenu combine des analyses comportementales et des techniques de blocage des exploitations de vulnérabilités sur Acrobat Reader, Internet Explorer, Java, etc., Différentes politiques de sécurité sont appliquées en fonction des responsabilités et des affectations des personnes authentifiées.

 

La solution retenue «apporte une réponse très satisfaisante aux attentes du ministère : un niveau de sécurité élevé, l'un des plus élevé du marché, et une haute scalabilité », estime le Colonel Jean-Philippe Bertogli, sous-directeur sécurité des systèmes d'information de la DIRISI. C'est le produit  StormShield du Français Arkoon qui a été retenu. Il s'installe sous la forme d'un agent unique sur le poste de travail.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 21:39

http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/526989_358837770894485_1616637007_n.jpg

 

08.04.2013 maliactu.net

 

Les responsables maliens sont « tétanisés » par la perspective du retrait des forces françaises, qui devrait débuter fin avril, a déclaré lundi Arnaud Danjean, le président français de la sous-commission Défense du Parlement Européen, au retour d’une mission à Bamako.

 

« L’annonce du retrait français est vécue très difficilement au Mali. Elle provoque beaucoup de craintes chez les partenaires africains et chez les Maliens, qui semblent tétanisés par cette perspective », a souligné M. Danjean devant la presse à Bruxelles.

 

L’eurodéputé UMP a indiqué comprendre « le message sur le retrait » du président François Hollande, qui a annoncé que les opérations de rapatriement des 4.000 soldats débuteraient fin avril. Mais, a-t-il ajouté, « l’articulation entre les calendriers militaire et politique va être problématique », car « il y a de sérieux doutes sur la faisabilité » d’organiser les élections en juillet, comme s’y sont engagés les autorités maliennes.

 

A l’issue d’une mission d’une semaine, M. Danjean s’est déclaré « très frappé par l’état de déliquescence de l’Etat malien », dont les responsables « ne semblent pas prendre la mesure de leur tache ».

 

De plus, ces élites restent « tétanisées » face au capitaine Amadou Haya Sanogo, qui avait renversé en mars 2012 le président Amadou Toumani Touré. « Son degré de nuisance reste considérable » malgré la volonté de tous de « le marginaliser », souligne l’eurodéputé, en prévenant que Sanogo pourrait « être tenté de capitaliser sur le retrait français ».

 

M. Danjean a par ailleurs été impressionné par « le travail absolument remarquable des forces françaises » engagées au Mali, qui ont réussi à « casser la colonne vertébrale d’Aqmi », l’un des mouvements jihadistes actifs dans le nord Mali. « La menace n’est cependant pas éteinte », selon lui.

 

Il a également estimé que la mission de formation l’armée malienne lancée début avril par l’Union européenne « a rapidement trouvé ses marques » mais qu’elle devra probablement être prolongée au delà de son mandat initial, fixé à la mi-2014.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:55

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/public/chp/.20130304_NP_CHP_Equipage_PL_AV-10_m.jpg

 

08.04.2013 Par FDA Chevalier Paul

 

La frégate de défense aérienne Chevalier Paul est de retour à Toulon ce vendredi 29 mars après quatre mois de déploiement en Océan Indien. Lors de son premier séjour dans cette zone depuis son admission au service actif en juin 2011, le Chevalier Paul, parti loin, longtemps et en équipage, a mené à bien la triple mission qui lui avait été assignée à son départ de Toulon le 4 décembre dernier.

 

Engagé d’abord dans l’opération Enduring Freedom, il a contribué au sein de la Task Force 150 à sécuriser le nord de l’Océan Indien, une vaste zone qui va de Bab-el-Mandeb à Ormuz, de façon à faire obstacle au transit de terroristes entre l’Afghanistan ou le Pakistan d’une part et la péninsule arabique ou la corne d’Afrique d’autre part, à lutter contre les trafics illicites (armes et drogues notamment) et à réprimer la piraterie qui persiste malgré la diminution des attaques.

 

Intégré ensuite dans un groupe aéronaval américain, le Carrier strike Group 3 (CSG3) constitué autour du porte-avions USS John C. Stennis, le Chevalier Paul a tenu son rôle d’escorteur, assurant la protection aérienne du CSG3, comme il le fait de manière habituelle aux cotés du Charles de Gaulle. Mais cette fois-ci, il l’a fait dans un cadre rendu beaucoup plus complexe par la taille de la zone de responsabilité qui lui était confiée, la densité de l’activité aérienne, et la sensibilité des liaisons de données à établir avec les bâtiments et les aéronefs américains.

 

Invité enfin à l’exercice Gulf Falcon 2013, il a participé de façon significative au renforcement de l’interopérabilité avec les forces du Qatar, dans la cadre de l’accord de défense qui lie la France à ce pays.

 

Tout au long de ce déploiement le Chevalier Paul n’a guère laissé de répit à ses marins, très sollicités par l’intensité de l’activité. Mais ensemble pendant quatre mois, ils se sont soutenus les uns les autres. Chacun a eu à cœur de donner le meilleur de lui-même dans l’intérêt de tous. Et c’est ensemble, grâce à ce solide esprit d’équipage, qu’ils ont rempli les missions qui leur étaient confiées. Fidèles à la devise du Chevalier Paul « oser et vaincre », ils ont acceptés tous les défis et les ont tous relevés.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 16:55

 

08/04/2013 Marine Nationale

 

L’entrée au bassin d’un sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) est une opération longue et délicate. Grâce aux moyens portuaires de la base navale, le SNA est guidé, mètre après mètre, vers la position précise où il doit être mis au sec.

 

Ce time laps, rendu possible grâce à l’implication de l’équipage du SNA et de son commandant, a été réalisé avec 3 caméras, dont les images ont été accélérées à 3000 %. La durée réelle de l’opération, en temps réel, dépasse habituellement les 6 heures.

 

Redoutables chasseurs, les SNA sont indispensables à la sûreté et au soutien de la force océanique stratégique comme à la protection d’une force aéronavale à la mer. Ils concourent aussi à une «dissuasion conventionnelle». Ils peuvent rallier rapidement un théâtre d’opérations, y rester longtemps et en toute discrétion pour recueillir du renseignement ou mettre en œuvre des forces spéciales mais aussi si nécessaire plus ostensiblement, afin de procéder au blocus d’une zone et s’il le faut mettre en œuvre leurs armes  torpilles, missiles antinavires et mines.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:59
Mali: vaste opération militaire française pour traquer les islamistes au nord de Gao

08 avril 2013 13h20 Romandie.com (AFP)

 

GAO (Mali) - Une vaste opération de l'armée française pour traquer les islamistes, entamée à l'aube dimanche au Mali, était en cours lundi et devrait se poursuivre plusieurs jours dans une vallée au nord de la ville de Gao, selon un journaliste de l'AFP qui l'accompagne.

 

Cette opération baptisée Gustav, l'une des plus importantes en termes d'effectifs engagés depuis le début du conflit au Mali en janvier, mobilise un millier d'hommes, plusieurs dizaines de blindés, des hélicoptères, de l'artillerie, des drones et de l'aviation, a précisé à la presse le général Bernard Barrera, commandant de la composante terrestre de la force Serval.

 

Gao, plus grande ville du nord du Mali, située à 1.200 kilomètres de Bamako, était un fief du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du pays l'an dernier avec Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), jusqu'à ce que l'opération militaire franco-africaine lancée le 11 janvier les en déloge en grande partie.

 

La ville a cependant subi en février des attentats-suicides - les premiers de l'histoire du Mali - et a été le théâtre de violents accrochages entre les forces franco-maliennes et les jihadistes, dont le dernier en date il y a deux semaines a fait sept morts.

 

Lors de la première journée de l'opération Gustav le long d'un oued (rivière) asséché, aucun combattant jihadiste n'a été découvert et aucun coup de feu tiré, mais les hommes du Génie ont trouvé et neutralisé environ 340 obus et roquettes de gros calibre, sommairement cachés sous des acacias, dans des ravins creusés par l'érosion.

 

Nous avons encerclé cette vallée au nord de Gao, dont nous pensons qu'elle sert de base logistique aux groupes jihadistes, et nous avons commencé à la fouiller méthodiquement, a précisé le général, basé à Gao mais qui est venu auprès de ses troupes en hélicoptère dimanche en fin d'après-midi.

 

Tous les accès à la vallée ont été bouclés et ses crêtes contrôlées à 06H00 (locales et GMT) dimanche. A 08H00 les hommes de la 3e brigade mécanisée, commandés sur le terrain par le colonel Bruno Bert, ont entrepris la fouille d'un bois touffu, où les renseignements militaires estimaient que pouvait être cachée une base jihadiste.

 

L'opération, dans cette vallée de vingt kilomètres de long sur deux de large, va se poursuivre au cours des prochains jours. Elle va être passée au peigne fin, en collaboration avec des soldats et des gendarmes maliens qui vont pénétrer en premier dans les campements de nomades ou des maisons de terre des habitants.

 

C'est le quatrième oued que nous fouillons dans la région de Gao, il y aura sans doute d'autres opérations de ce genre, mais peut-être pas de la même ampleur, a précisé le général Barrera.

 

Quelque 4.000 soldats français sont actuellement engagés au Mali pour lutter contre les groupes islamistes armés. Mais à compter de fin avril, ils vont entamer leur retrait jusqu'à la fin de l'année. Il n'y en aura alors plus qu'un millier, selon Paris.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:55

Indus def FR

 

8 Avril 2013 Jean-Dominique Merchet

 

La vente des participations de l'Etat dans les entreprises de la défense pourrait rapporter jusqu'à un milliard par an.

 

Pour boucler les derniers budgets de la défense, l'Etat avait été contraint de vendre des fréquences hertziennes et des biens immobiliers. Pour la prochaine loi de programmation militaire (2014-2019), il va falloir racler les fonds de tiroir et l'idée dominante aujourd'hui est de puiser dans les dernières participations de l'Etat au capital des entreprises du secteur. Si cette option est retenue, la gauche achèvera donc la privatisation de plusieurs grandes sociétés françaises.

 

Quelles pourraient-elles être ?  L'agence de participation de l'Etat, qui dépend du ministère des finances, détient un portefeuille d'actions d'une valeur de 59 milliards d'euros dans 12 sociétés cotées. Seule quatre d'entre elles relèvent, partiellement, des activités défense : Safran, Thalès, EADS et Areva.  Safran (où l'Etat vient déjà de réduire sa part de 3,6%) pèse 4,468 milliards ; Thalès, 1,793 milliards, Areva, 677 millions et EADS 5,023 milliards. Toutefois, les récents - et complexes- accords sur le capital d'EADS ne permettrait d'en céder que 3% - ce qui représente la somme de 1,016 milliard. Soit un total de 7,954 milliards aux cours du 26 mars.

 

On peut également imaginer de céder tout ou partie du capital d'entreprises détenues par l'Etat comme DCNS ou Nexter. Mais sans recourir à cette hypothèse, c'est donc un peu de moins de 8 milliards d'euros qui pourraient être disponibles pour boucler les fins de mois - soit environ 1 milliard par an durant toute la durée de la prochaine loi de programmation. Au maximum et sachant qu'ensuite, il n'y aura plus rien à vendre...

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:55
Mali: large opération française pour traquer les islamistes

08/04/2013 Par LEXPRESS.fr (AFP)

 

L'opération, baptisée Gustav, a été entamée dimanche à l'aube et se poursuit ce lundi au nord de la ville de Gao.

 

La traque se poursuit, et les troupes françaises ne relâchent pas leur effort. Une vaste opération de l'armée française pour dénicher les islamistes, entamée dimanche à l'aube au Mali, est en cours ce lundi. Elle devrait se poursuivre plusieurs jours dans un oued asséché au nord de la ville de Gao, selon un journaliste de l'AFP qui l'accompagne. 

 

Cette opération baptisée "Gustav", l'une des plus importantes en termes d'effectifs engagés depuis le début du conflit au Mali en janvier, mobilise un millier d'hommes, plusieurs dizaines de blindés, des hélicoptères, de l'artillerie, des drones et de l'aviation, a précisé à la presse le général Bernard Barrera, commandant de la composante terrestre de la force Serval. 

Gao, théâtre de violents affrontements

Gao, plus grande ville du nord du Mali, située à 1 200 kilomètres de Bamako, était un fief du Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), l'un des groupes islamistes armés qui ont occupé le nord du pays l'an dernier avec Al-Qaïda au Maghreb islamique jusqu'à ce que l'opération militaire franco-africaine les en déloge en grande partie. La ville a cependant subi en février des attentats-suicides - les premiers de l'histoire du Mali - et a été le théâtre de violents accrochages entre les forces franco-maliennes et les jihadistes, dont le dernier en date il y a deux semaines a fait sept morts. 

 

Quelque 4 000 soldats français sont actuellement engagés au Mali pour lutter contre les groupes islamistes armés. Mais à compter de fin avril, ils vont entamer leur retrait jusqu'à la fin de l'année. Il n'y en aura alors plus qu'un millier, selon Paris. 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:45
Sénégal : Les Eléments Français au Sénégal (EFS) en soutien de l’opération Serval

 

08/04/2013 Sources : EMA

 

Depuis le 11 janvier 2013 et le déclenchement de l’opération Serval au Mali, les éléments français au Sénégal, pôle opérationnel de coopération à vocation régionale, jouent un rôle déterminant dans les opérations.

 

Après une évaluation des capacités de transmissions, d’hébergement et de travail disponibles aux EFS, un PC interarmées de théâtre a été mis en place à Dakar. Dans le même temps, des contacts ont été établis avec Bamako, qui constitue la plateforme de transit de l’ensemble des moyens logistique projetés sur le sol malien.

 

Le dispositif de soutien mis en œuvre depuis Dakar est articulé autour des façades aériennes et maritimes. Sur la zone militaire réservée de l’aéroport international Léopold Sédar Senghor, des ATL 2 de l’aéronavale, des AWACS, des ravitailleurs et des transporteurs de l’armée de l’air et des pays alliés contributeurs se succèdent quotidiennement. Progressivement, le volume et la diversité des moyens aériens déployés ainsi que le rythme soutenu des rotations ont transformé cette zone en véritable base aérienne multinationale. Depuis le début des opérations, plus de 1000 mouvements d’aéronefs – français, mais aussi anglais, espagnols, danois, allemands, hollandais et américains – ont permis de transporter plus de 4000 passagers et plus de 1000 tonnes de fret au Mali.

 

Le port de Dakar, point d’encrage de l’acheminement stratégique par voie maritime, constitue la seconde plateforme du soutien logistique avec le déploiement d’un Sea port of debarkation (SPOD), placé sous le commandement opératif de théâtre. Depuis le 28 janvier, le BPC Dixmudeet trois affrétés y ont débarqué près de 8000 tonnes de fret et près de 500 personnels en quatre rotations.

 

Par ailleurs, d’importants moyens de soutien ont été déployés sur les différentes implantations des EFS pour, équiper, soigner, véhiculer, informer, armer, ravitailler (en essence, en munitions, en pièces de rechange), nourrir, héberger, plus d’un millier de militaires en transit. Des camps de toile avec cafétéria et infirmerie attenantes ont également été mis en place.

 

Dans le même temps, les EFS soutiennent le déploiement de la MISMA grâce à des actions de formation ciblées, délivrées au profit des forces africaines avant qu’elles intègrent la mission internationale de soutien au Mali. Après avoir contribué à l’évaluation des contingents de la MISMA et établi un bilan initial de leurs besoins, les EFS ont ainsi mis en œuvre des formations tactiques et logistiques au profit des forces nigériennes et sénégalaises.

 

Par ailleurs, au titre de la coopération opérationnelle, 10 militaires des EFS sont déployés au Mali, auprès du PCIAT ou des états-majors des différents

Sénégal : Les Eléments Français au Sénégal (EFS) en soutien de l’opération Serval
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:55
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03/04/2013 CESM - Marine nationale

Le CESM propose un numéro d’«Études du CESM» exceptionnel réalisé en collaboration avec le Service Historique de la Défense. Il retrace les évolutions et les révolutions de notre Marine depuis la fin du Second Empire. Sous les différentes républiques et à travers les époques de troubles, la Marine saura faire face à ses missions, sans toutefois éviter les échecs, les défaites ou les remises en question. Un éclairage historique aussi nouveau que passionnant disponible en cliquant ci-dessous:

http://fr.calameo.com/read/0001514998e975d4ff742

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