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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:55

SMX 26

 

08 Avril 2013 Par Marine & Océans Source DCNS

 

Un film étonnant à découvrir sur le SMX-26, nouveau concept de sous-marin côtier présenté par DCNS au dernier salon Euronaval. Long de 40 mètres pour une largeur de 15.50 mètres, pouvant évoluer dans de très petits fonds, de l’ordre d’une quinzaine de mètres, ce bâtiment a été conçu pour les interventions au plus près des côtes. Disposant de deux lignes d'arbre, de quatre propulseurs azimutaux orientables et rétractables, il dispose d'une manœuvrabilité extrême et d'une grande stabilité verticale dynamique près du fond ou sous la surface dans la houle. Ce sous-marin furtif, surnommé le «Caïman », peut mettre en oeuvre des torpilles lourdes et légères, des missiles mer-air et des unités de commandos. Cette vidéo de DCNS présente deux situations : une action de sabotage de bâtiments militaires dans un port par des nageurs de combat, et un combat en mer contre une frégate anti-sous-marine et son hélicoptère embarqué détruit par un tir de missile anti-aérien Mistral.

 


 
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/l-irreductible-gaulois/2259365-1-fre-FR/l-irreductible-gaulois.jpg

Le sergent-chef Mark, chef de groupe de la 2e section de la 1er compagnie du 92e régiment d'infanterie

Crédits : ADC J-R. Drahi/SIRPA Terre

 

08/04/2013 CNE C.Brunetaud/TIM - Armée de Terre

 

L’expérience opérationnelle du sergent-chef Mark, chef de groupe à la 2e section de la 1re compagnie du 92e régiment d’infanterie (92e RI) lui vaut d’être un homme respecté et apprécié de tous.

 

Avec l’Afghanistan et d’autres engagements plus anciens, chaque régiment compte dans ses rangs plusieurs sous-officiers possédant l’expérience d’actions sous le feu. À la 1re compagnie du 92e régiment d'infanterie (92e RI) de Clermont-Ferrand, il en est un dont le parcours force le respect. C’est le sergent-chef Mark. Ce chef de groupe sert à la 2e section depuis 2011, année de son affectation au régiment. Une carrière riche de nombreuses OPEX, de souvenirs et de blessures mais aussi une sacrée volonté de partager son expérience et de tout donner jusqu’à son retour à la vie civile dans trois ans.

 

Au premier abord, ce « vieux » soldat n’est pas très avenant. Les traits durcis de son visage sont marqués par ses 22 années au service de la France, au cours desquelles il a parcouru bien des territoires : Tchad, Gabon, République centrafricaine, République de Côte d’Ivoire, Kosovo, Afghanistan. Depuis février, il est au Mali, engagé dans l’opération SERVAL avec sa compagnie, la Vieille Garde. C’est son troisième mandat à Mitrovica, avec le 35e régiment d'infanterie (35e RI) de Belfort, qui a marqué sa vie. C’était le 17 mars 2008.

 

Médaille des blessés

 

Il choisit ses mots pour décrire ce qu’il lui est arrivé. Le ton de sa voix devient grave. On discerne chez ce Grognard aux yeux bleus une blessure toujours ouverte, qui le guide désormais pour « faire son métier avec passion », comme il aime à le répéter. « Ce jour-là, une manifestation a tourné en guérilla urbaine. Tout mon groupe a été blessé. J’ai été touché à trois reprises par des éclats de grenade et des mortiers de fortune. Je n’ai jamais lâché mon poste. Je ne me voyais pas abandonner mes hommes. Ils avaient besoin de moi. Certains n’avaient que huit mois de service», raconte le sergent-chef. Ces blessures de guerre lui ont valu l’attribution de la médaille des blessés deux étoiles et une citation à l’ordre de corps d’armée décernée par le ministre de la Défense de l’époque. Elles lui ont aussi fait prendre un certain recul sur son métier. « Auparavant, j’étais fougueux. Je suis plus mûr à présent, avoue-t-il humblement. On ne sort pas indemne. Cependant, j’ai toujours voulu continuer. Ma plus grande crainte, c’était d’être mis à l’écart. » Ayant retrouvé toutes ses aptitudes, le chef de groupe a pu reprendre sa place. « J’ai quitté l’école en classe de troisième. L’armée m’a sorti de ma banlieue. Je lui ai tout donné. Elle me l’a rendu. Et j’ai tellement de choses à apporter aux autres... »

 

La description que son commandant d’unité fait de ce Gaulois, est dithyrambique : « Il est très expérimenté et très professionnel. Proche de ses hommes, il chérit son groupe. Il a en plus le contact facile. C’est un peu le grand frère des soldats et des jeunes sergents. » Il est vrai que ce fantassin au grand cœur a un enthousiasme débordant. « L’expérience ne vaut que si elle est partagée, ce que je fais volontiers. D’autant plus que je suis devenu plus pédago avec le temps », reconnaît-il. Son style de commandement est le même ici, au Mali, qu’en métropole. « Je suis très perfectionniste, dur mais juste. Au combat, il n’y a pas de place pour la médiocrité. Ce jour du 17 mars 2008, je le revois constamment. Mes médailles me rappellent les souffrances passées, les décisions prises à ce moment-là, sous le feu. »

 

Le sergent-chef est fier d’être primo formateur VBCI au 92e RI. Bientôt il quittera l’Institution et ses « mecs ». « Ce que je leur souhaite, c’est d’avoir une aussi belle carrière que la mienne. »

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:55

cyber warfare

 

05.04.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

La journée nationale du réserviste permet de mettre en avant un petit nouveau : le réseau de la réserve citoyenne cyberdéfense. Par différents groupes de réflexion, on veut placer la cyberdéfense comme priorité nationale, dans la lignée du rapport du sénateur Jean-Marie Bockel de juillet 2012. Et pourquoi pas aboutir à une véritable réserve spécifique cyberdéfense.

 

Le réseau de réserve citoyenne cyberdéfense regroupe des réservistes des trois armées ainsi que de la gendarmerie. Elle est pour l'instant composée d'une quarantaine de membres spécialisés dans la sécurité informatique. Elle est également renforcée par des membres de la société civile non réservistes qui participent à divers groupes de travail.

Ce réseau est coordonné par un réserviste citoyen et co-piloté par l’officier général cyberdéfense, le contre-amiral Coustillière.

 

La constitution de ces groupes montre bien la complexité et la transversalité du domaine de la cyberdéfense : un groupe « élus et journalistes » ; un groupe « jeunes » (sensibilisation) ; un groupe « évolution de l’engagement citoyen» pour avancer ver une réserve spécifique dédiée à la cyberdéfense ; un groupe « think tanks et réflexion stratégique » ; un groupe « PME/PMI » et un « grandes entreprises ». Tout est à construire ou presque.

 

Pour rappel, le rapport du sénateur Jean-Marie Bockel, remis à l'été 2012, définit dix priorités pour la cyberdéfense française :

1. faire de la cyberdéfense une priorité nationale ;

2. renforcer les moyens et les prérogatives de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information, des armées et de la direction générale de l'armement ;

3. Introduire des modifications législatives pour donner les moyens à l'ANSSI d'exercer ses missions et instituer un pôle juridictionnel spécialisé ;

4 : Améliorer la prise en compte de la protection des systèmes d'information dans l'action de chaque ministère ;

5 : Rendre obligatoire pour les entreprises et les opérateurs d'importance vitale une déclaration d'incident à l'ANSSI en cas d'attaque importante ;

6 : Renforcer la protection des systèmes d'information des opérateurs d'importance vitale ;

7 : Soutenir le tissu industriel spécialisé dans la sécurité informatique, renforcer la coopération entre l'Etat et le secteur privé ;

8 : Encourager la formation d'ingénieurs spécialisés, développer la recherche et les activités de conseil, et accentuer la sensibilisation du public ;

9 : Poursuivre la coopération bilatérale avec nos principaux alliés, soutenir l'action de l'OTAN et de l'Union européenne, engager un dialogue avec la Chine et la Russie et promouvoir l'adoption au niveau international de mesures de confiance ;

10 : Interdire sur le territoire national et à l'échelle européenne le déploiement et l'utilisation de « routeurs » ou d'autres équipements de coeur de réseaux qui présentent un risque pour la sécurité nationale, en particulier les « routeurs » et certains équipements d'origine chinoise.

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 10:55

Indus def FR

 

08.04.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, Gilles-Pierre Lévy, président de la deuxième chambre, et Jean-Marie Bertrand, Rapporteur général, présenteront, demain mardi 9 avril, le rapport "Les faiblesses de l’État actionnaire d’entreprises industrielles de défense".

 

Ce rapport méritera un peu d'attention à l'heure où les pouvoirs publics recherchent des "recettes exceptionnelles". Recettes qui pourraient notamment passer par des cessions de participations de l'Etat dans les groupes industriels de défense, pour boucler le budget de la défense et la future Loi de programmation militaire (LPM).

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 19:55

http://fbcdn-sphotos-f-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/882840_519538478087442_1309534676_o.jpg

 

Un canon Caesar du 11eme RAMa tire sur un objectif designé par le GTIa 3 dans l'Adrar des Ifoghas -

 

Crédits : ECPAD

 

More pictures : HERE

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 09:03

Shoval drone

 

07.04.2013 IsraelValley Desk | Défense

 

Selon le site Secret Défense : "Selon nos informations, le ministère de la Défense est en passe d’adresser des courriers aux deux fabricants de drones Male, l’américain General Atomics (Reaper) et l’israélien IAI (Heron) pour un achat sur étagères. Après des mois d’hésitations, on pensait que l’option américaine avait été définitivement validée, comme le souhaitaient les militaires et qu’une acquisition était imminente.

 

L’affaire semble plus compliquée que cela et rien de concret ne sera conclu avant plusieurs mois. Les opérations au Mali ont montré, si besoin était, la nécessité de disposer de ce type d’équipement, même si les deux Harfang donnent satisfaction. La France a beaucoup misé sur une coopération avec les Allemands, les Britanniques ou les Italiens, mais les résultats ne semblent pas à la hauteur des espérances. D’où la décision de regarder ce que les deux seuls industriels du secteur sont prêts à proposer".

 

Un autre article plus récent de Secret défense : "Le prochain drone MALE de l’armée de l’air, qui doit remplacer le Harfang, ne sera pas armé. Cette décision politique a été prise par le ministère de la défense, alors que des lettres viennent d’être envoyées à deux industriels, l’américain General Atomics, constructeur du Reaper et l’israélien IAI pour le Heron, en vue d’un achat sur étagères.

 

Ce drone sera donc uniquement un système d’observation optique et de capteurs électromagnétiques. Il ne sera pas armé pour détruire des objectifs qu’il aurait repéré, comme le sont les engins américains.

 

Cette décision s’explique à la fois par le souci de ménager certaines susceptibilités politiques, alors que les critiques se multiplient à l’encontre des frappes conduites par l’administration Obama… pourtant prix Nobel de la Paix ! Une autre raison, plus prosaïque, pourrait également expliquer ce choix. Il n’est pas certain que les Américains (c’est l’option préférée des militaires) acceptent vraiment de vendre des drones armés, sans en garder un certain contrôle. Par exemple, en les pilotant depuis des bases américaines….

 

Si la décision d’acquérir de tels systèmes, pour un cout total d’environ 250 millions, est prise, la date reste incertaine et le délai avant qu’ils ne soient opérationnels se mesure en années, pas en mois…

 

En attendant, le contrat de maintenance du Harfang avec Cassidian (EDAS) qui arrivait à son terme cette année a été prolongé de deux ans. Deux Harfang (sur les quatre de l’armée de l’air) sont actuellement déployés à Niamey (Niger) pour des missions au dessus du Mali".

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 22:02

Mindef

 

04-04-2013 Par Vincent Lamigeon - challenges.fr

 

DECRYPTAGE François Hollande s'est engagé à ne pas réduire le budget de la Défense. Mais après les 54.000 suppressions de postes décidées en 2008, de nouvelles coupes sont néanmoins inévitables.

 

François Hollande a tranché: il ne sera pas le fossoyeur des armées. "Je suis chef de l'Etat, chef des armées, j'ai pu apprécier la qualité de notre outil militaire assurait-il le 28 mars sur France 2. Nous dépenserons en 2014 exactement le même montant qu'en 2013." Pour la défense française le maintien du budget à 31,4 milliards d'euros est une décision quasi inespérée: l'arbitrage présidentiel survenu avant même la sortie du Livre blanc, attendue pour la première quinzaine d'avril, va au-delà des projections de l'Hôtel de Brienne, qui défendait un "modèle Y" à environ 30 milliards d'euros par an. "Nous avons obtenu une sorte de modèle Y+, c'est une grande victoire" se félicite-on au cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian.

 

Exit donc le "scénario Z" de Bercy véritable cauchemar des armées. Ce cadrage budgétaire transmis en février au ministère de la Défense envisageait une coupe de plus de 2 milliards d'euros par an. Les armées avaient sorti leurs calculettes: un tel scénario aurait abouti à 50.000 suppressions de postes au ministère de la Défense, 30.000 dans l'industrie de défense, et un format des armées divisé par deux. "Ce scénario Z stupide menaçait un secteur

d'excellence français un facteur d'influence mais aussi un outil de cohésion sociale qui intègre des milliers de jeunes sans qualification", assène Loïc Tribot La Spière, délégué général du think tank CEPS.


"Vu le contexte budgétaire les armées ne pouvaient pas espérer mieux"


Dans le détail, le budget de 2013 (31,4 milliards d'euros) est maintenu en 2014 et 2015, avec la règle dite du "zéro valeur", ce qui signifie qu'il sera quand même rogné par l'inflation. Les deux années suivantes, 2016 et 2017, verront l'application de la règle dite "zéro volume" avec une inflation compensée les années 2018 et 2019 marquant même une hausse du budget de 1% par an en plus de l'inflation.


Une victoire incontestable pour Jean-Yves Le Drian qui avait obtenu depuis la mi-mars le soutien des commissions de Défense des deux Assemblées. "Vu le contexte budgétaire les armées ne pouvaient pas espérer mieux que ce scénario" se félicite Gwendal Rouillard député PS et membre de la commission de Défense de l'Assemblée nationale.

Le scénario noir évoqué il y a quelques jours par le député UMP Christophe Guilloteau sur le blog spécialisé Le mamouth ("zéro porte-avions", "zéro char lourd" et "140 avions de combat" au lieu de 300) semble donc écarté. Mais les armées auraient tort de crier victoire trop tôt.


Certaines commandes ne sont toujours pas financées


Mi-2012, la Cour des comptes a déjà pointé un trou de 4 milliards d'euros entre les prévisions de la précédente loi de programmation militaire et les budgets appliqués. Plus grave, les multiples coupes dans le budget de défense ont fini par créer une gigantesque "bosse budgétaire": 45 milliards d'euros de commandes non financées. Un an et demi de budget! "Il va probablement falloir renégocier presque tous les contrats avec les industriels" assure François Lureau ancien délégué général pour l'armement.


L'armée n'échappera donc pas à de nouvelles coupes, après les 54.000 suppressions de postes décidées en 2008. "Le modèle Y est déjà un scénario très douloureux avec des dizaines de milliers de suppressions de postes une flotte de chasseurs réduite et de nouvelles fermetures de bases", rappelle Jacques Gautier, vice-président de la commission de la Défense du Sénat. Des familiers du ministère évoquent une flotte d'avions de combat réduite de 300 à 225 appareils 18.000 à 30.000 nouvelles suppressions de postes et des baisses de commandes pouvant atteindre 30%. "Il va falloir externaliser des missions, fermer des régiments assurait récemment à Challenges Hervé Morin, ancien ministre de la Défense. On ne peut plus cacher la poussière sous le tapis." Même si elle a sauvé les meubles la grande muette n'a pas fini de serrer les dents.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 21:21

SNLE Le Terrible apte au lancement du M51

 

6 avril 2013 - Etienne de L'Ancroz – leTelegramme.fr

 

La sanctuarisation de la dissuasion nucléaire n'est pas remise en jeu. Telle est la conclusion du Conseil armement nucléaire en vue du déterminant Conseil de Défense.

 

Un Conseil armement nucléaire (Can) s'est tenu mardi à l'Élysée en perspective du Conseil de défense du 10 avril prochain qui finalisera l'exercice du Livre blanc sur la défense (LB). Remis officiellement au président de la République, ce texte (200 pages environ) dresse un classement des crises mondiales insistant sur le cyberespace, l'espace, le renseignement et la mer. Sur ce dernier point, le Can a confirmé clairement la sanctuarisation de la dissuasion nucléaire française voulue par le Président. Si quelques économies marginales pouvaient s'envisager sur la composante aérienne, en revanche pas question de toucher à la « permanence à la mer » de l'un de nos SNLE (sous-marin nucléaire lanceur d'engins). Les menaces nord-coréennes et la circulation d'un groupe naval chinois en Méditerranée ne sont pas les seules raisons de cette sanctuarisation. Un début d'altération, d'aménagement, sinon d'allègement de notre permanence à la mer risquerait d'entraîner, à terme, sa remise en cause, voire sa disparition pure et simple, anéantissant ainsi des décennies de recherches fondamentales et appliquées ainsi que de multiples retombées dans l'industrie civile. En prenant cette décision, le président de la République confirme l'un des choix stratégiques majeurs du gaullisme historique et il adresse aussi - et pas seulement à la Bretagne - un signe fort de prise en compte du fait maritime français, deuxième espace mondial avec 11 millions de km². Cet atout constitue aussi un axe de croissance majeur.

 

Plusieurs dizaines de milliers d'emplois

 

Pour autant, cette décision n'avantage pas notre Marine nationale par rapport aux deux autres armées. En effet, pour défendre nos Zones économiques exclusives (ZEE), le Livre blanc de 2008 prévoyait seulement 17 frégates de combat et six patrouilleurs. Si cet objectif était aussi sanctuarisé - et après un petit calcul arithmétique -, on arriverait à un seul navire... pour défendre chacun une surface équivalent au territoire de la France métropolitaine ! Autrement dit, il ne faudrait pas que le maintien de la permanence à la mer pour la dissuasion (qui devrait être considérée comme un budget spécifique) serve d'alibi à la réduction des unités de surface et tout particulièrement du nombre de frégates. Il y va non seulement de la sécurité de nos espaces maritimes, mais aussi de la protection et de la création de plusieurs dizaines de milliers d'emplois.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 11:55

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/763640311.jpg

 

06.04.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

L'atomisation? Rien à voir avec le sort que la Corée du Nord réserve à Séoul et Guam! C'est l'éclatement des unités avant leur projection du fait des conditions minimales imposées par les RH. Pour les militaires, c'est un phénomène connu; mais bien des néophytes et des civils ne devinent pas ce casse-tête, ses raisons et ses implications. Un petit coup de projecteur s'impose.

 

De ces consignes, il faut retenir, en particulier, les normes de désignation des EVAT de l'armée de terre pour la projection:

- 18 ans d'âge (sinon ce sont des enfants-soldats),

- 6 mois de service avant la mise en condition avant projection (MCP),

- 12 mois de service minimum pour l'opération Pamir (Afghanistan), 10 mois pour les compagnies Guépard, pour l'opération Serval (ainsi que pour Licorne, Epervier, Harpie et les ops au Gabon, RCA, Liban, Kosovo), 8 pour les forces de présence (EAU, Djibouti, Sénégal), 6 pour les forces de souveraineté.

 

Ajoutons aux jeunes engagés écartés des projections: les inaptes temporaires, les stagiaires et les autres personnels non projetables pour des raisons personnelles et l'on comprend que le processus de fractionnement d'une unité s'intensifie et que les effectifs (on devrait parfois parler de sous-effectifs) soient réduits (et ça sera pire avec 15 000 terriens en moins!). D'où des adaptations...

 

Cette atomisation oblige à une forme de cannibalisation qui permet à un chef de corps de mettre sur pied une unité projetable en suivant  scrupuleusement les consignes de la DRHAT (voir le memento des procédures de relève pour les opex et les missions outre-mer et à l'étranger), quitte à piocher dans tous ses escadrons, compagnies etc, pour former des unités "de marche".

 

Sur le terrain, ces normes sont diversement vécues.

 

Deux témoignages qui illustrent les difficultés et l'adaptation consentie:

 

"Le détachement de mon régiment d'infanterie parti au Mali était constitué de deux compagnies formées chacune de sections hétéroclites, montées parfois had hoc avec le personnel répondant aux normes administratives. Ces deux unités ont laissé près de 60 jeunes soldats en base arrière chacune, déséquilibrant d'autant les compagnies à qui elles ont "emprunté" le personnel manquant. Je sers depuis plus de 25 ans dans des régiments d'infanterie professionnels...et j'ai rarement vu une telle gabegie. Cela se voit au niveau du GTIA. Comment concevoir que le GTIA TAP soit fait à partir de deux unités distinctes, quand ces deux régiments possédaient assez de monde pour former un bataillon homogène ? De telles alertes, si elles avaient eu lieu il y a 20 ans, même 10 ans auraient vu le régiment se vider de tout son petit monde sans autre forme de procès ! Aujourd'hui, les chefs de BOI et les DRH se tirent des balles dans la tête à devoir monter ces mikados opérationnels !

Et pendant ce temps là, on nous vante les réussites de notre armée au Mali. Qu'en serait-il de la cohésion de telles unités dans un conflit de haute intensité, face à la Corée du Nord comme en 1950 ? Difficile de se battre avec des gens que l'on n'a pas formés, que l'on ne connaît pas; difficile de vanter notre premier système d'armes, l'homme, quand celui-ci est mis en "pool", tel un véhicule blindé.

Faites pour l'Afghanistan, dans le cadre de GTIA à la préparation et au déploiement normés, ces mêmes normes sont adaptées aujourd'hui à l'alerte Guépard. Or, une compagnie, et les sections qui la compose sont souvent constituées de véritables "mille-feuille" générationnels. En cas de départ, les plus jeunes sont laissés sur le carreau, en "base arrière", et remplacés par des éléments éparses ou constitués en provenance d'autres compagnies. Les chefs de section et commandants d'unité se mettent donc à travailler avec des personnes qu'ils ne connaissent pas.

 

Autre témoignage: un régiment a fourni, pour Serval, une compagnie en alerte Guépard mais l'EMA en a demandé une deuxième qu'il a fallu monter en moins d'une semaine.

"Pour ce faire, nous avons engagé sur volontariat des personnels qui venaient de rentrer d'opex. Nous avons donc dérogé aux textes sur les temps entre deux projections en partant du principe que c'était une alerte et pas un départ en opex planifié... En revanche, tous les soldats sont partis formés, instruits et qualifiés. Sur ce plan là, nous n'avons pas "interprété" les textes. Ils ont donc tous plus d'un an de service et répondent aux descriptions des postes demandés. Les deux compagnies ont été complétées en piochant dans tout le régiment. Il n'y a pas que les véhicules qui sont mis en parc!

Cela fait des années que cela dure et l'atomisation frappe tous les régiments. Ceux-ci sont totalement destructurés et cela engendre de grands soucis de suivi du personnel (formation mais aussi connaissance intime de nos gars). Tout cela a des conséquences sur la fidélisation et la confiance envers les chefs. Malgré tout, on y arrive".

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 11:55

Mindef

 

05-04-2013 Par Challenges.fr

 

Alors qu'une enquête est ouverte sur d'éventuelles malversations lors de l'attribution au groupe Bouygues du chantier du futur "Pentagone français", la Commission consultative du secret de la défense nationale est favorable à déclasser des pièces importantes.

 

La Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) a rendu un avis favorable à la déclassification de documents du Contrôle général des armées concernant le dossier judiciaire du "Balardgone", surnom du site où doit s'élever le ministère de la Défense.

 

Une enquête est ouverte depuis février 2011 sur d'éventuelles malversations lors de l'attribution au groupe Bouygues du chantier du futur siège du ministère dans le quartier Balard (XVe arrondissement).

 

L'avis de la CCSDN est paru vendredi 5 avril au Journal officiel. Il revient maintenant au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de suivre ou non cet avis. Les quelque 210 avis de la CCSDN ont été suivis dans leur très grande majorité par les autorités administratives concernées (Elysée, Matignon, ministères ...).

 

Distorsion de la concurrence, corruption et blanchiment


La CCSDN avait été saisie le 27 février par Jean-Yves Le Drian, lui-même saisi le 4 janvier d'une requête en déclassification des juges Serge Tournaire et Guillaume Diaeff. Ces deux magistrats sont chargés de l'information ouverte pour "atteintes à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics, corruption active et trafic d'influence, faux et usage de faux, participation personnelle et déterminante à une entente empêchant, restreignant ou faussant le jeu de la concurrence, et blanchiment".

 

La CCSDN a donné un avis favorable à la déclassification des deux documents suivants: un rapport d'étape du Contrôle général des armées du 21 décembre 2012 et un rapport du Contrôle général des armées du 31 janvier 2013.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 22:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/afghanistan-une-etape-supplementaire-dans-le-desengagement/etape-suplementaire-desengagement-3/2258335-1-fre-FR/etape-suplementaire-desengagement-3.jpg

 

05.04.2013 source EMA

 

Le 4 avril 2013, les plaques commémoratives portant les noms des 88 soldats français tués en Afghanistan ont été déposées sur un monument au mort dans l’enceinte de l’ambassade de France à Kaboul. Ces plaques, initialement présentes dans les FOB françaises de Kapisa et Surobi, avaient été transférées à Warehouse lors du départ des bataillons de la Task Force La Fayette. Au cours de son discours, M. l’Ambassadeur à souligné l’importance de conserver ces plaques dans un lieu symbolique fort, permettant à chaque visiteur de prendre conscience du sacrifice consenti par la France pour la paix et la stabilité en Afghanistan. Le général ADAM a, quant à lui, souligné l’importance de maintenir intact le souvenir des sacrifices consentis au nom des valeurs de notre république.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 13:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/futur-site-terre-images/breves/selection-de-reservistes-13e-rdp/1186436-2-fre-FR/selection-de-reservistes-13e-rdp.jpg

photo MinDefFR

 

05/04/2013 Par Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Le chef des opérations spéciales françaises, le général Gomart, nous parle de la manifestation SOFINS et des opérations en cours au Mali. Entretien.

 

Le COS (Commandement des opérations spéciales) fête cette année le vingtième anniversaire de sa création. À sa tête depuis l'été 2011, le général de division Christophe Gomart, 52 ans, organise la semaine prochaine à Souge (Gironde) une manifestation inédite, le SOFINS (Special Operation Forces Innovations Network Seminary). Ce sera le premier rassemblement en Europe de dizaines de responsables de forces spéciales et de représentants d'unités venus pour l'occasion du monde entier. Tous pourront assister à des présentations de matériels exclusifs produits par une centaine de PME françaises, à des démonstrations dynamiques sur le terrain de manoeuvre du 13e régiment de dragons parachutistes et à des conférences. Le général Gomart a accepté de répondre aux questions du Point et d'évoquer les raisons pour lesquelles il a souhaité que cette manifestation se tienne. Il évoque aussi, pour la première fois, les opérations en cours au Mali.

 

Le Point : Vous commandez le COS (Commandement des opérations spéciales), qui organise du 9 au 11 avril le premier SOFINS au camp militaire de Souge, non loin de Bordeaux. Pourquoi cette initiative ?

 

Général Christophe Gomart : Parce qu'elle n'existait pas ! Les forces spéciales se retrouvaient jusqu'à maintenant lors de deux manifestations autour du thème spécifique des équipements. L'une aux États-Unis, le SOFIC (Special Operations Forces Industry Conference) ; l'autre en Jordanie, le SOFEX (Special Operations Forces Exhibition). Or, dans le cadre du 20e anniversaire du COS, il nous a semblé utile de rassembler pour une exposition et un cycle de conférences à la fois les 104 entreprises françaises, principalement des PME, qui nous accompagnent au quotidien, des centres de recherche et universitaires, et nos camarades des unités de forces spéciales étrangères. Nous avons invité près de cinquante pays. Trente-trois ont répondu présents et enverront des délégations qui pourront notamment assister à une série de démonstrations. Nous avons été très soutenus dans ce projet par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, et par l'amiral Édouard Guillaud, chef d'état-major des armées.

 

Les forces spéciales sont par définition des troupes peu nombreuses, dont les équipements très particuliers n'ont pas vocation à équiper toutes les unités. En quoi est-il intéressant pour vous de les rassembler ?

 

Dans chaque unité des forces spéciales, il existe une petite cellule de recherche et de développement qui met au point des équipements très spécifiques, et parfois même des modes d'action originaux. Ces cellules travaillent avec des PME qui affinent ou réalisent leurs idées en matière d'armement, de tenues de combat, d'équipements variés. Ces entreprises, mais aussi des universités ou des centres de recherche étaient très demandeurs d'une présentation de leurs savoir-faire à la communauté des forces spéciales françaises et étrangères, mais aussi à leurs concitoyens à travers la presse invitée à cette manifestation. Je précise que ce sont les exposants qui financent l'essentiel de cette manifestation, en payant un droit d'entrée.

 

Cette manifestation se tient au camp de Souge, le grand terrain d'entraînement du 13e régiment de dragons parachutistes. Pourquoi ?

 

La région Aquitaine est très marquée par la présence de plusieurs unités du COS sur son territoire. Nous sommes très soutenus par son président Alain Rousset et par Marie Récalde, députée de la Gironde et membre de la commission de la Défense. Plusieurs entreprises de ce bassin économique gravitent autour des équipements aéronautiques ou assimilés (la "troisième dimension") et se sont montrées particulièrement intéressées. Quant au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, il viendra inaugurer SOFINS le 9 avril. Cette manifestation s'intègre parfaitement à son initiative de pacte Défense-PME.

 

Pourriez-vous donner quelques exemples de ces équipements nouveaux que le COS utilise ?

 

Engagé dans une réelle démarche prospective, le travail d'évaluation réalisé par nos cellules études, en partenariat avec des entreprises, permet de répondre à des besoins opérationnels précis et exigeants. Il s'agit à chaque fois de déterminer l'intérêt et l'efficacité opérationnelle d'équipements nouveaux. Plusieurs exemples illustrent la pertinence de cette démarche. C'est ainsi le cas de systèmes permettant d'améliorer les capacités de tir de précision à partir d'un hélicoptère, ou encore l'efficacité ponctuelle du largage dans le domaine de la livraison par air. Autres exemples, les équipements permettant d'accroître la furtivité des embarcations aux ondes électromagnétiques, mais aussi la retransmission des images captées par les drones tactiques déployés au profit du renseignement des groupes au sol.

 

Le COS est actuellement très engagé au Mali. Quelles sont les premières leçons que vous tirez de cette guerre ?

 

Je ne serai pas très disert sur les opérations en cours ! Mais je peux vous dire que si le COS n'avait pas existé, avec ses hommes, ses moyens dédiés, en particulier aériens et aéromobiles, et ses modes d'action spécifiques, la guerre au Mali aurait été différente. Du 11 janvier, date du premier engagement de nos forces, marqué par la mort du commandant Damien Boiteux, au 8 février, date de la prise de Tessalit, le rôle du COS a été déterminant. Il a en effet été un des acteurs majeurs de la libération du territoire malien, reprenant nombre de villes jusqu'à l'Adrar des Ifoghas. La prise de Gao par exemple a été conduite lors d'une opération combinée entre nos éléments arrivés par la route pour prendre le pont sur le Niger et nos opérateurs mis en place par air pour préparer les posés d'assaut des avions qui ont suivi. En moins d'une heure, une centaine de commandos étaient sur place et ont tenu trois jours avant l'arrivée de forces plus nombreuses. Grâce à sa souplesse, à sa réactivité et à ses capacités à agir, soit de manière autonome, soit en coordination avec les forces conventionnelles, le COS a été un véritable démultiplicateur d'efficacité. Il a permis à la force Serval de prendre l'initiative, d'imposer une manoeuvre très rapide à notre ennemi et de lui infliger des pertes conséquentes, là même où il pensait pouvoir nous défaire.

 

Le COS est une petite unité aux moyens variés et puissants, mais tout de même modestes. Ne court-il pas un risque de surchauffe ? Êtes-vous assez nombreux ?

 

Je ne vais pas vous dire que les matériels du COS ne ressentent aucune fatigue ! Le désert est usant... Mais les hommes et les femmes du COS sont en excellente condition, et poursuivent sans faiblir une mission intense. Au risque de vous étonner, je pense que notre dimension est la bonne. Si tous mes voeux étaient réalisés, le COS compterait peut-être une centaine d'hommes supplémentaires, notamment pour renforcer l'état-major. Avec 3 400 personnels, nous sommes contraints de garder la tête froide, de savoir que nous ne pouvons pas tout faire, tout le temps et partout. Ce qui compte à mes yeux, c'est que je puisse garantir au chef d'état-major des armées de disposer en permanence d'un outil parfaitement au point, interarmées (terre-air-mer), capable de mener des opérations spéciales, lui assurant ainsi une vraie liberté d'action stratégique. Peu de pays possèdent une telle capacité.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 12:55

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05/04/2013 Armée de Terre - Opérations

 

« En direct de » l’opération Serval au Mali. Suivez les militaires du 92e régiment d’infanterie (92e RI) qui depuis plusieurs semaines déjà combattent un ennemi dissimulé dans les steppes maliennes.

 

A bord de VBCI, la première compagnie du 92e RI est partie de Bamako pour renforcer le groupement tactique interarmes (GTIA) Auvergne basé à Gao. Heure par heure, découvrez l’arrivée de ces fantassins en milieu hostile…

 

Retrouvez également dans le Terre Information Magazine (TIM), un dossier sur les périodes militaires, formations destinées à faire découvrir le milieu militaire à des jeunes de 16 à 29 ans.

 

Pour la première fois découvrez le travail des prothésistes du CERAH (centre d’études et de recherche sur l’appareillage des handicapés) qui aident au quotidien nos blessés de l’armée de Terre.

 

Revivez les moments forts du Marine Corps Trials durant lequel nos blessés se sont illustrés en ramenant de nombreuses médailles.

 

Pénétrez dans les coulisses du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO)…

 

et pleins d’autres actualités sur vos unités…

 

Plus d’informations dans le dernier TIM N°243 d'avril 2013, prochainement en ligne.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dpsd/indus_rennes_1/2256847-1-fre-FR/indus_rennes_1.jpg

 

05/04/2013 DPSD

 

Le 22 mars 2013, une journée d’information au profit des industriels de défense s’est tenue à Rennes en présence de plusieurs hautes autorités…

 

Pour la deuxième année consécutive, la direction régionale de Rennes a organisé une journée d’information au profit des industriels de défense. Cette nouvelle édition, intitulée « Aidez-nous à vous protéger », s’est déroulée en présence de Monsieur Pailloux, directeur de l’ANSSI[1] ; de Monsieur Buquen, D2IE[2] ; de l’ingénieur général de l’armement Bruni, chef du service DGA/SSDI[3] ; de Monsieur de Ribou, commissaire au redressement productif de la région Bretagne et du général Bosser, directeur de la DPSD. Elle a en outre rassemblé plus d’une centaine de représentants de près de 90 entreprises de défense intervenant dans différents secteurs d’activité (aéronautique, naval, armement, électronique, énergie, nucléaire, télécommunications, ingénierie etc.).

 

Le programme comportait des témoignages d’industriels, des présentations, une table ronde et des ateliers. Monsieur Pailloux, Monsieur Buquen et Monsieur de Ribou ont ainsi respectivement présenté la cyberdéfense et les menaces informatiques, la PPIE[4]nationale et la PPIE en Bretagne.

 

 Lors de la table ronde, les trois représentants des services de l’État, accompagnés par l’IGA Bruni et par divers intervenants de la DPSD, ont pu répondre aux nombreuses questions que se posent les industriels au quotidien.

 

La journée s’est achevée par les ateliers de la DGA-MI[5](démonstration sur la sécurité des systèmes d’information), de la DPSD (habilitations et questions juridiques), et de la DIRECCTE (questions sur la PPIE)[6].

 

Au bilan, cette manifestation particulièrement interactive a fait appel à des intervenants de grande qualité qui ont su employer des arguments et des exemples percutants et pédagogiques pour l’ensemble des participants qui se sont déclarés très satisfaits.

 

Le rôle primordial de la DPSD de conseiller des entreprises en matière de sécurité industrielle a été rappelé en conclusion par le général Bosser.

 

_______________________________________________________________________________

[1] Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information

[2] Délégué interministériel à l’intelligence économique

[3] Délégation générale pour l’armement, service de la sécurité de défense et des systèmes d’information

[4] Politique publique d’intelligence économique

[5] Maitrise de l’information

[6] Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 12:54

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/expo-9e-bima/2256948-1-fre-FR/expo-9e-bima.jpg

 

05/04/2013 Armée de Terre

 

A l’ occasion du 70èmeanniversaire de la création de la 9ème division d’infanterie coloniale et le cinquantenaire de sa recréation en 9ème brigade, des expositions photos seront ouvertes au public, du 5 au 25 avril 2013 au service historique de la Défense (Château de Vincennes dans les escaliers du Pavillon du Roi) et dans les douves de l’Hôtel National des Invalides.

 

A travers cette exposition photographique, la « 9 » dépeint des thèmes qui lui sont chers tels que la diversité, la solidarité, l’entraide, l’espoir, la protection de la vie, le sens du devoir et bien sûr : l’action sur terre comme sur mer.

 

Les photos représentant des soldats en situation en France et dans le monde, illustrent les valeurs qui animent les marsouins, bigors et sapeur de marine de brigade depuis le débarquement de Provence en 1944 à nos jours.

 

Unité professionnelle ayant une grande expérience de l’outre-mer et des interventions, la 9ème BIMa est, aujourd’hui, l’une des huit brigades interarmes de l’armée de Terre. Fière de son passé et fidèle à ses traditions, elle est la seule grande unité des troupes de marine et confirme ses deux domaines d’expertise : l’outre-mer et l’amphibie.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-avril-2013/retrospective-2012-du-cdaoa/2254912-1-fre-FR/retrospective-2012-du-cdaoa.jpg

 

04/04/2013 Armée de l'air

 

Le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes propose un document complet et illustré retraçant les activités majeures de l’année passée dans le cadre des opérations extérieures mais aussi des missions interarmées, des exercices, des évènements et de la sûreté aérienne.


«Au fil de cette riche rétrospective de l’année 2012, vous découvrirez ainsi combien l’armée de l’air a su répondre à ses nombreux engagements, tout en continuant à se préparer pour les défis à venir. C’est ce qui lui a permis en 2013 de faire face avec succès une fois de plus.» L’éditorial de la rétrospective 2012 du CDAOA, signé du général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air, annonce la couleur ! Des opérations en Afghanistan ou en Afrique, en passant par les missions de service public et de défense aérienne, toutes sont réalisées grâce à l’entraînement continu et à l’engagement total des aviateurs en vol comme au sol, par tous les temps et dans toutes les conditions.

Opérations, sûreté aérienne, exercices et évènements : pour tout savoir sur les activités de l’armée de l’air l’année dernière, consulter la rétrospective 2012 !

 

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:55

Coordination Renseignement France

 

05/04/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.- Défense globale

 

L'université de Lille II, à l'initiative de son professeur de droit Bertrand Warusfel (repro La Voix), a organisé jeudi 4 avril une journée d'études consacrée à la modernisation et au cadre juridique du renseignement en France. Vaste chantier, toujours en cours, dans l'attente du rapport de la mission du député Jean-Jacques Urvoas et d'une éventuelle loi. Il serait temps d'adapter son cadre et ses pratiques aux temps modernes...

 

Le renseignement, longtemps considéré comme " un bâton merdeux " par le président Jacques Chirac, une zone grise monopole de l'exécutif et de la trouble " raison d'Etat ", vit une petite révolution depuis une vingtaine d'années. Et plus encore, depuis le Livre blanc de la défense et de la sécurité nationale de 2008, la connaissance, l'anticipation et la prospective deviennent des priorités au même titre que la prévention, la dissuasion, la protection et l'intervention. Une belle intention, que l'on retrouvera dans l'édition 2013, qui réclame des adaptations multiples et profondes.

 

Alors que la CIA connaît ses missions et son cadre depuis le National security act en 1947 et 1948, les services de renseignement français naviguent à vue sans missions strictement définies. Un cadre, c'est pourtant le garde-fou à toutes les dérives.

 

Le truculent préfet Claude Silberzahn, ancien patron de la DGSE jusqu'en 1993 (on boirait volontiers une bouteille de Cahors avec lui pour quelques évocations et souvenirs), s'en amuse : " Il n'existe pas de bible de géopolitique. Personne ne vous dit quelle est la politique étrangère de la France. En permanence, c'est une adaptation aux situations qui évoluent de jour en jour. Il faut connaître les grands principes, notre morale et jouer avec ça. "

 

Six ou neuf services de renseignement français ?

 

Seulement, la modernisation ne supporte plus le jeu et l'improvisation. Les acteurs ne sont déjà pas d'accord sur le nombre de services de renseignement en France. Aux six invités à la table du coordonnateur et du CNR, le Conseil national du renseignement (DCRI, DGSE, DRM, DPSD, TRACFIN et DNRED dont nous ferons une prochaine note...), on peut en ajouter trois autres, la Direction du renseignement de la préfecture de police de Paris (DRPP), l'oubliée sous-direction à l'information générale (SDIG) et la gendarmerie... Allez comprendre.

 

Pire, pour travailler plus efficacement, les services eux-mêmes réclament des contrôles accrus. A posteriori et pourquoi pas a priori, par l'intermédiaire de magistrats spécialisés et habilités comme en Belgique. Aujourd'hui, les services français ne peuvent légalement utiliser des moyens dérogatoires modernes, notamment le piégeage informatique ou la surveillance du web, faute de cadre juridique et de contrôle. L'un n'allant pas sans l'autre pour garantir les libertés publiques et l'efficience du renseignement.

 

Bertrand Warusfel conclut : " Il faut faire passer le renseignement du " hors la loi ", c'est-à-dire à l'extérieur du périmètre de la loi, pour le replacer dans la loi (...) Le paradoxe du renseignement, c'est qu'il est devenu légitime avant d'être légal. Une loi sur le renseignement, je l'appelle de mes vœux, va consacrer définitivement cette modernisation. "

 

Le croisement de contrôles parlementaire, administratif voire judiciaire pourraient faire mûrir pour de bon la " communauté " du renseignement (en plus, d'un contrôle interne que vient par exemple de mettre en place la DCRI après l'affaire Merah). Une esquisse existe depuis 2007 avec la Délégation parlementaire au renseignement (DPR) mais la timidité réglementaire la cantonne à une observation générale et des rapports d'une ou deux pages... La commission consultative du secret de la défense nationale et celle des fonds spéciaux ont une certaine efficacité. Une fusion et une formalisation de ces compétences pourraient déboucher sur un véritable contrôle parlementaire, digne d'une démocratie moderne.

 

" Il faut protéger par le droit et plus la raison d'Etat ", invoque le général (2S) Dominique Champtiaux, ancien directeur des opérations, puis de cabinet du DGSE. Entre opacité et transparence, le secret d'Etat doit garder sa substance. L'ancien directeur du renseignement militaire (DRM), le général (2S) Michel Masson, a trois exigences au nom des services : secret des sources, protection des agents et des locaux classifiés. Pour le reste, on peut discuter... " Il faut faire cohabiter transparence et nécessité du secret sans entraver le fonctionnement des services ", résume Charlotte Lepris, chercheuse à l'IRIS.

 

Les réticences politiques au contrôle du renseignement sont toutefois anciennes, quasi culturelles. Très cinquième république finalement. Trop souvent en France, on considère le " rens " comme un domaine réservé de l'exécutif, voire du seul président de la République. Pas touche ! L'apprécié CNR et son coordonnateur, créés en 2008, sont bien rattachés à l'Elysée, me direz-vous. Pour quelle raison, au fait ? Chut...

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:55

MQ-9-Reaper source info-aviation

 

05/04/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que Washington devrait accorder son autorisation pour vendre à la France des drones non armés Reaper en fin d'année, Paris veut à terme s'équiper de drones de surveillance et de combat à l'horizon 2020.

 

C'est une décision ferme et irrévocable. A terme, la France veut s'équiper d'un drone de surveillance et de combat MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), capable de frapper ses ennemis par surprise et en toute sécurité à l'image des Etats-Unis qui utlisent des Reaper (Predator), équipés de missiles Hellfire. Pour autant, la France va devoir passer un tour et donc patienter encore quelques années pour obtenir satisfaction. Car, pour éviter de se faire piéger par le débat en cours aux Etats-Unis sur l'emploi de drones armés, Paris a demandé officiellement à Washington début 2013 l'autorisation d'acquérir des Reaper non armés, qui seront ensuite « francisés » afin que l'armée de l'air française conserve toute son autonomie pour mener ses missions opérationnelles. Ce qui, estime-t-on au ministère de la Défense, sera beaucoup plus facile à obtenir qu'un drone armé. Le dossier est actuellement instruit par l'armée de l'air américaine. Washington devrait pouvoir donner une réponse à Paris vers la fin de l'année, voire début 2014, une fois l'approbation des parlementaires américains obtenue. « La procédure prend environ un an », explique une source proche du dossier à La Tribune.

 

En tout cas, l'armée de l'air française, qui a toujours plaidé pour l'achat de drones américains Reaper, vise la livraison des premiers exemplaires de Reaper dès « 2016, et même plus tôt que cela » en vue de les employer rapidement sur le théâtre africain, précise-t-on au sein de l'armée de l'air. « Le Reaper répond bien à l'expression des besoins de l'armée de l'air », confirme ainsi une source proche du dossier.

 

Une filière industrielle européenne pour les drones Male ?

 

Au-delà de cette acquisition, la France veut se doter de drones armés à l'horizon 2020. Alors que le débat n'est pas encore tranché au niveau politique, deux écoles s'affrontent : faut-il continuer à acheter des drones à l'étranger ou faut-il créer une filière industrielle européenne, qui est pour certains au sein du ministère de la Défense « un pari sur l'avenir » ? « Il faut le faire », estime-t-on à haut niveau en dépit d'un marché relativement étroit pour faire vivre cette filière. Car, au-delà d'un noyau de pays européen, il existe une demande à l'international pour ce genre de systèmes d'armes, très utile pour les problématiques de surveillance de frontières, explique-t-on à La Tribune. Des pays qui ont déjà une maturité dans l'utilisation des réseaux et du combat en réseaux.

 

D'autres en revanche, au sein du ministère de la Défense, considèrent que la France et l'Europe ont raté définitivement le train des drones de surveillance Male. Compte tenu des contraintes budgétaires actuelles, du marché étroit en Europe pour ce type d'armement (entre 20 et 30 exemplaires), situé principalement en France, Allemagne, Grande-Bretagne et Italie, et enfin des retards industriels et technologiques, il n'y a plus la place pour lancer une filière européenne. D'autant que les drones armés sont régis par la réglementation MTCR* (Missile Technology Control Regime), la même que celle des missiles de croisière qui est très restrictive en matière d'exportation. Les licences nationales d'exportation exigées pour ces technologies rendent la tâche beaucoup plus difficile aux pays qui cherchent à acquérir ou à produire des vecteurs d'ADM (Armes de destruction massive) non pilotés. Ce qui réduit nettement les possibilités à l'export pour ces systèmes d'armes déjà complexes à mettre en œuvre pour des armées (liaison satellites drones) et complique donc un peu plus l'émergence pérenne d'une filière industrielle. « Une fois les Reaper non armés achetés, je fais le pari que la prochaine étape sera l'achat de drones américains armés », souligne une source proche du dossier. Exit donc la filière industrielle européenne.

 

* MTCR : le Régime de contrôle de la technologie des missiles est un regroupement informel et volontaire de pays qui veulent empêcher la prolifération des vecteurs non pilotés d'armes de destruction massive et qui s'efforcent de coordonner les efforts de prévention à cet égard par le biais des régimes nationaux de licences d'exportation. Le MTCR a été créé en 1987 par le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie, le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis. Depuis ce temps, le MTCR a grandi et compte maintenant trente-quatre pays, et tous ont un droit égal au sein du Régime.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 07:55

Assemblée nationale française.svg

 

Avril 2013 - Lettre d'information de la RP France auprès de l'UE

 

Le mardi 9 avril 2013, M. Yves Fromion (UMP) et M. Joaquim Pueyo (SRC) présenteront un rapport d'information sur la politique européenne de défense. Dans le cadre de leurs travaux préparatoires, M. Yves Fromion (UMP) s'était rendu à Bruxelles afin de mener une série d'entretiens, le 7 novembre 2012. Le même jour, il avait participé à une réunion de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:55

Mindef

 

03.04.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Peu avant Noël 2012, le général Bernard Thorette démissionne du groupe du travail n°5, chargé de réfléchir sur les « cohérences capacitaires » des armées. L’ancien chef d’état-major de l’armée de Terre ne faisait pas partie des 46 membres initialement nommés pour faire partie de la commission. Mais il l’avait rejoint quelques semaines plus tôt, à l’invitation de Jean-Marie Guehenno pour codiriger avec lui un groupe de travail.

 

Selon les explications officieuses qui apparaissent alors dans les médias, le général Thorette n’aurait pas été informé de la parution d’un document de synthèse auquel il n’avait pas été associé et dont il ne partageait pas les conclusions. C’est un premier coup de théâtre dans la rédaction du Livre blanc, mais un deuxième arrive bientôt : l’intervention française au Mali à partir du 11 janvier dans le cadre de l’opération Serval. Toutes les armées participent aux opérations, à un degré ou à un autre. Il s’agit tout autant de mener à bien la mission de destruction de l’ennemi que de figurer en bonne place sur la photo de groupe qui sera prise à l’issue de l’opération. On veut bien croire dans les armées que la démonstration de la valeur et de l’utilité des unités engagées dans Serval pourra servir de bouclier face au choc budgétaire sur lequel les rumeurs enflent.

 

Serval est également bien pratique pour justifier des retards qui s’accumulent dans la rédaction du Livre blanc. On feint de croire que l’opération au Mali bouleverserait l’équilibre géostratégique du monde, des intérêts français, et obligerait à une réflexion accrue sur le dimensionnement de l’outil militaire, avec un retard de plusieurs semaines à la clef.

 

Sur le fond, peu de choses ont pourtant changé depuis 2008 et le monde n’est certainement pas moins dangereux qu’il ne l’était lors de la rédaction du précédent Livre blanc. Difficile dans ces conditions de justifier une réduction drastique du budget de la Défense.

 

Et pourtant, les mots qui font peur fleurissent dans les médias courant février. Les intérêts des uns et des autres, politiques, militaires et industriels, se croisent et se mélangent dans l’évocation de scénarios tous plus catastrophiques les uns que les autres. L’idée de tremblement de terre n’étant plus assez forte, on parle d’apocalypse, de tsunami. Vente du Charles de Gaulle, remise en cause du programme A400M, perte de 30.000 hommes pour l’armée de Terre… Les scénarios qui pétrifient les militaires se multiplient. Mais qui sonne le glas ?

 

Le 20 mars 2013, Gwendal Rouillard, député de la 5ème circonscription du Morbihan, publie une tribune libre sur son blog. Il y fait part de sa préoccupation face aux « scénarii envisagés par Bercy en matière de budget de la Défense ». L’homme est donné pour très proche du ministre de la Défense et l’hypothèse fait peu de doute pour les observateurs du monde politique : à travers Gwendal Rouillard, c’est bien Jean-Yves Le Drian qui donne de la voix.

 

A suivre

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:55

cyber warfare

 

04.04.2013 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Sans grande surprise, le prochain Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale, en cours de rédaction, va confirmer la cyberdéfense comme une « fonction stratégique ». Dans sa première version (V1), il affirme sur ce sujet (paragraphe 288) que : « la capacité à produire en toute autonomie nos dispositifs de sécurité, notamment en matière de chiffrement, reste une composante essentielle de la souveraineté nationale. Un effort budgétaire annuel en faveur de l’investissement permettra la conception et le développement de produits de sécurité maîtrisé ».

 

Déjà, le précédent Livre Blanc de 2008, consacrait cet axe prioritaire, qui s’est traduit par la création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), dont les 300 personnels ont, depuis 2009, pour mission de veiller à la sécurité des réseaux de l’Etat français ainsi qu’à ceux d’importance nationale.

 

Mais le futur Livre Blanc en cours de finalisation devrait franchir une nouvelle étape dans l’organisation de la cyberdéfense française. Car quelque cinq ans après la création de l’ANSSI, le constat est là : la cyber française demeure trop fragmentée.

 

Raison pour laquelle, et c’est là que devrait résider la véritable nouveauté de ce Livre Blanc sur les capacités cyber françaises: « la désignation d’un coordonnateur national cyber, à l’image du coordonnateur du renseignement, pourrait permettre un meilleur pilotage de cette fonction stratégique. Elle devrait être accompagnée par un renforcement sensible des moyens humains qui y sont consacrés, à la hauteur des efforts consentis par nos partenaires britannique et allemand. »

 

Mais pourquoi ce besoin d’un coordonnateur, alors que l’ANSSI a été créée il y moins de cinq ans ?

 

Guerre de services cyber ?

 

Il faut savoir que le monde cyber français est très cloisonné, notamment entre capacités défensives (se protéger contre les attaques) et celles offensives (mener des attaques). Les compétences et les missions sont, il est vrai, assez différentes.

 

A l’ANSSI (doté d’un budget de 75 millions d’euros) les missions « passives » de détection et de protection contre les attaques informatiques ; tandis que la lutte « active » demeure la chasse gardée des services de renseignement, à savoir DGSE (service de renseignement extérieur) et DCRI (service de renseignement intérieur). Or, il semble bien que la coordination entre d’une part les capacités offensive et défensive, et d’autre part entre les services de renseignement, bien que formalisée via quelques rares officiers de liaison, soit insuffisante. Ces échanges, très encadrés, ne concernent finalement que quelques domaines précis. Et compte tenu d’une menace grandissante, sont bien trop lacunaires.

 

« Les deux mondes sont très segmentés, y compris dans leur culture » confiait à FOB un observateur. Ainsi assiste-t-on à une lutte de pouvoir entre les cyber-acteurs étatiques dont l’enjeu est aussi budgétaire. Bref, le dialogue est compliqué, d’une part entre l’ANSSI et les services, mais également entre les services eux-mêmes, DGSE et DCRI, sans parler des compétences des militaires.

 

On retombe là, dans une guéguerre inter-services, à l’origine de la création en 2008 du coordonnateur national du renseignement, créé par le précédent Livre Blanc.

 

À même constat, même solution ! Ce « coordonnateur national cyber » devra ainsi venir chapeauter et faciliter les relations entre les divers acteurs tout en veillant à la bonne fluidité des capacités cyber françaises. Car déjà certaines voix s’élèvent sur le positionnement de l’ANSSI, considérée par certains comme ayant un comportement plus de « service de renseignement » que « d’agence régulatrice ». Ce qu’elle est pourtant. Il faut dire aussi que de nombreux responsables sont issus des services… Jugée peu transparente, son rapport annuel par exemple est gardé confidentiel.

 

La création de ce poste coordonnateur peut également être interprétée comme le révélateur d’une menace informatique plus dangereuse et élaborée. Car bien maîtriser les attaques informatiques sophistiquées, c’est aussi mieux savoir s’en prémunir…

 

Relevons également la référence à des modèles étrangers, révélatrice. Ainsi au Royaume-Uni, le Government Communications Headquarters (GCHQ) a la main à la fois sur les capacités offensive et défensive…

 

Reste à savoir quel profil occupera ce poste. Un responsable issu des services, un diplomate, un haut fonctionnaire ?

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:05

Un Rafale tire un missile AASM de Sagem (photo DGA)

 

04/04/2013 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a prononcé la qualification de l’armement air-sol modulaire (AASM) en version à guidage terminal laser le 3 avril 2013. Cette qualification a été menée en étroite liaison avec les forces. Le travail réalisé en commun permet d’envisager la mise en service opérationnel de cet armement dans les forces.

 

La qualification concrétise les efforts de recherche et développement soutenus par la DGA depuis 2005, notamment à travers des programmes d'études amont. La version laser complète la gamme AASM qui comprend déjà une version inertie-GPS et une version infrarouge, toutes deux en service dans les forces françaises et utilisées par les avions Rafale de l’armée de l’air et de la marine lors des opérations Harmattan et Serval.

 

L’AASM laser allie à une capacité de tir « stand off » la capacité d’atteindre avec une précision métrique des cibles rapides et manoeuvrantes, terrestres ou navales. L’illumination des cibles peut être réalisée par un désignateur aéroporté tel que le pod Damocles qui équipe le Rafale, ou par des contrôleurs avancés au sol. Un tir de qualification effectué en décembre 2012, sur le site de Biscarrosse de DGA Essais de missiles, a démontré l’aptitude de l’AASM laser à détruire des cibles mobiles.

 

 

L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée se montant sur des corps de bombe standard. Cet ensemble permet de tirer à distance de sécurité de la cible (plus de 50 km) hors de portée des défenses sol-air adverses, dans toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit. La DGA a commandé 380 exemplaires de l’AASM laser à Sagem (groupe Safran).

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:58

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/relations-internationales/2255265-1-fre-FR/relations-internationales.jpg

 

04/04/2013 Sources : LTN M. Simonnot-Virbel/TIM

 

Pour mieux cerner l’impact des relations internationales dans le quotidien des terriens, Terre Information Magazine a interrogé le colonel Christian Herrou, chef de la cellule de coopération bilatérale de l’État-major de l’armée de Terre (EMAT/CCB).

> Aujourd’hui, l’armée de Terre échange beaucoup avec son homologue britannique. Pourquoi ?


Dans les pays membres de l’OTAN, chacun coopère beaucoup avec ses voisins proches. Tout comme nous le faisons depuis 20 ans avec l’Allemagne, nous sommes actuellement dans une phase de coopération soutenue avec l’armée britannique. Le traité de Lancaster House, en 2010, a permis de rapprocher deux armées similaires dans leurs formats, leurs modes opératoires et leurs capacités.

La professionnalisation de nos armées est un point commun supplémentaire, qui permet de concevoir et de mener des opérations de même niveau.

(NDLR : Les accords de Lancaster House, signés le 2 novembre 2010 prévoyent le renforcement de la coopération franco-britannique en matière de politique de Défense.)

 

> Comment cette coopération est-elle mise en œuvre sur le terrain ?


Avec les Britanniques, nous avons un projet ambitieux qui doit nous permettre de mener ensemble des opérations sur un théâtre lointain. On sait que l’on peut s’apporter beaucoup mutuellement en partageant nos savoir-faire. Pour l’instant, deux unités servent de laboratoire et de référence :

-          d’une part, la 11ebrigade parachutiste (11e BP), qui crée, avec la 16th Air Assault Brigade, une force binationale non permanente de réaction rapide (nous travaillons en harmonie, au point que l’officier d’échange britannique qui sert à la brigade a été projeté dans le cadre de l’opération Serval).

-          D’autre part, dans le domaine complexe de l’amphibie, la 9e brigade d’infanterie de marine (9eBIMa) entraîne ses unités sur des exercices communs avec les Royal Marines2. Plusieurs exercices d’entraînement conjoints seront encore organisés cette année.

 

> Qu’en est-il des échanges avec les autres armées ?


Il y a évidemment toujours l’Allemagne avec qui nous avons développé, via la brigade franco-allemande, une forte connaissance mutuelle dans le domaine de la préparation opérationnelle. Avec les Allemands, nous avons aussi en commun la formation Tigre avec l’école franco-allemande du Cannet-des-Maures (pilotes) et le centre franco-allemand de Fassberg (mécaniciens). Dans le type de coopération « nord », il y a des échanges réguliers avec des unités américaines dans le cadre d’exercices ou de visites. Un jumelage se développe avec des unités polonaises. Plus au sud, l’armée de Terre entretient d’étroites relations avec des pays méditerranéens, africains ou du golfe Persique. Enfin, nos unités peuvent être amenées à travailler dans des échanges ou des exercices en commun avec des pays plus lointains : Russie, Chili, Malaisie…

 

> L’implantation de l’armée de Terre outre-mer favorise-t-elle les interactions ?


Tout à fait. Par exemple, les forces armées en Guyane reçoivent régulièrement du personnel brésilien et d’Amérique du sud dans leurs centres d’entraînement. Les forces en Nouvelle-Calédonie sont souvent appelées à travailler avec les forces australiennes. Aux Émirats Arabes Unis, les compagnies tournantes mènent ponctuellement des entraînements en commun avec nos amis émiriens.

 

> Comment le soldat peut-il s’impliquer davantage dans la coopération ?


Le soldat a de plus en plus vocation à s’entraîner aux côtés d’unités étrangères, notamment dans les phases de préparation opérationnelle. La base, c’est de se comprendre mutuellement et cela passe par un langage commun. Il est fondamental pour tous, chacun à son niveau, de maîtriser un minimum de vocabulaire opérationnel en anglais. Aujourd’hui, l’anglais est un outil de combat, qui doit faire partie du paquetage. Ceux qui ont été en Afghanistan pourront vous le dire mieux que moi.

Les exercices de 2013

Chaque année, de nombreux échanges sont conduits avec nos armées partenaires. Exercices de commandement, visites d’autorités et formations communes rythment le quotidien des unités de l’armée de Terre. Petit aperçu des grands rendez-vous de 2013.

 

Gulf Falcon : un exercice bilatéral franco-qatarien piloté par l’EMF3 en février-mars 2013 au Qatar.

 

Feldberg : exercice franco-allemand mobilisant toutes les unités de la BFA en mars 2013.

 

Joint Warrior : exercice franco-britannique au Royaume-Uni en avril 2013. Il permettra l’entraînement des deux brigades parachutistes et de la 9e BIMa et la validation du concept combined joint expeditionary force (CJEF).

 

Colibri : exercice d’interopérabilité des troupes aéroportées, organisé en Allemagne en juin 2013.

 

Capable Logistician : exercice de validation des procédures OTAN dans le domaine de la logistique, organisé en Slovaquie en juin 2013.

 

Toxic Valley : exercice d’échange de bonnes pratiques sur le thème NRBC, organisé en Slovaquie en septembre 2013.

 

Steadfast Jazz 13 : exercice interarmées organisé par la NATO Response Force, engageant le CRR-FR et 1 200 hommes en Pologne en octobre 2013.

 

Iron Triangle : exercice de montée en puissance de la composante terrestre de la CJEF, organisé au Royaume-Uni en novembre 2013.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:55

AASM à guidage terminal laser - DGA Essais en vol

 

04 avril 2013 par: Romain Mielcarek - ActuDéfense

 

La DGA vient de qualifier l’AASM laser de Sagem. Ce système de guidage de bombe doit permettre aux aéronefs d’effectuer des tirs de précision métrique à une distance de sécurité de 50 kilomètres.

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a prononcé mercredi la qualification de l’Armement air-sol modulaire (AASM) en version à guidage terminal laser. Cet armement viendra compléter la gamme actuellement utilisée, composée de bombes guidées par GPS ou infrarouge, qui a été déployé aussi bien en Libye (200 tirs AASM sur ce théâtre) qu’au Mali. Cette qualification confirme l’arrivée dans les forces, à terme, de cet équipement d’une précision métrique sur des cibles mobiles terrestres ou navales.

 

Il avait été testé en décembre dernier, à Biscarosse, où un Rafale a pu désigner grâce à un pod Damoclès, par laser, une cible – à savoir un 4×4 roulant à 50 km/h – et le détruire d’un tir de bombe guidée par AASM. Des tirs sur cibles fixes avaient déjà été effectués auparavant, sur terre et en mer. A terme, le ciblage des cibles de ces AASM à guidage laser pourra être fait par les avions eux-mêmes, mais aussi par des drones ou des contrôleurs avancés au sol. Cet armement permet de plus aux appareils chargés de les larguer d’effectuer des tirs à une distance de sécurité de 50 kilomètres, hors de portée des systèmes de défense sol-air adverses.


La DGA a commandé à l’heure actuelle 380 exemplaires de l’AASM laser. C’est l’industriel français Sagem, du groupe Safran, qui en est le maître d’oeuvre. Il faudra à présent attendre la finalisation de la phase d’expérimentation de cet équipement puis sa mise en service opérationnelle. Avant de voir ces systèmes débarquer sur les théâtres opérationnels, il faudra de plus attendre que les pilotes et personnels chargés du ciblage ne soient totalement formés à son usage.

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 11:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-avril-2013/exercice-recce-meet-2013/2253959-1-fre-FR/exercice-recce-meet-2013.jpg

 

03/04/2013 Ltt Alexandra Lesur-Tambuté - Armée de l'air

 

Du 2 au 4 avril 2013, la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan accueille l’exercice Recce Meet, organisé par l’escadron de reconnaissance 2/33 « Savoie ». Un événement qui vise à pérenniser l’esprit « reco ».

 

Cette première édition organisée dans l’Hexagone met en compétition les acteurs des missions de reconnaissance des forces armées françaises. Le 2/33 « Savoie »  a ainsi convié les escadrons Rafale du 1/7 « Provence », du 2/30 « Normandie-Niemen » du 1/91 « Gascogne » ainsi que la 11e et la 12eFlottille de la marine nationale. Au total, ce sont deux Mirage F1CR, trois Rafale « Air » et deux Rafale Marine qui évoluent dans le ciel landais. « Au delà de l’aspect compétition, il faut y voir le partage et la transmission des techniques de reconnaissance des escadrons », confie le lieutenant-colonel Benjamin Vinot-Préfontaine, commandant le 2/33 et directeur de l’exercice.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-avril-2013/preparation-de-mission-par-les-pilotes-du-1-91-gascogne/2253954-1-fre-FR/preparation-de-mission-par-les-pilotes-du-1-91-gascogne.jpg

Préparation de mission par les pilotes du 1/91 "Gascogne"

 

Les acteurs de Recce Meet ont donc à cœur de comparer leurs méthodes de travail.  Que ce soient celles développées avec les Rafale équipés de nacelles Reco NG ou celles, plus anciennes, pratiquées par les Mirage F1CR du 2/33 « Savoie » pourvus de Pods Presto et de caméras (Omera 40 et Omera 33). « Nous sommes le dernier escadron exclusivement dédié à la mission de reconnaissance », explique le capitaine Manuel Blache, pilote de Mirage F1CR au 2/33 et organisateur de l’exercice, « nous souhaitons, à ce titre, transmettre une partie de notre savoir-faire et de notre culture acquise dans ce domaine bien spécifique ».

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-avril-2013/un-interprete-image-analyse-les-photos-rapportees-par-les-pilotes/2253901-1-fre-FR/un-interprete-image-analyse-les-photos-rapportees-par-les-pilotes.jpg

Un interprète image analyse les photos rapportées par les pilotes

 

Au cours de ces trois jours d’exercice, chaque escadron réalisera trois missions qui seront évaluées. Un challenge qui repose sur le triptyque pilote, officier renseignement  et interprète images. « La première mission consiste à utiliser de manière optimale les capteurs de chaque escadron sur des objectifs bien définis », détaille le capitaine Blache. La deuxième mission est une «  reconnaissance à vue » de plusieurs objectifs dans une zone spécifiée. Pour cette épreuve, la capacité du pilote à regarder dehors indépendamment des capteurs est déterminante. Enfin, les escadrons participeront à une troisième mission commune dans un environnement tactique complexe. Un trophée sera remis au vainqueur de l’édition.

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