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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:25

Mindef

 

28/03 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

« Nous dépenserons en 2014 exactement le même montant qu'en 2013 » , a affirmé le chef de l'Etat sur France 2 jeudi soir.

 

Depuis plusieurs jours, sénateurs et députés, PS comme UMP, officiers à la retraite et spécialistes en tout genre dénonçaient certaines hypothèses budgétaires pour la prochaine loi de programmation militaire qui, selon eux, portent en elles un risque mortel pour l'armée française et l'industrie de défense.

 

Le président de la République, François Hollande, s'est voulu rassurant, en tout cas pour l'an prochain, lors de son intervention télévisée sur France 2. « Nous dépenserons en 2014 exactement le même montant qu'en 2013 », a affirmé le chef de l'Etat. Evoquant la « qualité de l'outil militaire » qu'il a pu « apprécier dans l'intervention au Mali », il a insisté sur la nécessité de garantir « l' autonomie » de la France pour intervenir militairement, de « protéger et moderniser » l'arme de dissuasion nucléaire et de « protéger notre territoire ».

 

 

Deux trajectoires budgétaires opposées

Ces derniers jours, la tension était montée sur le sujet. Alors que les rumeurs les plus noires circulaient, les PDG des sept principales sociétés du secteur avaient demandé audience à François Hollande . L'ennemi était clairement désigné : Bercy, que toutes ces prises de position agacent terriblement.

 

Deux trajectoires budgétaires opposaient les ministères de la Défense et du Budget  : quand le premier souhaitait les mêmes crédits en 2014 qu'en 2013, soit 30,1 milliards, le second fixait la barre à 29 milliards. La différence correspond à la part que l'Hôtel de Brienne doit assumer des 5 milliards d'économies à faire l'an prochain.

 

Dans la journée de jeudi, Jean-Marc Ayrault avait commencé à calmer le jeu. Il avait appelé à cesser « de nous faire peur avec des scénarios catastrophes » à propos des déclarations alarmistes sur les risques que ferait courir à la Défense une baisse brutale du budget. Le modèle d'armée qui découlera du Livre blanc de la Défense « sera conforme aux ambitions de la France, en Europe et dans le monde », avait déclaré le Premier ministre au Sénat, cité par l'AFP. Avant d'ajouter que la loi de programmation militaire « préservera l'excellence de notre industrie de défense ».


 La déclaration du président de la République va-t-elle suffire à calmer l'inquiétude générale ? Lors d'un colloque organisé mercredi par « Les Echos », le sénateur PS de la Meurthe-et-Moselle, Daniel Reiner, s'est montré très critique sur le fonctionnement de la commission du Livre blanc.

 

 

Le modèle d'armée qui découlera des travaux du nouveau Livre Blanc de la défense « sera conforme aux ambitions de la France, en Europe et dans le monde ». A savoir: « Protéger notre territoire et la population française, préserver nos forces de dissuasion dans ses deux composantes, et assurer nos capacités d'intervention, seuls ou avec nos alliés. »
 

 

« Ce n'est pas au moment où nous engageons nos forces au Mali (...) que nous allons baisser la garde. »

 
« Cessons de nous faire peur avec des scénarios catastrophe, qui n'ont jamais été sérieusement envisagés, en tout cas ni par le Président de la République, ni par moi-même, ni le ministre de la Défense. »

 

 


La Loi de programmation militaire (LPM) « sera cohérente avec le modèle d'armée que je viens d'évoquer », « elle préservera aussi l'excellence de notre industrie de défense. »

 

 


« Ce qui m'importe, c'est de bâtir le modèle d'armée de demain, cohérent avec le redressement de notre pays et avec les risques et les menaces auxquels il doit faire face. »

 

 


« Ce que la France fait au Mali, elle pourra le faire encore dans cinq ans. »

 

 


   Les conclusions du Livre blanc donneront lieu « avant l'été » à un débat devant le Parlement, appelant les parlementaires à « un dialogue serein » sur ce sujet.

 

 


Le Livre blanc sera adopté « à la fin du mois d'avril ». La LPM qui en découlera sera ensuite discuté à l'automne par le Parlement.

 

 


La défense européenne « a pris trop de retard » ces dernières années. « Il n'est pas juste que seuls deux grands pays, la Grande-Bretagne et la France, fassent tant d'efforts pour la défense, pas seulement de leur pays, mais aussi au service de l'Europe ».

 

 


source  : AFP2

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 18:54
METRAVIB, brand of ACOEM, introduces PILAR at IDEX 2013.

28 mars 2013 acoemTV


The PILAR system uses the sound waves generated by the firing of small arms, Rocket Propelled Grenades (RPGs) and mortars to detect and accurately identify their location in real time. The PILAR screen displays the precise origin of the enemy fire in 3D.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/eaat-navigabilite/2246713-1-fre-FR/eaat-navigabilite.jpg

L’escadrille avions de l’armée de Terre (EAAT) est la première des unités aéronautiques à

être parvenu à un haut niveau de navigabilité - Crédits : armée de Terre

 

28/03/2013 Armée de Terre

 

L’escadrille avions de l’armée de Terre (EAAT) est la première des unités aéronautiques à être parvenu à un niveau jamais atteint dans le domaine de la sécurité des appareils en vol.

 

L’escadrille avions de l’armée de Terre (EAAT) dispose de huit TBM 700 pour le transport des hautes autorités de l’armée de Terre.

 

Depuis 2009, chacun de ces appareils est pourvu de certificat de navigabilité, sorte de carte grise de l’aéronef. Ce certificat permet d’attester et de garantir la capacité de l’appareil à voler en toute sécurité.

 

Depuis juin 2012, un organisme de gestion de maintien de navigabilité (OGMN) dispose d’un agrément adéquat, « FRA M » qui valide cette gestion technique ente l’unité, le commandement de l’aviation légère de l’armée de Terre (COMALAT) et la structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense (SIMMAD).L’unité de l’EAAT est précurseur dans le domaine de la navigabilité. 7 de ses mécaniciens de la flotte, parmi les plus qualifiés, ont obtenu une licence de maintenance d’aéronef d’Etat (LMAE), condition indispensable pour remettre en vol un avion à l’issue d’un acte de maintenance.Dans cette même optique, l’atelier de Rennes (organisme d’entretien) vient d’obtenir récemment son agrément dit « FRA 145 » en février 2013.

 

L’escadrille avions de l’armée de Terre est ainsi la première des unités aéronautiques des 3 armées  (Terre, Air et Mer) à cumuler toutes ces conditions qui font d’elle dorénavant une unité travaillant dans un environnement dit « contrôlé ».

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 15:46

Indus def FR

 

Février 2013 Sophie LEFEEZ Focus stratégique, n° 42

 

Alors que les dépenses militaires françaises ont été maintenues à un niveau relativement constant ces dix dernières années, le volume des équipements produits a eu tendance à se réduire, se traduisant par des lacunes capacitaires. Ce phénomène atteste de l’augmentation du coût, tant à l’achat qu’au soutien, de matériels modernes fortement complexes. En décomposant les facteurs coût, ce papier soutient que la complexité technique est l’une des causes les plus importantes de « l’inflation militaire » – bien qu’en aucun cas la seule – aussi bien dans la phase de conception que de soutien. Alors que les efforts de réduction des coûts se sont concentrés sur les aspects organisationnels, l’incertitude qui plane sur les conditions du combat futur oblige les acteurs à produire des matériels polyvalents à la pointe de la technologie, au risque de dépasser les besoins opérationnels. Pour cette raison, il est nécessaire de définir plus clairement les attentes militaires afin que la complexité technique concorde avec la juste suffisance.

 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:55

FREMM frigate Aquitaine Nov 2011 (Photo DCNS)

 

28/03/2013  Marine nationale

 

DCNS vous propose de visiter virtuellement la FREMM Aquitaine de la Marine nationale

 

La visualisation à 360° vous permettra de connaître les endroits clés du bâtiment: central opérations, passerelle, pont d’envol, cuisine, cafétéria ou encore le local propulsion n’auront plus de secrets pour vous.

 

Livrée à la Marine le 23 novembre 2012, l’ Aquitaine, première frégate ASM du programme FREMM (FREgates MultiMissions), poursuit actuellement son déploiement en mer des Caraïbes pour la vérification de ses capacités militaires dans les mers chaudes.

 

Pour visualiser la visite virtuelle, l’installation du logiciel Silverlight de Microsoft est nécessaire.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 13:53

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/8349/s300_BZN-UNCLASS-20130325-250-025.jpg

A joint Irish Defence Force and British Army training and

mentoring team boards an aircraft at RAF Brize Norton

headed for Mali

[Picture: Steve Lympany, Crown copyright 2013]

 

27 March 2013 Ministry of Defence

 

British troops have arrived in Mali to assist in the training of the Malian military as part of a European Union Training Mission.

 

The deployment of UK personnel, announced by the Secretary of State for Defence in February, forms part of the EU mission to develop the infantry and artillery skills of the Malian armed forces currently combating extremists in the north African country.

 

Secretary of State for Defence, Philip Hammond, said:

Through this mission we will support the Malian government to counter the violent insurgency that has not only disrupted their country, but which also poses a clear threat to our national interests here in the UK.

 

British support to the mission in Mali, including assistance with training, logistics and surveillance, highlights the impressive flexibility of our armed forces. British troops will not deploy in a combat role but, through training the Malian armed forces, we can assist in restoring order and denying terrorists a safe haven in the country.

British troops arrive in Mali
British troops arrive in Mali [Picture: Corporal Tim Hammond, Crown copyright 2013]

Twenty one personnel from 1st Battalion The Royal Irish Regiment (1 R IRISH) arrived in the Malian capital Bamako yesterday. They will be joined by troops from 45 Commando Royal Marines and 29 Commando Regiment Royal Artillery completing the 40-man training team.

 

The British training team is augmented by 6 personnel from the Irish Defence Force, who travelled to Mali on the same aircraft and will work alongside their UK counterparts throughout the mission.

 

Major Simon Holden, 1 R IRISH, Commanding Officer of the Infantry Training team, said:

The Irish Defence Force is well versed in training and mentoring roles and it will be a privilege to command them. We have conducted several weeks of pre-deployment training together at Ternhill Barracks to prepare for the tour. It is an historic occasion.

 

As the Officer in command of the Infantry Training Team I will be responsible for orchestrating the training of Malian troops working alongside the French, Czech and Danish forces, as part of the EU mission to bring stability to the region.

The training mission is headquartered in Bamako, while training will take place in Koulikoro (60 kilometres north-east of Bamako). The mission is under the command of French Brigadier General François Lecointre and is expected to continue for around 15 months. More than 200 instructors will be deployed, as well as mission support staff and force protection, making a total of around 500 staff from 22 EU Member States.

 

The deployment of the training team is the latest UK contribution to international stabilisation efforts in Mali. Britain has already provided C-17 transport aircraft to support both the French and African nations, Sentinel surveillance aircraft and the transportation of French military supplies on board a roll-on-roll-off (RO-RO) ferry.

 

The 22 contributing nations that make up the EUTM are Austria, Belgium, Bulgaria, the Czech Republic, Estonia, Finland, France, Germany, Greece, Hungary, Ireland, Italy, Latvia, Lithuania, Luxembourg, Poland, Portugal, Romania, Slovenia, Spain, Sweden and the United Kingdom.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-mars-2013/l-eleve-de-l-epa-a-embarque-a-bord-de-l-airbus-a300-zero-g-de-la-societe-novespace/2245204-1-fre-FR/l-eleve-de-l-epa-a-embarque-a-bord-de-l-airbus-a300-zero-g-de-la-societe-novespace.jpg

L'élève de l'EPA a embarqué à bord de l’Airbus A300

« Zéro G » de la société Novespace.

 

27/03/2013 21:20 ADJ Jean-Laurent Nijean - Armée de l'air

 

Mardi 26 mars 2013, l’élève Paul Tragin, de la classe préparatoire à l’enseignement supérieur de l’école des pupilles de l’air (EPA) 749 de Grenoble, a expérimenté un vol en impesanteur. Lauréat du projet Parabole organisé par le centre national d’études spatiales (CNES), il a embarqué à bord de l’Airbus A300 « Zéro G » de la société Novespace.

 

Des hommes vêtus de combinaisons bleues, oranges ou vertes flottent dans l’habitacle d’un avion de ligne. Pendant une poignée de secondes, la gravité n’est plus d’actualité à bord. D’aucuns ont la tête en bas, d’autres font des culbutes en suspension. Tout est sans dessus-dessous ! Il s’agit de la campagne de vols paraboliques réalisée du 24 au 28 mars 2013, à Bordeaux-Mérignac. 

 

 Lors de ce vol, une série de 31 paraboles a placé les scientifiques et les autres participants en micropesanteur. L’élève de l’EPA a mis en œuvre des expériences préparées par toute la classe. « Je suis heureux d’avoir été tiré au sort pour ce vol extraordinaire. En impesanteur, j’ai éprouvé des sensations difficiles à décrire. Les expériences ont été à 90% couronnées de succès », s’émerveille Paul Tragin à sa sortie de l’avion.

 

Chaque année, trois établissements sont sélectionnés pour participer à la campagne de vols paraboliques du CNES. Il s’agissait pour les élèves de concevoir et de réaliser des dispositifs expérimentaux, étudiés en condition de micropesanteur à bord du « spationef » de Novespace.L’école des pupilles de l’air est le lycée de l’armée de l’air. Acteur du plan égalité des chances, cet établissement public sous tutelle du ministère de la Défense accueille plus de 700 élèves. Ses missions sont l’aide aux familles pour les collégiens et lycéens et l’aide au recrutement des futurs officiers de l’armée française pour les classes préparatoires.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-mars-2013/lors-de-ce-vol-une-serie-de-31-paraboles-a-place-les-scientifiques-et-les-autres-participants-en-micropesanteur/2245194-1-fre-FR/lors-de-ce-vol-une-serie-de-31-paraboles-a-place-les-scientifiques-et-les-autres-participants-en-micropesanteur.jpg

Lors de ce vol, une série de 31 paraboles a placé les scientifiques et les autres participants en micropesanteur.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-mars-2013/des-hommes-vetus-de-combinaisons-bleues-oranges-ou-vertes-flottent-dans-l-habitacle-d-un-avion-de-ligne./2245080-1-fre-FR/des-hommes-vetus-de-combinaisons-bleues-oranges-ou-vertes-flottent-dans-l-habitacle-d-un-avion-de-ligne..jpg

Des hommes vêtus de combinaisons bleues, oranges ou vertes flottent dans l’habitacle d’un avion de ligne.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 12:55

http://www.onera.fr/podcasts/images/logo-podcasts-onera-small.jpg

 

27 mars 2013 ONERA


Nicolas Guérineau - Chef du projet Témoin au Département d'optique théorique et appliquée.

 

Les caméras de nos smartphones vont-elles évoluer et voir un jour dans l'infrarouge ? C'est probable. On le devra alors pour partie au projet Témoin qui vise à rendre ces caméras infrarouge toujours plus compactes, peu énergivores et meilleur marché.

 

Télécharger le podcast

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 12:55

Mindef

 

27.03.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Un débat sur les conclusions du nouveau Livre blanc de la défense sera organisé en mai devant l’Assemblée nationale, a annoncé ce mercredi 27 mars Jean-Yves Le Drian (photo AFP), lors de la séance des questions au gouvernement.

 

On sait depuis la semaine dernière et le premier Conseil de défense organisé à ce sujet à l'Elysée que le scénario catastrophique de Bercy, dit " Z ", était abandonné au profit d'un " Y ", plus réaliste défendu par Jean-Yves Le Drian (lire à ce propos, la note du vendredi 22 mars, Conseil de Défense : pas de scénario apocalyptique pour le budget mais un nouvel effort).

 

La commission du Livre blanc " va conclure ses travaux dans les prochains jours ", à la suite de quoi sera présentée une Loi de programmation militaire (LPM), a déclaré le ministre.

 

" A la demande du président de la République et à la demande expresse du Premier ministre, un débat sera organisé sur les conclusions du Livre blanc dans cette assemblée au mois de mai ", a-t-il poursuivi.

 

Selon M. Le Drian, la LPM sera ensuite présentée " à la fin du mois de juillet et débattue à l’automne, sur la base d’un projet et d’un modèle d’armée qui soient cohérents et efficaces ".

 

" Je souhaite que cette Loi de programmation militaire soit crédible et ne tire pas des chèques sur l’avenir comme l’a fait la LPM antérieure. Quand je suis arrivé, il manquait 5 milliards (d’euros) par rapport aux engagements initiaux ", a-t-il conclu.

Via l'AFP

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 12:54

IHEDN

 

27.03.2013 IHEDN

 

Les auditeurs de la 49ème session Armement et économie de défense de l’IHEDN ont rencontré le 22 mars 2013 leurs homologues de la promotion 2012-13 de l’Institut des Hautes études pour la Science et la Technologie (IHEST), dans le cadre d’une journée commune consacrée au thème de «L’homme réparé, l’homme augmenté, entre réalité et imaginaire.»

Ce séminaire bilatéral s’inscrit dans la volonté de l’IHEDN de développer des synergies avec des instituts de niveaux comparables, afin de croiser les réflexions et les apports d’auditeurs aux origines et trajectoires diverses.

A ce titre, cette rencontre entre l’IHEDN et l’IHEST a été inaugurée par l’IGA Robert Ranquet, directeur adjoint de l’IHEDN, et Madame Lucile Grasset, directrice adjointe de l’IHEST.

 

Une conférence introductive intitulée « La simplexité : des principes communs au cerveau et au robot » a été prononcée par Alain Berthoz, membre de l’Académie des sciences et membres de l’Académie des technologies. Elle a été suivie d’une table ronde consacrée aux enjeux liées à la robotique et la société, où sont intervenus le médecin chef des services Lionel Bourdon, professeur titulaire de la chaire de recherche du Service de Santé des Armées (école du Val-de-Grâce) sur le thème « les paradoxes de la robotisation du soldat du futur » et le professeur Jean-Paul Laumond, directeur de recherche au laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (CNRS) sur « la robotique, retour vers le réel ». Se sont également croisés les regards éthiques de l’ingénieur général de l’armement (2S) Alain Crémieux, spécialiste de l’éthique des armes, avec une intervention intitulée « robots humanifiés, hommes robotisés », et la philosophe des sciences et des techniques Marina Maestrutti, de l’université Panthéon-Sorbonne, qui a évoqué « l’intégration corporelle des techniques, entre utopies de dépassement et enjeux de la recherche en robotique ».

 

Cette journée commune s’est poursuivie par une après-midi de travail dans le cadre de 9 groupes mixtes au sein desquels les auditeurs des deux instituts ont pu réfléchir et échanger ensemble sur des thèmes aussi variés que : « En matière militaire, le développement des technologies vise-t-il à moins exposer les combattants et accroître leur performance et/ou à les remplacer par des robots ? », « Dans quelle mesure le recours à des drones à usage civil et militaire doit-il être encadré par des normes éthiques et juridiques ? », « La robotique : un cas d’école pour la recherche duale en France et dans le monde ? », « Peut-on penser le médicament comme une prothèse et comme un outil de performance ? » ou encore « Quels impacts économiques l’amplification de l’homme permet-elle d’envisager, tant sur le plan civil que militaire ? » pour ne citer que ceux-là.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 10:10

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/caporal-van-dooren/2227817-1-fre-FR/caporal-van-dooren.jpg

 

28 Mars 2013 Par Raphaël Chauvancy

 

Le caporal Van Dooren est mort pour la France sur le sol malien. Le sacrifice consenti d’un homme de vingt-quatre ans qui aimait la vie.

 

Van Dooren, tu es tombé, samedi 16 mars, sur le sol malien. À 24 ans. En laissant derrière toi une petite fille qui ne jouera jamais avec son père et une jeune femme qui ne reverra plus l’homme qu’elle aime.

 

Entre frères d’armes, nous parlons peu de la mort, mais elle plane et nous suit comme une ombre. La mort que l’on peut donner. Celle que l’on peut recevoir. Servir jusqu’au sacrifice suprême n’est pas vain. C’est assumer le choix du dévouement. Tu n’es pas une victime, Van Do. Soldat professionnel, tu as librement consenti au sacrifice suprême. Une décision d’homme. Tu dois t’en douter, j’ai l’impression que mes mots sonnent creux. Pourtant, je te les dois. À toi et aux tiens. Pour expliquer ta mort. Qu’est-ce qui amène un jeune Français à mourir sur une piste poussiéreuse de la vallée de l’Amettetaï, aux confins du monde ? Le courage. Le choix de la force assumée, mise au service des faibles. Le besoin de faire voler en éclats ses propres limites. Peut-être, aussi, le désir de l’action noble et belle.

 

Tu étais fier d’appartenir au 1er régiment d’infanterie de marine, le régiment de Bir Hakeim, dont le drapeau s’enorgueillit de quinze noms de batailles. Tu y as rajouté ton histoire. Celle d’un raid blindé de plusieurs centaines de kilomètres dans le désert, de Niamey jusqu’à cet adrar des Ifoghas où tu débusquais avec tes camarades les criminels qui coupent les mains des petits voleurs d’étals et lapident les femmes qui s’abandonnent à l’étreinte d’un amant.

 

Combien d’hommes de ton âge seraient capables d’abandonner confort et sécurité pour risquer la mort par le fer et le feu ? Tu aimais les populations que nous avons croisées sous divers cieux. Et tu aimais le pays qui t’envoyait les défendre. Tu n’étais pas croyant, certes, mais tu avais l’intuition qu’il n’est pas de plus grand sacrifice que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

 

Il faisait sans doute une chaleur à crever dans ton AMX-10RC ; le visage creusé sous une croûte de sueur et de poussière, tu devais arborer ce sourire légèrement narquois qui ne te quittait guère. Je revois aussi ton regard, tes yeux pers sans voile où pétillait une lueur d’amusement. Tu aimais la vie mais tu te foutais un peu d’elle, comme d’une bonne amie. Tu étais trop intelligent pour prendre ses foucades au sérieux. La seule chose qui comptait pour toi, c’était ta compagne et ta petite fille.

 

La boucle du Niger est pacifiée. Les pêcheurs y font glisser leurs longues barques et jettent leurs filets dans ses eaux bleues. Les enfants ramassent les premières mangues de la saison sous les ramées vertes couronnées de fleurs roses. Les pâtres surveillent négligemment quelques bêtes étiques qui mâchonnent des épines. Ils vivent en paix parce que de jeunes hommes donnent leur vie dans les massifs écrasés de soleil des confins sahariens. En tombant, tu as jeté un défi à la face de nos ennemis. Car ce sont des hommes qui aiment la mort mais ont peur de la vie. Toi, tu aimais la vie et tu avais un peu peur de la mort, comme nous tous, n’est-ce pas ? Mais tu n’as pas reculé. Et aux groupes de combattants islamistes suicidaires, tu opposes le sacrifice conscient de l’individu. Non seulement tu n’as pas plié le genou devant eux, mais tu as révélé le néant de leur combat. Que pèse l’acte du fanatique face à celui d’un homme libre qui aime sa femme, qui aime rire, qui aime embrasser son enfant et qui laisse tout cela pour se battre ? Pour que d’autres que lui puissent aimer, rire et embrasser.

 

J’ai un peu honte, mais je frissonne en finissant d’écrire ces lignes. Ce n’est pas de la faiblesse, je ne le crois pas. Au contraire. Malgré mon émotion et ma tristesse, je me sens plus que jamais ferme dans mes choix et mes résolutions. Le don que tu as fait de ta vie nous interdit la médiocrité. Dorénavant, c’est avec un peu de ton regard que je veux voir le monde. Te prêter mes yeux pour te faire voir que ce pour quoi tu es tombé perdure. Adieu, Van Do.

 

Le capitaine Raphaël Chauvancy fut le chef de peloton du caporal Van Dooren. Il sert actuellement en opération extérieure au Mali.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 10:07

Thales logo

 

27 mars aerobuzz.fr

 

Dans le cadre de la mise en œuvre de l’organisation de Thales, la Direction de la Communication du Groupe évolue à compter du 1er avril 2013. Matt Pothecary est promu, VP, Directeur de la Communication du Groupe. Il est directement rattaché au Président-directeur général de Thales. Alexandre Perra est promu Directeur Adjoint de la Communication du Groupe. Il reste en charge des Relations Médias du Groupe.

 

- Matt Pothecary, 41 ans, de nationalité britannique, a rejoint Thales en 2000 comme Attaché de Presse international du Groupe. Il a successivement été Directeur de la Communication de ThalesRaytheonSystems (2006-2008), de Thales Air Systems (2008-2010) et de Thales Avionics (depuis 2011). Matt Pothecary est diplômé de l’Université de Loughborough (Royaume-Uni) en Français, Economie et Politique. Il est aussi titulaire d’un DEA en Civilisation britannique de l’Université de Nancy II.

- Alexandre Perra, 32 ans, a rejoint Thales en 2008 comme Responsable de la Communication interne de Thales International. En 2009, il devient Attaché de Presse Corporate. Depuis 2011, il dirige le Service de Presse du Groupe. Alexandre Perra est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et titulaire d’une maîtrise de Lettres Modernes de l’Université Paris IV-Sorbonne.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:55

http://www.univ-toulouse.fr/sites/default/files/IRT_AESE.jpg

 

27/3/2013 Jacques Marouani, ElectroniqueS

 

L'IRT aéronautique est doté de plus de 300 millions d'euros sur sept ans par l'Etat, les industriels et les collectivités.

 

Selon "Les Echos", la construction de l'Institut de recherche technologique en aéronautique, espace et systèmes embarqués, va pouvoir démarrer. Le décret de création de la fondation scientifique a été publié au Journal Officiel du 23 mars. L'IRT aéronautique est doté de plus de 300 millions d'euros sur sept ans par l'Etat, les industriels et les collectivités.

 

Rappelons que les IRT associent, au sein de nouvelles entités de recherche technologique, des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, des grands groupes et des PME pour produire davantage d’innovations, permettre des collaborations fructueuses dans la durée et contribuer à la visibilité internationale et la compétitivité de filières industrielles et de service. Huit IRT ont été créé l'an passé, dont Nanoelec (nanoélectronique), SystemX (ingénierie numérique des systèmes), et B-Com(réseaux et aux contenus de l’Internet du futur).

 

Dotée au total de 2 milliards d’euros, l’action IRT du programme d’Investissements d’Avenir, dont la gestion a été confiée à l’Agence nationale de la recherche (ANR), vise à faire émerger des modalités de coopération plus efficientes entre recherche académique et industriels dans des secteurs clés et remédier ainsi à une des principales faiblesses du système français de recherche et d’innovation : la France, qui dispose d’une recherche publique au plus haut niveau, ne parvient pas suffisamment à transformer cette excellence académique en potentiel de croissance.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 08:55

Mindef

 

27/03/2013 Par Renaud Girard – LeFigaro.fr

 

 

Pour le think tank français, qui publie un livre blanc sur le sujet, le secteur de la défense est aussi important que l'éducation nationale ou la sécurité sociale.»

 

À CONSULTER : «Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité : la France va devenir un pays manchot !»

 

Alors que les fonctionnaires de Bercy et les officiers du Ministère de la Défense se déchirent sur le futur budget des armées pour les cinq prochaines années, les Français n'ont jamais été aussi unis sur les questions militaires.

 

C'est ce que fait ressortir le tout nouveau sondage publié par le think tank Synopia, qui s'était déjà fait remarquer par son rapport de décembre 2012 sur la gouvernance de l'eurozone. Au total 90% des Français estiment qu'il est important ou primordial que leur pays reste une grande puissance militaire, afin de conserver son influence dans le monde. Car, dans le même temps, les citoyens interrogés sont 58% à considérer que l'influence de la France a diminué au cours de la dernière décennie, principalement en raison de la dégradation de son économie. Des chiffres qui s'accordent avec la conclusion des experts civils et militaires auditionnés par Synopia: en affaiblissant encore ses capacités militaires, la France perdrait son meilleur atout actuel dans la compétition internationale. Si l'Allemagne caracole en tête des 27 nations européennes par la santé de son économie, la France vient de démontrer, par la réussite de son opération au Mali, qu'elle restait la première puissance militaire du Vieux Continent et qu'elle méritait pleinement son siège permanent au Conseil de sécurité de l'Onu.

 

Spécialisé dans les questions de gouvernance, le think tank n'y va pas par quatre chemins. L' «alerte» qu'il lance cette semaine est intitulée «Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité: la France va devenir un pays manchot!». Interrogé par le Figaro, Alexandre Malafaye, le président de Synopia, regrette que la Commission du Livre Blanc se soit «pliée à la dictature de l'arithmétique budgétaire». «La Commission s'est trompée de question en se demandant comment réduire le budget de la défense, alors que la bonne question est: comment le sanctuariser?», s'exclame Malafaye.

 

L' «alerte de Synopia» préconise de considérer le budget de la défense dans son ensemble et de s'attaquer au tabou du coût de la dissuasion nucléaire. Autant cette dernière est indispensable au maintien de la souveraineté française, autant la modification des menaces autorise une cure d'amaigrissement. En revanche, plus de moyens devraient être consacrés aux dangers majeurs de la cyber-guerre.

 

Malafaye rappelle que le budget de la défense, hors pension, représente 31,4 milliards d'euros par an, un chiffre à rapprocher des 1185 milliards des dépenses publiques françaises (Etat et comptes sociaux). Il souligne que chaque Français dépense en moyenne 478 euros pour la défense de son pays, contre 1868 euros pour chaque Américain.

 

L'originalité du rapport de Synopia est de dire que, dans le «modèle français», la défense joue un rôle aussi important que l'éducation nationale et la sécurité sociale. Pour sortir par le haut des contraintes budgétaires, le think tank recommande la tenue prochaine d' «Etats généraux de l'influence française».

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:55

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27/03/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

En passe de devenir le président du CNES début avril, l'actuel PDG d'Arianespace, Jean-Yves Le Gall, a lors d'une audition au Sénat mardi, dévoilé quelques orientations stratégiques de sa future action à la tête du Centre national d'études spatiales. Il souhaite conserver une politique spatiale française autonome, lancer un plan de relance pour la filière satellite et mener à bien le développement low cost d'Ariane 6.

 

Réuni lundi, le conseil d'administration du CNES a proposé de porter à la présidence du Centre national des études spatiales, l'actuel PDG d'Arianespace, Jean-Yves Le Gall sous réserve que les commissions ad hoc de l'Assemblée nationale et du Sénat acceptent cette proposition. Le Sénat a voté ce mardi et l'Assemblée nationale le fera mercredi. Ce qui devrait être qu'une formalité pour Jean-Yves Le Gall, dont la candidature ne fait pas débat. Une fois l'accord du Parlement, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, pourra proposer au président de la République de nommer Jean-Yves Le Gall en qualité de président du conseil d'administration du Centre national d'études spatiales jusqu'en 2015, date de fin de mandat de son prédécesseur, Yannick d'Escatha. Mais il devra attendre jusqu'au 3 avril, voire le 10 avril, que le conseil des ministres ratifie sa nomination. En attendant, il a dévoilé mardi aux sénateurs quelques pistes sur sa stratégie pour une politique spatiale française en général, et en particulier pour le CNES jusqu'en 2020. D'où le projet "Ambition 2020", qui va structurer la réflexion du CNES. 

 

Pour une politique française spatiale autonome

 

C'est clair et net. Pour le futur président du CNES, pas question de laisser tomber une politique française autonome spatiale à côté des grandes coopérations européennes dans le cadre de l'Agence spatiale européenne (ESA) et internationales. « Pourquoi la France devrait avoir une politique autonome ? L'espace doit être un porte-drapeau de la politique d'un pays. La France est le seul pays européen à avoir une politique spatiale autonome, a expliqué mardi devant les sénateurs Jean-Yves Le Gall. Il faut continuer à l'avoir ». Car selon lui, le CNES investit dans les technologies des sciences de la vie et des lanceurs. « Nous devons continuer à le faire, a-t-il insisté. Il faut que le centre de Toulouse reste un moteur dans l'innovation spatiale et une référence ». Tout comme le centre spatial guyanais, "l'actif le plus important de la politique spatiale européenne", mais qui coûte cher, a-t-il précisé. Et il a d'ailleurs rappelé que le futur lanceur européen « Ariane 6 est né en France » d'une réflexion impulsée par les pouvoirs publics et engagée par le CNES et les industriels concernés, Astrium et Arianespace.

 

Une « Ariane 6 des satellites », un plan de relance pour l'industrie satellitaire

 

Ce sera l'un des très gros chantiers de Jean-Yves Le Gall s'il était nommé à le tête du CNES. Il veut une « Ariane 6 des satellites » pour relancer un secteur qu'il considère en grand danger. Les deux constructeurs nationaux, Astrium et Thales Alenia Space (TAS) font face à « une concurrence extrêmement agressive », a-t-il rappelé. Notamment des Etats-Unis (Boeing) mais aussi de la Russie et de la Chine. Sur ce dernier pays, il a évoqué des opérations d'Etat à Etat entre Pékin et le Nigéria et le Venezuela où les deals intègrent le paiement des satellites et des lancements (un package) avec des matières premières, notamment en pétrole. Jean-Yves Le Gall est également inquiet de la concurrence de Boeing, qui grâce sa technologie des petits satellites à propulsion électrique, a pris une longueur d'avance sur ses rivaux européens. Il a indiqué que le constructeur américain a annoncé lors du Satellite Show de Washington qu'il était en négociation finale avec douze clients pour douze plates-formes de ce type. « Ce sont douze satellites que n'auront pas les constructeurs français », a-t-il expliqué à La Tribune. Un constat très inquiétant d'autant que les prises de commandes en 2012 ont été médiocres pour les deux groupes français. « Il est important de soutenir le marché des satellites, a-t-il expliqué aux sénateurs. Il faut une approche nouvelle ».

 

Ariane 6 : dans les pas de Yannick d'Escatha

 

Sur le dossier Ariane 6, Jean-Yves Le Gall reste sur le ligne de la politique qui a été engagée par la France et l'Europe. « Pour lutter à armes égales avec ses rivaux, dont l'américain SpaceX, Ariane 6 doit avoir un coût de développement minimal, une durée de développement minimale et un coût d'exploitation minimal », a-t-il précisé. Car elle doit être compétitive face aux lanceurs des pays émergents où les salaires sont bas et des pays où l'accès à l'espace est subventionné. C'est dans ce cadre que le futur lanceur sera développé sur le principe du « cost driven », « ce qui nous permettra d'être en accord avec les enjeux du moment (contrainte budgétaire forte, ndlr) » tout en regardant ce que font les concurrents, notamment SpaceX, a-t-il souligné. Un développement à l'opposé de celui d'Ariane 5, qui lui était basé sur le principe de "technology driven", qui a permis d'irriguer tout le secteur spatial et au-delà. En outre, Jean-Yves Le Gall considère qu'il est temps de « réconcilier la masse des satellites gouvernementaux avec les performances d'Ariane 6 ». Aujourd'hui, a-t-il rappelé, ces satellites dont la masse est inférieure aux satellites de télécoms tirés par Ariane 5, sont lancés... par la fusée russe Soyuz. Et ce alors que la France, puis l'Europe, ont développé un lanceur autonome afin de mettre en orbite des satellites gouvernementaux, et surtout d'avoir un accès autonome à l'espace. "Ariane 5 est beaucoup plus adaptée au marché commercial qu'aux satellites gouvernementaux", a confirmé Jean-Yves Le Gall, qui s'interroge sur "la pérennité à terme de la coopération entre la Russie et la France" dans le domaine des lanceurs. Aujourd'hui, "il y a 22 lancements Soyuz en Russie", a rappelé le patron d'Arianespace. "La coopération est moins importante pour eux", a-t-il estimé.

 

Le CNES restera dans le capital d'Arianespace

 

Jean-Yves Le Gall est partisan d'un lien très fort entre Arianespace et le CNES, qui est aujourd'hui le premier actionnaire de la société de commercialisation des lanceurs européens (Ariane 5, Soyuz et Vega). Le Centre national devrait le rester en dépit des ambitions d'Astrium d'absorber Arianespace. "Le CNES doit continuer à avoir des relations fortes avec Arianespace", a-t-il expliqué aux sénateurs.

 

Priorité aux sciences de l'univers

 

Prié de dire quelle serait ses priorités en cas de disette budgétaire très forte, Jean-Yves Le Gall met au-dessus de la pile des dossiers, les activités de sciences de l'univers qu'il faut "protéger", selon lui. Car il est difficile de faire investir des industriels dans des programmes comme les exoplanètes par exemple. Contrairement aux télécoms, un secteur qui appartient déjà aux industriels, a-t-il estimé. Sur l'observation de la terre et le climat, Jean-Yves Le Gall se dit prêt à un débat. Enfin, sur l'accès à l'espace, il considère que le dossier a déjà été traité et que le principal enjeu est d'abaisser les coûts.

 

L'innovation, fil conducteur de Jean-Yves Le Gall

 

L'innovation jouera un rôle essentiel dans la stratégie future du CNES. "Pour rester dans les nations leader en matière d'espace, il faut continuer à être innovant", a expliqué le patron d'Arianespace. "L'innovation fait la différence et doit être le fil conducteur de tout ce que nous faisons". D'autant que le budget du CNES s'élève à 2 milliards d'euros environ. Pour Jean-Yves Le Gall, il faut aujourd'hui mettre "l'innovation au service de l'emploi". Le secteur spatial français emploie aujourd'hui 16.000 emplois directs.

 

Un renforcement de la communication

 

Jean-Yves Le Gall est convaincu qu'il est "fondamental" de communiquer sur les succès de l'espace, sur son utilité et de dire que "cela marche". "Je suis un partisan total de la communication", a-t-il expliqué. D'autant qu'il a rappelé que la France avait le deuxième budget spatial au monde. L'effort est budgétaire représente 31 euros par habitant en France, contre 49 euros aux Etats-Unis. En Allemagne c'est 17 euros par habitant et en Grande-Bretagne 6 euros.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:55

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27.03.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Nommée ce mercredi en conseil des ministres, Isabelle Guion de Méritens, 50 ans, est devenue la première femme générale de gendarmerie de l'histoire de France.

 

Elle assure actuellement le commandement de la gendarmerie maritime, une institution qui "en sept siècles d'existence n'avait jamais connu de femme aussi haut gradée".

 

Isabelle Guion de Méritens s'était "déjà illustrée comme première Saint-Cyrienne gendarme" et comme première femme promue au grade de colonel en France, en 2006.

 

Elle était déjà la première femme à commander en 2007 un groupement de gendarmerie, en l'espèce celui des Yvelines.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:55

VBCI couv-tim-dossier-equipement

 

27/03/2013 - JDD

 

Bertrand Ract-Madoux, le chef d'état-major de l'armée de terre, a martelé mercredi sur Europe 1 qu'il ne fallait pas "déclasser l'outil militaire". "Il ne faut pas toucher à ce capital humain, à cette expérience extraordinaire que constituent nos unités", a-t-il plaidé, assurant : "l'armée de terre est bon marché".

 

Elle ne représente "que 20% du budget de la défense, mais 45% de ses effectifs et 80% des hommes engagés en opération depuis 20 ans", a assuré Bertrand Ract-Madoux, pour qui "depuis 20 ans, tous nos ennemis sont au sol". Avec 30.000 soldats en moins, l'armée de terre ne tiendrait pas, assure-t-il.

 

"Comme tous mes soldats, je réclame de pouvoir exercer le métier que j'ai choisi, dans des conditions équitables, avec des moyens pour effectuer les missions et une certaine stabilité dans les réformes", a-t-il aussi lancé.

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 13:55

Mindef

 

27.03.2013 Mer et Marine

 

Alors que militaires et industriels français s’inquiètent vivement des menaces de restrictions budgétaires, la députée socialiste Patricia Adam, présidente de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, n’y va pas par quatre chemins : « Le scénario de Bercy vise à tuer le ministère de la défense. Dès 2015, si on le suit, il ne lui restera que la sécurité nationale (la gendarmerie), les forces spéciales et la dissuasion. Toutes les forces conventionnelles auront disparu », affirme l’élue bretonne dans les colonnes du journal Le Monde (voir l'interview complète). Bien qu’elle soutienne la politique de retour à l’équilibre des comptes publics, qui demandera des efforts à l’ensemble des ministères, Patricia Adam s’inquiète vivement des coupes sombres dont le ministère de la Défense pourrait faire l’objet. Et l’élue du Finistère d’appeler à bien mesurer les conséquences de telles décisions : « Respecter un déficit de 3 % du PIB comme le veut l'Europe est un enjeu stratégique. Mais il faut trouver un bon équilibre : mesurer, s'il doit y avoir des efforts sur la défense, les conséquences que cela peut avoir sur nos capacités à intervenir comme nous le souhaitons (seuls sur une durée courte et "en premier" comme on l'a fait au Mali, ou uniquement avec d'autres alliés), sur l'entraînement de nos forces, et sur notre industrie ».

 

Des enjeux stratégiques, économiques et sociaux

 

Alors que les parlementaires de la majorité et de l’opposition des Commissions de la Défense de l’Assemblée nationale et du Sénat font front commun pour éviter que les restrictions budgétaires n’obèrent les capacités militaires de la France, les conclusions du nouveau Livre Blanc sur la Défense ne devraient finalement être connues que fin avril. Ces travaux, qui conditionneront l’élaboration dans le courant de l’été de la future loi de programmation militaire, s’étalant de 2014 à 2019, sont entourés de vifs échanges. Car, derrière l’élaboration des priorités nationales en termes de sécurité  et l’ajustement des moyens pour y répondre, la question budgétaire est omniprésente. Tout cela autour d’un sujet complexe et d’enjeux stratégiques dont, malheureusement, l’opinion publique n’a pas forcément conscience. Pas plus d’ailleurs que les technocrates du ministère de l’Economie et des Finances, accusés par certains parlementaires d’être uniquement obnubilés par les chiffres et autres courbes. Or, non seulement la Défense tire une industrie de pointe - cruciale au moment où la concurrence internationale pousse les Européens à innover pour survivre - mais aussi une masse considérable d’emplois : 30.000 rien que pour la Bretagne ! Et pas uniquement dans le secteur de la défense, c'est-à-dire chez les militaires - où l'armée contribue notamment au recrutement de nombreux jeunes - et les fournisseurs d’équipements (160.000 emplois sur le territoire). Les retombées économiques et sociales sont bien plus larges.

Pour parler clairement, la France doit son statut de grande puissance internationale en grande partie à ses forces militaires et son excellence technologique. Diplomatie et armées ne sont jamais très éloignées puisque de la capacité d’un pays à assurer sa souveraineté, faire respecter ses intérêts et intervenir au profit de ses alliés dépend souvent sa possibilité de peser sur la scène internationale et sur les questions géostratégiques. Ce rapport de force nécessaire, puisque malheureusement nous vivons dans un monde dangereux, est aussi, en étant gage de puissance et de rayonnement, un atout considérable dans les relations commerciales avec d’autres pays. Il en découle non seulement des ventes de matériels militaires (et à ce titre la défense est l’un des rares secteurs en France à avoir une balance commerciale positive), mais aussi d’importants contrats pour les entreprises civiles, avec des retombées directes dans l’Hexagone.

 

« La patrie est en danger, parce que sa défense l’est »

 

Les enjeux sont donc à la fois stratégiques, technologiques, économiques et sociaux. En somme, fondamentaux. Malgré tout, les dépenses liées à la défense ont considérablement diminué depuis 40 ans (4.3% du produit intérieur brut en 1966), pour tomber à 1.56% du PIB en 2012. Une limite sous laquelle les parlementaires, comme Patricia Adam ou Gwendal Rouillard (député du Morbihan et proche de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense), qui en appelle à l’arbitrage du président de la République, estiment que le pays ne peut pas descendre (écouter son interview donnée à nos confrères de France Bleu Breiz Izel). Faute de quoi la France ne disposera plus d'armée lui permettant d'agir en cas de besoin. Or, les prévisions actuelles laissent entrevoir une baisse de l’effort consacré à la défense à seulement 1% du PIB en 2025. C'est pourquoi Jean-Louis Carrère, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat, reprenant une célèbre phrase de Danton, estime que « la patrie est en danger, parce que sa défense l’est » (voir son intervention du 13 mars à la fin de cet article). La crainte est de voir la crédibilité de l’outil militaire de la France remise en cause, avec entre autres conséquences un risque de déclassement dans le concert des nations. Depuis la fin de la guerre froide, le ministère de la Défense a déjà mené une profonde rationalisation de ses effectifs et de ses dépenses. Et dans le même temps les industriels ont, globalement, fait des efforts significatifs pour réduire leurs coûts. Peut-il aller plus loin ? Probablement, mais pas forcément en taillant une nouvelle fois dans les personnels et le format des armées, de nombreuses capacités étant aujourd’hui dimensionnées au strict minimum pour remplir les missions qui leur sont confiées, comme les forces navales, d’autres subissant un déficit criant de moyens, comme le transport aérien ou le ravitaillement en vol.

 

La baisse de l'effort de défense au fil des années (© SENAT)

 

 

Des pistes pour réaliser des économies

 

Le décalage de certains programmes, moyennant une gestion intelligente entre opérationnels et industriels, semble possible, afin de reporter une partie des dépenses qui ne peuvent être budgétées. Mais il faut sans doute creuser plus sur le fonctionnement pour réaliser des économies. Si le concept des bases de défense, mis en place par l’ancien gouvernement, est critiquable sur certains points, des avancées notables ont été réalisées en peu de temps, notamment sur la mutualisation des achats d’entités militaires présentes sur un même territoire. Cela a permis de générer des gains significatifs en termes d’économies, tout en améliorant le paiement des fournisseurs. Dans le même temps, un énorme travail reste à réaliser dans l’optimisation du mode de fonctionnement de l’administration, ce qui est valable pour l’ensemble de l’Etat. Le système est bien trop rigide et les services croulent sous les formalités administratives. « On en est presque rendu à devoir lancer un appel d’offres pour acheter une ramette de papier », se lamentait récemment un officier d’état-major. Si la France doit redresser ses comptes publics, c’est sans doute là, dans ce « mille-feuille » administratif, dans cette bureaucratie au coût astronomique, qu’il faut aller chercher les milliards. Ce n’est évidemment pas simple mais le pays ne peut plus se payer le luxe d’ignorer ce problème ou de le traiter autrement qu’avec une volonté sans faille, quitte à bousculer quelques habitudes et autres coteries.

 

La politique doit reprendre sa place

 

Dans cette période difficile, où des choix probablement douloureux devront être faits, aucune piste ne doit être négligée pour éviter l’irréparable. « Irréparable » car une armée crédible et efficace comme celle de la France - la démonstration en a été faite en Libye et au Mali – est un outil complexe et fragile, qui se forge durant des décennies et, si les efforts nécessaires ne sont pas consentis, peut se déliter très rapidement.

La Défense n’est évidemment pas la seule dans la tourmente et l’Etat doit composer avec d’autres priorités et de nombreuses urgences, le tout avec des marges de manœuvre particulièrement étroites. Mais qu’on le veuille ou non, le « complexe industrialo-militaire », comme il est de bon ton de l’appeler parfois, est un pilier indispensable du pays, pour son rayonnement international, pour ses territoires, pour son économie et pour ses emplois. Alors que Jérôme Cahuzac semblait avoir des idées très arrêtées, le nouveau ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, est comme ancien député de Cherbourg très au fait de ces questions. Mais on entend certains parlementaires craindre que le ministre soit inévitablement corseté par les fonctionnaires de Bercy. Une fatalité ? Aux dernières nouvelles, la France est un pays démocratique et ce sont les politiques, élus par le peuple, qui prennent les décisions et façonnent les lois. Pas les fonctionnaires. Comme l’heure est sans doute venue de dépoussiérer le fonctionnement de l’administration, il est également temps que la politique reprenne sa place et en finisse avec ce que de nombreux élus considèrent depuis longtemps comme un Etat dans l’Etat.  

 

 

(*) Propos de Jean-Louis Carrère tenus le 13 mars au Sénat

 

« Je pourrais reprendre à mon compte la célèbre apostrophe de Danton en 1792 en disant qu’aujourd’hui « La patrie est en danger » car sa défense l’est. Je suis en effet convaincu que notre sécurité serait compromise si les mesures de réduction de l’effort de défense qui sont envisagées étaient adoptées. C’est tout le sens de la démarche de rassemblement du Sénat que nous avons entreprise.

 

Cette conviction, nous ne cessons de l’affirmer au sein de notre commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées depuis près de deux ans que nous avons consacrés à la préparation du nouveau Livre blanc sur la sécurité et la défense.

 

En juillet dernier, nous avions publié un rapport au titre volontairement provocateur « Forces armées : peut-on encore réduire un format « juste insuffisant » ? ». En juillet dernier, nous constations que le format de nos armées était encore cohérent mais qu’il était d’une grande fragilité.

 

Nous nous demandions si nous ne connaissions pas un syndrome du paraître, un effet Potemkine, qui masquerait que nos forces armées sont au bord du point de rupture.

 

Nous constations que la tendance du coût considérable des équipements conduit à avoir une armée « échantillonnaire » dotée de quelques capacités « polyvalentes » dans chacun des secteurs concernés, mais dont les retours d’expérience montraient que les modes d’action étaient partiellement inadaptés aux situations de terrain. Ceci sans parler des trous capacitaires que nous connaissons. Nous avons une armée de poche, de haute qualité mais finalement vulnérable.

 

Déjà en juillet dernier, nous affirmions qu’il fallait établir un plancher des ressources consacrées à la défense à 1,5 % du PIB, avec une perspective de progression quand la croissance ou une éventuelle mutualisation le permettraient.

 

Cela c’était avant le Livre blanc dont la version définitive devrait être rendue publique à la fin de ce mois. Ce document ne nous dit pas grand-chose en termes de format, pas plus qu’il ne donne des indications en termes d’enveloppe et de trajectoire budgétaires. Ce sera l’objet de la future LPM si toutefois elle intervient avant l’été, ce qui est indispensable.

 

Pourtant, comme en témoigne la courbe qui est actuellement projetée et qui vous a été distribuée, beaucoup de gens travaillent à élaborer des scénarios plus rigoureux les uns que les autres.

 

C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de dépasser la seule unanimité de notre commission pour mobiliser le Sénat tout entier, au travers de ses groupes politiques, afin d’affirmer, en tant qu’institution de la République, toutes tendances politiques confondues (à l’exception du groupe Ecologie), que oui, « la patrie est en danger, parce que sa défense l’est ». C’est notre rôle d’élus et de décideurs politiques, garants de l’intérêt national que de tirer cette sonnette d’alarme.

 

Notre approche est essentiellement politique, mais elle pourrait bien évidemment être techniquement étayée.

 

Le message est clair et simple : le Sénat considère que le passage d’un effort de défense de 1,56 % en 2011 à 1,1 % en 2025, tel qu’il est envisagé, ne permettrait plus aux autorités de notre pays de maintenir le rôle de la France au niveau qui est le sien aujourd’hui.

 

Sans une diplomatie appuyée sur un outil militaire bien dimensionné, l’influence de la France et sa capacité à défendre sa place, ses intérêts et ses ressortissants, connaîtrait un déclassement très significatif.

 

De plus, la diminution temporaire du budget de la défense dans la perspective d’une remontée à terme est une illusion dangereuse. Une capacité militaire ne peut s’évaluer à la simple lecture de l’inventaire des matériels. Elle est une combinaison de différents éléments : Doctrine ; Organisation ; Ressources humaines ; Equipement ; Soutien et Entraînement. Cet ensemble cohérent et indivisible serait irrémédiablement compromis si les décisions qui s’esquissent étaient confirmées, comme en témoigne l’incapacité d’autres nations à récupérer des compétences abandonnées.

Il convient également de prendre en compte l’impact des diminutions de crédits sur l’emploi de l’industrie de défense et sur la recherche et développement.

 

Enfin, prenons bien conscience que la défense n’est pas une dépense publique comme une autre. De sa crédibilité dépendent :

 

  • notre sécurité, c'est-à-dire celle de l’ensemble des secteurs de la Nation, qui bénéficient de cet investissement de défense.
  • la place internationale de notre pays (principalement à l’ONU, vis-à-vis des Etats-Unis, en Afrique…..). Sans défense, nous ne serons plus crédibles. Nous ne serons plus audibles. Nous ne serons plus écoutés.
  • Enfin, de notre outil de défense dépend notre prospérité future. Je pense notamment à la sécurisation de nos zones économiques exclusives (ZEE) et des voies d’approvisionnement maritimes qui sont fondamentales.

 

Tout cela nous conduit à une évidence : il est de l’intérêt supérieur de la Nation de maintenir l’effort de la Nation en matière de défense.

 

C’est en fonction de ces analyses que les groupes politiques du Sénat souhaitent que l’effort de défense soit maintenu à un niveau qui permette de préserver la sécurité intérieure et extérieure de la France et sa capacité d’influence. Ce seuil, en deçà duquel il ne faut pas descendre, est de 1,5 % du PIB ».

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 12:55

 

3

 

26 mars 2013 Par BPC Tonnerre

 

Pendant leur transit en Méditerranée, le BPC Tonnerre et la FASM Georges Leygues ont été rejoints par le pétrolier ravitailleur Meuse pour un ravitaillement à la mer, le 21 mars dernier.

 

A 5h30 du matin, les deux bâtiments du groupe amphibie ont débuté leur approche. A la passerelle navigation du BPC Tonnerre, un officier-élève effectuait sa première manœuvre de ce type. Trente minutes plus tard la ligne de distance était tirée.

 

Plus de 1000 m3 de gazole et 100 m3 de carburant pour aéronefs ont été embarqués par le Tonnerre, et 300 m2 de gazole par le Georges Leygues. A 9h30, la manœuvre était terminée et les bateaux se séparaient à nouveau.

 

2

 

Le lendemain, 22 mars 2013, le groupe amphibie de la mission Jeanne d’Arc 2013 est arrivé à Beyrouth pour une escale de quatre jours, lors de laquelle s’est déroulé l’exercice bilatéral Cèdre Bleu.

 

1

 

Mission Jeanne d'Arc 2013 : c'est un déploiement à plusieurs dimensions. Aux missions opérationnelles ordonnées aux unités vient s'ajouter la formation des officiers-élèves. Ils effectuent à bord des bâtiments du groupe amphibie, le BPC Tonnerre et la FASM Georges Leygues, leur stage d'application à la mer.


Photographies : SM Sébastien Chenal

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/prix-cinematographique-et-audiovisuel-de-l-armee-de-terre-pierre-schoendoerffer/2240473-1-fre-FR/prix-cinematographique-et-audiovisuel-de-l-armee-de-terre-pierre-schoendoerffer.jpg

 

25/03/2013 Armée de Terre

 

En mémoire à la 317eSection, à la Section Anderson,à Diên Biên Phù, films cultes qui célébraient les combattants engagés au nom d’une certaine idée de la Nation, le Prix cinématographique et audiovisuel de l’armée de Terre, Pierre Schoendoerffer, a été créé en juin 2012, quelques mois après le dernier clap du mythique réalisateur-écrivain…

 

C’est à l’initiative du chef d’état-major de l’armée de Terre, le général d’armée Ract Madoux, que ce Prix, destiné à récompenser une œuvre audiovisuelle mettant en valeur l’engagement contemporain ou la vie des soldats de l’armée de Terre, a été conçu.

 

Les membres du jury ont tenu le 18 mars 2013 leur première séance autour de 5 documentaires en compétition :

 

    Les blessés de guerre, d’Hélène Risacher, France 2 ;

    Commandos de l’extrême, d’Anne Moyat, Gulli production ;

    Portrait de Madame Serrat, de Laurence Nyer, Eléphant et cie ;

    Papa s’en va-t’en guerre, de Géraud Burin des Rosiers, Ligne de front ;

    Au chevet des soldats blessés en Afghanistan, d’Anne-Claire Coudray, TF1

 

Après délibération, 2 œuvres ont particulièrement retenu l’attention du jury, deux regards émouvants sur les enfants de militaires et sur les séquelles des blessures de guerre :

 

    Les blessés de guerre, d’Hélène Risacher, France 2 ;

    Papa s’en va-t’en guerre, de Géraud Burin des Rosiers, Ligne de front.

 

La prochaine réunion se déroulera le 6 mai prochain pour désigner l’œuvre qui recevra le prix.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 10:55

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27.03.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’en cette période tendue de projection budgétaire, Bercy fait l’unanimité contre lui. Les uns après les autres, tous contestent vigoureusement contre les scénarios catastrophiques élaborés le Ministère de l’Economie. Après les sénateurs, ce sont les députés, y compris ceux PS, qui tirent la sonnette d’alarme. « Face aux menaces extérieures, la France doit maintenir son effort de Défense » s’est alarmé le député socialiste de Seine et Marne Eduardo Rihan Cypel, membre de la commission défense.

 

« Notre responsabilité de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est grande : pour concourir à la sécurité du monde, notre pays a besoin de forces et de capacités militaires crédibles, formées et équipées. Notre présence en outre-mer, la nécessité de protéger notre territoire national et le maintien de la dissuasion nucléaire constituent un héritage puissant qui dépasse les clivages politiques. Enfin, les investissements de l’Etat dans les industries de défense françaises font vivre 4000 entreprises et 135 000 salariés.(…) Gardons-nous de porter le coup de grâce à un outil souverain construit génération après génération, qui fait la fierté des Français et participe au rayonnement de notre pays » prévient ce membre de la commission du Livre Blanc, dans un communiqué il y a quelques jours.

 

Autre fait exceptionnel, les industriels se sont entendu pour envoyer un message d’alerte au Président de la République début du mois de mars. Les PDG de Dassault, EADS, Safran, MBDA, DCNS, Nexter et Thales s’alarment : « La préservation de l’investissement productif est indispensable à la croissance française et à la survie de notre industrie. (…) Les industries de défense sont des leviers de croissance et d’emplois hautement qualifiés et peu délocalisables (…), elles sont des locomotives technologiques pour l’ensemble de l’industrie française. (…) Pourtant elles ne sauraient résister à certains des scenarii budgétaires actuellement à l’étude. (…) La gestion de l’urgence ne doit pas nous conduire à compromettre l’avenir d’une base industrielle qui est l’apanage d’un nombre restreint de puissances ».

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 09:17

Mindef

 

PARIS, 27 mars 2013 marine-oceans.com (AFP)

 

Le député PS Gwendal Rouillard, proche du ministre Jean-Yves Le Drian, a assuré mercredi que "l'avenir de la France est en jeu" avec les arbitrages attendus pour le budget de la Défense.

 

Sur Europe 1, l'élu du Morbihan - dans la circonscription qui fut celle du ministre de la Défense - s'est alarmé : "C'est l'avenir de la France qui est en jeu. Si nous suivons le scénario dit Z proposé par Bercy, nos bases prépositionnées en Afrique c'est fini, notre capacité de projection - 4.000 hommes en quelques jours - c'est fini, la capacité de protéger nos ressortissants à l'étranger, c'est fini. Nous devrons vendre le porte-avions."

 

"La France se mettrait en difficulté pour défendre son territoire", a-t-il insisté.

 

"J'appelle donc au réveil des consciences", a poursuivi M. Rouillard, se disant "parfaitement en phase" avec le ministre breton.

 

"Entre le scénario Z de Bercy et le scénario Jean-Yves Le Drian, il y a 20 milliards d'écart. C'est au bas mot 50.000 emplois de supprimés dans les mois à venir", a encore averti le député. "C'est inacceptable, pour la France surtout".

 

Le président François Hollande doit trancher entre différentes hypothèses budgétaires, avant la remise attendue du Livre blanc qui fixera les nouvelles priorités stratégiques de la France.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 20:26

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26-03-2013 Sarah Diffalah - Le Nouvel Observateur

 

50.000 postes détruits, le Charles-de-Gaulle vendu... Militaires, industriels et élus annoncent depuis quelques mois l'apocalypse pour le ministère de la Défense. Tour des pires craintes. 

 

Il faudra encore attendre quelques semaines pour connaître les grandes lignes des arbitrages de l'Elysée sur le le budget de la Défense. Le nouveau Livre blanc est prévu mi-avril. Il doit contribuer à orienter les dépenses budgétaires contenues dans la loi de programmation militaire 2014-2019, qui sera discutée à l'automne. Mais depuis quelques mois déjà, dans un contexte de restrictions financières, militaires, industriels et certains élus PS et UMP annoncent l'apocalypse pour le ministère de la Défense.

 

Les rumeurs vont bon train sur ce qui sera sacrifié : le porte-avion Charles-de-Gaulle, l'avion-cargo A400M, les chars Leclerc, l'industriel Nexter, voire la dissuasion nucléaire... François Hollande a entamé des discussions vendredi en Conseil de défense, réunissant les ministres concernés. Une autre réunion devrait avoir lieu courant avril, selon une source citée par l'AFP.

Deux scénarios

Selon plusieurs sources, le chef de l'Etat doit trancher entre deux scénarios : le moins sévère, appelé "Y" et défendu par le ministère de la Défense, se base sur le budget actuel de 31,5 milliards d'euros (dont 10% occupés par la dissuasion nucléaire), soit 1,56 % du PIB (loin du seuil de 2% en dessous duquel un pays ne peut selon l'Otan assurer convenablement sa défense). Cette hypothèse, qui tendrait à limiter la casse avec une économie de 15 milliards d'ici 2020, pourrait supprimer 15.000 postes de militaires supplémentaires, réduirait ou repousserait certains programmes en attendant un hypothétique rebond de la croissance.

 

Le second scénario, appelé "Z", soutenu par Bercy qui s'est appuyé sur le rapport de la Cour des comptes de juillet, prévoit une réduction à 28 milliards pour 2014 (ou 2015), et une économie de 30 milliards d'ici 2020. Il provoquerait la destruction de 50.000 postes de militaires (et presque autant en perte d'emplois industriels), l'annulation de programmes d'équipements et la réduction de la possibilité de la France de mener des opérations extérieures, comme celle engagée au Mali.

 

En face de ces projets, peu satisfaisants l'un comme l'autre, une mobilisation importante de nombreux acteurs s'est mis en ordre de marche pour que la France ne soit pas "déclassée" alors qu'il faut s'adapter aux nouvelles menaces terroristes et cybernétiques. Le gouvernement tente de rassurer : la Défense ne sera pas une "variable d'ajustement" mais il est nécessaire qu'elle contribue à l'effort national. Comment. Voici les les pistes d'économies déjà évoquées ou qui ont fuité.

La masse salariale et régiments

En juillet dernier, la Cour des comptes pointait du doigt le niveau de la masse salariale de l'armée. Ainsi selon son rapport, elle avait augmenté d'un milliard d'euros entre 2009 et 2011 alors que 29.000 emplois avaient été supprimés. La Cour épinglait notamment "l'augmentation continue de l'encadrement supérieur" des armées, en particulier du nombre d'officiers supérieurs. Un exemple : l'armée de terre compte 176 généraux pour seulement 15 brigades à commander. Elle préconisait donc de réduire les dépenses de personnel par un resserrement de l'encadrement supérieur du ministère.

 

Autre hypothèse, qui fait rugir l'armée de terre qui a déjà beaucoup donné : la suppression de 30 de ses régiments. Selon des sources citées par "Libération" le chiffre de 10.000 hommes (sur 120.000), voire plus, est évoqué. Selon "Le Monde", la capacité de projection de troupes à l'extérieur du territoire ne dépasserait pas les 7.000 hommes (plus de 5.000 soldats sont déployés au Mali).

Equipements

Selon le site de "La Tribune" qui cite plusieurs sources concordantes, l'Etat envisagerait d'arrêter les commandes d'avions de combat Rafale à 225 exemplaires contre 286 actuellement. A un coût unitaire de 101,1 millions d'euros (rapport de la Cour des comptes de 2010), 61 Rafale de moins à acquérir représenteraient pour l'Etat une économie de 6,16 milliards d'économie. Mais il perdrait 1,2 milliard d'euros de rentrée de TVA (19,6%). L'Etat a jusqu'à présent passé 180 commandes fermes de l'avion, ce qui fera tourner jusqu'en 2019 la chaîne d'assemblage de Dassault Aviation à Mérignac (Gironde), qui produit au minimum 11 Rafale par an.

 

Une commande de 126 Rafale, en négociations depuis plus d'un an avec l'Inde, prolongerait la production, mais seuls les 18 premiers seraient assemblés en France, le reste devant l'être par les industriels indiens. Ce contrat permettrait au moins de ralentir les acquisitions de la défense française, au profit des exportations. Mais il faut trois ans pour produire un Rafale, ce qui reporte la première exportation à 2017 si le contrat était signé avant la fin de cette année.

 

La production du Rafale, avec une charge de travail répartie entre Dassault (60%), l'électronicien de défense Thales (22%) et le motoriste Snecma (groupe Safran, 18%), emploie actuellement 7.000 personnes dans 500 entreprises.

"Le Point", de son côté indique lui que le porte-avions Charles-de-Gaulle pourrait être "mis sous cocon" ou vendu au Brésil ou à L'Inde. Toujours selon l'hebdomadaire, le programme de l'avion-cargo A400M pourrait être abandonné. Tout comme "les programmes Scorpion des nouveaux blindés de l'armée de terre, des commandes d'hélicoptères NH-90 et Tigre" ainsi qu'une grande partie des frégates FREMM et des sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda" et "les nouveaux ravitailleurs aériens MRTT".

 

Enfin, l'hebdomadaire indique que le transfert du ministère à Balard pourrait être abandonné et la maintenance des bureaux à Saint-Germain réévaluée.

 

Dans ce contexte les plus optimistes se mettent à espérer que l'arrivée de Bernard Cazeneuve à Bercy, ancien membre de la commission de la défense à l'Assemblée et sensibilisé aux questions militaires, en remplacement de Jérôme Cahuzac, pourrait faire pencher la balance. Des parlementaires avancent d'autres solutions : sortir les dépenses militaires du calcul des déficits publics au niveau de l'Union européenne, ou encore vendre les participations de l'Etat dans les groupes industriels de défense, pour dégager de la trésorerie.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 20:24

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26-03-2013 Par Alain Coldefy Spé. stratégie militaire - nouvelobs.com

 

LE PLUS. Le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale - qui fixe les orientations des armées françaises - sera présenté en avril. La loi de programmation militaire 2014-2019 qui en découlera sera examinée à l'automne par le Parlement. Alors que les milieux de la défense s'inquiètent déjà de probables coupes budgétaires, l'amiral Alain Coldefy, directeur de la "Revue Défense Nationale", explique pourquoi et où il ne faudrait pas trop retrancher.

 

Le président de la République, chef des armées, prend en ce moment des décisions importantes concernant la défense de la France. Il est à ce titre l’héritier direct du fondateur de la Ve République et des chefs de l’Etat qui se sont succédé depuis, au fil d’une règle d’or toujours respectée.

 

Les Livres blancs précédents, ceux de la Guerre froide en 1972, puis de la fin du monde bipolaire en 1994 avaient pour objectif d’adapter la défense de la France et la sécurité des Français aux évolutions du monde extérieur. Celui de 2008 visait à pouvoir répondre au mieux aux surprises, voire aux ruptures stratégiques dans un monde globalisé lui aussi en termes de menaces.

 

Grâce à un corps social sans équivalent dans notre pays et qui a accepté les réformes les plus dures, la politique publique de défense a produit les effets recherchés. Le résultat, toujours perfectible, en est un "sans-faute" militaire depuis le Kosovo.

 

Un Livre blanc serré budgétairement

 

Le Livre blanc de 2013 inverse le paradigme, car c’est le budget du possible qui calibre au plus serré la réduction des capacités que la France peut consacrer à sa défense.

 

La donne a donc changé, rapidement, et ceux qui imagineraient s’en abstraire se trompent. Nul ne peut contester dans le même temps que la chute abrupte des capacités militaires et industrielles de défense sera le marqueur ostensible et à bien des égards définitif d’un déclassement politique nuisible aux intérêts de la France au sens large et très concrètement à la sécurité des Français.

 

Il faut donc imaginer un nouveau logiciel de construction du modèle d’armée, définitivement éloigné des réductions homothétiques en effectifs et équipements auxquelles nous étions accoutumés. Sauf imprévu, il proposera des ruptures capacitaires pérennes et dans le domaine industriel réduira considérablement le redressement productif dont nos concitoyens ont compris l’importance.

 

Cohérence et réversibilité, deux axes indispensables

 

Les capacités militaires en premier, et le premier mot à retenir est la cohérence.

 

Les sondages sont clairs ; nos concitoyens ont apprécié au Mali, en Libye, en Côte d’Ivoire, en Afghanistan, au large de la Somalie comme dans l’arc Caraïbe, l’utilité et l’efficacité de leur armée, fruit d’une politique continue et cohérente d’acquisition de matériels de haut niveau et de préparation opérationnelle homogène.

 

Les équipements majeurs d’abord. Ils sont indispensables pour valider le siège de la France en tant que membre permanent du Conseil de Sécurité (dissuasion nucléaire), apporter l’autonomie nationale souhaitable dans l’anticipation et l’analyse des dangers (satellites, drones) et conduire une action militaire visible et reconnue.

 

Il faut donc mesurer leur suppression éventuelle (brigades, force aéronavale, escadrons d’avions de combat, etc.) à l’aune de ce qui est écrit plus haut, de l’ONU à Bruxelles ou Bamako. Mais ils n’ont de sens que par les programmes moins visibles de cohérence qui les accompagnent en apportant à ces "briques" le "ciment" qui solidifie l’ensemble.

 

Ces investissements sont rentables pour notre économie ; un euro investi dans la recherche et l’innovation de défense, presque toujours duale, en rapporte à terme entre deux et trois au pays.

 

Mais ces savoir-faire industriels et humains disparaissent dès qu’on les éteint. Ils ne peuvent ensuite renaître, mais longtemps après, en moyenne 30 ans sont nécessaires pour les reconstituer, et le coût est bien plus élevé alors. Le deuxième mot à retenir est la réversibilité. Qui connaît l’horizon de 2050 ?

 

L’industrie de défense doit être soutenue 

 

Ce premier constat appelle quelques remarques complémentaires sur la technologie de supériorité, et son corollaire la sophistication. Aucun avion civil ne se pose à Roissy en 2013 comme il pouvait le faire à la voix il y a cinquante ans à Orly, la maîtrise de l’espace aérien où la France est leader nécessite donc des avions, des bateaux et des centres de contrôles à la hauteur ; d’autant plus que pendant les crises, le trafic continue et à tout instant dans le monde il y a 500.000 passagers en vol.

 

La rusticité lui est souvent opposée. Elle se traduit par un plus grand nombre d’outils individualisés, évidemment invendables à des clients étrangers capables de les produire à moindre coût et désireux d’acquérir ce qui se fait de mieux grâce à des budgets en croissance partout sauf en Europe.

 

Mais tout a un coût et le troisième mot à retenir est donc la soutenabilité financière et humaine des capacités.

 

L’industrie de défense doit être soutenue. Elle a déjà dit son mot dans le débat : création nette d’emplois hautement qualifiés, balance commerciale excédentaire en particulier pour les groupes duaux, assurance de l’accès autonome aux capacités rares. Les pistes éternelles de la coopération, voire de la mutualisation ou du partage sont aujourd’hui en difficulté entre Européens, en proie aux forces centrifuges de la crise. L’achat sur étagère est bloqué par le protectionnisme technologique américain.

 

Formation et ascension sociale, les atouts de nos armées

 

Les femmes et les hommes de la défense enfin et surtout, avec ces trois mots : interopérabilité, formation, ascension sociale.

 

La société civile est celle des réseaux et de la Toile, les armées également avec des équipements et des configurations humaines et matérielles fluides et adaptables, qui font de l’interopérabilité le maître mot de l’efficacité.

 

Le niveau de technicité et donc d’encadrement n’a plus rien à voir avec les images d’Epinal véhiculées ici et là et les pyramides des gardes s’inversent dans toutes les armées du monde. A bord d’un SNLE, on ne trouve que 4 matelots pour 110 sous-mariniers de 25 ans de moyenne d’âge, commandant compris, qui servent une centrale nucléaire et 16 missiles balistiques.

 

L’ascenseur social enfin est absolument sans équivalent dans notre société immobile. L’armée de Terre ignore les plafonds de verre de la ségrégation : 50% des officiers, corps de "conception et de direction", proviennent des rangs des sous-officiers, corps de "maîtrise", eux-mêmes issus à 70% du rang, le corps des "agents".

 

Et n’oublions pas les quelques lycées militaires, dont le Prytanée, objet d’un très récent livre de souvenirs d’un professeur au Collège de France, qui ont permis à plus d’un enfant d’origine modeste d’arriver au sommet de la hiérarchie militaire, industrielle, scientifique ou littéraire.

 

L’effort sur la richesse humaine ne peut être réduit alors même que la politique de la jeunesse est justement prioritaire pour "monter en gamme" face à la concurrence mondiale.

 

En conclusion, laissons aux responsables en charge le soin de décider, ils le feront au mieux des intérêts du pays. Mais franchement, pour seulement quelques milliards de moins, que de déclassements en perspective au détriment des intérêts de la France !

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 20:20

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/credits-511e-regiment-du-train4/183797-1-fre-FR/credits-511e-regiment-du-train_article_demi_colonne.jpg

 

26/03/13 à 13h13 Gilbert Kallenborn, avec AFP - 01net Entreprises 

 

Capgemini, Neopost et BearingPoint ont été retenus par le ministère de la Défense pour fournir un système d'information logistique pour acheminer le matériel de guerre partout dans le monde.

 

Le groupe de conseil et services informatiques Capgemini a annoncé mardi avoir été choisi par le ministère de la Défense, en association avec Neopost et BearingPoint, pour mettre en œuvre le système d'information logistique des équipements et matériels de défense. Le montant de ce contrat « majeur » n'a pas été rendu public dans le communiqué. Cette solution, baptisée Silria – pour Système d'information logistique de suivi de la ressource interarmées – « garantira l'optimisation et la traçabilité à chaque étape des flux d'acheminement des armées françaises dans le monde entier, et tout particulièrement sur les théâtres d'opérations extérieurs ».

 

Des munitions aux pièces détachées

 

Silria est « totalement compatible avec les solutions informatiques logistiques de l'Otan, elle offrira le même service lorsque les forces françaises acheminent des matériels alliés, ou que des matériels français sont acheminés par des moyens alliés », est-il précisé. Les solutions d'identification et de traçabilité seront notamment fournies par Neopost ID, filiale du groupe d'équipements de traitement de courrier Neopost, grâce à des étiquettes électroniques de radio-identification RFID apposées sur le matériel. « Le tout se fera dans le respect des contraintes imposées par la sécurité militaire », précise le communiqué. « La gestion en quasi-temps réel des acheminements permettra aux forces armées de mieux visualiser leurs livraisons en matériels divers, depuis les équipements complets jusqu'aux équipements de santé, en passant par les munitions ou les pièces détachées », indique Capgemini.

 

Optimiser les moyens de transport

 

Cette solution « permettra également aux commandements de mieux gérer les priorités. Enfin, le dispositif mis en place permettra d'optimiser les moyens de transport utilisés », selon le communiqué. Le groupement Capgemini, Neopost ID et le cabinet BearingPoint a été sélectionné au terme d'un appel d'offres. « Silria est un projet majeur pour la maîtrise de la chaîne des acheminements opérationnels du ministère de la Défense », a souligné Marie-Isabelle Urios, responsable des systèmes d'information logistique à la Direction générale de l'armement (DGA), citée dans le communiqué. Le projet « est porteur d'un double enjeu : d'une part moderniser le système de suivi de la ressource et assurer son déploiement au sein de toutes les armées et services du ministère ; d'autre part, introduire l'utilisation de la RFID dans ce processus », a-t-elle souligné.

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