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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 20:14

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/credit-sirpa-terre6/183892-1-fre-FR/credit-sirpa-terre.jpg

 

26/03/2013 bfmtv.com

 

Le groupe de conseil et services informatiques a annoncé mardi 26 mars avoir été choisi par le ministère de la Défense, en association avec Neopost et BearingPoint, pour se charger du système d'information logistique des équipements et matériels de défense. Le montant de ce contrat "majeur" n'a pas été rendu public dans le communiqué.

 

Cette solution, baptisée Silria - pour Système d'information logistique de suivi de la ressource inter-armées - "garantira l'optimisation et la traçabilité à chaque étape des flux d'acheminement des armées françaises dans le monde entier, et tout particulièrement sur les théâtres d'opération extérieurs".

 

Silria est "totalement compatible avec les solutions informatiques logistiques de l'OTAN, elle offrira le même service lorsque les forces françaises acheminent des matériels alliés, ou que des matériels français sont acheminés par des moyens alliés", est-il précisé.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 20:13

Mindef

 

26/03/2013 François VIDAL Rédacteur en chef - Finances, marchés et services Les Echos

 

Plusieurs conseils de défense vont se tenir dans les prochaines semaines à l’Elysée. Au coeur des débats, l’ampleur de l’effort que devra faire l’armée française pour participer à la baisse des dépenses publiques. Un enjeu capital pour le futur de la politique de défense du pays.

 

L’heure de vérité approche pour nos forces armées. D’ici à la fin avril, les militaires sauront à quelle sauce budgétaire ils seront mangés. Car s’il est acquis que le Ministère de la Défense doit apporter son écot à la réduction du déficit de l’Etat à 3% du PIB en 2014. Toute la question est de savoir dans quelles proportions. Deux scénarios sont sur la table. Pour faire simple, d’un côté Bercy milite pour une baisse d’un milliard d’euros du budget de la Défense dès l’an prochain. De l’autre, la rue Saint-Dominique est prête à accepter un gel de son budget à son niveau actuel, soit 30 milliards, mais pas d’aller plus loin. Une différence d’un milliard seulement.

Mais, à entendre les militaires, ce milliard fait toute la différence. Parce que la défense nationale est soumise à l’austérité depuis bien plus longtemps que les autres ministères. Quand ces derniers en étaient encore à limiter la hausse de leurs budgets, l’armée, elle, taillait déjà dans ses dépenses. Au cours des 30 dernières années, elles ont été divisées par deux. Et depuis 2009, le rythme de la contraction s’est encore accéléré. Avec 54.000 postes supprimés d’ici à 2015. Qui dit mieux dans l’administration ? Du coup, il parait difficile de réduire encore la voilure sans sacrifier des missions essentielles. Au fond, ce qui se joue là, c’est l’avenir de la puissance militaire française. Notre capacité à entretenir une armée opérationnelle, à la projeter rapidement et en nombre, comme au Mali par exemple, tout en disposant d’une force de dissuasion nucléaire crédible. Il est d’ores et déjà clair que ces missions seront écornées. Reste à savoir si elles seront réduites à leur plus simple expression, voire sacrifiées sur l’autel de la rigueur.

 

Pour le gouvernement, la tentation de couper dans le budget de la Défense est en tout cas très grande. D’autant que la Grande Muette a un peu le profil de la victime idéale. Avec les militaires, pas ou peu de risque de remous médiatiques ou de paralysie du pays pour cause de grève. Alors que le gouvernement a d’autres chats à fouetter, ce serait donc la solution de facilité. Ce serait pourtant une grave erreur. Et pas seulement pour des raisons géostratégiques. On ne le sait pas forcément, mais en matière de dépense publique, la dépense militaire est parmi les plus efficaces. Elle alimente des industries de pointe, riches en emplois sur le territoire national et souvent exportatrices. Un rêve pour un pays qui cherche désespérément des relais de croissance industriels. La sagesse commanderait donc de mettre d’autres secteurs à contribution. Mais cela nécessitera du courage. Beaucoup de courage.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 20:09

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26.03.2013 Éditorial du "Monde"

 

L'affaire est paradoxale. Au moment où il vante les performances de l'armée française au Mali, et ailleurs, le gouvernement s'apprête à démanteler ladite armée ou à en réduire considérablement le potentiel. Ce que la France réalise aujourd'hui au Sahel, il y a peu de chances qu'elle puisse encore le faire dans cinq ans. Elle n'en aura plus les moyens.

 

Du moins si François Hollande ne revient pas sur les coupes qui se préparent dans le budget militaire, et qui devaient être présentées, mardi 26 mars, en conseil de défense à l'Elysée. Elles sont plus que déraisonnables. Elles entérinent le déclassement militaire du pays.

 

Lire Défense : les scénarios noirs des coupes budgétaires (édition abonnés)


M. Hollande est arrivé au pouvoir en demandant la rédaction d'un nouveau Livre blanc sur la défense. Le président entend actualiser la carte des besoins stratégiques de la France. Le document sera bientôt prêt. Il devrait servir de base à la prochaine loi de programmation budgétaire militaire, qui couvre la période 2014-2019.

 

On peut comprendre que l'armée participe à la cure d'austérité imposée à l'Etat pour ramener le déficit budgétaire sous la barre des 3 % du produit intérieur brut (PIB). Encore que les militaires aient déjà subi un régime impitoyable – et abusif – du temps du président Nicolas Sarkozy. Mais, cette fois, la logique financière l'emporte sur toute autre considération : appliquées telles quelles, les propositions de coupes qui sont sur la table reviendraient à amputer terriblement l'outil militaire.

 

Deux hypothèses sont soumises au président : l'une est inacceptable, l'autre à peine moins. Dans un cas comme dans l'autre, toutes les armes sont touchées. Le budget de la défense passe en dessous du seuil de 1,3 % du PIB – très en deçà des 2 % demandés par l'OTAN pour maintenir les capacités de l'Alliance. Le nombre d'hélicoptères, de Rafale, de blindés diminue considérablement, les effectifs aussi, les grands programmes d'armement du futur sont réduits à la portion congrue.

 

En un mot, la France changerait de rang.

 

Au moment où la Grande-Bretagne choisit, hélas, le même chemin, la France renoncerait à appartenir au club des puissances militaires qui comptent encore et placerait de facto sa sécurité sous le parapluie américain. C'est absurde stratégiquement : les menaces ne diminuent pas, les Etats-Unis se retirent d'Europe, seule région à désarmer quand toutes les autres – Russie, Brésil, Chine – accroissent leur effort de défense.

 

C'est une bêtise économique et sociale, tant seraient touchés l'emploi ou le savoir-faire technologique. C'est injuste politiquement : plus qu'aucun autre secteur de l'Etat, l'armée a su se réformer pour devenir l'un des services publics les plus efficaces. A bien des égards, elle est même un modèle de formation professionnelle et d'intégration.

Il y a une solution. Renoncer à de pareilles coupes et obtenir ceci au sein de l'Union européenne : Londres et Paris assurant l'essentiel de la défense de l'Europe, leurs dépenses militaires devraient être largement défalquées dans le décompte des fameux 3 % de déficit budgétaire. Ce serait de bonne guerre, si l'on peut dire.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:55

Mindef

 

26/03/2013 Le Point.fr (AFP)

 

Politiques et militaires espèrent empêcher les coupes évoquées par Bercy concernant le budget de la défense, destinées à réduire les dépenses de l'État.

 

À l'heure des derniers arbitrages, politiques et militaires se mobilisent pour préserver le budget de la défense des coupes drastiques envisagées par Bercy pour réduire les dépenses de l'État, qui ruineraient selon eux l'outil militaire de la France. Un nouveau conseil de défense, réunissant les ministres concernés autour du chef de l'État, doit se tenir "courant avril" sur le sujet, selon une source proche du dossier. Le président François Hollande tranchera ensuite entre les différentes hypothèses, avant la remise attendue "fin avril" du Livre blanc qui fixera les nouvelles priorités stratégiques de la France. L'exercice consiste donc à mettre les ambitions de la France, pour sa propre défense et sur la scène internationale, en conformité avec ses capacités budgétaires.

 

D'un côté, le scénario de Bercy envisage, selon des sources concordantes, de ramener l'effort de défense de 1,56 % du PIB en 2013 à 1,18 % en 2025. Loin du seuil de 2 % en dessous duquel un pays ne peut, selon les normes de l'Otan, assurer convenablement sa défense. Le budget passerait dans cette hypothèse de 31,5 milliards d'euros en 2013 à environ 28 milliards par an. Des dizaines de milliers d'emplois seraient à nouveau supprimés, des programmes d'équipements annulés, et la France ne serait plus en mesure de conduire seule une opération comme celle du Mali.

 

L'autre scénario, défendu par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, envisage le maintien d'un effort budgétaire significatif tout en participant à la maîtrise des finances publiques. Dans cette hypothèse, la défense limiterait la casse, réduirait ou repousserait des programmes (Rafale, Tigre, avion de transport A400M...), en attendant un hypothétique rebond de la croissance. Les arbitrages peuvent, comme c'est régulièrement le cas, aboutir à un compromis, autour de 30 milliards d'euros de crédits annuels, quitte à prendre des demi-mesures.

 

Refuser "le déclassement de la France"

 

"L'équation est délicate entre la nécessité d'assurer la souveraineté de notre pays par la maîtrise de la dette - car quand un pays est à la merci de ses créanciers il perd sa souveraineté - et la nécessité de garder une capacité sécuritaire significative", a résumé jeudi Jean-Yves Le Drian devant le Sénat : "La souveraineté passe aussi par un effort de défense important. C'est le sujet qui est sur la table."

 

L'inquiétude est forte dans les armées, soumises depuis 2008 à d'importantes restructurations. "Je crois que les militaires n'ont pas conscience de ce qui va leur tomber dessus", confie sans illusion un officier supérieur, qui souligne l'absence de marges de manoeuvre du gouvernement. D'autres gradés dénoncent dans la presse les "conséquences catastrophiques" d'une nouvelle baisse des crédits. Dans son bras de fer avec Bercy, le ministre de la Défense est soutenu à droite comme à gauche. C'est même quasiment l'union sacrée pour refuser "le déclassement de la France".

 

"Des décisions irréversibles"

 

Après les sénateurs des deux bords, des députés socialistes et UMP ont mis en garde contre "des décisions irréversibles" pour la défense nationale. "Le scénario de Bercy vise à tuer le ministère de la Défense", s'alarme la présidente PS de la commission de la Défense, Patricia Adam, dans une interview au Monde de mardi. Et les industriels de défense ont sonné le tocsin pour préserver une industrie qui emploie directement ou indirectement 165 000 personnes. Bercy s'agace d'ailleurs de cet activisme perçu comme du lobbying.

 

La Loi de programmation militaire (LPM) issue du Livre blanc fixera à l'automne les dépenses de défense de la France jusqu'aux années 2020. Des parlementaires avancent deux solutions pour limiter les dégâts. L'une consisterait à sortir les dépenses militaires du calcul des déficits publics au niveau européen, les fameux 3 % du PIB exigés pour les pays de l'UE, la France participant en première ligne à la sécurité collective. D'autres suggèrent de vendre les participations de l'État dans les groupes industriels de défense pour dégager des recettes exceptionnelles.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/avion-de-patrouille-maritime-atlantique-2/2242934-1-fre-FR/avion-de-patrouille-maritime-atlantique-2.jpg

Avion de patrouille maritime Atlantique 2

 

26/03/2013 Sources Marine nationale

 

Le 22 mars 2013, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 (ATL 2) de la Marine nationale décolle de sa base et effectue une mission au Nord de Kidal, dans le Nord du Mali.

 

Arrivé sur zone au lever du jour, l’ATL 2 établit immédiatement le contact radio avec le Groupement Tactique Inter Armes (GTIA), pour éclairer la progression des unités françaises au cœur d'une vallée particulièrement escarpée. Trois heures plus tard, alors que sa phase de reconnaissance prend fin, deux avions Rafalede l'armée de l'Air rejoignent le dispositif, se tenant prêts à fournir si besoin, un appui feu en soutien des troupes au sol, guidés par l'ATL2.

 

En plus de ses capacités de surveillance, de recueil de renseignement et d'engagement (tirs de GBU 12), l’Atlantique 2 est un véritable PC volant. Il dispose de moyens de transmission performants qui permettent le contrôle et le commandement avancé des opérations, au cœur de l’action. L'ATL 2, grâce à ses multiples capteurs, a ainsi procuré un surcroît de sécurité lors de la progression des troupes au sol dans le sanctuaire des insurgés.

 

Après plus d’une dizaine d’heures de vol, l'équipage rejoint sa base, la mission accomplie. Il a, aujourd'hui encore, apporté une contribution déterminante dans l’opération Serval.

 

Les avions de patrouille maritime Atlantique 2 de la Marine nationale sont des moyens militaires adaptables, dont la polyvalence et l’efficacité sont éprouvées au quotidien sur le théâtre malien. Faisant preuve d’une remarquable réactivité, les ATL 2 de la Marine nationale qui ont été engagés dès les premières heures de l’opération Serval, ont déjà réalisé plus de 1250 heures au combat.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 16:55

tir-asmpa-02

 

26.03.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Rencontré la semaine dernière, à l'occasion d'une conférence organisée par la mission LEDS (Lille eurométropole défense et sécurité), le général (2S) de corps aérien Thierry Delahaye balaie l'évolution de l'action aérienne, les risques d'une baisse du budget de la Défense, les conséquences de mutualisations, les drones et la dissuasion nucléaire. Autant de questions chaudes en attendant le Livre blanc, les ambitions et les enveloppes qui en découleront.

Le général (2S) Delahaye est un ancien adjoint du représentant militaire français auprès des comités militaires de l'OTAN et de l'Union européenne (de 2009 à 2012). Il est actuellement chargé de mission auprès du CEMAA (chef d'état-major de l'armée de l'air)...

 

- L'action aérienne change-t-elle lors des récents conflits ?

 

" La puissance aérienne ne connaît pas tellement d'évolutions mais se décline de manière un peu différente avec une meilleure interarmisation, ce qui est également le cas pour la marine et l'armée de terre. Les opérations ont bien changé, du maintien de la paix, on est passé à des combats de haute voire de très haute intensité. En Afghanistan, en Libye et au Mali, il y a un changement de portage du mode d'opérations. La vraie différence, c'est que les erreurs ont des implications politiques immédiates. Il faut donc mieux tout maîtriser comme la chaîne ISR (Intelligence, Surveillance et Reconnaissance). "

 

- Est-ce l'expérience libyenne de l'armée de l'air qui a amené à ce constat ?

 

" En Libye, l'utilisation de véhicules civils a rendu les frappes plus difficiles avec des validations jusqu'à un assez haut niveau. Aujourd'hui, vous avez vingt minutes entre le moment où on détecte une cible et le moment où on tire. C'est nouveau. En Afghanistan, nous avions quarante minutes, au Vietnam, les Américains avaient une journée et lors de la Deuxième Guerre mondiale, il fallait quatre jours... Dans la conduites des opérations, les états-majors travaillent en temps réel. Avec l'impact des dommages collatéraux, la cible doit être légitime. Les conflits ont, de ce point de vue, légèrement changé mais les moyens permettent de répondre en temps réel. "

 

- Cette accélération de la décision peut-elle convenir à la réduction des moyens ?

 

" L'enveloppe diminue mais pour l'instant, la modernisation permet de suivre. Les moyens sont de plus en plus performants. Les avions sont plus précis, vont beaucoup plus loin qu'avant. Jusqu'où la réduction du nombre n'empiètera pas sur les capacités ? Tout dépendra du modèle d'armée choisi par le Livre blanc. On verra ce que la France est capable de faire en autonome et ce qu'elle fera par le biais de partages de capacités. Avec qui ? Pourquoi faire ? "

 

- Le partage capacitaire est-il une réponse à la crise budgétaire ?

 

" Aujourd'hui, que ce soit au sein de l'OTAN ou de l'Union européenne, plus personne ne possède l'ensemble du spectre. Seulement, quand vous partagez les capacités, le problème, c'est de pouvoir mettre la main sur ce qui vous manque quand vous en avez besoin. Au niveau politique, c'est complexe. Demain, le président de la République, chef des armées, ne pourra pas décider de faire ce qu'il a envie de faire au moment où il le souhaite. Au Mali, le chef d'état-major de l'UE, le général néerlandais Ton Van Osch, reconnaît qu'on ne pouvait attendre une décision européenne, il fallait agir maintenant. La lenteur de la décision est un frein à la capacité d'agir. "

 

- Quelle est l'évolution logique pour un pays comme la France ?

 

" On est aujourd'hui à la croisée des chemins. Il faut bien spécifier le rôle que la France veut jouer dans les crises du monde, au sein des institutions internationales, devenir un acteur parmi d'autres, pas comme au Mali. La grosse évolution, ce sera ça. Il faut attendre le Livre blanc pour voir ces ambitions. A partir de là, on définira une enveloppe pour le budget et on regardera ce qu'il faudra mutualiser. Sachant que toute mutualisation est une perte de souveraineté. Tout est plus difficile. Regardez la brigade franco-allemande qu'on ne peut engager, le porte-avions britannique qu'on imaginait pouvoir utiliser. Dans le transport, des mécanismes existent. Mais par exemple, pour la Libye, les Turcs n'avaient pas le droit de ravitailler en vol un avion avec des bombes. L'Allemagne a interdit aux Awacs de l'OTAN de participer à l'opération libyenne alors qu'elle représente la moitié des effectifs. Il a fallu procéder à un échange avec des équipages déployés en Afghanistan. "

 

- L'armée de l'air française peut-elle être réduite ?

 

" Comme la Libye et l'Afghanistan, le Mali est un théâtre atypique car ces pays ne possèdent pas de défense antiaérienne. Mais tout le monde réarme. Des pays en voie de développement, qui avaient des forces aériennes limitées, se retrouvent avec des avions aussi performants que les nôtres. Regardons la Syrie. Ce n'est pas le seul critère, mais s'il n'y a pas eu d'engagement international, c'est aussi parce que les Syriens ont une défense sol/air dense et une aviation. Les Turcs ont perdu un avion ; on ne peut pas reproduire la Libye.

C'est difficile de dire qu'elle est le minimum vital de l'armée de l'air. Aujourd'hui, quatre Rafale emportent vingt-quatre bombes et peuvent toucher vingt-quatre objectifs différents avec une précision métrique. Il coûte cher mais réalise un travail fantastique. Avant, combien fallait-il de F1 et de Mirage 3 pour arriver au même résultat ? La capacité de frappe est importante mais quand on réduit le nombre, si on perd un avion, c'est significatif. Il faut peser soigneusement quantité versus capacités avec ce qu'on peut se payer. Quand un drone est en panne actuellement, on perd 25 % de nos capacités ! Il faut donc associer le nombre avec l'ambition. Par exemple, deux cents avions britanniques plus deux cents Rafale, ça tient la route au niveau ambition... "

 

- Question un peu provocatrice, les drones, dont la France a manqué le virage lors des années 2000, sont-ils l'avenir de l'armée de l'air ?

 

" Les drones assurent une permanence. Ils font trente heures d'affilée, ce qui est très important pour la détection et l'identification. Mais pour transmettre des images, l'aspect SIC (système d'information et de communication) devient prépondérant. Il faut avoir la maîtrise aérienne et cybernétique. Ce sont des outils très importants, d'avenir. Ça fait longtemps qu'on le dit mais nous n'avions pas les crédits... "

 

- A ce propos, faut-il construire des drones français ou acheter du matériel étranger ?

 

" En tant qu'utilisateur, je dirais qu'acheter sur étagère, ça marche. Si je réfléchis avec un esprit de défense et en tant que français, je pense qu'il vaut mieux développer un projet dans le pays. Ça permet de garder un avantage économique et technologique. Mieux vaut acheter national... "

 

- Jusqu'où peut-on aller dans la baisse des budgets et des moyens ?

 

" L'outil militaire s'adapte. Le chef d'état-major des armées fera avec ce qu'on a décidé. C'est son métier. Pour l'instant, il a réussi à tirer le tapis pour couvrir à peu près l'ensemble du spectre. Il va finir par y avoir des trous dans le tapis. Si on continue à couper, on ne pourra plus avoir l'ensemble du spectre. Il faudra faire des choix. "

 

- La France doit-elle garder ses deux composantes de la dissuasion nucléaire ?

 

" Un sous-marin, vous ne l'entendez pas, vous ne le voyez pas ; on tire, c'est fini. C'est une garantie si tout se passe mal. Un avion avec ASMP (missile nucléaire Air Sol Moyenne Portée), vous voyez sa mise en œuvre ; vous pouvez le faire décoller. Ce sont des messages. La gesticulation politique existe. La trajectoire d'un missile balistique est aussi prédictible. Un avion de combat a une trajectoire imprévisible. Il est petit mais très précis. Pour moi, les deux composantes sont complémentaires. Les avions ne coûtent pas chers car ils sont polyvalents. "

 

- On dit souvent que la doctrine de la dissuasion ne tient plus en cas d'affaiblissement trop important des forces conventionnelles... Comment trouver le juste équilibre ?

 

" L'arme nucléaire est faite pour toucher un intérêt vital. La mesure intermédiaire est la force conventionnelle. S'il ne vous reste qu'une cartouche à tirer, vous forcez la décision. Demain, pour rester cohérent, une réflexion s'impose. Le poids du nucléaire dans le budget de la Défense est d'environ 20 % et le maintien de l'avance technologique coûte cher. Des questions se posent si par exemple, on ne faisait qu'entretenir le matériel existant ? Garderait-on quand même un avantage technologique ? Pendant combien de temps ? Economiserait-on ? Pourrait-on récupérer l'avantage après une mise en veille de la recherche et du développement ? "

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 13:55

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d9/General_St%C3%A9phane_Abrial_080524-f-1014w-154.jpg/480px-General_St%C3%A9phane_Abrial_080524-f-1014w-154.jpg

 

26/03 Par Les Echos

 

Stéphane Abrial, cinquante-huit ans, est ingénieur de l'Ecole de l'air de Salon-de-Provence, titulaire du brevet de l'Ecole supérieure de guerre aérienne, diplômé de l'United States Air Force's Air War College de Montgomery et ancien auditeur de l'IHEDN. Général d'armée aérienne et chef d'état-major de l'armée de l'air de 2006 à 2009, il fut, en septembre 2009, nommé commandant suprême allié pour la transformation à Norfolk (Virginie, Etats-Unis) par les 28 nations de l'Otan ; il fut le premier officier non-américain à devenir commandeur stratégique de l'Alliance atlantique. Il a intégré Safran en janvier comme conseiller du PDG, Jean-Paul Herteman.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 12:28

Rade de Brest. L'île Longue source LeTelegramme

 

26 mars 2013 11h58 Romandie.com (AFP)

 

BREST - Des pastilles d'iode vont être distribuées pour la première fois aux personnes résidant dans un périmètre de 500 m autour de la base navale de Brest, port d'entretien et d'escale de bâtiments à propulsion nucléaire, a-t-on appris mardi auprès de la préfecture du Finistère.

 

Les services de la ville mettront en oeuvre cette distribution de comprimés d'iode dans les semaines qui viennent, a indiqué la préfecture, un responsable interrogé par l'AFP soulignant qu'il s'agit d'une première.

 

Cette mesure fait suite à la mise à jour du plan particulier d'intervention de la base navale de Brest, qui prévoit la distribution préventive d'iode à la population concernée, dans un périmètre de 500 mètres autour de la base, a-t-on précisé.

 

Les plans particuliers d'intervention sont établis pour protéger les populations, les biens et l'environnement face aux risques liées aux installations industrielles et nucléaires.

 

Le port militaire de Brest, situé au coeur de la ville de 140.000 habitants, abrite parfois des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) et des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). Le porte-avions Charles de Gaulle, qui dispose également d'une propulsion nucléaire, peut aussi être amené à y faire escale.

 

Face à la base navale de Brest, de l'autre côté de la rade, l'Ile Longue abrite le port militaire d'attache des SNLE.

 

En cas d'accident nucléaire, de l'iode radioactif peut être rejeté dans l'atmosphère. Respiré ou avalé, il peut accroître le risque de cancer de la thyroïde. En saturant l'organe, l'iode stable en comprimés évite la fixation de l'iode radioactif, limitant notablement les risques pour la santé.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 11:32

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

26/03 Par Christian Schmidt - Idées   Points de vue / Les Echos

 

En dépit de la récente nomination de Bernard Cazeneuve, très actif lorsqu'il siégeait à la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, le budget de la défense restera sans doute la cible privilégiée des mesures de réduction des dépenses publiques annoncées par le gouvernement.

 

Trois raisons peuvent l'expliquer. Ce budget représente d'abord, une masse considérable, la quatrième  source de dépense de l'Etat, après l'Education nationale, les dotations aux collectivités locales et, bien sûr, les intérêts de la dette publique. Les réductions de ses crédits, ensuite, ne risquent pas d'entraîner de manifestations sociales immédiates politiquement dangereuses. Sa structure simple, enfin, composée de deux parties principales bien distinctes, les dépenses de personnel (près de 48 %) et les dépenses d'équipement (plus de 30 %). Elle permet des coupes, à première vue indolores, visant sa seconde composante, en reportant dans le temps une part variable des commandes de matériel militaire.

 

Les apparences inoffensives de telles mesures sont cependant trompeuses. Le report des commandes entraîne, en effet, des hausses de coûts qui aggravent, en définitive, le poids de leur charge. De manière plus générale, les dépenses militaires ne sont pas économiquement neutres, même si leur impact final sur la croissance est encore un objet de débat entre les économistes.

 

Si la défense elle-même est un bien non marchand, elle actionne un secteur industriel de plus en plus étendu.

 

Rien que pour l'offre de travail, on estime aujourd'hui entre 60.000 et 70.000 les emplois directement liés aux commandes militaires du ministère de la Défense à l'industrie. Le noyau de ce secteur est principalement composé de plusieurs grands groupes largement exportateurs. Ces groupes forment autour d'eux des réseaux très denses, de sous-traitance et d'activités de soutien diverses. Ce sont souvent des PME dont l'activité s'avère cruciale pour une région. Réduire ou reporter des commandes d'armement risque, dans ces conditions, de retarder ou, à tout le moins, de compliquer l'inversion programmée de la courbe du chômage.

 

Les groupes industriels producteurs d'armement présentent d'autres spécificités économiques. Presque tous se sont développés sur la base d'une structure duale comprenant des matériels civils et militaires. Les parts respectives de chacune de ces activités tendent à s'équilibrer, mêmes si elles fluctuent avec les conjonctures. En temps de crise économique, les commandes de matériels militaires ont le double avantage de pouvoir contribuer à une relance industrielle, sans sacrifier au court-termisme conjoncturel.

 

Se priver de ce levier n'est donc pas facile à concilier avec une politique industrielle volontariste.

 

Autre difficulté économique, directement dépendante, cette fois, de la dimension souveraine de la fonction de défense. Comment programmer l'imprévisible ? Cette question n'affecte pas seulement le coût global de ces opérations, en particulier dans le cas de déploiements de troupes au sol. Elle concerne également l'adaptation des matériels de soutien (transports, logistique…) à des opérations non prévues, menées pour une période indéterminée sur des théâtres mal connus. Les exemples différents de la Lybie et du Mali sont là pour témoigner que la crise économique mondiale a accru ce type d'incertitude.

 

Le rappel des imbrications étroites qui lient la défense à de nombreux vecteurs de l'économie conduit à élargir aujourd'hui un débat restrictivement engagé sur l'allégement du coût budgétaire de la défense dans les dépenses publiques nationales. Pour éviter les impasses qui ont été mentionnées, il est urgent d'étudier en priorité, dans cette perspective, les possibilités, mais aussi les limites, de la mutualisation et du partage de l'effort de défense au sein de la communauté européenne.

 

* Christian Schmidt est professeur émérite à Paris Dauphine.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 11:00

Mindef

 

26.03.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le ministre de la Défense fait monter au front tous ses Grognards, histoire de multiplier les ultimes coups de boutoirs pour faire reculer Bercy et convaincre le Président de donner la Défense vainqueur aux points (pas de KO à espérer, sauf si c'est Bercy qui l'emporte). Je ne compte plus les communiqués, prises de parole et de position, tribunes et appels au sursaut national! Ils viennent de droite, comme de gauche (ce qui est plutôt bon signe). Voilà pour le tocsin.

 

Mais tout reste lié à l'arbitrage présidentiel. Comme je l'ai déjà écrit, la mouture actuelle du Livre blanc passera à la broyeuse si Bercy l'emporte. Toutefois, il ne faut rien attendre de ce document déjà renié par certains de ceux qui y ont contribué.

 

En fonction du choix présidentiel, dont Jean-Yves Le Drian aura peut-être la primeur dès mercredi, le tocsin risque de se transformer en glas et de sonner jusqu'à l'automne, lorsqu'il faudra voter la LPM.

 

Ce soir, un Comité exécutif de Défense (Comex) doit se réunir. Va-t-il prendre une décision sur l'avenir de la fonction Habillement? Ou retarder une décision attendue depuis quelques temps déjà mais dont la pertinence et portée sont redevenues imprévisibles en cette période d'incertitude chronique et de morosité?

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 10:26

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8b/Division_Nato.svg/329px-Division_Nato.svg.png

 

26 Mars 2013 Jean-Dominique Merchet

 

15.000 hommes, c'est le futur "contrat opérationnel" pour les missions de "coercition".

 

Sous les batailles de chiffonniers autour des chiffres des futurs budgets de la défense, se cache une réalité : en cas de guerre sérieuse, l'armée de terre n'aura bientôt plus que l'équivalent d'une seule division à aligner ! Soit 15.000 hommes. Eh oui... on en est là.

 

Expliquons-nous : les Livres blancs définissent un "contrat opérationnel" qui lient les armées et le pouvoir politique. Le texte de 1994 prévoyait que l'armée de terre devait pouvoir fournir une force de 50.000 hommes pouvant agir dans le cadre d'une coalition. Le document suivant, en 2008, a ramené ce chiffre à 30.000 et le prochain, qui devrait être connu en avril, se situera autour de 15.000. Soit l'équivalent de ce que l'on appelait jusqu'en 1999, une "division".  Certes, une grosse division bien musclée, mais une seule division quand même...

 

A cette unité pouvant intervenir dans le cadre de mission de "coercition" - le terme poli pour dire aujourd'hui guerre de haute intensité, s'ajouteraient des forces pouvant opérer sur le territoire national et des éléments plus légers et moins nombreux, susceptibles d'opérations style Mali.

 

Ce chiffre de 15.000 a été explicitement présenté par le général Ract Madoux, chef d'état-major de l'armée de terre, au cours des travaux de la commission du Livre blanc : il est une conséquence directe de l'application du scénario Y - défendu par le ministère de la défense, contre les coupes encore plus sévères voulues par Bercy.

 

Au sein des armées, les réalistes font observer que le contrat opérationnel de 2008 ("capacité de projeter en six mois et pour une durée d'un an une force terrestre pouvant atteindre 30.000 hommes") relevait déjà de la pure et simple fiction...

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 09:55

Mindef

 

26.03.2013 Par LAURE BRETTON - Liberation.fr

 

Analyse -  Le chef de l'Etat (et des armées) va devoir trouver l'équilibre entre Bercy et le ministère de la Défense, entre les impératifs budgétaires et les risques stratégiques.

 

Ce serait une question d’oreille. Depuis l’intervention française au Mali, François Hollande aurait celle des militaires. Qui, en retour, espèrent être entendus par le chef de l’Etat à l’heure du verdict budgétaire. La gauche, saisie d’un éternel complexe de légitimité en matière de Défense, se trouve au cœur d’une conjonction de planètes peu ordinaire depuis le mois de mai dernier : retrait des troupes d’Afghanistan, opéré sans une seconde de contretemps, rédaction du premier Livre blanc de la défense de son histoire (tous les autres ont été signés par la droite), préparation d’une nouvelle loi de programmation militaire (2014-2019) et opération Serval au Mali. Le tout sur fond de guerre aux déficits.

 

Avant les choix stratégiques et budgétaires, qui seront au cœur d’un nouveau conseil de défense à l’Elysée mardi matin, les deux ministères concernés, Bercy et la Défense, se livrent à une (pas très discrète) bataille d’influence. A coups de chiffres jugés irréfutables pour le premier et d’images pour le second : on envisagerait de vendre le Charles-de-Gaulle, de réduire les commandes de Rafale, de décapiter l’armée de terre... En un mot, démanteler l’outil de défense. Le tout serait d’ailleurs consigné dans un «scénario Z», comme la dernière lettre de l’alphabet, preuve de son caractère ultime, émanant du ministère du Budget. Qui en conteste l’existence : «du pur fantasme», dit-on à Bercy.

 

C’est que l’enjeu est grand pour Hollande – l’opération malienne lui a procuré une place de choix sur l’échiquier stratégique mondial – et son ministre de la Défense et ami, Jean-Yves Le Drian. Réformé pour cause de myopie avant de batailler pour obtenir le droit de faire son service militaire, le chef de l’Etat n’est pas totalement un bleu en matière d’armées. Peu savent en effet qu’Hollande, dont on connaît l’appétence sur les questions économiques et fiscales, a siégé quinze ans à la commission de la défense de l’Assemblée contre moitié moins (huit ans et demi) à la commission des Finances… Même si la commission de la défense est souvent prisée par les présidents de parti qui n’y brillent pas par leur présence assidue. Et que c’est depuis la commission des finances qu’Hollande, patron du Parti socialiste, a ferraillé contre la droite avant son arrivée à l’Elysée. Qu’importe : le bagage parlementaire est là, opposable à ceux pour qui la gauche n’a pas voix au chapitre sur les questions militaires.

Faux procès

«Il ne faut quand même pas exagérer le divorce entre l’armée et la gauche : Charles Hernu, adepte de la tournée des popotes, a fait du bien à cette relation», explique un pilier de la majorité. Mais cela remonte aux trois premières années du mitterrandisme, entre 1981 et 1983. Vinrent ensuite Paul Quilès, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Joxe et Alain Richard, entre 1997 et 2002 pour le plus long bail de gauche à l’hôtel de Brienne où est installé le ministère de la Défense. Richard a laissé le souvenir d’un ministre certes apprécié pour sa rigueur intellectuelle et humaine mais décrié pour son côté gestionnaire en pleine guerre du Kosovo, à qui on demandait de faire des économies. Un héritage qui rejaillit aujourd’hui sur Jean-Yves Le Drian. Le ministre, qui peaufine depuis dix mois son image d’homme proche de ses troupes, «a un corps à gérer au quotidien qui n’est pas sensible aux discours de la gauche, observe un conseiller ministériel. Se retrouver accusé de casser l’outil de défense, c’est le pire des scénarii pour lui».


Pour l’entourage de Le Drian, élu breton et spécialiste des questions militaires, sa mission sera accomplie si, à la fin du quinquennat, la gauche s’est débarrassée définitivement des faux procès qui la poursuivent depuis les années trente. Ou comment, près d’un siècle plus tard et dans un contexte de crise sans précédent, venger Léon Blum… Dans l’imaginaire collectif militaire, le Front populaire, dopé au pacifisme ambiant après la première guerre mondiale, est responsable de la débâcle de 1939. C’est oublier qu’à l’été 36, le président du conseil décréta un programme d’équipements militaires bien supérieur aux demandes de l’état-major... Reste que, quand l’Allemagne se préparait à une guerre éclair, Paris pariait sur une guerre de longue durée. Aujourd’hui, «il s’agit de faire mentir ceux qui pensent que la gauche se désintéresse de la sécurité extérieure, de l’industrie, des armées et de la Nation», souligne un proche de Le Drian. Vaste programme.

 

Pour beaucoup, le remplacement de Jérôme Cahuzac par Bernard Cazeneuve au ministère du Budget est une bonne nouvelle. Quand le premier était président de la commission des Finances, arc-bouté sur une orthodoxie budgétaire qui fait couiner à gauche, le second fut secrétaire de la commission de la Défense, dont il a été un membre hyperactif, et rapporteur du budget de la défense trois années de rang.

Alliance Cazeneuve-Montebourg

Mais surtout, avant d’entrer au gouvernement, Bernard Cazeneuve était député-maire de Cherbourg, qui abrite une importante base navale où naissent les sous-marins français depuis la fin du XIXe siècle. La DCNS est même le premier employeur de la ville. Ce qui rend le ministre délégué sensible aux arguments industriels des militaires. Une bataille également menée par Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, qui voit d’un bon œil l’arrivée de Cazeneuve, avec qui il partage une amitié de vingt ans, au cinquième étage de Bercy, au nom de la défense de «l’économie productive». Pour le «MRP», si on va trop loin dans la rigueur, on menace des emplois et des avancées technologiques. Soit l’écho parfait des inquiétudes des élus locaux, des syndicats, des industriels et des militaires. Au ministère de la Défense de «montrer qu’il a pensé à toutes les options. Qu’un euro investi à la défense est plutôt bien investi et que s’il faut faire un choix entre cet euro-là et un autre, il faut garder celui-là», glisse un conseiller ministériel.

 

Au Parti socialiste, avant les choix qui seront inscrits dans le Livre Blanc attendu pour avril, la résistance s’organise, avec l’opération Serval pour bouclier. La loi de programmation budgétaire n’est pas attendue avant l’automne mais les membres PS de la commission de la défense se sont réunis la semaine dernière pour faire le tri dans leurs recommandations et peser sur les arbitrages élyséens en cours. Pour eux, la ligne est claire : pas question de sacrifier la défense nationale sur l’autel de la rigueur. A l’instar des dépenses d’investissements ou «dépenses d’avenir», ils militent pour que les dépenses en matière de défense soient retirées du calcul des déficits publics défini par Bruxelles. Et de brandir les mots qui font tilt à gauche : défense de l’emploi, levier de croissance et indépendance stratégique.

Impératifs budgétaires et risques stratégiques

Jeudi, Gwendal Rouillard, député du Morbihan, fils spirituel de Jean-Yves Le Drian et secrétaire de la commission de la Défense, a publié un communiqué en appelant directement à Hollande. De leur côté, la présidente et le vice-président socialistes de ladite commission, Patricia Adam et Philippe Nauche, ont écrit vendredi au chef de l’Etat. Pour souligner l’importance économique et sociale des armées, «premier employeur de nos jeunes compatriotes» et de la filière industrielle militaire. «A rebours des secteurs qui ont activement délocalisé et théorisé l’industrie sans usines, les entreprises du secteur de défense (…) ont maintenu et développé (…) des emplois de hautes compétences, de tous niveaux, bien rémunérés, qui irriguent nos territoires», estiment les deux parlementaires. «Le risque existe que des décisions visant à régler la situation budgétaire immédiate nous fassent perdre irrémédiablement la possibilité de répondre à une menace ou une attaque qui surviendrait demain», préviennent surtout Patricia Adam, élue du Finistère, et Philippe Nauche, député-maire de Brive.

 

Une alliance Bretagne-Corrèze à l’image de celle qui lie le ministre de la Défense et le chef de l’Etat. Qui met clairement en balance impératifs budgétaires et risques stratégiques. A Hollande de trouver l’équilibre.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:55

2013-03-25 - Caiman 1

 

25 mars 2013, Par FASM Dupleix

 

Mardi 19 mars, dans le cadre de la Journée Sécurité Aéronautique, les acteurs intervenant dans la mise en œuvre des hélicoptères à bord du Dupleix visitent le Caïman (nom de baptême de l’hélicoptère NH90 naval acheté par les Pays Bas, l’Italie et la France) et basé sur la BAN (Base Aéronavale) d’Hyères. 

 

Le Caïman est un hélicoptère polyvalent capable de réaliser des missions très variées : sauvetage en mer, intégration au sein d’une force navale dans le cadre de la lutte anti navire ou anti sous-marine. L’intégration des différents systèmes, l’ergonomie des interfaces et la simplicité d’utilisation sont être telles qu’un équipage réduit composé uniquement d’un pilote, d’un opérateur tactique et d’un opérateur des senseurs puisse pleinement exploiter toutes les ressources de cet appareil de dernière génération.

 

2013-03-25 - Caiman 2

 

Mais au delà de la découverte de ce nouvel hélicoptêre, cette journée a été également l’occasion de partager les connaissances et savoir-faire, de rappeler la doctrine et de sensibiliser l’ensemble des responsables sur les risques inhérents à la mise en œuvre des hélicoptères sur les bâtiments de la Marine Nationale. Cela dans la perspective de préparer la reprise d’activité du Dupleix à la mer prévue début avril 2013.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:55

Mindef

 

26.03.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Le 30 août 2012, un peu plus d’un mois après sa création, la commission du Livre blanc se réunit pour la première fois. Elle est composée de 46 membres dont la liste intégrale est publiée dans le journal officiel (la liste est visible ici).. Tous sauf douze appartiennent à la haute fonction publique. Le ministère de la Défense est notamment représenté par le chef d’état-major des armées, les chefs d’état-major d’armées, le major général des armées et le délégué général pour l’armement. On note aussi la présence au sein de la commission de l’ambassadeur du Royaume-Uni en France.

 

Le 24 septembre 2012, un député s’étonne dans une question écrite que le nouveau Livre blanc arrive quatre ans seulement après le précédent. Patricia Adam, la présidente de la Commission Défense à l’Assemblée nationale, lui répond que ce nouveau Livre blanc sera bien une « réactualisation » (sic) du précédent opus, actualisation de toute façon prévue par l’édition de 2008. De son côté, Jean-Marie Guéhenno confirme son souhait de faire “tenir” cette nouvelle mouture sur “120 pages”, afin de « permettre aux citoyens d’en débattre ». On reste songeur.

 

Le 4 octobre 2012, le président de la commission s’exprime devant la commission de la Défense et des Forces armées de l’Assemblée nationale. “Il faut partir d’un monde qui est celui de l’après-crise économique et financière, tirer les leçons de ce changement économique et financier du monde” explique-t-il alors aux députés, avant de souffler tour à tour le chaud et le froid :

 

« Il ne faut pas, parce que l’on a des difficultés à court terme, créer l’irréversible (…) Si l’on fait des sacrifices, il faut faire des sacrifices qui n’hypothèquent pas la possibilité de remonter à plus long terme » explique-t-il, avant d’ajouter que « l’on a affiché des ambitions un peu décalées par rapport à nos moyens ».

 

« Le Livre blanc, insiste-t-il, doit être en phase avec les capacités réelles du pays ». Des ajustements sur la dissuasion nucléaire ne sont d’ailleurs pas exclus, même si, rappelle-t-il, le président Hollande a fixé une orientation claire sur ce point, en décidant de maintenir les deux composantes – sous-marine et aéroportée – de la force de frappe française.

 

A la mi-octobre 2012, le porte-parole adjoint du ministère de la Défense, le général Martin Klotz, indique que le “document final” du prochain Livre blanc sur la Défense ne sera rendu public qu’en février 2013. C’est un premier mois de décalage par rapport au planning initial. Un rapport d’étape doit en principe être établi à la mi-novembre et, annonce le général Klotz, “après un examen préalable par le Conseil de défense et de sécurité de la Défense nationale, le document final sera publié en février prochain.”

 

A suivre.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:50

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/45/StKp_DEU-FRA_Brig.svg/456px-StKp_DEU-FRA_Brig.svg.png

 

25/03/2013 17:07  - ASP Margaux Thuriot

 

Du 6 au 22 mars 2013, les unités composant la Brigade franco-allemande se sont réunies sur le camp de manœuvre d'Oberlausitz, dans l'est de l'Allemagne. Exercice majeur de la BFA, Feldberg 13 portait une symbolique particulière en cette année anniversaire du traité de l’Élysée.

 

L'exercice FELDBERG 13 a réuni durant quinze jours 2100 hommes et 400 véhicules de toutes les unités de la Brigade franco-allemande (BFA), pour des manœuvres communes, dans l'est de l'Allemagne. Objectif : démontrer l'interopérabilité des unités françaises et allemandes de la BFA, et la capacité de la Brigade à être engagée comme "Initial entry force" (force d'entrée en premier), l'une de ses missions principales.

 

Cet exercice, dont la majeure partie s'est déroulée sur le camp de manœuvre d'Oberlausitz, dans la Saxe, revêtait un caractère particulier cette année, la France et l'Allemagne célébrant le cinquantenaire de leur traité de coopération.

 

La Brigade franco-allemande, créée en 1989, est l'un des symboles forts de la coopération franco-allemande. Elle répond à une volonté commune de la France et de l'Allemagne, en raison d'intérêts convergents, de mettre en commun leurs capacités opérationnelles. La BFA est unique en son genre : elle est la seule force binationale permanente au monde. Un atout majeur qui favorise les échanges et la coopération.

 

Cette brigade binationale dispose d'un état-major mixte franco-allemand, basé à Mülheim, en Allemagne. Ses unités sont basées de part et d'autre du Rhin. La BFA a été notamment déployée en Bosnie-Herzégovine dans le cadre de la SFOR de 1996 à 1998 mais aussi en Afghanistan en 2004-2005.

 

 

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 18:50

 

 
 
Du 6 au 22 mars 2013, les unités composant la Brigade franco-allemande se sont réunies sur le camp de manœuvre d'Oberlausitz, dans l'est de l'Allemagne. Exercice majeur de la BFA, Feldberg 13 portait une symbolique particulière en cette année anniversaire du traité de l'Elysée.
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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/vhm-qui-debarque-du-siroco-c-marine-nationale/2240134-1-fre-FR/vhm-qui-debarque-du-siroco-c-marine-nationale.jpg

VHM qui débarque du Siroco

 

25/03/2013 Marine nationale

 

Du 18 au 22 mars 2013, un entraînement technique aux opérations amphibies s’est déroulé sur les côtes varoises. Il réunissait deux composantes interarmées, le Transport de Chalands de Débarquement (TCD) Siroco de la Marine nationale et une compagnie de combat du 21ème Régiment d’Infanterie de Marine (armée de Terre).

 

Au cours des manœuvres, une centaine d’hommes et leurs douze véhicules ont été débarqués à l’aide de deux Chalands de Transport de Matériel (CTM) de la Flottille amphibie, renforcé par des éléments précurseurs de la Section Militaire de Plage (SMP).

 

Cette action de préparation au combat présentait un triple intérêt. Tout d’abord, elle a permis d’entraîner et d’aguerrir l’ensemble des moyens humains et matériels engagés dans les opérations amphibies. Elle a également été mise à profit pour vérifier les capacités tactiques du nouveau Véhicule Haute Mobilité (VHM) et valider son interopérabilité avec le Siroco. Ce dernier a validé récemment son interopérabilité avec le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Dixmude.

 

En parallèle à cet entraînement aux opérations amphibies, un détachement de deux hélicoptères Gazelle du 3èmeRégiment d’Hélicoptère de Combat (RHC) de l’Aviation légère de l’armée de Terre s’est entraîné durant toute cette semaine à l’appontage sur les deux plates-formes du Siroco.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/gazelle-de-l-alat-a-bord-du-siroco-c-marine-nationale/2240119-1-fre-FR/gazelle-de-l-alat-a-bord-du-siroco-c-marine-nationale.jpg

Gazelle de l'ALAT à bord du Siroco

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/vhm-qui-debarque-du-ctm-c-marine-nationale/2240129-1-fre-FR/vhm-qui-debarque-du-ctm-c-marine-nationale.jpg

VHM qui débarque du CTM

 

Après l’accostage du Siroco à Toulon, le capitaine de vaisseau Jean-Marc Le Quilliec tirait le bilan de cette semaine d’entraînement: «Pour un bâtiment amphibie, l’embarquement de troupes, de véhicules terrestres et d’hélicoptères de nos camarades de l’armée de Terre est essentiel. Ces entraînements courts permettent de roder les procédures, de partager les savoir-faire et de minimiser les contraintes réciproques. Dès qu’un nouveau véhicule entre en service, qu’il soit nautique, terrestre ou aérien, une évaluation croisée de cet engin permet d’optimiser son emploi. Avec le VHM un nouveau pas est franchi : il est plus rapide, plus manœuvrant et sa flottabilité va permettre l’ouverture de nouveaux sites de plageage.»

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/tcd-siroco-en-entrainement-c-marine-nationale/2240124-1-fre-FR/tcd-siroco-en-entrainement-c-marine-nationale.jpg

TCD Siroco en entraînement

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 16:57

http://fbcdn-sphotos-e-a.akamaihd.net/hphotos-ak-ash3/9347_510405542338509_1889844352_n.jpg

 

Crédit : EMA / armée de l’Air

 

15 mars 2013, 9h57, Douguia, à une cinquantaine de kilomètres de N’Djamena, la QRF vient d’être héliportée à bord d’un Puma. Le chef de peloton indique à ses hommes la direction à suivre. Dans le cadre d’un exercice, un groupe de combat en alerte, la QRF (Quick Response Force), appartenant au 3e régiment de Hussards (3e RH), arrive sur une position où un SAGAIE est en contact avec l’ennemi.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 14:47

Livre Blanc Défense

 

25/03 Alain Ruello, Les Echos

 

Ces recettes exceptionnelles s'ajouteraient aux 177 milliards de crédits.

 

Pour faire passer la pilule d'une loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 qui s'annonce très dure, la Défense cherche 3,5 milliards de recettes exceptionnelles, en complément des 177 milliards d'euros de crédits réclamés à Bercy, selon nos informations. L'histoire se répète puisque le gouvernement Fillon avait intégré une bonne dose de recettes extra-budgétaires dans la LPM de 2008. Issues de cessions immobilières et de fréquences hertziennes, elles ont fini par être encaissées, mais avec retard, obligeant à quelques acrobaties budgétaires.

 

Les 3,5 milliards visés aujourd'hui correspondent à ce qui manque pour financer un modèle d'armée qui permettrait de sauver les meubles. A ce stade, la Défense veut 30,2 milliards de crédits en 2014 ce qui, en application du gel en valeur absolue imposé jusque-là, aboutirait à un total de 177 milliards d'euros sur la LPM. Bercy pousse une enveloppe beaucoup moins généreuse (« Les Echos » du 22 mars), mais n'a rien contre des recettes exceptionnelles. Parmi les pistes à l'étude figure le produit de la cession prévue de 3 % d'EADS. De tout cela, François Hollande a discuté vendredi lors d'un Conseil de défense, en même temps que des grandes lignes du Livre blanc de la Défense attendu pour avril. La LPM, elle, ne sera votée qu'à l'automne, a annoncé Jean-Yves Le Drian.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 14:33

Mindef

 

Mar. 25, 2013 - By PIERRE TRAN – Defense News

 

PARIS — The French defense and finance ministries are seeking a compromise in cutting military spending, with a reduction to 1.2 percent of gross domestic product (GDP) seen as a possible consensus figure, a defense analyst said.

 

“What we’re seeing is a search for a compromise, with discussions centered on 1.2 percent of GDP,” said Loic Tribot La Spiere, chief executive of the influential think tank Centre d’Etude et de Prospective Stratégique.

 

France commits 1.56 percent of GDP to defense and tops that up with exceptional receipts from asset sales. The 2013 military budget is 31.4 billion euros ($40.5 billion), including 1.2 billion euros from the sale of radio frequencies and property.

 

The Finance Ministry wants to cut annual defense spending to 1.18 percent of GDP, while the Defense Ministry wants spending reduced to 1.25 percent, Tribot La Spiere said.

 

If the defense and finance officials can agree on a consensus, that “synthesis” will be presented to President François Hollande for approval as the future defense budget.

 

The compromise figure of 1.2 percent emerged after Hollande chaired a meeting of the high-level defense and security council March 22.

 

Hollande must decide what share of the total cuts in spending will be borne by the military as France seeks to reduce the public deficit.

 

However, Tribot La Spiere noted the problem of focusing too much on percentage of GDP spending.

 

“The focus on a figure is extremely dangerous, as that sets a budgetary vision rather than a vision of the future,” Tribot La Spiere said.

 

French Sens. Daniel Reiner and Jacques Gautier have called for the government to sell shares in defense companies and property assets to raise money to offset the budget cuts.

 

“If the president decides to assign the proceeds of the sale of shares in defense companies to the armed forces’ equipment and to research and to development, he will be working for the competitiveness of our economy and the value of our services,” the senators wrote in an opinion piece published in the March 21 edition of the daily newspaper Le Monde.

 

Selling shares in Thales and Safran would be relatively straightforward, as there would be buyers of the stock, but EADS would be more difficult because of the German holding, said Jean-Pierre Maulny, deputy director of think tank Institut de Relations Internationales et Stratégique.

 

Selling shares in naval company DCNS and Nexter would take more time due to privatization laws, he said.

 

One of the key issues is the defense salary bill, as the total pay figure has risen despite staff cuts, Maulny said.

 

Reiner views the percent of GDP formula with skepticism, as the figures are fiscal projections for 2020 to 2025. Defense officials are trying to protect the size of the armed forces, or the format of the forces, he said.

 

Defense officials are looking to defend what is known as the Y scenario, which assumes a loss of some 15,000 to 20,000 personnel. Those cuts would come on top of the 8,000 to 10,000 due to leave under a current plan to cut 54,923 staff from 2008 to 2014.

 

The Finance Ministry is looking to cut 1 billion euros in 2014 and 2 billion euros in 2015 and, if public finances recover in 2016 or 2017, increase defense spending, but not adjusted for inflation, news reports said.

 

Inflation in the defense sector is around 3 percent to 4 percent because of the technology content, said François Lureau of consultancy EuroFLconsulting and a former head of the defense procurement office.

 

The national inflation figure is based on consumer prices.

 

Budget cuts will hit industry in the short term with cuts in production and research, and job losses, Lureau said.

 

“No new programs will eventually lead to lower operational capabilities,” he said.

 

Given the general cuts in spending in Europe, a pooling and sharing of assets requires the political will to do so, he said. Time also is necessary, but if the governments order it, militaries will converge requirements, allowing capabilities to be maintained.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 13:51

Mindef

 

25.03.2013 par Nathalie Guibert - LE MONDE

 

Patricia Adam, présidente socialiste de la commission de la défense de l'Assemblée nationale, estime qu'"on ne peut plus descendre" davantage le budget de la défense.

 

Patricia Adam source Ouest-France

 

Vous demandez au président de préserver le budget de la défense, comment le convaincre ?


Patricia Adam Nous n'avons jamais été dans une période aussi importante, au regard des options stratégiques du pays à l'horizon des vingt prochaines années. Le retour à l'équilibre des comptes publics est aujourd'hui l'enjeu principal pour le président de la République. Respecter un déficit de 3 % du PIB comme le veut l'Europe est un enjeu stratégique. Mais il faut trouver un bon équilibre : mesurer, s'il doit y avoir des efforts sur la défense, les conséquences que cela peut avoir sur nos capacités à intervenir comme nous le souhaitons (seuls sur une durée courte et "en premier" comme on l'a fait au Mali, ou uniquement avec d'autres alliés), sur l'entraînement de nos forces, et sur notre industrie.

 

Le scénario de Bercy vise à tuer le ministère de la défense. Dès 2015, si on le suit, il ne lui restera que la sécurité nationale (la gendarmerie), les forces spéciales et la dissuasion. Toutes les forces conventionnelles auront disparu.

Ce n'est pas en tuant le budget de la défense que l'on équilibrera les comptes. Sur ce point, une communion d'idées avec l'opposition règne à la commission de la défense, car l'enjeu est la sauvegarde des intérêts nationaux.

Les députés socialistes ont adressé à François Hollande une lettre pour lui rappeler que le budget de la défense baisse depuis cinquante ans et que si un ministère a fait des efforts de rationalisation, c'est bien celui-là. Le budget représentait 4,3 % du PIB en 1966, 2,97 % en 1981, 1,6 % en 2002, 1,56 % en 2012. On ne peut plus descendre.

 

La défense a devant elle une "bosse budgétaire" – des commandes qui ne sont pas financées – de 45 milliards d'euros, et il manque 4 milliards sur la loi de programmation 2009-2014. Comment faire ?


Le delta par rapport à la trajectoire financière est impossible à combler, même avec une croissance économique retrouvée importante, à laquelle nous ne pensons pas. Autour de nous, les menaces ne sont pas en diminution, le monde se militarise, et les Etats-Unis n'ont plus la même posture vis-à-vis de l'Europe. Nous demandons au moins le maintien en l'état du budget à 31 milliards d'euros pendant deux à trois ans en volume, en escomptant un rebond de croissance en 2016. La défense peut encaisser deux-trois ans d'apnée, mais pas plus.

 

Quelles solutions concrètes proposer ?


Nous pouvons encore repousser quelques programmes d'équipement. Les états-majors ont des solutions d'attente et ont fait des propositions d'économies intéressantes. Mais il nous faut des recettes exceptionnelles : elles peuvent venir de la vente des participations de l'Etat dans les groupes industriels de défense, c'est une proposition que nous faisons.

 

Faut-il sortir la défense de la règle des 3 % ?


La France est le seul pays en Europe avec le Royaume-Uni à continuer à faire un effort de défense. Même si l'on met de côté la dissuasion, cet effort est aussi l'assurance-vie des autres Européens. Nos engagements internationaux, les opérations que nous menons doivent être considérés dans la sécurité collective. La question de l'agrégat retenu pour le calcul du déficit devient essentielle. La question peut être débattue. Nous n'avons pas le choix. C'est un débat entre les pays qui ont la volonté de faire et les autres.

 

Quel rôle va jouer l'expérience du Mali dans les arbitrages ?


Le président a pris au Mali une décision rapide, en connaissance et en responsabilité. Il a parfaitement conscience de la qualité de son armée, de la formation de ses hommes et de ses capacités, mais aussi de ses manques. Il a aussi conscience de l'importance de la voix de la France au plan international, au conseil de sécurité de l'ONU, vis-à-vis des Américains qui nous apportent leur aide, et face aux Européens.

 

On ne peut pas vouloir des avancées de l'Europe en matière de défense en baissant la garde. Si nous le faisons, nous envoyons un signal complètement négatif. Compte tenu du point auquel nous sommes arrivés, la seule question à se poser est : que veut-on faire de notre outil de défense ?

 

Lire Défense : les scénarios noirs des coupes budgétaires (abonnés)

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 12:55

FREMM frigate Aquitaine Nov 2011 (Photo DCNS)

 

25 mars 2013 - Propos recueillis par Régis Nescop – LeTelegramme.fr

 

Vincent Martinot- Lagarde prend les commandes de DCNS Lorient alors que la Défense va devoir se serrer la ceinture. L'ancien directeur du programme Fremm espère ne pas subir les conséquences de ce tour de vis budgétaire. « Mais l'horizon est devenu gris ».

 

Le tour de vis budgétaire alimente les craintes sur l'avenir de la Défense française. L'un des scénarios avance même l'idée d'une coupe dans la série des frégates multi-missions (Fremm). Redoutez-vous une telle hypothèse ?

 

Ce n'est pas à DCNS de décider de la posture géostratégique et politique de la France. Beaucoup de scénarios sont en cours de réflexion avec le Livre blanc. Ceci dit, on est convaincu que les enjeux de la maritimisation du monde sont majeurs. La Marine a un rôle décisif à jouer dans le contexte international. Notre espoir est que cette conscience soit partagée. Maintenant, il y a une réalité budgétaire de l'État que l'on ne peut pas ignorer. Seulement, DCNS, en tant qu'industriel, a un contrat ferme de onze frégates multimissions. Si l'État revoit sa position, il y aura une négociation qui sera forcément compliquée car nous sommes dans une logique contractuelle. L'État doit honorer sa signature. On a la chance d'avoir un outil industriel performant (ingénierie, fabrication et production). C'est une chance pour la France que l'on doit préserver. Le programme Fremm a permis de moderniser cet outil - c'est une pépite de l'industrie française - et à l'État d'acquérir les frégates à un prix compétitif. L'horizon est peut-être un peu gris mais nous défendrons nos intérêts.

 

Le plan de charge des Fremm est-il respecté ?

 

Oui, le plan charge, avec les douze frégates, court jusqu'à 2022, avec une livraison tous les dix mois. Il n'y a, pour l'heure, aucun retard. On a quatre navires en cours de construction : Normandie (livrable en 2014), Provence, Languedoc et Auvergne. Tout est désormais fabriqué sur le site lorientais. Cette logique de série et de durée nous a permis d'optimiser et de moderniser l'outil de production. Le programme Fremm est l'épine dorsale de DCNS. Notre capacité d'innovation est la clé pour fournir des produits de qualité à la marine française. C'est aussi une des clés de notre développement à l'international. C'est l'ambition du programme Advansea : on a créé l'idée que l'avenir peut s'organiser autour d'un projet fédérateur de recherche et développement. Ses objectifs ? Identifier les capacités de demain pour nos marines comme l'intégration des drones (sous-marins, aériens...), la maîtrise des systèmes d'information, des coûts de l'énergie. On veut associer les laboratoires, des PME... Nous avons une démarche similaire avec les sous-marins, avec comme cible la réalisation du sous-marin nucléaire de troisième génération. Sur les Fremm aussi, le process n'est pas figé avec l'apport de nouvelles innovations. On doit faire face à de nouveaux acteurs comme la Chine ou la Corée qui arrivent sur le marché avec de nouveaux missiles. La menace « missiles » évolue constamment. Alors, on s'adapte en permanence.

 

DCNS a fait un autre pari industriel avec la construction, sur fonds propres, de l'OPV Gowind (surveillance maritime, lutte contre la piraterie). L'Adroit a été livré à la Marine en octobre 2011. Quel est l'avenir de ce patrouilleur hauturier à l'export ?

 

2011mbst202 006 059 marine nationale

 

L'Adroit est en service, son port d'attache est Toulon. Ce bâtiment a été testé en conditions réelles autour des côtes africaines et notamment au large de la Somalie lors de missions de lutte contre la piraterie. L'OPV témoigne de la volonté de DCNS d'élargir sa gamme de produits de navires de surface (OPV, corvette, Fremm...). Il y a une forte compétition sur ce marché. Nous avons eu des contacts mais pas de contrat ferme. C'est pour cette raison que l'on a combiné nos forces avec les chantiers Piriou (Concarneau) en créant une joint-venture qui devrait être opérationnelle à la fin du premier semestre 2013. On ne cherche pas un effet de volume, par contre, on veut créer des liens avec d'autres marines pour ensuite monter en gamme. C'est, en effet, plus facile de fidéliser un client que d'en conquérir d'autres. Cette stratégie ouvre des marchés. Exemple avec la Malaisie où on a déjà eu des contrats avec des sous-marins. Le design et la conception de systèmes de combat de DCNS ont été, cette fois, retenus par la Malaisie pour les Corvettes. Les discussions se poursuivent sur le périmètre exact des prestations. Mais on est dans une phase active de finalisation.

 

Peut-on, après Piriou, imaginer un rapprochement similaire avec STX Lanester ?

 

Aujourd'hui, il n'y a pas de projet établi de façon déterminée. On soutient cette entreprise à travers l'activité des Fremm. On a accueilli des personnels de STX dans le cadre de conventions de mise à disposition. Leurs salariés réalisent une partie de blocs des Fremm. Mais les schémas sont ouverts, il n'y a pas de décision arrêtée.

 

Que représente votre développement à l'international ?

 

C'est le premier axe de développement de DCNS. L'an passé, le chiffre d'affaires de DCNS était de 3,9 milliards d'euros, dont 38 % à l'export. Trois ans plus tôt, c'était moins de 2,5 milliards d'euros et 28 % à l'export. On a déjà doublé notre chiffre d'affaires à l'export grâce notamment au contrat avec le Brésil (navire, infrastructure, formation) qui s'est concrétisé à Lorient.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/le-19e-rg-retablit-une-voie-ferree/2239939-1-fre-FR/le-19e-rg-retablit-une-voie-ferree.jpg

 

25/03/2013 Armée de Terre

 

Les sapeurs de la section ouvrage voie ferré du 19erégiment de génie (19eRG) de Besançon ont récemment remis aux normes 250 mètres de rails, à Satory. Fin mars 2013, deux importants convois doivent être acheminé jusqu’à la 12ebase de soutien matériel (12eBSMAT).

 

Avec l’usure, l’écart entre les rails a tendance à s’agrandir. Soumis à des normes précises, l’autorisation de circulation, délivré par un organisme de contrôle civil est nécessaire pour effectuer un itinéraire logistique. Deux importants convois ferroviaires de 25 véhicules et de containers de matériels doivent être bientôt acheminés jusqu’à la 12eBSMAT.

 

Unique détentrice du savoir-faire voie ferrée, la 51ecompagnie d’aide au déploiement lourd du 19erégiment de génie (19eRG) a pour mission d’assurer l’entretien de toutes les installations terminales embranchées (ITE). Ces voies, qui traversent certains camps, sont reliées au réseau national et permettent l’acheminement rapide, sûr, efficace et rapide de plusieurs tonnes de fret vers d’autres terminaux dans toute la France.

 

Le 19eRG est le dernier régiment de l’armée de Terre à posséder ce savoir-faire spécifique et nécessaire à ce type de réparation.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 11:55

Mindef

 

25.03.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Le premier Livre blanc sur la Défense remonte à 1972 : il est publié sous l’autorité de Michel Debré, premier ministre de Georges Pompidou. La France est alors en pleine mutation, passant de la période de la décolonisation à celle de la « modernité » et son outil militaire doit digérer la mise en place de la Force de frappe.

 

Quarante ans plus tard, l’objectif du Livre blanc n’a pas changé : il s’agit de prendre en compte les hypothèses des évolutions internationales possibles, d’exposer les objectifs et la stratégie de la politique de défense nationale et d’évoquer le niveau de ressource que la nation entend consacrer à sa défense. Le livre blanc attendu en 2013 servira à l’élaboration de la prochaine Loi de Programmation Militaire (LPM) pour les années 2014-2019. LPM qui n’est elle-même qu’un engagement financier pluriannuel déterminant les effectifs et les crédits d’équipement et de recherche affectés au ministère de la Défense. Comme son nom l’indique il s’agit d’une loi votée par le Parlement, qui se préoccupe dans ce cas non seulement du vote d’un budget, mais également de la programmation des dépenses. Mais comme l’usage le démontre, il s’agit d’une loi qui est régulièrement inexécutée et dont l’esprit est donc tout aussi régulièrement violé. Passez muscade…

 

La nouvelle mouture de Livre blanc arrive toutefois dans un contexte très particulier qui mêle alternance politique et crise économique endémique.

 

Si Les questions de défense ont été largement oubliées lors de la dernière élection présidentielle, on retiendra toutefois que le candidat Hollande prend clairement parti en faveur de la dissuasion nucléaire, dans son discours du 11 mars 2012 : « d’ores et déjà, je veux réaffirmer deux orientations. La première, c’est la consolidation de notre dissuasion nucléaire (…) Nous conserverons donc les deux composantes, aérienne et sous-marine, de notre dissuasion». La seconde orientation du futur président est l’engagement d’assurer un niveau crédible de l’effort de défense de notre pays et à faire en sorte que la défense ne soit pas une « variable d’ajustement ». Bien évidemment, et selon la formule popularisée par Charles Pasqua, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent.

 

Une fois élu, François Hollande confie à Jean-Marie Guehenno, conseiller maître à la cour des comptes, la présidence de la commission chargée de mener les travaux préparatoires à la rédaction de ce nouveau livre blanc.

 

 Le 27 juillet 2012 un communiqué de presse conjoint du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Défense annonce le lancement officiel, par le Président de la République, de l’élaboration d’un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. C’est le coup d’envoi d’une saga qui dure encore, qui n’en finit pas d’agiter le Landerneau qui bruisse de rumeurs les plus folles et rarement optimistes. Le communiqué du 27 juillet rappelle longuement les enjeux de ce bel exercice de style :

 

« (…) le Livre blanc traitera des risques et menaces qui peuvent peser aujourd’hui et demain sur nos intérêts stratégiques, porter atteinte à la vie de la nation, de la population et du territoire, ou au fonctionnement de l’économie et de nos institutions. C’est donc un enjeu essentiel pour la sécurité et la défense du pays, pour tous nos concitoyens, pour l’État et les collectivités publiques. Aujourd’hui, ces risques ne connaissent guère de frontières terrestres, maritimes, aériennes et numériques, notamment lorsqu’ils s’appellent terrorisme, catastrophes naturelles ou industrielles et technologiques, ou attaques informatiques. Qu’ils se manifestent à l’intérieur ou à l’extérieur du territoire, ou, à l’heure de la mondialisation, dans la continuité des espaces, ils ont des dimensions nouvelles et appellent une mobilisation large et cohérente de toutes les ressources de la puissance publique ». Mais on rappelle un peu plus loin que « le ministère sera appelé à contribuer à l’effort de maîtrise de nos dépenses dans les mêmes proportions que les autres missions de l’Etat ». La règle du jeu est fixée : il faudra que les menaces pesant sur les intérêts stratégiques de la France s’adaptent à l’effort budgétaire demandé pour le redressement des comptes de la Nation.

 

La commission a quatre mois pour rendre sa copie. C’est ambitieux, le précédent livre blanc rédigé en 2007-2008 ayant par exemple demandé 10 mois de travail. Il est enfin prévu qu’au terme de ce travail de rédaction, début 2013, un conseil de défense et de sécurité national permette de définir une stratégie. On va voir que c’est là que les choses se compliquent…

 

A suivre

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:30

Mindef

 

23 mars 2013 - Richard Labévière - letelegramme.com

 

À quelle sauce la Défense va-t-elle être mangée ? Le chef de l'État n'a pas tranché, hier, s'accordant un délai supplémentaire pour décider quels domaines seront concernés par le tour de vis qui se prépare.

 

Pas de fumée noire ni blanche pour le budget des armées, à l'issue du Conseil de défense, hier matin. Le président de la République n'a pas encore voulu trancher entre l'option « Z » de Bercy et l'option « Y » dite de la « survie ». Alors que le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se résout à disposer d'une masse budgétaire de 32 milliards d'euros en 2020 (l'enveloppe actuelle est de 31,4 milliards), Bercy calcule une enveloppe annuelle inférieure à 29 milliards d'euros, ce qui verrait le budget de la défense amputé de 20 milliards d'euros, entre 2014 et 2020.

 

100.000 emplois en jeu

 

Ce scénario catastrophe entraînerait une perte de 50.000 emplois dans les armées et de 50.000 autres dans l'industrie de défense (Le Télégramme du 21 mars). L'Élysée se donne un délai supplémentaire pour examiner trois courriers complémentaires aux travaux de la Commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité : celui des industriels de la défense ; celui cosigné par deux anciens chefs d'état-major des armées - le général Henri Bentégeat et l'amiral Jacques Lanxade - ; enfin, celui d'Hubert Védrine qui conseille l'option pragmatique d'une troisième voie.

 

Loi de programmation à la rentrée

 

Partagée par plusieurs experts de poids, tant au ministère de la défense qu'à l'Élysée, celle-ci préconise de nouvelles économies dans deux directions : la composante aérienne de la dissuasion nucléaire et la masse salariale des armées. Un prochain conseil de défense aura lieu le 10 avril prochain, à la veille du rendu définitif du Livre blanc. Sur cette base, la prochaine Loi de programmation militaire sera mise en chantier au parlement lors de la rentrée prochaine de septembre.

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