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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:30

Indus def FR

 

23/03/2013 lanouvellerepublique.fr

 

En 2012, MBDA, leader européen des missiles et systèmes de missiles, a battu son record d'exportation avec 1,4 milliard d'euros. L'armement français exporte (6,5 milliards en 2011), ce qui permet aux industriels de verser des dividendes à leurs actionnaires (dont l'État, parfois) et, surtout, de maintir des emplois en France.

 

Pour Antoine Bouvier, patron de MBDA, « l'industrie de l'armement doit être considérée comme un acteur économique important ». C'est l'enjeu des arbitrages attendus sur le budget de la défense et la loi de programmation militaire. « Cette industrie développe et stimule la haute technologique et entraîne dans ce sens les entreprises », explique Antoine Bouvier. Il ajoute : « Elle crée des emplois non délocalisables, agit sur la croissance et entretient le savoir-faire industriel français. » Il précise : « C'est le 1er secteur d'investissement de l'État. »

 

En 2012, le chiffre d'affaires de MBDA a été de 2,3 milliards contre 2,6 milliards en 2011. Pourquoi cette baisse ? « En raison de programmes et commandes suspendus en France du fait de l'élaboration du livre blanc de la défense » explique Antoine Bouvier. « Je suis inquiet car même le meilleur scénario de budget envisagé nous posera de sérieuses difficultés, mais je suis volontariste ! » Antoine Bouvier aimerait avoir, en France, la même visibilité industrielle qu'en Grande-Bretagne.

 

Pourquoi cette inquiétude ? « Les programmes d'équipement qui ne seront pas lancés aujourd'hui risquent de ne plus pouvoir l'être demain car, faute de commandes, nous perdrons les compétences… » C'est-à-dire les emplois. Pour d'autres industriels de l'armement aux finances moins solides, l'absence, le retard ou la baisse des commandes entraînerait leur disparition.

 

Aujourd'hui, Nexter est dans la tourmente : le programme Scorpion qui le concerne est menacé et le gouvernement pourrait choisir l'achat sur étagères de blindés pour remplacer ceux qui sont en fin de vie au Mali.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:30

http://www.lanouvellerepublique.fr/var/nrv2/storage/images/contenus/articles/2013/03/23/defense-un-budget-explosif-pour-l-executif-1382166/25892109-4-fre-FR/Defense-un-budget-explosif-pour-l-executif_image_article_large.jpg

 

23.03.2013 Bruno Besson - Lanouvellerepublique.fr

 

C’est la guerre entre Bercy et le ministère de la Défense qui s’opposent frontalement sur la question du budget, cible des plus importantes coupes.

 

Le livre blanc de la défense dessinera la future loi de programmation militaire (LPM) 2014-2020 donc les budgets affectés aux armées. A Orléans, le 9 janvier, François Hollande avait rassuré les militaires : « Le ministère de la Défense participera à l'effort national, au même niveau que les autres ministères. Ni plus, ni moins. » Pourtant, Matignon vient d'annoncer qu'en 2014 la défense assumerait à elle seule un des cinq milliards d'économies réclamées par Jean-Marc Ayrault… Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, semble bien seul pour défendre ses troupes même si, il y a peu, François Hollande aurait écarté la proposition de Bercy la plus catastrophique pour la défense.

 

 Souveraineté budgétaire ou diplomatique ?


« La question pourrait se résumer ainsi, explique à la NR un officier proche du dossier, soit le budget de la défense est maintenu à 1,5 % du PIB dans la LPM (il est de 31,4 milliards d'euros en 2013), soit la France doit faire une croix sur ses ambitions diplomatiques, ses engagements européens et otaniens. » Il ajoute : « Passer sous ce seuil, c'est réduire encore les effectifs – on est déjà en train de supprimer 54.000 postes – dissoudre des régiments et des bases – à un an des municipales, et un an et demi des régionales, ce sera difficile à expliquer – et disloquer notre appareil industriel, donc accroître le chômage. » Dans une tribune au Figaro, mardi, François Fillon ajoutait : « Ce serait condamner notre armée à des ruptures capacitaires et, à terme, devenir tributaire d'un protecteur non européen. » Pour l'instant, tous les grands programmes équipement sont suspendus (lire par ailleurs).


Au final, François Hollande devra-t-il choisir entre souveraineté budgétaire et souveraineté diplomatique, donc militaire ? Les services de Jean-Yves Le Drian travaillent à trouver une voie intermédiaire, « car, précise notre interlocuteur, on peut accepter des réductions temporaires aujourd'hui, mais pas les trous capacitaires de demain ». Les sénateurs PS ont dit tout cela à leur manière et sans détours : « La patrie est en danger car sa défense l'est » (*).
C'est sans doute dans la première quinzaine d'avril que l'on connaîtra les arbitrages du président. « S'ils nous sont défavorables, nous prévient un autre officier, on ne pourra plus écarter l'hypothèse de voir des militaires manifester dans la rue. » La dernière grogne des militaires, en 2001, était celle des gendarmes, Lionel Jospin étant Premier ministre.

 

 (*) Discours de Jean-Louis Carrère au Sénat, le 13 mars


chiffres-clés


 > 31,4. C'est, en milliards, le budget 2013 de la Défense (10  % du budget total de l'État), équivalent à celui de 2012. 6 milliards d'équipements (dont renouvellement de certains matériels de plus de 30 ans) ont été gelés. Bercy voudrait ramener ce budget à 28 milliards en 2014 et le maintenir sur cette trajectoire jusqu'en 2020. Si c'était le cas, technologiquement et financièrement, la France sortirait de la cour des grands. La Suisse a 21 bataillons d'infanterie, la France n'en a déjà plus que 20.


 > Programmes. De grands programmes d'armement en cours sont, pour l'instant, suspendus : avions de transport A400M ; avions Rafale ; Scorpion (véhicules blindés, protection du combattant, mise en réseau communications) ; frégates multimissions (Fremm) ; Barracuda (sous-marins nucléaires d'attaque) ; Musis (satellite).


 > Sondages. Dans un sondage Ipsos réalisé en janvier pour le ministère de la Défense, et rendu public début mars, 52 % des Français sont favorables au maintien du budget actuel de la Défense voire à son augmentation (14 %). Avant l'été, deux Français sur trois pensaient le contraire. L'opération Serval, au Mali, bénéficie de 69 % d'opinions favorables.

repères


7.500 emplois liés dans la région Centre


 > Emplois. Après les mouvements de restructuration des années 90, trois industriels systémiers français du secteur de la Défense sont encore présents en région Centre où ils emploient environ 2.500 salariés : MBDA à Bourges (Cher) et Selles-Saint-Denis (Loir-et-Cher) ; Thalès à Vendôme (Loir-et-Cher), Fleury-les-Aubrais et La Ferté-Saint-Aubin (Loiret) ; Nexter à Bourges et La Chapelle-Saint-Ursin (Cher). On estime à 120 le nombre de PME travaillant avec la défense, en région Centre, soit environ 5.000 salariés. Dans la Vienne, on compte notamment Thalès, Snecma, Mecafi (Châtellerault), Saft, Sagem (Poitiers) travaillant dans le secteur.


 > Poids économique. En 2010, le ministère de la Défense employait 69.990 civils et 242.366 personnels en activité militaire soit 312.356 au total en France. En région Centre, 13.063 militaires en 2010 percevaient un salaire mensuel moyen imposable de 1.895 €. Ils étaient 8.601 pour une rémunération de 1.676 € en Poitou-Charentes.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:30

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/5/54/Secr%C3%A9tariat_g%C3%A9n%C3%A9ral_de_la_d%C3%A9fense_et_de_la_s%C3%A9curit%C3%A9_nationale.PNG

 

23/03/2013 Jean Guisnel Défense ouverte - Le Point.fr

 

Après 8 ans de bons et loyaux services à la tête du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, Francis Delon devrait être prochainement remplacé.

 

Lundi matin 25 mars, comme lors de chaque conseil de défense réuni autour de François Hollande, le secrétariat de la réunion sera assuré par un homme discret de 62 ans, le conseiller d'État Francis Delon. Cet énarque (promotion Michel de l'Hospital), qui fut naguère directeur de cabinet de François Bayrou à l'Éducation nationale (1995-1997), succéda en juillet 2004 à son collègue Jean-Claude Mallet au poste mal connu de secrétaire général de la défense nationale (SGDN).

 

La fonction exige un savoir-faire administratif hors pair ainsi qu'une grande discrétion : placé sous l'autorité du Premier ministre, le SGDN traite la question des "transferts sensibles" (ventes d'armes), gère les habilitations à connaître les informations classifiées, assure le secrétariat des conseils de défense, chapeaute l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), évalue les risques et les menaces pesant sur la population française. Entre autres. Bref, c'est un poste-clé, dont les missions ont été élargies après le changement de dénomination, le SGDN devenant début 2010 le SGDSN, secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale.

Possible successeur

Francis Delon a assuré ces derniers mois la tâche complexe consistant à rédiger la mouture finale du Livre blanc, dont une énième version a été présentée au conseil de défense du 22 mars. Au gouvernement, on ne fait pas mystère de son probable remplacement, qui pourrait intervenir après la présentation officielle du Livre blanc, et la publication par l'Élysée des grandes options budgétaires retenues pour le ministère de la Défense. Une échéance à l'été est probable, dans le plan de mutation de grande envergure qui devrait toucher les états-majors et plusieurs grandes directions, dont la DGSE.

Pour l'heure, le nom du successeur de Francis Delon n'est pas connu. Selon nos informations, la nomination la plus probable serait actuellement celle de Louis Gautier, un conseiller-maître à la Cour des comptes. Ancien directeur adjoint du cabinet civil et militaire du ministre de la Défense Pierre Joxe (1991-1993), il fut ensuite conseiller pour la défense du Premier ministre Lionel Jospin (1997-2002). Actuellement président du groupe Orion, le pôle de réflexion sur les questions stratégiques de la Fondation Jean-Jaurès, il est professeur de sciences politiques à l'université Jean-Moulin-Lyon 3. Il est également membre de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, trésorier de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, secrétaire général de la Fondation Saint-Cyr et membre du conseil de surveillance du Monde.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:30

Mindef

 

23.03.2013 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Ces recettes exceptionnelles s'ajouteraient aux 177 milliards d'euros de crédits budgétaires que demande la Défense pour la prochaine loi de programmation militaire.

 

Pour faire passer la pilule d'une loi de programmation militaire 2014-2019 qui s'annonce très dure, la Défense cherche 3,5 milliards de recettes exceptionnelles, en complément des 177 milliards de crédits réclamés à Bercy, selon nos informations.

 

L'histoire se répète puisque le gouvernement Fillon avait intégré une bonne dose de recettes extra-budgétaires dans la LPM de 2008. Issues de cessions immobilières et de fréquences hertziennes, elles ont fini par être encaissées, mais avec retard, obligeant à quelques acrobaties budgétaires.

 

Les 3,5 milliards visés aujourd'hui correspondent à ce qui manque pour financer un modèle d'armée qui permettrait de sauver les meubles. A ce stade, la Défense veut 30,2 milliards de crédits en 2014 ce qui, en application du gel en valeur absolu imposé jusque-là, aboutirait à un total de 177 milliards d'euros sur la LPM.

 

Bercy pousse une enveloppe beaucoup moins généreuse , mais n'a rien contre des recettes exceptionnelles. Parmi les pistes à l'étude figure le produit de la cession prévue de 3 % d'EADS. De tout cela, François Hollande a discuté vendredi lors d'un conseil de défense, en même temps que des grandes lignes du livre blanc de la Défense attendu pour avril. La LPM, elle, ne sera votée qu'à l'automne, a annoncé Jean-Yves Le Drian.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:09

Coordination Renseignement France

 

22 mars 2013 Henri Weill - Ainsi va le monde !

 

Patricia ADAM, présidente de la commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale, a choisi de mener un cycle d’auditions des patrons des services de renseignement, afin que les nouveaux députés puissent se familiariser avec ces directions spécifiques. Ont ainsi été auditionnés, le général Jean-Pierre BOSSER, directeur de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) le 13 février, le général Didier BOLELLI, directeur du renseignement militaire (DRM) le 19, puis le lendemain, le préfet Erard CORBIN de MANGOUX qui dirige la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE). Le 26, ce fut au tour de Patrick CALVAR, directeur central du renseignement intérieur (DCRI) de venir au Palais-Bourbon puis le 13 mars, c’est Jean-Baptiste CARPENTIER, directeur de TRACFIN (traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) d’être auditionné. Dans les couloirs de la commission, des parlementaires regrettent que la gendarmerie, principal réseau de recueil de renseignement grâce à son maillage du territoire mais qui n’est pas membre de la communauté, soit hors du champ des auditions.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 14:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/hommage-national-au-caporal-chef-alexandre-van-dooren/2239401-3-fre-FR/hommage-national-au-caporal-chef-alexandre-van-dooren.jpg

Hommage national au caporal-chef Van Dooren - Crédits : SIRPA Terre/STI St Maixent

 

23/03/2013 Armée de Terre -  Opérations

 

Samedi 23 mars 2013, au 1er régiment d’infanterie de marine (1er RIMa) d’Angoulême, un hommage national a été rendu au caporal-chef Alexandre Van Dooren, mort pour la France au Mali le 16 mars dernier.

 

Monsieur Jean-Yves le Drian, ministre de la Défense, présidait cette cérémonie, au côté du général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’Etat-major de l’armée de Terre (CEMAT).

 

Civils et militaires ont rendu un dernier hommage au caporal-chef Alexandre Van Dooren, mort pour la France au Mali le 16 mars dernier au cours d’une opération dans la zone au sud de Tessalit visant à rechercher et détruire les groupes terroristes.

 

Le caporal-chef Van Dooren promu au grade supérieur à titre posthume, a été fait chevalier de la Légion d’honneur par le ministre lors de cet hommage. Le CEMAT lui avait auparavant remis une citation comportant l’attribution de la croix de la valeur militaire avec palme de bronze ainsi que la médaille militaire.

 

« Aujourd’hui, au nom du Président de la République, je m’incline avec respect devant la douleur qui alourdit le cœur de votre famille, de vos frères d’armes" a souligné le ministre lors de son éloge funèbre. Mais dans la gravité de cette cérémonie, j’entends aussi la fierté de tous devant l’exemple de votre dévouement et de votre bravoure. Cette fierté, je la partage, comme le Président de la République et la Nation entière, rassemblée par votre nom, celui d’un soldat mort pour la France. »

 

L’armée de Terre, unie dans la peine, tient à assurer de son soutien sans faille sa famille et ses camarades.

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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 14:46

Mindef

 

22/03/2013 Jean Guisnel Défense ouverte -  Le Point.fr

 

Rien n'a filtré du conseil de défense budgétaire qui s'est tenu vendredi matin à l'Élysée. Trois autres doivent se tenir durant les prochaines semaines.

 

Un bref conseil de défense s'est réuni durant une heure vendredi matin à l'Élysée, mais ces délibérations étant secrètes, aucun compte rendu n'en a été fait. Il sera suivi dans les prochaines semaines par quatre autres réunions du même type. La préparation de la première réunion a été compliquée par le remplacement du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac. Le 18 mars en fin de journée, il avait reçu son collègue et ami Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. C'était un rendez-vous important, le premier - qui restera finalement le seul - de la longue série qui devait permettre à Cahuzac de discuter avec chacun des membres du gouvernement des contraintes imposées par Matignon pour le budget de 2014.

 

Ce jour-là, le ministre était accompagné de sa directrice de cabinet Amélie Verdier. Avec Jean-Yves Le Drian se trouvaient son directeur de cabinet Cédric Lewandowski, son conseiller financier Paul Serre et l'indispensable conseiller d'État Jean-Claude Mallet. Et pour cause : chez Jean-Yves Le Drian, c'est Mallet qui chiffre les diverses hypothèses du Livre blanc avec des officiers désignés par les états-majors. Tâche quasi impossible, dès lors que le chef des armées François Hollande n'a pas indiqué de cadre budgétaire... Quand Le Drian et ses trois acolytes sont entrés dans le bureau de Cahuzac, l'ambiance a immédiatement été assez chaude...

177 milliards d'euros de 2014 à 2019

Assez vif au départ, le ton est redescendu lorsque les deux ministres se sont accordés sur un point : François Hollande ne leur a pas confié la même feuille de route. Pour Le Drian, le mandat est simple. Il estime avoir à concevoir un modèle d'armée dans l'épure budgétaire actuelle. Celle-ci doit être précisée : s'agit-il des 31,4 milliards d'euros (hors pensions) du budget 2013, ou de ce dernier amputé des ressources exceptionnelles représentées par des ventes d'actifs immobiliers de fréquences radio ?

Pour Le Drian, la barre est à 177 milliards d'euros pour les six années de 2014 à 2019, plus les ressources exceptionnelles (ventes d'actifs), plus l'inflation. Cette hypothèse dite "Y" ou "de survie" serait acceptée par les militaires, mais impliquera néanmoins des suppressions d'emploi et des renoncements à certains matériels. Mais pas de renoncer aux missions actuelles. Cette option s'imprime dans la durée. Elle est peu ou prou stabilisée à environ 1,5 % de la richesse nationale française. La défense estime qu'elle permet de maintenir les ambitions françaises et de donner au chef des armées des outils efficaces.

Des langages différents

À Bercy, on ne parle pas le même langage. Jérôme Cahuzac, à tout le moins tel que l'avaient compris certains de ses interlocuteurs, estimait que les seuls impératifs à régler étaient immédiats. Un milliard d'euros en moins pour participer à la politique d'austérité et deux milliards supplémentaires de réduction en 2015.

On considère à Bercy - qui a largement fait connaître son point de vue ces derniers jours - que les militaires sont trop nombreux, trop payés, que les forces opérationnelles ne sont pas efficacement soutenues par les échelons centraux et que la rigueur s'applique à tous.

Cadre budgétaire précisé ?

François Hollande a-t-il donné ce matin des réponses précises, en tranchant entre les différentes options ? Il est trop tôt pour le dire. À cette réunion, le secrétaire général de la Défense nationale Francis Delon est arrivé avec la mouture complète - à défaut d'être définitive - du Livre blanc, et Jean-Yves Le Drian avait précisé ses chiffrages.

Mais un indice ne trompe pas : devant l'Assemblée nationale, le 20 mars, le ministre de la Défense a fait savoir que la discussion sur la loi de programmation militaire, attendue à l'été, était repoussée à l'automne. Car ce n'est qu'avec un cadre budgétaire précisé que les choses vont pouvoir avancer.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 22:12

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

photo EMA

 

22/03/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Etat envisage de réduire la cible finale de Rafale, laquelle pourrait passer de 286 à 225 appareils, selon plusieurs sources concordantes. Des économies qui seraient générées à très long terme. Et l'armée de l'air changerait de modèle.

 

320, 294 puis 286 et maintenant 225 Rafale. C'est la commande totale qui est désormais envisagée au ministère de la défense, selon plusieurs sources concordantes. Un chiffre qui n'est aujourd'hui pas encore arbitré par l'Elysée. Un conseil de défense s'est tenu ce vendredi matin mais il n'est pas décisif, expliquait-on à La Tribune avant sa tenue. Un autre conseil, qui doit se tenir mi-avril, sera quant à lui déterminant. Si cette nouvelle cible était entérinée, cela ferait 61 avions de combat en moins pour l'armée de l'air et dans les futures commandes de Dassault Aviation et de ses sous-traitants, Thales et Safran en tête ainsi que 500 entreprises (soit plus plus de 7.000 emplois générés par le Rafale). Ce serait par ailleurs pour l'armée de l'air un vrai changement de modèle. Le dernier Livre blanc prévoyait pour remplir l'ensemble des missions de l'armée de l'air 300 avions de combat modernes (Rafale et Mirage 2000D modernisés), incluant ceux de l'aéronautique navale.

 

Un autre chiffre circule, celui de 250, mais il est beaucoup moins crédible, estiment plusieurs sources interrogées par La Tribune. Dans cette période d'incertitudes générées par la rédaction du Livre blanc, certains avaient même envisagé il y a une quinzaine de jours d'arrêter ou de geler la chaîne Rafale. Ce qui aurait été une véritable catastrophe industrielle pour la filière aéronautique militaire. L'idée a été abandonnée. « Cela aurait été la plus belle co...... du Livre blanc », estime-t-on dans les milieux industriels.

 

Des milliards d'euros d'économies à très long terme


Le coût total du programme, actualisé aux prix de 2011, est de 43,56 milliards d'euros pour l'Etat, y compris le coût de développement déjà payé (soit 5,3 milliards d'euros, selon un rapport du ministère de la Défense publié en mai 1996) et l'industrialisation (1,1 milliard). Soit 152 millions TTC prix unitaire (ou 127 millions HT), selon un rapport du Sénat. Le ministère de la Défense estimait en 2010, en réponse à un rapport de la Cour de comptes sur la conduite des programmes d'armement, le prix unitaire de production du Rafale à 101,1 millions d'euros. L'Etat avec 61 Rafale en moins à acquérir, économiserait plusieurs milliards (environ 6 milliards d'euros) mais perdrait dans le même temps environ 1 milliard d'euros de rentrée de TVA (19,6 %). Sauf que ces économies se feront  à long terme, au-delà de la fin du quinquennat de François Hollande. A cette période, qui peut savoir quel sera l'état économique et financier de la France et surtout des menaces pesant sur le pays. En revanche, l'Etat réfléchit à réduire la cadence de production des Rafale France. Comment ? En remplaçant un Rafale France par un Rafale exporté. Encore faut-il conclure un premier contrat à l'export. Ce qui est dans le domaine du possible en Inde où un nouveau jalon a été récemment franchi par le Rafale, selon nos informations.

 

L'idée de remplacer un pour un n'est pas nouvelle - le gouvernement Fillon l'envisageait également - mais elle permettrait cette fois-ci de faire des économies... à moyen terme. Et pour ceux qui pensaient qu'un contrat export du Rafale pouvait desserrer à court terme la contrainte budgétaire pesant sur le ministère de la Défense, c'est raté. Pas avant 2017. Les déclarations à l'automne 2012 du délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon avait jeté un froid. "Si elle se produit, l'exportation du Rafale permettra d'alléger la charge à partir de 2017", avait-il expliqué. Il faut en moyenne trois ans pour fabriquer un Rafale. Le ministère peut-il réduire le nombre de livraisons de l'avion de combat de Dassault Aviation fixé à 11 appareils en 2013, dont 9 pour l'armée de l'air ? A priori, non sauf à s'exposer à des pénalités très lourdes. "Le contrat stipule la livraison annuelle de onze Rafale, avait rappelé Laurent Collet-Billon. C'est la cadence minimale fixée au regard de la continuité industrielle et de la capacité des fournisseurs de Dassault à produire les équipements nécessaires". Les cadences du Rafale ont déjà été beaucoup ralenties. Ainsi, le 137e Rafale qui devait être livré fin 2000 à cadence initiale, ne le sera in fine que fin 2014.

 

180 Rafale déjà commandés

 

Raytheon demonstrates WiPAK® (Wireless Paveway™ Avionics


A ce jour, 180 avions de série ont déjà été commandés par l'État français sur un besoin exprimé par les forces armées françaises de 286 Rafale (228 pour l'armée de l'air et 58 pour la marine). Fin décembre 2012, 115 avions de combat ont été livrés à l'armée de l'air par Dassault Aviation. Soit à ce jour, autour de 118 appareils. Les 180 avions de série commandés se décomposent en : 132 Rafale pour l'armée de l'air (69 monoplace et 63 biplace) et 48 pour la marine (monoplace). La Marine a mis en services ses premiers Rafale en 2004, et l'armée de l'air a déclaré opérationnel son premier escadron à Saint-Dizier en 2006. Le Rafale doit remplacer à terme 7 types d'avions (Mirage IV, Jaguar, Mirage F1, Mirage 2000, Crusader, Etendard IVP, Super-Etendard).

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 18:06

porte-avions-charles-de-gaulle

 

21/03/2013 Par Isabelle Lasserre – LeFigaro.fr

 

Le ministère de la Défense met en garde contre le risque de déclassement en cas de coupes budgétaires.


Entre la souveraineté financière et la souveraineté sécuritaire, François Hollande devra trancher. Le chef de l'État, qui vient d'engager les forces françaises pour chasser les djihadistes du Mali, se forgeant au passage un statut international, doit préciser ses intentions concernant l'avenir de ces mêmes armées. L'arbitrage, qu'il pourrait rendre dès aujourd'hui à l'issue d'un conseil de défense, risque d'être très douloureux.

 

Deux scénarios s'affrontent aux portes de l'Élysée. Le premier, celui de Bercy, baptisé l'hypothèse «z», a pour priorité le désendettement de la France. Il part du principe que le budget actuel des armées - 31,4 milliards d'euros par an - dans un contexte de crise économique, de rigueur budgétaire et de croissance en berne, ne peut pas être maintenu. Le ministre de la Défense, Jean Yves Le Drian, a toujours dit que son ministère participerait comme les autres aux efforts.

 

Mais le scénario de réduction drastique des coûts qu'aimerait imposer Bercy à l'Élysée impliquerait pour la France une triple rupture: stratégique, politique et industrielle. Il suscite Rue Saint-Dominique «d'énormes inquiétudes». L'effort budgétaire serait si important que les armées françaises n'auraient d'autre choix, affirme-t-on dans l'entourage de Jean Yves Le Drian, «que de renoncer à la dissuasion nucléaire, de rompre avec la protection du territoire, c'est-à-dire supprimer de facto l'armée de terre et se placer sous la coupe des États-Unis et de l'Otan, ou de supprimer leur force de projection en ne gardant qu'un résidu de forces spéciales». La dissuasion ayant été sanctuarisée par François Hollande pendant la campagne électorale, l'application de ce scénario se limiterait en théorie aux deux autres solutions. Pour les armées françaises, qui ont déjà consenti d'énormes efforts au cours des dernières années et qui ont dû se séparer de 54 000 hommes à l'issue du précédent livre blanc, l'hypothèse «z» serait tout simplement catastrophique.

 

Elle reviendrait à réduire une nouvelle fois les effectifs de 50.000 hommes - soit, à gros traits, l'équivalent de la Marine. Elle aurait pour la France, qui en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU a des responsabilités sur la scène internationale, des conséquences dramatiques. Or, depuis le livre blanc de la défense de 2008 - document qui définit l'environnement stratégique au cours des prochaines années -, les menaces qui pèsent contre la France et l'Europe n'ont pas diminué. Elles se sont au contraire rapprochées, avec la crise au Sahel et les révolutions arabes. Tout cela dans un contexte de désengagement stratégique des États-Unis, qui se tournent vers l'Asie et le Pacifique. Le précédent livre blanc avait insisté sur le risque de «surprises stratégiques». La crise financière, les «printemps» qui ont éclos dans le Moyen-Orient et la guerre en Syrie ont montré ces dernières années à quel point la notion était pertinente.

 

Certes, il n'est pas impossible que ces fuites concernant les projets de Bercy soient en partie exagérées. Ou sciemment diffusées dans le public pour mieux faire passer la pilule du second scénario, l'hypothèse «y», celle du ministère de la Défense, qui, tout en étant moins catastrophique, demeure très grave pour les armées françaises. Son ambition est avant tout de limiter les dégâts. Mais elle pourrait entraîner la perte de 30.000 emplois dans les armées, le gel de nombreux programmes d'équipements. Et rendre impossible à moyen terme une intervention militaire comme l'opération «Serval» au Mali.

Analyses stratégiques

Avec 31,4 milliards d'euros, la France consacre aujourd'hui 1,52 % de son PIB à la défense. C'est moins que la norme Otan, qui a fixé à 2 % l'effort minimal que devraient consacrer les pays membres à leur défense. C'est beaucoup moins que les pays émergents, qui consacrent une part de plus en plus importante à leur réarmement. Mais c'est sans doute davantage que ce qu'elle pourra fournir demain. Or, le chiffre de 1,5 % est considéré comme un seuil critique, en deçà duquel la France sera contrainte de réviser ses options stratégiques.

 

Les capacités opérationnelles de la France, préviennent les responsables militaires, sont déjà au point de rupture. Le risque est aujourd'hui de diminuer les ambitions internationales du pays, de réduire encore sa puissance et d'aggraver sa désindustrialisation. Le nouveau livre blanc doit être présenté fin avril et sera suivi d'une loi de programmation militaire censée interpréter ses choix en termes budgétaires. Mais, depuis le début, il a davantage été contraint par la rigueur budgétaire que par les analyses stratégiques et les menaces contre la France. Pour trancher ce choix cornélien, il faudra peut-être à François Hollande plusieurs conseils de défense. Dans les armées, on regrette que la défense ne soit pas considérée comme une priorité nationale.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/batiments/forbin/forbin/227777-1-fre-FR/forbin.jpg

 

22 mars 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Un exercice de défense ZOHAN 13 se déroulera du 25 au 28 mars 2013, au large des îles d’Hyères (83).

 

L’exercice Zohan 13 est un exercice de défense aérienne interarmées qui sollicite l’armée de l’air, l’armée de terre, et la marine nationale, avec le soutien de la DGA.

 

Impliquant les trois armées, cet exercice simule la neutralisation d’une force hostile par les aéronefs militaires et la sécurisation autour de l’île.

 

Les moyens engagés sont multiples : la marine nationale déploie la frégate de défense antiaérienne (FDA) Forbin et le pôle d’entrainement simulation de la Force d’Action Navale (ALFAN) ; l’armée de l’Air fournit des moyens en provenance des bases aériennes de Luxeuil, Evreux et Istres, dont le système sol-air de moyenne porté MAMBA (SAMP) ; l’armée de Terre participe en déployant des éléments du 54ème Régiment d’Artillerie de Hyères.

 

La FDA Forbin, à l’initiative de cet exercice, coordonnera les actions au large, tandis que les équipes et moyens déployés sur le Levant assureront la maitrise de l’espace autour de l’ile.

 

Cet exercice permet aux trois armées de s’entraîner mutuellement et de vérifier l’interopérabilité des moyens interarmées dans le cadre de la Défense aérienne, avec un apport technique proposé de la DGA.

 

Source : Marine Nationale (CECMED)

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 17:50
SAMP/T successfully destroy a ballistic missile

Picture: French Air Force SAMP/T (Armée de l’Air)

 

22.03.2013by Guillaume Belan (FOB)

 

The Italian Army and French Air Force carried out early March a successful interception of a ballistic missile target. The recent test of the European missile defence system SAMP/T, made by MBDA, employed NATO standard communications environment for the first time. This 6 March test was  integrated within the NATO Ballistic Missile Defence Operations Centre (BMDOC) at Ramstein, Germany. The missile was the Aster 30 which scored a direct hit on the target. The target, an Israeli Black Sparrow missile was launched by an Israeli F-15 from the Atlantic ocean on a ballistic trajectory about 300 km from the land. The test campaign began in 2005 and the system is operational since 2008. The test represents another milestone for the SAMP/T system, now capable to counter a ballistic missile under NATO’s future missile defence architecture. This test has been realised in France at the DGA (French procurement agency) missile test center in Biscarrosse, jointly realised by the fourth artillery regiment of Mantoue (Italy) and the French Military air testing center (centre d’expériences aériennes militaires – CEAM) of Mont-de-Marsan. It required important means form the French DGA and NATO. SAMP/T based on the Aster 30 missile has thus accomplished an important step in the french-italian contribution for the NATO programme of force protection against a ballistic missile threat.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 16:55

http://www.lioneltardy.org/media/00/00/1405459970.jpg

Le Col Olivier Kim, commandant de la

gendarmerie prévôtale

photo lioneltardy.org

 

 

22.03.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/2444048508.2.jpg

 

Un commandement de la gendarmerie prévôtale a été créé par un décret publié jeudi au Journal officiel.

 

Le décret prévoit de donner à la brigade de recherches prévôtale une compétence judiciaire sur l'ensemble de la France pour le suivi des affaires pénales militaires au sein de la prévôté et les poursuites d'enquêtes le cas échéant.

Au cours des dernières années, explique-t-on à la gendarmerie, "la judiciarisation croissante des activités militaires, en particulier en opérations, a mis en exergue la sensibilité de la fonction prévôtale" d'où la création de ce commandement, placé sous l'autorité directe du directeur général de la gendarmerie nationale. La prévôté était auparavant placée sous la responsabilité du commandant de la gendarmerie outre-mer.

 

Ce nouveau commandement a pour mission de sélectionner et de déployer les prévôts, après leur avoir donné une formation adaptée à leur future mission. Il va suivre et contrôler l'action des cinq détachements prévôtaux permanents (Allemagne, Emirats Arabes Unis, Djibouti, Gabon, Sénégal) et des sept détachements prévôtaux "de circonstance" (Afghanistan, Liban, Tchad, Côte d'Ivoire, Centrafrique, Kosovo, Mali). Actuellement, 10 officiers et 60 sous-officiers sont déployés en tant que prévôts, tous étant officiers de police judiciaire.

 

Le colonel Olivier Kim, ancien officier au GIGN, qui vient de passer un an en Afghanistan comme conseiller des autorités de Kaboul pour la police, a été nommé commandant de la gendarmerie prévôtale qui sera basée à la caserne des Minimes à Paris.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:26

VBCI couv-tim-dossier-equipement

 

22/03/2013 Jean Guisnel - Défense ouverte / Le Point.fr

 

En coulisses, sans apparaître publiquement, une lutte féroce oppose les armées sur leurs budgets respectifs. Arguments de l'armée de terre.

 

L'ancien chef d'état-major de l'armée, le général d'armée Elrick Irastorza, monte au créneau pour faire connaître les arguments de ses troupes dans le débat budgétaire.

 

C'était il y a quelques mois, le 10 septembre 2012. Le nouveau ministre de la Défense et ci-devant président du conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian, prononce à Brest un discours devant les participants à la 10e université de la défense et leur explique, citant Richelieu : "On ne peut sans puissance sur mer ni profiter de la paix ni gagner une guerre." Et de préciser : "Il importe que nous ayons un outil de défense qui soit, en particulier dans le domaine maritime, à la fois un outil de présence, un outil de cohérence et un outil de force. Désormais, sans l'enjeu maritime, on est en dehors des grands enjeux." Lorsqu'il descend de l'estrade, il est accueilli par le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux, qui lui fait le coup du bourre-pif en pleine paix en lui lançant un vigoureux "excellent discours, Monsieur le Ministre de la Marine". Gloups !

Bouc émissaire ou dindon de la farce ?

Alors que le clairon sonne pour la préservation, à son niveau actuel, du budget des forces armées françaises de 2014 à 2019, qui sera discuté vendredi à l'Élysée par un conseil de défense réuni autour de François Hollande, l'armée de terre a le sentiment - sans doute pas complètement infondé - que c'est elle qui va payer la note la plus salée, aussi bien pour les effectifs que pour les matériels. C'est elle qui est visée depuis quelques semaines par des critiques sur son encadrement jugé trop important, sur ses effectifs prétendument trop copieux, sur ses matériels militaires soi-disant trop sophistiqués, sur les bénéfices injustifiés qu'elle pourrait tirer de l'opportune guerre au Mali, etc. Or, curieusement, elle ne proteste pas et attend sans broncher le couteau sacrificiel qui en ferait, au choix, le bouc émissaire ou le dindon de la farce. Nos demandes d'éléments précis, notamment sur ses taux d'encadrement (officiers et sous-officiers), sont restées lettre morte et le principe de mutisme est appliqué strictement. Par la voix officielle, s'entend. Car les arguments entendus en privé dans la bouche des commandeurs de l'armée de terre viennent d'être publiés... discrètement ! Ils émanent de l'ancien chef d'état-major, le général d'armée Elrick Irastorza, prédécesseur de Bertrand Ract-Madoux et auteur d'un article vigoureux dans la dernière livraison de la revue des anciens élèves de l'École militaire interarmes, L'Épaulette (sur abonnement).

Réductions dans l'arme de terre : 38 fois Florange !

Le général Irastorza rappelle quelques faits d'évidence, notamment que les effectifs de l'armée de terre sont inférieurs à 100 000 hommes, qu'elle est encadrée par 12 % d'officiers (dont 20 % sous contrat) et 32 % de sous-officiers (dont 70 % sous contrat). S'y ajoutent les 56 % d'hommes et de femmes du rang, soit 56 % des effectifs, tous sous contrat. Les faits sont là : l'armée de terre ne compte que 29 % de fonctionnaires, tous les autres étant des contractuels restant sous les drapeaux pour une durée moyenne de six années. L'ascenseur social demeure une réalité : 70 % des sous-officiers sont entrés dans l'armée de terre comme troupier et 50 % des officiers sont d'anciens sous-officiers. Si les futures réductions d'effectifs dans les armées (des chiffres de 30 000 à 50 000 suppressions d'emplois sont évoqués pour les 5 prochaines années, en sus des 54 000 du précédent quinquennat) devaient épargner les fonctionnaires militaires de carrière, il faudrait "taper" prioritairement sur les contractuels en réduisant le recrutement, ou en ne renouvelant pas les contrats. Mais Elrick Irastorza conteste et argumente : "La réduction des recrutements initiaux ne produit qu'un faible retour financier au prix d'effets déstructurants durables : 45 % de nos soldats sont à l'indice plancher de la fonction publique (295). Pour faire de grosses sommes, il faut donc supprimer beaucoup d'effectifs, soit par échenillage des régiments, ce qui en amoindrit la capacité opérationnelle, soit en supprimant purement et simplement." L'auteur insiste sur les chiffres : les 24 450 emplois perdus par la réforme Sarkozy, c'est "38 sites industriels type Florange rayés de la carte. Vous conviendrez qu'on en parle moins".

Armée suisse ?

Certains chiffres avancés par l'ancien chef d'état-major sont assez ébouriffants. Par exemple, quand il compare l'armée de terre suisse, qui ne garde que ses montagnes, et sa voisine française, qui intervient en permanence sur la planète : "L'armée suisse a 21 bataillons d'infanterie, nous 20 (NDLR : le bataillon est le terme international pour l'unité que les Français appellent un régiment) ; 224 chars de bataille, nous 254 ; 1 281 véhicules de combat de la classe VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie, NDLR), nous bientôt 630 ; 224 canons de 155 mm, nous 128." Le général admet que la puissance de feu d'un soldat français d'aujourd'hui est sans commune mesure avec ce qu'elle était voici quelques décennies, et aussi que les matériels modernes coûtent cher. "Maîtriser la dérive des coûts unitaires puis préserver les équipements en service restent une obsession du commandement." Et de chiffrer les prix des matériels les plus récents de l'armée de terre en les comparant à ceux d'une voiture de moyenne gamme à 15 000 euros. Il en faut une et demie pour payer le nouvel équipement individuel Félin du fantassin, 200 pour payer un VBCI, 1 700 pour un hélicoptère Tigre et... 6 700 pour un Rafale. Tant pour l'achat de matériels neufs que pour le MCO (maintien en condition opérationnelle, NDLR) de ceux déjà en service, l'armée de terre reçoit 19 % du budget d'équipement annuel des armées, tandis qu'elle fournit 85 % des effectifs engagés dans les opérations extérieures.

 

Autant d'arguments qui, on l'aura compris, sont adressés à François Hollande. L'armée de terre estime qu'elle a déjà beaucoup donné aux réductions d'effectifs, aux restructurations et au retard dans les équipements modernes, bien que ce soit elle qui aille au sol en Afghanistan, en Côte d'Ivoire, au Mali ou ailleurs. Aux autres de payer leurs parts !

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 13:55

logo DGA

 

Mar 20, 2013 ASDNews Source : Safran S.A.

 

French defense procurement agency DGA has awarded Sagem (Safran) a design study contract concerning inertial navigation systems for new-generation tactical missiles.

 

According to the terms of this contract, Sagem is responsible for the design and construction of inertial reference units for these missiles.

 

Based on vibrating gyro technology, this work will eventually lead to the development and production of more cost-efficient inertial navigation systems for use on all types of missiles, including air-to-air, surface-to-air, antitank and antiship.

 

The contract also confirms the DGA’s confidence in Sagem’s ability to apply breakthrough technologies to navigation and stabilization systems. At the same time, Sagem will be able to expand its range of expertise concerning navigation systems on tactical missiles.

 

Sagem already develops and produces the Hammer AASM (Armement Air-Sol Modulaire) modular guided weapon for this market. Working with prime contractor MBDA, Sagem also makes the sights and seeker for the Mistral air defense missile, and the seeker for the infrared version of the Mica air-to-air/surface-to-air missile. In addition, Sagem was selected to develop and produce the infrared seeker for the MMP medium-range missile and MBDA’s air-to-surface and light antiship missiles*.

 

Sagem understands and applies all technologies needed for the development and production of inertial sensors for navigation and stabilization systems, including gyros (laser, fiber-optic and vibrating), accelerometers (pendulous and vibrating) and MEMS (Micro Electro Mechanical Systems)

 

(*) FASGW(H) / ANL: Future Anti-Surface Guided Weapon – Heavy - / Anti-Navire Léger.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:05

Mindef

 

22/3/13 Corinne Laurent – LaCroix.com

 

Vendredi 22 mars au matin, François Hollande préside son premier conseil de défense pour examiner les hypothèses financières qui vont conduire à la loi de programmation militaire 2014-2019.

 

Laisser le porte-avions Charles-de-Gaulle à quai, renoncer à l’avion-cargo A400M, abandonner les chars Leclerc, casser l’industriel d’armement terrestre Nexter, et même, sujet tabou, remettre en question la dissuasion nucléaire… Les scénarios les plus catastrophiques sont évoqués au moment où l’exécutif entame un dernier cycle de discussions afin de décider du budget et du format des armées.

 

Vendredi 22 mars au matin, François Hollande préside un premier conseil de défense pour examiner les grandes orientations stratégiques du nouveau livre blanc de la défense, et surtout les hypothèses financières qui vont conduire à la loi de programmation militaire 2014-2019.

Marge de manœuvre étroite

L’objectif est de mettre en adéquation les missions de défense, au regard des nouvelles menaces terroristes et cybernétiques en particulier, et les capacités budgétaires. Or la marge de manœuvre se révèle étroite dans un contexte de réduction des dépenses, le plus délicat étant de « passer les années 2014, 2015 et 2016 », souligne-t-on à Matignon.

 

L’armée, qui s’estime déjà à la limite de la rupture en termes d’effectifs et de matériels, se prépare à encaisser le choc. Pour l’amortir, le chef de l’État et le gouvernement ont choisi de se donner un peu de temps. Les conclusions du livre blanc devraient être présentées en avril, tandis que le projet de loi serait discuté par le Parlement « à l’automne », et non plus « dès l’été ». 

L’avertissement des députés et des sénateurs

Mais, depuis plusieurs semaines, les alertes se succèdent, dans la crainte que la défense ne serve de « variable d’ajustement ». Dernière en date : les députés socialistes de la commission de la défense ont adressé jeudi 21 mars une lettre à François Hollande pour lui demander de maintenir le budget « à la hauteur du rang de la France ». « La défense ne doit contribuer ni plus ni moins que les autres ministères. Si la trajectoire budgétaire proposée par Bercy est retenue, ce sera la mort de la défense française », estime Eduardo Rihan Cypel, député PS de Seine-et-Marne.

Les sénateurs de tous les groupes politiques avaient aussi averti, la semaine passée, qu’une baisse trop forte du budget militaire compromettrait la sécurité de la France. « Passer en dessous du seuil de 1,5 % de PIB comporte des risques majeurs pour l’indépendance stratégique et capacitaire de la France. Il en va de sa crédibilité sur la scène internationale et à l’ONU en tant que membre permanent du Conseil de sécurité », avait fait valoir Jacques Gautier, vice-président UMP de la commission des affaires étrangères et de la défense, également inquiet d’une casse sociale dans l’industrie de la défense.

135 000 emplois menacés

Les patrons de sept grands acteurs français du secteur (Thales, Nexter, DCNS, Dassault Aviation, Safran, MBDA et EADS France) ont d’ailleurs adressé une lettre au président de la République pour lui rappeler que les industries de défense sont « des leviers de croissance et d’emploi hautement qualifiés et peu délocalisables ». Environ 135 000 emplois seraient ainsi concernés.

 

François Hollande va donc devoir trancher entre deux trajectoires budgétaires pour les années 2014-2019 : l’une dite « Y », la plus modérée, se basant sur le budget actuel d’environ 30 milliards d’euros, défendue par le ministère de la défense ; l’autre, appelée « Z », bien plus violente, prévoyant une réduction de 20 milliards sur six ans, taillée par le ministère du budget. Avec cette dernière, jusqu’à 50 000 emplois seraient menacés. « Un PSA Aulnay par région », dit-on en coulisses des négociations.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:55

Mindef

 

21/03 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

François Hollande pourrait arrêter dès vendredi le montant des crédits de la prochaine loi de programmation militaire.

 

http://www.lesechos.fr/medias/2013/03/21/551223_0202654196793_web.jpg

 

Pas de répit pour Bernard Cazeneuve. Sauf annulation de dernière minute, le nouveau ministre délégué au Budget a rendez-vous tôt vendredi à l'Elysée pour un conseil de défense qui s'annonce crucial : à moins qu'il ne se donne un peu de temps, François Hollande pourrait arbitrer le niveau des crédits de la prochaine loi de programmation militaire (LPM). Au mieux, ça s'annonce très dur, au pire, sanglant.

 

Même si la Défense et le Budget ont rapproché leurs chapelles ces dernières semaines, un point clef opposait toujours Jean-Yves Le Drian et Jérôme Cahuzac quand ils se sont rencontrés lundi soir : le montant des crédits budgétaires pour 2014, l'année d'entrée dans la LPM. Quand le premier réclame 30,2 milliards, soit le même montant que cette année, le second n'était prêt à en lâcher que 29. Pour l'ex-ministre du Budget, cette différence, c'est peu ou prou la quote-part que l'armée doit assumer des 5 milliards d'économies décidées pour 2014, calculée au prorata de son poids dans les dépenses de l'Etat concernées par le cadrage de Matignon.

 

Quête de nouvelles recettes

 

Est-ce supportable pour autant ? Non, clament militaires, industriels et de nombreux politiques, UMP mais aussi PS. En application du « zéro valeur » (gel en valeur absolue) imposé sur les dépenses de l'Etat, les budgets de la Défense perdront l'équivalent de l'inflation pendant plusieurs années. Il est bien envisagé un rebond - l'hôtel de Brienne voudrait 2017, Bercy 2019 - en passant à des crédits augmentant comme l'inflation. Sauf qu'il est lointain et donc très hypothétique.

 

Conclusion : plus on part de bas en 2014, et moins les militaires auront d'argent en cumulé sur la durée de la LPM. Et c'est là où le bât blesse, car le ministère de la Défense, c'est le ministère du temps long. Sur une enveloppe moyenne ces dernières années de 10 milliards pour l'armement, 3 milliards sont absorbés par la dissuasion, que François Hollande a « sanctuarisée ». La très grosse partie des 7 milliards restants va à ce que l'on appelle les « programmes à effet majeur » : avions de combat, frégates, sous-marins… Des grosses machines étalées sur des dizaines d'années et qui donnent du travail à des milliers de salariés. Comme il est impossible de dégager des économies sur la masse salariale à court terme (ce que conteste Bercy, qui pointe les trop nombreux avancements accordés), les marges de manoeuvre sont limitées.

 

Dans ces conditions, la trajectoire défendue par Jean-Yves Le Drian apparaît comme la moins pire pour les milieux militaires. Mais même ce gel ne suffirait pas pour financer le modèle d'armée dit « Y » prôné par le Livre blanc - l'armée actuelle mais rétrécie (« Les Echos » du 5 mars). Certaines pistes sont à l'étude pour améliorer l'ordinaire avec des recettes exceptionnelles tirées de l'exploitation des fréquences hertziennes déjà vendues, ou de la cession d'actions de sociétés, comme l'indiquait Latribune. fr. La Défense pourrait ainsi récupérer tout ou partie du poduit des 3 % d'EADS que l'Etat va vendre. Ces recettes seront d'autant plus nécessaires qu'il est très peu probable qu'aucune économie supplémentaire ne soit demandée à la Défense en 2014 : la lettre de cadrage de Matignon ne prévoit aucune exception. Reste à savoir quelle sera l'attitude de Bernard Cazeneuve, qui s'est engagé à marcher dans les pas de son prédécesseur, mais est aussi sensible aux questions de défense.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:55

Mindef

 

21.03.2013 Jean Guisnel - LeTelegramme.fr

 

Réduction des déficits oblige, la Défense va devoir se serrer la ceinture. Mais jusqu'à quel point ? Plusieurs scénarios sont sur la table. Le plus drastique d'entre eux prévoit de renoncer au porte-avions Charles-de-Gaulle. Les prochaines semaines seront cruciales pour le devenir des armées.


 

Le détail des deux scénarios sur la table

En matière budgétaire, la France est arrivée à l'heure de vérité. Et celle-ci est particulièrement cruelle pour la Défense française. Un bras de fer est engagé entre les militaires et le gouvernement, qui applique à la lettre les directives budgétaires de l'Élysée. C'est ainsi que la Défense devrait contribuer pour un milliard d'euros aux économies nouvelles dès 2014. Mais ce n'est pas tout ! Le président de la République a lancé, peu après son arrivée à la magistrature suprême, un vaste réexamen de la posture stratégique française, le Livre blanc. Ce document, qui doit être publié dans les prochaines semaines, a été mis au point par des dizaines d'experts. Mais ceux-ci ont dû travailler à l'aveugle sans disposer de la moindre orientation, notamment budgétaire, de l'Élysée.

Des arbitrages à opérer d'ici à l'été

Dans un deuxième temps, le Livre blanc doit être suivi, à l'été, d'une loi de programmation militaire de cinq années, qui décidera, cette fois, des ressources budgétaires allouées aux armées. C'est là que le bât blesse ! Les contraintes budgétaires étant ce qu'elles sont, notamment dues à la croissance zéro et à la nécessité de réduire le déficit, l'État doit se serrer la ceinture. Durant sa campagne électorale et depuis qu'il est au pouvoir, François Hollande a tenu un discours constant sur le budget militaire, repris par le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : les armées contribueront à la politique de rigueur budgétaire à due proportion de leur part dans le budget de l'État. Or, c'est bien ce qui est en train de changer. En 2013, le budget de la Défense, de 31 milliards d'euros, représente 1,56 % de la richesse nationale (le produit intérieur brut ou PIB). Cette part va évoluer à la baisse et c'est pour informer le gouvernement sur le niveau de cette réduction que François Hollande, chef des Armées, a repoussé à demain un conseil de Défense, suivi d'un deuxième, le 26 mars, et d'autres dont les dates n'ont pas encore été décidées.

Défense nationale


La crainte du scénario « apocalyptique »

Au terme de la compression budgétaire, pour laquelle plusieurs hypothèses sont étudiées (lire ci-dessous), le scénario le plus sévère, parfois qualifié par les militaires d'« apocalyptique », marquerait une profonde rupture, un décrochage dans l'histoire militaire française. Dans ce modèle, qui ferait passer à terme - en 2025 - la Défense à 1,1 % du PIB, la France devrait se priver de nombreux outils : le porte-avions Charles-de-Gaulle se trouverait sur la sellette et une partie de la série des frégates Fremm aussi, tout comme celle des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) Barracuda (Le Télégramme du 7 décembre 2012). Les effectifs des armées seraient réduits de 50.000 hommes, et ceux de l'industrie de Défense également. Effet de bord : la base de Landivisiau se retrouverait sur la sellette...

La dissuasion nucléaire dans le collimateur

Bien sûr, toutes les composantes de la Défense se battent comme des fauves pour que leur part d'un budget rétréci soit la moins touchée possible. On assiste déjà à un nouvel épisode de la « Guerre des boutons », un grand classique de la Défense française, chaque armée faisant valoir la qualité et la pertinence de ses moyens matériels et humains. Dans le collimateur : la dissuasion nucléaire qui représente actuellement 20 % du budget militaire, et à laquelle François Hollande et Jean-Yves Le Drian ont décidé de ne pas toucher. Sauf que cette position est de moins en moins tenable... L'hypothèse d'une réduction des forces nucléaires à leur seule composante océanique, la FOST, est de plus en plus souvent évoquée. Mais seul le chef de l'État décidera.

 

Le point de vue de Patricia Adam, présidente de la Commission de la défense nationale


Les sénateurs inquiets

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:55

Mindef

 

21.03.2013 LeTelegramme.fr

 

Cet été, la loi de programmation militaire sera discutée pour décider du prochain budget des armées. Aujourd'hui, Le Télégramme revient sur l'inéluctable réduction des déficits. La Défense va devoir se serrer la ceinture. Mais jusqu'à quel point ? Plusieurs scénarios sont sur la table. Le plus drastique d'entre eux prévoit de renoncer au porte-avions Charles-de-Gaulle. Quelle incidence pour la base aéronavale de Landivisiau? Quelle position tient Patricia Adam, présidente de la Commission de la défense nationale? Qu'en pensent les sénateurs ? 30.000 personnes travaillent pour la Défense nationale en Bretagne. Pour elles, les prochaines semaines seront cruciales....

 

Cette année, le ministère de la Défense dispose d'un budget de 31 milliards d'euros, soit 1,56% du produit intérieur brut. Mais l'heure étant aux économies, ce budget pourrait bien fondre comme neige au soleil. Deux hypothèses budgétaires vont être débattues.

 

L'hypothèse Y dite "de survie"

- Perte de 30.000 emplois dans les armées et 15.000 dans l'industrie de la défense
- Restriction de la capacité de projection (exemple du Point : stopper l'offensive des islamistes à Bamako aurait été possible, mais pas la projection de 4.000 hommes pendant plusieurs semaines)
- Maintien de la composante aérienne de la dissuasion remise en question
- Disparition du groupe industriel d'armement Nexter (dont l'Etat est l'unique actionnaire)

 

L'hypothèse Z  (défendue par le ministère de l'Economie, jugée inacceptable pas Jean-Yves Le Drian)

- Perte de 50.000 emplois dans les armées et 50.000 autres dans l'industrie de la défense
- "Mise sous cocon" du porte-avions Charles-de-Gaulle, possible vente au Brésil ou à l'Inde
- Renonciation à l'avion cargo A400M
- Fin de la série des Rafale
- Fin d'une grande partie des frégates FREMM et des sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda
- Arrêt des programmes Scorpion (blindés de l'armée de terre)
- Arrêt des commandes d'hélicoptères NH-90 et Tigre
- Dissolution d'une trentaine de régiments

 

Français Hollande a toutefois promis de ne pas toucher au plan Vigipirate et à la bombe atomique.

 

Cette tendance à la baisse des budgets de la défense n'épargne pas le reste de l'Europe où "les budgets de la défense restent sous pression et les coupes se poursuivent", explique John Chipman, le directeur général de l'Institut international d'études stratégiques (IISS) qui publie aujoud'hui son rapport annuel sur l'équilibre des forces dans le monde. "Entre 2008 et 2010, il y a eu des réductions des budgets de défense dans 16 pays européens membres de l'OTAN. Dans une bonne partie de ces pays, les baisses estimées ont dépassé les 10 %".

 

> La France était le 4e pays exportateur d'armes entre 2006 et 2011

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 10:55

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

21/03/2013 L'éditorial de Nicolas Baverez  - LePoint.fr

 

Le bilan économique, social et européen calamiteux de la première année du quinquennat de François Hollande, élu sur la promesse illusoire que la crise était derrière nous, contraste avec la réussite militaire de l'intervention au Mali, qui force le respect de nos alliés américain et européens. Comme en Côte d'Ivoire et en Libye, et contrairement aux scénarios établis, la France est entrée en premier sur un théâtre d'opérations et a fait la décision, même si elle bénéficie de l'appui des États-Unis en matière de logistique et de renseignement ainsi que du renfort d'une force africaine de 6 000 hommes.

 

Or, dans le même temps, Jean-Louis Carrière, président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, lance un cri d'alerte en faisant sienne la formule prononcée par Danton en 1792 : "La patrie est en danger parce que sa défense l'est." Et ce à juste titre, car les conseils de défense des 19 et 26 mars menacent de se transformer en Sedan budgétaire pour la défense de la France.

 

Le livre blanc sur la défense et la sécurité nationale lancé l'été dernier est mort-né, victime collatérale de la guerre du Mali comme de la guerre civile syrienne. Il a en effet été construit autour de quatre principes qui se sont tous révélés faux. Le premier postulait que les menaces interétatiques et la guerre étaient en voie de disparition et que la France ne serait plus confrontée qu'à des risques hybrides et asymétriques, alors même que les ambitions de puissance, les conflits territoriaux et la prolifération des armes de destruction massive s'emballent sur fond de hausse des dépenses d'armement de plus de 50 % en une décennie. Le deuxième, ignorant la mondialisation et le basculement du monde vers l'Asie, pariait sur un champ d'action restreint à l'Europe et à l'Afrique. Le troisième entendait recentrer en conséquence la défense autour de la dissuasion et de la protection du territoire en ne conservant qu'une capacité réduite de gestion de crise au sein de forces internationales et en abandonnant la projection sur un théâtre d'opérations de haute intensité. Le quatrième, financier, ramenait le budget de la défense de 1,55 % à 1,1 % du PIB, mutualisant au sein de l'Europe moins les missions, les forces et les industries que les coupes budgétaires - et ce au moment précis où le retrait des États-Unis de notre continent exacerbe le vide de sécurité et où le dérapage des révolutions du monde arabo-musulman doublé de l'arrivée de l'Iran au seuil nucléaire enflamme l'arc de crise qui court du Maroc à l'Afghanistan.

 

Deux trajectoires financières ont été élaborées sur ces bases. La première, conforme aux orientations initiales du livre blanc, prévoit une diminution des crédits budgétaires de 30 à27 milliards d'euros et une enveloppe de l'ordre de 345 milliards d'ici à 2025 qui ramène le budget de la défense autour de 1,1 % du PIB en dépit d'une improbable clause de retour à meilleure fortune à partir de 2020. La seconde, moins extrême, stabilise les crédits à 29 milliards d'euros et table sur 360 milliards sur dix ans avec un objectif de 1,3 % du PIB. Les conséquences pour les capacités militaires et l'industrie de défense sont destructrices dans le premier cas, très lourdes dans le second.

 

La dissuasion nucléaire serait préservée dans ses deux composantes maritime et aérienne. Mais le premier scénario réduirait la défense de la France à la force de frappe et à Vigipirate, en ramenant l'armée de terre à 50 000 hommes, en réduisant des deux tiers le parc des avions de combat et en imposant la mise sous cocon du porte-avions "Charles-de-Gaulle" et du groupe aéronaval, ce qui signifie leur extinction, faute d'entraînement. Le second scénario révise à la baisse l'ensemble des fonctions stratégiques et limite le format des forces de combat à 80 000 hommes, ce qui rend douteuse à terme la préservation d'une capacité à ouvrir un théâtre d'opérations avec les moyens de renseignement, de projection et de frappe dans la profondeur qu'elle implique.

 

L'industrie française de défense représente un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros, compte 165 000 emplois directs, génère plus de 5 milliards d'euros d'exportations et constitue un pôle d'excellence technologique dont de nombreuses innovations trouvent des applications civiles. En réduisant les commandes de l'Etat de 9 à 4,5 ou 6,5 milliards d'euros selon les scénarios, la nouvelle loi de programmation entraînerait la suppression de 15 000 à 50 000 emplois directs. Dans la première hypothèse, la filière de l'armement terrestre devrait être abandonnée au bénéficie de l'Allemagne, dont l'industrie est en forte croissance avec 80 000 emplois et plus de 10 milliards d'euros d'exportations en 2012.

 

En bref, dans un monde dangereux où les surprises stratégiques se multiplient, la défense est en passe de devenir la variable d'ajustement d'un État social en faillite et la France s'apprête à dire adieu aux armes en renonçant à la guerre. Dans le premier cas, elle se rapprocherait de la Suède, dont le chef d'état-major, le général Göranson, a montré qu'elle ne pourrait se défendre plus d'une semaine en cas d'attaque. Dans le second cas, un choix s'imposerait à terme entre la protection du territoire et la capacité à faire la guerre, qui donnerait inévitablement la priorité à la défense de la population. Avec pour conséquence une remise en question du statut international de la France, notamment de sa qualité de membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu.

 

S'il est tout à fait vrai que la souveraineté de la France se trouve aujourd'hui menacée tant par l'explosion de sa dette publique, qui la met dans la main des marchés financiers, que par la multiplication des risques et des surprises stratégiques, la solution ne passe pas par la désintégration de son système de défense, qui n'a rien d'inévitable.

 

Quel est l'état du monde ? Instable, volatil et dangereux, mêlant la persistance des ambitions de puissance, l'onde de choc des révolutions du monde arabo-musulman, le défi du terrorisme, les risques technologiques et la montée en puissance de la cyberguerre, tous éléments qui font que la guerre reste une réalité du XXIe siècle tout en militant pour une réactivité et une flexibilité maximales.

 

Que veut faire la France ? Conserver son autonomie stratégique de décision et d'action, pouvoir faire face à la diversité des menaces, tirer tout le parti du pôle d'excellence opérationnel et industriel que représente la défense.

 

Comment concilier autonomie stratégique et reconquête de l'indépendance financière ? D'abord en stabilisant à 30 milliards d'euros les crédits budgétaires - soit 1,5 % du PIB -, augmentés des recettes exceptionnelles qui devraient être tirées de la privatisation des entreprises publiques du secteur de la défense. Au reste, ce montant demeure inférieur tant à la norme de 2 % du PIB considérée comme un plancher par l'Otan qu'aux budgets de défense britannique (41 milliards d'euros) et allemand (34 milliards d'euros). Il doit surtout être comparé aux 1 120 milliards de dépense publique française, et notamment aux 600 milliards de dépenses sociales - soit 33 % du PIB - qui doivent être prioritaires dans les indispensables coupes. Par ailleurs, l'effort de mutualisation des moyens doit être multiplié au sein de l'Europe comme au sein des forces entre nucléaire et conventionnel. Dans le même temps, il est possible de répondre à la diversification des risques par une spécialisation accrue des missions, des forces et des matériels.

 

Ces principes permettraient de garantir l'autonomie stratégique de la France en mettant à niveau ses capacités d'anticipation et de renseignement à travers les investissements dans l'espace et les drones. Dans le même temps serait poursuivie la construction d'une cyberdéfense dont la multiplication des attaques, notamment venant de Chine et de Russie, sur les réseaux publics et les entreprises montre le caractère vital. Il est à l'inverse possible de geler le budget de la dissuasion, dont toutes les composantes et les outils ont été modernisés tout en réfléchissant à la prolongation de la durée de vie des équipements dans le nucléaire militaire comme dans le nucléaire civil. Une capacité limitée mais effective de faire la guerre serait maintenue autour de 15 000 hommes projetables, des forces spéciales et de la frappe en profondeur, tandis qu'un contingent équivalent pourrait être mobilisé pour des opérations de gestion de crise. La filière industrielle de l'armement, son expertise et son capital humain seraient sauvegardés, tout en étant réorientés vers l'exportation et la conclusion d'alliances européennes.

 

La stratégie et la politique de défense obéissent par essence au temps long. François Hollande bénéficie, notamment pour l'opération du Mali, des arbitrages et des investissements de ses prédécesseurs, qui ont su préserver l'autonomie d'analyse, de décision et d'action de la France. Il peut sacrifier cet héritage sur l'autel d'un modèle social insoutenable. Après avoir fait basculer l'économie du déclin relatif au déclin absolu, il porterait alors la responsabilité d'un déclassement stratégique et diplomatique de la France qui sera irréversible pour ses successeurs.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 08:55

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21.03.2013 Entreprises & Défense

 

Jean Bouverot, Responsable ministériel des achats (RMA) de la Défense et Chef de la Mission des achats (SGA) est l'invité du dernier numéro d'Entreprises & Défense, la Lettre trimestrielle de l'Association des entreprises partenaires de la Défense.

 

Pour le télécharger : pdfpdf

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/application-armee-de-terre/2233906-1-fre-FR/application-armee-de-terre.jpg

L'application armée de Terre est disponible sur smartphones et tablettes - SIRPA Terre

 

20/03/2013 Armée de Terre

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 07:00

photo-officielle-jean-yves-le-drian

 

20.03.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord - Défense globale

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian (photo Patrick James, La Voix du Nord), a indiqué ce mercredi 20 mars à l'Assemblée nationale que la Loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2020, tant redoutée par les militaires et découlant du prochain Livre blanc, serait discutée à l'automne.

 

Pourtant, lors de ses vœux aux armées le 9 janvier, le président François Hollande avait évoqué l'été pour l'étude de la LPM 2014-2020. Un indice de plus qui montre la complexité du dossier, les tensions entre ministères du Budget et de la Défense et la voie possible vers un changement de portage des armées.

 

M. Le Drian a également indiqué que les conclusions du Livre blanc de la défense et de la sécurité seront " soumises prochainement " au chef de l'Etat. " A la suite de quoi, il y aura dépôt devant l'Assemblée nationale à l'automne d'une Loi de programmation militaire qui intégrera le budget 2014. "

 

Dans un élan de franchise bien dans sa nature lorientaise, le ministre n'a pas caché les difficultés du moment et passées : " Il y a des arbitrages, d'autant plus difficiles en ce moment que quand je suis arrivé, j'ai trouvé quatre milliards d'euros de différentiel entre ce qui était prévu et ce qui était effectivement mis en œuvre. "

 

Jean-Yves Le Drian clame la volonté du gouvernement " d'avoir pour demain des forces armées cohérentes et efficaces " : " Cohérentes avec les nouvelles menaces qui se font jour, avec la solidité de nos forces et l'effort que la nation peut consacrer à sa propre défense dans cette période difficile. "

 

Une façon de souffler le chaud et le froid en pleine crise des finances publiques, des contraintes budgétaires, du glissement des Etats-Unis vers le Pacifique et l'Asie, des questions sur la défense européenne et sur les menaces nouvelles...

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 20:10

mirage-f1-au-dessus-du-desert-tchadien

 

20 mars 2013 Aerobuzz.fr

 

Entré en service en 1973, le Mirage F1 sera retiré du service en 2014, après 41 ans de service actif sous les cocardes françaises. Intercepteur à l’origine, il tire sa révérence en tant que spécialiste de la reconnaissance, mais aussi de l’attaque au sol en Afghanistan et plus récemment encore, au Mali.

 

Le Mirage F1, appareil fin et racé, n’a pas la même auréole de gloire que son prédécesseur, le Mirage III, mais il a cependant, dès les années 70, assuré la sécurité du ciel français pendant les heures les plus périlleuses de la guerre froide avant de terminer en beauté, en Afrique, en se portant à la rescousse de la population malienne. Les premières études de cet avion remontent à la fin des années 60.

 

Dassault planche alors sur un appareil de combat rapide et agile mais plus polyvalent, et plus endurant que le Mirage III. L’avionneur note les requêtes des pilotes de Mirage IIIC/E/R/RD, qui trouvent leur monoréacteur delta rapide et efficace, mais déplorent son endurance réduite et son maniement délicat en phase d’atterrissage. Dassault décide alors que son nouvel avion sera non seulement aussi rapide que son prédécesseur, capable de dépasser Mach 2, mais il devra en plus se poser à moins de 140 KTS. L’avionneur de St Cloud délaissera donc l’aile Delta au profit d’une voilure en flèche munie de dispositifs hypersustentateurs. La motorisation sera assurée par un unique turboréacteur Snecma ATAR 9K50. Le Mirage F1 était né.

 

L’avion fait son premier vol en 1966. Il entrera en service en 1973 sous la dénomination F1C en temps qu’intercepteur tout temps et ravitaillable en vol qui plus est. Son armement comporte deux canons de 30mm pour le combat air-air rapproché et l’appui au sol. Mais ses principaux outils de travail sont des missiles courte portée à guidage infrarouge Magic ainsi que des missiles moyenne portée R530 puis Super 530F. La pointe avant abrite un radar Thomson-CSF Cyrano IV optimisé pour le combat aérien.

 

Ainsi équipée l’Armée de l’air peut prétendre contrer la menace des avions du pacte de Varsovie. On pense alors bien sûr aux dernières versions du MiG21 Fishbed ainsi qu’au nouveau MiG-23 à géométrie variable déployés en nombre au delà du rideau de fer. Le couple Cyrano IV - missile Super 530 F serait même capable de toucher l’inaccessible MIG 25 Foxbat Russe. Ce monstre d’acier « made in Russia » qu’on croyait alors capable de sillonner la France à Mach 3 pour prendre des photos ou délivrer ses armements.

 

Les années 80 sont marquées par l’arrivée du Mirage 2000 pour assurer les missions air-air et le retrait des Mirage III. Le Mirage F1C évolue alors pour remplir de nouvelles fonctions : l’attaque au sol et la reconnaissance. Il s’agit de la version CT pour l’assaut tactique et de la version, CR pour la recco. C’est cette dernière version qui reste en service en France actuellement. Le Mirage F1CR, servi par ceux qu’on nomme les « pilotes intelligents » a entamé sa carrière à Strasbourg Entzheim pour relever les Mirage IIIRD.

 

Véritable œil aérien de l’Armée de l’air, il met en œuvre des caméras très performantes et la fameuse nacelle de reconnaissance électronique ASTAC, capable d’espionner les radars adverses dans les conditions les plus difficiles. Le Mirage F1, sous ses différentes versions continue alors d’assurer les missions les plus exigeantes comme les plus ingrates pendant des décennies sous tous les cieux ; en Europe, en pleine guerre froide, en ex-Yougoslavie notamment, pour ramener des clichés ou assurer l’application des résolutions de l’ONU. En temps de paix, il sert également régulièrement de remorqueur de cibles aériennes lors de campagnes de tir à partir de la base de Corse de Solenzara. Plus récemment le monoréacteur français a servi en Afghanistan et en Afrique pour la recco et l’attaque au sol où sa fiabilité ; sa polyvalence et sa rusticité ont été des plus utiles.

 

Côté commercial, le Mirage F1, équipé du nouveau moteur Snecma M53 plus puissant que le 9K50 d’origine, fut le perdant malheureux du « contrat du siècle » dans les années 70 face au F16 Américain. Il s’agissait alors d’équiper la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark avec un avion de combat performant. Malgré ce revers, le Mirage F1 s’est tout de même vendu à plus de 700 exemplaires, dont 246 pour la France ; le principal utilisateur export étant l’Irak.

 

Pendant la guerre Iran-Irak, les pilotes de F4 Phantom évitaient de se frotter au petit monoréacteur français rapide, agile et très bien armé. A plusieurs reprises, les pilotes irakiens ont tenu en échec des F14 Tomcat iraniens, pourtant équipés d’un système d’arme autrement plus performant que celui de l’avion français.

 

En septembre 2014, le 2/33 Savoie de Mont-de-Marsan se séparera de ses 17 derniers Mirage F1CR et de ses 4 Mirage F1B. Nul doute que ses pilotes seront ravis de découvrir de nouvelles montures, sans doute plus modernes et plus puissantes, mais ils auront aussi le cœur lourd d’abandonner un vieux guerrier, qui, bien que dépassé techniquement, a toujours su s’adapter, au gré des changements d’époque, pour « faire le job » quelles que soient les difficultés du moment. Et c’est tout ce qu’on attendait de lui.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 19:55
Fremm cycle de vie

 

20/03/2013 Marine Nationale

 

Lancement, croissance, maturité et déclin. Pour les stratèges du marketing grand public, ces quatre phases caractérisent le cycle de vie d’un bien de consommation. Dès la conception, la calibration de chacune de ces étapes est donc primordiale. La durée de chacune des phases du cycle est évidemment très variable selon la nature des produits considérés. Pour un gadget par exemple, le cycle de vie est de quelques mois alors que pour une automobile il sera de plusieurs dizaines années.


Les navires militaires n'échappent pas à la règle. Ils obéissent ainsi à un cycle de vie spécifique. Ce ne sont en effet pas des produits comme les autres. Quelque soit le type, la polyvalence spécifiée, ils se caractérisent par un assemblage de technologies simples ou de pointes, de puissantes installations mécaniques ou hydrauliques qui s'imbriquent avec des équipements électroniques plus ou moins sophistiqués. L'ensemble est irrigué par d'innombrables réseaux. Le tout doit flotter, avancer, savoir plonger, remonter et lancer des armes.


« La conception puis la construction, l'exploitation opérationnelle, puis le retrait du service actif avant la déconstruction, le cycle de vie d’un navire militaire s’étale entre 40 et 50 ans », affirment sans équivoque les spécialistes.


Compte tenu de cette durée du cycle des navires militaires, conjuguée à l'obsolescence rapide des technologies ou des composants, chacune des phase est donc logiquement minutieusement dimensionnée pour optimiser d'une part le coût global du programme et pour maximiser la phase d'exploitation opérationnelle par la Marine Nationale.

Tour d’horizon des cycles de vie d’un navire militaire des parties prenantes à la réussite du cycle dont la durée excède en général la durée entière de la carrière d'un marin, d'un ingénieur ou d'un technicien. Comprendre ces logiques, c’est comprendre un peu mieux la Marine dans son environnement.

 

Fremm cycle de vie

AVANT QU'IL N'ARRIVE DANS LA FLOTTE / CONCEVOIR & CONSTRUIRE 


ACCOMPAGNE LA VIE DU NAVIRE
Maître d'ouvrage des grands programmes d'armement, la Direction générale de l’armement (DGA) est responsable de la conception, de l'acquisition et de l'évaluation des systèmes qui équipent les Armées.
Responsable de la conception, de l'acquisition et de l'évaluation des systèmes qui équipent les armées, la Direction générale de l’armement (DGA) est ce qu’il est convenu d’appeler le « maître d'ouvrage »des grands programmes d'armement. Elle accompagne en particulier une grande partie de la durée du cycle devie des navires de la Marine nationale. Éclairages

Le tir du premier missile de croisière naval dans ses versions surface et sous-marine (Aster) en février 2012 (cf ci-contre), le premier vol du drone de combat sans pilote, la livraison du premier Rafale équipé d’un radar à antenne active, ce sont les opérations emblématiques de DGA l’année écoulée. DES SITES TRÈS MARINS

Outre  «DGA Techniques navales», une autre entité de la DGA est elle aussi très connue des équipages des bâtiments de surface: c'est «DGA - Essais de missiles».  Présentation

PAROLES D’EXPERTS
Naviguer sur l’avant, tel est le leitmotiv du centre d’Expertise des Programmes Navals (CEPN), une entité nouvelle de la Marine interagissant tout au long du cycle de vie des navires pour en optimiser les performances.

Gros plan sur le Centre d’Expertise des Programmes Navals (CEPN), une nouvelle entité de la Marine œuvrant  principalement en amont du cycle de vie des nouveaux matériels navals.


UTILISER LE NAVIRE AU SEIN DE LA FLOTTE / EXPLOITER & ENTRETENIR

LA « COHABITATION » FASM-FREMM
Le renouvellement de la flotte des frégates de lutte anti-sous-marine (FASM) est en cours. Ce cycle s’achèvera avec la livraison du dernier exemplaire de la série des (FREMM) au-delà de l’année 2020. Un « tuilage » qui impose aux experts de bien penser l’exploitation de frégates de générations différentes.

Le renouvellement de la flotte des frégates de lutte anti-sous-marine (FASM) est en cours. Ce cycle s’achèvera avec la livraison du dernier exemplaire de la série des (FREMM) au-delà de l’année 2020. Un «tuilage» qui impose aux experts de bien penser l’exploitation de frégates de générations différentes. Explications

Arrêt Technique Majeure (ATM) de la frégate anti-aérienne (FAA) « Jean Bart ». Une « cure de jouvence » s’imposait afin de moderniser ses équipements, mais également régénérer le potentiel d’un bâtiment destiné à rester en service pendant encore une décennie. LA CURE DE JOUVENCE DES FAA

Arrêt Technique Majeur (ATM) emblématique de ces dernières années, celui de la frégate anti-aérienne (FAA) «Jean Bart». Retour d'expérience (Retex) en 5 points.


EN FIN DE VIE / DÉCONSTRUIRE & RECYCLER

COQUES EN STOCK
Pour les navires en fin de vie, la Marine procède à cette opération en 3 phases. Primo, désarmement et sécurisation des bâtiments concernés. Secundo, expertises et inventaires préalables à la déconstruction, comprenant inventaire et cartographie des matériaux potentiellement dangereux. Tertio, c’est la phase de déconstruction à proprement dit.
Parce qu'elle se conforme aux normes écologiques et de développement durable en vigueur, la Marine nationale élimine proprement ses vieilles coques. Environ 100.000 tonnes de navires correspondant à 35 grandes coques et une centaine de petites coques et engins nautiques sont en attente ou en cours de déconstruction. Chargé de mission des navires en fin de vie auprès du Chef d’État-major de la Marine (CEMM), le vice-amiral  Hubert Jouot s’explique.
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 17:55

SNA photo Marine Nationale

 

20 mars 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Sous couvert de sécurité nationale, la chambre militaire du tribunal correctionnel de Marseille tend vers une justice secrète. Trois marins toulonnais du sous-marin nucléaire d’attaque « Améthyste » ont été jugés, lundi, à huis clos et condamnés à la suite du vol il y a deux ans de supports informatiques classifiés.

 

Référence : La Marseillaise

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