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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 17:55

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20/03/2013 12:08 Dar Paris -  MinDef/SGA/DAR

 

En présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le PDG de Safran Jean-Paul Hedeman a signé le Pacte Défense PME, le 14 janvier 2013. Ce pacte a pour but d’aider les Petites et moyennes entreprises (PME) et les Entreprises de taille intermédiaire (ETI) à remporter plus de marchés de la Défense, y compris hors armement.

 

Annoncé lors du Forum de l ’innovation DGA en novembre 2012, le Pacte Défense PME s’articule autour de quatre grands axes :

 

     « Penser PME » pour mieux intégrer les PME et ETI à la stratégie d’achat du ministère de la Défense ;

     Faciliter le passage de la recherche au développement par la consolidation dans la durée du soutien financier aux PME ;

     Améliorer les relations entre le ministère et les maîtres d’œuvre industriels, par des conventions bilatérales, pour favoriser la croissance des PME ;

     Renforcer l’action en région et accompagner les PME dans le cadre du nouveau dispositif de soutien à leur développement.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 13:55

Mindef

 

19 Mars 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Il faudra peut être encore attendre quelques semaines avant d'être fixé sur les arbitrages en matière de dépenses militaires. Tout prend du retard... et l'horizon est maintenant plutôt vers la mi-avril. Nous sommes entrés dans un processus de décision beaucoup plus compliqué qu'il n'y parait et les arbitrages ne se feront pas en un seul conseil de défense. Celui qui était prévu mardi a été repoussé, peut-être à vendredi, pour cause de cérémonies d'intronisation du pape à laquelle s'est rendue le Premier ministre.

 

Le départ de Jérôme Cahuzac du ministère du Budget et surtout son remplacement par Bernard Cazeneuve pourrait également changer la donne, ou au moins l'ambiance ! On sait que Bernard Cazeneuve, longtemps membre respecté de la commission de la défense à l'Assemblée, est très sensible aux questions militaires. Ancien député-maire de Cherbourg, il est un défenseur des crédits d'équipements de la défense, en particulier pour les sous-marins nucléaires.

 

Comme nous l'expliquions sur ce blog, les arbitrages ne prendront pas seulement la forme d'un niveau de dépense, mais celui d'une trajectoire budgétaire sur plusieurs années. Deux stratégies s'affrontent dans les milieux de la défense : faut-il s'accrocher à tout prix à un pourcentage, par exemple 1,5% du PIB, ou faut-il réduire au maximum la période de vaches maigres (zéro valeur) ?

 

L'Elysée a vraiment pris en compte ce dossier début février. Il y a du travail, car la mécanique mise en place pour le Livre blanc n'a pas fonctionné de manière optimale. Des oppositions de méthodes et de fond (par exemple sur le modèle d'armée), se sont exprimées entre Jean-Marie Guéhénno, président de la commission, et jean-Claude Mallet, conseiller spécial du ministre de la Défense... et auteur du précédent LIvre blanc. Au sein de la commission, des tensions existent parmi les experts qui estiment que les conclusions transmises à l'éxécutif n'ont pas été validées. Bref, l'ambiance n'est pas excellente !

 

L'affaire avait plutôt mal commencée d'ailleurs. Pour présider la commission Jean-Marie Guéhénno n'était pas le premier choix de l'Elysée. Le poste avait été proposé à Bernard Pêcheur, un conseiller d'Etat qui a décliné l'offre. François Hollande a ensuite refusé la nomination de Louis Gautier, spécialiste reconnu de ces affaires. Du coup, on est allé cherché Guéhénno à New-York, où il continue à résider.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 13:55

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La FREMM Aquitaine et la FS Germinal

 

20/03/2013 Marine nationale

 

Le 13 mars 2013, au large de l’arc antillais, la frégate de surveillance (FS) Germinal et la frégate européenne multi-missions (FREMM) Aquitaine se sont retrouvées pour des entraînements communs. Au programme, manœuvres navales et aéronavales.

 

Ces manoeuvres ont constitué une première pour les deux frégates. La FREMM Aquitaine, avec le Caïman Marine, son hélicoptère embarqué, effectue actuellement un Déploiement de Longue Durée (DLD) au cours duquel elle réalise de nombreuses vérifications de ses capacités militaires avant son admission au service actif.

 

Après un dernier vol de patrouille maritime du Caïman Marine, la FREMM a poursuivi sa route et le Germinal a repris sa mission de surveillance maritime en mer des Caraïbes.

 

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La FREMM Aquitaine et le Caïman Marine

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 13:55

AASM à guidage terminal laser - DGA Essais en vol

 

Paris, Ie 20 Mars 2013 safran-group.com

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a confié à Sagem (Safran) une étude amont portant sur les futurs systèmes de navigation inertielle de la nouvelle génération de missiles tactiques.

 

Au titre de ce contrat, Sagem conduira l’étude et la réalisation de démonstrateurs d’unités de mesure inertielle pour missiles tactiques.

 

Ces travaux, qui feront appel à la technologie des gyroscopes vibrants, permettront à terme de développer et de produire, à des coûts encore plus compétitifs, les systèmes de navigation inertielle qui pourront être proposés pour les futurs missiles air-air, sol-air, air surface, antichars, et antinavires.

 

Cette étude commandée par la DGA confirme la capacité de Sagem à faire appel à des technologies de rupture appliquées aux systèmes de navigation et de stabilisation. Elle permettra à Sagem d’élargir ses compétences sur le segment de la navigation des missiles tactiques.

 

Dans le domaine des missiles tactiques, Sagem développe et produit l’Armement Air-Sol Modulaire Hammer (AASM), et, sous maîtrise d’œuvre MBDA, les viseurs et l’autodirecteur du missile anti-aérien Mistral, ainsi que l’autodirecteur du missile anti-aérien Mica en version infrarouge. Sagem a également été sélectionné pour le développement et la production des autodirecteurs infrarouge du Missile Moyenne Portée (MMP) et du missile air-surface et antinavire léger de MBDA (*).

 

Sagem maîtrise l’ensemble des technologies nécessaires au développement et à la production de senseurs inertiels pour les systèmes de navigation et de stabilisation : gyromètres (gyrolaser, fibre optique, et vibrants), accéléromètres (pendulaires et vibrants) et les technologies MEMS (Micro Electro Mechanical Systems).

 

(*) Projet FASGW(H) / ANL, ou Future Anti-Surface Guided Weapon – Heavy - / Anti-Navire Léger.

 

****

 

Sagem, société du groupe de haute technologie Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:55

mmp-mbda

 

20.03.2013 Par Frédéric Lert (FOB)

 

MBDA, champion européen des missiles et filiale commune d’EADS, BAE Systems et Finmeccanica, a dévoilé hier ses résultats pour 2012. Son chiffre d’affaires atteint 3 milliards d’Euros, un chiffre équivalent à 2011. MBDA reste ainsi le deuxième missilier au niveau mondial, derrière l’américain Raytheon mais devant Lockheed Martin. Les prises de commande sont toutefois en nette baisse, à 2,3 Mds€ contre 2,6 Mds€ l’année précédente. MBDA souligne la part exceptionnelle des exportations, à 1,4 Mds€, soit plus de la moitié des prises de commande réalisées en dehors de son marché domestique (France, Grande-Bretagne, Italie, Allemagne).  Une proportion qui doit sans doute plus à une chute brutale des commandes européennes qu’à de réelles percées à l’export où de nombreux contrats d’importance attendent toujours leur conclusion, notamment en Inde ou au Moyen-Orient. Une situation qui ne peut qu’inquiéter les dirigeants de l’entreprise qui font également face à une lente érosion du carnet de commandes, qui a diminué d’un tiers en dix ans, passant de 14,8 Mds€ en 2003 à un peu moins de 10 Mds€ aujourd’hui. Cela reste toutefois égal à environ trois années d’activité.

 

MBDA peut toutefois se satisfaire des réussites techniques obtenues en 2012 dans le développement des programmes Aster, Meteor et Missile de croisière naval. De bons résultats que l’entreprise va devoir désormais traduire commercialement, malgré un environnement économique plus difficile que jamais, avec des budgets européens en berne et une concurrence exacerbée au niveau mondial. Pour préparer l’avenir, MBDA compte également sur le programme franco-britannique de missile anti-navire léger (ANL) et surtout sur le lancement du programme de missile moyenne portée (MMP) qui doit remplacer à terme le Milan.

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:55

Mindef

 

19.03.2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense globale

 

Le Livre blanc de la Défense et de la Sécurité se fait désirer. Promis pour début janvier, on ne l'attend plus que pour avril. Ce qui situe bien l'incertitude de l'époque même si les menaces n'ont pas radicalement changé depuis 2008. Entre les affres budgétaires à court terme, la précieuse position internationale de la France, à l'œuvre au Mali (photo AFP), la santé de son industrie et ses emplois, nos dirigeants jouent aux équilibristes sur une corde battue par le vent.

L'idée est de ne pas tomber, de conserver une cohérence d'ensemble tout en participant à l'effort national d'économies budgétaires. L'heure aux chiffrages mais aussi à la réflexion globale. Nouvelle doctrine, nouvelle structure, mutualisation européenne... Comme le dit souvent avec puissance le général (2S) Vincent Desportes : " Quelle place la France veut-elle tenir dans le monde ? Quelle est la place de la souveraineté ? "

 

Plusieurs axes sont à prendre en compte. Patricia Adam, présidente PS de la Commission de défense et des forces armées, dit avec force lorsque nous l'avions rencontrée en novembre : " La loi de programmation n'a jamais été respectée  (4,5 milliards de retard fin 2013) car on ne tient pas un langage de vérité. Dans les achats, il y a une sous-estimation des militaires, du ministère... La réalité financière est telle qu'on ne peut plus partir sur les mêmes bases. Il faudra nous conformer à ce que nous sommes capables de faire. " Le message est clair. Les états-majors sont avertis.

 

D'un point de vue plus général, la commission du Livre blanc et les hommes politiques qui l'entourent de près réfléchissent de façon réaliste en ces temps de crise. La volonté première est que les décisions, douloureuses, qui vont être prises, ne gâchent pas l'avenir. En clair, la recherche et le développement. Il y a une industrie et des emplois à protéger. C'est-à-dire 165 000 salariés directs, autant d'indirects pour un chiffre d'affaires global de 15 milliards d'euros. Des poids lourds comme EADS, Thales, Dassault Aviation, Safran, DCNS, MBDA, Nexter, Renault Trucks Defense auxquels il faut ajouter 4 000 PME. On imagine mal un gouvernement taper à bras raccourcis sur un secteur plutôt performant, solide à l'exportation, à une époque de chômage généralisé.

 

" Certains domaines en sommeil "


Patricia Adam reste résolue : " On peut mettre certains domaines en sommeil sans mettre en danger notre sécurité, notre autonomie. Je ne vous dirai pas lesquels." Attendons donc.

 

Parmi les certitudes, la permanence outre-mer (économie et stratégie), la cyberdéfense (peu coûteuse) ou le secteur des drones (qui ne vont pas sans la maîtrise du ciel...), dont la France a manqué le  coup d'envoi au début des années 2000, seront renforcés. Le renseignement, dans la foulée du Livre blanc de 2008, va aussi tirer son épingle du jeu. Mais quand on parle de défense, ces aspects sont infiniment parcellaires.

 

Prenons le bon exemple du programme Scorpion de rénovation de l'équipement de l'armée de terre, dont les militaires craignent l'ajournement ou le dépeçage. En théorie, les véhicules blindés multirôles (VBMR) devraient remplacer à partir de 2016 les VAB (véhicule de l'avant blindé), puis les engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) succéderaient à partir de 2019 aux blindés légers AMX 10 RC et ERC90 Sagaie. En outre, une première rénovation du char Leclerc serait réalisée, ainsi que les premières versions du système d'information et de combat de Scorpion (SICS).

 

Peut-on imaginer que les VAB, AMX10 RC et ERC90 vont durer encore vingt ans quand leur conception date des années 70 ? L'objectif initial est de constituer progressivement 18 GTIA (groupement tactique interarmés) Scorpion entre 2014 et 2020. C'est peut-être sur leur nombre que les décideurs réfléchissent. Sur la réduction du nombre de chars Leclerc (de 250 à une centaine ?), moins dans l'air du temps et des menaces d'aujourd'hui...

 

Une chose est sûre pour le général (2S) de corps aérien Thierry Delahaye, rencontré ce mardi 19 dans le cadre des conférences de la mission LEDS (Lille eurométropole défense et sécurité) : " Pour l'instant, le chef d'état-major des armées a toujours réussi à tirer le tapis pour continuer à couvrir l'ensemble du spectre. Il va finir par y avoir des trous. Il faudra faire des choix. " Fataliste, il ajoute : " L'outil militaire s'adapte. La question politique est de bien spécifier le rôle de la France, quel rôle veut-on jouer dans les crises du monde, est-on prêt à devenir un acteur parmi d'autres au sein des institutions internationales ? La grosse évolution, ce sera ça. "

 

Le nucléaire, le dogme français, montré du doigt


La question de la dissuasion nucléaire, dogme français rappelé intouchable par le président de la République, survient donc brutalement en cette ère d'économies radicales. Faut-il maintenir deux composantes ?

" Il est impensable de supprimer la première (les sous-marins) et la seconde, l'aérienne, est assez peu coûteuse. Mais le débat de la dissuasion reste dans la société. Et c'est bien qu'il existe ", nous rappelle Patricia Adam, Brestoise... L'ancien CEMA, le général (2S) Henri Bentegeat, n'est pas d'accord, " car les missiles balistiques sont moins précis que les missiles aéroportés, tels que l'ASMP/A. Or la précision est nécessaire pour dissuader au bon niveau une puissance régionale qui s'en prendrait à nos intérêts ". Nous voilà bien avancés.

 

Le général (2S) Delahaye estime, lui aussi, que les deux composantes sont complémentaires : " Un sous-marin, vous ne l'entendez pas, vous ne le voyez pas. Quand il tire, c'est fini. Un avion avec un ASM/P, vous voyez sa mise en œuvre, vous pouvez le faire décoller. Cette gesticulation est un message politique. Ce que ne permet pas un sous-marin. Un missile balistique a aussi une trajectoire prédictible. La trajectoire d'un avion de combat est imprévisible. Les deux composantes sont complémentaires. " Mais il ouvre une piste intéressante : " Le maintien de l'avance technologique coûte cher. Des questions se posent : si nous ne faisions qu'entretenir le matériel, garderait-on quand même un avantage technologique ? Pendant combien de temps ? Combien économiserait-on ? Pourrait-on récupérer notre avantage après le maintien d'une veille en recherche et développement ? "

 

SNLE Le Terrible apte au lancement du M51

 

Dans un budget global de 31,4 milliards d'euros en 2013, la part de la dissuasion nucléaire (ici un tir d'essai du missile M51, photo Marine nationale) représente 10 % du budget d’investissement mais près d'un quart du budget de la Défense si on prend en compte tous les équipements dédiés (il faut ajouter navires, sous-marins d’attaque, avions…). C'est là que le général (2S) Vincent Desportes s'emporte : " Mais sauvegarder la dissuasion en dégradant les moyens des forces conventionnelles, garde-t-il un sens ? On ne passe pas de l’inaction à l’apocalypse. Le tout ou rien ne fonctionne pas. Cela suppose donc de maintenir le conventionnel à un bon niveau. "

 

La Cour des Comptes a rappelé que le ministère de la Défense, premier acheteur de l'Etat, pourait, réaliser des économies importantes : " Une économie de 10 % par comparaison avec les coûts actuels, représentant de l'ordre de 300 millions d'euros, apparaît comme un objectif que le ministère de la Défense pourrait se fixer et que l'organisation actuelle ne permet pas d'atteindre. "

 

Réinventer la structure de défense ?


Parlons des hommes et des femmes quand la RGPP (révision générale des politiques publiques) a déjà fait baisser l'effectif militaire de 32 000 personnes (sur un objectif total de 54 000). S'il s'agit de faire des économies à tout crin, doit-on réinventer la structure de défense ?

 

Si la France avance sur cette voie, il paraît fatal de distinguer des forces projetables de très haut niveau, maintenant l'influence française en OPEX, et des forces plus en retrait, moins équipées, chargées de la sécurité du territoire. La réserve, qui n'a jamais été une priorité en France, peut aussi offrir des perspectives (tiens, sa journée nationale aura lieu le 4 avril). Oui, une armée à deux vitesses. Je vous entends hurler d'ici. Et vous n'avez pas tort. Ce serait une révolution à compléter par des mutualisations européennes sur des secteurs spécifiques... On le voit avec le transport aérien au Mali.

 

La nécessité économique risque d'accélérer le partage et le regroupement du secteur de la Défense. Le général (2S) Thierry Delahaye avoue que " deux cents chasseurs britanniques plus deux cents Rafale français, ça tient la route au niveau ambition ". Evidemment, " ce sera au prix d'une perte de souveraineté ". Si la France se lance dans une opération et a besoin d'une capacité détenue par des voisins amis, elle sera dépendante. Ce serait ballot d'avoir des paras mais pas les avions britons pour les larguer...

 

Au milieu de cet abyme de réflexions contradictoires, des voix politiques s'élèvent. La semaine dernière, la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat (hors EELV) a secoué le cocotier derrière son président PS, le Landais Jean-Louis Carrère. Selon lui, " le passage d'un effort de défense de 1,56 % en 2011 à 1,1 % en 2025, tel qu'il est envisagé, ne permettrait plus aux autorités de notre pays de maintenir le rôle de la France au niveau qui est le sien aujourd'hui. " Le déclassement diplomatique du pays est en jeu. Accessoirement un siège au Conseil de sécurité de l'ONU. Son influence militaire, que l'on constate avec intérêt aujourd'hui au Mali, ne se dément pas. Pour l'instant.

 

" Cette politique n'est pas semblable aux autres "

 

Ce 19 mars dans Le Figaro, le " présidentiable " François Fillon livre son opinion sans ambages. C'est toujours plus simple quand on se trouve dans l'opposition. Mais quand même, il rappelle que " cette politique n'est pas semblable aux autres. Nous parlons là de la sécurité de notre pays, de son indépendance, de sa capacité à peser sur les affaires du monde ".

 

On n'imagine pas un instant que le gouvernement en place oublie cette définition et se laisse submerger par les chiffres. " Je n'ai jamais accepté que la question financière dicte seule la réponse stratégique qu'exigent les menaces qui pèsent sur nous ", ajoute François Fillon, remuant le couteau dans la plaie.

 

François Hollande ne l'ignore évidemment pas. Il reprendra sans doute avec ses mots cette phrase de l'ancien Premier ministre UMP : " Des choix peuvent être faits et ils doivent être explicités à nos armées et aux Français car rien n'est pire qu'une politique de défense qui prétend tout faire sans en avoir les moyens. "

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 12:55

porte-avions-charles-de-gaulle

 

20 mars 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Un récent examen de la carène du porte-avions Charles-de-Gaulle, entré au bassin le 24 janvier dernier, a permis de déceler des fissures au niveau des safrans.

 

Référence : Var Matin

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 11:55

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/3194685698.jpg

 

20.03.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

L’avenir du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité va-t-il se jouer vendredi, lors du conseil de défense? François Hollande aura alors à choisir entre deux scénarios budgétaires qui détermineront les futures ambitions militaires et diplomatiques françaises. « Si le Président tranche vendredi et choisit de suivre le scénario de Bercy, il n’y aura plus qu’à mettre le Livre blanc à la poubelle et en récrire un nouveau », explique-t-on dans l’entourage de Jean-Yves le Drian.

 

Alors que le ministère de la Défense se résout à disposer d’une masse budgétaire de 32 milliards en 2020 (l’enveloppe actuelle est de 31,4), Bercy propose une enveloppe annuelle inférieure à 29 milliards d’euros. Ce « scénario Z » verrait le budget militaire amputé de 20 milliards d’euros entre 2014 et 2019.

 

armées2.jpgSi le ministère du Budget convainc le Président, il faudra adopter une nouvelle posture diplomatique et un modèle d’armée inédit, timorée pour la première et impotent pour le second. Une, voire deux, fonctions essentielles des Armées disparaîtront : la dissuasion ou la capacité de projection, « mais que mettra-t-on alors derrière notre parole diplomatique ? », la défense du territoire national ou les forces prépositionnées à l’étranger…

 

 « C’est notre souveraineté sécuritaire qui est en jeu, tout comme l’avenir de l’industrie de défense », avertit-on au cabinet de Jean-Yves Le Drian où l’on prédit la perte de 50 000 emplois civils sur 135 000 chez les équipementiers et prestataires de services. Les régions Aquitaine, Midi-Pyrénées, PACA et Bretagne seraient touchées de plein fouet (4 500 emplois seraient détruits sur 15 400 en Bretagne, par exemple).

 

Comment éviter un tel « scénario de rupture »? Comment défendre le « modèle Y » basé sur une option « 0 valeur » à laquelle se résignent les militaires et que défend leur ministre (ce qui signifiera, malgré tout, un format et des capacités réduites) ? Les arguments ne manquent pas : l’opération Serval démontre la nécessité des moyens de projection, l’utilité des forces prépositionnées et le besoin d’une armée de terre mieux équipée ; 66 % des Français pensent désormais qu’en dépit du besoin de réduction des déficits publics, le budget de la Défense doit être « maintenu ou augmenté », selon un Baromètre Ipsos de janvier (voir l'infographie ci-dessous)…

Mais des arguments, il en faudra peut-être d’autres pour réussir le « grand oral » de vendredi.

slide.jpg

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 10:45

Sénat RF

 

20 mars 2013 comptes-publics.fr

 

Mercredi 20 mars 2013, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat examine le projet de loi autorisant la ratification de la convention du Conseil de l’Europe relative au blanchiment, au dépistage, à la saisie et à la confiscation des produits du crime et au financement du terrorisme (9h30).

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 08:55

ALISTER 9 - Man portable AUV

 

19/3/2013 Jacques Marouani, ElectroniqueS

 

Ce "plan robotique" destiné à structurer et aider une filière identifiée comme levier de croissance et dans laquelle la France a pris du retard sur ses concurrents.

 

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, vient de lancer, à Lyon, un "plan robotique" destiné à structurer et aider une filière identifiée comme levier de croissance et dans laquelle la France a pris du retard sur ses concurrents. Ce plan, baptisé "France Robots initiatives", sera doté de 100 millions d'euros.

 

"La seule robotique de service devrait représenter un marché de 100 milliards d'euros en 2020 selon la commission européenne et ce marché devrait être multiplié par 30 en dix ans", a déclaré le ministre du Redressement productif.

 

"Il y a des centaines de milliers d'emplois à créer et j'ai bien l'intention qu'on les crée en France", a-t-il proclamé, convaincu que l'arrivée de robots dans les entreprises constitue une source de création d'emplois et non un danger.

 

Ce plan, présenté dans le cadre de la troisième édition du salon Innorobo, qui se positionne désormais comme le premier sommet international de la robotique de service, prévoit notamment de soutenir les fonds propres des PME qui souhaitent se développer.

 

"L'Etat rentrera à hauteur de 15 millions d'euros dans ce fond de 60 millions d'euros, par l'intermédiaire de la Caisse des Dépôts et Consignations", a précisé Arnaud Montebourg. "C'est un geste de solidarité à la filière, comme nous l'avons fait pour l'automobile et l'aéronautique".

 

"On compte seulement 34 000 robots industriels en France, contre 60 000 en Italie et 150 000 en Allemagne", a regretté Arnaud Montebourg.

 

Le gouvernement mobilisera 300 millions d'euros de prêts bonifiés destinés à financer les investissements des entreprises dans la robotisation de leurs chaines de production.

 

Afin de favoriser l'émergence de nouveaux marchés, l'Etat prévoit encore une série d'appels d'offres publics, à hauteur de 10 millions d'euros.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 17:59

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/le-jumbo-jubilee-en-rade-abri-de-la-base-navale-de-brest-portant-les-cmt-pegase-et-sagittaire-c-p.ghigou_marine-nationale/2232145-1-fre-FR/le-jumbo-jubilee-en-rade-abri-de-la-base-navale-de-brest-portant-les-cmt-pegase-et-sagittaire-c-p.ghigou_marine-nationale.jpg

 

19.03.2013 Marine Nationale

 

Le 19 mars 2013 à Brest, les deux chasseurs de mines tripartites (CMT) Sagittaire et Pégase de la Marine nationale, se déploient en océan indien à bord du Jumbo Jubilee, navire affrété spécialisé. Une première!

 

Cette projection stratégique constitue une première pour la Marine nationale. Au-delà de l’aspect technique qui est déjà en soi une opération hors normes ; ce nouveau mode de déploiement permet de tester de nouvelles capacités innovantes de rentabilisation.

 

Ainsi, les deux chasseurs de mines ont été levés par grues puis posés au fond d’un navire porteur, le Jumbo Jubilee, navire affrété de 145 mètres de long, possédant deux grues d’une capacité de 900 tonnes chacune. Cette opération très technique a demandé une vraie prouesse collective: équipages, SSF, Base navale de Brest et affréteur.

 

Les CMT, longs de 51.5 mètres et d’un déplacement de 546 tonnes (615 tonnes à pleine charge), ont une coque en matériaux composites. Bien que cette technique ait été utilisée auparavant pour transporter le sous-marin désarmé Ouessanten octobre 2011, le transport et le déploiement par affrété spécialisé de bâtiments en service actif est une véritable innovation.

 

L’intérêt de ce type de transport est d’optimiser et de déployer ces bâtiments loin des bases métropolitaines en optimisant le potentiel matériel et humain sur le transit pour se concentrer sur le cœur opérationnel de la mission : la chasse aux mines.

 

 

En appui de la fonction stratégique connaissance-anticipation, les deux CMT rallieront la zone de déploiement à bord de ce nouveau moyen de transport spécialisé dans le cadre du déploiement bisannuel d’un groupe de guerre des mines en Océan Indien. Le déploiement du groupe de guerre des mines 2013 permettra de réaliser des levés de fonds dans le golfe arabo-persique, d’assurer des missions de surveillance mais également de mener des actions de coopération avec les marines riveraines et d’approfondir l’interopérabilité avec nos alliés opérant dans la zone.

Ce déploiement s’inscrit également dans la continuité de l’entrainement interarmées multinational IMCMEX 2012 (USA, Japon, Pays Bas, Grande Bretagne et France) réalisé en septembre 2012 dans le Golfe Arabo-persique. Il  avait permis de déployer un officier d’état-major français sur le navire RFA Cardigan Bay (Royal Navy), et une équipe de 9 plongeurs-démineurs avec une infirmière hyperbariste à bord de l’USS Ponce (US Navy).

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:58

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130318-mali-breve-point-de-situation-du-18-mars/operation-des-gtia-4-et-tap-1/2230913-1-fre-FR/operation-des-gtia-4-et-tap-1.jpg

photo EMA

 

19/03/2013 Par Pierre Beylau - Le Point.fr

 

La guerre n'est pas un jeu vidéo. Elle exige de combattre l'ennemi au sol et de garder des capacités d'intervention rapide. Donc de ne pas massacrer le budget des armées.

 

La scène est surréaliste et bien éloignée des images de la guerre classique : dans une base du Nouveau-Mexique, des militaires américains, confortablement installés devant une batterie d'écrans, "traitent" à 10 000 kilomètres de distance des objectifs au Pakistan ou en Afghanistan. Les drones Predator équipés de missiles pulvérisent des "high value targets" (des cibles à haute valeur). En principe, des chefs talibans particulièrement dangereux et clairement identifiés, ou des groupes de combattants minutieusement repérés par des moyens ultrasophistiqués d'observation. Plusieurs centaines d'engins de ce type ont été tirés depuis une dizaine d'années, expédiant ad patres trois ou quatre mille ennemis et un nombre indéterminé de quidams innocents qui étaient au mauvais endroit au mauvais moment. On ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs. Et ce n'est pas trop grave - pense-t-on au Pentagone - si les "oeufs" appartiennent au camp d'en face.

 

Conséquence politique de ce mode opératoire : le président des États-Unis prend parfois une responsabilité directe dans la décision d'éliminer tel ou tel "terroriste". Les réunions se passent dans la "situation room" de la Maison-Blanche. Problème juridique délicat : il est arrivé que la cible soit un citoyen américain d'origine arabe passé à l'ennemi...

 

Autre lieu, autre scène : dans des éboulis volcaniques chauffés à blanc par un soleil dévorant, les légionnaires du 2e REP (régiment étranger de parachutistes) crapahutent dans des conditions très éprouvantes pour fouiller, cavité par cavité, l'Adrar de Thigharghar (nord du Mali). Ils bénéficient, eux aussi, de moyens d'observation modernes : satellites, avions-drones. Et, s'il le faut, d'appuis aériens. Mais au final, il faut aller débusquer l'ennemi dans les trous où il s'est réfugié, l'extirper "à la fourchette à escargot" selon l'expression consacrée.

 

La France n'est pas les Pays-Bas

 

La guerre du Mali apporte quelques enseignements qui ne manqueront pas de peser sur les décisions militaires et stratégiques de ces prochaines années. Premier enseignement : le rêve d'une guerre sans risque pour soi-même et qui s'apparenterait à un jeu vidéo est une chimère. Les Israéliens en ont fait l'expérience à leur détriment lors de l'expédition au Liban durant l'été 2006. Le général Dan Haloutz, premier aviateur à accéder aux fonctions de chef d'état-major de Tsahal, avait exagérément misé sur les frappes aériennes pour neutraliser le Hezbollah. Avant de devoir se résoudre à déclencher une opération terrestre très mal préparée. Un demi-échec militaire et un désastre politique pour Israël : Haloutz sera contraint à la démission. En Afghanistan, l'usage systématique des drones et des bombardements aériens a largement contribué à dresser la population contre les Américains.

 

Deuxième enseignement : il faut se garder, en ces temps de restriction budgétaire, de pratiquer des coupes claires dans les moyens et les effectifs de la Défense, et en particulier de l'armée de terre. Si la France veut conserver une capacité opérationnelle et ne pas être reléguée au rang des Pays-Bas ou du Danemark, il faut conserver un outil crédible. Troisième enseignement : il est indispensable de garder des bases militaires sur le continent africain. Pour des raisons militaires mais aussi politiques : elles contribuent à stabiliser un continent menacé par le séisme islamique et les démons de l'anarchie.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:56

 Mindef

 

18/03 LesEchos.fr (Reuters)

 

Le Livre blanc sur la défense attendu cette semaine annonce de fort mauvaises nouvelles pour l'effort militaire de la France et son industrie de l'armement.

 

Ce document ne comprend pas de données chiffrées mais inspirera la Loi de programmation militaire 2014-2019 que François Hollande doit présenter avant l'été. Et là, l'addition promet d'être salée.

 

Les sénateurs de tous bords, hormis les écologistes, ont déjà menacé de ne pas voter le texte si le budget annuel de la dépense passait, hypothèse probable, sous le seuil de 1,5% du PIB, soit environ 30 milliards d'euros annuels, son niveau actuel. (voir )

 

 

"La patrie est en danger", a déclaré Jean-Louis Carrère, président socialiste de la commission de défense de la haute assemblée, selon qui ce sentiment est partagé par les députés et les industriels du secteur.

 

Des scénarios alarmistes circulent déjà, avec des milliers de suppressions d'emploi, des programmes d'armement vitaux reportés ou supprimés et le risque de voir les capacités opérationnelles de l'armée française sérieusement entamées.

 

QU'EST-CE QUE LE LIVRE BLANC ?

 

Ce document pose les bases de la stratégie du pays en matière de défense et de sécurité nationale pour les prochaines années. Mais en l'absence de chiffres, il faudra lire entre les lignes.

 

ET LA LOI DE PROGRAMMATION MILITAIRE ?

 

C'est un projet de budget pluriannuel, en l'occurrence sur cinq ans, pour tenir compte des spécificités de la défense, qui nécessite un étalement des efforts financiers, notamment parce qu'elle repose sur des programmes d'armement longs et coûteux.

 

QUE DOIT REDOUTER LA DÉFENSE ?

 

Selon Jean-Louis Carrère, le ministère des Finances travaille sur plusieurs scénarios, tous rigoureux, le pire prévoyant de faire passer le budget de la défense à 1,1% du PIB en 2025.

 

Une telle hypothèse "ne permettrait plus aux autorités de notre pays de maintenir le rôle de la France au niveau qui est le sien aujourd'hui", estime le sénateur des Landes.

 

"Sans une diplomatie appuyée sur un outil militaire bien dimensionné, l'influence de la France et sa capacité à défendre sa place, ses intérêts et ses ressortissants connaîtraient un déclassement très significatif", ajoute-t-il.

 

La France pourrait ainsi se trouver dans l'incapacité, à l'avenir, de mener seule des opérations comme celle qu'elle conduit au Mali, avec 4.000 hommes sur le terrain.

 

Puissance nucléaire et membre permanent du Conseil de sécurité de l'Onu, elle est déjà sous le seuil minimal de 2% du PIB nécessaire, selon l'Otan, à un pays pour assurer sa part de l'effort de défense commun.

 

TOUTES LES ARMES SONT-ELLES CONCERNÉES ?

 

Si les trois armes sont touchées, c'est dans l'armée de terre que les craintes sont les plus profondes, parce qu'elle est la plus affectée par les réductions de personnels et la disparition de sites. ( )

 

L'actuelle Loi de programmation prévoit notamment la suppression de près de 50.000 emplois civils et militaires entre 2009 et 2014, dont 25.000 pour la seule armée de terre.

 

L'objectif est de ramener l'effectif global des armées de 271.000 civils et militaires en 2008 à 225.000 en 2014-2015, essentiellement par des départs à la retraite.

 

Malgré ces efforts, l'objectif d'économies prévu par la Loi de programmation devrait être manqué de plus de quatre milliards d'euros fin 2013, estime la Cour des comptes. Celle-ci déplore notamment, en dépit de la réduction des effectifs, une augmentation de la masse salariale et réclame une meilleure gestion en la matière. ( )

 

OÙ VA-T-ON COUPER ?

 

Pas question de toucher à la dissuasion nucléaire, d'un coût annuel estimé à 3,5 milliards d'euros par an, a dit François Hollande. Il va donc falloir trancher dans le vif en réduisant encore les effectifs, en rognant sur les coûts de préparation des troupes et sur les programmes d'armement.

 

Si Jean Guisnel, grand spécialiste des questions de défense, évoque sur le site du Point un "scénario noir" avec la vente du porte-avions Charles de Gaulle, navire amiral de la flotte française, la suppression de 30 régiments, l'arrêt des chaînes de l'avion de combat Rafale et l'abandon de l'avion de transport A400M, les experts du secteur sont moins pessimistes.

 

L'armée de terre risque donc une nouvelle fois de payer le prix fort, avec l'abandon possible d'un ambitieux programme de modernisation de ses blindés baptisé Scorpion. ( )

 

QUELLES CONSÉQUENCES POUR L'INDUSTRIE ?

 

Le secteur de l'armement en France, numéro deux en Europe derrière le Royaume-Uni, représente plus de 165.000 emplois directs et indirects et génère environ 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires par an, dont un tiers à l'exportation. La France est le quatrième exportateur mondial d'armements.

 

Les principaux groupes français de la défense ont écrit la semaine dernière au président de la République et chef des armées pour le mettre en garde contre le risque de coupes dans les budgets d'un secteur créateur d'emplois et exportateur.

 

"Notre message particulier est que nous pensons que l'industrie de défense contribue fortement, non seulement à la défense, mais aussi de manière générale à l'économie du pays", a confié jeudi à des journalistes le nouveau PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier.

 

Selon lui des "pans entiers" de l'industrie de défense risquent de s'effondrer. "On ne pourra pas redémarrer après."

 

LES EFFORTS DE TROP ?

 

Effectifs laminés, crédits rognés, casernes fermées : l'armée en France a déjà beaucoup souffert ces dernières années.

 

S'il n'est pas courant de parler pour l'armée de plan social, il s'agit bien d'un problème comparable aux restructurations dans l'industrie civile, avec une mutation dictée par le climat économique.

 

Traditionnelle variable d'ajustement, le budget militaire, ne cesse de se réduire au point que, selon la Cour des comptes, l'armée n'a déjà plus les moyens d'assurer convenablement certaines de ses missions.

 

"Non seulement la défense n'est pas une priorité mais, à l'heure où des économies sont recherchées partout, elle est clairement dans le collimateur parce qu'il est facile de tailler dans son budget", résume un ancien haut responsable militaire français.

 

EST-CE LE BON MOMENT POUR RÉDUIRE LA VOILURE ?

 

Le Livre blanc va paraître alors que l'armée française s'illustre au Mali, où elle vient de prouver sa capacité à intervenir seule, en premier, sur un théâtre d'opérations.

 

Le contexte géopolitique est tendu avec les conséquences des "printemps arabes" et une Afrique du Nord instable, notamment la zone du Sahel. S'y ajoutent la course aux armements des pays émergents et la perspective pour certains, notamment l'Iran, de posséder à court terme l'arme nucléaire. Le tout au moment où les Etats-Unis se détournent de leur rôle traditionnel de protecteur de l'Europe pour se concentrer sur l'Asie.

 

Si l'opération au Mali est un succès, elle n'en a pas moins mis en évidence certaines lacunes de l'armée française, qui manque en particulier de moyens de ravitaillement en vol et d'avions de surveillance sans pilote (drones). Si les trajectoires budgétaires annoncées sont poursuivies, ces manques seront difficiles à combler.

 

"Si on laisse faire Bercy, dans 20 ans, il n'y a plus de défense en France," redoute un sénateur UMP.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:55

Indus def FR

 

18.03.2013 LesEchos.fr

 

Les sept grands groupes de la défense sont concernés au premier chef par le Livre blanc qui définit les orientations de la France en matière de défense et de sécurité nationale pour les prochaines années et dont la publication est attendue cette semaine. Voici une brève description de chacun d'eux :

 

Un soldat du 1er RI, équipés du système FÉLIN sur le ch

 

SAFRAN Equipementier pour l'aéronautique, la sécurité et la défense, issu de la fusion de Snecma et Sagem en 2005. Actionnariat : Etat français (30,2%), salariés (15,4%), flottant 54,1%. Chiffre d'affaires 2012 : 13,56 milliards d'euros. Capitalisation boursière au 18 mars : 14,9 milliards d'euros (entré au CAC-40 en 2011). Effectifs : 62.500 collaborateurs, dont 38.000 en France. Principales activités dans la défense : systèmes de navigation, d'optronique (technologie facilitant la vision nocturne, d'avionique (équipements électroniques d'un avion) et logiciels critiques pour les sous-marins, les navires, les avions et les soldats. Signe particulier : la défense ne représente que 10% de son chiffre d'affaires en tant que telle mais son activité de motoriste et d'équipementier l'amène à être présent sur certains programmes militaires phares comme le Rafale et l'avion de transport militaire A400M.

 

Thales source usine nouvelle

 

THALES Equipementier pour l'aéronautique, la défense et la sécurité (ex-Thomson CSF). Actionnariat : Etat français (27%), Dassault Aviation (26%), flottant 47% (dont 3% pour les salariés). Chiffre d'affaires 2012 : 14,16 milliards d'euros. Capitalisation boursière au 18 mars : 6,7 milliards d'euros. Effectifs fin 2011 : 67.000 personnes dont 36.000 en France. Principales activités dans la défense : radars, communications sécurisées, drones, systèmes d'électronique de missiles. Signes particuliers : détient 35% de DCNS, a été pressenti par le gouvernement Sarkozy pour entrer au capital de Nexter, un dossier gelé depuis la présidentielle.

 

le-premier-vol-du-demonstrateur-neuron - Rafale photo Dassa

 

DASSAULT AVIATION Avionneur, constructeur des avions de combat Rafale et Mirage 2000. Actionnariat : Groupe industriel Marcel Dassault (50,55%), EADS (46,3%), flottant 3,1%. Chiffre d'affaires 2012 : 3,94 milliards d'euros, dont près des trois quarts de son activité dans l'aviation d'affaires avec la gamme Falcon. Capitalisation boursière au 18 mars : 9,1 milliards d'euros. Effectifs au 31 décembre 2012 : 11.490 personnes dont 2.500 dans le monde. Signes particulier : premier actionnaire industriel de Thales.

 

First production Airbus Military A400M in French Air Force

 

EADS Maison-mère d'Airbus Military et de Cassidian (pôle défense et sécurité). Groupe créé en 2000 à partir d'Aérospatiale Matra, l'allemand Dasa (hors activités de moteurs MTU ) et l'espagnol Casa. Actionnariat d'EADS prévu à l'issue l'assemblée générale extraordinaire du 27 mars : Etat français (12%), Etat allemand (12%), Etat espagnol (4%), flottant 72% (Les deux actionnaires industriels actuels, Lagardère et Daimler, devraient vendre leurs participations restantes en 2013). Chiffre d'affaires 2012 : 56,48 milliards, dont 2,13 milliards pour Airbus Military, 5,74 milliards pour Cassidian. Eurocopter réalise près de la moitié de son C.A. dans la défense et Astrium (spatial) un tiers, soit un total d'environ cinq milliards à deux. Capitalisation boursière d'EADS au 18 mars : 34,8 milliards d'euros. Effectifs au 31 décembre 2012 : 140.000, dont 54.000 en France Principaux produits dans la défense: participation dans le constructeur de missiles MBDA, hélicoptères NH90 (transport de troupes) et Tigre (combat) d'Eurofighter, avion de transport militaire A400M d'Airbus, drones Harfang, systèmes de défense antimissile d'Astrium. Signe particulier : l'avion de combat Eurofighter (coentreprise entre EADS, BAE Systems et Finmeccanica), affronte le Rafale et le Gripen du suédois Saab dans les appels d'offres à travers le monde.

 

VBCI - French Army in Afghanistan with flexible wire cage R

 

NEXTER Groupe d'armement terrestre, ex-Giat Industries. Actionnariat : Etat français (100%). Chiffre d'affaires 2012 : 742 millions d'euros. Effectifs au 31 décembre 2012 : 2.742 personnes. Principaux produits : char Leclerc, VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie), blindé Aravis, systèmes d'artillerie Caesar, munitions. Signe particulier : a pour principal concurrent en France Renault Trucks Defense (groupe Volvo ), qui a racheté en 2012 le fabricant de blindés légers Panhard.

 

FREMM frigate Aquitaine Nov 2011 (Photo DCNS)

 

DCNS Constructeur naval militaire, ex-DCN (Direction des chantiers navals). Actionnariat : Etat français (64%), Thales (35%), salariés (1%). Chiffre d'affaires : 2,6 milliards d'euros en 2011. Effectifs : 13.200 personnes fin 2012, dont 500 hors de France. Principaux produits : sous-marin conventionnel, sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE), sous-marin nucléaire d'attaque (SNA), frégates multimission Fremm, porte-avions Mistral. Signe particulier : cherche un relais de croissance dans les énergies marines renouvelables et vient de prendre le contrôle de la société irlandaise OpenHydro.

 

Vue-d-artiste-d-un-Scalp-Naval-tire-d-une-FREMM-credits-M.jpg

 

MBDA Fabricant de missiles, issu de la fusion en 2001 de groupes français, italien et britannique. Coentreprise entre EADS (37,5%), le britannique BAE Systems (37,5%) et l'italien Finmeccanica (25%). Chiffre d'affaires : trois milliards d'euros en 2011. Effectifs au 31 décembre 2012 : 10.000, dont 4.500 en France. Principaux produits : missile air-air Meteor (regroupant six pays), missile de croisière Storm Shadow/Scalp, systèmes de défense aérienne basé sur les missiles Aster, missiles antichar Milan.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/clip-l-armee-de-terre-se-prepare-aujourd-hui-aux-engagements-de-demain/2231162-1-fre-FR/clip-l-armee-de-terre-se-prepare-aujourd-hui-aux-engagements-de-demain.jpg

 

19/03/2013 Armée de Terre

 

Découvrez le nouveau clip de l’armée de Terre. « S’entraîner », « se déployer », « s’engager...pour les autres » rythment cette présentation de l’armée de Terre en images.

 


 

La vocation ultime de l'armée de Terre est l’engagement opérationnel au cœur des populations, au service des français pour résoudre les crises. Le nouveau clip de l’armée de Terre vous présente toutes les facettes de notre engagement

 

Forte d’une très riche expérience acquise sur les différents théâtres d’opérations extérieurs (Afghanistan, Lybie, Mali…) comme intérieurs depuis de nombreuses années, Affutée par un entraînement quotidien et varié, elle est prête à remplir son contrat opérationnel en tout temps et en tous lieux !

 

Préparation rigoureuse, réactivité et disponibilité sont les piliers fondateurs de cette réussite.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:55

CIDEF

 

18.03.2013 Alain Ruello, Les Echos

 

Pour le Cidef, la réforme des règles Itar ne jouera qu'à sens unique en favorisant l'industrie américaine.

 

Dire que les industriels français de l'armement observent avec inquiétude les projets d'assouplissement des règles Itar relève de l'euphémisme. Pour Christian Mons, le président du Conseil des industries de défense, le Cidef, tout cela n'a qu'un et un seul but : favoriser les exportations américaines, à un moment où le budget du Pentagone baisse. « Et il ne faut pas en attendre une plus grande ouverture du marché outre-Atlantique », ajoute-t-il.

 

La confédération professionnelle, qui coiffe le Gifas (aéronautique et espace), le Gicat (armement terrestre), le Gican (naval) et le Comité Richelieu (PME), suit le sujet de près. Le problème des règles Itar n'est pas tant celui de la nécessaire autorisation pour pouvoir acheter une technologie américaine. Elles finissent en général par être accordées, même s'il faut patienter. L'exemple des blindés de montagne VHM est parlant : faute de feu vert dans les temps, Panhard a dû monter des alternateurs français sur les premiers exemplaires livrés à l'armée de terre, pour les remplacer ensuite par le modèle américain retenu à l'origine.

 

Concurrence de plus en plus agressive

 

Vu d'un industriel français, le pire avec Itar, c'est la fameuse clause de destination finale qui peut l'empêcher d'exporter son matériel, dès lors que ce matériel comporte un composant américain jugé sensible. En assouplissant cette règle dans 36 pays, dont ceux de l'Union européenne, Washington rend ses industriels plus attractifs.

 

Plus globalement, le Cidef s'attend à une concurrence de plus en plus agressive ailleurs dans le monde. Lors de l'édition 2011 du Salon Idex d'Abu Dhabi, on comptait une petite centaine d'exposants américains. Ils étaient le double cette année, note le président du Cidef.

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-dossiers/dossier-travailler-avec-les-allies/allies-union-fait-la-force-1/2230337-1-fre-FR/allies-union-fait-la-force-1.jpg

 

18/03/2013 17:38 LTN M. Simonnot-Virbel/TIM Armée de Terre

 

À l’heure où tous les conflits ont des incidences internationales, l’armée de Terre doit tisser en permanence des liens avec les armées des pays alliés et partenaires de la France. Un art délicat où les priorités diplomatiques se traduisent en termes politico-militaires. Le but : profiter du temps de paix pour apprendre à se connaître et partager les savoir-faire et les savoir-être.

 

En 2013, dans un contexte économique fragilisé par la crise, les pays sont rarement capables d’assumer seuls la ressource matérielle, financière et humaine d’une intervention militaire. De plus en plus, les forces armées doivent intervenir dans le cadre d’accords internationaux permettant une complémentarité des moyens engagés. Mais devenir complémentaires ne s’improvise pas. Avant de travailler avec une armée étrangère, il est primordial de connaître son partenaire, de se comprendre mutuellement et de savoir dialoguer. « C’est même fondamental, insiste le colonel Christian Herrou, chef de la cellule de coopération bilatérale (CCB) de l’État-major de l’armée de Terre (EMAT). Il faut se connaître parfaitement, de manière à ce que le jour où une opération est déclenchée, chacun ait à l’esprit les atouts et faiblesses de l’autre pour s’appuyer mutuellement. » Car derrière les décisions politiques validées par un conseil de sécurité, chaque militaire peut se poser la question suivante : qui est mon allié ? Est-il fiable ? Comment travaille-t-il ? Cette confrontation de nos savoir-faire doit être anticipée pour gagner en efficacité. « Le pire en matière de relations internationales, ce sont les malentendus, poursuit le colonel Herrou. Or, en opérations, on ne peut pas se satisfaire d’à peu près. »

Travail binational

Alors, comment rendre compatibles nos modes de fonctionnement et nos équipements ? C’est là notamment tout l’enjeu de l’interopérabilité, qui contribue à la réussite d’un engagement en commun. « Tout ceci est progressif, explique le lieutenant-colonel Jean-Philippe Berque, chef adjoint de la CCB. Après avoir identifié deux unités compatibles, on peut commencer par des échanges d’observateurs puis d’expertise, pour ensuite organiser des exercices à différents niveaux. Le but final est de participer, aux côtés de partenaires, à un mandat en commun. » Un processus déjà en cours et qui se concrétise actuellement avec plusieurs nations. La plus ancienne illustration du travail binational est la brigade franco-allemande, un modèle de coopération solide et structurée depuis plus de 20 ans.

Depuis deux ans, les forces terrestres françaises intensifient leurs entraînements avec leurs homologues britanniques pour former une force expéditionnaire conjointe de circonstance, opérationnelle d’ici 2016. Toujours dans le cadre de la connaissance mutuelle, la coopération avec les US Marines et l’US Army est constante.

Du côté italien, un état-major binational non permanent de brigade alpine sera constitué à l’horizon 2014. Enfin, dans le domaine de l’aéromobilité, les pilotes et les mécaniciens espagnols sont formés dans les écoles franco-allemandes du Tigre (EFA-Tigre) au Cannet-des-Maures et à Fassberg.

Plans de coopération

La CCB est le bureau de l’EMAT qui décline pour l’armée de Terre, les grandes directives de l’État-major des armées applicables en matière de coopération avec les principales armées partenaires. La CCB a donc un rôle de facilitateur. Elle retranscrit, après dialogue avec les grands commandements, les orientations en matière de relations internationales. Cela aboutit à des plans de coopération, sortes de « feuilles de route » qui établissent les programmes des activités menées avec les autres pays et dont les forces et les écoles sont les acteurs fondamentaux. Par le biais d’exercices (bilatéraux, parfois multinationaux), de visites, de stages et d’échanges de retours d’expérience (RETEX), elles pourront consolider les liens nés pendant la phase plutôt dense d’opérations extérieures de ces 15 dernières années. C’est par ce contact permanent avec ses voisins et partenaires que l’armée de Terre française conservera son envergure internationale. Pas question de perdre les bonnes pratiques, car la finalité demeure toujours la même : se préparer aux opérations de demain.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-dossiers/dossier-travailler-avec-les-allies/allies-union-fait-la-force-2/2230347-1-fre-FR/allies-union-fait-la-force-2.jpg

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-mars-2013/portes-par-les-officiers-et-les-sous-officiers-superieurs-de-l-armee-de-l-air-le-poignard-symbolise-les-fonctions-de-commandement-et-d-encadrement/2229673-1-fre-FR/portes-par-les-officiers-et-les-sous-officiers-superieurs-de-l-armee-de-l-air-le-poignard-symbolise-les-fonctions-de-commandement-et-d-encadrement.jpg

Portés par les officiers et les sous-officiers supérieurs de l'armée de l'air, le poignard

symbolise les fonctions de commandement et d'encadrement

 

18/03/2013 Armée de l'air

 

Une cérémonie de remise de poignards s’est déroulée, le jeudi 07 mars 2013, dans la salle des marbres du bâtiment Guynemer, centre névralgique des écoles d’officiers de l’armée de l’air (EOAA) sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-mars-2013/ceremonie-de-remise-de-poignards-dans-la-salle-des-marbres-du-batiment-guynemer/2229644-1-fre-FR/ceremonie-de-remise-de-poignards-dans-la-salle-des-marbres-du-batiment-guynemer.jpg

Cérémonie de remise de poignards dans la salle des marbres du bâtiment Guynemer

 

Au cours de ce moment solennel, le poignard, symbole de commandement, a été remis aux 22 élèves de la promotion officiers sous contrat (OSC) 2012-47, issus d’horizons divers et âgés en moyenne de 26 ans, en présence des cadres du cours spécial de formation des officiers (CSFO)

 

La remise du poignard est une étape fondatrice dans la carrière d'un officier. Elle symbolise son entrée dans le corps des officiers et son aptitude à commander. Pour les OSC, elle achève la période de formation militaire générale de l’officier durant laquelle les élèves ont pu s’aguerrir lors d’épreuves militaires et sportives, tout comme acquérir les connaissances indispensables à un premier poste d’encadrement dans l’armée de l’air.

 

Toute l'actualité des écoles d'officiers de l'armée de l'air est à suivre sur le site

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/hommage-au-caporal-chef-abel-chennouf-et-au-caporal-mohamed-legouad/2227262-1-fre-FR/hommage-au-caporal-chef-abel-chennouf-et-au-caporal-mohamed-legouad.jpg

 

15.03.2013 DICoD

 

Le ministre de la Défense a remis, le 15 mars 2013 à Montauban, les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume au caporal-chef Abel Chennouf et au caporal Mohamed Legouad.


Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu le 15 mars 2013 à Montauban, au 17e régiment du génie parachutiste (17e RGP), pour rendre hommage, un an après les faits, au caporal-chef Abel Chennouf et au caporal Mohamed Legouad, assassinés par Mohammed Merah. Le 4 mars dernier, le ministre avait remis la médaille militaire à l’hôpital Percy au caporal-chef Loïc Liber, grièvement blessé le jour de cette attaque.

 

Le ministre de la Défense a rappelé ce matin aux militaires du 17e  RGP que « La mort fait partie de l’horizon de nos soldats, qui savent la regarder en face, parce qu’elle fait partie de leur engagement. Mais cette mort que vos camarades ont trouvée, ils n’étaient pas préparés à sa lâcheté, sa cruauté. Personne n’y était préparé. »

Avant de remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume au caporal-chef Abel Chennouf et au caporal Mohamed Legouad en présence de leurs familles, Jean-Yves Le Drian a souligné que, devant le caractère inédit de ce drame, une loi avait été votée le 27 novembre dernier portant création de la mention « Mort pour le service de la Nation ».

 

Le 11 mars, à Toulouse, le ministre de la Défense avait remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume à l’adjudant Imad Ibn Ziaten, première victime de Mohamed Merah le 11 mars 2012.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 23:06

porte-avions-charles-de-gaulle

Dans le cadre d'un plan budgétaire draconien qui toucherait

le ministère de la Défense, la vente du porte-avions

3Le Charles-de-Gaulle serait envisagée par l'Etat.

 

18.03.2013 leparisien.fr

 

Un plan budgétaire draconien serait en préparation au ministère de la Défense, où la vente du porte-avions nucléaire Charles de Gaulle pourrait être envisagée par l'Etat, selon l'hebdomadaire Le Point.

 

Vendredi, au d'un conseil de défense, Francois Hollande, chef des armées, doit annoncer ses choix financiers, dans le cadre de la future loi de programmation militaire, avant de les préciser le 26 mars. La publication du livre blanc sur la défense, qui définit une perspective stratégique globale, interviendra quelques semaines plus tard. Avec la crise et une croissance quasiment nulle, le maintien de l'effort de défense actuel (1,56 % du produit intérieur brut en 2013, pour un budget de 31 milliard d'euros) ne pourra visiblement pas être maintenu, souligne Le Point.

Des milliers d'emplois menacés dans l'armée et l'industrie

Jean-Yves le Drian, le ministre de la Défense, a toujours dit que la défense serait touchée en proportion des efforts consentis par les autres ministères, mais pas davantage. Sinon qu'aujourd'hui, les deux projections préparées pour le conseil de défense s'avèrent catastrophiques pour les armées.

Selon le Point, la première hypothèse table sur la perte de 30 000 emplois dans les armées et de 15 000 autres dans l'industrie de défense. Dans ce schéma, toutes les armées perdraient des plumes, mais d'abord l'armée de terre qui verrait disparaître sa capacité de projection.

La deuxième hypothèse est encore plus terrible avec la suppression de 50 000 emplois dans les armées et d'autant dans l'industrie de la défense. Dans cette éventualité, on évoque la «mise sous cocon» du porte-avions Charles De Gaulle, ou sa vente au Brésil ou à l'Inde. On envisage également de dissoudre une trentaine de régiments, d'arrêter les chaînes du rafale, les programmes Scorpion des nouveaux blindés de l'armée de terre ou les commandes d'hélicoptères NH-90 et Tigre. Ces choix budgétaires rameneraient d'ici quelques années le budget de la défense d'environ 30 milliards à 20 milliards.

Le Point affirme qu'en l'état, ces deux hypothèses sont jugées inacceptables par le ministère de la Défense.

Le débat sur la dissuasion nucléaire relancé

Les contraintes budgétaires auxquelles les armées sont confrontées relancent la réflexion sur la force de dissuasion nucléaire, dont le coût d'environ 3,5 milliards d'euros par an menace la cohérence d'ensemble de la défense française. L'arme nucléaire ou les forces conventionnelles ? Taboue depuis des décennies, la question refait surface à l'occasion des discussions sur le Livre blanc qui doit définir les nouvelles priorités stratégiques de la France.

A son arrivée à l'Elysée, François Hollande s'est engagé à maintenir la force de dissuasion dans ses deux composantes, sous-marine et aéroportée. Mais en période de crise, les militaires s'inquiètent de son poids sur le budget de la défense, au regard des autres dépenses d'équipement des armées.

«La dissuasion nucléaire représente aujourd'hui environ 20% des crédits d'investissement en matière de défense. Mais, dans l'éventualité d'une diminution du budget de la défense, notamment en matière de dépenses d'investissement, cette proportion pourrait augmenter pour atteindre 25 à 30%», fait valoir le général Henri Bentégeat, ancien chef d'état-major des armées. «Un tel poids de la dissuasion au sein de notre effort de défense est-il supportable ? Ne risque-t-il pas d'avoir un -effet d'éviction- insupportable sur l'équipement des forces classiques ? C'est un vrai sujet», interroge-t-il.

Et parmi les forces conventionnelles - armée de terre, marine, aviation -, les forces terrestres sont les plus menacées de coupes drastiques.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 22:32

http://www.supplychainmagazine.fr/2013-3-18_8-22/Ortems-Helicoptere2.jpg

 

18.03.2013 supplychainmagazine.fr

 

Eurocopter et Ortems ont conclu un accord stratégique couvrant à la fois la planification des activités de fabrication et de maintenance (MRO). La Solution Agile Manufacturing couvrira la planification stratégique, les plans directeurs de production, la planification opérationnelle pour les activités d'assemblage, de production des pièces élémentaires ainsi que le lissage des plans d'approvisionnements, la maintenance et la réparation des appareils (MRO), équipements et composants. L'éditeur propose une solution collaborative adressant les horizons long terme (PIC), moyen terme (PDP) et court terme (Ordonnancement), avec des fonctions avancées d'optimisation au travers de moteurs de lissage de charge et d'ordonnancement détaillé, une interface graphique interactive offrant des fonctions étendues de simulation et d'aide à la décision dans un mode collaboratif. René Desvignes PDG d'Ortems déclare « Nous nous réjouissons de ce partenariat qui vient conforter notre positionnement verticalisé dans les activités du Complex Manufacturing pour lesquelles nos solutions apportent une valeur ajoutée dans la planification stratégique et la planification opérationnelle ». JPG

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 12:55

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/00/4229142717.jpg

 

15.03.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Les armées ont acheté, à la société PGM Précision, des fusils PGM (de type non spécifié et dont le nombre n'est pas précisé) et leurs accessoires, pour une valeur de 2 090 301 €. Le marché a été attribué le 12 décembre mais l'avis n'est passé au Boamp que le 7 mars.

 

Cet achat s'est fait au terme d'une procédure négociée sans publication préalable d'un avis de marché au JOUE puisque "le marché est passé uniquement à des fins de recherche, d'expérimentation, d'étude ou de développement". L'avis fait référence à une "urgence impérieuse résultant d'événements imprévisibles pour l'entité adjudicatrice".

Ces équipements, sur lesquels le fabricant ne tient pas à s'exprimer, devraient prendre la route de Lorient. Mais ni la SIMMT ni PGM n'ont accepté de fournir des précisions sur ce marché.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 12:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-au-fil-de-l-eau/2013mtln023_014_001_011_sm_sebastien_chenal/2226690-1-fre-FR/2013mtln023_014_001_011_sm_sebastien_chenal.jpg

photo SM Sebastien Chenal

 

15/03/2013 Marine nationale

 

Peu de temps après avoir passé le cap des 3 000 heures de vol, le BPC Tonnerre a réalisé, mercredi 13 mars 2013, son 15.000ème appontage sur la piste du pont d’envol du porte-hélicoptères.

 

Le bâtiment de projection et de commandement ayant été admis en service actif en 2007, cela représente environ 52 appontages par semaine, soit 7 par jour. À noter que ces chiffres sont une moyenne puisque l’activité sur le pont d’envol connaît des pics opérationnels, comme ce fut le cas durant l’opération Harmattan, au large de la Libye.

 

Ce chiffre symbolique des 15.000 appontages a été atteint alors que le groupe amphibie, articulé autour du BPC Tonnerre et de sa frégate d’escorte Georges Leygues, fait route vers la Méditerranée. Parti le 6 mars dernier de Brest pour la mission Jeanne d’Arc 2013, le groupe, qui intègre notamment deux cents légionnaires et un détachement de l’aviation légère de l’armée de terre, s’apprête à mener plusieurs manœuvres interarmées et interalliées en Méditerranée. Il rejoindra ensuite l’opération Atalante dans quelques semaines, puis poursuivra jusqu’en mer de Chine pour des activités de coopération régionale.

 

 Aux missions opérationnelles ordonnées au groupe amphibie, vient s’ajouter la mission de formation des cent-trente-trois officiers-élèves, embarqués pour leur période d’application à la mer.

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 08:57

Mindef

 

15/03/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Selon nos informations, l'Elysée pencherait pour un seuil symbolique de 30 milliards d'euros de dépenses militaires par an tout au long de la prochaine Loi de programmation militaire (2014-2018). Soit 1,5 % du PIB. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, cherche à obtenir des recettes exceptionnelles générées par la cession de participations dans l'industrie de défense pour compléter son budget.

 

Selon nos informations, l'Elysée pencherait pour un seuil symbolique de 30 milliards d'euros de dépenses militaires par an tout au long de la prochaine Loi de programmation militaire (2014-2018). Soit 1,5 % du PIB. Ce qui serait un moindre mal tant les échos de ces dernières semaines étaient très, très pessimistes pour le budget de la défense, tel que le voulait Bercy, c'est-à-dire au plancher des vaches. La baisse serait toutefois de 4 % pour descendre de 1,56 % du PIB à 1,5 %, comme l'a rappelé mercredi le président socialiste de la commission des affaires étrangères et de la défense au Sénat, Jean-Louis Carrère. Soit une perte sèche pour les militaires de 1,2 milliard d'euros. Reste à savoir si ces 30 milliards d'euros seront atteints avec ou sans recettes exceptionnelles. Les sénateurs préconisent d'abonder le budget de la défense des produits de cessions de participations dans des groupes de défense publics et privés (soit 12 milliards au total, selon le sénateur UMP Jacques Gautier).

 

C'est donc lors du prochain conseil de défense, qui doit se tenir selon des sources concordantes le 19 mars, que le président François Hollande devrait trancher entre Bercy et le ministère de la Défense, qui défend logiquement des coupes modérées dans son budget. Jean-Yves Le Drian estime que "la défense doit contribuer au redressement des comptes publics, ni plus, ni moins". Et ne pas être une variable d'ajustement comme certains au gouvernement le souhaitent. Le ministre de la Défense cherche ainsi à obtenir, selon nos informations, une variante de la trajectoire dite "Y", - la trajectoire la plus modérée mais qui conduit toutefois à des sacrifices (pertes nettes d'emplois) dans l'industrie de défense - plus 1 milliard d'euros de ressources exceptionnelles. Et le ministre a reçu dans son combat l'appui de l'Agence des participations de l'Etat (APE), très inquiète d'une éventuelle casse industrielle. Selon nos informations, l'APE a même monté un dossier, qui aboutit au même conclusion que celui de la Délégation générale de l'armement (DGA) : si on descend en dessous de la trajectoire « Y », plusieurs dizaine de milliers d'emplois seront détruits. L'APE serait donc "partante pour vendre des participations dans des entreprises de défense pour apporter ces fameuses recettes exceptionnelles", explique-t-on à La Tribune. Bercy devra trouver d'autres économies. Mais comme le rappelle l'ancien chef d'état-major des armées (2006-2010), le général Jean-Louis Georgelin, "la dépense publique, en France, représente 56 % du PIB. Quand on enlève 1,5 % pour la défense, il reste 54,5 %. Sans doute y a-t-il, dans cette masse, des marges de manoeuvre à explorer"  (voir schémas de l'INSEE).

 

Un deuxième conseil de défense ?


C'est donc l'heure des arbitrages. François Hollande devrait défendre une ligne modérée lors du prochain conseil de défense, qui réunira le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, les ministres de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de l'Intérieur, Manuel Valls, de l'Économie, Pierre Moscovici, du Budget, Jérôme Cahuzac, et des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Le chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, dont on murmure son maintien jusqu'en 2014, doit être également présent. Pour autant, certaines sources estiment qu'il faudra un deuxième - le 26 mars, comme le révèle Le Point -, voire un troisième, conseil de défense pour trancher.

 

Si la décision d'octroyer 30 milliards d'euros par an était validée, on serait bien loin des préconisations laissées par Jean-Marie Guéhenno, qui a claqué la porte et laissé une soixantaine de pages. Du coup le conseiller spécial de Jean-Yves Le Drian, Jean-Claude Mallet, a pris le relais. "Il est tout aussi ravi qu'ennuyé", estime un observateur. Ennuyé parce que Jean-Marie Guéhenno y est allé très fort. Trop fort ? Il recommandait notamment de faire passer la part de la richesse nationale consacrée aux armées de 1,56 % du PIB en 2011 à 1,1 %, la fameuse trajectoire Z, de diminuer le budget équipement de la délégation générale de l'armement (DGA), aujourd'hui de l'ordre de 10/11 milliards d'euros par an à cinq milliards, et, enfin, de tailler dans l'armée de terre pour la remplacer par des forces spéciales...

 

Hollande prépare-t-il le terrain ?


Le coup de gueule des présidents de groupes politiques au Sénat, de gauche comme de droite, contre des coupes trop sévères dans le budget, la demande de rendez-vous des industriels à l'Elysée inquiets pour les emplois en France (voir ci-dessous) est finalement une aide (divine ?) à une décision difficile à prendre pour le président Hollande. Car elle sera très impopulaire dans son gouvernement (des économies devront être trouvées ailleurs que dans la défense) et dans une moindre mesure dans l'électorat de gauche. Mais elle permettra de sauver des emplois hautement qualifiés et une filière d'excellence, comme le rappellent les PDG des groupes signataires de cette lettre révélée par Les Echos. Un "sauvetage" de cette industrie peut finalement se révéler être un bon calcul politique pour François Hollande en 2014, l'année des municipales. Car une casse industrielle (30.000 à 50.000 emplois supprimés) scellerait vaisemblablement un revers sanglant pour la majorité. "François Hollande le sait. C'est aussi pourquoi, le budget est en train de perdre cette bataille", estime un bon connaisseur du dossier.

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 20:55

Indus def FR

 

14 mars 2013 par Cyril Altmeyer

 

* Le programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre pourrait être menacé

* La commande d'avions-ravitailleurs à Airbus n'a pas été passée

* Aucune décision sur une nouvelle renégociation du programme A400M

* Une interruption des livraisons de Rafale à la France improbable

 

PARIS, 14 mars (Reuters) - Une cure d'austérité dans le secteur français de la défense pourrait sonner le glas de plusieurs programmes clés et précipiter une consolidation dans le secteur.

 

Selon des sources concordante, François Hollande présentera la semaine prochaine le Livre blanc censé définir les besoins et les priorités stratégiques pour les années à venir. En découlera une loi de programmation militaire (LPM) qui devrait être soumise aux parlementaires d'ici l'été.

 

Tous les groupes politiques du Sénat, à l'exception des écologistes, ont menacé mercredi de ne pas voter le prochain budget de la défense s'il passait sous la barre des 1,5% de PIB, soit environ le budget actuel, de l'ordre de 30 milliards d'euros. (voir )

 

Sept groupes industriels français de la défense ont de leur côté écrit la semaine à l'Elysée pour mettre en garde le président de la République sur le risque de coupes dans les budgets d'un secteur créateur d'emplois en France et exportateur.

 

Il s'agit des équipementiers Thales et Safran , de Nexter (le fabricant du char Leclerc), du constructeur militaire naval DCNS, de l'avionneur Dassault Aviation, du fabricant de missiles MBDA et d'EADS France.

 

Le nouveau PDG de Thales Jean-Bernard Lévy avait déjà tiré la sonnette d'alarme le 1er mars, disant craignait que la défense serve de "variable d'ajustement" en période de disette budgétair et rappelant que son groupe faisait travailler 4.000 PME en France.

 

Revue des conséquences de coupes budgétaires dans le secteur aérien, terrestre et naval :

 

TERRESTRE

 

article 20541

 

Le programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre risque d'être l'une des principales victimes d'une réduction du budget de l'armée.

 

Leclerc source UsineNouvelle

 

Il comprend l'appel d'offres pour le véhicule blindé multirôle (VBMR) destiné à remplacer l'actuel véhicule de l'avant blindé (VAB) déployé notamment au Mali, la livraison d'engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC) et la rénovation d'une partie du parc des chars Leclerc.

 

Un arrêt de Scorpion aurait un impact direct sur Nexter, dont l'Etat détient 100%, et dans une moindre mesure sur Renault Trucks Defense (RTD), filiale du suédois Volvo, qui a racheté l'été dernier le fabricant de blindés légers Panhard.

 

Il précipiterait probablement la consolidation attendue de longue date du secteur de l'armement terrestre. Le gouvernement Sarkozy avait envisagé une entrée de Thales au capital de Nexter en échange de l'apport de sa branche de munitions, un scénario gelé depuis la présidentielle de 2012.

 

Nexter, qui affiche un carnet de commandes de deux milliards d'euros représentant trois ans de chiffre d'affaires, compte cependant davantage sur des contrats à l'export que sur les commandes de l'armée française pour assurer son avenir.

 

VBCI couv-tim-dossier-equipement

 

Le groupe espère entrer en avril en négociations exclusives avec les Emirats arabes unis pour la livraison de 700 VBCI (véhicule blindé de combat d'infanterie) et également d'autres prospects au Moyen-Orient, notamment au Qatar et à Oman.

 

Le Canada pourrait annoncer de son côté l'été prochain son choix pour un contrat d'environ 130 VBCI, tandis que le Danemark pourrait lancer en 2014 un appel d'offres pour entre 250 et 400 de ces véhicules.

 

AERONAUTIQUE

 

RAFALE.

 

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

Dassault Aviation a livré à ce jour 118 Rafale à l'armée française sur une commande ferme de 180 unités. La France s'est engagée à prendre livraisons 11 Rafale par an, ce qui porte le programme jusqu'en 2019.

 

En cas de vente du Rafale à l'export, comme en Inde par exemple, les livraisons pourraient s'intercaler dans le rythme prévu, repoussant d'autant la fin du programme.

 

A400M.

 

First production Airbus Military A400M in French Air Force

 

La France doit prendre livraison au deuxième trimestre de son premier avion de transport militaire A400M, construit par Airbus Military, filiale d'EADS. Deux autres livraisons sont prévues d'ici 2013 pour la France.

 

Au total la France a commandé 50 A400M sur un total de 170 unités réparties entre huit pays, en comptant quatre unités pour la Malaisie.

 

Les sept pays européens à l'origine du programme avaient conclu en novembre 2010 un accord sur le financement de ce programme de 20 milliards d'euros, avec notamment une rallonge de 3,5 milliards. Ils avaient ramené le total de leurs commandes de 180 à 170 unités.

 

Un porte-parole du ministère de la Défense a précisé qu'il n'était pas prévu pour l'instant de demander à rénégocier à nouveau le contrat.

 

MRTT.

 

Three Airbus Military A330 MRTTs fly in formation photo Air

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait indiqué en octobre dernier envisager de passer commande à partir de 2013 pour 14 unités de cet avion-ravitailleur d'Airbus Military MRTT ("Multi Role Tanker Transport"), basé sur l'avion de ligne A330. Il avait toutefois précisé que cette décision dépendrait des conclusions du Livre blanc.

 

DRONES MALE.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

La décision sur ces avions pilotés à distance de type Male (Moyenne altitute longue endurane) et destinés à des missions de surveillance était attendue à l'origine avant le 14 juillet 2012. Elle devra désormais attendre la publication du Livre blanc.

 

EADS avait indiqué début janvier à Reuters discuter avec le ministère français de la Défense du prolongement jusqu'en 2017 de son drone de surveillance Harfang dont le contrat arrive à échéance fin 2013.

 

Le groupe européen négocie en outre la "francisation" du drone américain Reaper de General Atomics, un appareil intermédiaire destiné à attendre la prochaine génération de drones attendue au début de la prochaine décennie.

 

HELICOPTERES NH90 ET TIGRE.

 

le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence – photo GAMSTAT P.

 

La France a commandé 61 hélicoptères de transport militaire NH90, avec une option sur 34 unités supplémentaires. Les deux principaux industriels sont Eurocopter et AgustaWestland (Finmeccanica ).

 

Paris a également commandé 80 hélicoptères de combat Tigre. Eurocopter est le maître d'oeuvre du programme.

 

NAVAL

 

fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait confirmé en octobre la commande par la France de 11 frégates multimissions Fremm, assurant une charge de travail jusqu'en 2022 à DCNS (dont Thales détient 35% du capital).

 

Le programme du sous-marin nucléaire d'attaque (SNA) Barracuda, destiné à remplacer le SNA actuel de type Rubis, a été lancé en 2006 avec un objectif d'une première livraison du bâtiment en 2017.

 

MISSILES

 

FASGW-1

 

Les programmes ANL, missile anti-navire léger destiné à des hélicoptères et préparé en coopération franco-britannique, et MMP, missile moyenne portée destiné à succéder au missile antichar Milan, pourraient être menacés.

 

Le constructeur de missiles MBDA, coentreprise entre EADS, BAE Systems et Finmeccanica, au coeur de ces deux programmes, pourrait en outre subir des renégociations à la baisse ou des rééchelonnements de contrats, comme d'autres industriels de la défense. (Edité par Patrick Vignal)

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