Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 07:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/brigadier-chef-de-1re-classe-wilfried-pingaud/2213571-1-fre-FR/brigadier-chef-de-1re-classe-wilfried-pingaud.jpg

 

06.03.2013 Armée de Terre

 

Né le 23 novembre 1976, le brigadier-chef de première classe Wilfried PINGAUD aura servi la France durant près de 18 ans. A 18 ans, le 4 avril 1995, il signe un contrat d’engagé volontaire de l’armée de Terre pour cinq ans au titre du 68e régiment d’artillerie d’Afrique (68e RAA). A l’issue de sa formation initiale, il rejoint la 2e batterie du 68e RAA en tant que servant artillerie. Il se distingue alors immédiatement par son goût de l’effort et fait preuve de belles qualités humaines. Le 13 juillet de la même année, il obtient brillamment le certificat technique élémentaire (CTE) spécialité « mortier lourd » avant d’être élevé le 1er décembre 1995 à la distinction de 1re classe.


 Désigné pour partir en mission de courte durée à Mayotte de février à juin 1996, il obtient durant son séjour le certificat technique élémentaire spécialité « Choc et Feu », démontrant par la même occasion un excellent état d’esprit et de très bonnes aptitudes militaires.

 

En avril 1997, il rejoint avec sa batterie la République Centrafricaine comme conducteur poids lourd au sein de l’équipe munitions. De retour au régiment après quatre mois de mission, ses états de services sont récompensés par une promotion au grade de brigadier le 1er décembre 1998.

 

 Polyvalent, soucieux d’élargir ses compétences, il sert alors comme cuisinier au sein de la 2e batterie puis rejoint la 11e batterie et le cercle mess le 1er février 1999. Le 17 mars 1999, il réussit avec brio le certificat technique élémentaire spécialité « restauration collective ». Faisant preuve d’une très grande disponibilité et d’une remarquable ardeur au travail, il devient rapidement un adjoint de valeur du chef de cuisine.

 

 En séjour en Polynésie de février à mai 2000, il est un exemple pour les plus jeunes et démontre de grandes capacités d’initiative. Ses belles qualités militaires et techniques lui valent la promotion au grade de brigadier-chef le 1er octobre 2000 et, le 1er novembre de la même année, il est déclaré titulaire du certificat d’aptitude technique du premier degré « Mortier lourd ».

 

De septembre à novembre 2002, il effectue un séjour en Afghanistan au titre de l’opération PAMIR – mandat EPIDOTE comme aide moniteur à l’instruction de l’armée nationale afghane (ANA) ; il s’investit sans compter dans sa mission et obtient d’excellents résultats, mettant à profit ses connaissances étendues en artillerie. Son travail est unanimement reconnu et récompensé par l’attribution du certificat d’aptitude technique du 2e degré spécialité « pointeur mortier » le 31 décembre 2002. De retour en régiment, il occupe le poste de conducteur poids lourd et magasinier et est promu au grade de brigadier-chef de 1re classe le 4 avril 2006.

 

Le 1er janvier 2009, il rejoint le groupement de soutien de la base de défense (GSBDD) de La Valbonne nouvellement créé, où il exerce la fonction de permanent du bureau tir. Exemplaire en toutes circonstances, doté d’une excellente condition physique, il donne entière satisfaction. Le 1er septembre 2011, avec le transfert du bureau tir du camp de La Valbonne, il est de nouveau affecté au 68e régiment d’artillerie d’Afrique.

 

 Le 21 janvier 2013, il est projeté dans le cadre de l’opération SERVAL, au Mali, en tant qu’adjoint pupitreur ATLAS. Le 6 mars 2013, en début de matinée, un détachement de l’armée malienne conduisant des opérations de fouilles et de reconnaissance a été pris à partie par des groupes terroristes dans la région de Tin Keraten, au nord-est d’Imenas, à une centaine de kilomètres de Gao. Au cours de cet accrochage, le brigadier-chef PINGAUD, inséré auprès du bataillon malien, a été mortellement touché. Transporté vers l’antenne chirurgicale avancée de Gao afin d’y être opéré, il est malheureusement décédé des suites de ses blessures quelques heures après.

 

Il est le quatrième soldat français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Serval.

 

 Le brigadier-chef de première classe Wilfried PINGAUD était titulaire de la médaille d’or de la défense nationale, de la médaille commémorative française avec agrafe Afghanistan et de la médaille d’outre-mer avec agrafes République du Congo et République Centrafricaine.

 

 Agé de 36 ans, le brigadier-chef de première classe Wilfried PINGAUD était marié et père de deux enfants.

Il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

Partager cet article
Repost0
7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 07:54

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/le-caporal-cedric-charenton/2208642-1-fre-FR/le-caporal-cedric-charenton.jpg

 

 

06.03.2013 Armée de Terre

Né le 24 août 1986, le caporal Cédric CHARENTON signe un contrat comme engagé volontaire de l’armée de Terre pour cinq ans au titre du 1er régiment de chasseurs parachutistes le 1er décembre 2009. Le caporal Cédric CHARENTON aura servi la France durant plus de trois ans.

 

À l’issue d’une période d’instruction durant laquelle il est breveté parachutiste le 12 mars 2010, il rejoint la 2e compagnie de combat du 1er régiment de chasseurs parachutistes pour servir en qualité de grenadier voltigeur. Dès son arrivée dans sa nouvelle unité, il révèle un profil très prometteur et d’excellentes qualités de soldat. Il est élevé à la distinction de 1re classe le 1er juillet 2010.

 

Soldat volontaire, il part le 10 août 2010 en mission de courte durée en Nouvelle-Calédonie jusqu’en décembre 2010. Au cours de cette mission, il obtient brillamment le brevet d’aguerrissement Nouvelle-Calédonie.

Endurant et animé d’un excellent état d’esprit, il est désigné pour poursuivre son cursus militaire en présentant le certificat technique élémentaire dans le domaine du combat de l’infanterie qu’il obtient à l’issue de sa formation. 

Son stage à peine terminé, il est désigné le 10 juillet 2011, avec son groupe, pour rejoindre l’Afghanistan dans le cadre de l’opération PAMIR au sein du groupement tactique interarmes KAPISA/Battle group RAPTOR afin de remplacer un groupe de la 1re compagnie de combat sévèrement touché. Il se distinguera avec ses camarades pendant plus de trois mois dans les vallées afghanes.

Ses qualités de soldat sont unanimement reconnues et ses états de service sont récompensés par une promotion au grade de caporal le 1er avril 2012.

 

Projeté au Gabon avec sa compagnie de juin à novembre 2012, au sein du 6e bataillon d’infanterie de marine, il se donne sans compter durant toute la mission, se distinguant notamment lors du stage commando en jungle.

Le 25 janvier 2013, il est désigné pour participer à l’opération SERVAL au Mali. Le 2 mars, son unité menant des opérations de recherche et de destruction dans le massif de l’Adrar - plus précisément dans la vallée d’Ametettai, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tessalit - a engagé à plusieurs reprises au cours de la journée des combats avec les terroristes. Au cours d’une de ces actions, vers 18 heures, alors que sa section montait à l’assaut d’une position ennemie, le caporal Cédric CHARENTON a été mortellement touché.

 

Le caporal Cédric CHARENTON était titulaire de la médaille de bronze de la défense nationale, de la médaille commémorative française avec agrafe Afghanistan et de la médaille non Article 5 de l’OTAN – ISAF.

 

Agé de 26 ans, célibataire, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

Partager cet article
Repost0
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 08:30

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/29/Flag_of_Brittany_%28Gwenn_ha_du%29.svg/800px-Flag_of_Brittany_%28Gwenn_ha_du%29.svg.png

 

28 fév 2013 par Nicolas Caproni - cyber-securite.fr

 

Amis bretons, votre belle région se prépare à devenir le nouveau pôle d’excellence de la cyberdéfense et de la cybersécurité en France. Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas la région parisienne qui est mise en avant mais bien la Bretagne.

 

La cybersécurité et la cyberdéfense représentent deux enjeux majeurs pour notre pays. Que ce soit pour nos entreprises, nos administrations ou nos forces armées, la sécurité de nos systèmes d’information et de nos infrastructures vitales est devenue une priorité et d’importants moyens commencent à y être consacrés. Mais pour mettre tout ça en oeuvre et sécuriser nos réseaux, nous avons besoin d’une main d’oeuvre qualifiée (ingénieurs, techniciens spécialisés) en cybersécurité et de chercheurs pour alimenter entreprises et forces armées.

 

La DGA – MI en force

 

logo DGA


 La Bretagne y jouera un rôle important. Tout d’abord, au niveau militaire, par le renforcement des effectifs de la DGA – MI (Direction Générale de l’Armement – Maîtrise de l’Information) basé à Bruz (35). C’est le ministre de la Défense, lui même, qui était venu l’annoncer le 7 septembre 2012. Ainsi Jean-Yves Le Drian a officialisé la création de 200 emplois principalement dans le secteur de la cyberdéfense. Puis au niveau de l’économie locale, le ministre de la Défense, ancien président de la région Bretagne, a également signé un accord de partenariat son ancien fief pour le développement des activités de recherche et d’industrie duales (dont les applications peuvent servir à la fois dans les domaines militaire et civil). Il va sans dire qu’en matière de sécurité informatique, les technologies sont évidemment pour la plupart duales (avec les dérives qu’on peut connaître parfois…).

 

Suite de l'article

Partager cet article
Repost0
1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 08:17

VBCI - French Army in Afghanistan with flexible wire cage R

 

01/03/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe d'armement terrestre devrait boucler le rachat d'Eurenco et de sa maison mère, SNPE, d'ici à la fin du premier semestre 2013. Une opération qui se fait avec la bénédiction de l'Etat.

 

Ce n'est plus qu'une question de semaines pour Nexter. Le groupe d'armements terrestres, qui a présenté jeudi ses résultats 2012, devrait mettre la main sur la filiale de SNPE (99,99 %) spécialisée dans la fabrication des poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles, Eurenco, qui réalise environ 200 millions de chiffre d'affaires (900 salariés dans quatre pays) durant le premier semestre 2013, selon nos informations. "Nous voulons le faire le plus rapidement possible", explique une source proche du dossier à La Tribune. Une opération qui se fera avec la bénédiction de l'Etat, actionnaire à 100 % de Nexter et de SNPE.

 

eurenco02op

 

Pour sa part, le PDG de Nexter, Philippe Burtin, est resté plus prudent : "Je comprends qu'une étape a été franchie avec le projet d'une usine nouvelle à Sorgues ce qui va permettre de procéder à cette consolidation". De quoi parle-t-il ? Fin 2012, comme l'avait révélé La Tribune, une assemblée générale d'Eurenco a approuvé une augmentation de capital de 93 millions d'euros, qui va notamment servir à construire une nouvelle usine ultramoderne à Sorgues (Vaucluse), dont le nom de code est le projet Phénix. La participation de SNPE à cette opération s'effectuera en numéraire à hauteur de 70 millions d'euros et par apport en nature d'actifs immobiliers situés à Sorgues (13,1 millions d'euros) et à Bergerac (10,33 millions d'euros). Ce projet était la condition sine qua non du rachat d'Eurenco par Nexter, candidat à la reprise d'Eurenco depuis 2007.

 

Nexter contraint de s'offrir la maison mère d'Eurenco, SNPE

 

Racheter Eurenco permettra à Nexter de sécuriser son approvisionnement en poudres et explosifs en internalisant la fourniture des composants essentiels pour ses munitions. D'autant que le groupe d'armement terrestre craint pour la survie d'Eurenco. "Il est normal que nous soyons intéressés à la pérennité de nos approvisionnements", a précisé le patron de Nexter. La disparition d'Eurenco entraînerait en outre la certification "longue et coûteuse" d'une autre source d'approvisionnement. C'est dans ce cadre que Philippe Burtin a réitéré au deuxième trimestre 2012 son offre de reprise d'Eurenco ainsi que de sa maison mère SNPE dans le but de rationaliser les structures de défaisance existantes dans le terrestre. L'Etat devrait procéder à une fusion de SNPE et de Giat-Industries. Dans une seconde étape, Philippe Burtin aimerait pouvoir rapprocher Eurenco de son rival Nitrochemie, une coentreprise détenue par l'allemand Rheinmetall et le suisse Ruag. Car selon lui, il ne peut pas y avoir deux fournisseurs européens de cette taille sur un marché aussi restreint.

 

En revanche, les discussions entre Thales et Nexter sont complètement à l'arrêt sur le dossier TDA, filiale à 100 % du groupe d'électronique spécialisée dans les mortiers et les roquettes. En 2011, l'Etat avait retenu le schéma de confier TDA et sa filiale FZ à Nexter , et en contrepartie de faire entrer Thales dans le capital de Nexter. L'instruction du projet industriel et les due diligences ont été commencées sans que les valorisations ne soient échangées. Le processus est suspendu depuis le printemps dans l'attente des orientations des autorités , a expliqué en décembre Philippe Burtin. Lors de la présentation des résultats, le PDG de Nexter a rappelé que les discussions sur ce projet ne sont "ni suspendues, ni blioquées". "Nous attendons que la nouvelle équipe au gouvernement se réapproprie le dossier", a-t-il expliqué. Pour autant, il a concédé que son homologue chez Thales, Jean-Bernard Lévy n'avait pas évoqué ce dossier avec lui. Est-ce que le groupe d'électronique voudra le faire ? A suivre...

 

De nombreuses pistes à l'exportation

 

Pour Nexter, l'export est vital. Pour réussir, il compte sur quatre matériels (canon autotracté Caesar, canon Trajan, véhicule blindé à roue VBCI et véhicule blindé léger à roues hautement protégé Aravis) qui peuvent l'aider à consolider ses premiers succès à l'export depuis deux, trois ans. L'exportation a représenté 75 % de ses commandes en 2012, pour un montant de 832 millions d'euros. C'est "le pourcentage le plus élevé depuis 20 ans", a indiqué Philippe Burtin. Le groupe a remporté un beau succès en Indonésie, qui sera comptabilisé en 2013. Il a annoncé la signature d'une commande de 37 Caesar dans ce pays d'Asie pour un montant de 115 millions d'euros. Il attend maintenant la notification du contrat pour ce canon automoteur de 155 mm, déjà vendu à l'Arabie saoudite et à la Thaïlande.

 

Le groupe a également des espoirs pour le VBCI au Canada et aux Emirats Arabes Unis. Nexter attend cette année une décision des autorités canadiennes, qui devront choisir entre le VBCI et le Piranha 5 de l'américain General Dynamics, qui est un peu chez lui au Canada, pour une commande de 108 à 138 véhicules. Pour autant, Nexter qui travaille avec Bombardier pourrait créer la surprise. Les Emirats Arabes Unis lui font miroiter une commande de 700 VBCI, dont le coût est évalué à 4 millions d'euros pièce, pour développer sa propre industrie de l'armement. La décision, attendue pour le salon Idex de l'armement à Abou Dhabi en février, est maintenant annoncée pour mai, a indiqué le PDG. Au Danemark, le VBCI se retrouve seul face au Piranha 5, les autres concurrents ayant été écartés, pour un marché d'au moins 250 blindés et Copenhague a exprimé un fort désir pour le Caesar. Mais la décision n'est pas attendue pour le VBCI avant le début 2014, a précisé un cadre du groupe. Enfin, un des plus gros contrats en jeu porte sur 1.400 canons tractés de 155 mm (Trajan) en Inde, "le marché de l'artillerie pour les dix ans à venir". Nexter s'y retrouve en finale face à l'israélien Elbit.

 

Recul du chiffre d'affaires

 

Le chiffre d'affaires a reculé de 12 % sur un an à 742 millions d'euros (851 millions d'euros en 2011, 1,07 milliard en 2010), et devrait rester "à peu près stable" cette année, selon Philippe Burtin. Le bénéfice net est également en baisse : il s'est établi à 93 millions d'euros, contre 114 millions en 2011. Mais pour la septième année consécutive, depuis la naissance de Nexter, la marge opérationelle a été supérieure à 10 %, signe de bonne santé du groupe, qui a consacré l'équivalent de 18 % de son chiffre d'affaires à la recherche et au développement.

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 12:11

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/photo/art/default/966100-1143666.jpg?v=1362047577

 

28 Février 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Les unités seraient réparties entre forces d'urgence, de stabilisation et d'intervention ultime. Un retour vingt ans en arrière...

 

C'est à un retour près de vingt ans en arrière que se prépare l'armée de terre, si l'on en croit les réflexions en cours dans les états-majors. Selon les modèles qui pourraient sortir du livre blanc et de la loi de programmation, l'armée de terre serait réorganisée autour de trois forces : urgence, stabilisation et intervention ultime. A ces trois niveaux correspondraient des unités pré-désignées.

 

Renaîtrait ainsi, sous une forme nouvelle, l'armée à plusieurs vitesses que l'on connaissait dans les années 80 avec la Force d'action rapide (FAR) et le Corps blindé mécanisé. Aux uns, les opérations extérieures, avec l'exposition médiatique et les primes afférentes. Aux autres, les matériels lourds et chers, la guerre improbable et les camps de Champagne...

 

Si ce plan est adopté, il s'agirait d'un tournant radical par rapport à la tendance de ces quinze dernières années, qui consistait à transformer toute l'armée de terre en une force projetable. Il n'est pas sûr que ce retour en arrière, décidé sous la contrainte budgétaire, passe bien dans les troupes concernées.

 

Ce modèle ressemble à celui récemment adopté par l'armée britannique "British Army 2020 ", réorganisée autour de deux forces : la Reaction Force et l'Adaptable Force.

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 10:05

Des militaires en Afghanistan avec des canons Caesar de Nex

 

28/02/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe d'armement terrestre détenu à 100 % par l'Etat français est à un tournant stratégique de sa jeune histoire. Trois défis sont devant Nexter, dont le PDG Philippe Burtin présente ce jeudi les résultats 2012 : le renouvellement de la gamme de ses produits, l'export comme relais de croissance et la consolidation de l'industrie terrestre en France et/puis en Europe.

 

Entendons-nous bien, Nexter aujourd'hui va bien. Sept ans après sa création sur les ruines de Giat-Industries, le groupe d'armement terrestre, remis en ordre de marche d'abord par Luc Vigneron puis consolidé par Philippe Burtin, est désormais un bon élève pour l'Etat, qui a toutefois dépensé sans compter pour sauver cette entreprise au bord du précipice au début des années 2000. Les temps ont changé. Au cours des sept dernières années, Nexter a versé à l'Etat, son seul et unique actionnaire, « plus de 700 millions d'euros de dividendes », a expliqué récemment le PDG de Nexter. Dans le même temps, il a généré un milliard de flux de trésorerie. Le chiffre d'affaires de Nexter, qui emploie 98 % de ses effectifs et achète 92 % de ses achats en France, devrait s'élever à plus d'un milliard d'euros en 2012.

 

Bref, Nexter a de quoi séduire les politiques à nouveau intéressés par le « Made in France ». Pour autant, la partie n'est pas finie. Car Nexter, devenu un systémier-intégrateur, est aujourd'hui à un nouveau tournant stratégique de sa jeune existence. Le groupe d'armements terrestres est confronté à trois défis qu'il doit mener pour poursuivre sa mutation. Il n'en détient pas toutes les cartes, l'Etat peut lui faciliter la tâche... ou lui compliquer son existence. En 2013, Nexter va très rapidement tester la bonne volonté de l'Etat à son endroit. Philippe Burtin attend dès le mois de mars une tranche conditionnelle d'une commande de munitions de gros calibre dans le cadre d'un contrat pluriannuel. Une commande vitale pour le site de La-Chapelle-Saint-Ursin dans la région Centre. D'ailleurs, il a confirmé début décembre avoir « déjà entré » dans son carnet de commandes des tranches conditionnelles portant sur ce type de munitions.

 

Le renouvellement de la gamme de produits

 

Comme tous les industriels du secteur de la défense, Nexter attend les conclusions du Livre blanc et sa mise en musique par la prochaine Loi de programmation militaire (LPM). Peut-être même un peu plus que les autres. Car les enjeux pour l'armée de Terre sont très importants, en raison notamment du remplacement du parc des VAB, dont le premier a été livré en 1976, et du parc de chars légers à roues, les AMX 10 RC par respectivement le véhicule blindé multi-rôle (VBMR) et l'EBRC. Deux nouveaux programmes qui doivent rapidement venir en relais du Caesar et des VBCI, dont les livraisons pour l'armée de terre vont s'achever dès la fin de 2014. C'est de la responsabilité de l'Etat qui tient l'avenir de Nexter, qui dispose aujourd'hui d'une visibilité de 24 mois (exercices 2013 et 2014) grâce à son carnet de commandes, entre ses mains. « Dans la programmation actuelle, la consultation VBMR que Nexter Systems prépare en coopération avec Renault Trucks Defence (RTD) représenterait le relais souhaité de maintien du potentiel industriel si le VBCI entre-temps, ne devait pas remporter de succès à l'exportation », explique Philippe Burtin.

 

Nexter XP2 Technology demonstrator for VBMR source DSI

 

L'EBRC est également un enjeu vital pour Nexter. Ce programme « permettra de maintenir en France la compétence de fonction feu et intégration de celle-ci dans une plate-forme avec des technologies de nouvelles générations », précise le PDG du groupe d'armements terrestres. Il est clair que l'EBRC apportera pour Nexter une charge de travail importante ainsi qu'un maintien des compétences en France de développement d'un système d'armes blindé. Enfin, Nexter compte également sur le programme Scorpion, qui « vise en premier lieu à la mise en cohérence des programmes des matériels et des équipements » (VBMR, EBRC, VBCI...) « Si les notifications (du VBMR, Scorpion et EBRC, ndlr) étaient retardées - nous commencerons ces programmes par les phases de développement et de conception -, nos bureaux d'études devraient faire face à une difficulté en 2015 », a fait valoir Philippe Burtin. En 2012, Nexter a consacré 15 % de son chiffre d'affaires à la recherche et développement (R&D), dont la moitié a été autofinancée. Par exemple, il a investi 15 millions d'euros pour le programme Scorpion. Enfin, Nexter doit encore travailler pour confirmer la moitié de sa charge de travail pour 2015. Un salut qui passera forcément par l'export.

 

Des relais de croissance à l'export

 

Face aux incertitudes du budget de la défense en France, et plus généralement en Europe, Nexter doit trouver des relais de croissance à l'export. Compliqué pour une entreprise qui a longtemps été repliée sur elle-même en France, mais pas impossible. D'une part parce que Nexter a trois matériels qui séduisent les clients à l'export (Caesar, Aravis et VBCI) - cela demande encore confirmation pour le VBCI - et, d'autre part, le groupe « est revenu dans les grandes compétitions internationales », a assuré Philippe Burtin. En 2012, le groupe a fait feu de tout bois. Nexter avait l'an dernier « 34 prospects actifs » et a remis « 130 offres », soit un niveau identique à celui de 2011. Et cela marche bien. En 2012, 80 % des prises de commandes, qui seront supérieure à celles de 2011, proviendront de l'exportation. « C'est un jalon qui résulte de la conjonction d'une offre produit/services en adéquation avec le besoin et d'une réelle mobilisation des toute l'entreprise pour saisir les opportunités ».

 

VBCI - French Army in Afghanistan with flexible wire cage R

 

Quels prospects ? Nexter doit soumissionner en 2013 en Inde pour un matériel de type Caesar et discute, selon sa stratégie de partenariats établie avec des industriels locaux, avec des fournisseurs indiens de solutions de châssis afin de satisfaire aux exigences de compensation. Les groupes indiens Tata, Ashok, Leyland, BEML et Eicher sont en compétition pour travailler avec Nexter. Le Caesar a déjà été vendu à l'Arabie saoudite (132 exemplaires), à l'Indonésie et à la Thaïlande. Le Danemark est également intéressé par ce type de matériel. Le VBCI intéresse également plusieurs pays, dont les Emirats Arabes Unis, qui étaient à deux doigts il y a quelques jours au salon d'Abu Dhabi de sélectionner Nexter pour entrer en négociations exclusives pour la vente de 700 véhicules. Deux autres compétitions se déroulent actuellement, au Canada « où le client a qualifié notre offre de compétitive avec un retour industriel de bon niveau », selon Philippe Burtin, et au Danemark, où elle est également « jugée compétitive ». Décision en 2013. Et de rappeler que « s'agissant du VBCI, nous avons été éliminés dans une seule affaire, en 2010 en Suède ». Le VBCI a également échoué en 2008 en Grande-Bretagne.

 

Consolidation européenne ?

 

Le dossier de la restructuration européenne est un serpent de mer que Luc Vigneron avait vendu en 2004 à l'opinion publique pour justifier les restructurations sévères en vue de redresser le groupe. Aujourd'hui Nexter va bien même s'il fait sa route tout seul. Que peut-il espérer ? D'abord, il peut se renforcer. Deux dossiers sont en cours d'examen en France. Le premier est celui de TDA, filiale à 100 % du groupe Thales spécialisée dans les mortiers et les roquettes. En 2011, l'Etat avait retenu le schéma de confier TDA et sa filiale FZ à Nexter, et en contrepartie de faire entrer Thales dans le capital de Nexter. « L'instruction du projet industriel et les due diligences ont été commencées sans que les valorisations ne soient échangées. Le processus est suspendu depuis le printemps dans l'attente des orientations des autorités », a expliqué en décembre Philippe Burtin. Ce dernier précise qu'il a la trésorerie qui lui permettrait de procéder à l'achat comptant de 100 % des actions TDA. L'autre dossier est celui des poudres et explosifs, une filière regroupée dans Eurenco. Dès 2007, Nexter a manifesté son intérêt pour reprendre cette entreprise. Ce qui permettrait à Nexer d'internaliser la fourniture de ces composants essentiels pour ses munitions. Philippe Burtin a réitéré au deuxième trimestre 2012 son offre de reprise d'Eurenco ainsi que de sa maison mère SNPE « dans le but de rationaliser les structures de défaisance existantes dans le terrestre ». En revanche, pas question de se faire racheter par RTD. Des discussions avaient été menées début 2011 et ont été interrompues en accord avec l'actionnaire.

 

Deuxième étape, l'Europe. Pour l'heure, les discussions ont tourné en rond. Car pour Philippe Burtin, « il s'agit de disposer de la capacité financière adéquate et c'est là que la question de la taille se pose. A moyen terme, elle nous permettra de financer le développement de nos produits, en parallèle du retrait de l'Etat, qui déjà demande le cofinancement. (...) A moyen terme c'est la taille qui nous permettra, dans la structure rassemblée et agrandie d'un groupe européen de faire face à ces nouveaux enjeux ». Nexter doit également faire face à de nouveaux entrants des pays émergents, qui sont « la vraie menace », selon le PDG de Nexter. « Ces pays montent progressivement en gamme en capitalisant sur leurs domaines de compétences - camions, engins spéciaux, autobus. Grâce aux transferts de technologies - ils se constituent une industrie puissante fondée sur des besoins nationaux d'équipements - ils produisent de grandes séries - et une structure de coûts que nous ne pouvons pas atteindre ». C'est notamment le cas de la Turquie, de l'Afrique du sud, de la Corée du sud, de la Chine... Dans le secteur de la défense terrestre, Nexter doit faire face à la concurrence où les produits se comptent par dizaines dans certains créneaux.

 

Qui pour s'allier avec Nexter ?

 

Derrière General Dynamics et BAE Systems, dont leur portefeuille va des systèmes d'armes jusqu'aux services en passant par les équipements et les munitions, Nexter voudrait se frayer un chemin pour devenir le troisième acteur global de la défense terrestre européen « permettant l'autonomie des choix et des actions » de nos clients européens, notamment l'armée française. Car, selon Philippe Burtin, « l'objectif de Nexter est de maintenir l'unité des activités systèmes et des munitions du groupe » et de « préserver sa liberté de systémier ». Enfin, l'ambition de Nexter « vise à la formation d'une entreprise intégrée dans laquelle les intérêts français seraient préservés : majoritaires ou à égalité de droits, tout en pérennisant en France les compétences nécessaires au maintien de l'autonomie d'approvisionnement des forces ».

 

Selon le PDG de Nexter, "en Europe, les contacts nécessaires sont établis avec les partenaires potentiels et les discussions se poursuivent pour rapprocher Nexter de ceux qui partagent le bien-fondé de sa vision stratégique en vue de constituer le leader européen souhaité. Certaines entreprises ne partagent pas l'actualité de cette vision, par exemple en Belgique ou en Finlande. D'autres, en Angleterre ou en Allemagne, ne souhaitent discuter que d'une prise de contrôle de Nexter. Aucun partenaire, je le confirme, n'est arrêté par l'aspect étatique de notre actionnariat". A suivre...

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 08:55

fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale

 

27/02/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe naval a enregistré en 2012 une hausse de plus de 10 % de son chiffre d'affaires à 2,9 milliards d'euros, et de son résultat opérationnel à 209 millions. Seul bémol, la baisse de son carnet de commandes.

 

Le groupe naval DCNS a réalisé une très belle année 2012. L'an dernier, le chiffre d'affaires a atteint 2,9 milliards d'euros (contre 2,6 milliards en 2011). Le résultat opérationnel courant de DCNS avant amortissement des écarts d'évaluation s'élève à 209 millions d'euros (soit 7,1 % du chiffre d'affaires) contre 186 millions millions d'euros en 2011 (soit 7,1 % du chiffre d'affaires). "En 2012, nous avons réalisé une croissance de près de 12 %  de notre chiffre d'affaires et de notre résultat opérationnel, a souligné le PDG de DCNS, Patrick Boissier, cité dans un communiqué. Grâce au dynamisme des équipes du groupe, nous sommes en ligne avec nos objectifs".

 

La croissance du chiffre d'affaires "résulte de l'exécution de programmes industriels tant en France (sous-marins Barracuda, frégates Fremm et maintenance de la flotte de premier rang de la Marine nationale) qu'à l'international (Brésil, Inde, Maroc, Norvège...)", a précisé le communiqué. Pour autant, DCNS est conscient d'aborder "une phase beaucoup plus délicate de notre plan en raison du durcissement de la situation économique et du renforcement de la concurrence. C'est pourquoi nous intensifions nos efforts afin de conforter notre leadership technologique et commercial sur nos marchés français et internationaux".

 

Baisse des prises de commandes

 

Les prises de commandes de l'année 2012 représentent un montant total de 2,5 milliards d'euros (contre 3,2 milliards d'euros en 2011). Les principales commandes engrangées l'an dernier ont concerné la maintenance des frégates multi-missions Fremm et des sous-marins nucléaires. En outre, un contrat de modernisation du système de combat du porte-avions Charles-de-Gaulle a été signé. Enfin, les efforts commerciaux de DCNS ont également permis d'enregistrer plusieurs succès significatifs à l'international, notamment en Malaisie où DCNS a vendu le design de la corvette de type Gowind ainsi que le système de combat Setis à la marine malaisiene. Pas suffisant pour maintenir le carnet de commandes au même niveau que celui de 2011. Il s'est établi à 14,5 milliards d'euros à fin 2012 contre 14,8 milliards à fin 2011.

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 08:55

http://fr.dcnsgroup.com/wp-content/thumbnails/uploads/mediatheque/ld/7f85c6fd-8c3b-446f-9e26-b7677c9552d3-505x336.jpg

 

27/02/2013 DCNS

 

Patrick Boissier, Président Directeur Général du groupe DCNS, déclare : « En 2012, nous avons réalisé une croissance de près de 12% de notre chiffre d’affaires et de notre résultat opérationnel. Grâce au dynamisme des équipes du Groupe, nous sommes en ligne avec nos objectifs. Nous sommes cependant conscients que nous abordons une phase beaucoup plus délicate de notre plan en raison du durcissement de la situation économique et du renforcement de la concurrence. C’est pourquoi nous intensifions nos efforts afin de conforter notre leadership technologique et commercial sur nos marchés français et internationaux ».

 

Les prises de commandes de l’année 2012 représentent un montant total de 2,5 milliards d’euros (à comparer à 3,2 milliards d’euros en 2011). Les principales commandes engrangées sur la période écoulée ont concerné la maintenance des frégates multi-missions FREMM et des sous-marins de la Marine nationale. En outre, un contrat de modernisation du système de combat du porte-avions Charles-de-Gaulle a été signé. Enfin, les efforts commerciaux de DCNS ont également permis d’enregistrer plusieurs succès significatifs à l’international. Le carnet de commandes de DCNS s’est établi à 14,5 milliards d’euros à fin 2012 contre 14,8 milliards à fin 2011.

 

Le chiffre d’affaires atteint 2,9 milliards d’euros (contre 2,6 milliards en 2011). Cette croissance résulte de l’exécution de programmes industriels tant en France (sous-marins Barracuda, frégates FREMM et maintenance de la flotte de premier rang de la Marine nationale) qu’à l’international (Brésil, Inde, Maroc, Norvège).

 

Le résultat opérationnel courant de DCNS avant amortissement des écarts d’évaluation s’élève à 209 millions d’euros (soit 7,1% du chiffre d’affaires) contre 186 millions (soit 7,1% du chiffre d’affaires en 2011).

 

Les effectifs du Groupe ont progressé à 13 183 équivalents temps plein (contre 12 829 à fin 2011).

Faits marquants de 2012 (par ordre chronologique)

 

- DCNS a installé le premier prototype à terre d’énergie thermique des mers à La Réunion ;

 

- DCNS a été sélectionné par EDF pour la construction d’une centrale de production d’électricité à Saint-Pierre et Miquelon ;

 

BPC Dixmude crédits DCNS

- DCNS et STX France ont livré le BPC Dixmude à la Direction Générale de l’Armement (DGA) avec trois mois d’avance ;

 

- DCNS et STX France ont remporté le contrat d’entretien des frégates de surveillance basées outre-mer ;

 

http://fr.dcnsgroup.com/wp-content/thumbnails/uploads/mediatheque/ld/9e17892f-6f09-4188-8586-8123ebb88265-505x336.jpg

- DCNS a signé le contrat d’entretien des frégates Horizon françaises ;

 

 

- les programmes industriels sous-marins de DCNS au Brésil, en France et en Inde progressent avec succès ;

 

- DCNS a signé un accord pour la réservation d’espaces à Cherbourg en vue de la création d’un nouveau site industriel pour la production d’hydroliennes ;

 

Skjold FPB source Ares aviationweek

- DCNS a livré le quatrième patrouilleur Skjold à la marine norvégienne et obtient un nouveau contrat pour les systèmes de combat de ces navires ;

 

http://fr.dcnsgroup.com/wp-content/thumbnails/uploads/mediatheque/ld/c07752c5-0a27-4440-9748-de0d06dd9058-505x338.jpg

- les innovations technologiques de DCNS ont contribué au succès des premières opérations du patrouilleur hauturier Gowind L’Adroit ;

 

- DCNS signe un accord de partenariat en Inde avec SEC Industries ;

 

- DCNS signe un accord de partenariat avec VTHM pour les US Coast Guards ;

 

- DCNS présente BlooPlanet (www.BlooPlanet.com), le premier réseau social dédié à la mer ;

 

http://fr.dcnsgroup.com/wp-content/thumbnails/uploads/mediatheque/ld/6f706e82-a614-48fa-8e8e-43046db83824-505x335.jpg

- DCNS livre la première frégate multi-missions, la FREMM Aquitaine, à l’Etat français ;

 

- DCNS annonce son projet de création d’une joint-venture avec Piriou ;

 

- DCNS est retenu par la Commission européenne pour piloter un projet de recherche collaboratif destiné à réduire les nuisances sonores dans le milieu marin ;

 

- DCNS signe un pacte en faveur des PME.

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 08:55

PVP bold-alligator-10 photo Ministere de la Defense FR

 

28.02.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Les restrictions budgétaires laissaient  penser que la troisième et dernière tranche de 100 PVP (Petit Véhicule Protégé) pour l’armée française était passée à la trappe. Surprise, cette dernière tranche a été partiellement commandée par DGA (Direction Générale de l’Armement) au mois de décembre dernier. Le constructeur de blindés légers Panhard (racheté il y a quelques mois par le groupe Renault Trucks Défense) a reçu une notification pour 50 de ces véhicules.

 

Un soutien de la DGA qui est le bienvenu; les chaînes de production de Marolles-en-Hurepoix s’étant sérieusement ralenties. Les dernières livraisons de PVP pour l’armée française s’étant achevées à l’automne 2012. Avec ce dernier lot de 50 véhicules, l’armée de terre disposera au total de 1183 PVP. A noter que les derniers véhicules livrés sont au standard Mk3, offrant une protection anti-mines améliorée. La dernière centaine de véhicules livrée est par ailleurs équipés du tourelleau WASP (Weapon Under Armor for Self Protection). Téléopéré pour une meilleure protection de l’équipage, le WASP met en œuvre une mitrailleuse de 7,62 mm couplée à une lunette d’observation et de visée infrarouge issue du système FELIN de Sagem.

 

Le PVP a également fait ses débuts sur le marché export avec une commande pour le Chili, la Roumanie et le Togo. Le groupe RTD serait en discussion avancée sur un prospect de vente au Moyen Orient.

 

Le PVP est dorénavant éprouvé aux opérations : Afghanistan, Géorgie (Gendarmerie), Liban, et Mali. Sur ce dernier théâtre, le PVP serait déployé dans le cadre d’une BRB (Batterie de Reconnaissance de Brigade), un détachement multi-capteurs. Le véhicule est dans ce cadre muni de divers équipement de reconnaissance, dédiés à la guerre électronique (écoute et localisation) ainsi que transporteur de DRAC (Drone de Reconnaissance Au Contact d’EADS).

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 08:45

http://fbcdn-sphotos-g-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc7/307433_500021986710198_2028679452_n.jpg

photo EMA

 

28 Février 2013 Par Frédéric Pons – Valeurs Actuelles

 

Afrique. La France et la communauté internationale doivent regarder la réalité en face. La mission s’inscrit dans la durée, pour ne pas gâcher l’acquis des opérations. Elle exige une stratégie, autant militaire que politique. Où est-elle ?

 

Patience et détermination ! Pour réussir au Mali, sur les plans militaire et politique, la France n’a guère d’autre choix que de s’installer dans la durée et de fixer une stratégie, ce qui n’est pas encore le cas. C’est la seule façon de ne pas ruiner les efforts accomplis jusque-là.

 

Contre un ennemi qui utilise tous les moyens à sa portée, il faudra de la patience. Il faudra aussi de la détermination face aux procès d’intention (le “néocolonialisme”) qui accompagnent la moindre action française en Afrique. La “mauvaise conscience de l’homme blanc” affleure en permanence, au risque d’empêcher de bâtir cette nécessaire vision stratégique dont notre pays a besoin sur ce continent. C’est son intérêt, dans cette relation singulière entre la France et l’Afrique, que certains voudraient nier.

 

Le Mali a besoin de la France pour l’aider à rétablir son État, failli, son armée, désintégrée, et son unité nationale, fracturée par les luttes ethniques et claniques qu’exacerbent les trafiquants de la zone sahélienne (drogues, armes, otages, clandestins). L’intérêt de la France — et de l’Europe — est de stabiliser au plus vite le Mali, pour éviter la contagion islamo-terroriste à l’ensemble du Sahel. Abandonner cette région en ferait la proie immédiate des réseaux qui rêvent autant d’un émirat islamique que d’un sanctuaire pour leurs trafics vers l’Europe.

 

Les derniers affrontements prouvent que ces forces hostiles gardent de réelles capacités de combat et surtout la volonté de se battre. Malgré les terribles coups portés depuis le 11 janvier par les Français, ces groupes restent dangereux. Surpris et bousculés, ils s’étaient dispersés. Il leur aura fallu un mois pour s’adapter et repartir au combat.

 

http://fbcdn-sphotos-h-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc7/421793_496817347030662_1153826320_n.jpg

photo EMA

 

Dans le Nord, les forces françaises et des commandos tchadiens ont entrepris de détruire les poches de résistance d’Al-Qaïda et des narco-islamistes maliens. Les combats ont été meurtriers. La France y a perdu, le 19 février, le sergent-chef Harold Vormezeele (lire aussi page 18). De leur côté, les Tchadiens ont tué 65 ennemis, au prix de 13 morts dans leurs rangs. Dans la zone du fleuve Niger (Gao et Tombouctou), les insurgés mènent un combat terroriste (opérations kamikazes, harcèlement urbain, poses de mine et de piège), en exploitant les “zones lacunaires” du dispositif franco-africain : les limites entre les contingents, les arrières, les axes logistiques.

 

Cette nouvelle phase de l’opération Serval exige un gros travail de renseignement, le soutien des populations civiles et une capacité de frappe rapide et efficace. La France est pour l’instant la seule sur le terrain à pouvoir assurer ce travail, malgré la remontée en puissance de l’armée malienne, avec l’aide de la mission européenne de formation et le déploiement de la Misma, la force interafricaine de soutien au Mali. Ces renforts ne seront pas réellement opérationnels avant avril ou mai.

 

Les Maliens tentent de se racheter une conduite, avec les quelques centaines de soldats qui leur restent. Mais leur armée est exsangue, déconsidérée, instable. Aux ordres d’un régime issu d’un putsch et verrouillé par les ethnies noires du Sud, elle traîne une mauvaise réputation. Indésirable au nord du pays, elle se heurte à l’hostilité des Touaregs et des Arabes qui lui ont asséné des coups terribles en 2012, assortis de massacres horribles. La volonté de vengeance des militaires maliens est un problème que l’état-major français et la mission européenne devront gérer. Ce n’est pas gagné.

 

Tous ces facteurs contraignent la France à devoir rester sur place plus longtemps que prévu, pour poursuivre la destruction des groupes narco-islamistes et sécuriser le Mali, le temps qu’il se relève. Le dispositif pourra être évidemment allégé, le moment venu, à condition de maintenir assez de forces combattantes pour ne pas gaspiller l’acquis de l’opération.

 

L’intervention française a permis d’éviter le pire, au Mali et au Sahel. Le succès militaire est indéniable, mais l’Élysée a réagi dans l’urgence, sans avoir de stratégie précise. Dans la classe politique, beaucoup souhaitent déjà abréger la mission, pour éviter un “enlisement”. Obsédé par ce “syndrome afghan”, François Hollande semble lui aussi vouloir quitter le Mali au plus vite, au risque de bâcler la phase politique : la reconstruction de l’État et de son armée, le lancement du dialogue entre les frères ennemis maliens, en sachant qu’aucun ne veut faire le premier pas.

 

Ce chantier politique repose en grande partie sur la bonne volonté des Maliens eux-mêmes. Veulent-ils réellement redresser leur pays, en dépit de tant de compromissions de leurs élites, souvent connectées aux trafics régionaux ? Leur obsession à vouloir organiser des élections est touchante, surréaliste dans le contexte actuel. Malgré la situation catastrophique du pays, le régime a fixé au 7 juillet le premier tour de la présidentielle. Second tour le 21 juillet, avec les législatives. La défaillance totale de l’État et les fractures du territoire peuvent faire de ces scrutins au rabais une mascarade démocratique de plus.

 

Si l’affaire n’était pas si grave, on pourrait sourire de cette précipitation des Maliens à prouver leur bonne volonté, en agitant ce “gri-gri démocratique” qui plaît tant à la communauté internationale. Ils le font pour obtenir de l’aide. Cette légitimation par les urnes ne fera que pérenniser un système en grande partie responsable de la gabegie ambiante. Issu d’une élection bâclée, le régime resterait le même, aux ordres de militaires imprévisibles, associés à des élites dévaluées.

 

Cinquante-deux ans après son indépendance, le Mali est aujourd’hui occupé par près de 12 000 soldats étrangers. Une quinzaine de nations africaines et occidentales contrôlent son territoire. Quel bilan ! Les joutes démocratiques annoncées sont-elles vraiment sa priorité ? La France encourage elle aussi ces élections, pour partir au plus vite. Elle risque ainsi d’entretenir la mauvaise gouvernance à Bamako et d’encourager les ennemis à reprendre le combat, tout en favorisant le repli sécessionniste des Touaregs.

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-fevrier-2013/le-general-jean-saulnier-01/2203950-1-fre-FR/le-general-jean-saulnier-01.jpg

 

27/02/2013 Armée de l'air

 

Le général d’armée aérienne Jean Saulnier, ancien commandant des forces aériennes stratégiques et chef d’état-major des armées de 1985 à 1987, s’est éteint lundi 25 février 2013 à l’âge de 82 ans.

 

Entré à l’École de l’air en 1949, Jean Saulnier a rejoint les bases écoles de Marrakech en 1951, puis Meknès en 1952, au Maroc. Le pilote de chasse a ensuite démarré sa carrière de jeune officier aux groupes de chasse 2/9 et 2/21 sur la base aérienne de Cambrai de 1952 à 1953.

 

En 1959, il prend le commandement de l’escadron de chasse 1/3 « Champagne » d’abord basé à Lahr (Allemagne), puis à Reims, avant d’être commandant en second puis commandant de la deuxième escadre de chasse, à Dijon, jusqu’en septembre 1966. Entre deux postes à hautes responsabilités en état-major, Jean Saulnier, alors colonel, a pris le commandement de la base aérienne 116 de Luxeuil, de 1971 à 1973. Nommé au grade de général de brigade aérienne en 1976, il est affecté alors dans le sud-est de la France pour diriger l’École de l’air de Salon-de-Provence pendant trois ans, puis les forces aériennes stratégiques, à Taverny, de 1979 à 1981. De retour à Paris, le général Saulnier devient alors chef d’état-major particulier du président de la République, François Mitterrand, jusqu’en 1985, date à laquelle il est nommé chef d’état-major des armées . Il occupera cette fonction jusqu’au 15 novembre 1987.

 

Le général Denis Mercier,chef d’état-major de l’armée de l’air, s’associe à la peine de la famille et des proches et leur présente ses plus sincères condoléances.

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-au-fil-de-l-eau/arrivee-et-depart-du-panther-de-la-36f-c-marine-nationale/2203022-1-fre-FR/arrivee-et-depart-du-panther-de-la-36f-c-marine-nationale.jpg

Arrivée et départ du Panther de la 36F

 

27/02/2013 Sources Marine nationale

 

Tous les ans, l’hélicoptère Panther affecté au détachement 36F en Martinique est remplacé par un nouvel appareil. Cette substitution permet de répartir la charge de l’activité entre les différents Panther appartenant à la 36F.

 

Le 11 février 2013, après une préparation minutieuse, le Panther a été confié à un Hercules C130 de l’armée belge, pour le ramener en métropole dans le cadre d’un accord de transport européen. Le C130 était arrivé en Martinique quelques jours plus tôt avec le nouvel hélicoptère. Dès lors que l’hélicoptère arrive de métropole, quatre jours sont nécessaires pour suivre le bon déroulement de l’échange et la remise en état de vol de la nouvelle machine.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-au-fil-de-l-eau/le-panther-de-la-36f-a-l-interieur-du-c130-de-l-armee-de-l-air-belge-c-marine-nationale/2203027-1-fre-FR/le-panther-de-la-36f-a-l-interieur-du-c130-de-l-armee-de-l-air-belge-c-marine-nationale.jpg

Le Panther de la 36F à l'intérieur du C130 de l'armée de l'air belge

 

Cette opération nécessite une préparation minutieuse, répartie sur plusieurs jours. Des techniciens assistent le détachement dans la préparation de la machine quittant la Martinique. Plusieurs éléments sont démontés pour permettre le transport par voie aérienne, parmi lesquels la tête rotor, les pales et une partie des dérives.

 

Le détachement 36Fde Martinique est attaché à la frégate Ventôse, il embarque à bord dès que celle-ci prend la mer.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-au-fil-de-l-eau/preparation-du-depart-du-panther-de-la-36f-c-marine-nationale/2203032-1-fre-FR/preparation-du-depart-du-panther-de-la-36f-c-marine-nationale.jpg

Préparation du départ du Panther de la 36F

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/130227-cema-visite-officielle-du-general-sow-chef-d-etat-major-des-armees-du-senegal/2013ecpa059d001_010/2204246-1-fre-FR/2013ecpa059d001_010.jpg

 

27/02/2013 Sources EMA

 

Le 18 février 2013, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées, a reçu le chef d’état-major des armées du Sénégal, le général Mamadou Sow.

 

Le 18 février dernier, l’amiral Guillaud s’est entretenu avec le général Sow dans le cadre de son premier déplacement en France depuis sa nomination à la tête des armées sénégalaises en octobre 2012. Au cours de cet entretien, l’amiral Guillaud a particulièrement salué la participation des forces armées sénégalaises à la mission de soutien au Mali (MISMA). Le Sénégal contribue à la restauration de la souveraineté du Mali en engageant près de 500 militaires, avec un groupement tactique interarmes.

 

Le CEMA s’est ensuite entretenu avec son homologue sur la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest, sur l’implication du Sénégal dans les travaux de la CEDEAO et sur la situation en Casamance et en Guinée Bissau.

 

Cette visite officielle a également permis au général Sow de rencontrer les principaux subordonnés du CEMA, lui permettant d’aborder les travaux relatifs à la restructuration de l’armée sénégalaise.

 

La coopération militaire entre la France et le Sénégal s’inscrit dans le cadre du nouvel accord de partenariat et de défense signé le 18 avril 2012, dans la continuité du concept de renforcement des capacités africaines de maintien de la paix lancé par la France en 1997. Positionnés à Dakar, les Eléments français au Sénégal (EFS) constituent le principal pôle de coopération avec les forces armées sénégalaise (FAS). A ce titre, les EFS conduisent régulièrement des actions de formation, d’entraînement et d’aide à l’engagement auprès des FAS. Dans le cadre du déploiement du bataillon sénégalais au sein de la MISMA, les EFS ont également mis en œuvre des formations logistiques et tactiques spécifiques à leur profit.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/130227-cema-visite-officielle-du-general-sow-chef-d-etat-major-des-armees-du-senegal/2013ecpa059d001_026/2204256-1-fre-FR/2013ecpa059d001_026.jpg

CEMA : visite officielle du général Sow, chef d’état-major des armées du Sénégal

Partager cet article
Repost0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:35

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/130227-cema-entretien-avec-le-ministre-de-la-defense-neo-zelandais-jonathan-coleman/img_2951/2204348-1-fre-FR/img_2951.jpg

 

27/02/2013 Sources EMA

 

Le 19 février 2013, l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, s’est entretenu avec le ministre de la défense néo-zélandais, monsieur Jonathan Coleman accompagné du chef d’état-major, le général de corps d’armées Rhys Jones.

 

Cet entretien a porté sur de nombreuses thématiques, notamment celle de l’engagement de la France au Mali, de la coopération bilatérale avec les forces armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC) et de l’élaboration du nouveau Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale.

 

Les entretiens ont également abordé la participation de la Nouvelle-Zélande aux futures commémorations du centenaire de la première guerre mondiale, le pays ayant combattu aux côtés de l’Australie au sein de l’Australian and New Zealand Army Corps (ANZAC).

 

L’amiral Guillaud et le ministre se sont enfin félicités de la coopération bilatérale jugée exemplaire de part et d’autre et ont convenu de poursuivre dans cette voie.

 

La coopération entre la France et la Nouvelle-Zélande est encadrée par une déclaration signée en 2003 par le commandant supérieur des forces armées de la Nouvelle-Calédonie (COMSUP FANC) et l’état-major interarmées néo-zélandais. Cette coopération a été engagée sur la base de préoccupations communes dans le domaine de la sécurité régionale et, plus particulièrement, la sécurité des espaces maritimes et la lutte contre les trafics dans le Pacifique Sud. Cette coopération porte également sur l’interopérabilité de nos forces et leur capacité à répondre de façon coordonnées à une opération de secours d’urgence, notamment face à une catastrophe naturelle. A ce titre, les deux pays sont signataire, avec l’Australie, des accords FRANZ portant sur la coordination de l'assistance aux populations des Etats insulaires de la région en cas de catastrophe naturelle. Par ailleurs, des entraînements conjoints sont régulièrement organisés entre les FANC et les forces armées australiennes. Le dernier exercice majeur, baptisé Croix du Sud, a eu lieu en 2012. Il a réuni les FANC, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Tonga, le Vanatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée mais également le Canada, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 17:55

hélico1

 

27 février 2013 Par BPC Tonnerre

 

3000 heures de vol, dont la moitié de nuit, ont été effectuées par les hélicoptères des trois armées sur le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre depuis son admission au service actif en 2007. Cette échéance a été franchie par le lieutenant Sustersic, commandant de bord du PUMA « FMDAT » du 3ème régiment d’hélicoptères de combat de Pau au cours de l’exercice Spartiate, organisé au large de Toulon par la division entraînement d’ALFAN. Cet exercice, de niveau supérieur, achève le cycle de mise en condition opérationnelle des marins du BPC Tonnerre avant leur départ de Brest, le 6 mars 2013, pour la mission Jeanne d’Arc.

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 16:10

http://www.thalesgroup.com/Resizer.ashx?i=/uploadedImages/Press_Releases/Markets/Aerospace/2013/Ground%20Master%20radar%20large.jpeg&w=730

 

27 February 2013 thalesgroup.com

 

Massy, France, (February 27, 2013) – The French defense procurement agency (DGA) has selected ThalesRaytheonSystems (TRS) to supply the French Air Force with a third Ground Master 406 radar for the Lyon Mont-Verdun airbase. The order follows an earlier award announced on September 7, 2012 to provide an identical radar for the Nice Mont-Agel base. The additional order, awarded on February 5, 2013, includes the supply and installation of a tower-mounted Ground Master 406 radar, associated civil engineering, through-life support for three years with guaranteed operational availability of 98%, and information system security for the radar base.

 

This new-generation radar, like the system ordered for Nice Mont-Agel, will be integrated with the air defense network of the SCCOA* air command and control system to provide airspace monitoring, which is a high-priority mission under the country's Permanent Security Posture (PSP). The DGA had earlier acquired a radar base equipped with a Ground Master 406 to protect the Kourou spaceport in French Guiana, and a GM 403 mobile radar. The new radars will provide the armed forces with a guaranteed threat detection capability at low and high altitudes, high operational availability and simplified maintenance.

 

The GM 406 radar will be coupled with the NATO ACCS C2 centers, the SCCOA system and C3M system (the deployable component of the French SCCOA program) centers as well as Navy and Army installations.

 

Like the installations at Nice Mont-Agel, the Lyon Mont-Verdun radar base will feature advanced security solutions to protect armed forces missions from potential threats to information systems and data integrity, ensuring that air command and control systems can continue to provide effective air defense protection for an area, region or country under all circumstances.

 

"This additional order for a new-generation radar confirms the trust that the DGA and the French armed forces continue to place in the radar systems developed by TRS and Thales.We are delighted that the GM 406 has been selected to equip the Lyon Mont-Verdun air force base, which is one of the cornerstones of France’s airspace surveillance capability," said Philippe Duhamel, CEO of ThalesRaytheonSystems France.

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 13:04

le-rafale photo source india-defence

 

27/02/2013 par F.G. – LaTribune.fr

 

Le groupe aéronautique a augmenté son chiffre d'affaires de 19,2% en 2012 par rapport à l'année précédente. Il s'est élevé à 3,9 milliards d'euros. Après une forte chute en 2011, le groupe revient à son niveau d'activité proche de celui de 2010, qui avait été une année record en termes de livraisons de Falcon.

 

19,2% c'est la hausse du chiffre d'affaires de Dassault Aviation en 2012 par rapport à l'année précédente. Il s'est élevé à  3,9 milliards d'euros. Le groupe aéronautique qui publiera ses résultats annuels le 14 mars ne fournit aucun détail sur la répartition des ventes entre sa principale activité, l'aviation d'affaires, et sa division Défense. Début 2012, le groupe tablait sur une stabilité de son activité, à 3,3 milliards, avant de relever son objectif en octobre sans donner néanmoins de fourchette d'augmentation. A la fin du troisième trimestre, le groupe avait enregistré 37 commandes de jets privés Falcon contre 30 appareils à fin septembre 2011. Dans le même temps, il en avait livré 43, contre 35 un an plus tôt. Il avait enfin livré 7 avions de combat Rafale.

 

Niveau d'activité proche de 2010

 

Dassault revient donc à un niveau d'activité proche de celui de 2010 (4,187 milliards) . En effet, le chiffre d'affaires avait chuté de 21% en 2011 en raison d'une baisse des livraisons d'affaires par rapport à 2010 qui avait été la meilleure année de l'histoire des Falcon.

 

Finalisation du contrat du Rafale en Inde

 

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

L'année 2013 pourrait bien être celle de la vente du Rafale à l'export avec le contrat en Inde. Dassault est en négociations exclusives avec l'Inde pour la vente de 126 exemplaires. "J'exprime un optimisme réaliste pour 2013", avait déclaré à l'AFP le-nouveau PDG du groupe Eric Trappier, à l'AFP. Il avait même estimé que l'été serait "un bon objectif".  Le PDG de Dassault Aviation avait en outre confirmé que la vente de 63 appareils supplémentaires " fai(sai)t partie des options envisagées par les autorités indiennes".

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/english/susma2.jpg

photo Frédéric Lert

 

27.02.2013 par Frédéric Lert  (FOB)

 

L’honneur d’être le dernier pilote de combat lâché sur Mirage F1 est échu hier au sémillant capitaine Laurent « Susma » P. Le jeune officier effectuait à Solenzara son premier vol sur Mirage F1CR à l’occasion d’une campagne de tir conduite par son escadron, le 2/33 « Savoie ». Cette ultime qualification d’un pilote sur le chasseur estampillé Dassault est un signe avant coureur de la fermeture programmée du 2/33 « Savoie » à l’été 2014. Avec cette fermeture viendra la fin définitive du Mirage F1 en France, dont histoire avait débuté en… 1973 !

 

http://fbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net/hphotos-ak-prn1/602207_524428517601450_1022185441_n.jpg

Campagne de tir de l'ER 2/33 Savoie de Mont de Marsan à Solenzara.

 

Le « Savoie » dispose encore à ce jour de 21 avions, dont trois biplaces encore utilisés pour former les pilotes des autres nations utilisatrices de Mirage F1 (Maroc, Libye…). Malgré son âge, le Mirage F1CR a participé  activement à tous les derniers engagements de la France dans le monde : Afghanistan, Libye et plus récemment Mali. Dérivé d’un pur intercepteur, le Mirage F1C, le « CR » offre encore à ce jour une panoplie capacitaire intéressante, depuis l’appui-feu au canon jusqu’au bombardement de précision à la bombe guidée laser, en passant par la reconnaissance, le recueil électronique ou la police du ciel. L’avion offre également une certaine rusticité, ce qui a valu aux deux appareils basés en permanence à N’Djamena de rejoindre Bamako au coup de sifflet très bref, avec une « empreinte logistique » minimale, quelques jours seulement après le début de l’opération Serval.

 

http://fbcdn-sphotos-a-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc6/250777_491866754192388_603756579_n.jpg

Opération Serval : 4 fév. 2013, un Mirage F1CR armé de 4 bombes MK82 et un Rafale biplace armé de 6 GBU12

photo EMA

 

Placés au plus près des forces françaises, les deux avions ont participé activement à la reconquète du pays en appuyant les troupes au sol. Les Mirage F1CR ont eu notamment l’occasion d’appuyer la progression rapide des troupes du 21ème RIMa en réalisant une reconnaissance à vue et une ouverture d’itinéraire.

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/le-csem-etudie-la-bataille-de-normandie/2203158-1-fre-FR/le-csem-etudie-la-bataille-de-normandie.jpg

le CSEM étudie la bataille de Normandie

 

27/02/2013 Sources : CNE C. BRUNETAUD/TIM - Armée de Terre

 

La théorie c’est bien mais la pratique c’est mieux ! Les stagiaires du cours supérieur d’état-major (CSEM) ont arpenté la région de Caen avec le service historique de la Défense (SHD). Ils ont pu analyser les phases offensives et défensives de la bataille de Normandie.

 

« Les études historiques terrain visent à accroitre la culture militaire et nourrir la réflexion de ces futurs décideurs » déclare le lieutenant-colonel Gué, de la division études et enseignement du SHD. Il dirige, depuis plusieurs années, le comité d’officiers chargé de préparer les cas concrets.

 

Les études historiques de terrain (EHT) se composent de plusieurs ateliers. Cette fois ci, le cas porte sur l’opération offensive canadienne TOTALIZE. Par groupe, les stagiaires planchent  sur le sujet afin de concevoir une tactique qui aurait pu être utilisé à ce moment-là.  Le but de la CSEM est de former des tacticiens capables d’élaborer et commander des manœuvres. L’étude de bataille de la seconde guerre mondiale leur permet de tirer des « enseignements  sur la coordination ou la planification. »

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:17

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/19e-rencontres-parlementaires/2202222-1-fre-FR/19e-rencontres-parlementaires.jpg

 

27/02/2013 Economie et technologie

 

Les 19e Rencontres parlementaires sur la Défense se sont déroulées, mardi 26 février, à la Maison de la chimie, à Paris.

 

A l'ordre du jour : « Quelles orientations et choix stratégiques pour la Défense ? »

 

Nicolas Bays, député du Pas-de-Calais et vice-président de la commission de la Défense nationale et des Forces armées et Arnaud Danjean, député européen et président de la sous-commission Sécurité et Défense (SEDE) au Parlement européen, ont présidé les 19e rencontres parlementaires « Paix et Défense » qui se sont tenues, mardi 26 février. Elles avaient pour thème : « Quelles orientations et choix stratégiques pour la Défense ? »

 

Au cœur des échanges, l'Europe de la Défense et l'organisation de la coopération européenne, les orientations industrielles et la capacité à maîtriser les technologies sensibles ou bien encore, l'optimisation des coûts liés au maintien en condition opérationnelle (MCO).

 

Ces rencontres sont un rendez-vous incontournable pour tous les acteurs privés et institutionnels qui participent à la construction d'une politique de Défense ambitieuse et réaliste dans un contexte économique difficile.

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 10:18

468px-Marine nationale

 

A lire ou à télécharger en ligne, une e-brochure vous offre un panorama complet de notre Marine en 2013.

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 08:55

Mindef

 

26.02.2013 à 19h24 Le Monde.fr (AFP)

 

Le ministère de la défense a refusé la déclassification complète d'un audit de sécurité réalisé après l'attentat de Karachi du 8 mai 2002 demandée par les juges chargés de l'enquête sur l'attentat, selon un courrier consulté mardi par l'AFP.

 

Il a suivi l'avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN) et expliqué ce refus par "les menaces et risques" pesant sur les personnels français actuellement présents au Pakistan et parce que la partie non déclassifiée "n'apporte pas d'informations utiles" à l'enquête.

 

En 2010, la CCSDN avait donné son feu vert à une déclassification partielle de l'"audit de sécurité" réalisé par le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) et remis le 9 octobre 2002 au gouvernement dans la perspective du retour éventuel des personnels de la DCN à Karachi. Saisie d'une demande de transmission de la partie non déclassifiée de cet audit par les juges chargés de l'enquête, la CCSDN a émis un avis négatif en janvier, suivi par le ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian.

 

"COMPLÈTEMENT DÉPLACÉ"

 

La partie non déclassifiée de l'audit porte "sur des éléments dont la divulgation, en raison des menaces et risques pesant toujours sur les ressortissants français, est susceptible de nuire gravement à la sécurité des personnels actuellement au Pakistan, écrit le ministère dans ce courrier consulté par l'AFP. D'autre part, elle n'apporte pas d'informations utiles aux investigations judiciaires, y compris au regard de l'élargissement de la saisine aux éventuels manquements aux obligations de sécurité."

 

"Il est complètement déplacé de la part du ministère, qui ne doit pas avoir accès au dossier, de juger de l'intérêt judiciaire de cette pièce", a réagi Gilles Sanson, blessé dans l'attentat du 8 mai 2002.

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 08:55

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/979787399.jpg

 

26.02.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

En opex, le soutien médical du SSA se détaille en quatre "rôles" distincts.

 

Un excellent article sur le rôle de l'infirmier anesthésiste en zone de combat permet d'expliquer les différents niveaux d'intervention médicale, dont le MCV dont j'ai parlé ce matin dans un post sur les pertes tchadiennes (24 tués désormais après la mort d'un soldat ce mardi dans un hôpital de Niamey). En voici un extrait:

 

- Le rôle 1 ou poste médical avancé permet la médicalisation de l’avant du blessé de guerre. Sa mission est dédiée à la prise en charge paramédicale et médicale initiale du blessé sur le terrain. Il n’y a pas de moyens chirurgicaux en rôle 1.

actu santé.jpg- Le rôle 2 light manoeuvre ou module de chirurgie vitale (MCV), correspond à la première structure qui peut réaliser un acte chirurgical permettant la survie. Le MCV est une structure légère sous tente qui peut être rapidement déployée à partir d’un aéronef de transport au plus près des zones de combats. Le MCV est autonome pour réaliser jusqu’à cinq chirurgies écourtées de type damage control.


Sur ces MCV on pourra lire aussi "Une nouvelle unité médicale opérationnelle pour l’armée française : le Module de Chirurgie Vitale (MCV)".

- Le rôle 2 enhanced rassemble les antennes chirurgicales aérotransportables (ACA) et les  antennes chirurgicales parachutistes (ACP).


C'est le niveau de soin qui réalise la catégorisation médico-chirurgicale du blessé, son traitement chirurgical orthopédique et/ou viscéral précoce ainsi que la réanimation périopératoire initiale. Ces structures sont prévues pour une mise en oeuvre rapide sous tente, par les personnels eux-mêmes, afin d’opérer et de traiter au plus près des zones de combats. Ces unités sont opérationnelles une heure après leur déploiement. Les capacités de traitement des ACA et ACP permettent 12 chirurgies lourdes par jour pendant deux jours, à l’issue desquels elles doivent être ravitaillées. Les ACA et ACP sont déployées dès que 1000 combattants sont présents sur un territoire d’OPEX.
Il en existe trois au Mali (Bamako, Gao et Tessalit).

 

- Le rôle 3 ou hôpital médicochirurgical (HMC) correspond à des capacités de traitement chirurgical et de réanimation lourde. Il s’agit de la structure de santé la plus complète en compétences chirurgicales et en capacité de traitement en OPEX. Les effectifs de cette structure sont supérieurs à 100 personnels (dont quatre IADE). C’est un hôpital équipé comme en France avec au moins trois salles de bloc opératoire, une zone de déchocage, un scanner, une unité de réanimation autonome, un laboratoire et un héliport à proximité voire un aéroport.
Au Mali, dans le cadre de Serval, il n'existe pas de rôle 3.

 

- Le rôle 4 correspond aux hôpitaux d’instruction des armées (HIA) sur le territoire français. Les HIA réalisent les soins définitifs et la rééducation des blessés après leur prise en charge initiale sur le théâtre d’OPEX.

 

opex.jpg

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 08:55

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/13/Coutau-begarie.jpg

 

27.02.2013 IHEDN

 

Vendredi 22 février 2013, une journée d’étude a été consacrée à l’œuvre d’Hervé Coutau-Bégarie, disparu il y a tout juste un an.

 

Les stagiaires de l’École de guerre, réunis à l’Institut de stratégie et des conflits, ont assisté à deux tables rondes.

 

Le général de corps d’armée Jean-Marc Duquesne, directeur de l’IHEDN et de l’Enseignement militaire supérieur a clôturé cette journée d’étude.

 

Discours du GCA Jean-Marc Duquesne

Partager cet article
Repost0
27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 08:55

FAA Cassard IMG 1

 

27/02/2013 Mer et Marine

 

La frégate antiaérienne Cassard, qui est entrée en arrêt technique le 11 février à Toulon, va recevoir deux nouvelles centrales de navigation inertielle produites par iXBlue. Il s’agit d’équipements de type Marins, le haut de gamme de la famille de centrales développée par la société française. Extrêmement précise, Marins permet au bâtiment de connaitre sa position sans moyen extérieur, avec un décalage de seulement 1 nautique par 24 heures. En dehors de la navigation inertielle, elle sert aussi à la stabilisation des armes et à l’alignement des missiles.

 

Le sistership du Cassard, le Jean Bart, a été équipé mi-2012, les marins pouvant tester et vérifier que les nouvelles centrales présentaient largement les performances annoncées.

 

Ces deux bâtiments sont les premières frégates de premier rang de la Marine nationale à être dotées de centrales Marins. iXBlue a également équipé les frégates La Fayette avec des centrales Phins et 35 unités de la flotte française avec des Quadrans dans le cadre du remplacement de leurs gyrocompas.

 

Concernant le Cassard, son arrêt technique intermédiaire s’achèvera en avril. Mené par DCNS, le chantier porte notamment sur une visite complète de la partie mécanique de l’appareil à gouverner, la réfection de carène et la modification du système d’aide à l’appontage d’hélicoptère. Le remplacement du radar DRBJ-11B par un Smart-S (opération effectuée en 2012 sur le Jean Bart) est quant à lui espéré en 2014, lors du prochain arrêt technique majeur du Cassard.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories