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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 09:55

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1b/BATRAL-francis-garnier-02.jpg

 

21 Février 2013 Par Marine & Océans

 

Les P400 et Batral de la Marine nationale qui assurent, depuis près de trente ans, la surveillance de l'immense domaine maritime français (le deuxième mondial avec 11 millions de km2), sont progressivement désarmés créant une carence importante. Ils seront partiellement remplacés, à compter de 2015, par des bâtiments multi-missions en attendant l'arrivée de bâtiments de surveillance et d'intervention maritime (Batsimar).

 

En 1982, la Convention de Montego Bay a défini des zones économiques exclusives (ZEE) qui s'étendent jusqu'à 200 nautiques du littoral et accordent aux pays côtiers un monopole pour l'exploitation de toutes les ressources qui s'y trouvent. Préserver et tirer parti de ce considérable gisement de croissance économique exige toutefois des capacités importantes de surveillance et d'intervention sans lesquelles de précieuses ressources risquent d'être pillées.

 

Une souveraineté réaliste nécessite une couverture complète et permanente de la ZEE pour des missions nombreuses et diverses : assistance aux bateaux de pêche, sécurité du commerce maritime, stabilité régionale, soutien aux îles isolées, aide humanitaire, lutte contre les trafics illicites et l'immigration clandestine, protection de l'environnement et des réserves halieutiques. La France mobilise pour cela des moyens d'observation spatiale mais aussi des navires hauturiers et des avions de surveillance maritime. Ils sont mis en œuvre par la Marine nationale à partir des départements et collectivités d'outre-mer.

 

La France doit cependant aujourd'hui impérativement les renouveler. Les frégates de type Floréal de la marine française sont adaptées à leurs missions de surveillance mais dans des zones océaniques à risque limité. Les patrouilleurs P400, en fin de vie et désarmés les uns après les autres, n'ont pas une tenue à la mer adaptée au pré-positionnement hauturier. Les bâtiments de transport légers (Batral), enfin, sont intéressants pour leur fonction cargo, leur capacité à « plager » et leur autonomie, mais ils seront tous retirés du service actif d'ici 2016.

 

De nouveaux patrouilleurs hauturiers

 

Pour faire face à cette réduction de capacité, la France a lancé, en 2007, un projet de bâtiment de surveillance et d'intervention maritime (Batsimar). Ce patrouilleur endurant, disposant d'une grande autonomie, sera capable de rallier rapidement les zones les plus lointaines et d'y rester au minimum une vingtaine de jours. Pouvant accueillir des commandos, il disposera de moyens d'interventions adaptés (hélicoptère, drone, embarcation rapide) pour des opérations de police et des conflits de basse intensité. Mais il ne pourra pas être livré, en raison des contraintes budgétaires, avant 2017.

 

D'ici là, la France a lancé le programme B2M pour combler ce déficit de présence outre-mer et assurer un besoin de transport logistique et humanitaire jusque-là assuré par les Batral. Ce programme prévoit la mise en œuvre d'un navire de type supply ship dont le premier devrait être mis en service en 2015, en attendant les Batsimar. D'une longueur comprise entre 60 et 80 mètres pour un déplacement avoisinant les 2 000 tonnes, le B2M disposera d'excellentes qualités nautiques (tenue à la mer et manœuvrabilité) et d'endurance adaptées à des missions de longue durée dans des conditions parfois difficiles. La vitesse n'est pas un critère retenu pour ces missions à dominante de soutien logistique ou de ravitaillement. Sans capacité amphibie comme le Batral, il disposera néanmoins d'une importante surface modulaire en pontée permettant d'assurer une fonction cargo pour du fret humanitaire ou du matériel antipollution. Il sera équipé d'une grue pour l'embarquement et le débarquement de conteneurs et pourra également déployer des embarcations légères et des plongeurs.

 

L'appel à candidature pour ce navire conçu aux normes civiles a été lancé par la DGA en juillet 2012 pour un marché qui devrait également comprendre leur maintien en condition opérationnelle pendant 6 ans. Les B2M font l'objet d'un financement interministériel car, bien qu'armés par la Marine, ils réaliseront également des missions dévolues à d'autres ministères dans le cadre de la fonction garde-côtes. Les B2M seront affectés en Nouvelle-Calédonie, aux Antilles, à la Réunion et en Polynésie.

 

Source : Centre d'études supérieures de la Marine (CESM)

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/sergent-chef-vormezeele/2192648-1-fre-FR/sergent-chef-vormezeele.jpg

 

21.02.2013 Gouverneur Militaire de Paris

 

http://www.garnison-paris.terre.defense.gouv.fr/images/index/images/bandeau-sup_11.jpg

 

Le général de corps d’armée Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus à l’adjudant Harold Vormezeele le vendredi 22 février 2013 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

L’adjudant Harold Vormezeele a été mortellement blessé le 19 février 2013 peu avant 11h00 alors qu’il participait au sein de sa section de commandos parachutistes du 2e régiment étranger de parachutistes, à une reconnaissance dans le massif de l’Adrar.

 

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux compagnons d’armes sera présidée par le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de terre, à l’Hôtel national des Invalides à partir de 14h30.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 14h00 et 14h15.

 

Une cérémonie nationale d’hommage, présidée par monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, aura lieu ensuite aux Invalides à partir de 16h30.

 

En cette circonstance, le général de corps d’armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de citoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec notre héros mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France dans une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à partir de 14h00.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 19:30
La saga du Rafale aux Emirats Arabes Unis (1/3) : le temps de la réconciliation

 

21/02/2013 Michel Cabirol – laTribune.fr

 

Alors que le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX) ferme ses portes ce jeudi, nous publions le premier volet d'une saga sur les négociations du Rafale aux Emirats Arabes Unis en trois chapitres : le temps de la réconciliation entre Paris et Abu Dhabi. François Hollande et son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont réussi à rétablir une relation de confiance avec le prince héritier Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, l'homme fort des Emirats Arabes Unis, qui avait fortement agacé par Paris fin 2011..

 

Une fois encore la France n'aura pas ménagé ses efforts pour propulser le Rafale dans le ciel bleu des Emirats Arabes Unis. Quelques semaines après la reprise des négociations en janvier entre Abu Dhabi et Paris portant sur la vente de 60 Rafale dans la foulée de la visite de François Hollande aux Emirats, le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX), qui a été inauguré dimanche, a bel et bien confirmé un net réchauffement des relations franco-émiraties sur ce dossier, qui avait fait l'objet à la fin de 2011 d'une grosse fâcherie entre Dassault Aviation et les EAU très agacés. C'est aujourd'hui du passé. Sur le salon IDEX, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et l'homme fort d'Abu Dhabi, le prince héritier, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, qui faisaient chacun leur propre tournée des stands des industriels, se sont croisés dimanche à deux reprises. Et ont visité ensemble dans une ambiance chaleureuse d'abord le stand de Nexter, qui attendait en vain d'être sélectionné par Abu Dhabi pour entrer en négociations exclusives pour la vente de 700 engins blindés à roues (VBCI), puis une seconde fois chez Dassault Aviation.

Les deux hommes ont ensuite partagé un déjeuner simple en dehors d'un cadre protocolaire strict, qui leur a permis de discuter librement du Rafale... et d'autres dossiers de coopérations entre la France et les Emirats. Bien loin des déclarations très abruptes de Jean-Yves Le Drian de retour d'un premier voyage aux Emirats fin octobre où il expliquait dans « Le Parisien » à propos du Rafale que « le rôle d'un membre du gouvernement, c'est d'établir les conditions de la confiance. Les industriels, eux, doivent jouer leur rôle et proposer l'offre la plus performante. Mais il ne faut pas mélanger les genres ». Des propos qui ne sont, semble-t-il, plus d'actualité. En tout cas à des années-lumière de son action à IDEX. Car le ministre a très naturellement débriefé ensuite le nouveau PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, qui avait lui-même discuté une bonne demi-heure avec le prince héritier sur le stand de l'avionneur.

 

Un "road map" pour Dassault Aviation

"Nous sommes ici aux Emirats parce qu'il y a ici un client majeur pour nous, explique Eric Trappier. Je devais rencontrer dans mes nouvelles fonctions Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, et nous avons échangé sur la base d'une transparence mutuelle". Le nouveau PDG de Dassault Aviation dispose aujourd'hui d'une "road map claire pour travailler", précise-t-il, mais il ne souhaite pas en dévoiler le contenu. Secret des affaires... Toutefois, le président du Conseil des industries de défense françaises (CIDEF), Christian Mons, a pour sa part indiqué qu'étant donné qu'en 2015 les premiers Mirage livrés auront 30 ans de service, "il y a une grande chance que le client (émirati) souhaite acheter en 2015/2016 et que nous commencions les livraisons en 2017/2018".

En tout cas, la reprise des négociations, accompagnée d'un nouveau climat de confiance, est une très bonne nouvelle pour Dassault Aviation et, au-delà, pour toute la filière de l'aéronautique militaire française qui ont un gros besoin pressant de charges de travail pour passer sans trop de difficultés le cap des restrictions budgétaires françaises. Toutefois, les négociations entre Abu Dhabi et Paris sont passées par tellement de haut et de bas depuis 2008, l'année de l'expression d'un intérêt pour les Rafale par les Emirats - c'est aussi le début d'une saga -, qu'il s'agit de rester prudent sur leur issue et sur un calendrier. "Le changement de gouvernance chez Dassault Aviation a été probablement l'élément clé d'une reprise des discussions entre Abu Dhabi", explique un très bon connaisseur de la région et de la famille régnante. Tout comme le changement de président de la République. L'intense activisme de Nicolas Sarkozy pour vendre le Rafale avait lui aussi fini par agacer les Emiratis, qui ont 60 Mirage 2000-9 dont ils sont très satisfaits. Certains de ces avions ont même été utilisés lors de l'opération Harmattan aux côtés de l'armée de l'air française.

 

François Hollande, VRP du Rafale ?

Nouveau président français, nouveau PDG de Dassault Aviation et... nouvelles relations de confiance entre Abu Dhabi et Paris. Les Emiratis semblent aujourd'hui convaincus que le Rafale est meilleur que le Mirage 2000-9. En outre, Eric Trappier, qui est apprécié à Abu Dhabi, a laissé de bons souvenirs. C'est lui qui a conclu la vente en 1998 de 30 Mirage 2000-9 et la modernisation de 33 autres Mirage 2000 au standard des 2000-9, alors qu'il était responsable des ventes avec les EAU au sein de la direction générale internationale de Dassault Aviation. Tout est pour le mieux donc... reste encore à trouver le bon prix pour vendre le Rafale, objet de la fâcherie entre Dassault Aviation et Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan fin 2011. Enfin, pour reprendre le fil là où il avait été interrompu, il fallait un déclic. C'est la visite aux Emirats de François Hollande en janvier, qui remet définitivement en selle le Rafale.

Le président français et son homologue émirati cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, évoquent le Rafale lors de leurs discussions. "Nous pensons que c'est un très bon avion, je n'ose pas dire que l'expérience l'a démontré, mais c'est pourtant le cas, aussi bien en Libye que même sur le théâtre malien", explique-t-il lors d'une conférence de presse. Nous pensons que c'est une technologie exceptionnelle, nous l'avons dit à nos amis émiriens. Ils ne le contestent pas d'ailleurs. Après, c'est une question de prix. (...) Mais ce n'est pas le président de la République française qui fixe le prix des avions. Donc cela obéit à des logiques de discussions, de négociations". C'est le feu vert pour la reprise des négociations entre le Team Rafale (Dassault Aviation, l'électronicien Thales et le motoriste Safran) et Abu Dhabi. D'ailleurs, François Hollande demande à son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de revenir aux Emirats pour poursuivre les discussions. Ce qu'il fera pour le salon IDEX après quelques jours en Inde. C'est le temps de la réconciliation.

 

Des liens jamais coupés

Les liens entre Abu Dhabi et Paris n'ont jamais été coupés mais la campagne présidentielle française, puis l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle équipe gouvernementale, le temps qu'elle prenne ses marques, a freiné la reprise des discussions. « Il a fallu six mois de rodage au nouveau pouvoir français pour définir une stratégie et un volet politique à l'export », explique un grand patron de l'armement. Surtout, Abu Dhabi, débarrassé de la pression intense de Nicolas Sarkozy déployée pour parvenir à une signature rapide de ce contrat, veut se donner du temps pour renouveler leur flotte de Mirage 2000-9. Les Emiratis n'ont jamais été pressés de s'offrir de nouveaux avions de combat. Non pas qu'ils n'étaient pas intéressés par le Rafale mais simplement le renouvellement de leur fotte de combat ne coïncidait pas avec le calendrier de l'ancien président. "C'était une campagne politique orchestrée par Nicolas Sarkozy et non pas à l'initiative des industriels", rappelle un observateur. D'où ce décalage entre le besoin du client et la proposition de Paris... qui a d'ailleurs raté le coche en ne liant pas l'installation de la base interarmée française à Al Dahfra (Abu Dhabi) forte de 700 hommes prépositionnés, à l'achat des avions de combat par les Emiratis. "Est-ce maintenant trop tard ?", s'interrogeait en début d'année un industriel. Possible. "Avec le temps, on oublie les cadeaux qui ont été faits", poursuivait-il.

Des liens qu'aurait bien voulu détricoter le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a tout fait pour torpiller les discussions entre Dassault Aviation et Abu Dhabi. Totalement décomplexé avec les ventes d'armes, il a proposé aux Emirats lors d'une visite officielle en novembre l'Eurogighter Typhoon, fabriqué par BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica pour remplacer leur flotte actuelle de Mirage 2000-9. David Cameron a fait le job. Il a même signé un partenariat dans la défense prévoyant en particulier une "étroite coopération" concernant les Typhoon. Londres voulait ainsi persuader les Emirats d'adopter le Typhoon, avec la volonté d'établir à plus long terme "une collaboration pour le développement de la prochaine génération d'équipement militaire aérospatial". En dépit de la pression de David Cameron, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan n'a jamais voulu annoncer que les négociations avec Dassault Aviation étaient arrêtées.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/sergent-chef-vormezeele/2192648-1-fre-FR/sergent-chef-vormezeele.jpg

 

Message du Secrétariat ANOPEX

 

Le 19 février 2013, le sergent-chef Harold VORMEZEELE, sous-officier du groupe de commandos parachutistes du 2e REP de Calvi, a été mortellement touché dans le massif de l’Adrar à une cinquantaine de kms au sud de Tessalit au MALI.

 

Selon nos premières informations, le plan hommage sur le pont Alexandre III sera mis en œuvre à partir de 14H00 le 22 février 2013.

 

Il sera suivi d'une Cérémonie d'Hommage National aux Invalides à partir de 16H30.

 

Les détails de ce plan hommage et de cette cérémonie, vous seront donnés dés la réception du communiqué officiel du Bureau communication du général , Gouverneur militaire de Paris (GMP).




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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 16:21

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/4e-rch-record-de-tir/2196577-1-fre-FR/4e-rch-record-de-tir.jpg

Départ de tir missile HOT - Crédits : 4e RCh

 

21/02/2013 Armée de Terre

 

Canjuers : évaluation nationale en tirs missiles et canon. Deux records enregistrés, désormais à battre !

 

Deux années de préparation intensives ont été nécessaires pour que le peloton d’appui direct (PAD) du 4e escadron du 4e régiment de chasseurs (4e RCh) de Gap décroche un nouveau record, détruisant 94% des cibles offertes dont 100% des cibles véhicules.

 

Le peloton anti-char missiles HOT (PAC HOT) avec brio, a enchaîné début février 2013, le parcours de tir dynamique, enregistrant 1925 points sur 2000. A l’épreuve de renseignement il établit un autre record avec 81 sur 90. Désormais il rejoint le PAD du 4e RCh dans le classement niveau 5.

 

Des résultats qui démontrent encore une fois le savoir-faire de nos soldats et  la performance des équipements, actuellement déployés au Mali.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 15:49

le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence – photo GAMSTAT P.

 

21/02/2013 Ministère de la Défense

 

L’armée de terre a formellement adopté le jeudi 14 février 2013 le NH90 CAIMAN, hélicoptère de la classe des 11 tonnes, destiné au renouvellement des flottes d’hélicoptères de transport tactique, dans sa version TTH (Tactical Transport Helicopter).

 

Cette adoption officialise l’autorisation d’emploi par le personnel de l’armée de terre de cet appareil. Elle va permettre aux instructeurs du centre de formation interarmées (CFIA) du Cannet des Maures (Var) de débuter la formation des pilotes opérationnels.

 

 L’armée de terre devrait disposer en 2014 d’un module de 4 appareils pouvant être projetés sur un théâtre ainsi que de 6 équipages opérationnels et 6 appareils qui rejoindront le 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg. La mise en service opérationnelle, qui validera la pleine autonomie de l’armée de terre à opérer sa flotte de CAIMAN, est planifiée en 2016.

 

La Direction générale de l’armement (DGA) avait réceptionné en avril 2010 le premier hélicoptère NH90 en version NFH (lutte anti-surface et anti-sous-marine) destiné à la marine nationale et, en décembre 2011, le premier TTH pour l’armée de terre.

 

Le programme NH90 est un programme européen majeur lancé par la France, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas, rejoints en 2006 par la Belgique. Il connaît un réel succès à l’export et a été commandé à 529 exemplaires par 14 pays, dont 111 appareils en version NFH. Le NH90 NFH a ainsi été retenu dans une version similaire par l’armée belge.

 

Premier hélicoptère doté en série de commandes de vol électriques, il possède une grande manœuvrabilité et une agilité qui lui permettent d’assurer des missions de jour comme de nuit, même dans de très mauvaises conditions.

 

La version terrestre TTH peut emporter jusqu'à 20 combattants, 2 500 kg de matériel ou un véhicule léger. Les pilotes seront équipés d'un visuel de casque intégrant un dispositif de vision nocturne de dernière génération comparable à celui du TIGRE.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 15:47
Le Caiman trouve un maître

21.02.2013 par Frédéric Lert

 

L’armée de Terre annonce aujourd’hui avoir formellement adopté le NH90 Caiman dans sa version TTH (Tactical Transport Helicopter). Le Caiman est destiné à prendre la relève des Puma les plus anciens, aujourd’hui à bout de souffle. Cette adoption va permettre au CFIA (Centre de Formation Inter Armées) du Cannet des Maures de débuter la formation des pilotes opérationnels avec les deux appareils qui lui ont déjà été remis.

 

 Il ne faut toutefois pas confondre adoption et mise en service opérationnelle (MSO) : cette dernière, qui « validera la pleine autonomie de l’armée de Terre à opérer sa flotte de Caiman » n’est attendue que pour 2016. Mais entre adoption et MSO, une étape intermédiaire devrait permettre à l’Alat de disposer d’un module de quatre appareils « projetables » ainsi que de six appareils au sein du 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg.

 

le prototype du Caiman, dans sa version amphibie. ICI

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 13:55

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

21 février 2013 Info-Aviation

 

Après des années à tergiverser, la France n’a toujours pas comblé l’absence de drones armés dans son arsenal. Quelles sont les options qui s’offrent à elle ? Faut-il envisager l’achat de drones américains ou revenir à l’utilisation d’avions d’attaque plus conventionnels ?

 

Les opérations françaises au Mali et en Libye ont une nouvelle fois révélé les carences des drones armés. Face à des terroristes armés de AK47 et se déplaçant à pied, l’armée française n’a rien d’autre à opposer que des avions de chasse supersonique ou des hélicoptères de combat à la puissance de feu et aux coûts disproportionnés.

 

L’acquisition de drones armés est à l’étude depuis des années en France sans qu’aucune décision ne soit prise. Il n’y a pas de drone armé européen. La France utilise le Harfang qui est une version francisée du Heron développé par IAI (Israël). Son capteur obsolète doit être amélioré, mais il n’y a toujours pas d’armes à l’horizon, au grand regret des militaires.

 

Quels sont les choix possibles ?

 

Hargfang-pic6-source-FB-Armee-de-l-Air.jpg

 

La première option serait de modifier le drone Harfang en lui octroyant des missiles Spike-LR (Rafael) ou des bombes guidées Viper-Strike (MBDA). Mais ces modifications impliqueraient des coûts importants de développement et de maintenance.

 

MQ-9-Reaper source info-aviation

 

La deuxième option est l’achat de drones MQ-9 Reaper américains construits par General Atomics qui peuvent emporter un éventail d’armes plus large et une charge utile plus importante. Cette solution semble emporter l’adhésion de la France. Le Directeur de la DGA, Laurent Collet-Billon, serait actuellement en pourparlers avec l’U.S. Air Force pour l’acquisition de drones MQ-9 Reaper. Reste à savoir quand le ministère de la défense prendra sa décision. L’autre problème est le délai d’attente d’au moins 2 ans, le temps pour la bureaucratie américaine d’autoriser l’exportation d’armes et pour les ingénieurs d’intégrer les capteurs européens au Reaper.

 

Super Tucano Embraer – photo Embraer

 

Enfin, une troisième option consisterait à recourir à des avions d’attaque légers tels que l’EMB-314 Super Tucano, une version améliorée du Tucano EMB-312 qui servait d’avion d’entraînement à l’armée française. Ces avions sont moins endurants qu’un drone et mettent en danger la vie du pilote. En revanche, ils peuvent combattre aux côtés des drones de reconnaissance comme les Harfang et fournir une meilleure connaissance de la situation, avec une plus grande vitesse, une puissance de feu importante (canons montés), avec une livraison et une mise en service plus rapides. Les coûts d’achat seraient semblables, et les coûts d’exploitation sont de l’ordre de 1000 dollars minimum par heure de vol. La France pourrait même négocier avantageusement cet achat avec Embraer, sachant que le Brésil prévoit d’acheter des avions de chasse où le Rafale est favoris.

 

Quel drone la France devrait-elle choisir ? pour VOTER

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:55

cooperation-avec-la-marine-capverdienne-2

 

21.02.2013 Sources Marine nationale

 

Le 6 mars 2013, la mission Jeanne d’Arc 2013 conduite par le bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre et la frégate anti-sous-marine (FASM) Georges Leygues appareillera de Brest.

 

Les 135 officiers élèves de la promotion 2010 de l’ École navale, embarqueront pour parfaire leur formation. Ce stage d’application à la mer, de près de cinq mois, constitue le premier déploiement de longue durée et le premier contact avec un contexte opérationnel. Entre mars et juillet, la mission sera déployée en océan Atlantique, en mer Méditerranée puis en océan Indien.

 

Loin, longtemps, en équipage


La capacité à naviguer «loin, longtemps et en équipage», constitue l’essence même du métier de marin. Avant d’exercer leurs futures responsabilités d’officiers, cet apprentissage à la mer permettra aux élèves de mettre en perspective leur formation théorique. Ils participeront à l’ensemble des tâches inhérentes à la vie en mer et appréhenderont l’exercice des responsabilités.

 

Une mission opérationnelle


Cette pédagogie s’appuie tant sur des manœuvres d’entraînement interarmées et multinationales, que sur des activités opérationnelles et d’actions de coopération régionale. Intégrés aux équipages du BPC Tonnerre et de la FASM Georges Leygues, les officiers élèves seront pleinement impliqués dans chaque phase du déploiement.

 

BPC Mistral photo Marine Nationale

 

Les BPC font partie des bâtiments les plus modernes de la Marine nationale et sont en mesure de remplir quatre grandes fonctions : amphibie, porte-hélicoptères, hôpital, plateforme de commandement. Ils se sont naturellement trouvés être les plus adaptés pour accueillir le module école, installé au cœur du bâtiment dans la zone état-major. Pour les futurs officiers de marine, la pratique du métier et l’exercice des responsabilités à la mer est sans conteste une importante plus-value.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/carte-du-deploiement-bd/2195876-2-fre-FR/carte-du-deploiement-bd.jpg
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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 12:45
La “Légion” du général Lecointre

21 Février 2013 par François d'Orcival – V.A.

 

Bruxelles-Bamako. Tout juste 500 Européens mobilisés pour former de quatre à huit bataillons de Maliens… Une chance, la “nation cadre” est française !

 

Il aura fallu que les Européens s’y mettent à vingt-sept, avec deux pays observateurs, le Canada et la Norvège (membres de l’Otan), pour ne recruter que 500 hommes (et femmes) destinés à la mission de formation de quatre à huit bataillons de l’armée malienne… Un soldat européen pour trois maliens.

 

Les premiers à avoir répondu à l’appel sont les Espagnols, les Britanniques et les Belges. Ce sont les autres nations européennes qui ont un passé africain : les Espagnols, qui occupèrent jusqu’en 1975 une partie du Sahara (appelée depuis “occidentale”), intéressés par tout ce qui se passe au Sahel ; les Britanniques, qui veulent retrouver de l’influence sur le continent noir ; les Belges, qui n’ont pas oublié leur Congo.

 

Les contingents envoyés par ces différents États, auxquels se joignent des Italiens, des Suédois et des Allemands, sont bien modestes : quelques dizaines, voire une petite centaine d’officiers et de sous-officiers chacun. Au moins s’agit-il de soldats aguerris, autant que possible francophones, non seulement parce que la “nation cadre” est la France, mais aussi parce que le Mali parle français.

 

À la tête de cet embryon de “Légion étrangère européenne”, un général français, François Lecointre, jeune brigadier de 50 ans, fils de sous-marinier, officier des troupes de marine depuis sa sortie de Saint-Cyr. Il a déjà accompli près de vingt ans de service sur les théâtres extérieurs : depuis le Golfe jusqu’à la Côte d’Ivoire, en passant par la Somalie, Djibouti, le Rwanda, les Balkans. Sa promotion d’élèves officiers portait le nom de Monclar, un nom prédestiné : Monclar avait parcouru de long en large le Maroc et l’Afrique française avant d’aller se battre en Corée avec le bataillon français.

 

Lecointre a commandé le 3e régiment d’infanterie de marine envoyé à Abidjan en 2006. Après deux années passées au cabinet militaire du ministre de la Défense, il a pris le commandement de la 9e brigade légère blindée de marine, héritière de la 9e division d’infanterie coloniale. Cinq régiments, 6 000 hommes, et une devise adaptée : “Semper et ubique”, “Toujours et partout”. Le 11 janvier, au déclenchement de l’opération Serval, il était en alerte.

 

Le général Lecointre a emmené au Mali son état-major de brigade ainsi que les éléments avancés du 2e régiment d’infanterie de marine. Sur place, 250 cadres pour la formation des Maliens et l’équivalent d’une compagnie renforcée pour leur protection. Au programme, la reconstitution d’unités qui, au terme de deux mois et demi de classes, seront mises à l’épreuve sur le terrain. Si elles sont jugées aptes, elles rejoindront les forces françaises et africaines déjà engagées.

 

C’est en décembre dernier, après que les Français eurent sonné l’alarme et compris que l’armée malienne n’existait plus, que les Européens ont défini les contours de cette EUTM — mission européenne d’entraînement de l’armée malienne. Avec quel budget ? Tout juste 12 millions d’euros (hors soldes) ! Voilà ce dont dispose le général Lecointre pour une opération dont la durée est fixée à une année. Le général se demande s’il va pouvoir embarquer avec lui les bombardes et cornemuses de sa fanfare.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:55

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

20 février 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Avec quinze otages en Afrique, la France est passée devant les Etats-Unis en nombre de ressortissants enlevés et se retrouve en première ligne dans l'exposition au risque de rapts par des islamistes radicaux, une vulnérabilité accrue par son cavalier seul militaire au Mali.

 

Avec l'enlèvement d'une famille de sept personnes, dont quatre enfants, dans le nord du Cameroun, c'est un casse-tête de plus pour les autorités françaises, déjà à la peine pour libérer les otages français dans la bande sahélo-saharienne, notamment les six détenus par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

 

Longtemps, les Américains, champions de l'impérialisme et de l'interventionnisme aux yeux des groupes radicaux, ont été la cible préférée des preneurs d'otages, notamment au Proche-Orient, en Afghanistan et au Pakistan. Mais avec neuf otages, contre quinze pour la France, les Etats-Unis cèdent le triste titre de pays occidental le plus visé par les rapts dans le monde.

 

Malheureusement, la France est l'un des pays, peut-être le pays le plus touché, a souligné mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

 

L'attrait exercé par l'otage français ne date pas du début de la guerre au Mali. Mais les appels lancés par des groupes jihadistes à frapper la France en son coeur faisaient craindre une recrudescence des enlèvements au Sahel, où le kidnapping est devenu un business à grande échelle, permettant à des groupes criminels ou jihadistes d'exercer des pressions mais également de se financer.

 

Enlevée dans l'extrême nord du Cameroun, la famille française a été emmenée au Nigeria, selon Yaounde. Ce pays abrite la secte islamiste Boko Haram et le mouvement radical Ansaru. L'exécutif français, le président François Hollande en tête, a évoqué dès mardi la possible implication de Boko Haram.

 

Fin janvier, le consulat de France au Nigeria avait affirmé avoir reçu des menaces directes par des groupes terroristes nigérians en représailles de la guerre française au Mali lancée le 11 janvier.

 

Mais les autorités françaises n'avaient pas précisé de quel groupe émanait la menace. Quelques semaines plus tôt, des islamistes d'Ansaru avaient kidnappé un Français dans le nord du Nigeria, justifiant ce rapt par le rôle de la France dans la préparation de l'intervention militaire au Mali.

 

Dans sa revendication, le groupe Ansaru invoque des transgressions et des atrocités commises envers la religion d'Allah (...) par les pays européens dans plusieurs endroits dont l'Afghanistan et le Mali.

 

Gérer deux fronts et 15 otages à la fois ?

 

Pour retrouver ses otages, la France s'appuie sur son service d'espionnage à l'étranger (la DGSE) et sur son armée. Le déploiement en début de semaine de forces spéciales françaises dans le massif des Ifoghas, dans le nord du Mali, vise justement à retrouver les éventuels otages qui s'y trouveraient tout en neutralisant les groupes islamistes armés.

 

Mais alors que la France est encore présente en Afghanistan et qu'elle a mobilisé 4.000 soldats au Mali, la question de ses capacités se pose: la France peut-elle être sur deux théâtres d'opérations et récupérer dans le même temps 15 otages ?

 

Cité mercredi par le New York Times, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian regrette le faible équipement des armées dans certains domaines. La France n'a que deux drones (avions sans pilote). Un pays avec des compétences aéronautiques, qui fait de bons avions et n'a pas anticipé à quoi ressembleraient la surveillance et le renseignement de demain !, s'insurge-t-il, en dénonçant une situation incompréhensible.

 

De nouveaux investissements me semblent inévitables, comme dans le renseignement et les forces spéciales, ajoute le ministre.

 

Pour certains observateurs, la France aurait été d'autant plus visée ces dernières années qu'elle a payé parfois dans le passé des rançons pour la libération d'otages. Le nouvel exécutif socialiste de François Hollande y est réticent, jugeant que les rançons nourrissent le terrorisme et la poursuite des rapts.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 11:30

Rafale photo2 Sirpa Air

 

21/02/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Deuxième volet de la saga sur les négociations du Rafale aux Emirats Arabes Unis en trois chapitres. Voici le temps des espoirs... mais aussi des concessions. C'est en juin 2008 que les Emirats Arabes Unis ont dévoilé des discussions préliminaires en vue d'acquérir jusqu'à 63 Rafale. A l'été 2010, les négociations se compliquent.

 

Un an après le fiasco franco-français retentissant du Rafale au Maroc, Nicolas Sarkozy arrache une promesse de vente des Emirats Arabes Unis (EAU) jusqu'à 63 avions de combat tricolore. C'est précisément le 5 juin 2008 que sont officiellement évoquées pour la première fois des "discussions préliminaires" entre les deux pays. Selon une source officielle, citée par l'agence émiratie officielle Wam, "des discussions se déroulent entre le gouvernement des Emirats arabes unis et la République française" sur une vente de Rafale. Dans la foulée, l'ancien président, très marqué par l'échec du Rafale au Maroc - sa responsabilité n'est pourtant pas engagée -, estime que l'intention émiratie d'acheter éventuellement des Rafale est "une bonne nouvelle pour la France". Le chef de l'Etat précise toutefois qu'il "n'y a pas de date fixée ni de négociations commerciales entamées à ce stade". Mais il rajoute toutefois qu'en "cas de signature prochaine de contrat, les premiers appareils pourraient être livrés à partir de 2012. Les discussions vont se poursuivre dans les semaines qui viennent". Aussitôt, le titre Dassault Aviation s'envole, gagnant 8,2 %, à 595 euros, une heure après l'ouverture du marché parisien. C'est le début d'une saga... qui a rebondi plus de quatre ans plus tard en janvier 2013 avec le voyage à Abu Dhabi de François Hollande, qui a relancé le Rafale dans le ciel des Emirats.

 

Le Rafale, ou l'une des obsessions de Nicolas Sarkozy, qui se verrait bien être le premier président français à accrocher la signature d'un contrat export pour le matériel le plus emblématique de l'industrie de l'armement française. Le Rafale, ou comment vendre cet avion de combat jamais encore vendu... Toujours très bien noté dans les pays où il est en compétition mais jamais gagnant. Même François Hollande commence à se piquer au jeu, son voyage à Abu Dhabi en est le reflet. Et la posture un peu dédaigneuse qu'il a adopté lors des premiers voyages présidentiels vis-à-vis des grands contrats semble avoir changé. En Arabie saoudite, il avait déclaré à Reuters, qu'il n'était "pas venu signer je ne sais quel contrat. C'est une relation personnelle et de confiance qui devait être établie". Les temps changent mais cela restera probablement inavouable. Nicolas Sarkozy lui a foncé sans aucun état d'âme. Car au fil du temps, la vente du Rafale est devenue l'un des défis personnels de l'ancien président. L'objecitf de vendre le Rafale, l'avion de combat de Dassault Aviation, l'a très souvent accompagné lors de ses déplacements à l'étranger. A tel point que Nicolas Sarkozy tentera même de le proposer à des pays où il n'avait pratiquement aucune chance de succès. C'est le cas du Koweït et du Sultanat d'Oman, qui ne peuvent pas s'offrir cet appareil pour des raisons politiques, des pays trop dépendants de Washington. Et l'ancienne colonie de Sa Majesté, Oman, ne cache pas non plus un fort tropisme britannique. D'où son achat fin 2012 de douze Eurofighter Typhoon, l'avion de combat de BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica.

 

Des percées pour le Rafale mais pas de concrétisation

 

L'activisme de Nicolas Sarkozy permettra toutefois d'obtenir de réelles percées commerciales accompagnées par de vraies négociations commerciales. Le Rafale sera ainsi au coeur des relations politiques entre la France et le Brésil et entre Paris et Abu Dhabi. Deux pays où il a su instaurer au départ une relation de confiance très étroite, notamment avec l'ancien président, Lula. Mais elle se finira mal... "Nicolas Sarkozy a été l'origine de ces deux campagnes, qui sont des campagnes très politiques et qui ne sont pas à l'initiative des clients", rappelle un très bon observateur. Surtout ces campagnes n'ont pas collé avec un besoin opérationnel des armées de l'air de ces pays, voire même avec leur budget.

Mais pressés par Nicolas Sarkozy, les Emiratis jouent le jeu... avec quelques réticences. Ce qu'une source proche du dossier résume ainsi : "lorsque vous rentrez dans une concession mais que vous n'avez pas un besoin fondamental de changer votre voiture, vous vous montrez très exigeant avec le vendeur en lui demandant toutes les options possibles au meilleur prix". Résultat, le Rafale tel qu'Abu Dhabi le voulait en 2010 est "un véritable sapin de Noël", expliquent alors à La Tribune des proches des négociations. Des moteurs plus puissants (9 tonnes au lieu de 7,5), un missile antinavire américain Harpoon sous les ailes du Rafale, une électronique améliorée (radar AESA et guerre électronique Spectra). Au total, le coût de modernisation de l'avion de combat exigé par Abu Dhabi s'élevait en 2010 entre 4 et 5 milliards d'euros. Un montant à partager entre la France et les Emirats.

 

Le temps des concessions

 

Pour l'heure, au début de l'année 2009, Paris croit encore à un succès rapide. Les autorités estiment alors que le partenariat en matière de défense très étroit entre la France et les Emirats Arabes Unis, voulu et négocié par l'Elysée, dont le symbole est la base interarmée qui est en train d'être installée à Al Dahfra (Abu Dhabi), permettra à la France de signer le contrat tant désiré. C'est bien mal connaître les Emiratis, de très fins négociateurs qui jouent sur du velours, connaissant la volonté à tout prix de l'Elysée de signer ce contrat. Abu Dhabi va jouer sur deux tableaux, l'un diplomatique avec l'Elysée et l'autre commercial avec le Team Rafale (Dassault Aviation, Thales et Safran), qui lui résistera mieux aux demandes excessives des Emiratis.

 

Mais pour Paris, aveuglé par la signature de ce contrat, le chemin de croix commence vraiment. L'Elysée est au début de toute une série d'exigences d'Abu Dhabi, dont la plupart seront satisfaites... sans aucune contrepartie. Et ce contrairement à ce que pensait l'Elysée, il n'y aura par exemple aucun contrat signé en contrepartie de la construction de la base interarmée d'Al Dhafra située à 40 kilomètres d'Abu Dhabi. Ni en mai 2009 lors de l'inauguration de la base, ni après. L'installation de l'armée française dans le Golfe avait fait l'objet d'un accord signé début 2008 par Nicolas Sarkozy lors d'un précédent voyage. Une déception pour le président français, qui ne l'empêchera pas de donner le coup d'envoi, lors de l'inauguration de la base française, pour la construction du Louvre Abu Dhabi, premier musée universel au Moyen Orient. En juin 2009, on reparle aussi du Rafale lors du salon aéronautique du Bourget, Paris vise à cette époque la fin des négociations au début du printemps 2010. Le ministre de la Défense d'alors, Hervé Morin, estime également en décembre 2009 possible la signature d'un contrat Rafale en 2010. D'autant que "le verrouillage technique a été effectué et la signature du contrat est balistique", expliquait-on à La Tribune en octobre.

 

Des nuages noirs sur les négociations

 

Début 2010, le climat reste encore très bon. Français et Emiratis travaillent pour finaliser cette fois le contrat à l'été, la négociation sur la définition de l'appareil émirati est alors pratiquement bouclée. Les négociateurs en sont même à évoquer alors le calendrier de livraison des différents standards du Rafale. Nicolas Sarkozy évoque lui-même un possible contrat avec les Emirats, faisant étant "d'une forte espérance en ce qui concerne la vente de Rafale par la France aux EAU. Nous entrons dans une phase de discussions assez approfondies". Mais patratas deux articles successifs dans la presse française vont très fortement ralentir les négociations. C'est d'abord "Le Figaro", la propriété de Dassault - un comble - qui publie en juin un article sur la sécurité d'Abu Dhabi, qui a fortement déplu surplace et qui a fait désordre dans le Golfe. Ensuite, un général de l'armée française révèle en août des détails secrets des négociations dans une interview à la Revue défense et sécurité internationale. C'est trop pour les Emiratis, qui explosent de rage. Et ils envoient un signal très fort à Paris. Ils menacent de mettre en concurrence le F/A-18E/F face au Rafale. Et pour bien montrer leur irritation, Abu Dhabi, selon le site américain Defensenews, a demandé durant le mois d'août à Boeing des informations sur les versions monoplace et biplace du F/A-18E/F Super Hornet.

 

Et Paris n'est pas au bout de ses peines. A l'automne 2010, Abu Dhabi rajoute dans les discussions une nouvelle exigence pour acquérir le Rafale. Les Emiratis, qui sont revenus à la table des négocations, se montrent exigeants. Ils mettent désormais dans la balance des droits de trafic supplémentaires (autorisations de vols) en France, essentiellement à Roissy, pour leurs compagnies aériennes Emirates (Dubai) et surtout Etihad, le transporteur d'Abu Dhabi. Une exigence à une semaine environ d'un deuxième round de négociations bilatérales sur les services aériens et six mois après l'échec du premier. Paris avait rejeté en bloc les exigences colossales des Emirats (un doublement du nombre de vols en France). Les représentants d'Abu Dhabi étaient partis furieux. Mais, fin 2010, le Rafale est en danger et le dossier devient très politique. Entre Air France et Dassault Aviation, deux de ses fleurons, Paris doit choisir.

 

L'Elysée choisira l'avionneur. Fin janvier 2011, la France autorise les compagnies du Golfe à défier davantage Air France dans l'Hexagone. Car face à des centaines d'Airbus, une soixantaine de Rafale, un gros contrat d'approvisionnement d'uranium pour Areva, les arguments de la compagnie française pour inciter les autorités françaises à refuser des vols supplémentaires aux compagnies émiraties n'ont pas pesé bien lourd. Mais le chemin de croix de Paris va pourtant se poursuivre en 2011.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 10:23

African Region maps source ISS

 

20 février, 2013 – BBC Africa

 

Le ministre français des affaires étrangères a déclaré que son pays ne cèderait pas aux "groupes terroristes". Laurent Fabius s'exprimait devant les parlementaires au sujet des ressortissants français, au nombre de quinze, détenus par des groupes armés en Afrique.

 

Il a estimé que le gouvernement devait tout faire pour obtenir la libération de ces otages mais que "rien ne serait pire que céder".

 

Mardi, sept Français, dont quatre enfants, ont été enlevés dans le nord du Cameroun par un groupe d'individus armés. Ce qui fait de la France le pays avec le plus grand nombre de ressortissants pris en otage dans le monde.

 

Le président français François Hollande soupçonne le groupe islamiste nigérian Boko haram d'être derrière ce dernier enlèvement après que ces Français ont visité le parc national de Waza.

 

Des groupes armés du nord du Mali détiennent aussi des otages français. Ils seraient dans les massifs des Ifhogas, dans la région de Kidal avec leurs ravisseurs.

 

Le président François Hollande demande aux ressortissants français de faire preuve de prudence lorsqu'ils rendent à l'étranger.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 08:55

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/01/3624588559.jpg

 

20.02.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le centre de simulation Janus des écoles militaires de Saumur (EMS), que le ministre de la Défense avait visité le 7 février,  a été inauguré ce mercredi par le CEMAT.

 

1 500 mètres carrés ont été ajoutés au bâtiment préexistant, ceci afin de pouvoir accueillir une deuxième plateforme de niveau BIA (brigade interarmes). Cette dernière était auparavant installée à Compiègne, ancienne garnison de l’école d’état-major.

 

Désormais, le centre de simulation Janus des EMS constitue un véritable "créateur" de capacité opérationnelle : il est à ce jour l’unique pôle de l’armée de Terre qui est en mesure de former l’ensemble de la chaîne commandement à la technique opérationnelle, du sergent au général commandant une brigade. A ce jour, 400 "joueurs" peuvent évoluer en même temps sur les deux plateformes.

 

La simulation est devenue un outil de formation incontournable au sein de l’armée de Terre ; à ce titre, des journées internationales de la simulation seront organisées à Saumur au printemps 2014.

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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 08:14

Rafale point-de-situation-du-15-janvier-2012-1

 

21/02/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX) ferme ses portes ce jeudi, nous publions le premier volet d'une saga sur les négociations du Rafale aux Emirats Arabes Unis en trois chapitres : le temps de la réconciliation entre Paris et Abu Dhabi. François Hollande et son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ont réussi à rétablir une relation de confiance avec le prince héritier Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, l'homme fort des Emirats Arabes Unis, qui avait fortement agacé par Paris fin 2011..

 

Une fois encore la France n'aura pas ménagé ses efforts pour propulser le Rafale dans le ciel bleu des Emirats Arabes Unis. Quelques semaines après la reprise des négociations en janvier entre Abu Dhabi et Paris portant sur la vente de 60 Rafale dans la foulée de la visite de François Hollande aux Emirats, le salon de l'armement d'Abu Dhabi (IDEX), qui a été inauguré dimanche, a bel et bien confirmé un net réchauffement des relations franco-émiraties sur ce dossier, qui avait fait l'objet à la fin de 2011 d'une grosse fâcherie entre Dassault Aviation et les EAU très agacés. C'est aujourd'hui du passé. Sur le salon IDEX, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et l'homme fort d'Abu Dhabi, le prince héritier, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, qui faisaient chacun leur propre tournée des stands des industriels, se sont croisés dimanche à deux reprises. Et ont visité ensemble dans une ambiance chaleureuse d'abord le stand de Nexter, qui attendait en vain d'être sélectionné par Abu Dhabi pour entrer en négociations exclusives pour la vente de 700 engins blindés à roues (VBCI), puis une seconde fois chez Dassault Aviation.

 

Les deux hommes ont ensuite partagé un déjeuner simple en dehors d'un cadre protocolaire strict, qui leur a permis de discuter librement du Rafale... et d'autres dossiers de coopérations entre la France et les Emirats. Bien loin des déclarations très abruptes de Jean-Yves Le Drian de retour d'un premier voyage aux Emirats fin octobre où il expliquait dans « Le Parisien » à propos du Rafale que « le rôle d'un membre du gouvernement, c'est d'établir les conditions de la confiance. Les industriels, eux, doivent jouer leur rôle et proposer l'offre la plus performante. Mais il ne faut pas mélanger les genres ». Des propos qui ne sont, semble-t-il, plus d'actualité. En tout cas à des années-lumière de son action à IDEX. Car le ministre a très naturellement débriefé ensuite le nouveau PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, qui avait lui-même discuté une bonne demi-heure avec le prince héritier sur le stand de l'avionneur.

 

Un "road map" pour Dassault Aviation

 

"Nous sommes ici aux Emirats parce qu'il y a ici un client majeur pour nous, explique Eric Trappier. Je devais rencontrer dans mes nouvelles fonctions Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan, et nous avons échangé sur la base d'une transparence mutuelle". Le nouveau PDG de Dassault Aviation dispose aujourd'hui d'une "road map claire pour travailler", précise-t-il, mais il ne souhaite pas en dévoiler le contenu. Secret des affaires... Toutefois, le président du Conseil des industries de défense françaises (CIDEF), Christian Mons, a pour sa part indiqué qu'étant donné qu'en 2015 les premiers Mirage livrés auront 30 ans de service, "il y a une grande chance que le client (émirati) souhaite acheter en 2015/2016 et que nous commencions les livraisons en 2017/2018".

 

En tout cas, la reprise des négociations, accompagnée d'un nouveau climat de confiance, est une très bonne nouvelle pour Dassault Aviation et, au-delà, pour toute la filière de l'aéronautique militaire française qui ont un gros besoin pressant de charges de travail pour passer sans trop de difficultés le cap des restrictions budgétaires françaises. Toutefois, les négociations entre Abu Dhabi et Paris sont passées par tellement de haut et de bas depuis 2008, l'année de l'expression d'un intérêt pour les Rafale par les Emirats - c'est aussi le début d'une saga -, qu'il s'agit de rester prudent sur leur issue et sur un calendrier. "Le retrait de Charles Edelstenne (l'ancien PDG de Dassault Aviation, ndlr) a été probablement l'élément clé d'une reprise des discussions entre Abu Dhabi", explique un très bon connaisseur de la région et de la famille régnante. Tout comme le changement de président de la République. L'intense activisme de Nicolas Sarkozy pour vendre le Rafale avait lui aussi fini par agacer les Emiratis, qui ont 60 Mirage 2000-9 dont ils sont très satisfaits. Certains de ces avions ont même été utilisés lors de l'opération Harmattan aux côtés de l'armée de l'air française.

 

François Hollande, VRP du Rafale ?

 

Nouveau président français, nouveau PDG de Dassault Aviation et... nouvelles relations de confiance entre Abu Dhabi et Paris. Les Emiratis semblent aujourd'hui convaincus que le Rafale est meilleur que le Mirage 2000-9. En outre, Eric Trappier, qui est apprécié à Abu Dhabi, a laissé de bons souvenirs. C'est lui qui a conclu la vente en 1998 de 30 Mirage 2000-9 et la modernisation de 33 autres Mirage 2000 au standard des 2000-9, alors qu'il était responsable des ventes avec les EAU au sein de la direction générale internationale de Dassault Aviation. Tout est pour le mieux donc... reste encore à trouver le bon prix pour vendre le Rafale, objet de la fâcherie entre Dassault Aviation et Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan fin 2011. Enfin, pour reprendre le fil là où il avait été interrompu, il fallait un déclic. C'est la visite aux Emirats de François Hollande en janvier, qui remet définitivement en selle le Rafale.

 

Le président français et son homologue émirati cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyane, évoquent le Rafale lors de leurs discussions. "Nous pensons que c'est un très bon avion, je n'ose pas dire que l'expérience l'a démontré, mais c'est pourtant le cas, aussi bien en Libye que même sur le théâtre malien", explique-t-il lors d'une conférence de presse. Nous pensons que c'est une technologie exceptionnelle, nous l'avons dit à nos amis émiriens. Ils ne le contestent pas d'ailleurs. Après, c'est une question de prix. (...) Mais ce n'est pas le président de la République française qui fixe le prix des avions. Donc cela obéit à des logiques de discussions, de négociations". C'est le feu vert pour la reprise des négociations entre le Team Rafale (Dassault Aviation, l'électronicien Thales et le motoriste Safran) et Abu Dhabi. D'ailleurs, François Hollande demande à son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, de revenir aux Emirats pour poursuivre les discussions. Ce qu'il fera pour le salon IDEX après quelques jours en Inde. C'est le temps de la réconciliation.

 

Des liens jamais coupés

 

Les liens entre Abu Dhabi et Paris n'ont jamais été coupés mais la campagne présidentielle française, puis l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle équipe gouvernementale, le temps qu'elle prenne ses marques, a freiné la reprise des discussions. « Il a fallu six mois de rodage au nouveau pouvoir français pour définir une stratégie et un volet politique à l'export », explique un grand patron de l'armement. Surtout, Abu Dhabi, débarrassé de la pression intense de Nicolas Sarkozy déployée pour parvenir à une signature rapide de ce contrat, veut se donner du temps pour renouveler leur flotte de Mirage 2000-9. Les Emiratis n'ont jamais été pressés de s'offrir de nouveaux avions de combat. Non pas qu'ils n'étaient pas intéressés par le Rafale mais simplement le renouvellement de leur fotte de combat ne coïncidait pas avec le calendrier de l'ancien président. "C'était une campagne politique orchestrée par Nicolas Sarkozy et non pas à l'initiative des industriels", rappelle un observateur. D'où ce décalage entre le besoin du client et la proposition de Paris... qui a d'ailleurs raté le coche en ne liant pas l'installation de la base interarmée française à Al Dahfra (Abu Dhabi) forte de 700 hommes prépositionnés, à l'achat des avions de combat par les Emiratis. "Est-ce maintenant trop tard ?", s'interrogeait en début d'année un industriel. Possible. "Avec le temps, on oublie les cadeaux qui ont été faits", poursuivait-il.

 

Des liens qu'aurait bien voulu détricoter le Premier ministre britannique, David Cameron, qui a tout fait pour torpiller les discussions entre Dassault Aviation et Abu Dhabi. Totalement décomplexé avec les ventes d'armes, il a proposé aux Emirats lors d'une visite officielle en novembre l'Eurogighter Typhoon, fabriqué par BAE Systems, EADS et l'italien Finmeccanica pour remplacer leur flotte actuelle de Mirage 2000-9s. David Cameron a fait le job. Il a même signé un partenariat dans la défense prévoyant en particulier une "étroite coopération" concernant les Typhoon. Londres voulait ainsi persuader les Emirats d'adopter le Typhoon, avec la volonté d'établir à plus long terme "une collaboration pour le développement de la prochaine génération d'équipement militaire aérospatial". En dépit de la pression de David Cameron, Cheikh Mohammed Bin Zayed Al-Nahyan n'a jamais voulu annoncer que les négociations avec Dassault Aviation étaient arrêtées.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 20:29

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-5/2195290-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-5.jpg

 

20/02/2013 Sources : EMA - Opérations

 

Le 20 février 2013 a pris fin le mandat 29 de la force Licorne sous le commandement du colonel François-Xavier Mabin, chef de corps du 3ème Régiment de parachutistes d’infanterie de marine. Ce dernier, COMANFOR Licorne depuis le 18 octobre 2012, a passé la main au colonel Vincent Giraud, chef de corps du 1er régiment de Spahis.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29/2195285-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29.jpg

 

Ce mandat a été marqué par de nombreuses actions au profit des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). De l’exercice de grande ampleur « Akwaba » au mois de novembre où plus de 600 militaires et 120 véhicules ont été déployés, en passant par les nombreux détachements d’instruction opérationnelle, la force Licorne a rempli sa mission d’accompagnement de la réforme de l’armée ivoirienne. Au total une quinzaine de formation ont été dispensées au profit des FRCI dans différents domaines : la navigation, la formation à l’exercice de l’autorité, la tactique.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-4/2195275-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-4.jpg

 

Au cours de la cérémonie de transfert d’autorité, le colonel François Xavier Mabin a décerné plusieurs médailles de la défense nationale à des officiers des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) s'étant particulièrement illustrés pendant le mandat de la force.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-1/2195270-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-1.jpg

 

Depuis le 12 janvier, l’escadron Alpha (1er RHP), 3 sections de la compagnie Bravo (3ème RPIMa) et le Train de Combat n°2 de la compagnie de commandement et de logistique interarmées de l’opération Licorne ont été engagés dans l’opération Serval au Mali. Le reste du personnel de la Force, resté au camp de Port Bouët, a assuré le soutien logistique de l’opération (accueil d’un détachement air, d’un bataillon parachutistes et d’une base opérationnelle aéroportée) tout en cumulant les missions propres à Licorne : défense du camp, accompagnement de l’armée ivoirienne…

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/cote-d-ivoire/130220-cote-d-ivoire-fin-du-mandat-29-de-la-force-licorne/fin-du-mandat-licorne-29-3/2195265-1-fre-FR/fin-du-mandat-licorne-29-3.jpg

 

La force Licorne a poursuivi son action d’aide aux populations, ponctuellement ou à moyen terme. A Noël par exemple avec la distribution de cadeaux aux enfants, de kits scolaires et de sport ou pour la réalisation d’un à Lomo Nord. Pour ce chantier, le forage est terminé et la pompe a été mise en place. Les travaux de finalisation (dalle et zone d’accès) seront achevés par le mandat 30.

 

Le colonel Vincent GIRAUD est accompagné d'un état-major tactique, d’un escadron de combat et d’un escadron de commandement et de logistique (1er Spahis), ainsi que d’une compagnie de combat d’infanterie du 1er régiment d’infanterie, d’un élément du 2ème régiment du matériel de l’armée de terre,  ainsi que de militaires issus d’une centaine d’autres entités, principalement dans le domaine du soutien.

 

La force interarmées Licorne, composée de 450 militaires maintient une présence militaire en Côte d’Ivoire  pour assurer la protection des ressortissants français en cas de dégradation sécuritaire, et accompagner l’armée ivoirienne dans sa réforme, tout en continuant d’apporter son soutien à l’opération Serval.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 20:22

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/sergent-chef-vormezeele/2192648-1-fre-FR/sergent-chef-vormezeele.jpg

 

20.02.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé à l'Assemblée nationale qu'un "hommage solennel" serait rendu "lundi prochain" au sergent-chef Harold Vormezeele.

 

Ce légionnaire d'origine belge est mort mardi au Mali dans des combats face à des islamistes dans le cadre de l'opération Serval.

 

Le GCP auquel il appartenait opérait au sud de Tessalit, dans le cadre de l'opération, baptisée Panthère 4. Objectif: "fouiller, rechercher le contact, fixer l'ennemi et le neutraliser" dans le massif des Ifoghas, selon  le porte-parole de l'EMA, le colonel Thierry Burkhard, qui a averti, mardi soir, que "ce n'est que le début de la fouille» du massif."

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 19:20
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 19:03

article 20541

 

20.02.2013 par Ares

 

Déjà 10 ans que le ministère de la Défense fait la promotion de Scorpion et BOA !  Déjà 10 ans que les « terriens »  vantent les mérites du combat collaboratif, version moderne d’un concept interarmes né sous Napoléon et que les ingénieurs de la DGA en présentent les avancées technologiques, le temps réel n’étant pas la moindre. Déjà 10 ans que les « budgétistes » nous expliquent qu’un programme global, conçu comme un tout cohérent et dans sa durée de vie opérationnelle, coûtera moins cher aux finances publiques. Le concert n’a pas varié et, malgré les changements d’équipes, le discours s’est même amplifié et densifié. C’est une première victoire ! Même nos députés savent depuis novembre dernier ce qu’est Scorpion ! Voilà une seconde victoire. Petites victoires en vérité mais, à ce stade, ne les sous-estimons pas : elles réchauffent le cœur des troupes ! Car il en a bien besoin…

 

Il en a bien besoin car, malgré les kilomètres de lignes de spécifications techniques pondues par l’architecte de l’opération Scorpion, j’ai nommé la société Mars, malgré les 20 millions d’euros dûment payés à ce titre, dans le prolongement des 110 déjà réglés au titre de la BOA, malgré tout cet engagement intellectuel et cet argent public dépensé (faites le compte, on doit en être à un peu plus de 130 millions d’euros !), Scorpion prend encore du retard. L’année de délai annoncée – parce que par ailleurs on a du mal à trouver des financements publics pour moderniser et optimiser l’action de l’Etat -  pourrait même déboucher sur une annulation pure et simple.  10 ans d’efforts industriels et militaires gaspillés, qui réduisent aussi à néant la modernisation d’un outil militaire terrestre que les belles âmes et les politiques à courte vue n’ont de cesse de vouloir employer.

 

Chaque français est un entraîneur en puissance, a-t-on coutume de dire, chaque politique est un stratège de l’action militaire, devrait-on ajouter ! Il est tellement tentant d’adapter sa vision des relations géopolitiques mondiales à la vision que l’on a des finances publiques. La défense est un service qui ne se négocie pas, devraient commencer par dire les responsables politiques. Les Anglais même, « nation de boutiquiers » comme disait de Gaulle, y consacrent 0,5% de PIB de plus que nous et, relativement aux seules forces terrestres, 1,7% de plus. Il est vrai qu’ils n’ont qu’une seule composante nucléaire. La défense d’un pays n’a pas de prix mais elle a un coût. C’est d’autant plus vrai qu’un pays comme le notre a les ambitions mondiales d’une puissance régionale. Or un programme comme Scorpion, en conférant aux forces terrestres une polyvalence d’emploi que ne possèdent pas les brigades plus classiques, répond au moindre coût à cette ambition en apparence contradictoire. C’est un programme intelligent et économe, au service d’une armée de Terre qui, depuis 20 ans, a été très employée, sur les théâtres les plus divers, parfois au mépris de certaines évidences géostratégiques.

 

C’est aussi un programme qui fait des envieux à l’étranger. Et il y en a deux types d’envieux actuellement. D’un côté, sont les pays qui, en même temps que la France dans les années 2000, ont vu dans l’impérialisme naissant des NTIC l’occasion de faire accomplir à leurs forces terrestres un bond opérationnel très important. FCS et FRES en furent les deux manifestations les plus volontaristes. Il n’en reste aujourd’hui que des morceaux épars, des bouts de programmes, malgré tout réalisés, mais sans cohérence opérationnelle et budgétaire, simplement parce que nécessité opérationnelle fait loi industrielle ! Ces pays-là nous envient d’avoir développé notre effort intellectuel, notre effort de R&T et notre effort financier là où eux ont dû renoncer : au plus près de la ligne de débouché, comme disent les militaires, celle à partir de laquelle se déploient les unités opérationnelles en vue de l’action future. La seconde catégorie d’envieux regroupe tous les pays qui, sentant plus ou moins intuitivement que la numérisation de leurs forces terrestres (une des deux ambitions de Scorpion pour les forces terrestres françaises) leur confèrerait une supériorité opérationnelle réelle sur leurs voisins, sont prêts à mettre la main au porte-monnaie, conscients  qu’ils ne disposent pas de la maturité technologique et opérationnelle pour se l’approprier au quotidien. Autrement dit, Scorpion est un excellent vecteur de l’exportation de défense française.

 

Or, cet ensemble unique d’atouts, technologiques et opérationnels, s’apprête à être au mieux retardé, au pire définitivement enterré. Il faut, au contraire, ne pas entrer dans ces querelles picrocholines  typiquement françaises et lancer Scorpion envers et contre tout, en faire même un emblème militaire et technologique, parce que c’est l’avenir de la défense française ; et ce qui n’est pas fait aujourd’hui ne le sera pas demain. Scorpion est à un point de non-retour !

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 18:56

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/trajan.png

le Trajan exposé à IDEX

(crédits: Guillaume Belan)

 

20.02.2013 par Guillaume Belan

 

Prospects obligent, l’attention se concentrait sur le VBCI et le Leclerc émirien Azur sur le stand Nexter, mais le groupe français présentait pour la première fois le système d’artillerie Trajan de 155 mm /52 calibre en réel. Rappelons que le Trajan, c’est le canon du Caesar retiré de son porteur et qui devient tracté. Pour la partie basse, Nexter a repris celle du TRF1 (en service dans l’armée française), ou plus exactement une évolution. Un prototype avait été développé et qualifié fin des années 90. Cet impressionnant canon tracté Trajan a été adapté au besoin de l’Inde en partenariat avec la société indienne Larsen & Toubro, qui produira sur place le système grâce à un important transfert de technologies. Face au Trajan franco-indien, un seul compétiteur, l’israélien Elbit, qui a annoncé il y a quelques jours la création d’une Joint Venture avec Bharat Forge, pour placer son canon Athos. Pour mémoire, l’appel d’offre indien concerne près de 1500 pièces de 155mm, les essais devraient débuter cet été pour durer une année. Servi par un équipage de 6 servants, le Trajan peut tirer 6 obus à la minute (chargement automatique) à plus de 40 km. Motorisé, il peut se déplacer seul à 10 km/h ou 80 km/h quand il est tracté.

 

A relire l’article de FOB sur l’appel d’offre indien et Nexter in Inde

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:50

L'intercepteur C-Heron développé par Ocea. crédits : OCEA.

L'intercepteur C-Heron développé par Ocea

 

 

Dans le domaine de sûreté maritime, et notamment de la protection d’installations maritimes sensibles, comme les plateformes offshore, ou la couverture de navires précieux, le groupe français Ocea a développé un concept articulé autour d’une flottille d’intercepteurs et d’un bateau de surveillance et de commandement. Pour se faire, une nouvelle gamme d’intercepteurs (également proposés séparément), a été conçue. Le plus petit, le C-Falcon, mesure 14.6 mètres de long pour 3.6 mètres de large, est armé par quatre membres d’équipage et peut atteindre 45 à 55 nœuds avec une distance franchissable de 260 milles à 25 nœuds. Le modèle au dessus, le C-Heron, présente une longueur de 20.9 mètres et une largeur de 5.2 mètres. Armé par 6 marins, il peut embarquer 16 passagers. Sa vitesse est de 50 à 55 nœuds, avec une autonomie de 500 milles à 25 nœuds. Enfin, le modèle le plus conséquent est le C-Sword, un intercepteur de 24.7 mètres de long et 6 mètres de large, pouvant évoluer à 45/50 nœuds et parcourir 600 milles à 25 nœuds. Sa capacité est de 20 passagers en plus de ses 6 membres d’équipage.

 

Protection coordonnée en flottille

 

Côté armement, le C-Heron, par exemple, est doté d’un canon télé-opéré au dessus du poste de pilotage et de deux affûts manuels derrière la cabine, avec la possibilité, si besoin, de recevoir un système antiaérien. La vitesse des nouveaux intercepteurs d’Ocea leur permet de contrer très rapidement une menace, par exemple terroriste ou pirate,  mais aussi, pour le C-Heron et le C-Sword, de déployer dans les meilleurs délais une unité de commandos, qui dispose à bord de locaux et de deux embarcations rapides mises à l'eau par l'arrière.

Pouvant évoluer de manière autonome, ces bateaux sont aussi conçus pour opérer en flottille autour d’un bateau de commandement. Dans cette configuration, les intercepteurs travaillent de manière coordonnée pour assurer la protection d’une zone ou l’escorte de navires précieux.  

 

Le modèle FPB/FCB 115 (© OCEA)

 

Une unité de commandement rapide

 

A ce titre, Ocea a spécialement développé un bâtiment de commandement rapide. Inspiré du design des patrouilleurs du type FPB 98 Mk II vendus notamment à l’Algérie et au Bénin, le FCB 115 présente des dimensions supérieures. Long de 35 mètres pour une largeur de 7.2 mètres, il peut atteindre 35 à 40 nœuds et franchir 600 milles à la vitesse de 25 nœuds. Armé par un équipage de 16 hommes et pouvant accueillir 4 passagers, le FCB 115 se  distingue par son imposant mât au sommet duquel est installé un radar de surveillance du type Variant (Thales). Optimisé pour la détection en milieu littoral et la lutte contre les menaces asymétriques (petits mobiles de surface notamment), ce senseur 2D fonctionnant simultanément en bandes X et C. Il est placé très en hauteur afin d’augmenter sa portée, qui peut atteindre 70 kilomètres. Le Variant sert également à la poursuite et l’engagement de cibles aériennes ou de surface.

 

 

Aménagement d'une timonerie par Ocea (© OCEA)

 

Canon télé-opéré sur un patrouilleur d'Ocea (© OCEA)

 

SIMBAD-RC

Lanceur Simbad RC

 

A ce titre, l’armement du FCB 115 est conséquent, avec la possibilité d’embarquer un canon télé-opéré de 25mm ou 30mm, deux mitrailleuses automatiques de 12.7mm et deux systèmes surface-air Simbad RC. La mise en œuvre des armes, en lien avec les senseurs, est assurée par un système de commande et de contrôle CWSP développé par MBDA et Ocea pour permettre aux petits bâtiments de surface, dépourvus d’un système de combat comme les unités de premier rang, de voir leurs capacités, leur réactivité et leur efficacité renforcées grâce à l'intégration des équipements.

 

On notera qu’au sein de sa gamme dédiée à la sûreté maritime, Ocea propose, aux côtés du FCB 115, deux bateaux plus grands : le FCB 125 (38 x 7.2 m, 20 membres d’équipage, 16 passagers, 35 à 45 nœuds de vitesse et 1500 milles à 12 nœuds de distance franchissable) et le FCB 190 (58 x 9.4 m, 30 membres d’équipage et 16 passagers, 20 à 30 nœuds de vitesse, 5000 à 7000 milles à 12 nœuds).

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:04

Sénat RF

 

20 février 2013 comptes-publics.fr

 

Mercredi 20 février 2013, la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat entend le compte rendu de Daniel Reiner, sénateur socialiste de Meurthe-et-Moselle, Nathalie Goulet, sénatrice UDI de l’Orne, et Xavier Pintat, sénateur UMP de la Gironde, du Forum transatlantique organisé par l’Assemblée parlementaire de l’Otan, les 10 et 11 décembre 2012 à Washington (11h).

 

Suivi du compte rendu, par Daniel Reiner et Xavier Pintat du déplacement de la commission de la défense et de la sécurité de l’Assemblée parlementaire de l’Otan, à Bahreïn et au Qatar du 20 au 25 janvier 2013.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 10:01

Opération Serval

 

20 février 2013 comptes-publics.fr

 

Mercredi 20 février 2013, la commission de la défense de l’Assemblée nationale auditionne Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, pour un point hebdomadaire sur le Mali (16h15).

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 09:20

First production Airbus Military A400M in French Air Force

 

20 February 2013 airforce-technology.com

 

Airbus Military has received a contract from Europe's Organisation Conjointe de Coopération en matière d'ARmement (OCCAR) to supply initial in-service support (ISS) for the French Air Force's (ALAT) A400M military transport aircraft fleet.

 

Covering provision of an 18-month A400M support services package, the contract represents a significant milestone in preparations for the delivery of first aircraft to the air force.

 

Services to be provided as part of this contract include industrial on-base maintenance support and spares management, as well as extended query answering service, to facilitate smooth flight operations at the aircraft's initial operating base in Orleans, France.

 

The latest contract offers a tailored service to address the air force's requirements, building on foundations laid by the A400M Launch Contract, which was signed between the company and OCCAR on behalf of France, Turkey, Germany, Spain, Belgium, Luxembourg and the UK, in 2011.

 

The contract covers delivery of integrated logistic support (ILS) services, including technical documentation and aerospace ground equipment to the seven customer nations.

 

Airbus Military has also proposed a joint French / UK ISS proposal for a further support arrangement in November 2012.

 

The offer is currently being discussed with the concerned authorities, who are expected to reach an agreement during the second half of 2013.

 

Powered by four TP400-D6 turboprop engines, the Airbus A400M, also dubbed Atlas, is designated as a tactical airlifter with strategic capabilities, and can also be configured to conduct long-range cargo and troop transport, medical evacuation, aerial refuelling and electronic surveillance missions.

 

The French Air Force has ordered a total of 50 aircraft, and is set to take delivery of an initial three A400Ms, starting from the second quarter of 2013.

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 09:14

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

19/02/2013 Par Isabelle Lasserre - lefigaro.fr

 

Le risque d'enlèvement de ressortissants ne date pas de l'opération au Mali. Depuis 2005, Aqmi a désigné la France comme son ennemi principal. Quinze otages français sont actuellement détenus au Sahel.

 

Quelques heures après l'enlèvement de sept Français dans le nord du Cameroun, il était encore trop tôt pour savoir si ce nouveau rapt est ou non lié à la guerre que mène la France contre les groupes islamistes armés au Mali. Mais si, comme le redoute François Hollande, l'opération a été montée par la secte islamiste nigériane Boko Haram, qui entretient des liens troubles avec al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), il n'est pas trop tôt pour l'envisager.

 

La première phase de l'intervention militaire déclenchée le 11 janvier par la France s'est achevée par un remarquable sans-faute, la reconquête sans coup férir de toutes les villes du nord du pays. L'opération «Serval» est depuis entrée dans une seconde étape, plus difficile et aléatoire, qui consiste à poursuivre la chasse aux groupes «terroristes», obtenir la libération des otages et reconstruire l'État malien en formant les forces armées locales et africaines. Or, si «quelques centaines» d'islamistes armés - selon le ministère de la Défense - ont été tués par les frappes françaises, les autres se sont évanouis dans la nature, prenant le maquis dans l'extrême nord du pays ou se réfugiant dans les pays voisins, Libye ou Niger, dont les frontières sont poreuses. Si un lien était établi entre la guerre au Mali et l'enlèvement du Cameroun, la France aurait subi son premier revers depuis le début de l'opération «Serval».

 

Certes, le risque d'enlèvement de ressortissants français ne date pas de cette guerre. Depuis 2005, Aqmi a désigné la France comme son ennemi principal. Comme le rappelle le juge Trévidic dans son dernier livre (*), la tentative de libération de l'otage Michel Germaneau dans le nord du Mali en 2010 avait provoqué la fureur du patron d'Aqmi, Abdelmalek Droukdal, qui dénonçait une «trahison» en pleine négociation: «Vous avez manqué l'occasion et vous avez ouvert la porte de l'horreur pour vous et votre pays», avait-il dit.

 

L'opération française au Mali n'a fait qu'exacerber les risques, qu'il s'agisse d'enlèvements ou d'attentats. Dès le déclenchement de «Serval», les emprises françaises dans la région ont été sécurisées. Les intérêts français et les ressortissants nationaux ont été placés sous surveillance au Mali et au Niger. Le lycée de Bamako a été fermé jusqu'à nouvel ordre «en raison des menaces d'attaques et d'infiltration» dans la capitale malienne précise-t-on dans l'entourage du ministre de la Défense. La même source évoque des menaces sérieuses contre les journalistes français couvrant les événements au Mali, notamment il y a deux semaines, lors d'une infiltration de djihadistes au cœur de Gao. «Nous savons depuis longtemps que nous sommes une cible», poursuit-on Rue Saint-Dominique.

 

La liste des otages s'allonge. Mais pas le nombre de solutions pour les libérer: la négociation, l'opération commando ou la pression militaire. «Nous sommes à la recherche de contacts. Mais il n'y a pas de questions financières qui puissent être évoquées», a récemment affirmé François Hollande, avertissant que la France ne paierait pas de rançons. Couplée au compresseur militaire français dans le nord du Mali, l'ouverture de négociations avec des intermédiaires touaregs pourrait à terme, espèrent certains, permettre la libération des otages retenus par les groupes armés qui avaient fait du nord du Mali un sanctuaire. Le nouveau rapt vient encore compliquer la donne.

 

* Terroristes. Les 7 piliers de la déraison, de Marc Trévidic, Ed. JC Lattès.

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