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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/diaporama/operation-serval-coordination-avec-l-armee-malienne-a-gao-et-tombouctou/operation-serval-7/2159231-1-fre-FR/operation-serval-7.jpg

photo EMA

 

31/01/2013 Mer et Marine

 

Acheminant des renforts au dispositif français déployé au Mali dans le cadre de l’opération Serval, le  bâtiment de projection et de commandement Dixmude est arrivé lundi à Dakar, une semaine après son départ de Toulon. A son bord, un Groupe tactique interarmées (GTIA) complet : 500 hommes de l’armée de Terre et 140 véhicules, dont des dizaines de blindés. Le BPC a notamment transporté jusqu’au port sénégalais des chars AMX 10 RC, des véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI), des véhicules de l’avant blindés (VAB), des véhicules blindés légers (VBL), des P4 ou encore des camions avec citernes et remorques. Le GTIA a quitté le Dixmude par la vaste porte ouvrant sur le radier et donnant accès aux ponts à véhicules, ainsi qu’au hangar et au pont d’envol au moyen de rampes et d’ascenseurs.  « En six heures, l’intégralité du chargement du GTIA 2 embarqué sur le Dixmude est débarquée et déplacée pour être stockée dans un endroit sécurisé où les mécaniciens et les logisticiens pourront s’affairer, avant le départ pour le théâtre malien. Le Dixmude restera encore quelques jours à quai afin de soutenir les troupes, qui n’ont pas encore débarqué. L’équipage assurera le soutien logistique et mettra ses installations et ses capacités de communication à disposition de l’état-major du GTIA afin de poursuivre la préparation des unités avant leur déploiement », explique la Marine nationale.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130128-operation-serval-point-de-situation-du-28-janvier-2013/operation-serval-reprise-de-la-boucle-du-niger2/2155817-2-fre-FR/operation-serval-reprise-de-la-boucle-du-niger.jpg

AMX 10 RC débarqué à Dakar par le Dixmude - photo EMA

 

Escorté par l’aviso Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff, le Dixmude a mené avec succès la première mission de transport opérationnel d’un BPC dans le cadre d’un acheminement stratégique destiné à la mise en œuvre d’une force outre-mer. Au passage, ce concept de bâtiment extrêmement polyvalent a démontré sa forte capacité d’emport car c’est sans doute, aussi, la première fois qu’un BPC embarque 140 véhicules, soit le double de ses possibilités « officielles ». Pour y parvenir, tous les espaces disponibles du bâtiment ont été utilisés, y compris le hangar des hélicoptères (il n’y en avait pas pour cette mission) et même une partie du pont d’envol. « La capacité d’accueil théorique du BPC a été dépassée sans que cette augmentation ne soit la cause de problèmes », précise la marine, qui rappelle que le BPC a également permis, grâce à ses installations hôtelières et sportives, de loger confortablement les soldats et de les maintenir en bonne condition physique, alors que l’état-major du GTIA a pu préparer le déploiement dans les vastes locaux de commandement dont est doté le Dixmude. « Grâce à ses moyens permettant d’améliorer et de faciliter la préparation opérationnelle et le maintien en condition physique des unités composant un groupement tactique, le BPC permet aussi de valoriser leur transit ».

 

Chapeautée par le 519ème Groupe de Transit Maritime, la projection de forces vers le théâtre malien par la mer va se poursuivre. Ayant appareillé vendredi dernier de Toulon, le roulier MN Eider est lui-aussi attendu en Afrique de l’ouest afin de débarquer l’ensemble des moyens matériels de la 1ère Brigade Logistique (environ 250 véhicules et une centaine de conteneurs) , chargée d’assurer le ravitaillement, le soutien technique et le soutien santé des forces combattantes à pied d’œuvre au Mali.

 

BPC Dixmude 23.01.2013 photo Marine Nationale

Le Dixmude à son départ de Toulon – photo EMA

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:44

Indus def FR

 

31/01/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le Centre d'étude et de prospective stratégique dévoile ce jeudi soir un rapport intitulé "la défense sans fard". La Tribune dévoile quelques propositions du CEPS notamment sur le plan de la politique industrielle de l'Etat. Et lui recommande de se retirer "au plus vite de toutes ses participations au capital des sociétés et groupes du secteur" au profit de golden share.

 

A quelques semaines de la publication du livre blanc sur la défense, le Centre d'étude et de prospective stratégique (CEPS) dévoile ce jeudi un rapport intitulé "la défense sans fard, plateforme de propositions pour la défense et la sécurité nationale". L'une des propositions phares de ce document est de faire payer aux entreprises françaises installées à l'étranger la protection de l'armée française dont elles bénéficient... Au-delà de cet impôt kaki sur les sociétés, le think tank a travaillé sur dix thèmes pour faire avancer le débat sur les freins au développement d'une politique de défense cohérente. C'est bien sûr le cas du volet industriel. Dans un chapitre intitulé "Etat a-t-il les moyens de conduire uen politique industrielle de défense", le CEPS incite l'Etat à se "retirer au plus vite de toutes ses participations au capital des sociétés et groupes du secteur, et de s'en tenir aux golden share, qui préservent les intérêts stratégiques pour la défense de la nation".

 

Pourquoi une telle révolution ? Pour trois raisons. La mise en oeuvre d'une politique industrielle dans le secteur de l'armement se heurte à la conjonction "de trois objectifs contradictoires : développer la concurrence pour obtenir un meilleur prix, construire des champions industriels performants (...) et garder le contrôle de son industrie pour sécuriser l'approvisionnement en équipements critiques". Deuxièmement, les contraintes réglementaires nationales et européennes s'alourdissent et permettent de moins en moins aux Etats de favoriser leurs entreprises en leur confiant des programmes. Enfin, l'Etat est impuissant à impulser une politique industrielle alors qu'il est dans le capital de la plupart des groupes de défense. Cela a été le cas dans le cadre d'une opération d'échanges dactifs entre Thales et Safran, un dossier sur lequel l'Etat a battu en retraite face aux réticences des deux industriels. Plus classique, le CEPS propose également à l'Etat de "définir une politique de maintien des compétences stratégiques et opérationnelles critiques, inscrite dans une stratégie globale à dix-vingt ans" et de fixer "ce que l'on peut et souhaite partager". Au niveau européen, leCEPS préconise d'encourager et de laisser s'opérer "les inéluctables regroupements entre certains ensembliers et systémiers" et de favoriser "l'émergence d'un tissu industriel structuré de PME/ETI".

 

Espace militaire, "plus personne ne vous entend crier"

 

Pour le CEPS, la politique spatiale militaire française est une réelle déception. D'où l'intitulé du chapitre "plus personne ne vous entend crier"... Aussi, le CEPS dans ses préconisations, demande au ministère de la Défense de faire "entendre sa voix, de façon claire et affirmée" pour que ses besoins stratégiques et tactiques ont "une chance d'être correctement pris en compte". Et le CEPS propose notamment au ministère "de concentrer ses ressources sur ses priorités, quitte à abandonner certains projets" de "définir ceux qui peuvent être réalisés avec succès en national, en ayant recours si nécessaire et quand cela est bien fondé, à des modes de financement innovants", de "considérer l'Europe spatiale pour ce qu'elle est et ne pas en attendre davantage" et enfin "de prendre en compte, en pleine connaissance de cause, les enjeux spatiaux de l'OTAN".   

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:13

Assemblée nationale française.svg

 

31.01.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Créée le 6 décembre 2012 par l’Assemblée nationale, la commission d’enquête sur le fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés a procédé, mercredi, à la nomination des membres de son bureau :

– Président : Christophe Cavard (Ecolo, Gard) ;

– Vice-présidents : Christian Assaf (SRC, Hérault), Serge Grouard (UMP, Loiret), Sébastien Pietrasanta (SRC, Hauts-de-Seine), Patrice Verchère (UMP, Rhône) ;

– Secrétaires : Philippe Folliot (UDI, Tarn), Guy Geoffroy (UMP, Seine-et-Marne), Chantal Guittet (SRC, Finistère), Emilienne Poumirol (SRC, Haute-Garonne).

 

Jean-Jacques Urvoas (SRC, Finistère) a été désigné rapporteur de la commission d’enquête.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:06

sagem-defense.jjpg

 

Paris, le 31 janvier 2013 safran-group.com

 

Leader européen des systèmes de navigation, Sagem (Safran) acquiert la société suisse Colibrys SA, spécialisée dans les micro-capteurs de mouvement (accélération et vibration) de hautes performances à base de technologies MEMS1 Silicium.

 

Expert de rang mondial dans ce domaine, Colibrys est un fournisseur de référence dans les secteurs de l’énergie, la robotique, la défense, l’automobile, le ferroviaire, l’instrumentation et les infrastructures. C’est aussi un partenaire de longue date de Sagem qui intègre ses accéléromètres de précision dans tout une gamme d’équipements au profit de grands avionneurs (Airbus, Bombardier, Dassault Aviation, Eurocopter, HAL,…).

 

Grâce à ce rachat, Sagem élargit son portefeuille technologique pour les solutions de navigation et de stabilisation, complétant ainsi son savoir-faire reconnu dans le domaine des senseurs inertiels, gyromètres (mécanique, gyrolaser, fibre optique et vibrants) et accéléromètres (pendulaires et vibrants).

 

Avec un effectif d’environ 70 personnes, Colibrys réalise un chiffre d’affaires annuel d’environ 12 millions d’euros. Colibrys maintiendra ses liens privilégiés avec ses clients et ses partenaires suisses et étrangers. La société bénéficiera en outre de toutes nouvelles installations à Yverdon-les-Bains (canton de Vaud).

 

1 – Micro Electro Mechanical Systems, MEMS

****

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

 

Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 08:55

manurhin photo denis sollier lalsace.fr

 

31/01 Par Les Echos

 

Rémy Thannberger, Gabriel Horvath deviennent respectivement président du conseil de surveillance et président du directoire du groupe d'armement et de défense Manurhin (MNR Group).

 

Rémy Thannberger, quarante-sept ans, est titulaire d'un DEA de droit privé. Ancien avocat à la Cour, il a notamment créé le groupe Thannberger en 2007, avant de rejoindre Manurhin en 2010 au poste de président-directeur général. Il était devenu président du directoire du groupe lors du changement de mode de gouvernance en 2012.

 

Gabriel Horvath, trente-six ans, est diplômé de l'université de droit et d'économie de Bratislava (Slovaquie). Il a réalisé l'essentiel de sa carrière au sein de Delta Defence, groupe d'investissement slovaque spécialisé dans l'immobilier, l'armement et l'énergie (actionnaire de MNR Group), dont il a dirigé plusieurs entités.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 22:49

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-au-fil-de-l-eau/rafale-marine-37-au-standard-f3-c-marine-nationale_frederic_duplouich/2158387-1-fre-FR/rafale-marine-37-au-standard-f3-c-marine-nationale_frederic_duplouich.jpg

Rafale Marine 37 au standard F3

 

30/01/2013 Sources Marine nationale

 

Arrivé en début d’année 2013 sur la base d’aéronautique navale (BAN) de Landivisiau, le Rafale 37, au standard F3, vient d’être mis en service à la flottille 11F. Le service de soutien opérationnel de la base a effectué quelques vérifications avant de le mettre officiellement à disposition des pilotes et des techniciens.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 19:47

C-17 Globemaster III deliver French troops to Mali

 

30/01/2013 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. Défense globale

 

Le ministère de la Défense dévoile quelques chiffres logistiques depuis le début de l'opération Serval. Ces données sont communiquées par le centre multimodal des transports basé à Villacoublay qui planifie et conduit les acheminements stratégiques par terre, air ou mer.

 

Les armées françaises ont déjà acheminé autant de matériel au Mali et dans les pays environnants au soutien qu'elles en ont retiré d'Afghanistan ...

 

Depuis le début de l'opération Serval, plus de 10 000 tonnes de fret ont été transportées. L'équivalent du désengagement d'Afghanistan en 2012 (9 764 tonnes).

 

Plus de 50 VAM (voie aérienne militaire) ont convoyé le personnel militaire par les Airbus A310 et A340 de l'escadron de transport Estérel de la base de Creil.

 

Le ministère de la Défense compte également plus de cent affrètements aériens (Antonov et Ilyushin). Les rotations d'une douzaine de C17, prêtés par des partenaires internationaux (des Etats-Unis à la Belgique en passant par le Canada, le Royaume-Uni, les Emirats arabes unis...) pour transporter du matériel n'entrent pas dans ce chiffrage.

 

Plus de cinq cents militaires du second GTIA, 140 véhicules, 20 conteneurs et plus de 50 tonnes de munition ont vogué sur le BPC Dixmude pour rejoindre Dakar ce lundi 28 janvier.

 

En amont, les autorités n'oublient pas de citer la réactivité de la SNCF, au titre d'une convention OPEX (signée en juillet 2012). Plusieurs trains militaires spéciaux ont été affrétés en 48 heures au lieu des 45 jours habituels à destination de Toulon et de la Zone de regroupement et d'attente de Miramas.

 

Il y a dix jours, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confié que le coût de la totalité du déploiement de l'opération Serval se montait à 30 millions d'euros, à prendre sur le budget OPEX.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 17:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/mercier-2.jpg

 

30.01.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

Avec seulement 400 personnes et des chiffres de production annuels qui ne dépassent pas le million, Nexter Munitions reste une PME à l’échelle mondiale. Comment pouvez vous faire face aux poids-lourds du secteur ?

 

Il est vrai que nous ne faisons pas de très grandes séries . Nous devons donc nous différencier en offrant un niveau de qualité et de technologie supérieur. Nous avons par exemple développé une munition de 20mm spécifique pour le canon M620 qui est une arme très légère : cette munition permet de réduire les efforts sur l’arme tout en offrant plus de sécurité. Nos obus perforants sont également réputés pour leur puissance…

 

Retrouve-t-on le même niveau de technicité pour les douilles ?

 

Oui, et c’est pourquoi nous assurons la fabrication en interne des douilles en acier. Celles en laiton, dans le calibre 20×102, ne nous intéressent pas car elles sont très basiques et à la portée de tous. Mais les douilles acier de 25 ou 30mm pour les armes à emprunt de gaz et cadence de tir élevée sont beaucoup plus complexes à fabriquer. Notre « douillerie » fonctionne aujourd’hui à la cadence de 500.000 exemplaires par an et nous allons passer à 1 million grâce à une automatisation de la plupart de nos moyens de  production.

 

Quelles sont les principales étapes de leur fabrication ?

 

Les douilles subissent de nombreux traitement pour leur donner leur forme et leur résistance : traitement de surface du métal, traitement thermique, déformation à froid pour réaliser le rétreint… A cela s’ajoutent les contrôles systématiques de toutes les douilles pour obtenir 100% de conformité et zéro défaut. Le contrôle de l’assemblage et de la masse de l’obus est automatique en fin de chaine.

 

Il y a six ans, vous avez rapatrié à La Chapelle la ligne de production de Manurhin en moyen calibre. Comment avez vous intégré cet outil dans votre production ?  

 

C’était un défi, mais le centre de la chapelle possédait tous les atouts pour le remporter, à savoir des moyens d’essais sur le site et des opérateurs de hauts niveaux de compétences dans le domaine de la pyrotechnie. Dans un premier temps nous avons déménagé la ligne de fabrication depuis Cusset (Allier) jusqu’ici sans modifier les  process. C’est un outil complexe et nous voulions nous donner le temps de bien le maîtriser. De plus, pour répondre aux nouvelles normes de sécurité il nous a fallu rajouter des cloisonnages entre les différents moyens de production et par conséquence augmenter le nombre d’opérateur. Maintenant que nous en contrôlons bien toutes les étapes, nous nous attelons  à son automatisation.

 

Comment se font les contrôles qualité des munitions produites ?

 

Nous réalisons de multiples prélèvements. En début de lot, nous fabriquons douze cartouches que nous allons  tirer pour en vérifier les performances. Si les résultats sont bons, nous lançons la série. En fin de ligne,  nous recommençons le processus en effectuant plusieurs prélèvements, à intervalles réguliers. Quand nous sommes satisfaits des résultats, nous « emmaillonnons » les obus (les maillons sont achetés à un fournisseur), nous les emballons et nous les plaçons dans leurs caissons de transport, toujours sous le contrôle d’un opérateur qui vérifie leur état extérieur. L’étanchéité des caissons est testée puis ils sont plombés et palettisés. Mais ce n’est pas la fin du processus : avant l’expédition, le client prélève des caissons pour un contrôle visuel et pour tirer une fois encore des cartouches. Les documents officiels de contrôle et de traçabilité sont également vérifiés. La DGA, qui est notre principal client, possède d’ailleurs une antenne dans l’usine.

 

Au bout du compte, combien de cartouches sont-elles tirées pour vérification ?

 

De 500 à 600 par lot, et quelle que soit la taille du lot, ce qui n’est pas anodin ! D’où l’importance d’avoir des lots importants pour réduire la part relative de munitions consommées…

 

Les lots les plus importants sont avant tout destinés au client français ?

 

Oui, nous bénéficions d’un contrat pluriannuel avec l’état français pour les munitions de moyen calibre. La France cadence ses achats, ce qui nous permet de cadencer nos productions… Et avec les lots importants destinés à la France, nous accolons dans la mesure du possible les lots moins importants destinés à l’export pour bénéficier de l’effet de série.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 16:55

FREMM frigate Aquitaine Nov 2011 (Photo DCNS)

 

30/01/2013 Sources Marine nationale

 

Amorcé en 2011 avec le retrait de la F67 Tourville, le renouvellement de la flotte des frégates de lutte anti-sous-marine est en cours et s’achèvera avec la livraison du dernier exemplaire de la série des Frégates Européennes Multi-Missions (FREMM) au-delà de l’année 2020. L’année 2013 verra le Retrait du Service Actif (RSA) de la frégate de type F67 De Grasse ainsi que celui du Georges Leygues, première des unités de la famille des F70 (numéro de coque D640) et bâtiment d’escorte de la Mission Jeanne d’Arc 2013 aux côtés du BPC Tonnerre. C’est également au cours de cette année que l’Admission au Service Actif (ASA) de la FREMM Aquitaine sera prononcée une fois achevée la Vérification de ses Caractéristiques Militaires (VCM).

 

Ces échéances sont mentionnées dans l’édition 2013 de la directive ASA/RSA produite chaque année par l’État-major de la Marine. Ce document envisage pour l’année à venir la liste des admissions et retraits du service actif des unités  de la marine. Élaborée après consultation des différentes autorités organiques de la marine nationale (ALFAN pour les bateaux de la force d’action navale, ALFOST pour les sous-marins de la force océanique stratégique, etc.), la directive prend effet au sein des forces après avoir été validée in fine par l’État-major des armées (EMA).

 

Dans le cas spécifique de la force d’action navale avec la flotte des frégates de lutte anti-sous-marine, la directive ASA/RSA 2013 s’est appuyée sur plusieurs principes qui inscrivent la marine dans le contexte socio-économique du moment. A l’instar d’une feuille de route, elle prend en compte les critères suivants:

 

    Optimisation du potentiel restant et régénération au juste besoin (limitation des surcoûts liés à certaines obsolescences, récupération de matériels au profit des bâtiments du même type, etc.)

 

    Accompagnement et suivi du calendrier de livraison des FREMM

 

    Répartition de la capacité de lutte anti-sous-marine sur l’ensemble des façades maritimes métropolitaines

 

    Transfert de l’expertise « lutte sous la mer » capitalisée par les marins des frégates F67 etF70vers la toute nouvelle communauté FREMM

 

    Gestion de la « cohabitation » F70-FREMM jusqu’à l’avènement d’une flotte « 100% FREMM ».

 

«Nous devons respecter avec exactitude les rendez-vous fixés par la directive ASA/RSA tout en veillant au maintien des capacités opérationnelles de la force, notamment dans le domaine de la lutte sous la mer qui contribue à la sûreté de la dissuasion nucléaire et à l’escorte des unités précieuses comme le porte-avions ou les BPC» précise le VAE Xavier Magne, commandant la force d’action navale. «L’intégration des FREMM au sein de la FAN nous impose aussi de procéder à la transmission intégrale des savoir-faire de l’ancienne vers la nouvelle génération des équipages».

 

Au-delà des incidences sur le volume de la flotte, exprimé en nombre de coques, la directive ASA/RSA dimensionne également l’équilibre du nombre de marins que compte la force d’action navale, en effet les équipages des FREMM sont optimisés à 94 marins. Cet aspect est pris en compte directement par la direction du personnel militaire de la Marine (DPMM).

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 16:45

UK MOD

 

30 January 2013 10:29 defenceweb (Reuters)

 

Britain increased its offer of aid to France and African governments to help them counter Islamist militants in Africa but limited the scope of its support for fear of being dragged into an Afghanistan-style quagmire.

 

Defense Secretary Philip Hammond told parliament that up to 240 soldiers could take part in missions to train African troops, and that at least 90 more are already taking part in logistical operations to support French troops fighting in Mali.

 

"The UK has a clear interest in the stability of Mali and ensuring that its territory does not become an ungoverned space available to al Qaeda and its associates," Hammond said, Reuters reports.

 

"We are very clear about the risks of mission creep and we have defined very carefully the support we are willing and able to provide," he added.

 

British troops will not have a combat role, he stressed.

 

In a further sign of Britain's concern over developments in northern Africa, Prime Minister David Cameron will travel to Algeria on Wednesday, his office said.

 

An Islamist militant attack on Algeria's In Amenas natural gas complex earlier this month left at least 38 hostages dead, including up to six Britons.

 

Cameron, who has spoken of a "generational struggle" against Islamist extremists in the region, will meet Algerian Prime Minister Abdelmalek Sellal, a British government source said.

 

After the gas complex assault, Cameron said Britain needed to "thicken" its contacts with Algeria to help the North African state in its "long running battle against terror".

 

Britain will withdraw some 9,000 troops from a long and costly mission in Afghanistan by the end of 2014, and the public - squeezed by spending cuts to fix a big budget deficit - has little appetite for another expensive military adventure.

 

In contrast to previous major military operations in Iraq and Afghanistan, Britain now says it is better to have limited Western military interventions, and that local forces - with Western backing - should take the lead in ensuring security.

 

Hammond played down the prospect of long-term Western involvement in Mali, saying that France had assured him of a "short intervention" to stabilize the situation on the ground, and that African and Malian troops would then take over.

 

Up to 40 of the troops Britain has offered are for a European Union training mission in Mali, and up to 200 are for a regional African Union-led training mission involving anglophone West African countries such as Nigeria, Ghana and Sierra Leone.

 

British logistical and equipment aid to Mali has so far included the use of two C-17 transport planes and a Sentinel surveillance plane based at Dakar in neighboring Senegal.

 

In response to a French request on Sunday for more help, Britain said it would also offer a ferry to transport French troops and equipment, and allow France and its allies to use U.S. bases in Britain to refuel aircraft.

 

Britain has also offered to set up a "Combined Joint Logistics Headquarters" in Mali, but France believes such a facility is not needed for now, Cameron's spokesman said.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:50

Scorpene source DCNS

 

30/01/2013, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Norvège souhaite renouveler sa flotte de sous-marins. les groupes allemand TKMS, français DCNS et espagnol Navantia devraient être les favoris de cette future compétition, qui aura des conséquences sur une éventuelle consolidation industrielle.

 

Ce sera l'une des compétitions clé pour l'industrie navale dans le domaine des sous-marins. Elle pourrait effectivement donner un avantage dans le cadre d'une éventuelle future consolidation des chantiers navals en Europe... attendue depruis une dizaine d'années. Une bagarre qui aura pour cadre les eaux glacées de la Norvège, qui a lancé à la fin de l'année dernière une demande d'information (RFI) pour le renouvellement de sa flotte de sous-marins allemands construits par le groupe TKMS au début des années 80. Objectif, acquérir à terme entre quatre et six sous-marins pour remplacer ceux de la classe ULA. En attendant le lancement d'un appel d'offre international vraisemblablement en 2014, trois groupes favoris se détachent : l'allemand TKMS, avec son partenaire suédois Kockums, le français DCNS et l'espagnol Navantia. TKMS devrait proposer l'U214, voire l'A26 de sa filiale suédoise. DCNS devrait concourrir avec le Scorpène tandis que Navantia proposera le S80 avec son système de combat de l'américain Lockheed martin.

 

TKMS, DCNS et Navantia ont des références en Norvège

 

"Les trois groupes ont de références en Norvège mais TKMS joue pratiquement à domicile avec sa flotte de sous-marins en service dans la Marine royale norvégienne", explique un bon connaisseur des affaires de la défense. TKMS a une longueur d'avance puisque non seulement il a vendu les sous-marins de la classe ULA mais il les entretient. D'où une certaine proximité avec l'état-major de la marine norvégienne. Mais DCNS et Navantia ont leurs cartes à jouer. Le groupe naval tricolore a pleinement réussi son premier test avec la marine norvégienne. Il a livré en novembre dernier à la Marine royale norvégienne le cinquième patrouilleur rapide P965-Gnist. Le programme Skjold est piloté par le consortium du même nom (Skjold), regroupant DCNS qui intervient en qualité de co-fournisseur et d'autorité de conception du système de combat, et deux contractants locaux, le chantier naval UMOE Mandal et la société Kongsberg Defence & Aerospace. Le groupe tricolore aspire à passer à la vitesse supérieure. Pour sa part, Navantia a mené à bien le programme des cinq frégates norvégiennes du type F310, notifié en 2000.

 

Le système d'armes, juge de paix

 

L'une des clés de cette future compétition sera le système d'armes. Si DCNS dispose d'un bon missile anti-navire l'Exocet SM39, il pourrait proposer le Scalp naval à condition d'effectuer de (couteux ?) travaux d'intégration sur le Scorpène. TKMS et Navantia proposeront le missile anti-navire américain Harpoon. Mais Oslo pourrait demander d'intégrer dans les offres le missile anti-navire local Naval Strike Missile (NSM) d'une portée de 200 km en vue de favoriser son industriel Kongsberg, qui a développé ce missile en partenariat avec EADS. "L'intégration du missile sera l'un des fils d'Ariane de cette compétition", estime-t-on.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:14

Assemblée nationale française.svg

 

30 janvier 2013 comptes-publics.fr

 

Mercredi 30 janvier 2013, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le fonctionnement des services de renseignement français dans le suivi et la surveillance des mouvements radicaux armés organise un échange de vues sur l’organisation de ses travaux (14h).

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:12

Assemblée nationale française.svg

 

30 janvier 2013 comptes-publics.fr

 

Mercredi 30 janvier 2013, la commission de la défense de l’Assemblée nationale auditionne Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense à 14 heures. A 16h15, le ministre est auditionné par la commission des affaires étrangères (ouvert à la presse).

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:55

Bougainville-CDG-270113-123.jpg

photo Mer et Marine

 

30/01/2013 Mer et Marine

 

Afin de protéger la forme toulonnaise dans laquelle le porte-avions Charles de Gaulle est depuis vendredi dernier en cale sèche (voir notre article à ce sujet), la coque de l’ex-bâtiment de transport et de soutien Bougainville a été remorquée jusqu’aux bassins Vauban. L’ancien BTS a pris place devant le bateau porte fermant la cale et assurant son étanchéité, permettant ainsi de protéger l’infrastructure en cas d’attaque terroriste. Ce n’est pas la première fois qu’une telle mesure est prise. Ainsi, lors du passage en cale sèche du Charles de Gaulle lors de sa période de grande maintenance (IPER), en 2008, c’est l’ex-frégate lance-missiles Suffren qui avait été disposée devant la forme où se trouvait le porte-avions.

 

Dernier bâtiment construit par les chantiers nantais Dubigeon, le Bougainville, lancé en 1986, est entré en service deux ans plus tard après son achèvement à Saint-Nazaire. Initialement construit pour les besoins du centre d'expérimentation nucléaire du Pacifique, notamment le transport entre Papeete et Mururoa, il avait été modifié à Lorient en 1998 et 1999 afin d’être transformé en navire collecteur de renseignements. Il a été utilisé à cet effet jusqu'à la fin 2005, avant d'être remplacé par le Dupuy de Lôme. Après avoir été utilisé un certain temps pour des missions de transport et de surveillance, le Bougainville a finalement été désarmé en 2008. Long de 112.8 mètres pour un déplacement de 5200 tonnes en charge, ce navire, doté d’un radier de 78 mètres de long et 10 mètres de large, pouvait embarquer deux chalands de débarquement et 1200 tonnes de matériel. Il disposait d’une grue d'une capacité de 37 tonnes (à 12 mètres) et d'une plateforme pouvant accueillir un hélicoptère, ainsi que de locaux hospitaliers avec un bloc opératoire. 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/arrivee-de-la-fremm-aquitaine-sur-toulon2/2156056-1-fre-FR/arrivee-de-la-fremm-aquitaine-sur-toulon.jpg

 

30/01/2013 Mer et Marine

 

L’arrivée en Méditerranée de la première frégate multi-missions française n’est pas uniquement destinée à tester les capacités sonar du bâtiment dans les eaux de la Grande Bleue. L’Aquitaine doit également réaliser sous peu un tir de missile au large de l’île du Levant, où se trouve l’un des centres d’essais de la Direction Générale de l’Armement. A cette occasion, le bâtiment, livré en décembre à la Marine nationale, devrait prochainement mettre en œuvre un missile surface-air Aster 15, 16 munitions de ce type pouvant être embarquées par la FREMM afin d’assurer son autoprotection contre des missiles et aéronefs assaillants.

 

tir-aster-a-bord-du-charles-de-gaulle-4 29.03.2012 Marine

 

La frégate pourra également embarquer 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, ainsi que 16 missiles de croisière MdCN (Scalp Naval), tous développés par MBDA. Le premier tir en mer de ce dernier ne sera pas réalisé par l’Aquitaine mais par la seconde FREMM française, la Normandie, actuellement en achèvement sur le site DCNS de Lorient. Cette frégate, qui doit débuter ses essais en mer au second semestre, doit réaliser un tir de MdCN en 2014.

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:50

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

January 29, 2013 Jorge Benitez - acus.org

 

From Paul Ames, Global Post:  [T]here are few troops anywhere in the world better prepared for their task than the marines, foreign legionaries, and other elite French units rolling north to confront the Jihadist militants controlling much of Mali. . . .

 

Among America's European allies, only the British can match France's ability to project significant military force overseas. However, not even they have much experience operating in the string of former French colonies across North and West Africa — where the recent rise of Islamist groups is posing the international community’s latest security threat. 

 

French troops have deployed in more than a dozen African missions during the past two decades. French and British planes took the lead in NATO's air campaign over Libya in 2011, when French forces also successfully intervened to halt a civil war in Ivory Coast. Three years earlier, they spearheaded a European operation to prevent Sudan's conflict from spilling over into Chad. . . .

 

Although French newspapers have raised concerns that the current operation to retake an area twice the size of France risks degenerating into an Afghan-style mess, French leaders are confident the 2,500 troops in Mali can get the job done, then hand over to a regional force of African troops.

 

"Our objective is the total reconquest of Mali,” Defense Minister Jean-Yves Le Drian told a recent TV interview. “We are not going to leave any pockets of resistance. . . ."

 

The French armed forces have fallen in number to 227,000 from 548,000 since 1990. Military planners currently operate on the premise that France can sustain the deployment of 30,000 troops overseas, compared to up to 50,000 barely a decade ago. Some senior officers have cast doubt even on the 30,000 figure.

 

"We've got a pocket-sized army of great quality, but ultimately vulnerable," said a senate report published last year.

Before the Mali deployment, France already had 4,750 troops on operations around the world, including 1,650 in Afghanistan, 950 in Chad, 900 in Lebanon, and 460 in Ivory Coast. . . .

 

"Europe cannot always give responsibility to one member state," Arnaud Danjean, a French politician who chairs the European Parliament's subcommittee on security and defense, said Wednesday.

 

Even though European countries agree the threat from Islamists in Africa’s Sahal region concerns them all, he complained, none have offered combat troops, leaving France to singlehandedly serve as Europe's army. . . .

 

Even countries with large armies are unable or unwilling to deploy them. Although Germany maintains almost 200,000 troops, fewer than 9,000 are estimated to be available for overseas deployment — even in the unlikely event the government would be willing to send them.

 

"Many Europeans send soldiers on peacekeeping missions, but as we saw in Libya, as we see in Mali, not so many countries are willing to do real shooting, or fighting, or bombing," says Daniel Keohane, head of strategic affairs at the think tank FRIDE. "There’s clearly a deep division among European member states over how to use forces."

 

In 2007, European Union members signed up to a system that rotates responsibility for maintaining two highly mobile "battlegroups," 1,500-strong units on standby for emergency deployments. However, there’s never been agreement to use them. . . .

 

"France has intervened because the problem in the Sahel threatens to blow up into a serious threat to Europe. It has gone in alone because the other Europeans have shirked their responsibility," the Germany daily Suddeutsche Zeitung wrote last week. "That says a lot about the state of the common European security and defense policy. And none of it is good.”   (via Real Clear World)

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:55

Opération Serval

 

30/01 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Avons-nous les moyens de faire la guerre au Mali ? La question peut choquer, elle n'en est pas moins légitime. Puissance nucléaire, membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, deuxième budget militaire en Europe… la France mène l'opération Serval avec succès, mais elle le doit en partie à l'aide de certains alliés.

 

C-17 Globemaster III deliver French troops to Mali

 

L'aide concerne le ravitaillement en vol, le transport et le renseignement. L'armée profite de C17 ou de C130 américains, britanniques, belges ou encore danois, complétés par des Antonov loués. Les drones américains renforcent nos dispositifs espions, bien insuffisants. Doit-on en déduire que la réponse à la question s'impose d'elle-même ?

 

Non. D'abord parce que l'opération Serval reste d'ampleur limitée. La France injecte plus de 30 milliards d'euros pour sa défense chaque année (hors pensions). Un peu plus de la moitié va aux équipements au sens large : matériel, maintenance, dissuasion, études. L'autre gros agrégat, ce sont les salaires, avec plus de 10 milliards, tandis que 630 millions sont affectés aux « opex ».

 

C'est très suffisant pour déployer quelques milliers de soldats le temps qu'il faudra au Mali, sans être en retard d'une guerre côté armement. Les parcs de blindés, d'hélicoptères ou encore de missiles ne sont pas comparables avec ceux des américains, mais ils n'ont rien à envier non plus à ceux des Britanniques, ni en volume ni en technologie de pointe.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/130128-operation-serval-point-de-situation-du-28-janvier-2013/operation-serval-reprise-de-la-boucle-du-niger2/2155817-2-fre-FR/operation-serval-reprise-de-la-boucle-du-niger.jpg

 

Professionnelle et bien entraînée, l'armée française est par ailleurs l'une des rares capables de conduire des opérations combinant moyens terrestres, aériens et maritimes. Enfin, constitution oblige, la chaîne de décision est raccourcie à l'extrême entre l'Elysée et la Défense. Combien de démocraties ont ce pouvoir d'entrer en premier sur un théâtre d'opérations ?

 

First production Airbus Military A400M in French Air Force

 

Mais, c'est vrai, Serval nous rappelle que trois capacités clefs manquent à l'appel. Côté ravitailleurs, les A330 sont victimes d'arbitrages budgétaires. Pour le transport, l'A400M accuse trois ans de retard. Quant aux drones, avoir tant investi pour ne disposer que de quatre exemplaires, en partie obsolètes, est pitoyable.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

Comme la Libye, le Mali conduit à cette conclusion : la France affiche toujours l'ambition d'être une puissance militaire globale, dispose encore d'incontestables attributs d'une puissance globale, mais pas de tous, loin s'en faut. Son armée peut faire la guerre en Côte d'Ivoire seule, mais quand on monte en intensité, elle atteint vite certaines limites.

 

La faute aux réductions, année après année, des crédits militaires. D'où la nécessité de faire appel aux alliés pour boucher les trous le jour J. Est-ce choquant ? Non, car, après tout, les alliés c'est fait pour cela et l'essentiel c'est de conserver son autonomie de décision. Dans ce contexte, il serait sage que le prochain livre blanc de la défense soit, enfin, l'occasion d'un exercice vérité en affichant des ambitions compatibles avec la réalité de nos moyens financiers.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 22:40

130114-mali-operation-serval-poursuite-du-deploiement-des-f

 

29 Jan 2013 By Tim Ross, James Kirkup - telegraph.co.uk

 

Britain risks being dragged into a drawn out Afghan-style conflict in Mali, MPs warned after David Cameron announced that more than 300 troops would be sent to north Africa in the fight against al-Qaeda.

 

In a significant escalation of Britain’s military commitment to the region, Downing Street said that up to 330 troops would go to Mali and neighbouring countries.

 

Up to 40 will be based in Mali, training government troops as they support the French-led intervention against the country’s al-Qaeda-linked rebels. Another 200 will be sent to train soldiers in other African countries so they can join the assault.

 

Britain will also share intelligence and offer a roll-on roll-off ferry to carry French equipment to Mali. A joint logistics headquarters could also be established with France.

 

Philip Hammond, the Defence Secretary, conceded that there was a danger of “mission creep” in Mali but insisted that Britain had “an absolute duty” to intervene against terrorists.

 

Senior military figures and MPs from both sides of the Commons raised concerns of a lengthy conflict in north Africa resembling the wars in Afghanistan or Vietnam. In an urgent debate, Mr Hammond insisted that Britain’s role in the conflict was in the national interest, and promised an “efficient” result.

 

“The UK has a clear interest in the stability of Mali and ensuring its territory does not become an ungoverned space available for al-Qaeda and its associates to organise attacks on the West,” he said. “We have an absolute duty to intervene wherever there is a threat to Britain’s national security and the security of Britain’s interests around the world and this is exactly such a case.”

 

British troops will be authorised to open fire only in “self defence” , he said. No troops would provide “force protection” for the proposed European Union training mission in Mali and there was no “intention” to deploy front-line troops, he said. “We are very clear about the risks of mission creep. We have defined very carefully the support that we are willing to provide to the French and the Malian authorities.”

 

John Baron, a Conservative MP, warned Mr Hammond that Britain could be “drawn into ever deepening conflicts”. Jim Murphy, the shadow defence secretary, said the public was “wary and weary of conflict” and Frank Dobson, the former Labour cabinet minister, suggested that Mali could become Britain’s “Vietnam”, a war which he said began with American troops “in a training capacity”.

 

As French troops swept into Timbuktu, the former head of the Army, General Sir Mike Jackson, warned that nations involved in the country faced a “protracted guerrilla warfare”.

 

The troops being sent directly to Mali will join an EU-led training mission. The other 200 British troops being sent to the region will be deployed to English speaking countries, such as Nigeria and Ghana, which are contributing soldiers to support the Malian government.

 

Talks on the details of both missions were continuing last night. The Prime Minister’s spokesman disclosed that 70 British personnel were already based in Senegal operating a Sentinel spy plane to support the French, while 20 RAF crew were operating a C-17 transport, which will stay in Mali for three months.

 

The Government is also prepared to make British facilities available for “allies”, thought to include the US, to mount mid-air refuelling operations. It has refused to send drone aircraft to Mali because it cannot spare any from operations in Afghanistan.

 

The commitments so far will mean that up to 60 British personnel will be inside Mali, with about 270 elsewhere in the region.

 

Mr Cameron’s spokesman said: “It is in the international community’s interests to support the Malian government and the wider region in dealing with terrorist havens and that is exactly what we are doing.”

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 19:45

MISMA

 

29.01.2013 par Romain Mielcarek

 

Elles viennent du Niger, du Nigeria, du Bénin, du Ghana, du Tchad... Il y a celles qui font peur, celles qui n’y connaissent rien, et celles qui sont bien préparées. Cela suffira-t-il pour prendre le relais de la France?

 

Au Mali, l’arrivée des militaires africains est attendue pour prendre le relais, ou tout du moins pour accompagner les militaires maliens et français sur le terrain. Le déploiement en force des tricolores dans des proportions qui augmentent de semaine en semaine (on parle aujourd’hui de plus de 3.000 hommes avec des matériels aussi lourds que des chars Leclerc) a créé une véritable rupture stratégique dans la situation de ce pays: les combattants islamistes du nord ne peuvent plus envisager de progression vers le sud. Reste que pour les délocaliser de la partie sahélienne du Mali, les Français ne sont pas assez nombreux.

 

Depuis plusieurs mois, les instances internationales, Union européenne en tête, pressent les Africains de participer à la sécurisation du Mali et à la restauration de son Etat. Dans cette région, c’est la Confédération économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui est logiquement responsable. Le volet militaire de l’organisation, baptisé Ecomog, est déjà intervenu au Libéria (1990 et 1996), en Sierra Leone (1998) et en Guinée-Bissau (1997). Elle a depuis été remplacée par un nouveau dispositif initié par l’Union africaine à l’échelle du continent: les Forces africaines en attente (FAA), avec sa composante locale, la Force en attente de la Cédéao (FAC).

 

Depuis l’éclatement du Mali, les réunions se succèdent jusqu’à l’annonce en novembre dernier de l’envoi par les pays membres de quelques 3.300 hommes. Il faudra attendre la validation de cette mission par les Nations unies, le 20 décembre, puis l’arrivée des Français le 11 janvier pour que les premiers Africains posent le pied sur le sol malien…

Des Africains en quête de financements et de matériels

Les militaires africains envoyés par la Cédéao sont placés sous le mandat de la Misma, la Mission internationale de soutien au Mali. Cette intervention est validée par la résolution 2085 des Nations unies. Elle prévoit avant tout de «reconstituer la capacité de l’armée malienne, en étroite coordination avec les autres partenaires internationaux, en prévision de la reconquête du nord-Mali». Plus globalement, elle doit aussi «aider les autorités maliennes […] à réduire la menace posée par les organisations terroristes» et «aider à la sécurisation des institutions maliennes de transition en vue du rétablissement de l’ordre constitutionnel».

 

Lire le dossier spécial Mali sur SlateAfrique

 

Au 20 janvier, sur les 4.500 hommes finalement promis, seuls 450 étaient arrivés sur place. Des Béninois, des Burkinabés, des Nigériens, des Nigérians, des Sénégalais et des Togolais. 200 Tchadiens sur les 2.000 que N’Djaména a proposé de son côté à la Misma étaient aussi de la partie. Sur ces troupes, il se pourrait que peu soient opérationnelles. Dans les couloirs, certains militaires français n’hésitent pas à moquer leurs capacités réelles, estimant que certains «viennent avant tout pour s’équiper». La Cédéao espère en effet que les Occidentaux vont financer l’opération. Oswald Padonou, spécialiste des questions sécuritaires de l’ouest africain, s’inquiète de cette approche:

« Il y a eu beaucoup de promesses, mais peu d’arrivées. Les opérations de maintien de la paix sont aussi un moyen pour ces pays d’assurer quelques subsides à leurs soldats. Cela permet de reporter dans le temps les problèmes qui frappent leurs propres armées. Aucune des armées de la sous-région n’est en mesure de répondre à des problématiques de terrorisme. La Misma n’est pas en mesure de remplacer la France.»

Les moyens ne sont en effet pas comparables. Il évoque l’exemple de son pays, le Bénin, qui fournit un contingent principalement composé de policiers. Le Ghana, lui envoie des soldats du génie. Des moyens utiles pour lutter contre les pièges explosifs ou pour assurer la sécurité intérieure de la zone sous contrôle malien. Mais des troupes qui n’ont aucune chance de reconquérir le nord ni de déloger les combattants islamistes mieux armés de la partie sahélienne.

«Je pense qu'il faut prendre ces chiffres avec beaucoup de précautions, remarque de son côté Samuel Benshimon, consultant et directeur de Sahel Intelligence. Au sein de la Misma, il ne faut pas négliger le fait qu'il y a un véritable différentiel entre les contingents, certains étant très bien structurés et ayant une grande expertise et d'autres étant moins bien préparés. Il faut une approche culturelle différenciée, difficile cependant à obtenir sans commandement unifié clair et…légitime. L'enjeu majeur est bien entendu celui de l'inter-opérabilité des différents contingents, qui ont peu d'expérience commune. »

 

La barrière de la langue, notamment, risque de ne pas faciliter le déploiement des Nigérians ou des Ghanéens.

Les Etats guerriers

Quelques-uns des participants à la Misma se démarquent à l’inverse par de vraies compétences. C’est notamment le cas du Tchad. Idriss Déby semble vouloir s’imposer comme un acteur crucial au Sahel. L’armée tchadienne fait partie des plus rodées: elle partage avec le nord-Mali des conditions désertiques exposées à une forte sécheresse et à des chaleurs extrêmes. Tout l’inverse des territoires plus humides et boisés du Ghana ou du Bénin. Les Tchadiens sont habitués à affronter des milices mobiles dans le Sahel. Ils font partie des combattants les plus professionnalisés et les plus expérimentés.

 

Leur approche de la guerre inquiète tout de même. Le colonel Michel Goya, directeur de recherche à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM), qui fût parmi les premiers à comparer le théâtre malien à l’expérience franco-tchadienne au cours de l’histoire, confirme le besoin de surveiller l’action des troupes de N’Djaména:

«C’est l’armée qui fait peur. Ses soldats sont recrutés dans les ethnies guerrières du nord. Ils sont très bons dans les zones désertiques du Sahel. S’ils interviennent dans le nord du Mali et au Niger, il faut s’en féliciter. Mais ce ne sont pas des “sucrés”: attention aux risques de violences contre les touaregs…»

Des craintes formulées quand les ONG commencent déjà à pointer du doigt des exactions commises par l’armée malienne. La dureté tchadienne pourrait être tempérée par un travail en totale coopération avec les Nigériens. Les deux pays commenceraient à préparer une intervention plus au nord, directement depuis le territoire nigérien. Ces derniers ont dû attendre l’aval de leur Parlement pour entrer en action et comptent parmi les contingents les plus solides. «Ils sortent d’ailleurs de plusieurs mois de formation menés par les forces spéciales américaines», remarque Emmanuel Dupuy, directeur de l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE). Les Nigériens seraient fin prêt à passer à l’action, leurs Etat-major ayant tout juste «rassemblé et pré-positionnés plusieurs milliers de soldats le long de la frontière avec le Mali afin d’empêcher l'évaporation éventuelle des djihadistes maliens vers les pays voisins», complète ce fin connaisseur de la région.

 

Le Nigéria est enfin le pays sur lequel beaucoup d’attentes reposent. Ses militaires sont eux aussi confrontés à des menaces comparables à celles du nord-Mali. Rodés à la lutte contre le terrorisme, notamment face à Boko Haram, ils devraient être au moins 900 à rejoindre la Misma à terme. C’est aussi eux qui assureront la coordination opérationnelle et tactique, déployant même une poignée d’hélicoptères de combat. Les autorités d’Abuja ont longtemps hésité sur la manière d’appréhender le conflit malien, leurs meilleures troupes étant déjà largement mobilisées par les combats contre les islamistes dans le nord du pays.

Former… et durer

Pour assurer la mission initiale du mandat de la Misma, à savoir «reconstituer la capacité de l’armée malienne», ce sont les Européens qui doivent déployer une mission qui leur est propre. Baptisée EUTM-Mali, elle réunira à terme 450 personnes (la moitié sont français), dont 200 instructeurs. Son patron, le général français François Lecointre est actuellement en train de terminer son audit à Bamako. A Bruxelles, on explique que le diagnostic est réalisé depuis plusieurs mois maintenant, des experts s’étant déjà rendus sur place à plusieurs reprises. Mi-février, les premiers éléments devraient commencer la mission et mettre en œuvre de premiers modules d’instruction.

 

On insiste encore une fois à Bruxelles sur le fait que cet effort doit permettre à l’armée malienne de reprendre le contrôle du nord du pays. Son mandat est prévu pour durer quinze mois. La guerre au Mali ne devrait donc pas se régler d’ici peu. D’autant qu’il reste encore à coordonner les différents acteurs: en plus des Européens, les Etats-Unis ont envoyé de manière bilatérale une centaine d’instructeurs aux côtés des différents pays de la Cédéao. Les uns et les autres sont donc en étroite relation dans un dispositif qui ne semble pas gagner en clarté: Misma, Tchad, EUTM-Mali, forces armées maliennes, Américains et opération française Serval relèvent tous d’un commandement spécifique et indépendant.

 

«Beaucoup d’institutions, beaucoup d’administrations, s’inquiète Oswald Padonou. Tous vont engranger beaucoup de sous pour peu de résultats sur le terrain.» L’Europe a débloqué à elle seule 172 millions d’euros pour répondre à l’urgence humanitaire, en plus des 660 qui étaient déjà consacrés à des projets de développement dans la région depuis cinq ans et des 167 consacrés plus spécifiquement aux questions sécuritaires. Sans compter les 50 millions d’euros que l’UE a d’ores et déjà accepté d’ajouter comme participation aux besoins de la Cédéao, évalués à 375 millions… pour l’instant.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:58

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/le-porte-avions-charles-de-gaulle-se-prepare-a-entrer-au-bassin2/2149785-1-fre-FR/le-porte-avions-charles-de-gaulle-se-prepare-a-entrer-au-bassin.jpg

 

29 janvier 2013 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Jeudi 24 janvier 2013, le porte-avions Charles de Gaulle est entré dans un des grands bassins Vauban de la base navale de Toulon. Retrouvez en accéléré cette manœuvre délicate.

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:55

cyber warfare

 

29 janvier 2013 Par Ridha Loukil - Usinenouvelle.com

 

Cassidian, Thales, Sogeti… Les industriels de la cybersécurité peinent à recruter les spécialistes dont ils ont besoin pour leur développement. Ils demandent à l’État de renforcer la formation dans ce domaine.

 

Il manque des spécialistes en cybersécurité. Le problème de pénurie de talents revient de façon récurrente dans les débats qui animent le Forum international de la cybersécurité, une manifestation organisée les 28 et 29 janvier 2013 par la Gendarmerie Nationale, le Conseil Régional Nord-Pas-de-Calais, et la société de conseil stratégique CEIS. "Nous avons 30 postes que nous ne parvenons pas à pourvoir", déplore Sébastien Heon, directeur des affaires publiques de Cassidian CyberSecurity, une société spécialement créée en 2012 par Cassidian, la filiale sécurité d’EADS, pour se renforcer sur le marché de la cybersécurité. Thales, Sogeti, Orange, Bull, Atos… Les autres poids lourds de la cybersécurité française rencontrent les mêmes difficultés.

 

L’ANSSI accusé d’assécher le vivier

 

"La machine à recrutement tourne à plein régime dans les entreprises, mais aussi à l’ANSSI, à la DGSE et aux autres services de sécurité de l’État, constate Philippe Leroy, directeur général adjoint en charge de la stratégie de développement de l’activité cybersécurité de Thales. Tout le monde recrute, ce qui crée de fortes tensions sur le marché de l’emploi dans ce domaine." L’ANSSI (Agence nationale de sécurité des systèmes d’information), créée en 2009 pour aider l’État et les entreprises à bâtir une stratégie active sur le sujet, est accusée d’assécher le marché de l’emploi en aspirant les meilleurs spécialistes du domaine en France. L’agence française de cyberdéfense a porté ses effectifs de 250 personnes à la fin de 2012 à 350 personnes en juillet 2013. Elle cherche actuellement à embaucher environ 70 spécialistes supplémentaires.

 

Les grands industriels ne sont pas en reste. Portés par un marché en fort développement (croissance de 15 à 20% par an selon les prévisions du cabinet Pierre Audoin Consultants), ils cherchent tous à renforcer leurs effectifs. Cassidian CyberSecurity ambitionne de décupler son chiffre d’affaires en 2017 (50 millions d’euros en 2012), ce qui passe par le gonflement de ses ressources humaines limitées aujourd’hui à 400 personnes. Thales, premier acteur français de cybersécurité avec aujourd’hui 600 personnes dans ce domaine, a recruté 100 spécialistes en 2012 et prévoit le même volume d’embauches en 2013. Sont particulièrement recherchés les profils de Hackers éthiques (spécialistes qui tentent de s’introduire dans le système d’information pour en révéler les points de vulnérabilité), d’architectes de la sécurité des systèmes d’information et de spécialistes de la cryptologie.

 

Les industriels s’organisent

 

"La pénurie porte autant sur la qualité que sur la quantité, relève Jean-Michel Orozco, PDG de Cassidian CyberSecurity. Nous sommes confrontés à une menace létale qui nous empêcherait de nous développer comme nous le souhaiterions." C’est pourquoi la société a mis sur pieds en coopération avec SupTelecom un master spécialisé en cybersécurité. La première promotion entre cette année. De leurs côtés, Thales et Sogeti ont créé une chaire cybersécurité à l’école de Saint Cyr. La leçon inaugurale a été donnée en novembre 2012. Pour pallier ses difficultés de recrutement, Thales a mis en place en 2011 un programme de cooptation. Les salariés internes sont incités à faire jouer leurs réseaux pour amener des candidats. Le spécialiste ainsi embauché est ensuite suivi dans ses débuts mais aussi dans l’évolution de sa carrière par le salarié qui l’a coopté. Ce programme compte pour près de 90% des talents recrutés en 2012. À lui seul, Philippe Leroy, ancien colonel à l’armée de l’air, responsable de sécurité des systèmes d’information, a attiré 10 personnes.

 

Les industriels s’en remettent aussi à l’État pour qu’il renforce les capacités du système public de formation dans le domaine de cybersécurité. Ils se félicitent des efforts menés par des écoles comme l’Epita (Ecole pour l’informatique et les techniques avancées). Seulement voilà : il faudra attendre trois ans pour en voir les résultats concrets.

 

Le Clusif, club de la sécurité de l’information français, reconnaît la réalité du problème. Mais il ne dispose à ce jour d’aucuns chiffres sur l’ampleur de la pénurie. Selon son président Lazaro Pejsachowiz et ancien responsable sécurité de Bull, attention toutefois à ne pas céder à la tentation de l’emballement : "Il faut rester prudent et ne pas demander au système public de former trop de gens. Le résultat se verra dans 5 ou 6 ans. Or personne ne sait comment sera le marché de l’emploi à ce moment-là. Il faut éviter de reproduire les erreurs commises par le passé dans d’autres secteurs."

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/290113-dxm-2013mtln007_008_070/2157219-1-fre-FR/290113-dxm-2013mtln007_008_070.jpg

 

29/01/2013 18:08 Sources Marine nationale

 

Dans la matinée du 28 janvier 2013, après une semaine de transit, le groupe de projection composé du Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Dixmude et de son escorte le Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff est arrivé à Dakar. Le BPC était parti de Toulon le lundi 21 janvier avec à son bord 500 militaires de l’armée de Terre et 140 véhicules composant le second Groupement Tactique InterArmes (GTIA).

 

Arrimés à tous les ponts du navire, les véhicules sont libérés de leurs attaches. Les manœuvriers du Dixmude abaissent rapidement la rampe du radier et commencent à guider les conducteurs. La centaine de véhicules – VBL (véhicule blindé léger), VAB (véhicule de l’avant blindé), GBC 180, TRM avec citernes et remorques, AMX 10 RC, P4 et VBCI (véhicule blindé de combat d’infanterie) – franchit la rampe pour rouler, une fois sur le quai, vers la base de la station navale de Dakar, où ils resteront quelques jours afin d’être adaptés aux spécificités locales, entretenus et gréés avec le matériel adéquat. Dans le même temps, les nombreux containers embarqués sont déplacés du radier vers le quai où ils sont chargés sur des camions,.

 

En six heures, l’intégralité du chargement du GTIA 2 embarqué sur le Dixmude est débarquée et déplacée pour être stockée dans un endroit sécurisé où les mécaniciens et les logisticiens pourront s’affairer, avant le départ pour le théâtre malien. Le Dixmude restera encore quelques jours à quai afin de soutenir les troupes, qui n’ont pas encore débarqué. L’équipage assurera le soutien logistique et mettra ses installations et ses capacités de communication à disposition de l’état-major du GTIA afin de poursuivre la préparation des unités avant leur déploiement.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/290113-dxm-le-bpc-dixmude-c-marine-nationale/2157214-1-fre-FR/290113-dxm-le-bpc-dixmude-c-marine-nationale.jpg

 

Grâce à ce déchargement, la mission de transport opérationnel du BPC Dixmude s’achève avec succès. La réussite de cette mission d’acheminement stratégique, menée pour la première fois par un bâtiment de projection et de commandement permet à ce navire de nouvelle génération réputé pour sa polyvalence éprouvée, d’ajouter une corde à son arc.

 

Grâce à ses moyens permettant d’améliorer et de faciliter la préparation opérationnelle et le maintien en condition physique des unités composant un groupement tactique, le BPC permet aussi de valoriser leur transit.

 

La participation du Dixmude à l’opération Serval a permis de déployer rapidement de nombreuses troupes – la capacité d’accueil théorique du BPC a été dépassée sans que cette augmentation ne soit la cause de problèmes -, équipées de leurs véhicules et de leur matériel, afin qu’elles puissent rapidement rejoindre le théâtre d’opérations.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 17:55

cyber warfare

 

29 janvier 2013 Par Ridha Loukil - Usinenouvelle.com

 

Au Forum international de la cybersécurité, le ministre délégué aux anciens combattants Kader Arif a annoncé porter le budget de la DGA de soutien à la R&D dans ce domaine entre 30 et 35 millions d’euros par an, contre 10 millions jusqu’ici. Une façon de répondre au besoin de souveraineté, mais pas suffisant pour développer la filière française.

 

Quelle politique industrielle en matière de cybersécurité ? La question est au cœur des débats au deuxième jour du Forum international de la cybersécurité organisé les 28 et 29 janvier 2013 à Lille par la Gendarmerie Nationale, le Conseil Régional du Nord-Pas-de-Calais et la société de conseil stratégique CEIS. Auteur du rapport "Cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale", publié en juillet 2012, le Sénateur du Haut Rhin Jean-Marie Bockel milite pour une politique industrielle renforcée au service de la souveraineté nationale et du développement économique. "Nous disposons déjà d’un trésor avec la maîtrise de technologies clés comme la cryptologie ou la carte à puce, explique-t-il. Mais nous avons aussi des lacunes en matière de financement des PME, de commandes publiques, trop faibles sans parler d’un positionnement trop franco-français de petits acteurs."

 

Aussi réclame-t-il au gouvernement l’accroissement des moyens de la DGA (Délégation générale de l’armement) consacrés au soutien de la R&D dans le domaine de la cybersécurité. Car pour lui, il n’y a pas de frontière entre cyberdéfense et économie. "La cybersécurité est une problématique transverse, détaille-t-il. Elle concerne la défense nationale mais aussi la sécurité des infrastructures d’intérêt vital et toutes les entreprises. Les technologies mises en œuvre sont duales. Il est essentiel que la France conserve son autonomie en aidant au développement d’une base industrielle de cybersécurité comme nous avons su le faire pour la défense. Nous avons besoin d’une industrie souveraine et complète dans ce domaine."

 

Plus de moyens à la DGA

 

Il semble avoir été entendu, du moins par Jean-Yves Le Drian, Ministre de la défense. Retenu à Paris par les opérations militaires au Mali, il a dépêché Kader Arif, son ministre délégué chargé des anciens combattants. Ce dernier a rappelé la réorganisation en 2012 des chaînes opérationnelles des armées en incluant une dimension cyberdéfense. La capacité technique de cette chaîne de cyberdéfense incombe à la DGA. Le ministre délégué a surtout annoncé l’augmentation du budget de la DGA allouée au soutien de la R&D dans la cybersécurité. Le budget est porté entre 30 et 35 millions d’euros par an, contre environ 10 millions jusqu’ici. Et le ministre promet de poursuivre le renforcement de cet effort dans les années à venir.

 

Jean-Michel Orozco, PDG de Cassidian CyberSecurity, une société créée en 2012 par EADS pour se développer sur le marché de la cybersécurité, se félicite du support de l’État en cours de gestation en faveur de l’investissement en R&D. "Mais il faut aller plus loin, plus vite et plus fort, recommande-t-il. Les acteurs américains ont l’avantage d’un marché plus vaste et d’une prise de conscience des enjeux de cybersécurité précoce en avance de dix ans sur la France. Des acteurs comme Boeing, Lockheed-Martin, Symantec ou McAfee font plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires. Il n’existe aucun acteur en Europe de cette taille."

 

Dilemme entre économie et souveraineté

 

La faiblesse de l’industrie française de cybersécurité réside dans le fait que ses acteurs n’ont pas la taille critique pour mener une politique de R&D efficace et s’attaquer à l’international. Cassidian et Thales affirment consacrer 20 % du chiffre d’affaires à la R&D dans la cybersécurité, contre environ 10% dans les activités de défense. Mais pour gagner en efficacité, il faut selon Cassidian CyberSecurity agir au niveau européen pour mutualiser les efforts de recherche et augmenter la surface de commercialisation.

 

Mais là, attention aux questions de souveraineté nationale. C’est le grand dilemme de l’industrie française de cybersécurité : comment concilier l’impératif de souveraineté national et le besoin économique de coopération européenne ? Pour Guillaume Poupard, responsable du pôle de sécurité des systèmes d’information à la DGA, il est important de garder certains secrets et de ne pas tout partager au niveau européen :  "Il en va de la crédibilité de la France dans ce domaine."

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 15:02

logo DGA

 

29/01/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Fin 2012, il restait dans les caisses de la DGA... 47 centimes d'euros sur le plafond des dépenses autorisées pour les crédits 2012 dédiés aux études amont et un peu plus de 50 euros sur le budget équipement des forces.

 

C'est une belle performance pour la direction générale de l'armement (DGA). Et cela prouve aux yeux de ses détracteurs que la maison est bien tenue sous la direction du Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon. Selon nos informations, la DGA a parfaitement exécuté au centime d'euros près le budget 2012 de Recherche et Technologies (R&T). A la fin de l'année dernière, il restait dans les caisses de la DGA... 47 centimes d'euros sur le plafond des dépenses autorisées pour les crédits 2012 dédiés aux études amont des grands programmes d'équipement, qui s'élevaient dans le projet de loi de finances 2012 à environ 750 millions d'euros. Une performance réitérée également sur le budget des équipements des forces, un budget de l'ordre de 10 milliards d'euros. Il ne restait qu'un peu plus de 50 euros dans les caisses de la DGA à fin 2012 sur le plafond des dépenses autorisées.

 

Un budget sous tension

 

En octobre, Laurent Collet-Billon avait fait un point devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale sur le budget 146 (Equipement des forces). "Les besoins de paiement du programme 146, hors titre 2, sont estimés pour 2012 à 11,6 milliards d'euros pour des ressources envisagées à hauteur de 9,8 milliards, en escomptant la levée des 480 millions d'euros de réserves et en incluant 936 millions de ressources extra-budgétaires issues de la vente de fréquence", avait-il indiqué. En fin d'année, le ministère a obtenu la levée de la réserve. "Le report de charge s'élèvera donc à la fin de l'année à 1,7 milliard, soit environ deux mois de paiement, en supposant la levée de la réserve réglementaire", avait-il également ajouté. S'agissant des études amont, "les besoins de paiement pour les études amont sont estimés à 756 millions d'euros, ce qui correspondrait à un solde de gestion de l'ordre de 85 millions d'euros dans l'hypothèse de la levée des 40 millions de réserves".

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 14:57

un-pod-damocles-sous-un-rafale.jpg

 

29/01/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Direction générale de l'armement a notifié à Thales un contrat de levée de risques pour le développement du Pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL-NG) du Rafale. Une capacité clé pour l'avion de combat de Dassault Aviation.

 

Le Rafale s'offre une nouvelle technologie de pointe. A la fin de l'année 2012, la Direction générale de l'armement (DGA) a notifié à Thales "un contrat de levée de risques pour le développement du Pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL-NG) du Rafale", a-t-elle annoncé lundi soir. Une technologie clé pour l'avion de combat de Dassault Aviation. D'un montant de 55 millions d'euros, ce contrat permet "de maintenir les compétences critiques nécessaires à la préparation de cette capacité", a précisé la DGA. Selon le site des echos.fr, qui a révélé lundi ce contrat, la DGA doit notifier, fin 2013 une tranche supplémentaire de 115 millions d'euros.

 

Pod-Damocles-en-2009

 

Selon le magazine "Air et Cosmos", ce premier contrat couvre un peu plus de 10 % de la valeur totale prévue pour le programme PDL NG ; celui-ci prévoit en effet le développement et l'achat de 45 nacelles, pour un montant total qui devrait avoisiner les 450 millions d'euros. Le système ne doit pas être opérationnel avant 2018 sur les Rafale au standard F3-R et Mirage 2000D ; les livraisons pourraient s'étaler jusqu'en 2022. Successeur de la nacelle de désignation de cibles "Damocles" actuellement en service, le PDL-NG vise à doter les armées françaises d'une capacité clé d'ici à cinq ans et à renforcer l'attractivité de l'offre française dans le domaine des systèmes aéronautiques militaires. Plusieurs pays sont intéressés par le Rafale. A commencer par l'Inde qui est en négociations exclusives depuis le début 2012, les Emirats Arabes Unis, qui ont engagé une nouvelle séance de discussions avec Paris.

 

Le radar AESA, un plus pour le Rafale


Progressivement, le Rafale arrive à maturité. En septembre, Dassault Aviation et Thales avaient livré à la DGA, le Rafale C137, le premier chasseur européen doté d'un radar à antenne active, le fameux RBE2 AESA. Ce radar est censé lui aussi accroître les chances de l'avion de combat à l'export. Car  le radar RBE2 est ce qui se fait de mieux en Europe, selon les spécialistes. Hormis les Etats-Unis qui ont équipé de radars à antenne active le F-22, le F-18 et le F-15C Eagle, la France est seul autre le pays à savoir développer ce type de radar. En combat aérien, le RBE2 est capable de poursuivre 40 avions et d'en engager 8 en même temps. Le balayage électronique permet d'assurer simultanément le suivi du terrain et la détection de cibles terrestres ou navales.

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