Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:55

CFA-commandement-des-forces-aeriennes.jpg

 

17/01/2013 par GILLES DUPONT - bienpublic.com

 

Installé à Dijon depuis le mois de septembre, le commandement des forces aériennes est particulièrement mobilisé depuis le déclenchement des frappes au Mali. Rencontre avec le général d'armée aérienne Guillaume Gelée.

 

«Notre travail, c’est de faire en sorte que les combattants de l’armée de l’air soient prêts au combat. Nous sommes chargés de créer le réservoir de forces dans lequel le chef d’état-major des armées va puiser pour préparer les missions. Une fois que les pilotes de combat sont à N’Djamena ou les commandos de l’air à Bamako, ils ne m’appartiennent plus… » Le général d'armée aérienne Guillaume Gelée, installé depuis septembre en bordure des pistes de la BA 102 de Dijon-Longvic avec le commandement des forces aériennes (CFA), qu’il dirige, nous a reçus mardi, entre deux briefings en visioconférence avec les responsables des attaques air-sol en cours au Mali, et juste avant de s’envoler pour Paris où il devait participer à des réunions liées aux opérations.

 

C’est que le CFA est en première ligne depuis une dizaine de jours, à plusieurs titres. D’abord, il a fallu fournir les états-majors opérationnels, « tous armés par des officiers de Dijon » ; ensuite le général Gelée, qui est à la tête de l’un des grands commandements organiques de l’armée de l’air, a un rôle de conseil des officiers généraux en charge des opérations. Enfin, il faut au CFA penser dans la durée, c’est-à-dire déjà préparer les hommes et les femmes qui prendront la relève de ceux qui combattent aujourd’hui. Avec des difficultés : « Dans la première phase de combat, il y avait un certain nombre d’objectifs. Il y en aura ensuite de nouveaux. Même s’ils ont des méthodes de combat que nous n’approuvons pas, notamment en se servant des populations civiles, nos adversaires sont de bons combattants, qui connaissent très bien le terrain. Nous ne les mésestimons pas. Nous savons qu’ils vont changer de tactique. Nous devons nous adapter sans cesse, être prêts. Ce que je peux affirmer aujourd’hui, c’est que nous sommes en posture de tenir le temps qu’il faudra. Et nous savons être réactifs. »

 

Le CFA l’a montré en mettant à la disposition de l’état-major des armées, avec une très grande rapidité, l’ensemble des moyens qui ont permis les premières frappes, dès vendredi dernier. « Nous commençons à être rôdés, nous avons appris beaucoup de l’opération Harmattan (nom de l’intervention française en Libye). Les maîtres mots sont réactivité et adaptabilité. »

 

Enfin, le général Gelée rappelle que ce mardi, sur la BA 102, le drapeau était en berne : « Nous avons une pensée particulière pour le lieutenant Benoit, tué en mission de combat. Il était pilote d’hélicoptère. C’était un aviateur. Comme nous. Il ne s’agit pas d’oublier que notre engagement peut exiger le sacrifice ultime. » Hier encore, briefings et visioconférences se sont succédé dans les salles de réunion du CFA, en ébullition depuis une semaine.

 

Ici l’on se prépare à faire en sorte que l’arme aérienne reste disponible et efficace « autant qu’il le faudra ».

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:55

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

photo Armée de l'Air

 

17 Janvier 2013 charentelibre.fr

 

L'information est révélée sur le blog "Secret Défense" du journaliste Jean-Dominique Merchet, herbergé par l'hebdomadaire Marianne: des drones de l'escadron 1/33 Belfort, rattaché à la base aérienne 709 de Cognac-Châteaubernard, sont en passe d'être déployés au Mali, affirme le spécialiste. Ces avions sans pilote de type Male (moyenne altitude longue endurance) sont spécialisés dans les missions de surveillance et de repérage.

 

Selon Jean-Dominique Merchet, il s'agit de deux Harfang de l'armée de l'air, qui seront basés à Niamey, la capitale du Niger. Ces drone (la France possède quatre exemplaires), ont été employés en Afghanistan et en Libye. Niamey est situé à environ 700 kilomètres de la zone des combats. Peu rapides, les appareils passeront donc sans doute la moitié de leur temps de vol en transit vers leur zone de travail où ils pourront néanmoins rester plusieurs heures.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:55

survol-du-caiman-marine-de-la-fremm-aquitaine.jpg

 

18/01/2013 Mer et Marine

 

Après les courts embarquements liés aux campagnes de tests, d’expérimentation et d’essais, le nouvel hélicoptère de la Marine nationale va, enfin, effectuer ses premiers grands déploiements sur frégates. L’Aquitaine et le Forbin doivent être les premières unités de la flotte à embarquer un Caïman Marine (NH90) sur une période significative. Basée à Brest, l’Aquitaine, tête de série du programme des frégates multi-missions (FREMM), va appareiller d’ici la fin du mois pour rejoindre Toulon et, à l’issue de différents essais, débutera une nouvelle phase de vérification de ses capacités opérationnelles, préalable à son admission au service actif fin 2013. Durant cette traversée de longue durée, qui durera trois mois et devrait conduire le bâtiment au Maroc, au Brésil, en Colombie, dans les Caraïbes, aux Etats-Unis, au Canada et en Islande, il est prévu que l’Aquitaine embarque un Caïman de la flottille 33F, basée à Lanvéoc-Poulmic (Finistère).

 

Prochainement, le Forbin, l’une des deux nouvelles frégates de défense aériennes de la Marine nationale, doit également embarquer pour plusieurs semaines un Caïman, provenant cette fois de la 31F, stationnée à Hyères, non loin de Toulon, où sont basées les FDA. Afin de préparer cet embarquement, une délégation du Forbin (officiers de quart aviation, équipe de pont d’envol, spécialistes de la lutte anti-sous-marine, équipe médicale…) s’est rendue le 10 janvier sur la base d’aéronautique navale varoise pour rencontrer la 31F et découvrir le nouvel hélicoptère et les capacités qu’il offrira à la frégate.

 

Jusqu’à 12 machines en parc d’ici la fin de l’année

 

Capable de mener des actions de lutte sous la mer et au dessus de la surface, ainsi que des missions de surveillance et de sauvetage en mer (SECMAR), le Caïman présente des capacités bien supérieures aux hélicoptères qu’il est amené à remplacer (Super Frelon pour la fonction SECMAR, Lynx pour la lutte ASM), mais aussi des Panther, mis en œuvre par le Forbin et son sistership le Chevalier Paul depuis leur mise en service, en 2010 et 2011. Opérationnel depuis décembre 2011, le Caïman Marine, version française de l’hélicoptère européen NH90 dans sa variante embarquée (Nato Frigate Helicopter – NFH), a pour le moment été livrés à huit exemplaires à l’aéronautique navale. Actuellement, les flottilles 31F et 33F disposent chacune de trois machines, une septième étant en maintenance programmée chez l’industriel. La huitième, qui n’est autre que la première au standard 2, a rejoint le mois dernier le Centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S) avant d’être versée en flottille. Pour 2013, deux à quatre autres Caïman seront livrés à la marine française, qui doit disposer, à terme, de 27 appareils de ce type.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:55

2011mbst202 006 059 marine nationale

 

 

18/01/2013 Mer et Marine

 

La Marine nationale confirme que son nouveau patrouilleur, qui quittera Toulon dans les prochains jours afin de gagner l’océan Indien, sera bien engagé dans la lutte contre la piraterie, mais aussi le terrorisme et les trafics illicites. L’Adroit sera, à ce titre, intégré à la force aéronavale européenne (EU-NAVFOR) déployée au large de la Somalie dans le cadre de l’opération Atalante. Toujours en océan Indien, le bâtiment apportera également sa contribution à l’opération internationale Enduring Freedom (Task Force 150) de lutte contre le terrorisme et les trafics illicites. Ce déploiement, pour lequel le patrouilleur ne se limitera pas à l’océan Indien mais poussera jusqu’en Asie du sud-est, sera aussi l’occasion de soutenir l’industrie française sur le marché export. A ce titre, L’Adroit doit être notamment présenté lors des salons IDEX et NAVDEX, qui se dérouleront à Abu Dhabi du 17 au 21 février.

 

Une mission de six mois avec relève d’équipage

 

Le périple de L’Adroit sera particulièrement long, puisqu’il durera six mois, et impliquera en cours de mission une relève d’équipage, qui interviendra à La Réunion à mi-parcours. On rappellera d'ailleurs que ce patrouilleur est le premier bâtiment de combat de la flotte française à être armé en alternance par deux équipages (A et B), ce qui permet d’augmenter sa disponibilité à la mer.

 

Né d’un partenariat innovant initié par DCNS, qui a construit le bâtiment sur fonds propres et le met à disposition de la Marine nationale durant trois ans, L’Adroit est dénommé « patrouilleur hauturier d’expérimentation ». A ce titre, il remplit non seulement des missions opérationnelles, mais sert également de plateforme de tests pour de nouveaux matériels, comme les drones de surface et les drones aériens. A ce titre, un Camcopter S-100 a été acquis l’an dernier et déployé sur le PHE en Méditerranée, lors de sa première mission, qui a consisté à surveiller et contrôler la pêche au thon rouge. L’engin, baptisé Serval, a malheureusement été perdu au large de l’Afrique, au mois d’août, lors de la mission suivante. Mais il a permis à la marine de tester pour la première fois, de manière opérationnelle, un drone à voilure tournante depuis l’une de ses plateformes.

 

Le drone Camcopter S-100 sur le patrouilleur L'Adroit

Le drone Camcopter S-100

 

L’évaluation du bâtiment et les expérimentations se poursuivent

 

D’une durée de plusieurs mois, la mission réalisée le long des côtes africaines l’année dernière a permis d’évaluer l’aptitude de L’Adroit à évoluer et conduire des opérations en mers chaudes. Ceci acquis, le patrouilleur continuera d’être expérimenté en océan Indien. Les militaires français pourront, notamment, confirmer la capacité du PHE à s’intégrer dans une force internationale grâce à son système de lutte Polaris, développé par DCNS, tout en continuant de jauger les choix architecturaux faits par le groupe naval, notamment le mât unique abritant les radars et moyens de communication, ou encore la passerelle panoramique donnant une vision à 360 degrés et regroupant non seulement les fonctions de conduite, mais aussi celles habituellement dévolues à un Central Opération (CO) isolé dans un local dédié. Par ailleurs, le bâtiment aura sans doute l’occasion de mettre en œuvre son système de mise à l’eau d’embarcations rapides par le tableau arrière. Et puis, bien entendu, il poursuivra sa mission de vitrine flottante au profit de DCNS, qui espère vendre à l’export ce modèle de patrouilleur hauturier.

 

Prototype de la gamme Gowind OPV

 

Prototype des OPV (Offshore Patrol Vessels) de la famille Gowind, qui comprend non seulement une gamme de patrouilleurs (Gowind OPV) réalisés aux normes civiles, mais également des corvettes fortement armées (Gowind Combat) conçues aux normes militaires, L’Adroit, construit par le site DCNS de Lorient, est entré en service en mars 2012.  Affichant un déplacement de 1500 tonnes en charge, ce bâtiment de 87 mètres de long et 15 mètres de large peut atteindre la vitesse de 21 nœuds, avec une autonomie de 8000 milles à 12 nœuds. Armé par un équipage de 32 marins, avec la possibilité d’accueillir 27 personnes supplémentaires (détachement aéronautique, forces spéciales…), il dispose d’une plateforme pour un hélicoptère de 10 tonnes, comme le NH90, et un abri pour une machine de 5 tonnes (type Panther) et/ou un drone. Pouvant mettre en œuvre deux embarcations commandos de 9 mètres, L’Adroit dispose pour le moment d’un armement léger, constitué d’un canon manuel de 20mm et de mitrailleuses de 12.7mm, auxquels s’ajoutent deux canons à eau.

Partager cet article
Repost0
18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/2011ecpa452j020_014/1888827-1-fre-FR/2011ecpa452j020_014.jpg

 

17/01/2013 Par Jean-Marc Leclerc – LeFigaro.fr

 

La vigilance est renforcée. Les services de renseignement épient les activistes qui pourraient passer à l'action.

 

Depuis les événements au Mali et en Algérie, la menace d'attentats n'a jamais été aussi forte en France. La Place Beauvau a d'abord renforcé son plan Vigipirate (resté au niveau rouge), en densifiant les patrouilles aux abords des lieux exposés, gares, aéroports, écoles, lieux de culte, sites touristiques, bâtiments publics, ambassades.

 

 «En matière antiterroriste cependant, le plus efficace est invisible», assure un commissaire spécialisé. D'heure en heure, la Place Beauvau évalue les possibles conséquences de l'assaut mené jeudi par les forces algériennes contre les djihadistes qui retenaient en otages des dizaines de travailleurs occidentaux d'une usine gazière à l'est d'Alger.

 

Les sites, forum et blogs islamistes sur Internet sont épiés en permanence. Les écoutes téléphoniques et les filatures sur des personnes ciblées, prêcheurs, activistes, sortis ou non de prison, ont redoublé. «Il s'agit de détecter le moindre signe d'un éventuel passage à l'acte», explique un expert de l'antiterrorisme. Louis Caprioli, ex-responsable de la lutte antiterroriste à la DST (contre-espionnage), se veut rassurant cependant: à l'entendre, le travail de renseignement atteste, pour l'instant, que les activistes radicaux ne sont «pas assez structurés» pour agir en France. Leur capacité de nuisance à l'étranger, en revanche, reste intacte.

 

Avertissement

 

La menace proférée par Abou Dardar, l'un des chefs de guerre djihadiste du Mali est sans équivoque: «La France a attaqué l'Islam. Nous allons frapper le cœur de la France», a-t-il prévenu.

 

La Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI) prend très au sérieux cet avertissement. «Chaque engagement de la France sur ces dossiers s'est soldé par des réactions jusque sur son sol», rappelle un magistrat antiterroriste à Paris. Selon lui, «les fatwas contre la France d'Ayman al-Zahawiri, figure d'al-Qaida après l'affaire du voile ont eu un impact concret et direct». Et le magistrat de citer «l'autoradicalisation» d'Adlen Hicheur, ce chercheur du Cern, qui préparait avec des Algériens un attentat contre le 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy en 2009.

 

Deux ans plus tôt, Kamel Bouchentouf, lié au GSPC (ancêtre d'al-Qaida pour le Maghreb islamique), avait été détecté par la DCRI et arrêté à Nancy. Mohamed Merah, le tueur au scooter toulousain, trouvait, quant à lui, dans l'action de la France en Afghanistan la justification de ses crimes.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 22:26

Opération Serval

 

17 janvier 2013 liberation.fr

 

L'intervention militaire française au Mali pèsera lourdement sur le budget des opérations extérieures des armées (Opex) et révèle déjà des insuffisances en matière de transports, un domaine pour lequel la France est contrainte de faire appel à ses alliés.

 

Combien ça coûte ? "Je ne peux pas l'évaluer encore. Tout cela sera public, évidemment" : une semaine après le début des opérations, Jean-Yves Le Drian, doit déjà répondre aux interrogations sur leur coût financier. D'autant que le ministre de la Défense a prévenu que l'engagement "sera long".

 

Concrètement, les crédits dédiés aux Opérations extérieures (Opex) pour 2013 s'élèvent à 630 millions d'euros. En baisse d'environ 90 millions par rapport à 2012, en raison du retrait français d'Afghanistan. Mais les économies escomptées du retrait afghan devraient être effacées par l'opération au Mali.

 

"C'est une opération qui durera au minimum une bonne partie de 2013, sinon toute l'année 2013. Ca ne tiendra pas dans le budget", estime Axel Poniatowski, ancien président UMP de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale.

 

En 2011, année des opérations en Libye, le coût des Opex avait atteint 1,2 milliard d'euros. Il s'agissait alors d'une opération aéronavale très différente de l'intervention au Mali, avec une campagne aérienne de huit mois et le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée.

 

"Ca n'aura pas d'incidence sur le budget de la défense", souligne pour sa part Jean-Louis Carrère, le président PS de la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat.

 

Quand le budget Opex est dépassé, le gouvernement abonde habituellement les crédits, pour ne pas plomber le budget défense.

 

Drones en bout de course

 

Le coût des opérations au Mali dépendra en premier lieu de leur durée. Mais les premiers jours du conflit ont confirmé certaines insuffisances des armées, notamment en moyens de transport et de ravitaillement.

 

Paris a dû demander l'aide de ses partenaires pour acheminer du matériel. La Grande-Bretagne, le Danemark, la Belgique ou le Canada, ont accepté de fournir des avions de transport et les Etats-Unis devraient également participer.

 

Autres conséquences financières, les opérations extérieures précipitent l'usure du matériel, en particulier dans des zones éprouvantes comme le Sahel.

 

le-c130-credit-dga-comm-olivier-guerin

 

Les Transall utilisés pour acheminer les troupes sont à bout de souffle et les deux drones Harfang de l'armée de l'air en bout de course après trois ans de service et 5.000 heures de vol en Afghanistan.

 

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

"Les militaires disent que les équipements français qui sont déployés permettent à peu près d'assurer une opération comme celle-ci, mais qu'on est vraiment très limite", souligne Axel Poniatowski.

 

Autant d'inquiétudes qui viendront alimenter le débat sur le nouveau Livre blanc de la défense, qui devra s'attacher à faire coller les nouvelles priorités stratégiques aux capacités budgétaires de la France.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/mali/120115-operation-serval-point-de-situation-du-15-janvier-2012/point-de-situation-du-15-janvier-2012-1/2137800-2-fre-FR/point-de-situation-du-15-janvier-2012-1.jpg

 

L'opération au Mali peut également servir de vitrine de la haute technologie française, notamment des avions Rafale, engagés dès les premiers jours. L'Inde, qui selon des sources proches des discussions pourrait en commander jusqu'à 189 à Dassault Aviation, avait annoncé son choix après que l'avion de combat français ait fait ses preuves lors de la guerre en Libye.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:55

La-fregate-Normandie-en-achevement-a-flot-sur-le-site-DC.JPG

La frégate Normandie en achèvement à flot sur le site

DCNS de Lorient crédits : DCNS

 

17/01/2013 Mer et Marine

 

A quelques mois de sa première navigation, la Normandie, troisième frégate multi-missions (FREMM) et seconde unité de ce type réalisée pour la Marine nationale, prend sa forme définitive. Après sa mise à flot le 18 octobre sur le site DCNS de Lorient, le bâtiment a reçu il y a quelques semaines sa mâture. En achèvement à quai, la Normandie doit débuter ses essais en mer au second semestre 2013, en vue d’une admission au service actif l’année suivante au sein de la flotte française. Elle y rejoindra l’Aquitaine, que DCNS a livrée en décembre à la marine et qui va débuter son premier déploiement de longue durée de la cadre de la phase de vérification des capacités militaires, préalable à son admission au service actif, prévue fin 2013.

 

Longues de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, ces frégates sont conçues pour mettre en œuvre 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles de croisière Scalp Naval (MdCN), 16 missiles surface-air Aster 15, une tourelle de 76mm, deux canons télé-opérés de 20mm, des mitrailleuses, des torpilles MU90 et un hélicoptère NH90 (Caïman Marine).

 

En tout 9 FREMM ont été commandées pour les besoins de la Marine nationale. Deux autres bâtiments supplémentaires s’y ajouteront, cette version dérivée, appelée FREDA, étant optimisée pour la défense aérienne. Une FREMM a, par ailleurs, été commandée par le Maroc. Il s'agit du futur Mohammed VI, seconde frégate de la série dans le planning de DCNS, entre l'Aquitaine et la Normandie.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/embarquement-chars-1er-rch/2140144-1-fre-FR/embarquement-chars-1er-rch.jpg

Embarquement d’un char Leclerc sur une platefome.

Destination Toulon puis le Qatar -

Crédits : SLT L.Soumaré/1er RCh

 

17/01/2013 Armée de Terre

 

Une quarantaine de véhicules du 1er régiment de chasseurs (1er RCh) de Thierville-sur-Meuse a entamé un périple sur rail et sur mer. Destination le Qatar pour l’exercice Gulf Falcon 2013.

 

Vendredi 11 janvier 2013, il est 17h10 en gare de Verdun. Les lumières du train illuminent les quais. À son bord, une quarantaine de véhicules du 1er RCh dont 16 chars Leclerc et 13 véhicules blindés légers (VBL). Ils sont fins prêts à évoluer sur les dunes ensablées du désert qatari pour l’exercice Gulf Falcon 2013, du 16 février 7 mars.

 

Embarqués avec soin et maîtrise par les soldats du 1er RCh à bord d’un train, au quai d’embarquement militaire de Thierville-sur-Meuse, ces 1771 tonnes de matériel parcourront près de 900km jusqu’au port de Toulon (Var). Une expérience unique pour les jeunes pilotes, récemment intégrés au régiment, qui ont dû pour la première fois manœuvrer leur char sur une plateforme.

 

Une fois arrivés à Toulon, les véhicules seront escortés par les militaires du 519e groupe de transit maritime (519eGTM), responsables du transport par voie maritime.

 

L’exercice interalliés Gulf Falcon 2013 est organisé conjointement par le Qatar et la France. Interarmées à dominante Terre, il engagera près de 1300 militaires français.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-janvier-2013/apres-32-annees-de-bons-et-loyaux-services-le-falcon-50-totalise-pres-de-70-000-heures-de-vol./2139806-1-fre-FR/apres-32-annees-de-bons-et-loyaux-services-le-falcon-50-totalise-pres-de-70-000-heures-de-vol..jpg

Après 32 années de bons et loyaux services, le

Falcon 50 totalise près de 70 000 heures de vol.

 

17/01/2013 Armée de l'air

 

Sous un beau soleil d’hiver, le Falcon 50 a survolé, pour la dernière fois ce mardi 16 janvier 2013 à 10h30, la base aérienne 107 de Villacoublay.

 

Après un décollage d’Orly, l’aéronef a effectué son ultime vol au sein de l’armée de l’air et rejoint Bordeaux afin d’être transformé au profit de la marine nationale.

 

Après 32 années de bons et loyaux services, il totalise près de 70 000 heures de vol au sein de l’escadron de transport, d’entraînement et de calibration (ETEC), dans le cadre du transport des hautes autorités de l’Etat, sans oublier les évacuations et rapatriements sanitaires.

 

L’escadron dispose désormais, entre autres, de deux Falcon 2000, deux Falcon 7X et deux Falcon 900 pour réaliser ses missions.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2013/images-janvier-2013/apres-un-decollage-d-orly-l-aeronef-a-effectue-son-ultime-vol-au-sein-de-l-armee-de-l-air./2139799-1-fre-FR/apres-un-decollage-d-orly-l-aeronef-a-effectue-son-ultime-vol-au-sein-de-l-armee-de-l-air..jpg

Après un décollage d’Orly, l’aéronef a effectué son ultime vol au sein de l’armée de l’air.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 13:55

Blog_Humanoides_Fr_nexter_lg_robot_reconnaissance_cover

 

17.01.2013 humanoides.fr

 

Une excellente nouvelle pour l’industrie robotique française. Nexter Systems a annoncé, ce 15 janvier, la création de Nexter Robotics, une filiale appartenant à 100% au groupe français d’armement terrestre. Nexter est un groupe industriel appartenant à l’État français. Il entend répondre au besoin exprimé par les armées françaises et internationales, de robots de petite taille, affectés notamment à des tâches de reconnaissance et de lutte anti-EEI (Engins Explosifs Improvisés).

 

 

Nexter a précisé que ses robots auront aussi des applications auprès des services de la sécurité civile. Les robots sont aussi conçus pour être une extension naturelle des véhicules, notamment militaires (vision déportée, action à distance sur un objet suspect, etc.), et ainsi démultiplier leurs capacités intrinsèques.

 

Blog Humanoides Fr nexter robotics robot reconnaissance pic Le français Nexter se lance dans la robotique

 

Pour le moment Nexter Robotics ne compte que 3 ingénieurs basés dans les locaux de Satory. Mais la filiale prometteuse compte bien agrandir ses rangs. Ce « projet ambitieux a fait l’objet d’une étude de marché très poussée » précise le communiqué de presse et s’attend à de « grandes chances de réussite ».

 

Nexter Systems n’en est pas à son premier essai dans les robots. Il a notamment développé un prototype de robot de reconnaissance, le NERVA LG, présenté lors du dernier salon de défense terrestre Eurosatory 2012.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:55

Saft logo

 

16/1/2013 Philippe Corvisier, ElectroniqueS

 

Le spécialiste des batteries a reçu une offre ferme de reprise de son activité SNB (petites batteries au nickel) émanant de la société française d’investissement Fin’Active.

 

Saft annonce avoir reçu fin 2012 une offre ferme de reprise de son activité SNB (small nickel battery, petites batteries au nickel) située à Nersac en Charente. Cette offre émane de la société française d’investissement Fin’Active.

« Saft a accordé l’exclusivité à Fin’Active et démarre le processus de consultation avec les instances représentatives du personnel » a commenté l’industriel.

 

A l’issue de ce processus, Fin’Active reprendrait l’activité de fabrication de ces batteries, destinées à l’éclairage de sécurité et au marché de l’électronique professionnelle, avec l’ensemble des quelque 340 salariés.

 

Le prix proposé pour cette acquisition conduirait Saft à constater une perte sur cession de l’ordre de 10 millions d’euros.

 


Note RP Defense : voir Saft Market Segments > Defence

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:55

manurhin photo denis sollier lalsace.fr

 

16/01/2013 par François Fuchs - lalsace.fr

 

Le Slovaque Gabriel Horvath a pris hier la présidence du directoire du groupe Manurhin. Il remplace Rémy Thannberger, qui devient président du conseil de surveillance.

 

Réunis hier en assemblée générale à Mulhouse, les actionnaires du groupe Manurhin (MNR Group) ont entériné les changements qui se dessinaient à la tête de la société.

 

Comme prévu ( L’Alsace du 15 décembre dernier), le Slovaque Gabriel Horvath a pris la succession de Rémy Thannberger à la présidence du directoire. Âgé de 36 ans, le nouveau pilote opérationnel du fabricant mulhousien de machines de cartoucherie est juriste de formation. Il travaille depuis douze ans pour le groupe slovaque Delta Defence, premier actionnaire privé de MNR Group – et deuxième actionnaire derrière un pôle public français formé par la Sofired et Giat Industries – depuis la recapitalisation opérée il y a un an.

 

Avant d’arriver chez Manurhin, Gabriel Horvath a dirigé plusieurs entités de la holding slovaque, « dans l’immobilier, l’énergie et le militaire », relate-t-il. Le trentenaire passe actuellement près de trois jours par semaine à Mulhouse. Au sein du directoire, il est entouré d’un autre Slovaque, Slavomir Habanik, et de l’Alsacien Robert Nguyen, directeur général depuis le printemps 2012 après avoir exercé bien d’autres fonctions chez Manurhin (bureau d’études, sous-traitance, pilotage de projets à l’étranger, commercial…), une entreprise où il est entré en 1976.

 

Rémy Thannberger a quant à lui été élu hier président du conseil de surveillance, où il sera entouré de deux représentants de Delta Defence, d’un représentant de Giat Industries et d’un représentant de la Sofired, en l’occurrence son PDG André Viau. « Nous avons prévu de confier à notre président différentes missions, et notamment une mission de contacts avec nos partenaires européens », a annoncé M. Viau, qui présidait l’assemblée générale d’hier.

 

Rémy Thannberger est revenu sur le chemin parcouru par Manurhin l’année écoulée : « Le directoire a réussi, avec le concours d’actionnaires influents et puissants, à reprendre cette entreprise en main alors qu’elle était vouée à disparaître de façon quasi-certaine […] Tout ça est absolument inouï et je crois que ça va se poursuivre […] C’est aussi une fierté pour Mulhouse. »

 

Le président sortant du directoire estime que le chiffre d’affaires 2012 de MNR Group devrait se situer « entre 20 et 22 millions d’euros (M€), à comparer avec 7 M€ en 2011 ». Il table sur un chiffre d’affaires 2013 « probablement entre 30 et 40 M€, avec un retour à une confortable profitabilité ». Rémy Thannberger a fait état d’un carnet de commandes de 140 M€ et souligné que Manurhin « exporte 100 % de sa production, dans plus de 60 pays ».

 

André Viau a de son côté brossé ce portrait de la situation de l’entreprise : « La société se trouve vraiment sur une pente ascendante. Nous connaissons d’exceptionnels succès commerciaux, mais nous sommes toujours une société en retournement. Il a fallu se remettre en route et 2012 ne sera pas encore une très bonne année, mais je crois que 2013 le sera. Et comme toute société qui croît rapidement, on a des problèmes de financement puisqu’il faut financer cette croissance. »

 

Pour rattraper ses retards de livraison, Manurhin envisage une nouvelle hausse « très significative de son volume d’activité pour 2013, pas (ses) propres moyens et très certainement par des partenariats », a indiqué Rémy Thannberger.

 

L’usine mulhousienne, qui compte une centaine de salariés, va continuer à embaucher. Et ses dirigeants considèrent l’hypothèse d’un éventuel déménagement – le site historique de Bourtzwiller est devenu surdimensionné et ses bâtiments sont voraces en énergie – dans des locaux à construire ailleurs dans l’agglomération mulhousienne. Deux pistes sont actuellement à l’étude, confie Gabriel Horvath : la zone d’activités du Parc des Collines et celle du Carreau Marie-Louise. « On aimerait prendre la décision dans les six mois. »

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:55

http://p0.storage.canalblog.com/03/70/58817/32378987.jpg

 

11 janvier 2013 diploweb.com

 

Le général Lucien Poirier est décédé dans la nuit du 9 au 10 janvier 2013. Il fut un des théoriciens et des fondateurs de la stratégie française de dissuasion nucléaire. Le Diploweb.com rend hommage à ce grand stratège avec cet entretien, initialement publié sur le titre « L’Europe éclatée », accordé à Pierre Verluise au moment de la crise européenne au sujet de la stratégie des Etats-Unis de G.W. Bush en Irak.

 

La crise irakienne (2002-2003) a été le révélateur d’une réalité profonde : il n’existe pas à cette date d’Europe unie entre, d’une part une "ancienne Europe" constituée en soi et pour soi avec une volonté d’autonomie et d’émancipation des contraintes exogènes et, d’autre part, les nouveaux candidats à l’UE.

 

Ce texte, dont le manuscrit a été clos en 2003, doit être compris dans son contexte. Il témoigne de l’indépendance d’esprit et de la qualité de réflexion du général L. Poirier.

 

Pierre Verluise : Que nous apprend la crise irakienne sur la situation en Europe au 1er trimestre 2003 ?

 

Lucien Poirier : La crise irakienne nous apprend que le projet d’une Europe unie - très théorique bien qu’il ait été sanctionné par le traité d’Amsterdam et les projets d’élargissement - n’est pas autant en accord avec les réalités mondiales qu’il pouvait paraître initialement.

 

Tout ce passe comme si on avait pensé l’Europe future isolément, à l’extérieur de ce contexte. Comme s’il suffisait d’être d’accord entre Européens, issus d’une même histoire et d’une même culture. Comme si une Europe unie pouvait se construire sur ses seules bases.


On s’aperçoit maintenant que cette Europe est inscrite dans un contexte mondial, et on aurait dû s’en douter. Cette crise du 1er trimestre 2003 est un révélateur cruel : on ne peut pas construire cette entité européenne en soi, isolément, sans tenir compte de tout un environnement dont on espérait pouvoir se retrancher.

LES PECO DONNENT LA PRIORITE A L’OTAN

La plupart des candidats d’Europe centrale et orientale à l’entrée dans l’Union européenne ont vu cette intégration sous son double aspect : économique et sécurité. Emancipés de la domination soviétique, ces Etats ont perçu leur entrée dans l’Europe comme aussi - et probablement même d’abord - comme une entrée dans l’OTAN. En privilégiant, comme la crise irakienne l’a montré, leur intégration dans l’OTAN, une ambiguïté s’introduit.

 

Alors que les "vieux européens", comme dirait Monsieur D. Rumsfeld, pensent l’Europe en soi et pour soi, autonome, dotée d’une politique de sécurité et de défense propre, d’une politique étrangère unitaire et sans tutelle extérieure, les nouveaux arrivants la pensent encore par rapport à ce monde extérieur.

 

D’une certaine manière, ils sont plus sensibles à la réalité présente qu’à l’avenir et nous rappellent que l’Europe ne peut pas se construire actuellement sans tenir compte de la politique impériale et de la stratégie des Etats-Unis– donc de l’existence de l’OTAN. Ces nouveaux arrivants se situent, inconsciemment, par rapport à la Russie post-soviétique qui n’inquiète pas les « vieux européens ».

 

P. V. Il n’empêche que les pays d’Europe centrale et orientale sont tiraillés par la mémoire de leurs relations avec la Russie soviétique.

 

L. P. C’est pour cela que la « vieille Europe » devrait être très attentive à l’évolution de la Russie. Pour que, précisément, il n’y ait plus de méfiance.

 

J’ai naguère avancé, en particulier dans "La crise des fondements" (éd. Economica, 1994) que l’OTAN n’a plus de raison d’être depuis l’effondrement de l’URSS en 1991. On ne parle plus de « l’Alliance Atlantique », l’expression ne figure plus dans le discours politique. Or l’OTAN n’existe que par rapport à l’Alliance Atlantique dont elle ne fut que l’instrument. Or, l’Alliance Atlantique n’a plus de raison d’être puisqu’il n’y a plus, depuis 1991, d’ennemi désigné – l’URSS - dont on devrait se défendre. Du coup, l’OTAN devient caduque. Alors qu’elle conserve son utilité pour les Etats-Unis comme instrument de contrôle de la stratégie militaire – et de la politique étrangère – des « alliés européens ».

L’OTAN CONSERVE UN STATUT EXORBITANT

L’OTAN va-t-elle conserver encore longtemps ce statut exorbitant parce que non pertinent ? Depuis la fin de la Guerre Froide, plusieurs sessions de l’OTAN ont essayé de trouver de nouvelles justifications, de nouveaux buts stratégiques à cette organisation désormais archaïque. Finalement, les conclusions étaient tirées par les cheveux. Toutes les réunions de l’OTAN, depuis les années 1990, consistent à chercher des buts de substitution : le terrorisme… On notera que l’Alliance Atlantique n’est plus évoquée.

 

Que reste-t-il de ces buts ? Nous, "vieille Europe", nous percevons l’OTAN comme un obstacle à la constitution de l’Europe Unie dans la mesure où les nouveaux candidats la privilégient par rapport à ce qui fonde l’Europe économique, culturelle, éthique …

 

L’OTAN pourrait devenir la manifestation tangible de l’opposition, enfin révélée, des Etats-Unis à la constitution d’une Europe qu’ils ont initialement favorisée – durant la Guerre froide – mais dans laquelle ils discernent, en 2003, un rival, voire un adversaire futur.

 

La crise irakienne au 1er trimestre 2003 a donc été le révélateur d’une réalité profonde : il n’existe pas encore d’Europe unie entre, d’une part une "ancienne Europe" constituée en soi et pour soi avec une volonté d’autonomie et d’émancipation des contraintes exogènes et, d’autre part, les nouveaux candidats à l’UE qui, en privilégiant l’OTAN et leur alliance avec les Etats-Unis, ont introduit un élément perturbateur important, qui ne se connaissait pas encore, jusqu’alors, comme opposé foncièrement à l’Europe.

 

La crise irakienne a révélé les Etats-Unis comme l’Autre, désormais réticent voire opposé à la constitution d’une entité européenne.


L’élargissement, qui pourrait marquer l’accomplissement du projet européen révèle, paradoxalement, d’une part, les risques inhérents à cet élargissement pour le projet ; d’autre part, l’opposition inéluctable, dans l’avenir, entre une Europe achevée et les Etats-Unis.

VERS UN GLISSEMENT D’ALLIANCE ?

Peut-être verrons-nous, au cours du XXI e siècle, un glissement progressif d’alliance de l’Europe vers la Russie, l’Europe se révélant plus proche de celle-ci, à travers la France et l’Allemagne, tolérant de moins en moins l’impérialisme américain.

 

Ce n’est là qu’une hypothèse de travail proposée aux stratégistes, mais elle ne saurait être écartée sans examen.

Depuis la fin de l’URSS, je n’ai cessé de dénoncer la pérennisation artificielle d’une OTAN dont les fins politiques et les buts stratégiques sont désormais périmés, puisque naguère constituée dans le cadre d’un système bipolaire disparu.

Les candidats à l’Europe considèrent l’OTAN comme l’instrument d’un système politique - l’Alliance Atlantique, qui n’existe plus. Pourquoi se leurrent-ils à ce sujet ? Que craignent-ils ? Leur mémoire de la domination soviétique (1944-1989) pèse sur leurs représentations d’une éventuelle menace russe, mais la situation a changé. Il n’y a plus de réalité d’une Russie agressive. Certes, peuvent subsister des séquelles, avec la question de Koenigsberg pour la Lituanie comme pour la Pologne. Il ne s’agit cependant que de difficultés résiduelles, ne justifiant pas que la Pologne, par exemple, accorde plus d’importance à l’OTAN et à l’Alliance Atlantique qu’aux exigences de l’intégration européenne.

 

Paradoxalement, subsiste la superstructure - l’OTAN - d’une structure – l’Alliance Atlantique - qui n’existe plus. Ce qui est étrange et contre-productif pour l’avenir, c’est que les nouveaux candidats à l’Europe privilégient encore cette superstructure, aux dépens de la nouvelle structure dans laquelle ils veulent s’inscrire : l’Union européenne. Ils pensent et agissent à la fois conformément à une réalité – l’Europe en gestation – et retenus par la mémoire d’un passé douloureux – l’univers soviétique Pour le moment c’est le passé qui l’emporte : on l’a vu pendant la crise irakienne quand ils se sont réunis pour faire acte d’allégeance aux Etats-Unis. C’est bien la preuve de la dichotomie divisant les membres, actuels et prochains, de l’Europe en formation.

 

P. V. Que répondez-vous à ceux qui disent que la fracture mise en évidence en Europe par la guerre en Irak sera dépassée, parce que l’Europe a toujours avancé ainsi ?

 

L. P. Je crois que les effets de cette crise ne sont pas encore tout à fait révélés à tout le monde ; du moins, formulés clairement et évalués avec leurs implications politiques et stratégiques.


Personnellement, je suis très satisfait que se vérifient un certain nombre de positions et propositions que j’avais adoptées depuis longtemps : l’inutilité de l’OTAN, l’artificialité de cette superstructure par rapport à la nouvelle réalité politique. C’est pourquoi je prône, depuis des années, une formule que l’on commence à retrouver couramment sous d’autres plumes : les alliances et coalitions ad hoc.

 

Pourquoi être prisonniers d’alliances permanentes et rigides, comme le système OTAN ? Alors qu’on peut constituer des alliances ad hoc pour répondre à des crises aléatoires avec des instruments stratégiques également ad hoc, donc adaptés à la situation toujours contingente. Je suis le premier à l’avoir dit et écrit. C’est la formulation de bon sens et logique d’une notion que l’on voit maintenant apparaître, notamment dans la littérature américaine.

UNE CRISE D’IDENTITE

Les controverses sur la guerre en Irak vont obliger tout le monde à s’identifier, à en finir avec les postures et les discours convenus comme leurs impostures. Elles vont induire politiques et stratèges à mettre à plat leurs perceptions et évaluations des réalités. En cela, cette crise me semble très bénéfique.

 

Dans ma contribution à « La réserve et l’attente » (en collaboration avec François Géré, éd. Economica, 2001), je dis en quelque sorte : « j’espère l’arrivée d’un fait imprévu suffisamment grave pour agir en révélateur des ambiguïtés actuelles des pensées et conduites politiques et stratégiques en Europe. Ambiguïtés que l’on tolère parce que c’est plus confortable que de poser les questions fondamentales. Celles-ci obligent chacun des membres de l’entité européenne à dire ce qu’il est et à afficher sa position devant les autres et devant les Etats-Unis ». Ce qui les conduirait à s’opposer. Il devrait y avoir des reclassements. La crise irakienne provoque et révèle une crise d’identité à chacun devant chacun et devant tous.

 

Ce fut le cas de la Turquie. Les Turcs ont bien senti qu’ils ont été "retoqués" par l’Union européenne lors du sommet de Copenhague (2002). Ils se sont alors posé des questions. Et ils ont été très réticents, début 2003, dans l’exercice de leur alliance avec les Etats-Unis ; notamment pour la mise à disposition de facilités militaires pour leur intervention en Irak. A tel point que Washington a dû changer sa planification stratégique. Toutefois, les Turcs sont-ils allés jusqu’à se poser la question :"devons-nous prouver, en prenant nos distances avec les Américains, que nous sommes Européens et améliorer nos chances à l’égard de l’UE ?" Je ne sais pas, d’autant qu’il y avait des difficultés intérieures. Peut-être ont-ils senti que c’était le moment de dire ce qu’ils sont vraiment. Peut-être, ont-ils pris certaines positions en fonction du problème kurde et non par rapport à l’Europe. Mais enfin, comme souvent en stratégie, "tout se passe comme si"...

 

La guerre des anglo-saxons en Irak révèle donc une crise d’identité. Elle a été un révélateur et le sera encore, notamment dans le règlement de la sortie de guerre. L’OTAN va-t-elle demeurer ce qu’elle est ? Est-elle encore importante pour les Etats-Unis ? En quoi ? Le théâtre européen, qui était déterminant pour, eux va-t-il rester prioritaire dans leur stratégie, ou vont-ils décider un transfert de leurs forces prépositionnées vers l’est : Roumanie, Bulgarie, etc. ? Ceci aux dépens de l’Allemagne. Présenter cela comme une "punition" serait exagéré, l’Ouest de l’Europe devenant de moins en moins important dans la stratégie mondiale des Etats-Unis.

QUELS SONT LES VERITABLES OBJECTIFS DE W. BUSH ?

Nous ne savons pas quel est le grand dessein géopolitique de l’administration actuelle des Etats-Unis. A quoi sert vraiment la guerre de 2003 en Irak ? Existe-t-il, aux Etats-Unis, des experts, politiques et stratèges, qui pensent cette guerre non seulement en fonction de ses buts immédiats - pétrole, Arabie saoudite… - mais aussi dans une perspective à 25 ou 30 ans, dans un grand dessein d’accès à l’Asie centrale ? Comment cela est-il pensé par rapport à leur antagonisme possible – probable – avec la Chine à cette même échéance ? Les Etats-Unis ont déjà posé quelques jalons en Ouzbékistan et au Turkménistan, grâce aux suites, données en Afghanistan, aux attentats du 11 septembre 2001. Certains Américains inscrivent-ils le problème irakien et sa solution dans cette grande dimension géopolitique mondiale, qui excède le cadre d’un conflit régional ? Je n’en sais rien.

 

Mais il me semble peu vraisemblable qu’ils se soient engagés avec une telle détermination et aient payé un tel prix diplomatique pour résoudre la question irakienne sans de plus amples visées d’avenir.

 

Cette question mérite d’être posée sachant que la pensée politico-stratégique américaine est accoutumée à s’installer dans le long terme.

 

Or d’ici 25 à 30 ans, les Etats-Unis trouveront la Chine sur leur chemin. Ce qui justifierait le déplacement vers l’est du centre de gravité de leurs positions stratégiques, vers les arrières centre-asiatiques de la Chine. Ce qui pourrait également les conduire à envisager une alliance mieux finalisée avec les Russes. Il s’agit là d’élucubrations, dira-t-on, mais pourquoi pas ?

 

P. V. Quel peut-être l’intérêt de la Russie ?

 

L. P. Nous ignorons ce que pensent les dirigeants russes de l’évolution politico-stratégique de l’Asie centrale dans les trente prochaines années. On comprend que l’Etat-Major russe ait pu s’inquiéter de ce que, au nom de la lutte contre le terrorisme, des organismes militaires américains, fussent-ils de faible dimension, se soient installés dans l’espace ex-soviétique, en Georgie, au Turkménistan et en Ouzbékistan. Cette pénétration américaine sur les marches russes sera difficile à rattraper.

 

P. V. Peut-on dire que les Etats-Unis sont les grands vainqueurs de la Guerre froide ?

 

L. P. Oui, les Etats-Unis sont les grands vainqueurs de la Guerre froide. Ils sont aussi les grands vainqueurs, probablement pour une longue période, de l’après-guerre-froide. Jusqu’à la crise provoquée, en Europe, par la marche à la guerre en Irak, les Etats-Unis étaient déjà les grands vainqueurs de la Guerre froide et de l’après-guerre froide, mais ils n’avaient pas encore touché la totalité des dividendes de leur victoire. Début 2003, c’est fait ; ils "passent à la caisse". Auparavant, ils n’avaient pas une conscience aiguë de leur victoire et ne l’exploitaient guère. L’administration Clinton ne semblait pas très motivée à ce sujet et toute une partie de l’opinion ne paraissait guère concernée. Fin 2002 et début 2003, émerge sous nos yeux une autre Amérique consciente de sa puissance et qui s’installe sans complexe dans son statut d’empire disant le droit et l’imposant tout en voulant exploiter ses avantages acquis depuis 1991. Ces avantages consolidés doivent leur servir de base de départ pour un avenir à 30 ans.

 

Il y a toujours un temps de latence, un temps de passage entre l’implicite et l’explicite. Jusqu’au début de 2003, les Etats-Unis vivaient dans la victoire implicite, réelle mais pas encore perçue, expliquée, formulée, "réalisée". Au terme du 1er trimestre 2003, elle commence à l’être. Et de manière paradoxale, c’est nous qui les avons forcés à en prendre conscience ; c’est notre opposition et celle de quelques autres Etats – Allemagne, Russie, Chine – dans la controverse et le débat diplomatique sur le rôle du Conseil de Sécurité dans la décision de guerre contre l’Irak qui a poussé les Américains à passer outre et à décider en puissance dominante. Vertu du négatif, dirait Hegel. C’est parce que nous nous sommes dressés devant eux que nous avons forcé les Etats-Unis à s’accoucher eux-mêmes comme puissance impériale, en vainqueurs de la Guerre froide et de l’après-guerre froide.

 

P. V. Quand vous dites "nous", c’est Paris, Paris-Berlin, ou Paris-Berlin-Moscou ?

 

L. P. Assurément, le trio et non Paris tout seul. Encore que les Américains ne se sont pas trompés en mettant la France à l’index. C’est le Président J. Chirac qui a formulé le plus fermement le Non collectif des récalcitrants.

Les identités politico-stratégiques se sont donc révélées à l’occasion de la guerre en Irak. Celle de l’Allemagne s’est manifestée courant 2002-2003 par une nouvelle relation aux Etats-Unis ; et cela, en apparence, pour des raisons de politique intérieure. Le chancelier G. Schröder a été également l’homme du Non, comme le président J. Chirac, tous deux n’étant apparemment pas préparés à ce rôle. De la même manière, la Russie a pris position contre les Etats-Unis dans le débat diplomatique, alors que, depuis le 11 septembre 2001, V. Poutine apportait son soutien à G. W. Bush dans la lutte contre le terrorisme.

L’EUROPE POURRAIT PERDRE DE SON INFLUENCE A CAUSE DE SES DIVISIONS

La guerre contre l’Irak a donc été l’occasion d’un bouleversement du champ politico-stratégique. L’avenir est largement ouvert. Après avoir été l’instrument révélateur de cette évolution, l’Europe pourrait perdre de son influence à cause de ses divisions devant la puissance impériale américaine. A l’horizon de la moitié du XXI e siècle, celle-ci pourrait se heurter à une Chine ayant acquis les attributs de la puissance.

 

Comment sera traité le problème prochain de la Corée du Nord ? Et celui de l’Iran ? Les Etats-Unis sont-ils capables d’exploiter leur supériorité actuelle, « dans la foulée » après l’Irak ? Qui s’y opposerait et pourquoi ?

En ces occasions, le problème de l’identité des Européens devrait se poser avec une nouvelle acuité.

 

P. V. Quels vont être les critères de cette définition identitaire : pour l’OTAN ou pour l’UE ?

 

L. P. Oui. Il faudrait se définir sans ambiguïté devant l’OTAN et l’Union européenne. Quel prix les pays candidats sont-ils prêts à consentir pour entrer dans l’UE ? Avec quelles concessions de la part de la "vieille Europe" ? Nous avons déjà fait des concessions du point de vue financier. Maintenant, on y regardera à deux fois avant de nouveaux sacrifices.

Certains ont reproché au président J. Chirac d’avoir rappelé à l’ordre, de manière brutale, les pays candidats. Je suis de ceux qui pensent qu’il fallait dire cela. Il y a des moments ou il faut scandaliser, pour forcer les gens à accoucher leur être profond. Des choses doivent être dites. Et faites. Et je songe, par exemple, aux marchés d’armement. Est-il admissible que les nouveaux Etats membres de l’UE ne s’équipent pas en matériel européen ? Pas nécessairement français, mais européen. Cette condition à leur adhésion pourrait être posée. Certes, on n’a jamais posé ce type de condition par le passé, mais parce que personne n’avait encore pris conscience de la signification et de la portée de ce choix et de l’opposition - à l’état naissant mais qui va cristalliser de manière plus claire dans l’avenir - entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Il va bien falloir dire que les Etats-Unis seront, fort logiquement, opposés au développement d’une Europe émancipée des contraintes de l’Alliance. On ne l’a jamais dit, mais il faudrait bien, un jour, dénoncer le rôle de frein à la construction européenne de l’OTAN. Qui peut dire cela aujourd’hui ? Si le général de Gaulle était vivant, pourrait-il dire "La France se retire de l’OTAN" ? Peu probable, étant donné les liens étroits, avec les USA, de nos partenaires européens...

 

Songez qu’on ne parle plus de l’Alliance Atlantique. On ne parle que de son instrument, l’OTAN, qui est comme suspendu en l’air. Il existe en soi, en tant que bureaucratie, mais il n’a plus de fin.

 

Depuis le début de la sortie de la guerre froide, l’OTAN vit dans l’imposture. On n’a pas cessé de chercher de nouveaux buts justifiant la pérennisation de cette structure. Après le 11 septembre 2001, on y a rattaché la lutte contre le terrorisme, mais cela n’a rien à faire avec l’OTAN ! En fait, une énorme bureaucratie otanienne s’auto-entretient et s’auto-justifie. Outre les militaires, il faut compter tous les civils, les emplois indirects… ce sont des dizaines de milliers de personnes qui vivent de l’OTAN. Il est évident que si les Américains font glisser toutes leurs troupes vers l’est, cela va être lourd de conséquences, par exemple pour les villes de garnison allemandes. En attendant, on ne sait pas à quoi sert l’OTAN et encore moins à quoi il servira dans l’avenir.

 

P. V. L’OTAN sert aux Etats-Unis quand ils en ont envie. Quand ils n’en veulent pas, l’OTAN ne sert pas.

 

L. P. Voilà, c’est comme cela que je le vois. C’est pourquoi je propose la notion d’Alliance ad hoc avec les Américains, en fonctions des circonstances et des conflits contingents.

 

Tout cet héritage va se décanter dans la douleur. Il va y avoir des règlements de compte interétatiques à plus ou moins long terme. Certes, les Etats-Unis peuvent être tentés de faire payer l’addition à la France, mais tout dépend de la façon dont ils conçoivent leur stratégie future à l’échelle mondiale. S’ils pensent dans le contingent et l’immédiat, ils peuvent utiliser l’arme économique, mais la France et l’Europe ont des moyens de rétorsion. La France peut aussi bloquer l’adhésion des « clients » des Etats-Unis candidats à l’Union européenne, comme on a déjà fait pour la Turquie.

LE ROLE DE LA FRANCE

Paradoxalement, c’est la France qui apparaît, en 2003, comme la nation la plus « européenne ». Il semble qu’elle voit mieux les enjeux dans le long terme. Tout se passe comme si nous avions compris que nous ne pouvons « faire l’Europe » qu’en acceptant que les Etats-Unis soient contre, conformément à la nature de choses. Au temps de la Guerre froide, les Américains pouvaient être favorables à l’idée d’une Europe unifiée parce que celle-ci intégrait les forces de l’OTAN. C’était une Europe satellite des Etats-Unis, qui y trouvaient leur compte, comme leurs alliés, d’ailleurs. Mais voilà que l’Europe s’émancipant, tout se passe comme si les Etats-Unis découvraient que la logique politico-stratégique les condamnait à l’antagonisme dans bien des domaines d’activités. Ce ne peut pas être autrement. L’Europe puissance ne peut-être qu’en partie adverse. On peut supposer que c’est en connaissance de cause que les pays d’Europe centrale et orientale se sont engagés, par la Lettre du groupe de Vilnius, à manifester leur soutien à Washington. C’était un moyen de mettre en évidence les lignes de fractures qui traversent l’Europe, et pour les Américains, de les renforcer.

 

Les Etats-Unis sont ouverts à une Europe qui se contenterait de former une entité socio-économique, un marché ouvert à leurs investissements et leurs produits, mais comment accepteraient-ils une entité politique et stratégique prenant position dans le règlement des affaires mondiales, comme la partie vivante de l’Europe vient de le faire pendant la marche à la guerre en Irak ? Que feront les Britanniques devant un éventuel détachement de l’Europe de l’univers Atlantique ? Cette Europe puissance émancipée de l’Amérique ne peut se faire sans eux.

Copyright 2003-Poirier-Verluise/Diploweb.com

 

Cet entretien a été initialement publié sur le Diploweb en septembre 2003, puis il a été intégré à un ouvrage : VERLUISE, P. (sous la dir. de) ; GERE, F. (préf. par). Une Nouvelle Europe : comprendre une révolution géopolitique. Paris : Karthala, 2006. Coll. Tropiques. 307 p.


Plus

 

Quelques ouvrages de Lucien Poirier

 

. La réserve et l’attente : l’avenir des armes nucléaires françaises, avec François Géré, Paris, Economica, 2001.

. La Crise des fondements, Paris, ISC/Economica, 1994.

. Stratégies nucléaires, Bruxelles, Complexe, 1988.

. Essais de stratégie théorique, Institut de stratégie comparée, 1982.

. Des stratégies nucléaires, Paris Hachette, 1977.

. Sur le site andreversailleediteur, au format pdf, en accès libre Préface de Gérard Chaliand à son livre d’entretiens avec Lucien Poirier, Le chantier stratégique

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:55

http://www.defence-point.gr/news/wp-content/uploads/2013/01/Nerva_LG_Nexter.jpg

credits defence-point.gr

 

VERSAILLES, France, Jan. 16 (UPI)

 

Robots are playing critical roles on the battlefield and are growing in diversity, capability and manufacture.

 

The United States has so far led the way in robotic technology and systems for ordnance detection and disposal, convoy vehicles and ground reconnaissance and surveillance for small infantry units.

 

But others are getting in the game and now Nexter Systems, the French defense group, has formed a wholly owned subsidiary dedicated to robotic technology.

 

Nexter Robotics was created to develop and produce new solutions for the robotic needs of the French military and allies, especially in the area of small-scale robots capable of performing reconnaissance missions and route clearance activities to counter improvised explosive devices.

 

Nexter said its products will also be suitable for use by civilian security organizations.

 

"Both in France and abroad, working directly with customers and through its network of partners, Nexter Robotics is primarily focusing its activities on design, development, industrialization, production, commercialization and technical support for both land-based and air/land hybrid robotic systems, together with all the associated components and mission modules," the company said.

 

Nexter Systems introduced a counter-IED robotic system last year called the Nerva LG. Few details are available on the system, which is the lead-off item in its robotic products, but said it will be demonstrated at the IDEX 2013 defense exhibition in the United Arab Emirates later this year.

 

Meanwhile, the United States is tackling a major advancement in robot technology, which so far generally features remote pilot or operator control of the robotic system.

 

The U.S. Army reports that researchers from the Army Research Laboratory Human Research and Engineering Directorate are developing "cognitive" robotic intelligence.

 

The ultimate aim is to develop highly capable robotic systems with "a set of intelligence-based capabilities sufficient to enable the teaming of autonomous systems with soldiers."

 

The robots envisaged would apply "reason" to performing their missions, observe events around them and communicate with troops and other autonomous systems.

 

The researchers are working with the Symbolic and Sub-Symbolic Robotics Intelligence Control System, developed by HRED in 2004 with Towson State University in Maryland to achieve that goal.

 

The Army said the system combines symbolic and sub-symbolic representations of knowledge into a unified control and cognitive architecture -- the Adaptive Character of Thought-Rational, or ACT-R, and Soar -- from the University of Michigan.

 

"We have found that in order to simulate complex cognition on a robot, many aspects of cognition (long-term memory and perception) needed to be in place before any generalized intelligent behavior can be produced," said Troy Kelley, cognitive robotics team leader of HRED. "In working with ACT-R, we found that it was a good instantiation of working memory, but that we needed to add other aspects of cognition including long-term memory and perception ... ."

 

The Army noted that robot cognition is a result of a collection of different algorithms which together produce the integrated process of cognition, or functionalist representation. HRED is developing a Symbolic and Sub-Symbolic Robotics Intelligence Control System that will be modular, with each group of algorithms having different responsibilities for the functioning of the overall system.

 

"We are not necessarily attempting to produce a neurological representation of the individual components of the brain," Kelley said. "The basic idea is that we are trying to use psychological theory to augment robotics development, especially in areas of learning and memory."

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:45

RAF C17

 

January 16th, 2013 By UK Ministry of Defence - defencetalk.com

 

Following the Prime Minister’s announcement that the UK will provide logistical military assistance in support of French military operations in Mali, a second Royal Air Force C-17 strategic transport aircraft has arrived in France.

 

At Evreux Airbase near Paris the aircraft will be loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital Bamako. French forces are assisting the Malian Government to contain rebel and extremist groups in the North of the country.

 

Officer Commanding 99 Squadron, Wing Commander Stu Lindsell said:

 

“We started doing some contingency planning on Saturday and we had the green light to go yesterday and so the first aircraft left within 24 hours of our initial scoping.

 

“We will be providing the C-17 logistical support as part of the UK commitment to supporting the French operations in Mali. We’ll be operating from France to provide support to the region.

 

“I have been very impressed by how everyone on the squadron and the station has risen to meet the task. We often plan for contingency operations on 99 Squadron; we’re fairly used to that as part of our day-to-day operations, but everyone has been incredibly keen and enthusiastic and we couldn’t have done it any quicker.”

 

This view was echoed by Flight Lieutenant David Blakemore, Flight Commander Training on 99 Squadron:

 

“There’s a real buzz on the squadron. This is something different, somewhere different and people really want to get involved.

 

“The fact another nation is coming to the UK to ask for its outsize lift capability is testament to the C-17’s reputation forged over the past decade.”

 

The RAF’s fleet of C-17 Globemasters give the ability to move equipment and personnel swiftly around the World for both military and humanitarian operations. The huge payload and long range of the C-17 make the aircraft, operated by 99 Squadron, ideally placed to enable the UK Government to respond to worldwide challenges.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 08:45

http://www.blogs.mod.uk/.a/6a00d83505ce1d53ef017ee773e02b970d-800wi

 

16 January 2013 UK MoD

 

A French Véhicule de l'Avant Blindé or 'Armoured Vanguard Vehicle' is unloaded from an RAF C-17 at Bamako Airport, Mali, in support of Operation Newcombe. Two C-17 aircraft first flew from RAF Brize Norton to the French air base of Évreux-Fauville near Paris to assist the French military with the movement of equipment to Mali in West Africa. Click here to read more. [Picture: Senior Aircraftman Dek Traylor, Crown Copyright/MOD 2013]
Partager cet article
Repost0
17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 01:10

Leclerc source UsineNouvelle

 

16 janvier 2013 Le Fauteuil de Colbert

 

Note RP Defense illustrations modifiées par mes soins - au profit d'un marin qui s'intéresse à la Cavalerie. C'est bien le moins que je puisse faire pour l'en remercier.

 

Cela est reconnu si rarement pour être souligné : la France est en Guerre. La chose s'écrit avec une lettre majuscule, d'une part, car c'est une position qui semble particulièrement assumée par le Président et son gouvernement. Ce premier s'est exprimé à Dubaï lors de l'un de ses derniers déplacements en répondant à une question : « Que faire des terroristes? Les détruire. Les faire prisonniers, si possible ». D'autre part, la classe politique est unanime pour soutenir cette intervention armée, même en tenant compte des nuances des différentes branches et des différents courants. Pendant quelques instants, on pourrait même y voir un semblant d'union sacrée : signe que l'enjeu de l'intervention dépasse les clivages (ce qui souligne que l'enjeu est perçu et compris de tous).

 

Mais est-ce que cette conviction politique collective se double d'un soutien populaire et d'une adhésion des citoyens à tous les enjeux ? Il est possible de supputer que les citoyens français, abreuvés des reportages de divers titres de presse, n'ont pas manqué d'être choqué par la violence politique des groupes islamistes qui sévissent au Mali. Contrairement à ce que peuvent dire des esprits chagrins : personne n'a forcé les membres de ces groupuscules à de telles exactions, et il est relativement difficile de les supporter, surtout quand il s'agit de forces étrangères qui violent la souveraienté d'un Etat membre de l'ONU (droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, chapitre 7, etc...). Entre la privation des libertés fondamentales et les sévisses physiques, point besoin est d'être constitutionnaliste ou autre pour comprendre que les valeurs de la France, qui se veulent universalites, ont été bafouées allègrement au Mali.

 

operation-serval-4

© MAE

 

Le contexte de cette intervention est suffisamment bien (et mieux) explicité ailleurs pour ne pas tenter de le réexpliquer ici. La moitié Nord du Mali est envahie par des bandes islamistes depuis plus d'une année (et ces bandes prennent racines dans la région saharienne depuis 1996). Ces groupes ont fait le choix, par divers moyens, de laisser traîner les tractations en longueur afin de renforcer leurs positions. Situation classique où les différents intermèdes diplomatiques sont autant de moyens de gagner du temps.


Mais les combattants étrangers ont repris les armes et la route du Sud, non content d'avoir d'ores et déjà la moitié du Mali. C'est à croire qu'ils ont jugé que l'embarras qui sévissait à Bamako et les multiples signaux de faiblesses envoyés par son régime étaient autant d'indices pour agir et renverser le tout. Ainsi, vers le 10 janvier, la ville de Kona est prise. C'est un point clef entre le désert du Nord du Mali et la route de Bamako. Le pouvoir politique Malien demande l'aide de Paris et la mécanique guerrière s'enclenche, alors qu'il y avait déjà urgence à agir en République Centrafricaine. Les troupes françaises envoyées sur place doivent donner un coup d'arrêt, c'est presque un classique pour des troupes tricolores engagées en urgence en Afrique (c'était encore le cas lors de l'engagement de la puissance aérienne française en Libye).

 

La configuration diplomatique était assez inédite dans la mesure où Paris intervient seul. Auparavant, il était question que la CEDEAO sous son propre égide et dans le cadre des résolutions de l'ONU forment une force de combat afin d'agir :

  • Paris poussait pour que les 3000 hommes espérés puissent reprendre le Nord.
  • Washington voulait en faire une force apte à défendre le Sud contre toute déstabilisation venant du Nord et stabiliser la situation. L'adversaire a finalement imposé son comportement aux parties.

Ce qui fait que si la force est toujours espérée, elle n'est toujours pas constituée, et la France agissait dans l'urgence afin de temporiser, au moins, en interdisant le Sud aux envahisseurs du Nord.

 

Mais cette situation diplomatique reste aussi inédite car la France est la seule engagée sur le terrain. Après toute la période des opérations multilatérales, qui doit commencer à la seconde guerre du Golfe (1991) jusqu'à la Guerre en Libye (2011), la France avait tendance à ne plus s'engager seule. Il y avait bien eu le Rwanda (1994), l'intervention en Côte d'Ivoire (2002) mais la ligne générale n'était plus aux aventures militaires en solo. Par défaut, l'intervention au Mali se fait comme au grand temps des opérations extérieures en Afrique depuis 1962 à 2002 (nonobstant la tendance multilatérale sur ce continent et ailleurs). Les Etats-Unis ne souhaitent pas s'engager, manifestement, tout en saluant notre intervention et la soutienne sur le plan logistique, voire bientôt sur les plans du renseignement. L'Europe tient à peu près la même position, sauf que, et ainsi que vient de le décrier crûment au Parlement Européen Daniel Cohn Bendit, elle avoue à peine un refus d'agir.

 

La France se retrouve seule et en première ligne comme le souligne Michel Goya : elle emploie ouvertement le mot de Guerre et prend ses responsabilités.

 

Les buts de la guerre français sont clairs : stopper la progression adverse, stabiliser la situation et laisser à la future force africaine le soin de reprendre la moitié Nord du Mali. Le risque n'est pas trop grand à prendre en écrivant qu'il y a fort à parier que les forces françaises appuieront cette future reconquête.

 

Il va s'en suivre une suite d'opérations qui risque fort de voir l'Armée française repousser ces groupes islamistes de leurs avant-postes dans le Sud jusqu'au Nord. Actuellement, pour pousser l'adversaire nos troupes se composent d'éléments de cavalerie et d'infanterie légère. Demain, les soldats français, aidés ou non des troupes africaines, risquent fort en cas de succès, d'acculer l'adversaire au pied du mur. L'Algérie ferme sa frontière Sud et il faut espérer ou croire que les autres Etats riverains tenteront de faire de même. L'adversaire, inévitablement, finira par s'accrocher au terrain.

 

Qu'est-ce que le terrain ? Ce n'est pas le sujet de ce billet mais, pour faire simple, ce serait au moins l'alliance du relief et de troupes combattantes. Ces dernières utilisant le premier pour démultiplier leurs forces. Sun Bim ne disait pas autrement quand il affirmait que l'aile la plus faible de l'armée doit s'accrocher à un terrain favorable à la défense, comme la montagne. Mais ce terrain peut aussi être la combinaison du relief, de l'adversaire et de la population civile. L'on pourrait y ajouter un dernier élément qui s'est régulièrement illustré en Afghanistan : les constructions humaines, et surtout celles qui encaissent relativement bien les coups des armes légères. Rien de nouveau à l'Ouest comme disait Erich Maria, certes. Mais ces quelques éléments fondamentaux laissent présager de potentielles situations difficiles :

  • une dilution de l'adversaire dans une population civile dense, comme une ville,
  • un éparpillement toujours du même adversaire dans un relief favorable à la défensive et aux embuscades.

Dans les deux cas, la progression de nos troupes ne manquera pas, peut être, et demain, d'être ralentie, voire bloquée, par des "points durs". Cas classique où l'artillerie ou l'aviation venaient supprimer ces abcès. Mais dans une époque où l'on supporte "assez mal" la perte de civils, nationaux ou étrangers, du fait d'actions de guerre, il devient relativement compliqué de crever ces abcès avec une projection de puissance trop forte et imprécise depuis l'artillerie ou l'aviation.

 

Traditionnellement, si l'on peut oser employer ce terme, cette situation se règle par le combat au contact. Il est possible alors d'engager à fond l'infanterie légère. Mais le rapport de force est défavorable puisqu'il y aurait environ 7000 combattants adverses quand l'Armée française affirme que ses effectifs monteront jusqu'à 2500 soldats français sur le terrain. Sachant que, traditionnellement, toujours, les troupes retranchées dans quelques fortins bénéficient d'un rapport de force de 1 à 3 en leur faveur, le coût humain risque d'être terrible (alors que la tendance n'est pas à vouloir accepter le sacrifice d'autant de soldats).

 

Au cours de la Grande guerre, le colonel Estienne avait résolu la difficulté en inventant le char de combat (mais aussi pour des raisons propres à ce conflit), c'est-à-dire :

  • une pièce d'artillerie,
  • sous casemate blindée
  • et capable de se mouvoir.

ERC 90 Sagaie credits-sirpa-terre

ERC 90 - Sagaie photo ministère de la Défense

 

Mis à part la parenthèse du combat tournoyant entre chars de bataille, le char de combat retrouve ce rôle originel : accompagner l'infanterie pour lui ouvrir la voie en supprimant les points durs.

 

VBCI couv-tim-dossier-equipement

Crédits Armée de Terre

 

Au Mali, c'est une tâche qui pourraît être remplie par des blindés comme le VBCI (28 tonnes) ou l'ERC-90 (8 tonnes). Mais il semblerait que le canon du premier (25mm) soit plus que léger pour détruire des points durs tandis que le second (canon de 90mm) pourrait souffrir d'un manque de protection face à des combattants qui bénéficient de quelques moyens anti-blindés (tout comme le premier est d'une hauteur qui semble source de vulnérabilités).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/char-leclerc-cc1-pascal-pelletier/2033314-1-fre-FR/char-leclerc-cc1-pascal-pelletier.jpg

Crédits Ministère de la Défense

 

C'est pourquoi tout ce cheminement en revient à proposer la projection du char Leclerc. Cet engin de 55 tonnes bénéficie d'une protection étudiée pour résister à des coups tirés par des canons ayant un calibre allant jusqu'au 125mm. Ce qui lui offre une capacité à encaisser les coups. Caractéristique qui transforme le Leclerc en une véritable forteresse mobile apte non seulement à affronter des fortins improvisés ou rigoureusement durcis mais aussi à les approcher à une distance qui serait insupportable pour l'infanterie.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/blt/depart-de-coup/235497-1-fre-FR/depart-de-coup.jpg

Crédits Ministère de la Défense

 

Sa grande mobilité lui permet de se jouer des dispositifs adverses qui seront, presque par défaut, fixes. La puissance mécanique permettra au char de coutourner ou de se dégager à sa guise sans que l'on puisse se barrer le chemin.
Enfin, sa puissance de feu en fait une véritable pièce d'artillerie mobile capable de s'approcher au plus près de la menace pour l'anihiler avec le maximum de précision en évitant, autant que possible, les dégâts collatéraux.

L'ensemble permet aussi d'avoir un système fournissant de l'appui-feu, pouvant porter quelques senseurs, le tout avec une persistence sur zone, au contact, que non pas d'autres systèmes.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/blt/une-colonne-de-char-leclerc-attend-les-ordres-au-milieu-d-une-chaleur-ecrasante/235492-1-fre-FR/une-colonne-de-char-leclerc-attend-les-ordres-au-milieu-d-une-chaleur-ecrasante.jpg

Crédits Ministère de la Défense

 

L'intérêt opérationnel pourrait apparaître. Mais il est doublé aussi d'un intérêt politique interne à l'Armée de Terre puisque c'est peut être l'unique et derrnière chance d'employer le char Leclerc de manière moderne : là où ce système d'armes a été conçu pour combattre dans les plaines d'Europe dans un rapport de force défavorable, il aurait pu en Afghanistan montrer que le char lourd redevenait un Véhicule d'Accompagnement de l'Infanterie (notion proposée par Benoist Bihan). Si la rédaction du nouveau livre blanc touche à sa fin, les choix ne sont peut être pas encore tout à fait arrêter pour la future loi de programmation militaire. Est-ce que le concept de betteravisation est capable d'offrir un discours où les outils qui servent actuellement au Mali doivent être préservés ? Non. Alors il n'y a plus que ce conflit pour montrer qu'il y a besoin d'un VAI comme le char Leclerc, même s'il n'est pas parfait pour ce rôle puisque pas conçu dans cette optique. Mais il est adaptable sur le plan opérationnel le temps de la transition.

 

L'intérêt politique pourrait peut être exister puisqu'il s'agirait d'engager un système de combat majeur au Mali. La configuration internationale fait que la France combat actuellement seule. Les images véhiculées par les technologies militaires françaises frappent les esprits : les Rafale et Tigre attirent énormément les objectifs puisqu'ils sont dit "modernes". Et quelque part, un armement moderne est un armement terrible, surtout pour l'adversaire. Qui plus est, c'est aussi un armement produit et utilisé en toute indépendance nationale : ce n'est pas encore un système d'armes aussi symbolique que rare et puissant qu'un groupe aéronaval, mais c'est presque tout comme sur terre puisqu'il y a si peu de pays apte à mettre en oeuvre efficacement des chars de bataille, et surtout, à les projeter. La lutte sera aussi "politique" pour savoir si le Leclerc doit être projeté ou non : l'enjeu financier n'est pas mince car le Maintien en Condition Opérationnelle et le coût de la projection ne sont pas indolores. Mais quel est ce poids dans la balance par rapports aux autres facteurs ?

 

Enfin, est-ce que le char Leclerc est doté d'une valeur morale en France ? C'est un programme qui a accouché dans la douleur pour diverses raisons, tant militaires que politiques et industrielles. Mais il n'en demeure pas moins que s'il n'est pas possible de dire "quel est le meilleur char du monde", le Leclerc participe régulièrement à ce genre de classement sans fin ni résultat possible. Aussi, il se pourrait que bien des français soient un minimum fier de ce char. La force mécanique garde peut être, plus généralement, une place particulière dans l'inconscient collectif dans la mesure où le discours du 18 juin 1940, gravée dans les esprits et sur une plaque sous l'Arc de Triomphe, parle d'une France submergée par une force mécanique supérieure.

 

Si l'intérêt de la projection du char Leclerc ne semble pas évident aujourd'hui dans la Guerre au Mali où se déroule encore des combats de cavalerie et d'infanterie légère, demain cet intérêt pourrait devenir beaucoup plus évident si jamais les groupes islamistes prennent les villes ou les montagnes. In fine, ce ne serait que tirer parti de l'expérience des troupes alliés en Irak, Afghanistan, voire en Israël, qui utilise les chars de bataille pour combattre en ville ou se jouer des points durs de rase campagne.

 

C'est un ensemble de facteurs, opérationnel, politique et morale, qui doit permettre d'interroger l'éventuelle projection de chars de bataille Leclerc au Mali. Il est si rare, en plus, que les Armées françaises disposent des capacités de projection adéquates simultaniément : la voie maritime est possible, quoique lente (mais elle correspond potentiellement à la deuxième phase des opérations, la reconquête du Nord) mais aussi la voie aérienne (et le fameux assaut vertical) grâce aux appareils prêtés par les alliés (C-17, C-5 et An-124 : autant de gros porteurs conçus notamment pour transporter du char de combat).

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 18:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/mirage-bamako.jpg

 

16.01.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

L’armée de l’Air dispose-t-elle de stocks suffisants en armements guidés ?

 

En d’autres termes, après avoir tiré plus de 1000 munitions guidées pendant l’opération Harmattan en 2011, les armées françaises (armée de l’Air et Marine confondues) ont-elles eu la possibilité de recompléter leurs stocks ?

 

La question peut être posée à la lumière des diverses images de l’opération Serval paraissant ici ou là. On a vu par exemple les Mirage F1CR posés à Bamako avec des bombes lisses (c’est à dire non guidées) Mk82 sous les ailes. Des bombes lisses qui pourraient également équiper les Mirage 2000D, filmés quant à eux en train de recevoir des pylones d’emport latéraux, adaptés à cet armement. Tout n’est pas négatif dans l’emploi de ces munitions non guidées : en marge des opérations lancées depuis N’Djamena, les Mirage F1CR pourront faire des missions de reconnaissance armée et tirer leurs bombes en toute autonomie, sans avoir de besoin du guidage laser habituellement fourni par les 2000D. Le Mirage F1CR n’emporte pas de nacelle de désignation laser. Le Mirage 2000D peut emporter quant à lui quatre Mk 82 de 250 kg simultanément, contre seulement deux GBU guidées de même masse. Deux fois plus d’explosif donc, ce qui est toujours bon à prendre contre des objectifs ne requérant pas une précision absolue.

 

Enfin, des photos récemment publiées montrent des Rafale de l’armée de l’Air au décollage de N’Djamena, avec seulement deux ou trois munitions guidées sous la voilure. Une configuration inhabituelle et peu « rentable », qui pourrait là aussi s’expliquer par une certaine tension sur les stocks. En attendant que les Alliés fassent crédit ?

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:55

Ramses NG Onera Crédit François Julian AiretCosmos

Crédit François Julian Air&Cosmos

 

Palaiseau, le 15 janvier 2013 Onera

 

Le système RAMSES-NG (Nouvelle Génération) est une évolution majeure du système d'imagerie RAMSES. Moyen militaire critique pour la Défense, il offre d’importantes avancées en matière d'imagerie radar.

 

L’ONERA dévoile, à l’occasion d’une présentation organisée au Centre ONERA de Salon-de-Provence, un nouveau système aéroporté de détection et de surveillance destiné à répondre à une large variété de besoins, notamment dans les domaines de la défense et de la sécurité. Baptisé RAMSES-NG, ce nouveau moyen militaire critique permet aux utilisateurs de moyens de détection, comme l’Armée, de déterminer quels équipements radars et quels moyens optiques sont les plus à même de répondre à la nature du phénomène observé, afin d’offrir le meilleur rapport coût-bénéfice. RAMSES-NG permet ainsi de combiner différents moyens sur un même théâtre d’opérations, d’accéder à plus de détails pour une information plus précise.

 

Ce système regroupe dans deux pods (nacelles) des moyens d’imagerie parmi les plus performants (trois capteurs radar respectivement en bande X, L et UHF) et offre un niveau inégalé de qualité d’image. Montées sur un Mystère 20 adapté et mis en oeuvre par DGA Essais en vol, ces pods sont équipés d’un ensemble de capteurs radar à hautes performances et disposent également de moyens optroniques de pointe.

 

Ce nouveau système est un bond en avant dans la synergie radar/optronique : outre qu’il permet d’utiliser des équipements radars et des capteurs optroniques durant le même vol, RAMSES-NG est un système totalement évolutif. Les fonctions de programmation, de contrôle et d’acquisition des données sont localisées dans la cabine de l’appareil, avec six baies électroniques et deux postes opérateurs dédiés. La conception modulaire et évolutive du système lui permet aussi de recevoir tout nouveau capteur ou maquette industrielle. Cette capacité à intégrer dans les pods tout nouveau capteur, sans avoir à repasser l’ensemble du processus de certification auprès des autorités, en fait un système littéralement « plug-and-play ».

 

Exploiter tout le potentiel de la synergie radar/optronique pour obtenir l’information la plus adaptée à la nature du phénomène observé

 

« Pour préparer et assurer les développements futurs, il faut être en mesure de déterminer quelle combinaison de capteurs permettra, en fonction de chaque cas de figure, le meilleur rapport efficacité coût », indique Philippe Dreuillet, Chef de projet RAMSES-NG à l’ONERA. « C’est ce que permet RAMSES-NG, grâce à la complémentarité d’équipements radars et de capteurs optiques : les moyens optiques permettent une surveillance au centimètre près alors que l’utilisation d’équipements radars permet d’effectuer une surveillance de grand champ, sur plusieurs kilomètres carrés. La combinaison des deux moyens est donc idéale pour certaines opérations spécifiques, comme l’identification de véhicules et de personnes sur le terrain. »

 

Ces moyens de détection et de surveillance peuvent combiner divers capteurs radars ou optiques, des caméras hyperspectrales ou encore des antennes à balayage électronique. Ainsi, selon que l’on souhaite détecter des véhicules sur une route ou identifier et suivre l’évolution d’une cellule terroriste dans un milieu isolé ou couvert, on n’utilisera pas les mêmes capteurs ou combinaisons de capteurs.

 

Les moyens radars offrent différentes fréquences en fonction des phénomènes à observer. En hautes fréquences, ils permettent d’obtenir des résolutions fines et des qualités d’images extrêmement précises, de l’ordre de dix centimètres à plusieurs dizaines de kilomètres. A plus basses fréquences, ils offrent d’importantes capacités de pénétration sous couvert végétal ou en sous-sol. Dans certains milieux, leurs capacités de détection sont très importantes : un radar basse-fréquence permet ainsi de pénétrer à au moins cinq mètres sous le sable et à quatre kilomètres sous la glace.

 

RAMSES-NG : un véritable « couteau suisse » de l’imagerie radar SAR* pour la prise de vue aéroportée

 

Il apporte les fonctions du système RAMSES :

- haute résolution radar pour établir une cartographie jour/nuit tout temps ;

-  polarimétrie complète pour la classification des objets ou des milieux ;

- interférométrie pour réaliser un modèle numérique de terrain ou détecter les changements apparus depuis l’image de référence ;

- détection d’objets masqués sous la canopée ou dans le sol.

 

Et de nouvelles fonctions, notamment de détection de changement, par exemple pour la détection d’engins explosifs improvisés.

 

Par la combinaison des moyens radars et optroniques, RAMSES-NG offre un outil ultra-performant pour détecter, quantifier et comprendre l’évolution du terrain à partir d'une série d'observations à différents instants.

 

« Avec ce nouveau système, nous sommes désormais capables d’obtenir des résolutions extrêmement précises, allant de dix centimètres à plusieurs dizaines kilomètres et ce, quelque soit la distance à laquelle on se trouve », ajoute Philippe Dreuillet. « Ce gain de précision, associé à un système souple, qui combine différents capteurs coordonnés par des opérateurs expérimentés, fait de RAMSES-NG une sorte de ‘couteau suisse’ de la détection, ce qui laisse présager la transposition dans le domaine civil de nombreuses applications militaires. »

 

Podcast « RAMSES-NG : un moyen d'essai pour tout voir »

Philippe Dreuillet, Chef de projet RAMSES-NG à l’ONERA revient sur les caractéristiques de ce nouveau système dans un podcast « RAMSES-NG : un moyen d'essai pour tout voir » accessible depuis le lien suivant : http://www.onera.fr/podcasts/index.php#8

 

À propos de l’ONERA

L’ONERA est le premier acteur français de la R&T aéronautique, spatiale et de défense (ASD). Etablissement public (EPIC), créé en 1946, sous tutelle du Ministère de la Défense, L’ONERA compte 2 100 salariés et 273 doctorants et post-doctorants. Il est le seul acteur en France à s’être doté des compétences scientifiques nécessaires pour traiter des problématiques complexes propres au secteur ASD. Avec un parc de moyens d’expérimentation unique en Europe, il met ses compétences au service des agences de programmes, des institutionnels, des grands industriels et des PME-PMI. Son modèle atypique de recherche partenariale, labellisé Carnot, lui a permis de réaliser un volume d’activités de 244 millions d’euros en 2011 dont 59% d’activités sur contrat. Force d’innovation, d’expertise et de prospective, l’ONERA a contribué aux plus grands succès de l’aérospatial : Ariane5, gammes Airbus et Eurocopter, Rafale, Falcon 7X, le radar de veille spatiale Graves, le Very Large Telescope, etc.

 

www.onera.fr

 

 

1. Le SAR - Synthetic Aperture Radar (en français : Radar à synthèse d'ouverture) - est une technique radar adaptée à la prise de vue aéroportée. Le SAR demande des traitements de données importants et fournit des images du sol de très haute résolution, de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions climatiques.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 17:55

http://a401.idata.over-blog.com/187x300/4/22/09/08/France/Armee-Air/CESA/insigne_CESA.jpg

 

16.01.2013 de CESA Centre d'études stratégiques aérospatiales

 

Les Cahiers du CEMS Air n° 48

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 16:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/livre-dans-les-griffes-du-tigre/2138522-1-fre-FR/livre-dans-les-griffes-du-tigre.jpg

 

16/01/2013 Armée de Terre

 

Le capitaine Brice Erbland nous livre dans son premier livre paru ce mercredi 16 janvier 2013 le témoignage de ses nombreuses missions à l’étranger en tant que pilote d’hélicoptère.

 

Embarquez sans perdre une seconde dans le cockpit du Tigre, aux côtés du capitaine Brice Erbland, pilote de cet hélicoptère de combat ! Vous partagerez avec lui l’intensité de ses engagements, en Afghanistan, en Lybie. Vous vivrez des moments intimes face au danger « la peur viscérale, celle qui provient du plus profond de l’âme, qui noue le ventre et transperce le cœur, qui fragilise l’esprit et marque d’un voile noir chaque pensée ». Cet arrêt sur images, cette mise en lumière d’instants dramatiques, où l’homme engagé est nourri par la fierté d’appartenir à une communauté d’armes et par le sens du devoir au service de la Nation, restituent avec réalisme les terribles secondes d’interrogations, avant l’ouverture du feu  « l’homme en opération n’est pas une machine. Il doit faire face avec les forces et les faiblesses de son état d’homme : courage, grandeur d’âme, combativité, mais aussi doute, peur de mourir et sacrifice personnel». Vous découvrirez aussi l’importance vitale de la camaraderie, «  la fraternité, éternelle dans le souvenir (…) qui devient même la source première où puiser le courage d’avancer dans les moments difficiles ».

 

Dans ce premier témoignage exceptionnel d’un officier français dont la plume talentueuse est la prolongation naturelle de son activité opérationnelle, le capitaine Brice Erbland vous entraîne au cœur même des combats et vous fait réfléchir sur le sens de la vie « qui, aujourd’hui vit intensément, non pas au travers d’un écran mais en ressentant les choses réellement ? Qui est prêt à accepter la peur, le contact avec la mort le sacrifice de sa famille, pour lasimple gloire personnelle qu’est la fierté de servir son pays ? »

 

Brice Erbland est âgé de 32 ans. Saint-Cyrien, pilote d’hélicoptère d’attaque dans l'Aviation Légère de l'Armée de Terre, il est tout d’abord engagé en Afrique puis part en Afghanistan et en Libye au cours de l'année 2011. Deux fois décoré pour les combats qu'il a livrés sur ces théâtres, il a également été fait chevalier de la Légion d'Honneur pour son action en Libye. Marié et père de quatre enfants, il est passionné d'art et de musique. »

 

Dans les griffes du tigre, édition les belles lettres, capitaine Brice Erbland

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/photo-capitaine-erbland/2138551-1-fre-FR/photo-capitaine-erbland.jpg

 

>>> Extraits :

 

Du cockpit du Tigre à l’écriture…c’est un drôle de parcours, non ?


Au départ, c’était juste pour laisser une trace écrite à mes enfants, pour transmettre à ma descendance un témoignage sensible et vivant des combats menés en Afghanistan et en Libye. En écrivant, peu à peu, j’ai pris conscience que mon texte allait bien au-delà d’une simple lettre familiale ! C’est ainsi que grâce à des rencontres fortuites avec des journalistes que je me suis laissé entraîner sur le chemin de l’édition d’un ouvrage.

 

Aujourd’hui c’est la sortie en librairie de votre livre, premier témoignage grand public, il faut le souligner, d’un pilote d’hélicoptère de combat, que ressentez-vous ?


C'est en tout cas le premier témoignage contemporain de retour d’opérations extérieures et le premier témoignage d'un pilote Tigre !

 

Alors, oui, beaucoup d’excitation et aussi un peu d’anxiété : se mettre ainsi à nu, dévoiler ses moments les plus forts, souvent cachés d’ailleurs, mettre en mots les maux du combat, ce n’est pas évident ! J’espère simplement que l'accueil sera bon. Le but de ce livre est de montrer au grand public ce que nos équipages, nos soldats, vivent et réalisent en opérations de guerre, de nos jours. J'espère y être parvenu de façon intéressante.

 

>>> Retrouvez l’intégralité de l’interview du capitaine Erbland

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:58

http://defense.optronique.net/wp-content/JIM_LR_2.jpg

source defense.optronique.net

 

Paris, le 16 janvier 2013 safran-group.com

 

Sagem (Safran) a livré le 5 décembre dernier les 150 premières jumelles infrarouges multifonction JIM LR 2 à l’Armée française, conformément au marché JIR TTA NG (1) et à son calendrier. Portant sur un total de 1 175 jumelles, ce programme a été notifié par la Direction générale de l’armement (DGA) à Sagem, maître d’oeuvre, en décembre 2010.

 

En un seul équipement portable, la jumelle JIM LR 2 regroupe les fonctionnalités suivantes : vision jour et thermique, télémétrie, pointeur laser, compas, GPS et transmissions de données. Elle est compatible avec le système de combat intégré FELIN du soldat débarqué.

 

La JIM LR 2 apporte plusieurs améliorations majeures par rapport aux premières versions de JIM LR de Sagem :

 

    des performances accrues en matière de détection,

    un pointeur à plus longue portée pour l’appui feu,

    un gain d’autonomie de plus de 30 %,

    une capacité d’enregistrement images et vidéos intégrée au produit.

 

    Associée à un nouveau terminal d’exploitation à distance, la JIM LR 2 est un véritable système optronique de surveillance de zone, de renseignement ou d’appui, en mode débarqué ou depuis un véhicule.

 

Cette livraison fait suite à une campagne de qualification étatique conduite par les centres de la DGA de février à juin 2012 en vue de valider les performances de la JIM LR 2, l’évaluation opérationnelle ayant été effectuée par les armées.

 

Produite par Sagem dans son établissement de Poitiers, la JIM LR est utilisée par plusieurs pays de l’Otan pour l’infanterie, l’artillerie, le renseignement, les forces spéciales, l’appui des troupes au contact, la protection des frontières et des côtes. A ce jour, 5 000 JIM LR sont en service ou en commande dans le monde, dont 2 000 pour l’ensemble des armées françaises.

 

(1) Jumelles Infrarouges - Toutes Armes de Nouvelle Génération. Les 150 JIM LR 2 ont été réceptionnées par le 2ème Régiment du Matériel (Bruz) à l’issue de la recette prononcée par la DGA.

***

 

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité. Pour plus d’informations : www.sagem-ds.com

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 13:45

ERC 90 Sagaie credits-sirpa-terre

 

January 16, 2013 By Matthias Gebauer - spiegel.de

 

Initially, the French intervention in Mali looked as though it would be over quickly. But President Hollande has vowed to drive out Islamist extremists and establish democracy in the country. As in Afghanistan, the operation could take much longer than expected.

 

When French President François Hollande addressed the press in Dubai on Tuesday evening, it was impossible not to think of Afghanistan. Relying on the strong rhetoric he has used so often in the past few days, Hollande struck a belligerent tone. And then, in a single sentence, he defined the aims of the operation France launched in Mali last Friday: "We have one goal. To ensure that when we leave, when we end our intervention, Mali is safe, has legitimate authorities, an electoral process and there are no more terrorists threatening its territory."

 

Just as the international community did at the beginning of the Afghanistan intervention, Hollande has set the bar high. To be sure, the comparisons between the current crisis in Mali and the situation in Afghanistan on Sept. 11, 2001 are far from perfect. Still, the goals the French president has set for Mali are just as distant as those established by Washington when it launched the war in the wake of the devastating al-Qaida terror attacks in the US. And in Afghanistan, 12 years after that mission began, very few of those original goals have been met.

 

Hollande's statement made it clear that the French operation is not merely a brief intervention to stop the Islamist advance from northern Mali toward the capital in the south. Rather, Paris is looking for support from Africa, Europe, the US and elsewhere for an operation aimed at freeing northern Mali from the yoke of Islamist extremism and establishing long-term stability in the country.

 

Those who join him must be prepared for a long and difficult war.

 

The transportation of men and matériel are difficult enough. So far, the French have some 750 soldiers in Mali. A third of them are stationed directly on the border of the region under Islamist control, with additional units still in the capital, Bamako, preparing to head to the front.

 

More on the Way

 

Reinforcements are expected in the coming days. On Tuesday, French Defense Minister Jean-Yves Le Drian confirmed reports that Paris was planning to send a total of 2,500 troops. Armored vehicles and other heavy equipment are also on the way, and the French news agency AFP reported that French forces now heading north included some 30 armored personnel carriers.

 

The force's size demonstrates France's determination to take the leadership role in what it hopes will become an international force to retake northern Mali. Countries belonging to the African alliance ECOWAS have promised to send up to 3,300 troops to support the French effort. So far, however, none have arrived in the country. France has said the ECOWAS forces are expected "in a few days." But a lack of transport planes and adequate equipment may delay their arrival.

 

Despite the regional support -- and France's clear military advantages, demonstrated in recent days with targeted airstrikes and small special forces assaults on Islamist positions -- the mission remains a dangerous one. "If you start a mission with lofty goals and moral claims, it is difficult to quickly withdraw later," says one veteran NATO diplomat with experience in Afghanistan. Indeed, despite widespread popular support at home, the leadership mantle that France has donned could ultimately become a political boomerang.

 

And there are plenty of open questions. ECOWAS has been promising to send troops to Mali for months, but nothing has happened. Even if the French operation speeds their arrival, it is unknown how effective the soldiers from Senegal, Burkina Faso and Niger, among other countries, actually are. In Mali itself, there is also concern about the arrival of troops from neighboring countries -- partly out of pride, but also out of fear of their presumed aggression.

 

Democracy?

 

Likewise, there is still no clear strategy for how to fight the Islamists. Intelligence officials have estimated that they have some 2,000 fighters who are extremely mobile and have excellent local knowledge of Timbuktu, Gao, Kidal and other towns and cities in northern Mali, which they were able to quickly overrun in the spring. It seems likely that they would pursue a strategy similar to the one the Taliban used in Afghanistan: first fleeing the international force to neighboring countries and then waging a guerrilla war from there.

 

The political situation in Mali is also a complicated one. An interim government has held power in the country since a military coup d'état last March. In recent days, government leaders have promised to hold elections in April, but it is impossible to know just how serious they are about democracy. Given that the country is essentially split in two, holding an election would be extremely challenging. Indeed, free elections in the north are virtually impossible for the time being, and a vote in which only those in the south could cast their ballots would risk strengthening the north-south divide.

 

Officials in Paris are well aware of the challenges facing them, as are leaders in Berlin. Germany, however, sees no alternative to supporting the French, whose rapid intervention in Mali surprised governments around the world. As recently as the weekend, the Defense Ministry in Paris was promising the mission would only last "a few weeks." Now, just a few days later, hardly anyone believes that the withdrawal will be anywhere near as rapid.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:55

Nerva photo FOB

 

Jan. 16, 2013 defense-unmanned.com

(Source: Nexter Systems; issued Jan. 15, 2013)

 

Nexter Systems Creates Nexter Robotics

 

VERSAILLES, France --- On October 22, 2012, Nexter Systems created Nexter Robotics, a new subsidiary wholly-owned by the Group. Nexter Robotics provides new solutions for the needs expressed both by France’s Armed Forces and friendly forces abroad for small-scale robots capable of performing reconnaissance and counter-IED (Improvised Explosive Devices) missions for route clearance, while also offering new applications for Civil Security units.

 

Both in France and abroad, working directly with customers and through its network of partners, Nexter Robotics is primarily focusing its activities on design, development, industrialization, production, commercialization and technical support for both land-based and air/land hybrid robotic systems, together with all the associated components and mission modules.

 

Nexter can also provide tailor-made engineering solutions to incorporate robots in existing weapon systems and infrastructures, and is developing licensing agreements as part of its activities.

 

The products developed by Nexter Robotics have a direct impact on the protection of operational personnel, enabling them to project their sensory capabilities into danger zones without being directly exposed to threats. Human and operational capacities can be fully maintained for the most strategic missions. Nexter robots can also be designed as a natural extension of operational vehicles—in particular for military applications (remote viewing and remote-controlled actions to neutralize suspicious objects, etc.) — to provide a full range of built-in capabilities.

 

The first product in the Nexter Robotics line, the NERVA LG robot, was unveiled last year at the EuroSatory 2012 trade show. Designed and built by Nexter Systems, NERVA LG will also be performing demonstrations at IDEX 2013.

 

The unique setup at Nexter Robotics makes the company extremely flexible and responsive. Working closely with the scientific community and robotics specialists through contractual agreements, Nexter can quickly integrate mature technological advances and pertinent technical solutions in its products.

 

 

Nexter applies its expertise in land defence systems to meet the needs of the French army and other forces internationally. The scope of its business includes the supply of weapons systems and munitions for Army, Air Force, Navy and law enforcement applications. In 2011, Nexter reported revenue of Euros 851 million, of which 16% were allocated to Research & Development.

Partager cet article
Repost0
16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:55

Mindef

 

15 janvier 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a assuré mardi aux familles des otages français que l'intervention française au Mali était la décision la mieux adaptée pour affaiblir les groupes terroristes qui détiennent un de leurs proches, estimant qu'il aurait été pire de ne rien faire.

 

Je veux dire (aux familles des otages) que ces décisions --et c'est la conviction du président de la République réaffirmée encore aujourd'hui-- sont les mieux adaptées à la situation car nous devons affaiblir les groupes terroristes qui détiennent un de leurs proches. Il aurait été pire de ne rien faire, a déclaré M. Le Drian lors d'une conférence de presse.

 

Je veux dire aussi aux familles des otages français que je pense à elles, que je comprends leur angoisse, a-t-il affirmé. Le président de la République a pris des décisions lourdes, nous en sommes très conscients.

 

Huit Français sont retenus en otage au Sahel. Aqmi détient depuis le 16 septembre 2010 quatre employés du groupe nucléaire français Areva et de son sous-traitant Satom (filiale de Vinci), enlevés au Niger, et depuis novembre 2011 deux Français capturés dans le nord du Mali. Une septième personne a été enlevée le 20 novembre dans l'ouest du Mali par un autre groupe islamiste armé, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

 

Un autre Français a été enlevé le 19 décembre 2012 dans le nord du Nigeria par le groupe islamiste Ansaru qui serait lié aux islamistes nigérians de Boko Haram.

 

La France a lancé vendredi une intervention au Mali pour stopper la progression vers la capitale Bamako de combattants islamistes contrôlant le nord du pays. Des raids ont ensuite visé les islamistes dans le nord du pays qui ont procédé à un repli de certaines villes qu'ils contrôlaient.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories