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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 08:55

Ramses-NG-Onera-Credit-Francois-Julian-AiretCosmos.jpg

Ramses NG  Crédit François Julian

 

16/01/2013 par François Julian - air-cosmos.com

 

C'est devant un parterre constitué d'industriels, de chercheurs, d'officiers de l'armée de l'Air et de journalistes, que l'Onera a officiellement célébré aujourd'hui la réception d'un nouveau moyen d'essais, dans son centre installé sur la BA 701 de Salon de Provence. Ce dernier, baptisé Ramses NG est un Dassault Mystère 20 modifié pour emporter sous voilure deux nacelles contenant divers capteurs radars et optroniques. Ramses NG est en fait une évolution du système d'imagerie radar Ramses (Radar Aéroporté Multispectral d'études de Signatures), arrêté en 2008, et qui avait pour plateforme un Transall. Bien qu'au service de l'Onera, l'avion appartient à la DGA Essais en vol.

 

La mission de Ramses NG : tester de nouveaux moyens de détection pour le compte de la DGA et d'industriels. Pour cela, il emporte des capteurs radars en bande X, L, UHF, une caméra de contexte et une caméra hyperspectrale.

 

Combiner l'imagerie radar (détections par ondes électromagnétiques) et l’imagerie hyperspectrale (fait de prendre plusieurs images d'une même scène dans plusieurs longueurs d'onde) offrirait, selon l'Onera, des capacités opérationnelles inédites : détection de cibles sous un couvert végétal, de caches d'armes ou d'IED enterrés sous le sable, connaitre l’itinéraire emprunté par un véhicule ou encore "décamoufler" un blindé caché en lisière d'un bois, etc. Le laboratoire de l'Onera estime même que grace à Ramses NG il serait possible de concevoir des systèmes capable de repérer des usines d'armements chimiques !

 

Pour l'heure difficile de savoir quelle va être la première mission de ce avion, qui est opérationnel depuis octobre dernier. A l'Onera on évoque prudemment une série d'essais pour le compte de la DGA... Pour autant, le labo français ne cache pas que Ramses NG pourrait, dans un futur proche, contribuer à la mise au point de capteurs destinés à un drone français, ou européen.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:18

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/conf-de-presse/2137924-1-fre-FR/conf-de-presse.jpg

 

15/01/2013 Opérations

 

Le ministre de la Défense s'est exprimé au cours d'une conférence de presse le mardi 15 janvier 2013 sur la situation au Mali

 

Nous nous retrouvons donc pour faire le point sur la situation au Mali et l’intervention qui s’y déroule conformément au souhait qu’a exprimé le président de la République de faire régulièrement devant vous un point de situation.

 

La lutte que nous menons au Mali, avec le plein soutien de la communauté internationale, est une lutte implacable contre les groupes terroristes. Et je voudrais, à cet instant, en présence de l’amiral Guillaud, saluer la réactivité de nos forces armées qui ont lancé les premières attaques sur les positions des groupes terroristes au nord de Mopti moins de cinq heures après l’ordre donné par le président de la République vendredi dernier. Je vous rappelle que c’est lors de cette action courageuse qu’est mort le chef de bataillon Boiteux – désormais chef de bataillon – auquel nous venons de rendre l’hommage que la nation lui devait aux Invalides il y a quelques minutes.

 

Toutes les armées sont mobilisées dans un déploiement de moyens aériens et terrestres qui est toujours en cours. J’ai visité ce matin le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes où j’ai pu constater les mobilisations de tous au service des valeurs de notre pays. Je voudrais d’abord vous rappeler les éléments et les évènements déclencheurs de la crise actuelle. D’abord, l’offensive terroriste de jeudi dernier. Depuis le début de la semaine dernière, le Mali fait face à une agression caractérisée, organisée et coordonnée – et c’était là une nouveauté – d’ANSAR EDDINE, des katibas d’AQMI et du MUJAO. Et je voudrais bien préciser ici que ces groupes terroristes et jihadistes doivent clairement être distingués des mouvements représentatifs du Nord-Mali et des populations de cette région dans toute leur diversité. Ni ces mouvements ni ces populations ne sont visés en aucun cas par l’action militaire que nous avons engagée. Je serais tenté de dire que c’est le contraire.

 

Je reviens à l’offensive terroriste de la semaine dernière. Des concentrations importantes de véhicules et de combattants à Léré, à Douentza, à Kona ont été repérées en début de semaine (plus de deux cents véhicules). Près de mille deux cents combattants et les principaux dirigeants, en particulier d’ANSAR EDDINE et d’AQMI, étaient sur place pour diriger les opérations. La manœuvre de ces groupes était claire : un double mouvement vers Mopti-Sévaré d’une part, vers Diabali et Ségou d’autre part, l’ensemble aboutissant à ouvrir la voie sur Bamako.

 

Dans ces circonstances, quel était l’état des forces maliennes ? Comme vous le savez, l’armée malienne était en mauvaise posture malgré ses actions courageuses de jeudi dernier à Kona. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle devait être consolidée. Et l’objectif des groupes terroristes était de détruire cette armée avant que la force internationale de soutien au Mali (la MISMA) et avant que la mission européenne (UTM MALI) ne puisse intervenir. Et l’installation des terroristes hier dans la ville de Diabali est venue confirmer nos analyses de la semaine dernière et la pertinence du choix du président de la République d’agir vite et fort.

 

Enfin, toujours dans cette première série d’observations sur les évènements déclenchants, nous avons eu un service de renseignement particulièrement pertinent puisque c’est lui qui nous a permis d’identifier l’accélération des groupes terroristes dans la logique que je viens d’évoquer et nous ne cessons de renforcer notre dispositif de renseignement. Il a basculé depuis une semaine dans une logique d’appui aux opérations de nos armées et nous nous coordonnons avec nos principaux partenaires pour renforcer encore davantage nos capacités de renseignement. Et vous avez vu les déclarations en ce sens de Leon Panetta avec qui je me suis entretenu déjà à plusieurs reprises.

 

Deuxièmement, deuxième point, quels étaient les objectifs des groupes terroristes jihadistes ? Les buts de l’agression caractérisée des groupes terroristes apparaissent clairement : étendre leur mainmise territoriale, déstabiliser l’équipe de transition politique à Bamako et empêcher la mise en œuvre de la stratégie internationale qui avait été entérinée, que ce soit par les Nations Unies, par l’Union africaine ou par l’Union européenne, et d’empêcher la mise en œuvre de ces traductions concrètes (UTM MALI et la MISMA).

 

Nous sommes ici face à un adversaire agile, déterminé, bien équipé, bien entraîné, apte à se dissimuler dans le relief et la végétation. La chute de Mopti aurait eu des conséquences graves en raison à la fois du symbole politique que cette ville de cent vingt mille habitants représente et du coup définitif alors que cette chute aurait porté aux armées maliennes. Nous l’avons empêché. Et nous aurions été… Si cette éventualité était allée jusqu’à son terme, nous étions en passe de ne plus pouvoir mobiliser les forces maliennes, ce qui aurait mis en cause toute stratégie et les bases qui permettaient le déroulement de cette stratégie, c’est-à-dire la transition politique à Bamako, les forces maliennes entraînées et formées par les Européens et le déploiement de la MISMA.

 

Concernant la réaction militaire française, je voudrais d’abord rappeler les objectifs et les missions que le président de la République a assignés à cette action et aux forces françaises. Il l’a redit aujourd’hui dans son déplacement aux Émirats arabes unis. Je rappelle que cette opération a trois objectifs principaux. Un, stopper l’offensive des terroristes et les empêcher de menacer l’État malien. C’est ce qui a été fait après la prise de Kona pour ce qui est de l’est et c’est ce qui est fait en ce moment par la mise en place d’un dispositif sur ce qu’on appelle le fuseau ouest conjointement avec l’armée malienne. Premier objectif.

 

Deuxième objectif, préserver et retrouver l’intégrité et la souveraineté du Mali. Et troisième objectif – mais ils sont tout à fait complémentaires, évidemment –, faciliter la mise en œuvre des décisions internationales, en accélérer le tempo aussi bien pour les forces africaines que pour les forces européennes. Voilà les objectifs. Et pour appliquer ces objectifs, nos forces ont quatre missions qui se conjuguent. Premièrement, aider les forces maliennes encore présentes à arrêter la progression des terroristes vers le sud soit par des forces, des frappes aériennes sur des cibles dites cibles d’opportunité par des avions et par des hélicoptères, soit par le déploiement d’éléments terrestres. Premièrement, aider les forces maliennes à arrêter la progression des terroristes vers le sud.

 

Deuxièmement, frapper, mais là, par des actions aériennes, dans la profondeur les bases arrière des groupes terroristes pour empêcher toute nouvelle offensive. Troisièmement, envoyer un signal fort à Bamako de notre soutien à la stabilité de la ville, à la permanence des institutions de transition et aussi à la sécurité de nos ressortissants et des ressortissants européens. Et enfin, quatrièmement, faire en sorte de préparer les conditions nécessaires à l’organisation et l’intervention des forces armées africaines de la MISMA autour de l’état-major nigérian et permettre l’accélération du déploiement de la mission dite UTM MALI capable de former et de renforcer l’armée malienne.

 

Par rapport à ces missions au cours de ces derniers jours, je vous rappelle que depuis samedi, nous avons intensifié nos frappes aériennes de jour comme de nuit sur les deux axes séparés par le fleuve Niger (fusion est, fuseau ouest), que depuis samedi, nous avons engagé, en particulier dimanche, des frappes dans la profondeur, d’abord, dans la région de Gao afin de déstructurer la capacité d’entraînement et de renforcement des jihadistes et en s’attaquant aux infrastructures logistiques, aux infrastructures de commandement et aux infrastructures d’entraînement.

 

Lundi enfin, la nuit dernière, et encore au moment où je vous parle, nous poursuivons les frappes aériennes en zone de contact à la fois sur le fuseau ouest et sur le fuseau est pendant que se poursuit le renforcement terrestre sur la capitale.

 

Alors, quel est maintenant l’état des lieux au 15 janvier ? Tout d’abord sur le terrain, sur le fuseau est – pour faire vite, Mopti mais fuseau est –, nous avons pu stopper l’offensive et les moyens des groupes terroristes qui se sont répartis entre Douentza et Gao. Et à cette heure, la ville de Kona n’a pas encore été reprise par les forces armées maliennes. Sur le fuseau ouest, les groupes terroristes jihadistes sont encore très présents. Ils se sont installés à Diabali hier d’où ils menacent le sud. Les forces maliennes sont sorties très éprouvées des combats récents. Notre présence les a renforcées et je vous rappelle que la Croix-Rouge International a annoncé hier plus de quatre-vingts blessés du côté des forces maliennes dans la région de Mopti. Elles se sont battues avec beaucoup de détermination mais elles sont relativement affaiblies.

 

Nous sommes en face d’un adversaire déterminé, bien équipé, qui n’a pas renoncé, mais nous lui avons porté des premiers coups durs par des frappes, y compris dans la profondeur. Aujourd’hui, la situation de nos forces est la suivante : nous avons mille sept cents militaires dans l’opération (l’opération Serval) dont, à cette heure, huit cents sur le territoire malien. Quelles sont les forces qui sont mises en œuvre ? Aux côtés des aéronefs Atlantique en charge de la recherche de renseignements et du guidage des moyens de frappe, douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs sont actuellement engagés. Douze chasseurs, cinq avions ravitailleurs. Les chasseurs opèrent depuis le Tchad et depuis Bamako. Il y a cinq aéronefs de transport tactique (des C-130 et des C-160) qui effectuent des liaisons internes au théâtre depuis le Sénégal, le Tchad, la Côte-d’Ivoire et le Burkina Faso.

 

Au sol – je le redis –, huit cents soldats français sont aujourd’hui déployés en provenance du Tchad : une compagnie d’infanterie du 21e RIMA de Fréjus, un demi-escadron blindé du 1er REC d’Orange et un PC tactique (dispositif Épervier rapatrié sur le Mali en partie). En provenance de la Côte-d’Ivoire, dispositif Licorne : un sous-groupement tactique interarmes armé par le 3e RPIMA de Carcassonne et par le 1er RHP de Tarbes. Et enfin, en provenance de métropole, le renfort Guépard : une compagnie d’infanterie du 2e RIMA du Mans.

 

Sur le plan du commandement, le niveau stratégique est conduit depuis le centre de planification et de conduite des opérations à Paris (CPCO que tout le monde connaît). Le niveau opératif est assuré depuis l’état-major des éléments français du Sénégal et le niveau tactique est assuré actuellement par le PC du 21e RIMA.

 

Les développements à venir seront marqués par trois efforts importants. Premièrement, nous poursuivons les frappes sur les capacités des groupes terroristes au nord et sur l’ensemble du territoire malien pour diminuer leur potentiel. Deuxièmement, nous poursuivons la montée de notre dispositif aéroterrestre. Et troisièmement, nous soutenons, en coordination avec nos partenaires européens que je veux saluer ici, l’accélération du déploiement de la force africaine.

 

Concernant la force africaine et la mobilisation des pays africains, je voudrais faire état que l’action déterminée de la France a suscité une mobilisation unanime des pays africains et les chefs d’état-major de la CDAO (donc du regroupement des pays d’Afrique de l’Ouest) sont réunis en ce moment même pour accélérer le déploiement de la MISMA. Et nous avons là créé une dynamique.

 

Il y a eu des offres de la part du Togo, du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso, du Bénin, du Sénégal, de la Guinée, du Ghana, ainsi que du Tchad, et ces offres ont été confirmées ces dernières heures. C’est bien, d’une certaine manière, toute l’Afrique qui se mobilise dans le cadre fixé par la résolution 2085 du Conseil de sécurité. Par ailleurs, comme vous le savez, le général nigérien commandant la MISMA est déjà à Bamako pour déployer les premiers éléments de l’état-major africain.

 

Notre responsabilité collective, c’est de soutenir le déploiement accéléré des forces africaines pour engager, dès que cela sera possible, la reconquête du nord aux côtés des forces maliennes et de ces forces africaines. Et nous accompagnerons les forces maliennes et les forces africaines de notre appui. À cet égard, les offres de soutien faites par les Européens et les Américains dans le domaine du transport et du soutien sont, à cet égard, très utiles pour permettre le transport des forces africaines qui se sont déterminées dans l’inventaire que j’ai fait tout à l’heure car je vous rappelle que notre objectif est bien de permettre, le plus vite possible, la mise en œuvre du cadre défini par la communauté internationale qui avait fait l’objet des initiatives du président de la République depuis son élection, en particulier aux Nations Unies. Et l’ensemble de ces initiatives a été validé par la résolution 2085.

 

Je voudrais vous rappeler aussi que nous disposons d’un fort soutien politique et opérationnel des Européens. Nous avons dû agir dans l’urgence à la demande de l’État malien qui était confronté à une agression caractérisée que j’ai décrite en commençant. La demande nous était adressée. Il était de notre responsabilité d’y répondre et d’y répondre vite et tout le monde l’a bien compris. Je constate depuis cinq jours que la plupart de nos partenaires européens se sont spontanément mobilisés pour nous apporter un soutien militaire concret. Et les contacts téléphoniques que j’ai eus pendant le week-end et jusqu’à hier soir avec mes collègues britannique, danois, belge, polonais, italien, espagnol, allemand ont témoigné d’une forte dynamique européenne. Et aujourd’hui, déjà, les Britanniques nous secondent dans le transport stratégique ; déjà, les Danois nous ont fait des propositions dans le domaine du transport, la Belgique dans le domaine du transport et du soutien médical, l’Allemagne dans le domaine du transport et du soutien médical. Ces offres sont venues spontanément, d’autres suivront.

 

Mon ami et collègue Laurent Fabius a demandé et obtenu la convocation d’un Conseil extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne qui se réunira jeudi et qui permettra – en tout cas, ce sont nos objectifs –, un, de conforter le fort soutien, y compris militaire, de nos partenaires de l’Union européenne à l’opération en cours ; deux – c’est vraiment là un objectif majeur –, d’accélérer le déploiement de la mission UTM MALI qui est de plus en plus nécessaire pour équiper, former et entraîner les forces armées maliennes qui devront tenir le terrain ; et trois, d’accélérer le soutien que l’Union européenne et les Européens peuvent apporter au déploiement des forces africaines de la MISMA.

 

Plus largement, nous avons un soutien de l’ensemble de la communauté internationale. Laurent Fabius a eu l’occasion de le dire déjà hier. Après la déclaration à la presse du Conseil de sécurité du 10 janvier, les consultations du Conseil de sécurité ont eu lieu hier qui nous ont permis d’informer les membres du Conseil et de constater un très fort soutien. Et notre action s’inscrit pleinement dans les objectifs et le cadre fixés par les résolutions du Conseil de sécurité. Notre action vise à faire en sorte que ces résolutions puissent avoir une rapide et pleine application.

 

Je rappelle aussi que les Américains se sont mobilisés à nos côtés en matière de mise à disposition de capacités. Je voudrais remercier ici particulièrement mon collègue Panetta, mais le Premier ministre canadien, Monsieur Harper, a aussi répondu présent et mon collègue canadien Peter Mackay m’a confirmé le soutien – et en particulier dans le domaine du transport – des Canadiens puisque je l’ai eu au téléphone hier soir.

 

Voilà, Mesdames et Messieurs. La France a été au rendez-vous de ses responsabilités et assume pleinement, sous la responsabilité du président de la République, les responsabilités que lui confie sa position. Elle a créé une dynamique internationale et notamment européenne particulièrement majeure. Tous nos partenaires nous soutiennent. L’Union européenne est mobilisée.

 

Je veux dire aussi aux familles des otages français que je pense à elles, que je comprends leur angoisse. Le président de la République a pris des décisions lourdes. Nous en sommes très conscients. Mais je veux leur dire que ces décisions – et c’est la conviction du président de la République réaffirmée encore aujourd’hui –, ces décisions sont les mieux adaptées à la situation car nous devons affaiblir les groupes terroristes qui détiennent un de leurs proches. Il aurait été pire de ne rien faire.

 

Nos opérations se poursuivront aussi longtemps que nécessaire pour mettre en œuvre les trois objectifs que j’ai indiqués en commençant et que le président de la République a rappelés tout à l’heure aux Émirats arabes unis. Nous devons d’ores et déjà intégrer dans nos réflexions qu’il s’agit d’une mission importante qui se mènera dans la durée aux côtés des forces maliennes et africaines et aux côtés de mission européenne de formation. Je vous remercie de votre attention.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 23:09

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

15/01/2013 Par Jean-Jacques Mevel Envoyé spécial à Strasbourg – LeFigaro.fr

 

Les pays membres de l'UE doivent se réunir jeudi pour tenter de concrétiser leur soutien diplomatique.

 

L'europe de la défense, source inépuisable de fières ambitions et de longs débats, n'en sort sûrement pas grandie: cinq jours après avoir donné un coup d'arrêt à l'offensive djihadiste au cœur du Mali, la France se découvre à peu près seule dans la bataille, bien que son entrée en scène jouisse d'un soutien diplomatique unanime.

 

Implicitement, François Hollande vient de reconnaître l'absence durable des Européens dans la bataille en expliquant que Paris s'est donné pour objectif de «donner aux Africains la possibilité de chasser les terroristes»hors du Mali. Laurent Fabius, chef de la diplomatie, veut encore croire que la France n'a pas vocation à agir seule. Mais Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, déplore ouvertement «une mobilisation minimale» du côté de l'UE et des «absences un peu regrettables».

 

Au sens large, la crise malienne marque un nouveau rétrécissement de l'envergure militaire de l'Europe, moins de deux ans après l'offensive alors controversée lancée contre Kadhafi - avec le soutien de l'Otan. L'enthousiasme à dépêcher des troupes se trouve aujourd'hui inversement proportionnel à la légitimité reconnue de la cause.

«La France n'a que de bonnes raisons de vouloir mettre hors d'état de nuire les bandes de gangsters et de trafiquants qui occupent le nord du Mali. Là-bas, le refus de se battre confine à la lâcheté», reconnaît l'eurodéputé Vert Jean-Paul Besset, à rebrousse-poil de l'argumentaire non-violent des écologistes. Et pourtant. «Le soutien politique est unanime, mais lorsqu'il faut agir, on ne trouve plus personne, enchaîne Arnaud Danjean, expert des questions militaires et eurodéputé UMP. Au bout du compte, la France ne peut vraiment compter que sur les Américains ou sur les Anglais…»

 

Prêcher dans le désert

 

Où qu'ils regardent en Europe, la diplomatie française et l'état-major risquent de ne trouver que de bonnes excuses. L'Allemagne, dernière puissance européenne à accroître son budget militaire, ne peut pas engager un soldat ou un blindé sans un vote au Bundestag, scénario dont Angela Merkel se défie en période électorale. L'Italie, elle aussi en pleine campagne législative, et l'Espagne, financièrement lessivée par la crise, ne montrent aucun enthousiasme. Au Nord, les contributeurs aguerris de l'Otan que sont les Pays-Bas et le Danemark s'intéressent assez peu à l'Afrique. À l'Est, la Pologne rappelle qu'elle reste engagée en Afghanistan…

 

Ni le débat lancé mardi au Parlement européen, ni le rendez-vous des 27 ministres des Affaires étrangères de l'UE convoqué jeudi à Bruxelles ne bouleverseront la donne sur le front malien. Tout au plus les chefs de la diplomatie pourront-ils tirer le bilan décevant d'une «Initiative pour le Sahel», lancée à grand fracas en mars 2011 pour renforcer des pays comme le Mali. Si Bruxelles a effectivement alloué les crédits, le volet militaro-sécuritaire n'a jamais suivi. «Cela fait deux ans que Paris prêche dans le désert», dit Arnaud Danjean. Avant de lancer l'opération «Serval», la France espérait sûrement un appoint militaire européen, même si elle n'en a pas fait un préalable. L'absence de renforts de l'UE vient en tout cas compliquer les calculs de l'état-major sur la «deuxième phase», après plusieurs jours de bombardements qui ont réussi à bloquer l'avancée djihadiste.

 


La voix singulière de la Tunisie critique l'intervention française

 

Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Rafik Abdessalem, la Tunisie s'est dite opposée par principe à toute opération militaire non africaine sur le continent, au moment où la France mène une intervention armée au Mali contre des combattants islamistes. «Nous considérons que les problèmes qui se posent en Afrique doivent être résolus dans un cadre africain», a déclaré le chef de la diplomatie tunisienne. «D'une façon générale, nous sommes contre une intervention étrangère dans tous les cas de figure», a-t-il ajouté. Rafik Abdessalem est issu du parti islamiste Ennahda, qui dirige le gouvernement tunisien. L'opération menée parla France a été montée à la demande des autorités maliennes en attendant la formation d'une force africaine.Elle a reçu le soutien unanime du Conseil de sécurité de l'ONU et des membres de l'UE. Le président tunisien, Moncef Marzouki, s'était déjà gardé le week-end dernier d'apporter son soutien à l'intervention française, indiquant qu'il aurait «préféré une solution politique négociée». Il a cependant jugé que le nord du Mali, sous contrôle des djihadistes, était aussi un danger pour la Tunisie, le pays étant devenu «un corridor» pour approvisionner les forces islamistes en armes.

 

LIRE AUSSI:

» Mali: François Hollande en président de guerre

» Les discrets préparatifs de l'armée française à Bamako

» Pourquoi la France a passé la vitesse supérieure au Mali

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 18:32

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/hommage-cba-boiteux/2136115-3-fre-FR/hommage-cba-boiteux.jpg

Monsieur Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, remet l'insigne de chevalier de la Légion d'honneur

au CBA Damien Boiteux, mort pour la France - Crédits : J-R.Drahi/SIRPA Terre

 

15/01/2013 Armée de Terre

 

Cour d’honneur des Invalides, mardi 15 janvier 2013. Un hommage national a été rendu au chef de bataillon Damien Boiteux, du 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) de Pau, mort pour la France le vendredi 11 janvier au Mali.

 

Dans la dignité et le recueillement, civils et militaires ont rendu un dernier hommage au chef de bataillon Boiteux. Monsieur Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, présidait cette cérémonie, au côté du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et du général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’État-major de l’armée de Terre (CEMAT).

 

Le chef de bataillon Boiteux, promu au grade supérieur à titre posthume, a été fait chevalier de la Légion d’honneur par le Premier ministre lors de cet hommage. Le CEMAT avait remis à notre camarade mort pour la France la croix de la valeur militaire à l’ordre de l’armée avec palme, au cours d’une cérémonie intime d’honneurs militaires, en début d’après-midi, réservée à la famille et à ses compagnons d’armes.

 

« Hommage à votre engagement, celui d’une vie consacrée à la défense de notre pays. Cet engagement est allé jusqu’au sacrifice ultime. Nous ne l’oublierons pas. […] À travers vous, c’est à l’ensemble de nos forces, et singulièrement à celles qui sont actuellement engagées au Mali, que nous rendons hommage. La République, fière de ses soldats, est aujourd’hui en deuil.

 

[…] Malgré la douleur, vous n’aviez qu’une pensée : préserver la vie de votre camarade et mener votre mission à son terme. Jusqu’au bout, vous avez fait preuve d’un courage et d’un sang-froid qui forcent l’admiration de tous et font honneur à nos pilotes, comme à l’ensemble de nos armées. […] En vous rendant hommage, c’est tout un pays qui est fier de vous. Par ce sacrifice suprême, vous entrez aujourd’hui dans tous les foyers de France et j’en suis sûr dans le cœur de nos amis maliens. », a déclaré monsieur Ayrault lors de son éloge funèbre.

 

Par cette cérémonie, c’est la Nation toute entière qui rend hommage au chef de bataillon Damien Boiteux. L’armée de Terre, unie dans la peine, tient à assurer de son soutien sans faille sa famille et ses camarades.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 17:55

Nerva photo FOB

photo FOB

 

15/01/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le groupe public spécialisé dans l'armement terrestre a créé Nexter Robotics. Il entend répondre au besoin en France et à l'international, de robots de petite taille, affectés notamment à des tâches de reconnaissance et de lutte anti-engins explosifs improvisés.

 

Nexter Systems (ex-Giat Industries) entend surfer sur la vague des drones de plus en plus utilisés dans les armées. C'est pour cela qu'en octobre dernier, le groupe public spécialisé dans l'armement terrestre a créé en toute discrétion Nexter Robotics, une nouvelle filiale qu'il détient à 100 %. "Nexter Robotics répond ainsi au besoin, exprimé par les armées françaises mais également internationales, de robots de petite taille, affectés notamment à des tâches de reconnaissance et de lutte anti-EEI (Engins Explosifs Improvisés, en ouverture d'itinéraire)", a expliqué Nexter Sysetms dans un communiqué publié ce mardi. Ces robots auront aussi des applications possibles auprès des services de la sécurité civile.

 

Un robot de reconnaissance NERVA LG

 

Selon le communiqué, Nexter Robotics a pour "principal objet, en France et à l'étranger, la conception, le développement, l'industrialisation, la production, la commercialisation, le soutien, directement ou indirectement, de robots terrestres et aéroterrestres, ainsi que de tous composants et modules de missions associés". Elle propose également de "l'ingénierie à façon, notamment pour l'intégration des robots dans les infrastructures ou les systèmes d'arme existants, ainsi que la concession de licences". Le robot re reconnaissance NERVA LG, conçu et réalisé par Nexter Systems et présenté pour la première fois lors du salon EuroSatory 2012, constitue le premier produit de la gamme Nexter Robotics. Il sera aussi présenté en démonstration dynamique au salon IDEX 2013 à Abu Dhabi.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 16:50

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6057/s300_DMOC-2013-002-025.jpg

 

14 January 2013 Ministry of Defence

 

2 Royal Air Force C-17 transport aircraft have arrived in France as part of the UK's logistical support to French military operations in Mali.

 

At Évreux-Fauville Air Base near Paris the aircraft will be loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital, Bamako. French forces are assisting the Malian government to contain rebel and extremist groups in the north of the country.

 

Officer Commanding 99 Squadron, Wing Commander Stu Lindsell, said:

We started doing some contingency planning on Saturday and we had the green light to go yesterday and so the first aircraft left within 24 hours of our initial scoping.

 

We will be providing the C-17 logistical support as part of the UK commitment to supporting the French operations in Mali. We’ll be operating from France to provide support to the region.

 

I have been very impressed by how everyone on the squadron and the station has risen to meet the task. We often plan for contingency operations on 99 Squadron; we’re fairly used to that as part of our day-to-day operations, but everyone has been incredibly keen and enthusiastic and we couldn’t have done it any quicker.

French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft
At Évreux-Fauville Air Base, near Paris, one of the RAF C-17 aircraft is loaded with armoured vehicles and other military equipment for transport to the Malian capital, Bamako [Picture: Senior Aircraftman Dek Traylor, Crown Copyright/MOD 2013]
French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft
French military equipment in the cargo hold of a Royal Air Force C-17 transport aircraft at Évreux, France [Picture: Senior Aircraftman Dek Traylor, Crown Copyright/MOD 2013]

This view was echoed by Squadron Leader David Blakemore, Flight Commander Training on 99 Squadron, who said:

There’s a real buzz on the squadron. This is something different, somewhere different and people really want to get involved.

 

The fact another nation is coming to the UK to ask for its outsize lift capability is testament to the C-17’s reputation forged over the past decade.

The RAF’s fleet of C-17 Globemasters give the ability to move equipment and personnel swiftly around the world for both military and humanitarian operations. The huge payload and long range of the C-17 make the aircraft, operated by 99 Squadron, ideally placed to enable the UK Government to respond to worldwide challenges.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 13:55

Mindef

 

14/01/2013 Ministère de la Défense

 

Ministère de la Défense – grand groupe : une deuxième convention signée avec Safran pour favoriser le développement des PME

 

Conformément aux engagements du Pacte Défense PME annoncé le 27 novembre dernier, une convention bilatérale a été signée cet après-midi par Jean-Yves Le Drian et Jean-Paul Herteman, président-directeur général de Safran, lors d’une visite du site industriel de la SNECMA, situé à Gennevilliers, qui produit des pièces mécaniques pour les moteurs du Boeing 737, de l’Airbus A320 ou du Rafale.

 

Cette convention a pour but de favoriser la croissance des PME sous-traitantes de ce groupe industriel. Jean-Yves Le Drian a rappelé qu’il avait signé une première convention avec EADS le 12 décembre, et que le travail se poursuivait avec d’autres maîtres d’œuvre pour la signature prochaine de nouvelles conventions bilatérales.

 

Ce que prévoit la convention signée entre le ministère de la Défense et Safran :

-         améliorer l’accès des PME aux programmes de défense dont Safran est maître d’œuvre : Safran s’engage à mieux informer les PME sur ses orientations et besoins, en particulier en matière de R&T ;

-         favoriser des relations équitables et partenariales entre PME et donneur d’ordre  (propriété intellectuelle, pénalités de retard, etc.) ;

-         développer et pérenniser la base industrielle et technologique de défense en s’appuyant sur les PME : Safran s’engage par exemple à rechercher la pérennisation de ses relations sur toutes les phases d’un projet (étude amont, développement, maintien en condition opérationnelle, retrait du service) ;

-         contribuer au développement international des PME : Safran fera bénéficier ses PME sous-traitantes et fournisseurs sur les marchés nationaux de sa force commerciale à l’international ;

-         suivre l’exécution de la convention : un état des lieux annuel vers l’État sera réalisé et un correspondant PME sera désigné au sein de Safran.

 

 « La supériorité incontestable qu’apportent les armées françaises sur le théâtre malien, c’est bien sûr au professionnalisme et au courage de nos militaires engagés que nous la devons. Mais c’est aussi à la qualité de nos équipements, et tout le mérite en revient à notre base industrielle de défense, des grands groupes comme Safran jusqu’aux PME sous-traitantes. Par ma visite aujourd’hui, je voulais apporter un témoignage à ces ingénieurs et ouvriers passionnés et de très haut niveau, et leur dire que je sais à quel point leur rôle est décisif » a déclaré cet après-midi Jean-Yves Le Drian.

 

Bâti autour de 4 axes, le Pacte Défense PME prévoit 40 mesures concrètes et immédiates :

-         mieux prendre en compte les PME dans la stratégie d’achat de l’ensemble du ministère à travers une nouvelle dynamique et de nouvelles pratiques ;

-         consolider dans la durée le soutien financier à l’innovation des PME pour faciliter le passage de la recherche au développement ;

-         prendre des engagements réciproques entre le ministère et les maîtres d’œuvre industriels, dans le cadre de conventions bilatérales, pour favoriser la croissance des PME ;

-         renforcer l’action en région via un nouveau dispositif de soutien des PME.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 13:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/130112-lancement-operation-serval/operation-serval-2/2133623-1-fre-FR/operation-serval-2.jpg

photo EMA MinDef FR

 

15 janvier 2013 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

ENTRETIEN  Depuis vendredi 11 janvier, les forces françaises combattent au Mali. Christian Mons, président du Cidef, le conseil des industriels de la défense, précise que les industriels auront sûrement un rôle à jouer dans un second temps du conflit, notamment dans la maintenance et la fourniture de pièces de rechange pour les équipements déployés.

 

L’Usine Nouvelle - Les industriels sont-ils déjà aux côtés des troupes pour les soutenir ? Dans un conflit tel que celui-ci, quel type de soutien les forces armées peuvent-elles espérer de leurs fournisseurs ?

 

Christian Mons - En première intervention, l’Etat-major a une totale autonomie et n’a pas besoin des industriels. Ce n’est que dans un deuxième temps, probablement d’ici une poignée de semaines en fonction de la tournure des événements, où les fournisseurs pourront être utiles. Si la mission française perdure notamment pour former et entrainer l’armée malienne, les troupes auront certainement besoin de prestations de maintenance et de fourniture de  pièces de rechange pour l’entretien des équipements. C’est d’autant plus vrai que les matériels engagés sont complexes à mettre en œuvre comme les hélicoptères d’attaque Tigre actuellement déployés. En cas d’urgence, nous pouvons également réagir très vite.

 

De quelle manière ?

 

En Afghanistan, à la demande des militaires, nous avons par exemple accéléré la modernisation des véhicules blindés légers VAB Optima. Il s’agissait de renforcer leur blindage pour mieux lutter contre les attaques d’engins explosifs improvisés. Ces procédures dites "urgent operational request" leur permettent de déroger  au code des marchés publics et de solliciter les industriels aussi bien pour des demandes d’études que de fourniture de matériel. Si les produits ne sont pas disponibles en stock, ils sont fabriqués au plus vite. Nous sommes rodés à ces procédures.

 

Comment vous assurez-vous de bien comprendre les besoins des troupes ?

 

Dès que les forces militaires françaises sont engagées dans un conflit, toutes les grandes entreprises du secteur de la défense sont en alerte. Chacune dispose d’un responsable en relation permanente avec l’Etat-major. C’est souvent un ancien haut militaire qui assure cette  coordination. Il est parfaitement au courant des besoins des militaires. D’ailleurs, pour l’Afghanistan, l’Etat-major s’est déclaré très satisfait de la réactivité et la disponibilité des industriels.

 

Dans ces circonstances, l’indépendance de l’industrie nationale de défense est un atout… La France a la chance de disposer d’une base industrielle et technologique de défense forte et indépendante. D’autant plus que l’engagement de ses industriels est sans réserve. Si l’armée française dépendait de fournisseurs extérieurs, elle n’aurait pas la même réactivité. Encore en Afghanistan, des fournisseurs étrangers ont mis des mois pour remplacer des pièces car l’armée française n’était pas son client principal.

 

Quel part de risque les industriels sont-ils prêts à prendre lors d’un conflit ?

 

L’armée aura toujours de besoin de techniciens sur place issus de ses fournisseurs pour les opérations de maintenance dite de niveau 3 et 4 où il s’agit d’intervenir sur des pièces critiques comme le moteur d’un hélicoptère ou la boite de vitesse d’un véhicule blindé. Ce n’est toutefois jamais évident  d’envoyer du personnel sur place et cela est très encadré en matière d’assurances. Généralement, il s’agit de salariés réservistes. Dans tous les cas, quand des techniciens sont mobilisés, c’est toujours au niveau des bases arrière, et jamais à proximité des zones de combat. En Afghanistan par exemple, ils se situaient à Kaboul, loin des lignes.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:55

Assemblée nationale française.svg

 

15 janvier 2013 par Patrick Maurot - comptes-publics.fr

 

Mardi 15 janvier 2013, la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale entend le compte rendu du déplacement de sa délégation à l’Assemblée générale de l’Onu et un compte rendu du groupe de travail sur la situation au Sahel (16h15). La commission auditionne ensuite Tièman Hubert Coulibaly, ministre des affaires étrangères de la République du Mali (17h15, ouvert à la presse).

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:58

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

15/01/2013 Par Armin Arefi -  Le Point.fr

 

Le président français a annoncé mardi à Abou Dhabi un renforcement des troupes mobilisées au Mali.

 

Le président français François Hollande a annoncé mardi à Abou Dhabi que le nombre de militaires français engagés dans l'opération au Mali, où de nouvelles frappes dans la nuit ont "atteint leur objectif", était de 750 et que leur nombre allait augmenter. "Nous avons mené de nouvelles frappes cette nuit qui ont atteint leur objectif. Nous sommes confiants sur la rapidité avec laquelle nous pourrons arrêter les agresseurs, et ensuite cela va prendre une bonne semaine pour le déploiement des Africains et ainsi permettre le retour à l'intégrité territoriale du Mali. Hier soir, une réunion du Conseil de sécurité a confirmé la légalité de l'action que nous menons. Sur le déploiement des forces, nous allons continuer à avoir des troupes au sol et dans les airs. Pour l'instant, nous en sommes à 750 hommes, ce nombre va encore augmenter pour que nous puissions laisser le plus rapidement possible la place aux Africains", a déclaré le Chef de l'État. La France va "continuer à avoir des forces au sol et dans les airs", a ajouté le président français, selon lequel le déploiement de la force africaine "va prendre une bonne semaine".

 

François Hollande a annoncé que "de nouvelles frappes cette nuit ont atteint leur objectif" au Mali, où les djihadistes ont évacué lundi les grandes villes du Nord qu'ils occupaient, après des bombardements des forces françaises, mais ont pris la localité de Diabali, à 400 kilomètres au nord de Bamako. "Des frappes ont été conduites cette nuit justement pour chasser les terroristes qui se sont réfugiés, car ils n'ont pas conquis cette ville mais s'y sont réfugiés pour se cacher. Il faut les chasser pour que les Maliens puissent vivre en liberté et que nous les mettions hors d'état de nuire. On voit bien que la tactique des terroristes est de se mettre dans des villes pour se protéger au sein de la population. La France est en première ligne. Si ce n'était pas le cas, on aurait aujourd'hui un Mali totalement occupé par les terroristes."

 

"Intégrité territoriale"

 

Le chef de l'État a par ailleurs affirmé qu'il était possible "que les Émirats décident eux aussi d'intervenir sur le plan logistique et financier". Et de conclure : "Notre objectif est de tout faire pour que les Africains soient maîtres d'oeuvre de l'opération pour la reconquête du Nord-Mali. Nous allons mener des opérations pendant quelques jours et assurer la transition pour qu'ils reprennent le Nord. Le chef d'état-major des armées de l'Union africaine est déjà à Bamako. Nos contacts diplomatiques laissent penser qu'on aura rapidement des forces africaines déployées sur le terrain. C'est une question de jours pour que les Africains se mettent en ordre de constituer leurs forces. Puis cela prendra du temps pour que le Mali retrouve son intégrité territoriale."

 

Le président français est arrivé mardi matin aux Émirats arabes unis pour une visite qui doit être largement consacrée à l'intervention française au Mali lancée il y a cinq jours pour contrer l'offensive des groupes islamistes armés occupant le nord du pays. Dans l'avion présidentiel qui a décollé lundi soir de Paris, l'entourage du chef de l'État a indiqué qu'une partie des 700 hommes de la base d'Abou Dhabi était mobilisable ainsi que les six avions Rafale stationnés sur cette base, pour participer à l'opération Serval au Mali en cas de besoin.

 

 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:55

ALISTER 9 - Man portable AUV

 

14/01/2013 Cercle Finance

 

ECA vient de remporter une nouvelle commande de 12,8 millions d'euros dans le secteur de la robotique de défense pour le développement et la fourniture d'équipements sous-marins.

 

Cette commande est la tranche conditionnelle d'un contrat notifié au groupe en fin d'exercice et dont la première tranche ferme représentait déjà plus de 10 millions d'euros. Les livraisons de ce contrat devraient s'effectuer sur quatre années.

 

Ce contrat, d'un montant global de 23,4 millions d'euros, est la plus importante commande de défense enregistrée par le groupe depuis sa création.

 

Une tranche additionnelle de cinq millions d'euros pourrait être également notifiée par la suite.

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 08:45
4e jour de l’intervention militaire au Mali: la France en tête

 

14 janvier 2013 par Jacques N. Godbout - 45enord.ca

 

Le Conseil de sécurité de l’ONU discute ce lundi 14 janvier du conflit au Mali et ses membres devraient faire part de leur soutien à l’intervention militaire de la France contre les islamistes qui contrôlaient le nord du pays de puis près de neuf mois et avaient, la semaine dernière commencé à progresser vers le sud.

 

16h32: L’Algérie ferme sa frontière avec le Mali.

 

16h40 Une trentaine de chars français et plusieurs transporteurs de troupe accompagné un hélicoptère  de la Force Licorne, déployée en Côte d’Ivoire depuis 2002 ont quitté la Côte d’ivoire pour se rendre au Mali.

 

16h47 Le ministre malien des affaires étrangères sur itélé: « Nous comptons sur les soldats français au sol et jusqu à la victoire ».

 

16h53 Le représentant de la France à l’ONU , Gérard Araud, déclare que, dès la fin de la crise, il sera impératif que le gouvernement maline établisse une feuille de route et entame des négociations.

 

17h06 « Nous prouvons aux  groupes armées du Nord, qu’il n’y a pas d’autre voie que la négociations.  » L’objectif est la négociation « , insiste Gérard Araud, l’ambassadeur de France à l’ONU, en terminant son point de presse à New-York.

Le but de ces consultations informelles à huis clos, qui se tiennent à partir de 15h00, heure de New-York à l’initiative de Paris, est d’informer les partenaires de la France quatre jours après le lancement de l’opération “Serval”. Il s’agit de la première réunion plénière du Conseil sur le Mali depuis l’intervention.

 

La France n’avait pas d’autorisation particulière à demander au Conseil et la base légale de son intervention n’est pas contestée par les 14 autres pays membres, puisque la résolution 2085 autorisait déjà le déploiement de 3 300 hommes au Mali pour reconquérir le Nord, aux mains des islamistes rebelles, mais il fallait d’abord former et entraîner les forces africaines qui seraient appelées à intervenir sur le terrain. Dans une déclaration jeudi soir, le Conseil de sécurité avait même pressé ceux qui le pouvaient de fournir à Bamako toute l’assistance nécessaire pour “réduire la menace représentée par les organisations terroristes et les groupes affiliés”.

 

Mais rien n’empêchait donc les pays prêts à intervenir à le faire, tout au contraire. Vu l’urgence de la situation, la France a donc décidé d’intervenir au mali avant qu’il n’y ait, pour ainsi dire, plus de Mali.

 

Le ministre des Affaires étrangères français a fait le point aujourd’hui, affirmant, en conférence de presse que « en intervenant au Mali, la France assume ses responsabilités internationales et remplit ses obligations internationales:

 


 

Le Conseil voudra savoir maintenant quelle pourrait être la durée de cette offensive, et dans quel délai les troupes africaines (de la force internationale) peuvent être en place. Pour l’instant, les responsables français ont déclaré que l’opération durera “le temps nécessaire”, évoquant “une question de semaines”.

 

Quant au déploiement autorisé par la résolution de l’ONU de la Mission internationale de soutien au Mali (Misma), cette force internationale, essentiellement composée de pays d’Afrique de l’ouest africaine, son déploiement effectif pour reconquérir le nord du Mali pourrait en effet prendre des mois, même si on tente de l’accélérer dans la mesure du possible.

 

La Russie, qui souligne souvent le danger de l’extrémisme islamiste et la Chine qui a des intérêts commerciaux et énergétiques en Afrique et pour qui la stabilité du continent africain est importante, ne devraient pas voir l’intervention française d’un trop mauvais oeil.

 

Quant à Washington, il déclare “partager l’objectif français d’empêcher des terroristes de bénéficier d’un sanctuaire dans la région” fournira à Paris un appui logistique et des drones de surveillance.

 

État des forces 

 

Les forces françaises de l’Opération Serval

  • 200 soldats de l’opération Épervier, qui étaient au Tchad, incluant un certain nombre de légionnaires, ont été transportés par avion à Bamako, la capitale malienne. Puis, une compagnie du régiment d’infanterie de marine basé à Auvours s’est rendu à Bamako le samedi 12 janvier.
  • Des hélicoptères de combat Gazelle du 4e régiment d’hélicoptère des forces spéciales, armés missiles anti-chars HOT et de canons de 20 mm. Le 4ème régiment est basé à Pau et dispose de 12 de ces hélicoptères.
  • Quatre chasseurs Mirage 2000D, basé au Tchad, et soutenu par deux ravitailleurs C135. Au total, la France dispose de deux aviosn de reconnaissance Mirage F1 CR, de six Mirage 2000D, 3 C135, un C130 Transall C160, qui était déjà déployé au Tchad dans le cadre de son opération Epervier.
  • Quatre avions de combat Rafale se sont aussi envolé le dimanche 13 janvier de leur base de Saint-Dizier pour le Mali où ils ont commencé à effectuer des bombardements le même jour.

Les 4 Rafales partent de Saint-Dizier:

 


 

Les alliés occidentaux

 

Du Royaume-Uni:

 

  • Deux avions C-17 pour transporter des troupes étrangères et du matériel militaire au Mali. Un C-17 est actuellement en France et l’autre est actuellement àla base de la Royal air force Brize Norton-en Angleterre.

Grande-Bretagne ne propose pas de troupes, mais Mark Simmonds, le ministre britannique pour l’Afrique, a déclaré que le personnel militaire britannique pourrait également être impliqué dans la formation de l’armée malienne.

 

La participation britannique au Mali est prévu pour durer une semaine, selon le ministre britanique des Forces armées Andrew Robathan Les seuls militaires britanniques au sol seront l’équipe au sol de l’avion de transpot C-17.

 

Des USA:

 

Des responsables américains ont indiqué qu’ils offraient d’envoyer des drones au Mali. Le ministre des Affaires étrangères français, Laurent Fabius, a déclaré que les États-Unis fourniront des services de communications et de l’aide pour le transport de troupes et de matériel.

 

Du Canada:

 

Le Canada enverra un C-17 Globe Master pour le transport pendant une semaine.

 

De l’Allemagne

 

L’Allemagne étudie un soutien logistique ou humanitaire

 

Et, pendant ce temps, comme noius le disions précécédemment, l’Union européenne accélère les préparatifs de la mission de formatioin des forces africaines au Mali (on parle maintenant de mi-février ou début mars).

 

Les Pays africains:

  • Le Burkina Faso enverra 500 soldatsMali and 500 autres pour verouiller la frontière nord. Les Burkinabés ont déjà, d’ailleurs, établi des postes de contrôle sur les routes qui au Burkina Faso qui mène à sa frontièr avec le nord du Mali. au Nord malienCheck points have also been set up in Burkina Faso on roads to it northern border with Mali.
  •  Le Nigéria envera 600 soldats, a annoncé le ministre des Affaires étrangères français le lundi 14 janvier
  • Le Sénégal enverra 500 soldats pour prendre part au combat.
  • Le Niger enverra 500 soldats Mali pour combattre les extrémistes.
  • Le Togo enverra 500 hommes
  • Le Bénin enverra 300 hommes
  • Le Ghana enverra 120 militaires, spécialistes du génie

Et le président nigérien Mahamadou Issoufou a déclaré que 500 soldats maliens qui s‘étaient repliés avec le colonel Alhaji Ag Gamou en 2012 au Niger face à l’avancée des islamistes dans le Nord du Mali pourraient reprendre le combat contre les djihadistes.

 

Pendant ce temps sur le terrain, les rebelles contre-attaquent

 

L’aviation française avait bombardé pour la première fois dimanche leurs positions dans le nord, à Gao et Kidal, au coeur des territoires jihadistes. Impossible, par contre, d’établir un bilan exact des pertes du côtés des islamistes, mais, dans la seule ville de Gao et sa périphérie, des sources parlent plus de soixante jihadistes tués au cours de bombardements français et des chefs de la rébellion auraient été tués ou blessés.

 

Les positions islamistes à Nampala, à une cinquantaine de kilomètres de Diabali, et un camp d’entraînement jihadiste à Léré, près de la Mauritanie, avait aussi été touchés dimanche par les frappes aériennes françaises

Ce lundi 14 janvier, des combattants djihadistes, menés par Abou Zeid, l’un des chefs d’Al-Qaïda au Maghreb (Aqmi), ont repris ce lundi 14 janvier la ville de Diabali, dans l’Ouest, près de la Mauritanie, dans une zone sous le contrôle des autorités maliennes, rapportait ce matin l’AFP.

 

L’armée mauritanienne s’est quant à elle redéployée lundi pour verouiller la frontière avec le Mali.

 

“Nous savions qu’il y aurait une contre-offensive vers l’ouest, d’autant plus que là se trouvent les éléments déterminés, les plus structurés, les plus fanatiques (…). Ils ont pris Diabali, qui est une petite commune, après des combats importants et après une résistance de l’armée malienne qui était insuffisamment dotée à ce moment précis”, a déclaré le ministre français de la Défense, Jean Yves le Drian sur la chaîne BFM-TV

 


 

Toujours ce lundi 14 janvier, le quartier général du Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) à Douentza, à 800 km au nord de Bamako, a été visé à son tour, mais les rebelles islamistes avaient déjà fui la ville.

 

Et, finalement, les Touaregs prêts à s’allier à la France

 

Les rebelles touareg du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) ont pour leur part déclarer être “prêts à aider” l’armée française à lutter contre les groupes islamistes armés du nord du Mali, en faisant “le travail au sol”, fort de leur “connaissance du terrain et des populations”.

 

Les Touaregs s’étaient emparés en janvier 2012 du nord du Mali, avant d’en être évincé peu après par les groupes islamistes armés. Très affaibli, les Touaregs s’étaient en décembre 2012 engagéà cesser les hostilités et à négocier avec le gouvernement malien.

 

 À lire aussi:

 

Intervention militaire au Mali, le Canada apportera son soutien logistique >>

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 20:48

photo-officielle-jean-yves-le-drian

 

14 janvier 2013 Jean-Pierre BEJOT - LA Dépêche Diplomatique - lefaso.net

 

Il l’avait dit, déjà, le samedi 5 août 2012, à Lorient, son fief politique, en marge du festival interceltique : une intervention militaire africaine était « souhaitable et inéluctable ». « La France n’a pas à prendre une initiative militaire au Mali, avait ajouté Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Elle souhaite que ce soient les forces africaines, en particulier celles de la Cédéao et, éventuellement, de l’Union africaine, qui prennent l’initiative […] La France la soutiendra et j’espère, l’Union européenne aussi ».

 

Il avait souligné alors : « il faut éviter par tous les moyens que cette partie du Mali devienne un ‘Sahélistan’ et les ingrédients sont en train de se rassembler pour qu’elle le devienne ». Le président François Hollande était alors bien plus dans la retenue. Le 14 juillet 2012, il avait considéré que c’était aux Africains de « déterminer » quand et comment intervenir militairement dans le Nord du Mali, tout en promettant la « solidarité » aux pays concernés.

 

Jean-Yves Le Drian, à l’instar de beaucoup de ministres du gouvernement Hollande-Ayrault, était bien plus, avant sa nomination comme ministre de la Défense, une tête d’affiche locale que nationale hors du cercle des « socialistes » mais, aussi, de celui des spécialistes des problèmes de défense. Il en rêvait, d’ailleurs, de ce portefeuille. Et Nicolas Sarkozy, qui le savait, le lui a proposé via Claude Guéant (à deux reprises dit-on) au nom de l’ouverture politique. Ce n’est donc qu’à la veille de ses 65 ans que celui qui a été vice-président de la commission de la défense nationale et rapporteur du budget de la marine nationale lorsqu’il siégeait à l’Assemblée nationale (1978-1991 et 1997-2007), président de la région Bretagne, autrefois emblématique maire de Lorient, s’est installé à l’hôtel de Brienne.

 

Né le 30 juin 1947 à Lanester, agglomération proche de Lorient (les deux villes sont séparée par le Scorff), dans le département du Morbihan, petit-fils de docker, fils d’un vendeur de pièces détachées d’automobiles (il appartient à une famille de « cathos de gauche » et sera enfant de chœur ; son père était premier adjoint de Lanester quand le fils s’est lancé en politique), Le Drian a milité au sein de l’UNEF puis de la JEC, la Jeunesse étudiante chrétienne (dont il sera président national), avant de rejoindre le PS en 1974 à l’occasion de la campagne pour la présidentielle qui a opposé Valéry Giscard d’Estaing à François Mitterrand.

 

Elève du lycée Saint-Louis de Lorient, en lettres sup au lycée de Cornouaille, agrégé d’histoire contemporaine, il enseignera à l’université de Rennes II avant d’être promu inspecteur général de l’éducation nationale. A 30 ans, il est adjoint au maire de Lorient ; à 31 ans (en 1978), il conquiert son premier mandat de député (avec le soutien du vieil instituteur SFIO – 70 ans – Yves Allainmat, député sortant, et de Pierre Mauroy) ; à 34 ans (en 1981), il devient maire de Lorient et le restera jusqu’en 1998. Il fera un court passage au gouvernement (Edith Cresson étant alors Premier ministre), en 1991-1992, au portefeuille de secrétaire d’Etat à la Mer.

 

Président de la région Bretagne depuis 2004, il renoncera à son mandat de député en 2007 pour se consacrer à sa région. Le Drian passe pour un « socialiste libéral » proche de Mauroy quand il a adhéré au PS, de Jacques Delors autrefois, du couple Hollande-Royal voici quelques années et de Hollande seul désormais (il a soutenu sa candidature dès les primaires socialistes).

 

La relation Le Drian-Hollande est ancienne. Elle a été initiée en 1979 par l’avocat (proche de Ségolène Royal) Jean-Pierre Mignard. Le Drian, Hollande, Royal, Mignard, avec Delors, Jean-Pierre Jouyet et Jean-Michel Gaillard, vont fonder Démocratie 2000 en 1985 se voulant les « transcourants » du PS. Après avoir raté le coche avec Royal en 2007 (auprès de qui il a joué le même rôle, pendant la campagne, qu’en 2012 auprès de Hollande), Le Drian semblait assuré d’obtenir l’hôtel de Brienne dès lors que Hollande serait à l’Elysée. Mais les visées de Pierre Moscovici sur le Quai d’Orsay, qui auraient contraint Hollande à caser Laurent Fabius à la Défense, ont bien failli ruiner ses ambitions.

 

Entré enfin à l’hôtel de Brienne, il est arrivé avec un plan d’attaque précis : rédaction d’un Livre blanc pour définir « notre stratégie de défense, les nouvelles menaces, les missions des forces armées et les priorités que la France doit élaborer, seule ou avec d’autres » ; adoption pour l’été 2013 de la loi de programmation militaire ; relance de l’Europe de la défense que « la nécessité impose » ; développement du partenariat industriel en matière d’armement (« Nous ne sommes pas des marchands [d’armes] mais des partenaires. Ce n’est pas qu’une figure de style »).

 

En 2011-2012, la France était en Afghanistan, en Côte d’Ivoire et en Libye. « Notre ensemble de défense était au ‘taquet’ et on ne pouvait pas poursuivre plusieurs opérations en même temps », dira Le Drian. La France a quitté l’Afghanistan, comme prévu, fin 2012 et se trouve engagée, aussitôt, au Mali. Dans une perspective qui est une constante chez Le Drian : le Sahel devient « un nouveau sanctuaire du terrorisme », qu’il appelle un « Sahélistan ». Dès son arrivée au ministère de la Défense, il affirmera au sujet d’AQMI : « On n’a pas assez mesuré les conséquences qu’aurait la disparition de Kadhafi et de certains de ses soutiens, les acheminements d’armes qui s’ensuivent et la disponibilité de certains acteurs » (entretien avec Nathalie Guibert – Le Monde daté du 7 juin 2012). Il précisera alors sa feuille de route : « Nous n’avons pas l’intention de revenir aux traditions d’ingérence. Il est indispensable que les organisations africaines agissent. C’est une fois qu’un mandat des Nations unies, sollicité par les organisations africaines, sera décidé, que nous apprécierons la manière dont la France, qui ne doit pas fuir ses responsabilités, s’associera militairement. Il est souhaitable que des initiatives soient prises rapidement. L’idéal serait que l’ensemble soit accompagné par l’Europe, ce serait une forme de responsabilisation vis-à-vis de l’Afrique ».

 

Le Drian va marteler que le Sahel « risque d’apparaître demain comme un sanctuaire du terrorisme, un nouvel Afghanistan miné par l’islamisme au cœur de l’Afrique » (entretien avec Bruno Fanucchi – Le Parisien du dimanche 8 juillet 2012). Il verra dans l’évolution de la situation en Afrique de l’Ouest l’opportunité pour Hollande de passer de la posture du « président normal » à celle de « président avec un grand P ». « Qu’il prenne la hauteur nécessaire, dira-t-il (Le Monde daté du 9 novembre 2012). Il faut qu’il gagne un peu en solennité et en dramatisation ». L’affaire malienne est aussi l’opportunité d’une « relance de l’Europe de la défense [qui] est une priorité du gouvernement ». « L’UE considère qu’il faut aider le Mali à éradiquer la menace djihadiste », disait-il, voici quelques semaines à peine (entretien avec François d’Alançon et Antoine Fouchet – La Croix du lundi 24-mardi 25 décembre 2012).

 

Hier (dimanche 13 janvier 2013), dans le « Grand Rendez-vous » d’i-télé et Europe 1 (avec les quotidiens Le Parisien et Aujourd’hui), Le Drian a dit : « Nous faisons de l’assistance à pays en danger », ajoutant : « Quand le président du Mali nous appelle pour dire au secours, on intervient ». Mais sa justification de l’intervention « française » (et non pas européenne) : « Si on n’était pas intervenu, il n’y aurait plus d’Etat malien […] C’est Bamako qui tombait deux ou trois jours après », pose la vraie question : à quel « Etat » malien profite cette intervention ? Questions subsidiaires : cette intervention inattendue, brusque, massive change la donne politico-militaire au Mali et en Afrique de l’Ouest, de la Méditerranée à l’Atlantique : qui a pris en compte ces bouleversements ? Cette « assistance à pays en danger », n’est-ce pas un remake de l’opération libyenne dont chacun dit, à commencer par Le Drian, que les « effets collatéraux » n’ont pas été pris en compte ? Où faudra-t-il que la France intervienne la prochaine fois ?

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 19:55

 

DCNS Logo et signature

 

14.01.2013 DCNS

  • Vincent Martinot-Lagarde, nouveau directeur du centre DCNS de Lorient
  • Anne Bianchi, nouvelle directrice des programmes des frégates FREMM
  • Pascal Le Roy, futur Président d’Itaguaï Construçoes Navais au Brésil

A compter du 14 janvier, Vincent Martinot-Lagarde prend les fonctions de directeur du centre DCNS de Lorient. Anne Grant Smith Bianchi le remplace comme directrice des programmes FREMM. Enfin, après trois ans et demi passés à la tête du centre DCNS de Lorient, Pascal Le Roy se prépare à prendre, au cours du 1er semestre 2013, la présidence d’Itaguaï Construçoes Navais au Brésil*.


Vincent Martinot-Lagarde débute sa carrière à DCNS en 1994 en tant qu’architecte naval des frégates Horizon. En 1996, il poursuit sa carrière au sein du Groupe en prenant la responsabilité du programme Sawari II (trois frégates pour l’Arabie Saoudite). En 2003, il devient Attaché d’Armement au sein de l’Ambassade de France à Washington et prend en charge le développement de la coopération franco-américaine dans le domaine naval. Puis il rejoint à nouveau DCNS en 2006 comme directeur d’une direction opérationnelle de l’ingénierie du Groupe à Cherbourg. En 2010, il prend la direction des programmes FREMM, lors de la mise à flot de la frégate Aquitaine. Vincent Martinot-Lagarde, 45 ans, est ancien élève de Polytechnique et de l’ENSTA et diplômé du Massachussetts Institute of Technology (MIT) et de la National Defense University (NDU).


Anne Bianchi a débuté sa carrière au sein du Groupe en 1996 en tant que responsable des systèmes d’information sur le programme des frégates Sawari II à Lorient. Puis elle s’envole pour le Cameroun en 2000 afin d’assurer le déploiement du système informatique de gestion du « Chad Export Program », un projet de développement des ressources énergétiques au Tchad. Trois ans plus tard, elle rejoint à nouveau DCNS et le programme Scorpene Malaisie pour devenir l’adjointe au directeur de programme Scorpène©. En 2004, elle rejoint l’Ingénierie du Groupe en tant que chef de projet plateforme Scorpene Malaisie. En 2009, elle est nommée représentante DCNS en Espagne lors de la phase d’essais et d’acceptation du deuxième Scorpène© Malaisie. Elle prend ensuite la direction d’une entité opérationnelle de l’ingénierie du Groupe. Anne Bianchi, 41 ans, est ancienne élève de Polytechnique et de l’ENSTA.


Pascal Le Roy débute sa carrière en 1987 en intégrant le centre DCNS de Nantes-Indret où il assure successivement les fonctions d’ingénieur responsable du développement de composants du système propulsif du SNLE Le Triomphant, chef de projet du système propulsif du Porte-avions Charles de Gaulle et chef du département d’Ingénierie des systèmes propulsifs. Puis il rejoint le centre DCNS de Brest en 1996 afin d’assurer la fin de la construction et les essais du porte-avions Charles de Gaulle. En 2000, il est nommé directeur des programmes en charge du projet des six frégates Delta à Lorient puis à Singapour avec transfert de technologie. En 2005, Pascal Le Roy devient directeur industriel du centre DCNS de Toulon, spécialisé dans le maintien en condition opérationelle des navires de la Marine nationale. En 2009, il prend la tête du centre DCNS de Lorient. Pascal Le Roy, 50 ans, est ancien élève de l’Ecole Polytechnique et de l’ENSTA.


DCNS : Sea the Future

 

DCNS est convaincu que la mer est l’avenir de la planète. Le Groupe invente des solutions de haute technologie pour la sécuriser et la valoriser durablement. DCNS est un leader mondial du naval de défense et un innovateur dans l’énergie. Entreprise de haute technologie et d’envergure internationale, DCNS répond aux besoins de ses clients grâce à ses savoir-faire exceptionnels et ses moyens industriels uniques. Le Groupe conçoit, réalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface. Il fournit également des services pour les chantiers et bases navals. Enfin, DCNS propose un large panel de solutions dans l’énergie nucléaire civile et les énergies marines renouvelables. Attentif aux enjeux de développement durable, le groupe DCNS est l’un des premiers acteurs de son secteur à avoir été certifié ISO 14001. Par ailleurs, DCNS s’est vu décerner le Trophée national de l’entreprise citoyenne sous le haut patronage du Président du Sénat français ; ce prix a été attribué au Groupe pour son programme de transmission du savoir Les Filières du Talent DCNS. Le Groupe compte 13 000 collaborateurs et réalise un chiffre d’affaires de 2,6 milliards d’euros.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:55

Mindef

 

Gennevilliers, le 14 janvier 2013 - safran-group.com

 

Jean-Paul Herteman, Président-directeur général de Safran et Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense, ont signé ce jour une convention de soutien aux PME dans le cadre du Pacte PME Défense initié par le gouvernement le 27 novembre 2012.

 

Avec cette convention, Safran s’engage à développer sa base industrielle et technologique de défense en s’appuyant sur les PME, à favoriser des relations équitables et partenariales avec elles (propriété intellectuelle etc.), à mieux les informer sur ses orientations et besoins, en particulier en matière de recherche et technologie (R&T) et d‘innovation ; et à contribuer à leur développement international. Sur ce point, Safran fera bénéficier ses PME sous-traitantes et fournisseurs sur les marchés nationaux de sa présence internationale dans plus de 57 pays. «  La supériorité incontestable qu’apportent les armées françaises sur le théâtre malien, c’est bien sûr au professionnalisme et au courage de nos militaires engagés que nous la devons. Mais c’est aussi à la qualité de nos équipements, et tout le mérite en revient à notre base industrielle de défense, des grands groupes comme Safran jusqu’aux PME sous-traitantes. Par ma visite aujourd’hui, je voulais apporter un témoignage à ces ingénieurs et ouvriers passionnés et de très haut niveau, et leur dire que je sais à quel point leur rôle est décisif, » a déclaré Jean-Yves Le Drian.

 

La signature s’est déroulée sur le site de Snecma à Gennevilliers. Berceau historique du Groupe, le site est spécialisé dans le domaine de la forge, la fonderie et l’usinage de pièces aéronautiques critiques à destination de marchés civils et militaires.

 

* * * *

 

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines Aérospatial (propulsion, équipements), Défense et Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie près de 60 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros en 2011. Composé de nombreuses sociétés, le groupe Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2011 un investissement de 1,3 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.

 

Pour plus d’informations, www.safran-group.com ; Suivez @SAFRAN sur Twitter

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:17

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

 

14.01.2013 Gouvernement militaire de Paris

 

Le général de corps d’armée Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, vous informe des honneurs militaires qui seront rendus au lieutenant Damien Boiteux le mardi 15 janvier 2013 en l’Hôtel national des Invalides, Paris 7e.

 

Le lieutenant Damien Boiteux a été mortellement blessé aux commandes de son hélicoptère,  le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval, consistant, en appui des forces maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le sud du Mali.

 

Une cérémonie intime d’honneurs militaires réservée à la famille et aux compagnons d’armes sera présidée par le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’arméede terre, à l’Hôtel national des Invalides à partir de 14h45.

 

Auparavant, le cortège funèbre passera sur le pont Alexandre III entre 14h30 et 14h45.

 

Une cérémonie nationale d’hommage, présidée par monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la défense, aura lieu ensuite aux Invalides à partir de 16h30.

 

En cette circonstance, le général de corps d’armée Hervé Charpentier invite le plus grand nombre de citoyens à manifester leur hommage et leur solidarité avec notre héros mort dans l’accomplissement de sa mission au service de la France dans une présence digne, silencieuse et fraternelle sur le pont Alexandre III, à partir de 14h15, puis dans la cour d’honneur des Invalides à partir de 16h00.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:00

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

14 January 2013 defenceweb (Reuters)

 

Just as its leaders were defining a new "hands-off" strategy for Africa, France has been thrust onto the front line of one of the continent's riskiest battlefields deep in the desert of Mali.

 

President Francois Hollande's backing of air strikes to halt Islamist rebels advancing on the capital Bamako raises the threat level for eight French hostages held by al Qaeda allies in the Sahara and for the 30,000 French expatriates living in neighboring, mostly Muslim states.

 

It could also trigger an attack on French soil. But, in what could be the biggest foreign policy decision of his presidency, Hollande bet that inaction bore a greater peril of producing a jihadist state like Afghanistan under the Taliban, Reuters reports.

 

"We must stop the rebels' offensive, otherwise the whole of Mali will fall into their hands - creating a threat for Africa and even for Europe," his foreign minister Laurent Fabius told reporters to justify backing Mali's dilapidated national army.

 

For months, military planners in Paris had been working on discreet and limited support for an African-led effort due later this year to try and drive Islamists out of France's ex-colony.

 

That scenario was swiftly overtaken on Thursday as rebels captured the central town of Konna that is a gateway towards Bamako 600 km (375 miles) further south.

 

With Mali's army impotent, Hollande ordered the first military strikes of his career. Now France has deployed 550 troops, C-160 transport aircraft, attack helicopters and has Rafale jets on standby the question is: where does it go from here?

 

HOLLANDE HAS WIDE BACKING - FOR NOW

 

The intervention came weeks after Paris conspicuously failed to rescue the incumbent leader in Central African Republic, another ex-colony, leaving President Francois Bozize no alternative but to accept a power-sharing pact with insurgents threatening to take over his mineral-rich state.

 

The Bozize snub was a sign that Hollande's government was banging another nail in the coffin of "Francafrique", the decades-old system under which Paris propped up African leaders aligned to French business interests.

 

Francafrique for years helped dictate the Africa strategies of French companies in the mining and energy sectors such as the oil giant Elf Aquitaine that became Total SA in 2003. Total's chief executive was quoted last year as saying he believed Francafrique was dead.

 

Hollande's government stresses that by entering Mali, France is not falling back into old habits.

 

Its presence is legitimized by U.N. resolutions mandating foreign intervention to support Mali forces and approval by the same African leaders irked in 2011 when France and Britain ordered NATO air strikes in Libya to oust Muammar Gaddafi.

 

The United States and Britain have also signaled backing, and even opposition French conservatives mostly say Hollande did the right thing. Shocking reports of public amputations in rebel-held northern Mali as tough shariah Islamic law is imposed will persuade many French voters the intervention was just.

 

But events on the ground could change that quickly.

 

While the Mali Islamists are a rag-tag army, they managed to recoup many of the arms that spilled out of Libya during its war and can inflict real damage including the downing of a French helicopter on the first day of strikes.

 

By going to help the Malian army, Hollande defied threats by the rebels' allies, al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), to kill the French hostages taken across the Sahara in past years.

 

As the failure of a French commando bid late last week to free a secret agent held in Somalia since 2009 shows, it will be very hard for him now to guarantee their safety.

 

"With this (Mali) intervention, the French president has shown he did not want to be taken hostage himself by the issue of the French hostages held by AQIM. That is an act of political courage," said Mathieu Pellerin, head of the Paris-based Centre of Strategic Intelligence on the African Continent (CISCA).

 

Hollande said he believed the secret agent had been killed during the abortive raid, an assertion which the Somalian al Shabaab insurgents deny.

 

REPRISALS RISK

 

With some of the rebel Malian fighters living side by side with their families, the further risk is of collateral damage that would drain domestic and foreign support for the action.

 

"If we jump in then we could have horrific images of children, women killed," said one French diplomatic source speaking before last week's events, noting how civilian deaths caused by NATO operations in Afghanistan damaged public support for the Western mission to dislodge Taliban Islamists there.

 

Fears will also grow of reprisals on the large expatriate French communities in neighboring Muslim countries such as Burkina Faso, Niger and Senegal.

 

"There are consequences, not only for French hostages, but also for all French citizens wherever they find themselves in the Muslim world," Sanda Ould Boumama, of the Malian insurgent group Ansar Dine, warned on Saturday.

 

But the real political game-changer for Hollande is the threat of an attack on French soil.

 

France is no stranger to such strikes, with eight killed during a wave of bombings of the Paris Metro in 1995 by Algeria's Armed Islamic Group (GIA), a guerrilla Islamist movement from which AQIM traces some of its lineage.

 

Home to Europe's largest Muslim population of some five million, France is acutely aware of the risk of radicalization after an al Qaeda-inspired gunman last March went on a killing spree in the southern city of Toulouse, killing seven.

 

Underlining that he takes the threat of attack seriously, Hollande on Saturday announced he was stepping up security measures on French transport and in public places.

 

BAPTISM OF FIRE

 

For now, France said its aim is not to begin an operation to take Mali's north back out of rebel hands. Hollande has stressed its exclusive goal is to prepare for a subsequent intervention to be led not by Paris but by the West African ECOWAS bloc.

 

French Defence Minister Jean-Yves Le Drian said on Sunday France was pursuing strikes on rebel targets and residents said its aircraft had even bombed the northern rebel stronghold Gao.

 

But Mark Schroeder, Africa-watcher for U.S.-based risk and security consultancy Stratfor, expected French troops largely to focus on holding the line in central Mali in coming weeks and wait for the operation to take on a more international feel.

 

"Behind that line, the European Union military training mission will come in and African forces will start to arrive," he said of troops from neighbors including Niger due to arrive from Monday to build a total force around 3,300 strong.

 

While that could help France wind down its exposure, CISCA's Pellerin said that would still depend crucially on the African-led coalition gaining the necessary size and strength to lead the fight to push back the rebels - not a given at this stage.

 

A rare dissenting voice, former foreign minister Dominique de Villepin - who led world opposition to the U.S.-led Iraq war in 2003 - warned France could get sucked into a conflict where military victory was hollow without political conciliation.

 

"It is time to break with a decade of lost wars," he said of wars in Iraq, Afghanistan and Libya which he argued merely created the grounds for future conflicts.

 

For Hollande, whose poll ratings are at record lows because of his hesitant leadership and failure to cut unemployment, Mali could emerge as his political crucible.

 

It was already diverting attention away from a mass march on Sunday in protest at his plans to legalize gay marriages, and meant that a late-night Friday deal between trade unions and employers on reforming the labor market went little noticed.

 

"This is not just any old baptism of fire," said Bruno Tertrais, head of research at Paris's Foundation for Strategic Research. "This is a baptism of fire in his very role as chief of the armed forces."

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

photo Ministère de la Défense

 

14.01.2013 Secrétariat ANOPEX

 

Le bureau communication du Général  Gouverneur militaire de Paris (GMP), nous informe que l' hommage sobre et solennel au passage du convoi funèbre du Lieutenant Damien BOITEUX aura lieu mardi 15 Janvier entre 14h15 et 14h45 sur le pont Alexandre III à Paris.

 

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, présidera à 16h30 la cérémonie d’hommage national au premier soldat français tombé au Mali à l’hôtel national des invalides.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:54

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

photo Ministère de la Défense

 

14.01.2013 Secrétariat ANOPEX

 

Le bureau communication du Général  Gouverneur militaire de Paris (GMP), nous informe que le retour de la dépouille du Lieutenant Damien BOITEUX, mort au combat au Nord MALI, aura lieu le mardi 15 janvier 2013 en début d'après-midi.

 

Le plan hommage sur le pont Alexandre III sera mis en œuvre.

 

Les détails de ce plan hommage, vous seront communiqués dès que possible

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 14:15

http://assets.digital.cabinet-office.gov.uk/government/uploads/system/uploads/image_data/file/6041/s300_SEF12-06559-015.jpg

 

14 January 2013 Ministry of Defence

 

The UK is to provide logistical military assistance to Mali in order to help control rebel and extremist groups in the north of the country.

 

On Saturday, 12 January, the British Prime Minister, David Cameron, spoke to President François Hollande of France about how the UK can support French military assistance being provided to the Malian government to contain rebel and extremist groups in the north of the country.

 

As a result of this, the UK has offered, at French request, 2 transport aircraft to help quickly transport foreign troops and equipment to the West African country.

 

The UK Prime Minister and the Foreign Secretary, William Hague, have confirmed that no British forces will be involved in a combat role at all.

An RAF C-17 in flight
An RAF C-17 in flight (stock image) [Picture: Sergeant Jack Pritchard, Crown Copyright/MOD 2002]

Speaking over the weekend, UK Foreign Office Minister Mark Simmonds said that the UK has been concerned, alongside the international community, about the situation in northern Mali for some time. He explained that the northern part of Mali is controlled by Al-Qaeda and other terrorist organisations, and that potentially poses a direct threat to the UK and regional stability.

 

Mr Simmonds said:

We’re working with the United Nations, where there have been 2 resolutions, and the African Union and ECOWAS, which is the African regional organisation, to provide both an immediate and a long term sustainable solution to the challenge that is faced in Mali.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:58

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14 janvier 2013 Guysen International News

 

L'Otan a salué lundi l'intervention militaire de la France pour arrêter les rebelles islamistes au Mali, pour laquelle elle dit n'avoir reçu aucune demande d'assistance de la part de Paris. "Il n'y a eu aucune demande, aucune discussion (au sein de l'Otan) sur la situation au Mali, l'Alliance en tant que telle n'est pas impliquée dans cette crise", a déclaré la porte-parole de l'Otan, Oana Lungescu. "Nous saluons les efforts de toute la communauté internationale pour appliquer les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies (sur le Mali) et l'action très rapide de la France pour repousser l'offensive des organisations terroristes", a-t-elle ajouté.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:55

FREMM frigate Aquitaine Nov 2011 (Photo DCNS)

 

 

14/01/2013 Par Krystell Veillard - France 3 Bretagne

 

La Marine Nationale réceptionne l'Aquitaine, première de ses onze frégates multi-missions, dont la construction avait démarré à Lorient fin 2007. Elle accoste ce lundi matin sur un tout nouveau ponton, à double niveau.

 

Un ponton innovant

 

La frégate Aquitaine rejoint ce lundi matin son nouveau ponton. Ce ponton FREMM est une ligne d’accostage innovante avec un double niveau. L’ensemble des réseaux passe sur le niveau inférieur, le réseau supérieur étant réservé à la logistique avec un accès permanent pour les camions et les grues routières permettant un chargement à bord de la FREMM plus rapide.

 

La frégate Aquitaine

 

La Frégate Aquitaine, furtive et truffée d'électronique, est le dernier né des bâtiments de surface de la Marine Nationale. Une frégate multi-missions dédiée à la protection de nos sous-marins.

 

Automatisation et rigueur budgétaire oblige, le nombre de marins a été réduit par 3 sur ce type de frégate. Ils sont passés à 108 au lieu d'environ 300 dans les navires ancienne génération.

 

Le nombre d'unités de ce programme militaire, mené en coopération, avec l'Italie a aussi été revu à la baisse : 11 navires en tout, à plus de 500 millions d'euros pièce, que l'industriel DCNS s'est engagé à livrer jusqu'en 2022.

 

L'Aquitaine qui débute un stage de mise en condition opérationnelle rejoindra en main prochain la base navale de Brest qui deviendra le port d'attache de 5 de ces frégates multi missions.

 

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 13:45

operation-serval-4

 

14/01/2013 Par Isabelle Lasserre, Service infographie du Figaro

 

INFOGRAPHIE- Paris veut à terme empêcher durablement les groupes terroristes de nuire.

 

Contrairement à l'intervention franco-britannique en Libye, la guerre déclenchée vendredi contre les islamistes au Mali a été préparée de longue date. Certes, le pouvoir politique français a semblé un temps tergiverser. Le tempo a été imposé par la nouvelle poussée des djihadistes vers le sud aux autorités françaises. Dans les états-majors, cependant, l'opération avait été planifiée à l'avance. Les militaires français savaient que Paris, cible désignée d'Aqmi (al-Qaida au Maghreb islamique) depuis plusieurs années, serait, malgré l'habillage politico-diplomatique autour de l'Union européenne et des forces africaines, en première ligne. Ils savaient aussi que la fenêtre météorologique permettant d'intervenir efficacement se refermerait en mars, avec le début de la saison des pluies.

Officiellement, la France intervient en soutien de l'armée malienne. Dans les faits, c'est elle qui depuis trois jours mène entièrement l'opération «Serval» destinée, selon Paris, «à stopper la menace terroriste». Avec des moyens conséquents. Des forces spéciales transportées à bord d'hélicoptères de combat pour donner l'assaut contre les colonnes islamistes. Des raids aériens menés par les Mirage 2000 et F1 basés au Tchad, dans le cadre de l'opération «Épervier». Des Rafale en alerte sur le territoire français. Des appareils de surveillance venus du Sénégal. Et l'arrivée à Bamako de plusieurs centaines de militaires prépositionnés en Côte d'Ivoire et au Tchad, pour protéger les ressortissants européens et contribuer à «stabiliser» la région. L'opération durera «le temps qu'il faut», a prévenu le ministre de la Défense. «Il y avait nécessité d'agir de manière rapide», a-t-il poursuivi. Si la France a pu réagir aussi efficacement, c'est parce qu'elle dispose encore de forces prépositionnées dans plusieurs capitales africaines.

Former des forces africaines

L'intervention est aussi la suite logique de l'opération libyenne en 2011. «Il ne s'agit en fait que de la deuxième bataille de la guerre en Libye», explique le général Vincent Desportes, ancien chef de l'École de guerre. D'une part parce que la conquête du Nord Mali s'est faite par des mercenaires revenus au pays après avoir combattu aux côtés de Kadhafi. D'autre part parce que les islamistes se sont armés en pillant les stocks d'armes libyens à la faveur du chaos qui a accompagné la chute du raïs.

 

carte des contingents africains devant intervenir en soutient a l intervention francaise au mali

 

La première étape de l'opération militaire, qui vise à bloquer la progression des colonnes armées venant du nord et infliger des destructions aux islamistes en donnant un grand coup de pied dans la fourmilière, se déroule bien, même si l'heure du bilan n'est pas encore venue. Les étapes ultérieures risquent en revanche d'être plus complexes. À terme, il s'agit en effet de permettre à l'armée malienne de reconquérir son intégrité territoriale et d'empêcher durablement les groupes terroristes de nuire. Or, la France n'a pas pour l'instant l'intention de mettre des troupes au sol pour le faire. «En aurait-elle l'intention, on peut légitimement se demander si elle en aurait encore les moyens», commente un officier. L'armée malienne est en déroute. Quant aux forces africaines qui ont commencé à se déployer dans la région et doivent être formées par des conseillers occidentaux, beaucoup doutent de leur efficacité face aux combattants surarmés et extrêmement déterminés d'Aqmi et de ses alliés, qui évoluent dans un désert deux fois grand comme la France. En dix ans, les forces occidentales n'ont pas réussi à former une armée capable de tenir tête aux talibans en Afghanistan.

Les Européens en retrait

«On a fait le plus facile. Il va maintenant falloir constituer une vraie force africaine capable de reprendre le nord du pays. Cette seconde étape sera longue. Mais elle est indispensable. Car si on se contente de repousser les islamistes vers le nord, ils s'éparpilleront, dans le désert ou dans les pays voisins, avant de revenir», prévient le général Desportes.

Dans cette affaire, la France surfe sur un consensus, international et national. Mais aura-t-elle suffisamment de force pour mener la guerre jusqu'à son terme? Tout en soutenant l'opération et en offrant un soutien logistique et des moyens de renseignements, les États-Unis ont choisi de rester dans l'ombre. Pour l'UMP Arnaud Danjean, président de la sous-commission défense du Parlement européen, l'intervention était «nécessaire et légitime». Il regrette cependant que les pays européens ne participent pas davantage à l'effort, «alors que le processus d'une mission européenne dans le Sahel est acté depuis des semaines…»

 

 

LIRE AUSSI:


» Pourquoi la France a passé la vitesse supérieure au Mali

 

» À Bamako, entre espoir et inquiétude

 

» La France entre en guerre au Mali

 

» Comment l'armée française a évité une déroute au Mali

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 06:33

Rafale photo2 Sirpa Air

 

13/01/2013 Par Claudine Crenn - champagne-ardenne.france3.fr (-Avec AFP)

 

Quatre avions de Chasse Rafale, qui ont décollé ce matin de Saint-Dizier (52), ont frappé sur le sol malien. Ils ont détruit des camps d'entraînement et des dépôts logistiques des groupes armés.

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a précisé dans un communiqué : 

"Cette mission a été effectuée par quatre Rafale qui ont décollé de France et qui viennent renforcer le dispositif aérien français". "L'aviation de chasse française a visé et détruit ce dimanche plusieurs cibles" dans le nord du Mali "à proximité de Gao".

Selon le ministre, "des camps d'entraînement, des infrastructures et des dépôts logistiques constituant les bases arrière des groupes terroristes" ont notamment été détruits.

Au Mali, la France a déployé plusieurs centaines de ses soldats sur le terrain. L'aviation française a frappé au nord de la ligne qui divise le sud du pays de la zone contrôlée depuis le printemps par les islamistes. Les Rafale de la BA 113 partis de Haute-Marne ce matin sont postés à N'djamena au Tchad. Ces avions de combat pourraient intervenir en cas de besoin supplémentaire d'appui aérien sur le continent africain.

 

BA 113 à Saint-Dizier en Haute-Marne :

Dotée de deux escadrons de Chasse Rafale, soit une cinquantaine d’avions, le rôle de cette base militaire est de participer aux fonctions stratégiques de la Défense et de la sécurité nationale. Elle assure des missions de dissuasion, de protection d’intervention et procède à la formation de nombreux équipages. Sur le site de Saint-Dizier, environ 2000 personnes y travaillent, relevant de différents commandements.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:55

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/01/02/1841007231.jpg

 

13.01.2013 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

 

Demain lundi, à 11h30, à Brest, la frégate multi-missions Aquitaine réalisera le premier accostage sur son nouveau ponton FREMM. Cliquer ici pour lire mon post du 26 juillet sur ce ponton.

 

Le ponton FREMM est une ligne d’accostage innovante avec un double niveau. L’ensemble des réseaux passe sur le niveau inférieur, le réseau supérieur étant réservé à la logistique avec un accès permanent pour les camions et les grues routières permettant un chargement à bord de la FREMM plus rapide.

 

aquitaine.jpgLe ponton FREMM a été construit au bassin numéro 4 de la base navale en 2012 sous la maitrise d’oeuvre du service d’infrastructures de la défense. L’ensemble de la ligne d’accostage, un musoir et un quai, a été définitivement mis en place début juillet 2012.

 

Cette installation été suivie d’une période de mise en place des réseaux puis d’essais. La ligne d’accostage mesure 160 m (3250 m3 de bétonont été nécessaire pour sa construction) et le musoir fait 20 m de hauteur et 14 m de diamètre.

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