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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:55

Assemblée nationale française.svg

 

12/01/2013 Le Point.fr

 

La présidente PS de la commission de la Défense de l'Assemblée, Patricia Adam, réclame plus largement les budgets "nécessaires" à de telles interventions.

 

Les députés voudront connaître les conditions exactes de l'intervention armée au Mali et vérifier sa légalité, a jugé samedi la présidente PS de la commission de la Défense de l'Assemblée, Patricia Adam, réclamant plus largement les budgets "nécessaires" à de telles interventions.

 

À la question de savoir quelles seront les questions posées au Parlement, Patricia Adam a répondu par téléphone à BFMTV : "Comme on le fait toujours, d'abord avoir l'exactitude des conditions dans lesquelles se sont exercées les interventions et vérifier la légalité de nos interventions." Aucun vote n'aura lieu à l'Assemblée nationale, mais "lundi soir, réunion à Matignon avec tous les responsables des deux assemblées et, mardi, auditions en commissions" de l'Assemblée nationale et du Sénat, a précisé le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, samedi sur son compte twitter.

Les Européens attendus au tournant

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a répété samedi avoir téléphoné dès vendredi soir aux responsables de tous les partis politiques, de l'opposition comme de la majorité, et qu'il recevrait lundi les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat ainsi que les présidents de groupes politiques et ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux assemblées.

 

Soulignant les travaux sur le Livre blanc pour la défense et sur la loi de programmation militaire, la présidente de la commission de l'Assemblée a appelé samedi à "consacrer les moyens nécessaires à l'intervention de nos forces". "Les budgets qui vont être consacrés à la défense doivent permettre d'intervenir en toute sécurité pour les hommes qui interviennent et pour la sauvegarde des populations concernées", a poursuivi cette élue du Finistère. Sur l'intervention militaire au Mali, "j'espère que d'autres pays européens nous rejoindront rapidement, les Britanniques se sont exprimés sur ce sujet", a ajouté Patricia Adam. "On a des contacts régulièrement - également au niveau du Parlement - pour que ce soit l'Europe qui intervienne, même si, au Mali, les forces prépositionnées de la France permettaient d'intervenir plus facilement", a-t-elle précisé.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 12:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/la-fremm-aquitaine-c-jeanjacqueslebail/2133403-1-fre-FR/la-fremm-aquitaine-c-jeanjacqueslebail.jpg

 

11/01/2013 Marine nationale

 

Courant janvier, la Frégate Européenne Multi-Missions (FREMM) Aquitaine quittera son port-base de Brest afin de réaliser des essais à la mer. Cette période permettra d’éprouver le système de combat de la frégate en Atlantique avec le concours de moyens extérieurs (sous-marin d’attaque, Caïman Marine, avions de patrouille maritime et avions de chasse embarquée) et la présence à bord des industriels ainsi que de représentants de la Direction Générale de l’Armement et de la CPPE.

 

À la série d’essais menée au large de Brest succèdera une phase d’entraînement à proximité de Toulon. Outre la solennité d’une première escale de FREMM dans le port de Toulon (programmée à la fin du mois), l’Aquitaineprofitera de son passage dans la zone pour expérimenter son système de lutte anti-sous-marine dans les eaux hivernales de la mer Méditerranée, qui présentent des caractéristiques différentes de l’Atlantique du point de vue de la détection sous la mer, et effectuer des tirs de vérification technique au large du site de l’Ile du Levant.

 

Cette phase d’expérimentation et d’évaluation des nombreux capteurs et senseurs que compte le système de combat de la FREMM Aquitaines’inscrit dans le cadre de la vérification des capacités militaires du bâtiment.

 

Cette phase doit conduire à l’Admission au Service Actif (ASA) de la frégate au sein de la Marine nationale attendue normalement avant la fin de 2013. La phase de vérification des capacités militaires d’un bâtiment de combat inclut également son déploiement de longue durée : une période à la mer effectuée loin et longtemps, en équipage, afin de mettre à l’épreuve l’unité et ses systèmes et de garantir son meilleur niveau d’appropriation par les marins.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 11:12

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/deces-militaires-et-honneurs/lieutenant-damien-boiteux/2134423-1-fre-FR/lieutenant-damien-boiteux.jpg

 

12/01/2013 Armée de Terre

 

Le 11 janvier 2013, lors de la première phase de l’opération Serval consistant, en appui des forces armées maliennes, à stopper l’avancée des groupes djihadistes vers le Sud du Mali, le Lieutenant Damien BOITEUX du 4e régiment d’hélicoptères des Forces spéciales a été mortellement blessé alors qu’il était aux commandes de son hélicoptère.

 

Né le 24 novembre 1971, le lieutenant Damien BOITEUX aura servi la France durant 22 ans.

 

A 19 ans, il s’engage le 1er janvier 1991 en qualité d’élève sous-officier à l’école nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent. A l’issue d’une brillante formation initiale, il rejoint l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre de DAX le 5 août 1991. Il est nommé sergent le 1er avril 1992.

 

Breveté pilote, il est affecté au 1er régiment d’hélicoptères de combat de Phalsbourg le 9 juin 1992. Sportif et enthousiaste, il progresse rapidement, c’est un jeune sous-officier consciencieux, discipliné et appliqué. Il s’impose déjà comme un pilote doué puis comme un chef de bord d’hélicoptère d’attaque atteignant rapidement un excellent niveau. Il est promu maréchal des logis-chef le 1erjuillet 1999 et est admis dans le corps des sous-officiers de carrière le 1er décembre suivant.

 

Le 1er août 2000, il est appelé à servir en qualité de moniteur à l’école d’application de l’aviation légère de l’armée de Terre de DAX. D’un naturel calme et mesuré, il tire son ascendant d’un comportement et d’un esprit militaire remarquables. Instructeur de talent et pétri de nombreuses qualités pédagogiques, il maîtrise parfaitement l’exercice de sa fonction d’instructeur. Il est promu adjudant le 1er avril 2004.

 

Le 1er août 2005, il rejoint le 6e régiment d’hélicoptères de combat de Margny les Compiègne. Très disponible, il se porte volontaire pour suivre les stages lui permettant d’évoluer en milieu opérationnel. Il retrouve ainsi rapidement sa place en escadrille de combat.

 

Le 1er juillet 2007, il est sélectionné pour rejoindre le détachement de l’aviation légère de l’armée de Terre des opérations spéciales (DAOS) de Pau. Elément moteur de l’escadrille, il est une force de proposition crédible et écouté de ses chefs comme de ses pairs. Son sens du commandement et son fort potentiel l’amènent tout naturellement au recrutement officier. Nommé aspirant le 30 juin 2008 puis sous-lieutenant le 1er octobre suivant, il s’impose sans peine dans l’exercice du commandement.

 

Le 1er août 2009, le DAOS devient 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales. Officier particulièrement aguerri, il est promu lieutenant le 1er octobre de la même année. Il s’illustre par son sens tactique élevé dans la préparation des missions et ses qualités de chef de patrouille et de moniteur Gazelle hors pairs. Spécialiste des interventions en milieu désertique de jour comme de nuit, il sert de manière remarquable au sein des forces spéciales.

 

Le lieutenant BOITEUX a effectué de nombreuses missions extérieures aux cours desquelles son dévouement et sa volonté de réussite ont été remarquées : Djibouti en 1993, l’ex-Yougoslavie en 1998, la République de Côte d’Ivoire en 2005, 2007 et 2009, à nouveau Djibouti en 2008 et 2009, la Mauritanie en 2010 et le Burkina-Faso en 2010, 2011 et 2012.

 

Il était titulaire de la médaille de l’aéronautique, de la médaille d’outre-mer avec agrafe « République de Côte d’Ivoire », d’une citation à l’ordre du régiment avec attribution de la médaille d’or de la défense nationale avec étoile de bronze et de la médaille d’or de la défense nationale avec agrafe « aviation légère » et « missions d’assistance extérieure ».

 

Agé de 41 ans, pacsé et père d’un enfant, il a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France.

 

Dès l’annonce de son décès, le président de la République a présenté à sa famille et à ses proches ses plus sincères condoléances. Son action a contribué à arrêter l'avancée des forces terrestres vers Mopti et restera dans nos mémoires. Il a également salué le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

L’armée de Terre, profondément unie dans la peine, partage le deuil des proches et des camarades du Lieutenant Damien BOITEUX.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 19:19

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12.01.2013 Par LIBÉRATION.FR

L'essentiel. A la manœuvre diplomatique depuis des mois sur le dossier malien, tout en assurant qu’il n’engagerait pas de troupes au sol ni même de pilotes de bombardiers, Paris s’est décidé, vendredi, à entrer en action.

La situation s’était brusquement détériorée, ces derniers jours, avec l’avancée vers le sud et Bamako des groupes islamistes qui contrôlent le nord du pays. Cette région est depuis avril 2012 un sanctuaire pour les groupes islamistes armés dont Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), Ansar Dine et le Mujao (Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest).

 

La France compte 6.000 ressortissants dans la région de la capitale malienne Bamako.

Pour le Mali, la France s’est engagée seule jusqu'à présent avec des moyens aériens - et peut-être terrestres - non précisés. Washington a indiqué étudier l’hypothèse de participer à l’opération avec des drones et des avions sans pilote pouvant être dotés de missiles. Plusieurs Etats d’Afrique de l’Ouest ont aussi autorisé l’envoi immédiat de troupes.

 

18h15. L’Algérie exprime son soutien «sans équivoque» aux autorités de transition maliennes et condamne fermement «les attaques des groupes terroristes» contre des régions du centre du Mali, déclare le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, à la veille d’une visite prévue dimanche à Alger du Premier ministre malien, Diango Cissoko.

 

17h55. François Hollande réunira à l’Elysée un nouveau Conseil de défense, à 15 heures dimanche, au surlendemain du début de l’intervention de l’armée française au Mali pour repousser les groupes islamistes armés progressant vers le sud du pays. 


17 heures. Le Niger annonce l'envoi de 500 soldats au Mali.15h45. Le Burkina Faso va déployer un bataillon de 500 hommes. Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne pour l’Afrique de l’Ouest.

 

15h30. Le Premier ministre britannique, David Cameron, salue l’intervention militaire française au Mali, se disant «profondément inquiet de l’avancée récente des rebelles qui élargit le champ d’action des groupes terroristes». «Cette évolution montre la nécessité de faire urgemment des progrès pour faire appliquer les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU au Mali et s’assurer que l’intervention militaire est menée parallèlement à un processus politique inclusif qui conduit à des élections» dans ce pays du Sahel, ajoute-t-il dans un communiqué.

 

15 heures. François Hollande préside à l'Elysée le conseil de Défense consacré au Mali. Y participent les ministres Jean-Yves Le Drian (Défense), Laurent Fabius (Affaires étrangères), Manuel Valls (Intérieur), le chef d'état-major des armées, Edouard Guillaud, et le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité nationale, Francis Delon. A l'issue de la réunion, le Président doit prononcer une brève allocution, puis rencontrera le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, à 19 heures pour évoquer la position européenne sur l’intervention au Mali.

 

14 heures. Le président malien par intérim, Dioncounda Traoré, a remercié François Hollande pour l’intervention militaire de la France. Les deux dirigeants ont fait «un point précis sur les opérations militaires». Le président malien a reporté sa visite à Paris prévue initialement mercredi. Hollande a également eu, ce matin, un nouveau contact téléphonique avec le président de la Cédéao, Alassane Ouattara, qui lui a confirmé que les moyens de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest seraient mobilisés dans les meilleurs délais pour intervenir au Mali. Et le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a appelé le chef de l’Etat français pour lui confirmer l’engagement prochain de ses troupes, selon l’Elysée.

 

13h35. L’armée malienne fait état d’«une centaine de morts» parmi les islamistes à Konna. Après y avoir mené, vendredi, une contre-attaque réussie avec l’aide d’alliés français l’armée malienne tente de reconquérir cette ville du centre du Mali située à plus de 700 km de Bamako, qui était tombée jeudi aux mains des jihadistes. Le lieutenant Ousmane Fané, de l'état-major de la région des combats, assure à l’AFP, contrôler «totalement la ville».

Des témoins joints par l’AFP affirment, de leur côté, avoir vu «des dizaines de corps» d’islamistes à Konna, «au moins 46» selon une source sécuritaire régionale. Un habitant a décrit des corps d’hommes portant des tuniques arabes et des turbans, mais aucun en uniforme militaire.

 

12h20. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, assure à la presse que l'intervention militaire française au Mali et l'opération commando de la DGSE menée en Somalie, qui se serait soldée par la mort de l'otage français, Denis Allex, sont «totalement déconnectées». «Il n'y a pas de lien, d'autant plus que l'intervention française au Mali n'était pas, comme vous le savez, programmée, développe-t-il. Aucun lien, malheureusement, une conjonction dans le temps.»


Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian (à droite) en conférence de presse à Paris, le 12 janvier.

 

12h15. L'opération menée au Mali a été baptisée «Serval», du nom d’«un petit félin du désert», indique l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des Armées. Il précise qu’il y a un commandement au «niveau tactique», basé au Mali, et un «stratégique, à Paris, aux côtés du ministre de la Défense et du président de la République».

Midi. La France a mené vendredi des raids hélicoptères «contre une colonne terroriste» se dirigeant vers deux villes du sud du Mali. Au cours de cette opération, un soldat français a été mortellement blessé, annonce Jean-Yves Le Drian. 

Il s’agit du lieutenant Damien Boiteux du 4e régiment d’hélicoptères de combat (RHC) de Pau qui a été évacué de la structure médicale la plus proche avant de succomber à ses blessures. Selon la Défense, il a été tué par un tir d’arme légère d’un combattant islamiste alors qu’il se trouvait dans un hélicoptère Gazelle. Ce raid, mené vers 16h vendredi, a permis, selon lui, «la destruction de plusieurs unités» terroristes et «stoppé leur progression».

 

 

Le ministre de la Défense explique par ailleurs à la presse que des unités françaises étaient déployées à Bamako, capitale du Mali, depuis la veille au soir, en particulier pour «assurer la sécurité de nos ressortissants». «Le renforcement [de ces unités] est en cours, et le dispositif devrait rapidement comporter plusieurs compagnies. Ce sont donc quelques centaines de soldats français qui sont engagés», complète le ministre.

 

11h55. François Hollande annule son déplacement à Marseille, compte tenu de la situation au Mali sur laquelle un conseil de Défense a été convoqué à 15h à l’Elysée.

 

11h55. L'armée malienne attaque les «dernières poches de résistance» des islamistes à Konna. «Les hélicoptères ont frappé les véhicules des jihadistes qui se sont dispersés dans la nature. L'armée nettoie la ville», raconte un source militaire malienne. Un membre de l'état-major de l'armée à Mopti, la plus grande ville de la région, commente: «Nous contrôlons la situation. Aujourd’hui, ça va être décisif.»

 

11h45. Le Nigéria annonce qu’il a envoyé au Mali une équipe technique de l’armée de l’air et le futur commandant de la force africaine engagée dans l’offensive. «Il ne s’agit pas de combattants, il s’agit d’une équipe technique», insiste le porte-parole de la présidence nigériane.

 

11h25. Dans une courte allocution télévisée depuis Matignon, Jean-Marc Ayrault souligne la nécessité de l’intervention française «pour stopper la menace terroriste». Le Premier ministre rappelle qu’il recevra lundi les présidents de l’Assemblée et du Sénat ainsi que les présidents de groupes politiques et ceux des commissions des Affaires étrangères et de la Défense des deux assemblées. «Dans le cadre de la Constitution, l’article 35 conduit le gouvernement à informer dans les trois jours le Parlement dans ce type d’intervention », dit-il.

 

11h05. Le président du comité de soutien à deux otages français enlevés au Mali en 2011 dit son soutien à l’intervention des forces spéciales. «On va me prendre pour un fou car le bilan (de l’opération en Somalie) est lourd (...) mais mon problème, c’est de me poser la question de ce qu’on peut faire. Je suis pour la diplomatie et le dialogue, mais a-t-on encore des possibilités de dialoguer avec Aqmi?», répond à l’AFP Pascal Lupart, qui préside le comité de soutien à Philippe Verdon et Serge Lazarevic (photo), enlevés le 24 novembre 2011 au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Le sort des huit Français enlevés dans la zone par des groupes islamistes reste un sujet crucial.

 

7h35. L'épouse de Francis Collomp, enlevé au Nigéria le 19 décembre par un groupe islamiste, a reçu, vendredi soir, un appel du Quai d’Orsay. C’est la soeur d’Anne-Marie Collomp qui rapporte cet appel à l'AFP et fait part de l'«angoisse» de la famille. «Ma soeur a reçu un appel du Quai d’Orsay pour lui dire qu’il faut garder confiance et que son mari n’est pas au Mali. Elle était en pleurs quand elle m’a appelée pour me raconter cela.»


Francis Collomp, 63 ans, ingénieur travaillant pour l’entreprise Vergnet spécialisée dans les énergies renouvelables, a été enlevé dans le nord du Nigéria, le 19 décembre par une trentaine d’hommes armés. Le rapt a été revendiqué par le groupe islamiste Ansaru qui l’a justifié par la préparation d’une intervention militaire française au Mali. Le groupe «est sans doute en lien avec Aqmi (Al-Qaeda au Maghreb islamique) ou les groupes islamistes qui sont aujourd’hui au Mali», avait dit François Hollande après l’enlèvement.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:52
Mali : l’Alat en première ligne

en vol de jour à bord d’une Gazelle Viviane.

Visibilité excellente, vulnérabilité maximale. 

(photo MinDefFR)

 

12.01.2013 par Frédéric Lert (FOB)

 

On s’était familiarisé avec Nijrab, Tagab puis Brega, Bengazi… A chaque année son théâtre d’opération et sa géographie nouvelle. Voici donc venir Konna et Mopti sur l’atlas des guerres françaises. Ces villes placées au centre du Mali, à l’exacte limite entre le sud et le nord du pays, sont à présent les points focaux de l’opération Serval qui a pour but d’arrêter l’offensive djihadiste.

 

Des moyens français ont été positionnés à Mopti dans la nuit du 10 au 11 janvier. Certaines informations parues dans la presse font état de huit rotations de Transall. Dans le même temps, des hélicoptères étaient mis en place à Ouagadougou, au Burkina Faso voisin. C’est de cette ville qu’est parti un premier raid français hier dans l’après-midi, pour stopper une offensive rebelle partie de Konna en direction de Mopti.

 

Un coup d’œil rapide sur une carte montre qu’il y a environ 200 km de Ouagadougou à la frontière malienne. Ajoutez une centaine de kilomètres pour aller de la frontière à la zone des combats, entre Konna et Mopti. Un raid direct au départ de la capitale ne passe pas en terme d’autonomie : les hélicoptères ont donc bénéficié d’une zone de ravitaillement avancée, proche du Mali. Les Gazelle utilisées par l’Alat, et en l’espèce le 4ème RHFS (Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales) disposent d’une autonomie d’environ 1h30 en ordre de combat. Ce qui laisse donc, déduction faite de l’aller-retour, et à condition de décoller au plus près de la frontière, une demi-heure de « playtime » au maximum sur la zone des combats.

 

L’intervention des hélicoptères aurait été décisive pour casser la dynamique ennemie et les rebelles auraient reculé « de plusieurs dizaines de kilomètres » selon des sources maliennes. Reste que cette intervention s’est faite de jour selon les informations officielles, ce qui s’est sans doute payé par le décès d’un pilote, le lieutenant Damien Boiteux du 4ème RHFS. Agé de 41 ans, le lieutenant Boiteux était très expérimenté, avec à son actif de multiples opex au Kosovo, en Bosnie et en Côte d’Ivoire. Le ministre évoquait une blessure par balle tandis que certaines sources font état d’un éclat qui lui aurait sectionné l’artère fémorale alors que son hélicoptère était déjà engagé sur le chemin du retour, après le raid.

 

Envoyer les Gazelle de jour contre une colonne fortement défendue est une décision qui ne peut se justifier que dans l’urgence. Rappelons ici en deux mots que la Gazelle comme son nom l’indique, est à l’origine un appareil pacifique, conçu pour le transport « corporate », qui a effectué  son premier vol en 1967. Séduite par sa rapidité et sa manœuvrabilité, et faute de mieux, l’Alat en a fait par la suite la clef de voûte de ses capacités d’attaque. La Gazelle est un appareil rapide, bien adapté au vol à très basse hauteur, mais n’offrant aucune protection à son équipage. Celui-ci est assis face au danger, dans sa bulle de plexiglas, avec pour seule protection le gilet pare-balle et la visière du casque Gueneau… Sans influence sur les munitions de 7,62 à 23 mm dont disposent les rebelles maliens…

 

Le 4ème RHFS dispose d’une douzaine de Gazelle de deux modèles différents : les SA341 équipées d’un canon de 20mm et les SA342 « Viviane » mettant en œuvre le missile HOT. Les deux types d’hélicoptères seraient engagés dans les combats, avec sans doute une prééminence accordée à la Viviane. Celle-ci peut à priori décocher ses missiles à distance de sécurité mais elle doit pour cela se découvrir et s’exposer en demeurant en stationnaire une vingtaine de secondes, le temps que le missile filoguidé frappe sa cible.

 

Pour réduire cette vulnérabilité, l’Alat privilégie le combat de nuit pour lequel a été conçu le viseur Viviane. La quasi totalité des entraînements, et particulièrement au sein du 4ème RHFS, se fait après le coucher du soleil. Ce mode opératoire a parfaitement réussi en Libye : face à des ennemis solidement armés, les Gazelle ont accumulé plusieurs dizaines de raids sans recevoir un seul impact. Mais en Libye, l’Alat maîtrisait tous les paramètres de son intervention, ce qui n’a sans doute pas été le cas pendant ce premier raid malien.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:24

DGSE logo

 

12/01/2013 Opérations

 

Paris, le 12 janvier 2013

 

Dans la nuit du 11 au 12 janvier 2013, la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE) a mené une opération de vive force visant à libérer Denis Allex, militaire retenu en otage en Somalie depuis le 14 juillet 2009.

 

Denis Allex avait été enlevé à Mogadiscio alors qu’il effectuait une mission officielle d’assistance auprès du Gouvernement Fédéral de Transition (GFT).

 

Face à l’intransigeance des terroristes, qui ont refusé pendant trois ans et demi toute négociation, et qui retenaient Denis Allex dans des conditions inhumaines, une opération a été planifiée et mise en œuvre.

 

Le commando de la DGSE a fait face d’emblée à une forte résistance. Au cours de l’assaut, des combats violents ont eu lieu. Denis Allex a été abattu par ses geôliers, et en tentant de libérer leur camarade, deux soldats ont perdu la vie.

 

Par ailleurs, 17 terroristes ont été tués au cours des combats.

 

Les familles des victimes ont été informées. Le Ministre de la Défense leur adresse ses plus sincères condoléances et s’associe à leur douleur.

 

Il apporte son total soutien aux personnels de la DGSE dont il salue le courage et le remarquable travail.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 18:21

photo-officielle-jean-yves-le-drian

 

12/01/2013 Ministère de la Défense

 

CONFERENCE DE PRESSE DU MINISTRE DE LA DEFENSE, JEAN-YVES LE DRIAN  12 JANVIER 2013 – 11H00

 

Je viens devant vous ce matin avec le chef d’état-major des armées dans une situation de gravité. La France est engagée dans un combat sans merci contre le terrorisme, où qu’il se trouve. Ces dernières heures, nos Armées et nos services spécialisés ont été engagés sur deux théâtres.

 

Je vais commencer par le Mali.

 

Les forces armées françaises ont mis en œuvre dès hier après-midi le mandat du Président de la République, pour répondre à la demande d’aide du Président malien et lutter contre l’agression d’éléments terroristes venant du Nord du Mali. Le Président de la République m’a demandé de vous informer régulièrement. Je reviendrai devant vous autant que nécessaire.

 

La situation au Mali est grave. Elle s’est détériorée rapidement ces derniers jours. Les groupes terroristes, profitant des délais inévitables pour la mise en œuvre des décisions internationales, ont lancé une offensive vers le Sud du pays, qui vise clairement à déstabiliser le Mali dans son ensemble.

 

C’est la sécurité de la région, de la France, de l’Europe, qui est en jeu. La menace, c’est la mise en place d’un Etat terroriste à portée de l’Europe et de la France, pris en main par des groupes qui nous visent explicitement depuis des années, à commencer par AQMI. C’est ce qui nous a déterminés à agir depuis plus de six mois maintenant.

 

Il fallait réagir, avant qu’il ne soit trop tard, pour permettre à la stratégie définie par les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, les décisions des institutions africaines et de l’Union européenne, d’être pleinement mise en œuvre. L’objectif des terroristes est évidemment d’empêcher cette stratégie de se développer. Ils n’y parviendront pas.

 

Nous sommes déterminés à les en empêcher, dans le cadre strict de la légalité internationale. Nous agissons en soutien des forces armées maliennes, avec trois grands objectifs :

 

-         arrêter l’offensive en cours des groupes terroristes et djihadistes ;

 

-         empêcher ces groupes de nuire plus avant et de mettre en péril la stabilité du Mali ;

 

-         sécuriser nos ressortissants et ceux de nos partenaires, en particulier de nos partenaires européens.

 

Je veux souligner ici la qualité du travail de nos services de renseignement. Il a permis de détecter les préparatifs d’une offensive importante, organisée et coordonnée par Ansar Eddine, AQMI et le MUJAO, selon deux axes, vers les villes de Mopti et de Diabali. Des concentrations importantes de véhicules ont été repérées.

 

Je veux ainsi saluer, en cet instant, l’engagement de l’armée malienne au combat, à Konna, jeudi 9 janvier, dans des combats durs et intenses, qui ont duré plus de cinq heures et ont fait de nombreux morts et blessés. C’est d’abord pour soutenir les soldats maliens, exposés au feu des groupes terroristes, que nous sommes intervenus.

 

Comme l’a dit le Président de la république, face à une telle agression, menaçant l’existence même de cet Etat ami, le Mali, il était en effet devenu indispensable de le renforcer. Le Président Traoré nous l’a très officiellement demandé, avec le soutien de tous les chefs d’Etat de la zone sahélienne.

 

La France a très rapidement envoyé une première unité à Mopti / Sévaré pour soutenir l’Etat-major tactique et les unités combattantes maliennes. Elle avait pour mandat de soutenir d’emblée les opérations de l’armée malienne.

 

Hier, vendredi 11 janvier, le Président de la République a autorisé l’utilisation de nos moyens aéromobiles et aériens.

 

Ceux-ci ont d’abord ciblé une colonne d’éléments terroristes se dirigeant vers Mopti et Sévaré, après avoir pris Konna. Ce raid d’hélicoptères, mené en appui des armées maliennes dans la région vers 16h00, a permis la destruction de plusieurs unités et stoppé leur progression vers la ville. La colonne d’éléments terroristes a dû se replier.

 

Dans ce combat intense, l’un de nos pilotes, le Lieutenant Boiteux, du 4èmeRHC de Pau, a été mortellement blessé. Il a été évacué vers la structure médicale la plus proche avant de succomber à ses blessures. Je veux rendre ici hommage à sa mémoire et saluer son engagement.

 

Je partage la douleur de sa famille et de ses proches. Le lieutenant Boiteux est mort pour la France, pour défendre notre sécurité, nos libertés.

 

Des frappes aériennes sont intervenues cette nuit et ce matin, sur plusieurs objectifs, dans les zones de concentration et de pénétration des éléments terroristes. Elles ont été conduites par nos moyens Epervier du Tchad, où nous disposons d’un dispositif qui a été renforcé. Il comprend aujourd’hui des Mirage 2000, des Mirage F1 et les moyens de ravitaillement et de renseignement qui y sont associés. Nos moyens de chasse de métropole, en particulier les Rafale, sont également en alerte.

 

L’ensemble de ce dispositif doit contribuer à stopper la progression des groupes terroristes et djihadistes, qui menace la stabilité de tout le Mali. Je peux d’ores et déjà vous dire que ces différentes actions ont permis de détruire des véhicules à Konna, ainsi qu’un PC et des moyens abrités dans des hangars dans la région de Konna.

 

Parallèlement, ordre a été donné de déployer de premières unités françaises à Bamako dès hier soir pour contribuer à la protection de Bamako et assurer la sécurité de nos ressortissants. Leur renforcement est en cours. Le dispositif devrait rapidement comporter plusieurs compagnies. Ce sont donc quelques centaines de soldats français qui sont engagés.

 

Nous poursuivrons ces actions aussi longtemps que nécessaire. Notre détermination à lutter contre le terrorisme est totale. La France fera tout ce qu’elle peut pour aider les Maliens à combattre les groupes djihadistes qui sont passés à l’offensive ces derniers jours.

 

Ce sont les mêmes que ceux qui détiennent nos otages. Nous poursuivrons tous nos efforts et mobiliseront tous nos canaux pour obtenir la libération de tous nos otages.

 

J’en viens au deuxième théâtre. Comme vous le savez, Denis Allex, un agent de la DGSE, a été enlevé en Somalie le 14 juillet 2009. Il effectuait alors une mission officielle à Mogadiscio destinée à prêter assistance au gouvernement fédéral de transition.

 

Les services français, au premier rang desquels bien évidemment la DGSE, ont recherché pendant trois ans tous les moyens permettant de négocier la libération auprès du Shebab Al islami qui le détenait. Le Shebab al islami est l’un des groupes terroristes liés à Al Qaeda. Comme vous le savez, Denis Allex était de surcroît détenu dans des conditions parfaitement inhumaines.

 

Après un travail intense de recherche que je tiens ici à saluer, le service a détecté l’emplacement où il était gardé. Dès lors, il était impératif d’autoriser la planification et la mise en œuvre d’une opération d’envergure. La France ne ménagera jamais aucun moyen pour obtenir la libération de tous ses otages.

 

Mais il s’agit cependant, on le savait, de missions extrêmement dangereuses qui mettent inévitablement en péril la vie de l’otage. Nous le savions.

 

La nuit dernière, le commando de la DGSE, transporté sur place dans une très grande discrétion, a pénétré jusqu’au lieu de la détention. Là, il a fait face immédiatement à une très forte résistance. Des combats d’une grande violence se sont déroulés, au cours desquels, tout donne à penser que, malheureusement, Denis Allex a été abattu par ses geôliers. Au cours de cette tentative de libération de leurs camarades, un soldat a perdu la vie et un soldat est porté disparu.

 

Par ailleurs, et cela vous montre l’intensité de notre engagement, 17 terroristes du Shebab ont été tués.

 

Les familles de nos soldats, qui sont aujourd’hui dans la souffrance, ont été informées de la situation, en particulier l’épouse de Denis Allex, que j’ai rencontrée plusieurs fois personnellement. Je tiens à adresser ici mes plus sincères condoléances aux familles.

 

Je m’associe à leur douleur et j’apporte à tout le personnel de la DGSE mon total soutien en soulignant et saluant leur remarquable travail et leur courage.

 

Mesdames et messieurs, notre engagement contre les groupes terroristes qui menacent de s’installer au Mali et d’en faire un Etat où le terrorisme aurait libre cours va se poursuivre. Nous sommes déterminés à rétablir les conditions permettant la mise en œuvre de la stratégie définie par le Conseil de sécurité.

 

En ce moment même, nos moyens aériens sont engagés, des unités convergent vers ce théâtre. Nous poursuivrons notre soutien aux Maliens aussi longtemps que nécessaire.

 

Le Président de la République a convoqué aujourd’hui à 15h00 un Conseil de Défense pour évaluer la situation.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:55

Mali-Infographie-front RFI 12012013

 

 

12 Janvier 2013 Jean-Dominique Merchet

 

Un officier français a été tué hier après-midi au cours d'un raid d'hélicoptères de combat contre les combattants islamistes dans le secteur de Konna. Il s'agit du lieutenant Boiteux, du 4ème régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4ème RHFS) de Pau, une unité relevant du COS. Le raid, mené par des hélicoptères Gazelle, armées de canon et de missiles Hot, a été pris à partie par les islamistes avec des armes d'infanterie. La Gazelle est un engin léger et pas blindé.  Blessé, l'officier a été transféré à l'hopital de Mopti où il est décédé.  Les hélicoptères engagés sont basés à Ouagadougou, capitale du Burkina, dans le cadre du déploiement du dispositif Sabre. Hier ils ont été engagés à partir d'une base avancée à la frontière du Burkina et du Mali, côté burkinabé.

 

Déclenchée hier, l'opération militaire française a reçue le nom de Serval, un petit félin du désert, comme l'a précisé le chef d'état major des armées.

 

Un petit élement du Commandement des opérations spéciales (une vingtaine d'hommes, semble-t-il) a été déployé hier à Sévaré, pour y renforcer ce qui reste du dispositif militaire malien  - notamment l'état-major tactique commandé par le colonel Dako.

 

Vers 16 heures, un raid d'hélicoptères a permis de stopper la progression d'une colonne ennemie qui se dirigeait vers Mopti depuis Konna. Mopti est la première grande ville en pays bambara, alors que Konna est encore en zone touareg. La zone des combats est donc la frontière entre les deux Malis, celui du nord et celui du sud. Les rebelles semblent avoir reculé de "plusieurs dizaines de kilomètres", selon le chef d'état-major des armées.

 

Dans la soirée et la nuit, des raids aériens ont été menés par l'armée de l'air, à partir de la base de N'Djaména, impliquant des Mirage 2000D, Mirage F1 CR, un ravitailleur en vol et des Atlantique 2 de la Marine. Des véhicules et un PC ont été détruits. Les opérations aériennes sont toujours en cours.

 

Les forces françaises n'ont pas été impliquées dans des combats au sol, assure-t-on à l'état-major. Plusieurs compagnies d'infanterie vont être dépechées à Bamako pour contribuer à la stabilité et à la sécurité. 6000 ressortissants français vivent dans le pays. Une compagnie, du 2ème REP semble-t-il, serait arrivée hier soir.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:55

Gazelle sa 342 l1 credits Sirpa Terre

 

12/01/2013 Par SudOuest.fr, avec AFP

 

Le lieutenant Damien Boiteux du régiment "hélicoptères des forces spéciales" a été mortellement blessé lors des combats contre les islamistes

 

Un soldat français a été tué vendredi lors des raids par hélicoptères menés car les terroristes islamistes de l'Aqmi au Mali.

 

Il s'agit du lieutenant Damien Boiteux du régiment d'hélicoptères de combat de Pau, 4e RHFS (hélicoptères des forces spéciales). C'est le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian qui l'a annoncé ce samedi lors d'une conférence de presse consacrée aux interventions militaires au Mali et en Somalie.

Ce raid a été mené "vers 16h00" et "en appui de l'armée malienne a permis la destruction de plusieurs unités" terroristes et "stoppé leur progression", a affirmé Jean-Yves Le Drian indiquant que "dans ce combat intense, l'un de nos pilotes (...) a été mortellement blessé".

 

Un communiqué publié sur le site de l'Elysée salue sa mémoire :  "C’est avec une vive émotion que le Président de la République a appris le décès au Mali du lieutenant Damien Boiteux, chef de bord d’un hélicoptère du 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau. Le chef de l’Etat adresse à la famille et aux proches du défunt ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur. Il salue le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

Jean-Yves Le Drian, a indiqué que des unités françaises étaient déployées à Bamako, capitale du Mali, depuis la veille au soir en particulier pour "assurer la sécurité de nos ressortissants".

 



Vendredi, la contre-attaque de l'armée malienne, appuyée par des appareils militaires aériens français, est partie de Sévaré, localité à 70 km au sud de Konna, dotée du plus important aéroport de la région de Mopti (centre) d'où ils islamistes voulaient partir à la conquête du sud du Mali sous contrôle gouvernemental.

 

"Les hélicoptères ont frappé les véhicules des jihadistes qui se sont dispersés dans la nature. L'armée nettoie la ville", a indiqué l'armée malienne.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 13:46

Drapeau-Francais-en-berne-source-LignesdeDefense.jpg

 

12 Janvier 2013 Elysée.fr

 

C’est avec une vive émotion que le Président de la République a appris le décès au Mali du lieutenant Damien BOITEUX, chef de bord d’un hélicoptère du 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales de Pau.

 

Le chef de l’Etat adresse à la famille et aux proches du défunt ses sincères condoléances et s’associe pleinement à leur douleur.

 

Il salue le courage et le dévouement de nos soldats engagés aux côtés des forces maliennes contre les mouvements terroristes.

 

Son action a contribué à arrêter l’avancée des forces terrestres vers Mopti et restera dans nos mémoires.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 11:55

IHEDN

 

12.01.2013 IHEDN

 

Ces 9 et 10 janvier, l’IHEDN a organisé un séminaire pour les  « Collaborateurs parlementaires ».
En relation avec le Sénat, l’Assemblé nationale et le Parlement européen, ce séminaire de deux jours permet de sensibiliser les collaborateurs parlementaires aux questions de défense qu’ils sont amenés à traiter avec leurs élus.

 

Discours de clôture du général Jean-Marc Duquesne, directeur de l’IHEDN

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 11:33

DGSE logo

 

12/01/2013 Le Figaro.fr avec agences

 

Le ministère de la Défense a annoncé aujourd'hui que l'otage français en Somalie, Denis Allex - sans doute un pseudonyme - , a été tué la nuit dernière "par ses géôliers".

 

Le ministère confirme par ailleurs qu'une opération s'est tenue pour tenter de libérer l'otage. Au cours de cette opération, 2 soldats français et 17 "terroristes" ont été tués.

 

Les islamistes somaliens avaient plus tôt annoncé l'échec d'une opération française la nuit dernière en Somalie pour tenter de faire libérer l'otage.

 

Officiellement en Somalie pour «assister» et «conseiller le gouvernement somalien», Denis Allex avait été enlevé par un groupe islamiste le 14 juillet 2009 dans un hôtel de Mogadiscio. Un de ses collègues de la DGSE, enlevé le même jour en sa compagnie, avait réussi à s'évader fin août 2009. Les Chebab affirmaient qu'ils étaient censés réunir des renseignements pour la France au profit des «forces de la croisade» en Somalie.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 19:16

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/maj-regiments-et-unites/4e-regiment-de-chasseurs/1135819-2-fre-FR/4e-regiment-de-chasseurs.jpg

photo Armée de Terre

 

11 jan 2013 - http://alpesdusud.alpes1.com

 

Hautes-Alpes - A peine arrivé, peut être déjà reparti… Alors que le Président de la République et Chef des Armées, François Hollande, a annoncé ce vendredi que la France s’engagera au Mali, le 4ème Régiment de Chasseurs basé à Gap pourrait être projeté fin mars. Le Mali, un pays qui rencontre actuellement une poussée de l’offensive des groupes armés islamistes dans le nord du pays. « J’ai décidé que la France répondra, aux côtés de nos partenaires africains, à la demande des autorités maliennes. Elle le fera strictement dans le cadre des résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies et elle sera prête à arrêter l’offensive des terroristes si elle devait se poursuivre. C’est une exigence de solidarité et de responsabilité », a expliqué François Hollande.

 

L’alerte guépard sera effective donc fin mars, avec 5 000 soldats français, dont vraisemblablement environ 250 militaires du 4ème RCh. Et ce pour six mois, jusqu’à fin septembre. « Le 4ème RCh est le régiment blindé de la brigade d’intervention  d’urgence montagne de l’armée française. Nous sommes dans une logique d’urgence. Aucun soldat ne sait réellement ce qu’il va faire dans 2-3 mois », explique sur Alpes 1 le Colonel Hervé de Courrèges, chef de corps du 4ème Régiment de Chasseurs, invité d’Alpes 1 Live ce vendredi.

 

La préparation va donc s’engager : « Il s’agit de maîtriser ses savoir faire de base, c'est-à-dire pour nous se servir de nos engins blindés », précise le Colonel. Un exercice plus facile au vu de l’implication du 4ème RCh en Afghanistan : « Évoluer dans un milieu aussi  difficile que les montagnes nous permet d’être assez aisé dans l’engagement dans des environnements plus faciles comme le Mali avec un relief beaucoup moins accidenté », conclut-il.

 

A noter que les soldats du 4ème RCh, engagés en Afghanistan, sont tous rentrés au printemps dernier. Une vingtaine a été blessée durant les cinq ans d’opération dans les Vallées de la Kapisa et de la Surobi. Dont une dizaine suivie psychologiquement.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 17:55

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

11/01/2013 Par Guillaume Steuer - air-cosmos.com

 

Les drones Harfang de l'armée de l'Air, qui pourraient jouer un rôle crucial dans les prochaines heures en soutien des opérations au-dessus du Mali, vont bénéficier d'une endurance accrue sur ce théâtre d'opérations. Les aviateurs ont en effet qualifié une nouvelle configuration de l'appareil permettant d'améliorer significativement son endurance.

 

Jusqu'alors, les Harfang pouvaient gagner en masse en volant sans leur radar SAR/MTI, qui n'a que rarement servi en conditions opérationnelles. En revanche, le carénage destiné à protéger ce dernier ne pouvait pas être démonté, impactant d'autant la traînée du drone.

 

Désormais, une nouvelle configuration "lisse" a été validée. Elle existait déjà pour les Heron israéliens, dont le Harfang est directement dérivé, mais n'avait pas été qualifiée pour emploi opérationnel sur les drones français. Elle substitue une "plaque" ventrale au bossage qui servait jusqu'alors à protéger le radar.

 

"Ainsi équipés, les Harfang pourraient théoriquement rester jusqu'à 26 heures en l'air au-dessus du Mali, contre 24 heures actuellement", précise un connaisseur du système. Car en plus de cette réduction de la traînée, les conditions climatiques au Sahel devraient permettre de s'affranchir de l'emport de glycol, qui est normalement utilisé pour le dégivrage de l'appareil, comme cela a été le cas en Afghanistan.

 

En Libye, l'endurance était grandement diminuée par plusieurs facteurs, dont de forts vents de face, et la nécessité de conserver des réserves de carburant non négligeables afin de pouvoir respecter les "créneaux" attribués pour l'atterrissage sur un aéroport civil fréquenté comme celui de Sigonella en Sicile. Une contrainte qui devrait être absente du théâtre sahélien, puisque les Harfang opèreront depuis le terrain de Niamey, plateforme peu fréquentée.

 

Pour plus de détails sur les conditions d'emploi des Harfang depuis le Niger, ne ratez pas notre dernier numéro d'Air&Cosmos, en kiosques aujourdhui.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:55

LH Ellipse photo LH Aviation

 

09/01/2013 Par Guillaume Steuer - air-cosmos.com

 

Le LH10 manque d'une référence nationale pour s'imposer à l'export

 

Auditionné le 19 décembre par la commission de défense de l'Assemblée nationale, Christophe Rémy, président du conseil d'administration de LH Aviation, concepteur du petit monomoteur léger LH10 Ellipse, en a profité pour pousser un vrai "coup de gueule" contre la Direction générale de l'armement. Désireuse d'exporter son LH10 (dont une version de surveillance armée est en cours de développement) à l'international, la société déclare ne pas disposer d'un soutien suffisant de la part des autorités étatiques.

 
Tout au long de l'année 2012, LH Aviation n'a pas réussi à obtenir d'autorisation d'exportation pour son appareil, malgré une demande formulée en mars dernier. C'est donc par l'intermédiaire de TDA, filiale de Thales partenaire dans le développement du LH10 "armé", que l'appareil a pu être présenté dans les salons aéronautiques. "Sans le soutien de ces grands groupes, comment voudriez-vous que nous exportions?" s'interroge Christophe Rémy.
 
Autre problème de taille pour le soutien de cet appareil innovant: "l'absence de référencement par l'armée de française, qui constitue un frein majeur à l'exportation des PME". Le LH10 a en effet raté une belle opportunité en France avec le contrat CFAMI, pour lequel Cassidian a été choisi afin de fournir des Cirrus SR20/22 au profit des élèves pilotes à Salon de Provence. Alors que l'armée de l'Air s'était montrée intéressée par la solution de LH Aviation et que, selon Christophe Rémy, "tous les opérationnels considéraient que c’est l’appareil qu’il leur faut pour la formation ab initio des pilotes", ce sont finalement les Cirrus qui ont été choisis.
 

 

LH-10 Elipse - photo LH-Aviation

LH-10 Elipse - photo LH-Aviation

 
 
Et d'ajouter : "par magie, alors que les opérationnels de l’armée française voulaient un avion biplace, la société qui remporte le marché propose un avion à quatre places. D’un seul coup, en plus des pilotes, on a décidé de former les opérateurs. Il a donc été acheté des avions chinois et nos pilotes seront formés sur des Cirrus. L’avion est dix fois plus bruyant que celui de LH, alors même que l’appel d’offres exigeait un appareil silencieux, il est plus cher et son coût d’exploitation est deux fois supérieur. L’argent public va donc servir à créer des emplois en Chine. Alors que les opérationnels demandaient un biplace, par quel miracle se retrouve-t-on avec un avion à quatre places, d’autant que le Cirrus ne passe pas les vrilles, ce qui est quand même fort de café pour un avion de formation ?"
 
Christophe Rémy précise qu'un nouvel appel d'offres est en cours pour équiper "un pays étranger de la zone méditerranéenne" d'une capacité similaire. Le patron explique : "il semble que la France ait choisi un avion allemand (sans doute un Grob, ndlr) mais il est trois fois plus cher que le LH et deux fois plus en coût d’exploitation. En outre, LH va être conduit à soumissionner avec un pays étranger et si l’entreprise est sélectionnée, cela ne sera donc pas avec son propre pays."
 
Afin d'obtenir ce précieux label qu'est la référence nationale, le patron de la société se dit prêt à mettre la main à la poche. "Notre priorité serait que l’armée française accepte de tester l’un de nos avions", précise Christophe Rémy, "sachant que nous sommes prêts à en assumer le coût. C’est l’argument principal que nous pourrions mettre en avant auprès de nos clients. En outre, l’obtention des autorisations administratives ne doit plus prendre dix mois afin que nous puissions embaucher, concrétiser nos ventes et développer l’entreprise."
 
Cliquez ici pour lire le texte complet de l'audition.
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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:55

Jean-Bernard Lévy

 

11.01.2013 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Chez Thales, les premières impressions sont plutôt bonnes suite à l’arrivée de Jean-Bernard Lévy à la tête du groupe électronicien français, qui a remplacé Luc Vigneron à la fin du mois de décembre. Le dialogue avec les syndicats, difficile, voir stoppé sous la précédente présidence a repris, l’ex-patron de Vivendi a déjà rencontré quatre organisations syndicales. Le nouveau patron de Thales qui vient de présenter ses vœux aux salariés, a fait bonne impression selon des sources concordantes. Jean-Bernard Lévy a devant lui plusieurs défis. Le premier sera de rétablir un climat social serein et apaisé. Il devrait aussi présenter une nouvelle réorganisation du groupe d’ici février. Si son équipe n’est pas encore constituée, Jean-Bernard Lévy s’affiche et travaille étroitement avec Patrice Caine, qui a pris un bureau en face du sien. Ce jeune polytechnicien, qui n’a pas encore de fonction définie, joue clairement le rôle de bras droit. Entré chez Thales il y a près de 10 ans, Patrice Caine connait bien la boutique et a su se faire apprécier, il était Directeur Général de Thales Communication & Security.

 

C’est donc « une vraie rupture avec l’ère Vigneron » qui semble se profiler selon des propos de certains salariés de Thales. Une rupture qui devrait se traduire par la nomination d’un Directeur des Ressources Humaines, un poste supprimé par l’ancien PDG qui l’avait rattaché aux Opérations. Lors de ses vœux, les propos de Jean-Bernard Lévy de « vision et de stratégie partagée » semblent avoir fait mouche.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:55

porte-avions-charles-de-gaulle

 

11/01/2013 Mer et Marine

 

Le porte-avions de la Marine nationale a débuté à Toulon une indisponibilité pour entretien intermédiaire (IEI). Cet arrêt technique, qui doit durer jusqu’en juillet, doit permettre de redonner du potentiel au bâtiment, qui va bénéficier d’une visite de ses différentes installations, notamment la propulsion, ainsi que du traitement de certaines obsolescences. Alors que les travaux préparatoires à cette IEI ont débuté le 20 décembre, lorsque le Charles de Gaulle a quitté le quai Milhaud 6 pour s’amarrer à proximité des bassins Vauban, son passage en cale sèche est légèrement retardé. Un incendie, à priori d’origine accidentelle, a en effet détruit le 30 décembre le tableau de commande de la station de pompage de la forme dans laquelle le porte-avions doit entrer. Si les pompes permettant de vider et d’assécher le bassin n’ont pas été endommagées, le tableau de commande doit être réparé et l’ensemble de l’installation inspecté, d’autant qu’il s’agit d’accueillir un bâtiment à propulsion nucléaire, ce qui implique des mesures de sécurité drastiques. La mise en cale sèche du Charles de Gaulle devrait, finalement, intervenir fin janvier, soit environ deux semaines après la date initialement prévue.

 

Comportant 5000 lignes de travaux, cet arrêt technique, mené sous la maîtrise d’œuvre de DCNS, titulaire du contrat de maintien en condition opérationnelle du porte-avions, fera intervenir, en plus des équipes du groupe, une centaine d’entreprises sous-traitantes. Quelques 500 marins de l’équipage du Charles de Gaulle participent également au chantier.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 12:55

FREMM frigate Aquitaine Nov 2011 (Photo DCNS)

 

11/01/2013 Mer et Marine

 

Livrée en décembre à la Marine nationale, la première frégate multi-missions réalisée par DCNS va appareiller de Brest à la fin du mois dans le cadre de la vérification de ses capacités militaires (période appelée précédemment Traversée de Longue Durée – TLD), étape préalable à son admission au service actif. Avant de partir à l’étranger, l’Aquitaine va d’abord passer par Toulon, où elle sera en escale du 1er au 4 février. La frégate réalisera depuis la base navale varoise différents essais, notamment au niveau de ses moyens de guerre électronique.

 

Cette première escale d’une FREMM à Toulon coïncidera avec le lancement des grands travaux d’aménagement de l’îlot Castigneau, qui accueillera dans les prochaines années ces frégates de nouvelle génération. Quatre sisterships de l’Aquitaine, les Provence, Languedoc, Auvergne et Alsace, seront en effet basées en Méditerranée, de même que les deux FREDA, version antiaérienne de la FREMM, qui clôtureront ce programme pour sa partie française (11 frégates). L’aménagement de l’îlot Castigneau représente un chantier majeur pour la base navale. Du fait du tirant d’eau des nouvelles frégates, plus conséquent que celui des bâtiments actuellement positionnés dans cette partie de l’arsenal, d’importants travaux de dragage vont être entrepris. Une opération qui s’annonce délicate dans la mesure où le site devra être dépollué, notamment des bombes de la seconde guerre mondiale encore présentes au fond du port. Mais il faudra également extraire les nombreux débris métalliques résultant du sabordage de la flotte, en novembre 1942 et enfouis dans la vase.

 

Une « TLD » qui va conduite la frégate jusqu’aux Amériques, et même à Cuba

 

Concernant l’Aquitaine, après son passage à Toulon, le bâtiment débutera donc sa première grande navigation outre-mer. L’occasion de tester le matériel en conditions opérationnelles, en zones chaudes comme en eaux très froides, mais aussi d’en profiter pour présenter cette nouvelle frégate à des clients potentiels. C’est pourquoi le programme d’escale tient compte du nécessaire soutien à l’exportation de la Marine nationale en faveur de l’industrie française. Ainsi, l’Aquitaine sera, en février, à Casablanca, le Maroc étant le premier client international de la FREMM, dont un exemplaire, construit à Lorient par DCNS, doit être livré cette année à la marine royale. La frégate française se rendra ensuite à Rio de Janeiro, la France proposant au Brésil d’adopter le design FREMM dans le cadre de son futur programme (PROSUPER) de renouvellement de sa flotte de surface. Après cette visite brésilienne, l’Aquitaine sera en mars à Carthagène (Colombie) puis normalement à La Havane, cette escale à Cuba devant constituer une première pour une unité française de premier rang depuis de nombreuses années. La frégate, qui s’arrêtera aussi probablement aux Antilles, partira ensuite pour les Etats-Unis, d’abord un Norfolk, puis à New York, avant de rejoindre le Canada (Halifax), auquel la FREMM est également proposée par DCNS.  Le mois d’avril s’achèvera pour les marins français à Saint-Pierre et Miquelon, avant la transatlantique retour qui les mènera à Reykjavik, en Islande, ultime étape avant le retour à Brest de l’Aquitaine. Ce programme demeure, évidemment, soumis aux impératifs opérationnels et autres aléas conduisant parfois à des modifications d’itinéraires.

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/general-stephane-abrial-commandant-supreme-allie-transformation/1963904-1-fre-FR/general-stephane-abrial-commandant-supreme-allie-transformation.jpg

 

Paris, le 7 janvier 2013 safran-group.com

 

Stéphane Abrial, général d’armée aérienne français, rejoint Safran en tant que Conseiller auprès de Jean-Paul Herteman, Président-directeur général du Groupe. Sa nomination est effective à compter du 2 janvier 2013.

 

Stéphane Abrial, 58 ans, est ingénieur de l’École de l’air de Salon-de-Provence (promotion 1973), breveté de l’Ecole supérieure de guerre aérienne, diplômé de l’United States Air Force’s Air War College à Montgomery (Alabama, Etats-Unis) en 1992, ancien auditeur de l’IHEDN.

 

Stéphane Abrial commence sa carrière en tant que pilote de chasse en 1977. En 1981, il part en Allemagne, à Neubourg-sur-le-Danube, où il est pilote de chasse puis commandant d’escadrille au sein de la Luftwaffe. De retour en France en 1984, il devient commandant en second puis commandant d’un escadron de chasse à Dijon. En 1988, il est nommé chef du détachement de transformation sur Mirage 2000 du premier escadron de l’armée de l’air grecque à Tanagra (Grèce), puis chef des opérations, commandant en second puis commandant de la 5ème escadre de chasse d’Orange, à la tête de laquelle il participe en 1991 aux opérations pour la libération du Koweït.

 

En 1992, Stéphane Abrial est nommé adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de l’air, à Paris, puis adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major des armées en 1995.

 

En 1996, il devient officier de l’état-major international de l’OTAN, à Bruxelles, en tant que responsable de la transformation de la structure militaire intégrée. En 2000, il est nommé adjoint au chef d’état-major particulier du Président de la République à Paris, puis en 2002, il devient chef du cabinet militaire du Premier ministre. En 2005, il prend le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes avant d’être nommé en 2006 général d’armée aérienne et chef d’état-major de l’armée de l’air.

 

En septembre 2009, les 28 nations de l’OTAN le nomment Commandant Suprême Allié pour la Transformation à Norfolk (Virginie, États-Unis) ; il est ainsi le premier officier non-américain à devenir Commandeur stratégique de l’OTAN. Il conserve ces fonctions jusqu’au 28 septembre 2012 où il transmet le commandement au général d’armée aérienne français Jean-Paul Paloméros.

 

****

 

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines Aérospatial (propulsion, équipements), Défense et Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie près de 60 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros en 2011. Composé de nombreuses sociétés, le groupe Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2011 un investissement de 1,3 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.

 

Pour plus d’informations, www.safran-group.com - Suivez @SAFRAN sur Twitter

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 18:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/inauguration-du-pont-flottant/2131126-1-fre-FR/inauguration-du-pont-flottant.jpg

 

10/01/2013 Armée de Terre

 

Toujours désireux de perfectionner leur savoir-faire en franchissement les sapeurs de marine de la 3eCompagnie de combat du génie (3eCCG) ont construit un pont Bailey avec la particularité de reposer sur des piles de pont flottantes.

 

Profitant du fait que le camp de Thorée les Pins, proche du 6eRG, soit traversé par Le Loir, la 3eCCG a mis à jour ses savoir-faire dans la construction du pont Bailey. De fait, un tel ouvrage n’avait pas été réalisé depuis plusieurs années par les sapeurs de marine, lui préférant le MLF (Moyen Léger de Franchissement) ou l’appui de l’EFA (Engin de Franchissement de l’Avant).

 

Désireux d’ajouter un challenge à la manœuvre, le capitaine Badel, commandant la 3eCCG, a opposé deux sections qui se sont fait concurrence sur chaque rive pour monter chacune une moitié du pont. D’autre part, plutôt que de construire de véritables piles de pont, 2 portières MLF ont été intégrées comme « piles de pont flottantes ». En d’autres termes, il s’agissait de construire un pont fixe sur un pont flottant.

 

Depuis l’acheminement des 50 tonnes de matériels nécessaires à bras d’homme, jusqu’à l’assemblage final des 2 moitiés du pont Bailey, en passant par les calculs de flottaison du MLF qui soutenait l’ouvrage, il a fallu 3 jours à la 3e CCG. Le chef de corps est venu symboliquement inaugurer l’ouvrage, qui a été testé avec succès par un équipage en P4.

 

Le pont Bailey est un pont préfabriqué dont l’ensemble des pièces peuvent être portées à bras d’hommes. De conception anglo-saxonne, il voit le jour pendant la seconde guerre mondiale où plusieurs sont installés en Normandie pour le débarquement de 1944. Récemment l’armée française en a construit autour de Beyrouth (Liban), suite aux destructions réalisées par l’armée israélienne en 2006.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/pont-flottant-un-defi-technique-pour-les-hommes-du-6e-rg/2131131-1-fre-FR/pont-flottant-un-defi-technique-pour-les-hommes-du-6e-rg.jpg

 

Cette manœuvre était surtout un défi technique pour les sections, car les textes de référence ne décrivent pas ce type de réalisation. L’ingéniosité des sapeurs de marine a encore une fois triomphé !

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:55

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

10 January 2013 airforce-technology.com

 

EADS is negotiating an extension of the Harfang unmanned air vehicle (UAV) system delivery contract with the French Ministry of Defence (MoD), a senior company official has revealed.

 

Sales head Luc Boureau of Cassidian, an EADS defence and security unit, was quoted by Reuters confirming the company is seeking extension of UAV deliveries to the French Air Force (ALAT) until 2017.

 

The company is also holding talks on modification of the air force's General Atomics-built MQ-9 Reaper UAV as a makeshift solution, prior to actual deliveries of next-generation drones in the next decade, Boureau added.

 

Meanwhile, the French MoD refused to comment on the issue.

 

Powered by a single four-stroke liquid air-cooled Rotax 914 F turbocharged engine, the Harfang is a medium-altitude, long-endurance UAV designed to carry out strategic reconnaissance and tracking missions in the battlefield.

 

Derived from Israel Aerospace Industries-built Eagle 1 / Heron TP platform, the Harfang can be controlled either manually from the GCS or autonomously, and is integrated with a remote operations video enhanced receiver (ROVER) transmission system to broadcast video imagery in real-time to ground troops.

 

The drone entered operational service in June 2008 as a supplement to French RQ-5 Hunter UAV.

 

A total of four systems, each comprising three aerial vehicles and two ground control stations, are currently operational with the air force.

 

The UAVs were also operated by the ALAT for conducting reconnaissance and tracking operations in Afghanistan.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/locc.png

 

09.01.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

Scorpion continue d’avancer et se tient prêt à être lancé. La plupart des éléments clef du programme de modernisation des capacités de contact l’armée de terre sont aujourd’hui mûrs. C’est le cas pour le système LOCC (Logiciel Opérationnel de Conduite du Combat), qui préfigure le système d’information et de combat de Scorpion (SICS), qui sera l’un des « coeurs » du programme Scorpion. Après DCC (démonstration du combat collaboratif) en juin 2012 puis l’expérimentation terrain à Sissonne (expérimentation TACTIC en juillet), LOCC a franchi une nouvel étape en environnement simulé en octobre dernier, dans les locaux de la DGA d’Arcueil. Au final, les retours semblent aujourd’hui positifs sur ce nouveau logiciel, notamment sur son utilisation ainsi que son apport opérationnel. LOCC a été développé en équipe intégrée entre l’armée de terre, la DGA (Direction générale de l’armement) et le groupement TNS (Thales-Nexter-Sagem).

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/site-2010-20xx/nouveau-menu/l-armee-de-l-air/fonctions-strategiques/dissuader/dissuader-1/360897-1-fre-FR/dissuader-1.jpg

 

10 janvier 2013 Romandie.com (AFP)

 

PARIS - L'ancien ministre de la Défense Hervé Morin (UDI) a proposé jeudi de supprimer, pour raisons budgétaires, la composante aérienne de la force nucléaire.

 

Le député, qui avait accusé mercredi le président François Hollande d'être un hypnotiseur en chef en repoussant des décisions nécessaires pour la Défense, a, sur RMC, renouvelé ses accusations: en refusant de revoir les ambitions de la France en matière de Défense, on a un chef des armées qui est un enfumeur en chef.

 

Les militaires savent bien que cela ne peut pas continuer comme ça, a poursuivi l'élu de l'Eure, citant en exemple l'impact de la crise sur ce secteur des avions de chasse qui ne sont plus opérationnels faute d'achat depuis plusieurs mois de pièces détachées.

 

Plutôt que de mettre la poussière sous le tapis, il faut prendre des décisions, a insisté M. Morin, pour qui le pire serait de toucher un peu à tout.

 

Il propose une mesure radicale : le nucléaire, c'est 20 à 25% des crédits d'équipement des armées. Si vous continuez à maintenir deux composantes - le schéma idéal, il y a une vraie complémentarité entre composante aérienne et sous-marine - vous consacrerez un tiers du budget de la défense à la dissuasion.

 

Que va-t-il rester pour les armées conventionnelles, ce dont nous avons besoin tous les jours?, a-t-il demandé, soit une armée de terre projetable capable d'assurer des opérations de sécurité.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/defense/un-rafale-au-standard-f3-emportant-un-missile-asmp-a/588096-1-fre-FR/un-rafale-au-standard-f3-emportant-un-missile-asmp-a.jpg

 

Il nous faut réduire la part du nucléaire, il serait sage de supprimer une composante, l'aérienne, selon l'ancien ministre de la Défense.

 

Le président Hollande a affirmé - notamment en juillet en visitant un sous-marin - son attachement au maintien de la dissuasion nucléaire dans ses deux composantes, sous-marine et aéroportée.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 12:55

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

09.01.2013 Par Nathalie Guibert - Le Monde.fr

 

La stratégie de défense de la France est en cours de redéfinition, et les grandes lignes du projet commencent à se dessiner, telles que tracées par le président de la République lors de ses vœux aux armées, mercredi 9 janvier, devant les militaires du 12e Régiment de cuirassiers, à Olivet, près d'Orléans (Loiret).

 

Le nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale sera prêt d'ici la fin février ; le précédent datait de 2008 et cette feuille de route stratégique du pays – soit l'analyse qu'il fait de ses menaces et les moyens qu'il se donne pour s'en protéger sur les quinze prochaines années – devait être revue. "L'enjeu, pour la France, sera de rester en mesure de peser dans la gestion et le règlement des crises mettant en cause la sécurité internationale ou nos intérêts stratégiques", a indiqué le chef de l'Etat. Le pays continuera d'intervenir dans des "conflits armés de haute intensité, des guerres".

 

TERRORISME ET PROLIFÉRATION NUCLÉRAIRE

 

La hiérarchie des menaces est claire : d'abord, le terrorisme – avec en ligne de mire la situation au Sahel, où l'implantation des groupes islamiques extrémistes est analysée comme relevant d'un projet politique durable ; ensuite les attaques informatiques et les intrusions à partir du cyber espace ; enfin, la prolifération nucléaire dans le monde, avec la question iranienne et nord-coréenne en tête.

 

En ce qui concerne les moyens pour y répondre, la dissuasion gardera sa place, a redit M. Hollande : "La loi de programmation réaffirmera le maintien de notre stratégie de dissuasion nucléaire avec ses deux composantes, sous-marine et aéroportée", pour lui, "un consensus fondé sur la certitude que la dissuasion nous protège et nous permet de peser dans le concert mondial." La France, explique-t-on dans les milieux de défense, devra aussi garder une capacité à "entrer en premier" dans une guerre (ce qui suppose des moyens de renseignement, de détection, et des armements de précision), mais aussi des capacités (pas seulement militaires) de stabilisation de crise, en vue d'engagements longs sur le terrain, comme en Afrique.

 

BAISSE DES EFFECTIFS DE 17%

 

Avant une nouvelle loi de programmation budgétaire 2013-2019 que les militaires attendent comme très mauvaise, M. Hollande a répété que "le ministère de la défense participera à l'effort national au même niveau que les autres ministères, pas plus pas moins" et qu'il "ne saurait être question d'en faire une variable d'ajustement du budget de l'Etat".

 

Les raisons invoquées sont au nombre de trois : "C'est un élément de notre souveraineté ; nous sommes dans un système d'alliances que nous servons ; la défense joue un rôle décisif dans l'économie de notre pays", avec 4000 entreprises et 150 000 emplois directs, a-t-il précisé.

 

Mais les armées sortent d'une profonde réforme qui a prévu de diminuer les effectifs de 17% entre 2009 et 2014, et il manque déjà autour de 4 milliards d'euros pour assumer les ambitions fixées sous la précédente mandature. Les lois de programmation sont "souvent des affichages peu respectés dans le temps. Ayons des objectifs plus réalistes mais soyons sûrs de les atteindre", a souhaité le président. Le Livre blanc affichera donc des ambitions réduites, avec un "contrat opérationnel" – le nombre de soldats prêts à être envoyés dans une opération – revu à la baisse.

 

"ASSUMER PLEINEMENT" LA PRÉSENCE DANS L'OTAN

 

Autre changement, évoqué dans le discours présidentiel : un renforcement des alliances et des coopérations de défense. La France va "assumer pleinement" sa présence dans l'OTAN comme l'a préconisé le rapport de l'ancien ministre Hubert Védrine. Elle cherchera aussi, expliquent les conseillers ministériels, à contractualiser plus précisément avec ses partenaires européens.

 

Ceci vaut aussi au plan national : l'effort de sécurité sera davantage interministériel. Dans les territoires et départements d'outre-mer, l'on s'oriente ainsi vers des "contrats opérationnels" passés avec d'autres ministères, l'intérieur bien sûr, mais pas seulement, pour garantir un niveau de moyens suffisants en cas de crise. Dans les opérations de maintien de la paix, même logique, avec le ministère des affaires étrangères et les agences de développement.

 

Mais c'est un autre sujet qui a provoqué des murmures dans le hangar où le président tenait son discours : Louvois, du nom de ce logiciel de paie qui entraîne "des défaillances graves dans le paiement des soldes" depuis plus d'un an dans l'armée de terre. "Il n'est pas possible de répéter ce type d'errements", a promis le président en remerciant les soldats pour leur sens du service.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 08:55

Mindef

 

09/01/2013 Ariane Nicolas - francetvinfo.fr

 

POLITIQUE - L'armée française craint le pire. Quatre ans seulement après le rapport commandé par Nicolas Sarkozy, un nouveau document sur son avenir, impulsé cette fois par François Hollande, doit être rendu en février prochain. Deux "Livres blancs" en seulement quatre ans : l'armée sait-elle encore où elle va ? 

 

Dans ses vœux aux armées, mercredi 9 janvier, le président a voulu calmer les craintes sur les moyens dont disposera l'armée à venir. Au-delà du retrait des troupes françaises d'Afghanistan, finalisé en décembre, difficile en effet de savoir clairement à quoi ressemblera l'armée ces prochaines années. Quelles nouvelles contraintes pèsent sur elle ? Comment le gouvernement compte-t-il y répondre alors que depuis plusieurs mois, les militaires de tous rangs font part de leurs inquiétudes ? Eclairages. 

 

Autant de militaires qu'au XVIIe siècle pour l'armée de terre

 

Contrairement aux budgets consacrés à l'éducation ou à la sécurité, dont l'augmentation est prévue, celui du ministère de la Défense stagnera en 2013, à 30 milliards de crédits budgétaires, dans l'attente des conclusions du Livre blanc. Le projet prévoit par ailleurs 7 200 nouvelles suppressions de postes après 29 000 emplois gommés en 2011. En tout, 54 000 suppressions de postes sont programmées entre 2009 et 2014, soit 17% des effectifs de la Défense.

Profondément restructurée depuis 2008, l'armée de terre est particulièrement touchée. Elle est passée cette année sous le "seuil symbolique des 100 000 militaires", soulignait son chef d'état-major, le général Bertrand Ract-Madoux, fin juillet. Selon le blog Secret défense, seuls 70 000 hommes sont réellement mobilisables. "Il faut remonter au XVIIe siècle pour retrouver un tel niveau." Pour rappel, en moyenne, 12 000 militaires français ont été déployés dans le monde depuis 2008, sur sept théâtres principaux (Afghanistan, Libye, Côte d'Ivoire, Liban, Balkans, Tchad, Somalie).

 

Des contraintes budgétaires croissantes

 

Malgré cet effort, la Cour des comptes reproche au ministère de la Défense de ne pas en faire assez, et notamment d'avoir laissé enfler sa masse salariale depuis 2009. Elle épingle notamment "l'augmentation continue de l'encadrement supérieur" des armées, en particulier du nombre d'officiers supérieurs.

Dans un rapport rendu en juillet, les magistrats recommandaient un renforcement de la maîtrise des coûts, soit "au moins 1 milliard d'euros d'économies" pour atteindre les objectifs de la Loi de programmation militaire (2009-2014) que le nouveau Livre blanc doit contribuer à corriger. Les magistrats préconisent aussi une série d'économies supplémentaires (rationalisation des achats, économie sur la politique immobilière...), sans oublier de concentrer "les moyens budgétaires sur les capacités opérationnelles" des armées. 


 

Devant les députés, Jean-Marie Guéhenno, le diplomate qui préside la commission chargée d'établir le nouveau Livre blanc, n'a pas dit l'inverse. "Il faut partir d’un monde qui est celui de l’après-crise économique et financière, tirer les leçons de ce changement économique et financier du monde", a-t-il martelé, selon des propos relatés par le blog Opex 360. 

 

Des impératifs stratégiques à redéfinir

 

Mais les nouveaux défis stratégiques n'ont que faire des politiques de rigueur. Afin de guider les réflexions du Livre blanc, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) y est allé de sa contribution (PDF) ; ce texte reprend certains constats du Livre blanc de 2008 tout en signalant de nouvelles menaces : décentrement d'Al-Qaïda sur des terrains locaux, augmentation des risques de cyberguerre et cyberespionnage, incertitudes liées au "printemps arabe", grande instabilité au Sahel, etc. Avec un constat général : "Le spectre de la violence armée s'élargit." 

 

A ces menaces "classiques" s'ajoutent d'autres missions dont l'armée pourrait avoir la responsabilité, comme la protection des ressources énergétiques ou les défis climatiques. Le rapport note ainsi qu'après le tsunami au Japon en 2011, plus de 100 000 militaires ont été mobilisés pour faire face à la crise sanitaire. C'est plus que l'effectif total des troupes françaises de l'armée de terre.

 

Une mise en garde assénée depuis le plus haut niveau

 

Même les hauts gradés des armées redoutent les conclusions du Livre blanc. L'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, a récemment mis en garde contre une fragilisation du corps militaire. "Toute discontinuité dans les financements a des impacts qui peuvent être irréversibles. (...) C'est pourquoi les prochaines décisions budgétaires ne devront pas céder au leurre du 'court-termisme'." Et l'amiral de pointer le manque de systèmes de lutte contre les menaces sur l'aviation, de drones, d'avions ravitailleurs et un niveau insuffisant des stocks de pièces de rechange.

 

Le chef des armées a également dit redouter "la suraccumulation de réformes", qui provoque "une véritable lassitude" parmi les militaires. "Or, le moral des troupes affecte leur combativité", souligne-t-il. Interrogé par L'Express, Edouard Guillaud évoque trois dossiers "insuffisamment pris en compte" dans le rapport de 2008 : l'Afrique, l'outre-mer et les espaces maritimes. "Pour résumer ces inquiétudes, ces inerties, ces rigidités, je dirais que la Défense est comme un grand navire lancé à 32 milliards d'euros : on ne peut réduire sa vitesse aussi rapidement qu'on le voudrait."

 

Des garanties encore limitées

 

Face aux critiques et aux craintes, le gouvernement a tenté de réagir. Sur la forme, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé que tous les militaires pourraient s'exprimer via un site intranet sur le Livre blanc. "Quel avenir pour nos forces armées ? La réponse, nous devons la formuler collectivement. Pour cette raison, j'ai souhaité que ceux qui avaient un point de vue à exprimer, des propositions à partager, puissent le faire et ce, quelle que soit leur armée ou leur grade."

 

Sur le fond, on rassure également, sans toutefois donner plus de détails sur l'orientation des réformes. Jean-Yves Le Drian martèle que la défense française ne sera pas "sacrifiée" pour des raisons budgétaires, mais nul ne sait encore quels secteurs seront privilégiés tant que le Livre blanc n'est pas sorti. Et encore, rien ne garantit qu'il sera suivi à la lettre. Seules certitudes, il est, selon le ministre, "hors de question" de toucher à la force de dissuasion nucléaire française, et les baisses des effectifs prévues sont définitives. "Les chiffres ont été annoncés, ils ne bougeront pas."

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