Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 17:58

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/general-stephane-abrial-commandant-supreme-allie-transformation/1963904-1-fre-FR/general-stephane-abrial-commandant-supreme-allie-transformation.jpg

photo MinDef FR

 

Paris, le 7 janvier 2013 safran-group.com

 

Stéphane Abrial, général d’armée aérienne français, rejoint Safran en tant que Conseiller auprès de Jean-Paul Herteman, Président-directeur général du Groupe. Sa nomination est effective à compter du 2 janvier 2013.

Stéphane Abrial, 58 ans, est ingénieur de l’École de l’air de Salon-de-Provence (promotion 1973), breveté de l’Ecole supérieure de guerre aérienne, diplômé de l’United States Air Force’s Air War College à Montgomery (Alabama, Etats-Unis) en 1992, ancien auditeur de l’IHEDN.


Stéphane Abrial commence sa carrière en tant que pilote de chasse en 1977. En 1981, il part en Allemagne, à Neubourg-sur-le-Danube, où il est pilote de chasse puis commandant d’escadrille au sein de la Luftwaffe. De retour en France en 1984, il devient commandant en second puis commandant d’un escadron de chasse à Dijon. En 1988, il est nommé chef du détachement de transformation sur Mirage 2000 du premier escadron de l’armée de l’air grecque à Tanagra (Grèce), puis chef des opérations, commandant en second puis commandant de la 5ème escadre de chasse d’Orange, à la tête de laquelle il participe en 1991 aux opérations pour la libération du Koweït.


En 1992, Stéphane Abrial est nommé adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de l’air, à Paris, puis adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major des armées en 1995.


En 1996, il devient officier de l’état-major international de l’OTAN, à Bruxelles, en tant que responsable de la transformation de la structure militaire intégrée. En 2000, il est nommé adjoint au chef d’état-major particulier du Président de la République à Paris, puis en 2002, il devient chef du cabinet militaire du Premier ministre. En 2005, il prend le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes avant d’être nommé en 2006 général d’armée aérienne et chef d’état-major de l’armée de l’air.


En septembre 2009, les 28 nations de l’OTAN le nomment Commandant Suprême Allié pour la Transformation à Norfolk (Virginie, États-Unis) ; il est ainsi le premier officier non-américain à devenir Commandeur stratégique de l’OTAN. Il conserve ces fonctions jusqu’au 28 septembre 2012 où il transmet le commandement au général d’armée aérienne français Jean-Paul Paloméros.

****

Safran est un groupe international de haute technologie, équipementier de premier rang dans les domaines Aérospatial (propulsion, équipements), Défense et Sécurité. Implanté sur tous les continents, le Groupe emploie près de 60 000 personnes pour un chiffre d’affaires de 11,7 milliards d’euros en 2011. Composé de nombreuses sociétés, le groupe Safran occupe, seul ou en partenariat, des positions de premier plan mondial ou européen sur ses marchés. Pour répondre à l’évolution des marchés, le Groupe s’engage dans des programmes de recherche et développement qui ont représenté en 2011 un investissement de 1,3 milliard d’euros. Safran est une société cotée sur NYSE Euronext Paris et fait partie de l’indice CAC 40.

Pour plus d’informations, www.safran-group.com - Suivez @SAFRAN sur Twitter

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/nerva_0.jpg

 

07.01.2013 par Guillaume Belan (FOB)

 

La robotique est sans aucun doute l’une des importantes ruptures technologiques du domaine terrestre actuellement, devenant de fait un enjeu dimensionnant pour l’armée de terre. Le groupe de défense terrestre français l’a compris et s’y est engouffré, présentant le robot Nerva (photo) durant le dernier salon Eurosatory. Aujourd’hui, Nexter officialise ses ambitions et crée une nouvelle structure, une filiale détenue à 100%, indépendante, avec ses propres locaux et moyens, à l’image des autres unités de Nexter (Munitions, Electronics, Systems…) et baptisée « Nexter Robotics ».

 

Pourvue d’un capital de 2,5 millions d’euros, la nouvelle société est basée à Satory et bénéficie déjà d’une petite équipe de 4 personnes, bientôt de 6, recrutant des profils de techniciens. « Son activité s’étend de la conception à la commercialisation de mini-robots militaires et de sécurité publique adaptés aux milieux hostiles, incluant la fabrication et le soutien, et dispose de ses propres moyens de productions » explique le nouveau Directeur Général de l’entité, Joël Morillon, spécialiste de la robotique, auparavant chez Thales.

 

« Notre objectif est de disposer d’une structure très réactive », commente le nouveau DG, « afin de bénéficier d’une boucle courte à la fois avec le client pour s’adapter à son besoin, mais aussi avec le monde académique (laboratoire, PME, écoles…) pour mettre en musique ce besoin. » Les moyens de production couvrent donc divers métiers, de la mécanique à l’électronique, en passant par la construction des coques…

 

C’est donc une PME innovante que crée Nexter avec un esprit de « start-up » tourné vers la réactivité. « Les deux axes importants de Nexter Robotics : offrir un produit robuste, c’est à dire fiable et sécurisé, à la fois dans sa conception mais aussi dans son fonctionnement (avec des fonctions automatisées, comme un retour sur ses traces quand le robot perd le signal radio de son opérateur afin de ne pas l’exposer au danger pour la récupération…). Deuxième axe d’effort : des prix agressifs. » Sachant que la gamme de prix pour un mini-robot aujourd’hui commence à partir de 100 millions d’euros…

 

La gamme de produit est basée sur le Nerva, qui évoluera et se déclinera. Une version « XL » devrait voir le jour, dont une version à 6 roues offrant une capacité d’emport plus importante, voir une version armée, mais aussi une version plus légère à bas coût. La commercialisation du Nerva débutera au premier semestre de cette année, une évaluation technique est aujourd’hui en cours par le 2ème REI (Régiment étranger d’infanterie) de Nîmes qui teste plusieurs matériels.

 

Les perspectives

 

« Il s’agit d’un marché naissant » analyse Joël Morillon, « mais la demande est forte pour cette gamme de robot et Nexter a mis les moyens pour cette nouvelle activité. »

 

Et quels sont les atouts de Nexter Robotics par rapport à ses concurrents, comme ECA, qui fourni déjà le génie? « La bonne connaissance du besoin militaire » répond le nouveau DG, « le robot doit trouver une place naturelle dans les unités, intégré au véhicule et cohérent avec les autres systèmes de combat. Nexter est un systémier qui bénéficie de cette bonne compréhension ».

 

La France est actuellement en phase d’étude de doctrines d’emploi de mini-robots. Mais c’est l’export qui pourrait faire décoller l’activité de la nouvelle société. Le Nerva sera d’ailleurs présenté aux pays du Golfe durant le prochain salon IDEX qui se tiendra en février aux Émirats. Nexter Robotics qui a une capacité de production de quelques dizaines de robots par an pourrait ainsi vite se développer…

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:55

Jean-Bernard Lévy

 

07/01/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La nouvelle équipe dirigeante du groupe d'électronique veut aller vite pour apaiser les tensions au sein de Thales. Elle devrait faire des annonces d'ici à la fin du mois de février, notamment avec la nomination d'un nouveau directeur des ressources humaines. En septembre, le PDG devrait présenter un plan stratégique pour relancer l'électronicien. Voici les cinq défis de Jean-Bernard Lévy, nommé le 20 décembre dernier.

 

Nouvelle année, nouveau patron, nouvel état d'esprit pour Thales. La nomination de Jean-Bernard Lévy à la tête du groupe électronique semble avoir redonné le moral en interne, selon des sources concordantes. D'autant que la présence de Patrice Caine à ses côtés et dont la fonction reste à définir, rassure les équipes de Thales. Très bon connaisseur de la maison et très respecté partout où il est passé en interne, il est le garant de l'esprit du groupe d'électronique, selon plusieurs sources contactées. Jean-Bernard Lévy a eu plutôt le nez creux en faisant appel à lui. Dès lors, son arrivée à la tête de Thales n'a suscité ni tollé, ni rejet mais plutôt un accueil favorable après le long bras de fer entre l'Etat et Dassault Aviation pour trouver un successeur à Luc Vigneron. Ainsi, les Thalésiens, qui ont approché Jean-Bernard Lévy depuis sa prise de fonction le 20 décembre, ont été plutôt séduits par le personnage.

 

Dans cet esprit, la nouvelle équipe dirigeante du groupe veut aller vite pour apaiser définitivement les tensions au sein de Thales. Elle devrait annoncer un train de mesures d'ici à la fin du mois de février, notamment la nomination très rapide d'un nouveau directeur des ressources humaines. Jean-Bernard Lévy semble également vouloir marquer sa différence avec la politique suivie par Luc Vigneron en remettant au centre du jeu les divisions et non plus les pays. Puis en septembre - même si juin peut être possible -, le PDG devrait présenter un plan stratégique pour relancer l'électronicien. Voici les cinq défis de Jean-Bernard Lévy.

 

1. Apaiser les tensions

 

C'est le défi numéro un. Il y a du pain sur la planche. La nouvelle équipe dirigeante, qui a été accueillie favorablement, doit rétablir le dialogue social pour rétablir le calme dans le groupe. D'autant que le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, jusqu'au 9 janvier a affirmé que le nouveau PDG de Thales devra faire le tour du groupe et ensuite "il faudra ramener le calme". Cela passe par la nomination rapide d'un directeur des ressources humaines, demandée par l'intersyndicale. Plusieurs personnes insistent en interne pour un retour de Loïc Mahé, l'ancien DRH débarqué par Luc Vigneron. "Ce qui serait la solution la plus apaisante", indique-t-on. Mais son retour apparait finalement peu probable car il serait immédiatement interprété de manière trop symbolique par rapport à l'ère Vigneron mais aussi par rapport aux revendications des organisations syndicales. Dans un communiqué publié le 20 décembre, elle réclame "la nomination rapide d'un nouveau directeur des ressources humaines" pour que ce service puisse "retrouver pleinement sa place" et prévient que "dans le contexte, la politique salariale 2013, sera un signe important".

 

Dans un communiqué, les syndicats CFDT, CFE-CGC et CGT, qui réclamaient depuis plusieurs semaines le départ de leur patron Luc Vigneron et avaient rompu toute relation avec lui et sa direction, appellent également à "un moratoire sur l'ensemble des programmes de transformation initiés et mis en oeuvre par la direction sortante". Notamment la "réorganisation du groupe", les cessions ou encore le plan de transformation et de performance "Probasis" mis en place en 2009. Ce moratoire doit permettre d'"établir un diagnostic, notamment sur l'emploi et les conditions de travail". Les syndicats indiquent que la nomination de Jean-Bernard Lévy, "qui signe l'éviction" de l'ex-patron "doit avoir pour objectif de restaurer la confiance entamée depuis trois ans et un dialogue social constructif".

 

2. Rééquiliber les relations entre les divisions et les pays

 

Là aussi, la nouvelle équipe dirigeante semble vouloir aller vite. Clairement, Jean-Bernard Lévy semble vouloir remettre au centre du jeu les divisions au détriment des grands pays. C'est l'une des ruptures par rapport à l'époque de Luc Vigneron, qui avait souhaité donner le pouvoir aux pays en vue de générer de la croissance. Au final cela a été l'une de ses réformes les plus contestées en interne et surtout elle n'a pas atteint ses objectifs en termes de chiffre d'affaires, qui a piétiné pendant trois ans et demi. "Rééquiliber est une bonne idée pour remotiver les divisions mais sans pour autant revenir au point de départ d'avant la réorganisation de Luc Vigneron, explique-t-on à "La Tribune". Car qui d'autre que l'équipe autralienne de Thales peut gagner un contrat en Australie ?" Autre évolution possible à l'étude, la réduction du nombre de divisions, actuellement au nombre de sept. La réflexion n'est pas achevée.

 

3. Renouveler le comité exécutif

 

Thales, un groupe très présent à l'international, n'avait à la fin de l'ère Vigneron plus aucun étranger dans son comité exécutif depuis la retraite d'Alex Dorrian. Un comble. Le défi pour Jean-Bernard Lévy sera de faire une place à une ou plusieurs personnalités étrangères, notamment à des Britanniques. Car la Grande-Bretagne reste l'un des pays clés pour Thales. "Ce serait la preuve que le nationalisme de retour dans de nombreux pays n'est pas d'actualité chez Thales, un groupe multidomestique", estime-t-on en interne. Jean-Bernard Lévy étudie également un resserrement de son comité exécutif, composé de quatorze membres. Enfin, que vont faire faire Pascale Sourisse et Reynald Seznec, tous les deux candidats malheureux à la succession de Luc Vigneron ? Il semblerait qu'ils n'ont pas encore pris de décision, attendant les propositions de Jean-Bernard Lévy. Tous ces choix sont cruciaux pour le nouveau patron de Thales, qui doit pouvoir s'appuyer sur une nouvelle équipe de direction loyale et sans état d'âme. Et pouvoir compter sur elle sur la durée.

 

4. Relancer Thales vers la croissance

 

Retrouver le goût d'entreprendre semble être le maître mot des Thalésiens depuis le départ de Luc Vigneron, qui avait interdit toute prise de risques. "Et non le goût du risque", précise-t-on. Thales, sclérosé par tout un arsenal de procédures (programme Chorus), doit maintenant retrouver le chemin de la croissance. Car le chiffre d'affaires stagne depuis quatre ans, aux alentours de 13 milliards d'euros, malgré chaque année, une ou deux très grosses commandes. Il était passé de 6 milliards à 12 milliards au cours des huit dernières années pendant la période Ranque. Et que dire du résultat net qui s'est élevé à 500 millions d'euros en 2011 après deux années de pertes (200 millions en 2009 et 100 millions en 2010). En 2007, il s'élevait à plus de 800 millions d'euros. Le choix des prochains patrons à l'international - zone A et B - sera stratégique. Les équipes de Thales attendent un vrai professionnel du commerce et de l'international. Qui plus est, il devra être un fin connaisseur des pays émergents et du Golfe où Thales a quelques campagnes commerciales cruciales pour certaines de ces activités. C'est notamment le cas en Arabie saoudite où Thales tente d'obtenir depuis plusieurs années un énorme contrat, Mark III portant sur la modernisation de la défense aérienne du Royaume. Et ce contrat représente la dernière chance pour Thales de reprendre le dessus sur MBDA. Ce sera du quitte ou double...

 

5. Clarifier les relations avec l'actionnaire Dassault Aviation

 

Au-delà des liens qui l'unit à Dassault Aviation, qui n'a jamais dévoilé sa stratégie à l'égard de Thales, l'électronicien doit retrouver un cap. "Quelle place veut le groupe dans la restructuration française et européenne de l'industrie de la défense sans subir les enjeux du ministère de la Défense et de Safran ?", interroge-t-on. Thales doit effectivement mener cette réflexion. Une telle initiative l'amènera forcément à repenser ses liens avec son actionnaire privé et... public. Car Chez Thales, la nouvelle gouvernance d'EADS, libéré du poids des Etats, n'est pas passée inaperçue. "Et pourquoi pas nous", suggère-t-on en interne. Mais avant d'y songer, le groupe doit retrouver une capitalisation digne de ce nom. Car la valeur de l'action est passée de plus de 40 euros il y a cinq ans à 27 euros (- 30 %), soit une capitalisation passant de 8 milliards d'euros à 5 milliards d'euros.

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:55

EXOCET (AM39) am39 sous avion

Eurenco produit le combustible des Exocet

 

02/01/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Etat a autorisé le groupe SNPE à participer à une augmentation de capital de plus de 90 millions d'euros de sa filiale Eurenco, spécialisée dans la fabrication des poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles. Une opération qui pourrait être le prélude à une reconsolidation de la filière des poudres et explosifs.

 

Une assemblée générale d'Eurenco, société spécialisée dans la fabrication des poudres et explosifs pour munitions, obus et petits missiles, a approuvé en fin d'année une augmentation de capital de 93 millions d'euros, qui va notamment servir à construire une nouvelle usine ultramoderne à Sorgues (Vaucluse), dont le nom de code est le projet Phénix. La participation de SNPE à cette opération s'effectuera en numéraire à hauteur de 70 millions d'euros et par apport en nature d'actifs immobiliers situés à Sorgues (13,1 millions d'euros) et à Bergerac (10,33 millions d'euros). De locataire de SNPE, Eurenco en devient aujourd'hui propriétaire. Enfin, cette opération maintient la participation de SNPE au capital d'Eurenco à 99,99 %.

 

Déjà au au cœur de l'été, l'Etat avait autorisé, fin juillet, lors d'un conseil d'administration d'Eurenco, la construction de cette nouvelle usine à Sorgues à côté de l'ancienne, qui fonctionnera jusqu'à l'ouverture du nouveau site. La nouvelle entité devrait être mise en service à la fin du premier trimestre 2014. Les travaux vont commencer début 2013. Le montant des travaux est estimé à environ 90 millions d'euros. Du coup, Eurenco, qui peut commencer les travaux, devra trouver des financements complémentaires, explique-t-on à "La Tribune".

 

Vers une recomposition de la filière poudre et explosif

 

Cette opération pourrait enfin donner le départ de la recomposition de la filière des poudres et explosifs française. Nexter jouera-t-il le pivot de la consolidation des poudres et explosifs ? C'était la volonté du gouvernement précédent. L'option était toujours défendue par le ministère de la Défense à la fin de l'été. Le groupe public d'armements terrestres pourrait mettre la main sur  toutes les activités de poudres et explosifs de SNPE (900 salariés en 2011), dont Eurenco.  Soit au total près de 208 millions d'euros de chiffre d'affaires.

 

Parallèlement à cette opération, Eurenco doit encore finaliser la vente de ses activités déficitaires en Finlande, basées à Vihtavuori (une dizaine de millions de chiffre d'affaires). "Soit on ferme, soit le gouvernement finlandais initie la reprise de cette activité, via un industriel local", expliquait à la fin de l'été un proche du dossier. Helsinki penche pour la reprise par un acteur local de ce site, spécialisé dans la fabrication et la commercialisation de poudres propulsives et d'allumage pour munitions civiles et militaires. Enfin au-delà, le PDG de SNPE, Antoine Gendry, avait également commencé à initier des discussions en vue d'une consolidation au niveau européen avec son concurrent Nitrochemie, une coentreprise détenue par Rheinmetall et le suisse Ruag.

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:55

http://www.onera.fr/actualites/images/2012-1213-mirage3-SER.jpg

 

Simulation numérique des courants de surface sur un Mirage III soumis à une onde EM de 4GHz.

Calcul sur 5 millions d’antennes en 4h30 sur monoprocesseur Xeon

 

02.01.2013 Onera

 

Grâce à une formulation mathématique originale, l’Onera a obtenu des gains spectaculaires en matière de calcul de SER et se positionne au meilleur rang mondial sur cette problématique.


Les radars détectent et même identifient à grande distance les aéronefs, parce que ces derniers  réfléchissent une partie des ondes électromagnétiques reçues. Chaque avion possède en effet sa propre signature radar - la SER. Etre capable de prévoir cette signature par simulation est déterminant, tant à la conception, que lorsqu’il s’agit d’identifier une cible non coopérative.

 

Les équations de Maxwell, qui décrivent le comportement des ondes électromagnétiques et en particulier leur réflexion, montrent que l’avion se comporte en fait comme un ensemble d’antennes de la taille de la longueur d’onde du faisceau radar. Pour représenter un avion de plusieurs mètres, il faut ainsi faire appel à des millions « d’antennes » de quelques centimètres  qui émettent et interagissent entre elles.

 

Début 2012, des gains spectaculaires en performance ont été obtenus par une formulation mathématique originale de l’Onera s’appuyant sur cette approche. La nouvelle méthode a été testée sur le calcul d’un avion d’armes avec emport et détails et aboutit à un gain d’un facteur 22 sur le temps global de calcul de la SER, par rapport aux méthodes classiques. L’Onera est un acteur au meilleur rang mondial dans cette problématique.

Partager cet article
Repost0
7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 13:55

maillage turbine de compresseur
Maillage multigrille d’un compresseur de turbomachine

 

04.01.2013 Onera

 

Les industriels et les services officiels saluent la qualité de prédiction des effets technologiques du logiciel de simulation aérodynamique de l’Onera elsA


Les problèmes de mécanique des fluides sont d’autant plus compliqués et longs à résoudre que les formes sont complexes. La présence d’effets technologiques associés à des raffinements innovants à des dimensions largement inférieures aux dimensions caractéristiques de l’écoulement général rend la modélisation encore plus délicate.

 

La capacité à représenter numériquement l’influence de ces formes sur l’écoulement est clairement un facteur clé de compétitivité pour notre industrie aérospatiale. Ainsi, une petite protubérance peut être source de bruit et de traînée, ce qu’il faut prendre en compte. C’est ce qu'autorise entre autres la méthode Chimère, qui permet de modéliser les zones d’écoulement à l’aide de multiples grilles de maillage, recouvrantes et mobiles.

 

Effets technologiques d'une turbine de compresseur
Modélisation d’un effet technologique

 

L’expertise de l’Onera dans ce domaine a été reconnue début 2012 lors de la clôture du projet de recherche Aitec, dédié à l’analyse instationnaire des turbomachines en aérodynamique et acoustique. A cette occasion, les industriels, la DGA et la DGAC ont salué la qualité de prédiction des effets technologiques du code aérodynamique de l’Onera elsA.

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 12:30

Mindef

 

04/01/2013 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les ministres du Budget et de la Défense ont fixé pour 2013 les plafonds des effectifs pour chaque grade. La baisse des effectifs des officiers est d'environ 2 % pour un total de 28.513 postes attendus en fin d'année. Les effectifs des officiers généraux sont quant à eux réduits de 5,20 %.

 

Le "repyramidage" (évolution de la pyramide des grades) était très attendu par les militaires, notamment par les officiers sur le qui-vive. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, va supprimer 580 postes d'officiers en 2013. Sous la vigilance de Bercy, l'Hôtel de Brienne a fixé le plafond des effectifs des officiers généraux pour 2013. Les arrêtés ont été publiés. Fin 2013, ils ne seront plus que 364 officiers généraux relevant de l'état-major des armées (contre 384 en 2012). Soit une réduction des effectifs de 5,20 %. Ce sont notamment les généraux de brigade et les contre-amiraux (212 contre 229 en 2012), qui souffrent le plus du repyramidage avec une perte de 17 postes (- 7,42 %).

 

Chez les officiers supérieurs (colonel, capitaine de vaisseau, lieutenant-colonel, capitaine de frégate, commandant et capitaine de corvette), le plafond des effectifs a été fixé à la fin de l'année à 11.793 (contre 12.013 en 2012). Soit une décrue de 1,8 % (220 postes). Les colonels bassent sous la barre symbolique des 2.000 postes (1.924 contre 2.003 en 2012). Enfin, le plafond des officiers subalternes a été ramené à 16.356 (contre 16.696 en 2012). Soit une perte de 340 postes (- 2 %). Au total, l'armée française comptera 28.513 officiers à fin 2013, contre 29.093 en 2012. Soit 580 postes d'officiers supprimés (- 1,99 %).

 

Le taux d'encadrement épinglé par la Cour des comptes

 

La Cour des comptes avait critiqué dans un rapport publié en juillet 2012 le taux d'encadrement au sein des armées. Elle avait notamment épinglé l'augmentation continue de la masse salariale, notamment celle des officiers supérieurs, qui n'est pas en cohérence avec la diminution des effectifs. La masse salariale s'est en effet envolée d'un milliard d'euros entre 2008 et 2011 alors que la loi de programmation militaire (LPM) prévoyait une économie du même montant. Le ministre de la Défense avait abondé dans le sens des sages de la rue de Cambon. "Ces dernières années, on a assisté à un renforcement des grades les plus élevés aux dépens des autres. Nous ne pouvons continuer dans cette voie, car nous prendrions alors le risque de ne plus disposer de militaires du rang en nombre suffisant", avait-il expliqué début octobre à l'Assemblée nationale. Et d'estimer qu'on "ne saurait s'attaquer à la question du repyramidage sans s'attaquer à celle des avancements. La réduction des avancements, qui pourra aller jusqu'à 30 % pour certains grades uniquement, ne concerne pas l'année 2012. Un effort particulier en ce sens est prévu pour 2013".

 

Au Sénat, Jean-Yves Le Drian avait assuré mi-octobre que "les dépenses de personnel ont été budgétées avec sincérité. Les 11,2 milliards d'euros de masse salariale, hors pensions et hors opérations extérieures, correspondent au même montant qu'en 2012 mais avec des effectifs qui auront été diminués en 2013. Le ministère obtient donc cette année des crédits fixés au juste niveau. Il met fin à plusieurs années de sous-évaluation de la budgétisation des crédits de titre 2, qui se traduisait nécessairement par des compléments de ressources de la masse salariale en cours d'année". Cela a encore été le cas en 2012.

 

84.579 militaires de rang en France

 

Le ministère de la Défense a également fixé les plafonds pour les effectifs de sous-officiers et de militaires du rang. Les arrêtés ont également été publiés. Fin 2013, il y aura 94.395 sous-officiers et 84.579 militaires de rang, ces derniers pouvant pratiquement contenir dans le Stade de France (81.338 places). Un comble quand on sait que la population française a été évaluée à 65,35 millions de personnes.

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 20:45

Les Etats-Unis apparaissent de plus en plus comme

un acteur clef pour résoudre la crise malienne.

 

27 déc, 2012 by La rédaction - ActuDéfense

 

L’intervention au Mali se précise. Des forces africaines devraient se mobiliser au premier semestre 2013. Emmanuel Dupuy, président de l’Institut  prospective et sécurité en Europe (IPSE) et responsable de la commission Défense du think tank « Atelier de la République », fait le point sur la faisabilité de cette opération (Partie 2/2).

 

  • L’UE fournirait donc 400 hommes : est-ce suffisant pour apporter un soutien logistique, un conseil et de la formation à hauteur des besoins des forces qui seraient mobilisées par la Cédéao ?

Tout dépend de la mission qui lui est assignée. Comme évoqué, c’est plus une présence symbolique qui est en jeu ici pour l’Union européenne. Ce qui est réellement en jeu c’est l’action globale dans laquelle s’inscrit la mission européenne.

 

Celle-ci est d’ailleurs massivement présente, du moins sur le papier. Une Stratégie de l’UE pour le développement de la sécurité au Sahel a été adoptée dès mars 2011, dans l’optique de traiter la crise au Sahel sous une « approche globale » associant potentiellement actions cinétiques à des objectifs de stabilisation. Dans ce cadre, la mise en place d’EUTM-Mali n’est qu’une brique supplémentaire pour étayer de la légitimité de la politique de sécurité et de défense commune. Une mission d’assistance et de conseil des forces de sécurité nigériennes – EUCAP-Niger a été lancée le 17 juillet dernier.

 

Bruxelles répète inlassablement que c’est l’UE qui contribue, en premier lieu à la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et la criminalité organisée. L’UE distribue, en effet, une enveloppe financière consacrée à des projets de développement d’une ampleur considérable : 503 millions d’euros pour le Mali, 458 millions pour le Niger et 156 millions pour la Mauritanie.

 

Les Etats-Unis ne consacrent, en comparaison, que 100 millions de dollars par an dans le cadre de leur Initiative pan-Sahel de lutte contre le terrorisme, lancé par Washington depuis 2002 ! Il est vrai que cette somme devrait être considérablement « gonflée » à l’aune de la nouvelle donne sécuritaire.

 

A cela s’ajoute l’initiative « Action Globale Internationale Résilience » (AGIR) lancée en juin 2012, qui, avec une enveloppe de 318 millions d’euros vise à lutter contre la crise alimentaire qui aggrave la crise au Mali et au-delà sur l’ensemble du Sahel…

 

L’UE avait, par ailleurs, initié une réflexion visant à créer des outils sécuritaires régionaux, à l’instar d’un Collège sahélien de sécurité, qui se serait appuyé sur le modèle de l’Ecole de formation au maintien de la paix situé à Kolikoro au Mali. Il en va de même avec le projet du West African Police Information System (WAPIS), sorte d’Interpol ouest-africain, partie intégrante du plan d’action de l’UE contre le narco-trafic.

 

Bref, beaucoup de projets sur la table, mais toujours pas de drapeau européen planté sur le sol malien…

  • Quels sont dans cette intervention les Etats clefs côté européen et côté africain ?

Paradoxalement, les Etats clés sont sans doute ceux qui sont les moins en première ligne et paradoxalement ni membres de la Cédéao ni de l’UE. Je veux bien évidemment faire référence à l’Algérie et aux Etats-Unis.

Alger, on le sait est très actif dans cette crise, mais agit en sous-main. Elle n’appartient à aucune des organisations sous régionales impliquées (Cédéao, Communauté des Etats Sahélo-sahariens – CEN-SAD) lui laissant ainsi peu de marge de manœuvre diplomatique « officielle ».

 

L’Algérie, soucieuse de repousser hors de ses propres frontières, un terrorisme d’essence salafiste, influencé et composé d’anciens du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), souffle ainsi le chaud et le froid.

D’un côté, certains analystes dénoncent un soutien « logistique » déguisé – à travers la présence du Croissant rouge algérien à Gao – à certains mouvements fondamentalistes, dont Ansar Dine. Son fondateur, ex-rebelle touareg, Iyag Ag Ghaly est souvent décrit comme une « créature » du Département du Renseignement et de la Sécurité – DRS (services de renseignement algériens).

 

Paradoxalement, les seuls actes de terrorisme avérés (hormis les prises d’otages dont sont victimes les ressortissants occidentaux, dont désormais 9 Français avec celui pris en otage par le groupe Ansaru au Nord du Nigéria) ont été commis sur son territoire ou contre ses intérêts. Les derniers en date, qui remontent à janvier et novembre 2011 puis février 2012, ont touché « symboliquement » le Comité d’Etat-major opérationnel conjoint (CEMOC, crée en 2010 entre l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger) qui vise – certes péniblement et de manière quelque peu artificielle – à fédérer les efforts régionaux contre le terrorisme.

 

Alger a du reste, depuis la prise d’otages de quatre de ses ressortissants, les mêmes préoccupations que Paris. La visite du président François Hollande à Alger, les 19 et 20 décembre derniers, a été l’occasion de confirmer ce rôle de médiateur discret. Une délégation du MNLA y était en même temps qu’une autre d’Ansar Dine. Bien qu’un document ait été signé entre les deux mouvements, certains y ont vu une « manipulation » d’Alger afin de remettre Ansar Dine dans le jeu.

 

Les Etats-Unis ne s’y sont pas trompés.

 

Hillary Clinton, alors encore Secrétaire d’Etat, quand elle s’est rendue à Alger il y a de cela quelques semaines avait tenu à indiquer son accord avec Alger afin de privilégier la voie du dialogue entre parties prenantes. Alger et Washington visent à mettre l’agenda du rétablissement de la stabilité institutionnelle à Bamako en tête des préalables à la résolution finalement votée à l’ONU. C’est là une légère quoique évidente divergence de point de vue avec Paris.

On sait aussi Washington très préoccupé par l’ampleur que prend la crise sécuritaire au Mali et au-delà dans la sous-région. Les Etats-Unis craignent par-dessus tout une imbrication de plus en plus évidente entre narco-trafic et terrorisme djihadiste. Ils craignent ainsi que l’Ouest africain, où ils tentent d’y ancrer leurs investissements économiques, deviennent une zone de perturbations où ils aient à intervenir, comme en Somalie en 1992 avec l’Opération « Restore Hope ». La similitude avec la situation d’alors leur fait craindre une implication qu’ils ne cherchent évidemment pas mais préparent néanmoins activement.

 

Washington voit ainsi, de nouveau, les ingrédients d’une instabilité régionale globale et durable : mal gouvernance ayant aboutie à la consolidation d’une « zone grise » de plusieurs dizaines de millions de km² ou se croisent narco-dollars et prolifération d’armes de petits calibres (8 millions aux derniers évaluations) et d’autres plus inquiétantes – à l’instar de missiles sols-air apparus à la chute du régime Khadafi – ; d’états dit « faillis » qui plus est doublés de revendications d’indépendances micro-territoriales (Azawad) ; le tout, aggravé par une famine qui menace désormais près de 12 millions de personnes à travers l’ensemble de la bande sahélienne.

 

La crainte, du reste avérée, d’une convergence de mouvements terroristes, réunissant dans un même combat, AQMI, Ansar Dine, Mujoa, les Shebaab somaliens, Boko Aram et Ansaru nigérian, contre des forces occidentales, qui deviendraient, dès lors, des cibles d’opportunité, termine de préoccuper les nouveaux acteurs influents à Washington, au sein du Pentagone que sont le Commandement des Forces spéciales (SOCOM – notamment sa branche africaine -SOCAFRICA) et le Commandement africain des forces armées (AFRICOM, crée en 2007).

Ce dernier, AFRICOM, va considérablement se renforcer dans les premiers mois de 2013.

 

Il va y dispatcher des troupes ainsi que renforcer son équipement en drones dans 35 Etats africains (Kenya, Ouganda, Somalie, Algérie, Soudan, Niger, Mali, Mauritanie, Nigéria, République centrafricaine, etc.) dans le but d’accompagner les efforts d’entrainement et d’équipement de la nouvelle architecture de sécurité sur le continent.

 

Les Américains pensent aussi bien évidemment à la capacité « résiliente » d’intervention de leurs troupes en cas de crises, à l’image des forces pré-positionnées françaises jusqu’à leur réforme en 2009. Ils disposent ainsi de bases discrètes de surveillance au Niger, abritées sous l’égide de leur opération « Creek Sand ».

 

Par ailleurs, sont ainsi d’ores et déjà programmés, entre février et avril, près d’une centaine d’exercices conjoints entre les forces armées locales et les équipes américaines, au niveau d’une compagnie (200 hommes) pouvant aller jusqu’à celui d’un bataillon (approximativement 800 soldats).

 

Les enjeux et les vrais acteurs de la résolution de la crise ne sont ainsi peut-être pas là où l’on met communément et médiatiquement l’accent !

 

Tous les acteurs conviennent, néanmoins, que la résolution 2085 – votée jeudi dernier – ne vise qu’à gagner du temps afin « d’épuiser » l’agenda diplomatique et laisser ainsi une dernière chance aux différentes médiations en cours (sous l’égide du président burkinabais, Blaise Compaoré) ou à venir (sous les bons auspices du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, l’ancien Président du Conseil italien Romano Prodi).

 

Tous les chemins, même et surtout ceux de la « diplomatie informelle » mènent ainsi à Rome…

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 18:10

http://www.meretmarine.com/objets/4332.jpg

 

26.12.2012 Le Fauteuil de Colbert

 

Les armes à énergie dirigée promettent quelques applications pratiques très intéressantes en matière de combat naval. Un article publié simultanément sur le Fauteuil de Colbert tente de présenter une remise en perspective du combat naval où la question posée est : couler le navire adverse est-il l’objectif ? La tentative de réponse oscille entre le « il a fallu attendre que ce soit possible techniquement » et le « politiquement ce n’est pas forcément souhaitable ». Bien entendu, une perspective aussi sommaire ne peut qu’être insatisfaisante.

 

Mais partant du principe qu’un exemple récent comme celui de la Guerre des Malouines, avec le torpillage du croiseur Belgrano, montre que la destruction d’un fleuron adverse, s’il est synonyme de victoire, peut aussi attirer la sympathie pour l’équipage perdu, même de la part de l’opinion publique du pays auteur du coup heureux.  Si diplomatiquement la réussite technique de la destruction est difficile à manier, sur le plan politique, et surtout sur le plan de la montée aux extrêmes, celle décrite par Clausewitz, il convient de voir qu’il manque un état entre l’affrontement paramilitaire et la destruction d’un navire. En effet, une telle destruction n’appelle que vengeance bien souvent afin de laver l’affront national. Alors que dans les temps anciens, d’avant les obus explosifs et les trajectoires à tir plongeante, il était possible de mettre hors de combat avant toute chose. C’est là que les armes à énergie dirigée permettent d’espérer de retrouver cet état où les armes cinétiques et non-cinétiques permettent de désarmer un navire, plus que de le détruire.

 

Poursuivre le renouvellement de la Flotte


C’est bien pourquoi, dans la suite fictive qui va suivre, la frégate Gloire est née de l’aboutissement de ce genre de réflexions. La Marine nationale était coincée entre une difficile période budgétaire qui débutait officiellement en 2007 (si ce n’est depuis les années 60 du XXe siècle, en réalité). D’une part, le tonnage de la Flotte et son nombre de plateformes ne cessait de diminuer, de l’autre, il fallait bien rester dans la course (de fond) dans le développement et l’intégration des technologies prometteuses pour l’art militaire.

 

D’un côté le développement de la flotte de surface s’appuyait sur l’achèvement du programme FREMM, et son extension était encore en discussion. Il avait été question d’adopter la solution préconisée par l’Amiral Nomy dès les années 60 : le croiseur polyvalent. C’est pourquoi, à l’instar des destroyers Arleigh Burke américains, les FREMM avaient été construites dès la cinquième unité comme navires d’escorte totalement polyvalents. Les précédents navires ont été refondus pour les porter au standard du cinquième. Ainsi, elles possèdent toutes un système d’armes apte à lutter dans les trois milieux (sous la surface, sur la surface – et sur terre – et au-dessus de la surface).

 

De l’autre côté, alors que les FREMM AVT avaient été abandonnées dès 2008, un programme devait permettre le remplacement des frégates La Fayette. Il ne s’agissait plus de construire des FREMM. Cependant, face à la difficile période budgétaire, et malgré la mise en valeur de la Marine nationale depuis la popularisation du concept de « Maritimisation » et et de celui « d’Archipel France », l’état-major de la Marine avait préféré choisir de poursuivre la série FREMM afin de serrer les coûts de construction et de mise en œuvre au maximum.
C’est pourquoi un consensus s’est dégagé autour de la construction d’un navire d’essais et d’expérimentations. L’idée était de ne pas abandonner le développement de technologies navales qui n’étaient pas mises à l’écart dans les marines rivales, sans pour autant handicaper le renouvellement de la Flotte. La solution retenue surprit, puisqu’il s’agissait de marier une flotte homogène à une « flotte » d’échantillons (par référence à la flotte d’échantillons de la fin du XIXe et du début du XXe siècle).

 

Le navire d’essais et d’expérimentations


Le premier échantillon combinait les propositions de recherche de l’industriel, DCNS, avec les choix capacitaires à développer et retenus par l’état-major. Les bases de travail connues du grand public étaient les navire-concepts Swordship et Advansea. Il s’agissait autant d’explorer la direction du navire « invisible » sur les plans électromagnétique, infrarouge et visuel que d’aborder les technologies électromagnétiques et la gestion de l’énergie associée.

 

Le navire d’essais et d’expérimentations avait pour objectif donc de résoudre la quadrature du cercle naval de la France. Si les financements étaient problématiques, cela n’empêcha pas de trouver une certaine solidarité budgétaire. Le navire projeté était source de promesses pour le redressement de la compétitivité française en matière de développement de technologies de pointe. Ainsi, un navire gourmand en énergie nécessitait de lancer des recherches en matière de stockage d’énergie, et ses installations gourmandes mais aux besoins épisodiques exigaient une capacité à maîtriser les flux électriques et leur stockage. Autant de choses qui pouvaient intéresser l’industrie automobile alors que la voiture électrique se lançait, et le secteur de la production d’électricité alors qu’il faudrait à l’avenir non plus piloter un réseau de centrales nucléaires, mais bien piloter un réseau de production d’électricité aux sources et aux périodes de fabrication très diverses. Le développement de moteurs à aimants à supraconducteur ne laissait personne indifférent non plus, puisque les gains de poids et d’espace espérés étaient synonymes de gains sur les concurrents des entreprises françaises. Un financement interministériel fut donc trouvé.

 

Pour bien faire, le futur vaisseau devait être baptisé « Gloire », en l’honneur du navire conçu par Dupuy de Lôme et qui tirait les leçons de l’apparition des obus explosifs en cuirassant les navires et en leur offrant une propulsion à vapeur comme moyen de propulsion principale, et bientôt unique.

 

La direction prise par le projet devait aboutir au développement de diverses technologies et à leur intégration :

  •   furtivité « intégrale » du navire,
  • moteur à aimants supraconducteurs,
  • anon électromagnétique,
  • auto-défense par laser,
  • armes à impulsion électromagnétique,
  • logiciel intégrant le pilotage de la production et de la circulation de l’énergie du bord.

 

Le navire fut mis en chantier à la fin de l’année 2013. Le projet mené par la France ne manqua pas de susciter la curiosité des nations navales rivales. Les États-Unis restaient sur leur faim avec le développement et la construction des trois destroyers (ou cuirassés) de la classe Zumwalt. Ils atteignaient des standards intéressants et de référence en matière de furtivité et dans le développement et l’utilisation d’un logiciel de gestion de l’énergie (SITREP). Mais la philosophie du concept n’était pas allée assez loin, puisque le navire tenait plus du croiseur Ticonderoga ou de l’Arleigh Burke amélioré. Au prix de l’exercice, la chose n’était pas convaincante.

 

Les ambitions à Paris, non-encore officielles, semblaient toutes autres puisque, derrière l’exercice technologique, à l’instar de ce qui avait été fait aux États-Unis, il était question de miser sur la capacité à approcher un groupe naval, à l’isoler et à le capturer.

 

La cuirasse


La construction du navire laissait présager quelques ambitions : en effet, le tonnage atteignait près de 15 000 tonnes à pleine charge pour 199 mètres de longueur. Un tel volume laissait songeur dans les pays étrangers alors que le vaisseau français n’ambitionnait pas d’emporter autant d’armes qu’un Zumwalt : là où ce dernier emporte 80 missiles et deux pièces de 155mm, le navire français ne visait que 48 missiles et une pièce de 155 mm électromagnétique. La différence entre les deux devis de poids ne sera révélée que bien plus tard : le volume gagné grâce aux dernières technologies (comme le moteur à aimants supraconducteurs) et le grand tonnage du bateau servirent à intégrer… de vieilles technologies. Il était apparu que les vieux appareils électriques de l’ère analogique, voire même avant, avaient de bonnes capacités à supporter les brusques changements de tensions, notamment ceux provoqués par une arme à impulsion électromagnétique. Chose pratique quand l’on ambitionne de se servir de telles armes, mais qui nécessite de grands volumes et du poids, là où le numérique les avait économisés.

 

La résilience commençait secrètement à s’exprimer dès l’architecture électrique du navire. Plus généralement, les formes de la coque ont été étudiées pour accrocher le moins possible un radar adverse. La coque est un ensemble formé par un revêtement au silicone ayant une durée de vie longue pour réduire les frottements dus à l’avancement avec l’eau. Le gain de consommation d’énergie est appréciable. Mais derrière ce revêtement se cache une couche anéchoïque qui recouvre aussi bien la coque que les superstructures pour absorber les ondes radars. L’imbrication des deux matériaux a été particulièrement ardue mais le problème finit par être résolu vers la troisième année de construction (2017).

 

Mais derrière cette coque à protection passive contre les agressions de l’environnement naturel et de la sphère électromagnétique, il y a le développement d’un nouveau type de blindage. Il a été bien inspiré des Américains : la construction du CVN-78 Gerald R. Ford renferme un blindage électromagnétique : « Il s’agit d’une cuirasse électromagnétique, surnommé DAPS (Dynamic Armor Protection System). Le principe est de munir un navire d’un blindage creux dans lequel circule une énorme charge électromagnétique. Le jet de plasma issu de l’impact d’un projectile à charge creuse perçant  la paroi externe du blindage est alors neutralisé par le champ électromagnétique, garantissant ainsi l’intégrité de la paroi intérieur du blindage. Le DARPA US a lancé ce programme en 2003 » (in Le Marin, hors-série « Navires militaires » d’octobre 2012, page 39). C’était en somme, la réinvention du blindage réactif présent sur les chars, à la sauce électromagnétique.

 

Les armes


Si la frégate Gloire est conçue pour tenter d’être invisible et pour être résiliente aux coups de l’adversaire, elle a tout de même été aussi conçue pour en porter. C’est pourquoi les travaux de l’institut franco-allemand Saint Louis aboutirent, sous l’impulsion des crédits gouvernementaux, à la construction d’un prototype de canon électromagnétique. L’ensemble fut intégré à bord du navire en 2018.

 

Les avancées ne s’arrêtèrent pas là puisque pour une telle arme, il fallait bien lui concevoir des obus. Outre le panel de munitions classiques, le développement d’un obus bien particulier fut longtemps tenu secret : une arme à impulsion électromagnétique. L’effet de la charge est aisé à réaliser par l’explosion d’une charge nucléaire. Chose difficile à manier, s’il en est. C’est pourquoi bien des pays prirent la direction de développer des générateurs d’impulsion à ondes électromagnétiques compacts à compression de flux magnétique. L’explosif de l’obus sert à produire une impulsion électromagnétique large spectre de grande puissance. Ce développement ne fut pas sans heurts, puisqu’il fallait concilier de faire partir un obus depuis un canon électromagnétique avec l’utilisation d’une charge électronique. C’est-à-dire que le tir ne devait pas endommager la charge interne. Tout un système de protections internes et d’activations des moyens de fonctionnement de la charge par retardement fut inventé.

 

Cette arme phare se combinait avec le développement d’une installation fixe à l’objectif similaire (créations d’effets IEM) mais utilisant cette fois-ci des micro-ondes de grande puissance.

 

L’avantage de la première arme est sa portée qui lui est donnée par le canon et la trajectoire de l’obus, mais son inconvénient est la non-directivité des effets. C’est tout l’avantage de la seconde arme, mais à la portée moindre.

 

L’artillerie était complétée par un canon italien de 76mm à tir rapide et des canons téléopérés de 20mm.

 

Une application particulière de l’obus IEM a été développée. Elle est conçue pour être intégré dans un véhicule spatial. Celui-ci atteint ce milieu via un missile Exoguard d’EADS Astrium. Officiellement, Paris a lancé ce programme d’études amont pour soutenir sa filière de vecteurs spatiaux (les missiles balistiques) et plus largement les capacités européennes en la matière. Officieusement, la dernière version de la fusée Ariane V (« mid life extension ») et le développement d’Ariane VI étaient amplement suffisants. Un tel missile permettait aussi à la France de négocier sa place dans le dispositif de défense antimissile balistique de l’OTAN. Mais officieusement, rien n’empêchait de donner une utilité opérationnelle à un lot de missiles construits pour « essais » alors que les deux premiers tirs « d’essais » montrèrent que le premier lot de 16 missiles construits étaient bons pour le service officieux associé. La France se dotait ainsi secrètement d’une capacité de mise hors service de satellite. L’important tonnage de la frégate permettaient d’inclure ces 16 missiles « au diamètre plus important que celui des autres munitions ». Aucun essai officiel n’est venu qualifier cette capacité. Comme le disait Guilhèm Penent (De la Terre à la Lune), la mise hors service de satellites par armes nucléaires (et effet IEM) est plus que problématique. Ce serait plus simple avec une arme comme « l’Exoguard IEM ».

 

Enfin, la dernière innovation empruntée au CVN-78 : la défense à courte portée par canons laser. Ce système est le descendant d’un programme, le « Navy’s Maritime Laser Demonstration ». La précision du tir laser et la grande répétition, espérée, des tirs, doit permettre d’intercepter aussi bien des petites embarcations que des missiles assaillants grâce à une munition insensible aux contre-mesures. Ce système ne sera véritablement qualifié qu’en 2021 au bout d’une longue série d’essais.

 

Ce cuirassé des temps modernes a un concept d’emploi bien particulier : il doit s’approcher d’un groupe naval adverse (repéré par divers moyens à la disposition de la France) sans attirer l’attention, grâce à ses différentes capacités à être discret, si ce n’est (presque) invisible. La Gloire doit, quand elle est à portée de ses armes, entamer alors la phase la plus critique du combat. Elle doit utiliser à plein ses armes selon le principe de la liaison des armes sur mer de Castex. Si le navire utilisait ses armes antisatellites, alors c’est pour être quasi certain que le tir serait détecté par une quelconque nation capable d’avertir le pays détenteur des navires visés.

 

C’est pourquoi la Gloire doit pendant un laps de temps assez court utiliser ses obus pour isoler le groupe naval adverse et tenter de le mettre hors d’état de nuire. Une première salve a ce rôle. Si la pièce de 155mm naval n’est pas connue pour sa grande cadence de tir (8 à 10 coups par minute), elle est « améliorée » grâce à l’utilisation de la technique de tir en salve (MRSI) : le premier obus de la salve atteint la cible en même temps que le dernier grâce à un savant calcul des trajectoires (ce qui induit des limites en matière de portée). Une seconde doit alors être lancée pour faire « sauter » tous les systèmes qui auraient survécu à la première salve. Pendant ce temps, si le groupe naval adverse s’appuie sur un centre de gravité spatial, alors celui-ci est visé par une salve d’Exoguard qui décollera dans l’embarras de la cible, sans être aperçu. Simultanément, la frégate s’approche et ses armes à micro-ondes dirigent leur flux vers les cibles. La dernière manœuvre va consister à tournoyer autour de la cible pour viser ses moyens de propulsion. La doctrine prévoit que, au final, le groupe naval adverse et rendu impuissant puisse être remorqué vers un endroit sûr pour être définitivement capturé.


 

Pour aller plus loin :

Partager cet article
Repost0
27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 17:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais-2/2121911-3-fre-FR/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais-2.jpg

 

26/12/2012 EMA

 

Le 24 décembre 2012, les soldats français engagés en opération ont eux aussi fêté Noël. Revue de cette soirée pas comme les autres lorsque l'on est à des milliers de kilomètres de chez soi. 


En Afghanistan, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état major des Armées (CEMA), a rendu visite aux unités et détachements français déployés sur le théâtre afghan: le dispositif PAMIR à Warehouse et la structure de commandement de l'aéroport et l’hôpital de Kaboul). Le CEMA s'est également rendu dans le Wardac pour rendre visite aux gendarmes français du NPTC (National Police Training Center), le seul centre de formation de la police nationale afghane. La journée du 24 décembre s’est finie par le traditionnel repas de Noël. A cette occasion, le CEMA a renouvelé son soutien et sa fierté pour tout ce qui a été réalisé en Afghanistan, avec succès. Il a rappelé que 2012 aura été une année charnière avec le transfert réussi de Kapisa et Surobi à l’armée afghane. Il a salué, par ailleurs, la manière remarquable dont se déroule le désengagement du dispositif français.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais/2121906-1-fre-FR/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais.jpg

 

Au Liban, monsieur Kader Arif, ministre délégué, auprès du ministre de la Défense,  chargé des anciens combattants, s’est rendu à Dayr-Kifa, au Sud-Liban, afin de célébrer la fête de Noël avec les militaires français déployés au sein de la FINUL (force intérimaire des Nations-unies au Liban). Accompagné par le général de brigade Delort-Laval, chef d’état-major de la FINUL et représentant des éléments français au Sud-Liban, monsieur Kader Arif a été accueilli à Dayr-Kyfa par le colonel Peltier, chef de corps de la Force Commander Reserve (FCR). Après une présentation de la situation opérationnelle au Sud-Liban et des missions de la FCR, il a pu assister à une présentation de ses matériels majeurs.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais-3/2121916-2-fre-FR/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais-3.jpg

 

Au Kosovo, ce 24 décembre fut l'occasion d'organiser un cross dans l'enceinte du camp de Novo Selo et une medal parade, cérémonie qui a pour pour but de remettre la médaille commémorative OTAN de la mission au Kosovo.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais-4/2121921-2-fre-FR/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais-4.jpg

 

Au Tchad, le général Denis Mercier, chef d'état-major de l'Armée de l'Air, représentant l'amiral Guillaud, chef d'état-major des Armées, est venu rendre visite aux soldats de l'opération Epervier. Il a rencontré longuement l'ensemble des des militaires des détachements stationnés sur la base Koseï, en particulier lors du concours de crèches organisé par les légionnaires du 1er REC pour lequel il a été très difficile de départager les concurrents.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais-5/2121926-2-fre-FR/121226-theatres-d-operation-noel-sur-le-terrain-avec-les-soldats-francais-5.jpg

 

Enfin, les marins du Surcouf en mission de lutte contre la piraterie (Opération Atalante), ont reçu leurs colis de Noël accompagnés de lettres d'enfants des écoles provenant de toutes les régions de France.

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 17:30

http://www.cesa.air.defense.gouv.fr/IMG/jpg/1912_Villacoublay_revue_escadrille_Breguet.jpg

Revue de l’aviation militaire sur le terrain de Villacoublay, le 27 septembre 1912

Sur cette photo, les six Breguet, celui au premier plan, un type R, le suivant, un type G.

 

23.12.2012 Patrick Facon Chargé de mission au CESA

 

« Article 1er - L’Aéronautique militaire est chargée de l’étude, de l’acquisition ou de la construction, et de la mise en œuvre des engins de navigation aérienne utilisables pour l’armée, tels que ballons, avions, cerfs-volants. Elle assure l’administration et la mobilisation des formations affectées au service de ces engins ainsi que l’instruction du personnel.

 

Article 2 - L’Aéronautique militaire comprend : 1/ un personnel navigant ; 2/ des troupes ; 3/ des établissements... »

 

Ces deux articles extraits d’un texte de loi promulgué le 29 mars 1912 s’identifient à un moment essentiel dans l’histoire de l’aviation militaire française. Ils instituent en effet la naissance d’une aéronautique militaire qui marque, en quelque sorte, les premiers pas d’une autonomie de l’arme aérienne. Une autonomie que les aviateurs seront bien près d’obtenir pendant la Grande Guerre et à laquelle ils ne parviendront qu’en décembre 1922, avec la création d’une arme de l’aéronautique. Une dizaine d’années plus tard, en avril 1933, les revendications des tenants de l’aviation indépendante parviendront à leurs fins, et, en juillet 1934, une loi sanctionnera l’organisation de la nouvelle entité créée l’année précédente, l’armée de l’air. Contrairement à nombre d’idées reçues, l’évolution de l’aéronautique militaire lors des quelques années qui précèdent le premier conflit mondial se révèle d’une étonnante rapidité. Qu’on en juge. Les premiers aéroplanes, bientôt rebaptisés avions, sont à peine acquis par l’armée française que le problème de leur subordination se pose. Après une courte période d’errance, où elles sont partagées par les vieilles armes du génie et de l’artillerie, ces machines volantes à peine matures tombent bientôt dans le giron de la première structure à caractère aéronautique jamais réalisée, l’inspection permanente de l’aéronautique militaire, née en octobre 1910. Si importante qu’elle soit, l’inspection en question ne permet cependant à cette si jeune aviation de ne dispose d’aucune unité d’action. Intégrée au sein de la direction du génie où les affaires qui la concernent sont traitées par de nombreux organes de commandement et d’administration différents, elle peine à trouver ses marques. Son chef, le général Roques, parvient à convaincre les milieux politiques et militaires à aller un peu plus loin, avec la loi du 29 mars 1912. En instituant l’aéronautique militaire, ce texte législatif lui confère à l’aviation une certaine autonomie, toute relative certes, mais une autonomie tout de même. Celle-ci est placée sous la responsabilité de l’inspecteur permanent qui relève directement du ministre et qui a tout pouvoir pour faire étudier, acheter et faire construire des aéroplanes pour le compte de l’armée.

 

Le 26 juillet suivant, une instruction fixe l’application de cocardes tricolores sur les appareils : « Les avions porteront désormais les marques suivantes : a/ sur les deux faces du gouvernail de direction ou sur la face extérieure de chaque gouvernail de direction quand il y en a deux : les initiales du constructeur en lettres de 30 centimètres de haut et une largeur correspondante, et le numéro militaire correspondant de l’avion en chiffres de 15 centimètres de haut. (...) b/ Deux cocardes tricolores de 1 m de diamètre placées respectivement à droite et à gauche du fuselage sous chaque aile des monoplans, ou sur le plan inférieur des biplans. Le centre de cette cocarde se trouvera dans l’axe de l’aile, à égale distance, soit des deux attaches extrêmes du haubanage des monoplans, soit des deux mâts extrêmes des biplans. Les différentes zones de cette cocarde auront les diamètres de 1 m, 0,70 m et 0,40 m ».

 

Quelque temps plus tard, le 22 août, un décret d’application organise l’aviation en escadrilles, selon les modalités suivantes : numérotées de 1 à 5, elles sont désignées, pour chacune d’entre elles, par les initiales des avions qui servent en leur sein (HF, pour Henri-Farman ; MF, pour Maurice-Farman ; BL, pour Blériot ; et D, pour Deperdussin). C’est ainsi que l’aviation militaire à peine éclose dispose déjà de répertoires de légitimité qui lui permettent de fonder une partie de son identité. Une étape de première grandeur a été ainsi franchie. Un autre pas fondamental interviendra avec le dépôt d’un projet de loi, en date de juin 1913, proposant la constitution d’une direction de l’aéronautique, la 12e, au sein du ministère de la guerre et la réunion en une seule entité de l’aviation et de l’aérostation, jusque-là séparées. Adopté au cours des dernières semaines de la même année, le projet en question est concrétisé peu avant l’éclatement du conflit, au printemps 1914. La première structure politique chargée d’encadrer l’aviation militaire apparaîtra, fait fort peu connu, en septembre 1915, avec le sous-secrétariat d’État à l’aéronautique, précédant de treize ans la formation du ministère de l’air.

Partager cet article
Repost0
24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 14:00

Carte-Regionale-AQMI-344 2 0

 

24/12/12 - Recueilli par François d’Alançon et Antoine Fouchet - la-croix.com

 

Dans un entretien à « La Croix », le ministre de la défense confirme qu’un contingent européen de 400 militaires formera l’armée malienne à partir de début 2013, afin de la préparer à reconquérir le Nord-Mali. Jean-Yves Le Drian  précise que l’armée française apportera « un soutien technique » à la force constituée de son côté par l’Afrique de l’Ouest. Il se montre optimiste sur la relance de l’Europe de la défense en 2013.

 

 C’est au final l’Union européenne, et non la France seule, qui va aider l’armée malienne. Pourquoi ? 

 

 Jean-Yves Le Drian  : La relance de l’Europe de la défense est une priorité du gouvernement. Elle a débouché sur des progrès ces six derniers mois. Les 13 et 14 décembre dernier, lors d’un sommet à Bruxelles, les dirigeants européens se sont engagés à établir, dans l’année qui vient, une feuille de route visant à développer concrètement l’Europe de la défense. Avant même la tenue de cette réunion, la France a réussi à convaincre ses partenaires européens d’approuver le principe d’une mission de l’Union européenne au Mali afin d’aider l’armée malienne à se reconstituer. Voilà une avancée, comme le fut la décision prise fin 2008, au sein de l’UE, de lancer l’opération Atalante pour lutter contre la piraterie maritime au large de la Somalie.

 

 Quelle forme prendra l’implication de l’Europe au Mali et dans quels délais sera-t-elle effective ? 

 

J.-Y. L. D. : Un contingent européen de 400 militaires sera constitué au début de l’année prochaine, puis envoyé au Mali pour former l’armée malienne et la préparer à rendre à ce pays la souveraineté sur l’ensemble du territoire. Ces militaires ne participeront pas aux opérations de combat. Mais l’UE considère qu’il faut aider le Mali à éradiquer la menace djihadiste. L’initiative européenne est indépendante de la résolution, qui a été adoptée par le conseil de sécurité des Nations unies afin de permettre à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) d’intervenir militairement aux côtés de l’armée malienne.

 

 Que pensez-vous des doutes émis sur la capacité de la Cedeao à intervenir militairement ? 

 

 J.-Y. L. D. :  La France apporte un soutien technique à la Cedeao dans la constitution d’une force capable d’aider le Mali à retrouver l’intégralité de son territoire. Le concept opératoire est en train de s’affiner. L’intervention militaire pourra avoir lieu au premier semestre de l’année prochaine. C’est aux Africains d’intervenir militairement, pas aux Français ou aux Européens. La France et les États-Unis apporteront à la coalition africaine un soutien dans le domaine de la logistique, de l’observation, du renseignement et de la formation. Pour l’instant, il n’y a pas de solution politique. Les États de la région ont conscience des risques que représentent, pour leur sécurité, les agissements des bandes terroristes armées, qui s’en prennent aux populations et se livrent à toutes sortes de trafics.

 

 L’implication européenne ne va-t-elle pas compliquer la situation des otages français retenus par les terroristes au Sahel ? 

 

 J.-Y. L. D. :  La situation des otages français est, de toutes les façons, compliquée. Les prises d’otages sont dans une logique infernale, que nous ne pouvons pas laisser évoluer ainsi. Nous nous occupons de très près des otages et faisons tout notre possible pour obtenir leur libération. Mais cela ne nous empêche pas de considérer que l’enjeu de l’intégrité du Mali est essentiel pour la sécurité de ce pays, comme pour celle de la France et de l’Europe.

 

 L’Union européenne peut-elle s’impliquer aussi dans une sortie de crise en Syrie ? 

 

 J.-Y. L. D. :  Dans le cas de la Syrie, la question d’une implication de l’Europe ne se posera que s’il y a une décision internationale de mise en œuvre d’une force d’interposition.

 

 La Russie peut-elle aider à sécuriser les armes biologiques et chimiques syriennes ? 

 

 J.-Y. L. D. :  Ces armes peuvent être utilisées par un Assad aux abois, mais celui-ci sait que, dans ce cas, la France, l’Europe et les États-Unis considéreront que la ligne rouge aura été franchie. Il y a aussi le risque qu’elles tombent dans les mains de forces d’opposition aux intentions non louables. Nous savons où sont ces armes et nous les surveillons. Mais nous ne sommes pas sur place. Si la Russie pouvait jouer un rôle positif dans la sécurisation de cet arsenal, ce ne serait pas plus mal.

 

 Pourquoi la relance de l’Europe de la défense devient-elle nécessaire ? 

 

 J.-Y. L. D. :  Pour trois raisons : rééquilibrage des intérêts stratégiques des États-Unis vers la région Asie-Pacifique, permanence de la menace terroriste en particulier au Sahel, contraintes budgétaires dues à la crise économique. Cette relance ne doit pas en rester au stade des déclarations. Elle doit s’effectuer avec pragmatisme, quitte à ne concerner au départ que quelques États membres. La défense de l’Europe suppose, d’une part, de mener des opérations militaires en commun et, d’autre part, de mutualiser des programmes industriels de fabrication de matériels ou d’équipements militaires.

 

 L’Europe a-t-elle la capacité de réaliser des interventions militaires ? 

 

 J.-Y. L. D. :  Oui. Il existe des dispositifs de mobilisation des armées des pays européens qu’il suffit d’actionner. Je pense notamment à la formule des groupements tactiques, mise en place au sein de l’UE en janvier 2007. Comprenant chacune environ 1 500 hommes, ces unités doivent pouvoir être projetées dans les meilleurs délais. La constitution de ces forces d’action rapide est rendue possible dans le cadre d’une veille, qui est assurée tous les six mois conjointement par trois États membres, à tour de rôle. Durant le premier semestre 2013, cette veille sera assurée par l’Allemagne, la France et la Pologne.

 

--------------------------------------------------------

 Les destructions de mausolées reprennent à Tombouctou 

 

À coups de pioches, les islamistes qui occupent le nord du Mali ont à nouveau détruit, dimanche 23 décembre à Tombouctou, des mausolées de saints musulmans, promettant de les anéantir tous.

 

Considérant la vénération des saints comme de l’idolâtrie, ils avaient débuté ces destructions en juillet 2012, puis en octobre. Par ailleurs, deux voleurs présumés ont eu la main amputée à Gao (nord-est) vendredi 22 décembre.

 

Ces exactions ont été commises après l’adoption la veille aux Nations unies d’une résolution autorisant, par étapes et sous condition, une intervention militaire pour reconquérir le nord du pays.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 19:59

http://www.rhfsf.com/blog/uploads/2012/OSV_60_launch.jpg

 

December 23, 2012. David Pugliese - Defence Watch

 

First a news release from the U.S. Navy:

 

The Iraqi navy and the U.S. Navy’s Naval Sea Systems Command marked the delivery of two 60-meter Offshore Support Vessels (OSV 1/ OSV 2) to the Iraqi navy in a ceremony at the Umm Qasr naval facility, Dec. 19.

 

The two OSVs, procured as part U.S. Navy’s Foreign Military Sales (FMS) Program, will help reconstitute Iraq’s ability to enforce maritime sovereignty and security in the Northern Arabian Gulf.

 

“This occasion reflects the important ties that bind our governments and our commitment to supporting s strong coalition partnership that is based on mutual respect and understanding,” said Vice Adm. Kevin McCoy, commander, Naval Sea Systems Command. “Combined with the previously delivered Iraqi patrol boats, this acquisition program has offered another unique opportunity for cooperation between our countries.”

 

OSVs are multi-function vessels providing a wide range of capabilities to support Iraq’s oil production platforms. The vessels will provide transport support for crew changes and resupply to the platforms. Each OSV is equipped with a 30mm gun weapon system and outfitted with fast attack boats to defend it and the offshore platforms. The vessels each include a vertical replenishment deck to facilitate the transfer of supplies as needed.

 

RiverHawk Fast Sea Frames is the prime contractor for the OSV procurement, with Gulf Island Marine Fabricators manufacturing the hull and deckhouse, and outfitting the vessels.

 

PEO Ships is currently managing the design and construction of all U.S. Navy destroyers, amphibious ships, special mission and support ships, as well as a wide range of boats and craft for U.S. agencies and foreign military sales.

 

Then….

 

The Libya Herald reports that French and Libyan navies recently met to discuss enhancing intelligence sharing and joint training cooperation. The talks took place during a port visit by a French frigate to Tripoli, which is said to be part of a larger initiative to expand maritime ties between the two countries, the report notes. France has also provided training to Libyan personnel, and helped to secure that country’s maritime areas, while also preventing migrants from attempting to cross the Mediterranean to Europe, it added.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 12:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/fin-de-la-permanence-operationnelle-pour-la-marine-nationale./2119357-1-fre-FR/fin-de-la-permanence-operationnelle-pour-la-marine-nationale..jpg

 

21/12/2012 Armée de l'air

 

Jeudi 20 décembre, à Lann Bihoué, le contre-amiral Hervé Denys de Bonnaventure, commandant la force de l’aéronautique navale, a officiellement rendu la responsabilité de la posture permanente de sûreté (« police du ciel ») au général Thierry Caspar-Fille Lambie, commandant la défense aérienne et les opérations aériennes, après quatre semaines de permanence.

 

Ainsi, du 22 novembre au 20 décembre 2012, deux pilotes, dix techniciens, deux rondiers de la flottille 11F de Landivisiau et deux Rafale de la marine nationale se sont relayés sur la base de l'aéronautique navale de Lann-Bihoué afin d’assurer la permanence opérationnelle.

 

Cette permanence opérationnelle, confiée habituellement à l’armée de l’air, est dévolue quelques semaines par an à la marine nationale. Elle a pour objectif de veiller de jour comme de nuit à la sûreté de l’espace aérien français. Leurs missions : surveiller et être capable d’intercepter n’importe quel appareil qui serait en panne ou dont le contact aurait été perdu sur les fréquences radio de contrôle, ou encore dont la trajectoire serait suspecte. 

 

Comme prévu, le 20 décembre,  le contre-amiral commandant la force de l’aéronautique navale a transmis la prise d’alerte à l’escadron de chasse 1/2 « Cigognes » de la base aérienne 116 de Luxeuil en appelant le centre national des opérations aériennes situé à Lyon, geste symbolique qui marque officiellement la fin de cette mission pour la marine nationale.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/les-huit-pilotes-de-la-marine-nationale-ont-ete-releve-par-des-equipages-de-l-escadron-1-2-cigognes-de-l-armee-de-l-air./2119362-1-fre-FR/les-huit-pilotes-de-la-marine-nationale-ont-ete-releve-par-des-equipages-de-l-escadron-1-2-cigognes-de-l-armee-de-l-air..jpg

 

Le groupe de chasse 1/2 « Cigognes » est une unité de défense aérienne. Les équipages des Mirage 2000-5 de cet escadron assurent des missions spécialisées dans la protection, la surveillance et l’interdiction de l’espace aérien. Le Mirage 2000-5 a été le premier avion de l’armée de l’air à disposer d’un radar « multi-cibles » permettant d’engager simultanément plusieurs avions hostiles. Pour assurer sa mission, l’avion met en œuvre le missile air-air MICA (missile d'interception, de combat et d'auto-défense) dans sa version électromagnétique et infrarouge.

Partager cet article
Repost0
23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 12:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/caiman-marine-c-_a.monot-_marine-nationale/2120420-1-fre-FR/caiman-marine-c-_a.monot-_marine-nationale.jpg

 

21/12/2012 Marine nationale

 

Le 21 décembre 2012, la Marine a réceptionné son 8e Caïman. Il s’agit du premier hélicoptère livré à un nouveau standard intermédiaire vers le STEP B qui introduit un système d’autoprotection (leurres IR et EM), ouvre la voie à la future capacité de tir torpille MU90 attendue dans l’année 2013 et améliore les systèmes du standard précédent. Les 7 premiers Caïmans livrés au standard step A seront progressivement remis à niveau entre 2014 et 2017.

 

Après une courte période d’évaluation conduite par le détachement NH90 du CEPA/10S, cet appareil renforcera la flotte des Caïmans Marine mis en œuvre sur les base de l’aéronautique d’Hyères et de Lanvéoc Poulmic et à partir des frégates de types frégate multi missions (FREMM) et frégate de défense aérienne (FDA) pour des missions de lutte au-dessus de la surface, de secours maritime et de contre-terrorisme maritime.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/caiman-marine-c-a.monot-_marine-nationale/2120425-1-fre-FR/caiman-marine-c-a.monot-_marine-nationale.jpg

 

Les Caïmans Marine sont des hélicoptères embarqués multi lutte dédiés prioritairement à des missions de combat naval : lutte au-dessus de la surface (ASF), lutte anti-sous-marine (ASM), contre-terrorisme maritime. Ils contribuent également aux missions de soutien et de logistique navale, de recherche et de sauvetage (search and rescue /SAR), d’évacuations sanitaires par voie aérienne (EVASAN) et de transport de commandos.

 

Destiné à remplacer dans un premier temps le Super Frelon dans ses missions de sauvetage et de contre-terrorisme maritime, puis l’essentiel des Lynx dans ses missions de lutte anti-navire et anti-sous-marine embarquées (vocation première), le programme NH90 prévoit la livraison par la société NHIndustrie de 27 Caïman Marine d’ici 2021.

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 12:55

NH90-NFH source info-aviation

 

20/12/2012 Mer et Marine

 

Depuis un an, le dispositif d’hélicoptères de la Marine nationale  utilisés notamment pour les sauvetages maritimes a évolué et va connaitre de nouveaux changements dans les prochains mois. A Lanvéoc-Poulmic, la mise en service mi-2010 au sein de la flottille 32F de deux EC225 a, tout d’abord, entrainé fin 2011 le départ vers Hyères du Dauphin de Service Public de la 35F basé à la pointe Bretagne. Dans le même temps, les deux appareils loués en 2009 à la société belge NHV et affectés en Méditerranée ont été restitués à leur propriétaire, le contrat arrivant à échéance le 31 décembre 2011. Alors que la 35F maintient ses détachements de Dauphin SP au Touquet et à La Rochelle, début 2013, la base d’aéronautique navale d’Hyères va s’enrichir d’un Dauphin SP supplémentaire  avec l’arrivée de la machine actuellement basée à Maupertus, près de Cherbourg.

 

Celle-ci va, en effet, être remplacée à la pointe du Cotentin par l’un des deux EC225 de Lanvéoc, permettant au préfet maritime de la Manche et de la mer du Nord de disposer sur cette façade d’un moyen aérien d’évacuation de forte capacité. Le second EC225 demeurera dans le Finistère, où il jouera le rôle de doublon lors des arrêts techniques et indisponibilités éventuelles de l’appareil positionné à Maupertus. De même, en cas de besoin, l’EC225 présent à Lanvéoc pourra être mobilisé pour des interventions au large de la Bretagne. Mais l’essentiel des missions de sauvetage dans cette zone va, très prochainement, incomber aux nouveaux Caïman Marine (NH90), dont trois exemplaires sont affectés à la 33F, à Lanvéoc, le premier étant opérationnel depuis décembre 2011. Alors que trois autres hélicoptères de ce type sont basés à Hyères au sein de la 31F et qu’un septième est en grande maintenance, une huitième machine (la première au standard 2) doit être livrée d’ici la fin décembre à l’aéronautique navale. Et celle-ci percevra entre deux et quatre nouveaux Caïman en 2013.

 

Cette réorganisation du dispositif permet à la marine de maintenir son contrat opérationnel en termes de sauvetage maritime, et même de voir ses capacités légèrement augmentées, notamment en Atlantique et Manche, où les besoins sont de plus en plus importants.  Alors qu’a terme, un Caïman doit être basé à Maupertus, aucune date n’est pour le moment avancée quant au départ des EC225. Acquis neufs afin de faire la jonction entre le retrait du service des Super Frelon, au printemps 2010, et leur remplacement par les Caïman, les EC225 doivent, normalement, quitter la marine lorsque le nombre de NH90 opérationnels sera suffisant.  Toutefois, compte tenu des incertitudes budgétaires pesant sur les programmes, et même si les 27 Caïman dont elle a besoin ont déjà été commandés, la marine joue la carte de la prudence. Car, même si maintenir dans ses rangs un micro-parc de seulement deux machines ne semble pas constituer la meilleure des solutions, en cas de coupes sombres dans le programme NH90, les EC225 seraient bien utiles pour maintenir le contrat opérationnel.

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 12:55

http://www.meretmarine.com/sites/default/files/styles/mem_500/public/new_objets_drupal/20121220235749_Avisos%20181212%20025%20copie.jpg

crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

 

21/12/2012 Mer et Marine

 

Image très rare que celle des quatre avisos de la Marine nationale basés à Toulon, tous présents au port et qui plus est à quai les uns à côté des autres. Avec dans l’ordre sur cette photo prise le 18 décembre par Jean-Louis Venne : Le Commandant Bouan (F 797), le Commandant Ducuing (F 795), l’Enseigne de Vaisseau Jacoubet (F 794) et le Commandant Birot (F 796). Admis au service actif en 1982 et 1984, ces bâtiments, construits à Lorient, sont les plus récents des avisos du type A69, dont il ne reste plus que 9 exemplaires en service dans la flotte française, sur 17 à l’origine. Les cinq autres (Lieutenant de Vaisseau Le Hénaff, Lieutenant de Vaisseau Lavallée, Commandant L’Herminier, Premier-Maître L’Her et Commandant Blaison) sont basés à Brest.

 

Longs de 80.5 mètres et affichant un déplacement de 1400 tonnes en charge, ces bâtiments ont été initialement conçus pour la lutte anti-sous-marine côtières, mais ils ont été reclassés dans la catégorie des patrouilleurs de haute mer à la fin des années 2000. Ils seront désarmés entre 2014 et 2019, leur remplacement devant être assuré par le programme BATSIMAR (bâtiments de surveillance et d’intervention maritime). Ces dernières années, les avisos ont notamment été engagés dans les missions de lutte contre la piraterie et le terrorisme en océan Indien, ainsi qu'au large de la Libye en 2011.  

 

Le Cdt Ducuing en 2007, avec ses missiles Exocet (© MER ET MARINE - JL VENNE)

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1_programmes/aasm/un-aasm-sous-un-rafale/2116373-1-fre-FR/un-aasm-sous-un-rafale.jpg

 

20/12/2012 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le dernier tir de qualification de l’armement air-sol modulaire (AASM) en version à guidage terminal laser  le 12 décembre 2012. Ce tir concrétise les efforts de recherche et développement soutenus par la DGA depuis 2005, notamment à travers des programmes d'études amont.

 

La version laser permet de compléter la gamme AASM qui comprend déjà une version inertie-GPS et une version infrarouge, toutes deux en service dans les forces françaises. Plus de 200 tirs d’AASM ont été réalisés par les avions Rafale de l’armée de l’air et de la marine nationale lors de l’opération Harmattan.

 

Le tir a eu lieu sur le site de Biscarrosse de DGA Essais de missiles. Le Rafale qui a tiré était équipé d’un pod de désignation laser Damoclès. La cible, un véhicule 4x4 téléopéré, suivait une trajectoire de vitesse variable. L’arme a percuté la cible illuminée par le pod alors qu’elle roulait à 50 km/h.

 

Ce succès fait suite à un premier tir à longue portée sur une cible fixe à terre et un deuxième tir sur une cible en mer réalisés en 2012 sur le site de Biscarrosse. Il complète la démonstration de performance de l’AASM laser, qui allie à une capacité « stand-off » la capacité d’atteindre des cibles rapides et manoeuvrantes, terrestres ou navales, avec une précision métrique.

 

L’AASM est constitué d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée se montant sur des corps de bombe standard. Cet ensemble permet de tirer à distance de sécurité de la cible (plus de 50 km) hors de portée des défenses sol-air adverses, dans toutes les conditions météorologiques, de jour comme de nuit. La DGA a commandé 380 exemplaires de l’AASM laser à Sagem (groupe Safran).

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:55

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/public/tnr/tonnerre_sortie_de_bassin/.DSCN3800_m.jpg

Arrivée à Milhaud 5


20 décembre 2012 Par BPC Tonnerre

 

Le 19 décembre 2012, le BPC « Tonnerre » est sorti du bassin où il se trouvait depuis le 25 octobre dans le cadre de son second arrêt technique majeur. Le bâtiment de 22 000 tonnes attendait des conditions météorologiques favorables pour effectuer son mouvement et accoster à Milhaud 5, près du « Charles-de-Gaulle ». Cette opération délicate a été menée en collaboration étroite avec le SMP (Service des Moyens Portuaires) de Toulon. Cet arrêt technique majeur a été l’occasion de procéder à la première visite de six ans du système propulsif Pod.

photo 3

Le « Tonnerre » en cale sèche, photographie de Monsieur Guillerm.

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 07:55

thales-logo-lg

 

21/12 Par Alain Ruello - lesEchos

 

Patrice Caine a fait son entrée au « comex » suite à la nomination du nouveau PDG.

 

Son titre exact n'est pas encore arrêté, mais, pour ceux qui en doutent, Patrice Caine est l'homme qui monte chez Thales. Celui qui n'est aujourd'hui « que » responsable des systèmes de protection d'infrastructure et de réseaux a été convié hier à participer au premier « comex » de l'ère Lévy, alors même qu'il ne faisait pas partie du saint des saints jusque-là.

 

La réunion s'est déroulée sous la forme d'un déjeuner, dans la foulée du conseil d'administration qui a vu Luc Vigneron céder les rênes du groupe d'électronique de défense et de sécurité à Jean-Bernard Lévy. En invitant Patrice Caine, l'ancien patron de Vivendi a montré de manière très claire qu'il entend lui confier un rôle important.

 

Secrétaire général ? Responsable de l'international ? DRH, voire numéro deux, comme certains l'imaginent ? Officiellement, Thales se contente de présenter l'intéressé comme « un homme clef » de la future organisation. Sans doute pour ne pas trop froisser les barons en place, dont deux étaient candidats au poste de PDG, Pascale Sourisse et Reynald Seznec.

 

Au sein du ministère de la Défense, on se montre moins pudique en évoquant un « tandem » Lévy-Caine. En clair : le second s'affiche comme le bras droit du nouveau PDG. Quant à l'intitulé de sa future carte de visite, on verra . « Jean-Bernard Lévy a été désigné PDG, charge à lui de monter son équipe, une fois qu'il aura une idée précise du fonctionnement du groupe. Si on commence à lui dicter son casting… », tempère-t-on dans l'entourage de Dassault, l'actionnaire industriel de référence de Thales.

 

« Une très bonne vision »

 

X-Mines, très jeune - il aura quarante-trois ans en janvier -, ancien du cabinet Fabius à Bercy, où il a notamment supervisé le dossier Areva, Patrice Caine semble faire l'unanimité autour de lui. Il a intégré Thales en 2002, pour s'occuper de stratégie. A cette occasion, il a négocié l'entrée au capital de DCNS. A compter de 2008, il a pris des responsabilités opérationnelles, dans la division radars en particulier. «  Il est doté d'une très bonne vision, excellent manager, très humain et à l'écoute, sachant rattraper des situations difficiles  », estime Gilbert Brokmann, délégué CFE-CGC. Excusez du peu !

 

Les autres syndicats de Thales ne seront peut-être pas aussi laudateurs, mais ils apprécieront sans doute que Jean-Bernard Lévy s'adosse à un très bon connaisseur de la boutique. D'autant qu'ils n'ont pas tardé à faire passer leurs messages. Ayant obtenu l'éviction de Luc Vigneron, l'intersyndicale a demandé dès hier au nouveau PDG d'instaurer un moratoire sur toutes les transformations engagées par son prédécesseur : plan d'économies Probasis, mise en place des services partagés, cessions d'actifs… Surtout, ils réclament la nomination d'un DRH à part entière, la fonction étant actuellement confiée au responsable des opérations. Une décision qui avait entraîné la rupture définitive avec Luc Vigneron.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 18:55

http://www.thalesgroup.com/Resizer.ashx?i=/assets/0/95/161/226/4b40e3ba-d5df-49b4-a3fa-af80130445c7.jpg&w=230

 

20 December 2012 Thales

 

 Neuilly-sur-Seine, 20 December 2012 – Mr Luc Vigneron, Chairman and Chief Executive Officer of Thales, having acknowledged the absence of support of the Group's two main shareholders, tendered his resignation to the company's directors at a meeting of the Board of Directors on 20 December 2012, and his resignation was accepted. The Board thanked Luc Vigneron for the work he has accomplished for Thales since his appointment, particularly the upturn in profitability and the improvement in the way it manages its contracts.

 

At this same meeting, the Board of Directors co-opted Mr Jean-Bernard Lévy as a director and subsequently elected him to the position of Chairman and Chief Executive Officer of Thales. Thales's two main shareholders, the French State and the Dassault Aviation, welcome this appointment and will work in agreement with senior management to pursue the continued recovery of the Group and its future development.

 

Jean-Bernard Lévy said he is "very proud to be appointed to lead Thales. I have been aware for many years of the passion and the high-level expertise of the men and women who contribute to the Group's numerous successes in many countries around the world. In the global marketplace, Thales has all the strengths needed to play a leading role. I know I can count on the energy and commitment of all to meet the challenges ahead and work together to develop our Group."

 

 

 

Biography of Jean-Bernard Lévy

 

Jean-Bernard Lévy, 57, is a graduate of the École Polytechnique (1973) and Télécom ParisTech. He began his career in 1979 with France Telecom as an engineer in Angers. In 1982, he became responsible for the management of senior staff and budgets, and was later promoted to deputy head of personnel.

 

In 1986, he acts as advisor to Gérard Longuet, the French Minister for Postal and Telecommunications services.

 

Jean-Bernard Lévy was General Manager, Communications satellites of Matra Espace and then Matra Marconi Space from 1988 until 1993, when he became Chief of Staff to Gérard Longuet, the Minister for Industry, Postal services & Telecommunications and Foreign Trade.

 

In 1995, he was appointed Chairman and Chief Executive Officer of Matra Communication, and in 1998 he joined Oddo et Cie as chief executive officer, then managing partner.

 

During summer 2002, Jean-Bernard Lévy was appointed CEO of Vivendi before serving as Chairman of its Management Board from 2005 until June 2012. Jean-Bernard Lévy is married with four children and is a chevalier of the Légion d’Honneur and an officer of the Ordre National du Mérite.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 17:55

Jean-Bernard_Levy.jpg

 

20 décembre 2012 Usine Nouvelle (Reuters)

 

Thales a confirmé ce 20 décembre la nomination avec effet immédiat de Jean-Bernard Lévy, l'ex-président du directoire de Vivendi, au poste de PDG du groupe pour succéder à Luc Vigneron. Ce dernier, contesté en interne, avait perdu le soutien de ses principaux actionnaires.

 

Le changement de direction intervient deux jours après l'annonce de la succession de Charles Edelstenne, qui cédera en janvier son fauteuil de PDG de Dassault Aviation à Eric Trappier, le directeur général international du constructeur de l'avion de combat Rafale et des jets Falcon.

 

"Luc Vigneron (...), après avoir constaté l'absence de soutien de ses deux principaux actionnaires, a présenté sa démission aux administrateurs de la société lors de la réunion du conseil d'administration du 20 décembre 2012, et ces derniers l'ont acceptée", précise le groupe dans un communiqué.

 

Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation, premier actionnaire industriel de Thales avec 26 % du capital, avait déjà annoncé mercredi la nomination de Jean-Bernard Lévy, à la suite d'un accord conclu avec l'Etat qui détient 27 % du groupe.

 

Jean-Bernard Lévy avait quitté en juin avec fracas la direction du géant des télécoms et des divertissements Vivendi, sur fond de désaccord avec le président du conseil de surveillance Jean-René Fourtou, après dix ans passés à la tête du conglomérat.

 

Patrice Caine, actuel responsable de la division systèmes, sera un des "hommes clés" dans la direction de Thales, a précisé un porte-parole de l'équipementier d'aéronautique et de défense, ajoutant que la dénomination précise de sa fonction serait déterminée dans les semaines à venir.

 

"Ils sont complémentaires", a précise ce porte-parole.

 

Plusieurs médias présentent Patrice Caine comme le "sherpa" de Jean-Bernard Lévy, qui a peu d'expérience dans le secteur de la défense.

 

Pascale Sourisse et Reynald Seznec, qui ont pris la tête des deux zones géographiques de Thales à la suite du remaniement de la direction en juillet, étaient pressentis pour succéder à Luc Vigneron.

 

Mais l'Etat qui soutenait la première et Dassault Aviation qui préférait le second ont fini par leur préférer le candidat externe: Jean-Bernard Lévy.

 

DES JEUX VIDÉO AUX ÉQUIPEMENTS MILITAIRES

 

Polytechnicien, ingénieur télécoms, Jean-Bernard Lévy, 57 ans, a toujours été attiré par le secteur de la défense. Il a notamment fait ses armes dans l'ancien groupe diversifié Matra, présent entre autres dans les secteurs de l'aéronautique, de l'aérospatiale et des télécommunications qu'il va retrouver en prenant les commandes de Thales.

 

A la tête de Vivendi, il a notamment mené l'intégration de Neuf Cegetel dans SFR, l'acquisition de l'opérateur télécoms brésilien GVT et la création d'Activision Blizzard, numéro un mondial des jeux vidéo.

 

Nommé en mai 2009 au moment où la rentabilité de Thales était au plus bas, Luc Vigneron a dû passer de lourdes provisions liées à des contrats non performants, comme celui de l'avion de transport militaire A400M et l'avion militaire turc Meltem.

 

Venu de Nexter, l'ex-Giat Industries, le fabricant des chars Leclerc, Luc Vigneron a entamé le nettoyage du portefeuille d'actifs de Thales, cédant notamment la plus grande partie de ses services informatiques à GFI Informatique.

 

Il a également mis en place le plan d'économies Probasis, destiné à économiser 1,3 milliard d'euros d'ici 2014, destiné améliorer la rentabilité du groupe.

 

Thales vise ainsi une légère amélioration de sa marge opérationnelle courante à 6 % en 2012 contre 5,7 % en 2011 et 1,2 % en 2009.

 

Mais depuis le début de son mandat qui n'expirait qu'en 2014, Luc Vigneron, 58 ans, a subi plusieurs vagues d'attaques sur sa gestion du groupe.

 

Il a également mécontenté les syndicats lors d'un remaniement de la direction en juillet en nommant Patrick Fournié, le directeur des opérations, au poste de directeur des ressources humaines.

 

Après la sortie fin octobre d'une information des Echos sur un accord entre l'Etat et Dassault Aviation pour lui trouver un successeur, Luc Vigneron s'était montré philosophe.

 

"La fonction de PDG est une fonction par essence exposée et dont la durée est entre les mains des actionnaires par définition. Ce n'est absolument pas spécifique à ma personne", avait-il fait remarquer.

 

L'Association du personnel actionnaire de Thales (Apat) a salué dans un communiqué la nomination de Jean-Bernard Lévy, tout faisant part d'"exigences nouvelles": "La nécessité d'une stratégie claire et partagée (et) un dialogue régulier entre le management et tous les actionnaires, quel que soit le niveau de leur investissement."

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:59

Un Rafale tire un missile AASM de Sagem (photo DGA)

 

Paris, le 20 décembre 2012 Sagem Défense Sécurité

 

La Direction Générale de l’Armement (DGA) a réalisé avec succès, le 12 décembre 2012, le dernier tir de qualification de l’Armement Air-Sol Modulaire développé et produit par Sagem (Safran) en version guidage terminal laser (SBU-54 Hammer dans la désignation OTAN).

 

La réussite de ce tir va permettre de clôturer la phase de qualification de l’AASM laser, et de livrer les premiers AASM de série à guidage laser à l’armée de l’Air et à la Marine nationale pour une mise en service opérationnelle en 2013.

 

Le test a été réalisé au centre DGA Essais de Missiles de Biscarrosse par un Rafale de série mis en œuvre par DGA Essais en Vol depuis la base aérienne de Cazaux.

 

Un véhicule 4 x 4 téléopéré représentant la cible était éclairée par un pod Damoclès de l’avion tireur lors des dernières secondes de vol de l’AASM. Evoluant à vitesse variable, le véhicule était à cet instant à plus de 15 km du Rafale, avec une vitesse de 50 km/h à l’impact. De plus, la cible a été engagée avec un fort dépointage (90°) pour une frappe en incidence oblique.

 

Grâce à ses algorithmes de détection et d’asservissement de la trajectoire sur la tache laser et à sa manœuvrabilité, l’AASM a percuté la cible avec une précision inférieure au mètre. La chaine complète de tir laser a donc été qualifiée en environnement représentatif, l’illumination étant réalisée par l’avion tireur lui-même.

 

Cette version GPS/inertiel/laser enrichit la gamme AASM, qui comprend déjà deux versions qualifiées sur Rafale : GPS/inertiel et GPS/inertiel/infrarouge. Elle se distingue par un autodirecteur laser en lieu et place de l’imageur infrarouge et par des algorithmes de poursuite activés en phase terminale.

 

En rupture opérationnelle par rapport aux armes air-sol de précision existantes, l’AASM SBU-54 Hammer permet d’engager des cibles mobiles terrestres ou maritimes rapides et manoeuvrantes, avec une précision métrique1, notamment dans des actions d’opportunité, comme démontré lors des conflits récents2.

 

Développée et produite par Sagem, la famille AASM Hammer, constituée de kits de guidage et de kits d’augmentation de portée, s’adapte à des corps de bombe existants de 250 kg, mais aussi, à terme, de 125, 500 et 1000 kg.

 

1             Lors d’un essai d’un AASM Hammer à guidage terminal laser, le 21 avril 2011, l’impact a été démontré sur une cible fictive évoluant à une vitesse supérieure à 80 km/h.

2             Pour l’opération Harmattan, volet français de l’opération Unified Protector de l’OTAN en Libye dans le cadre de la résolution 1973 de l’ONU, l’Armée de l’air et la Marine ont procédé depuis Rafale au tir de 225 AASM (Commission de la défense de l’Assemblée nationale – rapport du 4 octobre 2011 - Audition du Ministre de la défense), en versions INS / GPS et INS / GPS / Infrarouge.

* * *

 

Sagem, société de haute technologie de Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, navigation, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité. Pour plus d’information : www.sagem-ds.com

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/module-vbci-pour-les-lieutenants-de-draguignan/2117863-1-fre-FR/module-vbci-pour-les-lieutenants-de-draguignan.jpg

 

20/12/2012 Armée de Terre

 

Du 5 au 13 décembre, les lieutenants de la division d’application de l’école de l’infanterie de Draguignan ont effectué leur module d’initiation VBCI à Mourmelon-le-Grand.

 

Les 120 futurs chefs de section ont découvert le combat à bord du véhicule blindé et au contact d’une troupe de manœuvre constituée par la 1recompagnie du régiment de marche du Tchad (RMT). À bord de seize véhicules blindés du combat de l’infanterie (VBCI) du parc d’entraînement ils ont mis en pratique les fondamentaux du combat débarqué au sein d’une compagnie d’infanterie numérisée. Ils ont tour à tour occupé les fonctions de chef de section et radio. Ce module a été l’occasion pour eux d’avoir une première prise de contact avec ce véhicule, avant une phase de spécialisation en avril 2013 pour les lieutenants qui choisiront de servir en régiment mécanisé.

 

L’objectif premier est de les former à leurs futures responsabilités de chefs de section au contact de la troupe de manœuvre.

 

En attendant, prochain rendez-vous pour la division d’application : une projection à Djibouti en janvier, pour appréhender le combat en milieu désertique, dans un contexte interarmes et interarmées.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 16:55

Thales source usine nouvelle

 

20/12 LesEchos

 

L'ex-patron de Vivendi devra poursuivre l'amélioration desmargesThales devra se positionner pour la consolidation dusecteurLa phase de transition risque d'être plus longue que prévu

 

L'arrivée de Jean-Bernard Lévy à la tête de Thales ouvre une nouvelle ère pour l'équipementier d'aéronautique et de défense, qui devra continuer à améliorer sa rentabilité tout en se positionnant pour la prochaine vague de consolidation du secteur de la défense en Europe.

 

Cette nomination, fruit d'un consensus entre l'Etat et Dassault Aviation, les deux premiers actionnaires de Thales, intervient deux jours après l'annonce de la succession de Charles Edelstenne à la tête de l'avionneur, en janvier.

 

"Il y a une phase de transition chez Thales qui sera plus longue et complexe que ce qu'on anticipait. Il faudra gérer des questions d'égo, ce qui est peut-être un peu problématique à court terme", juge un analyste.

 

Pascale Sourisse et Reynald Seznec, qui ont pris la tête des deux zones géographiques de Thales à la suite du remaniement de la direction en juillet, étaient pressentis pour succéder à Luc Vigneron. Mais l'Etat qui soutenait la première et Dassault Aviation qui préférait le second ont fini par s'entendre sur Jean-Bernard Lévy.

 

Près de six mois après avoir quitté avec fracas le groupe de télécoms et de divertissement Vivendi, qu'il avait contribué à façonner à coup d'acquisitions, Jean-Bernard Lévy aura pour première mission de remettre de l'ordre dans la maison Thales, déchirée par la rupture du dialogue entre les syndicats et Luc Vigneron.

 

"La première étape c'est la pacification, la deuxième étape ce sont des fusions-acquisitions pour trouver des relais de croissance et ça, il a prouvé qu'il savait le faire", estime le même analyste.

 

A la tête de Vivendi, Jean-Bernard Lévy a notamment mené l'intégration de Neuf Cegetel dans SFR, l'acquisition de l'opérateur télécoms brésilien GVT et la création d'Activision Blizzard, numéro un mondial des jeux vidéo.

 

AMÉLIORER ENCORE LES MARGES

 

Les analystes attendent surtout de lui qu'il poursuive, voire accélère, le plan d'économies Probasis de Luc Vigneron destiné à économiser 1,3 milliard d'euros d'ici 2014 afin d'améliorer la rentabilité du groupe.

 

Thales vise une légère amélioration de sa marge opérationnelle courante à 6% en 2012, contre 5,7% en 2011 et 1,2% en 2009, année de l'arrivée de Luc Vigneron à sa tête.

 

"Même si les marges se sont améliorées, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour rattraper d'autres valeurs avec des activités similaires", note Rob Stallard, analyste chez RBC, citant les britanniques BAE Systems et Cobham ou l'américain Raytheon.

 

La nomination de Jean-Bernard Lévy, qui dirigeait jusqu'à présent un groupe où l'expertise militaire se limitait à la production de jeux vidéo de guerre, suscite des interrogations du fait de sa méconnaissance de l'art délicat de la négociation de contrats de défense.

Patrice Caine, actuel responsable de la division systèmes de Thales, sera un des "hommes clés" pour accompagner Jean-Bernard Lévy à la direction du groupe, mais la dénomination précise de sa fonction sera déterminée dans les semaines à venir.

 

Pendant que Jean-Bernard Lévy remettra de l'ordre chez Thales, le gouvernement va préparer la loi de programmation militaire (LPM), attendue avant l'été sur la base du Livre blanc destiné à déterminer les besoins de l'armée française pour les années 2014-2019.

 

Ensuite pourrait se mettre en place un "mécano industriel" orchestré par l'Etat, qui détient 27% de Thales, 30% de Safran, 64% du constructeur naval militaire DCNS et 100% de Nexter, le fabricant du constructeur du char Leclerc.

 

Charles Edelstenne a écarté mercredi d'un revers de la main l'idée d'un grand ensemble regroupant les champions français de l'aéronautique et de la défense autour de Dassault Aviation, évoquée en octobre par Laurent Dassault, l'un des fils de Serge Dassault.

 

Mais le séisme provoqué par la tentative avortée de fusion entre EADS et le britannique BAE Systems provoquera inévitablement des répliques dans le secteur européen de la défense, de plus en plus concurrencé à l'export par les pays émergents, soulignent les analystes.

 

"On pensait qu'on aurait un mouvement post 2014 qui suivrait la baisse des budgets un peu partout, mais maintenant je pense qu'on peut avoir des mouvements dès 2013", estime Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities.

 

PIVOT DE LA CONSOLIDATION

 

Dans tous les scénarios, Thales fait figure de pièce centrale, que ce soit pour le rachat des activités de défense de Safran, un mariage avec BAE ou EADS ou, plus probablement, un rachat de l'italien Finmeccanica.

 

"C'est le scénario en Europe qui serait le plus intéressant industriellement parlant. Les activités de Finmeccanica sont compatibles avec celles de Thales, la complémentarité géographique est quasi parfaite", observe Yan Derocles.

 

Thales a déjà un pied de l'autre côté des Alpes avec sa coentreprise Thales Alenia Space, formée avec Finmeccanica.

 

Mais l'échec de la fusion EADS-BAE montre qu'il reste encore bon nombre d'obstacles politiques à la consolidation du secteur européen de la défense, souligne Rob Stallard (RBC).

 

"Le niveau d'implication des gouvernements dans Thales et dans Finmeccanica et dans la plupart des grands acteurs de la défense reste le principal obstacle à toute future consolidation", note-t-il.

 

La mésaventure de Safran qui, selon toute vraisemblance, devrait voir l'équipementier aéronautique italien Avio lui échapper au profit de General Electric, en dit long sur la réticence de Rome à voir un groupe français s'emparer de l'un de ses champions nationaux, estiment des analystes.

 

La prise de contrôle de l'électricien italien Edison par EDF, le rachat du groupe laitier Parmalat par Lactalis et l'acquisition du joaillier Burgari par le géant du luxe LVMH ont entraîné une vague de protectionnisme en Italie face à cet appétit français.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories