Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:55

le-premier-vol-du-demonstrateur-neuron - Rafale photo Dassa

 

 

19/12 LesEchos.fr (Reuters)

 

Eric Trappier, qui succédera le 9 janvier à Charles Edelstenne au poste de PDG de Dassault Aviation, a promis mercredi qu'il poursuivrait à la lettre la stratégie engagée par son prédécesseur.

 

Nommé mardi au terme d'un processus marqué par le secret, Eric Trappier, actuel directeur général international du constructeur de l'avion de combat Rafale et des jets Falcon, prendra ses fonctions le jour des 75 ans de Charles Edelstenne, qui sera alors atteint par la limite d'âge.

 

Eric Trappier sera secondé par Loïk Segalen, directeur général des affaires économiques et sociales de Dassault Aviation, qui devient directeur général délégué de l'avionneur.

 

"La feuille de route de Dassault, c'est une continuité totale", a dit Eric Trappier lors d'un point de presse à l'occasion de la présentation du démonstrateur de drone de combat Neuron sur la base militaire d'Istres (Bouches-du-Rhône).

 

Neuron 01 dec 2012 photo2 dassault-aviation.com

 

"La feuille de route a été dressée par Charles Edelstenne plusieurs fois, j'y ai contribué, nous allons la mettre en oeuvre".

 

Les chantiers immédiats d'Eric Trappier comprennent le développement du SMS (Super Mid Size), avion d'affaires d'entrée de gamme attendu pour septembre 2013, et la négociation du contrat géant pour l'avion de combat Rafale en Inde, pour lequel une issue est espérée d'ici mars.

 

Loin de prendre sa retraite, Charles Edelstenne restera administrateur du groupe dont il rejoindra le comité d'audit, au plus près des sphères de décision.

 

Interrogé sur le rôle qu'il sera désormais amené à jouer au sein de Dassault Aviation, il a répondu en souriant : "Mon rôle est celui d'un actionnaire. Je continuerai à participer aux conseils et à toucher les jetons de présence de Dassault Aviation."

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:55

Indus def FR

 

19/12 LesEchos.fr (Reuters)

 

L'idée d'un grand ensemble regroupant les champions français de l'aéronautique et de la défense autour de Dassault Aviation , évoquée en octobre par Laurent Dassault, l'un des fils de Serge Dassault, est à oublier, a déclaré mercredi Charles Edelstenne, PDG de l'avionneur.

 

Laurent Dassault, vice-président du Groupe industriel Marcel Dassault (GIMD), actionnaire majoritaire de Dassault Aviation, avait émis l'idée d'un ensemble baptisé France Aerospace qui regrouperait autour du constructeur du Rafale les équipementiers Thales, Safran et Zodiac.

 

"Je sais que cette idée a fleuri quelque part", a déclaré Charles Edelstenne à la presse. "J'ai un conseil à vous donner : oubliez-là."

 

Charles Edelstenne, qui cèdera en janvier son fauteuil de PDG de Dassault Aviation au directeur général international du groupe Eric Trappier, s'exprimait à l'occasion de la présentation du démonstrateur de drone de combat Neuron sur la base militaire d'Istres (Bouches-du-Rhône).

 

Les propos de Laurent Dassault, tièdement accueillis à l'époque par le groupe Dassault, avaient été interprétés comme un positionnement du fils de l'industriel, âgé de 87 ans, au moment où se pose la question de sa succession.

 

Dassault Aviation, entré au capital de Thales en 2009 avec 26% du capital, a entamé un mouvement de consolidation du secteur en prenant 35% du constructeur naval militaire DCNS.

 

Le constructeur de l'avion de combat Rafale est considéré comme un acteur incontournable de toute nouvelle vague de consolidation du secteur en France, selon les analystes.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 18:55

thales-logo-lg

 

19/12 LesEchos.fr (reuters)

 

Jean-Bernard Lévy, ancien président du directoire de Vivendi, sera nommé jeudi PDG de Thales à la suite d'un accord conclu entre les deux principaux actionnaires de l'équipementier, l'Etat et Dassault Aviation, a déclaré mercredi Charles Edelstenne, le patron de l'avionneur.

 

Le remplacement de Luc Vigneron à la tête de Thales, contesté en interne au point de mécontenter ses deux actionnaires, ne faisait plus guère de doute depuis plusieurs semaines.

 

Ce changement de direction interviendra deux jours après l'annonce de la succession de Charles Edelstenne, qui cèdera en janvier son fauteuil de PDG de Dassault Aviation à Eric Trappier, le directeur général international du constructeur de l'avion de combat Rafale et des jets Falcon.

 

Le conseil d'administration de Thales qui se tiendra jeudi à 8h00 mettra ainsi un terme près de quatre ans de gestion tourmentée de Luc Vigneron à la tête de l'équipementier d'aéronautique et de défense, dont il a redressé la rentabilité à un rythme apprécié par les analystes.

 

"C'est au cours de ce conseil d'administration que sera décidé le futur président de Thales", a précisé Charles Edelstenne lors d'un point presse à l'occasion de la présentation du démonstrateur de drone de combat Neuron sur la base militaire d'Istres (Bouches-du-Rhône).

 

Il a ensuite précisé à des journalistes que l'Etat et Dassault Aviation, qui détiennent respectivement 27% et 26% du capital de Thales, s'étaient entendus sur le nom de Jean-Bernard Lévy, qui a quitté début juillet la présidence du directoire du groupe de télécoms et de divertissement Vivendi.

 

"Il faut qu'il ramène le calme dans la société et après qu'il commence à travailler et on discutera à ce moment-là, l'APE (l'Agence des participations de l'Etat) et moi l'actionnaire, tous les deux, pour remettre les choses au clair", a-t-il observé.

 

"Je n'ai pas beaucoup apprécié tout ce qu'il s'est passé depuis la veille de l'arrivée de Luc Vigneron et qui a continué pendant tout le temps", a-t-il ajouté.

 

Nommé début 2009 au moment de l'entrée de Dassault Aviation au capital de Thales, Luc Vigneron a subi plusieurs vagues d'attaques sur sa gestion du groupe. Il a également mécontenté les syndicats lors d'un remaniement de la direction en juillet en nommant Patrick Fournié, le directeur des opérations, au poste de directeur des ressources humaines.

 

Charles Edelstenne était à chaque fois monté au créneau pour soutenir Luc Vigneron mais s'était montré plus critique à son égard depuis cet été face à la grogne sociale dans l'entreprise, selon des sources proches du dossier.

 

Pascale Sourisse et Reynald Seznec, qui ont pris la tête des deux zones géographiques de Thales à la suite du remaniement de la direction en juillet, étaient pressentis pour succéder à Luc Vigneron.

 

Mais l'Etat qui soutenait la première et Dassault Aviation qui préférait le second ont fini par leur préférer le candidat externe : Jean-Bernard Lévy.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:55

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

déc 19, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Avant de partir pour Alger, avec le président François Hollande, Laurent Fabius et Jean-Yves le Drian, respectivement ministres aux Affaires étrangères et à la Défense ont présenté au Conseil des ministres français une communication relative à l’Europe de la défense. « Dans un contexte stratégique caractérisé par l’émergence de nouvelles menaces, la France est convaincue que l’Union européenne doit apporter une contribution renforcée à la sécurité internationale, dans son voisinage et au-delà » soulignent-ils. Une phrase qui devrait également servir de fil rouge au futur Livre blanc en préparation.

 

Suite de l’article

 

Lire aussi : Les 27 mettent la défense européenne sur leur agenda

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:55

Eric-Trappier.jpg

 

19 décembre 2012 Par Charles Foucault, avec Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

En marge du vol inaugural du drone nEUROn de Dassault Aviation, Eric Trappier a fait sa première déclaration publique en tant que futur PDG de l’avionneur de Saint-Cloud, le mercredi 19 décembre, à Istres. Il était à la tribune aux côtés de Charles Edelstenne, qui l’a nommé la veille et qui lui cédera sa place le 9 janvier 2013.

 

La nomination d’Eric Trappier au poste de PDG de Dassault Aviation, ce mardi 18 décembre 2012, a complètement occulté le premier vol officiel du drone nEUROn, mercredi 19 au matin, sur la base d'essais d'Istres (Bouches-du-Rhône). Lors de la conférence de presse qui a suivi cette démonstration, celui qui prendra la place de Charles Edelstenne le 9 janvier prochain, a revêtu pour la première fois la veste de patron pour affirmer… la continuité.

 

Sa feuille de route sera celle de Charles Edelstenne. "C’est une continuité totale, a déclaré Eric Trappier. J’ai contribué à la définir, nous allons désormais la mettre en œuvre." Et le programme est simple : vendre des Falcon et exporter le Rafale.

 

Son illustre prédécesseur, à la tête du groupe depuis douze ans, ne s’est pas montré volubile en commentaires. "Je n’ai aucun conseil à lui donner, s’est contenté de dire Charles Edelstenne, Eric Trappier a travaillé à mes côtés pendant plusieurs années. Il est préparé, programmé pour ce job !"

 

L'avenir passe par des coopérations européennes ?

 

Présent sur place pour suivre la démonstration du démonstrateur de drone de combat, le Délégué général pour l'armement (patron de la DGA), Laurent Collet-Billon, s’est pour sa part autorisé un commentaire. "Moi, j’ai un conseil à donner : gagner le contrat indien", a-t-il déclaré. Celui-ci a également poussé le groupe à ouvrir ses programmes actuels, multilatéraux ou bilatéraux, à d'autres partenaires européens. "La coopération européenne, ça marche" si elle est "mise en œuvre de façon extrêmement pragmatique et professionnelle", a-t-il ajouté.

 

Eric Trappier semble être d’accord pour se mettre en quête de collaborations. "Nous, Dassault, sommes convaincus que le futur avion de combat européen, qu'il soit piloté ou non piloté, se fera en coopération européenne", a indiqué le nouveau PDG.

 

Une position étonnante au regard des postures passées du groupe familial. Eric Trappier incarnerait-il le "changement dans la continuité" ? Il n’a pas indiqué les règles qu’il voulait voir imposées à ces éventuelles collaborations.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:55

Thales source usine nouvelle

 

19 décembre 2012 Par Elodie Vallerey - Usinenouvelle.com

 

Pressenti depuis plusieurs jours pour remplacer Luc Vigneron à la tête du groupe d'électronique de défense Thales, l'ancien patron du groupe Vivendi Jean-Bernard Lévy pourrait être nommé le 20 décembre, selon La Tribune.

 

Zone de turbulences dans le milieu aéronautique français. Après la nomination le 18 décembre d'Eric Trappier à la tête du groupe aéronautique Dassault Aviation en remplacement du sortant Charles Edelstenne, voici que la succession à la tête de Thales se précise.

 

Dans un article publié sur le site internet de La Tribune, des sources concordantes affirment que l'ancien patron du groupe Vivendi Jean-Bernard Lévy sera nommé le 20 décembre à la tête de l'électronicien de défense Thales en remplacement du patron actuel du groupe Luc Vigneron.

 

Selon La Tribune, les deux candidatures internes à Thales, Pascale Sourisse soutenue par l'Etat et Reynald Seznec favori de Dassault Aviation, auraient été neutralisées, et Jean-Bernard Lévy se serait imposé par défaut auprès des deux principaux actionnaires (l'Etat et Dassault Aviation).

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 12:55

Rafale assembly line in Merignac

 

18 décembre 2012 Par Elodie Vallerey - Usinenouvelle.com

 

Eric Trappier, directeur général international de Dassault Aviation, vient d'être nommé président-directeur général par le conseil d'administration du groupe d'aéronautique.

 

Le "vendeur en chef" du Rafale remplace Charles Edelstenne, l'emblématique patron de Dassault Aviation depuis les années 2000, atteint par la limite d'âge.

 

Pour le seconder, le président du groupe Serge Dassault et le conseil d'administration ont nommé Loïk Segalen en tant que directeur général délégué. Ce dernier exerçait les fonctions de directeur général des affaires économiques et sociales jusqu'alors.

 

Le binôme prendra officiellement ses fonctions le 9 janvier 2013.

 

Plusieurs défis attendent Eric Trappier et sa nouvelle équipe : il lui faut vendre 126 Rafale aux Indiens, sortir renforcé de la crise des jets d'affaires et assurer l'indépendance de son groupe.

 

"Charles Edelstenne reste cependant administrateur du groupe, dont il rejoindra le comité d'audit", précise le communiqué du groupe.

 

A 52 ans, Eric Trappier occupait le poste de directeur général international de Dassault Aviation depuis 2006. Entré au sein de la filiale aéronautique du groupe Dassault en 1984, il a collaboré aux programmes stratégiques des chasseurs Mirage et Rafale, et du drone nEUROn en tant que responsable des ventes à l'exportation.

 

Entre 2002 et 2005, il a mené les négociations et la signature des accords nEUROn avec la Suède, la Suisse, l'Italie, la Grèce, l'Espagne.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:55

dassault logo

 

18/12/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

C'est Eric Trappier qui a été nommé PDG de Dassault Aviation à compter du 9 janvier 2013. Il devra faire face à trois grands défis : le premier contrat export du Rafale, le lancement du Falcon SMS - l'avion d'affaires d'entrée de gamme - et améliorer la relation entre Dassault Aviation et Thales.

 

Et c'est Eric Trappier, qui succèdera à compter du 9 janvier 2013 à l'historique et emblématique PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne. L'actuel directeur général en charge de l'international a gagné son duel face au directeur général chargé des affaires économiques et sociales, Loïk Segalen, qui est toutefois nommé directeur général délégué. Pour autant, le nouveau patron de Dassault Aviation devra composer avec Charles Edelstenne, l'homme de confiance de Serge Dassault, contraint de se retirer car rattrapé par son âge. Il fêtera ses 75 ans, le 9 janvier 2013. Qu'on se le dise, Charles Edelstenne - en pleine forme - ne renoncera pas du jour au lendemain à s'occuper des affaires de Dassault Aviation et n'est pas prêt de consacrer tout son temps sur les greens de golf. Il y veillera du rond-point des Champs-Elysées, lieu historique de la maison Dassault où est logée la holding Groupe industriel Marcel Dassault (GIMD). Un bureau l'attend et surtout il garde la confiance de Serge Dassault, qui s'est toujours appuyé sur lui pour diriger le groupe.

 

Forcément, Eric Trappier va certainement souffrir de la comparaison par rapport à la très forte personnalité de Charles Edelstenne au début de son mandat. Mais il a pour lui une très bonne connaissance des clients de Dassault Aviation. En tant que patron de l'international, il parcourt une petite partie du monde car seuls quelques pays peuvent s'offrir le Rafale. De préférence au Moyen-Orient et en Asie. Il est d'ailleurs un des très bons connaisseurs de l'Inde, qui négocie l'achat de 126 Rafale, et de ses rouages lents, très lents. Une vraie école de la patience que le médiéviste qu'il est maîtrise parfaitement. C'est lui qui va obtenir le premier contrat Rafale.

 

Le premier contrat export du Rafale

 

Rafale assembly line in Merignac


Le défi prioritaire pour le nouveau PDG est la signature du premier contrat à l'export pour le Rafale. Ce qui donnerait un grand bol d'oxygène à toute la filière industrielle de l'aéronautique militaire française - notamment aux bureaux d'études du Team Rafale (Dassault Aviation, Thales et Safran) et du missilier MBDA -, qui commence sérieusement à tirer sur la corde. A ce jour, tous les indicateurs sont au vert pour la signature au premier semestre 2013 d'un contrat en Inde, qui est en négociations exclusives avec l'avionneur depuis le début de l'année en vue d'acquérir 126 Rafale. L'avion tricolore intéresse aussi plusieurs autres pays comme les Emirats arabes unis (60 Rafale), le Qatar (24), le Koweït (28), le Brésil (36) et la Malaisie (18). Un contrat en Inde pourrait débloquer toute une série de négociations serrées, notamment au Brésil.

 

Le lancement du SMS


Deuxième défi, le lancement du Falcon SMS (Super Mid Size), le programme d'entrée de gamme des avions d'affaires Falcon, qui pourrait être présenté aux clients au printemps 2013, soit au salon de l'aviation d'affaires ABACE à Shanghai (16-18 avril), soit à celui de Genève EBACE (21-23 mai). Le printemps dernier, le programme est entré dans la phase la plus élevée de son développement. La conception détaillée de l'avion, qui sera motorisé par Safran, est figée. Le premier vol est prévu en 2014. Au-delà du SMS, le nouveau patron devra accompagner la reprise du marché d'aviation d'affaires, qui frémit notamment grâce aux milliardaires chinois déjà "addict" au 7X. Au premier semestre, Dassault Aviation avait enregistré des prises de commandes pour 25 Falcon (contre 22 au premier semestre 2011). L'an dernier, le solde de commandes fermes net des annulations est redevenu positif de 36 Falcon, contre un solde négatif de 9 Falcon en 2010. Pour autant, cette timide reprise des ventes ne permet pas de maintenir le carnet de commandes à ses niveaux actuels, estime-t-on en interne. Dassault Aviation livre (34 Falcon au premier semestre 2012) beaucoup plus qu'il n'enregistre de commandes.

 

Améliorer la relation entre Dassautl et Thales


Enfin, Eric Trappier devra gérer au quotidien la relation entre Dassault Aviation et Thales et au-delà avec DCNS. Notamment il devra instaurer une relation de confiance avec le futur PDG de Thales, qui doit être nommé ce jeudi, sauf si l'Etat et l'avionneur ne parviennent pas à un accord, et avec les salariés du groupe aujourd'hui dans une relation de défiance complète avec Luc Vigneron. Il en va de l'investissement de Dassault Aviation car la situation de Thales se dégrade. Ainsi, la valeur de l'action est passée de plus de 40 euros il y a cinq ans à 27 euros (- 30 %), soit une capitalisation qui s'est effondrée passant de 8 milliards d'euros à 5 milliards d'euros. Le résultat net s'était élevé à plus de 800 millions d'euros en 2007 (contre 500 millions en 2011 après deux années de pertes : 200 millions en 2009 et 100 millions en 2010). Enfin, le chiffre d'affaires stagne depuis quatre ans, aux alentours de 13 milliards d'euros, malgré chaque année, une ou deux très grosses commandes... Le chiffre d'affaires était passé de 6 milliards à 12 milliards au cours des huit dernières années avant l'arrivée de Luc Vigneron.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:55

http://photos.dassault-aviation.com/galerie/GetFile/?reference=536883762&sizeMax=600&format=JPEG

 

18.12.2012 Par Dominique Gallois - Le Monde.fr

 

Fin du suspens. Le conseil d'administration de Dassault Aviation a choisi, mardi 18 décembre, Eric Trappier, plutôt que Loïk Segalen, pour succéder à Charles Edelstenne à la tête de l'avionneur, le 9 janvier 2013.

 

C'est finalement le directeur général international qui a eu la préférence face au directeur général en charge des affaires économiques et sociales.

 

C'est donc le commercial, celui qui est chargé notamment de vendre les Rafale, qui a été retenu. Agé de 52 ans, M. Trappier est un pur produit Dassault où il a fait toute sa carrière. Entré dans le groupe en 1984, à l'âge de 24 ans, après avoir été diplômé de l'Institut national des télécoms, il commence par être ingénieur au bureau d'études, passage obligé pour tout débutant.

 

Trois ans plus tard, il intègre la direction technique internationale, où il participe à la vente de l'Atlantique, un avion de patrouilleur maritimes.

 

Il subira ainsi sa première déconvenue dans un appel d'offres militaire. La vente était quasi signée avec la Corée du Sud quand un coup de fil de la Maison Blanche à la Maison Bleue, résidence du président coréen à Séoul, a infléchi la signature au profit des Américains. Il s'occupait principalement des questions techniques et n'était pas le vendeur.

 

OSMOSE AVEC M. EDELSTENNE

 

Arrivé à la direction générale internationale en 1991, il sera la cheville ouvrière de la vente, sept ans plus tard, aux Emirats des Mirages 2000-9 sous la direction de M. Edelstenne.

 

C'est de là que naîtra sa complicité avec son patron. Les deux hommes, depuis, ne se quittent pas. Ils partagent la même passion pour le golf. L'osmose est totale dans les salons internationaux que ce soit à Dubaï, Singapour ou au Bourget. L'un n'est jamais sans l'autre.

 

D'ailleurs, M. Trappier connaît si bien Charles Edelstenne qu'il peut anticiper ses réactions. Il a également l'oreille de Serge Dassault.

 

Responsable des contrats exports, il n'a pour l'instant engrangé aucun succès pour le Rafale, que ce soit au Brésil ou dans les Emirats.

 

Depuis le début de l'année, il mène les négociations avec l'Inde. Ce sera le premier dossier sur lequel il sera jugé. Du succès de la vente de ces 126 Rafale aux Indiens dépendra son autorité future face à un Charles Edelstenne qui restera dans l'ombre pendant plusieurs mois.

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/entrainement-des-appuis-aeriens-pour-le-19e-rg/2112816-1-fre-FR/entrainement-des-appuis-aeriens-pour-le-19e-rg.jpg

 

18/12/2012 Sources : 19e RG

 

Le 6 décembre 2012, le 19erégiment du génie (19eRG) a conduit un exercice interarmées impliquant l’artillerie et l’armée de l’Air. 

Dans la nuit du 5 au 6 décembre 2012, six plongeurs de combat du génie du 19eRG, se sont infiltrés par le Doubs puis par voie terrestre jusqu’à leur point d’observation situé à proximité de la ville de Besançon. Ils avaient pour mission d’observer, d’infiltrer un dispositif de défense puis de détruire plusieurs objectifs désignés, avant de s’exfiltrer, en palmage, le lendemain.

 

Renforcés par un chef d’équipe FAC (Forward Air Controller) du 1erégiment d’artillerie (1eRA), les plongeurs du 19 ont bénéficié d’un appui aérien et ont pu guider un Mirage 2000 l’après-midi, puis un Rafale le soir, avant de mener, dans la nuit, une action d’infiltration du site tenu par une section PROTERRE.

 

Cet exercice complet aura permis aux plongeurs d’intégrer, dans un environnement génie, la composante artillerie et coordonner les appuis aériens. Ce type d’entrainement permet de contrôler le niveau de préparation opérationnelle d’une section de sapeurs qui entame la dernière phase de sa mise en condition avant projection. En effet, cette section a été évaluée sur sa capacité à surveiller un site sensible, mission qu’elle est susceptible de remplir en Guyane.

 

>>> En savoir plus sur le 19e RG

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/garde-d-honneur-de-la-fremm-aquitaine-a-brest-c-a.monot_marine_nationale/2112999-1-fre-FR/garde-d-honneur-de-la-fremm-aquitaine-a-brest-c-a.monot_marine_nationale.jpg

Garde d'honneur de la FREMM Aquitaine à Brest

 

18/12/2012 Marine nationale

 

Au terme de trois semaines de stage de mise en condition opérationnelle (MECO), la frégate européenne multi-missions Aquitaine a rejoint Brest le jeudi 13 décembre 2012 et a achevé avec succès la qualification opérationnelle de son équipage (capacité des marins à conduire des opérations militaires à la mer).

 

Afin de saluer cette première étape opérationnelle (dissociée d’une période d’essais à la mer) et de solenniser l’arrivée de l’Aquitaine dans son nouveau port base brestois, des bateaux-pompes et une garde d’honneur arborant l’ensemble des fanions des bâtiments de combat brestois non déployés attendaient l’Aquitaine et ses marins sur le quai.

 

En visite à Brest le lundi 17 décembre, le vice-amiral d’escadre Stéphane Verwaerde, major général de la Marine, s’est rendu à bord de la FREMM Aquitaine où il a félicité et remis le témoignage de satisfaction du chef d'état-major de la Marine à l’ensemble de l’équipage «pour son excellence, sa grande capacité d’adaptation ainsi que sa pugnacité, ayant permis de relever le défi des essais à la mer et de la période d’entraînement».

 

Peu de temps après la réception de l’Aquitaine par la Marine nationale, ce stage MECO concrétise la toute première activité d’entraînement et de préparation au combat d’un équipage de FREMM. Il marque une première étape symbolique dans l’histoire de cette frégate de nouvelle génération. «Ce stage MECO est la première étape vers l’appropriation et la parfaite maîtrise de ce nouveau navire» a ajouté le VAE Verwaerde.

 

Mené en coopération avec l’Italie, le programme FREMM vise à renouveler la composante frégate de la Marine nationale avec 11 bâtiments qui constitueront l’ossature de la flotte de surface. Futurs vecteurs de projection de puissance, les FREMM seront les premières frégates européennes à mettre en œuvre des missiles de croisière naval (MDCN).

 

D’un déplacement de 6000 tonnes pour une longueur de 142 m, pouvant atteindre une vitesse de 27 nœuds, les FREMM disposent d’un large éventail d’armements: missiles mer-mer 40 Exocet, missiles antiaériens Aster, torpilles MU90. Sur un total de 11 unités, 9 frégates réaliseront des missions de lutte anti-sous-marine et 2 seront dédiées à la défense anti-aérienne. Toutes les FREMM de la Marine nationale pourront mettre en œuvre l’hélicoptère NH90 Caïman.

 

Les frégates multi-missions portent le nom d’une région française: après l’Aquitaine, la FREMM Normandie a été mise à l’eau le 18 octobre 2012 à Lorient.

 

La frégate Aquitaine effectuera son déploiement de «vérification des capacités militaires» (VCM) durant l’année 2013. Cette étape sera essentielle dans le processus d’admission au service actif.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/arrivee-de-la-fremm-aquitaine-a-brest-le-13-decembre-2012-c-a.monot_marine_nationale/2112994-1-fre-FR/arrivee-de-la-fremm-aquitaine-a-brest-le-13-decembre-2012-c-a.monot_marine_nationale.jpg

Arrivée de la FREMM Aquitaine à Brest le 13 décembre 2012

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/site-2010-20xx/img-menu-principal/technologies/aeronefs/avions-ecole/rafale/683832-1-fre-FR/rafale.jpg

 

18 décembre 2012 Par Hassan Meddah - Usinenouvelle.com

 

ANALYSE  Le vendeur en chef du Rafale devient PDG de Dassault Aviation. Un choix stratégique alors que le groupe espère conclure la vente de 126 appareils en Inde tout en espérant gagner les appels d’offres au Brésil, aux Emirats Arabes Unis et en Malaisie.

 

Sur les deux prétendants maison en lice, Charles Edelstenne, le PDG sortant, et Serge Dassault auront préféré celui en charge de la vente du Rafale : Eric Trappier, précédemment directeur des affaires internationales.  Loïk Segalen, le directeur général en charge des affaires économiques et sociales devient, lui, numéro deux de l’entreprise. "Les deux hommes ont été préparés pendant plusieurs années pour succéder à Charles Edelstenne. Ils ont participé directement avec lui à l’élaboration des grandes décisions", explique une source interne.

 

Le choix de l’actuel directeur général international souligne la priorité aujourd’hui de Serge Dassault, propriétaire du groupe : vendre son avion de combat à l’étranger.  C’est l’urgence du moment. Sans contrat à l’export, la chaine d’assemblage de Mérignac (Gironde) tourne à un avion par mois, soit sa cadence minimale !

 

La nomination d’Eric Trappier comme numéro un renforce son poids dans les négociations en cours et assure une certaine continuité auprès des acheteurs potentiels. C’est un signal fort envoyé aux autorités indiennes qui veulent boucler le contrat d’ici mars prochain. Le contrat porte sur 126 appareils pour un montant estimé à plus de 10 milliards de dollars. En cas de succès, il pourra en déclencher d’autres. Le Rafale a toutes ses chances sur les appels d’offres du Brésil - évalué à 4 milliards de dollars - des Emirats Arabes Unis, de la Malaisie.

 

Malgré l’échec de la vente du Rafale à l’étranger, Eric Trappier jouit d’une image d’un vendeur hors pair. "C’est un commerçant dans l’âme. Les négociations en Inde, c’est lui. Le contrat des Emirats Arabes Unis, c’était lui aussi", explique un patron du secteur de la défense. Son fait de gloire remonte à 1998 : aux manettes de l’opération, il conclut alors la vente de 60 Mirage 2000 au dernier standard aux Emirats Arabes Unis en 1998. Sa ferveur commerciale fait même sourire certains de ses partenaires au sein du GIE Rafale réunissant l’avionneur, Safran et Thales. "Il faut le voir embrasser les émirs sur la barbe ! Il montre toujours le même enthousiasme", indique amicalement l’un de ses partenaires.

 

Quid alors des multiples échecs du Rafale en Corée du Sud, aux Pays-Bas, à Singapour, au Maroc, en Suisse ? Charles Edelstenne n’en a jamais tenu rigueur à son vendeur en chef. Selon lui, la concurrence était faussée dès le départ, ces pays étant d’emblée acquis à la cause américaine. A l’exception notable du Maroc, où l’état français et les équipes commerciales de Dassault se sont pris les pieds dans le tapis en avançant séparément.

 

Eric Trappier dispose enfin d’un autre atout : son sens du collectif. Ainsi, il serait l’homme qui a monté l’équipe européenne autour du programme nEUROn, le démonstrateur du drone de combat européen. "Il a géré les aspects politiques, organisationnels et stratégiques des partenariats" explique une source interne. En tant que maître d’œuvre industriel du prograrmme,  Dassault a démontré qu’il était euro-compatible en travaillant avec la fine fleur des industriels européens de la défense: le suédois SAAB pour le fuselage principal, la filiale espagnole d’EADS pour les ailes, le grec Hellenic Aerospace pour la section arrière du fuselage, l’italien Alenia pour la soute interne d’armement et le suisse Ruag pour les essais en soufflerie. Le premier vol réussi de l’appareil depuis la base militaire d’Istres (Bouches-du-Rhône) a été un succès pour Dassault, et plus personnellement pour Eric Trappier. Dassault pourra-t-il rester au centre du jeu de cette même manière quand l’Europe se lancera dans le développement de son futur avion de combat ? C’est sûrement l’une des missions confiées au nouveau PDG.

 

Eric Trappier sait également faire l’unanimité au-delà du groupe Dassault Aviation. "Il sait être très convaincant. Il connait très bien ses dossiers. C’est pour cela que nous l’avons choisi pour nous représenter à la commission  du Livre blanc de la Défense",  explique Christian Mons, président du Cidef,  le syndicat qui regroupe l’ensemble des industriels de la défense.

 

Eric Trappier devrait être remplacé au poste de directeur général international dans les prochains jours. "Ce sera un changement dans la continuité", précise-t-on en interne. Le nouveau PDG devrait rester au contact des états, des partenaires industriels et… des clients. Il devrait notamment rester en première ligne sur le contrat indien. "C’est une des raisons de la nomination de Loïk Segalen que de permettre à Eric Trappier de rayonner au niveau international", assure-t-on chez Dassault Aviation.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 12:55

Ligne de defense P Chapleau

 

18.12.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le thème est d'actualité et il est intéressant de lire ce qu'en disent les militaires mais aussi les juristes.

 

Le dernier petit-déjeuner-débat du Cercle Stratégia s'est déroulé le mercredi 22 novembre dernier sous la présidence de Christophe Guilloteau, député du Rhône, membre de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées, membre de la Commission du Livre blanc. Deux intervenants ont donné leurs vues sur cette question: le général Henri Bentegeat, ancien chef d'Etat-major des armées, ancien chef du Comité militaire de l'Union Européenne, et le lieutenant-colonel (r) Christophe Barthelemy, avocat, qui s'est exprimé sur le thème de la judiciarisation des opérations militaires conduites hors du territoire national.

 

On lira la transcription des deux interventions en cliquant ici.

 

A noter. Le Cercle Stratégia recevra le mercredi 23 janvier 2013 le général d'armée aérienne Denis Mercier, chef d'Etat-major de l'armée de l'Air, pour un petit déjeuner sur le thème : "L'avenir de l'aviation de combat en Europe". Inscriptions et renseignements: infos@defense-et-strategie.fr

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 12:55
Succession à risques pour Dassault

 

13 décembre 2012 Par Hassan Meddah -  L'Usine Nouvelle n° 3311

 

ENQUêTE  EN COUVERTURE  Le plan de vol est chargé pour le futur patron de Dassault Aviation, qui doit être nommé ce mardi 18 décembre. L'Usine Nouvelle, dans son édition du 13 décembre, consacrait son dossier de une aux défis qui attendent le successeur de Charles Edelstenne : il lui faut vendre 126 Rafale aux Indiens, sortir renforcé de la crise des jets d'affaires et assurer l'indépendance de son groupe.

 

Zone de turbulences en vue, veuillez attacher vos ceintures. » L'avertissement vaut pour la direction du groupe Dassault, le fabricant du Rafale et des jets d'affaires Falcon. Ses dirigeants opèrent une manoeuvre délicate : le changement de pilote alors que le plan de vol du groupe s'annonce chargé. À 75 ans, Charles Edelstenne, qui a solidement tenu le manche de Dassault Aviation comme PDG depuis les années 2000, a atteint la limite d'âge. Dans ce groupe qui a la culture du secret, l'identité du futur PDG ne devrait être dévoilée que le 18 décembre. Toutefois, son mode de désignation laisse entrevoir une forte continuité. « Il a été désigné par Serge Dassault et Charles Edelstenne. Il ne devrait pas y avoir de rupture avec la politique précédente », analyse un cadre en interne. Deux candidats se détachent : Éric Trappier, le directeur général international et « vendeur en chef » du Rafale, et Loïk Segalen, le directeur général des affaires économiques et sociales.

 

 

La tâche du successeur d'Edelstenne ne sera pas simple, car les prochains mois se révéleront cruciaux pour Dassault. En jeu, l'avenir du Rafale, le leadership du groupe sur le marché des jets d'affaires et, plus encore, son indépendance, questionnée depuis le projet de méga fusion entre ses concurrents EADS et le britannique BAE Systems. Le nouveau PDG devra tout de suite entrer dans le vif du sujet et sauver le Rafale, la fierté de la maison Dassault. Les négociations entrent dans leur dernière ligne droite avec les autorités indiennes, qui veulent conclure fin mars au plus tard. Le contrat porte sur l'achat de 126 appareils, pour un montant de plus de 10 milliards de dollars. Or rien n'est acquis comme l'a rappelé Charles Edelstenne lors de sa récente audition devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. « Je suis relativement optimiste, mais pas définitivement tant qu'on n'a pas reçu le premier chèque », indiquait-il. Sans nouvelle commande de l'étranger, la chaîne d'assemblage des Rafale située à Mérignac (Gironde), qui tourne à un appareil par mois, pourrait s'arrêter. L'échec n'est pas permis.

 

LA FEUILLE DE VOL DU NOUVEAU PILOTE
  • Conclure le contrat indien du Rafale, estimé à plus de 10 milliards de dollars pour 126 exemplaires.
  • Dominer le marché européen des drones de combat face à EADS.
  • Réussir l'industrialisation du futur jet d'affaires SMS, dont le premier vol est prévu pour 2014.
  • Maintenir les compétences de ses bureaux d'études dans le domaine des avions de combat.
  • S'imposer en tant que leader dans des programmes industriels en coopération.

Premier vol pour le SMS en 2014

 

Autre enjeu moins visible mais plus vital : tirer profit de la reprise des jets d'affaires, qui assurent au groupe l'essentiel de ses ventes et de ses bénéfices. Sur les 3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires réalisés en 2011, les trois quarts proviennent de la vente de Falcon (lire l'encadré ci-dessous). Un marché difficile sur lequel la crise de 2008 continue de peser. L'avionneur compte livrer 65 appareils cette année, soit à peine deux de plus que l'an dernier. Son carnet de commandes commence toutefois à reprendre des couleurs. En 2011, le groupe a engrangé 36 ventes contre un solde négatif net de 9 commandes l'année précédente. Sur les chaînes d'assemblage, la production a retrouvé un niveau intermédiaire entre les 12 appareils produits par mois quand le marché battait son plein et les trois avions par mois au plus fort de la crise. Aujourd'hui, avec des chaînes cadencées pour sortir 7 appareils, l'inquiétude des équipes reste de mise, d'autant plus que le recours à la sous-traitance s'est accéléré.

 

Falcon 7X, le produit phare du groupe

Au prochain salon de l'aviation d'affaires du Moyen-Orient (Meba), qui se tiendra à Dubaï du 11 au 13 décembre, le Falcon trônera en bonne place. Dans un marché en crise depuis 2008, et qui commence à peine à redémarrer, le groupe peut compter sur son dernier-né, le Falcon 7X, commercialisé depuis 2005, vendu entre 40 et 50 millions de dollars pièce. Dassault devrait livrer, courant 2013, le 200e exemplaire de ce véritable best-seller, qui totalise près de 40 % de ses ventes civiles. À sa sortie, le modèle renouvelait radicalement l'offre sur le segment des appareils à large cabine et long rayon d'action. Il était aussi le premier à être équipé d'un système de commandes de vol totalement numérique inspiré du Rafale. Dix ans plus tard, la concurrence commence seulement à proposer les mêmes équipements. La faible consommation de carburant du Falcon 7X séduit la clientèle d'affaires. Capable de relier Paris à Los Angeles ou Tokyo sans escale, il peut atterrir sur des pistes de 600 mètres. Depuis peu, l'avionneur propose une version avec douche à bord !

 

« Il y a un coup de frein sérieux sur les embauches dédiées à la production. En quatre ans, l'effectif de production a été réduit de 400 salariés pour tomber à environ 2 150 personnes », précise Raymond Ducrest, du syndicat CFDT chez Dassault. Le prochain PDG devra impérativement réussir le lancement du SMS, le futur jet d'affaires du groupe. Pour surprendre la concurrence, le plus grand secret a été imposé aux équipes et aux fournisseurs. Le groupe a même tenté de brouiller les pistes en laissant entendre que l'appareil se positionnerait en entrée de gamme. Seule certitude, l'importance du budget dédié. « En termes de développement de produits, jamais les investissements n'ont été aussi hauts », a assuré Charles Edelstenne.

 

Le projet SMS mobilise 1 500 ingénieurs chez Dassault et ses partenaires. « La conception détaillée de l'avion est désormais figée. Les premières pièces destinées aux tests de résistance sont entrées en production », précise le bureau d'études de l'avionneur à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Si la phase de conception s'est déroulée comme prévu, reste à mener l'industrialisation de l'appareil dans un calendrier serré : une présentation aux clients en 2013, un premier vol en 2014... de façon à être prêt quand le marché aura rebondi. Le nouveau patron devra trancher sur la pertinence d'ouvrir une ligne d'assemblage de Falcon en Chine. Le pays, où les milliardaires sont de plus en plus nombreux, a contribué l'an passé à la moitié des ventes de l'avionneur. Le marché potentiel est de l'ordre de 1 000 appareils pour les dix années à venir. Le brésilien Embraer et l'américain Cessna assemblent déjà en Chine, évitant ainsi de lourds droits et taxes de douane à l'importation. Dassault s'est lui contenté d'une filiale et d'un centre de services.

 

Un risque de marginalisation

 

Ultime défi : assurer la sacro-sainte indépendance de Dassault Aviation, « dernier groupe d'aviation au monde encore détenu par la famille de son fondateur et portant son nom », aime-t-on à rappeler au siège parisien du holding familial. Le sujet est hautement sensible. Ainsi, quand l'un des héritiers de Serge Dassault, son deuxième fils Laurent, a évoqué la possibilité de fondre le groupe dans une entité avec Safran, Thales et Zodiac, il a été immédiatement désavoué et contraint de rentrer dans le rang. Le risque d'une marginalisation du groupe existe bel et bien, comme l'a révélé la méga fusion avortée entre BAE Systems et EADS en septembre. « Ce projet a montré que la grande majorité des industriels français et européens n'ont pas la taille critique pour porter les investissements nécessaires au cours des prochaines années. [...] Cette taille se situe aux alentours des 30 milliards de dollars de chiffre d'affaires pour prétendre jouer les premiers rôles sur des programmes majeurs dans l'aéronautique », analyse Philippe Plouvier, le directeur des activités aéronautique et défense chez Roland Berger.

 

Neuron, une double réussite

 

Le fabricant du Rafale est-il condamné à être un acteur de second rang ? Peut-être pas, si le nouveau PDG manoeuvre aussi habilement que son prédécesseur. Charles Edelstenne avait en effet, dès 2008, racheté 26% de Thales, devenant l'actionnaire industriel du principal électronicien de défense européen avec 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Dassault joue depuis un rôle central dans le secteur de la défense en France, grâce notamment aux 35% de Thales dans le capital de DCNS (chantiers navals de défense) et le rapprochement opéré avec le fabricant de blindés Nexter. À défaut d'être le plus gros, Dassault démontre qu'il est l'un des plus agiles. Le groupe a marqué les esprits avec le pilotage du programme Neuron, ce démonstrateur de drone de combat qui a effectué son premier vol le 1er décembre depuis la base d'Istres (Bouches-du-Rhône). « Ce premier vol constitue une double réussite pour Dassault. Il devance BAE et prouve qu'il n'a pas raté le virage des drones. Et le groupe a aussi prouvé qu'il pouvait travailler en bonne intelligence avec les grands partenaires européens », analyse Damien Lasou, le responsable mondial de l'activité aéronautique et défense du cabinet Accenture.

 

Neuron 01 dec 2012 photo2 dassault-aviation.com

 

Pour le démonstrateur Neuron, Dassault a travaillé conjointement avec l'italien Finmeccanica, le suédois Saab, le suisse RUAG, la branche espagnole d'EADS... Dassault Aviation a réussi à décrocher la maîtrise d'oeuvre industrielle parce que l'État français a financé à lui seul la moitié des 400 millions d'euros de ce programme européen. Le successeur de Charles Edelstenne pourra-t-il compter sur un tel appui ? À l'heure où l'État réfléchit à l'avenir de sa défense, c'est un paramètre, et non des moindres, que le futur pilote de Dassault Aviation ne maîtrise pas.

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 12:55

Rafale assembly line in Merignac

 

18 décembre 2012 Info-Aviation

 

Le 4 décembre, le Président de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, a été auditionné  par la commission de la défense à l’Assemblée Nationale dans le cadre du Livre blanc sur la défense.

 

Dans l’esprit collectif, Dassault Aviation évoque les activités de défense à travers les programmes Mirage III, Mirage 2000, Rafale, et nEUROn. Mais celles-ci ne représentent que 25% des activités du groupe contre 75% pour l’aéronautique civile avec les programmes Falcon 900, 2000, 7X et le futur SMS. Autre idée reçue : le Rafale est trop cher à l’exportation. Qu’en est-il vraiment ?

 

Selon le président de Dassault, le Rafale a d’abord permis de maîtriser les coûts de la défense. Alors que les forces aériennes françaises comptaient près de 690 avions en 1995 (armée de l’air et marine confondues), il est aujourd’hui prévu de remplir les mêmes missions avec 286 avions pour un coût global de 90,3 millions d’euros hors taxes, moyennant une dérive de 4,7%.

 

En comparaison, l’Eurofighter d’EADS affiche un coût unitaire global de 147 millions d’euros pour 160 avions et un dérapage des coûts de 75% (source : National Audit Office).

 

Quant au F-22 de Lockheed Martin, il a vu ses coûts exploser avec un coût unitaire chiffré à 282,3 millions d’euros pour 700 avions initiaux et une dérive budgétaire de 386%. Enfin, le F-35 Joint Strike Fighter qui devait être initialement produit à 2856 exemplaires pour les 3 corps d’armée US (Navy, USAF et Marines), est aujourd’hui ramené à 2443 avions pour un coût unitaire global de 98,4 millions d’euros et un dérapage de 77%, sachant que son développement n’est pas terminé.

 

Du côté des ventes, le Rafale a été mis en service dans l’armée de l’air française en 2006. L’Inde l’a sélectionné dans son appel d’offres en 2012 et des négociations exclusives sont en cours. Le Mirage 2000, dont 50% de la production a été exportée, enregistre lui aussi un beau succès en Inde avec la modernisation de 51 avions de l’Indian Air Force.

Charles Edelstenne rappelle que l’influence des USA est écrasante sur le marché des avions de combat : « La Corée a cru brièvement qu’elle pourrait acheter des avions français sans l’accord des États-Unis et Singapour est un porte-avions américain. »

 

Il ajoute avec une pointe d’ironie qu’au Maroc « l’efficacité du système français a réussi un tour de force : malgré une demande du roi adressée au Président de la République pour l’achat d’avions français, le royaume a fini par acheter américain. ».

 

Charles Edelstenne évoque aussi le lien politique étroit qui encadre la vente d’un avion de combat. « Certains pays seraient prêts à acheter un fer à repasser au prix d’un avion de combat pour acheter avec lui la protection du parapluie américain – réelle ou illusoire ». Une allusion à peine dissimulée au choix du Japon pour le F-35.

Quant à l’appel d’offres en Suisse, M. Edelstenne impute l’échec du Rafale « aux déclarations politiques critiquant son système bancaire et fiscal formulées au moment même de la phase finale des négociations ont orienté ce pays vers l’achat du Gripen », précisant toutefois que « l’histoire n’est pas encore terminée. »

Le président de Dassault a évoqué la force du dollar dans les appels d’offres.

« Pour la négociation du marché brésilien, nous avons l’avantage de la compétence, mais le prix du Rafale, initialement inférieur à celui de son concurrent américain (F/A-18), est finalement supérieur en raison de l’incidence des taux de change ».

 

Charles Edelstenne a également souligné l’importance de distinguer les rôles.

 

« On a assisté dans le passé à un mélange des genres : les politiques et l’administration ont fait du commerce, ce qui est une catastrophe. Les politiques doivent donc créer l’environnement permettant une bonne relation avec les clients potentiels, et nous devons quant à nous [les industriels] défendre notre produit et négocier nos prix. Le Président de la République et le ministre de la défense semblent partager ce point de vue. »

Le maintien des compétences

Le transfert des compétences des ingénieurs est un point crucial d’après Charles Edelstenne pour développer de nouveaux programmes en 2035-2040 et maintenir le Rafale opérationnel durant 30 ans.

« Quatre générations d’ingénieurs ont ainsi travaillé sur le Rafale et le nEUROn, ce qui a permis un transfert de compétences correspondant à une capitalisation permanente de savoir-faire depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. La question est maintenant de savoir comment transmettre ce savoir-faire aux générations suivantes. »

L’objectif de Dassault est aussi de garantir une avance technologique à la France notamment face aux pays clients du Rafale qui bénéficieront d’un transfert de technologie comme l’Inde et peut-être le Brésil.

Le nEUROn en voie d’apparition

Le coût du programme nEUROn est de 400 millions d’euros, dont 50% ont été financé par la France. Il s’agit du premier avion de combat furtif sans pilote en Europe dont le premier vol eut lieu en décembre.

M. Edelstenne rappelle qu’il n’est pas question que Dassault finance un quart de son développement comme pour le Rafale : « Le nEUROn est d’abord un démonstrateur technologique qui n’a pas de débouché civil à terme sur lequel nous pourrions récupérer cet investissement. »

 

NEURON assemblage-60ea9 Photo Dassault

 

Le développement d’un drone de combat (UCAV) avec le Royaume-Uni pourra peut-être financer un nEUROn II mêlant l’expérience du nEUROn et celle du TARANIS britannique.

 

Sources :

Partager cet article
Repost0
18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 08:55

DCN_Direction_des_Constructions_Navales.jpg

 

PARIS, 14 déc 2012 marine-oceans.com  (AFP) -

 

Le ministère public a requis des peines allant de 6 à 18 mois de prison avec sursis contre d'anciens cadres de la Direction des constructions navales (DCN) et contre un ancien de la DST dans une affaire d'espionnage pour le compte de la société en procès à Paris.

 

Six prévenus sont poursuivis, pour abus de biens sociaux et complicité, trafic d'influence.

 

Les ex-cadres de la DCN, devenue la DCNS, sont soupçonnés d'avoir eu recours aux services de sociétés d'intelligence économique pour se procurer des pièces de procédure judiciaire dans des affaires sensibles intéressant la société d'armement, comme Clearstream ou l'affaire des frégates de Taïwan.

 

Le procureur a requis 12 à 18 mois de prison avec sursis et une amende dans une fourchette de 10 à 20.000 euros contre Gérard-Philippe Ménayas, ex-directeur financier de la DCNI, branche internationale de la DCN, et contre Claude Thévenet, patron d'une société d'intelligence économique et ancien de la DST.

 

M. Menayas "est un salarié à forte autonomie, il est cadre dirigeant et maître d'oeuvre des faits soumis au tribunal. Il est peut-être un peu fasciné par ce monde du renseignement", a-t-il dit.

 

Une peine de prison avec sursis comprise entre 10 et 12 mois, assortie d'amendes comprises entre 10 et 15.000 euros ont été requises contre Philippe Japiot, président de DCNI, de 2001 à 2007 et Alex Fabarez, directeur général délégué de DCNI de 2003 à 2008.

 

"Il me paraissent moins impliqués par leur positionnement hiérarchique supérieur (à M. Menayas, ndlr), un peu plus à la remorque", selon le procureur. Il a cependant estimé que les deux hommes "étaient au courant de la nature des activités de M. Thévenet.

 

"Tous deux ont rencontré M. Thévenet dans des conditions parfois rocambolesques et je ne pense pas qu'il leur ait vendu une revue de presse qui pouvait être faite par un stagiaire de DCNI ou un cabinet de veille", selon le procureur.

 

Une peine de 6 à 8 mois avec sursis à été requise contre Michel Mauchand, également consultant d'une société d'intelligence économique tandis qu'une amende avec sursis a été requise contre un contrôleur des impôts.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:55

Mindef

 

13 décembre 2012 Par Elodie Vallerey – Usine Nouvelle

 

Le Pacte PME Défense a été inauguré par le ministère de la Défense et le groupe EADS avec la signature d'une première convention bilatérale.

 

C'est la première en son genre. Le groupe européen d'aéronautique et spatial EADS a signé le 12 décembre une convention avec le ministre de la Défense dans le cadre du Pacte PME Défense.

 

Jean-Yves Le Drian et Marwan Lahoud, directeur général délégué à la stratégie et au marketing d’EADS, ont acté la première convention bilatérale en la matière, créée dans le but de "favoriser la croissance des PME sous-traitantes de ce groupe industriel", souligne un communiqué.

 

La convention porte sur plusieurs points évoqués le 27 novembre par Jean-Yves Le Drian lors de la présentation du Pacte PME Défense.

 

EADS s’est notamment engagé à mieux informer les PME sur ses orientations et besoins, en particulier en matière de recherche et technologie (R&T) ; à favoriser des relations équitables et partenariales entre PME et donneur d’ordre (propriété intellectuelle, pénalités de retard, etc.) ; à développer la base industrielle et technologique de défense en s’appuyant sur les PME, par exemple en s'engageant à rechercher la pérennisation de ses relations sur toutes les phases d’un projet (étude amont, développement, maintien en condition opérationnelle, retrait du service) ; et à contribuer au développement international des PME. Sur ce point, EADS fera bénéficier ses PME sous-traitantes et fournisseurs sur les marchés nationaux de sa force commerciale à l’international.

 

"Cette signature marque le soutien concret que nous souhaitons apporter ensemble au développement des PME et des ETI au service de la défense de notre pays et plus largement de l’innovation, de la compétitivité, de la croissance et de l’emploi", a déclaré Jean-Yves Le Drian à l'issue de la signature.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:55

renault-truks-defense-breve4.jpg

La possibilité de proposer des engins de travaux

publics complète l’offre de Renault Trucks Défense.

 

10 décembre 2012 equipment-center.com

 

Renault Trucks Défense, division de Renault Trucks spécialisée dans les véhicules militaires, commercialisera les engins de chantier Volvo à destination des forces armées françaises. Renault Trucks Défense dispose du savoir-faire pour adapter ces engins à des conditions d’emploi particulièrement exigeantes, en les équipant d’armement ou de systèmes de protection (blindage, brouilleur). La possibilité de proposer des engins de travaux publics complète l’offre de Renault Trucks Défense dans ce domaine et permet d’offrir des solutions de soutien global aux clients. Renault Trucks Défense et Volvo Construction Equipement appartiennent l’une et l’autre au groupe AB Volvo.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 18:04

SNLE Le Terrible apte au lancement du M51

 

11/12/2012 Par TdArbonneau(Express Yourself)

 

L'amiral Thierry d'Arbonneau se félicite de l'engagement pris par François Hollande de ne pas toucher à la capacité de dissuasion nucléaire de la France. Mais, pour lui, il faudra aller plus loin pour garantir son efficacité. Tribune.

 

Une fois Président, très tôt, François Hollande se fit hélitreuillé dans le plus grand secret, pour passer quelques heures à bord du sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Terrible, qui rentrait de plus de deux mois de patrouille. Ce geste rare doit être reconnu et salué à la hauteur de ce qu'il mérite.  

 

>> Voir notre Webdoc:Une semaine à bord d'un sous-marin nucléaire d'attaque français 

 

Il vaut reconnaissance pour les équipages, pour les industriels, pour tout le système humain, technique et opérationnel de la force océanique stratégique, qui s'étend bien au-delà du commandant et des hommes d'équipage qui sont au coeur. Il vaut aussi pour assoir la crédibilité du Président, nouveau venu dans les cercles stratégiques internationaux. Il vaut enfin pour tous les sceptiques... Le nouveau Président, sans doute moins à l'aise avec l'éloquence militaire que ses prédécesseurs, préféra au discours, un geste très fort, significatif, et qui se suffisait à lui-même.  

 

Il se montre ainsi fidèle à une promesse de campagne. "Je serai le garant de la capacité de dissuasion nucléaire de la France: je revendique et assume pleinement cette prérogative spécifique du Président de la République", assurait-il au Nouvel Observateur.  

 

Quelques mois plus tard, il le confirme et le précise à bord du Terrible : "Je veux terminer pour dire que depuis novembre 1972, il y a toujours eu un sous-marin à la mer, c'est à dire que la permanence de la mission a été assurée, 24 heures sur 24, 365 jours par an, pendant 40 ans, il n'y a jamais eu de discontinuité, ce qui fait que nous sommes respectés, et ça va donc se poursuivre."  

 

Et s'il faut mettre les points sur les i, le même jour: "Malgré les difficultés financières, (...) nous devons continuer à faire un effort pour permettre que notre dissuasion nucléaire soit toujours respectée". On ne sort donc pas du format actuel, on ne donne pas de signe qui pourrait être interprété comme une marque de doute ou d'essoufflement. La perte de crédibilité ne serait pas loin. Nous ne serions plus "respectés". 

 

Imperturbable, la dissuasion reste donc. Tout change pourtant: les Présidents, les majorités politiques, la situation géopolitique davantage encore, le monde aussi change considérablement, la crise fait rage, et rien ne bouge. Il y a de quoi désespérer les stratégistes car l'immobilisme ne les flatte ni ne les nourrit, ainsi que les financiers car le budget de la dissuasion ne peut servir de variable d'ajustement, au contraire, on peut le regretter, de celui des forces conventionnelles qui sont pourtant déjà bien entaillées.  

 

En réalité, ce n'est pas la stratégie de dissuasion qui reste dans une forme figée, ossifiée, fossilisée comme certains se plaisent à la décrire, mais c'est l'arme nucléaire qui reste dans un rôle exclusivement dissuasif. C'est tant mieux. L'arme nucléaire ne bloque pas tous les hoquets du monde, c'est vrai, mais elle interdit toujours qu'ils dégénèrent. Ce n'est déjà pas si mal.  

 

Complémentaire, la lutte serrée contre la prolifération interdit aux puissances qui déclarent en faire un outil d'agression, de se doter d'armes nucléaires et des missiles balistiques qui les transportent. C'est bien entendu le cas de l'Iran actuel. Dans ce cadre, que vaudraient le poids politique et la vigueur de seules puissances non nucléaires dans la lutte contre la prolifération: assurément pas grand-chose.  

 

Bien entendu il faut aller plus loin. Le Président a affiché clairement sa position. Mais celle-ci ne s'encombre pas de nombreux développements. La réflexion ou les propos, car on ne peut toujours qualifier ceux-ci de réflexions, vont donc plus aisément libre cours. Pourquoi pas, car que vaudrait une stratégie, celle de l'arme nucléaire en l'occurrence, si elle redoutait le débat et se réfugiait derrière un dogme régalien. La pauvreté de la pensée a souvent pris prétexte du dogme pour s'en satisfaire. Mais la voix de sa seule contestation n'a pas le monopole.  

 

D'autant plus que son argumentation est pauvre, plus philosophique et dogmatique qu'objective. La réflexion sur le monde et l'arme nucléaire doit donc se prolonger et s'actualiser. Quel que soit l'éclairage géopolitique que l'on veut promouvoir, fonction de l'inéluctable effondrement du régime iranien, de la crise, des pays émergents, de la démographie et de ses conséquences multiples, etc. la question est de trouver comment placer l'arme nucléaire dans ce schéma prospectif (sans quitter sa limite au dissuasif) et non de savoir si elle y a une place, car elle ne disparaitra pas.

 

Certes, dans ce cadre, la léthargie de l'Union européenne ne pousse pas à tous les optimismes. Son morcellement persistant et son attitude plus que timorée dans les débats de la défense en sont une marque de fabrique qu'il faudra bien gommer un jour. Mais qui tiendra la gomme?  

 

Reste que l'arme nucléaire a ceci de particulier que son emploi ne va pas de soi... Heureusement. La menace de son emploi doit pourtant rester crédible. C'est à ce titre qu'elle sera dissuasive. Aujourd'hui se façonne et s'entretient cette crédibilité qui sera peut-être nécessaire un jour, pour éviter le pire, pour disposer d'une voix assez forte, dans un contexte qu'il est difficile de prévoir aujourd'hui. C'est une autre difficulté. Il n'y a pas de place pour une arme nucléaire dissuasive non crédible, ce serait le pire des dangers, comme il ne doit pas y avoir de place pour une arme nucléaire crédible à but non dissuasif mais agressif, oppressif ou de chantage.  

 

Pour s'opposer à celle-ci il faut être crédible et fort. Ce n'est pas au moment où la crédibilité sera nécessaire qu'il faudra s'en préoccuper. La crédibilité ne se décrète pas, elle se construit avec le temps. Comme la confiance. Seule une position forte, stable, solide comme un roc, inamovible devant la mousse des évènements et elle ne manque pas, peut apporter la réponse. C'est la raison de la permanence à la mer d'un sous-marin nucléaire d'engins (SNLE). C'est la raison du maintien de la composante aéroportée. C'est la raison d'un hélitreuillage du Président à bord d'une des unités de la force océanique stratégique (FOST).  

 

Présentée souvent comme la limite à la dissuasion et son obstacle, ou au contraire et plus justement comme son complément, la défense anti missiles balistiques (DAMB) est un autre débat, avec d'autres enjeux portés par de solides arrière-pensées industrielles. Elle ne percute pas la stratégie de dissuasion nucléaire car elle n'est pas de même nature, elle la conforte plutôt dans le créneau d'armes conventionnelles qu'elle occupe. Mais derrière la DAMB et les compétences acquises dans le domaine balistique se cache l'accès à l'espace, à la maîtrise de l'espace. La France y a bien entendu sa place, il faut la préserver. L'enjeu est majeur.  

 

Par Thierry d'Arbonneau, ancien commandant de la force océanique stratégique, directeur de rédaction de l'Encyclopédie des sous-marins français (SPE Barthélémy), auteur de Brises Stratégiques (SPE Barthélémy).

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 17:55

Russia Weapon Maker

 

12.12.2012 rusbiznews.com

 

L'expérience de l'organisation du Salon international de l'armement et de l'équipement militaire Eurosatory de Paris servira à la préparation de Russian Expo Arms à Nijnyi Tagil. Cet accord à été trouvé lors de la rencontre entre le Directeur général du salon français, le Général Patrick Colas des Francs, et le gouverneur de la région de Sverdlovsk Evgueny Kouïvachev.

 

Comme le gouvernement de la région l'a indiqué à "RusBusinessNews", actuellement à Nijnyi Tagil, avec le soutien du Président de la Fédération, est en cours de création un centre d'exposition fédéral pour la présentation des équipements terrestres de l´armée de terre. Dans le polygone "Staratel", qui est le lieu traditionnel où se déroulent les salons militaires, sera créé une centre d'affaires avec une salle de conférences d´une capacité de 500 places, ainsi que de nouveaux pavillons et une centre d'information unique. Une terrain d'atterrissage pour trois hélicoptères de type Mi-8, capable d´accueillir des hélicoptères même de nuit sera également construit.

 

Russian Expo Arms est traditionnellement organisé dans la région de Sverdlovsk une fois tous les deux ans. Le participant en titre du salon est le char d'assaut T-90C de la SA de type ouvert "Corporation de recherche et de développement "Ouralvagonzavod". La région compte également 42 entreprises du complexe militaro-industriel, dont la production correspond à près de la moitié du produit intérieur brut de la région.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 17:55

Thales source usine nouvelle

 

17/12/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

L'Etat et Dassault ne parviennent pas à s'entendre sur un candidat de compromis à la tête du groupe d'électronique. L'avionneur a refusé la dernière offre de Bercy de porter un binôme à la tête de Thales. Et pendant ce temps, les trois candidats (Pascale Sourisse, Reynald Seznec et Jean-Bernard Lévy) ont été auditionnés vendredi par le comité de nomination du groupe.

 

Semaine cruciale pour l'avenir de Thales avec un conseil d'administration prévu le 20 décembre, qui devrait en principe décider du nom du successeur de Luc Vigneron. Mais rien n'était ficelé encore ce week-end. Et le moins que l'on puisse dire, les actionnaires principaux de Thales, l'Etat (27 % du capital) et Dassault Aviation (près de 26 %) ont bien dû mal à s'entendre sur un candidat de compromis, qui prendra la tête du groupe d'électronique, même s'ils sont au moins d'accord sur un point : ils privilégient une candidature interne. Trois noms sont évoqués pour succéder à Luc Vigneron. Deux candidats de l'interne, Pascale Sourisse, soutenue par l'Etat, et Reynald Seznec, qui a quant à lui le soutien de Dassault Aviation. Les deux partagent l'ensemble du commerce international de Thales. Enfin, l'ex-patron de Vivendi, Jean-Bernard Lévy, reste toujours en course.

 

Reynald Seznec ne veut pas d'un binome à la tête de Thales

 

La semaine dernière, Bercy avait proposé à Dassault Aviation un compromis en portant à la tête de Thales un binome : Reynald Seznec en tant que président non exécutif et Patrice Caine, actuel directeur général de l'activité Systèmes à la division Communication et Sécurité, en tant que directeur général. Reynald Seznec, qui avait semble-t-il accepté l'idée d'un binome, a fait savoir à Bercy qu'il serait PDG et rien d'autre. Pas question non plus d'un numéro deux. A quelques jours (jeudi) d'un conseil d'administration, la situation paraît bloquée. Une réunion entre le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, et l'Etat devait avoir lieu ce lundi pour poursuivre les négociations mais elle aurait été repoussée à mercredi, soit la veille du conseil. Qui va céder ? Les principaux négociateurs étatiques, notamment le secrétaire général adjoint de l'Elysée, Emmanuel Macron, et le patron de l'APE, David Azéma, doivent se retrouver ce lundi pour définir une position. Deux hommes clés dans ce dossier et qui ont déjà à leur actif l'incroyable dénouement de la gouvernance d'EADS, aujourd'hui libéré de la tutelle des Etats.

 

Auditions au comité de nominations

 

Certains pousseraient un nouveau compromis, en confiant à Jean-Bernard Lévy la présidence non exécutive du groupe, et à un candidat en interne la gestion opérationnelle. Et pendant ce temps, les trois candidats ont été auditionnés vendredi par le comité de nomination, présidé par le président du CNES, Yannick d'Escatha. Des auditions à laquelle aurait participé Charles Edelstenne. Un comité de nomination, mis en place lors de la succession de Denis Ranque et dont certains jusqu'ici avaient oublié son existence.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:56

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/ceremonie-de-tradition-a-saint-malo-c-marine-nationale-lv-errard/2111444-1-fre-FR/ceremonie-de-tradition-a-saint-malo-c-marine-nationale-lv-errard.jpg

 

17/12/2012 Marine nationale

 

Le 14 décembre 2012, pur la première fois de son histoire, l’ école des fusiliers marins de Lorient a organisé sa cérémonie de tradition à Saint-Malo. La ville de Jean Morel (ancien du N°4 commando) a accueilli fièrement le baptême de la Promotion QMF «quartier-maître Guitton», la remise de fourragères ainsi que la remise des bérets verts au stage commando 138.

 

Saint-Malo, une première

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/remise-de-decoration-a-saint-malo-c-marine-nationale-lv-errard/2111343-2-fre-FR/remise-de-decoration-a-saint-malo-c-marine-nationale-lv-errard.jpg

 

C’est sous un ciel pluvieux que les bus de l’école des fusiliers marins sont arrivés tôt ce matin à Saint-Malo, direction le quai de la Bourse, devant la gare maritime. Entre les fières goélettes malouines et les ferries en direction de l’Angleterre, les badauds se sont massés nombreux et ont bravé la pluie pour venir assister à la première cérémonie de l’école en terre corsaire. «Nous sommes fiers d’accueillir cette manifestation ici, souligne René Couanau, maire de Saint-Malo. Fier de recevoir l’école des fusiliers marins, la Marine nationale et par ce biais les armées françaises.» Présidée par le contre-amiral du Ché, adjoint territorial du commandant de l’arrondissement maritime de l’Atlantique, et par le capitaine de frégate Houël, commandant l’école, en présence du maire et du sous-préfet, cette cérémonie a tenu toutes ses promesses, malgré une météo peu clémente. Les jeunes quartiers-maîtres de la flotte ont été présentés à leur drapeau, celui du 1er régiment de fusiliers marins (RFM), avant que leurs cours soient baptisés et que les fourragères vertes et rouges, représentant traditionnellement l’école des fusiliers, leur soient agrafées par leurs anciens (amis, familles, autorités).

 

Le béret vert, tout un symbole

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/remise-de-beret-vert-a-saint-malo/2111328-1-fre-FR/remise-de-beret-vert-a-saint-malo.jpg

 

À l’issue d’une remise de décoration : croix de la valeur militaire, médaille militaire et ordre national du mérite, vingt jeunes marins se sont vus remettre leur béret vert, signe de leur rentrée dans le cercle fermé des commandos marine. Après une sélection ardue et plusieurs semaines de formation, ces «nouveaux» commandos marine vont rapidement intégrer leurs unités pour servir au profit des forces spéciales françaises. La cérémonie s’est clôturée par un défilé de toutes les troupes en armes, soit près de trois cent personnes, devant les remparts de la cité corsaire.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 16:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/le-ministere-de-la-defense-signe-une-premiere-convention-avec-eads2/2108525-1-fre-FR/le-ministere-de-la-defense-signe-une-premiere-convention-avec-eads.jpg

 

17/12/2012 Economie et technologie

 

Conformément aux engagements pris par le ministre de la Défense lors du lancement du "Pacte Défense PME" le 27 novembre dernier, une première convention bilatérale a été signée ce mercredi 12 décembre par Jean-Yves Le Drian et Marwan Lahoud, directeur général délégué à la stratégie et au marketing d’EADS. Le ministre s'est également rendu cette semaine dans une de ces PME soutenues par le ministère de la défense.

 

"Cette signature marque le soutien concret que nous souhaitons apporter ensemble au développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME) et des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) au service de la défense de notre pays et plus largement de l’innovation, de la compétitivité, de la croissance et de l’emploi". C'est ce qu'a déclaré Jean-Yves Le Drian, ce mercredi 12 décembre, lors de la signature de la première convention bilatérale avec le directeur général délégué à la stratégie et au marketing d’ EADS, Marwan Lahoud.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/le-ministere-de-la-defense-signe-une-premiere-convention-avec-eads/2108520-1-fre-FR/le-ministere-de-la-defense-signe-une-premiere-convention-avec-eads.jpg

 

Cette signature s'inscrit dans la lignée du "Pacte Défense PME", une série de mesures annoncées le 27 novembre dernier au Centre des nouvelles industries et technologies de la Défense (CNIT). Ce dispositif a été lancé afin de faciliter l'intégration des innovations des PME dans les programmes d'armement des maîtres d'oeuvre et notamment de donner à ces entreprises un accès privilégié aux marchés d'exportation.

 

DE NOUVELLES SIGNATURES DE CONVENTIONS EN PERSPECTIVE


Le ministre de la défense a indiqué que le travail se poursuivait avec d'autres maîtres d'oeuvre sur de nouvelles conventions. Le constructeur naval DCNS et les équipementiers Safran et Thales"ont déjà fait savoir qu'ils étaient tout à fait prêts à conclure" a t-il précisé, "les entreprises signataires de ces conventions recevront un label et leurs pratiques seront vérifiées annuellement". Marwan Lahoud, lui, a souligné l'importance des PME pour EADS, des entreprises qui représentent "plus de 60% de la valeur ajoutée" de la production du groupe.

 

ET LA VISITE D'UNE PME DEFENSE INNOVANTE


Toujours dans le cadre du "Pacte Défense PME", Jean-Yves Le Drian s'est rendu ce vendredi 14 Décembre à Cergy Pontoise au siège de la société Rellumix, une PME française spécialisée dans la conception, la production et la commercialisation des filtres, des séparateurs et des systèmes de distribution des fluides et de traitement des eaux. Il s'est entretenu à cette occasion avec Thierry Voiriot, PDG de Rellumix et également président du comité aéro-PME du  Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales (GIFAS).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/visite-du-ministre-jean-yves-le-drian-a-la-pme-rellumix-a-cergy-pontoise-le-14.12.2012/2111571-1-fre-FR/visite-du-ministre-jean-yves-le-drian-a-la-pme-rellumix-a-cergy-pontoise-le-14.12.2012.jpg

 

Ce comité est chargé de valoriser les performances des PME de ce domaine de pointe, dans lequel beaucoup réalisent des percées significatives. Ces entreprises sont en effet très présentes sur le marché international au travers de grands programmes aéronautiques multinationaux.

 

CE QUE PREVOIT LA CONVENTION MINISTERE DE LA DEFENSE-EADS


AMELIORER L'ACCES DES PME AUS MARCHES DE DEFENSE EADS s’engage à mieux informer les PME sur ses orientations et besoins, en particulier en matière de R&T


FAVORISER LES RELATIONS EQUITABLES ET PARTENARIALES entre PME et donneur d’ordre (propriété intellectuelle, pénalités de retard, etc.)


DEVELOPPER ET PERENNISER LA BASE INDUSTRIELLE ET TECHNOLOGIQUE DE DEFENSE en s’appuyant sur les PME : EADS s’engage par exemple à rechercher la pérennisation de ses relations sur toutes les phases d’un projet (étude amont, développement, maintien en condition opérationnelle, retrait du service)


CONTRIBUER AU DEVELOPPEMENT INTERNATIONAL DES PME EADS fera bénéficier ses PME sous-traitantes et fournisseurs sur les marchés nationaux de sa force commerciale à l’international


SUIVRE L'EXECUTION DE LA CONVENTION un état des lieux annuel vers l’État sera réalisé, et un correspondant PME sera désigné au sein d’EADS.

 

CONSULTEZ NOTRE DOSSIER PME DEFENSE

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/diplome-remis-a-l-ecole-de-l-air-au-salon-smbg-2012/2110475-1-fre-FR/diplome-remis-a-l-ecole-de-l-air-au-salon-smbg-2012.jpg

 

14/12/2012 Actus Air

 

Selon le classement 2012-2013 dévoilé, samedi 8 décembre 2012, au Salon SMBG des grandes écoles, le diplôme d’ingénieur de l’École de l’air de Salon-de-Provence a été classé n°1 dans la catégorie des écoles d’ingénieurs spécialisées en aéronautique, mécanique et automobile, post-prépa.

 

Trois critères principaux ont prévalu à ce choix:

 

- la notoriété de la formation,

 

- les salaires, la poursuite des études et les débouchés,

 

- le retour de satisfaction de l’enquête menée auprès des élèves.

 

Organisé dans le cadre prestigieux de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, ce salon réunit chaque année les meilleures grandes écoles françaises et européennes. Le général Gilles Modéré, commandant les Écoles d’officiers de l’armée de l’air a reçu cette distinction des mains des organisateurs, pour la deuxième année consécutive.

Partager cet article
Repost0
17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/exercice-de-recherche-et-de-sauvetage-au-combat-1/2109269-1-fre-FR/exercice-de-recherche-et-de-sauvetage-au-combat-1.jpg

 

13/12/2012 ORP CFA - Armée de l'air

 

Volfa 12-04, quatrième exercice majeur de synthèse de l’année 2012 organisé par le commandement des forces aériennes (CFA), s’est déroulé, du 10 au 13 décembre 2012, dans l’ouest du Massif Central. Le thème principal de cette édition était la recherche et le sauvetage au combat (RESCO ou CSAR, Combat Search And Rescue).

 

Volfa 12-04 a été le théâtre d’importantes opérations aériennes combinées (COMAO), impliquant différents raids aériens de tous types couvrant une grande gamme d’emploi de l’arme aérienne. La conduite d’une mission complète de RESCO a constitué le point d’orgue de cet exercice.

 

À l’occasion d’un raid aérien sur la «puissance ennemie», un appareil allié a été abattu ; son équipage s’est trouvé isolé, au sol, en arrière des lignes ennemies. Une mission de récupération a été organisée et une opération RESCO a donc été planifiée.

 

Ces opérations, particulièrement complexes, peuvent intervenir soit immédiatement, en fonction des moyens mobilisables et de la situation tactique, soit au cours des jours suivants selon une planification complexe faisant appel à un ensemble de moyens et de savoir-faire.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/exercice-de-recherche-et-de-sauvetage-au-combat-3/2109279-1-fre-FR/exercice-de-recherche-et-de-sauvetage-au-combat-3.jpg

 

Lors de Volfa 12-04, l’option choisie a été de traiter les deux possibilités. Une mission de récupération immédiate a été lancée. Un module de recherche et sauvetage du commando parachutiste de l’air n°30 (CPA n°30) a rejoint les survivors et les a accompagnés vers la zone où l’hélicoptère était chargé de les exfiltrer. La situation tactique s’est dégradée et il n’a plus été possible d’extraire les survivors et les commandos. Une opération, beaucoup plus importante, a donc été réalisée le lendemain.

 

Les pilotes et les commandos ont passé la nuit du 11 au 12 décembre, cachés, appliquant les techniques nécessaires à leur survie. Dès le lendemain, la seconde mission a été lancée. En plus de la récupération par hélicoptère, partie la plus connue et la plus visible, une opération de RESCO nécessite d’assurer le contrôle, la surveillance et la maitrise de la zone dans toutes les dimensions. Ainsi, les actions d’avions-radars, d’avions de chasse et d’hélicoptères ont été combinées pour permettre une réalisation efficace et rapide de la mission.

 

La mission de RESCO requiert des savoir-faire que peu de nations possèdent en totalité. Faisant partie de ces rares forces aériennes au monde à les maîtriser, l’armée de l’air a ainsi assuré l’alerte RESCO au profit de l’ensemble des aéronefs alliés engagés à proximité des côtes libyennes, à partir de bâtiments de la marine nationale.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/exercice-de-recherche-et-de-sauvetage-au-combat-2/2109274-1-fre-FR/exercice-de-recherche-et-de-sauvetage-au-combat-2.jpg

 

Au final, plus de 300 militaires et plus de 45 aéronefs (armée de l’air, marine nationale) ont participé à cet exercice qui s’inscrit dans la préparation opérationnelle continue des forces. Il est le garant d’un haut niveau de qualification et d’expertise des combattants et répond aux besoins opérationnels des engagements nationaux et internationaux contemporains.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories