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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 08:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/le-ministre-en-compagnie-d-un-operateur-de-drone/2109294-1-fre-FR/le-ministre-en-compagnie-d-un-operateur-de-drone.jpg

 

13/12/2012 Actus Air

 

Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, s’est rendu en visite sur la base aérienne 709 de Cognac, mercredi 12 décembre 2012. M. Le Drian a été reçu sur le site charentais par le général Denis Mercier, chef d’état major de l’armée de l’air (CEMAA).

 

Après avoir reçu les honneurs militaires, le ministre de la Défense a assisté à une présentation des deux unités structurantes de la base, à savoir l’escadron de drones 1/33 «Belfort» et l’école de pilotage de l’armée de l’air (EPAA).

 

Accueilli au sein de l’escadron de drones, le ministre a pu découvrir les installations et le personnel de cette unité unique dans l’armée de l’air, mettant en œuvre les drones MALE (moyenne altitude longue endurance) Harfang. Ce fut également l’occasion pour le CEMAA d’exposer les capacités que les aviateurs mettent en œuvre dans le domaine du renseignement. «La variété des capteurs utilisés par l’armée de l’air confirme son rôle essentiel dans la fonction "connaissance et anticipation"», a reconnu le ministre.

 

La deuxième partie de la visite s’est déroulée à l’EPAA, où M. Le Drian a assisté à une présentation du cursus initial des élèves pilotes et de ses évolutions possibles. A cet égard, le ministre a souligné la qualité de la formation des pilotes, qui a notamment permis d’être au rendez-vous du 19 mars 2011, lors du déclenchement de l’opération Harmattan, en garantissant aux armées françaises une qualité d’«entrer en premier».

 

Au terme de sa visite, Jean-Yves Le Drian s’est adressé à l’ensemble du personnel de la base aérienne 709, commandée par le colonel Antoine Guillou. «À tous, aux plus jeunes comme aux plus aguerris d’entre vous, je voudrais exprimer mon plus total soutien. Aujourd’hui à Cognac, je suis heureux de voir comment, sur le terrain, l’armée de l’air prépare l’avenir», a notamment déclaré le ministre.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1-evenements/les-trois-laureats-ont-recu-le-prix-de-these-decerne-par-la-dga/2087991-1-fre-FR/les-trois-laureats-ont-recu-le-prix-de-these-decerne-par-la-dga.jpg

 

13.12.2012 DGA

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, ont décerné six prix mettant à l’honneur l’innovation le 27 novembre 2012. Trois thèses de doctorant ainsi que trois industriels ont été distingués lors du Forum DGA Innovation 2012 au CNIT à la Défense.


Trois doctorants ont reçu le prix thèse DGA.

 

- Antoine Bordes pour  « de nouveaux algorithmes pour l’apprentissage de machines à vecteurs supports sur de grandes masses données ». Il s’agit d’extraire rapidement les données recherchées au sein d’un vaste ensemble inconnu. Les applications vont de la recherche de renseignements dans des corpus documentaires au traitement d’images, en passant par la caractérisation d’agents biologiques.

 

- Michaël Huet pour « apprentissage et atterrissage : comment éduquer la perception des pilotes ? ». L’objectif est d’améliorer les modes d’apprentissage de tâches complexes, en s’adaptant à la façon dont chaque élève-pilote perçoit son environnement et y réagit. Au final les formations seront plus efficaces, plus courtes, donc plus économiques. 

 

- Thomas Lévêque pour « le développement d’un gyromètre à atomes froids de haute sensibilité fondé sur une géométrie repliée ». Un gyromètre mesure la direction d’un véhicule, pour connaitre sa localisation sans recourir à un positionnement par GPS ou assimilé. Ces travaux permettent d’envisager une nouvelle génération de gyromètres avec une précision considérablement améliorée.

 

> En savoir plus sur la formation par la recherche à la DGA sur le site www.ixarm.com


Les « prix performance industrielle » ont été attribués à trois industriels, dans les catégories : meilleur maître d'œuvre industriel, meilleur équipementier, meilleure PME innovante. Les industriels ont été notés suivant de multiples critères, notamment la tenue des coûts et des délais, ainsi que l'atteinte des objectifs de performances techniques.

 

- Panhard Général Défense, Volvo Group, a été élu meilleur maître d’œuvre. Panhard Général Défense est spécialisé dans la conception et la production de petits véhicules blindés et de petits véhicules protégés. Il équipe l'armée de terre française et plusieurs armées étrangères. 

 

- TDA Armements a été élu meilleur équipementier défense. Filiale à 100 % du groupe Thales, TDA Armements développe et produit des mortiers et des munitions, des roquettes pour hélicoptère, des charges militaires et des composants pyrotechniques pour missiles.

 

- La PME Infotron basée à Massy-Palaiseau, a été élue meilleure PME innovante. Infotron a développé un drone à décollage vertical et dispose, avec ce produit, d’une avance technologique significative sur le segment du mini drone à voilure tournante à motorisation électrique.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 17:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/le-systeme-felin/1820203-1-fre-FR/le-systeme-felin.jpg

 

13/12/2012 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné fin novembre 2012, conformément aux prévisions, le 10 170e système Félin (fantassin à équipements et liaisons intégrés), permettant l’équipement d’un 10e régiment d’infanterie de l’armée de terre début 2013.

 

La réalisation du programme Félin repose sur un réseau d’entreprises françaises de haute technicité. Outre le maître d’œuvre Sagem (groupe Safran), sont concernés par le programme Félin les sociétés Nexter, Thales, Renault Trucks Defense, ELNO, MSA Gallet... Les systèmes Félin sont assemblés dans les sites Sagem de Poitiers (Vienne) et Fougères (Ille-et-Vilaine).

 

Jusqu’en 2015, dix autres régiments sont prévus être dotés de Félin, au rythme de quatre par an. Félin améliore notablement les fonctions de protection, d’observation, de communication, d’emploi des armes, de mobilité et de soutien des combattants au contact direct de l’adversaire. Les équipements comprennent gilet de protection, tenue de combat, tenue de protection NBC, lunettes de tirs jour/nuit, équipements d’observation et de vision jour/nuit, systèmes de communication et d’information, armes individuelles ou collectives.

 

Félin apporte un saut qualitatif en termes d’efficacité opérationnelle et de protection des combattants confirmé par les premières utilisations sur les théâtres d’opération. Le système de visée des armes, complètement réétudié, facilite la neutralisation des adversaires de jour comme de nuit ; la portée des tirs du Famas est nettement améliorée de jour et de nuit. Félin améliore aussi grandement la manœuvre et le combat de nuit par des capacités d'observation et de géolocalisation accrues. Enfin, le système d’information de Félin facilite l'intégration des groupes de combat dans la chaîne de commandement numérisée. Il confère au soldat une véritable capacité de combat en réseau.

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/rallye-regimentaire-du-12e-regiment-de-cuirassiers-au-camp-de-fontevraud/2106856-1-fre-FR/rallye-regimentaire-du-12e-regiment-de-cuirassiers-au-camp-de-fontevraud.jpg

 

12/12/2012 Armée de Terre

 

Du 3 au 7 décembre 2012, plus de 350 cuirassiers et leurs blindés ont été déployés sur le complexe d’entraînement du camp national de Fontevraud. Les soldats du 12e régiment de cuirassiers (12e RC) d’Olivet et un détachement du 501e régiment de chars de combat (501e RCC) de Mourmelon ont mené cet exercice avec pour objectif de contrôler les savoir-faire de trois escadrons, après trois mois de préparation opérationnelle décentralisée (POD).

 

À bord de leurs chars Leclerc, véhicules blindés légers (VBL) et ERC 90 Sagaie, neuf pelotons du 12e RC et un du 501 RCC se sont succédé jour et nuit sur plusieurs ateliers, durant des phases de 40h. Ce rallye régimentaire visait à travailler 4 axes :

 

-        accomplir une mission de combat,

-        utiliser ses armes,

-        faire face à l’adversité

-        et gérer l’effort.

 

Pour cela, les soldats du 12e RC ont suivi des épreuves de simulation de tir, de tactique, de renseignement, de secourisme au combat, de lutte contre-IED (engins explosifs improvisés), de numérisation de l’espace de bataille (NEB). Connaissances militaires et culture générale étaient aussi au menu.

 

Un entraîneur aux techniques de tourelle Leclerc (ETT) avait été installé sur le terrain de manœuvre. Face à 5 cibles pré-planifiées sur trajectoires, des chefs de char, tireurs ou équipes de tourelle, pouvaient simuler la mise en œuvre et le tir depuis un char Leclerc.

 

Ce rallye régimentaire fait partie intégrante de la POD. L’instruction, l’entraînement constant et l’entretien des « fondamentaux » du métier de combattant sont plus que jamais une nécessité pour maintenir le niveau opérationnel du régiment à son plus haut degré.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 17:07

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/p1000483.jpg

Crédits photos: NHIndustries (Patrick Brunet)

 

11.12.201 par Guillaume Belan (FOB)

 

C’est le futur des opérations de projection aéroportée française qui a eu lieu en méditerranée du 3 au 14 décembre dernier. Sur le BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) Dixmude, les trois machines les plus modernes de l’ALAT (Aviation Légère de l’Armée de Terre) étaient rassemblées pour une campagne d’essais : Tigre HAD (Appui Destruction: version munie de missiles Hellfire) soit la dernière version de l’hélicoptère d’attaque ; NH90 TTH (version terrestre) et Cougar rénové. A noter qu’il s’agissait du premier embarquement du NH90 Caïman version Armée de terre sur un BPC de la Marine Nationale.

 

L’objectif était triple : la mise en œuvre des appareils les plus modernes de l’ALAT ; leur maintenance ainsi que de tester les appontages de jour et de nuit sous conditions difficiles (vent de 35 nœuds et mer formée avec des creux de 2,5 mètres). Les essais continuent cette semaine, mais cette fois-ci en situation avec un débarquement d’une force amphibie de 300 soldats que doivent appuyer les trois hélicoptères de l’armée de terre.

 

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/p1000508.jpg

 

Le succès de l’aventure libyenne l’a récemment prouvé, les opérations se mènent aujourd’hui en interarmées. Et avec le Tigre et le Caïman, l’ALAT va bénéficier de capacités nouvelles.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 16:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/webdocumentaire-en-terrain-mine/2105825-1-fre-FR/webdocumentaire-en-terrain-mine.jpg

 

Sur son territoire comme en opération, la France est régulièrement confrontée au danger des mines et autres engins explosifs improvisés (EEI). Avec l’Afghanistan, la menace est devenue intensive, et l’armée de Terre a dû s’adapter.

 

Depuis 2008, il ne s’agit plus seulement de se protéger, mais d’intervenir en amont pour prévoir et empêcher.

 

Découvrez au travers d’un document interactif comment nos experts militaires s’emploient à contrecarrer la menace et suivez, pas à pas, la progression du détachement d’ouverture d’itinéraire piégé (DOIP)

 

>>> Retrouvez le webdocumentaire « terrain miné »


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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 13:55

Caïman (NH90 TTH) – photo GAMSTAT P.Gillis

 

10 décembre 2012 Aerobuzz.fr

 

La Marine nationale procède du 3 au 14 décembre 2012, à des manœuvres conjointes en Méditerranée, avec l’Armée de terre et la DGA, impliquant l’hélicoptère de combat Tigre HAD, un Cougar rénové et pour la première fois sur un navire un NH 90 Caiman « Terre ».

 

JPEG - 37.5 ko
Premier appontage du Caïman sur le BPC Dixmude de la Marine Nationale photo Marine Nationale

Quelque part en Méditerranée, le 5 décembre 2012, le BPC Dixmude, malgré ses 21.000 tonnes pour 200 m de long roule doucement par une mer affichant des creux de 2,5 mètres et un vent de 40 kts. Dans la passerelle Avia, le capitaine Cindy. C coordonne les opérations aériennes en cours tout en gardant un œil sur les six spots d’appontage du pont. Soudain la radio crépite…

« BPC de Caïman : demande autorisation apponter sur spot 4 »

« De BPC, autorisé à l’appontage au spot 4 vent 38 kts du 233  »

« De Caiman reçu  »

 

Sur le pont les « chiens jaunes « prennent en charge l’imposant hélicoptère de nouvelle génération NH90 Caiman flambant neuf. Malgré ses 10,6 T, l’appareil apponte sans difficulté et s’aligne sur les repères du pont avant de repartir quelques secondes plus tard pour un nouveau tour de circuit. Pas le temps de se relâcher, cette fois c’est un Tigre qui se présente suivi de près par un Cougar rénové.

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Le BPC (Bâtiment de Projection et de Commandement) Dixmude, dernier fleuron de la Marine Nationale.
photo Marine Nationale

Toute la journée et jusqu’à une heure avancée de la soirée, les machines vont enchainer les tours de circuit et les appontages jusqu’à ce que les automatismes soient adoptés. Les responsables du pont, reconnaissables à leurs tenues rouges, jaunes et vertes se rodent à la mise en œuvre de machines qu’ils n’avaient pas jusqu’alors l’habitude de côtoyer. Enfin, après 22H00, dans une obscurité totale, les pilotes, équipés de jumelles de vision nocturne font leur dernier appontage.

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Le BPC de la Marine Nationale met en œuvre pour la première fois un Cougar rénové, un Tigre HAD et un hélicoptère NH90 Caiman « Terre » - photo Aerobuzz.fr

Le vent ne faiblit toujours pas. Et malgré l’arrêt des turbines, les pales des rotors dansent sous le vent. Une complication de plus pour les mécanos qui doivent saisiner (arrimer) solidement au pont les hélicoptères, replier les pales et descendre une à une les machines dans le hangar. Mission accomplie et réussie ! Il n’empêche malgré la fatigue, le Capitaine de Vaisseau Goutay, le « Pacha » du BPC (Bâtiment de projection et de commandement) et le COMALAT (Commandant de l’ALAT) le Général Olivier de la Motte sont réjouis. Ils ont conscience que ce qui se joue dans ces manœuvres conjointes Marine-ALAT est tout simplement le futur des opérations héliportées.

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Les chiens jaunes dans un ballet bien réglé dirigent les opérations sur le pont malgré des conditions parfois difficiles. photo Aerobuzz.fr

Les manœuvres vont se poursuivre jusqu’au 14 décembre avec la participation d’éléments de la 6ème Brigade de l’armée de terre, soit 300 militaires et 80 véhicules. Cette coopération exemplaire dessine le futur des opérations militaires, et à bord, chacun a conscience de mettre au point l’armée de demain, faite d’interopérabilité, de polyvalence et d’excellence, explique un pilote du Gamstat.

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Malgré sa jeunesse, le Caïman s’est bien comporté en milieu marin ; les pilotes apprécient sa motorisation, son casque HMSD et ses commandes de vol électriques. photo Aerobuzz.fr

Sous le pont d’envol, les techniciens ont saisiné les hélicoptères. Le lendemain, il faudra procéder à l’entrainement de maintenance. Il s’agit de s’entrainer à ravitailler les appareils en carburant et en armements, et de procéder à des opérations de maintenance telles que le changement d’une turbine ou l’inspection d’une cellule. Les techniciens ont des outils high tech tels que des tablettes contenant toute la documentation technique dont ils ont besoin.

 

Pour le NH90 Caiman, cette campagne est une première. Aussi le Gamstat n’a rien laissé au hasard. Une armada de techniciens, de logisticiens et des personnels d’Eurocopter et NHI étaient présents en soutien. Il s’agissait de tester le comportement du Caïman en milieu maritime, ses qualités de vol dans les turbulences de sillage du navire, de jour comme de nuit, sa résistance à la corrosion, la compatibilité de son avionique complexe avec les systèmes du navire, et surtout de familiariser, pilotes et mécanos de l’ALAT avec leurs homologues marins.

 

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Le Tigre HAD, un hélicoptère de combat ultra moderne qui se pilote comme un jouet ; il est caractérisé par une agilité et une polyvalence hors pair. photo Aerobuzz.fr

Pour les pilotes de l’ALAT, rompus aux situations les plus périlleuses, l’appontage des Tigre, Cougar et NH90 ne présente pas de difficultés particulières. « Il faut intégrer la problématique du vent relatif et les procédures du bord » explique un pilote. A terme, il est probable que tous les pilotes de l’ALAT devront obtenir leur qualification sur navire dans leur cursus de formation.

 

Pour les équipes techniques, le navire est bien pensé, il offre toute la place voulue pour mettre en œuvre des appareils imposants en un temps record. Un impératif qui se traduit par la présence de locaux de stockage des pièces de rechange et des locaux de travail adaptés. Avec pour tous une règle d’or : la sécurité. « Certes, des ajustements seront nécessaires sur certaines interfaces, mais c’est précisément le but de ces manœuvres  » explique un commandant.

 

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Le futur se joue aussi dans le hangar : la clé des opérations aériennes passe par une bonne maintenance à bord.
photo Aerobuzz.fr

Ce genre d’opérations combinées, marqué par une coopération exemplaire avec la Marine ne doit rien au hasard, il a bénéficié du retour d’expérience de l’opération Harmattan, au large des côtes de Libye. Dans la passerelle Avia le capitaine Cindy C. annonce la fin des vols, les coursives sont depuis longtemps éclairées d’une lumière rouge qui permet aux marins de différencier le jour de la nuit.

 

Demain est un autre jour, révisées et réapprovisionnées, les machines seront prêtes pour de nouvelles opérations. Les marins, de leur côté regardent déjà plus loin, le BPC, fleuron de la Royale est compatible avec les tous les types d’hélicoptères en service de par le monde, des imposants CH53 et V22 Osprey américains jusqu’au Ka-50 Russe. Le futur est en marche et il s’écrit aujourd’hui… A suivre.

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 07:55

Thales source usine nouvelle

 

11/12/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le conseil d'administration du groupe d'électronique, qui doit désigner un nouveau patron pour succéder à Luc Vigneron, a été repoussé au 20 décembre. Faute d'un accord entre l'Etat et Dassault Aviation sur un nom. Ce qui ne veut pas encore dire qu'il y ait forcément un désaccord profond.

 

Selon des sources concordantes, le conseil d'administration de Thales, prévu le 13 décembre, a été repoussé au 20 décembre. L'Etat et Dassault Aviation n'ont pas encore trouvé un compromis sur le nom du successeur de Luc Vigneron. Le report d'une semaine permettra également d'obtenir le quorum pour prendre cette décision stratégique pour l'avenir du groupe. Trois noms sont évoqués pour succéder à Luc Vigneron : l'ex-patron de Vivendi, Jean-Bernard Lévy et deux dirigeants du groupe électronique : Pascale Sourisse et Reynald Seznec, tous deux en charge chacun d'une partie du commerce international. La première a les faveurs de l'Etat, le second le soutien de Dassault Aviation. S'agissant de Pascale Sourisse, le patron de l'avionneur, Charles Edelstenne, n'en voudrait pas. Trop indépendante à son goût. "Il ne veut pas d'une Anne Lauvergeon dans la défense", avait-t-on précisé à 'latribune.fr" fin octobre. De leur côté, les syndicats seraient réticents à l'arrivée de Reynald Seznec à la tête du groupe, considéré comme trop intransigeant lors de négociations salariales, notamment.

 

Les syndicats veulent le départ de Luc Vigneron

 

L'intersyndicale CFDT, CGT, CFE-CGC de Thales avait à nouveau réclamé le départ du PDG Luc Vigneron et "la nomination rapide d'un nouveau patron pour le groupe". Thales "ne peut rester longtemps dans une situation où le corps social est totalement déstabilisé, le PDG isolé voire décrédibilisé, cela dans un contexte mouvant, tant sur les marchés que dans l'organisation de l'industrie de défense", écrit l'intersyndicale dans un tract distribué à tous les salariés la semaine dernière. Pour les syndicats, "il faut restaurer rapidement la confiance des salariés, des clients, des fournisseurs, des actionnaires" et "cela passe par un changement de politique et de management, donc par la nomination rapide d'un nouveau patron". Ils déplorent "la perte de confiance d'une très grande partie des salariés, de l'ouvrier au cadre dirigeant, envers Luc Vigneron", et "la démotivation grandissante du personnel". Ils dénoncent aussi un "management par la peur", des "continuelles et incessantes réorganisations" et "la dégradation des conditions de travail". En septembre, l'intersyndicale avait décidé de rompre toute relation avec le PDG et sa direction, critiquant dans une lettre ouverte les méthodes de management et les orientations stratégiques.

 

Selon Luc Vigneron pas de blocage avec les syndicats

 

Luc Vigneron a démenti le 5 décembre tout blocage social dans son groupe. La réorganisation en profondeur de la direction menée par Luc Vigneron fin juillet a scellé la rupture entre les syndicats et le PDG. A cette occasion, le directeur des opérations, Patrick Fournié, a vu la direction des ressources humaines ajoutée à ses attributions. "Personnellement, je ne vois pas de blocage social. C'est un propos qui est tout simplement outrancier", a dit Luc Vigneron devant la commission de défense de l'Assemblée nationale. Pour aurtant, le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, a évoqué le 4 décembre pour la première fois publiquement mardi un "éventuel changement de gouvernance" au sein du groupe d'électronique, dont l'avionneur est le premier actionnaire privé. Thales, qui emploie 68.000 salariés, dont la moitié en France, est détenu à 27 % par l'Etat français et à près de 26 % par Dassault Aviation. Le reste du capital est détenu par des actionnaires, dont 3 % par les salariés.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 18:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1-mission-innovation/les-laureats-du-prix-de-l-audace/2104144-1-fre-FR/les-laureats-du-prix-de-l-audace.jpg

 

10/12/2012 DGA

 

La dixième cérémonie de remise du prix de l’audace s'est déroulée le 5 décembre 2012 à l’Ecole militaire à Paris. Ce prix est décerné tous les deux ans par la fondation Maréchal Leclerc de Hauteclocque. A cette occasion, le ministre de la Défense, représenté par le directeur adjoint du cabinet civil et militaire, Jean-Michel Palagos, a récompensé les personnels les plus audacieux et innovants du ministère de la Défense et de la gendarmerie.

Les lauréats

Direction générale de l’armement (DGA) : Jean-François Lescure pour la bande flexible pour alimentation en munitions

 

Etat-major des armées (EMA) : Jean-Michel Pontier pour le lot individuel portatif d'oxygénation et de dénitrogénation (Lipod)

 

Secrétariat général pour l’administration (SGA) : Luc Chauveau pour le dispositif pédagogique d'espacement de sécurité des véhicules

 

Armée de terre : Christophe Gasquet pour le largage de matériel à très grande hauteur ouverture basse

 

Armée de l’air : Christophe Juigné pour le système de transmission en temps réel d’actualisation tactique, avancé, grande et moyenne élongations (Sttratageme)

 

Marine nationale : Adrien Nantet, kit d’élongation IP opérationnelle pour la lutte anti-piraterie et l’escorte (Keops)

 

Gendarmerie nationale : Laurent Dourel et Thierry Pasquerault pour le vecteur aérien d'investigation criminelle

 

> Lire le dossier pour en savoir plus sur les innovations (PDF – 555 Ko)

La récompense des idées simples « issues du terrain »

Le prix de l'audace est décerné tous les deux ans par la fondation maréchal Leclerc de Hauteclocque. L'EMA, la DGA, le SGA, les trois armées et la gendarmerie présélectionnent les trois dossiers les plus innovants au titre de leur entité et un jury élit les projets primés. Chacun d'eux est récompensé par un prix de 2 500 €. Un coup de projecteur est ainsi donné sur les solutions concrètes émanant des opérationnels facilitant notamment le travail au quotidien et les interventions en opérations extérieures.

 

> En savoir plus sur la mission innovation

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:55

equipement-amx-10-rcr.jpg

 

Orlando, 06 December 2012 – Thales

 

The French Defence Procurement Agency (DGA) has once again endorsed Thales’s simulation expertise by awarding the company a contract to supply the STP NG  new-generation platoon-level firing simulators for upgraded AMX 10 RC armored reconnaissance vehicles. The new systems will enter service from the end of 2014. The contract includes supply and commissioning of two simulators as well as on-site through-life support for three years.

 

The simulators will be set up and operated at two different sites:

- 1st African armored cavalry regiment (RCA) at Canjuers (Southeast France)

- Armored Cavalry Branch Training School (EAABC) in Saumur (Western France)

 

Both STP NG systems will be used to train upgraded AMX 10 RC crews. Each system comprises:

• 3 trainee modules offering a faithful 360° representation of the upgraded AMX 10 RC turret for trainee commanders and gunners, with a simplified driver training position for each module

• 3 instructor stations (1 for each trainee module)

• 3 light armored vehicle stations to simulate the armored reconnaissance group

• 3 stations respectively assigned for engineers, artillery and infantry

• 1 station for Head Quarter animation

• 1 stand-alone exercise development station

• 1 after-action review station

• 1 administrator station for system administration and status monitoring

• 1 technical infrastructure to interconnect all the above stations and modules

• 2 terrain database creation stations.

 

The purpose of the STP NG contract is to replace the existing simulation system, the STP 105, which was also supplied by Thales, to take into account the new features and characteristics of the upgraded vehicle, incorporate new information and command systems (the SIR regimental information system and the SIT terminal information system) and provide a richer instruction and training experience.

 

One key advantage of the STP NG solution is that the same system is used for both technical instruction (gun firing) and tactical instruction (focusing on fire control functions). With the latest version of the SETHI computer-generated force software developed by Thales and the ThalesView image generator, the new system provides a much richer and more functional synthetic environment.

 

The system will be used to provide both individual and collective instruction and training in observation and firing tasks, platoon- and squadron-level fire coordination and operational procedures.

 

The new simulators will help to familiarize users with new land forces systems. The contract consolidates Thales’s position as a premier supplier of simulation solutions for land forces.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:55

Thales_Link16.jpg

 

07 December 2012 Thales

 

Neuilly-sur-Seine, 6th December 2012 – The recent NAWAS and CWIX exercises marked the first successful deployment by French forces of the Thales solution for long-range Link 16 transmission of tactical data via satellite.

 

During the exercises, the compact, readily deployable TopLink-MINT solution from Thales was used for long-range transmission of tactical situation data to NATO and allied systems, providing an opportunity to:

    demonstrate rapid operational implementation of a Link 16 network extension capability

    validate compliance with the JREAP standard (Joint Range Extension Application Protocol) and its interoperability with NATO and allied systems.

 

"Thales is proud to have taken part in these exercises, which have successfully demonstrated the excellent performance of our systems and their inherent interoperability in the context of joint and coalition operations involving several nations," said Hervé Derrey, VP for Thales Communications & Security's Radio Communication Products business. "The armed forces now have the assurance that platforms equipped with our solution will deliver the rapid deployability, long-range extension and interoperability they need."

 

 

About the TopLink-MINT station

 

In addition to the standard Link 16 function via MIDS radio network, the TopLink-MINT station from Thales incorporates the JRE capability (Joint Range Extension) for relaying Link 16 information from the MIDS network over an infrastructure network or via satellite.

 

 

 

About the NAWAS and CWIX exercises

 

The NAWAS 2012 exercise was organised and conducted by the three branches of the French armed forces under the leadership of the Land Forces Command (CFT). Its objective was to confirm the ability of the armed forces to provide an effective air defence capability for expeditionary land forces on the move.

 

The Coalition Warrior Interoperability eXploration, eXperimentation, eXamination, eXercise (CWIX) is an annual exercise to test and improve the interoperability of operational information systems deployed by NATO nations.

 

The exercise uses a range of scenarios to demonstrate technical and operational readiness and deploy equipment and systems in live situations to test their ability to recognise each other and communicate in the theatre of operations.

 

It is also an opportunity for government agencies and industry to deploy prototypes and demonstrators to showcase new technologies in realistic situations. Around 150 information systems and 800 personnel were involved in this annual exercise.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 16:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/allocution-du-ministre-devant-153-soldats-francais-engages-en-afghanistan/2103387-1-fre-FR/allocution-du-ministre-devant-153-soldats-francais-engages-en-afghanistan.jpg

 

10/12/2012 Opérations

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a accueilli samedi 8 décembre 2012, à Paphos, sur l'île de Chypre, un groupe de 153 soldats français de retour d'Afghanistan. Il leur a exprimé la reconnaissance de la Nation pour l'engagement des forces françaises depuis 2001 dans ce pays.

 

Samedi 8 décembre 2012, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est venu à la rencontre de 153 soldats français de retour d'Afghanistan, à l'occasion de leur passage au sas de décompression à Chypre. Souhaitant se tenir aux côtés d'une partie des derniers militaires engagés dans des opérations de combat, le ministre a manifesté la reconnaissance de la Nation à l'égard de la mission accomplie par nos forces en Afghanistan depuis 2001.

 

Dans son allocution prononcée sur le tarmac de l'aéroport de Paphos, à Chypre, Jean-Yves Le Drian a d'abord salué la mémoire des 88 soldats français qui ont fait le sacrifice de leur vie sur ce théâtre. Le ministre a rappelé devant les soldats le courage de leurs camarades blessés en cours d'opération. Il a déclaré : « C'est avec le sentiment du devoir accompli que vous rentrez en France. Vous serez bientôt dans votre foyer. Dans deux semaines, vous fêterez Noël en famille. Vous allez retrouver ceux que vous aimez et à qui vous avez tant manqué. C'était l'engagement que le Président de la République avait pris devant les Français. Le voilà honoré ».

 

Le ministre a ensuite embarqué avec ces 153 soldats, à bord de l'Airbus de l'armée de l'air, pour rejoindre la France.

 

Développé en juin 2009 au profit des unités françaises engagées en Afghanistan, le sas de fin de mission est une des composantes du soutien psychologique mis en œuvre par l’armée de terre. Dispositif novateur visant à permettre la transition entre la fin d’une mission opérationnelle difficile et le retour à une vie en garnison normalisée, il dure 72 heures et se déroule en milieu civil, à Paphos, dans le sud-ouest de l’île de Chypre. Progressivement élargi aux composantes interarmées, il a d'ores et déjà concerné environ 13.000 militaires.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/121207-cema-ceremonie-du-20e-anniversaire-de-la-direction-du-renseignement-militaire-drm/cema-ceremonie-du-20e-anniversaire-de-la-direction-du-renseignement-militaire-drm/2102468-1-fre-FR/cema-ceremonie-du-20e-anniversaire-de-la-direction-du-renseignement-militaire-drm.jpg

 

07/12/2012 Sources : EMA

 

Le jeudi 6 décembre 2012, le chef d’état-major des armées, l’amiral Edouard Guillaud, a présidé la cérémonie célébrant le 20e anniversaire de la création de la Direction du renseignement militaire, à l’Ecole militaire, à Paris.

 

Le renseignement est une fonction stratégique à part entière qui offre les moyens de la connaissance et de l’anticipation. Il éclaire la décision autant qu’il précède, appuie et suit l’action. Son intérêt et son caractère prioritaire n’ont pas faibli.

 

Créée au lendemain de la guerre du Golfe en 1992, la DRM dirige la fonction interarmées du renseignement. Elle travaille avec ses ressources humaines propres et avec celles des armées pour assurer ses deux missions avec pertinence : l’appui aux opérations et la veille stratégique. Pour la DRM, il s’agit de donner un temps d’avance aux décideurs, civils et militaires.

 

L’acquisition du renseignement résulte de plusieurs ensembles qui sont étroitement associés : le recueil de l’information sur le terrain, au moyen de sources humaines ou de capteurs techniques ; l’action des services de renseignement, civils et militaires ; l’action des unités militaires spécialisées. Il est aujourd’hui essentiel de conserver d’excellentes capacités d’anticipation qui résident dans la haute technologie, notamment les satellites et les capacités de traitement de l’information.

 

Les activités de la DRM sont soumises à un contrôle effectué par la délégation parlementaire au renseignement, la commission de vérification des fonds spéciaux, la commission nationale informatique et liberté, la cour des comptes et les organismes du ministère de la défense (inspections, contrôle général, etc.), notamment. Les activités de la DRM s’exercent toujours dans un cadre légal.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/aerocordage-cpa20-eh-1-44-solenzara/2101890-1-fre-FR/aerocordage-cpa20-eh-1-44-solenzara.jpg

aérocordage CPA20 - EH 1/44 "Solenzara"

 

07/12/2012 Armée de l'air

 

Du 4 au 7 décembre, le commando parachutiste de l’air n°20 (CPA n°20), de la base aérienne 102 de Dijon, a réalisé une semaine d’entrainement intensif.

 

Les chuteurs opérationnels de l’unité commando se sont déplacés sur la base aérienne 123 d’Orléans afin de mener une campagne d’insertion sous voile (ISV). Sur la BA 102,  les FAC (Forward Air Controller – contrôleur aérien avancé) du CPA 20 ont effectué, toute la semaine, des séances de guidage au profit de l’escadron d’entraînement 2/2 « Côte d'Or » de Dijon. Les deux groupes commandos rapaces (GCR) du CPA n°20 ont, quant à eux, réalisé un exercice d’entraînement à l’aérocordage ainsi qu’un exercice tactique avec l’escadron d’hélicoptères 1/44 « Solenzara ».

 

Le CPA n°20 de Dijon est spécialisé dans l'appui aérien. Ses équipes sont régulièrement engagées en Afghanistan et au Tchad. Il a également d'autres missions : les patrouilles extérieures, la reconnaissance de terrain pour poser d'assaut, l'évacuation de ressortissants, la protection des installations de l'armée de l'air en métropole et en opérations extérieures et la participation aux mesures actives de sûreté aérienne (MASA). Par ailleurs, les chiens qui composent les équipes cynophiles du CPA n°20 sont les seuls, à l’heure actuelle, à pouvoir faire de la détection d’engins explosifs tout en assurant leur mission première qu’est la neutralisation d’individus suspects.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-decembre-2012/chuteur-operationnel-du-cpa-n-20/2101895-1-fre-FR/chuteur-operationnel-du-cpa-n-20.jpg

Chuteur opérationnel du CPA n°20

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 12:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/das/epmes/logos-partenaires/iris/803080-1-fre-FR/iris.jpg

 

07 décembre 2012 ouest-france.fr

 

Le député PS de Lorient Gwendal Rouillard, secrétaire de la commission de la Défense nationale et des forces armées à l'Assemblée, a été élu président de l'Institut de relations internationales et stratégiques. Une décision prise à l'unanimité du conseil d'administration. Elle doit être entérinée lundi par l'assemblée générale de ce centre indépendant d'expertise en relations internationales.

 

Etudes et ouvrages

 

L'Iris, dirigé par Pascal Boniface, produit des études stratégiques pour les institutions publiques et les entreprises, et publie des ouvrages traitant de questions internationales. À la présidence de l'Iris, Gwendal Rouillard, proche du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, va succéder à Jacques Boyon, ancien secrétaire d'État à la Défense.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 09:55

Mindef

 

07/12/2012 acteurspublics.com

 

Le ministère de la Défense a précisé, le 6 décembre, que le livre blanc de la défense fixera les grandes ambitions nationales et ne sera pas un simple “catalogue” de sites à supprimer ou à conserver. La commission chargée d’élaborer les priorités stratégiques de la France rendra ses conclusions à François Hollande en février.

 

“Le livre blanc ne va pas être un catalogue de garnisons, d’effectifs ou de matériels que l’on va conserver ou supprimer. Il fixe les grandes ambitions nationales, un effet à obtenir.” Telle est la mise au point formulée par le porte-parole adjoint du ministère de la Défense, le général Martin Klotz, le 6 décembre. Une réponse aux “rumeurs”, a déclaré le militaire, sur les pistes de discussion du livre blanc de la défense, qui se multiplient ces dernières semaines. Elles évoquent la fermeture possible de certaines bases. “On n’en est sûrement pas à prévoir la dissolution de telle ou telle base”, a affirmé le général Klotz.

 

La loi de programmation militaire au Parlement cet été

 

Lancé durant l’été par François Hollande pour fixer les nouvelles priorités stratégiques de la France, le livre blanc est en cours d’élaboration. Une commission regroupant des élus, experts et militaires, présidée par le diplomate Jean-Marie Guéhenno, doit rendre ses conclusions en février au chef de l’État. L’Europe de la défense et le renseignement figurent parmi les priorités identifiées du nouveau livre blanc. “La dissuasion a déjà été sanctuarisée par le président de la République”, a par ailleurs souligné le général Klotz.

 

Le document d’environ 120 pages servira à l’élaboration de la loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019, qui devrait être présentée au Parlement cet été. Elle “dira de façon plus précise comment on remplit les missions qui nous sont fixées”, a-t-il souligné. Mais, déficits publics obligent, des sites devraient effectivement fermer. Reste donc à savoir lesquels.

 

 

Soldes des militaires : la Défense promet toujours de régler les problèmes avant Noël

Le ministère de la Défense maintient son objectif de régulariser “toutes les soldes mal payées des militaires avant Noël”, après une rencontre, le 6 décembre, avec le “groupe des utilisateurs” chargé du suivi du dossier. “Comme il s’y était engagé”, le ministre, Jean-Yves Le Drian, a communiqué aux participants “un point d’étape entre l’annonce du plan général”, le 25 septembre, et “l’objectif maintenu d’une régularisation de toutes les soldes mal payées des militaires avant Noël”, écrit le ministère dans un communiqué.

 

Selon la Défense, le plan mis en place par le ministre pour régler les dysfonctionnements liés au nouveau logiciel des armées Louvois a permis d’“amorcer” la résolution de la crise. L’installation début octobre d’une plate-forme téléphonique constituée d’experts de la solde “a déjà permis la résolution de 2 037 dossiers”. “13 028 appels ont été reçus” et “l’activité du centre d’appels décroît avec moins de 250 appels par jour en décembre, signe que la résolution de la crise des soldes est amorcée”, précise le ministère.

 

Une procédure exceptionnelle de paiement des soldes a également “déjà permis de rembourser les défauts de paiement accumulés auprès de 926 militaires”. 2,4 millions d’euros ont ainsi été prélevés dans le fonds d’avance annoncé par Jean-Yves Le Drian, indique le ministère.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 09:55

AMX 10 RC BG Picardie en position de tir photo H Laurent A

 

07/12/2012 lexpress.fr (CF)

 

Thales indique avoir remporté, auprès de la Direction générale de l'armement du ministère français de la Défense, un contrat portant sur la fourniture de deux simulateurs de tir STP NG de nouvelle génération. Ces équipements sont destinés à l'entraînement au tir sur les chars légers de reconnaissance AMX 10 RC. Aucun montant n'a été précisé.

 

Remplaçant les STP 105, les nouveaux équipements entreront en service fin 2014. Le contrat comprend aussi la mise en place et le support des matériels pendant trois ans. 

 

Les deux simulateurs seront déployés d'une part le 1er Régiment de chasseurs d'Afrique (1er RCA), à Canjuers, et aussi l'Ecole d'application de l'Arme blindée cavalerie (EEABC), à Saumur.

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 08:55

le-premier-vol-du-demonstrateur-neuron - Rafale photo Dassa

 

05/12/2012 L'Expansion.com (AFP)

 

Le successeur de Charles Edelstenne, actuel PDG, devrait être nommé dans les prochains jours selon un porte parole du groupe. Sont pressentis pour le poste Loïk Segalen, directeur général des affaires économiques et sociales, et Eric Trappier, directeur général international.

 

Dassault Aviation connaîtra bientôt le nom du successeur de Charles Edelstenne, son PDG depuis 2000. Un porte-parole de Dassault Aviation a confirmé que le successeur de l'actuel PDG serait nommé dans les prochains jours, sans plus de précisions.

 

Charles Edelstenne, né en 1938, atteindra la limite d'âge de 75 ans le 9 janvier prochain. Entré chez l'avionneur à la fin des années 50, cet expert comptable de formation est devenu un grand capitaine de l'industrie aéronautique et un des piliers du groupe Dassault.

 

Aucune indication n'a filtré sur sa succession dans ce groupe familial qui cultive la discrétion. Les deux noms qui reviennent les plus souvent comme successeur possible sont ceux du patron des finances de l'avionneur, Loïk Segalen, directeur général des affaires économiques et sociales, et d'Eric Trappier, directeur général international.

 

Ce dernier a mené les dernières campagnes de vente de Dassault, notamment les tractations avec l'Inde dont l'armée de l'air devrait finaliser dans les prochains mois l'achat de 126 avions de combat Rafale. "Les liens de confiance entre l'Inde et Dassault Aviation sont très anciens et très forts, c'est pourquoi nous sommes confiants", a déclaré le porte-parole de l'avionneur. Dassault livre des avions de combat à l'Inde depuis les années 50.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 12:31

Mindef

 

08 décembre 2012 ouest-france.fr

 

Le ministre de la Défense a accueilli samedi à Chypre un groupe de 153 soldats français de retour d’Afghanistan, à qui il a exprimé la reconnaissance de la Nation pour l’engagement des forces françaises depuis 2001 dans ce pays.

 

« Aujourd’hui, nos deux objectifs, qui étaient de contenir Al Qaida et de rendre à l’Afghanistan sa souveraineté, par la création et le développement de forces armées, sont en passe d’être remplis, a déclaré Jean-Yves Le Drian. Dans deux semaines, vous fêterez Noël en famille. C’était l’engagement pris après son élection par le président François Hollande.»

 

Présents depuis fin 2001 en Afghanistan dans le cadre de la force multinationale sous commandement de l’Otan, les soldats français étaient environ 4 000 au cours de l’été 2011. Mi 2013, il ne devrait plus être que 500. 88 militaires français sont morts en Afghanistan depuis 2001.

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 12:16

brig-gen-christophe-gomart-commanding-general-of-french-spe

 

07/12/2012 Par Jean-Louis Tremblais - Le Figaro magazine

 

INTERVIEW - Le général Christophe Gomart est à la tête du Commandement des opérations spéciales (COS) depuis 2011. Par définition, c'est un homme de l'ombre, qui parle peu, voire pas du tout. Exceptionnellement, il a accepté de répondre au Figaro Magazine.

 

Le Figaro magazine - Le COS a 20 ans d'existence cette année. Quel bilan faites-vous de ces deux décennies?


Général Christophe Gomart - En vingt ans, le contexte a beaucoup changé. Tant au niveau géopolitique qu'au niveau de notre structure militaire. Primo, le COS de 2012 dispose d'un commandement intégré et d'une organisation interarmées (terre, air, mer). Ce système a été vraiment initié en Afghanistan, lors de l'opération Arès (2003-2007).

À cette occasion, nous avions mis en place un groupement de forces spéciales (GFS) puisant dans le vivier des forces spéciales de l'armée de terre, de l'armée de l'air et de la Marine. Son commandement était assuré par des chefs issus des trois armées. C'est ainsi que nous fonctionnons aujourd'hui. Deuxième évolution: le travail avec les forces spéciales d'autres pays sur les différents théâtres extérieurs où le COS est déployé.

 

Je pense aux Etats-Unis, à la Grande-Bretagne et à tous les pays avec lesquels la France a passé des accords de coopération militaire. Nous nous enrichissons ainsi de nos méthodes et de nos différences. Troisième point: le COS a la chance de disposer de moyens qui lui sont dédiés (avions, hélicoptères, commandos). Au gré des besoins, il les utilise pour remplir sa mission. Les 3000 membres des forces spéciales se connaissent, s'entraînent ensemble, répétant jour après jour ce vers quoi nous tendons: le geste parfait.

 

Quand le chef d'état-major des armées nous assigne un objectif, nous devons être en mesure de l'atteindre vite, fort et bien. Enfin, pour encore améliorer ce dispositif, nous avons mis l'accent sur le renseignement. Sans renseignement, pas d'opérations spéciales. C'est pourquoi le 13e régiment de dragons parachutistes (RDP), spécialisé dans la recherche du renseignement dans tous les milieux, nous a rejoints il y a dix ans.

 

Vous avez évoqué l'Afghanistan, où le COS fut engagé. Quel y a été son rôle et quel enseignement en retirez-vous?


L'Afghanistan nous a énormément apporté. Sur les deux points évoqués plus haut (le fonctionnement interarmées et la coopération avec les forces spéciales étrangères), nous avons fait des progrès considérables, passant de la théorie à la pratique. Renseignement, action directe, formation et assistance: nous y avons pratiqué toute la gamme de nos savoir-faire sur un terrain notoirement difficile. Nous en avons retiré un aguerrissement certain et une solide expérience dans le domaine du combat de contre-insurrection.

 

Les forces spéciales sont particulièrement adaptées à ce type de combat car elles sont capables d'associer souplesse, discrétion et réactivité à l'utilisation de technologies de pointe (drones pour l'imagerie, matériels d'interception électromagnétique). Ces savoir-faire ont permis de contrecarrer efficacement le combat asymétrique que cherchaient à nous imposer les insurgés afghans.

 

Depuis deux ans, l'Afghanistan n'est plus le seul souci de l'Occident. Je pense aux retombées indirectes du printemps arabe dans l'arc Maghreb-Machrek (de la Tunisie et la Libye jusqu'à la Syrie). Comment les forces spéciales s'y préparent-elles?

L'une des grandes leçons tirées de l'Afghanistan est la fin des engagements dans la durée de troupes conventionnelles occidentales dans les prochains conflits. Les pays occidentaux agiront en coalition, en soutien des forces locales, et non pas indépendamment. Or, c'est là l'emploi «historique» des forces spéciales: fournir du renseignement, de l'assistance militaire, voire de l'action directe, tout en maintenant une faible empreinte au sol.

En tant que commandant des opérations spéciales, je veille donc à ce que nos forces développent de solides aptitudes à travailler dans des coalitions de circonstance ; c'est pourquoi nous entretenons de multiples partenariats de coopération bilatérale avec nos homologues étrangers. Il est important que nos opérateurs s'imprègnent des caractéristiques physiques des théâtres potentiels de crise. Ces coopérations en terres étrangères participent à cette acculturation.

 

De façon plus globale, comment le COS s'insère-t-il dans le dispositif antiterroriste?


Nos homologues américains, constatant les progrès qu'ils ont réalisés dans la lutte contre le terrorisme depuis dix ans, disent que le 11 Septembre a été un catalyseur leur ayant permis de mettre en place de solides processus de gestion interministérielle. Ils ont réussi à établir une synergie dans l'échange des informations et une synchronisation des actions. Ce que je constate actuellement, c'est une coopération accrue entre le COS et les forces spéciales étrangères dans des actions visant à combattre les réseaux terroristes dans la profondeur, là où ils sont vulnérables ; je pense notamment aux zones refuges ou aux lignes de communication.

En matière d'action, le COS offre donc à la lutte interministérielle tournée vers la «ligne de front» (c'est-à-dire le territoire national ou les intérêts directement stratégiques) la capacité de lutter en dehors du territoire national, permettant ainsi de maintenir au loin les menaces qui pourraient frapper notre pays. L'effort des années à venir sera d'unifier ces deux stratégies complémentaires. Cela passe, entre autres, par un meilleur partage du renseignement à fin d'action entre les agences des différents ministères.

 

En fait, vous souhaitez une mutualisation du renseignement...


Nous avons besoin d'un renseignement précis et actualisé pour anticiper, planifier et conduire nos opérations. Aujourd'hui, le COS bénéficie de renseignements fournis par la Direction du renseignement militaire (qui est d'ailleurs aussi alimentée par le COS). Il paraît nécessaire, pour augmenter notre efficacité, de favoriser une plus grande mise en commun de renseignements d'origine militaire - DRM et DGSE , voire DPSD - ou civile - DCRI, DNRED, Tracfin. La diversité d'origine de ces renseignements permet en effet d'apporter un éclairage complet sur un même objectif, de reconstruire le «puzzle», de le compléter en réorientant la recherche si besoin. Dans le cadre par exemple d'une opération de capture d'un criminel de guerre en Bosnie (ce que nous avons fait au début des années 2000), cela permet de reconstituer ce que nous appelons son pattern of life, c'est-à-dire sa façon de vivre, afin d'agir au moment où il s'y attendra le moins.

 

Autre exemple: en Afghanistan, les opérations menées conjointement entre les forces spéciales de la coalition et la police afghane sont rendues possibles grâce à l'ensemble des renseignements de diverses provenances collectés auprès de la cellule de fusion du renseignement de l'Isaf (force internationale d'assistance à la sécurité). Sur le socle de ces renseignements, ces opérations de police ont permis l'arrestation de nombreux responsables de réseaux insurgés afin qu'ils soient jugés et leurs réseaux démantelés.

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 12:30

le-premier-vol-du-demonstrateur-neuron - Rafale photo Dassa

 

2 déc. 2012 Air Recognition

 

 

 


The Neuron stealth combat drone UCAV (Unmanned Combat Air Vehicle) demonstrator successfully made its first flight (Read more at http://www.airrecognition.com/index.php?option=com_content&task=view&... ), Saturday, December 1, 21012. The Neuron demonstrator which has the the size of a fighter aircraft, took off from the military air base of Istres in France. It was operated by a technical team of Dassaut Aviation.

Army Recognition
Online military magazine for Defence & Security industry
Worldwide Defense & Security News
Marketing and advertising for Defense & Security Industry and Exhibition
Land Forces equipment, weapons and vehicles
http://www.armyrecognition.com

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 17:00

http://www.cesa.air.defense.gouv.fr/IMG/arton795.jpg

 

PLAF hors série est désormais disponible. Bonne lecture à tous !

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:55

materiau-missile-hyperveloce-photo-Onera.jpg

 

06.12.2012 ONERA

 

L’ONERA a réussi à  développer un matériau haute température bon marché permettant de repousser la limite thermique du vol hypersonique.

 

L’ONERA est actif dans le domaine des missiles tactiques du futur. Ces missiles seront soumis pendant des temps courts à des températures de paroi atteignant  2000°C dues au frottement de l’air à des vitesses pouvant dépasser Mach 7. Il faut donc concevoir ces engins avec des matériaux spécifiques supportant ces conditions extrêmes, dans une contrainte de coût   imposée par la doctrine d’utilisation.

 

Section de fuselage fait du matériau ultraréfractaire mis au point par l’Onera Pour relever cette gageure, l’industriel MBDA a sollicité l’ONERA, dont l’expérience est établie et reconnue dans le domaine des matériaux ultraréfractaires. Les scientifiques de l’ONERA ont alors mis au point une solution technologique originale à base de matières premières bon marché. Cette innovation repose sur un procédé d’imprégnation d’une fibre de carbone par une matrice de céramique obtenue à partir de précurseurs organométalliques (composés chimiques associant carbone et  métal).

 

Les résultats expérimentaux ont montré la  résistance des structures réalisées aux hautes températures des vols hypersoniques envisagés. Cette réussite spectaculaire a été couronnée par l’attribution du prix Innovation de MBDA à l’équipe de chercheurs de l’Onera.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/cemat-2.png

 

07.12.2012par Guillaume Belan (FOB)

 

10 ans d’Afghanistan auront profondément marqué une génération de soldats. Faut-il aujourd’hui « désafghaniser » l’armée de terre ?

 

Vous avez raison, ce théâtre d’opérations a durablement marqué notre armée de terre, qui en ressort beaucoup plus professionnelle, expérimentée et aguerrie. Avec, dans beaucoup de domaines, l’acquisition de reflexes et de savoir-faire extrêmement précieux. En revanche, ce théâtre, très particulier et très exigeant, présente un adversaire avec des modes d’actions qui lui sont propres. Ces caractéristiques ne seront certainement pas les mêmes sur tous les futurs théâtres d’engagement. Et c’est le sens de tout le travail que j’ai lancé depuis un an déjà : mettre l’armée de terre en ordre de bataille, tirer tout ce qu’il y a de bons et de pérennes de cet engagement et en revanche, dans d’autres domaines, d’en revenir aux fondamentaux, afin de se préparer à des engagements futurs qui pourraient êtres totalement différents.

 

Il restera donc des acquis de l’opération afghane ?

 

Hormis l’expérience opérationnelle, un acquis important restera : le formidable travail de  préparation opérationnelle, notamment grâce à l’action de mes prédécesseurs, qui ont su préparer les unités à un engagement extrêmement exigeant avec des mandats de 6 mois, précédés de 6 mois de préparation intense. Les équipements les plus modernes y ont été déployés et ont été  en permanence revalorisés et adaptés aux spécificités du théâtre. En trois ans, 300 millions d’euros ont ainsi été engagés pour améliorer la protection de nos hommes, les capacités de détection des menaces et de réaction. Tout cela constitue un acquis très précieux.

 

L’Afghanistan a aussi permis de roder les mécanismes. Pensez à l’apport de l’aéromobilité : les hélicoptères de combat et de manœuvre y ont démontré tout leur apport en combinaison des autres armes.

 

L’armée a été fortement sollicitée ces dernières années, ne risque t-elle pas, dans les prochains mois, de se retrouver un peu désoeuvrée ?

 

C’est vrai qu’il y a eu désengagement d’un certain nombre de théâtres, d’Afghanistan, de Libye, de Côte d’Ivoire ou du Liban. C’est avant tout le résultat de l’excellent travail réalisé par les soldats. Ensuite je vous rappelle que l’armée de terre en 2009 était en surchauffe opérationnelle, alors que nous avions des effectifs supérieurs à ceux que nous avons aujourd’hui. Mais il faudrait peu de temps avant que nous soyons à nouveau pleinement sollicités. À moins de 5000 km de notre territoire, des foyers de crises sont susceptibles de justifier assez rapidement une participation de l’armée française si les autorités politiques le décidaient et si la communauté internationale le demandait. Nous nous préparons aujourd’hui à remplir des missions qui pourraient nous êtres confiées dans le futur. C’est l’effort que l’armée de terre va faire dans les mois qui viennent, un effort de travail, d’instruction et d’entraînement tactique, conduit à tous les échelons, dans les hauts échelons de commandement mais aussi aux échelons de contact, c’est-à-dire au niveau compagnie, escadron, batterie. Un vrai travail de fond de préparation opérationnelle.

 

De futurs théâtres… Vous pensez au Mali ?

 

Pas seulement ! Mais pour le Mali, selon les engagements qui seront pris, nous serions prêts à jouer notre rôle en matière de soutien. On est dans la gamme de nos savoir-faire, qui sont d’ailleurs réputés. Et nous avons une longue expérience de l’amitié et de la coopération avec les armées de l’Afrique de l’Ouest.

 

Livre Blanc, loi de programmation militaire, la période est à l’attente. Tout comme le budget, cela vous inquiète ?

 

Ce budget d’attente est une préoccupation. Car attente signifie report, et ce, de manière assez significative. L’armée de terre est touchée par ces reports. Certains programmes sont vitaux pour notre modernisation, en particulier pour le renouvellement de matériels de base, comme le VAB, l’AMX10RC, la Sagaie, vieux de 30 ans. Il faudra absolument les renouveler. C’est l’objectif du programme Scorpion, un programme moderne et économique grâce auquel on cherche à tirer tous les avantages en termes de ratio qualité / coût.

 

Mais pour que ce programme porte ses fruits, c’est-à-dire qu’il soit à l’avenir soutenable financièrement et que l’entretien des matériels affiche un coût limité, il faut absolument arriver à une grande standardisation et donc conserver ce programme dans sa globalité ; afin qu’un nombre significatif de matériels et d’équipements permettent des effets d’échelle et donc une baisse des coûts.

 

Les études et travaux préparatoires doivent être lancés le plus rapidement possible. Et même si, comme toujours, on arrive à gérer les petits retards initiaux, il faut débuter les études dès l’année prochaine. L’important, surtout : ne pas tuer l’idée de ce programme pour cause d’économies et de restrictions budgétaires.

 

À plusieurs occasions, vous vous êtes inquiété du budget dédié à la préparation opérationnelle. Cette dernière est-elle satisfaisante aujourd’hui ?

 

L’armée de terre et le ministre de la Défense lui-même ont veillé à ne pas descendre trop bas le niveau d’activité opérationnelle. Au sein du budget de l’armée de terre, nous avons ainsi réalisé un transfert pour maintenir un niveau d’activité de 105 jours par an, alors que la réduction budgétaire aurait pu le ramener aux alentours de 80 à 85 jours. Il s’agit d’un transfert, sur une enveloppe constante, donc au détriment d’autres fonctions. Mais je maintiendrai cet effort pour garantir à nos unités un taux de préparation satisfaisant alors même que nous sommes moins engagés en opérations.

 

Au détriment de quelles autres fonctions ?

 

Sans rentrer dans les détails, cela touche un certain nombre d’équipements, de mesures d’environnement. Cela ne peut pas durer longtemps, car ce n’est pas satisfaisant sur le fond, mais il s’agit de mesures palliatives. L’engagement extérieur baisse, il faut donc évidemment faire un effort budgétaire supérieur en faveur de l’activité de préparation opérationnelle.

 

La coopération avec certaines armées européennes semble s’accélérer dernièrement. Est-ce une réalité ?

 

Le Traité de Lancaster a lancé un processus de coopération avec l’armée britannique, notamment au niveau opérationnel. Nous travaillons ensemble sur l’interopérabilité pour être capable de s’engager ensemble dans les années à venir. Il y a aussi une coopération naissante dans le domaine des équipements avec le drone tactique Watchkeeper, qui correspond bien aux besoins des deux armées, ainsi qu’une coopération sur un nouveau canon, le 40 mm, qui aura sa place dans le programme de blindés moyens.

 

Avec les Allemands, de beaux projets sont lancés, dans le domaine de la formation, notamment attachée à des équipements communs ou des formations voisines. Sans oublier l’Italie, avec qui il existe un projet d’état-major de brigade commun.

 

Clairement nous recherchons toutes les voies de coopérations possibles avec nos amis européens. Parce qu’à chaque fois que c’est possible, cela génère une meilleure connaissance mutuelle, des économies éventuelles, et surtout cela améliore notre interopérabilité. Cela fait d’ailleurs 20 ans que les armées européennes combattent côte à côte.

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 12:55

Skylander SK-105 photo GECI International

 

6 décembre 2012 Aerobuzz.fr

 

Le Tribunal de commerce de Briey (Meurthe-et-Moselle) a décidé la poursuite de l’activité de SkyAircraft. Les juges se donnent jusqu’au 20 décembre 2012 pour examiner les offres de reprises.

 

 

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Le Skylander SK-105 new look
Des lignes plus fluides pour le biturbopropulseur français à 5M$.

Alors qu’hier, France 3 Lorraine annonçait la fin du projet Skylander suite à la décision des administrateurs judiciaires en charge du dossier de demander l’arrêt immédiat de l’activité, le Tribunal de commerce de Briey (Meurthe-et-Moselle) a décidé, aujourd’hui 6 décembre 2012, la poursuite de l’activité de SkyAircraft de manière à se laisser le temps d’examiner les offres de reprises.

 

La société Sky Aircraft (GECI International), basée à Chambley, est placée en redressement judiciaire, depuis le 4 octobre 2012. La période d’observation était initialement de 6 mois. Compte tenu de la dégradation de la situation financière de l’entreprise dirigée par Serge Bitboul et son incapacité à verser les salaires de 159 employés, le Tribunal de commerce a décidé d’accélérer le mouvement. Il n’a toutefois pas déclaré l’arrêt de l’activité. Le PDG Bitboul s’est en effet engagé à régler les salaires sous 24 heures.

 

Le dossier SkyAircraft soutenu par la Région Lorraine est devenu politique. Le projet Skylander aurait déjà englouti plus de 100 millions d’euros, dont plus de 20 millions d’euros d’avances remboursables du Conseil régional de Lorraine.

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