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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 17:35

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Patrouilleur du type MOPV 60 développé par Piriou

 

27/11/2012 Mer et marine

 

Créer un leader mondial sur le segment des patrouilleurs. C’est l’objectif de DCNS et Piriou, qui vont  constituer une société commune pour pénétrer ce marché en fort développement. Le projet, qui sera présenté ce matin lors des Comités d’Entreprise des deux groupes, porte sur la création d’une filiale chargée de commercialiser et de réaliser des bâtiments de moins de 95 mètres construits aux normes civiles. Piriou détiendrait la majoritaire du capital mais l’entreprise serait codirigée par les deux partenaires, l’accord de chacun étant indispensable pour chaque décision stratégique, qu’elle soit industrielle ou commerciale. Alors que La Tribune a porté hier ce dossier, dont on parle depuis plusieurs mois en coulisses, sur la place publique, le rapprochement de Piriou et DCNS constitue un développement très logique pour les deux industriels français, qui se refusent pour le moment à commenter ce projet, en attendant qu’il soit présenté à leurs CE respectifs.

 

Le patrouilleur L'Adroit, du type Gowind OPV (© DCNS)

 

DCNS novice sur les navires aux normes civiles

 

Alors, pourquoi un tel rapprochement ? Les deux entreprises sont, en fait, très complémentaires. Leader européen du naval militaire, DCNS cherche à se développer sur le segment des patrouilleurs hauturiers, les fameux OPV (Offshore Patrol Vessel). A ce titre, le groupe a développé un design d’OPV au sein de sa ligne Gowind, qui a donné naissance à L’Adroit. Correspondant à l’entrée de gamme (Gowind OPV) de cette famille, ce bâtiment de 87 mètres, conçu aux normes civiles, a été réalisé sur fonds propres par DCNS et mis à la disposition de la Marine nationale pour trois ans (2012 – 2015) afin d’éprouver le concept à la mer, de l’améliorer et, au passage, de s’en servir de vitrine flottante.  Car, si l’industriel français n’a plus à faire ses preuves dans le domaine des grands bâtiments de combat, les performances de ses produits, frégates et sous-marins par exemple, étant mondialement reconnues, il en va autrement pour les bateaux peu complexes. C’est un marché nouveau pour DCNS, qui développe des designs intéressants, mais dont les moyens industriels ne sont pas forcement les plus optimisés pour réaliser de telles unités. Ainsi, même si L’Adroit a bénéficié d’un chantier dédié à Lorient, permettant de  réduire significativement les coûts sur certains postes, DCNS manque encore de compétitivité sur les bateaux non militaires par rapport aux chantiers civils qui, confrontés à une concurrence exacerbée depuis longtemps, sont allés plus loin dans la compression des coûts et des délais.

 

Le design de patrouilleur hauturier MOPV 80 (© PIRIOU)

 

Piriou veut se diversifier sur le marché des bateaux gris

 

En s’alliant à Piriou, DCNS pourra bénéficier du savoir-faire du constructeur breton, et de son expertise dans le domaine civil. Basé à Concarneau, Piriou s’est remarquablement adapté à l’évolution du marché de la construction navale, adaptant son outil industriel et diversifiantsa clientèle pour compenser la baisse d’activité du secteur de la pêche. Transbordeurs, navires de transport de personnel, offshore, remorqueurs, dragues, thoniers-senneurs et même un très beau navire de voyage, à ranger dans la catégorie des yachts… Piriou réalise aujourd’hui des bateaux très divers et est, en parallèle, parvenu à se développer à l’international. Disposant de chantiers au Vietnam et au Nigéria,  l’industriel s’est  positionné au plus près des marchés porteurs, en Afrique et en Asie, permettant de conquérir des contrats locaux, tout en poursuivant son activité à Concarneau, les bureaux d’études français  bénéficiant au passage des projets engrangés à l’étranger. Récemment, Piriou a également décidé de se lancer sur les bâtiments militaires, un marché sur lequel il débarque après avoir acquis une bonne expérience dans le domaine du maintien en condition opérationnelle (MCO) d’unités de la Marine nationale. Ces contrats lui ont permis de se faire connaître dans ce monde spécifique et d’en appréhender les subtilités. Fort de son expérience dans les navires civils, notamment ceux amenés à durer à la mer, Piriou se positionne désormais sur la construction de patrouilleurs. Fin octobre, à l’occasion d’Euronaval, il a présenté une nouvelle gamme de bateaux gris allant de 25 à 80 mètres, les unités les plus importantes, les MOPV 60 et MOPV 80, s’inspirant des grands navires de services à l’offshore. Dérivé de l’un de ces patrouilleurs, un premier bâtiment de 44 mètres, dédié à la formation maritime (le BFM Almak), est en cours de construction pour une livraison prévue en septembre 2013.

 

Nouvelle gamme de patrouilleurs de Piriou (© PIRIOU)

 

Vue du futur BFM Almak (© PIRIOU)

 

Positionnement en France et à l’international

 

DCNS et Piriou ont donc tout intérêt à se rapprocher pour faire jouer leurs complémentarités. En s’alliant au Concarnois, le premier va pouvoir élargir sa gamme vers de plus petits bâtiments, tout en s’appuyant sur un constructeur très efficient ayant une grande expérience de la navale civile. L’implantation de Piriou en Afrique et en Asie, avec potentiellement de nouveaux chantiers à créer, par exemple au Moyen-Orient, dans la région Asie-Pacifique et en Afrique équatoriale, est également un atout certain. D’autant que, comme son partenaire, DCNS est un habitué des programmes impliquant des transferts de technologie. Quant à Piriou, il va pouvoir bénéficier du « carnet d’adresses » de DCNS et de la force commerciale du groupe en France et à l’étranger afin de placer ses nouveaux produits, en ayant de plus la possibilité de développer de nouveaux designs communs. Alors que de nombreux projets fleurissent aux quatre coins de la planète, la nouvelle société commune, qui doit être opérationnelle en 2013, convoite également le marché français. Elle va, ainsi, pouvoir se positionner sur différents projets des administrations, à commencer par ceux de la Marine nationale, avec les six à huit Bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH), ainsi que les deux à trois bâtiments multi-missions (BMM), qui seront commandés l’an prochain. DCNS et Piriou seront également alliés dans le cadre du futur programme BATSIMAR (Bâtiments de surveillance et d’intervention maritime), qui pourrait comprendre jusqu’à 18 unités afin de remplacer les avisos et patrouilleurs français actuellement en service.

 

Corvette du type Gowind Combat (© DCNS)

 

DCNS partage les OPV mais garde la main sur les corvettes

 

La nouvelle société commune proposera donc toute une gamme de bâtiments, allant du petit patrouilleur d’intervention pour des services comme les douanes et les forces de police ou de gendarmerie, jusqu’aux grands patrouilleurs destinés aux marines et garde-côtes.  En plus des nouveaux designs dévoilés fin octobre par Piriou, la gamme Gowind OPV, s’appuyant également sur une construction aux normes civiles, sera versée par DCNS à la nouvelle société. Le groupe naval conservera en revanche dans son propre catalogue les corvettes de la gamme Gowind Combat, dont quatre exemplaires vont être réalisés pour la Malaisie. Ces bâtiments sont, en effet, fortement armés et, contrairement aux Gowind OPV, sont comme les frégates conçues aux normes militaires. En dehors des constructions neuves, il conviendra également de voir quelle sera la stratégie des deux partenaires dans le domaine du MCO. Dans un premier temps, chacun devrait garder ses propres marchés mais, à terme, la filiale commune signera sans doute, avec certains clients, des contrats comprenant un package pour la construction de patrouilleurs et leur entretien sur plusieurs années.

 

Le chantier de Lanester (© STX FRANCE - BERNARD BIGER)

 

Vers une reprise de STX Lorient ?

 

Pour les programmes français, mais aussi si cela est possible pour l’export, DCNS et Piriou souhaitent mettre en commun leurs outils industriels dans l’Hexagone, à commencer par les chantiers de Concarneau et Lorient. Concernant le port morbihannais, en plus du site de DCNS, on notera que le groupe réfléchit à une éventuelle reprise de STX Lorient. Cette filiale des chantiers nazairiens, implantée à Lanester, est actuellement en difficulté, son dernier navire ayant été livré le mois dernier. Capable de construire des navires jusqu’à 100 mètres de long, STX Lorient, habitué à travailler en sous-traitance pour son voisin DCNS, pourrait permettre à ce dernier d’accroître ses capacités industrielles. L’éventuelle reprise du chantier de Lanester ne fait, toutefois, pas partie à l’heure actuelle du projet de création de la société commune avec Piriou. « C’est un dossier indépendant », assurent certaines sources.  Reste que si cette acquisition voit le jour, STX Lorient pourrait être amené à travailler sur les programmes décrochés par la coentreprise.  Surtout si DCNS et Piriou remportent les BSAH et BMM, dont la construction dépasserait sans doute les capacités de production des deux partenaires à Concarneau et Lorient. 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 16:24

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27.11.2012 DGA

 

A l’occasion du Forum DGA Innovation organisé ce 27 novembre au CNIT-La Défense, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, annonce le lancement du Pacte Défense PME. Premier investisseur industriel public et privé (16 milliards d’euros en 2013), le ministère de la Défense souhaite faire des 4 000 PME d’armement la priorité de son action industrielle. 

Ce programme s’inscrit dans le cadre de l’action gouvernementale pour restaurer la compétitivité industrielle, et des engagements pris par le président de la République en faveur des PME.

 

4 axes pour un plan cohérent et des moyens renforcés en faveur des PME. 

- Mieux prendre en compte les PME dans la stratégie d’achat de l’ensemble du ministère à travers une nouvelle dynamique et de nouvelles pratiques.

- Consolider dans la durée le soutien financier à l’innovation des PME pour faciliter le passage de la recherche au développement.

- Prendre des engagements réciproques entre le ministère et les maîtres d’œuvre industriels, dans le cadre de conventions bilatérales, pour favoriser la croissance des PME.

- Renforcer l’action en région via un nouveau dispositif de soutien des PME.

 

Parmi les mesures emblématiques :

- Le ministère augmente de 25% d’ici 2015 les crédits alloués au dispositif RAPID. Il favorise le développement de technologies duales, c’est-à-dire le passage du militaire au civil dans les applications industrielles. Cet investissement représentera à terme 50 millions d’euros.

- Les crédits consacrés à la recherche amont seront augmentés de 10% en 2013 et pérennisés au-delà. Ils représenteront 750 millions d’euros pour soutenir l’innovation.

- Le ministère s’engagera au travers de conventions bilatérales avec les grands donneurs d’ordre du secteur pour inciter à de meilleures relations entre eux et les PME.

- Les marchés inférieurs à 15 000 euros seront prioritairement attribués aux PME et les procédures de passation des marchés devront privilégier le réflexe PME.

 

« Penser PME »


« Le ministère de la Défense est garant du développement d’une base industrielle et technologique de défense pour construire, de manière autonome et compétitive, l’outil de défense d’aujourd’hui et de demain. Je souhaite que le ministère de la Défense pense PME, qu’il acquière une culture de la PME innovante et que sa stratégie d'achats accorde toute leur place aux PME », a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

 

Chaque année, le ministère de la Défense dressera un bilan de ces mesures pour évaluer leur efficacité.

 

> Télécharger le dossier de presse (PDF - 1 Mo)

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 14:06

http://www.st-cyr.terre.defense.gouv.fr/var/ezwebin_site/storage/images/les-ecoles-de-saint-cyr-coetquidan/actualites/colloque-international-la-robe-et-l-epee2/12690-3-fre-FR/Colloque-international-La-robe-et-l-epee.jpg

 

24.11.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le CREC, centre de recherches des écoles de Coëtquidan, organise un colloque sur la judiciarisation des conflits et de l'action militaire. Ce colloque durera deux jours, les 6 et 7 décembre.

 

Le programmes est à consulter ici (pdf). Il témoigne de la diversité des contributeurs et promet des interventions de haute qualité.

 

Le sujet, au sens large, est épineux; en tout cas, il est perçu comme tel par de nombreux militaires qui dénoncent les intrusions de la justice dans la conduite des opérations. On se souviendra qu'ils ont reçu le soutien du président Hollande. Dans son message aux armées du 19 mai, le président de la République avait pris une position nette sur la question de la judiciarisation des opérations militaires: "Nos militaires, qui assurent la protection de la Nation méritent en retour que la Nation les protège, notamment d'une judiciairisation inutile de leur action".

 

Plus récemment, c'est l'ex-député rennais Jean-Michel Boucheron qui est monté au créneau; cette semaine, devant le Cercle Stratégia, il a évoqué la nécessité de classifier systématiquement secret défense les rapports d'activité opérationnelle concernant toutes les "actions de combat".  

 

Je comprends les craintes des militaires; j'avoue, en revanche, ne pas adhérer à la proposition de JM Boucheron, au nom du besoin de transparence et d'efficacité.

 

La Nation ne peut pas laisser ses soldats, comme certains civils et militaires le préconisent, laver leur linge sale en famille; elle ne peut pas favoriser la déresponsabilisation, autant celle des militaires que celle des élus qui les commandent.

 

La Nation, enfin, ne peut pas se suffire de clichés et de choix grossiers: ses soldats n'ont pas à choisir entre "l'épée ou le parapluie", entre "être un héros" et "être une victime". 

 

Les soldats de la France ont besoin d'armes qui fonctionnent, de chefs qui commandent et assument, de formateurs qui les préparent à la complexité des environnements, d'élus qui les soutiennent et d'une opinion publique, informée et formée, à même d'apprécier les conditions de leur engagement. Alors, ils pourront garder la tête haute, aussi bien face à leurs ennemis qu'aux juges susceptibles de questionner leurs actes. (Mis en gras par RP Défense)

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 14:00

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/3523718561.jpg

 

27.11.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Depuis vendredi dernier, la frégate Aquitaine (photo ci-dessus: Marine nationale), tête de série du programme des frégates multimissions (FREMM), est officiellement un navire de la Marine nationale.

 

L'avantage, c'est que, désormais, il est possible de communiquer et de faire monter à bord quelques visiteurs, dont des journalistes. D'où l'embarquement, ce mardi, d'un groupe de confrères (dont un collègue de Brest) sur cette frégate de 6 000 t.

 

L' Aquitaine est depuis hier en stage de mise en condition opérationnelle. Elle se trouve à l'abri, du côté de Belle-Ile, pour cause de mauvais temps. Rendez-vous demain mercredi dans les pages d'Ouest-France et sur ce blog pour un reportage à bord de l'Aquitaine.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:59

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/3881194038.jpg

 

24.11.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Extrait du discours prononcé le 21 par Jean-Yves Le Drian lors des Assises de la mer, à Biarritz:


"La lutte contre la piraterie produit des effets puisque le nombre de bateaux de pirates interceptés a diminué de manière extrêmement sensible depuis qu’Atalante s’est mis en place : 44 navires capturés en 2008 et 6 depuis le début 2012. Cela montre que la dissuasion a été significative. Dans ce contexte, je sais que se pose la question des services privés en complément de la présence d’équipages embarqués de la Marine Nationale. Je crois que les résultats sont significatifs, là aussi, puisque, dans 75 % des cas, la demande des navires commerciaux est honorée par la Marine et que la présence de militaires à leur bord contribue à ce qu’il y ait moins d’actes de piraterie. Reste à régler le problème des 25 %. J’y suis prêt. Simplement, ce que je souhaite c’est qu’on respecte un calendrier (pas trop long) pour faire en sorte que le Livre Blanc pour la sécurité de la France qui est en travail actuellement (...)  fixe très précisément cette orientation à laquelle je suis favorable, j’ai eu l’occasion de le dire, sous réserve que cela se passe en bonne cohérence, en bonne complémentarité et non pas en substitution". (c'est moi qui souligne).

 

On connaissait le PPP (partenariat public-privé); voici la CPP (complémentarité public-privé) dont le Livre blanc doit fixer les modalités. Il va toutefois falloir faire vite (la date de livraison du fameux Livre blanc sera-t-elle reportée?) pour clarifier les conditions d'embarquement d'équipes privées à bord de navires battant pavillon français.

 

Une telle pratique est encore marginale (d'abord parce que le nombre de navires concernés n'est pas aussi important qu'on le pense) mais elle existe, en bénéficiant de la passivité des pouvoirs publics français (le fameux "feu orange"?).

 

Pourquoi cette complémentarité à laquelle tient tant Jean-Yves Le Drian? Parce qu'il y a des régles d'engagement à définir, des procédures à imposer, la question de l'embarquement de l'armement à clarifier... Autant de points qui pourraient être aisément réglés:
-  si les pratiques opérationnelles du privé étaient alignées, et ce n'est pas compliqué puisque les membres des EPE privées et étatiques partagent la même culture, sur celles des EPE de la Marine nationale,
- et si cette même Marine "accréditait" les EPE du privé et, pourquoi pas comme en Inde, leur fournissait des armes "officielles".

 

Mais, prudence, le ministre de la Défense l'a bien dit: il s'agit d'une "orientation".

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 13:55

Mindef

 

27/11/2012 Par Véronique Guillermard, Yann Le Galès – LeFigaro.fr

 

INTERVIEW - Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, lance le pacte Défense PME. Les marchés publics en dessous de 15.000 euros seront attribués en priorité aux PME. Les grands groupes devront développer des partenariats.

 

LE FIGARO. - Le gouvernement a annoncé des mesures pour relancer la compétitivité des entreprises. Que mettez-vous en place en faveur des PME de la défense?


Jean-Yves LE DRIAN. - Le ministère de la Défense doit pleinement jouer son rôle dans le cadre du pacte de compétitivité lancé par le gouvernement, car il est le premier investisseur public avec un budget annuel de 16 milliards d'euros dont 6 milliards destinés aux équipements nouveaux. La compétitivité de la France passe par ses industries de défense. C'était un engagement du président de la République ; je le mets en œuvre.

 

La France compte 4000 PME de défense qui sont de véritables pépites. Elles peuvent apporter davantage d'innovations dans le secteur de la défense et faire bénéficier les marchés civils de leurs savoir-faire. C'est pour atteindre ces objectifs que je lance le pacte Défense PME. Ce pacte comprend 40 mesures concrètes et immédiates. Je souhaite que le ministère de la Défense pense PME, acquière une culture de la PME innovante et que sa stratégie d'achats accorde toute leur place aux PME. Je dresserai chaque année un bilan de ces mesures pour évaluer leur efficacité.

 

Favorisez-vous l'innovation?


J'ai décidé d'augmenter les sommes consacrées à la recherche de 10% en 2013 par rapport à 2012. Nous investirons 750 millions d'euros. Je maintiendrai cette ligne. Cela permettra de mieux soutenir les PME de défense qui ont des capacités d'innovation considérables.

 

Le dispositif Rapid, qui accompagne les PME développant des produits militaires et civils, est renforcé. J'augmenterai son budget de 25% d'ici à 2015. Il passe à 50 millions.

 

Comment améliorer la coopération entre grands groupes et PME?


Les grands groupes doivent avoir le réflexe PME. Ils contractualiseront leurs engagements avec mon ministère, qui en sera le garant. Je signerai début décembre la première convention avec EADS. Les grands groupes doivent s'engager sur le respect des délais de paiement et l'innovation. Ils devront travailler en priorité avec des PME sur certains projets.

 

Comment cela se traduira-t-il sur le terrain?


Je vais créer des pôles régionaux à l'économie de défense. Les PME auront ainsi un interlocuteur par région. Son rôle sera d'identifier les PME de défense, de les informer des marchés que nous lançons, de mettre les chefs d'entreprise en relation, de leur faire connaître les dispositifs mis en place et de veiller à ce que les 40 mesures se traduisent dans les faits.

 

Les marchés publics seront-ils plus ouverts aux PME?


Je souhaite que les PME bénéficient en priorité de tous les marchés inférieurs à 15.000 euros. Les procédures de passation des marchés doivent privilégier le réflexe PME.

 

Concrètement, une PME devra s'adresser à qui?


Elle pourra s'adresser dans chaque région au responsable du pôle régional à l'économie de défense. Celui-ci travaillera en relation avec le conseil régional. Tous les responsables de pôle seront en poste au début de l'année prochaine.

 

Les régions devront-elles encourager les coopérations?


Oui. L'une des missions des responsables régionaux sera d'encourager les coopérations et de favoriser les innovations entre les entreprises d'une même région. Il faut également développer les accords sur le modèle de ceux qui ont été signés entre la DGA et les régions Aquitaine et Bretagne. Ce type d'accord sera prochainement mis en place en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Rhône-Alpes.

 

Comment analysez-vous l'échec du projet de fusion entre EADS et le britannique BAE Systems?


L'initiative est venue des industriels. Nous y étions plutôt favorables mais nous avons manqué de temps. D'abord, les États européens concernés n'ont eu qu'un mois pour trancher une affaire de cette ampleur. C'est très court, voire trop court. Ensuite, engager ce projet qui aurait eu des conséquences sur l'industrie de défense américaine avant les élections à la Maison-Blanche n'était sans doute pas judicieux. Enfin, obtenir un feu vert avant les élections allemandes sachant l'attention que l'Allemagne apporte à son industrie de défense était risqué.

 

Malgré l'échec, le projet a montré la nécessité d'avoir un outil industriel européen de défense afin d'être performant au niveau mondial. Créer une base industrielle et technologique de défense européenne capable de se solidifier est un sujet qui reste toujours sur la table.

 

Comment rebondir après l'échec? Vous prônez la relance de la défense européenne.


Mon souci est de prendre des initiatives qui ne soient ni déclaratoires ni incantatoires mais qui soient dans l'action et dans la preuve dans trois domaines: opérationnel, industriel et en matière de capacité. Je citerai plusieurs exemples. Nous avons réuni récemment les pays dits «Weimar Plus», c'est-à-dire la France, l'Allemagne et la Pologne auxquelles se sont associées l'Espagne et l'Italie. Nous avons décidé d'avoir le réflexe européen dans les trois domaines. Par exemple, la consolidation de l'armée malienne sera une opération de l'Union européenne. De même, nous allons réinsuffler la dimension européenne au Kosovo.

 

En matière de capacité, nous serons amenés à mutualiser davantage notamment dans les avions de transport ou dans les ravitailleurs.

 

Reste la question de l'Europe de la défense industrielle, qui passe par la définition des besoins futurs afin qu'ils soient unifiés et que nous ayons les mêmes matériels d'ici cinq à dix ans. Nous y travaillons dans le domaine des drones et des dispositifs antimines. Enfin, il faut engager la consolidation des outils industriels existant en Europe afin que les industriels répondent à la demande unifiée élaborée par les ministères de la Défense. Nous n'y sommes pas encore. L'initiative doit venir des industriels.

 

Mais EADS-BAE était une initiative des industriels. Le projet a été tué par l'Allemagne…


L'Allemagne a intérêt à cette évolution. Elle le sait. EADS-BAE a échoué mais la consolidation nécessaire de notre industrie européenne fait désormais consensus. Pour le reste, dans le naval et le militaire terrestre, le chantier reste ouvert.

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:55
Défense : DCNS et Piriou veulent devenir les leaders mondiaux de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres

L'OPV Gowind "L'Adroit", patrouilleur hauturier destiné à des missions de sauvegarde maritime construit par DCNS

 

27/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux chantiers navals visent rapidement un chiffre d'affaires d'une centaine de millions d'euros. Ils convoitent notamment les programmes nationaux dédiés à l'action de l'Etat en mer, qui sont en train d'être lancés par le ministère de la Défense.

 

Alors que DCNS et Piriou vont créer une joint-venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, les deux chantiers naval vont s'attaquer ensemble aux appels d'offre lancés par la France, qui souhaite renouveler une partie de sa flotte de souveraineté. Ils visent notamment les programmes de bâtiments multi-missions (B2M), de bâtiments de souveraineté et d'intervention maritime (Batsimar) et, enfin, de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH). Ils visent également les marchés à l'exportation portant sur les bâtiments de moins de 95 mètres, avec des standards civils et destinés aux gardes-côtes, à la police et gendarmerie, aux douanes... "DCNS et Piriou veulent devenir le leader mondial de la construction des bâtiments de moins de 95 mètres", explique-t-on à "La Tribune". DCNS va ainsi améliorer sa base de coûts en fabriquant des bâtiments aux normes civiles.

 

Cette alliance est complémentaire industrielle avec la création en 2013 d'une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, que DCNS commercialisera. Nouveau venu dans la construction de bâtiment militaire, Piriou a récemment présenté lors du salon Euronaval toute une gamme de navires multi-missions de la classe OPV (Offshore Patrol Vessel) et M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) de 25, 35, 50, 60 et 80 mètres. De son côté, DCNS propose son patrouilleur hauturier Gowind type "L'Adroit", qui mesure 87 mètres. Sur le plan commercial, DCNS a également une idée derrière la tête. En vendant un "petit" bâtiment d'entrée de gamme, le groupe naval veut séduire des marines, qu'il n'avait pas comme client jusqu'ici. Et surtout leur proposer des bâtiments plus importants par la suite.

 

Le programme B2M retardé

 

Destinés à opérer dans les territoires d'outre-mer (Polynésie, Nouvelle-Calédonie, Antilles, océan Indien), les B2M, des navires de soutien civils, ont pour objectif de compenser le retrait du service des bâtiments de transport légers (Batral) et des patrouilleurs du type P400. Un programme qui vient d'être retardé en raison des fortes contraintes budgétaires en dépit de leur mission cruciale de surveillance de la zone économique exclusive (ZEE). "On a commandé trois B2M en remplacement - sachant que les Batral, avaient des capacités amphibies, utiles par exemple pour le débarquement de fret humanitaire comme ils l'ont fait à Haïti. Si le contrat est passé l'année prochaine, comme je l'espère, nous pourrons avoir ces navires de soutien en 2015", a récemment expliqué à l'Assemblée nationale le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel

 

Le ministère de la Défense tente de "trouver un financement interministériel pour l'acquisition de bâtiments multimissions", a précisé l'amiral Bernard Rogel. Car les B2M seront amenés à remplir des missions très diverses. Le ministère de l'Outre-Mer pourrait ainsi financer une partie de ce programme à hauteur de 20 %, le reste étant à la charge du ministère de la Défense. Selon lui, "on ne peut simultanément considérer la zone économique exclusive comme importante et laisser la situation en l'état". Ces navires, qui sont des bâtiments civils ravitailleurs de plates-formes, auront "un armement léger - au moins en autodéfense - de bâtiments civils", avait-il précisé. Le retard de ce programme n'est pas sans conséquence sur la présence en mer de la marine avec le désarmement de "tous les P 400 - lesquels ne pourront être prolongés - et les Batral, sans les remplacer tout de suite", regrette le chef d'état-major de la marine. D'où un trou capacitaire. "Nous avons déjà redéployé deux patrouilleurs : Le Malin, bateau saisi pour pêche illégale aux Kerguelen que nous avons racheté, vers la Réunion  et l'Arago vers la Polynésie", avait-il expliqué. S'agissant du Malin, ce chalutier a été transformé en garde-côtes

 

L'Adroit de DCNS, les futurs patrouilleurs de haute-mer ?

 

C'est le programme Batsimar qui sera le fer de lance de la surveillance de la ZEE. Compte tenu des contraintes budgétaires, "cette question devra faire l'objet d'une priorité à court terme, avait-il assuré. Mais je ne vais pas demander des FREMM (frégates multimissions, ndlr) pour surveiller la ZEE. Cela étant, on ne peut non plus envoyer n'importe quel bâtiment pour faire de la surveillance de zone dans la mesure où les pêcheurs illégaux, par exemple, autour de l'île de Clipperton emploient des moyens très rapides". La marine compte sur le patrouilleur hauturier Gowind, L'Adroit, construit par DCNS, qui l'a mis à disposition de la marine pendant trois ans. "J'ai été très intéressé par le partenariat avec DCNS : le bateau est mis à disposition pour trois ans, ce qui nous procure un patrouilleur de haute mer supplémentaire ; nous en profitons, nous, marins, pour affiner notre besoin sur les patrouilleurs de haute-mer (Batsimar)", avait expliqué l'amiral Rogel. Car selon lui, "nous avons des adversaires de mieux en mieux équipés : on ne rattrapera pas un go-fast de trafiquant de drogue avec un patrouilleur de 12 noeuds, sachant qu'il est souvent trop tard quand la drogue est arrivée sur la plage. Il en est de même pour l'immigration illégale : il ne faut pas attendre que les bateaux viennent s'échouer dans les bouches de Bonifacio pour réagir !"

 

Les bâtiments du programme Batsimar vont aussi remplacer certains moyens métropolitains, tels que les bâtiments de surveillance des pêches. "Le redéploiement a donc ses limites", avait constaté le chef d'état-major de la marine. Enfin, la marine souhaite que le Maintien en condition opérationnel (MCO) soit confié au secteur civil, "ce qui permettrait de les faire entretenir partout dans le monde", avait estimé le chef d'état-major de la marine.

 

Vers un partenariat public-privé pour le BSAH ?

 

Partenariat public-privé (PPP) ou acquisition ? Le programme BSAH, qui est inscrit au budget, "pourrait faire l'objet d'un partenariat public-privé. Nous comptons étudier la mise en oeuvre de cette initiative singulière", avait de son côté expliqué le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. La notification de ce PPP est prévue en 2013, avec une contractualisation de service pour une flotte de 8 bâtiments et une durée de 15 ans à partir de 2015. En tout cas, la direction générale de l'armement (DGA) s'oriente vers un PPP. "Nous prévoyons l'acquisition par un contrat de service de bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers pour la marine", avait de son côté expliqué le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon. "Pour les BSAH, deux versions concurrentes étaient prévues : l'une, en PPP, l'autre patrimoniale, avec 8 navires aux normes civiles dont 4 à équipage civil et 4 à équipage militaire, ce qui revenait à reconduire le dispositif actuel avec des bâtiments plus modernes et mieux adaptés", avait enfin expliqué le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud.

 

Le PPP va-t-il décaler la livraison des bâtiments ? Non, avait estimé l'amiral Rogel. "Le PPP ne provoquera, je l'espère, pas de décalage car les sociétés intéressées sont déjà bien informées, mais il ne faut pas, en effet, prendre de retard : nous aurons besoin de ce service en 2015. Leur décalage d'un an nous oblige à affréter plus longtemps et à prolonger quelques bateaux, ce qui a aussi un coût", avait-il expliqué. L'objectif de la marine est d'avoir des navires aux normes civiles, armés par des civils ou des militaires. "Nous achèterons un service sur la période 2015-2030, les bâtiments étant financés et entretenus par l'industriel, qui en livrera 4 à équipage militaire et 4 civils. Ils permettront de faire de la lutte anti-pollution ou des missions d'entraînement", avait expliqué l'amiral Bernard Rogel. En 2008, la marine disposait de sept bâtiments de soutien et d'assistance militaires auxquels s'ajoutaient quatre bâtiments civils affrétés (bâtiments de soutien, d'assistance et de dépollution - BSAD).

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:55

http://www.ixarm.com/IMG/arton126394.jpg

 

27 novembre 2012 Par Hassan Meddah – Usine Nouvelle

 

ENTRETIEN  La direction générale de l'armement (DGA), qui dépend du ministère de la Défense, organise mardi 27 novembre son premier Forum de l'innovation au CNIT de La Défense. Pour son directeur de la stratégie, Jean-Pierre Devaux, l’initiative vise à rapprocher l'ensemble des partenaires qui innovent dans le domaine de la défense.

 

L'Usine Nouvelle - Pourquoi la DGA organise-t-elle son premier forum de l’innovation ?


Jean-Pierre Devaux - Cette manifestation permet de réunir l’ensemble de nos partenaires en matière d’innovation : des thésards jusqu'aux grands groupes en passant par les laboratoires, les PME, les pôles de compétitivité... C'est l'occasion de faire circuler l'information et faire dialoguer des partenaires qui ne se rencontrent pas forcément régulièrement. Le mot d'ordre de cette manifestation, c'est le décloisonnement.

 

Pour capter les technologies de rupture, il faut connecter un maximum d'acteurs et favoriser les rencontres improbables. Nous présentons ainsi une caméra avec un capteur qui supprime l'effet d'éblouissement, permettant ainsi d’améliorer les moyens d'observation du fantassin et qui pourrait trouver des applications dans le secteur automobile, l’aviation civile ou la vidéosurveillance. 

 

Dans quelle mesure ces innovations font-t-elles la différence ?


Sur le terrain militaire, l’innovation est essentielle pour maintenir l’avantage opérationnel de nos armées et mieux protéger la vie de nos soldats. Par exemple dans le domaine de la lutte contre les engins d’explosifs improvisés (IED), il faut être particulièrement innovant pour concevoir les dispositifs qui vont détecter et neutraliser ce type d’attaques souvent difficiles à déjouer.

 

Dans le domaine des blindés, nous nous tournons vers les centres de recherche et les PME pour concevoir des protections qui apportent le meilleur niveau de sécurité aux équipages.

 

Quelles sont vos priorités en termes de domaine de recherche ?


Hormis la dissuasion qui nécessite un effort significatif, on peut citer quatre grands domaines. D'abord la cybersécurité. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé la priorité donnée à cette technologie de souveraineté en annonçant en septembre dernier un renforcement substantiel de nos équipes dédiées à ce domaine. Sur le plan technologique, nous y mettons largement plus de moyens que par le passé. La DGA a multiplié par quatre ou cinq ses effectifs dans ce domaine et triplé son budget R&T.

 

Ensuite, nous maintenons notre effort de développement dans le domaine des matériaux. C'est la base de tout. Le matériau fait souvent lui-même l'innovation. Les technologies de l'information et de la communication sont également une priorité. Dans toute leur dimension: réseau, recherche et analyse des données...Cela évolue tellement vite que si on arrête notre effort, on est vite déclassé. Enfin, on cherche toujours à concevoir des capteurs plus efficaces et moins lourds pour mieux appréhender l'environnement.

 

En termes financiers, que représente l'effort d'innovation du ministère de la Défense ?


En 2013 nous investirons 750 millions vers l'ensemble des acteurs de l'innovation. 450 thésards doctorants mènent actuellement des travaux sous convention avec la DGA. Une centaine de millions est réservée à l’innovation très en amont, c'est-à-dire aux idées nouvelles qui germent dans un laboratoire, les PME, les ETI...

 

Le reste sert à mûrir cette technologie au sein des bureaux d'études industriels puis à les intégrer dans des démonstrateurs. On a alors maîtrisé les risques de performances et financiers et on peut lancer des programmes d'équipements ou répondre aux offres export.

 

Comment soutenez-vous les PME et les laboratoires ?


L'innovation à un moment donné a besoin d'argent pour se développer. Nos dispositifs, RAPID pour les PME et ASTRID pour les laboratoires, consistent à financer le développement initial d'une innovation quand nous pensons qu'elle a un intérêt pour la défense. 

 

Le dispositif RAPID (Régime d’appui pour l’innovation duale, NDLR) destiné aux entreprises de moins de 2000 salariés, permet de financer les projets à fort potentiel technologique présentant des débouchés à la fois sur les marchés militaires et civils. 40 millions seront consacrés l’an prochain contre 10 millions au moment de sa création en 2009. Sur les 425 projets déposés depuis l'origine, 192 ont été retenus.

 

Nous avons également un programme qui s'adresse à la Recherche. Pour mieux travailler avec les laboratoires, nous avons avec l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) mis en place le nouveau dispositif ASTRID (d’Accompagnement Spécifique des Travaux de Recherche et d’Innovation Défense, NDLR) qui se traduit par l'attribution d'une subvention jusqu'à 300 K€. Le prochain appel à projets devrait être publié en décembre.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:35

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-novembre-2012/inauguration-du-rcc-de-cinq-mars-la-pile-2/2083650-1-fre-FR/inauguration-du-rcc-de-cinq-mars-la-pile-2.jpg
 

 

26/11/2012 Economie et technologie - Armée de l'air

 

Le 20 novembre 2012 le centre de coordination de sauvetage (RCC, Rescue Coordination Center) de la région Ouest a été inauguré sur le site Mailloux (Cinq-Mars-la-Pile) de la base aérienne 705 de Tours. La cérémonie était placée sous la présidence du général Philippe Lafond, commandant la brigade aérienne du contrôle de l’espace (BACE) du commandement des forces aériennes (CFA), à Dijon.

 

À l’occasion de l’inauguration, un hélicoptère Puma de l’escadron d'hélicoptères 1/67 "Pyrénées" de Cazaux et divers plots de la mission SAR (SAR - Search and Rescue – recherche et sauvetage) ont été présentés. La mission CSAR (Combat SAR a également été exposée par une équipe du centre de formation à la survie et au sauvetage (CFSS) à vérifier.

 

Dans leur discours, le général Lafond et le lieutenant-colonel Frédéric Ugo, commandant le centre de détection et de contrôle de Cinq-Mars-la-Pile, ont comparé les membres du RCC à des « saint-bernards » qui œuvrent dans l’ombre pour « une mission d’excellence ». « Ils sont le parfait modèle de ce que doit être une mission de service public ».

 

Selon les principes établis à Chicago lors de la création de l’organisation de l’aviation civile internationale (OACI), la mission de recherche et sauvetage des aéronefs en détresse est une mission de service public incombant aux États. Pour la France, cette mission emblématique a été dévolue, pour sa partie terrestre en métropole, à l’armée de l’air.

 

La  complexité  des  opérations  SAR,  dont  le  but  est  le  sauvetage  de  vies  humaines,  ne  tolère aucune improvisation. Ainsi, en métropole, cette charge est confiée aux centres de coordination et de sauvetage. Ces centres sont chargés, d’une part, de diriger et de gérer les opérations de recherche d’aéronefs accidentés ou en détresse, puis, s’il y a lieu, de déclencher et de coordonner les opérations de sauvetage. Le volet prévention n’est pas oublié dans la mission des RCC, par la mise en alerte ou l’emploi de moyens réduisant les délais de réactivité.

 

L’état-major de l’armée de l’air a pris la décision de resserrer son dispositif. La mission SAR dans la zone de responsabilité de Mont-de-Marsan a été transférée au centre de Cinq-Mars-la-Pile au mois de septembre 2012, qui prend l’appellation : «RCC-Ouest de Cinq-Mars-la-Pile».

 

Afin d’assurer pleinement ces missions, le RCC-Ouest a reçu de nouvelles infrastructures, équipées de moyens modernes et redondants pour que le personnel  puisse agir de manière permanente et efficace.

 

Le RCC-Ouest dispose d’une organisation innovante et unique. Elle intègre une section « Activités opérationnelles » chargée principalement de la capitalisation des actions menées et de la préparation de l’avenir. Une section «Instruction et Activité territoriale» a été également créée pour l’instruction des acteurs militaires et civils de la SAR de l’ouest de la métropole. Cette section assure l’entrainement des organismes relevant des préfectures concernées par le sauvetage aéroterrestre. Enfin, une équipe de permanence est à l’œuvre 24h/24, tout au long de l’année sur l’espace couvrant les 48 départements de l’ouest de la France et sur la zone maritime de responsabilité française (Atlantique, Manche et Mer du Nord) au profit de tous les aéronefs civils et militaires de toutes nationalités.

 

Depuis 2007, les RCC sont devenus les points de contact nationaux uniques pour le traitement des alertes issues de balises de détresses françaises aéronautiques où qu’elles se trouvent sur le globe. En 2010, cette mission, unique en France, a été élargie au profit des balises terrestres ou à usage indéfini.

 

Cette attribution donne aux RCC français une dimension internationale, leur mission les conduisant à coopérer avec tous les RCC du globe (États-Unis, Canada, Maroc, Grande-Bretagne, Espagne, Italie, Australie…).

 

Depuis le 12 novembre 2012, le RCC Ouest de Cinq-Mars-La-Pile a quitté ses installations situées en sous-sol du camp Mailloux pour rejoindre la surface. Cette opération a permis d’augmenter très sensiblement l’espace de travail, avec, notamment, la mise à disposition d’une seconde salle opération permettant d’assurer jusqu’à deux opérations SAR complexes en simultané, et d’une grande salle d’instruction.

 

En 2011, il y a eu 1249 alertes dans la zone Ouest et 35 opérations ont été menées.

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 12:10

cyber warfare

 

26 novembre 2012 par Valéry Marchive - lemagit.fr

 

En sait-on vraiment plus sur le piratage de l’Elysée et sur la posture de la France en matière de sécurité informatique et de cyberdéfense après le dossier spécial de l’Express daté du 21 novembre ? Pas sûr. En tout cas, à de nombreux égards, il continue d’alimenter le fantasme plutôt que d’encourager à une approche pragmatique du sujet.

 

Le dossier de l’Express sur le piratage de l’Elysée a largement fait parler de lui. Pour au moins une bonne raison : tous les ingrédients du buzz sont réunis. On parle là du sommet de l’Etat, de cette chose dont les arcanes restent obscures pour beaucoup – l’informatique -, de cette autre chose tout aussi obscure et largement fantasmatique que sont les barbouzeries… Le cocktail est détonant et rempli parfaitement son office. Pour autant, force est de constater que, pour l’essentiel, les informations révélées par nos confrères l’avaient déjà été par ceux du Télégramme de Brest. En outre, il faut être objectivement bien naïf pour s’étonner de l’existence d’efforts de renseignement entre alliés, mais néanmoins concurrents dans de nombreux domaines. Et s’il est légitime que les Etats-Unis plaident non coupable des accusations que fait peser sur eux l’Express, ces déclarations méritent assurément la plus grande réserve.

 

Où un peu de transparence permettrait de sortir du fantasme


Certes, Charles Haquet et Emmanuel Paquette, auteurs du dossier de l’Express, ont consciencieusement enquêté et étayent leurs propos de nombreuses citations. L’anonymat requis ici par les sources de nos confrères ne surprend guère : c’est souvent la règle du jeu pour ce genre d’informations et l’on fait volontiers confiance aux deux journalistes pour avoir su juger du sérieux de leurs interlocuteurs. Mais cela ne suffit pas à exclure une tentative de manipulation. Par les sources elles-mêmes ou par des tiers. Et là, il est évident que quelqu’un a un intérêt à ce que ces informations sortent, dans ce que l’on appelle la grande presse, un peu comme il en avait été du piratage de Bercy, afin de donner un retentissement maximum à l’affaire. La question n’est pas ici de savoir si quelqu’un tire les ficelles, ni qui. Mais l’évocation de Flame, ce super-malware découvert au printemps dernier, peut faire tiquer. Est-ce bien vrai ? N’est-il pas seulement convoqué pour couper court à tout questionnement quant à la véritable sophistication de l’attaque ? Le problème ici est encore une fois, comme pour Bercy, l’absence totale de transparence sur l’incident. Une absence qui fait le terreau de tous les fantasmes et empêche d’aborder le sujet de la sécurité informatique de manière objective, sereine et efficace.

 

La sensibilisation, cette grande oubliée


Et le problème est bien là. A cultiver l’opacité en insistant sur la prétendue sophistication des attaques, on en laisse de côté le point clé de l’humain. Certes, beaucoup rêvent d’une sécurité transparente pour l’utilisateur final, et totalement infaillible. Peut-être y parviendra-t-on un jour. Mais à ce jour, on en est loin. Et comme le soulignent nos confrères de l’Express, la porte d’entrée sur le Château fut ouverte par ingénierie sociale. En clair : la victime 0 s’est laissée bernée par un attaquant rusé qui avait bien affuté son discours et préparé son approche. Un autre cas de phishing ciblé. Parce que c’est loin d’être le premier : le phishing ciblé est même le point de départ de nombreuses attaques. RSA, spécialiste de la réponse technologique aux problèmes de sécurité, en sait quelque chose… Et si, à la suite de l’attaque dont il a été victime, il a mis en place des nouvelles solutions technologiques, il a aussi travaillé la sensibilisation de ses équipes et ces procédures internes. Accessoirement, si le phishing et autres arnaques en ligne continuent de faire de nombreuses victimes, c’est bien que les individus sont faillibles. Et l’on peut imaginer que même les plus hauts fonctionnaires de l’Etat le sont; cela n’a rien de dégradant.

 

Dès lors, insister sur la sophistication des attaques et jouer l’opacité à tout prix a de quoi paraître contre-productif : en tant que société, regardons en face la question de la sécurité informatique et répandons la conscience de la menace. Tout le monde est concerné et un minimum de vigilance n’a rien de superflu. Et peut déjà commencer à faire la différence.

 

Une France vraiment en retard ?


Et cela paraît d’autant plus important que la cyberguerre n’est pas la guerre de demain : c’est déjà celle d’aujourd’hui (voire d’hier; pour certains, c’était déjà une réalité fin 2009). Et si le renseignement numérique fait encore surtout des dégâts économiques – comme le relève Christophe Barbier dans son éditorial en vidéo -, elle pourrait faire des dégâts matériels et humains dans un avenir proche. A ce propos, les inquiétudes de Patrick Pailloux, patron de l’Anssi, quant à la sécurité des systèmes informatisés de contrôle d’infrastructures industrielles (Scada), apparaissent parfaitement justifiées. Stuxnet, pour ciblé qu’il fut, n’en fait pas moins la démonstration. Alors, oui, la France doit se préparer. D’autant plus que beaucoup d’Etats le font à travers le monde : Israël qui a commencé le recrutement de cyber-soldats, les Etats-Unis qui viennent de doter leur ministère de la Défense de la capacité légale de conduire des opérations informatiques offensives et qui seraient à l’origine de Stuxnet/Flame/etc, l’Allemagne qui se dote d’une unité de cyberdéfense offensive, la Chine – dont les capacités réelles font toutefois débat -, le Royaume-Uni, etc. Reste que, pour beaucoup, l’impréparation serait plutôt la norme, y compris au sein des Etats les plus avancés en la matière. Mais là où l’on peut penser que pèche la France, c’est peut-être moins sur l’absence de moyens que sur celle de communication. Encore une fois, l’omerta semble de mise sur le sujet de la doctrine de cyberdéfense nationale. Alors qu’il se disait déjà fin 2009 que le volet offensif de celle-ci venait de franchir une première étape, on en sait encore trop peu à son sujet. Un point que relève d’ailleurs le sénateur Jean-Marie Bockel : pour lui, il faut «s’interroger sur la pertinence de formuler une doctrine publique sur les capacités offensives ».

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:12

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-novembre-2012/vampirex-1/2083582-2-fre-FR/vampirex-1.jpg

 

26/11/2012 Armée de l'air

 

Du 19 au 21 novembre 2012, un détachement du 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (RHFS) de Pau s’est déployé sur la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan pour un entraînement en coopération avec l'escadron de chasse 2/30 «Normandie-Niemen».

 

Les opérations interarmées de cet exercice, baptisé Vampirex,se sont principalement déroulées de nuit depuis la base aérienne 118. Elles ont été déclinées dans une zone située dans le sud du département, jusqu'à Pau et Oloron Saint-Marie.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-novembre-2012/vampirex-2/2083616-1-fre-FR/vampirex-2.jpg

 

Outre les Rafale du Normandie-Niemen qui ont évolué en haute altitude, une centaine de militaires a été déployée dans la zone. Des unités de la brigade des forces spéciales « Terre », à bord de six hélicoptères du 4e RHFS de Pau, ont opéré de nuit à très basse altitude. Au sol, des commandos du 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine de Bayonne, des hommes du 13erégiment de dragons parachutistes de Souge et quelques hommes de la compagnie de commandement et de transmissions des forces spéciales de Pau ont également été engagés. Pour compléter le dispositif, un avion de patrouille maritime de la marine nationale a assuré ses missions en moyenne altitude.

 

L’objectif principal de cette semaine d'entraînement commun est de développer l'interopérabilité entre les forces spéciales de l'armée de terre et les moyens de combat et de renseignement aériens. Elle a permis d’entraîner ces combattants, dans une opération complexe et combinée de recherche et de récupération d'otages.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 18:20

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/00/506653372.jpg

 

25.11.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Dimanche dernier, j'avais annoncé la parution dans Ouest-France d'un reportage lorientais réalisé pendant un stage MEDICHOS de préparation des équipes médicales à l'intervention en milieu hostile (cliquer ici pour lire ce post). L'actualité a prolongé ce sujet puisque le Centre de formation opérationnelle santé (CeFOS) a été officiellement inauguré le 20 novembre. Une création qui s'inscrit dans la rationalisation des moyens du SSA.

 

Le profil de cette nouvelle structure. Mis en place le 1er juillet dernier sur le camp de La Valbonne (qui accueille aussi le 1er régiment médical), ce CeFOS est rattaché à l’école du Val-de-Grâce et plus particulièrement au Département "Préparation Milieux et Opérationnelle" (DPMO).

 

Il forme, ainsi que l'explique le ministère sur son site, le personnel du service de santé partant en opex, les internes de médecine générale et les jeunes infirmiers ayant choisi de servir dans un centre médical des armées soutenant des unités de l’armée de terre, les sous-officiers du service de santé exerçant des fonctions médico-administratives, ceux préparant le diplôme d’ambulancier et les formateurs de secourisme.

 

Le CeFOS regroupe les activités de formation précédemment assurées par le Centre de préparation aux opérations extérieures (CPOPEX), le Centre d'instruction santé de l'armée de Terre (CISAT) et, pour certaines d'entre elles, par l'Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA, antenne de Marseille).

 

médical.jpgLe CeFOS rassemble trois entités:


- La Division préparation opérationnelle santé (DPOS) du CeFOS assure des stages préparant aux opérations extérieures et apporte une information ciblée et actualisée au personnel du service de santé des armées partant en opération. Elle est le centre de documentation du service de santé des armées en opérations extérieures. Elle est implantée depuis le 10 août 2012 sur le site de La Valbonne.


- La Division de formation de médecine des forces terrestres (DFMFT) assure la formation des internes de médecine générale et des jeunes infirmiers issus de l'école du personnel paramédical des armées (EPPA) ayant choisi en première affectation un centre médical des armées soutenant des unités de l'armée de Terre.


- La Division instruction santé des armées (DISA) organise les formations médico-administratives des sous-officiers du service de santé (SASS), les formations périmédicales, initiales, élémentaires, d’auxiliaire-ambulancier et de préparation du diplôme d'État d'ambulancier, au profit des auxiliaires sanitaires, engagés volontaires de l'armée de Terre (EVAT) et militaire techniciens de l'Air (MTA) ainsi que les formations de formateurs de secourisme au profit des différentes armées ou directions.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:58

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/photo/art/default/963552-1140696.jpg?v=1353849594

Le Père Légion, le général de Saint-Chamas,

et le Père AJD Bruno Fanucchi. Photo (Patrick Robert)

 

25 Novembre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

L'association des journalistes de défense a réélu notre confrère à sa tête.

 

L'Association des journalistes de défense (AJD), qui regroupe 150 confrères, a tenu vendredi dernier son assemblée générale, au Fort de Nogent (Fontenay-sous-bois) où elle a été (très bien) accueillie par la Légion étrangère. Elle a réélu Bruno Fanucchi (Le Parisien) à sa présidence pour un nouveau mandat de deux ans.

 

Les vice-présidents sont Bruno Besson (La Nouvelle République du Centre-Ouest), Didier François (Europe 1) et Isabelle Lasserre (Le Figaro). Secrétaire général : Mériadec Raffray (Perspectives entrepreneurs) et comme adjoint Vincent Roux (TF1-LCI).

 

Trésorier : Alain Baron (indépendant) et comme adjoint Gilles Rolle (agence Rea).

 

Chargés de misson : Guillaume Belan (blog FOB) pour AJD-Infos, Bernard Edinger (TIM) pour les voyages, Pierre Julien (RTL) pour les relations extérieures et Caroline Poiron (France Télévisions) pour les prix.

 

Caroline Poiron était la compagne de notre collègue Gilles Jacquier, tué en Syrie en janvier dernier, auquel l'AJD a tenu à rendre un hommage solennel.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:00

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/l-armee-de-terre-revolutionne-ses-capacites-en-zone-urbaine-2/2072882-1-fre-FR/l-armee-de-terre-revolutionne-ses-capacites-en-zone-urbaine-2.jpg

 

26/11/2012 Economie et technologie

Le 29 novembre 2012, l’armée de Terre « fait son show » au centre d'entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB) de Sissonne. Le colonel Rémy Cadapeaud nous en dit plus sur cette démonstration majeure du matériel de l’armée de Terre et du savoir-faire de ses soldats.

 

En juin 2012, l'armée de Terre a fait une présentation très appréciée au CENZUB des gains capacitaires du programme Scorpion, devant des autorités politiques et militaires.

 

Succès également à Carpiagne en septembre devant les parlementaires. À l'issue de cette présentation, Mme Patricia Adam, secrétaire générale de la commission de Défense nationale et des forces armées a demandé au chef d'État-major de l'armée de Terre (CEMAT) qu'on puisse illustrer au CENZUB plus avant encore les capacités des forces terrestres d'aujourd'hui. C'est bien le sens de DÉCAZUB : la démonstration des capacités en zone urbaine de l'armée de Terre.

 

Le colonel Rémy Cadapeaud a quitté l’année dernière le commandement du 1er régiment de tirailleurs (1er RTir) d’Épinal. Aujourd’hui, il est officier de programme Scorpion au bureau plans programmes de l’EMAT.

 

Interview : ICI

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:54

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/images-format-une/naval/fremm-aquitaine/2082137-1-fre-FR/fremm-aquitaine.jpg

La Fremm Aquitaine quitte le port de Lorient

 

26/11/2012 Direction générale de l'armement

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a autorisé la réception de la frégate Aquitaine, tête de série du programme des frégates multimissions (FREMM). Il est conduit au sein de l’Organisation conjointe de coopération en matière de programmes d’armement, en coopération avec l’Italie.

 

D’un déplacement de 6000 tonnes pour une longueur de 142 m, pouvant atteindre une vitesse de 27 noeuds, servies par un équipage optimisé de 108 marins, les FREMM sont fortement armées : missiles mer-mer 40 Exocet, missiles antiaériens Aster, torpilles MU90. Les 9 premières frégates, réaliseront des missions à dominante lutte anti-sous-marine, et les 2 dernières auront pour vocation première la défense anti aérienne. Toutes les FREMM pourront mettre en œuvre un hélicoptère NH90 Caïman, ainsi que des forces spéciales. Les frégates multimissions porteront des noms de régions françaises.

 

Le programme de frégates multimissions représente une cinquantaine de millions d’heures de travail pour plusieurs milliers de salariés français. Jusqu’en 2022, la réalisation des FREMM assurera une part très significative de l’activité de DCNS, maître d’œuvre du programme, principalement sur son site de Lorient, et de nombreux sous-traitants, essentiellement des PME. Concernant l’exportation, une frégate vendue au Maroc est actuellement en construction à Lorient et d’autres états ont marqué leur intérêt pour le concept innovant des FREMM.

 

Le programme FREMM vise à renouveler la composante frégate de la marine avec 11 bâtiments qui constitueront l’ossature de la flotte de surface. Les FREMM seront les premières frégates européennes à mettre en œuvre des missiles de croisière naval.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:35

 

26/11/2012 DCNS

 

Réceptionnée le 23 novembre par l’OCCAr* au nom de la Direction générale de l’armement (DGA), la frégate multi-missions FREMM Aquitaine réalisée pour la Marine nationale a été livrée conformément aux exigences contractuelles. C’est la première frégate FREMM de la série acquise par la Marine française. Ce succès technologique et industriel est le fruit d’un processus de conception et de construction totalement maîtrisé en étroite collaboration avec les équipes de la Marine nationale, de la DGA et de l’OCCAr.

 

 

Depuis le lancement du programme FREMM, les collaborateurs et partenaires du groupe DCNS, maître d’œuvre du programme, ont conjugué leurs savoir-faire au service de la construction de cette première unité.

 

Les collaborateurs de DCNS ont en effet enchaîné avec succès la tenue de jalons industriels majeurs, tels la mise à flot en avril 2010 ou la première sortie à la mer en avril 2011. En cela, ils ont une nouvelle fois démontré la qualité de leur expertise et leur capacité à réaliser une prouesse industrielle et technologique dans le respect du planning contractuel.

 

« Nous nous félicitions de la livraison de la première frégate FREMM à la Marine Nationale. Cette réussite conforte les ambitions internationales du Groupe, dont les systèmes navals de surface suscitent plus que jamais l’intérêt de nombreuses marines étrangères », déclare Vincent Martinot-Lagarde, directeur des programmes FREMM. « Grâce à ses capacités de conception, de construction et d’intégration de systèmes innovants, DCNS a créé une nouvelle référence mondiale en matière de systèmes navals de surface.»


Mise en œuvre par un équipage optimisé à 108 marins, les FREMM ont été conçues pour mener à bien des missions polyvalentes, de lutte anti-sous-marine, anti-surface et à terme d’action contre la terre et de défense aérienne.

La livraison de la FREMM Aquitaine est célébrée alors que le programme FREMM atteint son rythme de croisière au centre DCNS de Lorient.

 

A ce jour, cinq autres frégates multi-missions FREMM sont en effet en cours de construction :

  • La FREMM Mohammed VI, deuxième de série, est destinée à la Marine Royale du Maroc.
  • La FREMM Normandie, troisième de série, a été mise à flot le 18 octobre dernier.
  • La quatrième de série, est en cours d’assemblage en forme de construction.
  • La cinquième de série, dont la construction a débuté en septembre 2011, figure actuellement à l’état de blocs en pré-armement. 
  • La sixième de série également pour la Marine nationale, est en cours d’usinage depuis août 2012.

FREMM : un programme majeur pour DCNS et ses partenaires

 

Pour DCNS, le programme FREMM représente à ce jour la construction de douze frégates. Onze sont destinées à la Marine nationale. Elles ont été commandées par la Direction Générale de l’Armement (DGA) qui en a délégué la maîtrise d’ouvrage à l’OCCAr. La douzième est réalisée pour le compte de la Marine Royale Marocaine.

 

Les frégates FREMM sont les navires les plus avancés technologiquement et les plus compétitifs du marché.

Fortement armés, ils mettent en œuvre, sous maîtrise d’œuvre DCNS, les systèmes d’armes et équipements les plus performants, tels que le radar multifonction Herakles, les missiles Aster et Exocet MM 40 ou encore les torpilles MU 90.

Polyvalentes, elles peuvent répondre à tous les types de menaces. Innovantes, elles offrent une interopérabilité et un niveau de disponibilité inégalés. Flexibles, elles sont capables de répondre aux attentes de très nombreuses marines, ainsi que le démontre le contrat FREMM de DCNS avec la Marine Royale du Maroc.

 

* OCCAr : Organisation conjointe en matière de coopération d’armement, à qui la DGA a délégué la maîtrise d’ouvrage du programme des 11 FREMM destinées à la Marine nationale

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 12:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/ceremonie-sabres-casoars/2079240-1-fre-FR/ceremonie-sabres-casoars.jpg

 

La cérémonie Sabres et Casoars s’est déroulée le 17 novembre 2012 sur la cour Rivoli, sous la présidence du général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre. - Crédits : ESCC

 

26/11/2012 armée de Terre

 

Le 17 novembre 2012, s’est déroulée la traditionnelle cérémonie Sabres et Casoars sur la cour Rivoli, sous la présidence du général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre et en présence du général Antoine Windeck, commandant les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

 

La cérémonie Sabres et Casoars a eu lieu le 17 novembre 2012, sous la présidence du CEMAT et en présence du général Antoine Windeck, commandant les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan, qui a rendu dans son ordre du jour, un hommage au sous-lieutenant Jallal Hami, décédé le 30 octobre.

 

Ce moment traditionnel et primordial  pour chacune des trois écoles, marque d’une part, l'entrée dans la communauté des officiers par la remise des sabres et d’autre part, dans la communauté des officiers saint-cyriens par la remise des casoars. Ces cérémonies marquent la cohésion des trois écoles, et par là, celle du corps des officiers.

 

Les 35 élèves officiers de la 3e promotion de l’école d’administration militaire, ont reçu leurs sabres et leurs épées, selon leur recrutement initial. Au cours de leur baptême, un nom a été donné à leur promotion, qui s’appellera désormais « officier comptable de première classe Jean-Pierre Ader », sous-adjudant projeté en Algérie en 1840 et administrateur dans la gestion de l’épidémie de choléra qui frappa les troupes coloniales.

 

De leur côté, les 165 élèves officiers -dont 24 élèves étrangers- du 3e bataillon de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr et les 12 sous-lieutenants recrutés sur titre de la promotion « chef de bataillon Bulle » ont reçu leur casoar, marquant leur entrée dans la famille saint-cyrienne.

 

Enfin, les 105 élèves officiers -dont 11 élèves étrangers- de la 2e brigade de l’école militaire interarmes ont été adoubés par leurs parrains. Ce moment, hérité des traditions de la chevalerie, se résume en trois gestes : le parrain pose le sabre sur l’épaule de son filleul, côté cœur et lame vers l’extérieur, puis il exécute le même geste sur l’autre épaule. Il remet ensuite le sabre dans les mains de son filleul avant d’entamer le chant de tradition de leur école, « la Prière », accompagnés par leurs anciens de la promotion Maréchal Bessières.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 09:25

fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale.jpg

photo Marine Nationale

 

26/11/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

Selon nos informations, les deux chantiers navals vont créer une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme. Le constructeur des frégates multimissions (Fremm) pourrait également racheter le site de Lorient de STX, en très grande difficulté.

 

Après Renault Trucks Défense, qui a racheté Panhard, c'est au tour de l'industrie navale de prendre l'initiative. Le groupe naval DCNS et le chantier Piriou, basé à Concarneau, vont créer, selon des sources concordantes, une joint venture en vue de mettre en commun des actifs dédiés à des bâtiments d'entrée de gamme, que DCNS commercialisera. Nouveau venu dans la construction de bâtiment militaire, Piriou a récemment présenté lors du salon Euronaval toute une gamme de navires multi-missions de la classe OPV (Offshore Patrol Vessel) et M.OPV (Multipurpose Offshore Patrol Vessel) de 25, 35, 50, 60 et 80 mètres. Soit des bâtiments en dessous de l'entrée de gamme de DCNS avec son patrouilleur hauturier Gowind type "L'Adroit", qui mesure 87 mètres. C'est cette gamme qui intéresse DCNS.

 

STX Lorient dans le giron de DCNS

 

Parallèlement à cette opération, DCNS réfléchirait à reprendre le site de Lorient de STX (120 salariés), en très grande difficulté et qui a livré son dernier bâtiment en octobre. DCNS pourrait venir en aide aux salariés du site du Rohu, à Lanester, près de Lorient, une ville chère au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. DCNS fait déjà travailler des salariés de STX Lorient sur le programme Fremm. Enfin, le groupe naval devrait prendre une décision avant la fin de l'année sur une prise de contrôle du fabricant irlandais d'hydroliennes, OpenHydro, dont il détient déjà 11 % du capital. Objectif, prendre au moins 51 % du capital.

 

Un conseil d'administration prévu début décembre

 

Ces trois sujets seront évoqués dans un premier temps lors d'un comité central d'entreprise (CCE), qui va se tenir en début de semaine. Puis, un conseil d'administration prévu début décembre devrait donner son feu vert à ces trois opérations. Il semblerait acquis que Thales donne son accord à la création de la joint-venture avec Piriou.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 08:55

 

 

26.11.2012 par Guillaume Belan

 

Le premier Forum Innovation, organisé par la Direction Générale de l’Armement (DGA), ouvre ses portes demain au CNIT (La Défense, Paris). Jean-Pierre Devaux, directeur de la stratégie de la DGA, nous explique cette manifestation et revient sur la politique d’innovation, notamment sur le secteur terrestre.

 

La DGA organise ce 27 novembre un forum sur l’innovation, en quelques mots pourquoi ce forum?

 

http://www.ixarm.com/IMG/arton126394.jpg

 

Je rappelle que le ministère de la Défense, à travers l’action de la Direction générale de l’armement, est un acteur majeur de l’innovation industrielle et technologique. L’objectif aujourd’hui est de créer une plus grande continuité entre recherche fondamentale et industrialisation. Pour ce faire, il faut donner de la visibilité sur les orientations technologiques et scientifiques du ministère de la Défense, favoriser l’échange autour de projets concrets soutenus par le ministère et à valoriser les PME innovantes qui les ont conduits, en particulier auprès de clients potentiels. Le Forum DGA Innovation est l’occasion de réunir tous les acteurs de l’innovation de défense, en provenance de l’ensemble du territoire, pour accélérer leur connaissance mutuelle, base du processus de transformation de l’invention vers l’application.

 

Quels sont les participants, intervenants? L’accès est-il ouvert à tous?

 

Notre premier objectif est de mettre en contact tous les professionnels et les acteurs avertis de l’innovation, ce qui sous-entend un ciblage des participants et à la fois une ouverture large de cette manifestation. L’organisation de ce forum répond à cette exigence et les 1200 participants représentent l’ensemble de la chaîne d’innovation : des chercheurs et thésards, aux grands maîtres d’œuvre industriels, PME et ETI, en passant par les acteurs publics y compris même l’Agence Européenne de Défense. 

 

L’accès – gratuit – au forum était subordonné à une inscription qui est maintenant close. En parallèle d’un système d’invitation pour les acteurs de l’innovation identifiés par la DGA, une procédure d’inscription spontanée pour les personnes intéressées avait été mise en place sur le site B to B de la DGA, ixarm.com.

 

Et quels en seront les temps forts?

 

Il y aura 3 temps forts. Le matin la plénière, en présence de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense et de Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, au cours de laquelle ils distingueront six lauréats de l’innovation, 3 thésards pour la qualité de leurs travaux et 3 sociétés pour leurs performances industrielles. Toute la journée le village exposition sera l’occasion de découvrir 100 projets et réalisations innovants organisés selon les 9 thématiques scientifiques et technologiques d’intérêt majeur pour la Défense.  Enfin 9 ateliers-conférences autour des thèmes précités permettront de s’informer et d’échanger sur les orientations scientifiques et technologiques de la Défense et les différents dispositifs de soutien existant.

 

Il s’agit d’une première, cet évènement sera-t-il appelé à se renouveler?

 

Il s’agit effectivement d’une première : nous avions auparavant 2 rendez-vous annuels, l’un rassemblant nos partenaires de la recherche, l’autre réunissant les PME de la Défense; nous avons décidé de fusionner ces 2 manifestations. Au vu de l’analyse de la satisfaction des participants à cette première session, nous déciderons de sa reconduite. Le succès des inscriptions est de bon augure.

 

Plus globalement, quelles actions mène la DGA pour promouvoir l’innovation?

 

La DGA soutient plusieurs catégories de recherche et de projets d’innovation allant de la recherche fondamentale jusqu’à la phase d’industrialisation, essentiellement au travers de programmes d’études amont qui représentent environ 700M€ par an. Il convient de noter que le budget 2013 du ministère de la Défense prévoit une augmentation de 10% de ces crédits. Ces projets sont soit issus des besoins d’intérêt pour la Défense (approche top-down), soit de propositions spontanées faites par des PME ou des laboratoires académiques pour des applications à caractère dual (militaires et civiles). Au sein de ces études commandées par la DGA, les contrats de maturation technologiques représentent la moitié du total et les démonstrateurs un tiers. Concernant le volet de soutien à l’innovation « pure »,  qui représente le solde, la DGA utilise en particulier deux dispositifs de subvention: RAPID (régime d’appui pour l’innovation duale), en partenariat avec la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS), s’adresse aux entreprises indépendantes de moins de 2000 salariés et ASTRID (Accompagnement spécifique des travaux de recherche et d’innovation défense), en partenariat avec l’Agence nationale de la recherche (ANR), qui concerne des projets comportant un ou plusieurs partenaires dont au moins un appartenant à la catégorie organisme de recherche (université, EPST, EPIC,…) associés ou non à une entreprise. On peut aussi rappeler le cofinancement des programmes thématiques de l’ANR traitant des problématiques de sécurité, de nanotechnologies, de matériaux, d’énergie et santé. La DGA est par ailleurs le deuxième contributeur du fonds unique interministériel  destiné à soutenir les projets issus des pôles de compétitivité pour des projets essentiellement duaux. Enfin la DGA conduit également une politique de soutien à la formation par la recherche et finance ou cofinance chaque année environ 150 nouvelles thèses et études postdoctorales de chercheurs confirmés sur des sujets d’intérêts défense ou duaux.

 

Le dispositif RAPID vise à aider les PME, quel bilan dressez-vous aujourd’hui? S’agit-il d’un programme pérenne?

 

logo-du-dispositif-rapid.jpg

 

RAPID subventionne des projets spontanés à fort potentiel technologique portés par des PME ou ETI et présentant des retombées duales. Crée en mai 2009 avec à l’origine une dotation de 10 M€, le dispositif bénéficie aujourd’hui d’une enveloppe annuelle de 40M€. RAPID permet de soutenir environ 80 projets par an. De 120 à 160 dossiers RAPID sont examinés chaque année. Depuis juin 2009, sur 425 projets déposés, 192 ont été retenus dont 88 impliquent au moins un partenaire académique. Le ministre a annoncé en septembre la reconduction de l’enveloppe de 40 M€ pour 2013.

 

Simulation, communication ou robotique, les technologies semblent avoir beaucoup évoluées ces dernières années. Quelles sont les grandes innovations sur le secteur de la défense terrestre?

 

La robotique constitue certainement la plus grande rupture technologique de ce début de siècle pour les équipements militaires. La Direction générale de l’armement s’est fixé comme objectif  d’élargir l’éventail des missions réalisables par les drones et robots sur les théâtres opérationnels, pour améliorer la sécurité des soldats et les recentrer sur des tâches à plus haute valeur ajoutée. Un certain nombre de technologies essentielles aux performances des robots sont explorées : l’intelligence artificielle et le partage des décisions entre humain et robot, les capteurs d’environnement pour éviter les obstacles et repérer les événements intéressants, les solutions innovantes pour la mobilité et l’approvisionnement en énergie. Au Forum DGA Innovation on pourra voir ainsi les 2 robots lauréats du défi scientifique organisé par la DGA avec l’Agence nationale de la recherche,  ayant pour objectif de réaliser un système robotisé autonome, capable de s’orienter dans un espace clos et de reconnaître des objets présents dans ce local afin de fournir une cartographie de cet espace inconnu.

 

Mais à côté de la robotique on peut aussi citer l’optronique, de plus en plus présente dans les équipements terrestres, qui est également un domaine de forte innovation. Pendant le forum sera par exemple présenté un prototype d’afficheur numérique miniaturisé de dernière génération. Développé dans le cadre d’un dispositif RAPID par la PME MICROOLED (Grenoble), il offre une très grande précision et une excellente qualité d’image de jour comme de nuit et à faible consommation d’énergie. Sa taille et son poids réduits permettent d’envisager des applications militaires à court terme pour les jumelles intensificateurs de lumière, les lunettes de fusils ou les viseurs de casques type FELIN.

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 08:05

http://www.saint-cyr.org/fichiers/illustrations-articles-esm/articles-esm-2012/2012-remise-caso.jpg

 

25.11.2012 saint-cyr.org

 

Le 17 novembre 2012, s’est déroulée la traditionnelle cérémonie de remise des sabres et des casoars sur la cour Rivoli, sous la présidence du général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre et en présence du général Antoine Windeck, commandant les écoles de Saint-Cyr Coëtquidan.

 

C’est au cours de cette cérémonie que les 165 élèves officiers (dont 24 élèves étrangers) du troisième bataillon de l’école spéciale militaire de Saint-Cyr et les 12 sous-lieutenants recrutés sur titre de la promotion « chef de bataillon Bulle » ont reçu leur coiffure de tradition, emblème de l’école, leur casoar, marquant ainsi leur entrée dans la famille saint-cyrienne.

 

http://www.saint-cyr.org/fichiers/illustrations-articles-esm/articles-esm-2012/2012-remise-caso2.jpg

 

 Dans son ordre du jour, le CEMAT a rendu un hommage appuyé au sous-lieutenant Jallal Hami, décédé le 30 octobre. L’élève-officier Assier de Pompignan, Père système de la promotion « de Castelnau », a pour sa part rappelé dans son discours que : « La mort a frappé dans nos rangs. Cela fera de nous non pas de simples camarades, mais bien des frères. Ce soir nous partageons la douleur de ses proches ».

 

Au cours de cette cérémonie, les élèves officiers de l’école militaire interarmes et de l’école d’administration militaire ont reçu leurs sabres et leurs épées, marquant ainsi leur entrée dans la communauté des officiers.

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 13:17

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/cemat-2e-regiment-etranger-d-infanterie/2080248-1-fre-FR/cemat-2e-regiment-etranger-d-infanterie.jpg

 

Le CEMAT décore le drapeau du 2e régiment étranger d’infanterie le 19 novembre 2012 pour ses faits d’armes en Afghanistan. - Crédits : CAP Beradia, 2e REI

 

25/11/2012 Armée de Terre

 

Le général d'armée Ract Madoux, chef d'état major de l'armée de Terre, a remis la croix de la valeur militaire à plusieurs unités de la 6e brigade légère blindée pour leurs faits d'armes en Afghanistan, le 19 novembre 2012.

 

Les unités de la 6e brigade légère blindée (6eBLB) ont été décorées de la croix de la valeur militaire, le lundi 19 novembre 2012, au quartier colonel de Chabrières à Nîmes. Cette cérémonie vient souligner leurs faits d’armes en Afghanistan.

 

Lors de cette prise d'armes ont été décorés par le chef d’état major de l’armée de Terre, Bertrand Ract Madoux :

 

- le drapeau du 2e régiment étranger d'infanterie

 

- le drapeau du 1er régiment étranger de génie

 

- le fanion du 4e escadron du 1er régiment étranger de cavalerie

 

- le fanion de la 1re batterie du 3e régiment artillerie de marine

 

De nombreuses autorités civiles et militaire étaient présente à cette prise d'armes, comme le général de corps d'armée Clément Bollée, commandant les forces terrestres ou le général de brigade Kolodziej, commandant la 6e brigade légère blindée. M. Bousigues, préfet du Gard et M. Fournier, sénateur maire de Nîmes.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 20:37

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/fremm-aquitaine-avec-caiman-marine-c-marine-nationale/2081280-1-fre-FR/fremm-aquitaine-avec-caiman-marine-c-marine-nationale.jpg

 

23/11/2012 Marine nationale

 

Vendredi 23 novembre 2012, le chef d’état-major de la Marine nationale a officiellement réceptionné la frégate Aquitaine, tête de série du programme des frégates multimissions (FREMM).

 

Mené en coopération avec l’Italie, le programme FREMM vise à renouveler la composante frégate de la marine nationale avec 11 bâtiments qui constitueront l’ossature de la flotte de surface. Les FREMM seront les premières frégates européennes à mettre en œuvre des missiles de croisière naval.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/fremm-aquitaine-c-marine-nationale/2081275-1-fre-FR/fremm-aquitaine-c-marine-nationale.jpg

 

D’un déplacement de 6000 tonnes pour une longueur de 142 m, pouvant atteindre une vitesse de 27 noeuds, servies par un équipage optimisé de 108 marins, les FREMM sont fortement armées : missiles mer-mer 40 Exocet, missiles antiaériens Aster, torpilles MU90. Les 9 premières frégates, réaliseront des missions à dominante lutte anti-sous-marine, et les 2 dernières auront pour vocation première la défense anti-aérienne. Toutes les FREMM pourront mettre en œuvre un hélicoptère NH90 Caïman, ainsi que des forces spéciales. Les frégates multimissions porteront des noms de régions françaises.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale/2081270-1-fre-FR/fremm-aquitaine-1-c-marine-nationale.jpg

 

Lundi 26 novembre, la frégate Aquitaine débute sa mise en condition opérationnelle sous le pilotage de la division entraînement de la force d’action navale.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:00

flottes 2012

 

23 Novembre 2012 Par Marine & Océans

 

Le capitaine de vaisseau (R) Bernard Prézelin a achevé la nouvelle édition (2012) de Flottes de combat, ouvrage de référence incontesté sur l'état des marines du monde.

 

A l'heure où les pays qui en ont les moyens se tournent tout entier vers les océans, où des puissances comme la Chine, l'Inde, la Russie, le Brésil, entre autres, affirment leur volonté de (re)devenir des puissances maritimes, lire cette somme, unique en son genre, paraît indispensable. Ecouter son auteur l'est encore plus.

 

A l'invitation de l'Association des officiers de réserve de la Marine nationale, de Marines Edition et des Editions Ouest-France, Bernard Prézelin donnera, le mardi 4 décembre prochain, à Rennes, une conférence, ouverte au grand public, sur le thème : "Les grandes marines mondiales en 2012 : leur évolution dans le contexte géostratégique".

 

Informations pratiques : Mardi 4 décembre, à 18 h.30, à l'Espace Ouest-France, rue du Pré-Botté, à Rennes (Métro République)

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 17:25

OSV-190-MKII.jpg

OSV 190 MKII

 

23/11/2012 Michel Cabirol - LaTribune

 

Alors que les exportations d'armements françaises marquent le pas, le petit chantier naval vendéen Ocea cartonne à l'exportation. Et ce en dépit d'une implantation 100 % française.

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que le chantier naval des Sables-d’Olonne, Ocea est une entreprise très discrète (trop ?). Et pourtant, Ocea mène bien sa barque. Et même très bien. Le chantier naval, qui fabrique 100 % "Made in France" aux Sables-d’Olonne ainsi qu’à Saint-Nazaire et à Fontenay-le-Comte, vend beaucoup à l’exportation des navires armés dans des pays, qui ne sont traditionnellement pas des clients de la France. Ainsi, il a réussi à vendre lors de ces cinq dernières années à vendre 21 patrouilleurs à l’Algérie, dont le marché militaire reste difficilement accessible aux industriels français, deux navires de soutien à l’Irak et trois patrouilleurs FPB 98 au Nigeria. Dirigé par Roland Jouassard, Ocea avait d’ailleurs dévoilé au salon Euronaval toute une moisson de contrats au moment où la France marque le pas dans ses exportations d’armes en 2012.

 

L'Indonésie client d'Ocea

 

Dans ce contexte, Ocea vient de réussir un joli coup, selon nos informations, en Indonésie, où il a vendu deux bâtiments océanographiques de 60 mètres, de type OSV 190 MKII. Ils peuvent embarquer entre autre des équipements de guerre des mines, selon le site spécialisé « Mer et Marine », qui indique que le chantier vendéen a signé un contrat pour la construction de quatre patrouilleurs de 32 mètres du type FPB 98 MKII destinés au Sénégal. Ce type de bâtiment avaient également été acquis par le Bénin (trois exemplaires). Par ailleurs, Ocea a été présélectionné par les Philippines pour l’acquisition de quatre patrouilleurs FPB 98. Ce pays est également intéressé par l’achat d’un navire simple et robuste du type OPV (Ocean Patrol Vessel) de 70 mètres. Ocea pourrait le fabriquer avec le concours du chantier STX. Ce qui est un véritable exploit aux Philippines, qui achète plutôt du matériel d’occasion. Enfin, il a été présélectionné dans une pays du Maghreb pour un programme de construction de huit patrouilleurs.

 

Compétitif malgré une implantation 100 % française

 

Selon un bon connaisseur du chantier naval, la réussite d’Ocea est principalement le fruit d’un "très bon réseau commercial" et "d’une méfiance vis-à-vis de l’Etat et de DCNS". "Ils ont de très bons rabatteurs", précise-t-il. Et puis le chantier naval, qui reste compétitif malgré une implantation 100 % nationale, sait livrer rapidement. "C’est aussi l’une des raisons de leur succès". Des succès qu’aimerait dupliquer Ocea en Amérique du Sud, où Roland Jouassard nourrit des ambitions.

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 14:10

cyber warfare

 

23/11/2012 L'Expansion.com

 

La diplomatie française ne se contente pas du démenti officiel des Etats-Unis concernant leur rôle dans la cyberattaque qui a visé les conseillers du Président juste avant le second tour de l'élection présidentielle.

 

L'Elysée a été piraté, juste avant le second tour de l'élection présidentielle, c'est une certitude. Les Etats-Unis sont soupçonnés d'être à l'origine de l'attaque, a révélé l'Express, malgré le démenti apporté par la secrétaire d'Etat américaine à la Sécurité intérieure. Et maintenant, la France attend des explications de la part du gouvernement américain, affirme Le Monde qui cite des sources diplomatiques.

 

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, a de son côté déclaré : "Je ne crois pas que nous ayons de quelconques inquiétudes", rapporte le quotidien.

 

Le Monde précise par ailleurs, après confirmation auprès du directeur des communications du ministère de la sécurité intérieure des Etats-Unis, que le démenti américain concerne également la cyberagence de contre-espionnage américaine.

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