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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 13:55

un-caracal-de-l-eh-1-67-pyrenees

 

16.11.2012 sudouest.fr

 

Du 19 au 21 novembre, le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales de l'Armée de terre réalisera un exercice baptisé Vampirex en collaboration avec les aéronefs de la BA 118.

 

Une soixantaine de militaires seront déployés dont des commandos du 1er régiment parachutiste d'infanterie de marine de Bayonne et les hommes de l'ombre du 13e régiment de dragons parachutistes de Souge.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:03

l-armee-de-terre-revolutionne-ses-capacites-en-zone-urbaine.jpg

 

19/11/2012 Armée de Terre

 

Le général d’armée Bertrand Ract-Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT) présentera aux parlementaires des commissions de Défense, au centre d’entraînement aux actions en zone urbaine (CENZUB) de Sissonne (02), les capacités de combat en zones urbaines des forces terrestres.

 

Cette démonstration des capacités en zone urbaine (DECAZUB), montrera, le 29 novembre 2012, un sous groupement tactique interarmes (SGTIA), à dominante infanterie, en exercice de combat.

 

Organisée en partenariat avec la Direction générale de l’armement (DGA), elle permettra de mettre en évidence les savoir-faire des forces terrestres, les gains capacitaires attendus du programme SCORPION et le pôle d’excellence que représente le CENZUB.

 

Les industriels de Défense exposeront à cette occasion, l’étendue de leur compétence et l’importance de l’industrie de défense terrestre.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:17

Mindef

 

19/11/2012 Michel Cabirol - LaTribune

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a obtenu la levée de la réserve budgétaire de 480 millions d'euros.

 

C'est une bonne nouvelle dans un océan d'incertitudes pour les armées. Selon des sources concordantes, le ministère de la Défense a obtenu l'autorisation il y a deux semaines de dépenser avant la fin de l'année la réserve budgétaire de 480 millions d'euros. C'était l'une des grandes inquiétudes de ces dernières semaines au sein du ministère de la Défense d'obtenir la levée de cette réserve. C'est fait. Et, selon nos informations, l'Hôtel de Brienne a également obtenu une dotation budgétaire pour le surcoût des opérations extérieures (OPEX) et de la hausse des carburants opérationnels, soit un total de 250 millions d'euros. Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, rappellait que la loi de programmation militaire (LPM) "prévoit des clauses de sauvegarde pour les OPEX, le carburant opérationnel et le titre 2. Il est essentiel qu'elles soient appliquées. A défaut, nous devrons ponctionner des ressources sur les crédits d'équipement et aggraver le volume de nos factures en attente de paiement en fin d'année, autrement dit notre report de charges".

 

Des besoins estimés en 2012 à 11,6 milliards, des ressources à 9,8 milliards

 

Un peu de beurre dans les épinards... Car le moral des armées est loin d'être au beau fixe en raison des contraintes budgétaires pesant sur le budget de 2013. Le ministère de la Défense contribue à hauteur de 2,2 milliards d'euros sur les 10 milliards d'économies exigées par le président de la République pour 2013 sur les dépenses publiques. Mais déjà "la situation budgétaire se tend un peu plus à la fin d'année 2012, a expliqué fin octobre aux sénateurs le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon. Ce qui était prévisible". Sur l'exécution budgétaire en 2012, "les besoins de paiements sur le Programme 146 (crédits d'équipements) sont estimés à environ 11,6 milliards d'euros, a-t-il rappelé. Les ressources sont envisagées à hauteur de 9,8 milliards d'euros". Et ce tenant compte de la levée des 480 millions d'euros de réserve budgétaire et en incluant 936 millions d'euros de ressources extra budgétaires issues de la vente des fréquences.

 

Un report de charges évalué à 1,9 milliard fin 2013

 

Du coup, "le report de charge en fin d'année est évalué à 1,7 milliard d'euros, soit environ deux mois de paiement (...), ce qui constituera une aggravation d'environ 200 millions d'euros du report de charge par rapport à fin 2011", a constaté Laurent-Collet Billon. Pour ce qui concerne les études amont commandées à l'industrie, sur le programme 144, le niveau des engagements a été préservé. "Nous estimons qu'il atteindra environ 720 millions d'euros en fin d'année, dont 53 millions pour le dispositif RAPID (Régime d'Appui pour l'Innovation duale) et le soutien aux pôles de compétitivité. Les besoins de paiements sont estimés à 756 millions d'euros, ce qui conduirait à un solde de gestion de 85 millions dans l'hypothèse de la levée des 40 millions de réserves". Enfin, selon le patron de la DGA, "dans les hypothèses actuelles, le report de charge fin 2013 serait porté au niveau important de 1,9 milliard d'euros". Au total, les ressources prévues pour le Progamme 146 pour 2013 sont de 10 milliards d'euros, dont 1 milliard d'euros de ressources extra-budgétaires. "Les besoins d'engagement, dans les orientations actuelles, sont de 12,3 milliards d'euros", a-t-il rappelé.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:14

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19.11.2012 par Frédéric Lert

 

Une semaine après la pose de la première pierre d’une usine de démantèlement dans la région de Bourges, FOB revient sur le marché de la « démilitarisation » des munitions complexes avec Julien Porcher, directeur des services clients de MBDA.

 

D’importants investissements sont aujourd’hui consentis en Europe pour la démilitarisation des munitions. Mais comment faisait-on auparavant, en l’absence de telles infrastructures ?

 

De façon assez simple, on se contentait de brûler ou de faire détonner à l’air libre ou encore dans des installations qui ne correspondent plus aux normes environnementales d’aujourd’hui. Si on regarde à l’étranger, beaucoup de munitions ont également été jetées en mer par des nations indélicates. La Baltique est bien connue pour être le cimetière marin de l’ex Union Soviétique…

 

Pourquoi a-t-on attendu si longtemps  pour mettre en place cette filière moderne en France ?

 

Il y a eu beaucoup de tergiversations et de budgets absents… L’obligation de démanteler les munitions des MLRS avant 2018 a servi de catalyseur.

 

Il y a donc un marché en France pour une filière de démilitarisation ?

 

Oui, mais avec des nuances… L’appel d’offre initial du ministère de la Défense portait sur tous les types de munitions. Nous pensons que pour les munitions simples, d’autres pays font très bien ce travail à des coûts imbattables. Il était par contre utile de mettre en place une filière française pour les missiles, plus complexes à démanteler et porteurs de contraintes de confidentialité.

 

Traiterez-vous uniquement des missiles français ?

 

Nous avons l’ambition de traiter tous les types de missile MBDA en provenance de tous les pays. Nous aurons la capacité initiale de démanteler 1500 missiles par an.

 

Quel sera exactement votre périmètre d’activité à Bourges ?

 

Outre le démantèlement proprement dit, nous ne détruirons à Bourges que les blocs propulseurs et  les dispositifs pyrotechniques. Les charges militaires seront envoyées chez notre partenaire norvégien Nammo qui les fera exploser à 900 m sous terre, dans une ancienne mine de cuivre.

 

Le démantèlement d’un missile débouche-t-il sur la récupération de métaux précieux ?

 

Dans des quantités très faibles… Notre modèle économique n’est en aucun cas basé sur cette idée…

 

La conception des missiles a-t-elle changé pour prendre en compte la question du démantèlement ?

 

Oui, nous essayons de prendre en compte les contraintes du démantèlement dès la phase de conception des nouveaux missiles. A contrario, on voit très bien aujourd’hui que cela ne faisait pas partie des préoccupations des bureaux d’études au siècle dernier….  Un exemple entre cent, la charge militaire du missile air-air Super 530 est rivetée, ce qui ne facilite pas nos opérations…  Pour les missiles les plus anciens, il nous faut parfois réinventer un processus de démontage.

 

Quelle est l’étape le plus difficile dans le démantèlement ?

 

L’opération la plus délicate ne porte pas sur le désassemblage du missile mais plutôt sur la découpe des blocs propulseurs. Cette opération sera robotisée dans notre usine de Bourges et utilisera la technologie de la découpe à jet d’eau. Celle-ci nous offrira une bonne flexibilité en terme de puissance tout en permettant de travailler à des températures relativement basses, de l’ordre de 80° au contact de la poudre.

 

Pourquoi ce besoin de découper les blocs de poudre des propulseurs ?

 

Les chambres de combustion que nous construisons acceptent des blocs de 1,5 kg « équivalent TNT ». Nous découpons les propulseurs en rondelles pour ne pas dépasser cette limite…

 

Cette usine représente un investissement de l’ordre de 9M€ pour MBDA, sur un coût total de 12 M€. Est-ce une affaire rentable ?

 

Avec cette usine, MBDA sera capable de gérer le cycle de vie complet d’un missile, depuis sa fabrication jusqu’à son démantèlement. C’est un argument commercial fort… Depuis que nous avons remporté l’appel d’offre en 2011, nous avons reçu de nombreuses demandes, qu’il s’agisse d’organismes français ou de pays clients étrangers…

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/2012-10-29-village-afghan-29.jpg

 

18.11.2012 ActuDéfense

 

Que va devenir le « village afghan » de Canjuers après 2012, s’interroge le blog FOB ? La base opérationnelle reconstituée, le village afghan pas tout à fait terminé et le compound qui va avec vont en effet voir leur activité évoluer après la fin des opérations françaises en Afghanistan. « Le village est « afghan » aujourd’hui mais il pourra changer de nationalité au gré des opex », a-t-on expliqué au journaliste Frédéric Lert. Il serait en effet dommage de gaspiller puisque ce site d’entraînement est toujours en cours de construction et que les travaux avancent doucement, mais surement. Il serait d’ailleurs déjà très demandé pour l’année prochaine :

« Des troupes françaises seront toujours présentes après le 31 décembre au Royaume de l’insolence (et de la poussière) : batlog, détachements Epidote, détachements de protection du camp de Warehouse et de l’aéroport de Kaboul… Ensuite parce que ces installations sont maintenant très demandées par l’ensemble des régiments et des écoles. Les trois sites « afghans » sont ainsi réservés à 100% jusqu’à la fin mars et les créneaux partent vite pour les mois suivants… D’autant qu’après le retrait d’Afghanistan, le temps consacré aux entraînements en métropole devrait logiquement augmenter…« 

En attendant, les détachements du génie profitent de leurs passages pour apporter leur pierre à l’édifice notamment du village afghan. S’il ne se compose pour l’instant que de quatre imitations de maisons, elle devrait en terme en accueillir une dizaine à terme.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:25

drapeaux-de-l-otan-de-la-france-et-de-l-union-ue defense go

 

18 novembre 2012 Par Olivier Fourt - RFI

 

En France, la commission sur le Livre blanc de la défense et la sécurité nationale devait rendre mi-novembre un premier rapport d'étape. Le rapport final doit être remis en janvier 2013, pour une publication au plus tôt au mois de février. Objectif : dresser un tableau de l'état du monde, évaluer la menace, et se préparer à y répondre.

 

18/11 Défense Livre blanc Défense
(03:00)
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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 08:12

Thales source usine nouvelle

 

19/11 Par Les Echos

 

Thomas Got a été nommé vice-président finance de la division Land & Defense, qui comprend notamment Thales Optronique, Thales Angenieux et TDA.

 

Thomas Got, quarante-cinq ans, diplômé de l'IEP de Paris, a débuté au sein de la banque d'investissement Barclays à Paris puis à Londres. Il a ensuite rejoint le groupe Thales, où il a occupé notamment les postes de directeur de la stratégie du business group Composants puis du pôle civil (IT & S). Il est alors nommé vice-président des fusions et acquisitions et concomitamment président de Thales Corporate Ventures depuis 2007.

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 20:15

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/49/LOGO-GIGN.png

 

18.11.2012 Sources : GIGN

 

Dimanche 18 novembre à 20:50, Wendy Bouchard vous proposera de pénétrer au coeur du GIGN dans un numéro spécial du magazine “Zone Interdite”.


Pendant près de 18 mois, deux réalisateurs, Aurore Belser et Jean-Marc Philibert ont suivi les militaires du Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale au cœur de leurs missions. De cette immersion, résulte un documentaire exceptionnel et inédit de 90 minutes, présentant aux spectateurs les missions multiples et variées de cette Unité  dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme, ainsi que la sécurité et la protection de certains intérêts vitaux de l'État.

 

Arrestation de délinquants surarmés, démantèlement d'un réseau de trafic de drogue, libération d'un otage, interception de « go fast », protection d'un Ambassadeur de France dans un pays en "guerre", etc. Jamais une équipe de télévision n'a pu suivre d'aussi près les gendarmes du GIGN en opération.

 

Wendy Bouchard vous présentera ce reportage depuis la caserne Pasquier du GIGN, tout en participant à quelques activités, dont le "tir de confiance" .

 

Découvrez la bande-annonce en cliquant sur le lien suivant :

 

http://www.gendarmerie.interieur.gouv.fr/gign/Media/Multimedias/Videos

 

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 20:02

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/logo-revue-inflexions/2070660-1-fre-FR/logo-revue-inflexions.jpg

 

18/11/2012  Actu Terre

 

La revue du dialogue entre civils et militaires Inflexions vient de lancer sa page Facebook.

 

Facebook vient d’accueillir une nouvelle page sur son réseau social, celle de la revue des sciences humaines et sociales Inflexions. Visant à favoriser les échanges entre civils et militaires, le magazine poste sur sa page des actualités invitant au débat. On peut voir notamment une vidéo sur les blessures invisibles ou la mention d’un séminaire sur « Les combattants de culture musulmane dans les armées européennes au XXe siècle ». Elle évoque également des événements culturels comme une exposition au musée d’Art moderne de Paris intitulée « L’Art en guerre, France 1938-1947, de Picasso à Dubuffet ».

 

>>> La page officielle de la revue Inflexions

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 23:31

Rafale photo2 Sirpa Air

 

17 Novembre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Le magazine Air et Cosmos publie un Hors-série passionnant sur cet avion de combat.

 

Le Rafale est un avion extrêmement polyvalent, mais l'armée de l'air a néanmoins décidé de spécialiser ses trois escadrons dotés de l'appareil dans un domaine d'expertise, nous apprend le magazine Air et Cosmos.

Ainsi le 1/7 Provence (Saint-Dizier), équipé uniquement de monoplaces, se consacrera en priorité à la défense aérienne et au combat air-air, avec l'arrivée du radar RBE2-AESA à antenne active et du missile à longue portée Meteor.


Le 1/91 Gascogne (Saint-Dizier), avec des biplaces, se spécialise dans le bombardement stratégique, que ce soit dans le cadre de dissuasion, avec le missile ASMPA, ou pour des frappes de précision à longue distance avec le missile de croisière Scalp.


Enfin, le 2/30 Normandie-Niemen (Mont-de-Marsan), avec des monoplaces, oeuvrera dans la frappe au sol conventionnelle et la reconnaissance.  


Evidemment, la polyvalence de l'avion comme des pilotes, ne confinera pas les escadrons dans un métier spécifique et il n'est pas interdit d'imaginer des "bombardiers stratégiques" du 1/91 faire de la chasse...

A ces trois escadrons, il faut ajouter plusieurs unités qui volent sur Rafale : le 2/92 Aquitaine (Saint-Dizier), l'escadron de transformation où les pilotes de l'armée de l'air et de la marine viennent se former sur l'appareil. Le 3/30 Lorraine (Al Dhafra), avec six appareils, assure une présence permanente de la France aux Emirats arabes unis. Le 5/330 Côte d'argent  (Mont-de-Marsan), rattaché au Centre d'expériences aériennes militaires se consacre à l'expérimentation et à l'évaluation opérationnelle de l'appareil.

De son côté, la Marine met en oeuvre le Rafale M dans deux unités, à Landivisiau, les flottilles 12 F et 11F. Contrairement à l'armée de l'air, ses flottilles ne sont pas spécialisées dans un domaine d'expertise, mais englobent tout le savoir-faire : chasse, bombardement stratégique, attaque au sol, reco... et même, spéficité navale, le ravitaillement en vol et l'assaut à la mer.

Actuellement, sur le territoire national, trois bases accueillent donc le Rafale : la BA 113 de Saint-Dizier, la BA 118 de Mont-de-Marsan et la BAN de Landivisiau.

(1) Dans un hors-série consacré aux "défis du Rafale" (7 euros, chez les marchands du journaux ou sur le site du magazine).

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 13:11

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-novembre-2012/des-cirrus-sont-arrives-sur-la-ba-701-depuis-aout-2012/2070416-1-fre-FR/des-cirrus-sont-arrives-sur-la-ba-701-depuis-aout-2012.jpg

Des Cirrus sont arrivés sur la BA 701

depuis août 2012

 

17/11/2012 Cdt Michaël Gente, commandant du CFAMI - Armée de l'air

 

Les Salonais à l’oreille aiguisée auront sans doute détecté un bruit inhabituel dans le ciel de Provence. Les observateurs auront même identifié un nouveau venu du côté de la base aérienne (BA) 701. En effet, des Cirrus SR20 et Cirrus SR22 ont fait leur apparition en août et viendront progressivement remplacer les TB10 et TB20 utilisés depuis fin 2006 au centre de formation aéronautique militaire initiale 05/312 (CFAMI).

 

Le CFAMI et la BA 701 préparent la transition depuis des mois. Une expérimentation a été conduite par un noyau dur de dix pilotes au profit du centre d’expériences aériennes militaires. Ses conclusions ont mené l’état-major de l’armée de l’air à prononcer, le 24 octobre 2012, la mise en service du SR20 pour la formation des pilotes et du SR22 pour les navigateurs. Une vingtaine d’appareils sera donc prochainement basé à Salon-de-Provence. Cette évolution marque un tournant pour l’armée de l’air qui modernise la formation du personnel navigant.

 

Apportant une véritable plus-value par rapport à leurs prédécesseurs, les Cirrus offrent notamment un niveau de sécurité qui a été déterminant dans le choix de l’état-major. Un parachute de cellule et des airbags équipent l’avion et peuvent être actionnés facilement en cas de problème grave. Mais l’évolution la plus visible concerne l’avionique. Le système embarqué (GARMIN 1000) offre des possibilités considérables. Sa configuration peut être modulée en fonction des objectifs pédagogiques. Ces outils permettront au CFAMI d’élargir l’éventail des missions réalisées au profit des élèves : en complément du vol à vue (navigations, maniabilité sur secteur) pratiqué jusqu’alors, l’école dispensera une formation complète avec des navigations basse altitude à 500 pieds ou à profil varié (haut-bas-haut), des vols aux instruments et des vols de nuit.

 

Le CFAMI doit maintenant former la totalité de ses instructeurs. Le pilotage d’un avion léger, monomoteur à hélice n’est pas une nouveauté et tous possèdent les qualifications nécessaires. En revanche, aucun ne pourra s’affranchir d’une transformation de quelques jours suivie d’une prise en main plus longue et surtout de l’apprentissage du système complet. Cette perspective n’est pas pour déplaire aux instructeurs dont l’enthousiasme est manifeste. L’appareil est performant et confortable, son pilotage est fin et il offre des possibilités quasi infinies. À cela s’ajoutent l’élaboration des nouveaux programmes et la rénovation complète des objectifs pédagogiques. Les élèves ont d’ores et déjà rendez-vous en janvier pour prendre les commandes de leurs nouveaux appareils !

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-novembre-2012/les-cirrus-apportent-une-veritable-plus-value-par-rapport-aux-tb10-et-tb20/2070573-1-fre-FR/les-cirrus-apportent-une-veritable-plus-value-par-rapport-aux-tb10-et-tb20.jpg

Les Cirrus apportent une véritable plus-value par rapport aux TB10 et TB20

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 12:50

Europe Flag

 

nov 16, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2 à Paris)

 

On pourrait dire « voici une déclaration de plus », « encore du blabla », « c’est de la gesticulation politique »… La déclaration de Paris adoptée, jeudi (15 novembre), par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense français, allemands, italiens, espagnols et polonais… tient sans doute de cela effectivement.

 

Mais il faudrait se garder de tout amalgame, une réunion des ministres en tandem, des cinq pays les plus importants au plan européen en matière de défense (exceptée le Royaume-Uni qui ne souhaite pas le développement de cette politique européenne) n’est pas anodine en soi. Le fait qu’elle se déroule avant un conseil des ministres, et alors que la discussion budgétaire au plan européen comme au plan national s’avère très difficile.

 

Le message est donc un clair signal politique, à portée tout autant interne qu’européen. Il est aussi l’occasion pour les Cinq de faire des recommandations en matière de renforcement des structures, de développement d’opérations et de coordination des capacités. Voici une lecture commentée de cette déclaration que l’on peut télécharger ici.

 

Le message politique d’une ambition renouvelée

 

L’Europe veut être adulte

 

Cette déclaration est donc, avant tout, une marque de « volonté« . Le mot figure dans la déclaration. Et il a été répété à plusieurs reprises par les ministres du « club des Cinq » lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion, et sur tous les tons. L’UE devrait être « apte et résolue à prendre ses responsabilités dans des régions où ses intérêts de sécurité et ses valeurs sont en jeu ». Elle doit « se donner les moyens de leurs ambitions dans le domaine de la sécurité et de la défense » précise ainsi le texte. Ce que le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a résumé par une formule : « Nous, Européens, devons être davantage responsables de notre politique de sécurité et de politique étrangère».

 

Les circonstances ont changé, la crise est passée par là

 

C’est un constat fait partagé par tous les ministres comme l’a résumé Laurent Fabius, l’hôte de la réunion. « Le tournant américain vers le Pacifique, les menaces qui demeurent et la crise budgétaire » ont marqué les esprits. L’impératif de réalité a frappé. Il oblige à « avoir davantage d’Europe », comme le souligne Guido Westerwelle, non pas vraiment pour le plaisir mais par nécessité. « Nous avons moins de moyens à disposition et des moyens budgétaires plus limités. Dans l’intérêt du contribuable et de la politique étrangère, il est judicieux de pouvoir se concerter, de créer des synergies ».

 

L’heure est au pragmatisme

 

Les Cinq ne cachent pas qu’ils n’ont pas été parfaits dans le passé, entassant des déclarations plus ambitieuses que les autres non suivies d’effet et qui n’étaient plus en rapport avec les réelles capacités des Européens. Dans le passé, « la divergence entre objectifs fixés et réalisations concrètes était trop importante, aujourd’hui il faut être sans doute moins ambitieux mais plus pragmatique et faire des réalisations communes » a expliqué le ministre allemande des Affaires étrangères Guido Westerwelle.

 

Une politique industrielle

 

Il faut donner « travailler sur un marché commun de défense plus intégré avec des synergies et des économies budgétaires » à la clé a ainsi plaidé le ministre italien Giulio Terzi. Cette notion de politique industrielle était aussi très présente chez les ministres allemand et français de la Défense. De Maizière défendant « une politique industrielle de l’armement, le renforcement en commun de l’agence et la coordination des projets d’équipement » tandis que son homologue français Le Drian confirme. « Nous nous inscrivons totalement dans l’Agence de défense » allant faire jusqu’à s’interroger s’il ne fallait pas lui confier la réflexion sur « l‘acquisition nécessaire pour la défense anti-missiles ».

 

Agir à l’extérieur

 

Malgré tout les Européens veulent continuer à peser sur le monde.« Il y a un consensus sur la partie la plus difficile : l’engagement des forces armées, et la contribution de tous à la sécurité et à la stabilité du monde » a ajouté Pedro Morenes le ministre espagnol de la Défense. Notre dénominateur commun, a conclu Radek Sikorski, le ministre polonais des Affaires étrangères. « C’est de pouvoir agir à l’extérieur. Il ne faut pas avoir une Union européenne qui se referme mais réfléchit et s’ouvre sur l’extérieur. » Et a-t-il ajouté « nous devrons être capable de renforcer notre diplomatie par notre force militaire. De même qu’on intervient dans la Corne de l’Afrique, on devrait sécuriser notre voisinage ». Un propos qui rappelle aux intervenants que pour de nombreux pays de l’Est, la menace reste toujours à Moscou (les derniers chars russes n’ont quitté le territoire qui est celui de l’Union européenne qu’il y a 15 ans).

 

Les recommandations des Cinq à l’UE

 

La déclaration comprend une série de recommandations à la fois sur les structures, les opérations et les capacités, qui n’est pas tout à fait anodine

 

Le cap et les moyens

 

Les ministres placent également une ambition à cette politique européenne servie aujourd’hui par un Service européen d’action extérieure (SEAE).

 

Le cap. L’Union européenne doit agir « rapidement » et « efficacement » sur « tout le spectre » des mesures de gestion des crises , « en étroite coopération avec les organisations internationales et régionales ». Nb : il ne peut être question de faire uniquement des opérations « gentilles » mais être capable de faire du maintien de force. L’axiome d’intégration de l’action de l’Union européenne dans un cadre international et régional est répété et amplifier…

 

Les Structures politico-militaires. « Des structures véritablement civilo-militaires pour planifier et conduire des missions et opérations et créer une plus grande synergie entre le Service européen d’action extérieure et la Commission ». Nb : le dispositif du Traité de Lisbonne n’est pas vraiment efficace, du moins pas encore. La présence d’un haut représentant qui est aussi vice-président de la Commission européenne n’a pas produit l’effet escompté. Entre la Commission et le SEAE, il y a plus qu’une « différence de cultures », une différence d’approche, que masque mal le concept d’approche globale qui est souvent un peu la « tarte à la crème » du SEAE. Les incompréhensions et les « gaps » de financement existent encore. On peut remarquer également qu’il n’est plus question uniquement d’un centre de conduite des opérations militaires mais d’une structure civilo-militaire de conduite des opérations. Ce qui donnerait effectivement à l’Union européenne une structure originale, correspondant à son « logiciel de pensée » et qui ne pourrait se voir reprocher l’idée de doublon avec d’autres structures existantes (nationales ou OTAN). Intelligent.

 

Battlegroups.

 

563px-EU Battlegroup.svg

 

Il faut « être prêts à les tenir à disposition, les entraîner, les déployer et les maintenir sur le terrain ». Nb : les Cinq répètent leur « foi » dans ces groupements tactiques qui n’ont jamais servi, et surtout où on ne voit pas vraiment où ils peuvent servir. L’idée de les maintenir en réserve par exemple pour les Balkans pourrait être une idée à travailler. Au-delà du principe de « déploiement », on peut aussi remarquer que réapparait la notion de « maintien » sur le terrain. Autrement dit des Battlegroups qui ne sont pas uniquement une « force d’entrée en premier » mais une « force de présence ».

 

Commandement européen de transport aérien (EATC). Il doit « adapté et étendu à d’autres États membres, pourrait constituer un véritable pas en avant vers des capacités rapides et partagées de transport aérien et de ravitaillement en vol ». Nb : ce blog a été un des premiers à visiter le QG d’Eindhoven d’EATC. Et ce commandement est certainement la première capacité réellement partagée au plan européen, de façon concertée. les Cinq s’accordent ainsi sur son extension géographique (d’abord aux trois qui n’en sont pas membres : Espagne, Italie, Pologne) et matérielle (seul le transport aérien est concerné aujourd’hui, l’extension aux ravitailleurs en vol est donc attendue).

 

Conforter cinq terrains d’opérations

 

• Mali : Les Cinq encouragent tous les partenaires « à contribuer à une éventuelle mission de formation en soutien aux forces armées maliennes ». Nb : Mis à part la Pologne, les 4 autres pays présents ont affirmé leur disposition à envoyer des forces dans le cadre d’EUTM Mali. Ils invitent chacun à faire un geste identique.

 

• Libye : « se tenir prête » à « assister et soutenir les nouvelles autorités libyennes ». Nb : sur cette mission, il y a hésitation tant au sein des Etats membres que du service européenne d’action extérieure ou de la Commission. L’hésitation n’est plus permise disent les Cinq.

 

Balkans : « réfléchir à la façon dont l’Union européenne pourrait mieux agir sur le terrain et contribuer davantage à la normalisation de la région ». Nb : Concrètement, comme l’a rappelé le ministre italien, il faut réfléchir à ce que les Européens prennent en charge la KFOR, qui passerait ainsi du giron de l’OTAN à celui de l’UE. Avec un avantage essentiel, disposer sous une même autorité politique à la fois du renforcement de l’Etat de droit (EULEX) et des forces militaires.

 

Géorgie : « demeurer engagée et impliquée dans les efforts pour stabiliser et apporter une solution au conflit ».

 

Afghanistan : « maintenir l’engagement de l’Union européenne en faveur d’une police nationale afghane forte et efficace ».

 

La présence de cinq théâtres mentionnée dans la déclaration ne tient pas tout à fait au hasard : elle correspond à des zones où un ou deux Etats auteurs de la déclaration de Paris sont « pousseurs » : la France et l’Espagne pour le Mali, l’Italie pour la Libye, l’Italie (et la France) pour les Balkans, la Pologne pour la Géorgie, l’Allemagne pour l’Afghanistan.

 

Coordination des capacités

 

Les cinq plaident pour :

 

- une capacité de « déployer et de soutenir des opérations militaires sur des théâtres lointains et de longues périodes ». Nb : alors que le retrait d’Afghanistan s’amorce, ce qui va permettre une diminution de la charge financière et matérielle, on voit mal comment les Européens pourraient supporter un nouvel effort à court terme. Cet engagement se situe donc plutôt à moyen terme.

 

- mieux équilibrer le « partage du fardeau au sein de la communauté transatlantique ». Nb: on verra si cet engagement est tenu

 

- assurer une « meilleure coordination entre les processus nationaux de planification » des Etats membres. Nb : Ce qui représenterait une vraie valeur ajoutée par rapport aux systèmes actuels où chacun planifie, achète, et dépense sans concertation, et explique sans nul doute l’affaiblissement des armées européennes qui multiplient doublons et lacunes.

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 12:45

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PARIS, Nov. 16 (UPI)

 

Construction of a facility in France for the demilitarization of missiles and munitions has officially begun with the laying of its cornerstone.

 

MBDA reported the site is located at Bourges Subdray and that the facility will become operational at the end of next year, at which time it will be be capable of dismantling more than 2,500 tons of munitions each year.

 

Waste products from the dismantling process will be sorted, re-used or recycled in full accordance with French and European standards, MBDA said.

 

"In championing Europe's missile sector and as a world leader, MBDA is committed to creating firm and lasting partnerships with its domestic and export customers," said Antoine Bouvier, MBDA's chief executive officer. "These customers are not only looking for guaranteed security of supply and support for their equipment, they are also recognizing more and more the need to ensure the necessary safe treatment of their complex weapons at the end of their service life.

 

"With this new industrial installation we are showing our desire to further reinforce the partner relationship that we have with our military customers."

 

The facility is the result of 2011 contract to MBDA from the NATO Supply Procurement Agency -- at the request of the French Ministry of Defense, which seeks to destroy more than 36,000 complex munitions by 2017

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 08:45

http://www.marianne.net/blogsecretdefense/photo/art/default/963131-1140263.jpg?v=1353092491

 

16 Novembre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Un entretien avec le général Wattecamps, commandant des Ecoles militaires de Draguignan et "père de l'Arme" de l'infanterie.

 

"Pour l'infanterie, l'Afghanistan a été une expérience unique"

 

Le général Hervé Wattecamps, 53 ans, commande les Ecoles militaires de Draguignan – nées du regroupement, en 2010, de l’Ecole d’application de l’infanterie (Montpellier) et de l’Ecole d’application de l’artillerie (Draguignan).  Saint-Cyrien, Hervé Wattecamps est un fantassin issu des troupes de montagne. Il a notamment commandé le 13ème Bataillon de chasseurs alpins et la 27ème Brigade d’infanterie de montagne. Comme fantassin à la tête des Ecoles de Draguignan, il est le Père de l’Arme de l’infanterie. C’est à ce titre que nous poursuivons avec lui notre grand tour d’horizon de l’armée de terre, après les Forces spéciales, la Légion, l’Alat, le Génie, les Troupes de marine et les Transmissions.

 

Mon général, qu’est-ce que l’infanterie en 2012 ?

 

Je revendique toujours pour elle l’appellation de « reine des batailles » ! En effet, c’est avant tout aujourd’hui comme hier l’arme de l’engagement par excellence. Le fantassin est le spécialiste du combat débarqué, où engagement physique, courage et un solide mental sont des qualités indispensables pour faire face au stress et vaincre. C’est là notre métier.

Nous représentons environ 20% des effectifs des forces terrestres, dont 20 régiments sur les 81 de l’armée de terre – donc le quart d’entre eux. Ces régiments peuvent fournir 80 compagnies de combat, soit une force de 14.000 fantassins. A ces régiments, il faut ajouter toute une série de formations et d’unités de taille variable aussi bien en métropole qu’outre-mer ou à l’étranger. Au total, l’infanterie représente environ 20.000 hommes et femmes.

 

On se perd un peu dans les différentes appellations de vos unités : il y a des régiments et des bataillons, des chasseurs, de l’infanterie, des régiments étrangers, d’autres de l’infanterie de marine, des paras, des alpins, des tirailleurs, et même le régiment de marche du Tchad…  Cela recouvre-t-il autre chose que des traditions historiques ?

 

Tous les régiments d’infanterie sont organisés sur le même modèle, dit quaternaire : 4 compagnies de combat (plus une compagnie d’éclairage et d’appui), elles-mêmes organisées en 4 sections, composées chacune de quatre groupes. Globalement tous nos régiments peuvent remplir les missions de l’infanterie même si nous avons conservé des capacités propres : la troisième dimension avec quatre régiments parachutistes (1er RCP, 2e REP, 3e RPIMa, 8e RPIMa), le combat en montagne avec trois bataillons de chasseurs alpins (7e BCA, 13e BCA, 27e BCA) et l’amphibie avec quatre régiments (2e RIMa, 3e RIMa, 21e RIMa et 2e REI).  Nous avons également dans les deux brigades d’urgence, la 11e  BP et la 27e BIM, des unités de commandos de l’ordre de 180 hommes chacune : les GCP (Groupement de commandos parachutistes) et les GCM (Groupement de commandos montagne). Au sein des autres brigades, on retrouve dans chaque régiment d’infanterie une SAED, section d’aide à l’engagement débarqué.

 

Et l’infanterie traditionnelle, celle qu’on appelait la « Ligne » ?

 

Ce sont  le 1er RI, le 35e  RI, le 92e RI, le 110e et 126e RI et 152e RI– qui renvoient à l’ancienne infanterie de ligne. Il y a aussi le 1er régiment de tirailleurs, le 16e bataillon de chasseurs et le régiment de marche du Tchad (RMT), porteurs d’autres traditions.

 

L’infanterie mécanisée et l’infanterie motorisée existent-elles encore ?

 

Nous n’utilisons plus vraiment ces appellations. Reste que nos vingt régiments ne seront pas tous équipés du VBCI, le véhicule blindé de combat d’infanterie, qui remplace l’AMX-10P et dont les derniers viennent d’ailleurs d’être retirés du service. Seuls huit régiments sur vingt seront équipés de VBCI.

 

Où en est le renouvellement de vos matériels ?

 

Globalement, l’infanterie connait un profond renouvellement de ses équipements qui va se poursuivre dans les prochaines années, selon des calendriers propres à chaque programme d’armement. Le VBCI d’abord dont les livraisons seront achevées en 2015. Ce blindé, numérisé et équipé d’un canon de 25 mm, change vraiment la donne ! Avec lui, nous sommes dans le très haut-de-gamme. Le système FELIN – Fantassin à Equipements et Liaisons Intégrés, dit du combattant du futur – entre progressivement en service à raison de quatre régiments par an : il a déjà été engagé en Afghanistan, avec le 1er RI et le 16e BC. Tous les régiments d’infanterie seront équipés du FELIN fin 2015.

 

D’autres programmes de renouvellement sont en cours : celui du VAB (véhicule de l’avant blindé) qui équipe tous nos régiments. Le VBMR (véhicule blindé multi rôles) devra le remplacer à terme. Même chose pour le Famas, le fusil d’assaut, dont le successeur est à l’étude : il s’agit de l’AIF, l’Arme Individuelle Future, dont l’appel d’offre sera lancé en 2013. Idem pour le fusil FRF2, capable d’appliquer des tirs de précision jusqu’à 800 mètres, ou pour le missile antichar Milan. Ce dernier sera remplacé par le MMP (missile moyenne portée) à compter de 2017, un missile de dernière génération.

 

N’oublions pas que tout cela se fait dans le cadre de la numérisation de l’espace de bataille (NEB) : schématiquement, c’est le partage de l’information par tous les soldats et systèmes d’armes sur le terrain.

 

L’infanterie, c’est aussi des formations hors de métropole…

 

Oui, à la fois dans les DOM-COM et à l’étranger. Il y a par exemple deux régiments d’infanterie en Guyane, très sollicités : le 3e REI et le 9e RIMa. On trouve des fantassins dans le Pacifique (RIMaP-NC), à La Réunion (2e RPIMa) ou à Mayotte (DLEM - Détachement de Légion Etrangère de Mayotte). A l’étranger, à Djibouti (5e RIAOM – Régiment Interarmes d’Outre-Mer), au Gabon (6e BIMa) et depuis peu aux Emirats Arabes Unis (13e DBLE).

 

Et de nombreuses écoles, centres de formation ou unités spécialisées ?

 

En effet, par exemple le 132e Bataillon Cynophile de l’Armée de Terre, qui relève de l’infanterie. Outre Draguignan, nous avons deux écoles, l’ETAP (troupes aéroportées) à Pau et l’Ecole militaire de haute montagne (EMHM), à Chamonix, sans oublier le CNEC, le centre national d’entraînement commando de Mont-Louis. Pour les camps et les centres de formation, nous nous réorganisons autour de deux grands pôles : Champagne (Suippes, Mailly, Mourmelon) et Provence (Canjuers). Canjuers est le plus grand camp d’entraînement d’Europe occidentale avec 35 000 hectares. Nous installons dans ces deux pôles le CETIA (Centre d’Entraînement au Tir Interarmes), qui permettra de s’entraîner au combat embarqué et débarqué, grâce à des manœuvres à tirs réels (du niveau de la compagnie, c’est-à-dire 175 hommes) qui se dérouleront sur un parcours de 20 kilomètres. Ce centre d’entraînement au tir est tout à fait unique en France !

 

Venons-en aux personnels. Est-il facile de recruter des fantassins ?

 

Pour les cadres, officiers et sous-officiers, la réponse est clairement oui. L’infanterie est une arme très prisée qui attire le haut du classement dans les écoles. Pour les militaires du rang, la situation est plus contrastée : nous avons globalement 1,7 candidats pour 1 poste d’engagé. Ce n’est pas gigantesque, et ce qui nécessite de faire un énorme travail à l’égard de nos jeunes soldats. Mais les résultats sont impressionnants ! La jeunesse qui nous arrive est physiquement assez fragile - elle n’a, par exemple, pas l’habitude de marcher ! Et encore moins avec un sac sur le dos ou en montagne… Mais au bout de quelques mois, ils arrivent à nous surprendre par leur capacité à progresser dans ce domaine et il n’y a vraiment pas de quoi rougir.

 

Qu’en est-il de la féminisation ?

 

Beaucoup de postes occupés en majorité par le personnel féminin ont été transféré des régiments d’infanterie vers les bases de défense.  Nous sommes l’arme la moins féminisée : dans les compagnies de combat, le taux de féminisation est de l’ordre de 2% ce qui peut s’expliquer facilement.

 

L’infanterie semble être une arme extrêmement sollicitée. Que pouvez-vous en dire ?

 

Nous avons calculé le taux d’engagement de nos compagnies. En 2009-11, il a été de 120% ! Cela signifie que durant ces deux années, toutes les compagnies ont été projetées au moins une fois et parfois deux. Sur le cycle 2011-2013, ce taux, dont la baisse s’explique par notre désengagement d’Afghanistan, restera cependant élevé à 86%.

 

L’Afghanistan a-t-il changé l’infanterie ?

 

La quasi-totalité des régiments ont participé au moins une à deux fois à cette épopée qui aura duré une décennie. C’est une expérience unique et l’infanterie n’avait rien connu de tel depuis l’Algérie. Essentiellement en Kapisa et Surobi, ce fut « une guerre des capitaines » – au niveau des SGTIA (Sous Groupement Tactique Inter Armes). Interarmes, car jamais auparavant nous n’avions utilisé ensemble tous les moyens de combat (infanterie, cavalerie, génie, artillerie, drone, moyens aériens…) de manière aussi permanente. Nos jeunes chefs ont été à la hauteur ! A tous les niveaux, tous les grades, on a vu des actes individuels d’une grande bravoure, héroïques, et je pèse mes mots. C’est très rassurant sur ce qu’est la jeunesse de notre pays ! Il est donc clair que l’Afghanistan va marquer durablement l’infanterie, comme toute l’armée de Terre.

 

Le retour s’annonce-t-il difficile ?

 

Il va falloir conserver l’acquis opérationnel, dont nous venons de parler. J’ajouterai à ces acquis aussi le sauvetage au combat, c’est-à-dire le secourisme d’urgence sur le terrain, qui nous a permis de sauver des dizaines de soldats. Mais le prochain conflit ne ressemblera pas à celui d’Afghanistan. Il va falloir reprendre certains fondamentaux tactiques qui ont été moins utilisés en Afghanistan : ainsi, il n’y a pas eu de combat de rencontre contre des blindés. Il n’y avait également aucune menace aérienne. Idem pour le NRBC (nucléaire, radiologique, bactériologique et chimique). Nous ne devons pas être aveuglés par l’Afghanistan, il nous faut reprendre une instruction et un entrainement plus conventionnel pour faire face à tout type d’intervention.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 14:35

http://www.campus-paris-saclay.fr/var/campussaclayez/storage/images/media/images/irt/11204-1-fre-FR/IRT_large.jpg

 

15/11/2012 Jacques Marouani, ElectroniqueS

 

Situé sur le campus de la future Université Paris-Saclay, l’IRT SystemX propose deux programmes de recherche : ''Systèmes de systèmes'' et ''Technologies et outils d’ingénierie numérique''.

 

L’Institut de recherche technologique (IRT) SystemX, dédié à l’ingénierie numérique des systèmes du futur, vient d'annoncer son lancement opérationnel suite à la signature de la convention avec l’Agence nationale de la recherche (ANR) le 31 octobre dernier.

 

SystemX fait partie des 8 IRT sélectionnés. Il est porté par le campus Paris Saclay et labellisé par le pôle de compétitivité Systematic Paris-Region.

 

Situé sur le campus de la future Université Paris-Saclay, l’IRT SystemX propose deux programmes de recherche : "Systèmes de systèmes" et "Technologies et outils d’ingénierie numérique".

 

Cette fondation de coopération scientifique (FCS) va développer des briques technologiques permettant de piloter les systèmes complexes dans de nombreux secteurs interactifs en termes d’innovation et en pleine révolution technologique : réseaux multimodaux de transport, réseaux intelligents d’énergie, systèmes de traitement de données pour la sécurité.

 

Le rôle de l’IRT SystemX est de faciliter le transfert de technologies et de compétences vers l’industrie. L’ambition sera de devenir une référence mondiale dans le domaine de l’ingénierie numérique.

 

"En rapprochant les équipes de recherche des industriels et celles des laboratoires académiques sur des thèmes correspondant à des grands défis socio-économiques, l’IRT SystemX est un exemple emblématique des impulsions que l’Université Paris-Saclay en cours de constitution compte lancer pour devenir une des dix plus grandes universités de recherche et d’innovation", déclare Dominique Vernay, président de la Fondation de coopération scientifique.

 

Le premier Conseil d’Administration de SystemX, structure de gouvernance de l’IRT, s’est tenu le 22 octobre 2012 en présence de ses membres fondateurs : les entreprises industrielles Alstom, Renault, Bull, Kalray, Sherpa, OVH Global Solutions, le pôle de compétitivité Systematic Paris-Region et les académiques Inria, Institut Mines-Telecom et Campus Paris-Saclay.

 

Le Conseil d’Administration de SystemX a élu Pascal Cléré, président de l’IRT, pour une durée de 3 ans. ce dernier a nommé, sur avis du Conseil d’administration, Eric Perrin-Pelletier, directeur général de l’IRT pour une durée de 5 ans.

 

La gestion opérationnelle de l’IRT sera assurée par deux directeurs des programmes de recherche ("Systèmes de systèmes" et "Technologies et outils d’ingénierie numérique"), un directeur pour la formation et les relations PME et une équipe administrative.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 13:49

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/ouverture-du-colloque-de-l-irsem-du-14-novembre-2012-par-le-gouverneur-militaire-de-paris/2068495-1-fre-FR/ouverture-du-colloque-de-l-irsem-du-14-novembre-2012-par-le-gouverneur-militaire-de-paris.jpg

 

16/11/2012 CNE Laetitia Périer

 

L’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole militaire (IRSEM) a organisé le 14 novembre un colloque en partenariat avec l’Ecole de guerre. Thème de cette journée : peut-il encore y avoir des stratégies nationales ?

 

Sous la présidence du général de corps d'armée Jean-Marc Duquesne, directeur de l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (IHEDN) et de l’Enseignement Militaire Supérieur (EMS), ce colloque a rassemblé dans l’amphithéâtre Foch de l’Ecole militaire quinze chercheurs et enseignants, spécialistes en relations internationales, histoire, sciences politiques et questions de sécurité, pour débattre de ce thème.

 

Après l'ouverture de la journée par le Gouverneur militaire de Paris, le général de corps d'armée Hervé Charpentier, les intervenants se sont exprimés à tour de rôle au cours de trois sessions sur la pertinence des stratégies nationales dans un monde interdépendant, les défis du nouvel environnement stratégique et l’avenir des stratégies propres à chaque pays.

 

« Aujourd’hui, nous avons le choix de la menace sur laquelle on va se focaliser »

 

Pour le professeur Frédéric Charillon, directeur de l’IRSEM, l’interdépendance, le manque de moyens et l’absence de volonté d’avoir une stratégie propre, sont les trois raisons qui empêcheraient un pays d’avoir sa stratégie nationale. Mais vit-on pour autant dans un monde si globalisé  et si contraint d’un point de vue budgétaire que l’autonomie nationale serait impossible ? Probablement pas selon le professeur Jean-Jacques Roche, directeur de l’Institut Supérieur de l’Armement et de la Défense, pour qui une analyse trop anxiogène du monde occulterait le fait que le monde actuel est plus sûr qu’auparavant et nous permet d’avoir une marge de manœuvres plus grande que lorsque le monde était bipolaire et les menaces nous étaient imposées. « Aujourd’hui, nous avons le choix de la menace sur laquelle on va se focaliser ».

 

Une analyse prolongée par Eric Delbecque, chef du département sécurité économique de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (INHESJ) : « Si on ne définit pas qui est son ennemi, comment peut-on définir une stratégie nationale ? » . Un débat ouvert donc, où chacun s’est efforcé d’apporter son analyse sans toutefois donner de réponses tranchées permettant ainsi aux auditeurs, venus nombreux, de réfléchir aux nombreuses pistes de réflexions évoquées.

 

Créé en 2009 au sein du ministère de la Défense, l’IRSEM a justement pour mission de produire et de valoriser la recherche sur les questions de défense. Son objectif est de favoriser à la fois une analyse pluridisciplinaire, de participer au rayonnement de la pensée stratégique française ainsi qu’à l’enseignement militaire supérieur et d’encourager une nouvelle génération de chercheurs sur ces domaines.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 13:00

renault trucks defense logo

 

15/11/2012 ccfa.fr

 

Renault Trucks Defense (RTD), qui a racheté cet été le constructeur de véhicules militaires Panhard, est devenu un groupe multimarques qui espère doubler son chiffre d’affaires d’ici à trois ans, a indiqué son président Gérard Amiel le 14 novembre. « Nos trois marques réunies vont nous permettre de dépasser, dès cette année, les 400 millions d’euros de chiffre d’affaires et d’atteindre les 700 millions en 2015 », a-t-il déclaré.

 

« L’objectif de 700 millions d’euros en 2015 sera réalisé à plus de 50 % à l’exportation, alors qu’en 2010, les ventes à l’étranger représentaient environ 10 % du chiffre d’affaires », a souligné M. Amiel.

 

Renault Trucks Defense, filiale du suédois Volvo, a acquis Panhard au mois de juillet pour un montant de 62 millions d’euros. Le groupe possédait déjà la société ACMAT (Ateliers de Constructions Mécaniques de l’Atlantique). RTD a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros, Panhard 85 millions et ACMAT environ 30 millions. Le nouvel ensemble compte désormais plus d’un millier de salariés.

 

« Panhard renforce le groupe dans les véhicules légers de moins de cinq tonnes, alors que RTD produit des véhicules lourds de combat, de transport de troupes ou de logistique et que ACMAT occupe le bas du segment avec d’autres véhicules légers de type ALTV (véhicule tactique léger) vendus principalement en Afrique », a expliqué M. Amiel, insistant par ailleurs sur l’importance pour RTD d’être adossé à un grand groupe industriel civil comme Volvo pour rester compétitif face à la concurrence, en particulier celle des pays émergents.

 

« C’est le business model du futur dans le domaine des véhicules militaires terrestres, car il permet de bénéficier des investissements en recherche et développement et des effets d’échelle de l’industrie civile », a-t-il expliqué. RTD bénéficie notamment des composants (moteurs, boîtes de vitesse), de la technologie du groupe Volvo. Il devrait proposer des motorisations hybrides pour la prochaine génération de blindés de l’armée de terre directement dérivées de l’industrie automobile civile. (JOURNALAUTO.COM, ECHOS 15/11/12)

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 12:35

vab-mk3 photo3 RTD

 

15 novembre 2012, Usine Nouvelle

 

Renault Trucks Defense (RTD) a tout de même précisé qu'un rapprochement avec Nexter ne pourrait se faire qu'à condition de la revente à terme de son activité de munitions.

 

RTD, filiale du suédois Volvo, a bouclé le 25 octobre dernier l'acquisition du fabricant de blindés légers Panhard, dans un mouvement attendu de consolidation du marché de l'armement terrestre.

 

En pleine expansion, le groupe s'intéresse toujours à son concurrent Nexter, constructeur du char Leclerc, et regarde aussi du côté du finlandais Patria, a confirmé son président Gérard Amiel aux journalistes le 14 novembre.

 

Cette acquisition devrait aider RTD à atteindre son objectif de 700 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 - contre 253 millions en 2011 - avec une part à l'exportation portée à 50-60% comparé à environ 10% l'an passé.

 

Une consolidation du marché de l'armement terrestre en France, voire en Europe, paraît de plus en plus souhaitable pour faire face à la concurrence internationale dans la course aux contrats dans les pays émergents au moment où les budgets de défense se réduisent.

 

"Nous avons plusieurs dossiers en cours d'examen mais qui ne se concrétiseront pas nécessairement à court terme", a dit Gérard Amiel lors d'une conférence de presse, observant que l'intégration de Panhard dans RTD devrait prendre deux ans.

 

Il a cependant précisé que la vocation du groupe n'était pas de fabriquer de l'armement, un domaine "extrêmement spécifique" réservé aux spécialistes, et qu'il préférait rester sur son coeur de métier, la construction de véhicules.

 

Un rapprochement avec Nexter ne pourrait se faire qu'à condition de la revente à terme de son activité de munitions, a précisé Gérard Amiel à des journalistes, rappelant que des discussions avaient achoppé l'an dernier précisément sur ce point.

 

Le gouvernement précédent avait envisagé l'apport de la division de munitions de Thales à celle de Nexter en échange d'une montée de l'équipementier dans le capital du constructeur du char Leclerc à hauteur de 10 à 25%. Mais ce projet est gelé depuis l'élection présidentielle.

 

Gérard Amiel a également dit à des journalistes avoir des "échanges" avec le finlandais Patria, une alternative à Nexter pour un scénario de rapprochement.

 

RTD et Nexter coopèrent depuis un an sur le programme de véhicule blindé multirôle (VBMR) destiné à remplacer l'actuel véhicule de l'avant blindé (VAB) dans l'armée française.

 

Gérard Amiel a dit ne pas s'attendre à un appel d'offres sur ce programme d'ici le dernier trimestre 2013, soit avec deux ans de retard sur le calendrier initial.

 

Le gouvernement aura d'ici-là publié début 2013 le Livre blanc de la défense, base de la loi de programmation militaire qui fixera les lignes directrices des grands programmes pour la période 2014-2019.

 

(avec Reuters, Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:55

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/2012-10-29-village-afghan-29.jpg

e village afghan en travaux (crédit 1er RCA)

 

15.11.2012 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Sur le camp de Canjuers, les infrastructures directement liées à l’entrainement au théâtre afghan occupent trois sites : une FOB reconstituée, un « village afghan » et une reconstitution de compounds du même tonneau… Si la FOB est déjà terminée et régulièrement utilisée par le Détachement d’Assistance Opérationnelle, qu’en est-il du village, encore en travaux, et qui ne sera pas achevé de sitôt ?

 

En août 2011, les travaux sur le village avaient été interrompus brutalement. Un engin de débroussaillage avait fait exploser une munition ancienne dans une zone a priori non polluée. Les travaux ont repris en mai dernier.

 

Ce qui est appelé « village afghan » est en fait un ensemble de conteneurs habillés de bois, reproduisant des maisons, entourés de murs en pierres. L’ensemble permet de travailler la fouille opérationnelle pour le génie, et d’une manière générale certains aspects du combat urbain à la sauce afghane. Mais, précise-t-on à Canjuers, le village est « afghan » aujourd’hui mais il pourra changer de nationalité au gré des opex… Le village ne compte pour l’heure que quatre « maisons » et l’objectif est d’en avoir une dizaine au total. Les travaux progressent lentement car ils se font avec de la main d’œuvre militaire, au gré de la disponibilité des régiments du Génie qui en profitent au passage pour former leurs jeunes recrues. Le chantier du village n’est donc pas terminé stricto sensu, mais il est déjà largement utilisé dans son état actuel. On précise même à Canjuers que des maisons restant inachevées reflètent parfaitement la situation existante dans certains pays…

 

Les « compounds », simulés par des palissades permettent quant à eux de travailler le déplacement dans les bâtiments et dans des ruelles étroites. Leur installation sera améliorée à l’avenir avec le creusement de canaux d’irrigation pour permettre à l’infanterie de travailler les techniques de franchissements.

 

Le retrait d’Afghanistan est loin de signifier l’abandon de ces infrastructures, bien au contraire. D’abord parce que des troupes françaises seront toujours présentes après le 31 décembre au Royaume de l’insolence (et de la poussière) : batlog, détachements Epidote, détachements de protection du camp de Warehouse et de l’aéroport de Kaboul… Ensuite parce que ces installations sont maintenant très demandées par l’ensemble des régiments et des écoles. Les trois sites « afghans » sont ainsi réservés à 100% jusqu’à la fin mars et les créneaux partent vite pour les mois suivants… D’autant qu’après le retrait d’Afghanistan, le temps consacré aux entrainements en métropole devrait logiquement augmenter…

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:50

thales-logo-lg

 

Nov. 15, 2012 - by PIERRE TRAN  Defense News

 

PARIS — Among the names being considered as a possible successor to Luc Vigneron as chief executive of defense electronics group Thales is Luc-François Salvador, a cybersecurity specialist, two sources said.

 

Salvador is chief executive of Sogeti, a subsidiary of the Cap Gemini IT services group, and is in charge of relations with the Defense Ministry. He also sits on the executive committee of the parent company.

 

Part of the job description for the Thales CEO is to play a key role in the consolidation of the defense industry.

 

Sogeti and Thales Communications & Security are corporate sponsors of a new chair in cyber defense and cybersecurity at France’s Saint-Cyr Coëtquidan military college. Daniel Ventre from the Centre National de Recherche Scientifique was appointed to the cyber defense chair and gave the inaugural lecture Nov. 13 at the Ecole Militaire staff college.

 

In other expected job moves, Charles Edelstenne’s mandate as CEO of Dassault Aviation ends Jan. 8 as he reaches statutory retirement age.

 

Dassault owns 26 percent of Thales and is the industrial shareholder. The French government owns 27 percent of Thales.

 

Dassault and the government, as leading shareholders, must agree on the successor to Vigneron, who is being forced out.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 08:20

EPE source LdDef

 

15/11/2012 Par Pierre Prier - lefigaro.fr

 

Les armateurs français protestent contre l'interdiction d'embarquer des gardes privés à bord des bateaux battant pavillon tricolore. Une exception en Europe.

 

Les armateurs français, et les gens de la mer en général, poussent un «coup de gueule» retentissant. Ils accusent les autorités françaises de les laisser démunis face aux pirates somaliens, en leur interdisant d'embarquer des gardes privés armés. Les armateurs menacent, si rien n'est fait, de faire passer leur flotte sous pavillon étranger. «Ce qui se passe est incompréhensible», tonne Francis Vallat, le plus virulent des invités d'un colloque de haut niveau* organisé mardi à Paris, à l'École militaire.

 

Pour Francis Vallat, ancien armateur, président du «Cluster maritime français» qui regroupe tous les métiers maritimes, les autorités françaises devraient «autoriser immédiatement l'embarquement de gardes armés». Or, dit-il, «on traîne d'études en rapports parlementaires, et rien n'est fait.»

 

Pour se faire entendre, Vallat révèle qu'«en réalité, des bateaux battant pavillon français utilisent des équipes de sociétés privés en toute illégalité. Le gouvernement est au courant et ferme les yeux. Le jour où il y aura des morts, on sera dans une situation juridique catastrophique.»

 

Éric Banel, délégué général d'Armateurs de France, avertit: «Nos adhérents pourraient prochainement se dire: pourquoi garder le pavillon français?» Selon lui, les armateurs pourraient être tentés de faire passer leurs bateaux sous pavillon de pays européens, la France étant le seul État d'Europe, avec les Pays-Bas, à interdire la présence de gardes privés.

 

35 attaques de pirates en 2012 et cinq bateaux capturés

 

L'ambassadrice Jocelyne Caballero, chargée du dossier de la piraterie au Quai d'Orsay, rappelle la position officielle: «Il faut prendre garde dans ce domaine, aux transferts du public vers le privé.» À l'heure actuelle, la règle est simple: les seuls gardes armés autorisés sur les navires de commerce sont ceux de l'armée française. Cette dernière fait un gros effort, reconnaissent les armateurs, «mais entre un tiers et un quart de nos demandes ne sont pas satisfaites» faute d'effectifs ou parce que les cargos décident au dernier moment de leurs trajets. Le nombre d'attaques diminue, selon la Force européenne navale chargée de la lutte contre la piraterie dans l'océan Indien: 35 depuis le début de 2012, contre 176 en 2011, et cinq bateaux capturés, contre 25 en 2011. Mais la fin proche de la mousson va relancer comme chaque année l'activité des pirates.

 

Pour les participants du colloque, la piraterie ne va pas disparaître. La présence de gardes armés, qui se généralise, apparaît aujourd'hui comme la panacée. Aucune attaque contre un navire défendu n'a réussi jusqu'à présent. La France reste pourtant hostile aux privés. Non seulement elle les interdit sur les navires battant pavillon tricolore, mais elle refuse également de délivrer des licences aux sociétés de protection privées françaises, souvent fondées par d'ex-militaires de haut niveau, anciens du GIGN ou des commandos de la marine. Ceux qui veulent travailler doivent s'enregistrer à Madagascar ou à Djibouti. Résultat, s'irrite Francis Vallat, «ce marché, en pleine expansion, est monopolisé par les sociétés étrangères, surtout britanniques».

 

* Organisé par l'association régionale Île-de-France des auditeurs de l'Institut des Hautes études de la Défense Nationale (IHEDN).

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:10
Scorpene photo DCNS

Scorpene photo DCNS

 

15/11/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que la Pologne se dirigeait vers une procédure de gré à gré avec l'Allemagne pour l'acquisition de deux sous-marins, elle devrait finalement lancer un appel d'offres international. Le groupe naval tricolore DCNS pourrait y participer.

 

La visite du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, à Varsovie le 5 octobre dernier, pourrait bien avoir servi les intérêts du groupe naval DCNS. Alors que la Pologne s'apprêtait à réaliser rapidement une procédure de gré à gré avec l'Allemagne pour l'acquisition de deux sous-marins U-214 du chantier naval allemand HDW, elle reviendrait finalement à son option initiale de lancer un appel d'offres international en bonne et due forme. "On peut raisonnablement penser que cette affaire se transforme en appel d'offres", confirme-t-on à "latribune.fr". Car avant le passage de Jean-Yves Le Drian, les dés polonais semblaient être pipés pour DCNS alors que la Pologne avait lancé il y a deux ans environ une demande d'information (RFI) portant sur l'achat de deux sous-marins. Le ministre pourra même faire une piqûre de rappel ce jeudi avec la présence à Paris des ministres des Affaires étrangères et de la Défense polonais dans le cadre de la rencontre Weimar Plus (France, Allemagne, Pologne, Italie et Espagne) organisée par la France en vue de de relancer l'Europe de la défense.

 

La France propose deux Scorpène

 

Dans le cadre du RFI, Paris proposait la livraison deux sous-marins Scorpène fabriqués par DCNS pour 950 millions d'euros ainsi que des investissements dans les chantiers navals publics polonais aujourd'hui en faillite. Ce que les Polonais ne demandaient même pas aux Allemands. "Nous demandons simplement une compétition équitable dans le cadre d'un appel d'offres raisonnable, expliquait-on à Paris avant le passage de Jean-Yves Le Drian à Varsovie. Nous souhaitons simplement concourir et pourquoi pas briser le tropisme allemand de l'armée polonaise, en particulier de la marine". Pour apaiser les réticences de Paris, Varsovie promettait vaguement de favoriser les Français dans une acquisition de patrouilleurs hauturiers... vers 2020.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:07

http://www.meretmarine.com/sites/default/files/styles/mem_500/public/new_objets_drupal/vn1.jpg

 

15.11.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Lue dans le Figaro cette déclaration de Francis Vallat, le président du Cluster maritime français qui regroupe tous les métiers maritimes (cliquer ici pour lire l'article).

 

de "proposer aux armateurs une offre complète, non létale, dont l'efficacité leur permettrait de se passer d'hommes armés à bord" (cliquer ici pour lire l'article).

 

 

Des privés sur des bateaux pavillon tricolore? Oui, Francis Vallat a raison. Quelques navires battant pavillon français ont bien embarqué des EPE privées (le patron d'une des principales sociétés de sécurité françaises m'a confirmé qu'une de ses équipes avait effectué une telle mission). Et, le président du Cluster a encore raison, les autorités françaises sont effectivement au courant. Alors...? Alors que les Britanniques et les Indiens contrôlent désormais la quasi totalité du marché de la protection embarquée, la France poursuit sa réflexion.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:23

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/121115-le-cema-au-seminaire-des-20-ans-du-cos/le-cema-au-seminaire-des-20-ans-du-cos/2068642-1-fre-FR/le-cema-au-seminaire-des-20-ans-du-cos.jpg

L'amiral Edouard Guillaud prononçant le

discours de clôture du séminaire

 

15/11/2012 Sources : EMA

 

Le 7 novembre 2012, à l’occasion du 20e anniversaire de sa création, le commandement des opérations spéciales a organisé un séminaire sur ses propres perspectives d'avenir au regard des 20 années écoulées.

 

Organisé par le commandement des opérations spéciales (COS) à l’occasion des 20 ans de sa création, ce séminaire avait pour objectif de réfléchir collectivement aux perspectives des opérations spéciales en France à la lumière des 2 décennies écoulées

 

Il a réuni autour de trois tables rondes près de 200 participants militaires français et étrangers, dont l’amiral William H. McRaven, commandant des opérations spéciales américaines, ainsi qu’une délégation du commandement des opérations spéciales britanniques, mais aussi des personnalités civiles, issues du monde politique, universitaire, économique, des industries, des médias ou encore de la magistrature

 

Les réflexions avaient pour thème : « le contexte géostratégique », posant la question du périmètre d’action et d’emploi pour les forces spéciales, « la prise en compte de ce contexte » à travers des questionnements sur les forces et faiblesses des approches françaises et alliées  et sur les coopérations indispensables et enfin, « l’optimisation de la capacité » en définissant les nouveaux types de partenariats

 

Après une allocution d’ouverture du ministre de la défense, et avant de lancer les débats, le général Christophe Gomart, commandant des opérations spéciales, a rappelé en préambule ce qu’était le COS : un outil militaire stratégique offrant une véritable liberté d’action aux décideurs militaires et politiques car « placé, dès sa création, dans la main du chef d’état-major des armées ». Mais aussi une communauté d’hommes et de femmes qui s’entrainent avec rigueur « pour tendre vers le geste parfait ». Et enfin une capacité d’anticipation et de planification et un dispositif prêt à l’action, en combinaison avec les forces conventionnelles.

 

Le COS s’inscrit ainsi dans une cohérence opérationnelle d’ensemble, comme l’a rappelé l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées, dans son discours de clôture.

Reprenant les points clé issus des réflexions de cette journée, le CEMA a terminé son propos par plusieurs enjeux d’avenir pour les opérations spéciales : la synergie interservices gage d’efficacité dans le partage du renseignement ; le maintien du statut international des forces spéciales françaises ; mais aussi l’ouverture de l’interopérabilité à de nouveaux partenaires afin d’assurer notamment une bonne préparation à nos forces en cas d’engagement dans des « coalition of the willing » comme en Afghanistan ; et enfin l’entretien de l’excellence capacitaire des forces spéciales.

 

Le commandement des opérations spéciales a été créé le 24 juin 1992, à la suite des enseignements tirés de l’engagement français lors de la première Guerre du Golfe. Il emploie aujourd’hui un vivier opérationnel de 3000 militaires issus des trois armées et dispose de  moyens aéromobiles dédiés. Le commandement des opérations spéciales a mené depuis 20 ans des opérations sur tous les théâtres majeurs dans le monde.

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 19:21

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/divers/121115-le-gsbdd-de-valence-sur-un-exercice-d-evacuation-des-ressortissants/exercice-spahi-vaillant2/2068546-2-fre-FR/exercice-spahi-vaillant.jpg

Arrivée au CRER de population exfiltrée par moyens

aéromobiles.

 

15/11/2012 Sources : EMA

 

Au cours de l’exercice Spahi Vaillant, organisé à Valence du 17 au 19 septembre par le 1er régiment de spahis (1°RS), la base de défense de Valence a engagé plus de 800 personnels et 120 véhicules. L’objectif de cette opération grandeur nature était de tester la capacité des unités à combattre en localité dans un environnement interarmes. Cet exercice a été l’occasion de mettre en avant l’importance rôle joué par le soutien, dans le cadre d’une opération de sécurisation et d’évacuation des ressortissants d’une ville assiégée.

 

Joué au cœur même de Valence dans un environnement interarmes, cet exercice a permis de mettre en œuvre d’importants moyens capacitaires, dont l’hélicoptère NH90 « Caïman » du groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de terre (GAM/STAT), mais également de soutien. Le groupement de soutien de la BdD (GSBdD) de Valence a été particulièrement engagé sur la dimension humanitaire, aux côtés d’autres formations de soutien de la BdD comme l’établissement logistique du commissariat des armées (ELCA).

 

Le GSBdD a notamment monté et armé un centre de regroupement et d’évacuation de ressortissants (CRER) sur l’aérodrome de Valence-Chabeuil, en utilisant les matériels délivrés pour le CRER. Plus d’une cinquantaine de personnel a ensuite été mobilisée dans les différentes cellules du CRER. De nombreux services du GSBdD ont également été impliqués pour assurer les missions de transport, d’accueil, d’enregistrement, d’alimentation et d’hébergement des ressortissants qui, pour l’occasion, étaient joués par les familles du personnel de la BdD.

 

Conformément au scénario, les équipes du GSBdD ont pris en compte près de 100 ressortissants arrivés par bus ou par hélicoptère, dont certains simulaient des comportements ou des blessures caractéristiques de celle d’une population assiégée et harcelée par les milices. A cet occasion, soutenants et soutenus ont pu tester leur capacité à conduire des missions de soutien en situation d’urgence, dans un environnement réaliste.

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