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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 08:00

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

 

18-10-2012 à 20h46 Nouvel Observateur

 

LORIENT (AFP) - Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a confirmé jeudi à Lorient la poursuite du programme des Frégates européennes multimissions (FREMM), "le plus grand programme naval européen", dans un contexte où "l'enjeu maritime est majeur au XXIè siècle".

 

M. Le Drian, accompagné du ministre de l'Economie Pierre Moscovici, assistait à la mise à flot de la Normandie, la deuxième des onze frégates qui seront livrées d'ici 2022 par DCNS à la Marine Nationale, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Le programme FREMM, mené par la France en coopération avec l'Italie, vise à renouveler la flotte des frégates de lutte anti-sous-marine et anti-aérienne de la Marine Nationale. La première de ces frégates furtives, l'Aquitaine, lui sera livrée dans quelques semaines.

 

Pendant sa visite, M. Le Drian a "affirmé la continuité du programme FREMM dans sa durée". "Au terme du programme, la Marine aura ainsi onze frégates performantes permettant d'assurer une partie significative de ses missions", a-t-il dit.

 

"Comme ministre de la Défense, je considère que l'enjeu maritime est majeur au XXIè siècle, que les risques, les menaces et les challenges seront de plus en plus sur mer", a ajouté l'ancien député-maire de Lorient, pour qui "il importe qu'un pays comme le nôtre, qui est une grande puissance maritime, confirme sa présence et sa puissance dans ce secteur".

 

M. Le Drian s'est félicité de la "visibilité à 10 ans" du site de la DCNS, qui emploie à Lorient quelque 2.000 personnes. "C'est une situation très particulière en ce moment en France et en Europe qu'une entreprise et un site industriel aient une telle perspective", a-t-il commenté.

 

M. Moscovici était présent au titre de représentant de l'Etat, actionnaire à 65% de DCNS. Rappelant qu'il était aussi "ministre des entreprises", il s'est lui aussi réjoui de la visibilité à long terme de l'entreprise, "qui a des milliards et des milliards d'euros devant elle".

 

Outre les frégates livrées à la Marine nationale, la DCNS en livrera une, mi 2013, au Maroc.

 

"Quand on a visité ce bateau, on comprend à quel point il y a dans l'industrie française une excellence", a dit M. Moscovici. "Ce pays est un grand pays qui a un ressort industriel extrêmement fort, qui a des capacités d'innover, d'assembler, à produire des bateaux en l'occurence, qui n'ont rien à envier aux autres bateaux qui peuvent être produits en Europe et dans le monde".

 

Interrogé sur de possibles contrats avec l'Arabie Saoudite, le pdg de DCNS, Patrick Boissier, qui a accueilli à Lorient les deux ministres, s'est contenté de répondre que "depuis plusieurs années, l'Arabie Saoudite veut moderniser ses frégates. Nous sommes en discussion avec eux pour ce programme", a-t-il dit.

 

Monsieur Boissier a rappelé que DCNS avait livré à ce pays des frégates il y a "de nombreuses années", citant le nombre de trois frégates et deux pétroliers ravitailleurs.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:55

Missile Aster 30 PAAMS photo Marine Nationale

 

19/10 Par Christine Berkovicius / Correspondante à Orléans- LesEchos.fr

 

Roxel France, fabricant de moteurs pour missiles et roquettes, vient d'inaugurer une nouvelle usine sur son site du Subdray, près de Bourges (Cher). Le groupe, dont le principal client est le missilier MBDA, a investi 7,2 millions d'euros dans le réaménagement et la mise aux normes d'un ancien bâtiment industriel d'EADS. Cette opération est destinée à réorganiser et rationaliser son activité en région Centre. Ces locaux sont en effet dédiés à des opérations d'assemblage final qui étaient auparavant assurées par son usine de La Ferté-Saint-Aubin (Loiret). La nouvelle unité est dotée d'une capacité de production d'environ 120 moteurs pour engins tactiques par mois, dans le cadre des programmes Magic, Mica, Aster, VT1 et Crotale.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:55

FREMM Normandie

 

18 Octobre 2012 Par Marine & Océans

 

Seconde frégate multimissions qui équipera la Marine nationale, la FREMM Normandie sera mise à l'eau ce jeudi 18 octobre à Lorient, en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

 

Les FREMM ce sont des frégates multimissions. Elles mesurent 142 m de long et 20 m de large. Leur vitesse peut dépasser les 27 noeuds (plus de 50km/h).

 

La FREMM est un navire de combat de premier rang. Mise en œuvre par un équipage de 108 marins. Elle est capable d’assurer des missions de défense anti-aérienne, de luttes anti-surface et anti-sous-marine.

 

Pour DCNS, "les FREMM associent les meilleurs équipements disponibles sur le marché aux dernières technologies exclusives de DCNS telles une propulsion hybride à la discrétion améliorée pour la lutte anti-sous-marine".

 

La FREMM Normandie mise à l'eau le 18 octobre à Lorient a été en partie construite à Brest. Elle rejoint la FREMM Aquitaine qui a effectué sa première sortie en mer en avril dernier. La livraison de la FREMM Aquitaine est prévue à la fin de l'année 2012. Celle de la FREMM Normandie en 2014.

 

Avec 12 frégates déjà commandées, DCNS mène le plus grand programme naval en cours en Europe. La marine royale marocaine est le premier client export des FREMM.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:55

article 20541

 

18.10.2012 par Guillaume Belan

 

Près de 90 personnes avaient répondu à l’invitation du cercle Prospective Terre (GICAT) en début de semaine, dont de nombreux parlementaires, pour une soirée aux Invalides consacrée au thème « Penser autrement le programme Scorpion ». Trois intervenants: côté militaire le général Guillet, en charge des programmes à l’état-major de l’armée de terre, un industriel, Jean-François Pellarin de la Société TNS-MARS (Thales, Nexter, Sagem), en charge de définir l’architecture du programme ainsi que pour la DGA, Thierry Perard, de la direction de la stratégie.

 

Une soirée pour faire le point, expliquer l’importance des enjeux du renouveau des capacités du GTIA (Groupement Tactique Inter-Armes). Et constater que le périmètre et la manière de faire sont maintenant bien définis. Scorpion, c’est résoudre la difficile équation entre besoins militaires, visibilité pour les industriels et diminution des crédits. Programme structurant pour l’armée de terre et vital pour l’industrie terrestre, le périmètre budgétaire c’est 500 millions d’euros sur 10 ans s’inscrivant dans le cadre des 1.8 milliard d’euros affecté au programme 146 (Équipement des forces). En plus d’être un programme « modulaire et pas cher » qui accélérera et fluidifiera la manœuvre, c’est aussi 10 000 emplois pour l’industrie française.

 

La phase première, rappelons le, comprend le VBMR (successeur VAB), l’EBRC (successeur des AMX10RC, ERC90 et VAB HOT), la valorisation du char Leclerc, le système d’information scorpion et la simulation. Une première phase qui devait être lancée cette année et qui vient d’être repoussée par les arbitrages du Ministère.

 

A relire pour bien comprendre, notre interview de l’officier de programme Scorpion: partie 1, partie 2 et partie 3.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:50
Proposition pour un schéma directeur des moyens de l'Action de l'Etat en Mer

 

18.10.2012 Le Fauteuil de Colbert

 

C'est par la plume, toujours aussi bien informée, de Michel Cabirol (La Tribune) que l'on apprend deux décisions qui peuvent autant inquiéter que réjouir : le report des programmes BMM (Bâtiment Multi-Missions) et BATSIMAR (BATiment de Souveraineté et d'Intervention MARitime).

 

Des richesses maritimes à préserver

 

La chose est inquiétante car si la France dispose d'un empire maritime de 11 millions de km², il est d'une nature binaire. C'est-à-dire que soit sa valeur est de 0, soit elle vaut 1. Pour être plus illustratif, cela veut dire qu'en ces temps de disette budgétaire :

  • soit nos 11 millions de km² de zones économiques exclusives qui recèlent, avec l'Archipel, des ressources considérables (halieutiques, pétrolières, gazières, du nickel, des terres rares, des énergies renouvelables, etc...) sont sous le contrôle de l'Etat grâce à une surveillance maritime digne de ce nom, et la valeur est de 1.
  • Soit les 11 milllions de km² ne saut pas surveillés. Dans cette optique, les ressources seront encore plus pillées qu'aujourd'hui, les compagnies étrangères ne prendront même plus la peine de demander des permis d'exploitation, les pêcheurs du monde entier viendront pêcher sans la moindre conscience environnementale et l'ensemble sera pillé. 

Une question d'intégrité territoriale

 

La mer n'est pas fondamentalement différente du milieu terrestre sous bien des aspects. Ainsi, il convient de le montrer sous deux angles différents :

  • Que se passerait-il dans les territoires terrestres si on retirait la Gendarmerie ? Imaginait que le territoire ne soit plus encadré par des policiers ou des gendarmes : ne serait-ce pas le début de l'anarchie ? Comment les lois républicaines seraient-elles respectées ? Serait-ce différent en mer ? Ces zones économiques exclusives françaises seraient livrées à la loi du plus fort, et au train où vont les choses, ce ne sera pas celle de la République. Pour dire, dans une pareille situation, bien des choses pourraient arriver. Par exemple, les somaliens se plaignent de rejets toxiques sur leurs côtes.
  • Mais dans un pays où l'on cherche le redémarrage industriel, peut-on se priver de ce que la mer nous offre ? Des ressources sans maître seront exploitées par d'autres. La Guyane devrait produire 200 000 barils de pétrole jour vers 2020.  Wallis et Futuna, archipel français du Pacifique, posséderait des terres rares : ces gisement qui contiennent tout les méteaux précieux dont les industriels de l'électronique ont besoin. Si la production devait être importante, elle permettrait à un pays comme le Japon de contrebalancer un peu les exigences de Pékin qui détient les deux tiers des réserves mondiales de terres rares déclarées...

C'est pourquoi, depuis la fin de la Guerre froide, la France est une "île artificielle" : la paix européenne lui permet, et même l'oblige, à faire le choix de la Mer puisque le continent de menace plus l'intégrité de nos frontières en Europe. Il en va de notre devoir que de protéger l'Archipel France qui, s'il nous permet une couverture mondial et d'être aux portes de l'Asie, où le centre géopolitique du monde a basculé, n'est pas protégé de bien des menaces, contrairement à nos territoires d'Europe. C'est pourquoi la Marine nationale est devenue la première force armée garante de l'intégrité territoriale de la France.

 

Un déficit inquiétant en patrouilleurs


Mais le gouvernement ne peut pas inventer, celui-ci comme le précédent ou le suivant, des ressources budgétaires qui manquent ou une politique de l'Action de l'Etat en Mer qui n'a pas les moyens adéquats depuis plusieurs décennies. Il resterait encore entre 20 et 30 patrouilleurs. Pour 11 millions de km², ce chiffre pourrait se tromper à 5 navires près que le monde n'en serait pas changé !

Le volume quantitatif des moyens affectés à l'Action de l'Etat en Mer est un défi impératif à relever : il faut des coques, cela ne s'invente pas, c'est le seul moyen pour être présent dans nos mers et nos océans.

 

La qualité n'est pas non plus au rendez-vous puisque les seuls patrouilleurs un tant soit peu modernes sont les frégates Floréal et le patrouilleur Adroit (une location). Qu'ont-ils de si moderne ? Ils sont les seuls :

  • à être capable de mettre en œuvre des moyens aéronautiques,
  • et d'être doués d'une grande autonomie, d'une grande endurance à la mer.

Pour patrouiller dans un domaine aussi vaste (qui se compte en millions de km²), il faut des navires endurants. Mais ce n'est pas tout car l'endurance va de paire avec une motorisation adaptée. Elle doit donc être la plus économique possible. Mais cela implique que la vitesse de pointe soit faible. Ce choix de s'auto-limiter, afin d'optimiser la consommation de carburant, et de réduire le coût d'achat (tout nœuds se paie cher en mer), est réalisable dans la mesure où la Marine canadienne a eu l'intelligence d'installer un hélicoptère sur une frégate en 1958. C'était dans la perspective de la lutte anti-sous-marine et l'idée était révolutionnarie car le sous-marin ne pouvait plus échapper depuis au sonar aéroporté ou à la torpille du binôme constitué par la frégate et la voilure tournante.
Mais dans le cadre des missions de l'Action de l'Etat en Mer, l'hélicoptère est capital afin de permettre d'intercepter, grâce à un canon téléopéré ou à des tireurs d'élites, les Go Fast et autres cargos récalcitrants qu'il faudrait aborder de vive force. C'est cela qui dispense la frégate de l'Action de l'Etat en Mer d'avoir une vitesse de pointe.

 

Mais d'autres besoins sont apparus :

  • les frégates Floréal ont été livrés avec des armes de guerre : un canon de 100 mm et des missiles anti-navires Exocet (qui ont acquis une respectabilité mondiale pendant la guerre des Malouines de 1982). Il y a nécessité pour la France de faire respecter son pavillon, en plus de le montrer. Il y a bien des zones de notre archipel ou nos voisins n'oserait pas se frotter à ce pragmatique armement.
  • La capacité à mettre en œuvre des moyens de lutte contre les pollutions maritimes. Si les dernières marées noires ont pu avoir lieu au large des côtes américaines ou européennes, que se passerait-il si elle avait lieu au large de la Réunion ? De la Nouvelle-Calédonie ? Il faudrait combien de temps pour trouver les moyens maritimes nécessaires pour la combattre ? Les moyens MARPOL sont centrés en Europe. La France ne pouvait pas apporter son aide lors de la dernière catastrophe maritime au large de la Nouvelle-Zélande. C'était certainement du au fait que nous n'avons rien là bas pour agir dans un tel cadre, et pourtant les naufrages arrivent (la preuve). 
  • Du choix précédent découle des caractéristiques dimensionanntes pour les futurs patrouilleurs : s'ils doivent mettre en œuvre des moyens de lutte contre les pollutions, ils devront donc avoir une large plage arrière et une grue de manutention. Equipements bien utiles pour des navires appelés à faire de la logistique entre les îles.
  • Une partie des patrouilleurs devra aussi reprendre les missions qui étaient dévolues aux BATRAL (BAtiment de TRAnsport Léger). Ils étaient autant des patrouilleurs que des navires amphibies auxiliaires ou des moyens bien pratiques pour les missions humanitaires. Comme navire amphibie, ils pouvaient s'affranchir d'un port pour pouvoir débarquer hommes et équipements grâce à la capacité de "beacher" (s'échouer sur une plage).

L'état-major de la Marine doit faire face au remplacement de tout les patrouilleurs, et pour ce faire, a concocté trois programmes :

  • les BSAH (Bâtiment de Soutien et d'Assistance Hauturier) qui doivent remplacer les bâtiments de soutien de région et autres remorqueurs de haute mer. Ce sont eux, justement, qui doivent lutter contre les marées noires et autres désastres. Ils seront au nombre de huit navires affrêtés par la Marine nationale au près d'un armateur privé.
  • Les BMM ou B2M (Bâtiment Multi-Missions) qui doivent remplacer les BATRAL. Ils ressembleront plus à des transports de munitions pour effectuer des manœuvres logistiques infra-théâtre (entre nos îles antillaises, par exemple). Mais ils n'auront plus les capacités amphibies de nos aînés. Ils seront trois.
  • Les BATSIMAR (BATiment de Souveraineté et d'Intervention MARitime) qui doivent remplacer le gros des patrouilleurs hautiers, et innover car les deux premiers de la série seront à fond plat afin de patrouiller les fleuves Maroni et Oyapock où se produisent très régulièrement des incidents violents avec les orpailleurs illégaux et les pêcheurs brésiliens. Ils doivent être au nombre de 18 navires.

Au vu des caractéristiques qui sont demandées précédemment, pourquoi existe-t-il trois programmes ?

  • Si tout les futurs patrouilleurs disposent d'une grue et d'une large plage arrière, alors ils pourront mettre en œuvre des moyens anti-pollutions. Mieux, si ceux-ci sont aérotransportables ou suffisamment nombreux pour être pré-positionnés, alors c'est la sécurité maritime nationale, voire mondiale, qui y gagnera.
  • Les futurs patrouilleurs s'annoncent aussi volumineux que les frégates Floréal (2 à 3000 tonnes) et si l'on regarde ce qui s'est fait pour l'Adroit, alors ils auront eux aussi de grands volumes pour transporter des conteneurs. A quoi peuvent bien servir trois navires dont la seule vocation sera la logistique sans être doués d'aucune capacité amphibie ?
  • Ils devront être capable d'opérer des drones aériens et de surface. L'avènement de ces senseurs déportés décuplent en mer les capacités de surveillance d'un navire, ce qui lui permet de couvrir une plus large surface.

L'architecture retenue par l'état-major a ses raisons, ses logiques, aussi bien financières qu'opérationnelles. Mais ces logiques peuvent être mises en doute.

Le patrouilleur générique existe-t-il ?

 

Si l'on regarde plus près ce que propose les industriels, alors on constate que le patrouilleur générique (n'en déplaise à un ancien chef d'état-major de la Marine) existe : c'est l'étude UT-527 de Rolls-Royce Marine :

  • 92,4 mètres de longueur pour une largeur de 18 mètres et 1800 tonnes de déplacement. Son autonomie est de 16 000 nautiques à 16 nœuds et sa vitesse maximale est de 20 nœuds. Le navire dispose d'une plateforme pour hélicoptère lourd (de la classe des 10 tonnes). Tout comme il a une rampe arrière pour la mise en œuvre d'embarcations. Le navire possède également un treuil de remorquage de 130 tonnes au point fixe (contre 160 tonnes pour l'Abeille Bourbon). Le navire est mis en œuvre par un équipage de 12 hommes. Il peut embarquer un SGTIA de 320 hommes ou bien un élément de gendarmerie (120 hommes, vingt véhicules).

Ce patrouilleur fait tout ce qui peut être demandé aux navires des programmes BSAH, BMM et BATSIMAR. Son seul défaut est l'absence d'un hangar pour hélicoptère et l'absence d'un radier, en bonne et due forme, ou d'une capacité à "beacher".

 

Patrouilleur de souveraineté, patrouilleur logistique

 

A dire vrai, il vaudrait peut être mieux miser sur deux navires de l'Action de l'Etat en Mer car il sera difficile d'allier toutes les caractéristiques sur un seul navire. C'est comme si l'on souhaitait réaliser la frégate unique : même en se donnant les moyens, elle sera bonne en tout, excellente en rien  -ou bien ce serait possible au prix d'un coup unitaire exhorbitant et un nombre de coque réduit : l'économie du projet est-ele la bonne ?

Pour l'Action de l'Etat en Mer, il convient peut être d'imaginer deux patrouilleurs avec chacun un domaine de spécialité :

  • un patrouilleur dédié aux missions de souveraineté et à la patrouille hauturière. A cette fin, il recevra les armes nécessaires pour dissuader tout adversaire de contester notre souveraineté en tout point de notre archipel. Si jamais il était dépassé, alors il faudrait s'attendre à voir réagir l'échelon supérieur : le groupe aéronaval.
  • Un patrouilleur spécialsé dans les missions logistiques et servant lui aussi de patrouilleur. Il excellerait dans les missions de transport et de soutien d'un SGTIA, de missions de dépollutions et de soutien logisitques aux îles isolés de l'archipel.

L'avantage d'une telle répartition est de faire tout ce qui est demandé aux trois programmes précédents. Ceux-ci prévoyaient 29 unités :

  • ce ne serait pas de trop pour avoir un ou deux patrouilleurs logisitques dans chaque grande zone (Antilles, Réunion, façade Atlantique, Méditerranée et Nouvelle-Calédonie/Polynésie). Cela nécessiterait entre 8 et 10 unités selon les arbitrages.
  • Les patrouilleurs de souveraineté devraient être dispersés de la même manière.

Le budget devra aussi tenir compte des nécessaires équipements de cohérences : hélicoptères légers (programme HC4), drones aériens, embarcations semi-rigide, drones de surface, moyens de lutte contre les mines, sonar remorqué (concept de l'OPV ASM : pas inutile alors que les sous-marins prolifèrent), pièce d'artillerie navale, missiles anti-navires, artillerie légère téléopérée, moyens anti-aériens, etc...

 

Le groupe amphibie auxiliaire

 

Enfin, il faudrait prévoir de pouvoir utiliser les deux types de patrouilleurs combinés car, ensemble, ils pourraient former un pion d'action aéroamphibie auxiliaire. Ainsi, les deux navires pourraient déployer un SGTIA pour les missions de basse intensité : l'un se servirait de ses capacités amphibies quand l'autre pourrait faire le coup de force sur une côle mal défendue. Ensemble, ils pourraient mettre en œuvre plusieurs voilures tournantes et drones pour appuyer leur action.

 

Cette capacité inédite permettrait de faire la jonction entre l'Action de l'Etat en Mer et les missions plus traditionnelles de la Marine nationale, marine de Guerre. Cela préserverait dans chaque zone de l'Archipel France une capacité minimale d'intervention contre tout coup de force audacieux. Après tout, il manquait simplement une telle capacité aux anglais quand les Malouines furent envahi par les Argentins. Chose qui ne serait peut être pas arrivé s'il y avait eu un patrouilleur de souveraineté anglais dans les parages.

 

Un format difficilement contournable

 

Ce sont là les capacités que l'on peut souhaiter pour les 30 prochaines années. Il sera bien difficile de trouver le moyen de faire mieux ou aussi bien avec moins de coques. La République est une et indivisible, donc, en l'état actuel des choses, il faudra bien que la Marine puisse assumer les missions qui lui incombent pour protéger le territoire national. Et si l'on ambitionne de tirer parti des richesses qui nous sont octroyées par la convention de Montego Bay de 1982, grâce aux zones économiques exclusives, alors il faudra être présent sur mer.

 

Des solutions paliatives pour "faire la soudure"

 

En attendant que le budget de la Défense se lance enfin dans la construction de ce nécessaire édifice, il existe peut être des solutions pour préparer l'avenir sans le sacrifier avec des programmes conçu beaucoup trop justement pour durer dans le temps.

 

http://www.malango-actualite.fr/photos/20121015-2011_02_17_thonier_breton_aux_seychell.jpg© Inconnu. Un thonier.

 

La première solution éventuelle consisterait à avoir recours à la flotte de pêche française et à ses marins-pêcheurs. Ce n'est pas une nouveauté puisque les chalutiers français ont d'ores et déjà servi comme patrouilleurs auxiliaires pendant les deux confits mondiaux, notamment pour la lutte anti-sous-marine.

 

Après tout, la Marine a bien sous son pavillon des navires de pêche (Albatross et Mali) qui ont été soit racheté, soit confisqué à de indéliquats pêcheurs étrangers.

 

Cela pourrait aussi constituer une bouée de sauvetage pour la flotte de pêche française qui navigue entre les aides de Bruxelles pour réduire ses capacités, les pertes d'emplois qui en découlent, des quotas qui sont trop peu pour nourir tout les navires, et donc des campagnes de pêche qui sont trop courtes.

 

Il s'agirait pour la Marine de louer des navires et des équipages pour combler ponctuellement des besoins capacitaires dans certaines zones. La Marine nationale, en coordination avec le comité directeur de la fonction garde-côtes, passerait contrat au près de certains patrons pêcheurs et armateurs pour louer navires et équipages afin de mener des missions bien précises. Pourquoi ne pas imaginer de les verser dans la réserve ?

 

Il n'y aurait pas de grandes modifications à réaliser sur ces navires qui seraient voués à des missions de contrôle des pêches et de lutte anti-pollution. S'ils ne seront pas apte à mettre en œuvre des hélicoptères (mais pourquoi pas des drones moyennant une petite plateforme ?), ils seront bien assez utiles pour ces missions, et pour le reste, il restera les navires de la Marine. Par ailleurs, les thoniers ont un tel potentiel que l'un d'eux a été transformé pour les besoins du site de la DGA des Landes, en remplacement de l'Aquitaine Explorer.

 

Le gain politique n'est pas à négliger car une flotte de pêche employée d'une telle manière pourrait plus facilement respecter les normes européennes et permettre de prendre ses rivales en défaut... et ainsi préserver les stock halieutiques.

 

http://www.meretmarine.com/objets/500/1944.jpgPatrouiller Thémis des Affaires Maritimes.

 

La seconde solution est une réforme latente que la création de la fonction garde-côtes a pu annoncer pour certain : la mainmise par la Marine sur toutes les embarcations de l'Action de l'Etat en Mer. Il serait grand temps qu'un schéma directeur, à l'échelle de l'Archipel France, soit créé afin de coordonner l'Action de l'Etat en Mer depuis les vedettes côtières jusqu'aux patrouilleurs de haute mer !

 

Chacune des administrations -Affaires maritimes, Gendarmerie maritime, DGA et Douanes- à ses vedettes et ses patrouilleurs. En contemplant l'état de cette flotte d'auxiliaires (grâce à Net-Marine), il est tout aussi de se demander si :

  • les vedettes de servitude ne font pas doublon avec d'autres vedettes qui ne sont pas "de servitudes".
  • Il y a tellement de pousseurs et de remorqueurs alors qu'il y a de moins en moins de navires : ne faudrait-il pas moins de remorqueurs, mais que certains d'entre-eux soient plus gros pour effectuer des missions en dehors des ports, comme de l'assistance aux exercices ?
  • De même qu'il y a bien des navires de soutien des plongeurs-démineurs : ne pourrait-on pas utiliser des patrouilleurs ou de grands remorqueurs dans certains cas ?
  • Que dire qu'il puisse exister autant de bâtiment écoles alors qu'il y a de moins en moins d'élèves.

N'y aurait-il que la flotte d'auxiliaires pour échapper aux logiques de la rationalisation et de la polyvalence des plateformes ?

 

L'idée serait de rationaliser autour d'une structure de forces simple, mais efficace :

  • un patrouilleur côtier apte à patrouilleur jusqu'aux limites de la zone économique exclusive depuis la côte (bande des 200 miles nautiques),
  • qui serait capable d'opérer des drones aériens et de surface,
  • et aussi d'embarquer ponctuellement des vedettes côtières afin de remplacer l'hélicoptère qui ne serait pas embarqué à bord.
  • Ce dernier, si besoin était, pourrait venir de la terre.

Ce patrouilleur pourrait servir à toutes les missions de l'Action de l'Etat en Mer qui ne dépasseraient pas l'horizon des côtes. Il pourrait même servir de navire-écoles, et les élèves se familiarisrait avec des outils (drones, hélicoptères, embarcation rapide embarquée) qu'ils connaîtront durant toute leur future carrière.

En allant plus loin, s'il y avait suffisamment de patrouilleur côtier, alors il serait imaginable qu'ils servent, eux-aussi, d'autres missions qui soulagerait les unités hauturières de la Marine nationale :

  • par exemple, si la Marine continue à s'orienter dans le cadre du SLAMF (Système de Lutte Anti-Mines Futur) sur un programme à six vecteurs, alors il restera bien moins de navires que les actuels 13 chasseurs de mines triparties. Il ne serait pas inutile d'imaginer qu'un patrouilleur côtier puisse embarquer une équipe de plongeur-démineurs et ses matériels. Même schéma de pensée pour les patrouilleurs hauturiers : cela permettrait de déployer une capacité anti-mines mondiale et résiduelle.
  • Autre exemple, ces patrouilleurs côtièrs, ou les remorqueurs côtièrs d'assitance, pourraient aussi servir à remorqué des sonars, notamment au service de la FOST, dans l'optique du remplacement des BRS (Bâtiment de Remorquage de Sonar) et de la diminution du nombre de chasseurs de mines (SLAMF).
  • Que dire de ces futurs patrouilleurs s'ils pouvaient se charger des missions anti-pollution maritime, et ainsi soulager en partie les patrouilleurs hauturiers ?
  • Ne faudrait-il pas envisager que le systèmes de forces proposait, le patrouilleur côtier, ait un rayon d'action suffisant pour pratiquer la diplomatie navale en effectuant un certain nombre d'escales chaque année dans des ports étrangers ? L'influence de la France en serait autant augmentée partout dans le monde.

 

L'intérêt du schéma-directeur établi par le comité directeur de la fonction garde-côtes serait de rationnaliser le dispositif, mais aussi de l'étendre, dans la mesure du raisonnable :

  • si le système de forces ainsi proposée permet de travailler sereinement et ponctuellement dans la bande des 200 miles nautiques avec des outils (marsupialisation) améliorés,
  • alors le besoin en patrouilleurs hautirers (de souveraineté et logistique) sera bien moindre qu'avant dans certaines zones. Ainsi, ces navires hautueris pourront être déployés dans les zones les plus éloignés, les plus isolés où leurs capacités sont indispensables.

L'administration serait même plus que prête pour régler les éventuelles difficultés découlant d'une telle rationalisation puisque l'autorité unique de l'Etat en mer, c'est le préfet maritime. L'organe qui coordone les programmes de matériels intéressant l'Action de l'Etat en Mer, c'est le comité directeur de la fonction garde-côtes.

 

Il serait même intéressant que les différentes administrations gardent leurs équipages car, dans le cas où les élèves de la Marine embarqueraient à bord du système de forces proposé, alors ils pourraient découvrir différentes cultures maritimes et différentes manières d'aborder la mère. Ce ne serait pas de trop. C'est actuellement l'esprit de la formation des officiers de la Marine de l'administration des Affaires maritimes qui embarquent ainsi comme officier chef de quart sur un navire de la Marine nationale, un navire de la marine marchande et un navire de pêche.

 

L'actuel gouvernement ne peut être qu'inciter à construire une flotte, et ses différentes branches, sur le long terme : toute l'histoire navale montre que les flottes savamment étudiées sont les moins coûteuses à mettre en œuvre, mais aussi les plus efficaces. En ce qui concerne les patrouilleurs, il faut impérativement mieux penser l'articulation entre la côte et la haute mer afin de lisser les besoins d'un boût à l'autre de la chaîne. Le schéma directeur qu'il faudrait que le gouvernement établisse pourrait être soutenu par le recours aux navires et équipages de la flotte de pêche française, ce qui permettrait de combler les pertes capacitaires qui apparaîtrait le temps de la transformation.

 

Enfin, il convient de relever que plus les moyens affectés à la fonction garde-côtes, à l'Action de l'Etat en Mer, seront nombreux et cohérent entre eux, plus les forces de haute mer de la Marine nationale (groupe aéronaval, forces sous-marines, groupe de guerre des des mines, groupe amphibie, etc...) seront libérés de missions pour lesquelles ils sont en situation de surcapacités !

 

Il est donc urgent d'attendre, de réfléchir à ce que l'on peut faire avec ce que l'on a, avant de se projeter dans l'avenir par un grand plan d'ensemble qui permettra une manœuvre aisée d'un bout à l'autre de l'action maritime et navale de la France.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:50

VN Partisan – photo Marine Nationale

 

18 octobre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Cela fait un an et demi que la Marine nationale utilise, à partir de Brest et Toulon, deux navires civils adaptés aux besoins d’entrainement de ses différentes unités. Il s’agit du VN Rebel, en Méditerranée, et du VN Partisan, en Atlantique. De passage à Brest, nous avons pu nous rendre à bord de ce dernier et mesurer l’étendue des évolutions qu’a connues ce bateau depuis qu’il est au service des militaires, tout en prenant connaissance de l’incroyable diversité de missions qui lui sont confiées.

Référence :Mer & marine
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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/les-organismes-interarmees/121018-tigre-2-entrainement-au-pose-d-assaut-des-operations-speciales/entrainement-au-pose-d-assaut-des-operations-speciales-1/2038197-1-fre-FR/entrainement-au-pose-d-assaut-des-operations-speciales-1.jpg

 

18/10/2012 Sources : EMA

 

Depuis le 1er octobre, les forces spéciales françaises s’entraînent avec leurs homologues saoudiens en Corse. Une occasion de partager des savoir-faire comme celui du poser d’assaut sous jumelles de vision nocturne (JVN).

 

Nous sommes dans la nuit du 10 au 11 octobre sur la base aérienne 126, à Solenzara. Par une nuit de niveau 5, c'est-à-dire du niveau d’obscurité maximal, une équipe de forces spéciales a pour mission de baliser et sécuriser la piste d’atterrissage sur laquelle viendra se poser un avion de transport et d’assaut (ATA) de type C130 Hercules. Equipés de JVN, les « marqueurs » se sont positionnés dans l’obscurité le long de la piste et ont disposé leurs lampes bas niveau lumière (BNL) visibles uniquement avec les JVN. A l’heure prévue dans l’ordre d’opération et sans contact radio, les lampes sont commutées et indiquent le gabarit dans lequel l’équipage devra atterrir, manœuvrer au sol, procéder à l’infiltration puis décoller.

 

Le ronronnement de l’Hercules se fait de plus en plus proche. Le chef de groupe ordonne l’allumage des kits d’éclairage. Les points lumineux apparaissent alors dans les JVN du pilote. Quelques dizaines de secondes plus tard, une ombre se dessine dans la nuit. Le C130 se pose en début de zone, toujours dans la plus grande obscurité.

L’ensemble des unités du commandement des opérations spéciales possède la qualification au PAOS qu’il soit au profit des avions de transport et d’assaut ou des hélicoptères.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/les-organismes-interarmees/121018-tigre-2-entrainement-au-pose-d-assaut-des-operations-speciales/entrainement-au-pose-d-assaut-des-operations-speciales-3/2038207-2-fre-FR/entrainement-au-pose-d-assaut-des-operations-speciales-3.jpg

 

Le niveau de compétence technique (des marqueurs au sol et des navigants) ainsi que la confiance dans le travail des autres équipes impliquées font des PAOS des opérations se situant dans le très haut du spectre aéroterrestre.

 

Ces manœuvres nécessitent que les procédures soient maintes fois répétées et que les entraînements soient sans cesse renouvelés.

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 07:35
Optique – La plus petite caméra infrarouge cryogénique du monde

 

18.10.2012 ONERA

 

Sans attendre la fin de sa thèse à l'Onera, Florence de la Barrière – docteur et prix de thèse ONERA 2012 - a achevé la réalisation d'une caméra extrêmement compacte adaptée à une fabrication industrielle.  

 

La caméra sur puce infrarouge développée dans le cadre d’une thèse à l’ONERA par Florence de la Barrière  est en rupture technologique avec les systèmes infrarouge existants : le système optique complet est intégré sur le détecteur infrarouge cryogénique lui-même. La caméra, extrêmement compacte (longueur totale 4 mm), dotée d’un très grand champ d’observation (égal à 120°), est adaptée à une éventuelle fabrication industrielle à l’échelle du wafer.

 

L’objectif est la réalisation d’une caméra infrarouge haute performance ultra-compacte pour des applications de surveillance ou d’aide au pilotage. La compacité permettra de diffuser une capacité d’observation infrarouge vers des systèmes à faible capacité d’emport comme les drones ou les véhicules légers.

 

Florence de la Barrière a reçu le prix des doctorants Onera pour ces travaux, menés avec le Cea Leti et financés dans le cadre d’un programme d’étude amont de la DGA. La revue internationale Applied Optics a également retenu la caméra pour faire sa couverture du numéro du 10 mars 2012, à l’occasion de la publication des travaux

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 17:00

dassault logo

 

18 octobre 2012, USINE NOUVELLE

 

Dassault Aviation a fait état d'un chiffre d'affaires en repli de 21 % au troisième trimestre, mais d'une hausse de 22 % de ses ventes sur les neuf premiers mois de l'année.

 

La branche aviation du Groupe industriel Marcel Dassault a indiqué ce 18 octobre dans un communiqué avoir enregistré un chiffre d'affaires de 592 millions d'euros au troisième trimestre 2012, contre 749 millions un an plus tôt.

 

Malgré un repli de son CA de 21 % au troisième trimestre, Dassault Aviation ur les neuf premiers mois de l'année, ses ventes atteignent 2,5 milliards d'euros, en hausse de 22 %.

 

Le groupe indique aussi prévoir cette année la livraison d'environ 65 exemplaires de son avions d'affaires Falcon, et de 11 chasseurs multirôles Rafale. Il a dit s'attendre pour cette année à des revenus supérieurs à ceux de 2011.

 

Laurent Dassault, vice-président du groupe industriel Marcel Dassault, s’est récemment dit en faveur de la création d’une entité "France Aérospace", qui pourrait regrouper Dassault Aviation, Thales, Safran et Zodiac.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:55

IRSEM

 

18/10/2012 IRSEM

 

L’IRSEM présente :

- trois collections d'ouvrage, les Cahiers de l’IRSEM, les Etudes de l’IRSEM, les Paris Papers
- une revue scientifique de référence, les Champs de Mars
- une lettre d'information mensuelle et les Fiches de l'IRSEM.
 
Toutes les publications sont téléchargeables sur ce site. L'Institut met aussi à disposition des éléments et matériaux d'études, avec les publications du Laboratoire.

 

CouvEtude11

Les Etudes de l'Irsem

 

Sous format « livre », l’IRSEM publie dans cette collection ses recherches stratégiques principales.

 

Couv_Cahier_2

Les Cahiers de l'IRSEM

 

Les Cahiers de l'IRSEM présentent, de façon synthétique, les travaux de recherches conduits par les domaines d'études de l'IRSEM.

 

CouvPP1

Paris Papers

 

Les Paris Papers proposent, en anglais, des recherches originales afin de nourrir le débat scientifique à l'échelle internationale.

 

Couv_Fiche_Or

Les Fiches de l'Irsem

 

Etats de l’art ou points de situation sur des sujets d’actualités, ces notes de quelques pages ne sont disponibles que par consultation et téléchargement depuis notre site.

 

CouvChampsMars23

Les Champs de Mars

 

Revue scientifique à comité de lecture, les Champs de Mars sont publiés et diffusés par la Documentation française.

 

Logo Lettre-4-2012

La Lettre de l'IRSEM

 

La Lettre de l'IRSEM est notre lettre d'information. Chaque mois, chercheurs résidents et invités y présentent un dossier stratégique, des chroniques et points d'actualité.

 

LogoLabo

Le Laboratoire de l'Irsem

 

Le Laboratoire de l'IRSEM propose de nouveaux concepts et des matériaux utiles à la recherche : rapports, analyses, aide-mémoire et compte-rendus.

 

IRSEM-LOGOTYPE-A

Bibliothèque stratégique

 

La Bibliothèque stratégique propose, des notes de lecture d'ouvrages de référence, des notes de veille en politique étrangère américaine, "Espace" et Cyber"

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/la-formation-des-specialistes/2035832-1-fre-FR/la-formation-des-specialistes.jpg

 

18/10/2012  TIM CNE Barnier - Armée de Terre

 

La formation a été revue et adaptée. La création du nouveau Pôle Interarmées de traitement du danger des munitions et des explosifs (PIAM) en 2011, notamment de son centre de formation a d’ailleurs découlé de ce changement. La formation à la lutte contre-IED (C IED) ne se limite plus aux spécialistes, tout le monde est concerné. Le personnel projeté des trois armées est sensibilisé à la menace pendant sa mise en condition avant projection sur un théâtre d’opération. Réagir à une attaque ou connaître la règle du 5-25 n’est pas réservé qu’aux sapeurs.

 

Ce genre de formation au niveau de l’armée de Terre est relayé à tous les niveaux : Les référents C-IED dans chaque régiment assurent l’intégration de la menace dans la planification des exercices. Les organismes tels que le CENTAC, le CENZUB et le DAO disposent des structures adaptées à l’entraînement C-IED. Les régiments de l’armée de Terre y bénéficient de parcours d’entraînement ou de zones dédiées avant d’être projetés. Enfin, la formation des spécialistes reflète cette nouvelle façon d’appréhender le C-IED. La destruction et la neutralisation restent centrales, mais ne sont qu’une partie des enseignements. Fouille, déminage, travail d’enquête, les compétences se croisent et se diversifient.

 

 LE CIAM, centre de formation interarmées

 

Le CIAM est un organisme interarmées qui forme tous les spécialistes du ministère de la Défense au traitement du danger des munitions et des explosifs.

 

Pour cela, le Centre est organisé en trois départements.

 

Le premier département forme les spécialistes en déminage. Quand l’armée française intervient sur un théâtre d’opérations comme c’est actuellement le cas en Afghanistan ou au Liban, elle doit faire face aux nombreuses munitions non explosées du champ de bataille, parfois à des champs de mines. Elle doit également lutter contre les engins explosifs improvisés (sortes de bombes artisanales) qui sont mis en place par les insurgés afin de gêner sa liberté de mouvement.

 

Le CIAM forme donc les officiers et les sous-officiers spécialistes en déminage et en « dépollution »du champ de bataille dont certains acquièrent également la compétence pour traiter les engins explosifs improvisés. Enfin, un nombre plus restreint suit une formation sur le traitement des munitions dites « à chargement spécial », c’est-à-dire essentiellement les munitions chimiques.

 

A côté de la formation au déminage, nous avons un département chargé d’instruire des moniteurs et des officiers spécialisés dans la lutte contre les engins explosifs improvisés. Il ne s’agit pas de leur apprendre à neutraliser ces engins mais de leur permettre de faire face sur le terrain à cette menace et connaître les bonnes techniques pour se sortir du guêpier auquel les Forces peuvent être confrontées.

 

Enfin, un troisième département est spécialisé dans l’attaque des réseaux de poseurs d’engins explosifs improvisés. Il s’agit de former des spécialistes en fouille opérationnelle. Leur mission est de trouver les caches d’armes et les caches de munitions avec du matériel de détection très sophistiqué afin que les insurgés ne puissent pas poser des engins explosifs artisanaux contre la Force. Ce département forme également les spécialistes de « l’exploitation des réseaux ». Ces experts rompus aux techniques d’investigation criminelle, recueillent avec précaution sur le terrain tous les indices trouvés d’un engin explosif improvisé afin de les étudier en laboratoire et ainsi, identifier dans la mesure du possible celui qui l’a posé ou celui qui l’a fabriqué.

 

A qui sont-elles destinées ?

 

Pour l’armée de terre, ces formations sont essentiellement destinées aux cadres du génie, officiers et sous-officiers. Ils acquièrent des compétences de base au sein de leur formation initiale et se perfectionnent tout au long de leur carrière. Ce sont des formations exigeantes mais passionnantes. Elles aboutissent à des missions concrètes en opérations extérieures.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 16:45

rafale-meteor.jpg

 

15/10/2012  Par Guillaume Steuer – Air & Cosmos

 

Deux essais de séparation ont eu lieu, les 4 et 10 octobre

 

Le programme d'intégration du missile Meteor sous Rafale vient de franchir une nouvelle étape avec les premiers essais de séparation, menés à l'aide du biplace de développement B301.

 

Deux essais ont eu lieu, les 4 et 10 octobre. A chaque fois, Une maquette de Meteor instrumentée a été correctement éjectée depuis le point d'emport latéral fuselage arrière, démontrant ainsi le bon comportemement aérodynamique de la munition.

 

Le programme d'intégration doit s'achever en 2018. A cette date commenceront les livraisons des 200 missiles commandés par Paris. La configuration retenue pour les Rafale français limite le nombre maximal de Meteor emportés à deux exemplaires, mais aucune restriction n'empêche son intégration sous voilure.

 

Tous les Rafale français seront à terme capables de mettre en oeuvre le Meteor, y compris les avions équipés du radar RBE2-PESA à balayage électronique passif.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 12:45

RAFALE METEOR avion-80a8a

 

18.10.2012 Mer et marine

 

L’avion de combat français a réalisé avec succès, les 4 et 10 octobre, des essais de séparation avec le futur missile air-air à longue portée Meteor. Cette campagne, qui marque le début de la phase d’intégration de la nouvelle arme sur le Rafale, a été menée par le biplace B301 de l’armée de l’Air depuis le centre DGA Essais en vol de Cazaux. Le Meteor, dont les capacités seront pleinement utilisées avec le radar à antenne active RBE2 AESA de Thales (le premier Rafale de série équipé de ce nouveau radar est sorti début octobre de l’usine Dassault Aviation de Mérignac), équipera les appareils de l’armée de l’Air et de la Marine nationale, qui pourront mettre en œuvre 4 missiles de ce type.

 

Essai de séparation du Meteor sur le Rafale B301 (© DGA)

 

Essai de séparation du Meteor sur le Rafale B301 (© DGA)

 

Commandé à 200 exemplaires par la Direction Générale de l’Armement en décembre 2011, le Meteor, dont la mise en service est prévue en 2018, est développé par MBDA. Long de 3.65 mètres, le futur missile, propulsé par statoréacteur, devrait présenter une vitesse supérieure à Mach 4 et une portée d'une centaine de kilomètres, avec une zone d'interception assurée dans laquelle la cible ne pourra s'échapper. Il sera utilisé en complément du missile air-air Mica (EM et IR), qui présente une moindre allonge mais demeure très efficace en combat rapproché ou pour l'autodéfense. Le Meteor est issu d'une coopération lancée en 2003 entre l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie, le Royaume-Uni et la Suède. En dehors du Rafale, le nouveau missile équipera l'Eurofighter et le Gripen.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 11:30

Short-version-of-the-Protector-USV--Photo-Rafael-.png

 

October 17, 2012 defpro.com

 

"PROTECTOR" is already in use by the Israeli Navy and other naval forces around the world

 

Rafael Advanced Defense Systems Ltd., designer, developer, manufacturer and supplier of a wide range of high-tech defense systems for air, land, sea and space applications, will display for the first time its new generation "PROTECTOR" – Unmanned Surface Vehicle (USV) at Euronaval 2012.

 

The potential use of the PROTECTOR includes Maritime Security, Force Protection, and Naval Dominance.

 

The new generation 11m "PROTECTOR" is part of Rafael's USV Family, which includes the shorter 9m vessels.

 

The "PROTECTOR", is already in operational use for a variety of missions including maritime security and protection of critical infrastructure, by the Israeli Navy, a civilian customer and other naval forces around the world.

 

The new "PROTECTOR" version has a twin-engine USV, providing greater endurance, higher speed, and complete redundancy in navigation and sailing functions.

 

A remotely-operated Water Cannon system has been added to the PROTECTOR in addition to the existing Mini-Typhoon stabilized gun mount. The Water Cannon provides non-lethal engagement as well as fire fighting capabilities.

 

Giora Katz, Corporate VP and General Manager of Land and Naval Sector at Rafael noted that the new 11m Protector USV, along with Rafael's other Protector USV's of shorter lengths is a force multiplier that enhances the capabilities of navies and coast guards around the world to deal with the growing global threats against maritime assets, such as oil and gas rigs, power plants, ships and ports. "We believe that the USV market is growing substantially and that Protector, with its already combat proven capabilities will be a major player in this market", added Katz.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:05

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/50/Logo_of_the_French_Army_%28Armee_de_Terre%29.svg/768px-Logo_of_the_French_Army_%28Armee_de_Terre%29.svg.png

 

17 Octobre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

L'armée de terre estime faire les frais, plus que les autres armées, des décisions budgétaires de la loi de finances 2013.

 

Depuis une dizaine d'années, la part de l'armée de terre dans les crédits d'équipements (programme 146) se situe autour de 20% : 19,4% en 2011, 20,7% en 2012, 19,6% en 2013. Or les récentes décisions budgétaires font porter un tiers de l'effort  des armées sur les seuls Terriens, constatent ces derniers. Soit 1,8 milliards de programmes décalés sur un total de 5,5 milliards.

 

Dans l'attente des futurs Livre blanc et Loi de programmation, le budget 2013 est un budget d'attente : aucun programme déjà lancé n'est stoppé, mais les commandes et les programmes qui devaient l'être l'an prochain sont mis en attente... L'armée de terre, dont la modernisation est à moitié achevée, se prend de plein fouet cette décision, y explique-t-on.

 

Caïman (NH90 TTH) – photo GAMSTAT P.Gillis

 

Concrètement, les commandes prévues en 2012 sont globalement maintenues, par exemple les 34 hélicoptères Caïman. Seules les commandes de PVP, le Petit Véhicule Protégé de Panhard, sont réduites, avec l'annulation de la commande des 100 derniers (1032 au lieu de 1132). La commande des premiers MMP (missile moyenne portée) qui doivent remplacer le Milan antichar est décalée d'un an.

 

PVP bold-alligator-10 photo Ministere de la Defense FR

 

Pour 2013, tout en revanche est reporté, dans le meilleur des cas, à 2014. Par exemple, le camion blindé PPT, l'Arme individuelle du futur, le VLTP (successeur de la P4) et plus globalement le programme structurant Scorpion.

 

L'une des grandes faiblesses bien connues de l'armée de terre est de ne pas avoir quelques grands industriels qui la soutiennent - comme EADS (A400M) ou Dassault (Rafale) pour l'armée de l'air. Elle n'a pas un grand programme symbolique, mais une multitude de petites niches qui vont vivre autant de PME françaises. Des PME, souvent fragiles, qui risquent, encore plus que l'armée de terre elle-même, de trouver la potion budgétaire bien amère.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:00

 

Le drone de surface Remorina. crédits : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU.
Le drone de surface Remorina

 

 

 

18/10/2012 Mer et Marine

 

 

 

DCNS va livrer dans quelques jours un drone de surface (Unmmaned Surface Vehicle USV) qui sera testé à bord du patrouilleur L’Adroit, construit sur fonds propres par le groupe naval et mis à disposition la Marine nationale jusqu’en 2015. Se présentant sous la forme d’une embarcation semi-rigide de 8 mètres, cet USV, baptisé Remorina, est doté d’un système de pilotage avancé comprenant, notamment, des algorithmes d’évitement d’obstacles. Ainsi, lorsque l’engin détecte un objet, il développe sa propre stratégie d’évitement pour reprendre ensuite le cours de sa mission, programmée à l’avance. Equipé d’un radar et d’une caméra vidéo, Remorina  pourra servir aux missions de surveillance et de reconnaissance. Ses équipements électro-optiques pourront être mis en œuvre de manière totalement autonome ou bien pilotés depuis le bateau-mètre, avec lequel l’USV sera en contact radio permanent. A l’avenir, ce drone de surface multi-missions pourra être doté d’équipements supplémentaires, comme un capteur infrarouge et même un sonar, par exemple pour la guerre des mines.

 

L'USV Remorina (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L'USV Remorina (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Conçu par Sirehna, entité désormais intégrée à DCNS Research et qui avait développé un premier drone de surface, Remora, il y a quelques années, le nouvel USV sera mis en œuvre par L’Adroit via le système de mise à l’eau pour embarcations rapides situé à l’arrière. Composé d’une double rampe, ce dispositif permettra au patrouilleur d’embarquer à la fois un drone, mais aussi un semi-rigide pour les équipes de visite et d’intervention.  

Après le drone aérien Serval (Camcopter S-100), premier UAV mis en oeuvre par la Marine nationale, L'Adroit va permettre aux marins français, au travers des expérimentations menées par DCNS, de tester un premier USV en conditions réelles et, ainsi, de bénéficier d'un précieux retour d'expérience sur la mise en oeuvre de ce type d'engin.

 

Le ZH935 mis à l'eau depuis L'Adroit (© : DCNS)

 

Concept de bâtiment porte-drones (© : DCNS)

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 08:00
EcoDef n°61 - septembre 2012

 

17.10.2012 Sources : SGA/DAF

 

Ce numéro de septembre 2012 propose un état des lieux de l’industrie de défense espagnole, traditionnellement très tournée vers l’international et, surtout, l’Europe.

 

L’Espagne est un pays actif de l’Europe de la Défense, notamment sur le plan industriel. Son industrie de Défense, avec 6 % des effectifs européens en 2010 (soit le 5ème rang, proche de l’Italie ), est traditionnellement orientée vers les programmes européens en coopération militaire, à la faveur de la signature de la lettre d’intention, de la participation du pays aux programmes européens pilotés par l’Agence européenne de la défense (AED), l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAr). De plus, certaines de ses entreprises sont intégrées à des grands groupes internationaux (tel EADS).

 

A l’heure où la France marque son engagement dans une relance de l’Europe de la Défense, en particulier sur le plan industriel, ce numéro propose un état des lieux de l’industrie de défense espagnole, traditionnellement très tournée vers l’international et, surtout, l’Europe.

 

Après avoir montré les contraintes du marché intérieur espagnol de la Défense, il affirme que la dimension internationale, déjà structurante, apparaît de plus en plus comme une condition nécessaire à la viabilité de l’industrie espagnole de défense.

 

Téléchargez ci-dessous la dernière publication :

ECODEF N° 61 - Septembre 2012 (format pdf, 785 kB).

 

Pour lire les anciens numéros ou s'abonner, cliquez ici.

L'observatoire économique de la Défense

Le bulletin économique de la Défense présente divers articles économiques et statistiques issus des études réalisées par et pour l' Observatoire économique de la Défense ainsi que des travaux de spécialistes internationaux sur des sujets d'intérêts pour la Défense.

 

Il est publié par la direction des affaires financières du ministère de la Défense et des Anciens combattants ( SGA/DAF) placée sous l'autorité du Secrétariat général pour l'administration (SGA).

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 07:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/121015-cema-seminaire-des-attaches-de-defense-etrangers/seminaire-des-attaches-de-defense-etrangers-2/2033829-2-fre-FR/seminaire-des-attaches-de-defense-etrangers-2.jpg

 

17/10/2012 Sources : EMA

 

Le 4 octobre 2012 à l’Ecole militaire, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), s’est exprimé devant 90 attachés de défense (AD) étrangers en poste à Paris et rassemblés à l’occasion du séminaire annuel qui leur est destiné.

 

Allocution de l’amiral Edouard Guillaud - Séminaire des Attachés de défense étrangers - 04 octobre 2012

 

Messieurs les attachés de défense,

 

Je suis très heureux de vous voir ici parce qu’en tant qu’attachés de défense en poste à Paris, vous êtes au confluent de l’écoute, du dialogue, de la compréhension mutuelle et de l’action. Une action patiente, une action déterminée, une action persévérante. Cette dynamique globale au service de vos pays mais aussi de l’amitié qui nous lie, est celle de la Paix, celle du partage de valeurs communes que nos autorités politiques veulent défendre. Nous y avons tous notre part !

 

Je voudrais commencer par souhaiter la bienvenue à ceux d’entre vous qui nous ont rejoints cet été. Ils viennent enrichir la communauté des attachés de défense avec leurs expériences, et porteront un regard nouveau sur les projets en cours ou à venir.

 

Je salue également nos camarades déjà en poste l’an dernier. Nous avons déjà beaucoup progressé ensemble. Je profite de cette rencontre pour vous en remercier très chaleureusement. Souhaitons que cette année soit aussi bénéfique que la précédente, et même davantage !

 

Ce séminaire avait pour but de vous informer mais aussi et surtout de vous réunir, de nous réunir. Il est essentiel que nous nous connaissions bien, comme il est essentiel que vous vous connaissiez bien.

 

Je crois que l’on vous a déjà dit beaucoup de choses ce matin. Permettez-moi, avant d’échanger à vous, de vous livrer en quelques mots la manière dont la France conçoit les relations internationales militaires. J’évoquerai aussi les enjeux majeurs des armées françaises pour cette année et, pour finir, vous dirai comment je conçois nos échanges.

 

***

 

Vous le savez, la France est une Nation pacifique, qui privilégie toujours le dialogue, dans le respect des cultures. Elle est consciente de ses responsabilités sur la scène internationale et les assume. Les récentes discussions à New York l’ont montré.

 

Pays fondateur de l’Union européenne et de l’OTAN, la France est fidèle à ses alliances. Mais ces alliances ne sont pas exclusives. La France est très attachée au multilatéralisme, elle entretient des partenariats étroits avec ses amis africains, arabes, orientaux, sud-américains et océaniens. Des partenariats qui engagent.

 

C’est pour cela qu’elle dispose du deuxième réseau diplomatique mondial, derrière les États-Unis. C’est pour cela qu’elle accueille cette année 103 stagiaires de 69 nations dans son École de guerre.

 

Cette ouverture au monde est indispensable. Elle est indispensable pour connaître et pour comprendre les autres, nos amis comme nos adversaires potentiels. « Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi et cet ennemi devient votre associé ». Je partage ces propos de Nelson Mandela, pleins de bon sens et de sagesse. C’est tout l’enjeu de la coopération !

 

La coopération est donc nécessaire à la prévention des crises, à leur résolution pacifique, à leur résolution au plus bas niveau de violence. Elle est, dans ce dernier cas, nécessaire à la préparation des engagements militaires, dont vous savez qu’ils sont – presque – toujours multinationaux. L’interopérabilité n’est jamais acquise. Elle s’entretient sans cesse !

 

L’état du monde ne pousse pas à l’inaction. Le monde s’arme, des conflits persistent, des foyers de tension émergent. Notre combat pour la paix ne sera pas un chemin pavé de roses. C’est d’ailleurs ce qui fait la grandeur de notre engagement commun ! Je dis « notre engagement commun » parce qu’au-delà des différences de nos uniformes, nous partageons le même idéal au service de la paix, les mêmes valeurs, la même abnégation au service de nos pays. Ces valeurs nous rapprochent, ces valeurs nous rassemblent !

 

***

 

Nous sommes donc artisans de paix mais notre devoir de militaires, c’est bien de se préparer au combat. Pour dissuader de la guerre autant que possible, pour la faire s’il le faut. Et pour cela, nous devons affûter nos capacités militaires.

 

L’année qui s’annonce sera très importante pour les armées françaises. Nous sommes engagés dans la rédaction d’un nouveau Livre blanc, qui redéfinira les ambitions de la France pour sa défense ainsi que sa stratégie militaire. Nous en déduirons les capacités militaires dont nous avons besoin.

 

Les coopérations militaires seront naturellement un volet essentiel de ces travaux. Parce qu’elles sont incontournables, pour les raisons que je viens d’évoquer. Mais aussi parce que le coût de la défense, de plus en plus important au regard des autres obligations nationales, nous y oblige.

 

Nous aurons donc à imaginer de nouvelles voies de coopération, dans tous les domaines. Dans le domaine de la préparation opérationnelle, celui de la formation, des échanges de personnel, des exercices conjoints, comme dans le domaine des équipements, celui des développements en commun, des partages et des mutualisations de capacités.

 

La PSDC européenne sera un cadre privilégié. Le Président de la République a fait de sa relance une priorité. Cette relance passera par une plus forte synergie avec l’OTAN, alliance dans laquelle nous souhaitons garder toute notre place. Elle passera aussi par des partenariats européens multilatéraux, à deux ou plus, espérant que ces partenariats s’élargiront à d’autres.

 

Mais, comme je l’ai déjà souligné, ces partenariats ne remettront pas en cause d’autres opportunités, avec nos amis de tous les continents. Ils ne les remettront pas en cause, ils pourront même les stimuler !

 

***

 

Votre rôle ici, dans ce contexte, est éminent. Vous êtes pour nous les premiers référents de vos pays. Je souhaite que vous soyez des pivots, des relais. Nous vous solliciterons. N’hésitez pas à le faire en retour. Nous savons tous, d’expérience, que les grands projets sont avant tout le produit d’échanges humains, de relations interpersonnelles. Vos initiatives, vos propositions sont attendues. Elles seront toujours les bienvenues !

Vous pouvez compter sur notre soutien et sur notre écoute. Nous sommes là pour faciliter la prise en compte de vos besoins. Nous sommes là pour faciliter la réalisation de vos projets.

 

Je souhaite que notre relation amicale et confiante nous permette à chacun de servir au mieux les intérêts de nos pays, au service de nos armées, au service de la paix entre les nations !

 

Je vous remercie.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 19:01

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17/10/2012 Sources : EMA

 

Le 12 octobre 2012, l’amiral Edouard Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA), a prononcé une allocution à l’Ecole militaire devant deux sessions nationales de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN).

 

Devant près de deux cents auditeurs militaires et civils, membres des sessions « Politique de Défense » et « Armement et Economie de Défense » ainsi que du Centre des Hautes Etudes Militaires (CHEM), l’amiral Guillaud a exprimé le double sentiment de fierté et de vigilance qui l’animait en tant que CEMA. Il est ensuite revenu sur sa conception des engagements militaires actuels et futurs, ainsi que sur les défis capacitaires auxquels font face les armées françaises à l’heure de la rédaction du Livre Blanc sur la Sécurité et la Défense Nationale (LBDSN).

 

Soulignant l’impératif de prévoyance qui doit guider la construction de l’outil de défense, l’amiral Guillaud a conclu en reprenant les propos du général de Gaulle : « Il faut à la force, pour tenir son rang, un certain caractère d’assurance ».

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 16:50

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17/10/2012 Lieutenant Charline Redin - Armée de l'air

 

Vendredi 12 octobre 2012, le général Stéphane Abrial a fait ses adieux aux armes dans la cour d'honneur de l'École militaire. À l’occasion de cet événement, il a accepté de revenir sur sa carrière et les temps forts de ses quarante années passées au sein de l’armée de l’air. Rencontre avec cet aviateur qui n’a jamais eu peur « de sortir des sentiers battus ».

 

C’est toujours avec cette même élégance qui le caractérise que le général Abrial se retire de la vie militaire. «Quarante ans sous l’uniforme, cela vous marque», lance-t-il avec humour et un brin d’émotion. C’est avec un peu de nostalgie que l’officier va ranger définitivement sa casquette blanche d’aviateur. «La prochaine fois que je remettrai mon uniforme, ça sera pour le mariage de ma fille maintenant ! plaisante-t-il. Même si je quitte l’institution, je continuerai à en suivre les évolutions.»

 

Aujourd’hui, l’officier a décidé de poser ses valises, à Paris, avec sa famille, «mon fils a commencé la faculté à l’université du Panthéon, tandis que ma fille poursuit ses études aux États-Unis. Je conserve ainsi un lien transatlantique. Je suis content d’avoir retrouvé la France après une riche carrière à l’international». Pour cette cérémonie d’adieux aux armes, le général Abrial a convié ses amis militaires et civils, «tous ceux avec qui j’ai partagé des moments forts, aussi bien heureux que difficiles».

 

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Désormais, le général se sent comblé et reconnaissant envers l’armée de l’air «pour tout ce qu’elle m’a permis de faire et de vivre. Ma carrière militaire aura été rythmée par l’international, l’opérationnel et le politico-militaire». Pas facile de revenir en quelques minutes sur ces années aussi riches qu’atypiques. Le leitmotiv de l’officier pendant quarante ans : «Il ne faut pas avoir peur de sortir des sentiers battus !»

 

Lorsque le général Abrial regarde par-dessus son épaule, il ne peut oublier ses débuts en tant que pilote de chasse et son expérience en Allemagne en 1981, lorsqu’il devient commandant d’escadrille sur Phantom à l’escadron 742 «Zapata» de la 74eescadre de chasse «Mölders» de la Luftwaffe. De retour en France en 1984, il devient commandant en second de l’escadron de chasse 1/2 «Cigognes» basé à Dijon, puis commandant de l’escadron 2/2 «Côte-d’Or» jusqu’en 1988. Des souvenirs encore très forts dans la mémoire du général, «ce fut pour moi une expérience formidable que de vivre les débuts du Mirage 2000 à Dijon», se remémore-t-il avec un soupçon de nostalgie. Fort de cette expérience, le général Abrial deviendra par la suite chef du détachement de transformation sur Mirage 2000 du premier escadron de l’armée de l’air hellénique, à Tanagra en Grèce. Après avoir commandé la 5eescadre de chasse d’Orange et l'avoir emmenée en opérations pendant la Guerre du Golfe, il s’envole en 1991 de l’autre côté de l’Atlantique au Air War College à Montgomery, aux États-Unis. À son retour, il occupera la fonction d’adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de l’air à Paris, puis adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major des armées en 1995. Il s’envole ensuite, direction Bruxelles, afin d’assumer la fonction de chef de branche à l’état-major international de l’Otan. En 2000, il revient à Paris en qualité d’adjoint au chef de l’état-major particulier du président de la République puis, en 2002, de chef du cabinet militaire du Premier ministre. « Cette expérience à l’Élysée et à Matignon m'aura apporté une compréhension des relations politico-militaires qui m'a beaucoup aidé dans la suite de ma carrière », confie-t-il lors de l’entretien. Il poursuit, «en 2005, j’ai eu l’honneur d’assurer le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Je conserve de ce passage au CDAOA le souvenir précis de deux opérations menées dans le cadre de la Force de réaction rapide de l’Otan, l’une pour les sinistrés américains après le passage de l’ouragan Katrina et l’autre au profit des victimes du tremblement de terre au Pakistan».

 

En 2006, le général Abrial est nommé chef d’état-major de l’armée de l’air. Après «ces trois années extraordinaires où j’ai eu le privilège de commander les hommes et les femmes de l’armée de l’air», il est envoyé aux États-Unis et devient le premier non-Américain à être nommé à la tête de l’un des deux commandements suprêmes de l’Otan, l’ACT (Commandement Allié pour la Transformation) à Norfolk, en Virginie. «Prendre ce commandement interarmées et international complètement tourné vers l’avenir fut une véritable ouverture de domaine. Et après trois ans extrêmement denses, c’est avec fierté que j’ai passé le relais le mois dernier au général Paloméros». 

 

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Avant de quitter la vie militaire, le général Abrial souhaite transmettre à la nouvelle génération d’aviateurs son enthousiasme en cette période de restructuration des armées: «Il ne faut jamais rêver d'un soi-disant âge d’or du passé. Toutes les époques considèrent que demain est plus difficile qu'hier. Mais ceux qui ont fait le bon choix de servir la France, sous l’uniforme de l’armée de l’air, doivent faire face. Il faut s’adapter, c’est tout, et bâtir son propre âge d'or». Et d’ajouter, «il ne faut pas avoir peur de sortir des schémas traditionnels, d'aller vers l'inconnu. Toutes les expériences sont enrichissantes et contribuent à l’intérêt d’une vie».

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 16:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-octobre-2012/casa-cn235-300/2034763-1-fre-FR/casa-cn235-300.jpg

Casa CN235-300

 

17/10/2012 Armée de l'air

 

Le 6 septembre 2012, l'escadron de soutien technique aéronautique (ESTA) 2E/062 «Oise» de la base aérienne 110 de Creil a obtenu l'agrément FRA 145. Cette unité est chargée de la maintenance des seize avions de transport tactique Casa CN235.

 

La FRA 145 s'ajoute aux agréments FRA 147 et FRA M délivrés respectivement le 22 février 2012 à la division instruction spécialisée de l'ESTA et le 22 juin 2012 à l'unité de gestion du maintien de la navigabilité 64.560. Ainsi, la base aérienne de Creil devient la première de l'armée de l'air à avoir obtenu les trois agréments FRA 145, 147 et M sur un type d'aéronef, le CASA CN 235.

 

En 2008, l'armée de l'air a débuté l'implantation de la démarche navigabilité au sein de ses unités. Les aéronefs militaires partagent l'espace aérien avec les appareils civils, ils doivent répondre à des exigences de sécurité analogues. La navigabilité se concrétise par la mise en place d'un corpus réglementaire décrivant les exigences de navigabilité à appliquer aux aéronefs. Ces agréments concernent les unités de gestion du maintien de la navigabilité (FRA M), les organismes de maintenance (FRA 145) et de formation du personnel (FRA 147).

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 16:30

RAFALE_METEOR_avion-80a8a.jpg

 

16.10.2012 Aerobuzz.fr

 

Le 3 puis le 10 octobre 2012, le Rafale B301 a tiré, à deux reprises, avec succès, un missile Meteor à longue portée. La campagne d’essais a eu lieu à Cazaux. Le monoplace était équipé du radar RBE2 AESA (Active Electronically-Scanned Array) à antenne active. Doté de ce radar qui voit loin et armé d’un missile qui va loin, l’avion de combat français devient une arme redoutable. La DGA (Direction générale de l’armement) a commandé 200 missiles Meteor.

 

RAFALE_METEOR_missile-b089c.jpg

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:55

porte-avions-charles-de-gaulle

 

oct 16, 2012 Damien Kerlouet (BRUXELLES2)

 

Intitulé «Corsica Lion», l’exercice militaire qui débute demain (17 octobre) mettra en scène les Marines française et britannique afin de mener une opération commune de « projection de force et de puissance ». La force expéditionnaire de la Royal Navy va retrouver les navires de « la Royale » au large de l’île de beauté.

 

De gros moyens


Coté français, on trouve le porte-avions Charles de Gaule et le BPC (bâtiment de projection et de commandement) Mistral, trois frégates dont le Chevalier Paul et le Jean de Vienne, ainsi que le pétrolier-ravitailleur Meuse, et un sous-marin nucléaire d’attaque. Du côté de la Royal Navy, c’est le TCD (transport de chalands de débarquement) HMS Bulwark, navire amiral, accompagné du porte-hélicoptères HMS Illustrious, du navire auxiliaire RFA Mounts Bay, des frégates HMS Montrose (F-236) et HMS Northumberland (F-238) ainsi que le roulier Hartland Point, un navire civil affrété par le ministère de la défense britannique pour le transport de matériels militaires. En tout, plusieurs milliers d’hommes seront de la partie.

 

Il faudra aussi compter sur les forces terrestres engagées, environ 360 hommes – 300 marsouins de la 9e BIMA (venant du 2e RIMA, du 6e régiment de génie et du 11e RAMA) et 60 britanniques des Royal Marines (du 45e commando group, 29e commando Royal Artillery…). Enfin, 21 aéronefs seront également là pour soutenir l’opération depuis les airs.

 

Opération dans la suite logique de la coopération franco-britannique


En plus de l’importance d’un entraînement commun afin de développer les procédures de commandement et d’optimiser le dialogue, le but de l’exercice est principalement de procéder à une opération amphibie appuyée par les moyens du groupe aéronaval. Le groupe aéronaval français CTG 473 intégrera l’une des frégates britanniques tandis que, de l’autre côté, le groupe royal CTG 323.01 intégrera le BPC Mistral. On compte pour cela sur le port de l’étang de Diane, à l’est de l’île et sur le village de combat de Frasseli au sud. Ce n’est pas la première fois que l’on organise une pareille intégration. Mais cela remonte déjà à quelques années, la dernière fois c’était dans les Balkans pour l’application de l’embargo contre l’ex-Yougoslavie. L’exercice qui durera ici jusqu’au 26 de ce mois participe à la mise en place de la future force expéditionnaire commune – ou Combined Joint Expeditionary Force (CJEF) en anglais. Cette force non-permanente doit à l’avenir être capable d’être projetée pour une opération conjointe. La coopération militaire entre Paris et Londres, c’est l’un des points forts des accords de défense bilatéraux de Lancaster House signés en 2010. D’autres exercices du genre sont prévus en 2013 et 2014 et devraient augmenter la complexité des opérations, comme l’a précisé un officier de la DICOD.

 

A noter que la plupart des appareils français se trouvaient d’ores et déjà sur place puisqu’ils reviennent tout juste d’un exercice militaire en Méditerranée, conjoint avec l’Italie cette fois. Batisé Levante, l’exercice a été «un succès à renouveler» selon le contre-amiral Jean-Baptiste Dupuis, commandant du groupe aéronaval.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 07:50

Shoval drone

 

October 16, 2012 defpro.com

 

EuroNaval Opens Next Week in Paris, October 22nd

 

Ben Gurion International Airport, Israel | Israel Aerospace Industries (IAI) invites visitors, exhibitors and guests of this year's EuroNaval International Naval Defense and Maritime exhibition and Conference, to a live Maritime Heron Unmanned Aerial System (UAS) demonstration.

 

During the exhibition, IAI crew will operate a Heron UAS in a maritime application over Israel, and transmit the sensor outputs realtime to a dedicated conference room close to the IAI booth at the exhibition (Booth #F82/F84).

 

Throughout the demonstration, the spectators will be able to interact with the ground control station in Israel and focus on their specific needs and requests.

 

The objective of the operation is to demonstrate a typical maritime mission process from detection to identification using the specific sensors on the Heron UAS, which are routinely employed to detect potential targets, typically for monitoring anti-smuggling and other illegal operations in both the ground and maritime arenas.

 

Some of the payloads operating on the Heron UAS, are IAI's Tamam Division Multi-mission Optronic Stabilized Payload (MOSP), and ELTA's Maritime Patrol Radar (MPR) named ELM- 2022 and the Automatic Identification System (AIS).

 

IAI's Heron is a Medium-Altitude Long-Endurance (MALE) UAS having a wingspan of 16.6 meters and a takeoff weight of 1,250 kg. It can reach an altitude of 30,000 feet and has an endurance of up to 40 hours (depending on the mission and payload configuration). Heron is a multi-mission UAS able to carry a wide variety of sensors, and can operate at least five different payloads simultaneously, to provide real-time information over a wide area for extended periods of time.

 

The Heron UAS supplies precise ISR (Intelligence, Surveillance and Reconnaissance). Its ability to perform Automatic Takeoff and Landing (ATOL) allows for full operational activity under difficult weather conditions.

 

The Heron UAS is in operational use with over 18 customers worldwide including the Brazilian Federal Police. Its impressive capabilities for monitoring anti-smuggling and other illegal activities have been demonstrated to the Australian Customs and the Spanish Guardia Civil.

 

Flight operations are scheduled to take place each day from 22 October to 25 October between 11:00 and 15:00 at the IAI Booth #F82/ F84.

 

Additional pictures and video clips are available at ftp://ftp.iai.co.il , EuroNaval 2012 Folder, Maritime Heron UAS Live Demonstration folder.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 20:16

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/futur-site-terre-images/insignes/dirisi/749076-1-fre-FR/dirisi_imagelarge.jpg

 

October 16, 2012 defpro.com

 

Neuilly-sur-Seine | Thales has been chosen by the French DIRISI* to develop, implement and maintain their future logistics information system. This maintenance control system and management of technical standards will further unify the transformation of DIRSI support.

 

With its previous industrial experience managing equipment and implementation of logistics information systems to support critical systems, Thales has become a trusted partner of the armed forces in the optimization of their support systems. Among its major clients, the Group has already implemented complete supply chains (including logistics information systems) under the NATO contract to secure communications in Afghanistan and the contract to maintain operational condition of the military telecommunications network from the Syracuse III satellites.

 

For Gérard Herby, VP Customer Service and Support, this contract is "the recognition of the experience and ability of Thales to develop reliable and durable solutions, adapted to the challenges of the transformation of the French armed forces."

 

* Direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information de Défense

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