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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 11:30

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/guillaume/5-cycle.png

 

12.10.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Avec le retrait d’Afghanistan, la préparation opérationnelle des soldats sera-telle revue? Non, répond l’armée de terre. Le cycle existant est bien adapté, même avec la forte diminution de projection de troupes en opérations extérieures (Opex).

 

Datant de 2001, le cycle opérationnel a été repensé en 2008, afin de s’adapter à l’exigence du théâtre afghan bien sûr, mais pas seulement. L’objectif était aussi de prendre en compte la politique de gestion des parcs des équipements, de mieux répondre au défi de la fidélisation, ainsi que de donner plus de « souffle » aux soldats en alternant entre temps forts et temps de récupération et d’instruction.

 

La préparation et la projection de forces est organisée en un cycle à 5 temps. Son objectif est de répondre à la seule finalité de l’armée de terre: l’engagement en opérations. Tout en prenant en compte les fortes restrictions budgétaire (grâce à la simulation par exemple), dont s’alarmait le CEMAT il y a peu devant les parlementaires.

 

Le « cycle à 5 temps »

 

Structuré pour répondre au déploiement en opérations des forces, il comprend: la mise en condition avant projection soit la préparation spécifique à un théâtre d’engagement (Afghanistan, Liban…); la projection elle-même et au retour d’opex : la remise en condition opérationnelle (permissions, mentoring, formations individuelles…).

 

Ensuite la première préparation opérationnelle consiste en de l’instruction en garnison jusqu’au niveau section, partenariat, MISSINT (missions intérieures). Tandis que la deuxième préparation opérationnelle, de niveaux compagnie, consiste en un entrainement dans le cadre brigade.

 

Pour l’armée de terre, ce cycle à 5 temps permet un aménagement du rythme avec des conditions générales d’entraînement qui sont améliorées (temps redonné aux unités pour s’entraîner) et une respiration est accordée aux soldats et à leur famille en espaçant les projections (18 mois entre deux projections). Le but du cycle a 5 temps étant de donner du temps à la préparation opérationnelle, la diminution du contrat de projection ne remet pas en cause ce but.

 

Pas de changement donc! Reste à savoir ce que vont devenir les moyens spécialement élaborés pour la préparation afghane du camps de Canjuers, comme la base avancée (FOB) du Villars, reproduisant les conditions d’une emprise en Afghanistan. Saupoudrage de sable sahélien?

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 10:52

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/6/5/0/000156056_5.jpg

source usinenouvelle.com

 

12 octobre 2012 Par Hassan Meddah – Usine Nouvelle

 

Laurent Dassault, vice-président du groupe industriel Marcel Dassault, s’est dit en faveur de la création d’une entité "France Aérospace" qui pourrait regrouper Dassault Aviation, Thales, Safran et Zodiac. Une prise de position qui n’engage que lui, explique le groupe.

 

Laurent Dassault, le deuxième des quatre enfants de Serge Dassault, affiche ses ambitions. L’âge avancé du père (87 ans) et PDG du groupe, Marcel Dassault, et le départ attendu de Charles Edelstenne PDG de Dassault Aviation pour le premier semestre de l’année 2013, incitent les héritiers à prendre position. S’exprimant dans une interview pour la chaine-web Décideurs TV le 8 octobre dernier, Laurent Dassault commente les négociations en cours entre EADS et BAE (la fusion n’avait pas encore échoué, ndlr) et répond notamment à la question de savoir si le groupe peut rester indépendant.

 

"Ce sera notre challenge à nous troisième et quatrième génération des Dassault. C’est de penser à l’avenir d’une société extraordinaire qui a été fondée par mon grand-père (…). C’est d’assurer cette continuité à travers peut-être un périmètre ‘France Aérospace’". Il précise que cette entité pourrait réunir son groupe, l’électronicien de défense Thales dans lequel son groupe est actionnaire, le motoriste Safran qui équipe notamment le Rafale, et de manière plus surprenante, le spécialiste des équipements d’avion Zodiac Aerospace. Dans un tel ensemble, Laurent Dassault assume avec une certaine gravité, le fait que son groupe pourrait perdre le contrôle de sa destinée.  "Vous savez… Qu’est ce qui compte ? … Ne vaut-il mieux pas avoir une continuité que d’aller à l’échec". Une analyse qui sous-tend que le modèle d’un Dassault isolé, à l’écart des grandes alliances, ne serait plus tenable.

 

A l’hôtel particulier du rond-point des Champs-Elysées qui abrite le siège du groupe, il semble que l’on n’ait peu goûté cette intervention. "Ceux sont des propos strictement personnels dont l’analyse n’engage que lui. Il n’a pas été mandaté par le groupe pour faire de déclaration sur ce sujet", indique Rudi Roussillon, conseiller du président Serge Dassault.

 

Toutefois, Laurent Dassault semble décidé à succéder à son père. Dans cet même interview,  il souligne avoir le soutien de son frère Thierry et sa sœur Marie Hélène. Il lui reste à convaincre l’ainé Olivier. "Pour que le groupe perdure, il faut que nous quatre,  nous ayons un consensus sur un futur". Il ne cache pas son volonté "Je suis numéro deux. J’ai une place impossible. Je vais faire en sorte que cette place devienne possible".

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 16:55
Adieux aux armes du général Abrial : « Quarante ans sous l’uniforme»

 

18/10/2012 Lieutenant Charline Redin - Armée de l'air

 

Vendredi 12 octobre 2012, le général Stéphane Abrial a fait ses adieux aux armes dans la cour d'honneur de l'École militaire. À l’occasion de cet événement, il a accepté de revenir sur sa carrière et les temps forts de ses quarante années passées au sein de l’armée de l’air. Rencontre avec cet aviateur qui n’a jamais eu peur « de sortir des sentiers battus ».

 

C’est toujours avec cette même élégance qui le caractérise que le général Abrial se retire de la vie militaire. «Quarante ans sous l’uniforme, cela vous marque», lance-t-il avec humour et un brin d’émotion. C’est avec un peu de nostalgie que l’officier va ranger définitivement sa casquette blanche d’aviateur. «La prochaine fois que je remettrai mon uniforme, ça sera pour le mariage de ma fille maintenant ! plaisante-t-il. Même si je quitte l’institution, je continuerai à en suivre les évolutions.»

 

Aujourd’hui, l’officier a décidé de poser ses valises, à Paris, avec sa famille, «mon fils a commencé la faculté à l’université du Panthéon, tandis que ma fille poursuit ses études aux États-Unis. Je conserve ainsi un lien transatlantique. Je suis content d’avoir retrouvé la France après une riche carrière à l’international». Pour cette cérémonie d’adieux aux armes, le général Abrial a convié ses amis militaires et civils, «tous ceux avec qui j’ai partagé des moments forts, aussi bien heureux que difficiles».

 

Désormais, le général se sent comblé et reconnaissant envers l’armée de l’air «pour tout ce qu’elle m’a permis de faire et de vivre. Ma carrière militaire aura été rythmée par l’international, l’opérationnel et le politico-militaire». Pas facile de revenir en quelques minutes sur ces années aussi riches qu’atypiques. Le leitmotiv de l’officier pendant quarante ans : «Il ne faut pas avoir peur de sortir des sentiers battus !»

 

Lorsque le général Abrial regarde par-dessus son épaule, il ne peut oublier ses débuts en tant que pilote de chasse et son expérience en Allemagne en 1981, lorsqu’il devient commandant d’escadrille sur Phantom à l’escadron 742 «Zapata» de la 74eescadre de chasse «Mölders» de la Luftwaffe. De retour en France en 1984, il devient commandant en second de l’escadron de chasse 1/2 «Cigognes» basé à Dijon, puis commandant de l’escadron 2/2 «Côte-d’Or» jusqu’en 1988. Des souvenirs encore très forts dans la mémoire du général, «ce fut pour moi une expérience formidable que de vivre les débuts du Mirage 2000 à Dijon», se remémore-t-il avec un soupçon de nostalgie. Fort de cette expérience, le général Abrial deviendra par la suite chef du détachement de transformation sur Mirage 2000 du premier escadron de l’armée de l’air hellénique, à Tanagra en Grèce. Après avoir commandé la 5eescadre de chasse d’Orange et l'avoir emmenée en opérations pendant la Guerre du Golfe, il s’envole en 1991 de l’autre côté de l’Atlantique au Air War College à Montgomery, aux États-Unis. À son retour, il occupera la fonction d’adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major de l’armée de l’air à Paris, puis adjoint au chef de cabinet du chef d’état-major des armées en 1995. Il s’envole ensuite, direction Bruxelles, afin d’assumer la fonction de chef de branche à l’état-major international de l’Otan. En 2000, il revient à Paris en qualité d’adjoint au chef de l’état-major particulier du président de la République puis, en 2002, de chef du cabinet militaire du Premier ministre. « Cette expérience à l’Élysée et à Matignon m'aura apporté une compréhension des relations politico-militaires qui m'a beaucoup aidé dans la suite de ma carrière », confie-t-il lors de l’entretien. Il poursuit, «en 2005, j’ai eu l’honneur d’assurer le commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA). Je conserve de ce passage au CDAOA le souvenir précis de deux opérations menées dans le cadre de la Force de réaction rapide de l’Otan, l’une pour les sinistrés américains après le passage de l’ouragan Katrina et l’autre au profit des victimes du tremblement de terre au Pakistan».

 

En 2006, le général Abrial est nommé chef d’état-major de l’armée de l’air. Après «ces trois années extraordinaires où j’ai eu le privilège de commander les hommes et les femmes de l’armée de l’air», il est envoyé aux États-Unis et devient le premier non-Américain à être nommé à la tête de l’un des deux commandements suprêmes de l’Otan, l’ACT (Commandement Allié pour la Transformation) à Norfolk, en Virginie. «Prendre ce commandement interarmées et international complètement tourné vers l’avenir fut une véritable ouverture de domaine. Et après trois ans extrêmement denses, c’est avec fierté que j’ai passé le relais le mois dernier au général Paloméros». 

 

Avant de quitter la vie militaire, le général Abrial souhaite transmettre à la nouvelle génération d’aviateurs son enthousiasme en cette période de restructuration des armées: «Il ne faut jamais rêver d'un soi-disant âge d’or du passé. Toutes les époques considèrent que demain est plus difficile qu'hier. Mais ceux qui ont fait le bon choix de servir la France, sous l’uniforme de l’armée de l’air, doivent faire face. Il faut s’adapter, c’est tout, et bâtir son propre âge d'or». Et d’ajouter, «il ne faut pas avoir peur de sortir des schémas traditionnels, d'aller vers l'inconnu. Toutes les expériences sont enrichissantes et contribuent à l’intérêt d’une vie».

Adieux aux armes du général Abrial : « Quarante ans sous l’uniforme»Adieux aux armes du général Abrial : « Quarante ans sous l’uniforme»
Adieux aux armes du général Abrial : « Quarante ans sous l’uniforme»
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:59

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/121012-afghanistan-quatre-helicopteres-gazelle-quittent-le-theatre/desengagement-de-4-gazelle-du-theatre-afghan-1/2008653-1-fre-FR/desengagement-de-4-gazelle-du-theatre-afghan-1.jpg

 

12/10/2012 Sources : EMA - Opérations

 

Dans la nuit du 6 au 7 octobre 2012, quatre Gazelle du bataillon d’hélicoptères (BATHELICO) ont quitté le sol afghan pour regagner la France.

 

Dans le cadre du désengagement des troupes françaises d’Afghanistan, un Antonov 124 en provenance de la base aérienne d’Istres a embarqué quatre hélicoptères de manœuvre de type Gazelle ainsi que du fret technique le 6 octobre dernier. L’opération, réalisée en moins de trois heures par le détachement de transit interarmées, met un terme à cinq années de présence du détachement Gazelle en Afghanistan.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/121012-afghanistan-quatre-helicopteres-gazelle-quittent-le-theatre/desengagement-de-4-gazelles-du-theatre-afghan-3/2008692-4-fre-FR/desengagement-de-4-gazelles-du-theatre-afghan-3.jpg

 

Les équipages Gazelle ont réalisé près de 7000 heures de vol, partagées en missions d’appui, de renseignement ou d’escorte. 5000 missions de jour comme de nuit, contribuant à la sécurité des opérations conduites par l’ensemble des bataillons français engagés dans les vallées d’Uzbeen et de Kapisa ou entre Kaboul et Nijrab. Au cours de ces missions, ce sont plus de 60 missiles HOT qui ont été tirés, que ce soit en appui des troupes ou en destruction d’objectifs à forte valeur ajoutée tels que des caches d’armes ou des véhicules IED.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/121012-afghanistan-quatre-helicopteres-gazelle-quittent-le-theatre/desengagement-de-4-gazelles-du-theatre-afghan-4/2008697-4-fre-FR/desengagement-de-4-gazelles-du-theatre-afghan-4.jpg

 

Le retrait des hommes et des matériels avance à grands pas. Les moyens du BATHELICO sont passés de 14 à 8 aéronefs. Clin d’œil du jeu des relèves, ce sont les équipages du 1er régiment d’hélicoptères de combat qui, après avoir ouvert aux Gazelles le ciel afghan en septembre 2008, les raccompagnent à Pau. Le BATHELICO conserve 4 hélicoptères de manœuvre de types Cougar et Caracal et 4 hélicoptères Tigre afin de poursuivre sa mission d’appui des troupes au sol ou d’évacuation médicale (MEDEVAC).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/121012-afghanistan-quatre-helicopteres-gazelle-quittent-le-theatre/desengagement-de-4-gazelles-du-theatre-afghan-5/2008702-4-fre-FR/desengagement-de-4-gazelles-du-theatre-afghan-5.jpg

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/le-519eme-gtm-decharge-des-containers/2006621-1-fre-FR/le-519eme-gtm-decharge-des-containers.jpg

Le 519ème GTM décharge des containers

 

12/10/2012 Nelly MOUSSU

 

Une quinzaine de fois par an, sur la base navale de Toulon, le 519e Groupe de transit maritime (519e GTM) décharge du matériel de retour de théâtres d’opérations. Les 8 et 9 octobre derniers, le déchargement concernait des véhicules et des containers en provenance notamment d’Afghanistan.

 

« Nous faisons du transbordement maritime une quinzaine de fois par an », précise le colonel Thierry Gilistro, chef de corps du 519e Groupe de transit maritime (519e GTM). La particularité du déchargement des 8 et 9 octobre est qu’il s’inscrit notamment dans le processus de désengagement français d’Afghanistan.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/parmi-le-fret-decharge-des-vehicules-en-provenance-d-afghanistan/2006650-1-fre-FR/parmi-le-fret-decharge-des-vehicules-en-provenance-d-afghanistan.jpg

 

Après des escales au Liban, à Djibouti et dans le Golfe, le cargo « MN Eider » a amarré sur les quais de la base navale de Toulon. A son bord, 144 containers (de matériel « neutre » comme des tenues militaires et « dangereux » comme de la peinture), 82 « roulants » (hélicoptères, véhicules, remorques…), et 17 « vracs » (groupes électrogènes, matériel technique…) en provenance du Liban, de Djibouti et d’Afghanistan. Le 519e GTM a déchargé 1 500 tonnes de fret en moins de deux jours. Il était soutenu dans cette mission par des militaires d’autres unités, responsables notamment du suivi de la cargaison et de sa circulation sur la base navale.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:00

http://cache.20minutes.fr/img/photos/20mn/2012-10/2012-10-11/article_1110_SPE_SNA_carte_subnote_web.jpg

Carte marine montrant un "subnote", la zone entre les

deux bandes noires. photo B. Quémar - 20 Minutes

 

11/10/2012 20 Minutes

 

NAVIGATION - Les sous-marins se déplacent dans des blocs d'eau assignés et répertoriés, pour éviter les collisions...

 

En franchissant le détroit de Gibraltar en plongée, le "Saphir" est entré en Méditerranée discrètement, précédé de quelques heures par un sous-marin allié et évoluant en dessous de navires de commerce qui ne se doutaient pas de la présence du sous-marin français sous leur quille.

 

Cette navigation immergée est régulée, entre navires  amis et notamment des forces de l’Otan, par les «subnotes», abrégés de «submarine notices» (annonces sous-marines). Ces instructions nautiques militaires définissent les blocs d’eau dans lesquels les sous-marins doivent se trouver, pour éviter toute collision.

 

En pleine mer au large, un «subnote» atteint parfois 300km de long et 30km de large, sur une grande profondeur; dans les détroits, il peut être dix fois plus petit ou même partagé dans sa profondeur. Ainsi, après avoir dépassé Gibraltar, le Saphir devait naviguer à moins de 75m de fond dans sa «MHN» (de «Moving Haven», ou havre en mouvement) car d’autres sous-marins évoluaient en dessous, à partir de -90 m.

 

Près des côtes, le «zonex», division des eaux en espaces délimités de manière permanente, remplace les «subnotes» et le sous-marin se voit attribuer des carrés successifs dans lesquels naviguer.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:40

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

Fremm Aquitaine - photo Marine Nationale

 

12.10.2012 Mer et Marine

 

C’est le 18 octobre que la troisième frégate multi-missions et seconde FREMM française, la Normandie, sera mise à flot sur le site DCNS de Lorient. Le bâtiment va rejoindre le quai d’armement où sa construction va se poursuivre, en vue d’une livraison en 2014 à la Marine nationale, qui va réceptionner dans les prochaines semaines l’Aquitaine, tête de série du programme FREMM. C’est en octobre 2009 que la construction de la Normandie a débuté à Lorient, où les deux frégates suivantes, la Provence et la Languedoc, sont également en cours de réalisation depuis 2010 et 2011. DCNS achève également, dans son site morbihannais, première FREMM vendue à l’export, en l’occurrence au Maroc. Second bâtiment réalisé après l’Aquitaine, le Mohammed VI doit débuter bientôt ses essais en mer, sa livraison étant programmée l’an prochain.

 

En tout, DCNS a, pour le moment, vendu 12 FREMM, soit 11 à la Marine nationale et une au Maroc. Destinées à remplacer les frégates des types F67 (Tourville) et F70 ASM (classe Georges Leygues), les 9 premières frégates françaises auront des capacités anti-sous-marines renforcées. Les deux dernières, en revanche, seront dédiées à la défense aérienne et éventuellement la défense anti-missile balistique, avec des moyens radars plus puissants et l’emport de missiles surface-air Aster 30. Les « FREDA », comme on les appelle, doivent remplacer les frégates Cassard et Jean Bart (F70 AA), la dernière étant prévue pour entrer en service en 2022.

 

L'Aquitaine lors de ses premiers essais, en 2011 (© DCNS)

 

Des bâtiments très modernes et particulièrement puissants

 

 Ces bâtiments, longs de 142 mètres et affichant un déplacement de 6000 tonnes, se caractériseront par leur automatisation très poussée, qui permet de réduire l’équipage à 108 hommes seulement, mais aussi la puissance des équipements embarqués. L’Aquitaine et ses sisterships disposeront, ainsi, d’un radar multifonctions Herakles, d’un sonar remorqué Captas 4 s’ajoutant au sonar de coque et d’importants moyens de guerre électronique (dont deux brouilleurs), essentiellement fournis par Thales. DCNS, pour sa part, inaugure avec l’Aquitaine un système de combat centralisé de nouvelle génération, le SETIS, que le groupe français présente comme le plus évolué du marché. L’armement, très puissant, offrira aux FREMM une grande polyvalence. Il comprendra notamment, pour la France uniquement, 16 missiles de croisière MdCN (Scalp Naval), dont le premier tir en mer doit, justement, être effectué en 2014 par la Normandie. D’une portée supérieure à 1000 km, cette arme de grande précision développée par MBDA, capable de neutraliser des cibles durcies, offrira à la marine française une nouvelle capacité de frappe contre des objectifs terrestres. Les nouvelles frégates disposeront, par ailleurs, de 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3 et 16 missiles surface-air Aster 15 (MBDA), ainsi que 19 torpilles légères MU90, mise en œuvre depuis le bord ou via l’hélicoptère embarqué, un Caïman Marine (NH90) doté d’un sonar trempé FLASH. L’artillerie, enfin, sera composée d’une tourelle de 76mm OTO-Melara (avec la possibilité d’intégrer une pièce de 127mm) et deux canons télé-opérés Narwhal, des armes automatiques de 20mm spécialement conçues par Nexter pour lutter contre les menaces asymétriques.

 

L'Aquitaine survolée par un NH90 (© MARINE NATIONALE)

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 10:08

VehiculeBlindeAravisAfghan photo MinDef FR

 

12/10/2012  Armée de Terre

 

Sur son territoire comme en opération, la France est régulièrement confrontée au danger des IED. Avec l’Afghanistan, la menace est devenue intensive, et l’armée de Terre a dû s’adapter. Depuis 2008, il ne s’agit plus seulement de se protéger, mais d’intervenir en amont pour prévoir et empêcher.

 

>>> Retrouvez des interviews de spécialistes, des témoignages, des albums photos dans notre dossier Lutte Contre IED, lundi 15 octobre.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:55
Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

photo MinDef FR - Exercice Calfex « Boars head ».

 

11.10.2012 Par Guillaume Goessens (GRIP) - marine-oceans.com

 

Les accords de Lancaster House, signés en novembre 2010, ont donné un nouveau tour à la coopération militaire franco-britannique qui ne sera pas sans effet sur l’industrie de défense européenne. Point de situation.

 

 Depuis la signature du traité franco-britannique de Dunkerque en 1947, et surtout depuis la mise en place d'un système de sécurité et de défense élargi durant les années qui ont suivi (Pacte de Bruxelles en 1948, Traité de l'Atlantique Nord en 1949, Traité sur l'Union de l'Europe Occidentale en 1954), la France et la Grande-Bretagne ont été au cœur des développements dans le domaine de la défense de l'Europe. Ces deux Etats tirent cette position d'un passé prestigieux partagé, d'abord empreint de rivalité, puis finalement marqué par un certain niveau de collaboration, essentiellement depuis l'Entente cordiale de 1904. Cet héritage historique a pour conséquence une certaine similarité entre les deux pays au niveau des budgets de défense, qui, si on les cumule, représentent près de la moitié des dépenses militaires de l'Union européenne (UE). Il est donc logique que chaque rencontre ou sommet bilatéral entre les dirigeants des deux pays touchant de près ou de loin la défense et la sécurité européenne suscite de nombreuses attentes, craintes, ou encore espérances. Le sommet du 2 novembre 2010 durant lequel MM. Nicolas Sarkozy et David Cameron ont engagé leur pays dans une coopération militaire et nucléaire n'a pas échappé à cette habitude. Les partenaires européens de la France et de la Grande-Bretagne se sont en effet montrés tantôt frustrés, tantôt heureux de la relance de la coopération franco-britannique.

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Le 2 novembre 2010, le Président français Nicolas Sarkozy et le Premier ministre britannique David Cameron ont en fait signé deux traités. L'un porte sur une coopération en matière de sécurité et de défense, l'autre sur une collaboration limitée dans le domaine du nucléaire. Le premier traité vise à établir un « partenariat » à long terme entre les deux pays, au niveau de la défense et de la sécurité, dans de nombreux domaines, de la conception de matériel à l’envoi d’une force commune dans des conflits de haute intensité. Schématiquement, trois pôles de coopération peuvent être distingués dans ce premier document. Il s’agit des pôles « opérations et formations », « équipements et industries » et « cyber-sécurité et lutte contre le terrorisme ».

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Le premier de ceux-ci a pour objectif la mise sur pied d’une force expéditionnaire commune interarmées (CJEF), composée de deux contingents de 5000 hommes issus des trois composantes de l’armée, et d’une force aéronavale intégrée. La CJEF devrait être disponible pour des opérations strictement bilatérales, mais également dans le cadre d’opérations menées par l’ONU, l’OTAN ou encore l’UE. Plusieurs exercices conjoints ont eu lieu en 2011 et en 2012, le principal obstacle restant cependant de s’accorder sur la définition du concept d’emploi de cette force. Bien que Nicolas Sarkozy et David Cameron aient souligné la communauté d’intérêts et de valeurs de la France et de la Grande-Bretagne, il n’existe aucune garantie que, le cas échéant, les deux pays tomberont d’accord sur l’emploi de la CJEF.  Malgré l’entente affichée face à la crise libyenne, le risque de voir ressurgir des divergences diplomatiques à l’image de celle de 2003 au sujet de l’invasion de l’Irak pourrait rendre compliquée l’utilisation d’une telle force.

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Le problème est le même pour la force aéronavale intégrée qui aurait dû être opérationnelle pour 2020. La réalisation de cet objectif semble de surcroît de plus en plus compromise en raison de la configuration du futur porte-avions britanniques Prince of Wales. Les choix effectués par le gouvernement britannique, notamment au niveau des dispositifs de catapultage des aéronefs, ne devraient pas permettre aux appareils français de décoller du pont de ce bâtiment.  Ce simple fait porte un grand coup à l’interopérabilité franco-britannique dans le domaine aéronaval. Néanmoins, le 17 février 2012, à l’occasion d’une rencontre bilatérale, Français et Britanniques ont introduit l’idée subsidiaire de créer un groupe aéronaval conjoint comprenant des bâtiments des deux Etats.

 

Le second pôle, « équipement et industrie », concerne le développement de plusieurs projets tels qu’un plan de soutien franco-britannique pour l’entretien des avions de transport militaire A400M ou encore l’élaboration d’un démonstrateur de combat aérien. Le développement de la coopération au sujet des drones devrait également s’accélérer. L’utilité de tels équipements, tout comme le retard des européens en la matière, ont une nouvelle fois été démontrés lors des opérations en Libye. Il s’agit donc d’un point crucial du partenariat franco-britannique dans lequel les deux Etats semblent déterminés à accomplir des progrès. L’étude des risques techniques du drone MALE (moyenne altitude, longue endurance) « Telemos » a été confiée au début de l’année 2012 aux groupes Dassault Aviation et Bae Systems. Lors du sommet de février 2012, Nicolas Sarkozy et David Cameron ont également mis sur les rails le projet d’un drone de combat « UCAV », dont un premier prototype devrait aboutir pour 2020. Les deux Etats poursuivent déjà chacun de leur côté l’élaboration d’un nouveau démonstrateur technologique. L’idée serait donc de rapprocher ces deux programmes afin de faire aboutir un démonstrateur franco-britannique.

 

Enfin, les forces françaises se sont montrées très intéressées par l’acquisition de plusieurs drones de reconnaissance Watchkeeper, développé par la branche britannique de Thales et le groupe israélien Elbit System. Cet engin pourrait servir, si les tests sont concluants, à la surveillance maritime. L’éventuelle utilisation du même engin par les forces armées françaises et britanniques est porteuse d’espoir en matière d’interopérabilité.

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Au niveau maritime, la coopération franco-britannique est également importante. Les deux partenaires ont réaffirmé leur volonté, en février 2012, de soutenir le développement d’un missile antinavires léger (ANL) par le missilier MBDA. Le coût de ce programme, qui s’élève à près de 200 millions d’euros, serait équitablement partagé par les deux Etats.  La France et la Grande-Bretagne se sont par ailleurs engagées dans une vaste opération de lutte contre les mines maritimes qui devrait débuter en 2013. En revanche, en ce qui concerne les sous-marins, le bilan est plus contrasté. La réalisation commune d’un nouveau sonar semble possible, mais la coopération dans ce domaine devrait se limiter à cet élément. Les deux partenaires se sont néanmoins mis d’accord sur le lancement d’un prototype de drone sous-marin qui pourrait jouer un rôle important dans la lutte contre les mines.

 

En ce qui concerne le pôle « cyber-sécurité et lutte contre le terrorisme », la collaboration franco-britannique semble avoir progressé depuis la signature des accords de Lancaster House au niveau de la cyberdéfense, c’est-à-dire la protection des systèmes d’information français et britanniques. Cette collaboration pourrait s’élargir à la lutte contre le terrorisme au travers d’un groupe bilatéral dédié à cette problématique.

 

Les enjeux de la coopération militaire franco-britannique pour l’industrie de défense européenne

Quant au traité sur la coopération nucléaire, il vise essentiellement à développer des installations communes aux deux Etats. L’une d’elles, l’EPURE, se situera en France, et sera adjacente au site existant de Valduc. Elle serait utilisée pour la modélisation des performances des têtes nucléaires et des équipements associés. La construction de cette première installation ne devrait cependant aboutir qu’en 2016. Un centre de développement technologique « TEUTATES » sera localisé quant à lui en Grande-Bretagne, à Aldermaston. Ce site devrait accueillir dans le futur une machine radiographique franco-britannique. Pour les deux sites, toutes les mesures propres à préserver la confidentialité, la souveraineté et l’indépendance nationale sont prévues par le traité du 2 novembre 2010.

 

Sur un plan purement industriel, la coopération franco-britannique pourrait s’avérer fructueuse. Comme la guerre de Libye l’a démontré à maints égards, les européens souffrent d’un certain retard dans plusieurs domaines cruciaux par rapport aux Etats-Unis : le renseignement, le ravitaillement en vol, les drones, les munitions de précision, les porte-avions,… Selon toute vraisemblance, les accords de Lancaster House ont pour but de ramener à niveau la France et la Grande-Bretagne dans le domaine de ces « multiplicateurs de puissance », pour in fine atténuer la dépendance matérielle vis-à-vis de Washington. Objectif louable, certes, mais qui risque d’irriter fortement les partenaires industriels européens des deux Etats. L’Allemagne, l’Espagne et l’Italie pourraient se sentir totalement exclus, par exemple, du nouveau programme sur un drone de combat, alors que ces pays sont des pions importants sur l’échiquier de l’industrie de l’armement européenne. La probabilité que se développent alors plusieurs programmes rivaux serait d’autant plus élevée. Or, comme le démontre la lutte fratricide entre le Rafale français, le Gripen suédois et l’Eurofighter développé par la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie, aucun constructeur ne ressort gagnant dans ce genre de situation.

 

En dépit de nombreux obstacles techniques et politiques, une culture industrielle européenne tend à se développer dans le domaine de la défense et de l’armement. Cependant, il manque  de réelles avancées politiques vers plus d’intégration en matière de politique étrangère et de sécurité européenne. Or, sur ce sujet, la France et la Grande-Bretagne ne semblent pas s’accorder. Londres reste fidèle à son attachement à l’Otan, alors que Paris, malgré certaines ambiguïtés, persiste à se présenter comme le moteur de l’Europe de la défense (une constante depuis la présidence de Charles de Gaulle). Au lendemain des Accords de Lancaster House – que les Britanniques souhaitent strictement bilatéraux – la France a donc relancé ses partenaires allemands et polonais du Triangle de Weimar (1) qui pourrait s’élargir à l’Italie et à l’Espagne. Suite aux élections présidentielles, la nouvelle équipe gouvernementale semble insister dans cette voie. Au début du mois de septembre, Jean-Yves le Drian, le ministre de la Défense français, était en tournée à Bruxelles afin de relancer l’Europe de la Défense. La coopération franco-britannique devrait cependant continuer sur sa lancée, la volonté de la France étant désormais que cette collaboration soit compatible avec l’engagement européen. La parution d’un nouveau Livre blanc sur la défense, auquel sont associés des Britanniques, pour la fin 2012, devrait permettre de mieux comprendre la position française à cet égard.

 

En ces temps de crise, l’attention des Etats européens se détourne quelque peu de la défense européenne. Celle-ci est cependant à un tournant de son évolution. Soumise à la concurrence des nouvelles puissances mondiales, l’Union européenne doit pouvoir se doter d’instruments militaires propres afin d’appuyer sa politique étrangère qui repose essentiellement sur le soft power. C’est une tâche qui incombe à tous les Etats-membres de l’UE. Cependant, dans le contexte de crise actuel, force est de constater que les budgets de défense des Vingt-Sept connaissent un certain recul. Maintenir une coopération franco-britannique strictement bilatérale en dehors du champ communautaire pourrait donc nuire à l’Europe de la défense, et par conséquent à la place de l’UE dans le monde. La Grande-Bretagne et la France restent plus que jamais les maîtres du jeu. Espérons qu’ils ne fassent pas perdre l’ensemble de leurs partenaires.

 


(1) Coopération trilatérale entre la France, l’Allemagne et la Pologne instauré en août 1991.  

 

Guillaume Goessens est chercheur-associé au GRIP

 

 Le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), créé en 1979, est un centre de recherche indépendant reconnu comme organisation d’éducation permanente par le Ministère de la Communauté française de Belgique. Le GRIP a pour objectif d’éclairer citoyens et décideurs sur les problèmes souvent complexes de défense et de sécurité, et souhaite ainsi contribuer à la diminution des tensions internationales et tendre vers un monde moins armé et plus sûr en soutenant les initiatives en faveur de la prévention des conflits, du désarmement et de l’amélioration de la maîtrise des armements. Le GRIP est composé d’une équipe de 22 collaborateurs permanents, dont 14 chercheurs universitaires, ainsi que de nombreux chercheurs-associés en Belgique et à l’étranger.

 

www.grip.org

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/logo-ceremonie-bfa/2007757-1-fre-FR/logo-ceremonie-bfa.jpg

 

11/10/2012 Armée de Terre

 

Les festivités commémorant le 20ème anniversaire de l'installation de la Brigade franco-allemande (BFA) à Müllheim (Pays de Bade) auront lieu vendredi 12 octobre à 16 heures sur la Markgräfler Platz.

 

« Bonjour, Soldaten ! », « Guten Tag, mon général ! » Des salutations bilingues ponctuent les cérémonies militaires qui se déroulent sur la place d'armes de la caserne Robert Schuman de Müllheim. Elles font partie de la routine particulière qui régit cette garnison abritant 644 soldats allemands et 481 soldats français assistés par 137 personnels civils des deux pays même si sur le terrain et en mission extérieure, la langue de travail est l'anglais. Et pour fêter ses 20 ans d’installation dans la ville, la BFA prévoit une cérémonie militaire suivie d’une représentation du chœur des enfants de la Michael Friedrich Wild Grundschule aux alentours de 16h30 devant la Martinskirche où un vin d'honneur sera offert aux habitants de Müllheim.

 

Siège de l'état-major et du bataillon de commandement et de soutien de la Brigade franco-allemande (BFA), la caserne de Müllheim a été créée en 1987, lors d'un sommet franco-allemand à Karlsruhe à l’initiative du président François Mitterrand et du chancelier Helmut Kohl. Elle était d’abord basée à Böblingen, près de Stuttgart avant de s'installer, le 1er octobre 1992 à Müllheim, à proximité du Rhin. C'est à cette occasion que la garnison a été baptisée Robert Schuman Kaserne, du nom d'un des pères fondateurs de l'Union européenne. La BFA compte au total 5 000 hommes et femmes dotée de matériel moderne et constitue une force d'entrée en premier du corps européen, opérationnelle avec un préavis de trois à cinq jours.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 09:40

 

12.10.2012 par DSI

 

Dernière née des Combattante (construites à près de 90 exemplaires), la Combattante FS 56 (en photo, copyright CNIM) est une des nouveautés présentées cette année par CNIM. Navire compact (56 m) aux lignes furtives offrant une vitesse élevée (38 nœuds) et une puissance de feu importante pour des actions de lutte antinavire et d’actions vers la terre, il est particulièrement adapté aux opérations littorales.

 

Son armement comporte un canon de 76 mm à l’avant, un canon de 40mm à l’arrière (il peut être remplacé par un lanceur RAM à 21 missiles), 2 canons téléopérés de 20 ou de 30 mm téléopérés auxquels s’ajoutent 8 missiles antinavires MM40 Exocet. Les systèmes de guerre électronique (R-ESM et C-ESM) et radar (navigation comme détection) sont intégrés dans le mât unique C-MAST. Armement et capteurs sont interfacés dans un système de commandement intégré. Le navire a une autonomie de 2 500 miles et a un équipage de 32 personnes.  

 

CNIM présente également cette année la Combattante SWAO 53 (en photo, copyright CNIM), un concept de navire furtif disposant d’une coque à balancier et pourvue d’une très large plateforme pour hélicoptère ou UAV.

 

Capable d’atteindre les 30 nœuds, le navire, d’une longueur de 53 m, est doté de 8 cellules de lancement verticales devant accueillir des missiles antiaériens, un canon de 57 mm. Le tirant d’eau très faible (2,6 m) le rend apte aux opérations littorales. Il embarque également des lance-leurres et ses capteurs sont intégrés dans un mât unique.

 

La firme présente également la Vigilante 1400 CL79, un patrouilleur hauturier d’une autonomie de 8 000 miles multifonction capable de remplir des missions de surveillance de longue durée mais aussi des missions plus spécifiques, comme la lutte contre la piraterie, le narcotrafic, la guerre des mines ou la lutte anti sous-marine.

 

Il peut également recevoir des modules de lutte contre la pollution. Le bâtiment peut embarquer un hélicoptère de la classe des 10 tonnes et accueille, en plus de 25 membres d’équipage, 25 passagers. Son armement intégré comprend un canon de 76 mm et deux canons de 30 mm. CNIM a également travaillé sur le C-Mast, un mât unique compact et très léger, développé en partenariat avec Cassidian et Ineo Defense. Il abrite un radar de veille de type 2D ou 3D, des systèmes optroniques, des équipements de guerre électronique et de communication.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 16:30

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/m8.jpg

 

Notre illustration : une photo de micro engrenage

utilisé dans les MEMS (document des laboratoires Sandia)

 

11.10.2012 par Frédéric Lert (FOB)

 

Obus de gros et moyen calibre, missiles… tous disposent aujourd’hui de dispositifs de sécurité et d’armement (DSA) servant à isoler l’explosif primaire d’initiation, extrèmement sensible, de la charge militaire. Le DSA offre l’assurance que la munition n’explosera pas prématurément en maintenant fermée une barrière physique entre le dispositif d’amorçage et la charge militaire. Après un temps de vol donné et avant d’agresser la cible, la barrière est ouverte pour permettre in fine l’explosion de la munition.

 

Le DSA reste à ce jour complexe et encombrant (de la taille d’une boite de Vache qui Rit pour un missile tactique expliquent les gourmets). Pour contourner ce handicap, Nexter investit aujourd’hui sur les MEMS (Systèmes Microélectromécaniques) qui rassemblent sur des surfaces extrèmement réduites, quelques millimètres carrés à peine, des micro-mécanismes gravés par traitement chimiques et lithographiques. Les MEMS sont aujourd’hui présents dans un grand nombre d’industries civiles, depuis la fabrication automobile jusqu’aux consoles de jeu, en passant par les airbags, la médecine etc.  Un exemple parmi cent : les minuscules capteurs de mouvement présents dans les smartphones et les appareils photos sont à base de MEMS.

 

Un DSA utilisant des MEMS apporterait un gain de fiabilité et de sécurité (moins de pièces mécaniques en mouvement), une plus grande facilité de fabrication et un gain de place : la boite de Vache qui Rit serait remplacée par une simple portion (c’est une métaphore). Le gain de place, qui devient très conséquent rend possible la mise en œuvre de têtes militaires de nouvelle génération à amorçage multiple, tout en préservant voire augmentant la charge utile de la munition.

 

Avec les applications militaires, les MEMS font face toutefois à des contraintes nouvelles : pour un obus de moyen calibre, il faut par exemple encaisser l’accélération phénoménale de 100.000 G au départ de coup. Autre écueil, la combinaison de l’emploi du MEMS avec les effets pyrotechniques propres aux munitions. Deux contraintes sévères totalement absentes des applications civiles.

 

La qualification des MEMS dans les munitions représente un enjeu qualifié de « très important » par Nexter, avec à la clef une rupture technologique majeure. Le munitionnaire, qui travaille en coopération étroite avec la société française Tronics, spécialiste des MEMS,  revendique le leadership européen sur les applications militaires de cette technologie. Les autres grands acteurs dans le domaine se situent Outre Atlantique. Nexter Munitions a démontré dès 2010 l’intérêt de sa technologie «Pyro-MEMS » en initiant avec succès la tête militaire d’un missile tactique (que la société ne souhaite pas identifier précisément…). Les premières applications opérationnelles ne sont toutefois pas attendues d’ici quatre ou cinq ans. Pas avant.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 16:17

eurofighter-typhoon-airbus-a380

 

11/10/2012 Valérie Lion - lexpansion

 

C'est entendu, l'Allemagne est la principale responsable de l'échec de la "fusion du siècle". Reste à savoir si la France est vraiment irréprochable. Rien n'est moins sûr.

 

C'est un fait acquis, l'Allemagne est la principale responsable de l'échec du projet de fusion entre EADS et BAE. Et les actionnaires privés d'EADS n'ont rien fait pour la favoriser. Mais la France a-t-elle été à la hauteur de l'enjeu dans cette affaire? "Le gouvernement a regardé objectivement et sereinement l'opération, de façon ordonnée et professionnelle", assure une source proche du dossier. Ce n'était pas gagné : la nouvelle équipe venait juste d'arriver au pouvoir, elle a accepté d'étudier un projet qui n'était pas dans ses plans, et d'ailleurs, le ministère de la Défense n'avait même pas commencé à plancher sur sa vision de la restructuration de l'industrie que les dirigeants d'EADS déboulaient dans le bureau de Jean-Yves Le Drian pour lui "vendre" l'idée de la fusion.

 

Le gouvernement se posait "beaucoup de questions"

 

Malgré ce professionnalisme, on ne peut s'empêcher de relever la tiédeur du gouvernement à l'égard du projet : quand les négociations sont révélées, le 12 septembre, le ministre de l'Economie se contente d'un communiqué de presse extrêmement laconique, pour "prendre acte de l'annonce d'un possible rapprochement", tandis que Le Drian est carrément aux abonnés absents. Le 18 septembre, Pierre Moscovici avoue : "le gouvernement se pose beaucoup de questions". Le 22 septembre, lors d'une rencontre avec la chancelière allemande, François Hollande évoque les conditions posées pour une approbation des gouvernements: "l'emploi, la stratégie industrielle, les activités de défense, les intérêts de nos Etats respectifs". Il en remet une couche le 5 octobre à Malte. Le 3 octobre, à une semaine de la date butoir fixée par les autorités boursières pour annoncer les détails de l'opération, prolonger les discussions ou renoncer, l'Elysée se disait pourtant "hyper serein". "Il y a des réponses, pas sur tout, on coche", lâchait une source proche de la Présidence.

 

"Cocher". Est-cela qu'on attend d'un Président à qui est présentée l'occasion de faire un pas majeur vers la consolidation européenne ? Jamais l'accent n'a été mis sur l'ambition portée par ce projet, à savoir bâtir un leader européen de la défense et en finir avec un émiettement dommageable à toute l'industrie. Mis au pied du mur, le gouvernement n'a jamais semblé endosser la vision défendue par les industriels.

 

Ceux-ci ont probablement sous-estimé le contexte politique : en Allemagne, une Chancelière empêtrée dans sa coalition et déjà en pré-campagne électorale. En France, un nouveau gouvernement aux abois devant la déferlante de plans sociaux et mobilisé par son projet de loi de finances. Entre les deux, une relation délicate. François Hollande aurait pu chercher à tordre le bras de la chancelière allemande. Il ne l'a jamais fait : difficile après le bras de fer sur le traité budgétaire. Ses déclarations mercredi après-midi après l'annonce de la rupture des discussions sont éloquentes : "C'est la décision des entreprises", a-t-il martelé. Une façon, un peu rapide, de s'exonérer de toute responsabilité.

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 12:45

École Militaire à Paris

 

11.10.2012 par P. Chapleau Lignes de Défense

 

Grande association de l’armée de Terre, à l’origine de la création il y a plus d’un sècle du corps des « officiers de réserve spécialistes d’état-major », la Réunion des ORSEM organise sa « Journée nationale » le 20 octobre prochain, à l’Ecole militaire à Paris.

 

Après une intervention du gouverneur militaire de Paris, le général de corps d’armée Hervé Charpentier, une table ronde portera sur le thème : « La place et le rôle de la réserve opérationnelle dans un dispositif de défense nationale en évolution ». Sujet d’importance s’il en est, dans le contexte actuel de déflation des effectifs de l’armée d’active et de rédaction en cours du futur Livre blanc.

 

J'aurai le plaisir d’animer cette table ronde où seront présents notamment le général de division aérienne Jarry, délégué interarmées aux réserves (EMA), Miche Baud, chercheur à l’IFRI et auteur d’une étude récente portant sur le thème "Les réserves en première ligne? Du citoyen-soldat à l'intérim" (cliquer ici pour lire cette étude) et du lieutenant-colonel Bernard Bon, président de la Réunion des ORSEM.

 

Cette table-ronde est réservée à la « communauté ORSEM » mais les lecteurs de LdD peuvent bien entendu contribuer au débat en laissant des commentaires sur ce blog, avant le 20 octobre pour que je puisse les relayer.

 

Quelques éléments de réflexion :
- 57 187 réservistes opérationnels en 2011
- 22,9 jours d’activité en moyenne
- 15 134,2 milliards d’euros de dépenses de personnel (titre 2) pour les militaires en 2011
- 75,7 millions d’euros pour la réserve opérationnelle (78,2 en 2010)

 

Pour en savoir plus sur les ORSEM :
http://www.cesat.terre.defense.gouv.fr/ecoles/esorsem/his...


Le baptême de la promotion ORSEM 2012 sur ce blog : http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012...

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 07:56

mmp-mbda.jpg

 

10.10.2012 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Le projet de loi de finance 2013 est bouclé. Le programme 146 du prochain budget de la Défense (« Équipement des forces ») bénéficie d’une enveloppe de 16 milliards d’euros, dont 3,4 Mds pour la dissuasion et 3,1 Mds pour la maintenance des matériels. L’armée de terre ne s’en sort pas si mal, le Ministre Jean-Yves Le Drian souhaitant la préserver de coupes budgétaires trop importantes. Une intention appréciable dans une période de transition déjà douloureuse (paiement des soldes, Bases de Défense…). Cependant, le budget 2013 fera quelques victimes. La première: le programme Scorpion qui devait être lancé, devra attendre 2014. Enfin, c’est confirmé, la dernière tranche d’une centaine de PVP (Petit Véhicule Protégé) passe à la trappe. Pour le reste, l’essentiel est maintenu. Comme le lancement de la réalisation du missile futur de l’armé de terre, le MMP de MBDA (photo).

 

Ainsi en 2013, l’armée de terre recevra 220 AASM (missile air-sol modulaire) qui arme le Rafale. Sans doute une remise à niveau des stocks, l’armement ayant été largement employé en Libye. 4036 tenues de combat nouvelle génération FELIN, un seul VHM, 83 VBCI, 1500 EPC (Ensemble de parachutage du combattant); 4 hélicoptères de combat Tigre, 72 PPT (porteur polyvalent terrestre, de Iveco), 3 SPRAT (l’impressionnant poseur de ponts) et 8 NH90 TTH seront perçus par l’armée de terre l’année prochaine.

 

En ce qui concerne les commandes pour 2013: 4400 postes de communication tactique CONTACT de Thales, qui remplacera le PR4G puis à terme les systèmes Saturne et MIDS, et qui seront livrés à partir de 2018. Sera aussi passé commande de trois systèmes de drone tactique SDTI. Sans doute pour compenser les importantes pertes en Afghanistan (12 systèmes). Autres commandes: 220 AASM et 3000 EPC.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:40

http://www.corlobe.tk/IMG/jpg/img_6911.jpg

source portail des sous-marin

 

9 oct. 2012 par

 

Déchargement de matériel militaire par le 519 è GTM Toulon

 


 
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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 16:30

armee de l air

 

10/10/2012 Armée de l'air

 

Pour des raisons économiques et opérationnelles, les exercices AIREX, BAPEX et VOLCANEX sont menés cette année avec un scénario commun. Une grande première en France pour un objectif majeur : être le plus réaliste possible. Retour sur une organisation hors du commun.

 

Dix-huit mois ont été nécessaires à la mise en place de ce scénario complexe. 1200 joueurs, dont 42 % d’étrangers, vont intervenir pendant les 10 jours de l’exercice. Le JFACC (Joint Force Air Component Command – commandement de la composante aérienne de la force interarmées) va installer sur le terrain désaffecté de Vouziers une base aérienne protégée par la force de protection. « Faire travailler le JFACC avec une base réellement déployée dans la nature est un vrai défi. Nous allons partager un même terrain d’entraînement et un même espace aérien lors de trois exercices complémentaires », explique le lieutenant-colonel Jean-François Lefèvre, chef du bureau opération et suivi d’exercices du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA).

 

Pour mettre en œuvre une telle logistique, le CDAOA a fait appel aux huit autres pays participant à cet exercice international. Chaque nation a apporté sa pierre à l’édifice. Le support médical est fourni par les Espagnols, des tentes et lits par les Allemands… « Nous avons combiné les capacités des différents participants pour répondre au mieux aux besoins d’une telle organisation » poursuit le lieutenant-colonel Lefèvre.

 

Le terrain est aujourd’hui prêt à accueillir cet exercice inédit. « Depuis le 6 octobre, les logements sous tentes sont montés et la restauration de campagne est effective, affirme le lieutenant-colonel Marc Lienhardt, responsable de la logistique (CORLOG). Il manque bien sûr certains équipements qui seront installés à partir du 15, dans le cadre du jeu ». Cette semaine, le CORLOG est en charge de la transmission de consignes aux joueurs et aux participants qui arrivent sur place depuis lundi 8 octobre. Prochaine étape : le coup d’envoi de l’exercice !

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 12:32

NH90-NFH source info-aviation

 

10.10.2012 MER ET MARINE

 

Le nouvel hélicoptère européen devrait, prochainement, effectuer sa première grande mission opérationnelle à partir d’un bâtiment de combat. La marine néerlandaise, qui a remplacé ses Lynx par des NH90, prévoit en effet de déployer en océan Indien un bâtiment qui embarquera la nouvelle machine. Ces moyens seront intégrés au sein de la force européenne Atalante de lutte contre la piraterie. Doté notamment d’un radar panoramique et d’une boule électro-optique, le NH90 pourra effectuer des missions de surveillance maritime et intervenir en cas d’attaque de pirate ou de détection de bateaux suspects. Pour les interceptions, l’hélicoptère sera en mesure d’embarquer des tireurs d’élite.

Pour mémoire, les NH90 de la marine néerlandaise peuvent être embarqués sur les frégates du type LCF, mais aussi les nouveaux patrouilleurs hauturiers de la classe Holland. Fin septembre, des essais à bord de ce bâtiment ont, notamment, été menés avec succès dans des conditions très difficiles (vent force 8 et houle de 4 mètres).

 

Le patrouilleur Holland (© THALES)

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 11:35

Missile MICA photo MBDA

 

09/10/2012 Par François Julian – Air&Cosmos

 

Le moteur du missile Mica sera desormais assemblé à Bourges.

 

C'est une unité de production flambant neuve que vient de s'offrir Roxel. L'industriel franco-britannique, spécialisé dans la conception et la fabrication de moteurs à poudre pour missiles tactiques, a  inauguré aujourd'hui un nouveau hall d'assemblage de deux mille mètres carrés sur le site du Subdray, près de Bourges. Un site qu'il partage avec le missilier MBDA, l'un de ses deux actionnaires, l'autre étant Safran Herakles.

 

Pour Roxel, il s'agit avant tout de rationaliser et consolider son activité d'assemblage final. L'assemblage des moteurs des missiles air-air Mica et Magic de MBDA, jusque là effectué à La Ferté Saint Aubin près de Orléans, a ainsi pu être rapatrié au Subdray où Roxel réalisait déjà l'assemblage du moteur du missile de défense sol-air Aster.

 

Dorénavant, Roxel estime pouvoir arriver à une capacité de production de 120 moteurs par mois au Subdray : 48 pour le missile Mica, 38 pour le Magic et 34 pour l'Aster. La production de moteurs à poudre pour les missiles Crotale et VT1 y est également envisagée. Ce site s'intègrera également dans la production du futur missile MMP de MBDA.

 

Pour David Quancard, pdg de Roxel, l'inauguration de ce nouveau hall d'assemblage, baptisé D54, va permettre de créer un pole d'excellence dans le domaine de la fabrication de moteurs pour missiles tactiques. "Il s'agit là de maintenir notre compétitivité dans un marché où la concurrence est de plus en plus redoutable", estime t-il. Roxel produit des moteurs à poudre pour MBDA, son principal client, mais aussi pour Thales, Sagem et Lockheed Martin. Ses deux principaux concurrents sont ATK et Aerojet aux Etats-Unis.

 

Le bâtiment D54 était auparavant occupé par MBDA qui y réalisait l'intégration du missile Aster, avant que cette activité ne soit relocalisée à Selles Saint-Denis. La transformation et la rénovation du bâtiment a couté six millions d'euros, dont cinq cent mille euros ont été financés par l'état au titre du FRED, le fond de restructuration de la défense. MBDA a également financé le projet à hauteur de sept cent mille euros.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-octobre-2012/durant-cette-campagne-une-dizaine-de-missiles-vt1-et-un-missile-aster-30-ont-ete-tires-assurant-ainsi-la-destruction-de-toutes-les-cibles-hostiles/2003668-1-fre-FR/durant-cette-campagne-une-dizaine-de-missiles-vt1-et-un-missile-aster-30-ont-ete-tires-assurant-ainsi-la-destruction-de-toutes-les-cibles-hostil.jpg

 

09/10/2012 Armée de l'air - Economie et technologie

 

Du 24 septembre au 5 octobre 2012, une campagne de tir sol-air d’envergure, organisée par la brigade aérienne du contrôle de l’espace (BACE) du commandement des forces aériennes (CFA), s’est déroulée sur le site du centre d’essais et de lancement des missiles de Biscarosse.

 

Les escadrons de défense sol-air de Mont-de-Marsan, d’Avord et d’Istres étaient en première ligne, déployant respectivement sur le site de Biscarosse une section SAMP, appelée MAMBA, un centre de coordination des feux (CMD3D) et deux unités d’acquisition et de tir Crotale NG. Les systèmes d’arme de défense sol-air déployés sur le site de Biscarrosse étaient reliés en transmission de données via un CMD3D au centre de détection et de contrôle (CDC) de Cinq Mars la Pile, ainsi qu’au centre national des opérations aériennes (CNOA) de Lyon-Mont-Verdun.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-octobre-2012/du-24-septembre-au-5-octobre-une-campagne-de-tir-sol-air-d-envergure-a-ete-organise-a-biscarosse/2003673-1-fre-FR/du-24-septembre-au-5-octobre-une-campagne-de-tir-sol-air-d-envergure-a-ete-organise-a-biscarosse.jpg

 

Durant ces deux semaines de campagne, une dizaine de missiles VT1 et un missile ASTER 30 ont été tirés et ont détruit toutes les cibles hostiles assignées.

 

L’objectif principal était d’entraîner les opérateurs de défense sol-air, ainsi que la chaîne de défense aérienne (CDC et CNOA) à détruire des cibles hostiles au sein d'une Joint Engagement Zone (JEZ- Zone conjointe d’engagement), à l’intérieur de laquelle évolue également des aéronefs amis. En effet, la taille des volumes d'engagement et la grande puissance de feu des systèmes de défense sol-air SAMP et Crotale NG impliquent de maîtriser la coordination des engagements sol-air avec l’activité aérienne "amie" et la coordination entre moyens sol-air et air-air. Le but étant de garantir une défense aérienne globale efficace.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:52

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/01/3523718561.jpg

 

10.10.2012 par P. Chapleau Lignes de Défense

 

Seconde frégate multimissions qui équipera la Marine nationale, la FREMM Normandie sera mise à l'eau le 18 octobre à Lorient, en présence du ministre de la Défense.

 

Ce bâtiment dont une partie de la construction a été effectuée à Brest, viendra rejoindre la FREMM Aquitaine qui a effectué sa première sortie en mer en avril dernier et qui poursuit ses essais avant sa livraison qui doit intervenir avant la fin de l'année 2012. La livraison de la FREMM Normandie devrait intervenir, elle, en 2014.

 

Actuellement, 5 FREMM sont en chantier (à divers stades). A l'Aquitaine et à la Normandie s'ajoutent la FREMM destinée au Maroc, ainsi que les FREMM françaises Provence et Languedoc.

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 07:50

Mindef

 

9/10/12 - la-croix.com

 

Le ministre de la défense estime que la réorganisation des armées en bases de défense a été menée « avec trop de rapidité » et a occasionné des « dysfonctionnements ».

 

Le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a estimé, lundi 8 octobre, à l’issue d’une visite sur la base aérienne de Bricy (Loiret), que la réorganisation des armées en bases de défense a été menée « avec trop de rapidité » et a occasionné des « dysfonctionnements ».

 

Lancée en 2008 par son prédécesseur Hervé Morin, cette réforme a regroupé les diverses unités des armées en 60 bases de défense (dont 9 en outre-mer), dans l’objectif de mutualiser les activités de soutien (intendance, habillement, santé, essence…) et de réaliser des économies.

 

Lors de ses visites dans les forces armées, Jean-Yves Le Drian constate souvent que des commandants d’unités se plaignent de difficultés rencontrées pour obtenir des moyens de fonctionnement. Il a promis de soumettre prochainement le système des bases de défense à des « adaptations » et « assouplissements ».

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 18:15

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9 octobre 2012 Par Gilles Corlobé. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

A la suite de la décision prise par le président de la République, les armées rapatrient progressivement hommes et matériels. Si pour les hommes, la voie aérienne est la simple à mettre en œuvre, pour le matériel, le retour vers la métropole est plus compliqué à organiser.

 

Tous les 2 mois, un navire affrété par les armées, l’Eider, appareille de Toulon en direction d’Abu Dhabi. Ses cales sont remplies de tout le matériel nécessaire pour que les militaires déployés sur les différents théâtres puissent continuer à accomplir leur mission : remplacement d’équipements défectueux, pièces de rechange, ...

 

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L’Eider n’embarque pas de matériel que vers Abu Dhabi. Sur le chemin, il dessert aussi Beyrouth (forces françaises participant à la FINUL) et Djibouti. Parfois, il prolonge son voyage vers La Réunion et Mayotte. Chaque rotation dure environ 2 mois.

 

D’autres navires affrétés effectuent des rotations similaires à destination des forces déployées dans les Antilles ou dans le Pacifique.

 

Sur le chemin du retour, l’Eider repasse par ces mêmes ports, et embarquent les équipements (conteneurs ou véhicules) rentrant en France.

 

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Les voyages de l’Eider ne sont que la partie émergée de l’iceberg, un long travail de préparation, de suivi effectué par une petite équipe de 3 personnes dépendant directement de l’état-major des Armées. Il s’agit d’accomplir les différentes formalités — les mêmes que pour tout navire de commerce — à commencer par les formalités douanières. Car, aussi étonnant que cela puisse paraitre, le matériel militaire passe par les douanes.

 

Il faut aussi organiser le plan de chargement du navire. Conteneurs ou véhicules, des précautions sont à prendre : séparer ceux transportant des matières dangereuses, tenir compte de l’encombrement, des éventuelles difficultés à l’embarquement ou au débarquement...

 

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A chaque arrivée dans un port, que ce soit Toulon, Beyrouth, ou ailleurs, des spécialistes de l’armée de terre sont là pour effectuer le chargement ou le déchargement : c’est le 519è Groupement de Transit Maritime. Ce régiment est unique en son genre (même en Europe !). Son personnel est composé de spécialistes qui savent tout autant utiliser leur arme qu’arrimer des conteneurs, conduire des engins de manutention, des grues portuaires...

 

Une fois déchargé à Toulon, le matériel est acheminé, en général par camions, parfois en train, vers sa destination : l’unité pour les conteneurs, un des centres de maintenance de l’arme du matériel pour les véhicules. Il peut y avoir une vingtaine de destinations différentes.

 

Mais avant d’être acheminé, il faut encore effectuer quelques formalités qui, au total peuvent jusqu’à 5 semaines : dédouanement, contrôle de commandement.

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 18:00

Mindef

 

09.10.2012 Par Guillaume Belan (FOB)

 

Lancée par le précédent gouvernement, la réforme des Bases de Défense (BdD) était louable: mutualiser, rationaliser le soutien des bases militaires afin d’économiser. Pas ou peu de problèmes dans l’armée de l’air, qui avait déjà commandements de base et opérationnel dissociés. Pareil dans la Marine, dont le format et l’organisation était bien adaptés. Par contre dans l’armée de terre, ça ne passe pas!

 

Premier constat, les économies attendues ne sont pas là. Les gains sont marginaux (bénéfique sur de tout petits soutiens) et le système a surtout complexifié les choses, rajoutant procédures, niveaux de décision et éloignant la gestion locale de l’organisation du soutien. Résultat, les BdD ont créé des tensions dans les régiments, le chef de corps ayant par ailleurs perdu la responsabilité logistique de sa base. Ressources humaines ou entretien des bases dorénavant lui échappent. Le soutien étant centralisé, la chaine de commandement dépend de Paris, qui se retrouve avec la gestion de 51 bases en métropole. Bien trop complexe à gérer. Enfin le budget fonctionement des bases ayant été réduit (on évoque moins 30%), les fonds sont aujourd’hui insuffisants.

 

Le ministre s’est saisi du dossier, reconnaissant que la réforme avait été étendue brutalement, faisant fi de la période d’expérimentation. Jean-Yves le Drian a passé la journée d’hier à Orléans afin de « rencontrer les soutenus et les soutenants » mais aussi les syndicats et élus locaux. La BdD d’Orléans, c’est 7000 personnes appartenant à 26 unités sur deux départements. Affirmant qu’il ne reviendrait pas sur le principe de la réforme, le ministre a cependant reconnu que le système avait besoin d’être stabilisé et nécessitait plus de souplesse. Répondant à la presse locale, il a déclaré que des propositions seraient faites « dans une petite année ». Enfin l’objectif de 60 bases pourrait être reconsidéré. A suivre donc..

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 17:00

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Fabrication des bâtons lumineux dans la société Cyalume :

contrôle du bon fonctionnement de la machine de

conditionnement - Crédits : ADC G. Gesquière/SIRPA Terre

 

09/10/2012 ASP Anne-Cécile Marel Armée de Terre - Economie et technologie

 

Depuis plus de 40 ans, les bâtons lumineux de l’entreprise Cyalume sont utilisés par les forces armées du monde entier. Fournisseur exclusif de l’OTAN, l’antenne de production européenne basée à Aix-en-Provence approvisionne toute l’armée de Terre. Zoom sur le procédé de fabrication de ces sticks indispensables aux missions nocturnes.

 

Tordez, secouez, c’est allumé ! Simple d’utilisation et connu de tous les militaires français, le bâton lumineux de 15 cm Cyalume procure de l’éclairage à 360°, dans n’importe quelle situation. Bleu, vert, rouge, orange, jaune voire même infrarouge, il fonctionne sous l’eau, en temps de neige ou de tempête et par toutes les températures. Garantis de deux à cinq ans, les bâtons peuvent rester allumés de 5 minutes à 24 heures.

 

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La production de lumière issue de la chimiluminescence ne dégage ni flamme, ni chaleur, ni gaz. Une ampoule de verre, identique à celles utilisées en pharmacie pour les cures médicamenteuses, contient le composé chimique et le colorant qui vont permettre la réaction. Plongée dans une solution activatrice, cette ampoule doit être rompue pour permettre le mélange de tous les éléments. La réaction produite dégage alors de la lumière. Grâce à leur parfaite maîtrise de la vitesse de cette réaction chimique, les experts de Cyalume déterminent le temps pendant lequel un bâton va éclairer. L’usine située à Aix-en-Provence possède les savoir-faire nécessaires à la création de cet équipement.

 

Ces bâtons lumineux permettent à nos soldats de progresser de nuit avec des risques minimisés. Que ce soit pour le balisage d'une zone de poser d'hélicoptère ou le signalement d'une position amie, le Cyalume a su s'imposer au cœur des missions opérationnelles nocturnes.

 

>>> Retrouvez l’article complet dans le Terre Information Magazine n°238 d’octobre 2012

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/cyalume-2/2003422-1-fre-FR/cyalume-2.jpg

Fabrication des bâtons lumineux dans la société Cyalume : soudures des ampoules après remplissage - Crédits : ADC G. Gesquière/SIRPA Terre

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