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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 20:07

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude photo DCNS

 

14 Septembre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Visite à bord de la prochaine frégate de la Marine.

 

On a beau connaitre un peu les questions navales, une visite à bord (lors de l'Université d'été de la défense, à Brest) de la nouvelle frégate Aquitaine laisse pantois. Avec la première FREMM (frégate multimissions), on change vraiment d'époque et on peut dire adieu à la Marine du XXème siècle.

 

Ses formes furtives rappellent celles des frégates de la classe Lafayette, mais c'est à l'intérieur que les choses changent. D'abord une impression d'espace, presque de vide : le bâtiment de 6000 tonnes est servi par un équipage de seulement 108 marins, y compris le détachement aéro (14). A titre de comparaison, il fallait près de 400 hommes pour armer les frégates Suffren... L'automatisation et la rationnalisation ont été poussées à l'extrême et l'investissement technologique permet de réduire le personnel et les coûts afférents. Trop ? C'est une vraie question que la Marine prend au sérieux. En cas de guerre, une centaine d'hommes seront ils assez nombreux pour lutter contre les sinistres (incendies, etc). Comme c'est déjà le cas sur les BPC, toute l'organisation du travail à bord doit être repensée.

 

L'Aquitaine se commande depuis de grands écrans plats multifonctions, que ce soit sur la passerelle (trois hommes ou femmes assis) d'où les cartes papier ont disparues, le PC propulsion où les mécaniciens sont confortablement installés loin des machines ou le très impressionnant central opérations : rien n'y rappelle que l'on est à bord d'un bateau. La salle est vaste, les murs nus, les marins sont devant de grands écrans plats tous semblables.

 

C'est depuis le central opérations que l'on ferait la guerre, même si, pour les actions de l'Etat en mer, tout peut être commandé depuis la passerelle. L'Aquitaine est un vrai croiseur de première ligne. Sa dominante est la lutte anti-sous-marine : elle dispose d'un sonar remorqué (actif et passif) de très basse fréquence, d'un sonar de coque et d'un hélicoptère Caïman (NH90), lui aussi équipé d'un sonar et de bouées acoustiques, le tout focntionannt en réseau. Pour détruire les sous-marins, des 19 torpilles légères MU-90 qui peuvent être lancées depuis le bateau et l'hélicoptère.

En antiaérien, la frégate dispose d'un radar Herakles (250 km de portée) et de 16 missile Aster 15 - qui sont tirés verticalement depuis l'avant du bateau, juste derrière la tourelle du canon de 76 mm. Ce canon antiaérien peut également tirer contre des objectifs à terre, même si sa munition n'est pas très importante. En revanche l'Aquitaine est armée de 16 missiles de croisière naval - d'une portée de l'ordre de 1000 km avec une précision métrique. On est là, évidemment, dans la frappe stratégique. En mer-mer, l'Aquitaine dispose, outre son canon, de 8 missiles Exocet. Sans oublier, uen embarcation lourde et rapide (drome) pour transporter des commandos.

 

Bref, du sérieux.

 

La propulsion est assurée par quatre diesel qui alimentent deux centrales électriques, une propulsion discrète qui permet d'atteindre 16 noeuds. Pour des vitesses supérieures, jusqu'à 27 noeuds, il faut lancer la turbine à gaz.

 

Signe des temps : la frégate est écologique puisqu'elle ne rejette que de l'eau, les déchets humains et mécaniques étant stockés pendant 45 jours. Et pour le confort de l'équipage, les marins d'antan apprécieront de savoir qu'il y a des douches et toilettes dans tous les postes !

 

L'Aquitaine (D 650) est toujours sous la responsabilité de son constructeur DCNS, même si elle a déjà son équipage. L'acceptation par la Marine nationale devrait avoir lieu avant la fin de l'année - avec quelques mois de retard -  puis la frégate entrera dans la phase de vérification des capacités militaires (VCM). Sous les ordres du capitaine de vaisseau Benoit Rouvière, elle partira alors pour une traversée de le longue durée dans les eaux froides et chaudes... sans doute les Antilles. Voilà qui changera du tour de l'île de Groix !

 

Construite à Lorient depuis 2007, l'Aquitaine devrait être admise au service actif en 2013. Sauf restrictions budgétaires, dix autres FREMM devraient suivre pour former l'armature de la Marine au cours des quarante prochaines années.

 

Il s'agit d'un programme franco-italien : 11 pour la France, 10 pour l'Italie et déjà une vente à l'export, au Maroc..

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:50

Mindef

 

13 Septembre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Les travaux de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale viennent à peine de démarrer... et le temps est contraint puisque la première copie doit être rendue à la mi-novembre pour une publication, validée par le président de la République, au début de l'année prochaine. Au sein de la commission, certains s'étonnent du fait que son président, Jean-Marie Guéhenno, ne soit pas constamment présent à Paris... puisqu'il réside encore à New-York d'où il vient presque chaque semaine.

 

Par ailleurs, les industriels de la défense ont fait part de leur mécontentement de ne pas participer à la commission : pour les calmer, ils seront associés aux travaux des groupes de travail, notamment celui sur les capacités stratégiques.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:50

Mindef

 

13 Septembre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Les travaux de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale viennent à peine de démarrer... et le temps est contraint puisque la première copie doit être rendue à la mi-novembre pour une publication, validée par le président de la République, au début de l'année prochaine. Au sein de la commission, certains s'étonnent du fait que son président, Jean-Marie Guéhenno, ne soit pas constamment présent à Paris... puisqu'il réside encore à New-York d'où il vient presque chaque semaine.

 

Par ailleurs, les industriels de la défense ont fait part de leur mécontentement de ne pas participer à la commission : pour les calmer, ils seront associés aux travaux des groupes de travail, notamment celui sur les capacités stratégiques.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 12:45

l-a400m-2

 

13 Septembre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Sauf nouveau retard - et ils ont déjà été nombreux - le premier A400M devrait être livré à l'armée de l'air à la mi-mai 2013, selon les prévisions du constructeur et des militaires. Il sera basé à Orléans, où les personnels (naviguants et mécaniciens) le prendront en main. Le dernier retard est du à un problème de vibrations dans le moteur, apparement sans gravité. L'armée de l'air sera la première à recevoir ce nouvel appareil de transport... que personne pour l'heure n'appelle de son nom officiel Atlas.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 11:40

ram meuse 3000e-1 photo Marine Nationale

 

13 septembre 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Selon nos confrères de La Tribune, la Direction générale de l’armement (DGA) aurait confié à DCNS un contrat d’études amont dans le cadre du futur appel d’offres pour plusieurs pétroliers ravitailleurs de la Marine nationale.

 

Référence : Presse Océan

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 11:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/le-ministre-de-la-defense-jean-yves-le-drian-s-adresse-aux-parlementaires-c-marine-nationale/1949581-1-fre-FR/le-ministre-de-la-defense-jean-yves-le-drian-s-adresse-aux-parlementaires-c-marine-nationale.jpg

 

14/09/2012 Sources Marine nationale

 

Deux jours durant, les principaux acteurs de la défense se sont réunis à Brest pour les universités d’été de la défense. L’occasion de poursuivre la réflexion alors qu’ont commencé les travaux du Livre Blanc.


Ils étaient quasiment tous là: responsables politiques, industriels et hauts représentants des trois armées. Rassemblés à Brest les 10 et 11 septembre, les acteurs de la défense ont pu aborder l’avenir de la défense française. Le ministre de la défense, monsieur Jean-Yves Le Drian était entouré du chef d’état major des armées l’amiral Édouard Guillaud et des chefs des trois armées. Sénateurs et députés membres des commissions de défense s’étaient aussi déplacés en nombre. Symbole de l’étroitesse des relations avec les britanniques, l’amiral Sir Mark Stanhope, First Sea Lord, était aussi présent. Plusieurs autres personnalités étrangères avaient également fait le déplacement.

 

À l’heure de l’interarmées


Les quelques 450 universitaires se sont retrouvés le lundi matin au Centre d’instruction naval de Brest pour les ateliers d’ouverture de cette 10ème édition des Universités d’été de la défense. Les «universitaires» étaient ensuite conviés à se rendre sur la base navale de Brest.

 

Sur les quais, une exposition présentait un éclairage sur les thématiques d’emploi actuelles des armées. Dans les tentes, les universitaires plongeaient dans des univers différents, les opérations amphibies, la dissuasion nucléaire... La présence de toutes les armées était l’occasion de faire percevoir le caractère interarmées des opérations actuelles. Les militaires présents sur les stands, experts de leur domaine, répondaient aux questions des visiteurs.

 

Entre théorie et pratique


Pour l’occasion, la base navale de Brest avait ouvert à la visite plusieurs bâtiments de guerre. Le sous-marin nucléaire d’attaque (SNA) et la frégate européenne multi-missions (FREMM) Aquitaine ont tout particulièrement suscité l’intérêt du public.

 

L’après-midi, les universitaires ont pu assister dans la rade à une démonstration dynamique de forces des trois armées. Il s’agissait d’illustrer en grandeur réelle les différentes missions de la défense comme le contre-minage ou encore une reprise de vive-force d’un navire par les commandos. Un défilé aérien impressionnant a aussi permis de montrer la composante aérienne de la Marine et de l’armée de l’Air.

 

Toutes ces présentations ne sauraient cependant à elles seules illustrer tout le travail accompli par les participants. Grâce à de nombreux ateliers, ils ont échangé sur différents thèmes et fait avancer la réflexion la commission du Livre Blanc. D’autres sujets tels que la cyberdéfense ou l’action de l’état en mer ont aussi été abordés.

 

Le fait maritime au cœur des préoccupations


Le chef d’état-major de la Marine, l’amiral Bernard Rogel, s’adressant à l’assemblée, a présenté les enjeux stratégiques de la Marine, après avoir rendu un vibrant hommage aux militaires et à leurs qualités: «ces hommes et ces femmes constituent la pierre d’angle de la défense, pilier des intérêts de la Nation».

 

Il a ainsi expliqué comment la mondialisation influe sur notre sécurité: «À l’instar de l’espace et du cyberespace, l’utilisation de la mer comme support de flux – le sea network – est devenue stratégique. Des menaces sur ces flux auraient des conséquences importantes et rapides sur l’économie de notre pays.»


Il a également mis l’accent sur la souveraineté et la guerre des ressources: «La raréfaction des ressources à terre oriente aujourd’hui les intérêts vers la mer, la France étant tout particulièrement concernée, compte tenu de l’étendue de sa zone économique exclusive.»


L’amiral Rogel a aussi exprimé le souci de la contraction du temps. «Engendrée par l’emploi des réseaux d’information, elle nous oblige à être prêts à agir dans des délais toujours plus courts. En ce sens, le pré-positionnement des forces, permis par la liberté des mers, représente un atout déterminant.»

Enfin le CEMM a abordé la question du durcissement des opérations de crise et le développement des trafics «qui réclament des moyens militaires de plus en plus complexes.»


Devant une assemblée composés d’invités français mais aussi étrangers, le CEMM a porté l’attention des universitaires sur la nécessité de distinguer les intérêts nationaux liés à notre souveraineté et ceux dont la responsabilité pourrait être partagée au sein d’alliances.

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 07:54

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/120913-allocution-de-l-amiral-edouard-guillaud-ouverture-de-la-20eme-promotion-de-l-ecole-de-guerre/allocution-de-l-amiral-edouard-guillaud-ouverture-de-la-20eme-promotion-de-l-ecole-de-guerre-1/1949172-6-fre-FR/allocution-de-l-amiral-edouard-guillaud-ouverture-de-la-20eme-promotion-de-l-ecole-de-guerre-1.jpg

 

13.09.2012 Sources : EMA

 

Messieurs les officiers généraux,
Mesdames et messieurs les officiers,
Chers stagiaires de la 20ème promotion de l’Ecole de guerre,

 

 

Je ne suis pas là par hasard, vous non plus.

 

Si je suis là, chef d’état-major des armées, c’est pour vous fixer le cap de l’année à venir. C’est pour vous dire ce que j’attends de l’Ecole de guerre, ce que j’attends de chacun d’entre vous.


Si vous êtes là, c’est parce que vous avez réussi un concours difficile, parce que vous êtes destinés à des fonctions de commandement et que cela se prépare. Cela se prépare par le travail, beaucoup de travail.


C’est pour cela que vous retournez à l’école. Mais l’Ecole de guerre n’est pas une école comme les autres – j’y reviendrai dans quelques instants.

 

Je salue nos 103 camarades des nations amies de la France. Votre présence ici est l’un des atouts forts de l’Ecole de guerre. Elle traduit la nécessité de s’ouvrir à d’autres horizons, le besoin tous les jours plus fort d’une meilleure connaissance mutuelle. Elle est source d’enrichissement réciproque.

 

                                                                                             ***
Vous voilà donc tous revenus sur les bancs de l’école, pour « apprendre la guerre ». Pas celle du lieutenant ou de l’enseigne. Celle de l’officier supérieur.

 

Matière paradoxale, presque incongrue à une époque où les guerres ne se déclarent plus, ne se nomment plus, à une époque où les frontières entre défense et sécurité sont plus poreuses, à une époque où leur visage bouscule nos références, à une époque où – en Europe tout du moins – les sociétés sont dans le déni de son existence et de sa pérennité.

 

Or, la guerre est là. Parfois loin de nos frontières physiques peut-être, mais elle est là. Elle n’est pas morte. C’est un fait.


Elle est plus complexe, souvent plus sournoise. C’est un autre fait.

 

Et notre devoir de militaires, notre responsabilité vis-à-vis de nos concitoyens, c’est d’assurer la veille, toujours, c’est de combattre, s’il le faut et jusqu’au bout, s’il le faut.


C’est pourquoi j’ai tenu à ce que cette école retrouve le nom qui fut le sien pendant longtemps, le nom qui correspond le mieux à la réalité de nos soldats qui s’engagent, parfois au prix de leur vie : l’Ecole de guerre !

 

                                                                                             ***
Ecole de guerre, vaste programme !


« La guerre, je connais », diront plusieurs d’entre vous. Et c’est vrai, pour beaucoup ici, la guerre, ce n’est plus seulement de la théorie, c’est du connu, c’est du vécu.

 

Oui, c’est du connu, c’est du vécu mais jusqu’ici c’était le vécu de l’exécutant, du chef de premier niveau, de l’expert de son métier.


On attendra davantage de vous demain.

 

On attendra de vous que vous planifiiez les opérations, que vous gériez des ressources, que vous orientiez la préparation de l’avenir.

 

On attendra de vous que vous vous positionniez « un cran au-dessus », là où les décisions se prennent, des décisions qui engagent, pas seulement une compagnie, une escadrille ou un bâtiment léger, mais un dispositif, une opération !

 

On attendra de vous que vous quittiez votre cœur de métier, que vous dépassiez les schémas de votre armée, que vous vous inscriviez pleinement dans l’interarmées. Car l’interarmées, ce n’est pas un dogme ; vous le savez, l’interarmées, c’est la réalité, la réalité de toutes les opérations militaires ! C’est une réalité que vous avez déjà approchée mais qui sera désormais votre quotidien !

 

On attendra de vous que vous sortiez des logiques de vos pays, que vous maîtrisiez celles de vos alliés, de vos partenaires d’autres nations. On attendra de vous une ouverture sur l’international. Parce que les opérations contemporaines sont, pour la plupart, multinationales. Parce que, demain, c’est vous tous qui les conduirez !

 

C’est pour cela que l’Ecole de guerre est interarmées, c’est pour cela qu’elle est internationale !

 

                                                                                             ***
Vous le savez, l’année qui vient sera, pour les armées françaises, celle de la rédaction d’un nouveau Livre blanc puis d’une nouvelle loi de programmation militaire.


Ces travaux conduiront l’autorité politique à définir son ambition pour la défense et la sécurité nationale, à définir les missions de nos armées et les capacités qui leurs seront confiées. Ils seront décisifs.


Ils seront décisifs pour les armées françaises. La puissance militaire reste l’un des déterminants de la puissance d’un Etat, de son pouvoir de rayonnement, de sa capacité d’entraînement. Membre du CSNU, la France a des responsabilités sur la scène internationale. Elle a aussi des responsabilités vis-à-vis de ses alliés, à l’Union européenne ou à l’OTAN, et vis-à-vis de nombreux pays amis. Son outil militaire doit lui permettre d’assumer toutes ces responsabilités.

 

C’est pourquoi ces travaux seront  également décisifs pour les amis, les alliés et les partenaires de la France. Ils impliqueront peut-être de concevoir et de mettre en œuvre de nouvelles voies de coopération, d’approfondir la dynamique de mutualisation et de partage capacitaires. La solidarité internationale n’a aucune réalité sans volonté, ni sans capacité. La mutualisation et le partage n’ont de sens que si l’on veut et l’on peut effectivement contribuer au pot commun, c’est une évidence !

 

Or, c’est un secret pour personne, la situation des finances publiques est, partout, difficile, très difficile. Elle est difficile pour nos amis européens. Elle est difficile pour nous. Nous savons  déjà que nous serons peut-être conduits à faire des choix, des choix structurants.

 

Ces choix, ils se baseront sur une analyse exhaustive du contexte géostratégique et sur le rôle que nous souhaitons y jouer.  C’est ce à quoi travaille actuellement la Commission du Livre blanc. C’est ce à quoi je travaille avec l’état-major des armées et les états-majors d’armée.

                                                                                              ***
Mon analyse à ce stade, c’est que 4 tendances majeures se dégagent, 4 tendances majeures étant entendu que le temps de la géostratégie, c’est le temps long – l’histoire et la géographie ne mentent pas.

 

1ère tendance majeure : la guerre froide connaît une fin laborieuse.


Les convulsions des Etats riverains de la Méditerranée orientale, du Proche et du Moyen Orient, et du fondamentalisme islamique – allant jusqu’à l’Afrique subsaharienne –, mises sous boisseau pendant la guerre froide, doivent maintenant être soldées. Je pense bien sûr à l’Egypte, à la Libye, à la Syrie. En existe-t-il d’autres, en Asie, en Amérique latine ou ailleurs ?

 

Le positionnement des Etats-Unis oscille toujours entre interventionnisme et isolationnisme, même si ce dernier est aujourd’hui très subtil. Les Américains restent « juge et partie » de tous les sujets, on attend toujours d’eux qu’ils soient les garants de la sécurité mondiale. Ils ont retrouvé le chemin de l’autonomie énergétique, ce qui aura des répercussions sur leur perception du Moyen Orient, par exemple.

 

Les pays émergents  n’hésitent plus à s’affirmer, d’abord par le « non », et ne cessent de développer leur sphère d’influence, en Afrique principalement, à l’appui d’outils militaires de plus en plus performants.

 

Un phénomène nouveau et mal anticipé : l’affirmation d’une voix des Etats du Golfe. Médiateurs, bailleurs de fonds, pourvoyeurs de capacités, ils apparaissent aujourd’hui incontournables.

 

Tout cela pèse sur la résolution des conflits par l’ONU. L’émergence d’organisations régionales comme l’Union africaine avec ses velléités et son poids objectif compliquent aussi la donne.

 

2ème tendance majeure : les domaines de conflictualité se sont étendus.


La prolifération des armes de destruction massive, des vecteurs balistiques et l’utilisation militaire de l’espace se développent en dépit des actions de régulation de la communauté internationale. L’augmentation du nombre d’Etats dotés et d’Etats du seuil nucléaire se poursuit. Dans ce contexte, le maintien de la crédibilité de la dissuasion française est primordial.

 

Les espaces communs, ceux qui échappent à la souveraineté des Etats, sont désormais à la fois un enjeu et un champ d’affrontement. C’est le cas de l’espace exo-atmosphérique, de l’espace cybernétique. C’est aussi le cas des océans – y compris de leurs fonds. La maritimisation du monde est en route, la sécurité des mers et des détroits étant aujourd’hui plus qu’hier essentielle aux approvisionnements en énergie, en matières premières et en  marchandises.

La plupart de nos adversaires adoptent des stratégies de contournement non conventionnelles. Cela nous impose de repenser nos propres stratégies selon une approche globale où « interministérialité » et interopérabilité sont les maîtres mots, de la conception de l’action jusqu’à sa mise en œuvre. Le renseignement y est primordial, dès lors qu’il contribue à l’action et pas à la seule information.

 

L’accentuation des déséquilibres et les désordres géographiques constituent, enfin,  une nouvelle contrainte sur la définition des capacités des armées – je veux parler de la concentration de l’humanité sur le littoral et dans les villes ou de l’enchaînement des catastrophes naturelles, industrielles ou technologiques.

 

3ème tendance majeure : certains enseignements opérationnels sont pérennes.


Nos opérations sont interarmées et combinées. Dans le temps long – qui n’est pas celui du conflit en cours ou du précédent –,  toutes les composantes militaires sont également indispensables à l’obtention d’effets militaires décisifs.

 

Les conflits sont en majorité de longue durée et de basse intensité. Ils nous opposent de plus en plus à des adversaires non étatiques qui ne savent pas terminer une guerre ou qui ne le veulent pas, ils tablent sur l’érosion du soutien et la versatilité des opinions publiques.

 

Les conflits de basse intensité dégénèrent parfois, soudainement, temporairement et localement, en conflits de haute intensité.


Quelle que soit l’intensité de la confrontation armée, la haute technicité doit permettre de maintenir l’emploi de la force a minima.

 

4ème tendance majeure : l’Europe est placée face à ses responsabilités.


Le basculement des Etats-Unis vers l’Asie-Pacifique est toujours plus marqué. Leur autonomie énergétique retrouvée conduit à une ré industrialisation. Le centre de gravité de leurs efforts s’éloigne ainsi d’Europe, une Europe qui ne doit pas se réduire à un lieu de compétition commerciale. Tout ceci impose de repenser les approches européennes de sécurité et de défense. Ce facteur est également de nature à modifier le poids des organisations internationales et l’équilibre des Etats en leur sein (UE, OTAN).

 

L’Europe s’interroge sur ses responsabilités de défense et de sécurité. L’esprit de défense y diminue et, concomitamment, les moyens qui y sont consacrés. Les pays européens traversent en fait une situation paradoxale : besoin réaffirmé de plus de solidarité et donc de plus d’Europe, et repli sur soi des Nations dans un contexte de crise économico-financière. 

 

Dans ce contexte, la France est aujourd’hui encore en Europe l’un des pays qui fait le plus d’efforts pour sa défense.
Par ailleurs, le Tsunami ou Fukushima ont montré la sensibilité de la sécurité intérieure des Etats et mis en évidence la contribution des forces armées en cas de catastrophe, de surprise ou comme échelon d’urgence.


Enfin, au terrorisme centralisé, succède désormais un terrorisme déconcentré. Ce facteur confirme que la sécurité est très nettement influencée par des actions se déroulant loin du territoire – AQMI en est une évidente démonstration. La crise syrienne, en catalysant de façon emblématique un spectre très large de menaces potentielles, nous le rappelle également.

                                                                                             ***
Vous aurez l’occasion de réfléchir à tous ces sujets ici, à l’Ecole de guerre. Vous aurez l’occasion de confronter vos points de vue, vos analyses. Vous aurez l’occasion d’affiner votre jugement, de forger des convictions.


Un jugement, des convictions, c’est cela que j’attends d’un officier breveté.


J’attends aussi de l’officier breveté de l’Ecole de guerre dynamisme, ouverture d’esprit, polyvalence et responsabilité.

 

Dynamisme parce qu’il a vocation à encadrer, à susciter l’adhésion, l’enthousiasme. De l’enthousiasme, il en faut au chef militaire, même si les temps sont durs – surtout si les temps sont durs – car c’est lui que les hommes regardent, c’est lui qui donne le sens, c’est lui qui donne du sens !

 

Ouverture d’esprit car le monde change, il change de plus en plus vite. Le chef ne subit pas les événements, il se les approprie, il en fait des atouts. Seule l’ouverture d’esprit évite d’être la victime des circonstances ! Cela demande du courage et de l’honnêteté intellectuelle, cela demande parfois d’abandonner ses certitudes.

 

Polyvalence car l’officier breveté est employable dans une grande diversité de métiers et qu’il doit maîtriser une grande diversité de sujets. C’est pour cela que l’enseignement de l’Ecole de guerre est aussi varié, aussi riche. Il couvre, sans superflu, tous les domaines dont vous aurez besoin demain. Et vous en aurez besoin ! Vous en aurez besoin dès votre sortie de l’Ecole, croyez-moi !

 

Responsabilité, enfin, parce que vous retirerez de l’Ecole de guerre ce que vous y aurez mis de vous-même. Extraire de leurs unités des officiers pour les former pendant une année est considéré par certains comme un luxe. Cela exige en retour un devoir d’excellence ! La responsabilité, c’est aussi la loyauté vis-à-vis de l’institution militaire : la pensée est libre, l’expression aussi mais les « vengeurs masqués » n’ont pas leur place à l’Ecole de guerre !


Dynamisme, ouverture d’esprit, polyvalence et responsabilité, gardez en mémoire ces 4 mots clés. Ils sont, à partir de cette année, vos caps cardinaux !

                                                                                             ***


Je voudrais, pour conclure, vous donner 4 conseils d’ancien, des conseils éprouvés – j’étais à votre place il y a 24 ans.

 

1er conseil : Apprenez à prendre de la hauteur. C’est une aptitude indispensable à l’exercice des responsabilités ! Prendre de la hauteur, c’est savoir se poser des questions, savoir se poser les bonnes questions. C’est s’efforcer d’y apporter des réponses claires, construites et parfois iconoclastes. C’est aussi savoir approcher les problématiques dans leur complexité, savoir dépasser l’approche technicienne, l’approche spécialisée.

 

2ème conseil : Apprenez à travailler en réseau. Le travail en réseau, c’est justement ce qui vous permettra d’élargir vos horizons. C’est ce qui vous permettra d’apporter une réponse complète à une question complexe. Vous avez ici, dans vos groupes, une somme d’expériences exceptionnelle. Sachez en profiter !

 

3ème conseil : Prenez le temps de la réflexion personnelle. L’Ecole de guerre, c’est aussi le temps du recul, de la mise en perspective. Ce n’est pas facile parce que l’emploi du temps est chargé. Ce n’est pas facile parce que les sujets sont variés. Ce n’est pas facile parce que l’actualité pousse au zapping, à l’agitation permanente. C’est indispensable pourtant. N’oubliez pas – je me répète – que vous êtes appelés à donner le sens, à donner du sens !

 

4ème conseil : Prenez le temps de la lecture. Vous devez apprendre à penser la guerre, dans toutes ses dimensions, ses évolutions comme ses fondamentaux. Fréquentez les bons auteurs, les classiques, les anciens comme les modernes, les penseurs de votre armée d’origine comme ceux des autres armées. L’Ecole de guerre est le lieu idéal pour cela !

 

Une dernière recommandation. Je disais en ouverture que l’interarmées était une réalité. Il ne suffit pas de le dire. Cette évidence dictée par le terrain est parfois mise à mal, en particulier lors des périodes d’arbitrage financier. Ces temps de Livre blanc et de LPM réveillent toujours les « guerres des boutons ». Or, ces guerres ne profitent à personne, parce que les « querelles de clochers » sont incompréhensibles de l’extérieur et surtout parce que la division nous affaiblit. Relisez l’histoire romaine : ne soyons pas les Curiace !

 

L’interarmées est un état d’esprit, un chemin de volonté. Il faut combiner les cultures d’armées – sans les effacer, évidemment –, vaincre les réticences. Ce n’est pas simple : la complémentarité ne se décrète pas, elle se démontre et se démontre encore.

 

Je compte sur vous pour contribuer à cette perpétuelle démonstration. C’est le seul enjeu et l’objectif premier de l’Ecole de guerre.

 

Officiers stagiaires de la 20ème promotion de l’Ecole de guerre, vous êtes ici pour préparer votre deuxième partie de carrière, ne négligez pas cette chance ! « L’avenir n’est jamais que du présent à mettre en ordre. Tu n’as pas à le prévoir mais à le permettre », disait Saint-Exupéry. A vous, dès aujourd’hui, de mettre le présent en ordre, de le mettre en ordre pour préparer l’avenir, votre avenir et surtout celui de vos armées !

 

Je vous remercie.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 07:50

Stéphane Reb DGA DI

 

13.09.2012 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges

 

Toute l’industrie de défense française attendait le nom, après le départ précipité - le débarquement, disent certains- d’Yves Blanc en juillet dernier : c’est finalement Stéphane Reb, 45 ans (photo DGA Comm, Paco Ben Amar), patron de l'unité de management Rafale à la DGA, qui est nommé directeur international de la Direction générale de l’armement. Le poste est d’une importance capitale : le directeur international de la DGA est en fait un super-vendeur des matériels français de défense, du Rafale aux Frégates FREMM en passant par les sous-marins Scorpène et autres hélicoptères Tigre. Au sein de l'unité de management Rafale, Stéphane Reb était en charge de l'ensemble des avions de combat (Rafale, Super Etendard Modernisé, Mirage 2000, Mirage F1).

 

De bonne source, cet ingénieur de l’armement, ancien directeur du programme Tigre à l'OCCAR (Organisation conjointe de coopération en matière d'armement), était opposé en finale à Bruno Berthet, ancien directeur adjoint du développement international de la DGA, qui avait quitté l’organisme en septembre 2011 pour diriger l’industriel Rafaut, spécialiste de équipements d’emport et de tir d’armements pour avions de combat et hélicoptères. La connaissance du Rafale sera un atout précieux pour Stéphane Reb, la vente du chasseur à l’export étant LA grande priorité stratégique de l’industrie française, nottament Dassault, Thales, Safran, MBDA et un réseau de 4000 PME.

 

Le nouveau VRP de l’armement français débarque avec un programme chargé. Un, boucler enfin le contrat Rafale en Inde, un des plus gros contrats de chasseurs de l’histoire (126 appareils), qui rebattrait totalement les cartes de l’aviation de combat mondiale. Deux : apaiser les tensions françaises en Arabie Saoudite, où les relations entre Yves Blanc et ODAS, l’organisme chargé de coordonner les exportations d’armement français, étaient devenues délétères, comme le raconte Challenges dans son numéro du jeudi 13 septembre. Trois : mettre l’industrie de défense française en ordre de bataille dans la guerre de l’export dans les pays émergents, rendue encore plus âpre par les coupes dans les budgets de défense des pays matures.

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 07:35

EADS BAE

 

13/09/2012 Par FRANCE 24

 

 Le groupe Lagardère poursuit l'étude du projet de fusion entre les deux plus grands groupes européens de l'aéronautique et de la défense, EADS et BAE Systems. Si la fusion a lieu, le géant mondial pourrait rivaliser face à l'américain Boeing.

 

Le groupe Lagardère a annoncé jeudi qu'il ne donnerait son accord au projet de fusion entre les deux plus grands groupes européens de l'aéronautique et de défense, EADS et BAE Systems, qu'après avoir examiné "toutes les conditions" d'un éventuel rapprochement.

 

Lagardère, qui détient 7,5% du capital d'EADS, rappelle également dans un communiqué "que ce projet n'a pas encore été soumis à l'approbation" des conseils d'administration d'EADS et de Sogeade Gérance, la holding qui représente les intérêts de l'Etat français et de Lagardère dans le groupe EADS.

 

De son côté, le constructeur automobile allemand Daimler, qui détient encore 15% du capital d'EADS et 22,35% des droits de vote, avait indiqué mercredi qu'il prévoyait toujours de réduire cette année sa participation dans EADS.

 

Après des fuites dans la presse, les deux plus grands groupes européens de l'aéronautique et la défense, EADS et BAE Systems, ont dévoilé mercredi être en discussions en vue d'une fusion qui créerait le numéro 1 mondial de l'aéronautique, loin devant l'américain Boeing.

 

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 17:10

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

 

13 septembre 2012 Par Elodie Vallerey - L'Usine Nouvelle

 

Le ministère de la Défense français veille dans le même temps à ne pas entraver les accords-cadres conclus avec la Grande-Bretagne en juillet pour l'élaboration d'un drone de combat commun à l'horizon 2030-2040.

 

Le 22 juin dernier, le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian rencontrait son homologue allemand Thomas de Maizière. Rien n'a filtré à l'issue de cette rencontre stratégique, mais l'on connaît aujourd'hui l'aboutissement de cette entrevue.

 

Dans un communiqué, le ministère de la Défense a annoncé le renforcement de la coopération entre la France et l'Allemagne dans divers secteurs de l'armement et la signature le 12 septembre d'une déclaration d'intention commune.

 

"Les deux nations se sont mis d'accord sur un ensemble commun de besoins opérationnels clés en vue d'une possible solution européenne. Grâce à cet accord, la France et l'Allemagne sont en mesure de favoriser une coopération pour la réalisation d'un drone MALE (moyenne altitude, longue endurance). Les deux nations évalueront également la possibilité d'une coopération opérationnelle comme étape intermédiaire", précise le communiqué.

 

Le drone dit "intérimaire" (2016-2025) sera donc franco-allemand. Pour ce faire, le programme nécéssitera une harmonisation des structures et des processus entre les deux pays pour permettre la concrétisation de ce projet. Une déclaration a été signéeentre les ministres, et les chefs d'état major des voisins européens.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 16:14

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/cyber-defense-universite-d-ete/1947858-1-fre-FR/cyber-defense-universite-d-ete.jpg

 

13/09/2012 Nelly Moussu-  Economie et technologie

 

Une réserve citoyenne cyber : c’est l’une des nouveautés de la rentrée 2012. Lors des Universités d’été de la Défense, l’officier général Cyber a annoncé la création d’un réseau de réservistes spécialisés en cyberdéfense dans le cadre de la réserve citoyenne.

Constitué d’un noyau de volontaires accrédités par l’autorité militaire, ce groupe apportera sa contribution à la cyberdéfense française. Les réservistes établiront un réseau qui travaillera en étroite concertation avec les autorités nationales en charge du domaine. Ses premières missions seront de faire la promotion d’un esprit de cyberdéfense et de contribuer à la réflexion nationale dans la continuité du récent rapport d’information intitulé « La cyberdéfense : un enjeu mondial, une priorité nationale ».

 

L’idée d’une réserve spécialisée dans ce domaine est issue du concept interarmées de cyberdéfense et des travaux interministériels menés en 2011. Ces documents prônent l’ouverture vers le monde industriel et le monde académique en soutien aux démarches pilotées par l’Agence nationale des systèmes d’information. « Après s’être dotée d’une structure de défense des systèmes d’information nationaux, l’Etat-major des armées a souhaité sensibiliser les grandes entreprises impliquées dans la sécurité nationale et les PME stratégiques à ces questions, précise Luc-François Salvador, colonel dans la réserve citoyenne et coordinateur national de la réserve citoyenne cyber. La réserve citoyenne cyber réunira ces acteurs. Elle est un vecteur intéressant de liens entre la société civile et la société militaire. » Dans un premier temps, les réservistes auront pour mission d’expliquer la dimension stratégique de ce domaine en pleine expansion, d’y préciser la place des armées et de donner des clés de compréhension des différents enjeux. D’autres axes de travail seront définis ultérieurement.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 15:20

Safran-Thales-source-ElectroniqueS.jpg

 

13/09 Par Alain Ruello– LesEchos.fr

 

Fort de sa volonté de relancer l'Europe de la Défense, la gouvernement Ayrault devrait incliner vers le rapprochement d'EADS avec BAE Systems. Sauf que le projet n'apporte rien à l'industrie française.

 

« Je ne suis pas un spécialiste des mécanos industriel (...) Je commence par regarder les stratégies des différents groupes (...) leurs projets, ce qu'on fait les voisins», a déclaré lundi soir Jean-Yves Le Drian, en marge des universités d'été de la Défense. Avec l'annonce du projet de rapprochement d'EADS et de BAE, le ministre de la Défense, qui était forcément au courant, dispose d'un extraordinaire cas d'école pour parfaire ses connaissances. Quitte, pour celui qui s'est posé comme le « ministre des Industries de défense », à avaliser une opération qui fragilise Dassault et Thales, les deux champions purement tricolores.

 

De part sa volonté de relancer l'Europe de la Défense, et notamment son volet industriel, Paris devrait en effet adouber la fusion EADS-BAE. En 2000, le gouvernement Jospin a été un artisan décisif de la création de la maison-mère d'Airbus, au travers d'un formidable acte de coopération politique avec Berlin. Douze ans plus tard, le gouvernement Ayrault a la possibilité de marquer l'histoire en bénissant l'étape suivante. Et quelle étape puisqu'il s'agit ni plus ni moins que de défier la hiérarchie mondiale, en bousculant l'Américain Boeing.

 

« Pour une fois, c'est nous qui prenons de l'avance », sourit Marwan Lahoud, directeur général délégué en charge de la stratégie. A ceci près que le volet purement militaire du projet de rapprochement rappelle furieusement le mariage avorté entre British Aerospace et Dasa du milieu des années 90. Eut-il été couronné de succès, ce mariage aurait sans nul doute fragilisé les positions françaises. Aujourd'hui, la même histoire se répète puisque l'éventuel rapprochement des activités de défense d'EADS et de BAE fait émerger un axe britannico-germanique avant tout, sans rien apporter à la base industrielle française.

 

Effets de bords

 

Quelque soit le secteur, un grande mouvement de consolidation provoque toujours des effets de bords. « Paris va donc être obligé de se positionner car Dassault et Thales en sortiront fragilisés », estime un bon connaisseur du secteur. Pour Thales, la porte de sortie « naturelle » est simple (sur le papier) à imaginer : un rapprochement avec Safran. L'équipementier aéronautique en rêve, et il y a fort à parier que le sujet va refaire surface rapidement sur la table de Jean-Yves Le Drian. Mais pour se faire, encore faut-il que Dassault ait intérêt à apporter ses 26 % dans l'électronicien de défense.

 

Plus globalement, le fabricant du Rafale va avoir du mal à éviter un exercice de révision stratégique. Avec le traité franco-britannique de Lancaster House, l'avionneur français est ressorti, avec BAE, comme l'un des deux mâles dominants de l'aéronautique militaire en Europe. En témoigne le projet de coopération sur l'avion de combat de future génération pour prendre la relève du Rafale et de l'Eurofighter. Maintenant que le groupe britannique est prêt à passer sous la coupe d'EADS, l'ennemi héréditaire, la donne peut changer si Berlin est prêt à mettre au pot, aux côtés de Paris et de Londres. Si on ajoute la question de la succession de Charles Edelstenne, qui doit être tranchée l'année prochaine, l'horizon s'est tout d'un coup obscurci pour Dassault. Du coup, chez EADS, on imagine aisément que l'avionneur va déployer toutes ses forces de lobbying pour faire capoter la méga fusion en préparation dans le ciel européen...

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 11:39

2011mbst202 006 059 marine nationale

 

13.09.2012 DCNS

 

Conçu et réalisé en moins de 24 mois, si l’OPV Gowind® L’Adroit est un véritable défi industriel, la société Terma s’est elle aussi engagée à fournir une solution radar à la fois financièrement acceptable et hautement performante, dans un délai très court. Figurant parmi les partenaires du programme, Terma a procédé à l’installation de ses radars de veille à bord de L’Adroit il y a plusieurs mois maintenant. Depuis, les deux systèmes SCANTER 4102 et 6002 sont utilisés en conditions opérationnelles, dotant ainsi le navire d’une capacité de tenue de situation complète.

 

 

Partageant une même antenne d’environ 3 mètres placée à l’intérieur de la mâture unique, les radars SCANTER assurent des fonctions complémentaires pour garantir une couverture optimale de la surface maritime ainsi que de l’espace aérien :

  • Le SCANTER 4102 permet une excellente surveillance air et surface à moyenne distance, tout en étant capable de suivre de gros aéronefs jusqu’à des distances de 80 à 90 milles nautiques ;
  • Le SCANTER 6002 à semi-conducteurs assure quant à lui une surveillance air et surface proche et basse. Il constitue un soutien à la navigation, au pilotage des hélicoptères, aux missions de recherche et de sauvetage ou encore à l’interception d’autres navires de surface.

Développée par DCNS, la mâture unique abritant ces deux radars est l’une des innovations les plus marquantes de l’OPV Gowind® L’Adroit.  Son cône en composite transparent offre aux senseurs une visibilité optimale et décuple ainsi les capacités opérationnelles du navire.

 

Cette nouvelle collaboration entre Terma et DCNS s’inscrit dans le prolongement d’une relation de long-terme entre les deux industriels. Ce premier avait déjà fournit le radar SCANTER 2001 dans le cadre du programme d’exportation des frégates Delta et fait également partie des industriels sélectionnés pour équiper les frégates multi-missions FREMM.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 11:32

Mindef

 

13.09.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La somme n'est pas conséquente mais elle mérite d'être signalée: le décret 2012-1011 du 30 août dernier annule des crédit de la Défense d'un montant de 5 millions d'euros (Environnement et prospective de la politique de défense) et les reverse à la direction de l'action gouvernementale (Coordination du travail gouvernemental). Cliquer ici pour lire le décret.

Personne, pour l'instant, n'a pu m'expliquer la finalité de ce transfert dont le montant a même fait sourire certains de mes interlocuteurs. Mais bon, 5 millions par çi, 5 millions par là...

 

Le programme "environnement et prospective de la politique de défense" (programme 144) regroupe les crédits consacrés à la recherche de défense, aux services en charge du renseignement de sécurité, à l'analyse stratégique, à la diplomatie de défense et au soutien à l'exportation, comme le précise un document du Sénat de 2010. Placé sous la responsabilité du directeur chargé des affaires stratégiques (DAS), le programme "environnement et prospective de la politique de défense" regroupe principalement les crédits d'études et de recherche technologique et ceux destinés à deux des trois services de renseignement du ministère de la défense, la DGSE et la DPSD. Il inclut également une partie de l'action internationale du ministère, que ce soit au titre du soutien aux exportations ou du réseau diplomatique de défense.

 

Le programme 129 "Coordination du travail gouvernemental" relève de la mission "Direction de l’action du gouvernement" du Premier ministre. Placé sous la responsabilité du secrétaire général du Gouvernement, ce programme rassemble des entités rattachées au Premier ministre dans un ensemble budgétaire commun.

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 07:55

Patricia Adam source Ouest-France

 

12 septembre 2012 -    Stéphane Jézéquel - letelegramme.com

 

Après le ministre de la Défense Jean-Yves LeDrian en régionalde l'étape lundi, c'était au tourde Patricia Adam, en présidente de la commission de la Défense, d'évoluer hier dans son jardin. Une «friche»pas évidenteà débroussailler en temps de crise.

 

Comment faire aussi bien avec moins? Telle était la question qui revenait comme un boomerang, hier, lors de la séance plénière de l'Université d'été de la Défense, au Quartz. C'est vrai qu'il y a de quoi s'arracher les cheveux avec un président de la République qui informe des difficultés à venir, des serrages de ceinture en tous genres, tout en maintenant son attachement indéfectible à une dispendieuse mais selon lui «fondamentaledissuasion nucléaire». Comment faire aussi bien avec des crédits appelés à diminuer? Comment faire mieux, a-t-on même pu entendre hier, alors que les coûts en personnels et matières premières explosent et que les collaborations avec les pays voisins (l'Europe de la Défense) avancent à la vitesse d'un escargot enrhumé? Ilfaut reconnaître que, parmi les 400 à 500 participants et auditeurs de cette première université de la Défense à Brest, bien peu avaient des réponses à apporter, hier, au Quartz. Remarquables analyses de la situation, judicieuses photographies, bilans probablement très justes sur le plan géostratégique... mais personne pour dégainer la moindre solution (miracle?).

 

Le risque de relâcher la pression

 

On pressent que l'élaboration du prochain Livre blanc de la Défense et de la loi de programmation militaire ne sera pas une partie de plaisir. Pourtant, jamais les théâtres internationaux n'ont paru plus incertains. Printemps arabes, crises larvées dans les déserts africains, montées de l'Islamisme et des groupes terroristes... Jamais, depuis deux décennies, la France n'est autant montée au créneau, que ce soit en Afghanistan, en Méditerranée ou en Afrique. Michel Foucher, géo-stratège appelé à la tribune, a souligné les risques à relâcher les efforts d'armement. Les États s'affaiblissent et c'est la porte ouverte àtoutes sortes de groupes qui utilisent la force pour combler l'espace laissé vacant. «Avec les efforts d'armement des pays asiatiques, Chine en tête, il y a urgence àprogresser!». Des mots diamétralement opposés à ceux prononcés la veille à la maison des Syndicats, lors du forum pour la paix réunissant une cinquantaine de participants convaincus.

 

Lourde dissuasion

 

Alors, où trouver l'argent? «On ne touche pas à la dissuasion nucléaire. Ce débat a été tranché par le président de la République, il n'est pas à l'ordre du jour», rappelle Patricia Adam qui, par ailleurs, reconnaît toute la complexité et la diversité des enjeux stratégiques d'aujourd'hui. «L'arc de crise défini lors du dernier Livre blanc ne suffit plus. La menace peut surgir en dehors de cette zone et surtout à travers de multiples formes». Il faut alors multiplier les outils de riposte, développer le renseignement, les prépositionnements et la présence sur le terrain. Ce qui ne va pas exactement dans le sens des économies espérées.

 

«Niveau crédible»

 

«Il nous faut maintenir un niveau crédible pour la Défense!». La formule ne fait pas avancer le mulet, si ce n'est qu'elle fait référence aux nécessités financières et fiscales que la France met en place pour son redressement économique. On s'en doute, les vaches risquent d'être maigrichonnes. Et l'herbe pas très abondante, avec une dissuasion nucléaire, «invariant absolu» des plus consommateurs et de plus en plus éloigné des menaces actuelles, aussi dispersées qu'imprévisibles.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 17:54

logo DGA

 

12/09/2012 DGA

 

Sur proposition du ministre de la Défense, l’ingénieur général de l’armement Stéphane Reb a été nommé  directeur du développement international de la Direction générale de l’armement (DGA) en conseil des ministres, le 12 septembre 2012.

 

Polytechnicien, diplômé de l’École nationale supérieure de l’aéronautique et de l’espace (Sup Aéro), il démarre sa carrière à la DGA en 1991 comme responsable des études amont pour les missiles tactiques. Il occupe ensuite différentes responsabilités dans les domaines des missiles et de l’aéronautique, dont celle de manageur des Mirage 2000N et D.

 

 Il rejoint en 2001 l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (OCCAR) à Bonn, où il exerce notamment la fonction de directeur du programme Tigre.

 

En 2007, il revient à la DGA comme directeur du programme Rafale.

 

En  février 2009, il prend la direction de l’unité de management Rafale qui comprend l’ensemble des avions de combat (Mirage 2000, Super étendard modernisé, Mirage F1) ainsi que les démonstrateurs de drones de combat.

 

Stéphane Reb a 45 ans. Il est marié et père de quatre enfants.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 14:02

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12/09/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a confié à DCNS un contrat d'études amont d'environ 10 millions d'euros en vue de préparer le lancement d'un appel d'offre sur la construction de pétroliers ravitailleurs pour la marine nationale. Ce contrat est quant à lui estimé à plus de deux milliards d'euros.

 

C'est une bonne nouvelle pour toute la filière industrielle navale française, notamment pour DCNS et le chantier naval basé à Saint-Nazaire, STX. La Direction générale pour l'armement (DGA) a décidé, selon nos informations, de confier en fin de semaine dernière à DCNS un petit contrat d'études amont (PEA) sur la réalisation à venir de pétroliers ravitailleurs pour la marine nationale. Pour le groupe naval DCNS, présidé par Patrick Boissier, cela représente aujourd'hui un contrat modeste de moins de 10 millions d'euros, qui devrait être annoncé dans les jours qui viennent. Mais il anticipe d'ici à deux ou trois ans un appel d'offre de très grande ampleur pour la construction de plusieurs pétroliers ravitailleurs, soit un contrat estimé à plus de 2 milliards d'euros.

 

STX, grand bénéficiaire de ce projet

 

Si l'obtention de ce PEA ne préfigure pas à DCNS de remporter automatiquement le futur appel d'offre, il lui confère néanmoins un avantage indéniable, selon les observateurs. En cas de succès, STX, le seul chantier naval à pouvoir accueillir ce type de projet en France, serait le grand bénéficiaire de ce programme au niveau de la charge de travail. En mars, un Comité ministériel des investissements de défense (CMI) avait annoncé le lancement du projet de renouvellement de la flotte. Il faisait suite à l’amendement au projet de loi de finances 2012 proposé par les députés du Finistère, Marguerite Lamour, et de Haute-Marne, François Cornut-Gentille. Celui-ci prévoit une enveloppe de 5 millions d’euros au PLF 2012 pour mener les études préalables au projet..

 

Quatre pétroliers ravitailleurs

 

En 2011, la Marine disposait de quatre pétroliers ravitailleurs d'escadre de classe Durance, basés à Toulon. La Meuse est le plus ancien mais les trois plus récents, la Marne, le Var et la Somme disposent d'installations qui leur permettent d'embarquer un état major. La marine nationale avait engagé ses quatre pétroliers ravitailleurs dans l’opération Harmattan. Ces bâtiments, dont le prochain remplacement est sérieusement préparé, ont effectué près de 150 ravitaillements à la mer, dont une trentaine au profit de bâtiments étrangers.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 07:48

GAN Avril 2012 photo Marine nationale

 

11 septembre 2012 - Catherine Magueur - letelegramme.com

 

Pour la Marine, le renouvellement, c'est maintenant: c'est ce qui ressort de discussions avec les participants de l'Université d'été de la Défense, qui se tient à Brest.

 

Les enjeux maritimes sont au coeur des débats brestois. Souveraineté, sécurité, lutte contre la piraterie, transport maritime, lutte contre la pollution, narcotrafic: la Marine voit sans cesse augmenter ses missions. Elle voit aussi diminuer le nombre de ses bâtiments. Certes, aujourd'hui, il faut moins d'hommes et de femmes pour faire fonctionner un bateau. Mais il y a certainement un seuil à ne pas dépasser. «À un moment, on ne pourra pas continuer à descendre en nombre de plateformes, ou alors on ne fera pas les mêmes missions», souligne un marin. Ce sont tous les enjeux du nouveau Livre blanc qui se prépare actuellement. Le maritime avait été oublié dans celui de 2008. Pas question que son sort soit le même dans celui de 2012, selon de nombreux participants à l'Université d'été de la Défense, à Brest.

 

Contexte de rigueur

 

On connaît le contexte: c'est celui de la rigueur. Vous n'allez pas demander au chef d'État-major de la Marine, l'amiral Rogel, quel programme il serait prêt à sacrifier. En marge de l'Université d'été, il nous explique qu'il «ne croit pas à la vertu du repli tactique permanent»... Selon lui, ce n'est pas en terme de sacrifices de programmes qu'il faut réfléchir. Le Livre blanc fait le tour des enjeux, explique-t-il. Ensuite, il y a «une hiérarchisation qui doit être politique de tous ces enjeux. Enfin, on voit quelles capacités il faut mettre en place par rapport à ces enjeux définis par le politique». Le chef d'État-major, quant à lui, est là pour appliquer une décision de son pays, souligne-t-il. L'amiral Rogel l'a dit et redit devant les commissions Défense de l'Assemblée et du Sénat: «Le format de la Marine est aujourd'hui juste suffisant». Il est clair que la Marine est aujourd'hui à un tournant. Pour elle, le renouvellement, c'est maintenant. Nombre d'experts vous expliquent qu'il faut quinze ans pour bâtir un outil naval, car ce sont des bâtiments très complexes. Un marin souligne: «Il ne faut pas se leurrer. Si l'on casse l'outil, on mettra beaucoup de temps à le remonter.»

 

Regard sur l'Europe

 

Les industriels sont sur la même longueur d'onde. L'Europe est sans doute aussi l'une des clés de l'avenir. Travailler ensemble, mutualiser, tout cela génère des économies. Dans tous les pays de l'Union européenne, la rigueur est de mise. Cela pourrait peut-être aider à faire avancer l'Europe de la Défense...

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 07:45

cyber warfare

 

10 septembre 2012 par Thomas Debelle - erenumerique.fr

 

L’avenir se trouve sans conteste du côté des nouvelles technologies et du développement du réseau qui, contrairement à ce que pensent une majorité de ceux qui utilisent Internet à longueur de journée, est loin d’être aussi couramment usité et accessible par le plus grand monde. Mais s’il faudra sans doute encore du temps avant de voir vraiment se généraliser la toile et ses dépendances, le fait est qu’elle est devenue un théâtre d’actions internationales aussi réel que ce qui se passe tous les jours un peu partout à la surface du globe. Espionnage, attentat, virus ou encore vol de données ne sont que quelques-uns des fléaux auquel il faut désormais faire face.

 

Pour ce faire, la plupart des pays mettent en place des unités/services spécialisés qui ont pour mission d’éviter la propagation de virus au sein d’un système ou de prévenir les attaques contre leurs institutions respectives. En effet, et si nous évoquons régulièrement les piratages dont sont victimes les grandes entreprises (Microsoft, Sony, Apple, Blizzard, etc.), le fait est que les grands ministères et les principales institutions d’un pays sont soumises à un feu cybercriminel nourri !

 

Pour faire face à ce défi de plus en plus important, le ministre de la Défense vient de confirmer la création de 200 emplois dans le secteur de la cyberdéfense, et ce à destination de la Direction Générale de l’Armement. Les futurs recrutés viendront ainsi grossir les rangs de la DGA-MI avec pour ambition de détecter les nouveaux virus et accélérer la réaction face à ces armes. Désormais, et même si cela se passe sur le réseau, les menaces n’ont plus rien de « virtuel », d’autant qu’il convient de rappeler que la cybercriminalité touche plus de 10 millions d’utilisateurs en France chaque année.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 07:44

Mindef

 

11/09/2012 Par Isabelle Lasserre – LeFigaro.fr

 

Les nouveaux défis lancés par l'Afrique doivent être intégrés dans la révision du livre blanc.

 

Comment franchir la zone de turbulences actuelle sans briser l'outil de défense français? Comment préserver pour l'avenir l'équilibre des armées et les succès des industries nationales malgré la crise? Comment réconcilier les deux ­faces d'un même aimant: l'impératif de restriction budgétaire et la nécessité de réinventer une vision pour le futur? C'est l'équation difficile que devront résoudre avant la fin décembre les participants à la commission de révision du livre blanc de la défense, le document stratégique de référence, dont l'édition 2008 a été rendue en grande partie caduque par les évolutions nationales et internationales.

 

Le contexte géopolitique a changé. Le précédent texte n'avait intégré ni les révolutions arabes, ni la montée en puissance d'Aqmi dans le Sahel. «Nous assistons au grand retour de l'Afrique, la grande oubliée du livre blanc de 2008», souligne l'amiral Guillaud, chef d'état-major des armées, intervenant à la dixième université d'été de la Défense à Brest.

 

Les États-Unis ont confirmé le déplacement de leurs intérêts vers l'Asie et le Pacifique. En matière de budgets de défense, l'écart s'est encore creusé entre l'Europe d'une part, les États-Unis et l'Asie de l'autre. «Jamais le monde n'a été si interdépendant et discordant à la fois», résume Michel Foucher, directeur des études de l'IHEDN.

Les contraintes financières, ensuite, ont modifié la donne. «Si le budget de la défense n'a pas été considéré comme une variable d'ajustement en 2013, il n'a pas non plus été sanctuarisé», prévient Jean- Marie Guéhenno, qui préside la commission du livre blanc.

 

La mission confiée par le nouveau chef de l'État aux experts et responsables politiques et militaires est d'autant plus périlleuse que le militaire n'est pas un domaine comme les autres. Les décisions prises aujourd'hui engageront les choix stratégiques de la France pendant les quinze ou vingt prochaines années. «Il faut gérer le court terme, l'immédiat, tout en préparant l'avenir, le long terme», explique Olivier Darrason, le directeur de la société de conseil en stratégie CEIS. En jeu, la souveraineté de la France, sa sécurité, sa place et son rôle dans le monde.

Responsabilités

«Les choix seront cornéliens», prévient un industriel. Les armées ont déjà été très atteintes par les réformes et les restrictions budgétaires précédentes. «Elles sont à l'os», résume un officier, qui redoute un déclassement stratégique. Pour conserver l'indépendance et l'influence de la France, ses capacités opération­nelles et son savoir-faire industriel, la commission du livre blanc doit tout remettre à plat. Sauf la dissuasion nuclé­aire, sanctuarisée pour l'instant par François Hollande.

 

«Il faut se demander où aller, pour faire quoi, avec qui et avec quels moyens?» résume Patricia Adam, la présidente socialiste de la commission de la défense à l'Assemblée nationale. En tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, acteur majeur de l'Union européenne et de l'Otan, la France a des responsabilités. Jean-Marie Guéhenno le sait bien: «Ce serait une grave erreur de penser que nous allons nous laver les mains de ce qu'il se passe dans le monde.»

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 19:21

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Transall de l'armée de l'air française

 

11/09/2012 sgt Jordan L'Hostis-le Hir - Armée de l'air

 

Amorcé le 11 septembre 2012, l’exercice aérien interalliés Volfa se déroule jusqu’au 14 septembre au-dessus du sud-ouest et du centre de la France. Il vise à exercer les équipages des unités aériennes à un large panel de missions tactiques. Particularité pour cette année, Volfa se recoupe avec Colibri, entraînement de l’armée de terre débuté le 7 septembre au profit de troupes au sol belges, allemandes et françaises.

 

Plusieurs appareils de transport tactique de l’armée de l’air sont mobilisés. Un Casa CN-235, un C160 Transall et un C130 Hercules ont été déployés pour l’occasion à Toulouse. Trois Transall allemands s’ajoutent à ces avions de transport français. Quatre Mirage 2000-5 et deux Mirage 2000D participent aussi à ce nouvel exercice interalliés et interarmées, ainsi que deux Alphajet, un avion ravitailleur C135 FR, un avion radar E-3F et deux hélicoptères EC725 Caracal et SA330 Puma.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-septembre-2012/avion-radar-lors-de-l-exercice-volfa-2012/1944582-1-fre-FR/avion-radar-lors-de-l-exercice-volfa-2012.jpg

avion radar lors de l'exercice Volfa 2012

 

Les missions réalisées répondent à des scénarios divers de largage de parachutistes et de matériels, de poser d’assaut, de recherche et de sauvetage au combat (Personnel Recovery),notamment avec les commandos de l’air, ou encore de missions complexes appelées COMAO (Composite Air Operations), dirigées par un chef de mission (MissionCommander).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-septembre-2012/transall-lors-de-l-exercice-volfa-colibri/1944611-1-fre-FR/transall-lors-de-l-exercice-volfa-colibri.jpg

Transall lors de l'exercice Volfa-Colibri

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-septembre-2012/hercule-lors-de-l-exercice-volfa/1944616-1-fre-FR/hercule-lors-de-l-exercice-volfa.jpg

Hercule lors de l'exercice Volfa

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 18:31

Mindef

 

11.09.2012 lepopulaire.fr (AFP)

 

La crise financière pèse sur l'élaboration du nouveau Livre blanc de la défense, l'ensemble des acteurs du secteur, militaires, politiques ou industriels, mettant en garde contre des coupes brutales dans les budgets et les programmes qui entraîneraient des pertes de compétences et de capacités irréversibles pour la défense française.

 

Lancé durant l'été par le chef de l'Etat, François Hollande, le Livre blanc doit fixer les nouvelles priorités stratégiques de la France et préparer la Loi de programmation militaire (LPM) pour les années 2014-2019.

 

Le précédent Livre blanc date de 2008, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais les difficultés économiques s'imposent cette fois comme un élément central des réflexions sur l'avenir de la défense.

 

"La donne a changé. Financièrement, et pas uniquement chez nous", a souligné le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, lors de l'Université d'été de la défense, qui a réuni élus et professionnels du secteur lundi et mardi à Brest.

 

Sur le plan stratégique, la décision des Etats-Unis de se tourner vers l'Asie-Pacifique, au détriment de l'Europe, pousse également les Européens à préserver leur effort de défense malgré la crise.

 

Composée d'une quarantaine de membres, la Commission du Livre blanc, qui se réunira pour la 3e fois mercredi, doit rendre ses conclusions fin 2012. "Il faut trouver un équilibre entre la prise en compte des réalités économiques et financières et la préservation de l'outil de défense", résume son président, le diplomate Jean-Marie Guéhenno.

 

Les contraintes budgétaires à moyen terme sont au coeur des débats. Mais le Livre blanc doit aussi s'inscrire dans la durée, les programmes d'armements courant sur plusieurs dizaines d'années.

 

"Les militaires ont besoin de se projeter dans l'avenir. Ils savent très bien que les cinq ans à venir seront difficiles", souligne la présidente de la Commission de la défense de l'Assemblée nationale, Patricia Adam (PS), pour qui il va falloir "faire des choix, pas faciles".

 

Déjà soumises à des restructurations majeures depuis cinq ans, les armées redoutent que de nouvelles coupes entraînent la pertes de savoir-faire et de capacités militaires qu'ils seraient ensuite très difficiles à retrouver.

 

"Un outil de défense ça se construit dans la durée, mais ça peut aussi se casser très vite", souligne un spécialiste du secteur. D'où les appels répétés à ne pas prendre de décisions irréversibles, pour ménager l'avenir.

 

Face aux "choix douloureux" auxquels la défense risque d'être confrontée, le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, suggère une série de "palliatifs", comme "des alliances, des accords et des modifications des méthodes de travail". Et dans l'attente des conclusions du Livre blanc, 2013 devrait être "une année de transition" à la demande du ministre pour préserver "un certain nombre de réversibilités".

 

Au delà des savoir-faire opérationnels des armées, les compétences industrielles sont un enjeu majeur du nouveau Livre blanc.

 

L'équation consiste à participer au redressement des comptes publics, tout en préservant les investissements dans le domaine de la défense, premier investisseur public, pour préserver l'activité économique.

 

Membre de la Commission du Livre blanc, Claude-France Arnould, directrice de l'Agende européenne de défense (AED), met notamment en garde contre la tentation qui pourrait être celle des Européens de réduire les crédits de recherche et de développement, indispensables au développement des industries de défense.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:50

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Le général Charpentier, commandant des forces terrestres,

sur l’exercice Citadel Guibert 2011, en Allemagne. -

Crédits : SIRPA Terre.

 

11.09.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Grand exercice annuel, « Citadel Guibert » a pour objectif d’entrainer les états-majors de forces terrestres à la conduite d’opérations multinationales. Ici, pas de grandes manœuvres de troupes, mais des tentes bourrées d’ordinateurs dans lesquelles officiers et soldats s’affairent en anglais devant des logiciels au fonctions diverses afin de planifier, organiser et conduire des opérations, coordonnant les unités déployées au sol. Le cru 2012 se déroulera du 10 au 18 octobre sur les camps militaires de Champagne (Mourmelon et Suippes).

 

Rendez-vous multinational, l’exercice de poste de commandement, Citadel Guibert rassemblera pour son édition 2012 quelques 2.700 militaires issus de 24 nations et représentant 29 unités différentes. Il sera conçu, planifié et conduit par le Quartier général du corps de réaction rapide-France (QG CRR-Fr) de Lille. Celui-ci aura sous ses ordres deux divisions, armées par l’état-major de force n°1 (EMF1 de Besançon) et la 13e brigade mécanisée néerlandaise. Pour les divers états-majors français et étrangers engagés, il s’agit donc ici bien de s’entrainer à commander des opérations multinationales, interarmées et sous mandat OTAN. Le défi pour ces états-majors issus de différents pays: apprendre à partager les informations, les situations et savoir « se parler » afin de se coordonner des actions communes.

 

Cette année, l’exercice reprendra le même scénario que Citadel Guibert 2011 qui consistait à planifier et conduire une opération d’entrée en premier sur un théâtre dans un cadre OTAN. L’édition 2012 aura pour objectif de poursuivre cette intervention dans sa phase de stabilisation, soit donc assurer un processus de sécurisation, nécessitant une coopération avec tous les intervenants du théâtre afin de restaurer un état viable. L’année dernière, la manœuvre s’était tenue sur les camps militaires de Leopoldsburg (Belgique) et Sennelager (Allemagne).

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:35

Drone Talarion – photo EADS

 

11 September 2012 defenceWeb (Reuters)

 

France, which had favoured a joint project with Britain to build military drones under the previous government, is looking at partnerships with other countries, Defence Minister Jean-Yves said as he criticised the cost and effectiveness of the project with Britain.

 

Le Drian previously said the new Socialist government would reach a decision before July 14 on the next-generation medium-altitude long-endurance (MALE) drone, but on Monday he said talks with other countries were taking time.

 

Former President Nicolas Sarkozy had pushed France's Dassault Aviation and Britain's BAE Systems' to build their own drone as part of a defence accord between the two countries, Reuters reports.

 

"Regarding the MALE drone...I have major reservations about the project on which we were originally embarked, both in terms of cost and efficiency," Le Drian said at a defence event in Brittany.

 

"I am considering a solution, and if it's taking a bit of time, it's because we would not be alone, that means with other countries."

 

Le Drian added that France remained committed to the A400M military transporter being built by EADS' Airbus unit, which was recently hit by fresh delays. The country has ordered 50 of the aircraft.

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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 16:50

Mindef

 

11 septembre 2012 Par Hassan Meddah - L'Usine Nouvelle

 

Le ministre de la défense précise la politique industrielle qu'il entend mener vis à vis des grands groupes. Il se défend de vouloir les marier mais vise de rapprochements pragmatiques par programme et de dimension européenne.

 

Le ministre de la Défense dévoile au fur et à mesure sa politique industrielle. Il a profité des Universités de la défense qui se tiennent à Brest en ce début de semaine pour préciser sa politique envers les grands groupes du pays. Il a par précisé qu'un "small businness act" pour la défense verrait le jour d'ici quelques semaines.

 

Les grands champions nationaux (Safran, Thales, Dassault) et européens avec une forte empreinte française comme EADS sont avertis, Jean Yves le Drian s'estime tout à fait légitime à organiser le secteur industriel de la défense : "Je me considère comme le ministres des industries de Défense. C'est le secteur où l'Etat investi le plus en matière d'industrialisation."

 

Faudra-t-il s'attendre à des rapprochements entre les grands groupes?  Pas sûr, du moins dans l'immédiat. Le précédent gouvernement avait tenté de rapprocher Safran et Thales sans résultat probant, excepté la création de joint-ventures communes. "Je ne suis pas un spécialiste de Meccano. Quitte à décevoir, je commence par regarder les stratégies de ces différents groupes. Je regarde leur compétitivité, leur projet. Je regarde aussi ce que font les voisins.  S'il y a des produits en communs, on fera en sorte que les synergies fonctionnent", a expliqué le ministre. Il a même enfoncé le clou : "Je ne suis pas un marieur. L'industrie, ça ne se passe pas comme ça".

 

L'Europe

 

Autre critère qui guidera le ministre, la dimension européenne des projets. « Il faut bouger vers une dimension européenne. Cela ne veut pas dire qu'il faille monter une structure ex-nihilo. Nous construisons l'Europe de la Défense par des projets et non par des déclarations», a affirmé le ministre. Le dossier des drones sera sûrement l'occasion d'appliquer cette volonté.

 

Ainsi, il remet en cause le projet de drones dits "MALE" (moyenne altitude longue endurance) de son prédecesseur. Gérard Longuet s'était en effet engagé dans l'achat d'un équipement israelien adapté aux besoins de l'armée française par le groupe Dassault. "Je constate de grande reserves sur le projet initial. A la fois en termes de coûts et d'efficacité. Je réfléchis à une autre solution. Cela prend un peu temps car nous ne serons pas seuls mais avec d'autres pays", a précisé le ministre.

 

Par ailleurs, Jean-Yves Le Drian a précisé qu'il  initiait avec l'Allemange et d'autres pays un scénario pragmatique "pour remettre quelques briques solides sur l'Europe de la défense".  Et selon lui, cette voie est incontournable. "Sinon l'Europe risque le déclassement stratégique", affirme le ministre.

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