Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 10:51

nexter

 

6 Septembre 2012 CEA

 

NEXTER, leader français de l'armement terrestre et le CEA, au travers de sa direction de la recherche technologique, CEA Tech, annoncent la signature d'un accord pluriannuel de collaboration dans le domaine de la recherche et du développement appliqués aux produits de la défense terrestre.

 

Cet accord va permettre à Nexter d’amplifier le potentiel d’amélioration de sa gamme de produits en confiant aux laboratoires et centres d'expertise de CEA Tech le développement de nouvelles briques technologiques. Nexter apportera à CEA Tech une compétence d'ingénierie d'applications systèmes intégrées, ce qui permettra de confronter l’innovation technologique aux réalités industrielles de façon à procurer aux clients et utilisateurs finaux des fonctionnalités utiles et différenciantes.

 

Le groupe NEXTER poursuit ainsi sa démarche d'innovation engagée sur ses produits et services, atout majeur pour gagner les futures compétitions en France et à l’export.

 

Fort de ses domaines de compétences, CEA Tech apportera à NEXTER ses innovations notamment dans les domaines du stockage et de la distribution d’énergie, de la réalité virtuelle, des Micro-Electro-Mechanical-Systems (MEMS), des micro-capteurs et d’autres technologies en rupture pour une compétitivité accrue des produits de NEXTER.

 

A cette occasion Philippe Burtin, Président de Nexter, a déclaré : « Alors que le marché de la défense terrestre voit se développer une compétition de plus en plus rude, NEXTER conforte sa politique d'innovation pour offrir à ses clients encore plus de valeur dans ses nouveaux produits et services. Cette coopération technologique française met en valeur des technologies novatrices au profit du domaine de la défense terrestre pour sa différenciation et sa compétitivité. » Jean Therme, Directeur de CEA Tech, a indiqué : « Dans un contexte de compétition mondiale accrue, la puissance d’innovation de notre pays est plus que jamais déterminante pour la compétitivité de son industrie. Nexter peut compter sur la capacité de développement et de transfert des technologies les plus innovantes de CEA Tech pour créer une vraie valeur ajoutée à ses produits et à ses process ; c’est la priorité que se fixe CEA Tech avec ses partenaires industriels. »

Partager cet article
Repost0
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 07:55

BFM source LdDef

 

06.09.2012 lejournaldesentreprises.com

 

Nouvelle commande pour le chantier naval de Concarneau. Piriou va construire un bâtiment de formation maritime de 44 mètres.

> Retrouvez ici notre précédente information sur Piriou


Les chantiers concarnois Piriou (900 salariés ; 151 M€) viennent d’enregistrer une commande pour un bâtiment de formation maritime (BFM) de 44 mètres. Livraison prévue en septembre 2013. Le navire ( voir la vidéo ci-dessous) sera exploité par navOcéan, une société créée conjointement par Piriou et DCI (Défense Conseil International), une ETI dont l’Etat est actionnaire de référence. 

Entrée dans le secteur des constructions « militaires »
Ce BFM pourra embarquer sept membres d’équipage et 18 passagers dont 16 stagiaires et instructeurs en mission de formation. « De plus en plus de marines étrangères (Moyen-Orient, Maghreb) confient à DCI la formation de jeunes aspirants pour un cursus de quatre années au sein du CENOE (Cours Ecole Navale pour Officiers Etrangers). L’accroissement des demandes de formation à la mer conduit DCI à se doter elle-même d’un BFM. Cette formation conserve le label Marine Nationale », explique Piriou dans un communiqué. Avec ce contrat, nous entrons dans le secteur des constructions « militaires », ce qui élargit encore notre champ d’activités après la commande du navire de voyage, et nous contractualisons pour la première fois avec un client sur du long terme, en « packageant » construction du navire et MCO », ajoute le président du directoire, Pascal Piriou.

 

 

Partager cet article
Repost0
7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 07:50

l-a400m-2

 

MADRID, Sept. 6 (UPI)

 

Airbus Military of Spain says an A400M engine problem has been rectified and the first four airlifters will be delivered to France on schedule.

 

The engine issue had occurred on the first production representative development, preventing the A400M from participating in the Farnborough Air Show flying display.

 

Airbus Military said metallic chips had repeatedly been found in an engine oil system during function and reliability testing.

 

Airbus Military and engine manufacturer Europrop International found the chips were the result of a crack in a cover plate and didn't affect engine capabilities.

 

EPI has rectified the problem and a validation process for the solution is being conducted.

 

"As a consequence, the civil Type Certification and military Initial Operating Capability will now move into the first quarter of next year, followed by first delivery to the French air force in the second quarter of 2013," Airbus Military said. "Despite this we maintain the overall delivery plan of four aircraft in 2013."

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:50

BFM source LdDef

 

September 6, 2012 defpro.com

 

PIRIOU registered an order for a Maritime Training Ship (MTS) to be operated by navOcéan, a joint company created by PIRIOU and Défense Conseil International (DCI). This 44-meter ship will be delivered in autumn 2013 and will be named «Almak» («desert lynx») as a star of the constellation of Andromeda.

 

Construction will be ensured by CHANTIERS PIRIOU, the naval construction branch based in Concarneau (29), and its maintenance by PIRIOU NAVAL SERVICES within the scope of a 10-year In-Service Support (ISS) contract.

 

A MULTI-PURPOSE TRAINING SHIP

 

Close collaboration has allowed PIRIOU and DCI to design a new generation maritime training ship prototype, that is sturdy with high maneuevring capabilities, economical in terms of investment and operating costs.

 

This training ship would be able to embark 7 crew members, 2 passengers and 16 trainees and instructors. A spacious Bridge will offer 360° vision; navigation equipment, notably radar and synthetic cartography, will be equipped with repeaters in the training room; the ship's draft will be optimized for the apprenticeship of navigation and manoeuvres in coastal areas. Its endurance will allow one-week transits at 10 knots without port of call.

 

ITS MISSIONS

 

An increasing number of foreign naval forces (Middle-East, Maghreb) entrust DCI with the training of young cadets for a 4-year curriculum within CENOE (naval academy training courses for foreign officers). Growth in at-sea training requests leads DCI to acquire its own training ship. Of course this training conserves the «French Navy» label. Its activity will essentially consist in practical at-sea training sessions delivered by DCI, for periods from one to several weeks without port of call. The ship will spend 35 to 40 weeks per year at sea.

 

A LONG-TERM PARTNERSHIP

 

For the operation and maintenance of the training ship, DCI and Piriou have entered a long-term partnership by creating a company in common, navOcéan.

 

«We have more foreign trainees to train and in a more thorough manner.» declares Jean-Louis Rotrubin, Chairman and Chief Executive Officer of DCI. «We have decided to contribute addition means to those of the French Navy with the construction of this ship by a French company, in Concarneau.»

 

For Pascal PIRIOU, President of the PIRIOU executive board «this strategic operation simply represents the ambitions that we place at the service of our customers: construct their vessels, maintain them and participate in the development of common synergies, notably on an international level» adding that with this contract «we enter the «military» construction sector, which further extends our scope of activities after the order for the ship, and for the first time, we are setting up long-term contract-based links with a customer, by creating a ship construction and ISS package.»

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:55

BFM-source-LdDef.jpg

 

06.09.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Joli succès pour Piriou. Les chantiers navals Piriou de Concarneau ont enregistré la commande d’un Bâtiment de Formation Maritime (BFM) qui sera exploité par navOcéan, la société créée conjointement par Piriou et DCI. Ce bâtiment de 44 mètres sera livré en septembre 2013 et s’appellera « ALMAK », nom d’une étoile de la constellation d’Andromède qui signifie « lynx du désert ».

 

La construction sera assurée par Chantiers Piriou, la filiale construction navale basée à Concarneau (29), et sa maintenance par Piriou Naval Services dans le cadre d’un contrat de Maintien en Conditions Opérationnelles (MCO) de 10 ans.

 

dci.jpgCe navire de formation pourra embarquer 7 membres d’équipage et 18 passagers dont 16 stagiaires et instructeurs en mission de formation. Une vaste passerelle offrira une vision sur 360° ; les équipements de navigation, notamment radar et cartographie synthétique, disposeront de répétiteurs dans la salle de formation ; le tirant d’eau du bâtiment sera optimisé pour l’apprentissage de la navigation et de la manoeuvre en zone côtière. Son autonomie lui permettra des transits sans escale d’une semaine à 10 noeuds.

 

De plus en plus de marines étrangères (Moyen-Orient, Maghreb) confient à DCI la formation de jeunes aspirants pour un cursus de 4 années au sein du CENOE (Cours Ecole Navale pour Officiers Etrangers). L’accroissement des demandes de formation à la mer conduit DCI à se doter elle-même d’un BFM. Cette formation conserve bien sûr le label « Marine Nationale ». Son activité sera constituée essentiellement de sessions de formation pratique à la mer dispensée par DCI, pour des durées d’une à quelques semaines avec escales. Le navire effectuera 35 à 40 semaines de mer par an.

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 16:30

Mindef

 

06 septembre 2012 Par Hassan Meddah – USINE NOUVELLE

 

Le ministre de la défense Jean-Yves le Drian a indiqué qu'il travaillait sur la mise en place d'un partenariat inventif autour de l'innovation entre les grands groupes et les PME du secteur de la défense. 

 

Un symbole. Jean-Yves le Drian a préféré accorder sa première visite d'entreprise à une PME du secteur de la défense plutôt qu'à l'un des groupes industriels du pays. En l'occurence, la société Atmostat, basée à Villejuif en région parisienne. Cette société de 75 personnes qui réalise un chiffre d'affaires de 12 millions d'euros, est fournisseur exclusif de certains constituants du dispositif de dissuasion nucléaire français et de composants critiques pour la défense terrestre.

 

Le ministre soulignait ainsi l'importance des PME pour le dynamisme du tissu industriel du pays. "Le redressement économique de la France passe par une industrie puissante. Cette industrie n'existe que s'il y a des réseaux de PME. Cela ne se décrète pas. La richesse de l'innovation se trouve beaucoup dans les PME".

 

Avec Atmostat et sa maison-mère Alcen (1700 personnes pour 250 millions d'euros de chiffre d'affaires), Jean-Yves Le Drian était servi. Les deux entreprises multiplient les développements technologiques: batterie lithium-ion pour équiper le soldat du futur, système de détection et de positionnement des sous-marins, des caméras qui permettent de voir loin dans la brume et de nuit... "Si nous n'avions pas innové, nous n'aurions pas pu nous différencier de nos concurrents et nous serions morts", explique tout simplement Pierre Prieux, président du groupe Alcen.

 

Diversification

 

Le dirigeant a par ailleurs souligné sa stratégie de diversification en adaptant des technologies d'abord développé pour le monde militaire aux domaines civils. C'est le fameux concept de la dualité des technologies. Les deux sociétés ont décroché des commandes auprès de clients dans le domaine médical, des satellites, des plateformes pétrolières off shore, du stockage d'énergie... Alcen a par exemple développé une système de détection des boites noires d'appareils civils perdues au fond des océans à partir de sa technologie de positionnement des sous-marins et des torpilles.

 

Elle fournit également des parois capables de résister aux très hautes température pour le futur réacteur nucléaire ITER grâce à une maitrise quasi unique en Europe du brasage du béryllium, un matériau extrêmement complexe à usiner. Inutile de dire que le ministre a bu du petit lait en entendant que les commandes passées par son ministère pouvait servir de tremplins au PME du pays. "Grâce à l'impulsion donnée par une commande de l'Etat liée à l'industrie de défense, nos entreprises peuvent se développer sur de nouveaux marchés", s'est félicité le ministre.

 

Jean-Yves le Drian a profité de cette visite pour également pré-annoncer ses premières décisons à destination des industriels. Son ministère travaille sur la mise en place d'un small business act adapté aux PME de la défense. "Il nous permettrait de donner une impulsion forte à ce qui peut être un réseau d'innovation encore plus significatif qu'il ne l'est aujourd'hui. Il faut trouver une forme de partenariats inventif entre les PME et les grands groupes. A la fois pour que le partenariat soit tel que les grands groupes ne pompent pas de l'intelligence des PME et aussi pour ce que ces petites entreprises puissent innover, exporter, que les technologies de départ deviennent duales", précise-t-il. L'annonce officielle sur le contenu précis de cette initiative pourrait être faite lors des universités de la défense qui se tiendront à Brest en début de semaine prochaine.

 

Aides à l'innovation

 

Par ailleurs, le ministre de la Défense a confirmé maintenir en 2013 le même niveau d'aides à l'innovation qu'en 2012 soit un effort d'environ 750 millions d'euros. "Malgré les difficultés du moment, nous avons tenu à maintenir l'intégralité du budget de la recherche et des mécanismes de soutien à l'innovation", a t-il précisé.

 

A l'issue de sa visite dans l'usine d'Atmostat, Jean-Yves le Drian n'a pas hésité à s'affirmer comme un "industrialiste". "Cela veut dire que c'est d'abord l'industrie qui crée la richesse. C'est le point de départ. C'est une condition du redressement économique du pays".

 

De quoi ravir les grands les dirigeants des principaux grands groupes de défense qu'il devrait rencontrer ce jeudi. Ceux-ci s'attendent toutefois à des temps difficiles. Rigueur budgétaire oblige, le ministère de la défense a gélé des dépenses d'équipements militaires à hauteur de 4,5 milliards d'euros sur au moins six mois. Plusieurs grands programmes seront touchés notamment le programme Scorpion de modernisation des armées de terre.

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 12:02

soudure-electron-atmostat.jpg

 

06/09/2012 DGA

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a visité le 5 septembre 2012 à Villejuif (94) la PME innovante Atmostat.

 

Ce déplacement a été l’occasion pour Jean-Yves Le Drian de rencontrer les personnels de cette société spécialisée dans le développement et la fabrication d’équipements et de sous-ensembles mécaniques et électromécaniques de haute précision et de haute fiabilité.

 

Ces produits sont destinés aux marchés de l’espace, de l’énergie, du médical. Pour la défense, elle conçoit des réservoirs et des clapets spécifiques, actionneurs mécaniques et divers composants notamment pour des applications spatiales.

 

Atmostat est soutenue par la direction générale de l’armement (DGA) pour son projet Baristor qui s’inscrit dans le cadre du dispositif de soutien à l’innovation duale Rapid (régime d’appui pour l’innovation duale). Baristor vise à développer des procédés mécaniques de mesure de pression à base de matériaux en feuilles ultraminces destinés à des équipements de sûreté.

 

Atmostat fait partie du groupe Alcen qui compte 28 PME technologiques de haut niveau dont beaucoup sont soutenues par la DGA à travers ses contrats et des dispositifs de soutien à l’innovation. Atmostat emploie 80 personnes.

 

> En savoir plus sur le dispositif d'appui à l'innovation sur le site de la DGA www.ixarm.com

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:40

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/la-dga-developpe-ses-activites-liees-a-la-cyberdefense/1936896-1-fre-FR/la-dga-developpe-ses-activites-liees-a-la-cyberdefense.jpg

 

06/09/2012 DGA Economie et technologie

 

Face à l’augmentation des tentatives d’intrusion sur les réseaux informatiques du ministère de la défense et des industriels de l’armement détectées depuis le début de l’année, la Direction générale de l’armementdéveloppe ses activités liées à la cyberdéfense.


Afin de soutenir les entités opérationnelles du ministère, la Direction générale de l’armement (DGA) poursuit une montée en puissance de ses moyens d’expertise technique sur le site DGA Maîtrise de l’information de Bruz. Une trentaine d’experts de très haut niveau, spécialisés dans l’analyse et la prévention des attaques informatiques, ont ainsi été recrutés et l’effort se poursuit afin de disposer d’une capacité d’expertise à la hauteur des enjeux majeurs portés par la cyberdéfense.

 

Une partie de ces ingénieurs, civils ou militaires, intervient directement au profit du Centre d’analyse en lutte informatique défensive (CALID) ou de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI). Ils analysent les attaques les plus complexes détectées sur les réseaux ainsi que les menaces potentielles les plus dangereuses. L’objectif est double : détecter les nouveaux virus et accélérer la réaction face à ces  « armes informatiques ».  Une autre partie de ces nouvelles recrues fournit aux Forces des moyens adaptés à leurs besoins opérationnels. Dans ce cadre, des projets visent à équiper les réseaux du ministère de systèmes de détection et de supervision encore plus performants et de mieux connaître l’efficacité réelle des différentes solutions de cyberdéfense

.

Protéger les systèmes d’armes


Ce travail est également conduit sur l’ensemble des systèmes d’arme susceptibles d’être la cible de cyberattaques. Pour exemple, les navires de surface modernes fonctionnent grâce à des réseaux informatiques capables de se connecter à Internet, de traiter des informations sensibles, de manœuvrer le bâtiment et de commander son système de combat. Déjà sécurisés, ces réseaux font néanmoins l’objet d’études afin de résister à des attaques encore inconnues à ce jour. Ainsi, des experts de la DGA travaillent sur l’identification de chemins susceptibles de permettre une prise de contrôle de ces systèmes d’information. En parallèle, ils tentent d’améliorer les capacités de détection et de protection en imaginant des parades aux cyberattaques. Les résultats de ces analyses conduisent souvent à identifier de nouvelles fonctions de sécurité ou à renforcer celles qui existent.

 

Ces nouvelles activités de la DGA s’ajoutent à des travaux initiés de longue date, comme la conception et l’évaluation de produits cryptographiques. Des équipes travaillent avec l’ANSSI sur les successeurs du chiffreur Echinops et du téléphone sécurisé Teorem afin d’offrir aux utilisateurs de l’ensemble des ministères des performances accrues tout en conservant le même niveau d’exigence en termes de sécurité.

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:30

Mindef

 

05/09/2012 Fabien Piliu – LaTribune.fr

 

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense souhaite soutenir les PME qui travaillent pour l'industrie de défense en leur permettant de bénéficier davantage des investissements du ministère.

 

C’est pour l’instant une initiative isolée. Sur le plateau de BFM Business, Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense a affirmé mercredi sa volonté de soutenir les PME qui travaillent pour l'industrie de défense en leur permettant de bénéficier des investissements du ministère.

 

"Il ne s'agit pas uniquement de faire en sorte que nos grands groupes, nos filières d'excellence, soient préservés, il faut aussi que soit irrigué l'ensemble des 4.000 PME qui travaillent directement pour l'industrie de défense. L'intérêt c'est que les PME dites de défense en France travaillent en général sur des technologies duales, à la fois la défense, mais aussi le civil", a déclaré le ministre, citant notamment les domaines de l'optique et l'électronique. Il entamera dans les prochains jours une série de rencontres avec les acteurs industriels du secteur, pour " aider ces entreprises et faire en sorte que la qualité de nos grands groupes puisse irriguer le bouquet des PME de défense".

 

Un projet structuré est en préparation


Jean-Yves Le Drian ne veut pas se contenter de stimuler les bonnes volontés. "Dans quelques temps, je vais proposer une sorte de ‘smart business act’ à la française et à la défense pour que les PME du secteur puissent être un peu sécurisées dans leurs relations avec les grands groupes", a-t-il poursuivi, en soulignant que ces derniers "y ont intérêt, puisque c'est là que se crée l'innovation la plus grande partie du temps".

 

Au regard de la conjoncture actuelle et des perspectives des PME, cette initiative tombe à pic. Elle permettrait de relancer un « ‘small’ business act à la française » (SBA) qui fonctionne déjà mais qui ne semble pas encore avoir eu les effets escomptés sur le développement des TPE en PME et des PME en ETI.

 

Pour mémoire, le décret du 20 février 2009 a gravé dans le marbre le SBA à la française, défini dans le cadre de la Loi sur la modernisation de l'économie (LME) du 4 août 2008. A titre expérimental et pour cinq ans, les acheteurs publics peuvent réserver une part - jusqu'à 15 % - de leurs marchés publics aux PME innovantes, ou les traiter de façon préférentielle à offres équivalentes, en vertu de l'article 26 de la LME. Par rapport au SBA en vigueur aux Etats-Unis depuis 1953, ce dispositif a un effet d’entraînement moins important. Outre-Atlantique, ce sont entre 23% et 40% des achats publics qui sont fléchés vers les PME. Par ailleurs, la plupart des secteurs économiques sont concernés. En France, ce n’est le cas que des marchés de haute technologie, de R&D et d'études technologiques.

 

Favoriser le développement des entreprises


Grâce à la relance du SBA, et en espérant que l’exemple donné par le ministère de la Défense soit suivi par les autres ministères et l’ensemble des administrations, l’économie française pourrait peut-être parvenir à résoudre le problème de croissance de ces entreprises. Un problème qui qui expliquerait en partie ses faiblesses actuelles et qui trouverait en partie son origine dans les difficultés de l’économie française à créer de véritables liens entre petits et grands. Selon Xerfi, l’Allemagne compte plus de 57.000 entreprises de 50 à 5.000 salariés d’un côté réparties entre 47.000 PME et 10.400 ETI, contre 32.000 en France, réparties entre 28.000 PME et seulement 4.200 ETI.


Le diagnostic étant connu, de nombreuses initiatives ont vu le jour ces dernières années. On peut citer la médiation des relations interentreprises lancée lors du quinquennat précédent et le Pacte PME, entre autres. La tendance actuelle est de transformer les liens de vassalité en relations privilégiées réellement gagnantes pour l’ensemble des parties. Lors de la campagne présidentielle, François Hollande s'était dit favorable à la création d'une médiation des marchés publics.

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 07:20

photo-officielle-jean-yves-le-drian

 

05 septembre 2012 L'Usine Nouvelle

 

Le ministre de la Défense était invité sur BFM Business ce mercredi 5 septembre.

 

"Il ne s'agit pas uniquement de faire en sorte que nos grands groupes, nos filières d'excellence, soient préservés", "il faut aussi que soit irrigué l'ensemble des 4.000 PME qui travaillent directement pour l'industrie de défense", a expliqué Jean-Yves Le Drian à l'antenne de radio.

 

"L'intérêt c'est que les PME dites de défense en France travaillent en général sur des technologies duales, à la fois la défense, mais aussi le civil", a-t-il affirmé, faisant référence aux domaines de l'optique et l'électronique.

 

"Dans quelques temps, je vais proposer une sorte de ‘smart business act’ à la française et à la défense pour que les entreprises PME de défense en France puissent être un peu sécurisées dans leurs relations avec les grands groupes", a-t-il poursuivi.

 

Il faut, a-t-il dit, "qu'il y ait des règles permettant à ces entreprises de prospérer et de ne pas être asséchées par les grands groupes, qui doivent trouver dans les PME les partenaires de l'innovation".

 

En outre, Jean-Yves Le Drian a excpliqué qu'en dépit d'un "effort incontournable" pour participer au redressement des comptes publics, son ministère conservera en 2013 une capacité d'investissement "à peu près au même niveau" qu'en 2012.

 

"Ce qui va permettre à la politique industrielle du ministère de la Défense d'avoir un niveau d'investissement de 16 milliards d'euros. Six milliards d'équipements nouveaux et 16 milliards en terme d'investissements, à la fois les équipements, les infrastructures, le maintien en condition opérationnelle des forces. Tout ça nécessite de l'intervention d'entreprises", a-t-il souligné.

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 07:10

DGSE logo

 

5 Septembre 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Le diplomate François Senamaud, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé aujourd'hui en conseil des ministres, directeur du renseignement (DR) à la DGSE. Le poste était vacant depuis que le précédent titulaire du poste, Patrick Calvar, a été nommé comme directeur de la DCRI, fin mai. L'intérim a été assuré par le directeur adjoint qui doit partir prochainement en poste à l'étranger. Le DR est l'un des principaux responsables de la Centrale, aux côtés du directeur des opérations et du directeur technique.

 

Né en 1957, François Senamaud, ancien élève de l'ENA, a été ambassadeur au Laos. Après un passage au ministère de l'Intérieur, il a été en poste à Madrid et dans le monde arabe (Beyrouth, Amman).

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 16:59

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/gan-2/1936155-1-fre-FR/gan-2.jpg

 

05/09/2012 Marine Nationale

 

Après une période estivale où la marine a été très active, notamment en Méditerranée orientale avec les tensions liées à la crise syrienne, mais aussi en océan Indien avec l’opération Atalante et en Atlantique avec Corymbe, le mois de septembre marque la reprise des activités d’entraînement des bâtiments. À Toulon, dès la mi-septembre, les bâtiments et les hommes de la Force d’Action Navale reprennent leurs entraînements et manœuvres d’envergure afin de maintenir leurs savoir-faire pour faire face à un contexte opérationnel soutenu.


Quatre exercices majeurs et deux stages de préparation vont avoir lieu dans les prochains mois.


GABIAN aura pour objectif de camper l’entraînement individuel de plusieurs bâtiments non déployés. Les moyens engagés seront ainsi mutualisés, les bâtiments s’entraîneront ainsi en groupe à la navigation, aux exercices tactiques, aux ravitaillements à la mer et à toute activité leur permettant d’élever leur niveau de préparation opérationnelle.

PEANacronyme de Période d’Entraînement de l’Aéronautique Navale réunira le porte-avions Charles de Gaulle et son escorte. La qualification des pilotes, l’entretien de la préparation opérationnelle dans tous les domaines d’emploi des bâtiments et des aéronefs seront au programme de l’exercice.

 

NOBLE MARINER aura pour objectif de s’assurer que la force de réaction de l’OTAN soit totalement prête à mener des opérations réelles. Autour d’un bâtiment de projection et de commandement, une quinzaine de bâtiments de toutes les nations de l’OTAN constitueront une Task Force. Ils évolueront dans la cadre d’un scénario de crise impliquant un pays de l’OTAN, incluant de multiples menaces et focalisé sur la nature expéditionnaire du déploiement d’une composante maritime dans un environnement littoral.

 

CHEBEC développera la coopération opérationnelle des marines française et marocaine notamment dans les domaines de la surveillance et de la sécurité maritime. En renforçant l’interopérabilité entre les deux marines, CHEBEC favorisera leur aptitude à intervenir conjointement en situation de crise à la mer (lutte contre les trafics illicites, assistance et sauvetage en mer).

 

Enfin, dans le cadre du cycle d’entraînements et de préparation au combat, des unités de la Force d’Action Navale participeront également à des stages TAMOURÉ pour les avisos et frégates et SPARTIATE pour les bâtiments amphibie.

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 13:00

Ligne de defense P Chapleau

 

05.09.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

L'éditeur reste optimiste: l'édition 2012 de Flottes de combat devrait être prête pour octobre, au pire novembre (quelques exemplaires pourraient être présentés lors du salon Euronaval, du 22 au 26 octobre). L'auteur, Bernard Prézelin, devrait livrer sous peu la (tant attendue) copie définitive; après, ce sera à l'éditeur de jouer.

 

En attendant la sortie de la "Bible", il est toujours possible de suivre l'actualité des "flottes de combat" en lisant le mensuel Marines et forces navales qui a ouvert une rubrique spéciale depuis son numéro de juin-juillet (n° 139), histoire de tirer un trait d'union.

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 12:32

photo-officielle-jean-yves-le-drian

 

05 septembre 2012 Ouest-France

 

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a affirmé ce mercredi sa volonté d’aider les PME qui travaillent pour l’industrie de défense à se développer et à bénéficier des investissements du ministère.

 

« Il ne s’agit pas uniquement de faire en sorte que nos grands groupes, nos filières d’excellence, soient préservés », « il faut aussi que soient irriguées l’ensemble des 4 000 PME qui travaillent directement pour l’industrie de défense », a-t-il déclaré sur BFM Business.

 

« L’intérêt c’est que les PME dites de défense en France travaillent en général sur des technologies duales, à la fois la défense, mais aussi le civil », a-t-il souligné, citant notamment les domaines de l’optique et l’électronique.

 

À la veille d’une série de rencontres dans le secteur industriel, M. Le Drian veut « aider ces entreprises et faire en sorte que la qualité de nos grands groupes puisse irriguer le bouquet » des PME de défense.

 

« Dans quelque temps, je vais proposer une sorte de ''small business act’' à la française et à la défense pour que les entreprises PME de défense en France puissent être un peu sécurisées dans leurs relations avec les grands groupes », a-t-il poursuivi, en soulignant que ces derniers « y ont intérêt, puisque c’est là que se crée l’innovation la plus grande partie du temps ».

 

Il faut, a-t-il dit, « qu’il y ait des règles permettant à ces entreprises de prospérer et de ne pas être asséchées par les grands groupes, qui doivent trouver dans les PME les partenaires de l’innovation ».

 

M. Le Drian a par ailleurs souligné qu’en dépit d’un « effort incontournable » pour participer au redressement des comptes publics, son ministère conserverait en 2013 une capacité d’investissement « à peu près au même niveau » qu’en 2012.

 

« Ce qui va permettre à la politique industrielle du ministère de la Défense d’avoir un niveau d’investissement de 16 milliards d’euros. Six milliards d’équipements nouveaux et 16 milliards en terme d’investissements, à la fois les équipements, les infrastructures, le maintien en condition opérationnelle des forces. Tout ça nécessite de l’intervention d’entreprises », a-t-il souligné.

Partager cet article
Repost0
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:30

10e-universite-ete-defense.jpg

 

05/09/2012 08:46  - Nelly Moussu

 

Acteurs politiques, militaires, industriels, ou encore journalistes, près de 400 personnes participeront aux Universités d’été de la Défense les 10 et 11 septembre prochains. Cette 10e édition se déroulera à Brest, sous le signe des « nouveaux enjeux économiques et géostratégiques ».


« Les nouveaux enjeux économiques et géostratégiques » seront au cœur de la 10e édition des Universités d’été de la Défense (UED), qui se déroula les 10 et 11 septembre à Brest, en partenariat avec la Marine nationale et l’entreprise DCNS. Depuis une décennie, c’est le grand rendez-vous des membres des commissions de défense, des élus, des grands décideurs militaires et civils de la Défense, des industriels, des parlementaires et des journalistes.

 

Au programme cette année, des ateliers, des forums, des visites,  des allocutions officielles et une séance plénière. Les ateliers traiteront des enjeux de la maritimisation, des grandes fonctions stratégiques, de la capacité industrielle souveraine, de la Cyberdéfense et de géopolitique. Les forums des rencontres valoriseront les travaux parlementaires sur l’A400M, l’action de l’Etat en mer, l'avenir des forces nucléaires et les sociétés militaires privées. Pour clore ces Universités d’été, une séance plénière sera consacrée au Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 17:26

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/base-navale-de-brest2/1935220-1-fre-FR/base-navale-de-brest2.jpg

 

04/09/2012 Marine Nationale

 

La 10èmeédition des Universités d’Été de la Défense se réunira à Brest les 10 et 11 septembre 2012. Deux jours pendant lesquels plus de 400 hauts responsables politiques nationaux et européens, des acteurs clés de l’administration et du secteur industriel vont avoir une réelle opportunité de participer à la réflexion sur la Défense de demain.

 

Monsieur Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense participera aux travaux et rencontrera les participants. Sous le titre «Défense: nouveaux enjeux économiques et géostratégiques», cette édition des universités se situe au cœur des enjeux d’avenir de notre outil de Défense.

 

Alternant rencontres publiques, débats en comité restreint et démonstrations grandeur nature, les universités ont également pour objectif de mettre en lumière le travail de cinq récents rapports parlementaires sur des sujets de Défense.

À partir de mercredi 5 septembre 16h, les unités effectuant des démonstrations lors des UED procèderont à des répétitions dans l’espace aérien brestois.


Informations et programme : http://www.universite-defense.org/fr/2012/ledition-2012

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/cybersecurite-dpsd-et-industries-de-defense/1934685-2-fre-FR/cybersecurite-dpsd-et-industries-de-defense.jpg

 

04/09/2012 Nelly MOUSSU - Economie et technologie

 

L’une des missions de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) est de protéger les informations sensibles du ministère de la Défense. Elle agit donc notamment auprès des entreprises liées par contrat à la Défense pour s’assurer de la cybersécurité des données classifiées. Plus largement, son action protège le patrimoine des industries de défense des cyberattaques.


Le code de la Défense stipule que la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD) est « le service de renseignement  dont dispose le ministre de la défense pour assumer ses responsabilités en matière de sécurité du personnel, des informations, du matériel et des installations sensibles ». Ainsi, l’un des missions de la DPSD est de protéger les informations sensibles et par extension les systèmes d'information où elles figurent.

 

Les quelques 2000 entreprises de défense ayant des contrats à clause de sécurité avec le ministère de la Défense possèdent une partie de ces informations, « c’est pourquoi nous avons un droit de regard sur leur sécurité et sur la protection des réseaux de ces sociétés » souligne Gilles Mercier, directeur adjoint aux affaires générales à la DPSD. Les sociétés ayant passé un contrat classifié avec la Défense s’engagent notamment à respecter des règles d’archivage des données sensibles, en suivant les conseils de la DPSD. Chargée d’émettre un avis d’aptitude avant que ces sociétés n'homologuent leurs systèmes d'information détenant des informations classifiées, la DPSD peut, le cas échéant, remettre en cause cette homologation si une société ne met pas tout en œuvre pour la cybersécurité des informations sensibles.

 

Des ingénieurs en sécurité des systèmes d’information (SSI) de la DPSD échangent avec les responsables SSI des entreprises de Défense. « Nous sensibilisonsles industriels aux risques dans le cyberespace. Nous avons d’ailleurs organisé ces derniers mois des rencontres avec eux à Rennes, à Bordeaux et en Ile-de-France,précise Gilles Mercier. Nous les conseillons pour mettre en place des mesures de protection. Nous leur faisons prendre conscience qu’il est indispensable de consacrer de l’argent et du temps pour mettre en place un réseau sécurisé, et une main d’œuvre dédiée pour diffuser les bonnes pratiques au sein de l’entreprise »


Néanmoins, ces entreprises n’échappent pas aux cyberattaques. L’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (ANSSI) correspond en permanence avec la DPSD, chacun alertant l’autre si une société est victime d’une attaque. « Lorsqu’une industrie de défense est touchée, la DPSD a alors une mission de contre-ingérence, ajoute Gilles Mercier. Nous enquêtons pour savoir qui a pu attaquer et ce qui a été volé. Nous faisons également des recoupements avec d’autres faits qui auraient pu se produire dans le même domaine (vols de téléphone ou d’ordinateurs, approche du personnel de l’entreprise). » La DPSD souhaite renforcer ses capacités dans le domaine cyber en recrutant 13 ingénieurs SSI supplémentaires d’ici la fin de l’année pour conseiller davantage les industries de Défense et renforcer son action de contre ingérence au sein même du ministère, en coordination avec la chaîne cyber de l’EMA.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 11:50

l-a400m-2

 

03 septembre 2012 Par Elodie Vallerey – USINE NOUVELLE

 

Le constructeur aéronautique européen a dû repousser au deuxième trimestre 2013 la livraison de son nouvel avion de transport militaire à la France, en raison de problèmes sur le moteur de l'appareil.

 

Quelques mois de plus à attendre pour la France... Le 4 juillet dernier, lors du salon aéronautique de Farnborough, le dernier-né des avions de transport militaire d'Airbus était interdit de démonstration après la révélation de problèmes de moteur sur l'appareil.

 

La France, premier client prévu de l'A400M, patientera jusqu'au deuxième trimestre 2013 pour réceptionner son exemplaire de l'"Atlas", le MSN7. Airbus Military a en effet annoncé le report de la première livraison de son avion, initialement prévue pour début 2013.

 

L'avionneur invoque les récents problèmes du moteur TP400-D6 d'Europrop International (EPI) comme raison de ce nouveau report. Selon le communiqué d'Airbus, "les investigations d'EPI ont démontré que la défaillance en question n'impacte pas les capacités globales du moteur (...), une nouvelle conception est en cours de validation".

 

"Les moteurs du MSN6 (le prototype de l'A400M, ndlr) et ceux de toutes les séries de production ont été renvoyés à EPI pour le remplacement de l'opercule du moteur", a assuré la branche militaire d'Airbus.

 

Airbus Military assure que le reste du planning de livraison pour 2013 sera respecté : deuxième trimestre 2013 pour le MSN 7 de la France, troisième trimestre 2013 pour le deuxième exemplaire français MSN8, et "avant la fin de 2013" pour le MSN9 à destination de l'armée de l'air turque et le MSN10, troisième exemplaire commandé par la France.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 11:30
La France, l'adieu aux armes ? (5/5) - par @MCabirol

 

31.08.2012 par Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Respectée pour ses compétences par ses alliés, l'armée française appartient encore au club restreint des puissances militaires autonomes. Mais elle est aujourd'hui face à un tournant pour maintenir ses ambitions opérationnelles pourtant déjà en mode de "juste suffisance". La très forte contrainte budgétaire et surtout la rédaction d'un nouveau Livre Blanc vont avoir certainement des conséquences sur ses moyens, et donc son fonctionnement. C'est ce qui ressort des auditions à l'Assemblée nationale des quatre grands patrons de l'armée française réalisées en juillet. Le dernier volet des cinq états des lieux proposés par "latribune.fr" montre que le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud est prêt à monter au front pour défendre la cohérence opérationnelle des armées.
 

Les quatre grands patrons des armées sont inquiets. Inquiets de l'avenir au moment où le nouveau gouvernement a lancé cet été des "travaux déterminants pour notre outil de défense" - la révision du livre blanc, déjà démodé alors qu'il ne date que de 2008, et la préparation d'une nouvelle loi de programmation militaire. "Nous savons que ces travaux seront conduits dans un contexte économique et financier difficile, très difficile", souligne le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, qui estime que la révision du livre blanc "imposera des choix conséquents". "Nous sommes à nouveau à l'heure des choix", explique-t-il. Tout en rappelant que "la guerre ne se prévoit pas toujours et la guerre que l'on imagine est rarement celle que l'on fait". "Nous serons surpris, c'est certain, estime-t-il. Nous serons impliqués dans d'autres crises, c'est également certain. Comme il est certain que la physionomie de nos engagements futurs bousculera nos références".

 

"Le monde réarme mais l'Europe désarme"

 

C'est pourquoi les grands patrons des armées ne veulent pas renoncer, en dépit des très fortes contraintes budgétaires qui s'annoncent, à certaines des ambitions opérationnelles de l'armée française. D'autant comme le rappelle l'amiral Guillaud, "le monde réarme mais l'Europe désarme : elle ne consacre plus que 1,6 % de son PIB à ses dépenses de défense, à comparer aux 5 % des Etats-Unis et aux chiffres imposants de la Chine (...). L'Europe désarme alors que la nouvelle posture stratégique américaine est en train de basculer vers la zone Asie-Pacifique". Du coup, le chef d'état-major des armées demande des clarifications sur "l'ambition politique mais aussi l'ambition opérationnelle" que le gouvernement en attend. "Quel rôle souhaitons-nous pour notre pays sur la scène internationale ? Quel rôle à l'Union européenne et dans l'Alliance atlantique ? Quelles opérations souhaitons-nous pouvoir mener ? Autant de questions structurantes car si nos ambitions déterminent notre outil, inversement notre outil contraint nos ambitions". Voici les ambitions sur lesquelles ils s'accrochent.

 

Quels moyens financiers ?

 

Les propos de l'amiral Guillaud sont clairs, très clairs. Il met en garde le gouvernement d'une logique comptable. "S'agissant de l'effort financier, il y a deux façons de voir les choses : soit l'on obéit à une logique strictement comptable - une photo noir et blanc, à un instant donné -, soit l'on regarde la vie avec les trois dimensions géométriques, plus le temps, plus les trois couleurs, plus la biologie. Vous pouvez vivre soit au jour le jour, soit avec une perspective. Je sais bien sûr où va ma préférence, mais c'est un choix qui ne dépend pas de moi". Et de s'interroger "où faut-il mettre le curseur et que faut-il sanctuariser". Selon lui, "toute diminution du budget se traduira mécaniquement par un abandon de capacité. Il est difficile de demander à un militaire de choisir s'il préfère qu'on lui coupe la main droite ou la main gauche en admettant qu'il soit ambidextre". Et d'insister pour que "budget 2013 et la prochaine Loi de programmation de finances publiques n'obèrent pas l'avenir".

 

Le prépositionnement des troupes françaises indispensable

 

Pour le chef d'état-major des armées, si la France veut "conserver une certaine influence", le "prépositionnement me semble une bonne chose". C'est d'ailleurs la solution "historique française, qui permet l'acculturation des troupes déployées". Ce que confirme le chef de l'état-major de l'air, le général Jean-Paul Paloméros. Présente au Tchad avec des avions de chasse, l'armée de l'air peut opérer ainsi au Sahel, notamment pour des missions de renseignement. "Une vraie puissance aérienne montre toute son utilité sur un théâtre aussi vaste", explique-t-il.

Le général Paloméros estime que "la prévention passe par le prépositionnement - six Rafale sont ainsi installés de façon permanente aux Emirats arabes unis, à Al Dhafra". Cette posture, précise-t-il, contribue "à la stabilisation du Golfe persique sans compter que ces avions pourraient au besoin intervenir très rapidement en Afghanistan". "Le prépositionnement à Djibouti permet lui aussi d'assurer un soutien aux nombreuses opérations dans la région, tout en contribuant à sa stabilisation", assure le général Paloméros. C'est également vrai dans les départements et collectivités d'outre-mer (DOM-COM), notamment en Guyane, en Nouvelle-Calédonie... Ce qui a permis à l'armée de l'air d'acquérir « une dimension internationale » grâce à la reconnaissance de la part de pays étrangers.

 

Un constat partagé par la marine. Car "la plupart des opérations militaires se déclenchent très vite, nécessitant la projection rapide d'un dispositif qui fait ensuite l'objet d'une planification plus élaborée, souligne le chef d'état-major de la marine, l'amiral Bernard Rogel. Cela impose de notre part d'avoir, dans des zones de crise ou d'intérêt stratégique, des bâtiments prépositionnés". Ainsi la marine assure une présence en dans l'est méditerranéen, l'Océan indien ou le Golfe de Guinée. Ce qui permet à la marine de surveiller les 11 millions de kilomètres carrés de zone économique exclusive (ZEE) de la France. "Si nous ne surveillons pas notre ZEE et ne montrons pas notre pavillon, nous serons pillés". En outre, il rappelle que "l'une des forces de la France repose sur son dispositif de bases mondiales, lequel repose sur les DOM-COM et les accords de défense que nous avons avec des pays comme le Gabon, la Côte d'Ivoire ou les Emirats arabes unis". Ce réseau a permis à la marine de disposer de "capacités d'action quasiment immédiates un peu partout". Ainsi, lors du séisme en Haïti, le fait d'avoir une base à Fort-de-France nous a offert un point d'appui très utile". Même stratégie pour l'armée de terre. J'ai souhaité capitaliser sur les infrastructures militaires des DOM-COM afin d'entretenir une formidable culture de projection", explique le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract Madoux.

 

La coopération oui mais elle a ses limites

 

"Il ne faut pas attendre des miracles de ces coopérations", avertit le chef d'état-major des armées. Un exemple de coopération inabouti : la brigade franco-allemande. "Cela fait des années, explique l'amiral Guillaud, que l'on essaie de déployer la brigade franco-allemande (dans une opération extérieure, ndlr). Nous n'avons pas réussi à le faire en Afghanistan pour deux raisons : d'abord, les Allemands étaient dans le nord du pays alors que nous étions dans l'est ; ensuite, les règles d'engagement, donc les consignes d'ouverture du feu, n'étaient pas les mêmes pour les Allemands et pour les Français (...) Si l'on veut que cette brigade fonctionne, il faut l'utiliser et non la laisser dans un camp d'entrainement ».

 

D'une façon générale, il estime ce serait « un leurre » de « tout miser sur les partages et mutualisations capacitaires ». Car la « smart defence » de l'Otan et « pooling and sharing » de l'Union européenne sont des opportunités intéressantes mais elles ne rempliront le vocation que si elles sont vécues par tous comme un atout pour faire plus ensemble et non comme une excuse pour faire moins chacun ».  Et de rappeler que « l'envie des Européens pour une défense commune reste faible. L'idée d'une Europe puissance ne fait guère d'émules ». Le général Paloméros y croit. « Cette approche de plus en plus capacitaire, interarmées et internationale, devrait nous permettre de limiter les impasses auxquelles nous serons contraints ». Il estime d'ailleurs que le développement de la défense et de l'Otan impliquera également que « nous passions par l'étape difficile du renseignement ».

 

Dans ce contexte, l'amiral Guillaud plaide lui pour des "coopérations renforcées", qui sont "le chemin le plus réaliste". A l'image de la coopération franco-britannique, « validée dans les faits lors de la crise libyenne ». « Elle doit être poursuivie avec détermination et réalisme parce que nos armées affichent des ambitions et un niveau comparables ». C'est ce que pense aussi l'amiral Rogel.  « Pour mutualiser, il avoir une valeur d'échange, estime le chef d'état-major de la marine. Or, nous avons des capacités navales que nous sommes les seuls à maintenir en Europe, ce qui limite les possibilités en la matière. Enfin, l'amiral Guillaud recommande de renforcer la coopération avec Berlin « indispensable » ainsi que trois autres pays (Italie, Espagne et Pologne).

 

Le renseignement essentiel

 

Le renseignement est la "mission la plus essentielle", estime le général Paloméros. L'armée de l'air dispose "d'une vraie culture en la matière", rappelle-t-il. Ainsi le premier avion qui a survolé l'Afghanistan en 2001 était un Mirage IV. Le renseignement a été aussi indispensable en Libye. "Le renseignement, dont il nous faudra renouveler les moyens avec les dernières technologies disponibles, fera d'ailleurs l'objet d'une réflexion dans le cadre du futur livre blanc".

 

Retrouvez les épisodes précédents :

 

> France, l'adieu aux armes (1/5) "L'armée française ne peut tenir certains de ses contrats opérationnels"

 

> France, l'adieu aux armes (2/5) "En matière d'équipements militaires, la France oscille entre grandeur et décadence"

 

> France, l'adieu aux armes (3/5) "Les déficiences dans l'entretien des matériels français"

 

> France, l'adieu aux armes (4/5) "Seuil d'alerte pour le moral des armées"

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 11:30

Atlas 06.07.2012 photo EADS

 

4 septembre 2012 par Gil Roy – Aerobuzz.fr

 

Airbus Military repousse la livraison du premier A400M de l’armée de l’air au deuxième trimestre 2013. En cause : les récents problèmes du moteur TP400.

 

Airbus Military a annoncé que les livraisons de l’A400M ne débuteraient pas avant le deuxième trimestre 2013. Elles auraient du commencer fin 2012, début 2013. Pour justifier ce nouveau report, l’avionneur met en avant les problèmes survenus sur le moteur TP400 du MSN6, dans les jours qui ont précédé le salon de Farnborough (juillet 2012).

 

Assembly of the First A400M for Turkey

L’assemblage final de l’A400M MSN9 destiné à la Turquie a débuté en juin 2012

photo Airbus Military

 

Le MSN6 est le premier avion de série conforme au modèle certifiable. La défaillance est intervenue alors qu’Airbus avait reçu, en avril 2012, un certificat de type restreint (RTC) de l’EASA et qu’il avait entrepris les 300 heures de vol de tests finaux destinés à obtenir le certificat de type définitif. Le problème est apparu au bout de 160 heures. Des pailles métalliques ont été détectées dans le système d’huile d’un des quatre moteurs. Le motoriste Europrop International (EPI) a déterminé que ces corps étrangers provenaient du nouveau couvercle du réducteur de l’hélice. Les moteurs destinés aux premiers avions de série ont été retournés à EPI afin que ces couvercles puissent être remplacés.

 

A400M FARN2012

Le programme A400M totalise 3.700 heures de vol et 1.250 vols. Photo Airbus Military

 

Airbus Military pense désormais être en mesure d’obtenir le certificat de type européen de l’A400M dans le courant du premier trimestre 2013. L’armée de l’air française, premier client livré, devra donc attendre le deuxième trimestre 2013, pour recevoir son premier appareil (MSN7). Le constructeur prévoit de livrer quatre A400M en 2013, trois à la France et un (MSN9) à la Turquie. Pour l’heure, le calendrier 2014 n’est pas remis en question.

 

A Séville, Airbus Military vient de lancer l’assemblage final du 23ème A400M de série.

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-septembre-2012/le-dhc6-twin-otter-provient-de-l-escadron-de-transport-outre-mer-etom-68-guyane/1912104-1-fre-FR/le-dhc6-twin-otter-provient-de-l-escadron-de-transport-outre-mer-etom-68-guyane.jpg

 

03/09/2012 Armée de l'air

 

À la suite de la décision d’affecter deux DHC6 à l’escadron de transport (ET) 3/61 «Poitou» de la base aérienne (BA) 123 d’Orléans, l’ET 3/61 a réalisé, du 21 au 30 juillet 2012, le convoyage d’un DHC-6 Twin-Otter de l’escadron de transport outre-mer (ETOM) 68 «Guyane» stationné à Cayenne.

 

Le 13 juillet, l’équipage du Twin-Otter, constitué de deux pilotes, un navigateur et deux mécaniciens débute un périple digne des pionniers de l’aéropostale pour rallier Orléans (l’autonomie de l’aéronef imposant une route par l’Atlantique Nord). Après avoir réalisé une première partie en solitaire depuis le continent sud américain, survolant les Caraïbes, la côte Est américaine et le Canada, l’équipage est rejoint à Québec, le 21 juillet 2012, par un Transall C 160 du «Poitou».

 

Le Transall a pour mission d’assurer au-dessus de l’Atlantique Nord le largage de matériel de survie maritime et terrestre ou d’assister le DHC6 en cas d’accident dans ces eaux glacées ou ces régions inhospitalières. Dès lors, le C 160 accompagne son «petit frère» du Poitou, à travers le grand nord canadien via la fameuse escale de Kuujjuak, le Groenland, l’Islande, les Îles Féroé et la Grande Bretagne pour enfin rejoindre la France, le 30 juillet 2012. À son arrivée sur la BA 123, le DHC6 reçoit l’accueil de ses nouveaux compagnons d’armes de l’unité. Encadré par un C 160 et un C 130, il arrive sain et sauf dans son nouveau foyer : l’ET 3/61 «Poitou».

 

Les deux DHC6, leurs équipages et leurs mécaniciens formeront  la troisième escadrille de l’unité qui reprendra les traditions de la F121. Les escadrilles F118, F119 et F121, formant le groupe de bombardement n°7 de la Première Guerre mondiale et le groupe de bombardement I/19 de la Seconde Guerre, seront ainsi de nouveau rassemblées au sein de l’ET 3/61 "Poitou".

Partager cet article
Repost0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 07:45

A400M photo Airbus Military

 

sept 3, 2012 Damien Kerlouet (BRUXELLES2)

 

L’aviateur européen Airbus Military (groupe EADS) a annoncé de nouveaux légers retards dans la livraison de son nouvel avion de transport militaire A400M. Airbus a en effet été contraint d’effectuer des modifications sur son moteur TP400-D6 (fabriqué par Europrop International) au niveau de l’opercule du moteur. Il prend bien soin préciser cependant que « les investigations d’Europrop International ont démontré que la défaillance en question n’impacte en rien les capacités du moteur.» L’’avion n’a pour l’instant effectué que 160 heures de vol sur les 300 heures obligatoires afin d’obtenir la certification et les délais nécessaires pour changer l’opercule vont ainsi naturellement reporter l’obtention de l’attestation de bon fonctionnement et de fiabilité. Planifié initialement pour le début de l’année, le premier appareil sera livré à l’armée de l’air française au deuxième trimestre 2013. Airbus Military assure que le reste des appareils prévus pour 2013 seront, quant à eux, livrés en temps et en heure (le MSN8 et MSN10 pour l’armée française ainsi que le MSN9 pour l’armée Turque).

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 16:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/canon-nexter/1911913-1-fre-FR/canon-nexter.jpg

 

Atelier tubes et liens de la canonnerie de NEXTER Systèmes à Bourges

Crédits : ADC G. Gesquière/SIRPA Terre

 

03/09/2012 LTN Eloïse Rossi/TIM Armée de Terre

 

Au centre de la France, le site de Bourges berruyer accueille la dernière canonnerie française. Les ateliers du groupe Nexter sont spécialisés dans la production des systèmes d’armes de moyen et gros calibres équipant notamment le véhicule blindé de combat de l’infanterie (VBCI) le camion équipé d’un système d’artillerie (CAESAR) le char Leclerc ou le véhicule blindé hautement protégé (VBHP Aravis).

 

Le cœur de métier et le savoir-faire de la canonnerie sont issus d’une histoire de plus d’un siècle de fabrication d’armes. Ses ateliers fabriquent aujourd’hui tous les tubes des armes de calibre 20 à 155 mm qui équipent les domaines terrestres (VBCI, CAESAR, Aravis…), aéronautiques (canon du Rafale et THL 30 du Tigre…) et navals (affût FREMM…).

 

« Il faut une journée et demie pour assembler les 70 pièces du système d’armes du VBCI. C’est un puzzle en 3D. Nous en sortons près de huit par mois, après essai en gaine de tir sur le site de Bourges, pour les armes de moyen calibre. » explique Eric Petit, mécanicien, monteur et armurier. Les tirs d’essai des tubes de gros calibre sont ensuite réalisés sur les champs de tirs de la DGA à Bourges.

 

Depuis 1860, le site de Bourges produit des armes de différents calibres. Ce savoir-faire reconnu s’est adapté, au fil du temps, à l’évolution des armées et de leurs besoins. L’achat de moyens d’usinage de dernière génération et la rénovation de machines contribuent au maintien des compétences techniques du groupe Nexter.

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 12:49

Europe Flag

 

sept 3, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

La « fin de la première séquence européenne, le début de la seconde », c’est ainsi que dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian, le ministre de la défense français, on qualifie cette visite aujourd’hui (3 septembre) à Bruxelles. Assurément, il n’y a pas eu, depuis bien longtemps, de programme aussi chargé à Bruxelles pour un ministre de la Défense. Pour entrer en matière, petit déjeuner avec Michel Barnier, le commissaire (français) au Marché intérieur, puis entretien avec Herman Van Rompuy, le président du Conseil européen ; et tour des projets de l’agence européenne de Défense Claude-France Arnould. L’après-midi aura lieu des entretiens avec José-Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, Catherine Ashton, la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, et avec Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN, avant de finalement, diner avec le ministre belge de la Défense, pour un entretien bilatéral.

 

Une toile patiemment tissée autour d’un noyau dur

 

Têtu comme un Breton qu’il est (:-), Le Drian a une idée en tête, relancer l’Europe de la Défense, et pas à pas, entretien après entretien, il tisse sa toile, sans doute moins « effet d’annonce » que l’était la précédente équipe mais, peut-être, plus efficace. Il a ainsi rencontré déjà une demi-douzaine de ses homologues à commencer par ceux dont la France est proche — britannique — ; les Weimar Plus — allemand, polonais, italien, espagnol — et quelques pays volontaires — finlandais et chypriote (par téléphone). Un premier « noyau dur » en quelque sorte. Il a également reçu l’ensemble des ambassadeurs de France présents dans les pays de l’Union européenne — une « première » pour un ministre de la Défense, souligne-t-on à Paris — pour parler de relance de l’Europe de la défense.

 

Une chance pour l’Europe de la Défense

 

Pour le Ministre, il est temps d’agir et le moment est propice. Les Européens ont une « chance historique » aujourd’hui pour se réorganiser. Le rééquilibrage américain vers le Pacifique est aujourd’hui avéré et incontournable, « les Européens doivent donc passer du statut de « consommateur de sécurité » à celui de « producteur de sécurité » » explique-t-il. C’est la première année où les dépenses Asiatiques dépassent les dépenses européennes. La crise économique affecte aussi profondément les budgets ; si « les Européens n’agissent pas pour faire converger leurs intérêts capacitaires », ils n’auront pas d’autre choix que de les « perdre ». Il ne s’agit pas de faire un « nouveau traité à 27 » mais d’avoir des « capacités disponibles, plus fréquemment opérations extérieures ». Ce qui suppose « à la fois d’avoir un projet industriel et un projet politique ».

 

La France en partenaire incontournable

 

Dans l’échiquier européen, en matière de défense, seule la France a position de « rassembleur ». Un rôle auquel ne veut pas prétendre le Royaume-Uni, pour des raisons politiques, et ne peut pas prétendre l’Allemagne, pour des raisons à la fois historiques et philosophiques, et également budgétaires (NB : malgré une population et un PIB supérieur, ses dépenses restent plus faibles d’environ 10% par rapport à la France). L’accord de Lancaster House a laissé quelques partenaires habituels de la France (Allemagne, Italie, Espagne, Pologne…) un peu « amers » et « froissés » par cette relation, perçue comme quasi-exclusive, donc excluante d’autres partenariats. Et ceux-ci cherchent donc à bâtir d’autres relations (sans la France).

 

Dénouer l’imbroglio de Lancaster House

 

La donne est claire. D’un côté, la France s’est engagée dans un partenariat avec le Royaume-Uni, partenariat qui confine à « l’intimité militaire » comme l’explique un proche du Ministre. Il est vrai que les deux pays partagent une certaine proximité tant en termes de taille de l’armée que de relation avec le pouvoir et surtout de capacité d’engagement à l’extérieur. « C’est le pays avec lequel on est le plus proche, en opérations. C’est celui avec qui on parle le plus de la Syrie, du Sahel et du Nord Mali. Il est donc naturel également de parler capacités et renforcement industriel » poursuit notre interlocuteur. De l’autre côté, ce partenariat quasi-exclusif a « froissé », laissé de côté les autres partenaires européens, habituels de la France – Allemagne, Italie, Espagne – ou nouveaux – Pologne. Ce qui a fait quelques dégâts politiques qu’il importe de réparer. L’idée de pouvoir ouvrir l’accord de Lancaster House aux autres Européens – ou du moins certains chapitres – serait une solution. Mais elle suppose l’accord des Britanniques. Et, c’est là que l’imbroglio se corse. Ceux-ci ne veulent absolument pas entendre parler de coopération sous un chapeau européen et préfèrent le « bilatéral », pour des raisons à la fois politiques, économiques et historiques… La piste de solution est donc assez étroite et demande du doigté. Ainsi la volonté allemande de pouvoir participer au projet franco-britannique de drone n’a pas encore été acceptée mais pas refusée. « Les Britanniques n’ont pas dit non. Ils sont, assez, à l’écoute».

 

La question du QG européen toujours tangente

 

De même, les Britanniques ne veulent toujours pas entendre parler d’un QG européen permanent – un chiffon rouge – mais ils pourraient être sensibles au problème posé en opération. « Ouvrir et fermer à chaque fois un QG (comme c’est obligatoire aujourd’hui sans QG permanent, fait perdre du temps » précise-t-on du côté de Le Drian. « Et on ne capitalise pas les retours d’expériences, il faut donc trouver une forme de pérennité qui ne soit pas synonyme d’unicité du commandement des forces ». On est donc à la recherche, coté français, de solution « pragmatique » qui permette d’apporter une solution qui suscite l’accord des 27.

 

Lire aussi :

Partager cet article
Repost0
3 septembre 2012 1 03 /09 /septembre /2012 12:20

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-aout-2012/une-rampe-d-acces-a-ete-installee-pour-faciliter-l-installation-du-robot-dans-le-vehicule-nedex/1901269-1-fre-FR/une-rampe-d-acces-a-ete-installee-pour-faciliter-l-installation-du-robot-dans-le-vehicule-nedex.jpg 

 

Une rampe d'accès a été installée pour faciliter l'installation du robot dans le véhicule Nedex

 

23/08/2012 Sgt Jordan L'Hostis-le Hir - Armée de l'air

 

Le commandement du soutien des forces aériennes (CSFA) a relancé, en 2009, une demande d'aménagement de véhicules d'intervention Nedex (neutralisation enlèvement et destruction des engins explosifs) utilisés par les groupe régionaux d’intervention Nedex (GRIN). Le groupe des ateliers techniques (GAT 14.606) du détachement air 277 de Varennes sur Allier a déjà transformé trois véhicules sur les quatre commandés. Le dernier est prévu pour décembre 2012.

 

L’exécution de ce projet a d’abord consisté à établir un cahier des charges du client dans un souci permanent de satisfaire à ses attentes. «C’est sur fond de dialogue avec le GRIN qu’a débuté l’expertise, afin de répondre à leurs besoins spécifiques : l’intervention dans des zones à risques pour neutraliser, enlever et détruire des engins explosifs». Une maquette en bois a également été réalisée pour concrétiser les volumes et peaufiner  l’aménagement des véhicules Renault Master. Après une phase de mise en plan, plusieurs étapes de fabrication s’en sont suivies, associant divers corps de métiers : pose de câbles électriques, isolation thermique (bourrellerie), confection et assemblage d’un faux-plancher et de meubles (chaudronnerie et menuiserie) ; ces derniers, équipés de tiroirs et de rayonnages sur mesure sont conçus pour recevoir les matériels spécifiques des GRIN. Enfin, suit la dernière étape d’installation dans le camion avec la finalisation des interventions électriques. Les techniciens du GAT ont également équipé les véhicules Nedex d’un store qui abrite les équipes en opération et d’une rampe d’accès escamotable pour faire monter le robot de déminage. «Un réaménagement digne de la série NCIS», explique l’un des commandants du GRIN, pour faciliter les interventions sur les engins explosifs.

 

«Le GAT 14.606 a mené de bout en bout le projet dans le respect du cahier des charges du CSFA, de la conception à la réalisation», explique Monsieur Franck Lafleur, adjoint au commandement du GAT de Varennes-sur-Allier. L’objectif des techniciens est de réaliser un «travail sur-mesure», adapté aux missions du GRIN, en assurant la commodité des déplacements et des interventions.

 

Trois véhicules Renault Master sur la série des quatre commandés par le CSFA ont déjà été aménagés. Le premier, livré en août 2011, a servi à accomplir des missions de déminage à Djibouti. Le second et le troisième ont été réceptionnés par le GRIN dans le courant de l’année. Le dernier des quatre est attendu pour dans un peu moins de quatre mois.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories