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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 07:45

Thales source usine nouvelle

 

05/07/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

Le président du groupe, Luc Vigneron, pourrait annoncer dans les prochaines semaines une réorganisation de son comité exécutif avec plusieurs départs. Et réfléchirait à une nouvelle organisation un leader français de l'électronique militaire

 

La date du 24 juillet trotte dans toutes les têtes des cadres dirigeants de Thales. C'est ce jour-là que se réunira un comité exécutif, qui longtemps a été sans ordre du jour et au cours duquel le PDG du groupe d'électronique, Luc Vigneron, pourrait  annoncer un "tsunami" en termes de réorganisation, selon les termes qu'il aurait employé en interne. Car jusqu'ici ce n'était qu'une "brise de printemps", aurait-il précisé. Bigre... L'annoncera-t-il ou pas ce jour-là ? Pas sûr, car à l'ordre du jour, il y a désormais l'examen des comptes semestriels publiés le lendemain et une évolution de la communication du groupe. Il pourrait donc reporter l'annonce de son plan de réorganisation à plus tard.

 

Une chose semble sûre, le comité exécutif va être une nouvelle fois remanié avec le départ des deux grands "commerçants" de Thales, le britannique Alex Dorrian, qui va faire valoir ses droits à la retraite et qui dirigeait la zone A (Australie, Canada, Corée du Sud, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, USA, Europe du Nord et Europe centrale, Asie du Nord et Asie centrale, OTAN et Nations Unies) et Blaise Jaeger en charge de la zone B (Allemagne, Italie, Espagne, Autriche, Suisse, l'Europe du sud, Singapour, Inde, Arabie Saoudite, Asie du sud et du sud-est, Moyen-Orient, Amérique latine et Afrique), selon plusieurs sources concordantes en interne et en externe.

 

L'équipe commerciale décapitée

 

L'éviction de ce dernier est une surprise tant il apparaissait comme l'un des protégés de Luc Vigneron, après avoir longtemps été celui de Pascale Sourisse, actuellement en charge de la division Systèmes C4I de défense et sécurité. C'est d'ailleurs le patron de Thales, qui l'avait imposé à ce poste. Contacté par "latribune.fr", Blaise Jaeger, qui pourrait néanmoins rester dans le groupe, n'a pas souhaité faire de commentaires. Son départ intervient quelques semaines seulement après le départ du patron de la zone Moyen-Orient - une zone très importante pour Thales -, Olivier Badard. Ce qui avait pas mal énervé l'Arabie saoudite très mécontente d'avoir été mise devant le fait accompli par Thales.

 

Qui pour remplacer Alex Dorrian et Blaise Jaeger ? Luc Vigneron pense à Pascale Sourisse pour prendre la zone A et au PDG de la filiale spatiale, Thales Alenia Space, Raynald Seznec, qui est plutôt un industriel, pour diriger la zone B, selon des sources concordantes. Deux choix qui surprennent en interne. Mais qui peuvent se comprendre en tenant compte de la volonté de Luc Vigneron d'éloigner des réseaux français (ministères et clients) les deux derniers hauts dirigeants de Thales un peu trop indépendants à ses yeux. "C'est aussi une façon de les mettre devant un défi quasi impossible pour mieux les écarter ensuite définitivement", suggère-t-on en interne.

 

Une montée en puissance de Patrick Fournié ?

 

Le troisième membre du comité exécutif de Thales à faire les frais de cette nouvelle réorganisation est, selon nos informations, le Britannique Alex Cresswell en charge de la division défense terrestre. Cet ancien de BAE Systems pourrait être toutefois recasé en Grande-Bretagne mais à un poste beaucoup moins important qu'actuellement. Il rapporterait d'ailleurs au patron britannique de Thales.

 

Et ce n'est pas fini. Luc Vigneron réfléchirait à une nouvelle organisation, qui empêcherait les patrons de division de cumuler leur poste avec les fonctions de PDG de filiales françaises. Il leur demanderait de choisir. Par exemple Pierre-Eric Pommellet, si cette organisation était mise en place, devrait choisir entre la division Systèmes de mission de défense qu'il dirige et la société Thales Systèmes Aéroportés dont il est le PDG. Et tous les PDG des filiales françaises, soit environ 40 % des activités du groupe, pourraient rapporter au patron des opérations, Patrick Fournié. De fait, ce dernier deviendrait un numéro deux sans en avoir le titre. D'autant que la direction des ressources humaines pourrait également lui rapporter.

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 07:35

Le-ministre-de-la-Defense-a-visite-l-Ile-Longue-ouestfra.jpg

 

05.07.2012 Sébastien PANOU. -   Ouest-France

 

L'Île-Longue en bref

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense a visité hier après-midi Le Triomphant. Son quatrième passage à bord. Quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) utilisent l'Île-Longue en Presqu'île de Crozon, comme garage et base opérationnelle : Le Triomphant, Le Terrible, Le Vigilant et Le Téméraire. Chacun mesure 130 mètres, pèse 14 000 tonnes et embarque 115 personnes pour des missions de 60 à 80 jours. Environ 2 200 personnes travaillent à l'Île-Longue.

 

Missiles M51 à Guenvenez

Le ministre a également visité le site de Guenvenez, sur la Presqu'île de Crozon, en retrait de 4 km de l'Île-Longue. C'est l'une des deux plus grandes pyrotechnies en France. La société Astrium y assemble les lanceurs de missiles. Le site peut en recevoir 16, soit le jeu complet d'un bateau. 250 personnes y travaillent. Le M51 remplace peu à peu le M45. Il équipe déjà Le Terrible. Le Vigilant, en cours de chantier d'adaptation à DCNS Brest, sera opérationnel à l'été 2013.

 

1 000 fois Hiroshima à bord

Le M51 mesure 12 mètres de haut pour 2 mètres de diamètre et pèse 50 tonnes. Dont environ 35 tonnes de carburant solide, du propergol en poudre. Cela confère une portée de 8 000 à 10 000 km au missile. Les ogives nucléaires (1 000 fois Hiroshima pour un jeu de 16 missiles) restent à l'Île-Longue.

 

Un club restreint

Seulement trois pays au monde sont capables de tirer des missiles depuis un sous-marin avançant immergé : les États-Unis, la Russie et la France. Jean-Yves Le Drian a salué « une communauté de compétences, de technologies et de savoir-faire ». Et d'ajouter, flattant ses hôtes : « je crois n'avoir jamais vu cela ailleurs ».

 

3,5 milliards

La dissuasion coûte environ 3,5 milliards d'euros par an, soit 10 % du budget de la Défense. Les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins sont la principale composante. Parce que l'un d'eux, tapi sous l'eau, est prêt à tirer en permanence. Et parce que les charges embarquées sont colossales. Mais les avions du porte-avions Charles-de Gaulle et l'escadron de la Force aérienne stratégique (armée de l'Air) peuvent également larguer des ogives nucléaires.

 

Approche nationale

La Défense participera aux efforts budgétaires. « Pas plus, pas moins », selon Jean-Yves Le Drian. Dans les années 1990, la France était passée de six à quatre SNLE. Compte tenu des périodes d'entretien et d'adaptation au missile M51 (deux ans de chantier), il n'est pas envisagé de maintenir une permanence en mer avec moins de bateaux. À moins d'une coopération avec les Anglais, ce qui semble encore très éloigné. L'approche reste très nationale.

 

« Consensus »

Et le débat sur la dissuasion, dont le concept était né en pleine guerre froide ? « Il est permanent », selon Jean-Yves Le Drian. « Il y a l'Assemblée nationale pour cela. Et il va y avoir le Livre blanc sur la Défense. » Force est de constater que peu de députés se sont jamais hasardés sur ce sujet... « Je pense qu'il y a un consensus politique assez large en France en faveur de la dissuasion », a conclu le ministre de la Défense.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 18:54
RIMPAC 2012 : le plus grand exercice aéronaval de la planète

 

 

29 juin Par Edouard Pflimlin, chercheur associé à l’IRIS - affaires-strategiques.info

 

A partir du 29 juin et jusqu’au 3 août, se tient au large d’Hawaï le plus grand exercice aéronaval de la planète. L’exercice multinational appelé « Rim of the Pacific » (RIMPAC, « ceinture du Pacifique ») vise à préparer les forces militaires des Etats-Unis et de leurs alliés à collaborer dans le cadre de toute une gamme de missions allant de l’aide humanitaire aux opérations de combat. S’il réunit de plus en plus d’acteurs, y compris, cette année, la Russie, l’UE y est malheureusement peu visible. La Chine, elle, se sent directement visée.

 

Commencé en 1971, le RIMPAC était initialement un exercice annuel, mais devient biannuel à partir de 1974. Il n’a cessé de monter en puissance depuis. Pour l’édition 2004, 40 navires, 100 aéronefs et 18 000 personnels issus de 7 nations étaient mobilisés. Huit ans plus tard, 42 navires, six sous-marins, plus de 200 avions et 25 000 hommes de 22 nations sont prévus !
 

L’exercice se déroule en trois étapes(2). La première consiste en des réunions de planification opérationnelle. Elle vise à établir des liens professionnels et personnels entre les individus et les pays participants ainsi qu’à permettre la tenue des derniers préparatifs avant les étapes en mer de l’exercice. L’étape véritablement opérationnelle s’organise autour d’une série d’activités variées, y compris des tirs de canons et missiles réels, des opérations d’interdiction maritime et des arraisonnements, des exercices de guerre de surface et de guerre sous-marine, des manœuvres maritimes, des exercices de défense aérienne, la neutralisation d’explosifs et de munitions, des opérations de plongée et de récupération, des opérations de déminage et un débarquement amphibie. Cette phase contribue à accroître la capacité de chaque unité à travailler dans un contexte multinational. Et donc de renforcer l’interopérabilité entre pays participants. La dernière étape est un exercice intensif permettant aux pays participants de renforcer leurs compétences et capacités maritimes tout en améliorant leur capacité de communiquer et de fonctionner dans des scénarios simulés hostiles. À la fin de l’exercice, les unités maritimes, aériennes et terrestres retournent à Pearl Harbor où les pays participants se rassemblent pour évaluer l’exercice et discuter de ce que chacun d’entre eux a accompli.

Les objectifs sont multiples et évolutifs

Cette année des objectifs spécifiques sont assignés(3). C’est la première fois que les navires américains seront alimentés en bio-carburants. La US Defence Logistics Agency a acheté 450 000 gallons de biocarburants, pour un coût de 12 millions de dollars. La finalité est de réaliser à terme des économies de fuel et de montrer que l’US Navy est plus respectueuse de l’environnement. Mais hormis cette « Grande flotte verte », telle qu’on l’a surnommée cette année, d’autres objectifs sont encore plus opérationnels. Il s’agit en 2012 de tester les capacités de communication des sous-marins déployés grâce aux technologies de communication du laser-bleu. Cette technologie permet d’améliorer sensiblement les échanges entre les sous-marins et la surface grâce aux qualités de pénétration en eau profonde du laser. Un troisième objectif particulier est d’effectuer une démonstration de force aéronavale à l’encontre de la Corée du Nord, où la disparition de Kim Jong-Il, remplacé par son fils Kim Jong-Un, et l’échec au printemps d’un tir de missile balistique, créent une situation de tensions aigües. La Corée du Sud, qui participe à RIMPAC depuis 1971, déploie cette année un peloton de fusiliers-marins afin d’améliorer ses capacités amphibies.

Renforcement de la coopération multilatérale

De façon plus générale, il s’agit d’assurer la stabilité de la région du Pacifique et d’adresser un message fort vis-à-vis des puissances déstabilisatrices. Il est clair que la Chine, même si ce n’est pas énoncé explicitement, est l’une des menaces sous-jacentes, notamment par l’intermédiaire de ses sous-marins(4). D’ailleurs la République populaire était invitée mais n’a pas répondu favorablement.
 

Assurer la paix se fait en développant la coopération multilatérale, selon la logique de RIMPAC. Ainsi, cette année est la première où des officiers non-américains commanderont des forces composantes de l’exercice. Le commodore Stuart Mayer de la marine australienne dirigera par exemple la composante maritime.
 

De plus en plus d’Etats participent, qu’ils soient acteurs directs, associés ou simplement observateurs. Pour l’édition 2012, la Russie prend part pour la première fois aux opérations avec 3 navires, dont un destroyer, le Bystry. Des Etats sont observateurs comme le Vietnam ou encore Brunei. Or ces pays, notamment le Vietnam, ont de lourds différends territoriaux maritimes avec Pékin et développent dans le même temps leur coopération militaire avec les Etats-Unis(5). On peut donc penser qu’ils pourraient participer directement aux prochains RIMPAC. Par ailleurs, RIMPAC renforce et complète la coopération militaire entre Etats-Unis, Corée du Sud et Japon, puisque quelques jours avant RIMPAC 2012 ont eu lieu des exercices navals communs entre les 3 nations(6).
 

Reste un point regrettable, l’intérêt pour le moins limité manifesté par l’Union européenne (UE) pour RIMPAC, malgré l’importance des enjeux maritimes pour l’Europe en Asie. Une attitude qui s’explique mal, si ce n’est par les fortes contraintes pesant sur les budgets de défense des pays membres. La France, qui a un vaste domaine maritime dans le Pacifique, a toutefois envoyé un navire, le seul d’Europe de l’Ouest. Il s’agit du Prairial, une frégate de la classe Floréal(7), qui embarque quelque 100 marins et officiers. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas se contentent, eux, d’envoyer quelques unités mais pas de vaisseaux.
 

Il serait souhaitable qu’à l’avenir, l’Europe s’associe davantage à RIMPAC, peut-être dans le cadre d’une mission navale au titre de la Politique de sécurité et de défense commune (PSDC), ce qui marquerait plus fortement une UE dont le rôle et la visibilité à l’échelle mondiale tardent à s’affirmer.
 

(1) Il s’agit de l’Australie, du Canada, du Chili, de la Colombie, des États-Unis, de la France, de l’Inde, de l’Indonésie, du Japon, de la Malaisie, du Mexique, des Pays-Bas, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, du Pérou, des Philippines, de la République de Corée, du Royaume-Uni, de la Russie, de Singapour, de la Thaïlande et des Tonga.

(2) « L’exercie Rimpac 2012 », RP Defense, 3 juin 2012, http://rpdefense.over-blog.com/arti... (3) Liam Stoker, « RIMPAC 2012 : Great Green Fleet, communications and Yellow Sea security », http://www.naval-technology.com/fea..., Naval Technology.com, http://www.naval-technology.com/fea...

(4) Kerry Lynn Nankivell, « The View from the West : RIMPAC, an Exercise in Politics », volume 4, Number 1 (Spring 2008), Canadian Naval Review, http://naval.review.cfps.dal.ca/arc...

(5) Aymeric Janier, « Etats-Unis-Vietnam : d’ennemis intimes à alliés utiles » Le Monde.fr, 27 avril 2012, http://www.lemonde.fr/asie-pacifiqu...

 

(6) « Japan, South Korea, U.S. must consolidate security cooperation », The Yomiuri Shimbun, 24 juin 2012 http://www.yomiuri.co.jp/dy/editori...
(7) http://www.naval-technology.com/pro...

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 18:29

SNLE Le Terrible apte au lancement du M51

 

05/07/2012  - Paul Hessenbruch – defense.gouv.fr

 

Le chef de l’Etat et le ministre de la Défense ont réaffirmé leur engagement de préserver l’outil de dissuasion nucléaire, mercredi 4 juillet 2012.

 

Le président de la République, François Hollande, s'est rendu mercredi 4 juillet 2012 à bord du sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) Le Terrible, en plongée au large de la Bretagne, d'où il a notamment assisté à une simulation de lancement de missile.

 

"Par ma présence, comme chef des armées, et au-delà de vous, je confirme l'engagement qui est le nôtre pour préserver ce qui est un élément essentiel de notre sécurité, c'est-à-dire la dissuasion", a déclaré François Hollande.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu ce même jour à l'Ile Longue, en rade de Brest. Il y a visité le site de la pyrotechnie Guenvenez, proche de la base de l'Ile Longue, où sont assemblés les missiles M45 et les nouveaux missiles M51 qui équipent le SNLE Le Terrible, de retour de mission. Le ministre a ensuite visité le SNLE Le Téméraire.

 


Focus sur la dissuasion nucléaire française

 


Des réelles menaces continuent de peser sur la sécurité du monde. La dissuasion, moyen exclusivement défensif, constitue l’assurance de la nation contre toute menace d’origine étatique, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la forme, visant les intérêts vitaux de la France.


Dans les années 1950, en pleine guerre froide et tandis que les Etats-Unis et l'URSS disposent de la force nucléaire, la France engage des travaux permettant de développer la force de frappe nucléaire. L'objectif est double : trouver un équilibre mondial et affirmer sur la scène internationale que la France ne dépend d'aucune autre puissance pour ce qui est de sa sécurité.

 

60 ans après, la dissuasion nucléaire reste la garantie ultime de la sécurité et de l'indépendance de la France vis-à-vis de toute agression. Le Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale de 2008 revient ainsi sur la doctrine de la dissuasion nucléaire :

« La crédibilité de la dissuasion nucléaire reposera sur la possibilité pour le chef de l’Etat de disposer, de façon indépendante, de moyens adaptés à une grande diversité de situations. Nos forces seront, à cette fin, articulées en deux composantes nettement différenciées et complémentaires, disposant de l’environnement nécessaires à leur mise en œuvre autonome et en sûreté. La France continuera d’entretenir les moyens de conserver ces capacités. La crédibilité opérationnelle de la dissuasion nucléaire repose sur la permanence des patrouilles de sous marins et de la capacité d’action aérienne. » 


Pourquoi maintenir deux composantes ?


Pour que la dissuasion nucléaire soit crédible, le chef de l’État doit disposer en permanence d’une large gamme d’options face aux menaces. Les deux composantes (océanique et aéroporté), sont ainsi complémentaires en termes de portée et de précision, et disposent de modes de pénétration différents.

 

La composante océanique est bâtie autour de quatre sous marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) équipés de missiles balistiques intercontinentaux. 365 jours par an, un des quatre SNLE est en patrouille quelque part dans le monde et se tient prêt à exécuter la décision du chef de l’Etat. Les atouts de cette composante sont l’invulnérabilité, la discrétion, la pénétration balistique, la longue portée et la frappe massive.

 

La composante aéroportée, bâtie sur des missiles ASMPA (missile air-sol de moyenne portée améliorée) est mise en œuvre par des Mirage 2000N et des Rafale à partir du territoire national par l’armée de l’air, et à partir du porte-avions Charles de Gaulle pour la Marine nationale. Visible, cette composante traduit la détermination politique à agir. Elle se caractérise par sa souplesse de mise en œuvre, sa précision, sa capacité à maîtriser les effets.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 12:30

SNLE Le Terrible apte au lancement du M51

 

05/07/2012 Jean Guisnel / Défense ouverte- Le Point.fr

 

En plongeant à bord du sous-marin nucléaire lanceur d'engins "Le Terrible", le président a montré son attachement à la dissuasion, malgré l'austérité budgétaire.

 

En annonçant mercredi la visite du président de la République François Hollande à bord du sous-marin nucléaire Le Terrible sur lequel il a été hélitreuillé au large de Brest, avant d'y passer trois heures en plongée, l'Élysée a seulement indiqué de la manière la plus sibylline qui soit que "par sa présence, il a souhaité réaffirmer l'attachement de la France à la force de dissuasion". Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui visitait simultanément la base des sous-marins de l'île Longue a été un peu plus explicite en précisant à propos de l'outil nucléaire de dissuasion : "On est à un niveau de protection et de garantie de l'intégrité nationale qui est le niveau de la suffisance. Il faut la suffisance, pas plus, parce que ce serait une position agressive. On ne peut pas transiger là-dessus, c'est ce qu'a voulu dire le président de la République aujourd'hui en venant faire cette plongée en sous-marin." Une conclusion peut être tirée de cette double déclaration en forme de message aux armées : quelles que soient dans l'avenir les décisions budgétaires, le nucléaire militaire ne sera pas touché. Il est même possible que ce secteur sanctuarisé par le président soit l'un des rares qui puisse bénéficier d'un petit coup de pouce...

 

Les sous-marins ne seront pas menacés

 

On connaissait depuis la campagne électorale la volonté de François Hollande de ne rien remettre en cause des grands équilibres datant de la précédente présidence, Nicolas Sarkozy ayant déjà réduit d'un tiers la composante aérienne de la dissuasion et réduit le nombre de têtes nucléaires, désormais au nombre de trois cents. Sa visite à bord du Terrible est une confirmation : la marine nationale peut compter sur le maintien de sa composante sous-marine, aussi bien stratégique avec les SNLE (Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant, Le Terrible) qu'avec les sous-marins nucléaires d'attaque de la classe Barracuda. Ces derniers doivent remplacer nombre pour nombre les actuels SNA de la classe Rubis, mais seuls trois navires (Suffren, Duguay-Trouin et Tourville) sont en construction à des stades divers d'avancement quand les trois derniers (Dupetit-Thouars, Duquesne et De Grasse) doivent encore être formellement décidés. La marine craint ouvertement qu'un ou plusieurs de ces trois derniers navires soient menacés. Auquel cas, estime-t-elle, c'est le fonctionnement de la flotte de SNLE qui serait menacée car les SNA servent à la formation, au perfectionnement et à l'aguerrissement de leurs équipages.

 

En matière de politique nucléaire militaire, encore davantage que dans les affaires de défense en général, seules comptent les déclarations et les postures du chef de l'État, chef des armées. Pour cette raison, il n'est pas anodin que ces propos soient tenus alors que se préparent des nominations importantes, dont celle de la commission qui sera chargée de préparer le futur Livre blanc. Son président dont le nom devrait être annoncé par l'Élysée dans les jours qui viennent, aura pour mission de rendre sa copie avant Noël avant que tout l'appareil politico-militaire s'engage dans l'épreuve de vérité : la préparation d'une nouvelle loi de programmation militaire.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 12:08

ALISTER-9---Man-portable-AUV.jpg

 

PARIS, 4 juil 2012  marine-oceans.com (AFP)

 

Le groupe français de robotique ECA (groupe Gorgé) a annoncé mercredi une série de contrats dans le domaine du déminage sous-marin, avec la marine indienne, les garde-côtes japonais et la Marine nationale française, pour un total de 7 millions d'euros.

 

ECA va livrer à la marine indienne deux systèmes de traitement de données (MWDC), utilisés notamment pour traiter des données cartographiques afin de localiser et d'identifier la nature des mines.

 

Il va aussi livrer un robot démineur AUV 9 aux garde-côtes japonais, et quatre autres au groupe des plongeurs démineurs de la Marine nationale française.

 

"Ces différents contrats représentent environ 7 millions d'euros qui contribueront au chiffre d'affaires du Groupe sur les exercices 2012 et 2013", précise-t-il.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 11:45

un-caracal-de-l-eh-1-67-pyrenees.jpg

Un Caracal de l'EH 1/67 "Pyrénées"

 

04/07/2012 Armée de l'air

 

Mercredi 4 juillet 2012, l’escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 «Pyrénées» a célébré ses 50 ans de présence sur la base aérienne 120 de Cazaux.

 

Cette cérémonie a été présidée par le général Philippe Gasnot, commandant la brigade aérienne de l'appui projection au CFA (commandement des forces aériennes), en présence de nombreuses autorités militaires et civiles. Après la revue des troupes, une remise de décorations et la lecture de l’ordre du jour sur les 50 ans de présence du «Pyrénées» à Cazaux, l’événement s’est clôturé par un défilé aérien. Sur le tarmac, plusieurs machines étaient exposées et, pour la première fois, des archives inédites ont été mises à disposition des invités.

 

Équipé d’hélicoptères Puma et Caracal, le «Pyrénées» a une capacité de projection permanente qui l’amène à participer régulièrement aux opérations extérieures, aux entraînements ou aux manœuvres des forces françaises et étrangères. En parallèle, l’EH 1/67 assure l'alerte SAR (Search and Rescue - recherche et sauvetage) H24 et 365 jours par an.

 

Autour de cet anniversaire, c’est toute la communauté des hélicoptères de l’armée de l’air qui a répondu présente. L’occasion également de célébrer la sortie officielle du livre intitulé L’histoire des hélicoptères de l’Armée de l’Air, écrit par le général Michel Fleurence et le colonel Bertrand Sansu.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 11:35

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 10:06

468px-Marine nationale

 

03/07/2012 Actu Marine Sources : Marine nationale

 

La zone d’impact du Rafale M24 a été localisée hier dans la soirée dans le sud-est d’Alicante à 140 km environ. Les fonds, à cet endroit, sont supérieur à 2000 mètres. Les moyens français du groupe du porte-avions Charles de Gaulle ont participé aux recherches. La frégate Forbin a récupéré l’essentiel des débris flottants pour les besoins des différentes enquêtes en cours. La frégate Montcalm  et  le remorqueur Ailette  sécurisent la zone et poursuivent les recherches. Le cycle des pontées et donc les vols pour des missions d’entraînement ont repris ce matin. La sortie d'entraînement PEAN se poursuit et se terminera comme prévu ce vendredi.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 10:01

CIAE-source-LdDef.jpg

 

05.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le Centre interarmées des actions sur l’environnement (CIAE) a officiellement vu le jour lundi, à Lyon.

 

Le CIAE est issu du rapprochement de deux groupements existants :
- le Groupement interarmées des actions civilo-militaires (GIACM), qui assure des missions de soutien de la population en appui des forces déployées en opex,
- et le Groupement des opérations militaires d’influence (GOMI) chargé de conduire des missions d'influence et d'informer les populations locales (les "info-cibles") sur les missions des forces françaises déployées à l'étranger.

 

Bien que regroupées, ces deux structures vont perdurer au sein du nouveau centre qui assurera "leur mise en synergie", selon le chef de corps, le colonel Renaud Ancelin (ancien chef de corps du 92e RI). Une structure de commandement et de synthèse, chargée de la coordination de la formation et des études, a été ajoutée.

 

L'ensemble regroupera 170 personnes (98% de militaires) issus des armées de terre et de l'air, de la marine et de la gendarmerie. Actuellement, des personnels de la nouvelle structure sont déployés en Afghanistan et au Liban au sein d'équipes ETOMI et CIMIC.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 09:58

visite_president_snle-04072012-photo-ECPAD.jpg

 

05.07.2012 Par Nathalie Guibert Le Monde.fr

 

Lui, "chef des armées", a plongé au large de Brest, dans le plus moderne des sous-marins nucléaires français lanceurs de la bombe, Le Terrible. Aucun président de la République ne l'avait fait depuis Valéry Giscard d'Estaing en octobre 1974, a fait savoir l'Elysée. François Hollande a consacré un après-midi complet à la dissuasion nucléaire, mercredi 4 juillet. A une heure de la côte, par mer belle, le chef de l'Etat a été hélitreuillé pour rejoindre le bâtiment de la force océanique stratégique, qui rentrait d'une secrète pérégrination après soixante-quatre jours de mission.

 

"Le président de la République s'est rendu aujourd'hui, en tant que chef des armées, au large de la Bretagne, auprès de l'équipage du sous-marin nucléaire lanceur d'engin (SNLE) Le Terrible avant son retour de patrouille ", a révélé le communiqué officiel publié vers 17 heures.

 

Non loin de là, au même moment à Brest, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian effectuait à terre une visite de la base des SNLE, le site d'assemblage des tout nouveaux missiles intercontinentaux M51 (52 tonnes, six têtes nucléaires chacun) et le bassin de maintenance à L'Ile Longue où il a pu, pour la première fois en tant que ministre, mais pour la quatrième comme breton, monter à bord du Triomphant.

 

"NOTRE FORCE DE DISSUASION NOUS PERMET DE TENIR NOTRE RANG"

 

Cette double séquence n'a pas été assortie d'un discours présidentiel pour formuler la doctrine nucléaire française avec les mots du nouvel exécutif. M. Hollande l'a déjà fait, en décembre 2011 puis en mars 2012, pendant la campagne électorale, affichant la plus grande continuité. "Par sa présence, il a souhaité réaffirmer l'attachement de la France à sa force de dissuasion", a expliqué le communiqué.

 

Le chef des armées n'a pas voulu de journalistes, concentré sur le symbole, se condamnant au silence avec les marins les plus discrets du monde. Le ministre était, lui, accompagné de la presse, pour démentir que l'initiative avait pour but de contrecarrer le débat relancé il y a quelques jours par Michel Rocard (ancien premier ministre) puis Paul Quilès (ancien ministre de la défense). Le premier a jugé la dissuasion inabordable - elle est estimée à 3,5 milliards d'euros par an, soit 20 % du budget d'investissement de la défense. Le second remet en cause son utilité même.

 

Dans ce contexte, M. Le Drian a justifié la visite à Brest : "Le président voulait le faire avant le 14 juillet parce que c'était le début de son mandat." Il a ajouté : "La concomitance de ces deux déplacements a une valeur symbolique et elle est une démonstration politique, nous sommes dans le creuset de notre sécurité. Nos sous-marins en sont les garants ultimes. Notre force de dissuasion nous permet de tenir notre rang international". Seuls les Etats-Unis, la Russie et la France maîtrisent ces technologies, a-t-il été rappelé.

 

Le ministre de la défense admet que le contexte a changé depuis la Guerre froide et que les menaces ont évolué. "Mais les principes restent les mêmes", insiste-t-il. Les mots ne pouvaient être autres, devant les équipes de la force atomique, considérés comme un fleuron de l'armée française.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 08:50

La-table-tactile-Menasym-de-DGA-TN-Photo-Matthieu-Dalaine-V.jpg

 

La table tactile imaginée par DGA TN satisfait déjà les Marins

qui ont pu tester le système en contexte simulé au Mourillon.

Photo Matthieu Dalaine

 

04 juillet 2012varmatin.com

 

Au Mourillon, la Direction générale de l’armement Techniques navales (DGA TN) développe une épatante table tactile pour les navires militaires du futur

 

L'objet avait fait sensation lors d'un séminaire en marge du salon mondial de l'armement Eurosatory. La Direction générale de l'armement Techniques navales (DGA TN) présentait alors aux spécialistes l'un de ses nouveaux joujoux futuristes : la table « menasym ». Un dispositif tactile multi-touch(1) de 42 pouces qui pourrait bientôt embarquer sur les bateaux de la Marine nationale.

 

Chargés par le ministère de la Défense de penser les armes de demain, les ingénieurs toulonnais de DGA TN voulaient frapper fort. Mission accomplie : cette sorte d'iPad géant devrait bouleverser les habitudes à bord, avec la version améliorée d'une technologie qui fait fureur dans le civil. Pas de quoi, toutefois, concurrencer la fameuse marque à la pomme. L'écran de 107 cm ne rentre pas dans une poche de pantalon. Et l'objectif n'est évidemment pas de permettre au pacha d'actualiser son Facebook en pleine opération.

 

Non. Comme son nom l'indique, la table doit aider à lutter contre l'un des dangers auquel sont confrontées les marines modernes : la menace asymétrique. Soit le risque terroriste venu de la mer via des embarcations petites et difficilement identifiables.

 

Une interface intuitive à l'extrême

 

À l'arsenal du Mourillon, la table subit actuellement ses dernières évaluations en contexte simulé. Elle se trouve intégrée au jeu vidéo de bataille navale le plus perfectionné de l'Hexagone : une passerelle de frégate reconstituée, jusqu'à une mer virtuelle en 270° qui défile derrière les vitres.

 

Ce jour-là, ce sont les côtes de la Bretagne qui s'affichent sur la « menasym ». Un scénario de guerre se joue, dans lequel des symboles indiquent la présence de navires. Des vedettes s'approchent de la frégate. Invisibles à l'œil, il suffit de les toucher du doigt sur la table pour savoir qui ils sont.

 

Martine Pellen-Blin, expert « facteur humain » à DGA TN, manipule ces données comme d'autres partagent leurs photos sur un iPad. « On peut se renseigner sur l'identité d'un bateau ou son comportement en appuyant sur sa représentation, explique-t-elle. Il est aussi possible de zoomer sur la carte en écartant son pouce et son index, d'ouvrir une fenêtre secondaire et de la glisser à son interlocuteur, d'incruster une vidéosurveillance du navire… »

 

Bref, de remplacer ce qui tient aujourd'hui dans deux ou trois postes informatiques, pour autant de claviers ou de « trackballs ». « Là, un seul opérateur bénéficie d'une vision simplifiée de la situation tactique, insiste notre ingénieur. Il peut surveiller plusieurs axes de menace en même temps, les identifier et vite prendre les décisions qui s'imposent. Pas une seconde n'est perdue dans la gestion de l'interface. » Celle-ci, intuitive à l'extrême, fait sienne le slogan des ergonomes : la machine au service de l'homme, et non l'inverse. Et ce n'est qu'un début. Avant même de commander l'objet à un industriel (pour le compte de la Marine), DGA TN réfléchit déjà à une deuxième version : une table pouvant être manipulée à plusieurs, simultanément, et satisfaire « d'autres besoins opérationnels. » Lesquels ? Mystère. Ici le secret est à la mesure des équipements de la Marine : bien protégé.

 

1 : Un dispositif multi-touch ou multi-tactile sert à interagir avec le matériel informatique par le biais de plusieurs points de contact (souvent avec plusieurs doigts).

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 07:49

SNLE Le Terrible – photo Ouest-France

photo Ouest-France

 

04 juillet 2012 ouest-france.fr

 

Le président François Hollande  s'est rendu mercredi sur le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible, au large de la Bretagne, annonce l'Elysée.

 

Petite surprise: on attendait Jean-Yves Le Drian à l'Ile Longue. Il y est bien actuellement, mais le ministre de la Défense n'est pas la seule autorité présente sur les côtes bretonnes. Le président François Hollande s'est aussi rendu à bord du sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible, au large de la Bretagne.

 

Le chef de l'Etat «s'est rendu aujourd'hui (mercredi), en tant que chef des Armées, au large de la Bretagne, auprès de l'équipage du sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible, avant son retour de patrouille», affirme l'Elysée dans un communiqué.

 

L'équipage du Terrible, qui comprend une centaine d'hommes, revient d'une mission de soixante-quatre jours.

 

Une première depuis 1974

 

François Hollande a rejoint le SNLE en hélicoptère, à une heure de Brest, et a plongé au large de la Bretagne. Il entendait se mettre dans la situation de chef des armées et de chef de la dissuasion.

 

Depuis VGE en 1974, aucun président de la République n'avait effectué de plongée à bord d'un sous-marin nucléaire. François Hollande doit rentrer à l'Elysée dès ce soir.

 

Dissuasion « au niveau de la suffisance »

 

De son côté, Jean-Yves Le Drian a visité les installations de l'Ile-Longue, et le sous-marin Le Téméraire. Il a précisé que ces visites concomittantes du chef de l'Etat et du ministre de la Défense se voulaient « un acte fort », un signe que « la France affirme sa souveraineté dans un monde instable aux risques nombreux ».

 

Jean-Yves Le Drian a estimé que la force de dissuasion française était « au niveau de la suffisance ». « C'est un des fondamentaux de notre vivre-ensemble. C'est notre sécurité. Le contexte est peut-être différent mais le principe reste le même. C'est une composante de la paix », a ajouté le ministre.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 07:40

Livre Blanc CIDEF 2012

 

4 juillet 2012 par Damien Hardel - economiematin.fr

 

Les Coréens, les Chinois, Les Israéliens et même les Turcs taillent des croupières aux industriels français de l'armement en arrivant sur les salons internationaux avec des matériels nouveaux et parfois près de deux fois moins chers, par rapport à ceux des leaders américains, russes, anglais et.... français. Pourquoi ? Parce que le budget destiné à l’effort de recherche et d’innovation dans l’armement, en France, a chuté considérablement ces dernières années. Il représente 700 millions d’euros en 2012, soit deux fois moins qu’il y a vingt ans. Et ce n’est pas l'objectif de réduction de la dette publique qui va arranger les choses...

 

Selon Christian Mons, président du Conseil des Industries de Défense Française (Cidef) « l’industrie de l’armement française exporte pour 4 milliards d’euros de matériels militaires et génère pour 2,7 milliards d’euros d’excédents net. » comme le rapporte le Figaro. La France se place ainsi au quatrième rang mondial des exportateurs d'armes derrière les Etats-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne.

 

D'excellents résultats pour une activité qui représente à elle seule 30 à 40 % du chiffre d’affaires des industriels de ce secteur qui travaillent aussi pour l'industrie civile.

 

Pour résister à la concurrence des pays émergents, le Cidef demande à l’Etat de relever ses budgets d'investissement en recherche et développement (R&D) à un milliard d’euros, soit une augmentation de 42 % par rapport au budget actuel. Au risque sinon de voir décliner l'activité de l'industrie de l'armement, incapable de proposer de nouveaux produits à ses clients ce qui entrainerait des destructions d'emplois massives dont la France n'a pas vraiment besoin en ce moment...

 

L’industrie de la Défense représente aujourd'hui un chiffre d’affaires de 15 milliards d’euros, et 330 000 emplois directs et indirects.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 17:55

Haut-Comite-Francais-pour-la-Defense-Civile-rapport-2012.jpg

 

04.07.2012 source Comcrise

 

A l’occasion de ses 30 ans, le Haut Comité Français pour la Défense Civile édite un troisième rapport sur la préparation de la France pour faire face à des risques et des menaces exceptionnels.

 

Ce document est ainsi destiné à proposer des actions et des améliorations à notre système de sécurité globale. Il propose également des pistes de réflexion sur les efforts à entreprendre pour élever notre niveau de résilience nationale.

Le lecteurs y trouvera quelques propositions phares : un plan d’information grand public sur les comportements à adopter en situation de crise, avec la création d’un « Monsieur risques et résilience » au niveau départemental ; repenser la planification Vigipirate et l’intégrer à une notion de vigilance globale (météorologique, sanitaire, terrorisme et infrastructure) ; en termes d’organisation, la création d’un nouveau centre unique de planification et de conduite opérationnelle regroupant les trois centres de sécurité intérieure, avec un lien direct sur une unité commune de planification.


Beaucoup d’autres propositions sont également évoquées dans le domaine de l’alerte, de la sécurité, de la biodéfense, de la sûreté des zones sensibles, de la continuité d’activité et de la gestion post-crise.

 

[Lire le rapport]

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 17:32

m

SNLE le-terrible photo Ministere de la Defense

 

04.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Petite surprise: on attendait Jean-Yves Le Drian à l'Ile Longue. Il y était bien, cet après-midi, visitant le SNLE Le Témeraire et s'adressant au personnel de la base, en compagnie de Patricia Adam, la nouvelle présidente de la commission de la Défense.

 

Mais le ministre de la Défense n'est pas la seule autorité présente sur les côtes bretonnes. Le président François Hollande a plongé à bord du sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible, au large de la Bretagne.

 

Le chef de l'Etat "s'est rendu aujourd'hui (mercredi), en tant que chef des Armées, au large de la Bretagne, auprès de l'équipage du sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Terrible, avant son retour de patrouille", affirme l'Elysée dans un communiqué. Le Président a assisté à un lancement simulé de missile et s'est longuement entretenu avec l'équipage, de retour d'une mission de 64 jours

 

François Hollande a rejoint le SNLE en hélicoptère et a plongé au large de la Bretagne. Il entendait se mettre dans la situation de chef des armées et de chef de la dissuasion nucléaire.

 

Depuis VGE en 1974, aucun président de la République n'avait plongé à bord d'un SNLE.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 17:21

SNLE Le Terrible apte au lancement du M51

 

04.07.2012 Communiqué -  elysee.fr

 

Le Président de la République s'est rendu aujourd'hui, en tant que chef des Armées, au large de la Bretagne, auprès de l'équipage du sous-marin nucléaire lanceur d'engins « Le TERRIBLE », avant son retour de patrouille.

 

Par sa présence, il a souhaité réaffirmer l'attachement de la France à la force de dissuasion.

 

Il a salué l'engagement et le professionnalisme des personnels qui se dévouent pour la réalisation de cette mission.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 17:05

parcours-de-tirs-interarmes-pour-la-3e-bm.jpg

Parcours de tirs interarmes pour la 3e BM -

Crédit : CCH Thenevin / SIRPA Terre

 

04/07/2012 Armée de Terre

 

Dans le cadre de l’alerte Guépard, la 3e brigade mécanisée (3e BM) a réalisé un parcours de tir interarmes à Canjuers le 14 juin 2012

 

Afin de se préparer à l’alerte Guépard du 28 septembre, date à partir de laquelle la 3e BM se doit d’être prête à partir partout où l’urgence le demandera, la brigade s’est entrainée au camp de Canjuers, sur un parcours de tirs interarmes.

 

Ce parcours terminait une séquence d’entraînement de 10 jours en Haute-Loire, lors de laquelle l’escadron d’éclairage et d’investigation (EEI) a effectué 6 tirs MILAN et 8 tirs HOT, et parcouru plus de 2000 km en véhicules blindé léger (VBL). Le 92e régiment d’infanterie (92e RI) de Clermont-Ferrand s’est lui entraîné dans la vallée de Lagnes sur un parcours de tirs réels en interarmes. À bord de véhicules blindés de combat de l’infanterie (VBCI), et aux côtés du 501e régiment de chars de combat (501eRCC), le 92e RI a alterné les entraînements en phase d’attaque et de défense.

 

La 3e BM a ainsi contribué à l’expérimentation d’un parcours interarmes. Ce test est directement pris en compte dans la construction des futurs parcours de tirs interarmes Opéra et Symphonie prévus pour 2014 et 2015. Ces parcours, dans le camp de Canjuers, serviront à mettre au point une meilleure coordination entre tous les types d’armes disponibles.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 15:22

Livre Blanc CIDEF 2012

 

04 juillet 2012 Par  Hassan Meddah – USINE NOUVELLE

 

Programmes d'armement remis en cause, réduction des budget de recherche... Les grands acteurs de l'armement ne veulent pas être la cible désignée de la revue budgétaire qui s'annonce. Ils contre-attaquent et exposent leurs priorités dans un livre blanc.

 

La meilleure défense, c'est l'attaque. Dans cette période où l'Etat va solliciter tous les ministères pour économiser quelques milliards d'euros afin d'équilibrer son budget, les industriels de l'armement appliquent le dicton à la lettre pour limiter les dégâts collatéraux.

 

Comme on pouvait s'en douter, la démarche est bien organisée. Alors que le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a lancé le processus d'un Livre Blanc qui définira les nouvelles missions des forces armées et donc les priorités budgétaires dans ce domaine, le Cidef, le conseil des industries de défense françaises a publié son propre "Libre Blanc" pour contribuer au débat.

 

Ce document est censé expliquer aux pouvoirs publics qu'il serait malvenu de fragiliser une industrie fortement contributrice à l'économie du pays avec 165 000 emplois directs et indirects "hautement qualifiés et difficilement délocalisables", une contribution nette positive de 2,7 milliards d'euros à la balance commerciale du pays et un retour sur investissement garanti. "1 euro investi dans l'industrie de défense par l'Etat rapport 1,3 euros aux finances publiques" (par le biais des impôts, des charges sociales, de l'exportation, ndlr), rappelle Christian Mons, président du Cidef.

 

L'opération lobbying est totalement assumée. "Ce Libre Blanc a pour vocation de donner une perspective industrielle aux réflexions qui sont menées par notre nouveau gouvernement et d'essayer d'infléchir quelques décisions dans un sens plus positif pour notre industrie", a reconnu d'emblée Christian Mons, lors de la présentation du rapport.

 

Dans les négociations qui s'annoncent, les industriels de l'armement seront particulièrement vigilants sur trois points et n'hésitent pas tirer le signal d'alarme.

 

Primo, le Cidef s'inquiète de la baisse des budgets en soutien à la recherche fondamentale qui permet de concevoir les produits dans 15 ou 20 ans. "En 1990, les investissements en R&T (recherche et technologies, ndlr) s'élevaient à 1,7 milliards d'euros contre moins de 700 millions d'euros aujourd'hui. C'est une dégringolade considérable."

 

"Ce décrochement met en péril sérieusement l'avenir de nos industries", indique le responsable. Selon lui, les entreprises du secteur contribuent déjà à la recherche et développement à hauteur de 10 à 12% de leur chiffre d'affaires , pour moitié grâce au financement par les programmes et l'autre moitié sur leurs fonds propres.

 

Améliorer les capacités technologiques

 

Le Cidef plaide ainsi pour ramener ce chiffre à au moins 1 milliard d'euros pour les années à venir. "Sans cette augmentation, nos entreprises seront en péril dans 10 ou 15 ans". D'autant plus que selon lui, la concurrence des pays émergents (Turquie, Brésil, Corée du Sud, Afrique du Sud...) est de plus en plus rude.

 

"Ces pays sont grossièrement deux fois moins cher. Avec leur budget contraints, les Etats-majors seront tentés de s'équiper dans ces pays là si l'on pas un avantage compétitif et technologique déterminant pour justifier nos coûts. Notre compétitivité ne passera pas par la diminution de nos coûts de fonctionnement et de nos salaires mais par une amélioration de nos capacités technologiques", avertit Christian Mons.

 

Secundo, les équipementiers souhaitent que les programmes engagés soient bien respectés.

 

"Ils vont être passés à la moulinette de la revue budgétaire qui s'engage. Néanmooins on insiste pour les programmes soient respectés en volume et en calendrier" s'inquiète le responsable du Cidef. Selon lui, les réductions de budget se font déjà ressentir. Dans certaine domaines, les plans de charge des bureaux d'études sont difficiles à maintenir.

 

Tertio, les industriels souhaitent plus de soutien dans leur stratégie d'exportation. L'enjeu est de taille: la France exporte plus de 4 milliards d'euros de matériels militaire et affiche dans ce domaine une balance commerciale nette positive de 2,7 milliards. Pour cela, le Cidef veut mettre à contribution le personnel technique des ambassades. "Nos concurrents ont dans leur ambassades des spécialistes de leur l'industrie d'armement capables qui sont capable d'expliquer les mérites de leur matériel. Nous préconisons la création d'une cellule militaire apte à assurer les présentations des équipements utilisés en opération."

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 15:20

Marianne Mindef

 

04.07.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

ZDS Ouest: le général de division Vincent Lafontaine (qui commande le CICDE) est nommé officier général de zone de défense et de sécurité Ouest et de zone de soutien de Rennes à compter du 25 juillet 2012. Il est élevé aux rang et appellation de général de corps d'armée, pour prendre rang de la même date.

 

ALFUSCO: le vice-amiral Christophe Prazuck (patron d'ALFUSCO) est nommé sous-chef d'état-major « ressources humaines » de l'état-major de la marine et directeur du personnel militaire de la marine à compter du 1er septembre 2012. Il est élevé aux rang et appellation de vice-amiral d'escadre, pour prendre rang de la même date.

 

Transmisssions: le général Dominique Lefeuvre, commandant l'École des Transmissions de rennes, est nommé à l'inspection de l'armée de terre. Il est élevé au rang de général de division à compter du 1er août.

 

Pour les autres nominations annoncées à l'issue du conseil des ministres, cliquer ICI et accéder au site de l'Elysée. On notera l'arrivée du général Hervé Charpentier au poste de gouverneur militaire de Paris.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 11:40

GICAT.jpg

 

03/07/2012 GICAT

 

A l’occasion de la réunion de l’assemblée générale du GICAT, le groupement professionnel des industries françaises de défense et de sécurité terrestres a procédé à l’élection du conseil d’administration. 

 

A l’issue de cette élection, Christian Mons a été reconduit dans ses fonctions de président du groupement.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:34

cyber warfare

 

04/07/2012 Par lefigaro.fr

 

Depuis Toulon, le jeune homme d'une trentaine d'années était à la tête d'un réseau clandestin d'informations, de collectes de fonds, d'achats d'armes et de formation des nouvelles recrues. Il a été mis en examen et incarcéré mardi.

 

Nabil A. était un élément clef dans la diffusion des informations au sein d'al-Qaida, à en croire les accusations portées contre lui. Ce Tunisien de 34 ans, installé à Toulon depuis plusieurs années, était à la tête d'un site islamiste djihadiste auquel se connectait «tout le gotha du terrorisme islamiste mondial» selon une source judiciaire citée par Le Parisien dans son édition du mercredi 4 juillet.

 

Surveillé depuis près de 4 ans, il a été interpellé vendredi dernier par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), puis mis en examen et incarcéré mardi. Nabil A. est soupçonné d'avoir, depuis son ordinateur, «transmis des informations et relayé des instructions à des organisations terroristes», a indiqué le parquet de Paris. Le parquet cite parmi les organisations avec lesquelles il était en lien al-Qaida et al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi).

 

Des responsables de l'organisation terroriste dans la péninsule arabique qui visaient un ministère saoudien ont utilisé ce site pour obtenir des informations sur ses déplacements, précise le Parisien. «Nous ne sommes pas face à l'administration d'un forum radical ou d'un site d'opinion comme on peut en rencontrer souvent, mais clairement face à un outil moderne de mise en relation des terroristes pour s'armer et se financer», indique une source judiciaire.

 

«Un rôle centralisateur de collecteurs de fonds»

 

Nabil A. aurait également transmis des renseignements sur «la confection d'engins explosifs, sur l'infiltration d'agents gouvernementaux dans leurs rangs ou encore sur le déplacement de ministres étrangers pouvant leur servir de cibles». L'homme est également soupçonné d'avoir «assuré un rôle centralisateur de collecteur de fonds pour financer l'achat de matériel de guerre type lance-roquettes, missiles, fusils mitrailleurs, par ces organisations terroristes», ajoute le parquet.

 

Le jeune homme ne semble pas correspondre au profil traditionnel du terroriste et aurait conquis ses galons uniquement sur Internet, en développant notamment un logiciel ultra-sophistiqué de cryptage que les enquêteurs ont mis des semaines à décoder. Toujours selon les informations du Parisien, Nabil A. comptait parmi ses proches un certain Moez Garssaloui. La DCRI pense que ce dernier a pu être l'un des formateurs de Mohammend Merah, le terroriste toulousain, lors de ses séjours au Pakistan.

 

Lors de sa garde à vue, Nabil A. a reconnu une partie des faits. Décrit comme «intelligent», le jeune homme assume une partie des charges portées contre lui. La DCRI a choisi de l'interpeller la semaine dernière car le jeune homme, sentant l'étau se resserrer autour de lui, était sur le point de quitter le pays.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:09

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/ceremonie-des-10-ans-de-la-bfst/1851235-1-fre-FR/ceremonie-des-10-ans-de-la-bfst.jpg

La BFST fête ses 10 ans - Crédits : SCH Martinez / 13e RDP

 

03/07/2012 Armée de Terre

 

La brigade des forces spéciales Terre fête en 2012 les 10 ans de sa création. Une prise d’armes officielle s’est tenue le 28 juin 2012 à Pau.

 

Initialement agrégées au groupement spécial autonome (GSA) en 1997, puis au commandement des forces spéciales Terre (CFST) de 1999 à 2002, les unités des forces spéciales de l’armée de Terre forment aujourd'hui la brigade des forces spéciales Terre (BFST), forte de plus de 2000 hommes rassemblés dans le sud-ouest.

 

Elles sont chacune dotées d’une expertise particulière :

 

    le 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMa) : action spéciale,

    le 13e régiment de dragons parachutistes (13e RDP) : recherche humaine et renseignement stratégique,

    le 4e régiment d’hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS) : aérocombat des forces spéciales,

    l’état-major de la brigade renforcé de sa compagnie de commandement et de transmissions : commandement et liaisons des opérations spéciales.

 

La BFST en quelques chiffres :

 

    65 % des effectifs engagés en opération par le COS

    90 % des effectifs engagés par la direction du renseignement militaire (DRM) en recherche humaine

    100 % des hélicoptères spéciaux

    62 % des opérateurs d’action spéciale et de reconnaissance spéciale du COS

    71 % de la mobilité terrestre du COS

    70 % des moyens de commandement du COS (PC de GFS)

 

Les trois régiments de la brigade ont été décorés à titre collectif de la croix de la valeur militaire avec palme par le général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’État-major (CEMAT) en novembre 2012 au titre de leur participation à l’opération « Pamir » en Afghanistan.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:07

logo DGA

 

03/07/2012 DGA

 

Pour préparer l’avenir, la direction générale de l’armement (DGA) investit chaque année 700 millions d’euros dans la recherche et la technologie. Des success stories témoignent de l’importance de la recherche et des technologies pour préparer le futur de la défense. Illustrations.

Un moteur économique et performant pour le Rafale

Les spécifications techniques du Rafale imposaient une nouvelle génération de moteur compact, léger et performant. La forte augmentation induite sur les températures de fonctionnement du moteur aurait pu générer un surcoût sur l’entretien du corps « haute pression ». Pour maîtriser ce risque financier, la DGA a introduit de profondes ruptures sur les matériaux et les technologies des parties chaudes du moteur.

 

L’objectif était d’améliorer le coût global de possession et la maintenabilité du moteur Rafale.

 

Aujourd’hui, il est prévu un gain financier de 5% et la durée de vie des aubes de turbine a été augmentée de plus de 50 %. > Lire la fiche

Des radars à la pointe de la technologie

Dans les années 1990, les Etats-Unis investissent massivement dans les radars de pointe avant à « antenne active ». Les gains escomptés de performances sont considérables : portée, agilité, fiabilité… L’aéronautique européenne de combat doit se mettre à l’abri d’un embargo sur des constituants critiques et rester concurrentielle. Au plan national comme à l’exportation, la maîtrise de ces nouveaux équipements de très haute technologie devient alors vitale.

 

L’objectif de la DGA était de mettre en place, pour les radars de pointe avant à « antenne active », une filière industrielle performante et indépendante, basée sur des composants européens. Aujourd’hui, la France dispose de cette filière. > Lire la fiche

Des radars grand format

Au début des années 2000, la France perd des positions dans les radars de surface de surveillance aérienne. Les enjeux industriels de ce secteur étant considérables, la DGA lance le projet démonstrateur radar modulaire mobile multifonction (M3R).

 

L’objectif était de restaurer la compétitivité française dans les radars à antennes actives de grande dimension et de se préparer aux grands projets de défense aérienne et antimissile. Aujourd’hui, la France développe une nouvelle famille de radars déployée à Kourou et vendue à l’export. > Lire la fiche


L'effort financier de la DGA en matière de R&T


La DGA finance concerne un large spectre de projets, depuis les études de concepts en laboratoire jusqu’aux essais de prototypes en environnement opérationnel.

 

Chaque euro placé par la DGA dans des projets d’études amont répond à des enjeux clairement définis :

- Préparer avec les armées les futurs systèmes de défense

- Soutenir et développer les compétences industrielles critiques, notamment des PME

- Détecter les ruptures technologiques et les faire émerger

- Favoriser la coopération, à l’international et avec le monde civil

- Sécuriser in fine les performances, les coûts et les délais des projets.

 

Maître d’ouvrage de la R&T de défense, la DGA dispose d’une capacité unique d’ingénierie et d’expertise. Elle structure les communautés scientifiques et industrielles autour de projets concrets, nationaux et européens.

Du composant au système, la DGA anticipe et valide ainsi les meilleurs choix technologiques, industriels et financiers. Elle pilote et coordonne les actions qui conduisent à injecter directement les résultats de la R&T dans les programmes.

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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 09:02

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/terre-images/images-articles/tir-leclerc-1er-rch-1/1849839-1-fre-FR/tir-leclerc-1er-rch-1.jpg

 

03/07/2012 Armée de Terre

 

4 pelotons de chars du 1er régiment de chasseurs (1er RCh) de Verdun étaient à Canjuers pour effectuer leur contrôle de tir au niveau peloton, du 7 au 22 juin 2012.

 

L’adjudant Stéphane Guerineau, chef de peloton au 3e escadron, a établi le record national en tir canon depuis un char Leclerc avec un total de 50 points sur 58. Lui et son peloton ont été décorés le 2 juillet du char d’or, en récompense des résultats obtenus, par le colonel Renaud de L’Estoile, chef de corps du régiment.

 

Durant deux jours, les 4 pelotons, composés chacun de 3 chars Leclerc et de 3 véhicules blindés légers (VBL) ont été évalués jour et nuit sur la capacité de réaction du peloton, sur la précision des tirs et sur l’aptitude du chef de peloton à commander ses hommes et à diriger une action de feu. Au programme, dans un scénario tactique plein d’imprévus, ils devaient évoluer tout en détectant et en détruisant les cibles ennemies postées dans les vallées. Tous les pelotons Leclerc en France sont évalués sur un parcours de ce type, selon le même barème depuis novembre 2011.

 

Au final, le contrat est rempli : tous les pelotons obtiennent leur aptitude opérationnelle.

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