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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 11:14

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Rafale Marine sur le porte-avions Charles de Gaulle

 

26/06/2012 MER et MARINE

 

Voilà qui peut donner à l'avion de combat français de nouvelles perspectives à l'exportation. A l'issue d'études et de simulations, les ingénieurs de Dassault Aviation ont déterminé que le Rafale Marine serait capable de décoller de porte-avions dépourvus de catapultes mais dotés d'un tremplin. Pour cela, aucune modification de structure ne serait nécessaire par rapport aux Rafale de l'aéronautique navale française, mis en oeuvre depuis le Charles de Gaulle au moyen de catapultes. Pour le recueil de l'avion, une piste oblique avec des brins d'arrêt est toutefois nécessaire. Pour l'heure, seules la Russie, la Chine et l'Inde disposent, ou vont disposer, de porte-avions avec tremplin et brins d'arrêt. Si pour les deux premiers pays, l'acquisition de Rafale Marine est exclue, il s'agit en revanche d'une nouvelle possibilité pour l'Inde. Cette dernière a, pour le moment, prévu de doter ses deux nouveaux porte-avions, les Vikramaditya et Vikrant, de MiG-29K russes. Mais New Delhi est aussi en phase de négociations exclusives avec Dassault Aviation pour l'achat de Rafale destinés à ses forces aériennes. Le contrat, qui pourrait être signé dans les mois qui viennent, ne comprend pas d'avions navalisés. Mais si l'Inde le souhaite, elle pourra disposer d'une alternative au MiG-29K, avec l'avantage d'homogénéiser sa future flotte aérienne. Pour le moment, aucune demande n'a été formulée en ce sens, mais l'option existe techniquement, ce qui est bon à savoir.


Le Vikramaditya est actuellement en essais (© INDIAN DEFENSE NEWS)


Le MiG-29K russe (© DROITS RESERVES)


Rafale à l'appontage sur la poste oblique du CDG (© : MARINE NATIONALE)

En dehors de l'Inde, la capacité du Rafale Marine à décoller sur un pont s'achevant par un tremplin pourrait, dans les prochaines années, intéresser d'autres pays, comme le Brésil, qui souhaite se doter à terme de deux nouveaux porte-avions et ne serait, ainsi, pas obligé d'opter pour des bâtiments à catapultes. Ce, alors que le Rafale est déjà proposé pour moderniser la force aérienne brésilienne.
Dans l'absolu, tout porte-avions ou porte-aéronefs disposant d'un tremplin et étant suffisamment large pour accueillir une piste oblique pourrait, pourrait être concerné. Le point technique le plus critique porte sur les espaces disponibles sous le pont d'envol pour accueillir la machinerie des presses de frein, liées aux brins d'arrêts. Les nouveaux porte-avions britanniques peuvent en être équipés, mais c'est en revanche moins évident pour le Cavour italien, qui nécessiterait probablement de lourds travaux. Pour le moment, ces bâtiments de la Royal Navy et de la Marina militare doivent mettre en oeuvre des avions à décollage court et appontage vertical F-35B. Mais ce programme accuse déjà beaucoup de retard et d'importants surcoûts, alors même que le F-35 entre tout juste dans la phase de développement de ses systèmes, considérée généralement comme la plus complexe d'un programme aéronautique.


Les futurs porte-avions britanniques avec des F-35B (© THALES)


Le Cavour (© MARINA MILITARE)

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 23:00

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25 juin 2012 Quentin Michaud - infosdefense.com

 

Un deuxième Falcon 2000 est entré en service ces dernières semaines au sein de l’Escadron de Transport d’Entraînement et de Calibration (ETEC) de l’armée de l’air. Il rejoint les rangs d’une flotte d’avions aux missions multiples.

 

L’ETEC est implanté sur la base aérienne 107 de Villacoublay. Il assure des missions de transport de hautes autorités politiques et militaires, françaises ou étrangères, ou encore des évacuations sanitaires de militaires français blessés sur les théâtres d’opération. L’escadron est composé d’un Airbus A330-200 dédié particulièrement au transport du président de la République française, de sept TBM-700, de trois hélicoptères Super-Puma et de six Falcon (deux Falcon 900, deux Falcon 7X, deux Falcon 2000). Le premier Falcon 2000 avait été livré le 7 novembre 2011. Les deux Falcon 50 ainsi remplacés sont cédés à la marine nationale. Il sont actuellement en cours de transformation dans les ateliers de Dassault Aviation pour être adaptés à la patrouille maritime. Les deux Falcon 900 seront également remplacés à partir de 2013 par des Falcon 2000.

 

La base aérienne 107 subit, elle aussi, en ce moment quelques changements. La piste est actuellement en travaux, elle doit être prolongée pour permettre à terme l’arrivée de l’A400M. Les avions de l’ETEC sont temporairement basés à Orly.

 

Par ailleurs, une fausse rumeur circulait, ces dernières semaines, dans le milieu aéronautique en particulier, au sujet d’une pseudo « transformation » de ces deux nouveaux Falcon 2000 ordonnée expressément par le nouveau président de la République François Hollande. Il était question de modifier les accoudoirs des sièges pour poser des bouteilles de champagne et d’installer des emplacements réfrigérés pour du caviar. Il n’en est rien, cette rumeur était infondée.

 

Enfin, depuis l’élection de François Hollande, l’ETEC est particulièrement sous-employé. Les personnels de l’escadron en sont quasiment réduits à ne faire exclusivement que des heures de vols d’entraînement. Le nouveau président de la République préférant prendre le TGV pour se rendre en province afin de faire des économies budgétaires. Néanmoins, il n’empêche qu’un hélicoptère survole le TGV présidentiel, qu’un Falcon est envoyé en « spare » sur les lieux de la destination et qu’un convoi de véhicules du GSPR a même déjà été de la partie pour offrir une autre solution de transport en cas de besoin. Dans ces conditions, pas sûr que l’économie soit réellement substantielle.

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 13:27

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25.06.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Lors de sa visite à Berlin, vendredi (photo: Mindef), le ministre de la Défense a confirmé que le lancement des travaux du Livre blanc était imminent: "dans les jours qui viennent, à la fin de ce mois", a dit Jean-Yves Le Drian. Objectif du Livre blanc: "définir nos priorités stratégiques par rapport aux risques et aux menaces qui existent". Une LPM suivra...

 

Gadget franco-allemand? Le ministre français a, par ailleurs, invité l'Allemagne à contribuer à ce document: "Je souhaiterais que dans la commission qui va travailler à ces propositions, le gouvernement allemand soit représenté par un membre permanent qui suivra ses travaux et fera valoir son point de vue, tout au long des six mois de travail de la commission du Livre Blanc", a déclaré Jean-Yves Le Drian, qui se rendra à Londres, en juillet, où il devrait faire la même proposition à son homologue britannique (invitation étendue aussi certainement à l'Italie). La proposition française a été acceptée par Thomas de Maizière qui a exprimé son "respect" et sa "gratitude".

Outre cette invitation acceptée, que peut-on retenir de la réunion de vendredi qui s'inscrivait dans le cycle de relance de l'Europe de la Défense? Le rapprochement franco-allemand est urgent à cause de la crise budgétaire et pour cause de redéploiement US. Au-delà de "l'intimité de réflexion" constatée vendredi, ce rapprochement est en train de prendre corps.

 

Un volet technique. Le 14 juin, Français (DGA) et Allemands avaient déjà signé une lettre d'intention destinée à relancer la coopération militaire et industrielle. Elle portait sur huit secteurs:


1-Espace: poursuite de la coopération autour du renseignement d'origine optique et radar
2-Terrestre: études des lacunes techniques, développement et acquisition à risque réduit des systèmes d'armes futurs
3-Hélicoptères: approches communes autour des Tigre et NH90 (capacités et évolutions), études d'un hélicoptère lourd (selon moyens financiers)
4-Défense anti-aérienne et anti-missiles: évaluation de solutions communes pour les basses couches dans une approche européenne
5-certification d'aéronefs: dialogue commun
6-Drones: évaluation de solutions « Male » potentielles pour le court terme (2014) et long terme (2020) (« La France restera en liaison avec les Britanniques dans le cadre du traité de Lancaster house »)
7-A400M: maintenance, évolution et protection
8-Systèmes navals: études pour une nouvelle torpille lourde

 

Un volet politique. La rencontre de vendredi marque la première étape d'un processus qui pourrait culminer avec les cérémonies du 50e anniversaire (en janvier prochain) du traité de l'Elysée entre la France et la RFA d'alors. En attendant, les chefs d'état-major allemands et français vont devoir plancher sur deux sujets: une coopération accrue dans le domaine de la santé militaire et une révision du rôle de la brigade franco-allemande en vue d'engagements opérationnels plus concrets (maintien de la paix?).

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 11:55

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25/06/2012 par Alain Ruello, chef adjoint du service Industrie aux « Echos »

 

Aussitôt ouvert, aussitôt refermé. A peine Michel Rocard a-t-il suggéré mardi dernier de renoncer à la dissuasion nucléaire pour faire des économies que François Hollande a clos tout débat sur la question. « Renoncer à la dissuasion nucléaire pour des raisons d'économie budgétaire n'est pas aujourd'hui la position de la France », a répondu le président. Jean-Yves Le Drian a porté l'estocade : « La dissuasion est un élément déterminant de notre sécurité. C'est le cas depuis qu'elle a été créée par le général de Gaulle », a rappelé le ministre de la Défense. Michel Rocard a bien trouvé une oreille attentive chez les Verts et les communistes, mais rien n'y a fait. Dans une belle unanimité, ténors du PS et de l'UMP ont rejeté la proposition de l'ancien Premier ministre socialiste, qui n'en était d'ailleurs pas à son premier essai sur le sujet. La conclusion s'impose d'elle-même : en France, la dissuasion reste taboue, et circonscrite à un cercle très fermé de décideurs politiques et militaires pour qui toute remise en cause confine à l'hérésie. S'attaquer au symbole suprême de la souveraineté nationale, c'est courir aussitôt le risque d'un procès en « irresponsabilité »... L'ancien ministre socialiste de la Défense Paul Quilès parle même d'une « véritable omerta ».

 

Il est vrai que la dissuasion nucléaire est un sujet d'une rare complexité. Sensible par nature -une arme de destruction massive d'ultime recours -et régi par une doctrine d'emploi ultrasecrète. Ou plutôt de non-emploi, car -comme son nom l'indique -elle est faite pour empêcher un ennemi de s'en prendre aux intérêts vitaux français. Le ferait-il que les conséquences encourues seraient pires que le mal qu'il aurait provoqué. La dissuasion, c'est donc bien l'assurance-vie de la nation, et « on ne fait pas d'économies sur son assurance-vie », affirme Jean-Yves Le Drian.

 

Pas d'économie ? Pas si sûr, mais pour s'en convaincre, encore faut-il accepter d'ouvrir un débat contradictoire, en évitant bien sûr de déballer sur la place publique des éléments qui n'ont pas à y être, tout en arrêtant d'asséner des contrevérités qui ont cours depuis trop longtemps. Après tout, débattre, ce n'est pas forcément être contre. Il suffit pour s'en convaincre de regarder ce qui se passe au Royaume-Uni entre conservateurs et libéraux-démocrates.

 

En France, la dissuasion repose sur deux composantes : océanique avec quatre sous-marins lanceurs d'engins (SNLE, dotés des missiles M51, dont un en permanence en mer), et aéroportée avec deux escadrons de Rafale (missiles ASMP-A). A chacun son rôle. Les avions peuvent envoyer un ultime avertissement avant de délivrer le feu nucléaire puisqu'ils sont « visibles » de l'ennemi. Les sous-marins, eux, sont indétectables et peuvent frapper n'importe quel point de la planète. Il n'y a pas de chiffre officiel de la facture, mais on estime que, tout compris, la dissuasion absorbe environ un quart des dépenses d'équipements chaque année, soit entre 3 et 3,5 milliards d'euros. Rapporté à l'échelle du budget de l'Etat, c'est peu. A celle du ministère de la Défense, c'est beaucoup.

 

Comme ni la gauche ni la droite n'ont jamais remis en cause son principe, la dissuasion bénéficie d'un privilège rare : ses crédits sont « sanctuarisés », selon l'expression consacrée. En clair, la Direction générale de l'armement (DGA) est priée de régler, quasiment sans sourciller, les factures que lui présentent le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) et tous les industriels impliqués. De source industrielle, « impliquée » justement, on reconnaît que les marges pratiquées sont rondelettes. Autrement dit, sans aller jusqu'à tout supprimer comme le propose Michel Rocard, on peut déjà faire des économies, quitte pour cela à lancer une opération vérité sur les prix fournisseurs.

 

En attendant, le candidat Hollande n'a pas dérogé à la règle : rappelant que la dissuasion était « indissociable » du statut de « grande puissance » de la France (en clair, de sa place à l'ONU), il s'est prononcé pour le maintien des deux composantes. La dissuasion restera donc sanctuarisée. De toute façon, affirment les défenseurs de l'arme atomique, ne conserver que la composante océanique, par exemple, n'induit pas d'économies. Pourquoi ? Parce que les Rafale et les missiles ASMP-A ont été développés, livrés, et donc payés. C'est évidemment faux. Supprimer la composante aéroportée reviendrait à passer par pertes et profits des milliards investis. Mais ce serait aussi économiser les milliards nécessaires à l'entretien d'une flotte d'avions sur au moins deux décennies.

 

Le statu quo prôné par François Hollande aura, lui, des conséquences financières bien concrètes : car, réduction des déficits oblige, les crédits militaires vont nécessairement baisser. Comme la dissuasion est sanctuarisée, cela signifie qu'il y aura moins d'argent pour le reste - blindés, drones ou encore navires -, ce dont les soldats ont besoin quand le politique les envoie au feu. Autre point qui mériterait débat : la dissuasion nécessite d'anticiper très longtemps à l'avance son renouvellement. La DGA a d'ailleurs commencé à financer des études sur ce thème auprès d'EADS et de DCNS. Ces dernières vont absorber dans les prochaines années une très grosse part des crédits, déjà bien maigres, de recherche militaires. Là encore, au détriment du reste, même si les retombées de la recherche nucléaire irriguent au-delà de la dissuasion.

 

Il y a un autre engagement qui risque de coûter cher. Toujours dans la continuité de Nicolas Sarkozy, François Hollande a confirmé lors du sommet de l'Otan de Chicago la participation de la France au projet de défense antimissile poussé par les Américains. Le président assure que son feu vert est assorti de conditions, notamment que la facture ne dérape pas. Qui peut croire que ce ne sera pas le cas vu la complexité du sujet ? Le problème, c'est que la France s'est mise dans une seringue dont elle n'aura sans doute pas la force politique de se sortir. Il faudra donc payer. Tout comme la dissuasion, un débat contradictoire eut été utile, sans préjuger de ses conclusions. A quoi bon refaire un nouveau Livre blanc de la défense si une partie est déjà écrite...

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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 11:50
Renew the “European UAV” Project?

The Talarion UAV

 

24/6/2012 Arie Egozi - israeldefense.com

 

It appears that Germany and France intend to renew the development of the Talarion UAV – which decreases the chances of selling IAI’s Heron TP UAV

 

France and Germany have decided, at least in principle, to renew the project for the advanced Talarion UAV. Should the decision be actualized, it could hurt the chances of exporting the large Heron TP UAV produced by Israel Aerospace Industries (IAI) to both countries.

 

France decided to acquire the Heron TP following the cancellation of the French-German program for constructing the Talarion, and Germany had considered acquiring it as well.

 

However, after the elections that were recently held in the country, France is reexamining its policy for acquiring unmanned vehicles – part of an attempt to initiate a pan-European program.

 

As reported by IsraelDefense, it seemed that the chances of selling Israeli-produced UAV systems to European countries had increased considerably after the European EADS corporation decided to significantly reduce its investments in developing the Talarion, prior to the French elections.

 

Several European countries have already acquired Israeli UAVs produced by IAI and Elbit Systems, with France and Germany also operating Israeli UAVs and the British Watchkeeper project being based on the Hermes-450 UAV developed by Elbit Systems.

 

However, as stated, a principle decision has been accepted to renew the Talarion project, which is considered a “European UAV." Several European countries that sent forces to Afghanistan learned of the capabilities of the UAVs operated there. It seems that this will also awaken the market and result in large investments in various European UAV models, lowering the chances of selling the Heron TP.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 16:40

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22.06.2012 Par Frédéric Lert (FOB)

 

Nexter, Renault Trucks, Panhard et Sofema alliés à Bartin Recycling (groupe Veolia) : les plus grands noms de l’industrie française de défense terrestre se retrouvent aujourd’hui dans un « Groupement Momentané d’Entreprises » (GME) mis sur pied pour structurer l’activité de démantèlement des matériels militaires terrestres en France. Formellement créé mi 2011, le GME a véritablement débuté son activité en début d’année 2012. Après une mise en concurrence au niveau européen, l’armée de Terre a préselectionné cinq acteurs pouvant intervenir dans cette activité de démantèlement. Et parmi ces cinq là, deux ont été finalement retenus pour traiter les premiers lots de matériels destinés à être recyclés. Le GME de Nexter est l’un des deux, l’autre est allemand.

 

Dans un premier temps, près de 6000 véhicules de toutes sortes devront être démantelés entre 2012 et 2015, au rythme d’un lot par an : depuis la P4 à bout de souffle jusqu’à l’AMX 30, en passant par des VAB, des engins de franchissements et autres camions… Sans oublier quelques dizaines de tonnes de pièces de rechange. Le premier lot traité début 2012 comprenait un peu plus de 2000 véhicules qui ont finalement été enlevés des dépôts et « traités » en à peine trois mois. Un deuxième lot est attendu en fin d’année ou début 2013, les deux derniers lots devant être mis en jeu en 2014 puis 2015. L’armée de Terre paie pour l’évacuation du matériel mais se voit reverser une partie des gains réalisés par les industriels sur la revente des métaux et des pièces.

 

Au sein du GME emmené par Nexter, le démantèlement proprement dit est réalisé par le groupe Veolia qui possède déjà une solide expérience de cette activité, ayant eu à traiter par exemple des avions et des sous-marins. Une équipe de trois personnes peut découper un AMX 30 en une journée seulement ! Nexter, Renault et Panhard apportent quant à eux une bonne connaissance des matériels à démanteler, sortis de leurs usines il y a quelques décennies. Il fait toutefois peu doute que l’intérêt trouvé par les industriels dans cette activité de démantèlement se situe bien au-delà de la seule activité de revente des matières premières… La présence de la Sofema, spécialiste de l’exportation des matériels militaires, particulièrement en Afrique, ne doit rien au hasard : l’intérêt majeur de cette activité de recyclage provient de la revente de pièces détachées auprès de pays encore utilisateurs des matériels anciens. On trouve par encore des AMX en Grèce, à Chypre, au Qatar, en Arabie Saoudite… Pour Nexter, nul doute que cette activité soit l’occasion de reprendre pieds sur des marchés délaissés pour y faire revivre ses anciennes gammes et renouer des contacts fructueux. Il sera toujours temps ensuite de proposer des renouvellements de gamme avec des matériels modernes…

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:08

vab-venus source opexnews

 

22/06/2012 DGA

 

Pour préparer l’avenir, la direction générale de l’armement (DGA) investit chaque année 700 millions d’euros dans la recherche et la technologie (R&T). Cet effort finance un large spectre de projets, depuis les études de concepts en laboratoire, jusqu’aux essais de prototypes en environnement opérationnel. 

 

Chaque euro placé par la DGA dans des projets d’études amont répond à des enjeux clairement définis :

- Préparer avec les armées les futurs systèmes de défense

- Soutenir et développer les compétences industrielles critiques, notamment des PME

- Détecter les ruptures technologiques et les faire émerger

- Favoriser la coopération, à l’international et avec le monde civil

- Sécuriser in fine les performances, les coûts et les délais des projets.

 

Maître d’ouvrage de la R&T de défense, la DGA dispose d’une capacité unique d’ingénierie et d’expertise. Elle structure les communautés scientifiques et industrielles autour de projets concrets, nationaux et européens.

 

Du composant au système, la DGA anticipe et valide ainsi les meilleurs choix technologiques, industriels et financiers. Elle pilote et coordonne les actions qui conduisent à injecter directement les résultats de la R&T dans les programmes.

 

Des success stories témoignent, s’il le fallait encore, de l’importance de la recherche et des technologies pour préparer le futur de la défense. Illustrations.

Le traitement automatique de la parole

Passer des commandes vocales avec un smartphone, accéder en ligne à un contenu dans de multiples langues… les applications civiles du traitement de la parole sont en pleine expansion. Pour la Défense, ces technologies représentent un enjeu important ; pour être correctement informé sur les théâtres d’opérations et pour communiquer efficacement dans un contexte multilingue. Dès les années 90, la DGA a donné à la France une impulsion majeure pour structurer les innovations du domaine. L’objectif était de fédérer les efforts de recherche et développement sur le traitement de la parole pour en améliorer l’efficacité dans les applications de défense. Aujourd’hui, la France a un positionnement central en Europe avec des performances au meilleur niveau mondial qui permettent de traiter en temps réel une dizaine de langues et de la parole conversationnelle. > Lire la fiche (PDF 800 Ko)

Des communications satellites dans le mouv’

Depuis les années 2000,  la DGA décide d’investir dans deux domaines distincts: les antennes actives et les stations sol de communication par satellites (SATCOM). Leur combinaison, à partir de 2008, va  créer une rupture opérationnelle en termes de capacité de communications tactiques mobiles. L’objectif était alors de démontrer qu’un véhicule terrestre en mouvement pouvait communiquer par satellite sur tous types de terrains. Aujourd’hui, la technologie est déployée en Afghanistan sur des véhicules blindés. > Lire la fiche (PDF 800 Ko)

Une révolution technologique pour l’observation et la surveillance

Réduire le coût et l’encombrement de certains équipements d’observation et de surveillance. C’est en 1997 un des objectifs que la DGA est convaincue d’atteindre grâce à la technologie « détecteurs infrarouges non refroidis ». Mais à l’époque, seuls les Britanniques maîtrisent en Europe une technologie civile aux performances très limitées. Après analyse, la DGA parie sur une alternative technologique à base de silicium. L’objectif était de constituer une filière européenne de détecteurs « bas coût » pour équiper des jumelles et des viseurs d’armes du fantassin. Aujourd’hui, la France dispose de cette filière. > Lire la fiche (PDF 800 Ko)

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:00

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22 juin 2012 Par  Astrid Gouzik – USINE NOUVELLE

 

L’industriel français va équiper l’armée en postes de radio nouvelle génération pour un montant global de 1,06 milliard d’euros.

 

"Conformément à la décision de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, la DGA a notifié le 21 juin à la société Thales la première étape du programme Contact (...) pour un montant de 1,06 milliard d'euros", écrit la Direction générale de l’armement dans un communiqué, vendredi 22 juin.

 

Dans une annonce séparée, Thales chiffre le montant de cette première tranche des travaux à 263 millions d’euros. Il va permettre d’"équiper les armées en postes de radio de nouvelle génération en remplacement des postes existants, en particulier les PR4G, offrant ainsi des performances accrues en termes de débit, de protection et d'interopérabilité".

 

Ces postes de radio ont la particularité de permettre une "transmission simultanée et hautement sécurisée de voix et de données" et constituer "un élément essentiel de la sécurité et de la capacité d'action tactique des fantassins et des véhicules blindés déployés en opération".

 

Un programme à haute valeur technologique qui pourrait avoir un fort potentiel d’exportation, souligne la DGA. Son développement et sa production "vont mobiliser les compétences de plus de 2 000 personnes en France". Selon Thales, ce programme sera principalement développé en région parisienne et à Cholet (Maine-et-Loire). "La fabrication des équipements sera intégralement réalisée sur les sites de Cholet et de Brive".

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 11:54

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22/06/2012 MER et MARINE

 

Thales a été retenu par le ministère français de la Défense pour mener à bien le programme CONTACT, portant sur des radios tactiques, aéronautiques et navales de nouvelle génération. Le première tranche du contrat a été notifié hier à l'électronicien par la Direction Générale de l'Armement (DGA), pour un montant de 1.06 milliard d'euros. Le programme CONTACT (Communications numériques tactiques et de théâtre) est destiné à équiper la majorité des plateformes des forces armées françaises en postes de radio tactiques offrant un débit accru, plus de sécurité et une plus grande interopérabilité. Les futurs équipements utiliseront une technologie innovante dite de « radio logicielle ».Ils remplaceront les postes existants, en particulier les PR4G. « Nous sommes très fiers d'avoir été choisis pour concevoir et réaliser un véritable système complet de communications tactiques de théâtre qui inclut notamment le développement des radios tactiques, aéronautiques et navales du futur, ainsi que les formes d'onde associées, qui donneront aux forces françaises les moyens de communications interarmées nécessaires au plein exercice de leurs missions » a déclaré Luc Vigneron, président de Thales.

Pour le groupe français, ce programme constitue un enjeu très important, non seulement en termes de technologie, mais également de potentiel commercial. En dehors la France, le PR4G équipe, en effet, de nombreuses forces armées à travers le monde (150.000 postes dans 40 pays) et il sera compatible avec son successeur, permettant d'équiper progressivement des clients export.

 

Standards européens et interopérabilité

 

CONTACT s'inscrit dans le développement des opérations militaires dites « info-centrées » nécessitant la circulation d'un volume toujours plus important d'informations, entre tous les acteurs. Dans cette perspective, les systèmes de communication sont fondamentaux car ils garantissent une parfaite maîtrise de la chaine de décision critique, même dans les environnements les plus complexes, impliquant parfois plusieurs nations. Pour maîtriser cette complexité, l'Espagne, la Finlande, la France, l'Italie, la Pologne et la Suède ont lancé, en 2009, le projet ESSOR (European Secured Software defined Radio), dont le but est d'établir un référentiel normatif pour le développement et la production de systèmes de radios logicielles militaires en Europe. Ainsi, une architecture de référence ESSOR a été définie, partagée au niveau européen et compatible avec le standard américain SCA ; en outre, une forme d'onde à haut débit de coalition a été développée pour devenir un nouveau standard. Le programme CONTACT s'appuiera donc sur le socle de standards d'architecture de communication et sur la forme d'onde européenne développés en coopération dans le cadre du projet ESSOR pour garantir l'interopérabilité. Les radios logicielles et formes d'onde développées sur ces bases permettront de répondre aux nouveaux besoins à très forte plus-value opérationnelle exprimés par les forces armées en matière de numérisation du champ de bataille, de montée en puissance des applications de type C4I (Computerized Command, Control, Communications and Intelligence), de besoin d'échange d'images et de vidéos, ... au sein d'opérations multinationales.

 

Deux brigades et les bâtiments amphibies équipés en premier

 

Les futurs postes de radio CONTACT seront intégrés l'armée de Terre, l'armée de l'Air et la Marine nationale. Ils seront également interopérables avec les systèmes de communication d'autres nations et faciliteront ainsi la circulation de l'information entre alliés lors des opérations internationales en coalition. La première étape du programme permettra l'équipement de deux brigades interarmes amphibies et des bâtiments de la marine assurant leur projection sur une côte, soit au total 2400 postes pour véhicules et 2000 postes portatifs. La livraison des premiers équipements de série s'effectuera à partir de 2018. La deuxième étape permettra d'équiper les aéronefs de combat, de renseignement et de transport avec une nouvelle capacité de communication avec le sol. La troisième étape couvrira complètement le besoin aéronautique et assurera l'équipement des navires de la marine pour leurs besoins de communication au sein d'une force navale.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 08:00

PR4G photo Thales

 

221.06.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

La première tranche du programme Contact (Communications numériques tactiques et de théâtre) qui vise à remplacer les PR4G, Saturne et MIDS par des postes de radio tactique de nouvelle génération vient d’être notifiée par le Ministère de la Défense à Thales. Cette première tranche sur trois à prévoir ne représente pas moins de 1,06 milliard d’euros. Au total c’est plus de 20 000 postes de radio qui sont concernés.

 

Le programme avait été lancé par le précédent ministre Gérard Longuet en avril dernier, il vient donc d’être confirmé par son successeur, Jean-Yves Le Drian, qui révélait dans un entretien au quotidien “Les Échos” ce matin “le projet d’une haute valeur technologique, est incontournable pour l’adaptation de l’équipement des fantassins et des véhicules de l’armée de terre qui sont une de nos priorités. il présente un fort potentiel à l’exportation, avec 2 000 emplois à la clef par an pour les sites de Cholet et de Colombes (Thales, ndlr) notamment si les ventes à l’international sont significatives. Donc, on y va”.

 

Cette première étape, selon le communiqué de la DicoD ” permettra l’équipement de deux brigades interarmes amphibies et des bâtiments de la marine assurant leur projection sur une côte, soit au total 2400 postes pour véhicules et 2000 postes portatifs. La livraison des premiers équipements de série s’effectuera à partir de 2018. La deuxième étape permettra d’équiper les aéronefs de combat, de renseignement et de transport avec une nouvelle capacité de communication avec le sol. La troisième étape couvrira complètement le besoin aéronautique et assurera l’équipement des navires pour leurs besoins de communication au sein d’une force navale.”

 

Contact utilise la technologie radio-logicielle et s’appuie, en particulier pour l’interopérabilité, sur les travaux du programme européen ESSOR (European secure software defined radio), mené sous pilotage de l’AED (Agence européenne de défense), associant la Finlande, la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne et la Suède. Essor s’est centré sur le développement d’une architecture radio-logicielle et d’une forme d’onde haut débit terrestre destinée aux coalitions.

 

Le programme Contact utilise la technologie radio-logicielle, qui offrira aux forces une plus grande souplesse dans la gestion de l’interopérabilité, tant interarmées qu’interalliée, en permettant le chargement de différentes formes d’ondes sur un même poste radio.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 08:00

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Jun. 21, 2012 - By PIERRE TRAN Defense News

 

Paris – The Direction Générale de l’Armement (DGA) procurement office awarded to Thales a first-stage contract for a new-generation software-defined radio, dubbed Contact, which has a total value of 1.06 billion euros ($1.33 billion), the procurement office said.

 

“In line with the decision by defense minister Jean-Yves Drian, the DGA awarded June 21 to Thales the first stage of the Contact (communications numériques tactiques et de théatre) program worth 1.06 billion euros,” the procurement office said in a statement.

 

The first stage development work is worth 263 million euros, Thales said in a statement. That amount covers the first tranche of the contract with conditional amounts to follow, a DGA spokesman said.

 

The Contact radio is intended to replace the PR4G tactical radio with a system offering higher capabilities in bandwidth, security and interoperability.

 

“Contact is a high value technology project with a strong export potential which could capitalize the PR4G’s great success in a number of countries,” the DGA said. Development and production of the new radio would safeguard the competences of more than 2,000 staff, the office said.

 

“The Contact programme is strategically important for the French armed forces and key to France’s national sovereignty, and it also provides a solid framework for the future development of software-defined radio at the international level,” Thales CEO Luc Vigneron said in the company statement.

 

The first stage is intended to deliver, from 2018, 2,400 vehicle-mounted and 2,000 portable units to equip two combined amphibious brigades and naval vessels.

 

A second stage will equip combat, reconnaissance and transport aircraft with a new capacity for air-ground communications.

 

A third stage is aimed at meeting all aeronautical needs and equipping naval ships operating in a naval force.

 

Contact will draw on work done under the European secure software defined radio program led by the European Defense Agency (EDA), the DGA said. Finland, France, Italy, Poland, Portugal, Spain and Sweden have worked under the EDA-led program.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:15

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21/06/2012 Par Isabelle Lasserre – Figaro.fr

 

Sa suggestion de « supprimer » la dissuasion française est dénoncée de tous côtés comme une « grave erreur ».

 

En France, la dissuasion nucléaire, considérée comme «l'assurance-vie» de la nation, a toujours fait l'objet d'un consensus entre la droite et la gauche. Pendant sa campagne électorale, François Hollande s'est engagé à en maintenir ses deux composantes, sous-marine et aéroportée. La proposition faite mardi par Michel Rocard de «supprimer» la force de dissuasion nucléaire française pour économiser 16 milliards d'euros par an, «qui ne servent absolument à rien» selon lui, a été condamnée par tous, sauf par les écologistes. Non seulement parce que l'ancien chef de gouvernement socialiste se trompe sur les chiffres: la dissuasion coûte bien 16 milliards mais sur cinq ans, c'est-à-dire environ 3 milliards par an, soit 20 % du budget d'équipement des armées. Mais aussi parce que, comme l'a rappelé François Hollande depuis Rio, la dissuasion est «un élément qui contribue à la paix». Elle confère en outre à la France son statut de puissance et justifie son siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU. Pour l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, les propos de Michel Rocard sont «irresponsables». «Ce serait une très, très grave erreur stratégique que de baisser la garde de la défense française aujourd'hui.»

 

L'ancien premier ministre socialiste a toujours vécu comme une «culpabilité», selon un responsable du secteur, le fait d'être le fils du père de la bombe atomique française, le physicien Yves Rocard. À 81 ans, ce n'est pas la première fois qu'il s'empare du sujet en franc-tireur. Le mois dernier, il avait effectué une visite «privée» jugée indélicate à Téhéran, à l'invitation des autorités locales, au lendemain de l'élection présidentielle française, en pleine crise sur le dossier nucléaire iranien…

 

Même si Michel Rocard ne représente que lui-même, ses propos «donnent de la crédibilité à des positions qui sont marginales dans la majorité présidentielle», regrette Camille Grand, le directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). En période de crise, alors que Martine Aubry veut «réduire l'armée», que le président du groupe écologiste au Sénat, Jean Vincent Placé, propose lui aussi de «supprimer l'arme nucléaire», ils créent un malaise dans les milieux de la défense.

 

Risque de prolifération  en cascade

 

La dissuasion était justement l'un des thèmes de la journée organisée mercredi par la FRS en hommage à la philosophe et stratège Thérèse Delpech, disparue en janvier. «Aussi longtemps qu'il y aura sur terre des armes nucléaires, la solution la plus acceptable sera de conserver la dissuasion. Elle permet de prévenir l'irruption des guerres ou d'éviter que des conflits régionaux ne dégénèrent en conflits mondiaux», rappelle Jean-Claude Mallet, le conseiller politique du ministre de la Défense, citant Thérèse Delpech. La philosophe soulignait aussi, précise le spécialiste Bruno Tertrais, «le caractère exceptionnel» de la situation qui a permis, pendant la guerre froide, à «deux rationalités différentes de se comprendre» et de se supporter, même en cas de crise nucléaire. Ce ne sera pas forcément toujours le cas. «Des pays perturbateurs comme l'Iran, lorsqu'ils auront la bombe atomique, n'auront peut-être pas la même réaction que les États-Unis et l'URSS pendant la guerre froide», disait Thérèse Delpech.

 

Les propos de Michel Rocard interviennent de surcroît quelques jours seulement après le nouvel échec des grandes puissances à convaincre l'Iran de renoncer à son programme clandestin. Des experts américains estiment que Téhéran a désormais suffisamment d'uranium enrichi pour pouvoir fabriquer une ou deux bombes en quelques mois. Les risques de prolifération en cascade au Moyen-Orient n'ont jamais été aussi grands.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 07:05

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21/06/2012 les Echos.fr (Reuters)

 

Thales a annoncé jeudi avoir été sélectionné par la Direction générale de l'armement (DGA) pour équiper les armées françaises en radios de nouvelle génération, un contrat dont la première phase représente un montant global de 1,06 milliard d'euros.

 

Le programme Contact (Communications numériques tactiques et de théâtre) vise à équiper la majorité des forces armées en postes de radio tactiques de nouvelle génération utilisant une technologie dite de "radio logicielle", explique dans un communiqué l'équipementier pour l'aéronautique, la défense et la sécurité.

 

La première étape du programme prévoit l'équipement de deux brigades interarmes amphibies et de bâtiments de la marine, soit un total de 2.400 postes pour véhicules et 2.000 postes portatifs, a précisé le ministère de la Défense, ajoutant que la livraison des premiers équipements de série est prévue à partir de 2018.

 

Le programme sera principalement développé en région parisienne et à Cholet (Maine-et-Loire), explique Thales, tandis que la fabrication des équipements sera intégralement réalisée sur les sites de Cholet et Brive (Corrèze).

 

"Contact est non seulement stratégique pour l'armée française, en tant qu'élément clé de la souveraineté nationale, mais également un programme structurant pour le développement de la radio logicielle au niveau mondial", a déclaré Luc Vigneron, le PDG de Thales, cité dans le communiqué.

 

Le programme s'appuiera sur certains résultats du plan européen Essor, lancé en 2009 par la France, l'Espagne, la Finlande, l'Italie, la Pologne et la Suède pour développer des normes communes dans le domaine des radios logicielles militaires.

"Contact est un programme à haute valeur technologique, avec un fort potentiel à l'exportation", assure le ministère.

 

L'Etat français possède 27% du capital du groupe et Dassault Aviation 26%. Thales a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 13,03 milliards d'euros.

 

En Bourse, l'action Thales a fini jeudi à 25,2650 euros, valorisant le groupe à 5,1 milliards d'euros.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 19:10

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21/06/2012 DGA

 

Conformément à la décision de Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, la DGA a notifié le 21 juin 2012 à la société Thales la première étape du programme CONTACT (Communications numériques tactiques et de théâtre) pour un montant de 1,06 milliards d’euros. Ce programme vise à équiper les armées de postes de radio de nouvelle génération en remplacement des postes existants, en particulier les PR4G, offrant ainsi des performances accrues en termes de débit, de protection et d’interopérabilité.

 

Contact est un programme à haute valeur technologique, avec un fort potentiel à l’exportation qui pourra capitaliser sur le grand succès du PR4G auprès de nombreux pays. Son développement et sa production vont mobiliser les compétences de plus de 2000 personnes en France.

 

La première étape du programme permettra l’équipement de deux brigades interarmes amphibies et des bâtiments de la marine assurant leur projection sur une côte, soit au total 2400 postes pour véhicules et 2000 postes portatifs. La livraison des premiers équipements de série s'effectuera à partir de 2018. La deuxième étape permettra d’équiper les aéronefs de combat, de renseignement et de transport avec une nouvelle capacité de communication avec le sol. La troisième étape couvrira complètement le besoin aéronautique et assurera l’équipement des navires pour leurs besoins de communication au sein d'une force navale.

 

 Contact utilise la technologie radio-logicielle et s’appuie, en particulier pour l’interopérabilité, sur les travaux du programme européen ESSOR (European secure software defined radio), mené sous pilotage de l’AED (Agence européenne de défense), associant la Finlande, la France, l’Italie, l’Espagne, la Pologne et la Suède.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 17:57

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21 juin 2012 Aline Vincent - affichesdelaloire.fr

 

Christian Mons, Pdg de Panhard general defense, annonçait un dénouement de la reprise par Renault trucks defense après le salon EuroSatory. Rien n’a filtré depuis.

 

A l’heure où nous bouclons (mercredi 20 juin, ndlr), Christian Mons, Pdg de Panhard general defense, n’a pas souhaité s’exprimer sur l’issue de la transaction engagée entre le groupe d’armement qu’il dirige et Renault trucks defense. S’il avait annoncé un dénouement probable à la fin du salon EuroSatory qui s’est déroulé du 11 au 15 juin, on n’en sait donc pas davantage de part et d’autre.

 

Le spécialiste de l’armement de terre depuis plus d’un siècle (siège à Marolles-en-Hurepois dans l’Essonne, usine à Saint-Germain-Laval), a consolidé sa réputation avec le véhicule blindé léger (VBL – 5 tonnes). Amphibie, il est conçu pour les unités de reconnaissance et de liaison. A EuroSatory, Panhard présentait le Sphinx et son nouveau concept de véhicule blindé CRAB. Son chiffre d’affaires est passé de 107 M€ en 2010 à 81 M€ en 2011.

 

Au printemps 2011, le Pdg de Panhard avait déclaré le groupe prêt à participer à une action de consolidation des acteurs français de l’armement terrestre, que ce soit sous forme de vente, de fusion, d’une joint-venture, d’un GIE… On s’oriente aujourd’hui vers le rachat de Panhard par Renault trucks defense, filiale de Volvo. La famille Cohen (83 % du capital) et Christian Mons (10 %) cèderaient l’intégralité de leur participation. Le volume d’affaires des deux groupes représenterait ensemble 400 M€ et 700 M€ d’ici 2015, leur permettant ainsi de rivaliser avec le numéro 1 français, Nexter.  Il semblerait que l’accord achoppe sur un vendeur qui recherche le meilleur prix et un acquéreur qui veut payer le moins cher possible. « Les discussions sont longues et compliquées, mais nous en sommes à la dernière étape », assurait récemment Christian Mons à l’AFP. Les rapprochements entre les différentes sociétés d’armement européennes, au nombre d’une dizaine, apparaissent comme une réponse à une trop grande fragmentation.

 

Quant aux quatre acteurs français, Nexter, Panhard, Renault trucks et Thales dont le chiffre d’affaires cumulé atteint le milliard d’euros, ils ne parviennent pas à dégager suffisamment de ressources en R&D, ce qui pourrait se traduire par une perte de compétitivité.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 16:54

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21/06/2012 Armée de l'air

 

Le 15 juin 2012, le dernier Casa de l'escadron de transport outre-mer (ETOM) 58 "Antilles" a quitté la base aérienne 365 de la Martinique, à destination de la base aérienne 367 de Guyane.

 

L’avion de transport a ainsi rejoint l’escadrille Casa de l’escadron d’hélicoptères outre-mer (EHOM) 68 "Guyane". Les deux Puma de la Martinique ont également été transférés à Cayenne le 18 juin.

 

Malgré le retrait des avions de transport, l'ETOM 58 de la Martinique continuera d'armer en Guyane, jusqu'au 17 juillet prochain, un détachement de personnels navigants et techniques afin d’assurer le suivi de la maintenance des Casa. Puis, l'escadrille Casa de l'EHOM 68 prendra la relève et assurera la maintenance de tous les aéronefs de façon autonome.

 

La base aérienne 365 de la Martinique sera dissoute le 31 juillet. En attendant, les opérations de chargement des conteneurs nécessaires au déménagement suivent leur cours et devraient s'achever le 29 juin prochain.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 14:07

The Heron UAV source israeldefense.com

 

21 juin 2012 Par  HASSAN MEDDAH - L'Usine Nouvelle n°3291

 

Malgré la remise à plat souhaitée par la France dans l'achat de ses drones, le fabricant du Rafale veut toujours convaincre le ministère de la Défense de l'intérêt d'une adaptation française du drone Heron TP fabriqué par l'israélien IAI (Israel aircraft industries). Critiqué par ses concurrents, Dassault met en avant la forte contribution des industriels français dans ce projet, qui pourraient fabriquer jusqu'à 50% des composants, selon Éric Trappier, le directeur général des affaires internationales de Dassault Aviation. Par exemple, Zodiac Aerospace fournirait la liaison par satellite pour les communications à très longue portée. Cette solution risque pourtant de pénaliser les troupes françaises. Deux ans supplémentaires seraient en effet nécessaires pour « franciser » le drone par rapport à un achat sur étagère. Face à Dassault, EADS propose son drone Harfang, dont les équipements de mission sont, eux, réalisés en France. Le ministre de la Défense a promis de trancher le dossier drone d'ici le 14 juillet.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 13:09

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21 juin 2012 Par Europe1.fr (Reuters)

 

Le gouvernement lancera l'appel d'offres du programme Scorpion de modernisation de l'armée française fin 2012 ou début 2013, déclare le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans un entretien publié jeudi par le quotidien Les Echos.

 

Ce programme, estimé à plusieurs milliards d'euros, prévoit notamment la livraison de près d'un millier de véhicules blindés "multirôles" (VBMR) et d'environ 70 engins blindés de reconnaissance et de combat (EBRC), ainsi que la rénovation d'une partie du parc des chars Leclerc.

 

"Il ne faut pas attendre (les conclusions du Livre blanc de la défense, NDLR) pour arrêter la définition du programme et lancer l'appel d'offres, vers la fin de l'année ou au début de l'année prochaine dans la mesure du possible", souligne Jean-Yves Le Drian. "Le Livre blanc définira l'ampleur du programme."

 

Le président François Hollande a demandé au ministère de la Défense un nouveau Livre blanc de la défense destiné à prendre en compte le "printemps arabe" de 2011 et l'armement croissant des pays émergents. Sa rédaction devrait prendre six à huit mois.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 12:05

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Juin 2012 - Joël-François Dumont- european-security.com

 

Eurosatory 2012, « salon de la défense et de la sécurité terrestres » ouvrira ses portes du 11 au 15 juin au Parc des Expositions de Paris-Nord Villepinte. Malgré la crise, on peut prévoir que les résultats de l’édition 2010 seront dépassés [1] et que ce salon, réservé aux professionnels, sera confirmé une fois de plus comme le rendez-vous incontournable des grands acteurs du petit de la défense et de la sécurité. Philippe Burtin, PDG du groupe Nexter, a présenté au Club de la presse les chiffres de son groupe devant l'Association des Journalistes de Défense. Paris, le 9 juin 2012. Propos recueillis par Joël-François Dumont pour European-security & espritcorsaire.com  (©)


Nexter demeure une, sinon « la » référence française en matière d’armement terrestre. Le groupe français qui a succédé au GIAT fin 2006 après un vaste plan de restructuration, malgré la crise, est resté bénéficiaire sur plusieurs années. Depuis sa première exposition en 1967, le groupe s'inscrit au cœur même de l'évolution du marché mondial de la défense terrestre et aéroterrestre.

 

Fournisseur historique de l’armée de Terre, Nexter dispose d’une très forte implantation industrielle en France, [2] et a su nouer de nombreux partenariats et des joint-ventures à l’étranger pour mieux ménager l’avenir. Le groupe [3] est aujourd’hui divisé en trois grands pôles : « Nexter Systems » chargé de la conception, de l’intégration et du maintien en condition opérationnelle de systèmes d’armes et véhicules blindés, qui représente en quelque sorte la « maison mère » des sociétés constituant les deux autres Pôles : Nexter Munitions, produisant à la fois des munitions du moyen au gros calibre, des composants et têtes militaires pour missiliers ou fabricants de torpilles. Nexter Mechanics et Nexter Electronics, enfin, constituant enfin le pôle Équipements.

 

Devant l’AJD, l’association des journalistes de défense, Philippe Burtin a présenté le bilan de son groupe en 2011 après une année 2010 qui aura connu 20% de croissance. Nexter reste « l’acteur global et incontournable de la Défense terrestre ». Comme Mike Duckworth, directeur des Affaires Internationales et Frédéric Bouty, directeur de la Stratégie, le PDG se veut confiant pour 2012 et pour l’avenir.

 

Dans un environnement pourtant fortement compétitif, grâce à ses partenariats, un fort investissement dans l'innovation et un renouvellement constant de son offre, le groupe a encore accru son avancée à l'international. « C’est un fait, au cours de ces dernières années, la part consacrée aux budgets de la défense a été sensiblement réduite pour répondre à des menaces précises, au terrorisme en particulier, celle des budgets de sécurité intérieure est donc allée croissante. Il n’y a pas qu’aux États-Unis où la tendance a été de passer du kaki au bleu. « Cette évolution retient naturellement toute l’attention de notre groupe. Notre métier est celui de la défense terrestre... Nos ressources sont ce qu’elles sont, nous avons à nous concentrer sur notre métier. Nous n’irons pas vers la sécurité intérieure, par contre, c’est clair, la sécurité intérieure peut être intéressée par nos matériels, lesquels sont d’abord développés dans un objectif de défense terrestre pour les forces terrestres. »

 

« Notre métier consiste à offrir des produits et des services qui peuvent répondre aux besoins de tous nos clients de par le monde » explique M. Burtin. « Ce que les clients viennent chercher, c’est les solutions techniques, les services qui peuvent répondre à leurs besoins. Notre gamme est étendue : des matériels roulants, des tourelles qui équipent ces matériels mais aussi les différents services associés. »

 

« Nos compétences » rappelle M. Burtin « s'articulent autour du métier de systémier-intégrateur et permettent la maîtrise de systèmes d'armes terrestres de plus en plus "intelligents" et interconnectés entre eux. » Fort d'ingénieurs systèmes et d'opérateurs hautement qualifiés, Nexter met en œuvre des savoir-faire placés sous le signe de « l'innovation, de la maîtrise d'œuvre et du service au client ». Nexter a fait le choix d’une « organisation tournée vers ses clients ». Chacune des filiales constituant les trois Pôles d’activités du Groupe est centrée « sur des couples produits/marchés cohérents. »

 

Selon M. Burtin, la « taille du Groupe permet » non seulement d'être « présent sur tous les marchés du globe, mais aussi d'être agile et réactif, facteur primordial d'une capacité à concevoir des solutions innovantes et modulaires », cette adaptabilité permettant, le moment venu, d'intégrer rapidement les évolutions qui satisferont les exigences du client.

 

La France, les BRIC et l’Europe


« En France la Loi de programmation militaire (LPM) qui va être préparée par le prochain Livre blanc sera sûrement le cadre qui définira plus précisément les besoins. Du côté des mortiers, les besoins continuent d’exister. Les menaces continuent à exister. Nos marchés de défense terrestre sont importants. Les menaces elles existent : en Asie, au Moyen-Orient. Ces pays-là sont pour nous des marchés importants. Les matériels de défense français sont appréciés pour leur qualité, pour la pérennité des solutions de soutien de ces matériels. Nous avons des produits qui sont compétitifs et bien placés en termes de prix. »

 

A Eurosatory, la délégation chinoise s’intéresse au Caesar (Archives Photo © Joël-François Dumont).

A Eurosatory, la délégation chinoise s’intéresse au Caesar


« Les BRIC » (Brésil, Russie, Inde et Chine) se sont transformés en concurrents : « des concurrents de plus en plus efficaces. Nous les respectons, nous ne les craignons pas, parce que nous avons des solutions techniques de bon niveau. Ils nous poussent à nous améliorer. Nous continuons à améliorer notre compétitivité. Nos facteurs de succès, nos facteurs de différenciation restent fondés sur ce qui est l’essentiel de nos produits en France, c’est-à-dire, l’excellence technique, le juste niveau, la pérennité d’une solution, la qualité des solutions, et bien sûr des solutions qui ont un bon niveau de compétitivité prix. »

Et l’Europe dans tout cela ? Si les Européens ont réussi à s’unir dans l’aéronautique, ce n’est pas le cas dans les secteurs naval et terrestre.

« L’Europe fait face en effet à un problème budgétaire important, je ne veux pas dire pour autant que l’Europe baisse la garde, mais l’Europe doit maintenant consacrer ses budgets ou limiter ceux-ci à des phases de rééquipement ou plutôt d’équipement à moyen terme Nous allons voir ce que les différents budgets européens en effet vont prévoir pour l’avenir » …

 

« Notre marché reste compartimenté », précise Philippe Burtin : « les forces européennes n’ont pas encore une vision homogène et unifiée de leurs besoins : besoins en matériels ou besoins en services. Ce qui suppose peut-être une doctrine commune ou une vision encore plus, disons, unifiée de leurs engagements respectifs. Pour l’instant nous n’avons pas cet état du monde européen. Par voie de conséquence, en effet, les industries européennes de défense terrestre restent fragmentées ». Nos industriels ayant d’abord été « orientés vers nos marchés propres, nous avons des produits qui sont quelques fois concurrents, qui ont eu des cycles de développement parallèle et nous n’avons » donc « pas encore cette chance que l’aéronautique a pu connaître. Peut-être que l’Europe va vers un changement de modèle ? J’entends parler de Smartphones, j’entends parler de mise en commun pour l’union sharing. Je pense que les esprits sont prêts pour, en effet, envisager dans le monde de la défense terrestre un besoin commun, des solutions communes. Pour l’instant, donc, nous sommes peut-être dans cet état de transition. »

 

« L’industrie de défense est le reflet des différents marchés de défense européens. Nous avons une industrie qui est importante, qui est au meilleur niveau technologique, qui est peut-être en effet trop fragmentée pour l’instant. Je le redis, notre devoir à moyen terme, il n’y a pas d’urgence à trouver une solution, chacun se développe selon ses moyens, mais par contre notre vision stratégique et je dis notre puisqu’elle est partagée par mes confrères européens, c’est bien de trouver les voies et moyens de construire cette industrie européenne de la défense terrestre. Je l’ai dit et je le répète, les esprits me paraissent prêts pour cela. Les pays émergents qui sont actuellement sur nos marchés vont être encore plus présents sur le marché européen. Nous ouvrons ces marchés et c’est bien, la concurrence va se développer encore plus que présentement. Ces pays ont de bons produits. Ils vont progressivement monter en gamme, en qualité. Nous devons nous préparer en tant qu’Européens pour défendre cette industrie européenne et la défendre tout simplement parce qu’elle est utile à la défense du continent, nous devons structurer l’industrie européenne et je m’y attache. »

 

Démonstration dynamique du Meerkat® de NBC-Sys à Eurosatory -- (Photo © Joël-François Dumont).

Démonstration dynamique du Meerkat® de NBC-Sys à Eurosatory


Nexter attend bien sûr beaucoup de ce salon qui va montrer les forces et les faiblesses d’un secteur qui a su rester dynamique. Au salon, et pour la première fois, les cinq filiales qui constituent le pôle équipements de Nexter (Nexter Electronics, Nexter Mechanics, Euro-Shelter, NBC-Sys et Optsys) seront présentes à Villepinte sur le stand du groupe. L'édition 2012 d'Eurosatory sera aussi l'occasion d'assister à « la démonstration du système SYEGON intégré à l'Aravis, de mieux appréhender les innovations en matière d'optique sur le VBCI, de voir l'offre SIT dans un Shelter de dernière génération, les systèmes de décontamination NRBC sur différentes plateformes, ou encore de découvrir « les cœurs électroniques de nos systèmes ».

 

L'Aravis, nouveau véhicule blindé à roues, dévoilé à Eurosatory (2008) -- (Photo Nexter).

L'Aravis, nouveau véhicule blindé à roues, dévoilé à Eurosatory (2008)


L’image du groupe est volontiers associée à des matériels lourds : chars de bataille, véhicules blindés : VBCI, Canons : Caesar. Pour M. Burtin, qui confesse volontiers qu’il reste encore à communiquer sur ces sujets, de même qu’il n’est pas question de renier les matériels lourds, qu’il s’agisse des chars de bataille, des véhicules blindés et autres VBCI, ou de canons comme le César promis à un bel avenir.

 

Le char Leclerc à Abu Dhabi (IDEX 2011) -- (Archives Photo © Joël-François Dumont).

Le char Leclerc à Abu Dhabi (IDEX 2011)

« Le dernier char Leclerc a été livré en 2006. Le Leclerc a une menace de 56 tonnes. Notre portefeuille-produits maintenant inclut des matériels qui vont de l’Aravis (13 tonnes) jusqu’au VBCI (32 tonnes), vous voyez que nous sommes en effet plus orientés pour répondre à des besoins légers ou moyens, moyen-tonnage. Le char Leclerc, nous l’entretenons, il n’est plus maintenant en production. Je ne veux pas dire qu’il fait partie de notre passé, il est tout à fait présent dans les forces. Nous le soutenons. Ce qui est bien notre actualité, c’est bien la gamme légère et moyenne. »

 

 

[1] Eurosatory 2010 : Bilan 

[2] Nexter (2011) : 2700 collaborateurs, 9 sites de production en France, une présence dans plus de 100 pays, 851 millions d'euros de Chiffre d'Affaires, 633 millions d'euros de prises de commandes, 16 % du Chiffre d'Affaires consacré à la R&D.

[3] Rapport annuel 2011

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:54

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21 Juin 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Le général Rouby fait partie des favoris.

 

L'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) doit changer de directeur cet été, avec le départ de l'amiral Richard Laborde. Selon la règle, non-écrite, d'alternance entre les trois armées, ce serait au tour de l'armée de terre d'obtenir cette année ce poste prestigieux, après un marin et un aviateur. Plusieurs noms circulent, en particulier celui du génénral Gilles Rouby, actuellement chef de la représentation militaire française au Shape, le quartier-général de l'Otan à Mons (Bruxelles). Issu des transmissions, Gilles Rouby a notamment commandé le Sirpa-Terre. Deux autres noms sont également avancés : le général Jean-Marc Dusquesne, n°2 de la Délégation pour les affaires stratégiques (DAS) et ancien commandant de la 11ème brigade parachutiste ainsi que le général Nicolas de Lardemelle, inspecteur de l'armée de terre, un alpin qui a commandé les écoles de Coët. Une autre personnalité est également citée, le contrôleur général Jacques Roudière, DRH du ministère de la Défense.

 

L'IHEDN relève du Premier ministre et non directement du ministrère de la Défense : beaucoup d'acteurs interviennent dans le processus de nomination. Celui-ci intervient dans un moment compliqué du fait de l'alternance politique : le grand mercato a pris du retard et le nouveau pouvoir veut marquer son autorité en n'avalisant pas systématiquement les choix de l'instiution militaire. Des surprises ne sont pas exclues.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:50

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20 juin 2012 (Tradingsat.com)

 

Logic Instrument, l'un des principaux constructeurs d'ordinateurs portables durcis, confirme une nouvelle commande de tablettes tactiles durcies « TLXXS12DC » par Nexter, qui sera livrée fin 2012 et début 2013. Sera intégré dans ces tablettes, un nouveau calculateur d'artillerie balistique de Nexter.

 

D'un montant d'un demi‐million d'euro, le contrat entre Nexter et Logic Instrument porte sur la commande de plus de 50 tablettes tactiles et accessoires pour une utilisation en ou hors véhicule.

 

Ces tablettes tactiles de Logic Instrument possèdent un écran tactile de 12 pouces couleur Jaune Sable TLXXS12DC et respectent les normes MIL STD 810F et MIL STD 461E répondant ainsi aux contraintes d'utilisation sur terrain militaire. Elles intègrent des connecteurs militarisés permettant ainsi une évolutivité en terme d'intégration avec des équipements militaires futurs.

 

Sa facilité de prise en main, son encombrement et son poids réduit ainsi que sa mise en oeuvre en font un produit permettant une utilisation rapide et au plus près des systèmes d'armes.

 

"La signature de ce nouveau contrat nous permet de renforcer notre positionnement sur le secteur militaire, primordial pour notre société", explique Jacques Gebran, Directeur Général de Logic Instrument.

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:20

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21 juin 2012 Par Astrid Gouzik – USINE NOUVELLE

 

Interrogé dans Les Echos, ce jeudi 21 juin, le ministre de la Défense expose son approche en matière de politique industrielle.

 

"Le dispositif Rapid (Régime d'appui pour l'innovation duale) fonctionne bien. Plus globalement, il faut mettre en place un ‘small business act’ de défense à l'échelle française qui obéirait à trois objectifs : simplifier les candidatures aux marchés publics de défense; réduire les délais de paiement; inciter les grands maîtres d'œuvre à s'ouvrir d'avantage aux PME", détaille Jean-Yves Le Drian dans les colonnes du quotidien économique.

 

Il plaide donc pour la redéfinition de la relation entre le ministère et les PME. Dès la rentrée, le ministre de la Défense pourrait présenter une feuille de route sur ce thème. Elle pourrait faire l’objet d’un texte de loi.

 

Concernant le politique industrielle du gouvernement, il souligne l’importance des sociétés françaises telles que Thales, Safran, Nexter ou la DCNS. D’autant plus stratégiques que la France  veut se redonner une ambition industrielle.

 

"Ma méthode consistera à rencontrer tous les responsables de ces entreprises, à prendre leur avis, pour établir moi-même une feuille de route. Cela peut se faire assez vite, il faut que j'ai les idées claires d'ici la fin de l'année", dévoile-t-il.

 

"Entre la donne budgétaire nationale, les réorientations stratégiques des Etats-Unis et les pays émergents qui se dotent d'une industrie de défense", il affiche sa "volonté principale" de "trouver des partenaires européens".

 

Selon lui, "les partenariats avec les pays émergents d'Asie et d'Amérique latine" sont aujourd'hui privilégiés en matière d'exportations d'armements. "Mon action s'inscrira dans cette logique, celle d'être un vecteur politique en amont", souligne-t-il. Et d’ajouter qu’il veut être "très présent auprès des industriels pour accompagner notre industrie de défense à l'exportation".

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 11:15

Rade de Brest. L'île Longue source LeTelegramme

 

21/06/2012 Jean Guisnel Le Point.fr

 

L'ancien Premier ministre propose de nouveau de supprimer la dissuasion pour faire des économies. Et se plante dans les chiffres !

 

Michel Rocard s'est livré à un nouvel assaut contre la dissuasion nucléaire, le 18 mai sur BFMTV, arguant : "C'est 16 milliards d'euros qui ne servent absolument à rien." Passons sur le chiffre, qui est faux, puisque l'ancien Premier ministre confond le budget total d'équipement pour la défense en 2012, avec la part consacrée à la dissuasion, qui représente moins du cinquième de cette somme, soit environ 3,5 milliards d'euros. C'est énormément d'argent, certes, mais au regard du budget de l'État, c'est acceptable. C'est d'ailleurs l'équivalent de la contribution du ministère de la Défense à la réduction des déficits publics sur trois ans, de 2011 à 2013, décidée en 2010. 3,5 milliards d'euros, c'est encore le prix auquel le précédent gouvernement a vendu les licences de téléphones 4G aux opérateurs en décembre 2011. C'est également le montant des subventions agricoles versées aux agriculteurs français en 2011 par Bruxelles.

François Hollande et Alain Juppé vent debout

L'intervention de Michel Rocard n'a provoqué que peu de commentaires, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, estimant cependant qu'"on ne fait pas d'économies sur son assurance-vie". Le président de la République François Hollande, qui s'était exprimé dans le même sens lors de la campagne présidentielle, a réitéré son point de vue de chef des armées, seul décideur en matière nucléaire : "Renoncer à la dissuasion nucléaire pour des raisons d'économie budgétaire n'est pas aujourd'hui la position de la France. Je me suis engagé devant les Français pour préserver la dissuasion nucléaire parce que c'est un élément qui contribue à la paix. Il y a des négociations et une discussion sur le désarmement nucléaire, la France doit y prendre toute sa part et nous le ferons." Le discours tenu à cette occasion par l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé est conforme à la doxa : "Ce serait une très, très grave erreur stratégique que de baisser la garde de la défense française aujourd'hui." Il a qualifié au passage les propos de Michel Rocard d'"irresponsables". Ah bon ? Alain Juppé serait-il un partisan du double langage, ou atteint par des troubles de la mémoire ? L'ancien hôte de l'hôtel de Matignon du temps du premier mandat présidentiel de Jacques Chirac fait à tout le moins peu de cas d'un texte retentissant cosigné avec Michel Rocard, l'ancien ministre de la Défense Alain Richard et le général aviateur Bernard Norlain, publié le 14 octobre 2009 dans Le Monde sous le titre Pour un désarmement nucléaire mondial, seule réponse à la prolifération anarchique". Nous avions présenté en son temps ce texte pour ce qu'il était, un événement politique marquant une réelle rupture du consensus des partis de gouvernement français sur la dissuasion. Aucun signataire n'est revenu depuis sur ses positions, sauf Alain Juppé qui avait une première fois tempéré son propos quelques mois avant de prendre ses fonctions de ministre de la Défense, mais sans s'en prendre personnellement à Michel Rocard.

D'autres options à l'étude

Aujourd'hui, le gouvernement socialiste ne compte pas changer de position sur la dissuasion. Il estime qu'au plan des investissements les efforts ont déjà été réalisés et qu'aucune décision, concernant une modernisation des équipements existants, n'est à prendre avant fin 2014. Encore s'agirait-il de lancer des études, pas de décider du maintien (ou non) de la dissuasion à deux composantes. C'est en 2016 ou en 2017 qu'il s'agira d'engager les premiers budgets de renouvellement de l'ensemble des composantes, dont la refonte à mi-vie des missiles M-51, la rénovation des Rafale. Pour autant, cela ne veut pas dire que la posture actuelle demeurera figée dans les prochains mois. De fait, les contraintes budgétaires sont là et la défense y participera. Nous avons évoqué ces points dans cet article en rappelant que les possibles évolutions pourraient concerner la présence permanente à la mer d'un sous-marin lanceur d'engins ou le budget du laser Mégajoule. Mais aucune décision n'est validée à ce stade et ces options ne seront pas prises avant que la commission du Livre blanc, qui n'est toujours pas annoncée, ne publie son rapport.

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 19:26

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20/06 Par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Jean-Yves Le Drian va revoir tous les PDG des grands maîtres d'oeuvre avant de fixer les orientations de sa politique industrielle. Il promet le lancement d'ici à fin 2012 des appels d'offres du programme Scorpion, évalué à 5 milliards d'euros.

 

Après une séquence internationale particulièrement chargée, entre le sommet de l'Otan, l'Afghanistan et la rencontre des ministres de la Défense de la zone Asie-Pacifique de Shangri-La, à Singapour, retour aux dossiers nationaux pour Jean-Yves Le Drian. Le premier d'entre eux, le plus préoccupant pour le ministre de la Défense, est évidemment celui du budget. Matignon n'a pas encore envoyé de lettre de cadrage chiffrée, mais chacun, militaire comme industriel, s'attend à une rentrée difficile, d'autant que la Cour des comptes n'a pas masqué le manque de marges de manoeuvre financières à venir (« Les Echos » du 18 juin).

 

Incertitude financière ne signifie pas pour autant immobilisme. Bien décidé à montrer le volontarisme industriel du gouvernement, Jean-Yves Le Drian a souhaité notifier à Thales une première tranche du gros contrat Contact de radios tactiques du futur, confirmant ainsi un arbitrage rendu par le précédent gouvernement peu de temps avant la présidentielle.

 

Beaucoup de sujets en friche

 

Dans une interview aux « Echos », le ministre de la Défense promet aussi pour la fin de l'année le lancement - très attendu -des appels d'offres du grand programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre, évalué à 5 milliards d'euros.

 

Qu'en est-il des grands dossiers industriels ? Du rapprochement entre Thales et Nexter dans les munitions ? De la rectification des frontières entre Safran et Thales autour de l'optronique et de la navigation inertielle ? De l'indépendance de DCNS ? Et, au coeur de tout cela, du pouvoir de contrôle accordé à Dassault ces dernières années ? Les sujets en friche ou les questions sur les arbitrages du passé ne manquent pas. Mais pour les réponses, il faudra patienter encore un peu. « Cela peut se faire assez vite, il faut que j'aie les idées claires d'ici à la fin de l'année », affirme Jean-Yves Le Drian.

 

Bien qu'il ait déjà rencontré les PDG des grands maîtres d'oeuvre industriels pendant la campagne, bien que ses conseillers informels l'aient abreuvé de notes en tous genres avant qu'il entre au gouvernement, le ministre de la Défense veut « refaire un tour des popotes » avant d'arrêter ses grandes orientations.

 

Conformément au discours sur la Défense du candidat François Hollande, la volonté d'ancrer des rapprochements européens sera privilégiée, même si beaucoup objectent que, faute de grands programmes d'armement, des industriels concurrents de deux pays n'ont aucune raison de se rapprocher. Une chose est claire : l'ère Sarkozy où tous ces sujets se traitaient au château est révolue. « C'est moi qui trancherai », prévient-il en substance.

 

Lire l’interview de JY Le Drian

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 19:23

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20/06/2012 Par Alain Ruello et David Barroux- LesEchos.fr

 

INTERVIEW JEAN-YVES LE DRIAN, MINISTRE DE LA DÉFENSE

 

Après les sommets internationaux et l'Afghanistan, Jean-Yves Le Drian s'attelle aux questions nationales. Confirmant un arbitrage du gouvernement sortant, le ministre de la Défense a décidé de notifier à Thales le contrat Contact de radios tactiques du futur. Pas question en revanche de laisser l'Elysée trancher les dossiers industriels, comme ce fut le cas sous l'ère Sarkozy. Il promet pour la rentrée un projet de « small business act » pour les PME, et une feuille de route sur sa politique industrielle d'ici à la fin de l'année.

 

Rapprochement entre Thales et Nexter, Thales et Safran, avenir de DCNS... De grands dossiers doivent être clarifiés. Quelle sera votre approche en matière de politique industrielle ?

 

Je suis le ministre des industries de défense. Les décisions se prendront donc dans mon bureau et sous l'autorité du Premier ministre. Ces sociétés sont très importantes au moment où nous voulons redonner une ambition industrielle à la France. Elles le sont aussi en termes d'irrigation du territoire et d'exportations, qui représentent un tiers des 15 milliards d'euros de leur chiffre d'affaires. Ma méthode consistera à rencontrer tous les responsables de ces entreprises, à prendre leur avis, pour établir moi-même une feuille de route. Cela peut se faire assez vite, il faut que j'aie les idées claires d'ici à la fin de l'année. Le Livre blanc, quant à lui, arrête une politique de défense à partir d'un état de la menace, ce n'est pas le Livre blanc de l'industrie.

 

Le volet européen sera-t-il prépondérant ?

 

Je souhaite être un acteur efficace pour que nos grands groupes se consolident et reprennent une dynamique européenne. Nous sortons d'une période durant laquelle il ne s'est pas passé grand-chose de ce point de vue. Entre la donne budgétaire nationale, les réorientations stratégiques des Etats-Unis et les pays émergents qui se dotent d'une industrie de défense, ma volonté principale est de trouver des partenaires industriels européens. J'ai commencé à prendre des contacts préliminaires avec un certain nombre de mes collègues, britannique, allemand, italien, finlandais et danois. Je vais continuer.

 

Pourquoi pensez-vous réussir là où beaucoup ont échoué ?

 

Les contraintes que j'ai évoquées étaient nettement moins présentes il y a deux ans. La nouvelle donne est là. Il arrive que l'affirmation politique fasse bouger les lignes. C'est ambitieux, mais c'est une nécessité. Peut-être a-t-on eu auparavant des approches trop contradictoires les unes des autres. Je citerais l'exemple du traité franco-britannique de Lancaster House d'un côté, et du triangle de Weimar de l'autre entre l'Allemagne, la France et la Pologne. Il faut tenir un discours clair vis-à-vis de tout le monde.

 

Prévoyez-vous une action spécifique pour les PME ?

 

Il faut aboutir à une nouvelle relation entre le ministère de la Défense et les PME. Le dispositif Rapid (« Régime d'appui pour l'innovation duale ») fonctionne bien. Plus globalement, il faut mettre en place un « small business act » de défense à l'échelle française qui obéirait à trois objectifs : simplifier les candidatures aux marchés publics de défense ; réduire les délais de paiement ; inciter les grands maîtres d'oeuvre à s'ouvrir davantage aux PME. J'envisage d'arrêter une feuille de route à la rentrée qui pourra faire l'objet d'un texte de loi.

 

Allez-vous conserver le délégué général pour l'armement ?

 

Laurent Collet-Billon est très compétent et je m'entends aussi bien avec lui qu'avec l'ensemble des hauts responsables, militaires ou civils, du ministère de la Défense. D'une manière générale, j'ai trouvé un ministère bien tenu, aux personnels compétents, tous républicains, et d'abord au service de la nation.

 

Pourquoi ne pas jouer les « VRP » des industriels français à l'exportation, comme le font vos homologues anglais ?

 

A chacun son métier. La donne a changé en matière d'exportation d'armement. Le temps où l'on arrivait avec un industriel sous un bras, un avion ou un bateau sous l'autre, est révolu. Aujourd'hui, ce qui est privilégié ce sont les partenariats avec les pays émergents d'Asie ou d'Amérique latine. Ce sont ces partenariats, qui portent sur l'innovation, les transferts de technologie ou encore la formation, qui déclenchent des ventes. Mon action s'inscrira dans cette logique, celle d'être un vecteur politique en amont, et en ce sens, je serai très présent auprès des industriels pour accompagner notre industrie de défense à l'exportation. J'ai d'ailleurs déjà pris beaucoup de contacts avec nos partenaires étrangers. J'ai expliqué ma conception aux Indiens, aux Malaisiens ou aux Brésiliens, et à nombre de pays majeurs qui veulent établir un partenariat avec la France.

 

Etes-vous favorable à l'instauration de « golden share » dans les grands groupes de défense du pays ?

 

Cela peut être une bonne formule. Je suis très pragmatique. L'important c'est de rester souple.

 

Pourquoi ne pas avoir remis en cause l'attribution du contrat Contact à Thales décidée par le gouvernement précédent, alors que l'incertitude plane sur les budgets de la défense ?

 

J'ai trouvé cette affaire en gestation quand je suis arrivé. Le marché, de 1 milliard d'euros pour sa première phase, concerne le renouvellement des postes radio de l'armée de terre. Le projet, d'une haute valeur technologique, est incontournable pour l'adaptation de l'équipement des fantassins et des véhicules de l'armée de terre qui sont une de nos priorités. Il présente un fort potentiel à l'exportation, avec 2.000 emplois à la clef par an pour les sites de Cholet et de Colombes notamment, si les ventes à l'international sont significatives. Donc, on y va.

 

Attendrez-vous les conclusions du Livre blanc pour lancer les appels d'offres du programme Scorpion de modernisation de l'armée de terre ?

 

Non, il ne faut pas attendre pour arrêter la définition du programme et lancer l'appel d'offres, vers la fin de l'année ou au début de l'année prochaine dans la mesure du possible. Je rappelle que les véhicules de l'avant blindé, les VAB, affichent près de quarante ans d'âge ! Le Livre blanc définira l'ampleur du programme.

 

Est-ce qu'on peut envisager une ouverture européenne ?

 

Ce n'est pas exclu, mais je n'en ai pas discuté pour l'instant.

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