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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 16:50

logoeden

 

16/06/2012 lanouvellerepublique.fr

 

Eden (*) Centre est un tout nouveau cluster (une grappe) de PME de la région Centre ayant des activités dans le domaine de la défense. C'est la CCI du Cher qui porte le projet et en sera l'animatrice. Le cluster est constitué de 5 PME, deux du Cher et trois du Loir-et-Cher qui vont travailler en commun à décrocher des marchés à l'export. L'idée est née en Rhône-Alpes en 2008 et a essaimé en Bretagne l'an passé. « Eden Centre entend bien s'ouvrir à d'autres PME de la Région », assure Coralie Outreville, animatrice du cluster.

 

Eden Centre a fait sa première apparition cette semaine au salon Eurosatory, et participera à celui de Doha, au Qatar (en octobre) où elle portera la délégation française.

 

(*) European defense economic networks.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 08:39

Hargfang pic12 source FB Armee de l Air

photo Armée de l'Air

 

16.06.2012 Le Fauteuil de Colbert

 

L'actuel système de drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) de l'Armée de l'air -et de toute la France à vrai dire- est constitué par le système Harfang (quatre vecteurs et deux stations au sol). Il s'agit d'une version francisée, par EADS, du drone israélien Héron. Les drones sont de la classe des 1 tonnes, et auraient une autonomie de 24 heures. Le rayon d'action d'un drone MALE dépend de sa liaison avec sa station de contrôle :

  • s'il s'agit d'une liaison radio, alors il est, manifestement, dit que la portée du système ne dépasse pas celle de la liaison, soit 200 km, environ ;
  • s'il s'agit d'une liaison satellitaire (bien plus onéreuse) alors la portée du système dépend de l'autonomie intrinsèque du vecteur. 

Les drones MALE de l'Armée de l'Air ont été engagés en Afghanistan et en Libye pendant le conflit de 2011. Le rythme des opérations aurait été assez difficile à tenir avec seulement un système à quatre vecteurs.

 

Le système Harfang devait être remplacé en 2014. Pourquoi ? La raison n'a jamais été très clairement avancée. Mais, il semblerait que la première raison qui amène à s'intéresser à un "remplacement" de ce système c'est que... son contrat de maintien en condition opérationnelle (MCO) arrive à échéance en 2014. Forcément, dans ces conditions là, et tant que les état-majors jugeront utiles une telle capacité pour les opérations passées, présentes et à venir, il faut intervenir.

 

La suite des opérations était assez clair pendant un temps :

  • première phase, il s'agissait de donner une suite (toute neuve) au système Harfang par le développement d'un nouveau système intérimaire. Ce nouveau programme doit permettre de consolider les capacités industrielles françaises en matière de drones (MALE).
  • Seconde phase, il est question de développer un drone MALE "durable" à l'horizon 2020 et d'une ampleur bien plus importante.

Il y avait plusieurs solutions pour prendre la relève des Harfang. A priori, il n'y a pas eu un grand zèle pour renouveler de contrat de MCO. Il semblerait que l'Armée de l'Air tienne absolument à changer d'échelle en obtenant un nouveau système intérimaire, et surtout, un système où les vecteurs tendraient à être de la classe des 3 à 4 tonnes.

Cet renouvellement et cet accroissement des capacités nationales en terme de drones MALE au plan opérationnel doit s'accompagner d'une progression industrielle au second plan. C'est-à-dire que les savoir-faires acquis pendant l'opération Harfang doivent fructifier, et au moins perdurer.

Sur ce dernier point, il est assez difficile de savoir ce qui a été appris par l'industriel européen (EADS) pendant l'opération Harfang. La francisation du système a été l'occasion d'un très beau ratage financier, et de retards exceptionnels puisque le système devait entrer en service en 2003, et il ne vola dans l'escadron d'essais qu'en 2008. L'Armée de l'Air est-elle étrangère à cet état de faits ? La forcée aérienne française ne serait pas tout à fait étrangère à ces péripéties malheureuses car il semblerait que cela soit elle qui ait presque totalement transformée l'achat d'un produit sur étagère en développement d'un nouveau produit.
Est-ce que ce programme a été l'occasion d'enregistrer de nouvelles compétences dans l'hexagone ou dans l'Europe ? A priori, les compétences engrangées sont suffisamment faibles pour que le nouveau programme de drones MALE intérimaires se réalise une nouvelle fois avec un partenaire étranger.

En effet, le MALE durable qui doit apparaître en service à l'horizon 2020 doit être le fruit d'un programme à "plusieurs" entre européens. Le marché des drones MALE s'annonceraient juteux pour les prochaines années, et donc, forcémment, celui qui maîtrise le mieux son sujet a le plus de chances de profiter des retombées économiques d'un programme de drones MALE, même réalisé en coopération.

Ce tonnage accru pourrait s'expliquer par le besoin d'emporter plus d'équipements, tout en ayant une capacité à persister sur zone plus élevée. En outre, cela permet d'emporter des armes à bord du drone.

L'armement des drones (avec pilotes en l'occurence, le drone est téléguidé, il n'est pas en fonctionnement sur intelligence artificielle) semble avoir été admis par l'état-major des armées depuis les opérations en Afghanistan. C'est ce que font les américains depuis de nombreuses années avec les drones Predator (classe des 1 tonnes) et Reaper (classe des 4 tonnes) de General Dynamcis. Les drones MALE américians permettent de surveiller des localités dans les zones tribales du Pakistan dans l'optique de réaliser des frappes d'opportunité. C'est-à-dire que le renseignement collecté sur le terrain peut être directement transformé en action. C'est dans le même ordre d'idée que des drones MALE auraient pu servir en Libye : leur persistence sur zone leur aurait offert la possibilité de frapper les troupes loyalistes au moment le plus opportun. Entre un drone MALE persistant sur zone et une patrouille de Rafale, le coût financier pourrait être à l'avantage du drone.

Il y a d'autres aéronefs qui peuvent avoir une endurance assez comparable sur zone à celle d'un drone MALE armé. Mais ce dernier bénéficie de sa très faible taille, et donc de sa très faible surface équivalente radar, ce qui permet de s'affranchir de quelques frontières aériennes sans être repéré, ou bien d'agir dans une très forte discrétion.

Enfin, la vitesse de l'Harfang, environ 200 km/h, aurait été jugé beaucoup trop faible (contre près de 500 km/h pour le Reaper).

 

Ce premier état perceptible des faits permet de constater quels concurrents ont pu être plus ou moins écartés :

  • le premier d'entre eux est le MQ-1 Predator qui est donc de la classe des 1 tonnes : si le Harfang est jugé trop léger par rapport aux nouveaux besoins, alors il y avait peu de chances qu'il soit retenu.
  • Le second, et peut être le plus important, est le Patroller de SAGEM.

Le Patroller représente tout ce que l'on peut demander à nouveau drone MALE sur le plan industriel. L'industriel, Sagem, est le même qui avait, en son temps, réalisé les systèmes Sperwer qui avaient été vendu aux Pays-Bas, au Canada (mais il s'agissait d'un drone tactique) et accessoirement à l'Armée de Terre .
Pour réaliser le Patroller, Sagem délaisse la réalisation de la cellule du vecteur à un industriel allemand qui est spécialisé dans la réalisation de planeurs (l'entreprise STEIME). La firme française s'occuperait essentiellement de l'intégration des divers équipements et logiciels à bord de la cellule pour en faire un drone MALE à part entière. Mer et Marine, et d'autres, ont pu largement commenté que ce système fonctionne, et est en essais en vol.

C'est-à-dire, et il ne faut pas se lasser d'insister très, très lourdement qu'il y a un système de drones MALE, intérimaire, franco-allemand, qui poursuit ses essais en vol depuis presque deux ans.

Qui plus est, Mer et Marine relatait il y a très récemment que le drone Patroller essayait un équipement AIS dans l'optique de proposer une version de surveillance maritime de ce drone (programme AVISMAR ?).

Aussi, si l'industriel français ne reçoit pas de commandes pour son drone MALE d'ici à l'année prochaine, il devra abandonner la partie. La France entreterait dans la situation paradoxale où le seul industriel capable de réaliser les objectifs des gouvernants et des militaires en matière de drones MALE, et qui n'aurait pas été soutenu, devrait disparaître de la partie. Alors, certes le Patroller n'est pas dans le sacro-saint créneau des 4 tonnes de l'Armée de l'Air, mais est-ce que les forces armées et les administrations n'auraient pas à gagner à disposer de plusieurs systèmes de drones MALE ? Il convient de relever que depuis que le nouveau drone tactique de l'Armée de l'Air (le Watchkeeper de Thales qui devrait être prochainement commandé) nécessite une piste de décollage, la frontière est très mince entre ce drone "tactique" et un drone MALE de la classe des 1 tonnes.

 

Par contre, il y a l'autre drone MALE américain, le Reaper, qui rentre dans le cadre des besoins français. Vincent Lamigeon (magazine Challenge) avait eu vent de l'offre que General Dynamics aurait faite à la France : quatre vecteurs, plus deux autres pour l'attrition, un banc d'essais, deux stations au sol, et dix ans de MCO (2000 heures de vol par année) pour 209 millions d'euros (contre 700 millions d'euros pour la proposition de Dassault avec le même nombre de vecteurs et des capacités inférieures). Il faut dire que le système américain est produit à la chaîne.

 

Du côté de l'Europe, il y avait plusieurs propositions pour un nouveau système de drones MALE intérimaires :

  • EADS souhaiterait soit prolonger les Harfang actuels (ce qui heurte les besoins de l'Armée de l'Air) tout en poursuivant le développement du drone MALE maison, le Talarion,
  • Dassault Aviation souhaiterait, visiblement, se positionner sur le marché en francisant un nouveau système de drones MALE israélien (le Héron TP, qui semble être la succession du premier) avec, pour l'avenir, le projet de réaliser un drone MALE franco-britannique (le dénomé Télémos).

Il semblerait que pendant un temps il y ait eu un "deal" entre les firmes française et européenne :

  • l'une avait en charge la maîtrise d'oeuvre du démonstrateur d'UCAV européen (le nEURON dont les maitres d'ouvrage sont Dassault et la DGA) tandis que l'autre y est équipementier :
  • l'autre avait en charge la maîtrise d'oeuvre du programme de drones MALE durable européen (EADS avec le Talarion) alors que l'autre n'y était que équipementier. 

Cela aurait été le partage des tâches en Europe. En fait, il s'agirait avant toute chose (et comme souvent) de logiques industrielles : les deux entreprises veulent se positionner sur le marché des drones MALE qui semblent bien plus profitable puisque le "marché" des UCAV n'existent pas. Le programme nEURON ne prévoit que la réalisation d'une mission de démonstration avec un bombardement, il n'aboutira pas à la construction en série de drones.

 

Dassault Aviation se serait donc positionné finalement sur le marché des MALE en prétendant réaliser le nouveau système MALE intérimaire pour l'Armée de l'air. Pour ce faire, l'industriel français choisit l'israélien IAI pour franciser le Heron TP. L'arrivée en service de l'engin dépendra du degré de francisation de celui-ci : selon les exigences, il arrivera en service dans les deux à quatre ans après la décision prise.
Il va s'en dire que personne n'a vraiment fait remarquer ouvertement que si la décision était défintivement prise en 2012, alors le nouveau système arriverait en service en 2014 ou en 2016 pour durer jusqu'en 2020 où le drone MALE "européen" doit lui aussi entrer en service : entre 4 à 6 ans de service pour un investissement de 700 millions d'euros pour un système, c'est très coûteux.

 

Il y a de très nombreux obstacles au projet de Dassault :

  • à quoi bon franciser encore un drone israélien ? Est-ce que l'achat des drones Hunter et la francisation du drone Harfang ont été à la source d'enseignements ? Il faut croire que les industriels israéliens savent travailler sans vendre leurs secrets. 
  • Un programme pour pérenniser l'indépendance de l'industrie nationale ? "Un argument étrange, sachant que Dassault et Thales n'auront guère que quelques systèmes de communication (satellite, notamment) et peut-être un radar SAR à se mettre sous la dent".
  • L'investissement a-t-il été contrebalancé avec une prolongation des Harfang ?
  • Le plus beau, et c'est notamment l'argument qui aurait pu écarter le Patroller, la solution industrielle franco-allemande : le drone israélien ne peut pas emporter d'armes car il s'agit d'un drone conçu dans le cadre de missions de surveillance et de renseignement avant toute chose !
  • Enfin, et encore une très belle chose à relever : "Avec francisation, les sénateurs jugent que les chiffres de Dassault-IAI (370 millions d’euros) « appellent les plus expresses réserves, tant ils paraissent sous-estimés », rappelant qu'une même proposition de francisation du Heron TP émises par Dassault en 2010 était de 700 millions d’euros, soit presque le double".

C'est donc pourquoi les sénateurs ont fait barrage pendant un temps (puisque l'Assemblée a le dernier mot) au projet du gouvernement sortant, quand le Sénat a changé de majorité. Vincent Lamigeon relate très bien et très régulièrement les péripéties de ce programme.

 

Le journaliste relate une oppositon qui explique bien pourquoi les choix sont minces : la filiale Défense d'EADS, Cassidian, et notamment l'allemand Bernhard Gerwert, aurait bloqué autant que possible une autre solution : la construction de systèmes Reaper américains par l'industriel européen. En effet, il semberait que ce projet là ait inquiété l'industriel qui aurait craint pour le projet Talarion de drone MALE européen durable pour 2020.


Mais cela pourrait donner du grain à moudre au moulin de Dassault car l'industriel qui pointe la question de l'indépendance de l'industrie aérospatiale française a aussi pointé la question des inquiétudes à avoir vis-à-vis des industriels allemands qui auraient toutes les bonnes places à bord du programme Talarion. Dassault viserait donc, notamment, pour cette raison la coopération bilatérale sur le Télémos franco-anglais entérinait lors des accords du 2 novembre 2010. L'industriel  ne souhaiterait pas mettre un pied dans un programme qui pourrait l'amener dans une vague de rapprochement avec la multilatéralité et la recomposition de l'industrie européenne à son désaventage, et il voudrait se positionnier sur un marché porteur pour continuer à subsister seul. Ou bien en coopérartion avec un autre industriel qui ne semble pas vouloir de ce même mécanisme intégrateur européen : BAE Systems.

C'est pourquoi donc ni EADS, ni Dassault Aviation ne veulent entendre parler du Reaper puisque celui-ci obère leurs capacités à se positionner sur le drone MALE européen de 2020. En outre, s'ils ne participent pas à un programme de drones MALE à franciser (ou à "produire" sous licence, plutôt, où ils auront à leur charge l'intégration d'équipements français et européens), alors ils partiront dans de très, très mauvaises conditions pour tenir les délais pour parvenir à livrer les premiers systèmes dès 2020.

 

La situation en était restée au choix du gouvernement précédent en faveur de Dassault pour les drones MALE intérimaires et durables (le second va difficilement sans le premier).

 

Le problème, c'est que la fronde des sénateurs de gauche de 2011 prend un relief tout autre avec le changement de Président et de gouvernement.

Le nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu'il remettait à plat le dossier du nouveau système de drone MALE intérimaire. "Sur les drones, ma posture est très simple : je remets à plat, sans passion et avec pragmatisme", avait assuré le ministre, promettant une décision avant le 14 juillet".Comme cela a été dit à plusieurs reprises plus haut, le choix de l'industriel pour le nouveau MALE intérimaire implique de choisir le MALE durable de 2020. Faudrait-il penser que Dassault Aviation pourrait être écarté de l'un ou l'autre des projets ? En effet, les nouveaux gouvernants issus des élections présidentielles, et bientôt législatives, ont indiqué leur volonté de recomposer le secteur de la Défense avec une stratégie industrielle plus européenne et moins "patrimoniale". Il n'est un secret pour personne que l'avionneur de Saint-Cloud est dans la ligne de mire.

Cependant, il serait trop simple de revenir à EADS (et son Talarion) puisque le but de la manoeuvre, et quelque soit la couleur politique des gouvernants, est de positionner les industriels français sur un créneau porteur et crucial. Que Dassault soit bien vu ou non, peu importe, l'important est que un ou ou des industriels français maîtrisent tout ou partie des phases critiques du programme. En ce qui concerne les drones, ce n'est pas tant la cellule du vecteur qui est importante -la France sait encore concevoir et construire des planeurs ?- que l'intégration des équipements. Dans ce dernier domaine, les industriels français sont très bien positionnés dans la conception et la construction des liaisons radio, satellitaire, des boules optroniques, des radars, etc... Cette orientation est renforcé par le fait que si Sagem devait abandonner le Patroller alors l'entreprise se consacrerait à la "chaîne images" pour drone, c'est bien la preuve que la production de drones clefs en main n'est pas l'objectif primordial. En vérité, de très nombreux pays annoncent à tour de bras des programmes de drone aérien (même l'Arménie) : construire la cellule et la faire voler, c'est une chose, la remplir, c'est une autre.

 

Qu'est-ce que le nouveau gouvernement va bien pouvoir faire et décider ?

  • A priori, il semblerait que le programme Télémos soit maintenu et signé pour juillet. C'est en tout les cas ce qui peut être annoncé dans la presse.
  • Est-ce à dire que le nouveau MALE intérimaire sera donc le Héron TP, rebaptisé Voltigeur ? Dassault veut toujours croire en ses chances, et vanterait le fait que le Héron TP bénéficie dres retours d'expériences des israéliens. C'est un drôle d'argument pour un drone qui pourrait être opposé au choix du Reaper américain qui a été employé "à plusieurs reprises"...
  • Rien n'est moins sûr puisque Vincent Lamigeon évoque la dernière carte d'EADS : la francisation du Reaper !

Cette dernière solution qui semblait avoir été écarté au préalable reviendrait sur le devant de la scène (il vaut mieux le Reaper de chez EADS que rien du tout...) avec l'argument notable que, outre le fait que le drone MALE américain réponde à toutes les demandes de l'Armée de l'air (dont le fait d'être armé), les drones arriveraient en parc bien plus rapidement que les deux à quatre années avancaient par Dassault pour son projet. En effet, les compétences acquises (!) lors du développement de l'Harfang servirait pour ce projet.

 

Est-ce logique de donner le drone MALE durable à Dassault et le système intérimaire à EADS tout en ne s'engageant plus sur le Talarion (MALE durable) ?

 

A priori, et en lisant l'ouverture de l'article de monsieur Lamigeon du 12 juin 2012, oui : "Le ministère de la défense peut-il franchir le pas en acceptant une offre de Reaper francisé ? Il faudrait composer avec une inévitable réaction antiaméricaine d’une partie des parlementaires et de l’industrie. La pilule passerait mieux avec une forte participation de l’industrie française, et le lancement définitif du futur drone MALE européen, que le Vieux Continent ne peut plus de payer le luxe d’attendre. Avec, pourquoi pas, Dassault et EADS enfin sur le même bateau".

 

Le nouveau gouvernement doit donc résoudre une certaine quadrature du cercle :

  • d'une part, il semblerait que l'onéreux programme Voltigeur de Dassault soit retoqué pour de nombreuses raisons (financière, politique, industrielle et opérationnelle).
  • De l'autre côté, il n'est pas évident d'acheter des équipements américains en France à cause d'une vision gravement déformée de la politique gaullienne d'indépendance. Pourtant, le drone Reaper est la dernière solution (d'un drone MALE de 4 tonnes) pour ne pas attendre 2020 -bien que se passer d'un drone MALE intérimaire sur la période 2012-2020 présenterait l'avantage de donner le temps et l'ambition, forcée, aux bureaux d'études de parvenir à une solution satisfaisante.


Donc oui, le cheval de bataille du nouveau gouvernement pourrait être de rapprocher les équipes d'EADS et de Dassault Aviation. Ce beau projet, qui résoudrait bien des problèmes, se heurterait à deux grandes sources de difficultés interdépendantes :

  • comment créer une filière nationale au sein d'une entreprise multinationale ? Chacun des Etats de l'entreprise gardent un contrôle plus ou moins grand sur des compétences qu'ils jugent essentielles, et la tâche est ardue. La France garde la main sur les briques de sa dissuasion nucléaire, malgré MBDA et EADS : est-ce reproductible a minima dans les drones ?
  • Comment entamer un tel mouvement alors que d'autres européens veulent aussi les bénéficies du drone MALE européen durable -les allemands les premiers ?

Pour répondre à ces questions, il faut avoir une très bonne connaissance d'EADS et de la manière dont s'est déroulé le programme Harfang.

 

Malgré les retards, la situation est assez heureuse puisque la France possède des entreprises qui rayonnent dans les équipements pouvant être utilisés dans les drones : Zodiac, Thales, Sagem, etc...

 

Mais, il n'en demeure pas moins que la meilleure des solutions, vraiment la meilleure, et non pas la moins pire, réside dans le Patroller de Sagem. En tout cas, sur le plan industriel, c'est celle qui répond à l'ambition de la maîtrise nationale. L'Armée de l'Air bloquerait-t-elle cette solution car il faudrait "absolument" un drone MALE de la classe des 4 tonnes ? A tout hasard, il faut souligner que des drones MALE serviraient bien pour le programme AVISMAR de la Marine nationale et pour la Sécurité civile.

 

Il est étonnant que cette entreprise française, Sagem, soit autant ostracisé de ces manoeuvres industrielles alors qu'elle possède une très grande partie du savoir-faire recherché.

 

Si les drones MALE permettent bel et bien de faire progresser les capacités opérationnelles de toutes les Armées, voir d'autres administrations, alors il conviendrait, peut être, de choisir une solution qui ouvre des perspectives plus larges et permettent l'achat de plusieurs systèmes de drones.

 

Mais aussi, il est terriblement plus simple de rapprocher Sagem de Thales car une nouvelle répartition des compétences est déjà en cours entre les deux entreprises, bien que les discussions soient très, très difficiles. Cette nouvelle découpe des périmètres industriels de chacun pourrait englobe Dassault : la solution la plus confortable pour la France ne serait-elle pas de constituer une filière drone MALE franco-française ? Et pourquoi pas les équipes qui ont travaillé sur le drone Harfang ?
C'est bien ce qui qui a pu être fait la navale militaire (rapprochement DCN-Thales) et ce qui va être fait dans l'industrie militaire française terrestre (recomposition entre Thales, Nexter, RTD et Auverland (Panhard).

 

Ce que va faire le gouvernement entre Sagem, Dassault et EADS dépendra de ses ambitions pour la recomposition de l'industrie militaire française. Le nouveau gouvernement veut des rapprochements européens et doit composer avec Dassault Aviation (qui possède une bonne partie du capital de Thales (qui est également présent dans les drones... tactiques) qui souhaiter rester indépendant.

 

Il va s'en dire que la création d'une coentreprise drones MALE (voir aériens) en France serait une très belle manière d'aborder avec force le programme franco-anglais (Télémos de Dassault Aviation et BAE Systems) ou européen (Talarion d'EADS).

Il va s'en dire que les retards sont nombreux car si le gouvernement précédent avait fait fi des exigences de l'Armée de l'Air, alors le Patroller serait peut être en service à l'heure qu'il est.
Le dossier ne doit pas concerner la seule Armée de l'Air : les drones MALE peuvent servir dans la Marine nationale (AVISMAR, piraterie, AEM), dans la Sécurité civile (surveillance des forêts), voir dans l'Armée de Terre. Si cette dernière choisit un drone tactique opérant depuis des pistes en dur pour remplacer les Sperwer, alors aurait-elle était outrée de recevoir des Patroller, surdimensionnés par rapport à son besoin ?

A l'heure actuelle, nous devrions plutôt évoquer a mise en oeuvre de drones MALE depuis les ponts plats (BPC, porte-avions) de la Marine. Le Patroller se positionne en matière de drones de surveillance maritime, tout comme avait pu le faire le Reaper pour le programme Broad Aera Maritime Surveillance (c'est le RQ-4 Global Hawk qui a été choisi pour ce programme). Le Camcopter S-100 aurait alors constitué l'excellent partenaire de "Patroller-M" dans le cadre d'un système de surveillance maritime : le MALE serveille la zone, l'hélidrone tactique sert à la discrimination des échos.
Alors, le nouveau gouvernement, pour répondre aux exigences de l'Armée de l'Air, lancerait dès cet été un "Patroller 2" ou tout autre projet en vue de fournir un drone de 4 tonnes, en attendant le MALE franco-anglais ou européen de la classe des 7 tonnes.

 

Il faut peut être espérer qu'il s'agira d'un Reaper francisé pour le nouveau système de drones MALE intérimaire : le gain financier avec la proposition de Dassault pourrait être investit dans d'autres projets pour les drones MALE. La Marine pourrait profiter des bonnes relations franco-américaines pour développer les techniques d'appontage de drones à voilures fixes, après l'avoir fait avec des drones à voilures tournantes.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 07:55

Normandie-Niemen.jpg

 

14.06.2012 Par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le "Neu-Neu" est de retour. Le Normandie-Niémen sera officiellement réactivé le 25 juin à Mont-de-Marsan. Depuis avril, le célèbre régiment, qui a combattu sur le front russe pendant la 2e Guerre mondiale, a même son site dédié.

 

"Le Neu-Neu" sera le 3e escadron de l'armée de l'air à être équipé de Rafale, avec le 1/7 Provence et le 1/91 Gascogne.

 

A noter pour les Bretons une conférence des « Jeudis de la Défense Costarmoricains » organisée par le Trinôme académique 22 (Education nationale, Défense et IHEDN) qui se déroulera le 28 juin 2012, à l’hôtel de ville de Dinan, avec pour thème : « L’épopée du Normandie-Niemen 1942-1945 ».


La conférence sera faite donnée par Alain Fages, dans le cadre du 70° anniversaire de ce fameux « régiment de chasse ». Pour information, il ne resterait plus que 4 pilotes et 10 mécaniciens survivants à ce jour.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 07:30

F90-assault-rifle.jpg

 

Jun 11, 2012 ASDNews Source : Thales Group

 

Thales has debuted its new F90 assault rifle at this year’s Eurosatory exhibition in Paris, France.

 

The F90 is an innovative and lightweight weapon that is a direct product of modern day soldier requirements on today’s battlefields. Building on the company’s extensive Australian expertise in small arms, the F90 is evolved from a battle-proven weapon that has been in service in Australia and 30 other countries for over two decades.

 

Features include a rifle variant weight of 3.25kg with high levels of reliability and rapid target acquisition time. The bullpup design enables a longer barrel and associated higher muzzle velocity for greater stopping power within a compact overall length.

 

The weapon’s open architecture incorporates a NATO tri-rail system and optional NATO magazines, while a growth path allows for the fitting of centralised power, as well as data and powered rails. The F90 also includes an integrated side-loading 40mm grenade launcher that can be attached in just a few seconds by the soldier.

 

Thales Australia CEO Chris Jenkins said: “The F90 is a weapon ideally suited to the modern battlefield. Light, compact and adaptable, it offers armed forces a cost-effective upgrade with a substantial degree of future-proofing. It is evolved from a tried and tested platform that has been proven again and again on operations, and is backed up by 100 years of weapons engineering, as well as leading design expertise, at our facility in Lithgow, Australia.”

 

The F90 is identical to the EF88-designated weapon currently being developed by the company for Australia’s LAND 125 program, and is based on the F88 platform that has been in service and evolved in Australia since the late 1980s. The weapon will be available in five variants: F90; F90(G) (grenade launcher variant); F90M (’Marksman’ variant with a longer barrel); F90M(G) and F90CQB (Close Quarters Battle – a carbine). The Marksman variant is the same length as Australia’s in-service F88SA2, but is over 0.5kg lighter, while the equivalent grenadier variant is over 1.6kg lighter.Thales is in cooperation with Austrian company Steyr Mannlicher to pursue specific opportunities, such as the French DGA FAMAS replacement project, utilising Steyr Mannlicher’s manufacturing experience and facilities.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:50

2011mbst202 006 059 marine nationale

 

15.06.2012 MER et MARINE

 

L'Adroit, le nouveau patrouilleur hauturier mis à disposition de la Marine nationale par DCNS, achève aujourd'hui une mission d'un mois de police des pêches en Méditerranée. Au cours de ce premier déploiement, le bâtiment a, notamment, pu tester de nouveaux équipements. Il a, ainsi, retrouvé son drone Camcopter S-100, qui avait réalisé ses premiers appontages en novembre dernier, au large de Lorient, où le patrouilleur a été construit par DCNS. Conçu par la société autrichienne Schiebel, le Camcopter S-100 est actuellement en phase de recette par les marins français, qui ont commencé à l'utiliser pour des missions de surveillance maritime. Affichant un poids à vide de 110 kilos et une masse maximale au décollage de 200 kilos, le Camcopter S-100 mesure 3 mètres de long pour 1 mètre de haut, son rotor ayant un diamètre de 3.4 mètres. Capable de voler durant 6 heures environ (sans réservoir supplémentaires et avec une charge utile de 50 kilos), le drone présente une vitesse de croisière de 55 noeuds (environ 100 km/h) et peut atteindre 120 noeuds (environ 220 km/h). Le drone est équipé de caméras électro-optiques et infrarouges pour la détection et l'identification, les images étant directement transmises sur L'Adroit. En dehors de cette capacité initiale, l'engin pourra être équipé d'un système d'identification automatique des navires (AIS) ou encore d'un radar, tout en pouvant servir de relais de communication (UHF).


Le Camcopter S-100 sur L'Adroit en novembre (© : MARINE NATIONALE)

Dans le même temps, le patrouilleur a fait l'objet d'une expérimentation visant à ajouter à son système de combat Polaris une capacité d'interopérabilité hors OTAN. Le National Interoperable Data Link (NIDL), qui a été testé avec succès du 24 au 26 avril, doit permettre à DCNS, dont les produits sont traditionnellement conçus pour sur la base d'une compatibilité aux standards de l'Alliance Atlantique, d'élargir ses opportunités de ventes à l'export tout en continuant de proposer les systèmes de combat SETIS et Polaris. Cette nouvelle liaison de données tactiques a été mise en oeuvre entre L'Adroit et une station à terre. Elle permet notamment des échanges d'informations similaires à la liaison 16, utilisée par l'OTAN sur les théâtres d'opération depuis les années 90. Elle permet également de transférer des fichiers sous IP, afin de récupérer l'information avec simplicité et donc d'interfacer de nombreux systèmes d'information.


La passerelle de L'Adroit (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

En 3 heures seulement, les équipes de DCNS ont installé le caisson NIDL, assuré la connexion à l'antenne Ultra Haute Fréquence (UHF) du bord et à Polaris, mené à bien le changement de version du système de combat et géré la synchronisation GPS du système. « Cet essai a permis d'échanger en UHF une situation tactique réelle entre deux plates-formes, mais aussi d'effectuer des transferts de fichiers de toutes sortes et de "chater" entre stations NIDL. Une série de tests avec indicateurs chiffrés ont permis d'apprécier le temps de transfert des fichiers et de chargement des pistes en simultané : les résultats ont été très convaincants », se félicite DCNS, qui assure que ce nouveau système constitue « une véritable opportunité pour le groupe, qui valide ainsi une solution NIDL concurrentielle qui renforce son offre de CMS (Combat Management System, ndlr) à l'export ».
Pour mémoire, L'Adroit est le prototype des nouveaux patrouilleurs et corvettes de la gamme Gowind, dont DCNS espère vendre de nombreux exemplaires sur le marché international. A ce titre, L'Adroit constitue une véritable vitrine flottante pour des clients potentiels. Il sera notamment présenté en Afrique du sud lors de son prochain déploiement, qui débutera à la fin de l'été. En attendant, après avoir achevé sa campagne de surveillance de la pêche au thon rouge, le patrouilleur sera en escale ce week-end à Augusta puis, après un exercice, rentrera sur Toulon.


L'Adroit (© : DCNS)

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 16:35

exocet.jpg

 

15.06.2012 Marine Nationale

 

Depuis le 30 mai 2012, date de son appareillage de Toulon pour une période d’entraînement aéronaval (PEAN) de six semaines, le porte-avions Charles de Gaulle continue ses activités en Méditerranée.

 

L’entraînement Exocet permet de qualifier les commandants du porte-avions Charles de Gaulle et de la frégate de défense aérienne (FDA) Forbin à la fonction de commandement de la lutte antinavires. Cet entraînement de certification et d’évaluation tactique répond à l’objectif de la force d’action navale (FAN) de consolider les savoir-faire tactiques en lutte antinavires, dans la conduite d’une force aéronavale. Piloté et animé par la division entraînement de la force d’action navale, Exocet réunit des moyens conséquents pour permettre de construire l’environnement réaliste nécessaire à cette certification.

 

Au côté du porte-avions, sont engagés les frégates Surcouf et La Fayette, le Var, le Forbin, le Courbet et le Montcalm. De nombreux moyens aériens sont également impliqués dans l’entraînement, notamment le groupe aérien embarqué (GAE), à bord du Charles de Gaulle, composé de huit Super Étendard Modernisé, huit Rafale Marine et deux Hawkeye. Un avion de patrouille maritime Atlantique 2, des avions de chasse Mirage 2000 de l’armée de l’Air et quelques hélicoptères participent également à l’entraînement.

 

Scénario : Avaries des bâtiments, perte des communications par satellite, alerte missile, attaque asymétrique, ou encore gestion de blessés, de nombreux cas non conformes sont simulés par l’équipe de pilotage de la division entraînement d’ALFAN. «Le but d’Exocet est de pousser le Charles de Gaulle dans ses retranchements et lui donner les moyens à commander. Il s’agit de permettre à tous les acteurs de la chaîne fonctionnelle dans la conduite des opérations de s’entraîner dans cette thématique de lutte antinavires et dans le commandement de la force navale à la mer», explique le capitaine de corvette Ronan Chastanet.


Les renseignements fournis par toutes les unités de la force arrivent au central opération (CO), cœur névralgique de tout bâtiment de combat. Recueillie, traitée puis fusionnée, l’information est transmise directement au commandant du porte-avions qui dirige la lutte antinavires au sein d’une des deux forces  : « Cet échange permanent est essentiel pour comprendre en temps réel l’environnement aéromaritime et l’évolution de la situation. Il va permettre d’agir et de prendre les meilleures décisions pour optimiser l’emploi simultané de toutes les unités de la force, bâtiments et GAE. »

Les commandants du Charles de Gaulle et du Forbin ont obtenu la qualification de «coordinateurs des actions de lutte antinavires au sein d’un groupe aéronaval».

 

Chaque année, la Division Entraînement d’ALFAN conduit ce type d’entraînements .

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:45

VTA-Titan-Aviation-photo-Frederic-Lert-FOB.jpg

 

le VTA de Titan Aviation, présenté à Eurosatory

(photo Frédéric Lert)

 

14.06.2012 par Frédéric Lert (FOB)

 

Techniquement, on parle « d’oléoserveur ». Dans la langue officielle, il s’agit d’un VTA, pour « Véhicule Tactique d’Avitaillement ». En regardant le véhicule exposé à Eurosatory par Titan Aviation, le simple observateur aura quant à lui reconnu une base de Land Rover Defender 130. Le véhicule, équipé de pompes, est destiné à remplacer les oléoserveurs sur base Auverland actuellement en service au sein de l’escadron 3/61 Poitou, l’escadron de transport de l’armée de l’Air placé au service des forces spéciales. La vocation d’un VTA est d’être embarqué dans un avion tactique et servir de pompe à essence une fois au sol, puisant dans les réservoirs de l’avion ou dans des bacs souples pour approvisionner d’autres véhicules (hélicoptères ou véhicules à roues…)

 

Le VTA présenté revient d’une campagne d’évaluation menée à Djibouti et il devrait être livré au Poitou dans le courant de l’été. Les deux autres VTA commandés sont attendus pour la fin de l’année. Le véhicule répond à un appel d’offre piloté par le Service des Essences des Armées, au profit du commandement des opérations spéciales. Après avoir envisagé d’utiliser comme base un Iveco Daily en 4×4 ou un Acmat, Titan Aviation a finalement opté pour le Defender… Faute d’une collaboration officielle avec le constructeur indien (Land Rover est la propriété du groupe indien Tata depuis mars 2008…) les trois 4×4 ont été directement achetés en concession. La pompe principale, entrainée par le moteur du véhicule (modifié pour accepter le kérosène comme le carburant diesel), est secondée par une pompe auxiliaire. Un moteur auxiliaire permet le cas échéant de prendre le relais de la motorisation principale.  Le SEA a en outre équipé le véhicule d’un prototype léger à gros débit de système de filtration et de séparation d’eau. Un matériel qui sera sans doute étendu à d’autres équipements du Service.

 

Le VTA Defender pèse environ 4 tonnes en charge, bien au-delà donc du poids roulant autorisé. Il n’est donc pas immatriculé ni autorisé à rouler sur route. Il est revanche qualifié pour un emport dans les avions tactiques C-160 Transall, C-130 Hercules et A-400M Grizzly. Étonnamment, sa qualification sur CASA 235, pourtant présent en Afrique pour suppléer au Transall, ne serait pas d’actualité.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:15

Force d Action Navale FR

 

16 juin 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Vendredi 1er juin 2012, la Force d’Action Navale, qui regroupe l’ensemble des bâtiments de la Marine Nationale, à fêté son 20ème anniversaire. A cette occasion, le Vice-amiral d’escadre Magne, commandant de la FAN, a reçu certains de ces prédécesseurs pour une journée de retrouvailles mais également de souvenirs.

 

 

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 12:10

l-a400m-2

 

15/06 Par Les Echos

 

La filiale militaire d' Airbus prévoit toujours de livrer le premier avion de transport militaire européen vers la fin de l'année, malgré des problèmes techniques persistants.

 

En dépit de problèmes techniques persistants, Airbus Military, la filiale militaire de l'avionneur européen, prévoit toujours de livrer le premier avion de transport militaire européen A400M vers la fin de l'année. Cet appareil polyvalent doit permettre aux armées de l'air européennes de renouveler leurs flottes d'avions de transport vieillissantes.

 

« Le programme se déroule comme prévu en vue d'une livraison du premier appareil au client (la France, ndlr) au tournant de 2012/2013 », a déclaré à l'AFP une porte-parole, relevant que la livraison interviendrait avec un peu d'avance sur la date butoir stipulée dans le contrat (fin mars 2013). « Nous expérimentons encore des problèmes de moteurs (...) mais ces problèmes ne devraient pas avoir d'impact sur le calendrier général et la date de livraison », a-t-elle ajouté, contrairement à ce qu'écrivait vendredi le site latribune.fr.

 

La porte-parole a précisé que des investigations étaient en cours pour déterminer les causes de vibrations anormales sur un moteur, ainsi que sur la défaillance de la boîte de vitesse de l'hélice sur un autre appareil, constatées ce printemps.

Airbus Military pense obtenir prochainement la certification civile complète de l'avion de la part de l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA), à l'issue de 300 heures de vols d'essais. La certification militaire est, elle, prévue pour le second semestre.

 

Le programme avait été lancé en 2003 par sept pays membres de l'Otan (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie), mais il a connu des retards importants en raison d'un développement extrêmement coûteux. Pour Airbus, 2013 mais aussi 2014 devraient être des exercices décisifs à plus d'une titre. L'A400 M est un avion polyvalent, capable non seulement d'assurer le transport de troupes, de parachutistes et de matériel sur de longues distances et à grande vitesse, mais encore d'atterrir sur des terrains sommaires.

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 07:30

position debout pour un tir déporté avec le FAMAS nouvell

 

Paris, Salon Eurosatory 2012, 13 juin 2012 - Sagem

 

A l’occasion d’Eurosatory 2012, le général Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre a remis ce jour le 39ème prix de l’IGA Chanson aux équipes de Sagem (groupe Safran), du CEA Liten et de BIC pour leurs travaux conduits au titre d’un contrat d’études amont de la DGA portant sur une pile à combustible pour le programme FELIN1.

 

Développée par les trois partenaires, cette source d’énergie se présente comme une solution de remplacement des batteries Lithium-ion de FELIN, allégeant ainsi la charge portée par le combattant. Cette technologie fournit une énergie spécifique massique de l’ordre de 300 Wh/kg, soit une amélioration d’un facteur 3 par rapport aux batteries actuelles

 

Le CEA Liten apporte ses compétences en matière de piles à combustible et la société BIC, son expertise dans le domaine du stockage d’énergie miniaturisé grand public et de production de biens de consommation en grande série.

 

Maître d’œuvre du programme FELIN, Sagem contribue à ce projet en tant qu’architecte de la composante énergie du système, en particulier du circuit électronique de pilotage et de gestion de la nouvelle pile à combustible.

 

Cette percée technologique permet de répondre au défi que représente l’énergie pour l’infanterie, désormais largement dotée d’équipements électroniques. Le système combattant FELIN répond déjà à cet enjeu avec une architecture à source unique d’énergie et une gestion optimisée de la chaîne énergétique, favorisant ainsi l’intégration de cette solution.

 

Cette pile à combustible fait appel à la technologie PEM2. Elle est alimentée par de l’hydrogène gazeux, produit à partir de borohydrure de sodium et d’eau dans une cartouche de 120 Wh pour 300 g. Elle peut être rapidement remplacée une fois épuisée, une batterie tampon assurant la continuité électrique.

 

D’un coût modique, le borohydrure de sodium présente des avantages significatifs par rapport au méthanol utilisé aujourd’hui, en termes de logistique, de sécurité et de respect de l’environnement. L’intérêt de la pile s’accroît avec l’augmentation de la durée d’autonomie requise, car seules les cartouches sont à emporter. Plusieurs prototypes ont été testés avec succès, y compris sur le terrain, pour fournir une puissance moyenne de 12 watts, correspondant au fonctionnement de FELIN.

 

Cette nouvelle technologie peut par ailleurs répondre aux besoins des équipements optroniques portables, des postes radios, de mini robots, de drones ou de capteurs déposés, et contribuer à l’émergence d’une nouvelle filière industrielle duale.

 

1 - Fantassins à Equipements et Liaisons Intégrés. Le programme FELIN, couduit sous la maîtrise d’œuvre de Sagem prévoit l’équipement de 22 600 systèmes pour l’armée française. En service dans l’Armé de terre depuis septembre 2010, FELIN est déployé en Afghanistan depuis décembre 2011. A ce jour, plus de 7000 systèmes FELIN sont opérationnels dans l’armée de Terre française.

 

2 – Proton Exchange Membrane.

 

A propos de Sagem (groupe Safran)

Sagem, société de haute technologie du groupe Safran, est un leader mondial de solutions et de services en optronique, avionique, électronique et logiciels critiques, pour les marchés civils et de défense. N°1 européen et n°3 mondial des systèmes de navigation inertielle pour les applications aéronautiques, marines et terrestres, Sagem est également n°1 mondial des commandes de vol pour hélicoptères et n°1 européen des systèmes optroniques et des systèmes de drones tactiques. Présents sur tous les continents via le réseau international du groupe Safran, Sagem et ses filiales emploient 7 500 personnes en Europe, en Asie du Sud-est et Amérique du Nord. Sagem est le nom commercial de la société Sagem Défense Sécurité.

Pour plus d’information : www.sagem-ds.com

 

A propos du CEA-Liten

Acteur majeur de la recherche, du développement et de l’innovation, le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives intervient dans quatre grands domaines : les énergies bas-carbone, les technologies pour l’information et les technologies pour la santé, les Très Grandes Infrastructures de Recherche (TGIR), la défense et la sécurité globale. Pour chacun de ces quatre grands domaines, le CEA s’appuie sur une recherche fondamentale d’excellence et assure un rôle de soutien à l’industrie. Implanté principalement à Grenoble et Chambéry (INES), le Liten (Laboratoire d’Innovation pour les Technologies des Energies Nouvelles), est l’un des acteurs européens de la recherche sur les nouvelles technologies de l’énergie : énergies renouvelables (énergie solaire, biomasse), efficacité énergétique (véhicules et bâtiments basses consommations, filière hydrogène, gestion des réseaux électriques), énergie nomade et matériaux hautes performances pour l’énergie. Sa mission est de soutenir l’effort français de diversification énergétique par une meilleure intégration des énergies renouvelables notamment pour les besoins en énergie du transport, de l’habitat et participer à l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Interlocuteur incontournable du monde industriel (400 contrats de recherche partenariale menés chaque année), le Liten est gère un portefeuille de 600 brevets étendus au niveau international.

 

A propos de la société BIC

Un des leaders mondiaux des articles de papeterie, des briquets, des rasoirs et des produits promotionnels, BIC fabrique depuis plus de 60 ans des produits de grande qualité accessibles à tous, partout dans le monde. Cette vocation a permis au Groupe d’être aujourd’hui l’une des marques mondiales les plus reconnues. BIC commercialise ses produits dans plus de 160 pays et a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 1 824,1 millions d’euros. Coté sur Euronext Paris, BIC fait partie des indices boursiers SBF120 et CAC MID 60 ; BIC fait également partie des indices ISR suivants : FTSE4Good Europe, ASPI Eurozone et Ethibel Excellence Europe.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:28

hercule-est-le-premier-exosquelette-europeen

 

15-06-2012 Par Elena Brunet - Nouvel Observateur

 

VIDEO. Voir à travers les murs, porter aisément un sac de 40 kg, ces technologies militaires présentées au salon Défense et Armement visent aussi une application civile.

 

Deux prototypes étonnants sont exposés à l’Eurosatory, salon de la Défense et de la Sécurité qui se tient au Parc des Expositions de Villepinte jusqu’à vendredi. De la caméra capable de voir à travers les murs à l’assistant "exosquelette". Reportage.

 

La caméra passe-muraille

 

Le tout dernier modèle de caméra "Millicam" est capable de visualiser des objets et des individus à travers des murs de parpaings ou des plaques de béton.

 

Le système fonctionne "un peu comme une caméra infrarouge", explique Nicolas Vellas, PDG de l’entreprise MC2 Technologies qui développe le prototype avec le soutien du Ministère de la Défense. "Le corps émet ce que l’on appelle des ondes hyperfréquences. On va capter ces ondes pour reconstituer l’image du corps. Les ondes hyperfréquences ont la particularité de traverser les matériaux, tissus, bois, béton. C’est comme le téléphone portable."

 

Les recherches sur cette nouvelle technologie avancent à grand pas et permettront bientôt de miniaturiser le système, et peut-être même, dans l’avenir, de le rendre aussi compact qu’un caméscope.

 



L’exosquelette, un assistant fort comme Hercule

 

C’est une première mondiale, un exosquelette, constitué de bras et de jambes, pourrait bien changer la vie des soldats, mais aussi celle des déménageurs ou des infirmières.

 

"Hercule", c’est le petit nom de ce prototype d’exosquelette, un robot d’assistance qui facilite le transport de charges lourdes. Entièrement motorisé par des actionneurs électriques, l’exosquelette "permet de porter une charge de 40 kilos dans le dos en ne ressentant qu’un kilo sur chaque épaule". Serge Grygorowicz, président de RB3D, n’est pas peu fier de l’invention qu’a mis au point sa société. "Les personnels de santé ou de logistique sont très intéressés car ils voient l’intérêt d’un système d’aide relativement flexible par rapport à ce qui existe déjà".

 



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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 21:17

hs-a400m.jpg

 

15/06/2012 air-cosmos.com

 

En kiosque aujourd’hui, un tout nouveau hors série Air & Cosmos consacré à l’A400M d’Airbus Military.

 

Au programme, 100 pages sur l’histoire de cet avion de transport militaire qui doit équiper sept forces aériennes européennes, et notamment prendre la relève du vénérable Transall au sein de l’armée de l’Air.

 

C’est avec notre sérieux et notre habituel sens du détail que nous retraçons les origines du programme dans les années 80, jusqu’à sa concrétisation dans le courant des années 2000, avec notamment le tout premier vol qui a eu lieu en décembre 2009. Aujourd’hui, l’A400M est fin prêt pour sa première livraison qui doit intervenir entre fin 2012 et le premier trimestre 2013.

 

Beaucoup d’images d’archive et de photos inédites illustrent également ce tout premier ouvrage dédié à l’A400M.

 

Disponible en kiosque dès aujourd’hui, ainsi que sur la boutique en ligne d’Air & Cosmos, au prix de 7€.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 18:54

CRAB photo RP Defense

 

11.06.2012 Panhard- army-guide.com

 

Panhard General Defence, leader in the area of light armoured vehicles - under 15 tons, will display the whole range of products, combat vehicles, liaison vehicles and support vehicles, as well as its range of remote-controlled weapon systems.

 

A couple of new items in the area of combat - the Sphinx and the CRAB - will renew the selections of land forces, as much in the area of employment doctrine as in the area of technology.

 

Le CRAB, an applicant to the Scorpion VBAE (Commitment support armoured vehicle) program, includes a couple of technologies mastered by Panhard: the survival cell and the integration of a remote-controlled weapon system; it enables to achieve a low-profile and light-weight CRAB, while providing an outstanding protection level for this weight category. It will be possible to airlift a troop of three vehicles in combat configuration in an A400M; and this vehicle has a significant firepower provided by its weapon system.

 

The SPHINX, an applicant to the Scorpion EBRC (Combat Reconnaissance Armoured Buggy) program, links a concept of highly-mobile armoured platform - thanks to a weight/power ratio higher than 30 hp/t - to a turret fitted with a Lockheed Martin CTA 40 gun. It will dramatically reduce costs thanks to a very attractive LCC (Life Cycle Cost).

 

The HORNET remote-controlled cupola, developed with Sagem according to an industrial scheme that had been used to develop the WASP, can be fit either with a 12.7-mm machine-gun or a 40-mm grenade-launcher. Its design enables to have a reduced overall height, and it is possible to set numerous optional assets onto a frame which is independent from the mount. The choice of Sagem optronics, and VA (Value Analysis) carried out on the main mechanisms have enabled to decrease the price that is much lower than current prices on the market.

 

Moreover, Panhard will also display the families of vehicles - coming from the VBL and PVP - that are already well established in the French Army, and also widely disseminated at export.

 

The two thousand and three hundred VBLs manufactured to date, used in operations under all latitudes have been offered in twenty-five different versions, for a wide array of missions: combat, security, recce, surveillance, and intervention missions, for national defence and homeland security. Panhard keeps selling the VBL in the new Mk2 version, re-engined with a140-hp power train. The VBL Mk2 has already been manufactured for Kuwait.

 

The PVP, the PVP HD or Gavial Plus, and the PVP XL cover the five-to-twelve-ton vehicles to offer an appropriate price and targeted achievements. With its (Stanag 4569) protection level 2 and a one-ton payload weighs 5.5 tons only. The PVP HD and its seven tons, competes with nine-ton armoured vehicles. The PVP XL (STANAG-level 4 for mine and ballistic protection, and a three-ton payload) competes with fourteen-ton vehicles whereas it only weighs twelve tons.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 18:50

RAPIDFire.jpg

 

12.06.2012 Thales- army-guide.com

 

Eurosatory -- At Eurosatory, Thales is unveiling RAPIDFire, a new multiweapon air defence system. RAPIDFire forms part of the recently launched new package of Advanced Air Defence solutions from Thales that incorporates everything from complete airspace security solutions, command and control, weapon coordination, air surveillance radars down to the mobile integrated weapon systems.

 

RAPIDFire combines the CONTROLMaster 60 surveillance radar with the CONTROLView command and control module. These are integrated with the multi-sensor stabilised optronic sighting system and the CT40 gun from CTAI, an international subsidiary of Nexter and BAe Systems. This mobile, multi-role weapon system is designed to respond to the new threats being encountered by armed forces today and in particular the low cost targets which can attack in swarms and can saturate conventional missile defences. With its powerful antiaircraft gun, high performace 3D radar and versatile C2 module, RAPIDFire is optimized to defeat all types of air threats including Fighter Ground Attack (FGA), helicopters or Unmanned Air Vehicles (UAV) and cruise missiles or precision guided munitions.

 

The RAPIDFire system has also been designed to enable firing of the STARStreak missile system, a Very Short Range Air Defence missile system with a speed in excess of Mach 3 and a range of around 7km. The combination of six STARStreak missiles and the latest generation 40mm cased telescope ammunition ensure both precision attack and high firepower. Optronic sensors have been integrated directly into the turret thereby ensuring that the RAPIDFire can operate autonomously if required. Using various types of ammunitions, RAPIDFire can also be used against ground targets, including armoured platforms, to ensure the self protection of the system

 

Speaking from Eurosatory in Paris Alex Cresswell, SVP Land Defence Division said, "I am very excited to be introducing this new product at Eurosatory. RAPIDFire’s combination of mobility with fast into action time and precision attack provides the perfect response for protecting troops on the move. RAPIDFire will be a key element in our extensive package of Advanced Air Defence solutions for many years to come.”

 

With this new system, Thales has further demonstrated its ingenuity as aSystems Integrator and has reinforced its position as the leader in mobile integrated weapon systems. To date, over 450 RAPID family mobile integrated weapon systems have been delivered to customers worldwide.

 

Thales remains the only company in Europe to be able to offer a comprehensive air defence solution spanning the entire chain of operations, from sensors to effectors.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 18:26
AMX 10 RC BG Picardie en position de tir photo H Laurent A
13.06.2012 Propos recueillis par F. de St V. / Mars Attaque

 

Entretien avec Charles Maisonneuve, officier de réserve dans l’Arme Blindée Cavalerie (ABC), ancien journaliste spécialiste des questions de Défense et directeur de la communication externe de Renault Trucks Defense (RTD), auteur du livre Les combats de la cavalerie blindée (chez Economica).



Quels enseignements tirez-vous des dix dernières années d’engagement particulièrement riches, mais discrets, de la cavalerie blindée française ?

Comme l’illustrent les différentes situations décrites dans mon ouvrage, le premier enseignement est celui du taux d’engagement élevé des unités de la Cavalerie Blindée. Engagées généralement au sein de Sous-Groupements Tactiques InterArmes (S/GTIA) à dominante Infanterie, ces unités sont souvent noyées dans la masse et leur action n’apparait pas forcément au premier plan dans les médias, spécialisées ou non.
Ce qui, après tout, est normal puisque les fantassins fournissent généralement l’effort principal. Proportionnellement moins nombreuses en termes de personnels déployés ou d’engins déployés, les unités de Cavalerie illustrent, par les effets délivrés, pourtant une certaine « cost effective approach ». Peu d’hommes, peu de tubes et peu d’engins mais des effets non négligeables.

Le second enseignement est celui de la diversité des formes d’engagement, généralement dans des situations de crises hors-normes, au sens premier du terme, c’est à dire hors de la normalité. Sans traiter les cas bien particuliers des unités de cavalerie spécialisées dans le renseignement, le 2ème Régiment de Hussards (RH) et le 13ème Régiment de Dragons Parachutistes (RDP), les autres unités ont été amenés à offrir un panel large de services. En plus de capacités de manœuvre, leur action a souvent conduit à casser l’adversaire, en particulier via ses canons de 105 mm, et alors même que ces dernières années, nous avons eu tendance à sous-estimer cette adversaire. En Afghanistan, les mouvements des pelotons ont servi à leurrer l’adversaire, à appuyer en tir direct ou pour l’observation à longue distance la progression des fantassins. L’action du 1er Régiment de Cuirassiers à Abidjan en novembre 2004 est aussi illustrative de ces capacités spécifiques de la cavalerie blindée. Deux pelotons et une section d’infanterie, soit cinq ERC-90 Sagaie, trois VAB et six P4, feront face à une foule plus ou moins hostile d’environ 5000 personnes. Pour garantir la sécurité des approches du camp militaire français, le commandant d’unité traitera cette foule comme une colonne de blindés de l’ennemi générique de la Guerre Froide. En usant d’un niveau de force au plus juste, il réussira à l’accrocher, l’entraîner, la freiner puis contre-attaquer et enfin la repousser.

Vous soulignez également l’importance de la complémentarité interarmes lors de l’engagement des unités ?

Oui c’est exact. Même si des efforts dans ce domaine seront toujours à faire, cette complémentarité est pleinement intégrée par les jeunes cadres, lieutenants et capitaines, que j’ai interrogé pour rédiger cet ouvrage. Cela a été le cas avec l’Infanterie au Tchad et en Afghanistan, avec le Génie pour le contrôle d’axes en Afghanistan ou encore avec l’ALAT en Côte d’Ivoire pour éclairer la progression de colonnes de blindés. Or, si les feux de la Cavalerie peuvent sembler en concurrence avec d’autres systèmes, c’est à la fois leur spécificité et leur complémentarité qui sont à souligner. En manœuvrant, la Cavalerie a la capacité de suivre pas à pas la progression des fantassins. Elle peut délivrer un tir vraiment direct, à la différence de systèmes d’artillerie tirant généralement avec des trajectoires courbes. Ces tirs se font de plus quasiment immédiatement, à la différence, par exemple, d’une demande d’appui-feu aérien.



Quelles sont les principales menaces pesant actuellement sur le futur de la Cavalerie Blindée ?

La première menace est la mise au rebut d’une grande partie des chars Leclerc. Seuls les 96 plus récents, ceux de la dernière génération ou série 21, pourraient être conservés. Les 154 autres pourraient être mis sous cocon ou vendus. Le prix de la rénovation de ces chars, environ 1,2 milliards en € est clairement un frein pour les décideurs alors que toutes les sources d’économies possibles sont actuellement recherchées. Néanmoins, ce passage sous le seuil de 100 chars entrainerait une réduction de la visibilité de cet armement et accréditerait encore un peu plus l’impression que le char est un dinosaure.

La seconde menace est celui du lancement qui se fait encore attendre de l’EBRC (Engin blindé de reconnaissance et de combat) censé remplacer la gamme médiane des véhicules de la Cavalerie, les AMX-10 RC et les ERC-90 Sagaie. Les premières livraisons étaient attendues pour 2019 et le développement d’un tel programme prend environ 10 ans.  Avec aujourd’hui au moins trois années de retard dans son lancement, il existe un risque de pertes de capacités dans ce segment. La revalorisation non complète des AMX 10-RC et des ERC-90 Sagaie ajoute des motifs de craintes. Les ERC-90 Sagaie quitteront-elles vraiment les forces prépositionnées en Afrique en 2014 comme prévues ? Pour être remplacés par quoi ?

Troisièmement, la question de la revalorisation des VBL est en suspens. Elle aurait dû être lancée en 2012 mais les budgets ne sont pas arrivés. Or, la Cavalerie détient 800 des 1600 VBL en dotation dans l’armée de Terre française. Sans VBL, elle perd sa capacité d’investigation de chacun de ses escadrons et sa capacité de renseignement de contact pour ses Escadrons d’Eclairage et d’Investigation (EEI) de ses brigades interarmes. Et sans investigation, les unités sont aveugles débouchant sur une perte nette d’efficacité.

Au-delà des équipements, il existe sans doute aussi des menaces sur le format ?


Effectivement. La réduction possible du format de l’armée de Terre entrainera certainement, et de manière proportionnelle, une baisse du nombre d’étendards. La chute est déjà terrible quand on s’intéresse à une période assez longue : de 78 régiments en 1959, il est vrai période de la Guerre Froide et de la Guerre d’Algérie, la Cavalerie française est passée à 11 régiments aujourd’hui. Ce chiffre est particulièrement connoté historiquement puisqu’il s’agit du nombre de régiments autorisés dans l’Armée d’Armistice après juin 1940. Une Cavalerie Blindée diminuée à l’extrême représente des risques de sclérose : incapacité à générer des idées nouvelles,  fuite des cerveaux et impossibilité  de projeter dans la durée des unités (perte de savoir-faire).

Théâtre majeur et prioritaire de l’armée de Terre, l’Afghanistan est-elle un point de sur-focalisation pour la Cavalerie Blindée ?


La page de l’Afghanistan sera sans doute plus facilement tournée par la Cavalerie que par d’autres armes, en particulier l’Infanterie, employée à un très haut niveau. Mais d’une façon générale, je ne suis pas inquiet pour le niveau d’engagement. Depuis 30 ans, une crise en chasse une autre depuis des années et, à chaque fois, il est nécessaire de s’y adapter. Ce qu’il faut relever, c’est la capacité globale d’adaptation de l’Armée de Terre. Presque à l’excès. D’ailleurs, ces crises montrent que certains enseignements ont été trop vite oubliés. Les mêmes situations tactiques se répètent à quelques années d’intervalles, et les leçons n’ont pas été intégrées.



Avec de tels coûts et un tel besoin d’économies, les capacités lourdes de la Cavalerie Blindée méritent-elles d’être conservées ?


Les coûts d’acquisition et d’exploitation des parcs pèsent sur les choix militaires et politiques qui sont et seront faits quant aux futurs formats des armées. C’est particulièrement le cas pour le char Leclerc. Or, la baisse possible de cette composante lourde est un pari dangereux sur l’avenir alors que dans le monde, les programmes de chars lourds se multiplient, des modernisations sont lancées, des chars lourds sont visibles dans toutes les grandes crises récentes (Libye, Géorgie, etc.). La capacité de dissuasion conventionnelle des chars Leclerc au Liban a été indéniable et a été un véritable signal politique comme le montre leur action en 2007 aux mains des militaires du 501-503ème Régiment de Chars de Combat (RCC). De plus, et alors que les faiblesses infantiles de ce programme sont enfin dépassées, il serait dommage de se priver d’un système conduit à maturité. L’arrivée cette année de l’obus canister (obus à effet canalisé) et de l’obus à uranium appauvri en 2013 offrira de plus de nouvelles capacités non négligeables.

Aujourd’hui, la technologie ne viendra-t-elle pas à bout de l’esprit cavalier que vous décrivez ?

En effet, la Cavalerie est au moins un engin blindé qu’un esprit fait de manœuvre, de vitesse, de prise de risques calculés. Dans cette optique, la technologie doit être perçue avant tout comme une source d’opportunités pour agresser, observer, identifier, etc. Ainsi, la Numérisation de l’Espace de Bataille (NEB) et ses différents systèmes selon les niveaux (SIC, SIR et SIT) représente une plus value importante, en particulier pour les Cavaliers. Habitués à avoir des pions dispersés pour contrôler l’espace, ils peuvent encore plus facilement grâce à la NEB rassembler tous leurs éléments en un point pour frapper avec un maximum d’effets, une fois l’ennemi repéré. Il devient nettement plus simple à la fois couvrir et de frapper, deux caractéristiques bien ancrées dans l’esprit de la Cavalerie.

Mais, elle n’est qu’un outil au service de compétences. C’est pour cela que le maintien des écoles d’Armes, et en particulier de l’Ecole de Cavalerie, est absolument nécessaire. Aujourd’hui, l’asymétrie dans les opérations n’est pas forcément là où nous la croyons. Elle n’est pas foncièrement technologique. En Côte d’Ivoire, la Cavalerie a dû faire face à un bombardement de Sukhoï 25, les bandes armées utilisaient des systèmes de communication plus élaborés que les siens, etc. Ce différentiel technologique limité doit alors être contrebalancé par une asymétrie dans la maîtrise des compétences tactiques, techniques et humaines. Les écoles d’armes et les centres d’entraînement apportent cet enseignement vital qui permettent de maîtriser ses engins, de savoir les utiliser et de souder les unités. Dans l’environnement des opérations d’aujourd’hui, et sans aucun doute de demain, et alors que nos unités sont numériquement inférieures, ce sont bien ces compétences qui primeront.

Les dix dernières années d’engagements montrent la place prépondérante de l’ingéniosité tactique des personnels de la cavalerie, en particulier celui des cadres, pas seulement celui des officiers, mais aussi celui des sous-officiers, chefs d’engins, etc. La cavalerie blindée a opéré à la fois sur des théâtres où elle est naturellement à l’aise, très ouverts et peu compartimentés, théâtres qu’elle pourrait d’ailleurs retrouver plus tard, notamment en Afrique, mais aussi sur des théâtres plus segmentés, plus complexes (montagnes, villes, etc.). Des règles d’engagement particulièrement limitatives, la complexité des situations et un adversaire coriace ont obligé des prises de décisions forgées par l’entraînement et la maîtrise de capacités techniques et tactiques qui ont permis de se tirer de mauvaises passes. Comme le dit le général Yakovleff dans la préface du livre « Si nos chars et blindés avaient été habités par des mollasons, ils serviraient aujourd’hui de pots de fleur, à Abidjan ou Abéché ».



Quels sont à l’heure actuelle les grands enjeux industriels qui touchent l’ABC ?

L’avenir de la Cavalerie française représente un marché substantiel pour les industriels. Dans la prochaine décennie, il s’agira de développer et produire 296 EBRC et peut être 800 VBAE (Véhicule Blindé d’Aide à l’Engagement). Des chiffres qui paraissent importants mais qui sont néanmoins sujets à caution dès lors que l’on sait que l’armée de Terre représente environ 20% du budget d’équipements des forces armées françaises et seulement 6% des PEA (programmes d’études amont)…  Et pourtant, il n’est plus possible de vivre sur la génération précédente aura bientôt une quarantaine d’année ! l’AMX 10-RC et l’ERC-90 Sagaie ont été lancés à la fin des années 70. Il devient urgent de lancer la génération suivante.

Pour garantir une même efficacité, il est nécessaire de conserver une boîte à outils aussi diversifiée afin de répondre aux différents niveaux d’engagement. Entre des forces légères d’investigation, une composante médiane et une capacité lourde de dissuasion conventionnelle, la Cavalerie peut ainsi répondre aux différents scénarios. Cette articulation, avec des proportions qui pourraient être à modifier par rapport à aujourd’hui, est à conserver pour garantir la crédibilité opérationnelle. Cette diversité est une force  mais aussi faiblesse. C’est vrai aussi pour l’armée de Terre. Il est difficile d’expliquer pourquoi tant d’écoles d’armes différentes sont nécessaires, tant de véhicules différents garantissent le succès tactique. Cette disparité est pourtant une véritable richesse.


Cet entretien est publié simultanément dans le Hors-série n°24 de DSI (cf. le sommaire)

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 15:33

scorpion-le-renforcement-du-groupement-tactique-interarmes

 

15.06.2012 Lieutenant R. Matalon  - Armée de terre

 

L’armée de Terre renouvèle l’équipement de ses forces. A la pointe de la technologie, elle est à même de répondre au mieux aux besoins opérationnels de ses soldats, quelles que soient leurs missions et leur destination.


Infographie : le programme Scorpion revalorise l’engagement opérationnel, grâce à une nouvelle vision de l’entraînement, du combat débarqué et du réseau d’information. (Crédits : Idé)

Scorpion : le renforcement du groupement tactique interarmes.

Scorpion renforce les groupements tactiques interarmes (GTIA), modernise leur préparation opérationnelle et les méthodes de formation et de soutien. De nouveaux procédés de combat seront permis.

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Le chef de bataillon Le Dortz suit et fait évoluer les équipements du génie durant toute leur durée de vie. (SIRPA Terre)

Comment fait-on évoluer un équipement ?

Les officiers programme de la section technique de l’armée de Terre conçoivent et font évoluer les équipements nécessaires aux soldats sur le terrain. Le chef de bataillon Guillaume le Dortz nous explique tout.

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Le SOUVIM 2 est arrivé en Afghanistan en juin 2012. Il a pour mission d'ouvrir et de baliser des itinéraires minés, dans la zone arrière des conflits. (Crédits : STAT)

Les équipements du génie

Permettre aux sapeurs de progresser en plus grande sécurité, voire leur donner les moyens de ne plus se rendre eux-mêmes sur les zones minées : voilà l’objectif principal des nouveaux matériels du génie. 

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Un AMX 10 RCR tire lors d’un exercice sur le champ de tir de la FOB (base opérationnelle avancée) Surobi. (Crédits : ADC G. Gesquière / SIRPA Terre)

Les équipements d'attaque

Les forces terrestres possèdent également des moyens d’attaque de dernière génération. Précision extrême, puissance de feu, mobilité… ces équipements combinent les capacités indispensables à une frappe efficace et rapide.

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Fantassins du GTIA Bison en protection d’un groupe d’ouverture d’itinéraire, lors de l’opération Bison scrum, dans le sud de Tagab, en Afghanistan. (Crédits : ADC J-R. Drahi / SIRPA Terre)

Les véhicules de transport et d'appui

Sur les théâtres d’opération, les troupes sont transportées au plus près des conflits. Les véhicules doivent donc être résistants, blindés, mobiles et capables de fournir un appui feu sur ordre. L’armée de Terre s’est donc dotée de véhicules performants et polyvalents.

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La nouvelle tenue montagne permet au soldat de choisir les composantes de sa tenue en fonction de sa mission. Deux coloris existeront : centre Europe pour les environnements montagne estivaux, et hiver pour les zones enneigées. (Crédits : SIRPA Terre)

L'équipement du combattant

Face à la diversité des théâtres et des missions, les forces terrestres doivent être capables de combattre dans tous types de milieux. L’armée de Terre reste ainsi à la pointe de l’innovation aussi bien sur terre que dans les airs, dans l’eau ou sur les montagnes.

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La jumelle infrarouge multifonctions longue portée intègre dans un équipement de multiples fonctions : télémètre laser, compas magnétique... (Crédits : ADC J-R. Drahi / SIRPA Terre)

Les moyens d'observation et de détection

Que ce soit pendant les phases d'observation, d'infiltration ou au moment de l'assaut, il faut pouvoir voir et détecter sur le champ de bataille. Vision thermique, pointeur laser, GPS et compas magnétique, intensification de lumière… les moyens dont disposent les soldats sont de plus en plus performants.

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Le simulateur aquatique de l'engin de franchissement de l'avant (EFA), à l'école du génie d'Angers, permet notamment d'acquérir les fondamentaux du pilotage de l'appareil dans toutes les conditions. Crédits : EG / D. Pean

Les systèmes de simulation

Le déploiement efficace des forces est rendu possible grâce au développement de systèmes de simulation perfectionnés qui permettent une appropriation plus rapide des équipement. De la formation en école à la préparation opérationnelle dans les camps d’entraînement, redécouvrez notre dossier sur la simulation opérationnelle. 

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 15:28

Tigre-HAD-tir-de-missile-air-sol-Hellfire.jpg

 

Le Tigre HAD a réussi son 1er tir de missile air-sol Hellfire le 7 juin 2012

au centre d’essais de l’île de Levant - Crédits : P. Gillis / GAMSTAT

 

15/06/2012 Armée de Terre

 

L'aviation légère de l'armée de Terre teste le prototype du Tigre version appui-destruction (HAD). Pendant huit semaines, cet hélicoptère va être évalué dans son environnement militaire en vue de proposer son adoption.

 

Depuis 2005, le Tigre fait partie des équipements de l'armée de Terre.

La version appui-protection (HAP) de cet hélicoptère a d'abord équipé l'école franco-allemande (EFA) du Cannet des Maures puis le 5e régiment d'hélicoptères de combats (5e RHC) et le  4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales (4e RHFS).

 

Les 37 appareils livrés à ce jour ont déjà prouvé leur efficacité, en journée comme de nuit, en Afghanistan et en Libye. Mais pour optimiser cette efficacité, le besoin opérationnel global sur ce type d'armes est de 40 Tigre HAP ainsi que 40 Tigre HAD.

 

L'aviation légère de l'armée de Terre (ALAT) se prépare donc à connaître une nouvelle évolution avec l'arrivée des premiers Tigre HAD dans ses unités à partir de fin 2012. Notamment pour reprendre les missions de destruction d'objectifs blindés, enterrés ou à forte valeur ajoutée. Mais avant, ils doivent être testés.

 

Un premier appareil a donc été mis à la disposition du groupement aéromobile de la section technique de l'armée de Terre (GAMSTAT) pour son évaluation technico opérationnelle (EVTO) d'une durée de huit semaines.

Pendant cette période, quatre campagnes de tirs vont être réalisées au centre d'essais de la direction générale de l'armement (DGA) sur l'île du Levant.

 

D'ailleurs, le 7 juin, devant une trentaine d'observateurs dont le général Pertuisel commandant l'ALAT, le Tigre HAD a réussi son premier tir opérationnel du missile air-sol Hellfire. Sa portée est de 8 km et le guidage par désignation laser.

 

A 11h59, un équipage mixte GAMSTAT/EFA composé du commandant Brunette (tireur) et du capitaine Espelding (pilote) a effectué ce tir à 4200 m. 15 secondes après son lancement, il a atteint sa cible. Une véritable réussite.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 08:17

Eurosatory 2012

 

14 juin 2012 Jérôme Saiz - securityvibes.fr

 

C’est un signe des temps. Le salon de l’armement Eurosatory s’est ouvert à la cyber-guerre le temps d’une journée de conférences.

 

Cette première édition du Cyberdef-Cybersec forum a rassemblé des experts (Nicolas Arpagian, directeur scientifique du programme Cyber Sécurité à l’INHES, Ardavan Amir-Aslani, avocat spécialiste des questions de droit public international, le professeur Thomas Rid, du département des Etudes de Guerre au Kings College de Londres), des militaires (dont le Lieutenant-Général Hernandez, patron du US Army Cyber Command ou le Contre-Amiral Coustillière, officier général chargé de Cyberdefense au Ministère de la Défense) et des industriels (EADS Cassidian et Thales Communication & Security).

 

Le programme de cette journée abordait les doctrines d’emploi de l’arme cyber, les considérations légales, les menaces et contre-mesures, ou encore le coût des attaques cyber, tant pour les Etats que les entreprises privées.

Sur ce dernier point, Sébastien Héon (EADS Cassidian) a parfaitement résumé la situation : la protection contre les risques cyber est encore trop souvent vue par les Directions Générales comme l’affaire du seul RSSI, alors qu’il s’agit d’une question de gouvernance qui dépasse le cadre de la SSI pour toucher à celui du risque d’entreprise. « C’est une question de risque, qui n’est pas le travail du RSSI mais celui des personnes chargées dans l’entreprise de chiffrer le risque et de le porter au bon niveau hiérarchique« , explique-t-il. Ainsi selon Sébastien Héon, si les Directions Générales n’accordent pas au risque cyber l’importance qu’il mérite c’est avant tout du à un mauvais positionnement de ce dernier. Qu’en pensez-vous ?

Petits arrangements entre Etats

Enfin, la palme du sujet le plus original revient à Maître Ardavan Amir-Aslani, qui posait la question du recours légal face à une cyber-agression entre Etats. Un exercice qui ne s’avère pas aussi évident qu’il n’y paraît et qui démontre combien la lutte cyber opère encore dans un flou juridique.

 

Le coeur de la question réside dans la définition précise de ce qui constitue une agression armée. Car de cette distinction dépendra la capacité de la victime à obtenir réparation ou justifier un éventuel acte d’auto-défense. La destruction physique d’un complexe industriel, même s’il n’implique aucune arme conventionnelle, est-il une agression armée ? (gageons que l’Iran suit cette réflexion de très près !)

 

Pour les Nations Unies, une attaque cyber est pour l’instant certes une agression, mais pas armée. Le recours à la légitime défense ne serait donc pas envisageable dans ces conditions.

 

Mais l’opinion internationale semble évoluer à ce sujet : tout récemment en Estonie les participants au quatrième International Conference on Cyber Conflict (CyCon, organisé par une branche de l’OTAN) semblaient tous d’accord pour considérer l’agression cyber comme une attaque armée. Et c’est d’ailleurs ce que les Etats-Unis professent déjà depuis quelques années en se réservant le droit de répondre à une attaque cyber par une frappe militaire conventionnelle. Il est fort probable qu’à l’avenir le reste du monde se range derrière la position américaine.

 

Du point de vue strictement juridique, Maître Amir-Aslani propose une réflexion en deux étapes : d’abord définir l’agression dans un cadre cyber : un accès non autorisé à un système informatique, avec modification de ce dernier, et le tout avec intention de nuire. Ensuite, de définir l’aspect « armé » de la chose. Et là, il s’intéresse plutôt aux conséquences qu’à l’outil. Ainsi, si la finalité est la destruction ou la neutralisation d’un site industriel, il s’agirait alors bien d’une attaque armée. En suivant un tel raisonnement il serait alors possible de faire une distinction entre un Stuxnet, à vocation destructrice, et un Flame, qui aussi sophistiqué soit-il relève de l’opération de renseignement (qui, une fois découverte, se règle généralement à l’amiable et en toute discrétion entre les services des pays concernés)

 

Si l’attaque armée est prouvée, encore reste-t-il à trouver un recours. Pour cela deux voies sont proposées : la Cour Internationale de Justice si les deux parties acceptent la juridiction de cette dernière, ou éventuellement le Conseil de Sécurité des Nations Unies (qui semble avoir lancé des réflexions sur la question cyber)

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:45

sagem-defense.jjpg

 

14/06/2012 par Cyril Altmeyer - zonebourse.com

 

La concurrence est de plus en plus rude sur les marchés à l'export dans le secteur de la défense, les clients des pays émergents assistant à une ruée des industriels occidentaux confrontés à une baisse des budgets sur leurs propres marchés, a déclaré jeudi à Reuters Philippe Petitcolin, PDG de Sagem, la branche défense de Safran.

 

Sagem vise deux milliards d'euros de chiffre d'affaires à moyen terme contre 1,264 milliard en 2011, en accroissant la part de ses ventes réalisée à l'export, qui atteint aujourd'hui 60%, a-t-il expliqué en marge du salon de l'armement Eurosatory qui se tient à Villepinte, près de Paris, jusqu'à vendredi.

 

Pour y parvenir, Sagem est en train d'ouvrir des filiales en Inde et en Australie ainsi qu'un bureau en Algérie tout en lançant une coentreprise en Russie avec deux partenaires locaux, et il vient d'acquérir une PME au Brésil.

 

"Arriver en grand conquérant (...) en disant : "J'ai tel produit, il est bon pour vous", c'est fini", a-t-il observé, faisant référence aux produits clé-en-main qu'acceptaient auparavant les clients des pays émergents.

 

"Ces pays font monter les enchères. Ils savent très bien que les investissements dans les pays occidentaux sont en baisse et ils sont très sollicités par l'ensemble des concurrents du marché, tant américains qu'européens", a-t-il ajouté.

 

Il a dit comprendre la demande croissante des "marchés nouveaux" en créations d'emplois locaux et en transferts de technologie, même s'il préfère parler de codéveloppement.

 

En Inde, la filiale locale de Sagem visera à assurer la maintenance des produits qu'il vend sur place dans l'optronique (une technologie mêlant optique et électronique qui facilite notamment la vision de nuit) et la navigation inertielle (qui permet à un avion de se guider automatiquement).

 

Il envisage, à terme, de créer une coentreprise avec un partenaire indien.

 

ÊTRE HIGH-TECH OU MOURIR

 

Au Brésil, l'acquisition annoncée mercredi d'Optovac Mecânica e Optoeletrônica, qui fabrique des jumelles portables facilitant la vision nocturne, permettra à Sagem de se positionner dans l'avionique et sur les appels d'offres à venir pour la sécurisation des frontières du pays.

 

Pour Philippe Petitcolin, les groupes de défense qui ne possèdent pas les meilleures technologies du monde seront menacés d'extinction.

 

"A une époque, il suffisait d'être bon et on vivait. Aujourd'hui, il faut être très bon et demain il faudra être excellent", a-t-il observé, soulignant que la baisse des budgets de défense occidentaux allait se poursuivre.

 

Pour se renforcer à l'export, Safran et Thales sont en train de démarrer leur coentreprise à parité (qui n'a pas encore de nom), dont le but est de répondre en commun à des appels d'offres dans l'optronique.

 

Philippe Petitcolin a fait également état de "plusieurs prospects" à l'export pour son drone Patroller, développé sur fonds propres, et destiné des missions de défense et de sécurité, comme la vérification des incendies et des frontières.

 

"J'aimerais bien que la France le regarde d'un peu plus près", a-t-il glissé, citant notamment le drone intérimaire dont a besoin l'armée française pour remplacer les Harfang d'EADS en attendant la prochaine génération prévue à l'horizon 2020.

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:05

Sperwer MK II & Robonic Catapult Photo Sagem

 

14.06.2012 Armée de terre

 

Que ce soit pendant les phases d'observation, d'infiltration ou au moment de l'assaut, il est indispensable de pouvoir voir et détecter sur le champ de bataille. Vision thermique, télémètre, pointeur laser, GPS et compas magnétique, intensification de lumière… les moyens d’observation et de détection dont dispose l’armée de Terre sont de plus en plus performants.

Sur l’homme : les jumelles 

LA JIM LR : Jumelle infrarouge multifonctions longue portée

La jumelle infrarouge multifonctions longue portée intègre dans un équipement de multiples fonctions : télémètre laser, compas magnétique... (Crédits : ADC J-R. Drahi / SIRPA Terre)

Compacte et légère, la JIM LR intègre dans un seul équipement de multiples fonctions : vision thermique, télémètre, pointeur laser, GPS et compas magnétique. Elle est intégrée au système d’arme Félin. Son interface homme-machine de dernière génération permet d’échanger de nombreuses informations, telles que des images, des cibles désignées et du renseignement.

LA MINIE-D : Jumelle de vision nocturne avec interface vidéo

La MINIE-D est une jumelle de vision nocturne à intensification de lumière. Compacte, légère et performante, elle offre au fantassin de nouvelles fonctionnalités. L’intégration d’un affichage vidéo permet la visée déportée à partir d’une caméra placée sur l’arme. Le tireur peut ainsi rester protégé et bénéficier d’une image fusionnée « intensification de lumière + infrarouge » grâce à la caméra thermique connectable sur la jumelle. Elle se porte plus près du visage que l’OB 70 et sa masse réduite permet un port longue durée sans fatigue.

Dans le ciel : les drones

Le DRAC : Drone de reconnaissance au contact

Lancement du drone de reconnaissance au contact (DRAC). Il pourra atteindre la vitesse de 90 km/h, à une altitude maximale de 3000 m (en général, de 100 m à 300 m).

Ce moyen d’observation permet de collecter des informations, de jour comme de nuit, en temps réel, sur une profondeur d’une dizaine de kilomètres. Facile d’emploi et de mise en œuvre, léger et peu encombrant, d’une autonomie de plus d’une heure, ce drone permet de réaliser les missions avec une grande souplesse.

Il est mis en œuvre par une équipe de deux hommes, le vol et l’atterrissage se faisant en mode autonome.

Le SDTI : Système de drone tactique intérimaire

Catapultage d’un SDTI du 61e RA, lors de l’exercice Toll, à Canjuers en mai 2011. (Crédits : ADJ M. Klein / SIRPA Terre)

Le SDTI est un système de recherche du renseignement, de surveillance et d’acquisition d’objectifs en temps réel. Il agit par reconnaissance vidéo, de jour comme de nuit, à partir de drones de courte portée évoluant à basse altitude et à vitesse moyenne. Grâce à sa grande précision, il constitue un excellent moyen d’observation et est également utilisé pour effectuer des tirs de réglage d’artillerie.

Le DROGEN : Drone du génie

La capacité d’observation aérienne du Drogen permettra par exemple de déceler un éventuel insurgé, qui serait posté pour déclencher à distance un engin explosif improvisé. (Crédits : STAT)

Le DROGEN permet d’accroître encore la capacité de renseignement des DOIP (détachement d’ouverture d’itinéraires piégés). Le commandant Guillaume le Dortz, de la STAT, explique la nécessité de ce drone : « Sa capacité d’observation aérienne permettra par exemple de déceler un éventuel insurgé, qui serait posté pour déclencher à distance un EEI. Les DOIP pourront donc progresser en plus grande sécurité, grâce à ce nouveau matériel, moderne et performant. » 

 

DRONES

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 07:00

Un soldat du 1er RI, équipés du système FÉLIN sur le ch

 

14.06.2012 Armée de terre

 

Face à la diversité de leurs missions, les forces terrestres doivent être capables de combattre dans tous types de milieux. Aussi bien sur terre que dans les airs, dans l’eau ou sur les montagnes.

Le combattant FELIN

Les soldats du 1erRI, équipés du système FELIN, s’exercent au tir sur le champ de tir de leur FOB (base opérationnelle avancée), en Surobi, en Afghanistan. (Crédits : ADC G. Gesquière/SIRPA Terre)

Le système d’armes FELIN (fantassin à équipements et liaisons intégrés) améliore l’équipement du combattant débarqué.

Objectif : rendre les soldats plus efficaces et moins vulnérables.

Les évolutions se sont portées sur 5 capacités principales : l’armement, la protection, la communication, l’autonomie et la mobilité.

En particulier : le système de tir déporté du FAMAS permet au combattant de détecter et de viser un ennemi en toute sécurité. Sur l’arme se trouve aussi une interface homme-machine, qui permet au soldat de commander le reste des fonctions de son équipement FELIN.

Du côté des moyens de communications aussi, il y a du changement : le bandeau communicant individuel permet une liaison radio par ostéophonie (transmission des sons par vibration des os du crâne), ce qui permet aux soldats de communiquer de manière très discrète.

Le parachutiste

Compatible avec le système FELIN, l'ensemble de parachutage du combattant (EPC) est un parachute moderne et adapté au largage de masse, de jour comme de nuit, en opération. Il permet de mettre à terre des fantassins plus lourdement équipés (un parachutiste de 90 kg emportant une charge tactique de 50 kg), à une hauteur de largage plus réduite (de 80 à 200 m), et limite au maximum les risques de « percuter la planète ». Très efficace, il répond ainsi aux nouveaux besoin de l'armée de Terre.

Le plongeur de combat

Le FROGS (full range oxygen gas system) est utilisé lors de missions d’infiltration. La totalité de l’air expiré par les poumons est récupéré et recyclé en oxygène. Le CO2 rejetté est recyclé grâce à une cartouche de chaux. Le combattant ne fait pas de bulles dans l’eau et passe ainsi inaperçu. Construit en matériaux composites et plastiques, l’appareil n’est pas magnétique et ne déclenche pas les mines.

Le lieutenant Nadège Huart, chef du détachement des plongeurs de combat du 19erégiment du génie, décrit son équipement :

« En ambiance tactique, les plongeurs portent plus de 30 kilos de matériel. On commence par s’équiper d’un gilet qui permet d’être lesté. Le FROGS, recouvert par un filet de camouflage, vient se positionner ensuite, sur le ventre ou le dos. Accrochés à la veste, se trouvent une petite bouteille d’air, un tuba, une petite lampe, un profondimètre et une lampe à éclat pour se signaler. Au niveau de l’armement, nous avons un poignard sur la jambe, un pistolet automatique (PA) et un Famas dans le dos. Nous portons aussi un sac imperméable où se trouve un treillis de rechange et des kits de survie. Nous nageons palmes aux pieds. »

Le combattant des montagnes

Pour le militaire évoluant en montagne, le concept du « multi-couches » est adopté : le soldat choisit les composantes de sa tenue en fonction de sa mission et des conditions rencontrées.

Il existe 4 niveaux d’effets vestimentaires :

  • le sous-vêtement technique « respirant », qui permet d’évacuer au mieux la transpiration lors de l’effort physique.
  • la couche « thermique », destinée à lutter efficacement contre le froid, notamment lors de phases statiques.
  • la couche de combat : un treillis léger et résistant, qui permet de transporter le petit matériel nécessaire.
  • et la couche « intempérie », qui protège contre le vent, la pluie ou la neige.

La tenue montagne sera déclinée en 2 coloris : la tenue montagne été (camouflage Centre Europe), et la tenue montagne hiver, destinée aux zones enneigées.

Cette tenue commencera à arriver dans les régiments de montagne dès fin 2012.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 10:33

attacs.jpg

 

12.06.2012 par  Guillaume Belan (FOB)

 

La simulation et l’environnement virtuel sont un des thèmes phares du salon Eurosatory 2012. Facteurs d’économie (à munition virtuelle, prix virtuel!) et de bonne préparation des forces, les solutions fleurissent cette année sur les stands des industriels. Et c’est assez naturellement que le constructeur européen de missiles MBDA propose une solution adaptée à ses produits. Baptisé ATTACS (Advanced Tactical Training Architecture for Combat System), cet outil de simulation est destiné à l’entraînement tactique des forces.

 

Développé en coopération avec la DGA (Direction Générale de l’Armement) et l’Armée de Terre française dont la STAT (Section Technique de l’Armée de Terre), ATTACS est donc une plateforme de simulation, destinée à instruire et à entrainer les forces terrestres au déploiement et à la conduite des feux (Milan, Eryx… et demain MMP : missile moyenne portée), dans un environnement synthétique réaliste. Le projet prend place dans le programme d’ensemble de transformation de l’armée de terre Scorpion.

 

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Selon le communiqué de l’industriel européen, les unités, allant de l’équipe de combat à la compagnie, ont la capacité d’évoluer sur des représentations de terrains imaginés ou réels représentant des zones d’engagement. Et ATTACS reproduit fidèlement l’environnement (emploi et effets des armes) et offre un moyen d’évaluation des dispositifs et de la coordination des feux.

 

Simple d’utilisation, le système d’exploitation de type « plug and play » permet par ailleurs de pouvoir le déployer sur le terrain en opérations et de l’utiliser au plus proche de l’action.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 10:25

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11.06.2012 par  Guillaume Belan (FOB)

 

Le VAB demeure en Afghanistan le principal véhicule utilisé par les français, dont la dernière version « Ultima » est déployée pour assurer la sécurité des forces et des convois logistiques au moment du délicat retrait français.

 

Une des plus dangereuse menaces pour les  unités terrestres demeure la prolifération des lance-roquettes RPG. Dans le cadre des « urgences opérationnelles », lancées par la Direction générale de l’armement (DGA), Renault Trucks Defense a intégré une protection RPG pour protéger les Véhicule de l’Avant Blindé (VAB) contre les charges creuses des lance-roquettes antichar.

 

En moins de 10 mois les premiers kits ont été livrés à l’armée de terre. La solution retenue, développée par Amefo, combine, selon le communiqué de RTD « à la fois le meilleur niveau de protection de l’équipage et la meilleure intégration sur le véhicule (accès aux trappes d’entrée, accès aux matériels fixés sur les flancs, etc.), sans pour autant réduire la mobilité (contrainte réduite sur le gabarit, poids, etc.). Chaque solution a été testée avec des tirs réels et le système proposé par Amefo et intégré par RTD offre un niveau de protection optimale à l’équipage. »

 

Cette « urgence ops » comprend également des aménagements complémentaires pour améliorer la sécurité de l’équipage : les passagers de ces VAB sont ainsi équipés de sièges anti-mines réalisés par Nexter et des plaques de blindage ont été rapportées pour protéger les tireurs situés à l’arrière.

 

400 VAB engagés en opération sont concernés par ces mesures d’urgence.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 10:13

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11/06/2012 DGA

 

La Direction générale de l’armement (DGA) présente à Eurosatory le robot terrestre MINIROGEN (Mini robot pour le génie), destiné aux équipes du génie de l’armée de terre pour l’ouverture d’itinéraires susceptibles d’être piégés.

 

Les dix premiers robots viennent d’être livrés, sur un total de trente exemplaires commandés en urgence opérations fin décembre 2011 par la DGA auprès de la société française ECA Robotics.

 

MINIROGEN vise à sécuriser les opérations des sapeurs à la recherche d’éventuels engins explosifs improvisés. Piloté à distance, ce petit robot terrestre permet de protéger l’opérateur de la menace pendant les phases d’inspection des objets suspects ou des caches potentielles. Sa faible masse (environ 6 kg) et ses dimensions réduites permettent à MINIROGEN d’inspecter des endroits difficilement accessibles, tels des buses d’évacuation d’eau ou le dessous d’un véhicule.

 

La DGA investit depuis plusieurs années dans le domaine de la robotique  accompagnant ainsi le développement industriel de technologies adaptées. Elle dispose aujourd’hui à travers le centre DGA techniques terrestres, implanté à Bourges, des spécialistes aptes à spécifier et qualifier ce type d'équipement.

 

Le robot MINIROGEN est en démonstration sur l’espace institutionnel Défense, stand F396, pendant Eurosatory 2012.

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 09:58

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14 juin 2012 Par  Hassan Meddah – USINE NOUVELLE

 

Philippe Petitcolin, président de la filiale du groupe Safran, a précisé que si le succès commercial n’était pas au rendez-vous d’ici à un an, Sagem pourrait sortir du marché des drones et abandonner le développement de son dernier appareil, le Patroller.

 

Lors des guerres, les drones s'avèrent d'une aide précieuse mais paradoxalement, il se vend peu de ces machines sans pilote. Pour preuve, les constructeurs même les plus expérimentés, subissent de plein fouet la mévente de leurs solutions. Sagem (1,2 milliards d'euros de chiffre d’affaires pour environ 7000 salariés), qui développe essentiellement sur fonds propres le Patroller, un nouveau drone en présentation au salon de la defense Eurosatory, traverse une passe délicate. "Si dans les 12 mois qui viennent, nous ne sommes pas capables de remporter un nouveau marché, il faudra vraiment se poser la question pour savoir si l'on reste ou pas", reconnaît Philippe Petitcolin, le patron de Sagem.

 

Plus que la concurrence, Sagem est victime de la baisse des budgets de défense. Les armées reconnaissent l'intérêt de ses solutions mais n'ont pas les crédits pour s'équiper. Or Safran est l'un des constructeurs de drones tactiques le plus expérimenté dans le domaine. Son précédent drone, le Sperwer a été vendu à environ 120 unités auprès de six états dans le début des années 2000 : la France, les Pays-Bas, le Canada, la Suède, le Danemark et la Grèce. Un chiffre significatif pour ce genre d'équipements. Les trois premiers l'ont exploité ou l'exploitent encore en Afghanistan.

 

Patroller


Sagem mise donc ces derniers espoirs sur le Patroller, un drone plus grand, capable de voler plus longtemps et d'embarquer encore plus de charges électroniques. "C'est une drone que nous proposons à plusieurs clients potentiels. Si on décroche un succès d'ici les douze prochains mois, on sera ravi. Dans le cas contraire, on ne pourra continuer éternellement à proposer des produits que le marché ne veut pas", explique Philippe Petitcolin.

 

En cas d'échec, Sagem sera contraint d'abandonner son modèle ambitieux de développer de A à Z ses drones alors que ses concurrents comme Dassault Aviation et EADS s'appuient sur la cellule de partenaires étrangers, comme l'israélien IAI. Sagem se concentrerait alors sur ce qui fait sa force: la chaine image du drone, c'est à dire l'ensemble des équipements électroniques et optiques qui permettent la prise d'image, son traitement et son analyse. Avec la baisse des budgets des armées, l'heure des choix a sonné pour les industriels de la défense.

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