Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 08:00

armee de l air

 

08/06/2012 armée de l'air

 

Du 14 au 25 mai 2012, le quartier général du corps de réaction rapide – France (QG CRR-Fr) a organisé et conduit l’exercice Comprehensive Citadel 2012 dans la citadelle de Lille. Il s’agit d’un exercice de commandement interarmées et multinational. Son succès reposait sur les capacités du QG CRR-Fr à planifier les opérations et à assurer la liaison ainsi que la coordination.

 

Parmi les 600 militaires, de 14 nationalités différentes, rassemblés pour l’occasion, dix aviateurs représentaient l’armée de l’air. Le rôle des forces aériennes consistait essentiellement à assurer le support du corps terrestre avec des moyens de renseignement, de transport et d’évacuation sanitaire. De plus,  des avions de chasse en alerte devaient assurer un éventuel Dynamic CAS (appui aérien rapproché d’opportunité) ou un Show Of Force (passage d’avions de chasse à très basse altitude).

 

«Les cinq aviateurs affectés en permanence au CRR ont été renforcés pour l’exercice par cinq autres, précise le lieutenant-colonel Christophe Duclaux, chef de l’AOCC (Air Operation Command Center – centre de commandement des opérations aériennes) du CRR-Fr. Pendant cet exercice, la représentation «Air» a parfaitement rempli son rôle en étant en mesure de répondre aux demandes formulées.»

Partager cet article

Repost0
9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 07:55

2012mbst102_001_158_marine_nationale_sabine_boudard.jpg

 

08/06/2012 Marine nationale

 

Le 8 juin 2012 à 11 heures, a eu lieu dans la base navale de Brest, le transfert de l’hélicoptère Super Frelon numéro de série 134 sur son emplacement définitif face à la porte Tourville.

 

Arrivé par barge depuis la base d’aéronautique navale de Lanvéoc-Poulmic, le Super Frelon a été gruté puis poussé jusqu’à son nouveau « pod ». Cette opération marque symboliquement la fin d’un hélicoptère mythique,  dont un exemplaire a accompli son dernier vol le 6 mai 2010 à destination du musée de l’aéronautique navale de Rochefort.

 

2012mbst102_001_012_marine_nationale_sabine_boudard.jpg

 

Elle clôt ainsi quarante ans de bons et loyaux services, au sein de la flottille 32Fde la BAN de Lanvéoc, quarante années durant lesquelles près de 2150 vies ont été sauvées grâce à cet appareil et à l’habileté de ses équipages.

 

Cet hélicoptère est aujourd’hui offert à la curiosité des visiteurs qui se presseront en nombre à l’occasion des Tonnerres de Brest 2012 du 13 au 19 juillet. Il sera désormais pris en charge par le bureau « patrimoine » de la préfecture maritime de l’Atlantique et les services de la base navale de Brest.

Partager cet article

Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:42

Telemos-Bourget-2011 source info-aviation

 

07 juin 2012 Par PAR HASSAN MEDDAH - L'Usine Nouvelle n° 3289

 

Le nouveau pouvoir, qui conçoit l'industrie de défense à l'échelle européenne, veut réduire l'influence de l'avionneur.

 

Les militaires le savent bien : une cible peut en cacher une autre. Le Heron TP, ce drone d'observation israélien qui devait être adapté aux besoins des troupes françaises, a du plomb dans l'aile. Moins de quinze jours après sa prise de fonction, le nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a en effet décidé de remettre à plat la stratégie nationale en matière de drones. Alors que le salon de la défense et de la sécurité terrestres, Eurosatory, va ouvrir ses portes, reste à savoir si la cible était seulement l'appareil sans pilote ou l'industriel chargé de le « franciser » : Dassault Aviation. Depuis le 11 mars, date du discours de François Hollande sur la défense nationale, il est clair que le nouveau Président veut réduire l'influence grandissante de l'avionneur. Un expert du secteur estime que le groupe industriel, à travers le Rafale et ses participations dans Thales et DCNS, absorberait près de 50% des crédits d'équipements de la défense. « L'État est plus dépendant de Dassault que l'inverse », confie-t-il.

 

Plusieurs scénarios


Pour le fabricant du Rafale, l'alternance politique sonne comme un changement brutal. Au-delà de l'aéronautique de combat, Dassault avait pris une nouvelle dimension grâce au soutien appuyé de Nicolas Sarkozy. En 2009, l'ancien chef de l'État lui avait permis de monter à 26% dans le capital de Thales (67 000 salariés, 13 milliards d'euros de chiffre d'affaires). Depuis, le groupe dirigé par Luc Vigneron s'impose comme le pivot de cette industrie : il a acquis 35% du capital du constructeur de frégates et de sous-marins DCNS et a entamé des négociations avec le fabricant de blindés Nexter.

 

Difficile de dire quelle ampleur prendra la redistribution des cartes entre les acteurs du secteur, tant le projet industriel du nouveau pouvoir reste imprécis. Devant de telles incertitudes, les états-majors des industriels concernés envisagent tous les scénarios. La rupture du pacte d'actionnaires qui lie l'État et Dassault au sein de Thales? Une option sûrement trop coûteuse pour l'État en ces temps de disette publique. Selon certaines sources, Dassault serait en droit de réclamer un dédommagement de l'ordre de 2 milliards d'euros ! Chez EADS, le rival écarté par l'État dans le contrôle de Thales, on n'exclut pourtant pas l'idée de récupérer le groupe d'électronique de défense. D'autres imaginent même Dassault contraint à se séparer ses activités d'aviation commerciale et de défense. Hypothèse plus qu'improbable tant les deux activités sont liées, partageant les mêmes usines et bureaux d'études.

 

La réalité sera sans doute moins violente, les marges de manoeuvre de l'État étant réduites. « Quand l'argent public manque, cela limite les ambitions d'une nouvelle politique industrielle. Il faudra redéfinir des priorités », explique Jean-Pierre Maulny, le directeur adjoint de l'Iris, l'institut de relations internationales et stratégiques. Le gouvernement devra également veiller à ne pas déstabiliser une industrie qui compte 165 000 emplois fortement qualifiés et peu délocalisables, et qui est largement exportatrice, tandis que le chômage continue de grimper dans le pays. « L'emploi sera pris en compte dans toutes les réflexions. D'autant que le parti politique majoritaire est à la tête de la plupart des régions », remarque un observateur.

 

À plus long terme, la position de Dassault dans le programme industriel de défense français, désormais pensé à l'échelon européen, reste délicate. « Plus on avance, plus l'Europe de la défense devient une nécessité. La France prendra des initiatives », indique Jean-Yves Le Drian. Or le groupe n'a pas la réputation d'être très euro-compatible. « Par nature, Dassault est opposé aux coopérations européennes. Dans le cas du démonstrateur de drone de combat Neuron, il dirige et les autres partenaires industriels sont réduits au rôle de sous-traitants. Un tel schéma n'est pas acceptable pour un programme européen d'envergure », explique Jean-Pierre Maulny. Mais Dassault estime que son modèle est le seul qui marche. Charles Edelstenne, son PDG, ne manque jamais de rappeler les écueils rencontrés par les programmes de défense multi-pays, où chaque contributeur souhaite récupérer sa mise en termes d'emplois et de charge de travail au détriment de la logique industrielle. Les déboires du Typhoon d'Eurofighter, l'avion de combat européen, ou de l'avion de transport militaire A 400M - qui avait failli être abandonné en raison de retards et de surcoûts chiffrés en milliards d'euros - lui ont donné raison.

 

Le ministre de la Défense devra donc trancher sur le futur rôle assigné à Dassault. Il lancera, à la fin du mois, un livre blanc sur la défense et la sécurité nationale. Ses conclusions seront déterminantes pour l'avenir du fabricant du Rafale.

 

 


DASSAULT, UN ACTEUR INCONTOURNABLE...

CHARLES EDELSTENNE, PDG de Dassault Aviation

 

Il sera un interlocuteur clé du nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian. L'État et le groupe familial (11 500 salariés, 3,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires) sont d'ailleurs liés par un pacte d'actionnaires au sein du capital de Thales. Même si les ventes de Rafale (11 appareils livrés par an aux armées françaises) pèsent trois fois moins que ses ventes d'avions d'affaires dans ses résultats, le groupe a démultiplié son influence dans le secteur de la défense depuis la prise de contrôle, en 2009, de Thales (67 000 salariés, 13 milliards d'euros). Le groupe dirigé par Luc Vigneron s'impose en effet comme le pivot de cette industrie : fin 2011, il a grimpé à hauteur de 35 % dans le capital de DCNS, le fabricant de sous-marins nucléaires et de frégates, et négocie une entrée au capital du fabricant de blindés Nexter. Selon un expert, la moitié des crédits d'équipements militaires de l'État serait ainsi directement ou indirectement affectée au groupe Dassault.


... AU CENTRE D'UN MECCANO COMPLEXE

JEAN-YVES LE DRIAN, ministre de la Défense

 

Il veut réduire l'influence de Dassault Aviation, démultipliée depuis son entrée au capital de Thales. Mais briser le pacte d'actionnaires entre l'État et l'avionneur au sein de l'électronicien coûterait cher, jusqu'à 2 milliards d'euros. Et les caisses de l'État sont vides. LAURENT COLLET-BILLON, délégué général pour l'armement Il est chargé d'affecter les crédits militaires auprès des industriels (10,7 milliards d'euros en 2011). De quoi peser sur les stratégies et inciter à des rapprochements. LUC VIGNERON, PDG de Thales Il sait que son groupe est le point de passage obligé d'une consolidation de l'industrie française de défense. Il fait l'objet de toutes les convoitises. L'État est à la fois son premier client et son premier actionnaire (27,1%). TOM ENDERS, président d'EADS Le groupe fut écarté pour le contrôle de Thales. Sa branche sécurité et défense, Cassidian, n'a pas la taille critique en Europe. Malgré ses 46 % au capital de Dassault, il est réduit au rôle de « sleeping partner ».


LES DOSSIERS À RELANCER

  • Un EADS du naval Ce serpent de mer refait surface. Les constructeurs navals français DCNS et allemand TKMS se livrent aujourd'hui une guerre commerciale fatricide. Cependant, un rapprochement nécessiterait de faire des sacrifices, car les doublons sont nombreux (frégates, sous-marins, corvettes).
  • Un MBDA renforcé Le fabricant de missiles européens pourrait élargir son périmètre en récupérant des activités de ses principaux partenaires : celle des autodirecteurs (système de guidage et de détection) de Thales et de Safran, ainsi que des technologies de propulsion balistique chez Astrium.
  • Des blindés européens La filière industrielle européenne est trop émiettée. Trois acteurs en France (Nexter, Renault Trucks Défense, Panhard), deux en Allemagne (Krauss-Maffei, Rheinmetall), sans compter les actifs de l'anglais BAE Systems et de l'italien Finmeccanica. De nouveaux programmes pourraient favoriser des alliances.

CHRISTIAN MONS, président du Gicat, le groupement des industries françaises de défense terrestre

« Les participations de l'État freinent la consolidation »


Les budgets de défense sont très contraints. Comment cela se traduit-il pour les industriels du Gicat ? Depuis deux ou trois ans, le niveau de commandes en Europe est bas. On est à un niveau d'étiage. En France, l'objectif de consacrer 20 % des crédits d'équipements à l'armée de terre, près de 2 milliards d'euros par an, n'est pas atteint. Les investissements n'atteignent que 1,9 % du PIB, contre environ 10 % en Chine ou en Inde, et près de 5 % aux États-Unis. C'est insuffisant pour maintenir notre rôle de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Les exportations compensent-elles cette situation ? La France reste fortement exportatrice de technologies militaires. Pour rester compétitif à l'étranger, il faut soutenir l'effort technologique. Pour le terrestre, en trois ans, les investissements en R et D amont sont passés de 100 à 50 millions d'euros. Des programmes comme la propulsion hybride sont décalés faute de moyens. Des bureaux d'études sont menacés. Or il faut vingt ans pour reconstituer une expertise technologique ! La consolidation à l'échelle européenne est-elle une solution ? Ces consolidations offrent des opportunités, mais il existe des obstacles. Sur le segment des véhicules blindés, il faudrait procéder à une consolidation des acteurs français Panhard, Nexter et Renault Trucks Défense. Le lancement de grands programmes comme celui du véhicule blindé multirôle peut servir de catalyseur. La participation de l'État dans les entreprises de défense est un autre obstacle. Jamais les groupes allemands [Rheinmetall et Krauss Maffei, ndlr], attachés à leur statut d'entreprises privées, ne voudront investir dans les entreprises publiques.

Partager cet article

Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 15:32

Eurosatory 2012

 

 

08.06.2012 DICoD

 

Organisé tous les deux ans, le salon international Eurosatory se tiendra du 11 au 15 juin 2012. Ce salon, réservé aux professionnels et situé au parc des expositions de Paris Nord - Villepinte, est organisé autour du thème « Défense et Sécurité terrestres ». Pour cette édition, 437 exposants français seront présents, sur les quelques 1 430 en provenance de 54 pays.

 

espace-institutionnel-defense.jpg

 

Le ministère de la Défense animera l’Espace institutionnel Défense sur une surface de plus de 1 700 m²,  pour former avec le Pavillon Défense un important pôle Défense, destiné à accueillir les délégations officielles étrangères. Les savoir-faire de l ’armée de Terre dans les domaines terrestres et aéroterrestres ainsi que ceux de la  Direction générale pour l’armement (DGA) seront ainsi mis en valeur. Tout au long de la semaine, des démonstrations seront effectuées, traduisant la cohérence de l’interarmées et la complémentarité des actions conduites par l’ Etat-major des armées, l’ armée de l’Air, la Marine nationale, le Service de santé des armées et le Service industriel de l’aéronautique.

 

L’Espace institutionnel Défense, dans le Hall 5. Cet espace sera composé de différents pôles présentés en ambiance opérationnelle où les visiteurs pourront assister à des démonstrations, par exemple à l’ouverture d’un itinéraire piégé et à l’intervention d’un groupe FELIN. Le public y verra ainsi les équipements et matériels en dotations déployés sur les théâtres d’opérations extérieures. Une large place sera également accordée aux nouvelles technologies et à la préparation du futur, avec des innovations présentées par les ingénieurs et techniciens du ministère, comme le mini-robot MINIROGEN ou le plasma lyophilisé (PLYO), première mondiale dans ce domaine pour la médecine opérationnelle.

 

Un compte sur Twitter: @combatprovenFR permettra de découvrir et de suivre le déroulement des principales animations en temps réel.

Partager cet article

Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 07:30
L'armée de terre face à la crise

4 juin 2012 par Michel Goya - lavoiedelepee.blogspot.fr

 

Retranscription d'un article paru dans La lettre de l'Irsem n°5-2012.

 

L’armée de terre française, comme toutes les organisations militaires, est soumise à la double tension entre les ressources que la nation est prête à lui accorder et les besoins stratégiques de celle-ci, les arbitrages étant effectués par les institutions politico-militaires. Comme après les deux conflits mondiaux, la « paix de 1991 » a été l’occasion d’une transformation radicale de ces interactions avec à la fois une limitation immédiate des crédits alloués aux armées et le début d’une ère d’interventions au loin pour gérer les conséquences de cette nouvelle organisation du monde.

 

Pour les forces terrestres, l’adaptation du modèle de forces au nouveau contexte a surtout consisté à rendre projetable le corps de bataille issu de la Seconde Guerre mondiale par quelques innovations de structure mais surtout une transformation sociologique et culturelle avec la professionnalisation complète de la composante active et l’adoption des valeurs « nomades » des anciennes troupes d’intervention.

 

Pendant vingt ans, les forces françaises, et particulièrement les forces terrestres, ont ainsi soutenu une  « guerre mondiale en miettes » faite de l’accumulation de multiples tours de quelques mois sur des théâtres d’opérations répartis sur l’ensemble du monde. Ce cycle semble désormais toucher à sa fin à la suite de nouvelles évolutions à la fois du contexte international, de la vision politique de l’emploi des forces et de la situation économique de la nation, imposant immanquablement une redéfinition du modèle.

 

La fin de la guerre mondiale en miettes ?

 

Avec la réduction de l’engagement dans les Balkans, en Afrique sub-saharienne, au Liban et surtout en Afghanistan, l’engagement extérieur va atteindre en 2013 son plus bas niveau historique avec une prévision de moins de 5 000 hommes engagés, laissant cette armée désormais « nomade » dans le trouble. Le rétrécissement attendu des conditions préalables à l’action, qu’elles soient diplomatiques (mandat du Conseil de sécurité des Nations-Unies) ou matérielles (aide américaine), ne laissent pas prévoir d’extension de l’engagement dans les années à venir, sauf surprise stratégique ou retour à l’action unilatérale.

 

Le bilan de l’efficacité des forces terrestres durant ce cycle pose également question. Le système centralisé de la Ve République offre l’avantage de permettre l’engagement rapide des forces mais il expose aussi directement le Président de la République aux résultats de l’action militaire. Il s’ensuit une tentation très forte de l’intrusion politique afin de réduire les risques politiques à court terme, souvent associés aux pertes humaines. Lorsque le chef des armées cède à cette tentation cela se traduit invariablement par des contraintes qui réduisent l’efficacité tactique et donc au bout du compte finissent par induire des pertes humaines qui elles-mêmes justifient une plus grande intrusion. Comme ces pertes sont presque entièrement le fait de l’engagement au sol, le point extrême de cette logique est son remplacement par des actions à distance et/ou indirectes dont l’armée de terre serait largement exclue. Cette logique est confortée par le contraste entre l’engagement en Afghanistan avec ses 710 soldats français tués ou blessés gravement et l’engagement en Libye réalisé sans perte, mais aussi par la tendance générale de nos alliés, américains en premier lieu.

 

La troisième contrainte est évidemment budgétaire. Après une professionnalisation qui a conduit, à masse salariale constante, à réduire les effectifs de l’armée de terre des deux tiers, la réforme en cours depuis 2008 a tenté de résoudre le problème de financement des programmes d’équipement. La solution choisie a été de réduire encore les effectifs, d’un sixième cette fois, en s’efforçant de ne pas affecter directement les unités de combat. Cette réforme n’est pas encore achevée qu’elle trouve déjà ses limites. Il reste encore plus de 5 000 postes à détruire sans que l’on sache désormais où les trouver hors des unités de combat. C’est dans cette situation de vulnérabilité que se profile un nouveau train de réformes.

 

Des capacités d’adaptation limitées

 

Pour faire face à cette crise, le processus d’innovation de l’armée de terre souffre de plusieurs freins. Les régiments sont incités à innover lorsqu’ils sont confrontés à des défis opérationnels nouveaux et dangereux. Cette innovation est normalement facilitée par la variété d’origine, d’expériences et de compétences des hommes et des femmes qui composent l’unité, de l’incitation à innover par les chefs mais aussi des ressources en temps et en moyens qui leur sont données pour expérimenter et capitaliser. Dépossédés progressivement de leurs ressources autonomes pour cause de rationalisation économique et toujours très sollicités, les régiments de l’armée de terre s’éloignent de cet idéal-type pour compter surtout sur la simple accumulation informelle d’expérience. Cela les rend vulnérables à un changement soudain de contexte d’emploi.

 

Cette rigidification croissante n’est compensée qu’en partie par une centralisation des moyens d’entraînement qui sont aussi des espaces d’expérimentations et par un processus montant de retour d’expérience mais qui souffre encore des tiraillements entre différents organismes comme les écoles de spécialités, le Centre de doctrine d’emploi des forces, le commandement de la force terrestre et différents bureaux de l’Etat-major de l’armée de terre. Le processus non-institutionnel, fait d’écrits libres de la part du personnel de l’armée de terre, se développe mais souffre d’incitations contradictoires et du manque d’espaces d’expression. La difficulté institutionnelle à conceptualiser est renforcée par la centralisation interarmées, et le consensus qui en découle, peu favorable au débat ouvert, ainsi que la pression à l’alignement sur les doctrines de l’OTAN.

 

Dans ce contexte intellectuel de plus en plus contraint, l’armée de terre peine à développer une vision innovante de l’action terrestre au XXIe siècle qui servirait à la fois d’écran protecteur face au politique et à l’échelon interarmées, de projet mobilisateur de ressources non seulement budgétaires et humaines (car celles-ci sont volontaires) mais aussi de moyen de résoudre son problème majeur qui n’est tant de remplir son contrat opérationnel de déploiement mais de vaincre des ennemis avec ces forces déployées. Tout au plus parvient-elle à désigner l’intervention intérieure comme une nouvelle dominante après les opérations de stabilisation et la contre-insurrection, à savoir, et à rappeler l’intérêt de disposer de forces terrestres pour faire face à l’imprévu.

 

L’armée de terre fait donc évoluer son modèle de forces encore largement issu de la guerre froide, par réactions à des « stimuli » venus en interne de contraintes budgétaires et à l’extérieur de défis à relever et surtout de menaces à contrer. Sa productivité augmente grâce à l’accumulation d’expériences et aux innovations technologiques. Cela ne suffit sans doute pas  à compenser sa perte de substance et sa rigidité croissante du fait du soutien interarmées.

 

Un arsenal mixte

 

L’équipement de l’armée de terre est d’abord un héritage de celui du corps de bataille destiné à affronter les forces du Pacte de Varsovie en Allemagne. Son cœur est donc un modèle général antichars à base d’unités blindées-mécanisées de type Seconde Guerre mondiale. Ce corps de bataille a été victime, en plein renouvellement de ses matériels, de la disparition soudaine de son ennemi, du coût d’achat et d’entretien de ses équipements dans un contexte budgétaire contraint ainsi que de la difficulté à les projeter dans ces missions lointaines devenues la norme. Entre dissolution et reports de programme, le nombre d’équipements majeurs du corps de bataille, rebaptisé de « décision », a été réduit de plus des deux-tiers depuis la fin de la guerre froide. La rénovation du char Leclerc, l’arrivée des 630 Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI), des 77 canons Caesar de 155 mm (et la transformation des lance-roquettes multiples) sont censés conserver à cette composante une supériorité qualitative sur tous les adversaires conventionnels potentiels, tout en fournissant des « modules de supériorité terrestre » sur certains théâtres, en particulier en Afghanistan.

 

Les véhicules blindés de combat et de transport plus légers comme le Véhicule blindé léger (VBL), l’AMX-10 RC et le Véhicule de l’avant blindé (VAB), plus facilement projetables que ceux du corps de bataille et d’un rapport coût-efficacité très supérieur dans le contexte d’emploi des années 1990-2000 ont logiquement mieux résisté à l’érosion budgétaire. Ces équipements sont néanmoins âgés et usés, et leur remplacement rapide par les EBRC (Engin blindé de reconnaissance et de combat) et VBMR (véhicule blindé multi-rôles), est un enjeu essentiel pour l’équipement de l’armée de terre.

 

Outre les véhicules blindés légers, les matériels les plus sollicités car les plus utiles sont ceux de la composante aéromobile. Dans un contexte de menace anti-aérienne réduite, l’intervention des hélicoptères d’attaque s’avère actuellement presque décisive au niveau opératif (basculement de l’opération Harmattan en Libye) ou tactique (engagements en Afghanistan). L’aviation légère de l’armée de terre souffre toutefois du retard important des programmes Tigre (attaque) et Caïman (transport) ainsi que de leur coût, très supérieur à ceux des générations précédentes, qui ont conduit à une réduction du nombre d’hélicoptère en dotation de plus de moitié depuis la fin de la guerre froide. La « recapitalisation » de l’ALAT est désormais une urgence pour l’armée de terre avec l’acquisition d’une capacité de transport lourd, dont tous les retours d’expérience des conflits récents témoignent de l’importance.

 

L’armée de terre a investi largement le champ des nouvelles technologies de l’information afin d’optimiser ses ressources, notamment son infanterie dont tous les combattants sont destinés à être équipés du système Félin (Fantassin à équipements et liaisons intégrés), seul système de ce type parvenu à maturité dans le monde. Le Félin peut constituer la première étape d’une évolution de rupture dans le combat au sol, même si comme souvent dans les innovations majeures le gain tactique initial est loin d’être évident.

 

Témoignage d’un processus d’évolution en réaction forcée, l’arrivée de ces nouveaux équipements n’a pas suscité de débat préalable sur les innovations de structure, de méthodes ou de culture qu’elle était capable de susciter.

 

La saison brune

 

L’armée de terre est devant une crise schumpetérienne. Avec ses moyens actuels et de la manière dont elle est employée par le politique, elle perd de son efficacité face à des adversaires potentiels de plus en plus résistants. Elle est donc menacée de sacrifice sur l’autel de la rigueur budgétaire et de remplacement par des forces d’un rapport efficacité tactique- coût politique apparemment (mais apparemment seulement) plus performant. Il s’agit donc pour elle de trouver les innovations qui lui permettront de traverser la saison brune, cette intersaison des Rocheuses entre la fonte des neiges et la floraison, période boueuse mais où se décident les couleurs du printemps. Elle dispose pour cela de 160 000 cerveaux, c’est sa principale ressource.

Partager cet article

Repost0
8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 07:00

un-drone-heron-en-vol photo Tsahal

 

6/6/2012 Arie Egozi - israeldefense.com

 

A decision by the new government in Paris, following the failure to produce the Talarion UAV in cooperation with Turkey, may have implications for the Israeli industries producing UAVs

 

France is preparing to conduct a reexamination of its UAV acquisition policy and will attempt to initiate an all-European program. The results may influence the Israeli defense industries, primarily Israel Aerospace Industries (IAI).

 

France decided to acquire IAI’s large Heron TP UAV after the French-German program to construct the Talarion UAV was cancelled. Germany is also considering the acquisition as well. However, it seems that now, after the French presidential elections and the assembly of the new government, Paris is expected to conduct a renewed assessment of the entire issue of acquiring UAVs.

 

Prior to the elections in France, and as previously reported by IsraelDefense, it seemed that the chances of exporting Israeli UAV systems to European countries had increased considerably after the European EADS corporation decided to drastically decrease its investments in the development of the European Talarion UAV. The UAV was the result of cooperation between the European corporation and Turkish Aerospace Industries. Though the project ran across many difficulties, several months ago, the corporation decided to continue developing UAV technologies, but not the Talarion system itself.

 

According to Israeli sources, the decision changed the situation in Europe with regards to the potential market for UAVs. “They understood that it is not enough to have technical information – you need to know how to turn it into an operational system, and that's the main trick," an Israeli source said.

 

Germany withdrew from the European UAV project first, and other countries did not display much enthusiasm about it.

 

With regards to the Israeli UAV market, several European countries acquired Israeli UAVs produced by IAI and Elbit Systems. In addition, France operates Israeli UAVs, as does Germany. Moreover, the British Watchkeeper project is based on Elbit’s Hermes-450 UAV.

Partager cet article

Repost0
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 14:34

Eurosatory 2012

 

07/06/2012 DICoD

 

Dans le cadre du salon international Eurosatory qui se tient du 11 au 15 juin au parc des expositions de Paris / Villepinte, le ministère de la Défense présente ses derniers équipements et innovations sur plus de 1 700 m².

 

Cet espace institutionnel Défense est structuré autour de plusieurs pôles, notamment :

 

    - un pôle dédié à l’approche capacitaire sur le long terme ; de grands programmes structurants y sont présentés tels le nouvel hélicoptère Caïman TTH ou encore le Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) accompagné de son groupe Félin.

 

2010-DICOD--BB-063-0045.jpg

 

    - un pôle consacré aux acquisitions en urgence opérations ; les avancées dans la lutte contre les engins explosifs improvisés en Afghanistan y sont mises à l’honneur, avec le minirobot Minirogen et le Véhicule blindé hautement protégé (VBHP).

 

RobotDeminage-IedKapisaAfghan@Def0904-650x432

 

   - un pôle centré sur la recherche et l’innovation ; des avancées technologiques y sont exposées, à l’instar du système d’imagerie passive Millicam et de l’exosquelette Hercule, exposé dans sa version complète en première mondiale.

 

Millicam-90.jpg

 

   - un pôle « Médecine opérationnelle » introduisant notamment le plasma lyophilisé, véritable prouesse technique du centre de transfusion sanguine des armées.

 

Cette année, l’Espace institutionnel Défense est aussi sur Twitter : @combatprovenFR .Ce compte créé pour l’occasion permet de découvrir et suivre le déroulement des principales animations en temps réel.

Partager cet article

Repost0
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 13:47

le-vbci-en-vallee-de-tagab-11 photo MinDef FR

photo MinDefFR

 

07 juin 2012 Par Barbara Leblanc – USINE NOUVELLE

 

A l’occasion d’une rencontre avec des journalistes à Paris le 7 juin, le PDG du fabricant français de blindés Nexter Philippe Burtin a assuré que les esprits étaient prêts à une structuration européenne…et les entreprises aussi.

 

"Nous souhaitons créer un acteur européen pour faire face à la montée en puissance des acteurs des pays émergents, comme la Chine, la Turquie ou la Corée, a expliqué le patron du groupe. Le monde de la défense européenne est morcelé, surtout orienté sur des marchés nationaux".

 

Le patron craint en effet qu’"à moyen terme les acteurs français ne soient éliminés par rapport à leurs concurrents qui ont selon lui une vision hégémonique et qui sont surtout soutenus par leurs Etats".

 

Pour l’heure, il n’a pas identifié les acteurs avec qui il était prêt à se rapprocher. Mais de sources industrielles il pourrait s’agir d’acteurs allemands et italiens.

 

Cette déclaration tranche avec les précédents propos tenus par le patron du groupe Nexter.  Il avait déclaré en février qu'aucun de ses concurrents avec lesquels il poursuit des discussions n'était prêt à franchir le pas du rapprochement. L'Europe compte une dizaine de fabricants de blindés.

 

Le nouveau président français François Hollande et son ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian plaident pour une relance de la construction de l'Europe de la défense.

Partager cet article

Repost0
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 11:47

l-adroit.jpg

 

06/06/2012 DCNS

 

Une expérimentation visant à ajouter au Combat Management System Polaris une capacité d’intéropérabilité hors OTAN (NIDL) a été réalisée avec succès du mardi 24 au jeudi 26 avril à bord de L’Adroit. L’interopérabilité est la capacité qu’ont différents systèmes à se comprendre et communiquer entre eux sur un même théâtre d’opérations.

 

L’expérimentation NIDL a permis de valider la solution technique tant au niveau de l’installation que de l’utilisation, avec le concours de l’équipage de L’Adroit.

 

Cela marque une vraie réussite pour ce prototype, qui est prêt à passer en production. Il s’agit d’une véritable opportunité pour le Groupe, qui valide ainsi une solution NIDL concurrentielle qui renforce son offre de CMS (Polaris et SETIS) à l’export.

 

Cette nouvelle Liaison de Données Tactiques a été mise en œuvre entre L’Adroit et une station à terre. Elle permet notamment des échanges d’informations similaires à la liaison 16, liaison utilisée par l’OTAN sur les théâtres d’opération depuis les années 90. Elle permet également de transférer des fichiers sous IP, afin de récupérer l’information avec simplicité et donc d’interfacer de nombreux systèmes d’information.

 

L’expérience a été réalisée en un temps record et 3 heures ont suffi pour :

 

- l’installation et le montage du caisson NIDL

– la connexion à l’antenne Ultra Haute Fréquence (UHF) du bord et à Polaris

– le changement de version Polaris

– la synchronisation GPS du système.

 

Cet essai a permis d’échanger en Ultra Haute Fréquence une situation tactique réelle entre deux plates-formes, mais aussi d’effectuer des transferts de fichiers de toutes sortes et de “chater” entre stations NIDL.

 

Une série de tests avec indicateurs chiffrés ont permis d’apprécier le temps de transfert des fichiers et de chargement des pistes en simultané : les résultats ont été très convaincants.

 

Une présentation de la capacité NIDL a même été improvisée aux marins du bord qui se sont montrés très intéressés par le sujet.

 

* NIDL (National Interoperable Data Link)

Partager cet article

Repost0
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:00

Decawatt.jpg

 

06.06.2012 ONERA

 

Acteur majeur Recherche & Technologie pour les armées françaises, l’Onera présentera au salon Eurosatory ses projets et axes de recherche en matière de Défense et Sécurité.

 

En lien permanent avec la Direction Générale de l'Armement (DGA), l’Onera est le centre de recherche de l’État français en matière de Défense et de Sécurité. Il participe également sur cette thématique à des projets européens et internationaux.

 

Eurosatory, le salon international dédié à la Défense et à la Sécurité terrestres, rassemblera plus de 1 300 exposants de 54 pays à 70 % internationaux. En 2012, Eurosatory a lieu du 11 au 15 juin au Parc d’Expositions de Paris Nord Villepinte. Stand Onera en stand G186, Hall 5.

 

Outre une présentation globale de ses travaux dans ce domaine, l’Onera dévoilera deux projets de pointe sur son stand :

 

Decawatt, un projet de recherche exploratoire pour le développement d'une microturbine à gaz de moins de 10 cm³ délivrant une puissance de l’ordre de 100W. Cette micro-source d’énergie compacte, unique au monde dans sa gamme de puissance, pourrait jouer un rôle de premier plan dans de nombreux domaines applicatifs comme la robotique, les microdrones ou l’électronique du fantassin.

 

opo-technology.jpg+

 

Un Oscillateur Paramétrique Optique (OPO), qui permet de détecter et d’identifier les gaz dangereux par spectroscopie laser infrarouge.

Partager cet article

Repost0
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:00

crab.png

Le CRAB avec un canon automatique 25 mm

 

06.06.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

FOB l’évoquait il y a quelques semaines, le constructeur français de blindés légers (VBL, PVP…) Panhard a planché sur un nouveau concept de véhicule, sorte de buggy blindé, baptisé le CRAB. A la veille de l’ouverture du salon Eurosatory, la semaine prochaine, où le dernier né du constructeur de Marolles-en-Hurepoix sera officiellement dévoilé, le voici, un peu avance, décrypté sur FOB, avec quelques vues.

 

Concept associant la cellule de survie et l’armement téléopéré, l’objectif est de proposer  une plate-forme tout à la fois légère, compacte et très protégée, offrant une très grande mobilité, tant en avant, qu’en arrière, qu’en latérale!

 

crab-bmp.png

tourelle Kongsberg Protector

 

Selon le constructeur, la chaîne cinématique a été conçue pour obtenir une très haute vitesse d’évolution en tous terrains, et une très grande agilité en zone complexe (urbaine en particulier). Thales fait équipe avec Panhard en fournissant le réseau vétronique compatible Scorpion.

Le CRAB est conçu comme une famille, pouvant être porteur de divers systèmes d’armes de la 7,62 à 30 mm et des missiles (engagement terrestre ou lutte anti-aérienne).

Trois CRAB prennent place dans un avion A400M.

 

Écoutons le Général Vincent Desportes, conseiller spécial de Panhard sur ce nouveau concept:  « Les armées sont confrontées à une baisse des budgets d’acquisition d’équipements conjuguée à une hausse significative des coût de MCO des matériels de la nouvelle génération, ce qui conduit mécaniquement à une réduction dramatique des formats qui descendent sous le seuil des masses critiques de manœuvre. Le CRAB fut donc conçu et imaginé dans l’optique de redonner à l’armée de Terre un moyen d’économie des forces capable, sous des coûts de possession très restreints, de réaliser un grand nombre de missions avant l’intervention décisive des Engins Principaux du Combat, Leclerc, AMX10RC et plus tard EBRC. »

 

kongsberg-javelin.png

Lance-missile Javelin

 

Caractéristiques générales

Masse ordre de combat : de 8 à 10 tonnes suivant armement et protection

Protection balistique : niveau 2 à 4 STANAG 4569

Protection mines : 2/3 STANAG 4569

Équipage : 3 hommes

Armement téléopéré de 7,62 à 30 mm + missiles ou roquettes guidées

Vitesse : > 110 km/h

Rapport puissance/poids : > 35 ch/t

Suspension active à grand débattement et pneus grand diamètre

Configuration 4×4 permanent

Capacité de rouler en marche arrière à haute vitesse, de se déplacer en crabe, et de braquer les deux essieux pour faire un demi-tour en 10 m

Vétronique Thales compatible Scorpion, IHM par écrans couleur multifonctions aux trois poste équipage

Silhouette basse (toit à environ 1,80 m)

Aérotransport : 3 en A400M, 2 en C130J

Partager cet article

Repost0
7 juin 2012 4 07 /06 /juin /2012 08:00

les-forces-afghanes-en-vallee-d-alasay-2 jan 2012 source EM

 

06.06.2012 Par Pierre Tillinac - sudouest.fr

 

La révision en procédure accélérée du Livre blanc devrait annoncer de nouvelles coupes dans les crédits militaires.

 

Les militaires français s'attendent à voir leur budget diminuer. Si François Hollande s'est engagé à ne pas faire du budget de la Défense une « variable d'ajustement », le chef de l'État a également souligné qu'il devrait, comme les autres, contribuer au redressement des finances publiques. « Nous avons bien compris que nous allions cotiser, résume un officier. C'est même la seule certitude que nous ayons pour l'instant. »

 

Les déclarations récentes de plusieurs responsables politiques les ont confortés dans cette idée. La semaine dernière, Martine Aubry, première secrétaire du PS, a assuré qu'il y avait « des économies à faire, par exemple dans le domaine de la défense ». Hier, Jean-Vincent Placé, président du groupe EELV au Sénat, a poursuivi sur le même registre en s'en prenant au passage à un « tabou en France, qui fait que quand on dit qu'il faut réduire les dépenses militaires, on passe pour un affreux gauchiste ». Selon l'élu de l'Essonne, qui remet aussi en cause la dissuasion nucléaire, une plus grande coopération européenne serait, notamment, de nature à générer des économies.

 

Coup de rabot

 

Le budget du ministère de la Défense s'élève à 31,5 milliards d'euros pour 2012 et suscite des convoitises dans un contexte général difficile.

 

L'an dernier, les crédits pour la défense avaient fait l'objet d'un coup de rabot de 167 millions d'euros au titre du plan d'économies supplémentaires décidé par le gouvernement Fillon. Une nouvelle coupe pourrait avoir lieu cet automne au moment des ajustements de ressources, mais ce n'est que sur le plus long terme que de véritables économies pourraient être réalisées dans la foulée de la révision du Livre blanc.

 

Le Livre blanc de la défense et de la sécurité actuel avait été rédigé en 2008. C'est ce document qui définit les ambitions et les besoins du pays dans le secteur de la défense et par conséquent les moyens dont il doit disposer pour atteindre ces objectifs. En matière de forces terrestres, le Livre blanc de 2008 précise par exemple que la France doit être capable de déployer en six mois 30 000 hommes et femmes pour une durée d'un an à 7 000 ou 8 000 kilomètres de distance.

 

La semaine dernière, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, a annoncé qu'une procédure accélérée de révision de ce Livre blanc allait être mise en place. Le chantier devrait s'ouvrir avant la fin du mois de juin. La commission chargée de ce travail devrait rendre sa copie à la fin de l'année. Elle devra préciser la façon dont la France entend aujourd'hui assurer sa sécurité sur son territoire et être présente sur les théâtres extérieurs.

 

C'est à partir de toutes ces données que pourra alors être élaborée la loi de programmation militaire pour la période 2014-2019, et c'est dans ce cadre-là qu'il sera éventuellement possible de dégager des économies substantielles.

 

La plupart des secteurs sont aujourd'hui susceptibles d'être révisés à la baisse, aussi bien du côté des effectifs que des programmes d'armement. Mais les armées françaises ont déjà le sentiment d'avoir consenti de gros efforts avec le plan Morin, qui a réorganisé la carte des bases et régiments sur le territoire national et programmé la suppression de 54 000 postes à échéance 2014. « Peut-on aller plus loin ?, s'interroge un officier. Probablement. Mais on ne pourra pas continuer à assurer les mêmes missions. Il faudra faire des choix. »

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 18:02

dsc_0104.jpg

 

06/06/2012 Actu Marine

 

Du 28 mai au 1er juin 2012, dans le cadre de Narval, l’état-major du BPC Mistral s’est entraîné à la planification d’une opération amphibie, au côté de la force aéromaritime de réaction rapide (FRMARFOR).

 

Le Mistral a accueilli à son bord l’état-major de la 9e Brigade d’Infanterie de Marine (BIMa), basé à Poitiers, spécialisée dans la conduite des opérations amphibies. Ce sont près de 30 hommes issus des troupes de marine qui se sont installés dans les 850m2 de la  zone d’état-major du BPC pour s’exercer à la conduite d’une opération amphibie.

 

Le scénario : projection fictive d’une force terrestre multinationale conduisant à l’évacuation de ressortissants étrangers.

 

Pendant, les trois jours et demi en mer au large des côtes méditerranéennes, les militaires ont établi et proposé un plan d’action, en vue de faire débarquer les troupes sur un littoral marqué par un conflit de haute intensité. La 9eBIMa, spécialiste des opérations amphibies depuis la Seconde Guerre mondiale a ainsi testé ses capacités de commandement embarqué à bord du Mistral.

 

Afin de renforcer l’interopérabilité amphibie, des officiers britanniques de la 3eBrigade Commando du régiment desRoyal Marines œuvraient aux côtés des militaires français. Leur contribution fait suite au traité de Lancaster House datant de novembre 2012, visant à terme à la constitution d’une force expéditionnaire commune. Celle-ci est une coopération forte, dont l’entraînement amphibie Corsican Lion prévu en octobre 2012 marquera une étape importante dans la relation entre nos deux pays.

 

dsc_0028.jpg

 

Le colonel Perez, directeur de l’entraînement Narval parle d’une «véritable mise en condition opérationnelle de l’état-major de la 9e, soutenu par les équipes rôdées du FRMARFOR».

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 17:39

Mindef

 

06 juin 2012 Par Barbara Leblanc – USINE NOUVELLE

 

Le ministre de la Défense précise dans un entretien publié dans Le Monde daté du 7 juin que la Défense doit contribuer comme les autres missions de l’Etat au rétablissement des comptes publics.

 

"Nous sommes dans une période de rétablissement des comptes publics, chacun doit y contribuer, la Défense dans les mêmes proportions que les autres missions de l'Etat. Ni plus, ni moins", affirme Jean Yves Le Drian dans l'entretien.

 

Le ministre rappelle aussi qu’un livre blanc sur la défense doit voir le jour avant la fin de l’année et qu’il doit intégrer une nouvelle donne. "Il faut compter avec les printemps arabes, la crise financière mondiale, les rigueurs budgétaires, le blocage de l'Union européenne, la nouvelle politique américaine vers l'Asie, l'après-Afghanistan, dit-il. Sans préjuger du contenu" de ce Livre blanc, "des préoccupations sont à mettre en avant".

 

Il affirme donc qu’"au-delà de la dissuasion, sur laquelle le président a tranché - pour le maintien des deux composantes aéroportée et sous-marine-, il nous faut assurer les moyens de renseignement (....) Cela veut dire des drones, des satellites".

 

Il met aussi l’accent sur les moyens de protection et d’action des forces aéroterrestres susceptibles d'intervenir dans les crises et sur les moyens de la sécurité maritime. Il appelle aussi à une relance de l’Europe de la Défense, en recréant l’esprit puis en établissant les points concrets de mise en œuvre.

 

Le ministre précise qu’il attend un rapport de situation de la Cour des comptes pour rendre publiques les conséquences sur la Défense. "Il y aura ensuite la loi de programmation militaire, adoptée pour l'été 2013, pour que la préparation budgétaire 2014-2019 soit cohérente", précise le ministre.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 17:07

les-officiers-appontage-a-bord-du-pa-cdg.jpg

Les officiers d'appontage à bord du porte-avions Charles de Gaulle

 

06/06/2012 Marine nationale

 

Parti de Toulon depuis le 30 mai 2012, le porte-avions Charles de Gaulle, embarquant le Groupe aérien embarqué (GAE), croise en Méditerranée dans le cadre de la période d’entraînement aéronaval (PEAN 12.1) de six semaines du Groupe aéronaval (GAN).

 

Avant de débuter les manœuvres avec les autres unités du GAN (frégates d’escorte et sous-marin), la première partie de ce déploiement est dédiée à la qualification de nouveaux pilotes du GAE à l’appontage.

 

Un moment que ces jeunes pilotes de Rafale Marine, Super Étendard Modernisé et  Hawkeye ont longtemps attendu. Pendant près d’un an de formation sur leurs bases de Landivisiau et Lann-Bihoué, ils ont enchaîné les heures de vol et appris à connaître parfaitement leur avion, avant d’embarquer sur le Charles de Gaulle.

 

Cadet, pilote de Rafale Marine à la flottille 11F, est l’un des sept pilotes qui va pour la première fois apponter sur le pont d’envol du porte-avions: «même si nous avons été entraînés à terre, l’enjeu en mer n’est pas le même, c’est beaucoup de stress. Cette qualification est une étape essentielle de notre carrière de pilote de l’aéronavale.» Il s’agit en effet de maîtriser parfaitement les réflexes indispensables de l’appontage, exercice qui demande rigueur et précision.

 

«Train, volet, crosse», listent les assistants des officiers d’appontage (OA), à l’arrière tribord, à quelques mètres seulement de la piste oblique. Dernier virage, le Rafale vient chercher l’axe, au-delà du sillage du porte-avions. «Miroir, 2 fois 500, Cadet» annonce le jeune pilote en qualification. «28 nœuds» répondent simplement les OA. Pilotes expérimentés, ce sont eux qui donnent les instructions radio au pilote au moment de se poser sur la plateforme mouvante qu’est le pont d’envol. «Doucement aux commandes, tu es haut, appuie à droite, un peu de moteur…»

 

super-etendard-modernise-a-bord-du-pa-cdg.jpg

Super Étendard Modernisé à bord du porte-avions Charles de Gaulle

 

«Tout va très vite, une fois que la crosse a saisi l’un des trois brins d’arrêt disposés sur la piste, l’avion s’arrête net. En trois secondes, il passe de 250km/h à l’arrêt complet», souligne l’officier d’appontage. Pour être qualifiés, les nouveaux pilotes doivent valider six appontages sur le porte-avions. Mission accomplie pour Cadet et les six autres jeunes recrues du GAE. Pour confirmer cette qualification fraîchement obtenue et devenir enfin pilote de combat, une trentaine d’appontages supplémentaires seront nécessaires.

 

Ce déploiement opérationnel d’un mois que constitue PEAN 12.1 sera l’occasion pour eux de poursuivre l’entraînement, mais aussi de développer leur savoir-faire dans la conduite des opérations aéromaritimes depuis le porte-avions.

 

Le Charles de Gaulle sera bientôt rejoint par d’autres unités de la Marine (FDA Forbin et son hélicoptère Caïman Marine, FASM Montcalm et son hélicoptère Lynx, BCR Var et PR Meuse, ainsi qu’un sous-marin nucléaire d’attaque), pour former le groupe aéronaval au complet. Au programme, manœuvres interarmées avec l’armée de Terre et l’armée de l’Air, et interactions interalliées avec les forces armées espagnoles et marocaines, qui permettront de valider le niveau global de préparation opérationnelle du GAN.

 

rafale-marine-sur-le-pa-cdg.jpg

Rafale Marine sur le porte-avions Charles de Gaulle

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 16:55
Le canon de 40 mm à munitions télescopées CTCA (Cased Telescoped Canon and Ammunition)

 

06/06/2012 Sources : DGA

 

Le concept de la munition télescopée consiste à placer le projectile au cœur du chargement propulsif, ce qui permet, à performance égale, de réduire de façon importante le volume de la cartouche par rapport à une munition conventionnelle.

 

La solution d’armement basée sur le canon de 40 mm à munition télescopée fait l’objet de travaux soutenus par le Royaume-Uni et la France depuis de nombreuses années par le biais de contrats séparés mais coordonnés à la société CTA international (CTAi) filiale de BAe Systems et de Nexter, implantée en France.

 

Ce type d’armement est prévu du côté britannique pour la revalorisation du véhicule de combat d’infanterie Warrior et pour le futur blindé de reconnaissance SV Scout, et du côté français pour le futur engin blindé de reconnaissance et de combat (EBRC) prévu dans le cadre du programme Scorpion.

 

L’armement de 40 mm à technologie télescopée permet de proposer aux forces le meilleur compromis entre la puissance de feu, la masse, le volume et les efforts de tir (recul de l’arme lors d’un coup de canon). Grâce à son calibre, il confère au véhicule porteur une puissance de feu inégalée pour une arme de moyen calibre. Sa gamme de munitions et en particulier sa munition à fonctionnement sur trajectoire (GPR-AB) lui donne un caractère multi-rôle particulièrement adapté à l’évolution de la menace et aux contextes opérationnels envisagés pour les futurs véhicules blindés de type EBRC.

 

La qualification du système

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a décidé de soutenir la qualification commune armes-munitions. Une déclaration d’intention franco-britannique a été signée le 20/10/2008, suivie d’un arrangement technique le 10/09/2009.

 

La qualification de cet armement et de ces munitions, dont le coût est partagé entre les 2 nations, doit permettre de disposer d’une brique technologique immédiatement intégrable pour l’EBRC en particulier et pour les futurs véhicules blindés en général.

 

Le contour technique de la qualification se décompose de la manière suivante :

 

- le canon de 40 Cased Telescope (tube, chambre, introducteur, lien élastique, fuze setter)

 

- les munitions associées suivantes : munition à effet cinétique (APFSDS), munition explosive à fonctionnement à l’impact (GPR-PD), munition explosive à fonctionnement sur trajectoire (GPR-AB), munition d’exercice (TP-T)

 

La qualification a débuté en 2012 et est prévu s’achever en 2013

 

Titulaire et architecture industrielle

 

L’arrangement technique prévoit la contractualisation avec la société CTA international, joint venture  à 50/50 entre les groupes français Nexter Systems et britannique BAE Systems/Land Systems. Le co-financement franco-britannique de ce contrat à travers l’arrangement technique favorise le développement d’un industriel dont les capitaux sont répartis de façon équitable entre les deux nations. Les deux maisons mères ont défini une répartition équilibrée des activités de production dans la perspective des futurs marchés de production : intégration des projectiles de combat, explosif, fusées pour Nexter Munitions, douille et traceurs pour BAE Systems. L’encartouchage des projectiles sera réalisé par Nexter Munitions pour les besoins France et par BAE pour les besoins Royaume-Uni. A ce titre, l’arrangement technique prévoit que la qualification conjointe permette de qualifier au même niveau les chaînes d’encartouchage de Nexter La Chapelle et de BAé Glacoed.

 

Pays équipés

 

Aucun pays à ce jour n’est équipé du canon de 40 CTA. Deux pays, le Royaume-Uni et la France ont entamé une coopération afin de qualifier cet armement. A l’issue, il est envisagé un standard OTAN pour le 40 CTA.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:49

photo-officielle-jean-yves-le-drian

 

06.06.2012 Propos recueillis par Nathalie Guibert LE MONDE

 

Le nouveau ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, 64 ans, président de la région Bretagne, est un proche du président de la République, François Hollande.

 

Avec la crise, la France va-t-elle maintenir son effort de défense ?

 

On ne peut pas engager la prospective budgétaire uniquement en termes comptables en ce qui concerne la défense. C'est pourquoi le président de la République a arrêté une méthode, en deux temps. D'abord, établir un Livre blanc qui définira notre stratégie de défense, les nouvelles menaces, les missions des forces armées et les priorités que la France doit élaborer, seule ou avec d'autres.

 

C'est un moment essentiel. Les Livres blancs correspondent à un moment particulier de notre défense : en 1972, c'était la dissuasion, en 1994, l'après-guerre froide, en 2008, la mondialisation après le 11-Septembre. Le prochain doit intégrer un contexte qui a considérablement évolué depuis. Il faut compter avec les "printemps arabes", la crise financière mondiale, les rigueurs budgétaires, le blocage de l'Union européenne, la nouvelle politique américaine vers l'Asie, l'après-Afghanistan. Une nouvelle donne. De la fin du mois de juin à la fin de l'année, cet exercice sera élaboré de manière sereine et transparente. Le Parlement et l'état-major seront associés, de même que des experts et des partenaires européens.

 

Avez-vous déjà des priorités ?

 

Sans préjuger du contenu du Livre blanc, des préoccupations sont à mettre en avant. Au-delà de la dissuasion, sur laquelle le président a tranché [pour le maintien des deux composantes aéroportée et sous-marine], il nous faut assurer les moyens de renseignement propres à garantir notre autonomie d'appréciation et de décision. Cela veut dire des drones, des satellites. Il nous faut ensuite avoir les moyens de protection et d'action des forces aéroterrestres susceptibles d'intervenir dans les crises. Cela veut dire tirer les leçons de ce qui s'est passé, avec, par exemple, les moyens de ravitaillement en vol, les hélicoptères. Troisièmement, les moyens de la sécurité maritime sont essentiels.

 

Il y aura ensuite la loi de programmation militaire, qu'il faut adopter pour l'été 2013, pour que la préparation budgétaire 2014-2019 soit cohérente.

 

Pour la première secrétaire du PS, Martine Aubry, il y a "des économies à faire dans la défense"...

 

Certains voudraient qu'on augmente, d'autres qu'on diminue. Je m'en tiens à la ligne affichée par le président de la République. Nous sommes dans une période de rétablissement des comptes publics, chacun doit y contribuer, la défense dans les mêmes proportions que les autres missions de l'Etat. Ni plus ni moins. Il faudra faire des choix, que nous assumerons.

 

Les objectifs de la précédente loi de programmation ne sont pas respectés, cela devait augmenter de 1 % par an à partir de 2012, ce ne sera pas le cas. La Cour des comptes me dira la réalité de la situation fin juin. Je rendrai publiques alors les conséquences sur la défense. Mais cela ne se fera pas en termes comptables. Je veux une démarche réfléchie. Pour le budget 2013, ma référence sera la programmation en cours dont ce sera le dernier exercice.

 

Faut-il revoir le contrat des armées, qui prévoit de projeter 30 000 hommes dans une opération extérieure majeure ?

 

Ce contrat a été mis en œuvre en fonction des objectifs de 2008. Il a été plus ou moins respecté. On a pu constater que notre ensemble de défense était "au taquet" et qu'on ne pouvait pas poursuivre plusieurs opérations en même temps, quand on était à la fois en Afghanistan, en Côte d'Ivoire et en Libye. On était à un point extrême. Mais les missions étaient remplies, grâce à l'effort important des armées, à qui nous devons le respect. Le nouveau Livre blanc devra redéfinir le contrat en fonction de l'appréciation des menaces et du rôle que la France doit jouer.

 

Y aura-t-il moins d'opérations extérieures ?

 

François Hollande a dit à plusieurs reprises que la France doit être présente quand des initiatives sont prises dans le cadre du Conseil de sécurité de l'ONU. Elle doit tenir sa place à ce moment-là.

 

Vous voulez l'Europe de la défense, comment faire ?

 

Pour l'Europe de la défense, c'est le moment de la relance. La nécessité l'impose. L'Europe doit devenir productrice de sécurité, au sens où elle assume sa propre sécurité. Sur ce sujet qui n'a pas avancé depuis quelques années, il émerge une conviction partagée. Au sommet de l'OTAN de Chicago, il s'est dit des choses qui ne s'étaient jamais dites avant sur l'importance d'une défense européenne plus forte et plus performante. Cette nécessité devient encore plus incontournable avec les nouvelles positions américaines, qui sont, de ce point de vue, incitatives.

 

Il faut déjà réaliser ce qui a été prévu avec le Royaume-Uni ?

 

Nous allons prendre des initiatives. D'une part, auprès de la Grande-Bretagne, pour que l'application du traité de Lancaster House se fasse. Nous l'assumons, mais il faut l'ouvrir à d'autres partenaires. Nous avons été ensemble dans la crise libyenne, cela crée des synergies et un esprit commun. Faisons l'inventaire point par point. La décision britannique de renoncer au système des catapultes sur ses porte-avions est regrettable, mais elle ne met pas en cause l'objectif d'avoir en 2020 un groupe aéronaval à la mer en permanence entre les deux pays.

 

D'autre part, nous travaillerons autour du couple franco-allemand et du triangle de Weimar avec nos amis polonais, en y associant tous ceux qui veulent contribuer.

 

Il faut d'abord recréer l'esprit, il n'existe plus. Puis établir les points concrets de mise en œuvre. Cela peut donner lieu à une spécialisation des tâches, un renforcement de capacités communes, une programmation d'équipements futurs... Nous ne voulons pas d'une forme d'abandon. Si nous ne prenons pas les initiatives, qui le fera ? Par ailleurs, il serait opportun de relancer l'idée d'une stratégie européenne de sécurité, pour qu'il y ait une doctrine commune sur les intérêts et les objectifs.

 

Vous revenez d'Asie du Sud-Est, où la France a des débouchés pour ses entreprises de défense. Comment articuler alliances et politique d'exportation devenue vitale pour l'industrie ?

 

A Singapour, j'ai dit que nous devons tenir notre place en Asie du Sud parce que les enjeux stratégiques y sont essentiels pour nous. Nos intérêts propres sont aussi ceux des acteurs de cette région. Le terrorisme, la sécurité maritime, voilà des réalités qui nous sont communes. Sur le reste, nous avons déjà avec ces pays des relations économiques, industrielles, significatives. Il faut les poursuivre, sous la forme d'un partenariat, différencié selon les pays. Je ne me promène pas avec un catalogue. Le commercial, c'est aux acteurs industriels de le faire.

 

Il n'y a plus de "war room" à l'Elysée ?

 

J'en ai le sentiment. Notre rôle est d'accompagner, de faire en sorte qu'il y ait un partenariat industriel. Nous avons un très grand savoir-faire industriel qui est respecté par tous, en termes d'armement comme de capacités d'innovation. Nous ne sommes pas des marchands mais des partenaires. Ce n'est pas une figure de style.

 

Faudra-t-il choisir, faute de moyens : l'Asie plutôt que l'Afrique, une région du monde plutôt qu'une autre ?

 

Cela ne se pose pas en ces termes. Le dispositif français en Afrique sera une question pour le Livre blanc. Nous sommes très préoccupés par la situation au Sahel. Il y a des risques majeurs qu'il devienne un nouveau sanctuaire du terrorisme, avec, en plus, la dislocation du Mali. Il faut retrouver les principes de l'intangibilité des frontières, de l'intégrité du pays. Mais nous n'avons pas l'intention de revenir aux traditions d'ingérence. Il est indispensable que les organisations africaines agissent. C'est une fois qu'un mandat des Nations unies, sollicité par les organisations africaines, sera décidé, que nous apprécierons la manière dont la France, qui ne doit pas fuir ses responsabilités, s'associera militairement. Il est souhaitable que des initiatives soient prises rapidement. L'idéal serait que l'ensemble soit accompagné par l'Europe, ce serait une forme de responsabilisation vis-à-vis de l'Afrique.

 

La présence de ses otages ne risque-t-elle pas d'entraîner la France dans des actions militaires ?

 

C'est à partir du moment où il y aura un mandat que nous pourrons agir et activer nos éléments de soutien sur place.

 

A-t-on sous-estimé la menace d'Al-Qaida au Maghreb islamique ?

 

On n'a pas assez mesuré les conséquences qu'aurait la disparition de Kadhafi et de certains de ses soutiens, les acheminements d'armes qui s'ensuivent et la disponibilité de certains acteurs. Cette évaluation-là n'a pas été au centre de nos préoccupations et, aujourd'hui , il y a une réalité difficile.

 

Interviendra-t-on en Syrie ?

 

S'il y a intervention militaire, la France tiendra sa place. Je ne préjuge pas du type d'intervention possible. La Syrie a une configuration complexe et une défense antiaérienne solide. Il faut un mandat du Conseil de sécurité.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 13:00

Un soldat du 1er RI, équipés du système FÉLIN sur le ch

 

06.06.2012 atlantico.fr

 

Jumelles infrarouges multifonctions, systèmes ostéophoniques, casques à ondes cérébrales : la guerre de demain sera avant tout affaire d'équipement et de technologie.

 

Fini le temps des tranchées et de l'artillerie lourde. Le soldat du futur, équipé d'armes à infrarouges et capable de communiquer avec ses collègues sans ouvrir la bouche, sera un véritable animal technologique.

 

Au premier rang des innovations dont bénéficiera le guerrier du XXIè siècle, un casque à ondes cérébrales. L'armée américaine a en effet proposé il y a quelques années un contrat de 4 millions de dollars pour le développement de "casques de pensée" permettant une communication silencieuse entre les troupes. L'idée serait de capter les ondes cérébrales émises par les soldats et de les transcrire sous forme de message radio diffusé aux troupes. Autrement dit, de faire l'économie d'un microphone, une mesure qui peut d'avérer particulièrement salvatrice dans un contexte de guerre. Reste à développer un logiciel capable d'analyser spécifiquement les ondes cérébrales liées à la parole.

 

Autre enjeu central de la guerre du futur : le développement des véhicules sans conducteur, que ce soit dans les airs, sur terre ou sur l'eau. Déclinaisons du drone, ils constituent en effet de précieux outils pour observer l'ennemi à distance, sans exposer ses propres forces. C'est le cas du drone Eitan ou encore du Guardium, développés par Israël.

 

Cette course à la technologie est l'enjeu central du programme Félin (fantassin à équipement et liaisons intégrés) développé par l'armée de terre. Ce système est destiné à équiper les fantassins du XXIe siècle en tenant compte des dernières avancées technologiques. Une mise à niveau destinée à améliorer la protection individuelle des soldats et leur capacité de combat de jour comme de nuit. Les soldats disposent par exemple d'écrans qui leur indiquent leur position personnelle ainsi que celle de leurs camarades avec lesquels ils peuvent communiquer via des "ostéo-micros" et "ostéo-écouteurs" connectés à leur système osseux. 

 

Une autre innovation réside dans l'amélioration fusils Famas, auxquels les commandes du poste de radio et du terminal informatique du combattant ont été intégrées. Le maniement a été optimisé pour permettre aux soldats de viser tout en consultant leur écran ou encore de tirer en écoutant la radio. Quant à la baïonnette du fusil, elle a également été conçue pour de multiples usages : cisaille à barbelés, coupe-câbles ou encore levier de charge.

 

C'est la société Sagem qui a remporté le contrat du programme Félin, lancé en 2004. Un équipement complet, composé d'environ 90 articles différents, revient à 23 000 euros par fantassin, le coût total du système s'élevant pour sa part à un milliard d'euros. La société Saft a été mandatée par Sagem afin de fournir les batteries lithium-ion qui alimentent de nombreux équipements, notamment les jumelles infrarouges multifonctions ou encore les lunettes d'arme.

 

Mais ce vent innovateur  ne s'arrête pas aux frontières de l'Hexagone. La plupart des pays européens ont également lancé des programmes de modernisation de l'équipement de leurs soldats. L'Allemagne et l'Espagne, contrairement à la France, ont fait le choix de programmes développés conjointement par plusieurs groupes, dans une approche modulaire. Quant à l'Italie, elle a axé le programme "Soldato futuro" sur le développement d'un nouveau fusil d'assaut, l'ARX 160de Berreta, destiné à remplacer, à terme, le Famas français.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:16

Valeur militaire

 

6 juin 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le 5 juin 2012, au Monument national des sous-mariniers à Toulon, le vice-amiral Charles-Edouard de Coriolis, amiral commandant les Forces Sous-Marines, a présidé une cérémonie de remise de décoration. Il a remis la Croix de la valeur militaire avec palme de bronze aux Sous-marins Nucléaires d’Attaque (SNA) Rubis et Saphir. Des récompenses individuelles ont également été remises à cette occasion.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 12:13

 

05.06.2012 par Quentin Michaud - ID.com

C’est un document rare de vingt-huit pages, émanant de l’Etat-major des Armées (EMA), que nous nous sommes procurés. Il met en exergue les retours d’expériences (retex) des armées pour l’année 2011.

 

La collecte, l’analyse et la diffusion des retex nécessitent plusieurs mois de travail aux militaires chargés de leur élaboration. Ce bilan comporte aussi bien des points positifs que négatifs sur une dizaine d’opérations menées tout au long de l’année passée nécessitant l’engagement de plus treize mille militaires français devant faire face à des baisses de budgets croissantes.

 

Sur terre, dans les airs ou sur les flots, les militaires français ont été particulièrement sollicités cette dernière année, que ce soit en Afghanistan, en Côte-d’Ivoire ou encore en Libye.  Étant donnée l’échéance électorale présidentielle qui s’est achevée, l’opinion publique n’a pas vraiment perçu de façon exacte l’engagement des armées françaises au cours de l’année précédente. Un engagement qui a mis en valeur des moyens mais aussi des carences de plus en plus patentes.

 

La guerre en Côte-d’Ivoire en février 2011


L’enjeu de cette guerre était important, couvrant à la fois des volets économiques, diplomatiques, militaires et bien sûr politiques. D’après ce document de l’EMA, « cette opération a démontré la pertinence de la politique de pré-positionnement de nos forces sur le continent africain, gage de réactivité et d’efficacité ». Un choix encore d’actualité aujourd’hui alors que les prises d’otages se multiplient dans le désert du sahel. La mobilisation instantanée d’hélicoptères et d’avions de transport reste cruciale dans ce type d’opération d’exfiltration.

 

 

L’usage d’hélicoptères de combat français pour faire taire les défenseurs de Laurent Gbagbo a été déterminant. La présence de postes de commandement volant à bord d’hélicoptères a également été un facteur de réussite grâce à sa souplesse d’emploi, précise ce retex de l’EMA. Malgré tout, le vieillissement des appareils a été un vrai motif d’inquiétude. La durée de remplacement des Gazelle par les Tigre et des Pumas par les NH-90 risque de poser de plus en plus de problèmes.

 

Du point de vue des marins, la marine nationale était en mesure d’apporter, dès les premières heures du conflit, « un renfort de troupes en moins de six heures, une capacité d’évacuation de ressortissants et un soutien chirurgical ». Ce retex a toutefois mis en exergue l’importante consommation que cette disponibilité représente en hommes et en bâtiments de guerre (BPC, SNA, frégates, etc).

 

Lutte contre la piraterie au large de la Somalie


Selon la note de l’EMA, la marine a constaté « une adaptation des zones d’action des pirates avec un déplacement vers la mer d’Arabie et le golf d’Oman, une baisse des attaques au second semestre et une diminution du taux de réussite des attaques de 18% en 2010 à 12% en 2011 ». De plus, les nouveaux modes d’action de la force Atalante sur le littoral avec la possibilité de mener une action de riposte graduée à terre a concourue à cette amélioration de la situation qui doit s’inscrire dans la durée. Il n’y a pas eu de prise d’otages de ressortissants français au large de la Somalie en 2011, même si un otage français est toujours retenu dans le désert somalien depuis bientôt trois ans.

 

 

 

La guerre en Libye de mars à octobre 2011


Pendant sept mois, les militaires français ont été sollicités à tous les niveaux pour répondre à une forte exigence politique. Compte tenu de l’engagement de seize hélicoptères de transport et de combat de jour comme de nuit avec le succès que cela a été, « la doctrine d’emploi des unités aéromobiles est belle et bien validée », selon le document. Le couple BPC/groupe aéromobile a été un fort succès. A l’avenir, dans la mesure où la marine nationale est en mesure de projeter plusieurs BPC, l’armée de terre doit réfléchir à engager plusieurs GAM simultanément, explique le document. Néanmoins, « les capacités tactiques et les limites techniques des hélicoptères Gazelle militent pour une mise en place accélérée du Tigre HAD, à court terme, et des hélicoptères de classe 4T à plus long terme ».

 

 

Du côté de la marine nationale, deux frégates et un SNA sillonnaient les côtes libyennes à partir du 3 mars 2011 pour recueillir du renseignement et éventuellement participer à une évacuation de ressortissants. Le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle a bien sûr apporté une plus-value très significative dans le bon déroulement des opérations aériennes. A partir du 20 août 2011, les images des avions de patrouille maritime Atlantique 2 et les appuis feu navals ont permis de remporter des batailles décisives sur le terrain. Toutefois, la nécessité d’améliorer les moyens en systèmes d’information et de communication (SIC) et les capacités d’artillerie pour les frappes de précision est apparue, depuis l’opération Harmattan, comme une priorité pour la marine.

 

A cela s’ajoute que la conduite des opérations a été contrainte par des carences d’interconnexion et d’interopérabilité entre les réseaux français et otaniens de transmission. Des études doivent également être menées afin « de réaliser différentes améliorations en matière d’intelligence des frappes notamment sur le renseignement, le commandement, le ciblage ou encore l’équipement ».


Tout au long des opérations menées au-dessus du territoire libyen, le commandement interarmées de l’espace (CIE) a coordonné la diffusion des images Helios aussi bien pour repérer les objectifs au sol qu’évaluer les dommages collatéraux des frappes aériennes. Selon le document de l’EMA, « les villes libyennes ont été numérisées la veille du déclenchement de l’opération Harmattan. […] Et les contraintes de manœuvrabilité d’Helios n’ont pas permis de couvrir simultanément de larges zones éloignées les unes des autres. Il a donc fallu faire des choix de prises de vue : les zones hors d’atteinte des moyens conventionnels ont été privilégiées (typiquement le sud de la Libye) ». Concernant le partage des données avec l’OTAN, c’est à partir du 13 mai 2011 que la France a diffusé ses images satellitaires à ses alliés.

 

Par ailleurs, les tirs d’armement guidés ont pu être affinés grâce aux satellites. Pour cela, le guidage aérien des bombes françaises a nécessité le parachutage de commandos parachutistes de l’air (CPA) officiellement non reconnu. L’armée de l’air a réalisé au total 21% des sorties aériennes tout au long du conflit.

 

L’opération Harmattan a néanmoins mis en valeur une faiblesse des capacités spatiales notamment concernant le GPS. « Cela doit faire l’objet d’une réflexion approfondie », atteste le retex de l’EMA. A ce titre, il faudra être patient en attendant la mise en service du système Galiléo prévue à partir de 2018. Enfin, l’absence de directive nationale du renseignement a pesé sur l’efficacité du dispositif français de renseignement malgré de bons résultats tactiques salués par les américains et les britanniques.

 

 

 

L’Afghanistan : Une guerre de dix ans et un retrait anticipé

Depuis le début du conflit, les engins explosifs improvisés (IED) représentent une importante menace, à hauteur de 50% des pertes pour la coalition et 40% pour la France en 2011. Quelques soient les protections de blindage utilisées, les meilleures armes contre les IED restent « le sapeur et le contact avec la population » précise le retex.

 

Selon ce même document, « la numérisation de l’espace de bataille (NEB) s’adapte encore un peu difficilement aux opérations de combat à pied en raison de la rigidité des systèmes ». Autrement dit, on imite les américains mais on ne joue quand même pas dans la même cour ! C’est hélas bien connu que les français n’ont des moyens à la hauteur de leurs ambitions.

 

En Afghanistan, l’objectif de « gagner les cœurs et les esprits » s’est concrétisé avec le développement des actions non cinétiques. Ces actions civilo-militaires d’aide à la population doivent, selon le document, durer au moins soixante douze heures pour avoir une réelle influence à la fois sur la population et sur l’emprise des insurgés dans les vallées. Un retex plus approfondi doit être mené au cours de l’année pour mieux évaluer l’intérêt de ces actions auprès de la population.

 

Autre retex attendu prochainement celui du système FELIN, déployé actuellement pour la première fois en Afghanistan. Il est apparu, au cours des opérations afghanes, que la gamme des armements individuels devrait être élargie et les points d’emports mieux individualisés.

 

Du côté de l’armée de l’air, il est devenu « essentiel de former des personnels FAC (Forward Air Controller – contrôleur aérien avancé ndlr) sur les avions de combat pour des missions nouvelles comme celles de coordination et de reconnaissance ». Par ailleurs, la doctrine d’emploi de l’armée de l’air doit davantage s’adapter à la numérisation de la fonction d’appui notamment par le biais de la mise en service opérationnelle du système Digital CAS. Par rapport à l’utilisation des Pods, elle est positive mais ils ne sont pas assez nombreux tant les missions sont nombreuses, atteste le retex. Au sein des états-majors, les vidéos sont de plus en plus nombreuses ce qui pose « deux problèmes à savoir l’effet tunnel (focalisation des décideurs sur la vidéo) et la dépendance (inhibition de la prise de décision en l’absence de vidéo) ». En clair, pouvons-nous encore nous passer de la technologie lorsque celle-ci est défaillante ?

 

Par rapport aux Commandos Parachutistes de l’Air (CPA), les procédures de récupération de personnels isolés doivent mieux converger, selon ce même document. Lors de l’ouverture du feu, le commandement doit être davantage décentralisé, il en va de la réactivité des hommes sur le terrain.

 

Du point de vue du renseignement d’origine électromagnétique (ROEM), les opérations menées sur le territoire afghan mettent en lumière une nécessaire fusion entre l’Electronic Intelligence (ELINT) et le Communication Intelligence (COMINT). Les bandes écoutées en GSM et téléphonie satellitaire doivent également être élargies.

 

Quoiqu’il en soit, le retex spécialement consacré à l’Afghanistan sera long et laborieux à établir et ne pourra véritablement se dresser qu’une fois que la totalité des troupes françaises auront quitté le pays après 2012.

 

Les opérations sur le territoire national

L’opinion publique a tendance à l’oublier, les armées sont aussi engagées dans des missions précises sur le territoire métropolitain qui constituent une priorité pour le chef d’état-major des armées, l’amiral Guillaud. Le plan vigipirate rouge, l’opération Harpie en Guyane, les grands sommets internationaux (G8 et G20) ou encore l’action de l’Etat en mer en sont autant d’exemples qui consomment chaque année d’importantes ressources humaines et financières.

 

 

A ce sujet, les points positifs résident dans la bonne action de la cellule interministérielle de crise, placée sous l’égide du ministère de l’Intérieur. En revanche, selon cette même note, des améliorations sont à réaliser en matière de Command and Control (C2), de communication et de soutien. En Guyane, toujours selon la note, un cruel manque de moyens aériens se fait ressentir pour sécuriser le centre spatial de Kourou. Pour la mission Harpie de lutte contre l’orpaillage clandestin, il est à déplorer une « lourdeur des procédures de mise à disposition des matériels saisis (quads, pirogues) et un manque de moyens de reconnaissance dans un milieu hostile et éprouvant pour les hommes ».

L’utilisation des satellites dans des opérations nationales devrait se développer dans le futur notamment lors de dispositifs particuliers de sûreté aérienne (DPSA) à l’occasion d’évènements particuliers (14 juillet, par exemple) ou lors d’interventions des forces armées en cas de catastrophe naturelle (tempête notamment).

 

Enfin, autre sujet de préoccupation du point de vue du renseignement, le système d’optimisation du renseignement interarmées est attendu pour mieux fusionner l’information et organiser le commandement et le partage du renseignement. « La marine a crée une formation spécifique pour répondre à cette problématique », selon le retex. Par ailleurs, preuve en est que le renseignement se tient à jour de Facebook et Twitter : « Le retex de l’année écoulée montre enfin que les réseaux sociaux sur internet constituent une source très prometteuse de renseignement qui doit pouvoir être exploitée jusqu’au niveau tactique ». Compte tenu du développement croissant de ce cybermonde, le document de l’EMA précise également que les cyberattaques constituent une « menace importante » pour le bon fonctionnement des armées. Des outils défensifs et offensifs sont mis en œuvre au sein de différents services pour parer à cette éventuelle menace dont les attaques virtuelles peuvent avoir de graves conséquences dans le monde réel.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 11:55
 Le SIDM (système intérimaire de drones de moyenne altitude longue endurance)


06/06/2012 DGA

 

Le système intérimaire de drones MALE (SIDM) permet la réalisation de missions de surveillance et de reconnaissance, de désignation d'objectif et d'illumination laser de cibles.

Ces missions, réalisées au profit du renseignement interarmées, du commandant du théâtre et des composantes de forces, s'appliquent sur l'ensemble d'une zone d'intérêt ou d'un théâtre d'opérations.

Elles peuvent être réalisées dans la profondeur, jusqu'à des distances supérieures à 1000 km de la base de départ, en assurant une permanence sur zone de 24 heures de jour comme de nuit et par tous temps. Les charges utiles embarquées sont une boule 3 voies dénommée MOSP (voie électro-optique, voie infrarouge et voie laser) et un radar à ouverture synthétique (imagerie et détection de cibles mobiles).

Le système, qui a été déployé en Afghanistan jusqu'en mars 2012, comprend deux véhicules aériens, un segment sol et des moyens de soutien associés ; un système complémentaire, composé d'un véhicule aérien, d'une station sol et des moyens de soutien associés, a été livré à l'armée de l'air sur la base aérienne de Cognac fin 2010, et porte ainsi à 2 le nombre de véhicules aériens présents sur cette base (parc total de 4 véhicules aériens). Ce second système, principalement destiné à la formation et aux missions intérieures, a été déployé dans le cadre de l'opération Harmattan d'août à octobre 2011.

 

Développement

Après l'expérimentation des drones Hunter, l'armée de l'air a décidé de les remplacer par les drones SIDM, en attendant le drone MALE qui lui apporterait à terme une capacité complète.

Le SIDM a fait l'objet d'un appel d'offres sur performances qui a retenu la proposition EADS (maître d'œuvre) sur la base du porteur israélien Eagle réalisé par IAI. La notification du contrat est intervenue en août 2001.

La livraison du système SIDM a été échelonnée entre mi 2008 et début 2009, à l'issue d'une phase de réception ayant fortement sollicité les centres de la Direction Technique (notamment : DGA EV, DGA MI, DGA TA) ; dès la livraison, l'armée de l'air a mené les premières expérimentations technico-opérationnelles, et a participé à une opération intérieure en septembre 2008 (intégration du système dans le DPSA mis en place lors de la visite du Pape à Lourdes).

 

Activité opérationnelle

Il a été décidé fin 2008 de projeter le système sur le théâtre afghan, suite aux évènements du mois d'août dans la vallée d'Uzbeen. Après une modification de la liaison satellitaire, pour s'adapter aux caractéristiques particulières de la ressource disponible sur le théâtre (satellite à orbite inclinée), la première capacité opérationnelle a été prononcée fin janvier. Le système a ensuite réalisé son premier vol en opération extérieure depuis la base aérienne militaire de Bagram le 17 février 2009.

En mars 2012, au départ d'Afghanistan, ce sont 579 vols qui ont été réalisés pour ce déploiement, pour un total de 5100 heures de vol.

L'activité sur la base de Cognac a débuté fin 2010, à des fins d'entraînement du personnel et de missions intérieures (G8 de Deauville, etc.)

Entre août et octobre 2011, le second système a été déployé en Sicile dans le cadre de l'opération Harmattan. 24 vols auront été effectués à cet effet, pour 316 heures de vol.

 

Fiche technique

L'architecture physique d'ensemble du SIDM s'organise autour des segments suivants :

 

Segment aérien

Véhicules aériens :

- masse maximale au décollage : 1 250 kg

- envergure de 17 m

- équipé de GPS et de moyens inertiels

- équipé d'un moteur à pistons (ROTAX 914) et d'une hélice à pas variable

- atterrissage et décollage automatique tous temps sur la base d'un système GPS différentiel et d'un moyen de secours à technologie laser

- protection anti-givre

Charges utiles :

- caméras d'imagerie (visible et infrarouge) sur plate-forme gyrostabilisée

- télémètre/illuminateur laser

- radar SAR disposant de 2 modes d'imagerie (STRIP et SPOT), permettant une haute résolution, et d'un mode de détection de cibles mobiles (MTI)

- capacité de suivi automatique de cibles

- fonction ROVER / Remote video terminal, permettant de diffuser les images directement vers les troupes au sol (charge exclusive du radar SAR, intégrée par le CEAM et opérationnelle depuis mars 2010)

Segment liaisons de données :

- à vue directe (LOS)

- par satellite (SATCOM)

 

Segment sol modulaire

- un module de préparation de la mission

- un module de mise en œuvre système (gère les phases de décollage et d'atterrissage et contrôle le drone en vol)

- un module de mise en œuvre déportée (contrôle complet du drone en vol)

- un module d'interprétation et de diffusion des images (SAIM )

Le segment sol permet de gérer simultanément deux véhicules aériens en vol et d'effectuer des relais sur la zone d'observation.

 

Performances

- altitudes d'évolution opérationnelle comprises entre 15 000 et 25 000 ft

- vitesse maximale de 110 kts

- endurance de 12 heures à 1 000 km (pour un véhicule aérien), permanence H24 sur zone pour le système

- capacité d'observation tous temps, de jour comme de nuit

 

Avancées capacitaires

En comparaison avec le système Hunter, le SIDM présente de véritables avancées technologiques offrant une capacité opérationnelle accrue. Ces améliorations sont essentiellement :

- l'intégration d'une liaison de données par satellite permettant un contrôle du drone à très grande distance. Cette capacité permet à la fois, d'envoyer le drone sur des théâtres d'opération éloignés de la base de départ, mais aussi, de répartir géographiquement les stations de contrôle recueillant en temps réel l'information en fonction du besoin opérationnel

- l'intégration d'un radar d'imagerie SAR permettant de réaliser des images par tous temps et, grâce au mode MTI, de détecter et suivre des cibles mobiles

- la capacité à emporter simultanément les différents capteurs (optique, infrarouge, radar), permettant d'assurer la mission quelle que soit l'évolution des conditions météorologiques

- le développement d'un système d'atterrissage et de décollage automatique (ATOL ) permettant d'augmenter le degré d'automatisation du système, de limiter le risque relatif à ces phases critiques du vol, et de garantir une capacité de décollage et d'atterrissage tous temps

- l'intégration d'un système de dégivrage permettant le vol en conditions givrantes

- l'intégration d'un système d'analyse image (SAIM) faisant l'interface avec les systèmes d'information et de commandement

- la capacité Rover décrite supra, depuis mars 2010 (capacité exclusive du radar SAR)

A noter que le système SIDM dispose depuis fin 2010 d'un certificat de type.

 

Architecture industrielle

La maîtrise d'œuvre industrielle du SIDM est assurée par les sociétés EADS et IAI, en organisation de cotraitance. L'origine des composants principaux est la suivante :

- véhicule aérien : IAI-MALAT (Israël)

- liaison de données SATCOM : IN-SNEC (France), groupe Zodiac Data System

- centrale inertielle : SAGEM (France)

- boule électro-optique : IAI -TAMAM (Israël)

- radar SAR : IAI-ELTA (Israël)

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 11:50

LOGOGICAN 0

 

06.06.2012 lemoci.com

 

Le Groupement des industries de construction et d’activités navales (Gican) et Ubifrance, l'Agence française pour le développement international des entreprises, ont signé le 25 mai une convention de partenariat. Les deux organismes s’engagent à collaborer étroitement afin de soutenir les entreprises du domaine naval et maritime dans leurs démarches à l’export, face à un environnement commercial très concurrentiel.

 

Cette coopération implique notamment l’organisation de manifestations spécifiques à cette filière et vise à créer des synergies entre les deux organismes, précisent les deux institutions dans un communiqué. Selon les termes de l’accord, le Gican pourra s’appuyer sur l’expertise et le réseau des bureaux Ubifrance dans le monde et bénéficier de la gamme de produits et de services d’information, de promotion et d’accompagnement des PME sur les marchés étrangers développés par l’Agence.

 

« Il y a une nécessité d’apporter une visibilité et de structurer notre offre par rapport à la stratégie des acteurs du Gican », explique Fabien Val, chef du service industrie chez Ubifrance, interrogé par le Moci. « L’idée est double, poursuit-il, il s’agit d’améliorer la concertation pour notre programmation dans le cadre de France export et d'avoir un interlocuteur unique pour fédérer toutes les activités de la filière navale et maritime. » Fabien Val s’occupe uniquement de la construction navale, mais le Gican comprend aussi les infrastructures portuaires, l’énergie maritime, le off shore ou encore le nautisme. « Le Gican cherche à se diversifier pour ne plus être dépendant de la construction navale, secteur en difficulté depuis 2009 et qui commence à se redresser. »

 

Le groupement mise ainsi sur l’innovation avec les énergies marines renouvelables. Et espère bien pouvoir mettre en valeur et faire grandir les PME et PMI qui composent cette filière', où le dialogue est moins aisé que dans l’aéronautique par exemple, estime le Gican. "On peut être fiers de notre capacité technologique

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 11:35

http://www.meretmarine.com/objets/500/45247.jpg

Remorquage du musoir, hier à Brest

 

06/06/2012 MER et MARINE

 

L'installation des nouvelles lignes d'accostage des frégates multi-missions (FREMM) de la Marine nationale a débuté hier dans la base navale de Brest. L'opération a commencé par le remorquage et la mise en place d'un musoir, gros cylindre en béton de 14 mètres de diamètre pour 21 mètres de hauteur, qui retiendra le futur ponton, dont l'autre extrémité sera reliée au quai. Réalisé dans le bassin n°4, en Penfeld, le musoir, mis sur coffre hier soir, doit être coulé à son emplacement par remplissage d'eau de mer puis, ensuite, cette eau sera remplacée par des sédiments issus des boues de dragage du port (filtrés au préalable pour en extraire les particules polluantes). Le musoir sera alors fermé sur sa partie supérieure par une dalle en béton d'une épaisseur de 3 mètres.


Remorquage du musoir (© : SID)


Remorquage du musoir (© : SID)


Remorquage du musoir (© : SID)


Vue des futurs pontons (© : SID)


Vue des futurs pontons (© : SID)

Un ponton à deux étages de 160 mètres de long

Suivant le planning actuel, après le musoir, le ponton doit être mis en place au mois de juillet. Cette structure, longue de 160 mètres pour une largeur de 17 mètres, présentera un poids de 8500 tonnes. Pouvant servir deux frégates, elle aura la particularité de disposer de deux étages. La partie supérieure comprendra une voie piétonne et une voie pour les véhicules et engins lourds. Les camions d'avitaillement, comme les grues mobiles, pourront ainsi y circuler, ce qui n'est pas le cas sur les actuels pontons perpendiculaires au quai des flottilles. Le niveau inférieur de la structure fera, quant à lui, office de galerie technique. Il accueillera les différents réseaux (électricité, distribution d'hydrocarbures, pompage des résidus de soute, air comprimé, téléphonie...) et les points d'amarrage. Une rampe le reliera au niveau supérieur, qui aura un accès au quai via une passerelle. Comme le musoir, ce ponton est actuellement en construction au bassin n°4.


Le musoir dans le bassin n°4 (© : SID)


Le musoir dans le bassin n°4 (© : SID)

Une seconde structure doit être commandée

Mené sous la maîtrise d'oeuvre du Service Industriel de la Défense (SID), la réalisation du nouveau ponton des FREMM a été confiée à un groupement d'industriels dont le dossier a été retenu face à 5 autres propositions lors d'un appel d'offres. Emmené par le groupe Charrier, ce groupement compte dans ses rangs Ingerop (ingénierie), Semen TP (génie civil et dragage) et Demathieu et Bar (génie civil), Ducrocq (construction métallique) et DCNS (réseaux, maintenance). Le ponton sera utilisé par les deux premières FREMM, l'Aquitaine et la Normandie, qui doivent arriver à Brest à l'automne 2012 et au printemps 2014. Un autre ponton doit être commandé ultérieurement afin d'accueillir les FREMM suivantes, cinq devant être basées à Brest.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:55
L’ONERA, fer de lance de la nanophotonique

 

06.06.2012 - ONERA - Nanotechnologies

 

L'ONERA, acteur majeur de l'innovation en matière de d'optoélectronique à l'échelle nanométrique, impulse la création d'un club Nanophotonique au niveau national.
 

L’ONERA a impulsé la création du club Nanophotonique* de la Société Française d’Optique, consacrée à l’occasion du colloque OTAN « Plasmonique pour la détection et l’émission de lumière » qui s’est tenu à l’école Polytechnique le 18 mai 2012. Ce club vise à être, pour cette techno-science à la fois jeune et d'une grande maturité scientifique, un lieu d’échanges entre acteurs académiques, industriels et agences. L'objectif est de mutualiser les outils et les méthodes, de proposer des concepts innovants, de développer conjointement connaissance et savoir-faire pour des systèmes de très faible dimensionnalité.


Quelques applications de la nanophotonique en développement à l'ONERA avec le CNRS/LPN, partenaire clé sur cette thématique :
- "vitrail infrarouge", mosaïque de filtres nanostructurés
- "or noir", réseau de nano-antennes en or permettant d'absorber totalement la lumière dans une gamme de couleurs
- "entonnoir à photons", mécanisme permettant de focaliser la lumière dans des nano-résonateurs

 

*La nanophotonique, ou nano-optique, est l'étude de la lumière et de ses interactions avec la matière à des échelles nanométriques. Elle désigne aussi l’ensemble des nanotechnologies optroniques tirant parti des phénomènes propres à cette échelle. La nanophotonique présente un potentiel fort de rupture pour un certain nombre d’applications dont, par exemple, l'émission et la détection de photons et la connectique opto-électronique.

Partager cet article

Repost0
6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:00

Brave--nouveau-design-de-batiment-logistique.jpg

Brave, nouveau design de bâtiment logistique imaginé par DCNS

 

06/06/2012 MER et MARINE

 

Le ministère de la Défense devrait prochainement lancer une consultation dans le cadre du programme Flotte Logistique. Ce premier contrat, qui devrait être notifié d'ici la fin de l'année, portera sur les études générales liées au développement de nouveaux bâtiments de ravitaillement et de soutien logistique destinés à la Marine nationale. Il s'agit de prévoir le remplacement du pétrolier-ravitailleur Meuse, ainsi que des bâtiments de commandement et de ravitaillement Marne, Var et Somme, admis au service actif entre 1980 et 1990. Les nouveaux navires doivent répondre aux évolutions des besoins opérationnels des militaires, tenir compte de la disparition des bâtiments ateliers et, puisqu'ils seront construits aux normes civiles, intégrer la règlementation internationale sur les pétroliers, avec par exemple l'adoption d'une double coque.
Dans cette perspective, DCNS et les chantiers STX France de Saint-Nazaire s'allient pour proposer une solution à la marine française. Le design proposé est dérivé du Brave, un nouveau concept de bâtiment logistique dévoilé par DCNS en 2010.
A l'époque, le modèle présenté portait sur un navire de 195 mètres de long et 30.000 tonnes de déplacement en charge, soit une unité nettement plus grosse que les PR et BCR actuels (157 mètres, 18.000 tpc).


Le BCR Marne (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


Le BCR Marne (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


Ravitaillement de deux frégates par un BCR (© : ECPAD)

Comptant deux portiques et 15.000 m3 de soutes, Brave a été imaginé comme une plateforme très polyvalente et reconfigurable. Ainsi, sur l'arrière, une zone modulable peut servir au stockage de matériel, abriter des ateliers de réparation ou accueillir des troupes et des véhicules. Derrière la passerelle, un espace est conçu pour l'accueil de conteneurs, avec deux grues de manutention. Enfin, Brave peut embarquer deux hélicoptères et disposer d'infrastructures de commandement et d'installations hospitalières.
La consultation devant être lancée par le ministère de la Défense le sera, comme le veut la loi, au niveau européen. Mais DCNS, et surtout STX France, qui manque de travail pour ses bureaux d'études, espèrent bien décrocher ce marché, qui pourra ouvrir la voie à la commande portant sur la construction des quatre unités du programme « Flot Log ». Celle-ci devrait débuter après 2015, à moins que l'Etat ait la bonne idée d'anticiper ce projet afin de garnir le carnet de commandes des chantiers nazairiens, qui en ont bien besoin.


Le design Brave (© : DCNS)


Le design Brave (© : DCNS)


Le design Brave (© : DCNS)


Brave ravitaillant une FREMM et le Charles de Gaulle (© : DCNS)

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories