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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 08:00
Les ambitions canadiennes de DCNS

La FREMM Aquitaine suivant le BPC Dixmude

photo DCNS

 

06/06/2012 MER et MARINE

 

Des partenariats industriels, des frégates multi-missions (FREMM) ainsi que des bâtiments de projection et de commandement (BPC) proposés à la marine... DCNS a de grandes ambitions au Canada. Le groupe français vient, d'ailleurs, d'ouvrir un bureau de représentation à Ottawa, la capitale fédérale, où il a pu présenter ses produits à l'occasion du salon CANSEC, qui s'est déroulé les 30 et 31 mai. DCNS estime que les FREMM et BPC, notamment, répondent parfaitement aux besoins de la marine canadienne, qui va bénéficier d'un vaste plan d'investissement de 35 milliards de dollars canadiens (près de 27 milliards d'euros) afin de remplacer sa flotte actuelle. Le groupe français cherche donc à s'implanter sur place, afin de vendre ses designs pour les futurs bâtiments canadiens, qui seront réalisés localement. Dans cette perspective, DCNS doit s'allier à des industriels nationaux.


La FREMM Aquitaine (© : DCNS)

Des frégates avec le chantier d'Halifax

Pour les frégates, des discussions ont débuté avec Halifax Shipyard, filiale du groupe Irving Shipbuilding. En effet, dans le cadre de la Stratégie Nationale d'Approvisionnement en matière de Construction Navale (SNACN), le gouvernement canadien a décidé de confier à ce chantier la réalisation d'une vingtaine de bâtiments de combat, dont une série de frégates (Canadian Surface Combatant - CSC) destinée à remplacer les 12 unités de la classe City et les 3 destroyers du type Iroquois. L'ensemble des contrats que doit signer Halifax Shipyard s'élève à 25 milliards de dollars canadiens (17.8 milliards d'euros). Dans cette perspective, DCNS cherche à placer son design de frégate multi-missions, déjà retenu par la France (11 exemplaires) et le Maroc (1 unité) et dont la tête de série, l'Aquitaine, sera livrée cette année à la Marine nationale. Longue de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, la FREMM a été conçue comme un bâtiment très automatisé (équipage d'une centaine d'hommes seulement), à la maintenance réduite (un grand carénage de six mois que tous les 10 ans) et aux capacités très polyvalentes. Le bâtiment peut, ainsi, mener à bien des missions de lutte anti-sous-marine grâce à un sonar de coque, un sonar remorqué, des torpilles MU90 et un hélicoptère. Dans le domaine de la lutte antinavire, il est doté du MM40 Block3, le dernier-né de la famille Exocet, alors que la FREMM sera le seul bâtiment de surface européen à mettre en oeuvre des missiles de croisière (Scalp Naval), d'une portée de plus de 1000 kilomètres (une capacité que la France devrait pouvoir proposer au canada). En matière de défense aérienne, la frégate française est également solidement pourvue, puisqu'elle peut embarquer des missiles Aster 30, Aster 15 et VL Mica. Enfin, les FREMM peuvent embarquer un hélicoptère de 10 tonnes, des drones à voilure tournante ainsi que des forces spéciales, avec leurs embarcations commando. Côté électronique, la FREMM dispose notamment du radar multifonctions Herakles de Thales, ce dernier étant déjà présent au Canada, où il participe à la modernisation des frégates du type City. Si un accord est conclu entre Français et Canadiens autour des FREMM, les frégates seraient construites à Halifax, en transfert de technologie.


Le BPC Dixmude (© : MARINE NATIONALE)

Les BPC et les besoins de soutien logistique

Dans le même temps, DCNS propose au Canada de se doter de BPC, dont trois exemplaires sont en service dans la marine française et deux autres ont été commandés par la Russie pour une livraison en 2014 et 2015 (deux autres pourraient être construits ultérieurement à Saint-Pétersbourg). Longs de 199 mètres et affichant un déplacement de 21.000 tonnes en charge, ces bâtiments, extrêmement polyvalents, sont à la fois des porte-hélicoptères d'assaut, des transports d'engins de débarquement, des hôpitaux flottants et des bases de commandement pouvant diriger une opération interarmées et interalliés d'envergure. Depuis 2006 et la première mission du Mistral au Liban, avec l'évacuation de milliers de ressortissants, jusqu'à l'intervention en Libye l'an dernier avec la mise en oeuvre d'hélicoptères de combat contre les forces pro-Kadhafi, en passant par des missions humanitaires, les BPC ont démontré leur énorme potentiel. De quoi séduire de nombreuses marines, notamment celle du Canada, qui ne dispose pas encore de ce genre d'outil. La commande de deux à trois BPC pourrait être décidée alors qu'un précédent projet de bâtiments de projection a avorté. Il s'agissait des Joint Support Ships (JSS) étudiés avec les Néerlandais de Damen, qui proposaient des navires hydrides, à la fois pétrolier-ravitailleurs et transporteurs de troupes (concept qui a finalement donné naissance au Karel Doorman, actuellement en construction aux Pays-Bas). Si les Canadiens choisissent finalement de se doter de BPC, il conviendra néanmoins, pour leur marine, de solutionner la problématique du soutien logistique des bâtiments de combat, une capacité indispensable à tout déploiement lointain d'une force navale. En effet, les deux pétroliers-ravitailleurs canadiens, les HMCS Protecteur et HMCS Preserver, qui ont été admis au service actif en 1969 et 1970, doivent être remplacés rapidement. Or, DCNS, pour répondre à ce besoin, peut proposer ses nouveaux bâtiments logistiques du type Brave, qu'elle présente à la Marine nationale pour le remplacement des Durance.


Le concept de bâtiment logistique Brave (© : DCNS)

Enjeux stratégiques et industriels

La SNACN a une double vocation. D'abord redonner au Canada une puissance navale cohérente avec ses ambitions maritimes, notamment protéger et faire respecter sa souveraineté dans les territoires arctiques, dont les richesses seront probablement de plus en plus disputées à l'avenir, mais aussi sa capacité à déployer partout dans le monde des moyens puissants, à même de participer à des opérations internationales. La marine canadienne est, en effet, souvent impliquée dans des déploiements outre-mer, notamment dans le cadre de l'OTAN. Elle a d'ailleurs participé à l'opération Unified Protector en Libye l'an dernier. En dehors de ces aspects stratégiques, il s'agit, également, de relancer la construction navale nationale, avec de grands programmes structurants permettant de moderniser les chantiers canadiens et de développer, autour d'eux, les capacités d'ingénierie et de production les plus modernes, sans oublier les milliers d'emplois générés par la construction de la nouvelle flotte. Dans cette perspective, trois chantiers doivent être impliqués dans le SNACN. Halifax, on l'a vu, a été retenu pour les bâtiments de combat. Vancouver Shipyards, qui appartient au groupe Seaspan Marine, a quant à lui été choisi pour réaliser 8 grands bâtiments destinés à la garde-côtière, ce qui représente un investissement de 8 milliards de dollars (5.7 milliards d'euros). Alors que le plan de renouvellement de la marine canadienne prévoit également la commande de 116 petits navires (pour 2 milliards de dollars, soit 1.5 milliard d'euros), il reste le cas du chantier Davie, situé à Lévis, au Québec.


Le chantier de Lévis (© : CHANTIER DAVIE)

Davie à la recherche d'un investisseur

En difficulté ces dernières années, le constructeur québécois avait été repris, en juillet 2011, par SNC-Lavalin et Upper Lakes. Mais, ces derniers jours, les choses se sont précipitées et les repreneurs, qui avaient pris la barre de Davie dans l'espoir de remporter l'un des deux gros contrats finalement attribués à Halifax et Vancouver, ont, d'après la presse canadienne, décidé de jeter l'éponge. Davie, qui a dans son carnet de commandes trois navires offshores inachevés pour la compagnie norvégienne Cecon et deux ferries pour la société des traversiers du Québec, est donc à la recherche d'un nouvel investisseur. Pourquoi pas DCNS, via la création d'une filiale canadienne ? L'an dernier, son concurrent Fincantieri, déjà implanté aux Etats-Unis où il possède plusieurs chantiers (dont Marinette Marine où sont réalisés les LCS du type Freedom), avait fait part de son intérêt pour Davie. Certes, le groupe italien visait alors, lui-aussi, les gros contrats de la SNACN. Mais le constructeur québécois, s'il n'a pas été retenu, a peut-être encore des cartes à jouer, notamment au niveau de ses infrastructures. Car il dispose de vastes cales sèches suffisamment grandes pour assembler des BPC et pétroliers-ravitailleurs. Par conséquent, il y a peut-être là une opportunité d'implantation pour DCNS, qui pourrait ainsi s'installer au Canada, tout en réalisant un beau coup politique, en solutionnant le « casse-tête » que constitue Davie pour le gouvernement québécois. Pour l'heure, rien n'a été annoncé en ce sens, mais la question peut logiquement se poser.


Le Brésil va construire des Scorpène (© : DCNS)

L'Amérique du sud au nord

Le groupe français joue, en tous cas, une partie très intéressante au Canada, un pays auquel l'industrie tricolore (DCNS mais aussi ses partenaires Thales et MBDA), et derrière elle la France, peut proposer un véritable partenariat stratégique, avec d'importants transferts de technologie, ainsi qu'une autonomie stratégique par rapport aux Américains, tout en conservant des matériels interopérables. C'est d'ailleurs cette aspect qui avait convaincu les Brésiliens, en 2009, de choisir l'offre de DCNS pour développer à Itaguai, en partenariat avec Odebrecht, un chantier de construction et une base navale pour quatre sous-marins conventionnels de type Scorpène et le premier sous-marin nucléaire d'attaque brésilien (conçu avec l'assistance des ingénieurs français sur les parties non nucléaires). Ayant déjà réalisé avec succès plusieurs programmes complexes en transfert de technologie, comme celui des frégates Formidable (classe La Fayette) à Singapour ou des sous-marins Agosta 90B au Pakistan, DCNS peut, clairement, apparaître comme un partenaire crédible aux yeux de l'industrie et du gouvernement canadiens. Après le contrat au Brésil, couronnant une série de succès en Amérique latine (Chili, Colombie, Venezuela...), le leader européen de la navale militaire se verrait bien poser un pied en Amérique du nord, où il pourrait s'installer durablement en proposant non seulement ses services pour la construction de futurs bâtiments, mais aussi pour d'autres prestations, comme le maintien en condition opérationnelle. Sans compter que la marine canadienne devra aussi, d'ici la fin de la décennie, commencer à penser au renouvellement de ses quatre sous-marins du type Upholder, construits en Grande-Bretagne entre 1990 et 1993. D'ailleurs, pour la petite histoire, si le Canada n'est pas jusqu'ici un client de DCNS, c'est avec lui que l'industriel français, du temps de la Direction des Constructions Navales, a failli remporter le plus gros contrat export de l'histoire occidentale. En effet, dans les années 80, avant l'effondrement du bloc soviétique, il avait été sérieusement question que le Canada fasse l'acquisition de 12 sous-marins nucléaires d'attaque du type Rubis... Trente ans plus tard, les Français semblent avoir une nouvelle chance de conclure une coopération historique avec les Canadiens.


La FREMM Aquitaine et le BPC Dixmude (© : DCNS)

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 07:55

immersion-avec-le-sous-marin-le-terrible_003.jpg

 

Le Terrible est l'un des quatre sous-marins nucléaires français

(Photo : ministère de la Défense)

 

05/06/2012 Patrick Coquidé - bfmbusiness.com

 

Pour réaliser des économies budgétaires, le sénateur écologiste Jean-Vincent Placé propose de réduire les dépenses liées à la dissuasion militaire. Premier couac avec les socialistes ?

 

Déjà en opposition avec les socialistes sur l'avenir du nucléaire civil, les écologistes se démarquent cette fois sur le nucléaire militaire.

 

Mardi 5 juin, sur RTL, le sénateur Jean-Vincent Placé, numéro deux d'EELV, le parti écologiste, et très proche de Cécile Duflot, la nouvelle ministre en charge du Logement, a suggéré de couper dans les crédits liés à la force de dissuasion nucléaire française pour réduire les dépenses publiques.

 

Il s'est également déclaré favorable à la mutualisation des moyens militaires, y compris nucléaires, au niveau européen.

 

Format des armées revu à la baisse

 

De quoi à priori alimenter une polémique avec les socialistes qui restent officiellement attachés à une dissuasion autonome.

 

Il n'empêche : la question du niveau des dépenses militaires est bel et bien posé en cette période de disette budgétaire. Jean-Yves Le Driant, le ministre de la Défense, a annoncé voici peu qu'il lancerait fin juin la rédaction d'un "Livre blanc" de la défense, passant en revue tous les programmes militaires, afin de préparer une nouvelle loi de programmation militaire (LPM) qui devra être votée courant 2013. Cette LPM succèdera à celle votée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy pour la période 2009-2014. 

 

Depuis 2009 déjà, la France a entrepris de réduire son potentiel militaire. Mais le choix a été fait de s'attaquer aux effectifs et au patrimoine immobilier afin de préserver les programmes d'équipement, y compris nucléaire, et les moyens affectés aux opérations extérieures. En cinq ans, le nombre de personnels civils et militaires de la Défense doit ainsi diminuer de 54 000 unités, soit 17% des effectifs totaux. La Défense doit pouvoir à terme fonctionner avec moins de 300 000 personnes. 

 

En revanche, le montant des investissements a été maintenu. Sur la période 2009-2013, ils doivent atteindre 16 milliards d'euros par an sur 38 milliards de dépenses militaires. Ce montant était de 15 milliards par an entre 2003 et 2008 et 14 milliards sur la période 1997/2002.

 

3,4 milliards par an pour la dissuasion nucléaire

 

En 2012, 3,4 milliards d'euros vont être dépensés pour la dissuasion nucléaire, soit 26% des crédits d'équipements militaires. Cette dissuasion reste articulée autour de deux vecteurs : quatre sous-marins lanceurs d'engins, les forces aériennes stratégiques qui ont reçu leurs premiers Rafale en 2008. Les dépenses à venir concernent la livraison de nouveaux avions, de nouveaux missiles balistiques pour les sous-marins et de missiles nouvelle génération pour les avions. Mais au terme de la nouvelle LMP de 2013, il est possible que toutes ces livraisons soient davantage étalées dans le temps.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 20:45
"Avec l'Alat, nous avons le meilleur système d'aérocombat"

5 Juin 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Un entretien avec le général Yann Pertuisel, commandant de l'Aviation légère de l'armée de terre.

 

Le général Yann Pertuisel commande l’Aviation légère de l’armée de terre (Alat).  Pilote d’hélicoptère Gazelle Hot, il a participé à la Guerre du Golfe, puis commandé l’Ecole de Dax et servi dans les forces spéciales. Son fils est actuellement pilote dans l’Alat… comme l’épouse de celui-ci !  A l’occasion de la Sainte-Clotilde, patronne de l’arme, le général Pertuisel a bien voulu répondre à nos questions.

 

Avec les opérations en Côte d’Ivoire, en Afghanistan et bien sûr en Libye, l’année 2011 a été un grand cru pour l’Alat…

 C’est une année historique ! D’une rare intensité. Nous avons eu jusqu’à 90 appareils engagés simultanément.  Au sein de l’armée de terre, l’Alat est désormais reconnue comme étant une « fonction opérationnelle », une Arme de contact, au même titre que l’Infanterie ou la Cavalerie, alors qu’elle était auparavant considérée comme une Arme d’appui.  Avec son ubiquité (être là où l’on ne nous attend pas…), l'Alat est ce que nous appelons un multiplicateur d’effets.  Aujourd’hui, une armée de terre moderne ne peut se passer de cette dimension d’aéro-combat si elle veut tenir son rang.

 

Comment se situe l’Alat par rapport à ces homologues occidentales, étant entendu que la répartition des hélicoptères entre Terre et Air n’est pas la même dans tous les pays ?

Honnêtement, si l’on exclut les Américains qui jouent dans une autre dimension, je suis convaincu que la France dispose de la meilleure aéromobilité occidentale. Nous avons le meilleur système d’aéro-combat.  Ce qui fait la différence, ce ne sont pas nos matériels, mais les hommes et les femmes qui les mettent en œuvre, notre organisation et notre doctrine d’emploi. On le voit avec les Britanniques qui ont perdu un certain nombre de savoir-faire, ce qui les conduit à utiliser leurs hélicoptères de combat comme des avions. C’est ce qu’il ne faut pas faire : un hélicoptère n’est pas un avion.

 

Qu’est-ce que l’Alat aujourd’hui ?

 325 appareils, 5500 personnels dont un millier de naviguants, quatre régiments opérationnels, deux détachements permanents en Afrique (Djibouti et Gabon) et des écoles.  Nous représentons moins de 5% des effectifs de l’armée de terre.

 

Parlons des régiments.

Il y en a quatre : les trois régiments d’hélicoptères de combat (le 1er RHC à Phalsbourg, le 3 à Etain et le 5 à Pau) qui fonctionnent sur le même modèle.  Nous avons réorganisés les RHC sur la base de trois bataillons par régiment : un bataillon d’hélicoptères de reconnaissance et d’attaque (BHRA) avec les Gazelle ou les Tigre ; un bataillon d’hélicoptères de manœuvre et d’assaut (BHMA) avec les Puma, les Cougar et bientôt les Caïmans ; et enfin un bataillon d’appui aéronautique (BAA) qui fournit l’environnement aéronautique (contrôle aérien, sécurité, simulation, etc). A  noter que la maintenance est intégrée au niveau de chaque bataillon.  Ces régiments sont de l’ordre d’un millier d’hommes et de femmes.

Le 4ème régiment d’hélicoptères des forces spéciales (RHFS) de Pau, rattaché pour emploi au COS, est organisé de manière différente. Il possède des Gazelle, des Puma, des Tigre et des Caracal.  Une particularité de ce régiment est que deux Caracal de l’Armée de l’air y sont intégrés avec leur personnel.  Le Groupement interarmées d’hélicoptères en alerte permanente sur la base de Villacoublay pour le compte du GIGN  est rattaché au 4ème RHFS. Ce GIH comprend 5 Puma de l’armée de terre et 2 Puma de l’armée de l’air.

 

Venons-en aux écoles…

 L’Ecole de l’Alat est sur deux sites : Dax (Landes) et Le Luc (Var).  A Dax, les pilotes des trois armées et de la gendarmerie apprennent à piloter, puis ils se spécialisent au Luc. Depuis trois ans, le site de Dax fonctionne sur la base d’un contrat avec une entreprise privée Hélidax, qui nous donne entière satisfaction. Hélidax met à notre disposition 36 EC 120 que nous avons baptisé Calliopée. Le principe est que nous achetons des heures de vol.

Au Luc, se trouve deux autres écoles : l’Ecole franco-allemande Tigre, qui forment les pilotes alors que les mécaniciens des deux pays sont formés dans le nord de l’Allemagne. Et désormais le centre de formation interarmées NH-90, commun avec la Marine nationale.

 

Justement, où en est votre coopération avec la Marine nationale ?

 Nous sommes vraiment amarinés. Je rencontrais récemment un jeune cadre qui, au cours de 24 derniers mois, en avait passé 9 à la mer !  Cela fait plus de vingt ans que nous embarquons et je peux vous assurer que lorsque nous sommes à bord, nous ne sommes pas perdus. L’Alat fournit ainsi les hélicoptères de la campagne Jeanne d’Arc. Et on a vu le résultat de tout cela lors d’Harmattan, avec l’engagement du groupe aéromobile à partir des BPC.

 

L’Alat, ce sont d’abord des hélicoptères. Mais avez vous encore des avions ?

 Oui, nous avons huit TBM-700, à Rennes, au sein de l’escadrille de liaison de l’armée de terre – qui assure le transport d’autorités. Et cinq Pilatus PC 6 à Montauban, au bataillon de soutien aéromobile. Ils se consacrent au transport de pièces détachées et au largage de parachutiste.

 

Quels sont vos hélicoptères ?

 Nous avons trois flottes : une ancienne, une intermédiaire et une nouvelle. L’ancienne, ce sont les 110 Gazelle et 80 Puma que nous maintiendrons en ligne jusqu’en 2020. A cette date, nous n'aurons plus que 90 Gazelle et 36 Puma.

L’intermédiaire, ce sont 18 Fennec, utilisés pour la formation au Luc, 23 Cougar (et bientôt 26, avec les trois que nous allons récupérer en provenance du GAM-56) et 8 Caracal, uniquement pour les forces spéciales.

La nouvelle, c’est le Tigre. Le 40 ème et dernier Tigre HAP (appui-protection) nous sera livré cette année. Nous en aurons alors 39, puisque nous en avons perdu un en Afghanistan. A la fin de l’année, nous percevrons également le premier Tigre HAD (appui-destruction), capable de tirer des missiles air-sol Hellfire.  Le 1er RHC de Phalsbourg sera le premier régiment a en être doté en 2013, date à laquelle il recevra aussi ses premiers Caïman (NH-90).  Un premier a été livré en décembre dernier au Gam-Stat de Valence et quatre autres le seront cette année à l’école du Luc.

 

Qu’en est-il du remplacement des hélicoptères légers ? 

 C’est le programme HIL (Hélicoptère interarmées léger) de quatre tonnes, destiné à remplacer les Gazelle, Dauphin, Fennec… Au combat, nous l’utiliserons pour préparer l’engagement des Tigre, un peu comme le font les Américains avec leurs Kiowa. Ce HIL – qui n’a pas reçu de nom de baptême – pourra également remplir des missions au profit des populations.  C’est également important pour l’entrainement, car l’heure de vol sera trois fois moins couteuse que celle d’un Tigre.

 

Toujours pas de projet d’hélicoptères lourds, type Chinook, dont la France est dépourvue ?

En la matière, nos ambitions sont limitées par les budgets… Il n’y a pas de perspectives d’acquisition en franco-français, mais on peut imaginer des solutions de partage avec nos partenaires européens.

 

Qu’en est-il de la disponibilité de votre parc d’hélicoptères ?

 Elle n’est pas au beau fixe. Elle est maximale (80-90%) au niveau des opérations, mais tout juste suffisante pour permettre l’entraînement en métropole. Disons que les bons jours, nous sommes à 50%.  Il faut reconnaître également que le coût du maintien en condition opérationnelle (MCO) des appareils modernes est sans commune mesure avec ceux d’ancienne génération.

 

Qu’en est-il de l’idée de regrouper les hélicoptères des trois armées au sein d’une même structure ?

Il existe aujourd’hui un commandement interarmées des hélicoptères (CIH) à l’état-major des armées. C’est une structure légère qui se charge notamment de l’harmonisation des procédures, mais ce n’est pas un commandement opérationnel.

C’est différent de ce que font les Britanniques avec leur Joint Helicopter Command, mais le besoin n’est pas le même. Outre-Manche, les hélicoptères de combat sont dans la British Army alors que ceux de manœuvre sont dans la RAF. En France, les deux types d’appareils sont déjà dans l’Alat, qui avec plus de 300 voilures tournantes possède la principale flotte, devant les aviateurs et les marins – environ 80 chacun.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 18:39

le-caesar-canon-equipe-d-un-systeme-d-artillerie photo MinD

 

05/06/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Après avoir été soutenu financièrement grâce à une recapitalisation massive de l'État de 1 milliard en 2004, le groupe public d'armement terrestre, Nexter (ex-Giat-Industries), a été également porté à bout de bras sur le plan industriel par le ministère de la Défense. C'est ce que révèle un rapport du ministère de la Défense à quelques jours de l'ouverture du salon Eurosatory.

 

Caesar, Aravis... deux des principaux nouveaux programmes du groupe public d'armements terrestres, Nexter, qui n'ont jamais été inscits dans une loi de programmation militaire (LPM), ont pourtant in fine été achetés par l'armée de terre. C'est ce que révèle un rapport du ministère de la Défense. L'automoteur, baptisé Canon équipé d'un système d'artillerie (Caesar) a permis de "maintenir l'activité de notre industrie d'armement terrestre au début des années 2000", selon le rapport du ministère de la Défense. Il s'agissait "d'éviter une interruption préjudiciable de l'activité industrielle de Nexter suite à l'arrêt du programme AUF2", explique le rapport.

 

Pour le véhicule blindé, l'Aravis, l'une des raisons de cet achat réside dans une nouvelle aide industrielle apportée à Nexter. Cette fois "dans la mise au point et l'exportation d'un engin blindé que Nexter avait développé sur fonds propres" dès 2006. Cette acquisition, révèle le rapport, "devait permettre de soutenir l'emploi dans un tissu industriel réparti sur sept régions, et composé, en plus de Nexter, de ses fournisseurs, qui réalisent 65 % du matériel, dont 40 % par des petites et moyennes entreprises françaises", qui étaient très chères au ministre de la Défense d'alors, Hervé Morin. Clairement, au-delà de l'urgence opérationnelle, qui avait été la seule raison évoquée à l'époque, la décision d'acheter des Aravis par la France répondait également à l'objectif d'éviter une noyade de Nexter.

 

L'Aravis a coûté "relativement" cher à l'Etat

 

VehiculeBlindeAravisAfghan photo MinDef FR

 

L'Aravis, un blindé de 12,5 tonnes, a d'ailleurs coûté "relativement" cher à l'Etat, estime le rapport du ministère de la Défense. C'est en avril 2009 que la Délégation générale pour l'armement (DGA) conclut avec à Nexter Systems un contrat d'un montant de près de 20 millions d'euros, dont 15 millions au titre du plan de relance, pour répondre à un besoin urgent de protection des soldats contre les explosions de mines ou d'engins explosifs improvisés, les fameux IED, très meurtriers en Afghanistan.. Les 5 millions restants, permettant l'acquisition d'un tourelleau téléopéré sur chaque véhicule, ont été financés par l'Etat-major sur ses propres crédits d'équipement. Pour un coût de 1,19 million d'euros l'unité. Très cher pour un blindé de ce type, son concurrent allemand, le Dingo 2, coûterait autour de 900.000 euros.

 

"Le coût relativement élevé de l'opération pour un petit nombre de blindés tient, d'une part, à la priorité qui a été donnée à la recherche de la protection la plus grande de militaires particulièrement exposés mais aussi, d'autre part, à la série réduite de véhicules produits", explique le rapport... qui précise que les négociations entre l'industriel et la DGA ont permis de faire baisser le prix de 5 %... Sauf qu'au final, la facture a dérapé de 5,5 % pour atteindre 21,1 millions d'euros, note le rapport. Elle aurait pu même être beaucoup plus salée. Car "par rapport au véhicule développé par Nexter, 120 modifications ont été apportées, sur les 600 demandées afin de répondre au mieux à la fiche d'expression du besoin (FEB) établie par l'armée de terre", souligne le rapport.

 

Les objectifs atteints

 

Développé sur fonds propre par Nexter, le ministère de la Défense a dû acheter "sur étagère" l'Aravis. Le coût d'acquisition s'élève à 17,9 millions d'euros pour la construction de 15 véhicules, 1,8 million pour le soutien initial et l'assistance technique pendant un an, 300.000 euros pour la mise au point de la présérie de quatre véhicules, et enfin 1,1 million pour le soutien en opération extérieure (OPEX). A cela il faut rajouter le coût du soutien, qui a été estimé à 1,21 million par an, soit sur une période de 19 ans, à 23 millions d'euros pour l'ensemble du parc. Le coût global de possession de l'Aravis est évalué à 44,1 millions d'euros pour les 20 années de service.

 

Pour autant, "les objectifs, opérationnel d'une part, et la recherche du soutien à l'emploi chez le constructeur d'autre part, ont été atteints, le véhicule ayant trouvé sa place dans les forces sur le théâtre afghan alors que la chaîne de production a fonctionné jusqu'en 2010". Depuis Nexter a signé un contrat, tenu secret, avec l'Arabie saoudite pour la vente de 100 à 200 Aravis, selon la DGA, voire 300 exemplaires pour certains. Et Ryad aurait payé les Aravis, mieux équipés que ceux de l'armée française, 1,7 million par blindé, selon certains.

 

Le Caesar a cumulé deux ans de retard

 

Canon Caesar - photo Sirpa Terre

 

"Lancé en urgence", le programme Caesar a été mal maîtrisé. Il a cumulé deux ans de retard pour la mise en service opérationnelle, seulement prononcée en janvier 2010. Car "la production des munitions, complément indispensable du système d'arme, a fait l'objet d'une autre opération qui n'a pas été synchronisée avec la première, entraînant un report de la mise en service opérationnelle du canon et des performances inférieures aux prévisions". En revanche ce qui a été supérieur aux prévisions, c'est bien le coût d'acquisition. La dépense totale s'est élevée "à 296,8 millions d'euros pour un devis initial de 291 millions d'euros".

 

Résultat, le coût total - acquisition, maintien en service opérationnelle (MCO), munitions - est estimé à 1,18 milliard sur trente ans. Les dépenses de MCO sont évaluées à 390 millions alors qu'une rénovation à mi-vie doit intervenir pour un montant estimé à 51 millions. A l'image de l'Aravis, le Caesar a lui aussi rencontré un certain succès à l'exportation, 106 exemplaires ayant déjà été vendus, notamment à l'Arabie saoudite (76 exemplaires). Un programme qui a finalement tenu ses objectifs en dépit de son lancement dans l'urgence et d'une certaine désorganisation.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 08:00

eurosatory 2012

 

Jun. 4, 2012 By TOM KINGTON AND PIERRE TRAN Defense News

 

Militaries Struggle To Protect Capabilities, Rethink Strategies

 

ROME and PARIS — NATO leaders came together last month in Chicago to relaunch the perennial European plan for joint procurement under a new catchphrase, “Smart Defense.”

 

The long held, and frequently ignored, ambition nursed by European nations to buy the same products to save money and enhance interoperability — particularly in the fractured land sector — has taken on fresh urgency as defense budgets slide across the continent and generals hint they are one step away from disbanding their armies.

 

Budgets have been hardest hit in the so-called Club Med countries in southern Europe, where public debt has soared the highest, starting with Greece, where the Eurozone crisis was sparked.

 

With overall spending in Greece down 40 percent from 2008, procurement has dropped from 2.6 billion euros ($3.2 billion) to 700 million euros in 2012, and generals there want to increase conscription to save wages.

 

Despite an Army requirement for new armored infantry fighting vehicles, the decision to acquire 420 BMP-3s from the Russian Federation is now frozen. The Army is meanwhile mulling a U.S. offer of 400 used M1A1 Abrams main battle tanks, and has acquired about 700 tracked armored M113 vehicles free from U.S. Army stocks.

 

Discussions also are underway with the U.S. for an initial order of 10 UH-60L Black Hawk helicopters, possibly under a leasing agreement, down from the Army’s requirement of 40.

 

“The Army’s requirement is much higher, but the required in-country training, maintenance and support infrastructure might prove a difficult financial obstacle to overcome,” said Periklis Zorzovilis, president of the Athens-based Institute for Security and Defense Analysis.

 

Portugal

 

At the other end of the continent, Portugal has cut military personnel by 10 percent and slashed procurement by 40 percent in 2012, in return for a 78 billion euro bailout package from the EU, European Central Bank and International Monetary Fund.

 

“It will be very hard for the armed forces to organize themselves on such a low budget,” a parliamentary defense official said.

 

This will cause Lisbon to reduce an order for 262 Pandur armored vehicles from Austria, and either postpone or cancel delivery of Portugal’s first 10 NH90 Army utility helicopters.

 

Two or three of the Navy’s 10 corvettes, some of which are more than 40 years old, are non-operational because of maintenance problems, while the Air Force is struggling to pay for flying hours.

 

Spain

 

In neighboring Spain, where the collapse of a property boom was particularly painful, the military has spent the past decade leaning on the Ministry of Industry to finance procurement loans for programs such as Tiger attack helicopters, NH90s, Leopard tanks and infantry vehicles.

 

“The problem is that thanks to budget constraints, the ministry can no longer pay, and there will be 26 billion euros in loans to pay back in the next [few] years,” said Enrique Navarro, a Spanish defense consultant.

 

Only 400 million euros has been budgeted in 2012 for acquisitions, while an outlay of 600 million euros is required for ongoing programs, he said. Compared with overall government spending reductions, the 400 million euros is generous, he added.

 

“The government is asking for delays in payments on deliveries and could seek to cut programs where deliveries have not started, like the A400M [cargo plane] or submarines,” he said. “There is nothing for new programs, and resources for maintenance and training are very limited after budgets dropped 50 percent percent in four years.”

 

Italy

 

Faced with a 28 percent cut in defense spending in 2012 and 3 billion euros in total to be trimmed from budgets between now and 2014, the Italian military is planning to cut manpower by 33,000, meaning two Army brigades will go.

 

Artillery and tanks have been targeted, although Italy’s Iveco, teamed with Oto Melara, did sign a 46 million euro contract in December for a preseries delivery of an upgraded version of its Centauro wheeled tank, with 74 examples on the Army’s wish list.

 

The Italian Army chief, Gen. Claudio Graziano, also told a parliamentary defense commission on May 22 he would like to replace the Army’s aging Mangusta attack helicopters with 48 newer versions, which have been sold to Turkey.

 

France

 

In France, a big question will be whether the Army’s Scorpion modernization program will remain intact. It is highly likely that parts of the program will be delayed and the balance of vehicle models will be reshuffled, given expected military cuts as the French government seeks to balance the public budget by 2017.

 

A planned modernization of the Leclerc heavy tank will likely fall by the wayside, an industry executive said.

 

A new light tank, the engin blindé de reconnaissance et combat, will probably be postponed, and a multirole armored vehicle, vehicule blindé multirole (VBMR), will likely be heavily reduced from the Army’s target of 2,300 units.

 

The VBMR is intended to replace the workhorse véhicule avant blindé troop carrier, of which the average age is about 40 years. But its planned in-service date will likely slip from 2016 to 2017 or 2018. The VBMR tender had been due in 2011, but will be further delayed as the country’s new defense minister settles in and reviews the big-ticket programs.

 

France’s 2012 headline equipment budget rose by 3 percent to 16.5 billion euros from 16 billion euros in the previous year, which includes maintenance and infrastructure. Some 10 billion euros have been earmarked for equipment procurement.

 

But with the arrival of the new administration, the budget is expected to be cut to help reduce the government’s deficit.

 

Germany

 

Germany is set to reduce military manpower by 40,000 and cut its spending from the current 31.9 billion euros to 30.4 billion in 2015. That means the German Army will lose some heavy equipment. The existing Leopard 2 main battle tanks will be reduced from 350 to 225, and Panzerhaubitze 2000 armored self-propelled guns from 148 to 81.

 

The military will buy 350 new Puma infantry fighting vehicles instead of 410, while the number of Tiger attack helicopters will be cut by half to 40.

 

“In scenarios of a low or medium intensity, the German Army will keep its capabilities,” said defense expert Jürgen Schnell at the Bundeswehr University Munich. “However, it will lose capabilities for high-intensity scenarios like Iraq.”

 

Nordic Nations

 

Farther north, Norway is bucking the trend with a plan to increase defense spending by 7 percent annually between 2013 and 2016 to reach $7.9 billion, needed to cover F-35 Joint Strike Fighter purchases and to upgrade air bases in Orland and Evenes. Naval and rapid-mobilization land force capabilities also will be strengthened in the High North.

 

By contrast, Sweden’s military has been instructed to find $300 million in new savings over the next two years, meaning fewer exercises, sailing and flying hours, although a $37.4 million increase pushed spending this year to $6.82 billion, mainly to cover the purchase of tactical helicopters and the Archer mobile artillery project. About $200 million in funding saved after a pullout from Afghanistan will be used for core Army operations after 2014.

 

The Netherlands’ defense budget declined from 8.5 billion euros in 2008 to 7.8 billion euros this year, with losses to capabilities and programs.

 

Ireland, a defense minnow and one of the victims of the euro crisis, has witnessed a fall in military spending from 888.1 million euros in 2008 to 687.9 million, with procurement amounting to just 29.4 million euros this year.

 

The United Kingdom

 

Britain’s defense budget woes have been well documented. A 7.5 percent reduction in the 34 billion pound ($53 billion) annual budget over four years through 2015, and the removal of a 38 billion pound black hole in unfunded programs out to 2020, have required a string of cuts to capabilities, projects and personnel ahead of Defence Secretary Philip Hammond’s announcement last month that the Ministry of Defence had finally balanced the budget.

 

The British Army’s two biggest programs, Lockheed Martin’s 1 billion-pound upgrade of the Warrior infantry fighting vehicle and General Dynamics’ development of a new family of medium-weight scout and other vehicles, escaped the ax when Hammond rolled out the MoD’s spending plans for the next 10 years.

 

The downside is that the fielding of the scout program could be delayed by up to five years from the original date of 2015.

 

Defense officials in London said the armored fighting vehicle budget for the period would run to 5.5 billion pounds, including the Warrior program.

 

The upgrade of a custom-made fleet of vehicle types purchased as urgent operational requirements for Afghanistan, and now under consideration for inclusion in the Army’s core equipment fleet, as well as the life extension of the Challenger tank fleet savaged by the 2010 strategic defense and security review, number among likely spending programs for the Army.

 

For the big five European military states — Britain, France, Germany, Italy and Spain — dipping spending will force some companies out of land systems, said Robbin Laird of consulting firm ICSA, based in Paris and Washington.

 

“Apart from economic constraints, companies should consider the needs of the future land systems market in the post-Afghanistan world,” he added.

 

Laird said the four indicators for success in that market are operational modularity, meaning equipment that can be used by an air-ground task force in a “mix and match” approach; the ability of the platform to be upgraded, as the development of communications gear and electronics are moving fast; the ability to leverage advances in science and technology into the equipment; and the ability to export and partner.

 

Andrew Chuter in London, Albrecht Müller in Bonn and Gerard O’Dwyer in Helsinki contributed to this report.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 08:00

RTD-Panhard.jpg

 

Jun. 4, 2012 By PIERRE TRAN Defense News

 

PARIS — Talks for Renault Trucks Defense (RTD) to acquire Panhard are at an advanced stage, offering the prospect of a long-awaited consolidation in the French armored vehicle sector, the chief executives of the two companies said.

 

“We’re at the negotiating stage,” said Christian Mons, Panhard General Defense CEO. “We’re advancing, we’re progressing.”

 

Panhard specializes in making light military vehicles, including the Sagaie and AMX10 light tanks.

 

“The negotiations are complicated,” Mons said. “Volvo [owner of Renault Trucks] is an enormous and complicated company. Progress in the negotiations is complex.”

 

Many industry executives have said a merger in the vehicle sector is vital for French competitiveness.

 

News of the negotiations between Panhard and Renault Trucks Defense emerged in December, although at that time RTD declined to identify the merger partner, other than to say it was a European company.

 

“We’re on the last leg,” said Gérard Amiel, chief executive of RTD. “We don’t know if there’s a follow-on or a ravine.”

 

An acquisition of Panhard is a key step in RTD’s plan to reach 700 million euros ($876.8 million) in sales by 2015, compared with 250 million euros in 2011.

 

“It’s a real negotiation. All the conditions are in place for it to happen,” Amiel said. “These are the final negotiations of a seller who wants the best price for his product and a buyer who wants to buy as cheaply as possible. The road was longer than we expected.”

 

For Mons, there is no set timetable and RTD’s parent company, Volvo, will have to approve any agreement. The timing of the Volvo board meetings will decide the timing of any deal announcement.

 

“I can’t say it will be announced at a certain date. It’s not under my control,” Mons said. “Even when we agree a deal at our level, the Volvo board of directors needs to approve it.”

 

A detailed due diligence study of the Panhard business has been done.

 

The negotiations include the price of the company, guarantees, the sites, building leases and continuity of management. The sellers do not want the company to be dismantled.

 

“Panhard is a company with 120 years of history, indisputably a jewel in French industry. There’s no question it should disappear,” Mons said. “There’s no urgency. I see it as part of the restructuring of the sector.”

 

The companies are important actors but not fundamental to the industry, which is worth a total 4 billion euros, he said.

 

“It’s not a determining change, but a step in the right direction,” Mons said. “We’re in the last third of the journey.

 

“In any negotiation, the protagonists can leave the room empty-handed,” he said. “Failure is an option. That’s how fragile it is.”

 

RTD teamed with electronics company Thales to bid when the PSA Peugeot Citroen auto group put Panhard up for sale in 2005. The Auverland company, owned 76 percent by the Cohen family, won the tender and adopted the Panhard name.

 

RTD tried again to acquire Panhard in 2009, but the talks failed. This is the third attempt, Mons said.

 

“If the negotiations fail, it will be bad news for the sector because it means French companies cannot organize themselves, and Panhard will one day fall into the hands of a foreign buyer. It’s logical,” he said.

 

For RTD, the negotiations are taking place at a tricky time, Amiel said.

 

“The purchase is not an easy one, given the difficult defense markets in 2011 and 2012,” he said.

 

Panhard has not won many export contracts in recent years, he said. There are lots of deals under discussion, but nothing large has been signed. The French market, on which all sides depend, is in a state of suspended animation as the new administration decides on the budget, Amiel said.

 

The talks have been complicated by corporate reorganization at Volvo, with a new chairman appointed in September and a reworking of the organization chart.

 

Volvo is a thorough company and conducted a highly detailed due diligence examination of Panhard’s activities.

 

“We certainly went through with a fine-toothed comb,” Amiel said. “We’re sure there aren’t any bad surprises. We looked at everything.”

 

A Merger for Critical Mass

 

A merger of the two companies is needed to create a solid platform maker, an industry executive said.

 

“It’s imperative,” the executive said. “It’ll be catastrophic if it doesn’t go through. It would leave the French military armored vehicle industry very vulnerable.”

 

There is little overlap of activities between the two companies, simplifying a possible merger, the executive said.

 

Panhard specializes in light military vehicles, while RTD makes heavier units. There is a slight overlap in the 8-to-11-ton class with the RTD Sherpa and Panhard PVLP XL.

 

Panhard has two sites, RTD five, with the latter scattered around France.

 

The Panhard factories are manufacturing sites with steel plates being welded, but they do not build drivelines and gearboxes. RTD gets its drivelines, gearboxes and other “mobility” parts from Volvo.

 

Together, the two companies would have bigger purchasing power and larger commercial networks.

 

France needs to consolidate armored vehicle manufacturing to invest in development of new vehicles. For that, critical mass is needed, the executive said.

 

The companies need to size up to negotiate with German and Italian firms in future consolidation moves. Germany has Rheinmetall and KraussMaffei-Wegmann, while Italy has the commercial truck maker Iveco.

 

“The big problem is that there are many companies and too few programs” in Europe, the executive said.

 

Nexter also needs wins, as the domestic books are empty after the last véhicule blindé combat d’infantrie fighting vehicle and Caesar canon is delivered to the French Army.

 

Other consolidation questions include whether Thales will buy the systems business of the Nexter group to merge with its land activities, the executive said.

 

In an announced deal, Thales is swapping its TDA mortar systems subsidiary for a stake in land systems specialist Nexter.

 

Thales Chief Executive Luc Vigneron said March 7 that a “significant stake” in Nexter was needed to ensure confidence between the two companies, Reuters reported. Thales and Nexter are going through due diligence studies, Vigneron said May 4.

 

The companies have not yet reached a stage of setting a value on the respective businesses, he said. A deal was not expected to be concluded before the Eurosatory show.

 

Thales could get between 10 and 20 percent of Nexter in exchange for TDA Armaments and its Belgian FZ subsidiary, former Defense Minister Gérard Longuet said in January.

 

RTD had 250 million euros in sales in 2011, and Panhard 83 million euros. Nexter had 851 million euros in 2011 sales.

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5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 07:55
SPHINX Panhard photo RP Defense

SPHINX Panhard photo RP Defense

Jun. 4, 2012 By PIERRE TRAN Defense News

 

PARIS — Panhard will display at Eurosatory a mock-up of its Sphinx armored vehicle with a new 40mm gun turret from Lockheed Martin UK, aimed at the French Engin Blindé de Reconnaissance et Combat (EBRC) light tank program.

 

The turret was developed by Lockheed Martin UK for the upgrade of the British Army Warrior vehicle, integrating the Anglo-French CTAI 40mm gun.

 

The turret optronics are from Thales.

 

Panhard had mounted a turret from Belgian company CMI on a Sphinx vehicle at the last Eurosatory. The new turret is intended to cut costs by sharing a common product with the British Army.

 

“I think it would be a good choice for the Army General Staff because it would save around 30 percent of the EBRC program cost,” said Christian Mons, Panhard General Defense CEO. “What’s more, it’s an Anglo-French program.”

 

A common turret would save some 200 million to 250 million euros ($250.5 million to $313.1 million) of development money, offer cooperative support between the two countries’ militaries and halve the cost of life management and evolution of the product, Mons said.

 

The turret, weighing 4.5 tons, allows Panhard to meet a requirement for the 16-ton weight limit for the EBRC. That weight limit is intended to allow two EBRCs to be loaded onto an A400M transport aircraft and deliver high vehicle mobility.

 

The turret could be built under license in France if the Sphinx were picked for the EBRC. Under the Scorpion modernization program, 290 EBRC units are planned for the French Army.

 

Renault Trucks Defense (RTD) will display its VAB Ultima, a highly protected version of the troop carrier.

 

SLATE-ground-shot-detector-source-01db-metravib.com.jpg

 

The French government ordered 290 Ultima units last year, and 32 will be deployed to Afghanistan this year, despite the drawdown of combat operations.

 

The Ultima has a steel plate in the floor, remote Kongsberg gun turret and the Slate anti-sniper gear.

 

Among the 36 RTD vehicles on show will be the VAB Mk3, an upgraded model aimed at export markets.

 

Panhard will also display its Crab, a high mobility, protected vehicle based on a renewal of the light cavalry doctrine, with a small armored vehicle taking an active combat role

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 16:55
photo Heli-Dax

photo Heli-Dax

 

04.06.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La DGA a émis un avis d'appel public à la concurrence concernant un "marché d'assistance à maîtrise d'ouvrage juridique et financière pour la passation et le suivi d'exécution du contrat de partenariat BSAH et le suivi d'exécution des contrats de partenariat RDIP-AIR et ea-alat Dax" (cliquer ici pour accéder au texte complet de l'annonce n° 12-79982).

 

La mission PPP du ministère de la Défense (longtemps dirigée par Philippe Genoux) étant en phase de démantèlement (officiellement depuis le 10 mai), il faut donc désormais faire appel à des compétences extérieures pour cette AMO (assistance à maîtrise d'ouvrage) juridique et financière. Commentaire d'un observateur avisé du milieu des PPP: "En d'autres termes le ministère préfère payer à prix d'or des consultants privés plutôt que de recourir à ses compétences internes à la mission PPP, allez comprendre".

 

Le marché comporte 4 lots (c'est moi qui souligne):


 - Lot 1 Assistance juridique pour la passation et le commencement d'exécution du CP BSAH. Les domaines de compétences juridiques identifiés sont notamment le droit public des affaires, le droit des affaires privés, le droit bancaire et financier, le droit de la propriété intellectuelle, le droit des assurances, le droit fiscal ... ainsi que le droit maritime..
- Lot 2 Assistance financière pour la passation et le commencement d'exécution du CP BSAH. Le rôle de(s) Assistance(s) Financière(s) est d'apporter un conseil et un accompagnement à la DGA sur tous les sujets financiers, bancaires, comptables ou fiscaux, pendant la passation du contrat BSAH puis durant son exécution..
- Lot 3 Assistance juridique pour le suivi de l'exécution des CP RDIP-AIR et EA ALAT Dax. Les domaines de compétences juridiques identifiés pour RDIP-Air et EA ALAT Dax sont notamment le droit public des affaires, le droit des affaires privés, le droit bancaire et financier, le droit de la propriété intellectuelle, le droit des assurances, le droit fiscal ... et le droit informatique et des NTIC (notamment la règlementation CNIL) pour RDIP-Air..
- Lot 4 Assistance financière pour le suivi de l'exécution des CP RDIP-AIR et EA ALAT Dax. Le rôle de(s) Assistance(s) Financière(s) est d'apporter un conseil et un accompagnement à la DGA sur tous les sujets financiers, bancaires, comptables ou fiscaux, pendant l'exécution des contrats de partenariat RDIP-AIR et EA ALAT Dax..

 

Sont donc concernés le projet des bâtiments de soutien et d'assistance hauturiers (BSAH), le contrat RDIP (réseau de desserte IP de l'armée de l'air) et le PPP de Dax au profit de l'école de l'ALAT (contrat détenu par Héli-Dax). L'annonce date du 15 mai et la date prévisionnelle de débuts des prestations a été fixée au 20 juillet. Durée du marché: 60 mois.

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 20:51

LeDrian mackay mindef-canada

 

03.06.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

A Singapour, lors du 12e Dialogue de Shangri-La organisé par le think tank britannique IISS, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (photo ECPAD), a prononcé une allocution sur les risques émergents en Asie-Pacifique et le rôle que la France entend jouer dans la région aux côtés de ses nombreux partenaires.

 

Cliquer ici pour lire l'intégralité de son texte.

 

Que retenir de ce texte?


1) que le ministre n'a pas une seule fois parlé de la Chine (la seule occurence du mot Chine est intervenue dans une référence à la "mer de Chine méridionale").


2) que le ministre n'a pas une seule fois parlé des Etats-Unis, qui ont pourtant donné le "la" en annonçant leur effort sur la région Asie Pacifique (dernière annonce en date: la décision de transférer une partie de la flotte US vers ces mers). Toutefois, J-Y Le Drian en aurait "beaucoup parlé" lors des questions réponses.


3) que la France entend soutenir "activement" la construction d'une "architecture de sécurité régionale" en Asie du Sud-Est, et à y participer, parce que "l'Asie Pacifique" constituera une zone d'engagement croissant de l'UE et de ses Etats membres".


4) que la France, "sous l’impulsion du Président Hollande, entend se donner les moyens d’une telle politique. Bien sûr, elle doit faire face, comme tous et en particulier comme beaucoup de pays européens, à la crise financière des dettes souveraines qui frappe spécialement l’Europe occidentale comme vous le savez. Mais elle n’a pas l’intention de sacrifier pour autant son effort de défense".

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 08:10

Valeur militaire

 

1er juin 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Mardi 5 juin à 8h30 lors d’une cérémonie militaire au Monument national des sous-mariniers, le Vice-amiral Charles-Edouard de Coriolis, Amiral commandant les Forces Sous Marines, remettra aux Sous-marins Nucléaires d’Attaque Rubis et Saphir la Croix de la valeur Militaire avec Palme de Bronze ainsi que des récompenses individuelles.

 

Unités engagées pendant toute la durée du conflit libyen, les Sous-marins Nucléaires d’Attaques se sont particulièrement distingués dans l’accomplissement des missions qui leurs ont été confiées.

 

Le SNA «  Rubis » et le SNA « Saphir » ont opéré plusieurs semaines et parfois plusieurs mois au plus près des côtes libyennes fournissant des renseignements déterminants et soutenant les opérations aériennes.

 

Particulièrement performants, ces sous-marins et leurs équipages sont cités à l’ordre de la marine Nationale et se voient attribuées la Croix de la Valeur Militaire avec Palme de Bronze.

 

Source : Marine Nationale (ESNA)

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 08:05

carenage-Chevalier-Paul-photo-DCNS.jpg

 

01/06/2012 DCNS

 

La frégate Chevalier Paul est entrée en arrêt technique intermédiaire fin mai pour environ 2 mois et demi. Les principaux travaux portent sur la partie radar et sur des visites de maintenance (diesels alternateurs, tourelles 76 mm). Une première à noter : le ship check (état des lieux) complet du système de combat qui permettra de renforcer les compétences des équipes de DCNS sur les systèmes de combat français et italien.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 13:45

base-aerienne-701-de-salon-de-provence.jpg

 

01/06/2012 Cap Frédérick Le Coq - Armée de l'air

 

Chaque année, les écoles d’officiers de l’armée de l’air (EOAA) de Salon-de-Provence organisent deux semaines internationales (une de printemps et l’autre d’automne) destinées à accueillir des élèves officiers étrangers.

 

Bien plus qu’une découverte des EOAA, ces stages ont pour vocation de créer, de développer et d'entretenir les liens avec les académies de l’air étrangères partenaires.

 

Ainsi, du 15 au 21 avril 2012, les EOAA ont accueilli deux cadets australiens et leurs cadres à l’occasion de la semaine internationale de printemps. Les invités ont eu l’opportunité de découvrir la prestigieuse école de l’air, les bases aériennes de Salon-de-Provence et d’Istres, ainsi que quelques magnifiques endroits de la région de Provence.

 

Les quatre militaires australiens ont commencé leur stage par une visite des EOAA : le bâtiment de la direction de l’enseignement, sa solennelle salle des marbres et son intemporel Temple dans lequel l’avion de Guynemer suspend le temps. Afin d’appréhender la vie au quotidien de leurs camarades français, ils ont ensuite parcouru les infrastructures de la division de la formation au commandement qui assure le volet «formation du chef et du combattant», et participer à un stage commandement où ils ont été intégrés aux élèves-officiers.

 

Sur les bases aériennes 701 de Salon-de-Provence et 125 d’Istres, les cadets étrangers ont essayé le nouveau simulateur de vol «6Mouv», du centre de formation aéronautique militaire initiale. Ils se sont ensuite rendus au centre militaire de contrôle de la base aérienne d’Istres. L'objectif de cette semaine internationale :  créer un lien impalpable mais productif.

 

Les écoles d’officiers de l’armée de l’air recevront d’autres élèves officiers étrangers lors de la semaine internationale d’automne, du 19 au 24 novembre 2012.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 13:07

annuaire-statistique-2011-2012-web.jpg

 

01/06/2012 Sources : SGA/DAF

 

La 12ème édition de l’annuaire statistique, synthèse générale des principales informations économiques, budgétaires, humaines et industrielles du domaine de la Défense, vient de sortir.

Avec 31,5 Milliards d'€ hors pensions, la mission Défense est le troisième budget de l’Etat après la charge de la dette et l’enseignement scolaire. Cette importance budgetaire, les ressources humaines mobilisées et le niveau des technologies développées par l’industrie de Défense font du ministère de la Défense le premier acheteur et le premier investisseur public. Vous retrouverez tous ces chiffres et statistiques économiques en détail dans la dernière édition de l'annuaire statistique de la Défense qui vient de paraître.

 

Publié avec une maquette nouvelle, cet annuaire 2011-2012 présente l’analyse statistique de l’ensemble des ressources et des activités dédiées au domaine de la défense : investissements, recherche & développement, effectifs ou aspects industriels. Il mesure la place de la Défense dans l’économie nationale, ventile les achats du ministère par secteur d’activité et avance des comparaisons internationales avec les principaux pays de l’OTAN.

 

L’ Observatoire économique de la Défense de la Direction des affaires financières ( SGA/DAF) élabore ce document en collaboration étroite avec l’ensemble des composantes du ministère.

 

Pour en savoir plus sur l'annuaire statistique 2011-2012, cliquez ici.

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 11:35

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01/06/2012 Sources : EMA

 

Extraits de l'interview de l'amiral Edouard Guillaud, chef d'état-major des armées, sur BFM TV le 1er juin 2012

Question: interview exceptionnelle à présent : nous recevons sur BFM TV le chef d’état-major des Armées, l’amiral Edouard Guillaud. (…)


Tout d’abord, l’Afghanistan : comment va se passer le retrait des troupes ? Les combattants vont partir (…) d’ici la fin de l’année. Vous avez un calendrier précis ? Vous savez exactement comment ça va être opéré ?


Nous sommes en train d’élaborer un calendrier précis pour respecter strictement ce qu’a annoncé le Président de la République, c'est-à-dire que nous aurons ce qu’on appelle les troupes combattantes, celles qui sont en première ligne, de retour en France pour le 31 décembre et pour un chiffre global de 2 000 hommes.

 

Sur le calendrier très précis, (…) nous devons tenir compte de plusieurs facteurs. Bien sûr, nous nous coordonnons avec nos alliés et avec les forces afghanes : première chose à faire. Deuxième chose : nous tenons compte de la situation sur le terrain.

 

Vous savez qu’en ce moment, dans la zone dans laquelle nous nous trouvons, c’est ce qu’on appelle une zone verte, c’est la saison des feuilles. Ça ressemble plus au bocage normand le 6 juin 44 qu’à un désert montagneux. Et donc nous ne voulons pas faire prendre de risques inutiles, évidemment, à nos troupes.

 

Nous continuons (…) à soutenir les troupes afghanes, et a priori, comme l’a indiqué le Président de la République à Chicago, c’est plutôt à partir d’octobre que nous allons faire le gros du désengagement.

 

Vous comprendrez que je ne vous donne pas, pour la sécurité des troupes, plus de détails. (…) Les talibans écoutent aussi la télévision française.

 

Question: (…) cette période de retrait, est-ce que ce n’est pas le moment le plus dangereux pour les forces françaises ?


Toute période de retrait est forcément compliquée, alors qu’il y a toujours soit des combats – ce qui est le cas aujourd’hui – soit une certaine insécurité. (…)

 

Pour nous, c’est une véritable opération militaire, au même titre qu’une offensive. C’est simplement une manœuvre de désengagement logistique, mais  c’est [aussi] une opération. Ce n’est pas simplement envoyer des camions, mettre des conteneurs ou des blindés sur des remorques, et rentrer.

 

(…) Aujourd’hui, vous avez trois modes d’actions pour les talibans : (…) soit les bombes ; ce qu’on appelle les explosifs improvisés qui sont mis sous des ponts, dans des trous ou sur la route ; soit les attentats suicides, soit éventuellement, mais de moins en moins souvent, l’offensive (…) directe, une espèce de guérilla telle qu’on a pu en connaître dans d’autres pays.

 

Ceci, malheureusement, continue à durer et donc, bien sûr, nous, nous devons faire très attention à ce genre de facteurs, pour protéger nos troupes.

 

Toute manœuvre de retrait est une manœuvre compliquée, quels que soient le siècle, le conflit et les armées.

 

Question: la France était engagée depuis 2001. Est-ce qu’elle a rempli sa mission ?


Ma réponse est oui.

 

(…) En 2001, [la mission] c’était pour lutter contre Al-Qaïda et contre le terrorisme, et donc pour aider à chasser les groupes d’Al-Qaïda d’Afghanistan. Il n’y a pratiquement plus d’Al-Qaïda dans la zone. Il reste des talibans, mais ça (…) c’est une autre affaire.

 

La mission actuelle a été différente. Elle était d’afghaniser, c'est-à-dire de transférer aux armées afghanes et aux forces de sécurité, police incluse, la responsabilité de la sécurité et de la sûreté d’une zone.

Juste pour vous rappeler, en 2008, il y avait 600 militaires et policiers afghans dans notre zone. Il y en a 6 000 aujourd’hui, entre la Surobi et la Kapisa.

 

(…) L’afghanisation, c’était la mission. La transition, dont on a beaucoup parlé ces derniers jours, c’était le moyen. Et le retrait, c’est la mesure du succès.

 

Question : (…) la Syrie à présent : (…) François Hollande n’a pas exclu une intervention militaire sous l’égide de l’OTAN. (…) Est-ce que vous travaillez des options militaires à présenter au président très prochainement ? Est-ce que ça se prépare autant à l’avance ?


Tout chef militaire, quel que soit le pays, a un devoir : être prêt à répondre aux sollicitations du politique, de son gouvernement et de son chef des Armées.

 

Il est normal que donc, nous étudiions un certain nombre de choses.

 

Outre le fait qu’il n’y a aucun mandat d’aucune organisation internationale, je rappelle simplement que [la Syrie] c’est plus de 30 millions d’habitants. C’est un grand pays. C’est un pays complexe, ethniquement, culturellement, religieusement.

 

(…) le risque de guerre civile est patent, en ce moment, et nous le voyons à travers l’ensemble des reportages qui peuvent nous parvenir ou des contacts qu’on peut avoir.

 

Question : (…) il faut absolument que ce soit une coalition internationale. C’est comme ça qu’on envisage une opération militaire dans un pays aussi complexe ?


Je vais juste prendre une comparaison. Quand nous étions en Bosnie-Herzégovine, avec l’OTAN au milieu des années 90, nous avions (…), dans une zone relativement montagneuse, une certaine taille de territoire. Pour tenir la bande côtière syrienne, il faudrait 100 000 hommes, si je prends les mêmes ratios.

 

Question : la France a été engagée sur de nombreux théâtres d’opérations ces derniers mois. Il y a notamment une région critique : le Sahel.


(…) Nous sommes très inquiets, évidemment, de ce qui se passe et nous le voyons bien, avec le Mali qui vit des soubresauts politiques extrêmement graves et manifestement difficiles à résoudre. Et pour nous, le Sahel, au-delà des aspects historiques puisque c’est une région que nous avons colonisée à une certaine période, c’est aussi un certain nombre d’intérêts stratégiques, sans compter un certain nombre de Français qui sont dans la zone.

Donc oui, nous sommes présents, (…) quasiment exclusivement, pour faire de la formation et de l’aide au gouvernement, aux différents gouvernements impliqués.

 

Question : Vous étiez avec François Hollande, il y a une semaine, en Afghanistan. Vous êtes le chef d’état-major des Armées. Vous êtes fier de nos troupes. Qu’est-ce qui fait la spécificité, aujourd’hui, de l’armée française ?


L’une des spécificités, ce n’est pas moi qui vais le dire, je vais faire parler mes camarades étrangers, parce que finalement, c’est mieux d’être vu de l’extérieur. C’est le savoir-faire vis-à-vis des populations et la maîtrise de la force.

C’est ce que nos camarades anglo-saxons appellent le French Touch. C’est vrai que, en vallée de Kapisa ou de Surobi, nous avons, simultanément à nos opérations, reconstruit des dispensaires, aider à l’adduction d’eau, voire l’électrification (…). C’est une espèce de coopération permanente avec les autorités civiles locales, de façon à ce que les gens ressentent tout de suite une amélioration et, de ce point de vue-là, nous sommes plutôt en avance.

Autre chose aussi que nous faisons assez bien : nous avons toujours été très en avance sur nos objectifs calendaires, par exemple dans la formation des forces afghanes.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 16:45

Ligne de defense P Chapleau

 

01.06.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Pier de Jong et son associé Jérôme Paolini, fondateurs de Strike Global Services, viennent de s'allier à Bruno Pardigon (le patron de Dolphin Services et de Djibouti Maritime security Services) et de créer SGS.

 

Sovereign Global Solutions Ltd, société de droit britannique basée à Londres se présente comme "un opérateur de souveraineté, fournisseur de conseils et d'assistance aux Etats ou à des entreprises mandatées par des Etats ou des organismes supra-nationaux".

 

Explication de Pier de Jong: "Il ne s’agit en aucun cas d’une société de sécurité ni d’une société militaire privée. Le Groupe n’exerce directement aucune mission de sécurité ou de souveraineté, ne possède aucun armement dans ses actifs et ne participe pas au commerce international des armements. Il a vocation exclusive à assister les Etats, du Nord comme du Sud, souhaitant externaliser un certain nombre de fonctions liées à l’exercice de leur souveraineté : conseil en organisation, formation, prise en charge de fonctions logistiques, aide à l’acquisition d’équipements etc… Le Groupe a vocation à travailler étroitement avec les organisations internationales comme l’ONU, l’Union Européenne ou encore l’Union Africaine."

 

Le groupe SGS disposera de deux filiales:

1) La société de droit français Strike Global Services, basée à Paris, regroupera les activités terrestres du groupe. Elle est aujourd’hui spécialisée dans la formation et l’accompagnement opérationnel des Etats souhaitant participer aux opérations de maintien de la paix de l’Onu (elle travaille actuellement pour le compte du gouvernement djiboutien et forme des unités de la gendarmerie locale en vue de leur déploiement au Darfour). Elle a vocation à se développer dans tous les domaines de sous-traitance, civils et militaires, au service des Etats dans le domaine terrestre.

2) La société de droit britannique, également basée à Londres, Sovereign Global Solutions-Maritime Ltd regroupera les activités maritimes. Elle est au départ spécialisée dans l’assistance logistique et la formation à la lutte contre la piraterie. Elle a vocation à se développer dans tous les domaines de sous-traitance, civils et militaires, au service des Etats dans le domaine maritime. Les deux sociétés de B. Pardigon restent toutefois en-dehors du groupe SGS.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 16:36

General-Pierre-Bourlot-delegue-general-du-Gifas.JPG

 

01.06.2012 GIFAS

 

Le Général de corps aérien Pierre BOURLOT devient, à compter du 1er juin 2012, délégué général du GIFAS, le Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales présidé par Jean-Paul Herteman, Pdg du Groupe Safran.


Pierre BOURLOT succède à Guy RUPIED qui avait pris cette fonction en 1998 et qui poursuit ses activités à la présidence du BNAE, Bureau de Normalisation pour l’Aéronautique et l’Espace.


Pierre Bourlot, 54 ans, est marié et père de deux enfants.


Ancien élève de l’Ecole de l’Air, il totalise plus de 6 500 heures de vol, notamment sur DC-8 et Airbus A 310.
Il était précédemment secrétaire général adjoint du SGDSN, Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale. Après un poste d’adjoint «Air» au Chef de l’état-major particulier du Président de la République, Pierre Bourlot a été sous-chef d'état-major «relations internationales» de l'état-major des armées.


Il est commandeur de la Légion d’honneur et titulaire de la Médaille de l’Aéronautique.


CV du Général Pierre Bourlot

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 12:55

la_marine_a_toulon.jpg

 

1er juin 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Une enquête publique s’ouvre aujourd’hui sur la possible implantation d’un chantier de déconstruction navale sur le site de Brégaillon (La Seyne sur mer).

 

Référence :Var Matin

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 12:21

IRSEM

 

01.06.2012 IRSEM

 

Etude de l'IRSEM n°16- 2012 : Relation homme-robot, prise en compte des nouveaux facteurs sociologiques.

Frédéric Coste, Adeline Taravella

 

L’utilisation de robots terrestres et de drones sur les théâtres d'opérations par les forces armées doit prendre en compte de nouveaux facteurs liés à l'évolution d'une nouvelle problématique de la guerre à distance (derrière des écrans). Ainsi, le conditionnement et l'entraînement par les jeux vidéo de guerre des militaires ne peuvent- ils pas conduire à mélanger réalité et virtualité ? Comment dans ce cas, le militaire peut-il faire face et s'adapter à ce nouvel environnement ; son analyse ne risque-t-elle pas d'être perturbée en le plaçant ainsi face à de nouvelles responsabilités?

 

Tels sont les nouveaux questionnements relatifs à l’emploi de robots/drones qui nécessitent de mieux appréhender en amont les enjeux d'utilisation de ces dispositifs. Cette étude offre une analyse sociologique de ces usages tout en intégrant les enjeux juridiques et éthiques, les facteurs psychologiques et cognitifs ainsi que la problématique des robots dans les collectifs militaires. La virtualisation de l'image et ses conséquences psychologiques ont été mises en avant.

 

Ces travaux permettent d’analyser les différentes facettes de l’avenir de la relation homme-robot, et de dégager des recommandations et garde-fous à même de garantir et de préserver la place du soldat dans ce nouvel environnement.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 11:40

sic-2.jpg

 

31/05/2012 Armée de l'air

 

Le premier exercice SIC (système d’informations et de communication) interarmées se tiendra à Satory, du 11 au 25 juin 2012.

 

Piloté par la DIRISI (la direction interarmées des réseaux d’infrastructure et des systèmes d’information) sous mandat de l'état-major des armées, cet exercice, baptisé Exotic 2012, est issu du retour d’expériences (Retex) de l’opération Harmattan, menée au-dessus de la Libye. Sur le plateau de Satory, les architectures télécoms déployés simuleront un déploiement installé sur les sites de Poggio Renatico et de Sigonella, en Italie.

 

Les objectifs sont nombreux. L'exercice vise, entre autres, à améliorer les performances de fonctionnement de ces réseaux, à identifier les systèmes ne donnant pas satisfaction en double bonds satellitaires et à proposer des axes d'évolutions.

 

Depuis le 7 mai, l’armée de l’air, la marine nationale et l’armée de terre préparent l’exercice en déployant leurs matériels. D'ailleurs, l’armée de l’air, très impliquée dans cet événement, fournit les moyens en énergie électrique pour l’ensemble du dispositif. 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 07:30

BPC-Tonnerre-photo-Marine-Nationale-copie-1.jpg

 

01/06/2012 MER et MARINE

 

Parti fin mars pour trois mois de mission Corymbe en Afrique de l'ouest, le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre est rentré hier à Toulon. A l'issue de sa dernière escale, à Casablanca, le BPC de la Marine nationale a mené un exercice en mer avec le dernier-né de la marine marocaine, le Sultan Moulay Ismail. Il s'agit de la seconde des trois corvettes du type SIGMA, livrée le 10 mars dernier par le chantier néerlandais Damen Schelde Naval Shipbuilding. Flambant neuf, le bâtiment de 97.9 mètres et 2075 tonnes a évolué avec le Tonnerre, la journée du 27 mai étant consacrée à des appontages d'un hélicoptère Panther marocain sur le BPC, puis à un exercice de contrôle par l'équipe de visite du Tonnerre et, enfin, des présentations au ravitaillement à la mer entre les deux bâtiments.


Le Sultan Moulay Ismail et le Tonnerre (© : MARINE NATIONALE)


Vue d'hélicoptère (© : MARINE NATIONALE)


Le Sultan Moulay Ismail (© : MARINE NATIONALE)


On notera que le pilote du Panther embarqué sur la corvette Sultan Moulay Ismail, le lieutenant de vaisseau Charaf-Eddin El Ouazghi, connaissait déjà les ponts d'envol des BPC français puisqu'il avait participé à la mission Jeanne d'Arc en 2011, à bord du Mistral, dans le cadre d'un échange avec la flottille 22S. La fin de la mission Corymbe 113 fut aussi l'occasion, précise la Marine nationale, d'embarquer trois officiers mariniers supérieurs marocains. De Dakar à Toulon, ils ont complété leur formation sur le matériel commun avec la frégate multi-missions Mohammed VI, cousine des nouvelles FREMM françaises, lancée le 14 septembre 2011 et en cours d'achèvement sur le site DCNS de Lorient.


Les relations navales franco-marocaine se poursuivront fin juin lorsque le groupe aéronaval tricolore, emmené par le porte-avions Charles de Gaulle, croisera au large de Rabat et mènera de nouveaux exercices avec les forces armées marocaines, une campagne de tirs des avions français contre des cibles terrestres étant notamment au programme.
Quant à Corymbe, l'aviso Commandant L'Herminier a pris mi-mai la relève du Tonnerre pour mener à bien la 114ème rotation de cette mission de présence permanente de la Marine nationale en Afrique de l'ouest.


L'aviso Commandant L'Herminier (© : MARINE NATIONALE)

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 07:25
Le groupe aéronaval part manoeuvrer en Méditerranée et en Atlantique

Le porte-avions Charles de Gaulle

 

01/06/2012 MER et MARINE

 

Articulé autour du Charles de Gaulle, le groupe aéronaval français a débuté un entrainement à la mer de 6 semaines en Méditerranée et Atlantique. Le porte-avions, qui a appareillé mercredi de Toulon, est entouré pour ces manoeuvres PEAN (Période d'entrainement aéronaval) de la frégate de défense aérienne Forbin, de la frégate anti-sous-marine Montcalm, du bâtiment de commandement et de ravitaillement Var (puis du pétrolier-ravitailleur Meuse), ainsi que d'un sous-marin nucléaire d'attaque. Le groupe aérien embarqué est, quant à lui, constitué de 8 Rafale Marine, 7 Super Etendard Modernisés (SEM) et deux Hawkeye. Du 6 au 8 juin, le groupe aéronaval (GAN) de la Marine national mènera un exercice de lutte antinavire Exocet, avec le renfort de la frégate antiaérienne Jean Bart, dotée de son nouveau radar SMART-S, ainsi que des frégates furtives Surcouf et Courbet.


Le Forbin (© : MARINE NATIONALE)


Le Montcalm (© : MARINE NATIONALE)


Le Jean Bart avec son nouveau radar (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


Le Surcouf (© : MARINE NATIONALE)


Le Courbet (© : MARINE NATIONALE)


Un SNA du type Rubis (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


Le Var (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


La Meuse (© : MARINE NATIONALE)

Manoeuvres dans le sud-ouest avec l'armée de Terre et l'aviation

La flotte participera ensuite à l'entraînement interarmées Mojito, qui se déroulera du 11 au 14 juin. Organisé par la 11èmeBrigade parachutiste, et engageant principalement le 1erRégiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, ce vaste entraînement de l'armée de Terre intègrera les avions du groupe aérien embarqué en appui-feu des troupes au sol. « S'entraîner à la projection de puissance vers la terre depuis le porte-avions nous permet de focaliser nos efforts tactiques sur le soutien aérien rapproché, la reconnaissance et les opérations aériennes combinées, ou encore la récupération et le sauvetage au combat »,explique le contre-amiral Coindreau, commandant la force aéromaritime de réaction rapide et du GAN. Mojito sera aussi l'occasion pour la Marine nationale de travailler avec une dizaine d'aéronefs de l'armée de l'Air et un groupe du commando parachutiste de l'air (CPA 30), ces derniers étant embarqués pour l'occasion à bord du Charles De Gaulle.


Le pont d'envol du Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)


Rafale Marine à l'appontage (© : MARINE NATIONALE)


SEM au catapultage (© : MARINE NATIONALE)


Hawkeye (© : MARINE NATIONALE)

Exercices avec les Espagnols, les Marocains et les Américains

Après ces manoeuvres, le GAN rejoindra les côtes ibériques pour un exercice avec la marine et l'armée de l'Air espagnoles, avec une escale à Carthagène, la première dans ce port pour le Charles de Gaulle. Après le passage de Gibraltar vers le 24 juin, le groupe aéronaval rejoindra ensuite le Maroc et s'entrainera au large de Rabat avec les forces armées marocaines, une campagne de tir air-sol au profit des avions du groupe aérien embarqué étant notamment prévue. De retour en Méditerranée, le Charles de Gaulle et son escorte devraient, enfin, rencontrer le groupe du porte-avions américain USS Eisenhower. « C'est entre autres grâce à des déploiements réguliers d'une force à la mer significative du type de PEAN que le GAN se maintient au plus haut opérationnel. Non seulement ces manoeuvres permettent d'entretenir et de développer les interactions interarmées et la coopération avec des forces armées alliées, mais c'est aussi une nécessité pour garantir de pouvoir fournir, sous faible préavis, une capacité opérationnelle significative n'importe où dans le monde » , rappelle le contre-amiral Coindreau.


Le Charles de Gaulle avec un porte-avions américain (© : MARINE NATIONALE)

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 18:51

Atlas-Industrie-Armement.jpg


L'an dernier le cours armement de l'EMSST (Enseignement Militaire Supérieur) publiait son premier Atlas des Industries de l'Armement.

 

La nouvelle version, élargie aux BRICS, organisations gouvernementales et programmes français majeurs est en ligne:

 

http://ead-minerve.fr/WordPress3/?p=1220

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:57

mahatz Heron source defense-update.com

 

31/05/2012 par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

Le nouveau ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé la remise à plat du dossier complexe des drones. Ce sera la troisième depuis 2010.

 

En annonçant mercredi soir qu'il remettait à plat le dossier des drones, Jean-Yves Le Drian a ajouté une dose de complexité à un dossier qui n'en manque pas vraiment. Tout juste en poste, le ministre de la Défense, confirme l'un des engagements de campagne de François Hollande. Rien d'anormal. Sauf que cette remise à plat est la troisième depuis 2010, et que la perspective pour les militaires de toucher leurs nouveaux avions sans pilotes s'éloigne à nouveau.

 

Quelques semaines avant de quitter son poste, Hervé Morin a donné un coup d'accélérateur au dossier, mais il a avait manqué de temps (ou de volonté politique) pour trancher entre les trois solutions en lice : un achat sur étagère de drones Reaper de l'Américain General Atomics (qui a les faveurs de l'armée de l'air), une modernisation des Harfang d'EADS en service, ou la solution de Dassault basée sur le Heron TP de l'Israélien IAI.

 

Lorsqu'il a remplacé Hervé Morin, Alain Juppé s'est donné le temps de la réflexion, sur un dossier qui déchaîne les passions, mais c'est ensuite Gérard Longuet qui a hérité du bébé à la faveur d'un nouveau remaniement. Nouveau ministre, nouvelles études, mais une décision tombe enfin il y a un an, en faveur du tandem Dassault-IAI.

 

Depuis les négociations patinent  : le besoin n'est pas figé, le prix de l'adaptation du Heron TP a explosé, et l'accident intervenu lors d'une essai en janvier en Israël n'a rien arrangé. L'erreur, c'est sans doute d'avoir choisi le drone Israélien sur des estimations, sans offre engageante de Dassault.

 

Jean-Yves Le Drian a assuré qu'il souhaitait agir sans passion, mais vite. « J'y verrai clair vers le 14 juillet », a-t-il déclaré. Sans passion ? Lors de la campagne, François Hollande a laissé entendre qu'une fois élu, Dassault, soupçonné d'avoir bénéficié de sa proximité avec l'équipe Sarkozy, ne serait pas ménagé. En présentant le dossier au ministre de la Défense, la DGA devra tenir compte du changement de contexte politique. « La vérité d'aujourd'hui n'est pas toujours celle d'hier », ironise-t-on de source proche du dossier.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 16:38

french_uk_drone.jpg

 

31 May 2012defenceWeb (Reuters)

 

France will go back to the drawing board in its plans to build military drones, Defence Minister Jean-Yves Le Drian said putting into doubt a joint Franco-British project to develop the next-generation drone.

 

Speaking to reporters, the new minister appeared to be distancing the new government from a decision by former President Nicolas Sarkozy to push Dassault Aviation and Britain's BAE Systems' to build their own drone as part of a defence accord between the two countries.

 

That decision had left EADS out in the cold after it spent years developing the Talarion unmanned aerial vehicle at its own expense in the hope of winning an order from the project's instigators France, Germany and Spain, Reuters reports.

 

 

"I want to start afresh," Le Drian said in his first news conference since taking the position. "I want to move fast, but without pressure and with pragmatism."

 

Le Drian said he would make his decision before July 14.

 

The two countries agreed in February during a Franco-British summit to forge ahead with developing the medium-altitude long-endurance (MALE) drone by 2020 to be used for reconnaissance and attack missions. The two firms are also working on a next-generation unmanned fighter jet for which a prototype could be ready by 2030.

 

New President Francois Hollande never publicly pointed the finger at Dassault during his election campaign, but did signal he wanted to reduce the influence of some groups on the defence sector.

 

EADS said in March it was not pushing development of its Talarion project after failing to secure financing from European countries.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 12:50

Heron TP photo IAI

Drone Héron

 

31 mai 2012 Par Hassan Meddah – USINE NOUVELLE

 

A l'occasion de sa première conférence de presse le 30 mai, le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian se donne jusqu'au 14 juillet pour préciser sa politique en matière de drones.

 

Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre de la défense, enchaine les dossiers à vitesse grand V. Après le sommet de l'OTAN de Chicago où il a été question du départ des forces combattantes françaises d'Afghanistan et du bouclier anti-missile, le ministre s'attaque désormais à la politique industrielle de défense. Et il démarre fort, remettant en question certains choix de son prédécesseur. "Sur les drones, ma posture est très simple, je remets à plat, sans passion et avec pragmatisme", a indiqué le nouveau ministre. De quoi refroidir Dassault Aviation, qui est en négociations exclusives avec le ministère de la défense pour franciser le drone Heron TP du constructeur israélien IAI .

 

Toutefois, l'abandon de ce développement ne serait pas une surprise. D'une part, parce qu'avec le retrait des troupes françaises d'Afghanistan fin 2012, il n'y a plus d'urgence à s'équiper d'un drone qui ne sera disponible qu'en...2015. D'autre part, le sénat avait vertement critiqué cette option industrielle, sensiblement plus chère que l'achat sur étagère du drone américain Reaper du fabricant General Atomics.

 

Quid du drone Telemos ?

 

Reste à savoir dans quelle mesure la position du ministre concerne également le futur drone franco britannique Telemos dont une étude de faisabilité a été décidée lors du sommet bilatéral entre Nicolas Sarkozy et David Cameron du 17 février dernier. Les deux industriels retenus pour cet appareil de moyenne altitude et de longue endurance (MALE dans le jargon militaire) sont Dassault Aviation côté français et BAE Systems côté britannique. Le ministre s'est donné jusqu'au 14 juillet pour être au clair sur la question des drones.

 

Plus largement, Jean-Yves le Drian compte pleinement définir la politique industrielle en matière de défense. "C'est un sujet majeur. C'est un sujet du ministre de la Défense. Et j'entends bien l'exercer. Inévitablement, cela ne doit pas être un sujet sur lequel la dimension financière à court terme et voire même une stratégie de rente doit être privilégiée". Une critique répétée de la politique industrielle de défense sous la présidence Sarkozy. Le 11 mars dernier, François Hollande alors candidat avait déjà dénoncé dans son discours sur la défense nationale la politique alors en cours et précisé qu'il n'entendait "déléguer à quiconque cette responsabilité de tracer l'avenir des grands groupes industriels de défense et certainement pas à des intérêts privés ou financiers à qui le gouvernement sortant s'est trop souvent plié".

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