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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:55

SIDM SIRPA Air

 

30 mai 2012 Par Europe1.fr (AFP)

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a indiqué mercredi qu'il remettait "à plat, sans passion et avec pragmatisme", le dossier des drones, ces avions de renseignement sans pilote dont les armées françaises doivent s'équiper.

 

"Sur les drones, ma posture est très simple. Je remets à plat, sans passion et avec pragmatisme. Je regarde", a-t-il déclaré lors d'un point de presse, en soulignant qu'il allait "faire vite".

 

La France, qui a retiré fin mars ses deux drones Harfang stationnés en Afghanistan, doit se doter d'avions de renseignement de ce type utilisés notamment pour l'appui de troupes au sol.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:20

photo-officielle-jean-yves-le-drian.jpg

 

30/05/2012 Michel Cabirol – LaTribune..fr

 

Jean-Yves le Drian, qui a décidé d'une "remise à plat" du dossier sur les drones, doit "avant le 14 juillet" confirmer ou changer d'orientation la politique en la matière. Le précédent gouvernement avait confié l'an dernier le drone de reconnaissance à Dassault Aviation au grand dam d'EADS.

 

Pour sa première conférence de presse en France, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé une série d'actions qu'il compte mener très rapidement. Comme l'écrivait "latribune.fr", ce sera le cas sur le dossier des drones qui a fait couler beaucoup d'encre l'an dernier. Le prédécesseur de Jean-Yves Le Drian, Gérard Longuet, avait confié en juin à Dassault Aviation le programme de drone de reconnaissance français, soit une version francisée de la plate-forme israélienne Heron TP. Un choix qui devait permettre à l'avionneur "de commencer à structurer une filière industrielle en préparation du futur système de drone Male franco-britannique".

 

Tout ceci sera peut être rangé dans un placard. Jean-Yves Le Drian a décidé de "remettre à plat sans pression mais avec pragmatisme" ce dossier. "Je vais faire vite", a-t-il promis, une décision sera prise "avant le 14 juillet". Cette sortie aparait cohérente avec la volonté de François Hollande de réduire l'influence de Dassault - même s'il se gardait de nommer un groupe en particulier - sur l'industrie de défense française. Mais faut-il rappeler que cela fait près de dix ans que la France tâtonne dans la mise en oeuvre de sa stratégie industrielle dans le domaine des drones... alors que toutes les armées du monde sont aujourd'hui complètement "addict" à ces engins volants pilotés à distance sur les théâtres d'opération, notamment en Afghanistan et Libye.

 

La politique industrielle ? Un sujet du ministre de la défense

 

D'une façon plus générale, il a rappelé toute l'importance de l'industrie de défense, qui est "essentielle pour la France", notamment en termes d'emplois (165.000) et de souveraineté nationale. "Un pays qui n'a pas d'industrie de défense est amputé", a-t-il souligné. Et la politique industrielle du secteur est "un sujet du ministre de la Défense". "J'entends bien l'exercer. Je rentre dans ces dossiers sans a priori (...), avec le souci de conforter les industriels de la défense", a-t-il expliqué. Cette stratégie s'inscrira dans un axe européen et avec la contrainte budgétaire. "Cela demandera du temps et de la détermination", a-t-il estimé.

 

Les restructurations industrielles devraient néanmoins attendre la rédaction du quatrième Livre blanc (1972, 1995, 2007 et 2013) sur la défense. Jean-Yves Le Drian envisage un calendrier très court. Fin juin, les travaux seront lancés et les auteurs devront rendre leur copie avant la fin de l'année. Soit "une procédure accélérée", selon ses propos. "A la suite de quoi, nous préparerons la Loi de programmation militaire, qui devra aboutir à l'été 2013 et donc soumis au Parlement avant cette date. Nous aurons alors un document capacitaire et financier". Et ce sera aussi le moment des décisions...

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:15

Jean-Yves Le Drian nato summit may 2012

 

30.05.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Deux semaines après sa nomination, le nouveau Ministre socialiste de la Défense a fait son premier point presse aujourd’hui en fin de journée. Pas d’annonce, ni de surprise sur la politique de défense à venir, mais quelques précisions tout de même:

 

- Sommet de Chicago : « un sommet de consensus ». Jean-Yves Le Drian est rapidement revenu sur le sommet de l’OTAN qui vient de s’achever à Chicago. Les nations ont décidé d’une capacité intérimaire de défense antimissile, visant principalement la menace iranienne. Cette capacité intérimaire sera financée par les pays de l’Otan (un effort qualifié de « faible » par Jean-Yves le Drian) et sera constituée d’un radar en Turquie, de missiles SM-3 déployés sur des frégates Aegis en Méditerranée et d’intercepteurs implantés en Pologne et en Roumanie. Cette structure sera contrôlée et commandée à partir de la base de Ramstein, en Allemagne. Aucune implication de l’industrie européenne donc dans ce bouclier intérimaire, l’ensemble des moyens étant américains, mais peut-être dans un second temps…

 

 - Afghanistan : La France conservera son rôle dans la force internationale de stabilisation ISAF jusqu’en 2014, « mais les unités combattants se retireront fin 2012″, soit 2000 hommes sur les 3400 français aujourd’hui engagés. Là non plus rien de nouveau, quelques précisions sur le calendrier : le transfert aux forces afghanes de la zone de Surobi a été effectué en avril dernier, reste la Kapissa dont le processus est engagé et se terminera fin de l’année. Restera les moyens logistiques, qui seront progressivement rapatriés à partir de début 2013. Des discussions sont aujourd’hui en cours pour savoir comment (soit par le nord ou le sud via le Pakistan). La France conservera des unités d’entrainement et d’encadrement des forces de sécurités afghanes (ANA et ANP), l’hôpital de Kaboul, la gestion (et non la sécurité) de l’aéroport de Kaboul (KAIA), tandis que des actions civilo-militaires, économiques ou culturelles perdureront, en application du traité franco-afghan signé sous l’ère Sarkozy et donc endossé par la nouvelle équipe. 400 militaires français doivent demeurer sur le sol afghan en 2014. Le Ministre de la Défense fera une proposition du retrait français détaillé au Président Hollande fin du mois de juin. Jean-Yves Le Drian a aussi annoncé qu’il se rendrait plus longuement en Afghanistan début juillet.

 

- Livre blanc et LPM : Fin juin, sera lancée la procédure pour l’élaboration d’un nouveau livre blanc sur la défense française. La composition de la commission en charge de revoir celui de 2008 sera annoncée fin juin et elle devra rendre sa copie fin de l’année. Puis une nouvelle LPM (Loi de Programmation Militaire) doit entrer en vigueur à l’été 2013, après le vote du Parlement.

 

- Drone : Sans surprise le processus d’acquisition par la France de drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), dont le manque s’est révélé criant durant les opérations en Libye notamment, et qui avait été attribué à Dassault à partir d’une plateforme israélienne (Héron TP) francisée, sera gelé. Là non plus il ne s’agit pas d’une réelle surprise, le Sénat s’y était d’ailleurs déjà ouvertement opposé. Il s’agit d’une remise à plat « sans passion et avec pragmatisme », mais avec une décision rapide, avant le 14 juillet.

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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 07:10

LOGOGICAN_0.jpg

 

30/05/2012 MER et MARINE

 

Soutenir les entreprises du domaine naval et maritime, notamment les PME et ETI, dans leurs démarches à l'export. C'est l'objectif de la convention de partenariat signée le 25 mai par le Groupement des Industries de Construction et d'Activités Navales (GICAN) et UBIFRANCE, l'agence française pour le développement international des entreprises. Dans un environnement commercial très concurrentiel à l'export, les deux partenaires ont décidé de collaborer de manière étroite à l'accompagnement des entreprises françaises sur les marchés internationaux. Selon les termes de l'accord, le GICAN pourra s'appuyer sur l'expertise et le réseau des bureaux BIFRANCE dans le monde et bénéficier de la gamme de produits et de services d'information, de promotion et d'accompagnement des PME sur les marchés étrangers développés par l'agence.

 

Concrètement, UBIFRANCE et le GICAN s'engagent à organiser une programmation annuelle d'événements spécifiquement dédiés à la filière afin de créer des synergies opérationnelles et d'accroître les opportunités de prospection des marchés internationaux pour les entreprises. Les deux partenaires vont, par ailleurs, sensibiliser les PME et ETI de la filière aux services d'accompagnement à l'international (soutiens publics gérés par UBIFRANCE, OSEO, Coface...). Ils organiseront également un ensemble d'actions collectives dédiées, à travers l'organisation de Pavillons France sur les salons internationaux, de rencontres professionnelles à l'étranger ou de rencontres BtoB et BtoG. Enfin, ils réaliseront des prestations d'accompagnement à l'export personnalisées sur mesure au profit du GICAN et de ses adhérents, en fonction des entreprises jugées stratégiques.

 

Afin d'assurer l'efficacité du dispositif de partenariat, chaque opération organisée dans le cadre de la convention de partenariat fera l'objet d'un suivi. Une analyse d'impact basée sur le nombre d'entreprises accompagnées et les résultats qu'elles auront engrangés sera systématiquement réalisée afin de cerner l'efficacité du dispositif. Un bilan sera restitué de manière annuelle, précisent les partenaires.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 16:59

charles-de-gaulle.jpg

 

30/05/2012  EV1 Cynthia Glock - Sources Marine nationale

 

Ce mercredi 30 mai 2012 au matin, le porte-avions Charles de Gaulle a appareillé de son port base de Toulon pour une période d’entraînement aéronaval (PEAN) de six semaines.

 

Bientôt rejoint par ses bâtiments d’escorte et par les aéronefs du Groupe Aérien Embarqué (GAE), le porte-avions opérera notamment au large des côtes espagnoles et marocaines, avec pour objectif principal d’augmenter la capacité de projection de puissance du groupe aéronaval (GAN), par l’entretien du niveau global de préparation et de cohésion de l’état-major et de toutes les unités du groupe.

 

Au programme de ce mois de déploiement opérationnel, plusieurs grands rendez-vous attendent le GAN. Après la phase de regroupement et de montée en puissance de toutes les unités (état-major de 85 personnes à bord du porte-avions, frégate de défense aérienne Forbin embarquant un hélicoptère Caïman Marine, frégate anti-sous-marine Montcalm, bâtiment de commandement et de ravitaillement Var puis pétrolier-ravitailleur Meuse, sous-marin nucléaire d’attaque), les entraînements vont s’ouvrir, du 6 au 8 juin, sur Exocet. Manœuvre visant à qualifier les commandants du Charles De Gaulle et du Forbin à la fonction de commandement de lutte antinavires, Exocet mettra en œuvre l’ensemble des aéronefs du GAE (8 Rafale Marine, 7 Super Etendard Modernisé, 2 Hawkeye), ainsi que des renforts en unités de surface (frégates de surveillance Jean Bart, Surcouf et Courbet).

 

Cap ensuite sur le sud-ouest de la France, avec l’entraînement interarmées «Mojito» du 11 au 14 juin. Organisé par la 11èmeBrigade parachutiste, et engageant principalement le 1erRégiment de chasseurs parachutistes de Pamiers, ce vaste entraînement de l’armée de Terre intègre les avions du GAE en appui-feu des troupes au sol. « S’entraîner à la projection de puissance vers la terre depuis le porte-avions nous permet de focaliser nos efforts tactiques sur le soutien aérien rapproché, la reconnaissance et les opérations aériennes combinées, ou encore la récupération et le sauvetage au combat »,explique le contre-amiral Coindreau, commandant la force aéromaritime de réaction rapide, et à ce titre, commandant le GAN. « Mojito » sera aussi l’occasion pour la Marine de travailler avec une dizaine d’aéronefs de l’armée de l’Air et un groupe du commando parachutiste de l’air (CPA 30), ces derniers étant embarqués pour l’occasion à bord du Charles De Gaulle.

 

Après l’interarmées, place aux manœuvres interalliés, avec deux grandes interactions bilatérales. La première fournira l’occasion au GAN de travailler avec la Marine et l’armée de l’air espagnoles, mais aussi d’entretenir les liens diplomatiques avec le voisin européen. Incidemment, le porte-avions fera une relâche opérationnelle en Espagne pour la première fois (à Carthagène) depuis sa mise en service.

 

Après le passage de Gibraltar le 24 juin, le GAN rejoindra ensuite le large de Rabat, pour des interactions avec les forces armées du Maroc et une campagne de tir air-sol au profit du GAE.

 

De retour en Méditerranée, le GAN devrait enfin rencontrer le groupe du porte-avions américain USS Eisenhower pour une interaction d’opportunité.

 

«C’est entre autres grâce à des déploiements réguliers d’une force à la mer significative du type de PEAN que le GAN se maintient au plus haut opérationnel, conclut le contre-amiral Coindreau. Non seulement ces manœuvres permettent d’entretenir et de développer les interactions interarmées et la coopération avec des forces armées alliées, mais c’est aussi une nécessité pour garantir de pouvoir fournir, sous faible préavis, une capacité opérationnelle significative n’importe où dans le monde.»

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 16:38

logo DGA

 

30.05.2012 Mustafa Curlu - widoobiz.com

 

Le régime d’appui pour l’innovation duale (RAPID) est un dispositif qui vise à soutenir l’innovation des PME par des subventions. Doté d’un fond  de 40 millions d’euros pour 2012, seules les PME et ETI qui mettent au point des technologies ayant des applications pour la Défense Nationale ET le civile sont éligibles à l’aide du dispositif RAPID.


Créé en 2009 par la DGA (direction générale de l’armement) et la DGCIS (direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services), le dispositif RAPID ne concernait au départ que les PME de moins de 250 salariés avec au moins 40 millions d’euros de chiffre d’affaires. Or depuis 2011, le dispositif RAPID a été étendu aux ETI de moins de 2 000 salariés.

 

Dans tous les cas, le critère indispensable est de soumettre un projet de recherche duale.  C’est-à-dire que les entreprises proposant un projet doit à la fois aboutir à des applications pour la Défense nationale et pour une utilisation dans le civil. Pour Richard Priou, en charge de la sous-direction PME à la DGA, « si le dispositif RAPID doit permettre de capter des technologies qui intéressent la Défense Nationale, il doit également favoriser le développement des PME et ETI, et le marché civil offre plus de capacité ».

 

Le dispositif peut allouer un maximum de 2 millions d’euros par projet de recherche et développement alors qu’en moyenne, les projets des PME / ETI bénéficient d’un soutien financier allant de 500 000 à 600 000 euros. Depuis la création du dispositif, plus de 360 projets ont été déposés et 160 ont été accompagnés par la DGA et la DGCIS pour un montant cumulé de 80 millions d’euros.

 De l’innovation concrète dans les projets qui émergent

« Big Brother est parmi nous ». De nombreux projets ont vu le jour grâce au soutien du dispositif RAPID. En voici quelques exemples :

 

La société Evitech a mis au point une technologie d’analyse poussée d’image vidéo afin de localiser des mouvements, des personnes dans une foule et d’alerter en conséquence. Ce logiciel qui s’appelle Crowd checker doit permettre une analyse fine, en temps réel, d’images vidéo. Richard Priou souligne l’utilité de ce logiciel « en matière de sécurité tant pour les militaires (sur le terrain par exemple) que pour la sécurité civile ».  En effet, les entreprises, les collectivités… peuvent utiliser ce type de technologie pour protéger des sites sensibles, repérer des anomalies dans le déplacement des personnes dans la foule…

 

 

Autre technologie, ayant fait ses premiers pas grâce à l’appui de RAPID, est l’exosquelette Hercule conçu par la société Rb3d. Cette production 100% française doit permettre aux militaires de marcher de longue distance avec la possibilité de porter des charges de l’ordre de 80-100 kg. Pour le secteur civil, cet exosquelette pourra servir le monde hospitalier, les secours qui pourront se servir de l’exosquelette pour le transport des brancards !

 


 

L’analyse du web est un sujet aussi sensible que vitale à la fois pour la Défense Nationale mais aussi pour le civil notamment les entreprises. C’est pourquoi, un moteur de recherche qui va au-delà du mot clé a été développé par la société Pertimm. En effet, le projet Arathem (araignée thématique) a la capacité d’établir une recherche sémantique sur les informations qui se trouvent sur la toile. En d’autres termes, ce moteur de recherche analyse le sens des informations sur les pages web en collectant des documents reliés à une thématique.

 

« Pour le Renseignement c’est un outil qui doit permettre de récolter des informations de fond et pertinentes sans se noyer dans la masse d’informations sur Internet » affirme Richard Priou. Et d’ajouter « ce moteur se révèle être efficace dans la lutte contre le terrorisme par exemple » ! Quant au civil, les applications sont nombreuses. Pour les PME, ETI et grandes entreprises, c’est un moyen de maîtriser les informations, et savoir ce qu’il se dit sur l’entreprise, ses produits et ses services. Vital à l’heure de Facebook, Twitter, LinkedIn…

 

Si la DGA accompagne l’émergence d’un projet innovant, elle ne se contente pas de récupérer la technologie. En effet, la sous-direction PME de la DGA apporte son soutien jusqu’à la maturation d’un produit fini. Richard Priou conclut sur l’importance de « consolider et pérenniser les PME qui disposent des technologies. » D’autant que « l’innovation est l’un des meilleurs outils pour renforcer les PME françaises ».

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 16:35

livre-blanc

 

30.05.2012 Par François Géré, directeur de l'Institut français d'analyse stratégique et titulaire de la chaire Castex de Cyberstratégie - Le Monde.fr

 

Il est rituel d'introduire toute réflexion stratégique par un cliché sur la complexité et l'imprévisibilité du monde. Cependant aujourd'hui cinq tendances permettent de fonder un livre blanc.

 

- L'Union européenne traverse un cycle d'affaiblissement économique durable. En conséquence la "défense européenne" exige une refonte complète. En Allemagne et en Italie des voix autorisées se font entendre pour relancer la PESD. Le président français en fait une priorité. Comment ? Entre Européens et Américains un ajustement stratégique s'impose, sachant que, plus que jamais, toute duplication est interdite. Inversant les termes de l'équation, on considérera non plus un pilier européen de l'Otan mais un pilier américain de l'Europe de la défense au sein de l'Alliance. Impensable hier, ce renversement est facilité aujourd'hui par les réorientations souhaitées par Robert Gates et confirmées par son successeur au Pentagone, Leon Panetta.

 

- Le terrorisme international est encore là pour longtemps, en déplacement dans l'espace. Il convient de ne pas se tromper de géographie. La sortie d'Afghanistan dans de bonnes conditions permettra un redéploiement des forces là où le péril terroriste se reconstitue. On distinguera d'une part l'action des forces armées à l'extérieur, dans l'immense zone sahélienne déstabilisée par les "révolutions arabes", notamment par l'implosion de la Lybie, et d'autre part la mise en sureté du territoire national contre les rares militants de retour d'Afghanistan ou les jihadistes isolés et autoproclamés, ce qui relève des forces de police et de gendarmerie.

 

- La compétition mondiale pour l'accès aux ressources énergétiques et aux matières stratégiques ne peut que s'amplifier donnant à la protection des flux une importance particulière.

 

- La prolifération nucléaire constitue un risque majeur.

Or la stratégie américaine a créé une impasse : elle veut réduire les armes nucléaires jusqu'au zéro absolu alors qu'elle développe une défense antimissiles qui, irritant la Russie, entrave la réduction des armements nucléaires et tactiques. En 1991, François Mitterrand avait défini une approche conforme aux conditions de l'après-guerre-froide. Vingt ans après, une démarche similaire s'impose. Construite en concertation avec nos partenaires et avec les Etats émergeants, elle favorisera le développement d'une industrie nucléaire responsable dont le monde, avide d'électricité, a besoin. Dix ans d'ornière iranienne démontrent que les anciens outils ne sont plus adaptés.

 

- Le cyberespace devient une priorité politico-stratégique. La Cinquième Dimension affecte désormais tous les domaines d'activités privés et publics, militaires et diplomatiques. Source de prospérité, elle crée aussi des vulnérabilités porteuses d'insécurité et de graves tensions potentielles entre les Etats auxquelles on aura à remédier par la sécurité des systèmes d'information et l'établissement de nouvelles normes de bon comportement international. Même s'il est utilisé par le terrorisme, le Cyberespace constitue un immense espace de liberté et de démocratie. La "révolution" de l'Internet et des média sociaux bouscule la politique des Etats, y compris les plus autoritaires. Il est temps aussi de repenser une stratégie des droits de l'homme dans l'âge de l'information.

 

Sur ces bases, le Livre blanc pourra clarifier le malentendu qui s'est installé entre Défense et Sécurité. Celle ci constitue l'état final auquel contribue, avec la diplomatie et d'autres instruments, l'action des forces armées. Elle ne saurait se réduire à une interprétation étroitement policière du terme. A chacun son métier, dans un esprit d'authentique coopération.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 13:11

Force d Action Navale FR

 

25 mai 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Vendredi 1er juin, les amiraux ayant commandé la FAN depuis 1992 se réuniront à Toulon.

 

Ils visiteront l’Etat-major de l’Amiral commandant la Force d’Action Navale (ALFAN) et le simulateur de navigation, le COMFRMARFOR (commandement des forces maritimes).

 

Après un tour de la rade en EDAR, ils visiteront le bâtiment de projection et de commandement BPC MISTRAL et la frégate de défense aérienne FORBIN.

 

Source : Marine Nationale (CECMED)

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 12:11

Cougar-source-LdDef.jpg

 

26.05.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Une étude est en cours en vue d'un achat d'heures de vol sur hélicoptères Cougar au profit de l'ALAT. Principal bénéficiaire, le 4e régiment d'hélicoptères des forces spéciales, de Pau, dont les escadrilles (la 1 et la 3 en particulier) sont soumises à de très fortes pressions matérielles et opérationnelles. La situation est "très tendue pour eux", reconnaît-on à l'ALAT.

 

La SIMMAD a donc lancé un appel d'offres auprès d'opérateurs civils (dont Héli-Union, par exemple) pour fournir des heures de vol pour l'entraînement des pilotes. "Entre déploiements et rétrofit des Cougar", la marge est de plus en plus mince pour d'une part disposer de machines et d'autres part parvenir à maintenir les équipages au niveau (un équipage aurait rejoint l'Afghanistan, il y a quelques jours, en ayant effectué 25 heures de vol depuis janvier).

 

Dans une interview donnée à mes collègues du blog FOB, le patron du 4e RHFS, le colonel Poincignon, avait reconnu: "Nous disposons en moyenne d’un équipage par appareil quand ce n’est pas moins. Nous sommes donc en limite basse, sans gras !"

 

La limite basse semble donc avoir été enfoncée et le recours à des aéronefs privés accepté comme mesure transitoire. Une mesure qui inquiète toutefois. Pour preuve ce témoignage: "Des personnels de ce régiment vont bientôt s'entrainer sur un Super Puma de location car ils ne disposent d’aucun Cougar pour voler ! Et on leur demandera peut être d'aller intercepter un convoi retenant des otages français en Afrique dans quelques jours! Comment voulez vous être performant lorsque l'entrainement est à ce point absent. Car avec un tel hélicoptère civil, pas d'entrainement au tir, à l'aérocordage ou au vol de nuit basse hauteur..."

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:59

systeme-Bacara-sur-tablette-tactile--photo-Nexter-.png

 

Capture d’écran du système Bacara sur une tablette tactile

(photo Nexter)

 

29.05.2012 par Frédéric Lert (FOB)

 

Le prochain salon Eurosatory sera l’occasion pour Nexter de présenter son calculateur d’artillerie BACARA (BAlistic Computer ARtillery Autonomous). Un système léger, disponible sur tablette tactile ou PC portable et qui vise en priorité le marché des pays à budget limité… même si tous les artilleurs peuvent être intéressés par ce système  simple d’emploi.

 

BACARA est un mini système de conduite des feux à bas coûts qui peut travailler en totale autonomie ou venir appuyer un système plus complexe du type Atlas. Jusqu’à douze pièces réunies dans une batterie peuvent être gérées par le système. Après avoir entré dans le système les données relatives à la situation tactique, l’opérateur se voit proposer tous les éléments nécessaires au tir. La cartographie intégrée peut faire apparaître des zones d’impacts et des zones de non-feu. Suivant le format de carte utilisé, la troisième dimension peut également être prise en compte. BACARA peut également communiquer avec les pièces par liaison de donnée (une fonction dont le développement est en passe d’être fini), évitant ainsi les erreurs de saisie. Nexter annonce une synergie particulière avec son Caesar, tout en précisant que BACARA est adapté aux contrôles de tous les tubes, de 105 à 155mm, y compris les mortiers de 120mm. « A la différence d’un système de conduite des feux complets, l’utilisateur de BACARA n’est pas prisonnier d’une doctrine d’emploi particulière explique-t-on chez Nexter. BACARA peut même permettre de développer une doctrine d’emploi avant de passer sur un système plus complexe. C’est une première étape… »

 

L’Arabie Saoudite, fidèle client du Caesar, serait le client de lancement du BACARA avec une soixantaine de systèmes en commande. Le système serait alors utilisé pour le contrôle des données d’Atlas déjà en service dans le Royaume.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:54

les-unites-de-forces-speciales.jpg

source defense.gouv.fr

 

27 Mai 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Mais lequel ? Le débat fait rage...

 

Baptisés "COS 2020", les travaux sur l'avenir du Commandement des opérations spéciales viennent de débuter. L'une des questions qui devra être tranchée est celle du rattachement, ou non, de nouvelles unités. Cette reflexion s'inscrit sur fond d'inquiétudes quant à une nouvelle réduction du format de l'armée de terre. Au vu de la fin des opérations lourdes (Afghanistan, Cote d'ivoire, Tchad, Sud-Liban, etc...), la tentation pourrait être de faire maigrir les forces terrestres en faisant grossir les forces spéciales.

 

Au sein de l'armée de terre, le 3ème RPIMa de Carcassonne rêve d'être la prochaine unité du COS - devenant ainsi un 1er RPIMa-bis. Cela ne convainc pas tous les spécialistes, qui font remarquer que l'armée française manque déjà cruellement d'infanterie (à peine 20 régiments). L'idée qui semble avoir le vent en poupe concerne plutôt le 1er Régiment de hussards parachutistes (RHP) de Tarbes. Ce régiment, dont les cadres ont des parcours souvent proches de ceux du 13ème RDP, possède un savoir-faire traditionnel en matière de reconnaissance et donc de renseignement. Sous une forme ou une autre, le 35ème RAP (co-localisé à Tarbes) pourrait être regroupé avec lui, apportant les savoir-faire spécifiques de l'artillerie en matière d'acquisition... et donc de renseignement. Dans ce cas, la 11ème Brigade parachutiste perdrait deux de ses régiments, ce qui ne fera pas plaisir à tout le monde.

 

L'idée de rattacher le 1er RHP au COS n'est pas nouvelle. En 2001, le général Crène, alors Cemat, l'avait proposé au général Poncet, à la tête du COS... et ce dernier avait refusé en demandant : "pour quelle mission ?" Faute de réponse précise, l'affaire fut renvoyée à des jours meilleurs.

 

Le rattachement au COS n'est pas une simple affaire administrative : c'est un autre métier pour d'autres missions qui ne relèvent pas (ou ne devraient pas relever...) de l'infanterie légère, ou de la cavalerie du même poids ! Concrètement, il faut quasiment cinq ans pour réussir le passage d'une unité du classique vers le spécial, avec le renouvellement d'une grande part de l'encadrement.

 

Dans l'armée de l'air, comme nous l'évoquions déjà sur ce blog, l'idée est de constituer une brigade des forces spéciales air, qui regrouperait les avions, les hélicoptères et les commandos "spéciaux". Chez les commandos, il s'agirait de rattacher les CPA-20 et CPA-30. Reste un sérieux problème : ces unités peinent à recruter et, surtout, l'armée de l'air ne forment pas assez d'officiers supérieurs dans ces spécialités. Les majors de Salon de Provence ne vont pas chez les commandos de l'air, alors qu'au sortir de Navale, les commando-marine attirent souvent les mieux notés. Sans parler de l'armée de terre, où l'on se bat pour intégrer ses régiments.

 

Dans la Marine, le principal problème est celui de la double tutelle des commandos. Pour les opérations spéciales, ils sont placés sous l'autorité du COS, alors que pour les opérations purement navales (de la police des pêches au contre-terrorisme), ils restent sous la responsabilité d'Alfusco.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 07:17

Russian-Mine-Detectors.jpg

 

MOSCOW, May 28 (RIA Novosti)

 

French Army experts have expressed interest in Russian improvised explosive device detection systems, following a recent visit to a Moscow Region training ground, Russian Defense Ministry spokesman Col. Sergei Vlasov said on Monday.

 

The French experts saw Russian army mine-clearers in action during a visit to the Engineering Force's 66th training center at Nikolo-Uryupovo. The Russian combat engineers demonstrated how their specialists are trained using the "Sapper's Path" system, and also showed how they use dog teams to find buried explosive devices, including use of special detection devices.

 

"The military specialists from France expressed an interest in further study of our training and preparation of mine-search dogs, in order to establish whether they might create such a unit in the French Armed Forces," Vlasov said.

 

The French were also interested in other equipment, such as mine detectors, and detectors for remote-control mechanisms and booby-trap command wires.

 

"They expressed an interest in acquiring tens of these systems for conducting comparative evaluation trials" Vlasov added.

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 18:36

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29.05.2012 Photonics Bretagne

 

Photonics Bretagne sera présent sur le salon Eurosatory 2012 qui se tiendra du 11 au 15 juin au parc des Expositions de Paris Nord Villepinte Ce stand collectif situé dans le Hall 5 J 820 accueillera la plateforme R&D Perfos ainsi que les PME Ixfiber et Keopsys

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 18:24
À Kaboul, Hollande adapte le calendrier du retrait d'Afghanistan

 

25/05/2012 Jean Guisnel Le Point.fr

 

Au 1er janvier 2013, 42 % des effectifs militaires français en Afghanistan s'y trouveront toujours. Si tout se passe comme prévu, la promesse du président sera tenue avec six mois de retard.

 

Au cours d'une visite de huit heures sur le sol afghan qui n'avait pas été annoncée publiquement, le président de la République et chef des armées François Hollande a confirmé le retrait "ordonné et coordonné" des troupes françaises qu'il avait annoncé durant la campagne. Ses précisions sur place rendent ce mouvement beaucoup moins rapide qu'annoncé. Aux journalistes que l'Élysée avait invités à l'accompagner à Kaboul, François Hollande a déclaré que 2 000 "troupes combattantes" quitteront le pays d'ici la fin 2012. Ce qui veut dire concrètement que 1 500 soldats resteront sur place après la fin de 2012, soit 42 % des effectifs actuels.

 

Plus précisément, 3 550 militaires - dont 150 gendarmes - se trouvent actuellement en Afghanistan. Ils seront 2 000 de moins au 31 décembre 2012, soit une accélération notable par rapport aux 800 retours prévus à cette date par Nicolas Sarkozy. Au 1er janvier 2013, une partie des gendarmes seront rentrés, à savoir ceux qui sont affectés aux POMLT (Police Operational Mentor and Liaison Team), tandis que ceux assurant la formation de la gendarmerie afghane dans la province du Wardak resteront sur place. 1 000 militaires assureront jusqu'au début du second semestre 2013 les opérations de désengagement, y compris ceux qui seront spécifiquement chargés de la protection des logisticiens. Ne resteront plus ensuite sur place que les 400 soldats français intégrés à l'Isaf, que ce soit dans l'état-major, dans les centres de formation ou dans l'hôpital Role 3 installé sur l'aéroport de Kaboul.

Principe de réalité

De fait, le président de la République s'est trouvé confronté à la réalité, ce qui l'a contraint à faire évoluer son discours depuis le début de l'année. Le 20 janvier 2012, quatre soldats français (un cinquième a perdu la vie depuis) étaient assassinés par un militaire afghan. Le jour même, le candidat socialiste confirme le calendrier qu'il appliquera, s'il est élu : "Je renouvelle ma volonté de retirer nos forces d'Afghanistan, le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l'année 2012, en concertation avec nos alliés."

 

Lors d'un point de presse qui se tient le même jour, il enfonce le clou : "Si les Français m'accordent leur confiance le 6 mai prochain, je retirerai nos troupes d'Afghanistan fin 2012. Ce retrait se fera rapidement, en concertation avec les autorités afghanes et avec nos alliés, et avec toutes les garanties pour que nos soldats, dans ce délai, puissent être protégés. C'est une décision ferme, que je défends depuis longtemps (...) Cette opération n'a que trop duré." Deux jours plus tard, lors de son grand meeting au Bourget, le candidat socialiste fustige la décision de Nicolas Sarkozy d'accélérer le retrait en lançant : "Présider la République, c'est savoir aussi prendre des décisions difficiles, pas simplement à la suite d'un drame. Leur sacrifice suscite le respect de la nation tout entière. Mais il faut aussi avoir la lucidité de dire (...), d'affirmer que notre mission est terminée."

Pas avant l'été 2013

Ces mots très fermes se sont pourtant heurtés à l'impossibilité matérielle d'évacuer tous les hommes et tout le matériel avant l'été 2013. L'état-major des armées avait déjà fait ses calculs, réminiscence des problèmes scolaires de robinet et de baignoire : sachant qu'en l'absence de routes ouvertes et de chemins de fer, seuls des avions russes et ukrainiens peuvent évacuer les 1 200 véhicules, les 1 600 containers et tout le fatras d'une armée en campagne, impossible de faire plus vite ! Quant aux soldats français, ils passent six mois en Afghanistan, puis rentrent chez eux et doivent être remplacés. Les avions français suffisent à faire les navettes, mais une chose est sûre : pendant le retrait, de nouveaux soldats français vont arriver en Afghanistan ! Sentant venir le pépin, les armées se sont rapprochées des conseillers du candidat socialiste, notamment de Jean-Yves Le Drian, pour expliquer que la date de fin 2012 était juste impossible à respecter... Il ne fut pas plus difficile à convaincre que le candidat.

 

Le discours a donc changé. Début février, la notion de "troupes combattantes", pourtant maladroite, a été reprise par l'équipe de François Hollande, qui la présentait en personne dans son discours sur la défense du 11 mars : "Nous accélérerons dans les meilleures conditions de sécurité le retrait de nos forces combattantes pour que, fin 2012, nos soldats soient rentrés." François Hollande aurait été mieux inspiré de dire, ce qui est vrai, qu'il poursuivra la politique engagée depuis l'été 2011, et confirmée depuis janvier dernier, à savoir que les troupes françaises ne seront plus engagées dans des opérations de combat. La feuille de route que le président de la République a donnée au chef d'état-major des armées, l'amiral Édouard Guillaud, ce matin à Kaboul est on ne peut plus claire : "Le retrait ne sera pas facile à organiser. Nous devons prendre toutes les précautions. Le chef d'état-major des armées est là, et il aura comme mission d'assurer le succès de cette opération comme il y a eu des succès jusque-là. Nous devons limiter autant qu'il sera possible nos pertes, faire en sorte qu'il n'y ait aucun risque pour nos soldats, rapatrier notre matériel. Voilà votre mission."

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 18:18

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25/05/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Y aura-t-il une recomposition de l'industrie de défense comme cela semble promis avec l'arrivée de la gauche au pouvoir ? En tout cas, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devra trier entre tous les projets souvent rivaux des uns et des autres. "latribune.fr" a scanné les plus importants.

 

L'arrivée de François Hollande à l'Elysée va probablement rebattre les cartes d'une partie de l'industrie de défense française, voire européenne. C'est ce qu'espèrent toutes les directions des stratégies des groupes qui bouillonnent d'idées et, parfois, travaillent déjà sur des projets. Pour rester, ou  revenir, au centre de la recomposition du secteur. Soit pour échapper à un prédateur promis et donc à une tutelle encombrante. De prédateur à cible ou de cible à prédateur, tous les groupes, à l'exception bien sûr d'EADS, peuvent changer de statut. « latribune.fr » répertorie la plupart des scénarios possibles, qui trottent dans la tête des capitaines des grands et des petits groupes de l'industrie de la défense, prêts à se lancer dans la partie.  "Nous ne dirons jamais à quel groupe nous nous intéressons, car le dire nous met déjà en position de demandeur, donc de faiblesse par rapport à celui qui se vend ou vend une activité. Cela fait augmenter le prix de l'acquisition et, en bonus, compliquent les négociations", explique l'un d'eux.

 

EADS reviendra-t-il au centre du jeu ?

 

A tout seigneur, tout honneur, EADS, le géant endormi mis sur la touche lors du dernier quinquennat. A quoi rêve-t-il aujourd'hui, lui qui a été interdit de façon brutale par Nicolas Sarkozy de surenchérir sur l'offre de Dassault Aviation sur Thales en 2008? S'il ne se fait pas trop d'illusions sur la possibilité d'un rachat du groupe d'électronique, il est à nouveau attentif à ce qui s'y passe. Le curseur est passé à alerte orange. Il est évident que si le gouvernement Ayrault lui proposait le dossier, il sauterait sur l'occasion les yeux fermés. Le futur président exécutif d'EADS, Tom Enders, qui se veut très pragmatique, et le directeur général en charge de la stratégie et de l'international, Marwan Lahoud, deux des hommes forts du futur EADS, ne rateraient pas l'opportunité de faire croître ses activités de défense regroupées dans Cassidian, dont ils jugent qu'il n'a pas la taille critique. L'avenir de la filiale défense est en suspens avec l'arrivée de Tom Enders à la tête du groupe et une probable redistribution des principales activités dans les différentes filiales d'EADS. Mais pas question de vendre Cassidian.

 

Certains chez EADS préconiseraient même de s'intéresser à l'avenir de DCNS. Le groupe naval pourrait effectivement profiter de l'arrivée de la gauche au pouvoir pour s'émanciper de la tutelle conjointe de Thales et Dassault Aviation que sa direction juge déjà trop pesante. A suivre. En revanche, EADS ne passerait pas à côté d'une prise de contrôle à 100 % du leader européen des missiles MBDA, dont il détient déjà 37,5 %. L'italien Finmeccanica, englué dans une crise sans précédent et qui cherche du cash désespérement via la vente d'actifs, pourrait vendre ses 25 %. EADS détient une option prioritaire si l'italien vend, tout comme d'ailleurs le britannique BAE Systems (37,5 % de MBDA). Mais le groupe européen veut les 100 %... car détenir 62,5 % ne lui donnera pas le contrôle du missilier. Un dossier très, très difficile, d'autant que Londres, après longtemps délaissé le secteur des missiles, est en train de réinvestir dans ce domaine.

 

Enfin, sur le plan industriel EADS ne désespère pas de prendre sa revanche dans les drones, qui ont été confiés à Dassault Aviation et Thales. Ce qu'il avait très mal vécu.

 

MBDA sera-t-il le grand gagnant des nombreuses rectifications de frontières?

 

Présidé par Antoine Bouvier, le missilier, qui ne voit pas d'un bon œil le renforcement de l'un de ses trois actionnaires - ce qui signifierait beaucoup moins d'indépendance qu'actuellement -, rêve lui aussi de grossir en s'offrant les activités missiles de Thales, très présent dans l'Air Defence (les missiles sol-air notamment). Avec une telle acquisition, il accéderait enfin au statut à part entière de systémier, qu'il n'a pas aujourd'hui, à l'exception du missile surface-air SAMP/T. MBDA doit en outre finaliser le dossier de la bombe guidée AASM, développée par Sagem (filiale Safran). En 2008, Sagem a signé un accord avec le missilier pour que celui-ci commercialise l'AASM à l'export. Depuis plus rien, alors que l'objectif de MBDA était de racheter ce programme à Safran.

 

Par ailleurs, MBDA aimerait achever la consolidation à l'échelle européenne en mettant la main sur l'allemand BGT, détenu à 80 % par le groupe Diehl. Mais le rêve absolu d'Antoine Bouvier, c'est de faire de MBDA un acteur de taille critique au Etats-Unis. Et puis le missilier aimerait bien rectifier les frontières avec Astrium pour lui croquer certaines activités pour se renforcer dans la défense anti-missile balistique, un secteur porteur d'avenir.

 

Safran sera-t-il le nouveau pivot de la consolidation industrielle ?

 

C'est indéniablement Safran qui a le plus gros appétit. En premier lieu, il vise Thales, un dossier pas loin de l'obséder. Présidé par Jean-Paul Herteman, le groupe, issu de la fusion Snecma-Sagem et longtemps dans le viseur de Thales, avait déjà, avant l'été 2011, tenté de racheter la participation de Dassault Aviation comme l'avait révélé « La Tribune ». Discrètement, Safran continue de travailler sur ce projet stratégique pour le groupe et plaide pour une fusion avec l'électronicien. Il a d'ailleurs mis tous ses atouts de son côté en faisant un intense lobbying depuis le début 2012 auprès des responsables socialistes, aujourd'hui au pouvoir, pour les convaincre de la pertinence de cette opération. Un travail qui a fait son chemin dans les esprits puisque cela fait partie des pistes encore très exploratoires, qui pourraient être mises en œuvre si la volonté de marginaliser Dassault Aviation au sein de Thales se concrétisait.

 

L'équipementier n'a pas perdu non plus de vue Zodiac, qui aurait pu s'offrir à Safran si ce dernier avait été un peu plus brutal dans sa volonté de s'en emparer, explique-t-on aujourd'hui à « latribune.fr ». Safran reviendra-t-il à l'attaque ? Pas impossible. Enfin, le motoriste Avio (2 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2011), un vieux rêve des années 2000 de Snecma, reste dans le viseur de Safran, très intéressé. Cette opération n'est pas dans le haut de la pile des dossiers prioritaires mais il est surveillé comme le lait sur le feu si Thales échappait encore à Safran. Pour cela, il faudra convaincre le fonds d'investissement Cinven, qui détient 81 % d'Avio.

 

Enfin, dernier dossier mais de moindre ampleur pour Safran, qui a finalisé après douze ans d'efforts en mai 2012 la consolidation de la propulsion solide avec la création d'Herakles : Roxel. L'équipementier souhaiterait prendre 100 % du spécialiste de la propulsion de missiles tactiques (130 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2011) dont il détient déjà 50 % (MBDA a les 50 % restants). A Roxel, on est plutôt contre puisque MBDA assure 70 % de son chiffre d'affaire. Ce que le missilier ne serait peut être plus tenu de faire une fois Roxel sorti de son giron. D'autant que MBDA détient 100 % de Bayer Chemie, concurrent de Roxel.

 

Dassaut Aviation restera-t-il le BAE Systems à la française ?

 

Hier gagnant de la recomposition de l'industrie de défense, le BAE Systems (Dassault Aviation-Thales) à la française est inquiet des projets de la gauche qui souhaite limiter leur influence. Le célèbre avionneur de Saint-Cloud, qui aurait peut être aimé se renforcer dans le capital de Thales sous la présidence de Nicolas Sarkozy, vise aujourd'hui ni plus, ni moins que le statu quo. A savoir garder le contrôle de Thales (26 % du capital), dont le PDG, Luc Vigneron, aimerait lui un peu s'émanciper - un rêve absolu qu'il n'avouera jamais -, et via le groupe d'électronique, de DCNS (35 % du groupe naval) et de Nexter (armements terrestres), dont l'opération était dans les cartons de l'ancienne équipe ministérielle.

 

Sinon Thales aimerait bien s'incruster chez MBDA, voire plus si affinités. Ce qui est peu probable tant les deux groupes se livrent une guerre impitoyable, notamment dans l'Air Defence. Le groupe d'électronique suit également avec beaucoup d'attention les déboires de son rival et parfois partenaire Finmeccanica. Les activités de Selex (électronique de défense) ne le laisseraient pas insensible si elles étaient mises en vente par Finmeccanica. Mais le dossier jugé prioritaire par les équipes de Thales reste l'acquisition des activités d'optronique (optique et électronique combinées) de Safran. L'électronicien est resté sur sa faim avec le pacs (une JV commerciale) qu'il a conclu avec Safran. Loin du vaste échange d'actifs imaginé au départ. Thales n'a pas non abdiqué le rachat de toute la partie défense de Safran.

 

DCNS et Nexter parviendront-il à redevenir indépendants ?

 

De son côté DCNS, qui rêve de retrouver son indépendance, viserait les activités sonar de Thales. Tout comme il ne serait pas contre de racheter la filiale de Finmeccanica spécialisée dans les torpilles Wass, qui enregistre une centaine de millions d'euros de chiffre d'affaires. S'agissant de Nexter, qui aimerait bien rester indépendant, se verrait bien comme le pivot de la consolidation des petits acteurs industriels français de l'armement terrestre (Panhard, Renault truck Défense). Ce qui n'est pas au goût de ces derniers. Panhard, qui a proposé à l'Etat de racheter Nexter, est en train de se rapprocher tout doucement de RTD.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 16:43

DCNS Logo et signature

 

25/05/2012 DCNS

 

Le centre DCNS de Toulon a reçu mi-mai un tout nouveau moyen de levage : une grue d’une capacité de 12 tonnes à 25 mètres, dimensionnée pour les travaux sur les frégates La Fayette.

 

 

Les caractéristiques de cette structure, la 05B, (220 tonnes, 42 mètres de hauteur) vont lui permettre de remplacer deux grues obsolètes, qui ont été démantelées en 2011.

 

Elle est installée à la croisée des quais Castigneau numéro 3 et Laubœuf au sein de la base navale de Toulon et sera opérationnelle en juin prochain.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 12:55

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25.05.2012 Guillaume Belan (FOB)

 

On ne change pas une équipe qui gagne! Fort du succès de son VAB (Véhicule de l’Avant Blindé) dont plus 5000 exemplaires en différentes versions sont en service depuis les années 70 de part le monde (Afrique, Asie, Moyen-Orient…), Renault Trucks Défense ne pouvait se résoudre à éteindre la célèbre lignée, dont l’ultime évolution, le VAB Ultima vient d’être déployé en Afghanistan sous les couleurs françaises.

 

L’industriel français dévoilera son nouveau VAB, affectueusement baptisé Mark 3 durant le salon Eurosatory. Plus qu’une simple évolution, ce VAB Mk3 est en fait bien un nouveau véhicule mais qui conserve l’architecture de son illustre ancêtre. 6×6, il affiche une masse plus imposante, 20 tonnes, soit près du double de celle du VAB en service aujourd’hui (13 tonnes), mais offre en conséquence une protection bien supérieure, soit un niveau de blindage niveau 4 (selon la classification Otan, stanag 4569). Avec la même largeur que son prédécesseur (2,5 mètres) il est par contre plus long et peut accueillir 7 fantassins en plus de l’équipage de 3 personnes.

 

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Propulsé par un moteur de 320 à 400 chevaux made by Renault, le VAB Mk3 dispose de suspensions indépendantes, d’une boite automatique et d’un système de gonflage des pneus centralisé. Le VAB peut franchir des obstacles de 0,5 mètres ou des tranchées de près d’un mètre et atteint une vitesse de 105 km/h. Le VAB Mk3 est amphibie (ce que n’est plus le VAB Ultima, « trop chargé ») grâce à un hydrojet et peut être transporté en C-130. Il dispose d’une architecture électronique évolutive.

 

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L’objectif pour RTD est de venir offrir un remplaçant aux possesseurs de VAB, M113 américain ou BTR russe, pour un prix très contenu face aux véhicules actuels avec de bonnes performances. En clair, les marchés visés sont les clients de Renault, principalement en Asie et au Moyen Orient. Renault Trucks Défense le présente en plusieurs versions: transport de troupes blindé, combat d’infanterie, ambulance, ISTAR (Intelligence, surveillance and targeting), porteur de mortier 120 mm, poste de commandement… Le véhicule est conçu pour recevoir un système d’arme jusqu’au 30 mm, et sera exposé à Eurosatory avec la tourelle télé-opérée de BAe System TRT-25 (photo).

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 12:30

BPC Mistral 03 source Ria Novisti

 

25.05.2012  par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

L'état-major de la 9e BIMa se prépare à embarquer à bord du BPC Mistral pour Narval, un exercice de planification en vue de Corsican Lion, exercice multinational qui aura lieu en octobre en Méditerranée.

 

Une trentaine de marsouins vont gagner Toulon et navigueront à bord du BPC du 28 mai au 1er juin. Ce petit contingent est composé d'une vingtaine de cadres de l'état-major de la brigade, renforcés par 10 militaires du CO (centre Opérations) qui traiteront des appuis (génie et artillerie). Une dizaine de marins du BPC seront aussi engagés dans cet exercice d'état-major sur cartes mais dans un environnement naval. Un nombre équivalent d'observateurs britanniques sera aussi à bord du Mistral.

 

Il s'agit de préparer l'exercice amphibie franco-britannique d'octobre prochain qui sera le premier exercice de montée en puissance de la composante amphibie de la Combined Joint Expeditionary Force. Le 2e RIMa du Mans fournira alors les moyens terrestres.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 11:55
27 mai 1995 : les marsouins reprennent le pont de Vrbanja

Le pont de Vrbanja, en Bosnie-Herzegovine. Le 27 mai 1992, le 3e RIMa a reçu l’ordre de reprendre le poste du pont et de délivrer, par la force, les Casques bleus retenus en otages par des Serbes. - Crédits : Reuters

 

25/05/2012 Actu Terre

 

Le 27 mai 1995 en Bosnie-Herzégovine, le 3e régiment d’infanterie de marine reçoit l’ordre de reprendre le poste du pont de Vrbanja et de délivrer, par la force, les Casques bleus qui y sont retenus en otages par des Serbes.

 

27 mai 1995, en Bosnie-Herzégovine : le capitaine François Lecointre, commandant la 1re compagnie du 3e régiment d’infanterie de marine (3e RIMa), s’aperçoit que des Serbes, déguisés en soldats de l’ONU, se sont emparé durant la nuit du poste Sierra Victor sur le pont de Vrbanja, au centre de Sarajevo. Onze Casques bleus français ont été capturés.  

 

« Je me suis mis dans la peau du capitaine qui allait conduire l’assaut »

Jusqu’alors, l’ONU cherchait à résoudre les crises par la diplomatie. Mais fort de l’appui du chef de l’État, le général Hervé Gobillard, commandant le secteur, décide de reprendre le poste par la force. Une décision difficile, explique, 18 ans plus tard, le général Gobillard : « J'ai essayé d'analyser les risques techniques, psychologiques, opérationnels, politiques, locaux. Je me suis mis dans la peau du capitaine qui allait conduire l'assaut ; ça pouvait très bien se terminer en carnage. Je me suis demandé si je n'étais pas en train de franchir la ligne qui sépare un Casque bleu d'un soldat en guerre, et puis je me suis dit que l'enjeu était trop important ».

 

« J’ai eu la tâche la plus facile : celle de faire mon métier de militaire »

La compagnie qui reçoit la mission de reprendre le pont est appuyée par un escadron du régiment d’infanterie – chars de marine (RICM). En pointe se trouve la section du lieutenant Bruno Heluin. « J’ai eu la tâche la plus facile, celle d’aller physiquement en avant faire mon métier de militaire », raconte le colonel Heluin, aujourd’hui chef de corps du 2e régiment d’infanterie de marine (2e RIMa).

Il se rappelle la demi-heure qui a précédé l’opération : « Au moment de lancer l’assaut, il y a eu un grand silence. Ensuite, l’action a semblé interminable. Mais en fait, le tout n’a duré que 40 minutes. Quant à moi, j’ai été blessé et inconscient à partir de la 20e minute. »

Le lieutenant Heluin est le premier à entrer dans le poste. «Un Serbe me tirait dessus à partir d’une position retranchée. Ne pouvant pas riposter car j’avais un problème avec mon Famas, j’ai lancé une grenade. Mais celle-ci a fait éclater une bouteille de gaz, dont j’ai reçu un éclat au visage ».

17 soldats français ont été blessés durant l’action, et deux autres tués : les marsouins Marcel Amaru et Jacky Humblot.

 

Renverser le sens de la guerre

« Cet acte héroïque d'une poignée d'hommes décidés et bien commandés a permis de renverser le sens de la guerre, et de conduire in fine à la victoire dans les Balkans ! » affirme Jean Guisnel, journaliste spécialisé des questions militaires. Et en effet, cet assaut a marqué le début de la riposte de la communauté internationale, à un moment où les Serbes de Bosnie avaient pris en otage des dizaines de soldats des Nations unies, utilisés comme boucliers humains.

Le président français, Jacques Chirac, a déclaré après ce coup d’éclat : « La reprise du pont de Vrbanja restera dans la mémoire de nos armées comme un symbole, celui de la dignité retrouvée, du refus de toutes les humiliations ».

 

Retrouvez cet article dans son entier dans le TIM n° 234 de mai 2012.

Le lieutenant Heluin lors de la levée des corps de ses camarades tombés lors de la reprise du pont de Vrbanja. - Crédits : Reuters

Le lieutenant Heluin lors de la levée des corps de ses camarades tombés lors de la reprise du pont de Vrbanja. - Crédits : Reuters

Le jour où les Casques bleus français se sont rebiffés


22/07/1995  Eric Biegala - LePoint.fr


Sarajevo « Pour faire de grandes choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être avec eux. » Capitaine François Lecointre, 3e Rima (citant Montesquieu).

Samedi 27 mai, 8 heures 45. Sarajevo est calme. Quelques tirs isolés se font entendre : ambiance coutumière depuis la fin du cessez-le-feu, un mois auparavant. Sur le réseau radio des Casques bleus français, les échanges semblent eux aussi habituels, quoique difficilement compréhensibles pour le non-initié : « Alpha Echo, je suis prêt à déboucher dès compte rendu de Forban », crachote un poste... « Forban de Sierra Lima, appelle un autre, on est en train de s'installer sur Bravo Alpha [...], à partir de maintenant c'est toi qui donnes le top. »

Ce qu'en clair signifient ces messages codés : le capitaine François Lecointre (« Forban » sur le réseau), le lieutenant Bruno Heluin et leurs hommes sont arrivés à proximité du pont de Vrbanja. Les chars légers Sagaie et les blindés équipés de canons de 20 mm sont cachés à proximité. Encore quelques secondes : « Top départ », annonce le capitaine Lecointre d'une voix parfaitement neutre. Un premier groupe de marsouins du 3e régiment d'infanterie de marine se rue hors de la tranchée. Les chars n'ont que quelques instants avant de prendre position et de tirer sur les immeubles serbes pour couvrir les marsouins. L'assaut du pont de Vrbanja par les Casques bleus français est lancé.

Des Serbes en Casques bleus
Tout avait commencé l'avant-veille, quand les avions de l'Otan avaient bombardé un dépôt de munitions aux environs de Pale, la capitale autoproclamée des Serbes de Bosnie. Le lendemain, les Serbes font prisonniers et prennent en otages la plupart des soldats de l'Onu qui se trouvent à leur portée. Le poste d'observation du pont de Vrbanja, tenu par 12 hommes du 3e Rima, va être, lui aussi, investi vers 4 heures 30, le samedi matin, par une quinzaine de Serbes déguisés en Casques bleus.
Le poste est situé sur un carrefour, au débouché du pont de Vrbanja, dans le centre de Sarajevo. De part et d'autre de la casemate onusienne se trouvent des immeubles grêlés par la mitraille et les obus. Les deux bâtiments tenus par les Serbes ont été baptisés « Prisunic » et « Central » par les Casques bleus. En face, les Bosniaques occupent « Union Invest », la carcasse noircie d'un ancien édifice bancaire. Les combattants s'affrontent dans ces ruines depuis plus de trois ans : c'est l'endroit le plus « chaud » de la capitale bosniaque.

La radio ne répond plus
A peine vingt minutes après la prise du poste, le capitaine Lecointre réalise que quelque chose ne tourne pas rond : ses appels radio ne reçoivent pas de réponse. Vaguement inquiet, il décide d'aller se rendre compte par lui-même. Le sergent Alefonsio Taukapa, un solide Polynésien de 25 ans, l'accompagne.
A peine débarqué de son blindé, le capitaine s'engouffre dans l'obscur couloir de sacs de sable et de merlons qui fait office d'entrée. Devant lui surgit une silhouette : l'homme est bien coiffé d'un casque bleu et revêtu d'un gilet pare-balles, mais la crinière non réglementaire dépassant de son casque et sa longue barbe ne laissent guère de doute à l'officier français : ce n'est pas l'un de ses hommes.
L'inconnu pointe son arme sur le ventre du capitaine : « Leave your weapon, you are hostage » (« Lâchez votre arme, vous êtes otage »). « Impossible, je dois rendre compte à mes chefs, et je reviens », répond le capitaine au débotté. L'officier tourne alors les talons et s'apprête à rejoindre son véhicule. Un moment décontenancé, l'homme s'avance à découvert pour le rattraper et il braque son arme, mais il n'a pas le temps de poursuivre : le sergent Taukapa, qui était resté caché quelques mètres en retrait lui colle le canon de son Famas sous le menton. L'homme rejeté à l'intérieur du poste, les deux Français rejoignent leur bataillon à toute allure.
Branle-bas de combat dans la salle des opérations. Le chef de corps, le colonel Erik Sandhal, est réveillé depuis 4 heures du matin : déjà au courant du silence radio de Vrbanja, il en connaît maintenant la raison : les Serbes ont pris le poste. On en réfère immédiatement à la hiérarchie. Mais, surtout, ce qui n'est guère habituel pour ces soldats dont la mission est seulement de s'interposer, un plan de bataille est esquissé : les trente hommes de la section du lieutenant Bruno Heluin sont réveillés et se préparent. Ils ne savent pas encore ce qui se trame. Le chef de corps appelle le général Hervé Gobilliard, qui commande la Forpronu pour le secteur de Sarajevo. Il lui propose carrément une solution : reprendre le poste par une action militaire.
Le général réfléchit quelques minutes. « J'ai essayé d'analyser les risques techniques, psychologiques, opérationnels, politiques, locaux. Je me suis mis dans la peau du capitaine qui allait conduire l'assaut ; ça pouvait très bien se terminer en carnage. Je me suis demandé si je n'étais pas en train de franchir la ligne qui sépare un Casque bleu d'un soldat en guerre, et puis je me suis dit que l'enjeu était trop important », se souvient aujourd'hui le général. L'enjeu, en effet, était double : d'une part, l'honneur bafoué qu'il fallait recouvrer ; de l'autre, les conséquences militaires de ce coup de main. Si les Serbes tenaient le pont de Vrbanja, ils pouvaient, en moins de trois minutes, amener leurs chars devant la présidence bosniaque...
« OK, feu vert ! » entend le colonel dans son combiné. Le capitaine François Lecointre fonce alors jusqu'aux quartiers de sa compagnie et apostrophe le lieutenant Heluin : « On reprend le site. Vous avez une demi-heure pour régler les détails avec vos hommes », lui dit-il.

Les risques sont énormes
L'action n'est pas facile et se jouera au centimètre près : le poste de Vrbanja fait 65 mètres de long. Complètement recouvert de sacs de sable, défendu par des réseaux de barbelés, ce n'est qu'une succession de recoins obscurs et de couloirs étroits. Les risques de confusion sont énormes : les Serbes ont apparemment revêtu les équipements des Casques bleus et, dans la pénombre, il sera difficile de les identifier. Autre inconnue : où sont les Français prisonniers ? Dans le poste ? Dans l'un des deux immeubles tenus par les Serbes à proximité ? Envisageant cette dernière hypothèse, la hiérarchie demandera aux appuis d'artillerie de modérer leur feu sur ces deux bâtiments.
Parallèlement à la section du lieutenant Heluin, en effet, le peloton blindé du capitaine Labuze se prépare. Son rôle : appuyer au plus près l'assaut des marsouins à l'aide de ses chars légers Sagaie. Ils devront faire feu sur les immeubles « Prisunic » et « Central », à la mitrailleuse essentiellement. De l'autre côté de la rivière Miljacka, le capitaine Jean-Pascal Giorda déplace ses blindés équipés chacun d'un canon de 20 mm. Lui aussi devra « traiter » les deux immeubles serbes, qu'il connaît bien, et pour cause : ses hommes sont normalement chargés de riposter aux tirs des snipers serbes qui partent de ces bâtiments et qui font des ravages parmi la population civile de Sarajevo.
Dans la tranchée bosniaque, les hommes du lieutenant Heluin, rejoints par le capitaine Lecointre et le sergent Taukapa, sont prêts à l'assaut. Devant eux, un réseau de barbelés, puis un découvert de 50 mètres et enfin les merlons du poste.

Bloqués par les barbelés
Tout le monde retient son souffle. Au « top » du capitaine, un premier groupe saute hors de la tranchée et se retrouve emmêlé dans les barbelés. Tout de suite, les Serbes s'aperçoivent de la présence des Casques bleus. Depuis les immeubles, ils font feu sur le groupe aux prises avec les barbelés. Les chars français « arrosent » alors les bâtiments à la mitrailleuse lourde : la façade de « Prisunic » se couvre de fumée, impacts et départs de tir confondus.
Dans la tranchée, le lieutenant Heluin s'apprête à lancer un second groupe à l'assaut. « Où vais-je mettre le pied pour ne pas me retrouver pris dans le fil de fer ? » se demande-t-il. L'obstacle est pourtant franchi sans encombre, et le jeune officier se lance dans le découvert. Arrivé à proximité immédiate du poste, il veut faire feu... « Clic », la rafale ne part pas.

Mur de feu
« Si je m'arrête maintenant, les autres ne vont pas suivre », réfléchit Bruno Heluin. Il choisit de poursuivre jusqu'au premier merlon. Une grenade dans l'ouverture, et la progression reprend. Le lieutenant est maintenant à l'entrée du premier couloir. Sur sa gauche, à moins d'un mètre, un Serbe tire depuis une casemate, mais il ne peut pas ajuster son feu, les autres Casques bleus tirant pour couvrir la progression du lieutenant. A l'intérieur de l'étroit boyau, un autre Serbe se replie, échaudé par la grenade qui vient d'exploser. Un coude à gauche... personne ; un second coude... deuxième grenade à l'intérieur de la minuscule casemate, et les Casques bleus entrent en rafalant. Le combattant serbe n'a pas eu le temps de répondre : il est mort, criblé par les balles et les éclats. Le capitaine Lecointre a rejoint son lieutenant et ses hommes. Ils sont dix dans une cour minuscule. Les Serbes tirent depuis un couloir, quelques mètres devant les Casques bleus. Deux marsouins grimpent sur le toit de la cour pour essayer de couvrir la progression des autres, mais, depuis « Prisunic », les Serbes les ont vus. Des rafales claquent. Le caporal-chef Cyril Jego reçoit plusieurs balles dans son arme ; le choc le fait tomber du toit.
Trois cents mètres en retrait, les blindés du capitaine Labuze ont repéré les tirs. « Bâtiment rouge, la fenêtre juste au-dessus : tirs de mitrailleuses », annonce l'observateur sur le réseau. « Envoyez un obus s'il recommence », répond le chef de corps, qui se trouve dans son blindé à proximité. Pendant ce temps, à l'intérieur du poste, le lieutenant Heluin, le capitaine Lecointre et six autres Casques bleus poursuivent l'assaut. Ils sont maintenant arrivés à la « zone vie » : trois conteneurs posés côte à côte devant lesquels a été aménagée une « popote ». Un rideau blanc empêche de voir ce qui se passe dans cette cuisine improvisée. Le lieutenant écarte le rideau, lance une grenade. L'explosion est énorme et un mur de feu se dresse devant l'officier : la grenade a fait éclater une bouteille de gaz.
A la même seconde, le capitaine et le sergent Taukapa voient avec horreur une gerbe de sang éclabousser le rideau. Lorsque le lieutenant se retourne, il a une plaie béante au milieu du front et s'écroule aux pieds des deux hommes. « Ils m'ont tué mon lieutenant ! » s'écrie le capitaine Lecointre sur le réseau radio. Le corps inanimé de l'officier est traîné le long du rideau. Ce faisant, le sergent Taukapa et son capitaine passent à quelques centimètres d'un Serbe embusqué derrière la tenture. L'homme écarte le voile, fait pivoter son arme en direction des trois Casques bleus penchés sur leur compagnon. Le sergent Taukapa est plus rapide : son Famas crache une courte rafale. Touché, le Serbe se réfugie dans le fond de la « zone vie », où la bouteille de gaz brûle toujours. Sergent et capitaine se ruent à sa poursuite. L'homme braque à nouveau son arme de la main gauche, sa droite ayant été partiellement arrachée. Le sergent l'ajuste à nouveau et fait feu : le Serbe s'écroule pour de bon.

Mètre par mètre
Entre-temps, les Casques bleus se sont aperçus que le lieutenant était toujours en vie. Quelques hommes sont laissés face aux conteneurs avec la mission de les fouiller ; trois Serbes y seront découverts et faits prisonniers. Le capitaine, le radio, le sergent Taukapa et les autres continuent en direction de la dernière partie du poste : la redoute « ouest ». Les Serbes tentent bien de contre-attaquer : deux d'entre eux avancent dans le couloir à la rencontre des Français. Le capitaine arme son pistolet, se décale et tire. L'un des deux est touché au pied. Dans le même temps, un marsouin lâche une rafale qui blesse à nouveau le même homme et tue le second. Le couloir est impraticable : trop risqué.
Le capitaine décide de passer par l'extérieur, de longer le mur de sacs de sable jusqu'à la redoute. Les hommes progressent mètre par mètre. En face, les Serbes ont compris. Ils jettent une grenade ; tout le monde se couche, personne n'est touché. On continue ; deuxième grenade, nouveau plaquage au sol, explosion, on se relève. Le capitaine demande alors un appui. Depuis l'autre rive de la Miljacka, les canons de 20 mm se mettent à tirer quelques mètres devant le groupe pour interdire aux Serbes même de risquer un oeil.

« Ne tirez plus, nous sommes français »
A ce moment, des cris partent de la redoute : « Ne tirez plus, nous sommes français ! » Les Serbes ont placé les deux Casques bleus qu'ils détiennent en otage aux entrées de la redoute. Comprenant qu'il ne peut pas poursuivre davantage sans mettre en péril la vie des deux hommes, le capitaine demande l'autorisation de cesser le combat et de tenter un échange de prisonniers. Le chef de corps accepte et se rend immédiatement sur les lieux avec un interprète et le médecin du bataillon.
Stricto sensu, l'assaut est terminé. Il aura duré un quart d'heure, durant lequel les Casques bleus ont réussi à reprendre 70 % du poste. Les négociations, elles, se poursuivront pendant toute la journée. Finalement, les Serbes évacueront la redoute à la faveur de la nuit, offrant à leur dernier prisonnier, le caporal-chef Chapdelaine, l'occasion de s'évader et de rejoindre les siens.

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 11:50

DCI France

 

May 24, 2012 defpro.com

 

Paris | Eurosatory 2012 provides DCI (Hall 5, Stand 35), a service provider with activities on the entire spectrum of defense and domestic security, with the opportunity to acquaint both existing customers and other visitors with the most recent developments in our services.

 

DCI works with the armed forces of more than 100 countries worldwide. Its COFRAS department is in charge of transferring the military know-how of the French Army, Gendarmerie and Armed Forces health department, to optimize the defence and security capabilities of its partners.

 

Please feel free to join us on our stand 35 between 11th-15th June 2012 at Paris Nord Villepinte Exhibition Centre. It’s a tremendous opportunity to discover our fields of expertise in training, consulting and assistance:

 

• land forces: to reinforce land capabilities

• air land forces: to optimize the role of helicopters in land combat

• training and academic courses: to prepare men for engagement

• security forces: to face new security threats

• outsourcing: to optimize turnkey support solutions

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 11:45

helinuc-detecteur-de-radioactivite-gamma

Le dispositif HELINUC est un détecteur de radioactivité gamma

 

24/05/2012 Armée de l'air

 

Le 10 mai 2012, le système HELINUC (hélicoptère nucléaire) a été déployé à l’occasion d’un exercice de sécurité nucléaire de niveau 2 organisé sur la base aérienne 125 d’Istres.

 

Le dispositif HELINUC est un détecteur de radioactivité gamma de grande sensibilité. Installé sur un Fennec de l’escadron d’hélicoptères 5/67 « Alpilles » de la base aérienne 115 d’Orange, HELINUC a réalisé au cours de l’exercice un balayage au-dessus de la zone contaminée prévue dans le scénario. Les mesures réalisées par le dispositif ont été traitées en temps réel par un membre du commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives installé à bord de l’hélicoptère. Une équipe au sol a, par la suite, affiné les données transmises afin d’obtenir une cartographie proposant un état radiologique précis des lieux. 

 

Au delà de son utilisation pour certains exercices nucléaires, le système HELINUC est utilisé pour la sécurisation de grands évènements. Tous les cinq ans, il est également employé sur les bases à vocation nucléaire pour réaliser un « blanc radiologique », c’est à dire le contrôle de la radioactivité des différents sites. En situation d'urgence, ces blancs seraient utilisés pour comparer la situation avant et après un éventuel incident. Étant déployé au cours de l’exercice, le système a ainsi effectué le « blanc radiologique » de la base aérienne d’Istres les 11, 14 et 15 mai.

 

un-exercice-de-securite-nucleaire-de-niveau-2-ba-125-d-istr

Un exercice de sécurité nucléaire de niveau 2 a été organisé sur la base aérienne 125 d’Istres

 

mise-en-oeuvre-des-procedures-d-intervention

Le personnel de la BA 125 s'est entraîné à la mise en oeuvre des procédures d'intervention

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 16:35

Ligne de defense P Chapleau

 

24.05.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La dissolution du 517e régiment du Train, hier, à Chateauroux n'a pas seulement marqué la disparition d'une nouvelle unité de l'armée de terre mais la progression du désert militaire.

 

6 des 20 départements de la ZDS Ouest (zone de défense et de sécurité, commandée par le général Royal jusqu'au 27 juillet) n'ont plus de formations militaires présentes sur leur territoire (hors DMD, Cirfa et sémaphores). Il s'agit du Calvados, des Côtes d'Armor, de la Loire-Atlantique, de la Mayenne, de l'Orne, de la Seine-Maritime. L'Indre bénéficie toujours de la présence de Neuvy-Pailloux (cliquer ici pour lire mon reportage du 4 avril).

 

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La dissolution du 517e RT a été présidée par le CEM de l'armée de terre, le général Ract-Madoux, et par le colonel Méhu, chef corps du 517e (photo NR, Xavier Benoît). 

 

Comme l'ont raconté mes collègues de la NR, "le roulage de l'étendard du 517e RT marquera la fin de la cérémonie de dissolution. Il ira rejoindre les étendards des régiments dissous, au cours d'une cérémonie qui se déroulera aux Invalides, à Paris, le 31 mai. La Martinerie connaîtra donc aujourd'hui sa dernière cérémonie militaire. Car la fin du 517e RT, présent depuis quatorze ans à Châteauroux, marque aussi la fermeture d'un site militaire emblématique : celui qui, depuis 1916, a accueilli les plus grandes heures de l'armée dans l'Indre, de l'épopée de Marcel Bloch-Dassault au 517e RT, en passant par la base de l'Otan".

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 12:59

systeme-felin

 

24/05/2012 Par Cercle Finance

 

Saft a été sélectionné par Sagem pour équiper de batteries lithium-ion (Li-ion) les nouveaux systèmes de modernisation du soldat du futur dans le cadre du programme FELIN (Fantassin à Equipement et Liaisons Intégrées).

 

Ce contrat porte sur le développement et la fabrication en série de plus de 40000 batteries Li-ion. Ces batteries assurent aux systèmes FELIN l'énergie nécessaire pour alimenter les lunettes d'armes infrarouge et à intensification de lumière, les jumelles infrarouges multifonctions, les radios, les 'HIM' (interface Homme Machine) avec écran, les GPS et les systèmes ostéophoniques.

 

'Saft a développé deux formats uniques de batteries Li-ion qui apportent une optimisation de la masse, une autonomie d'au moins 24 heures, une sécurité et une fiabilité de fonctionnement, une conception modulaire, une électronique intégrée permettant de connaître l'état de charge et la communication vers l'Inferface Homme Machine (HIM)', affirme le groupe. 

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 12:21

vbci-medevac-2.png

 

24.05.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Le groupe Nexter, constructeur du VBCI (Véhicule Blindé de Combat d’Infanterie) a présenté à la presse hier sur son site de Roanne, un kit d’évacuation médicale (CASEVAC: casualty evacuation) pour son VBCI, qui sera officiellement dévoilé pour le salon Eurosatory. Le kit, montable en moins de 4 heures sur n’importe quel VBCI permet l’emport de 4 blessés, dont 2 lits médicalisés ainsi que du matériel nécessaire pour apporter les premiers soins aux blessés sur un théâtre d’opérations. Modulable, le kit permet l’emport de blessés et selon le nombre de civières, de conserver des places pour accueillir des combattants. Outre les civières et le matériel médical de premier soin, le kit comprend l’ajout de rampes d’accès facilitant le brancardage du blessé par l’équipe médical à l’intérieur du véhicule.

 

vbci-medevac-1.png

 

Aucun contrat encore pour ce kit d’évacuation médical développé sur fonds propres, qui pourrait cependant intéresser l’armée française. Sur les 630 véhicules commandés par l’armée de terre, aujourd’hui 380 ont été livrés. A raison d’une production de 100 véhicules par an, les derniers VBCI seront livrés à la France en 2014. La France a choisi deux versions, une transport (appelée Rang, avec une tourelle de 25 mm) et l’autre Poste de Commandement.

 

Le kit est aussi proposé pour les versions export du VBCI, qui est aujourd’hui en compétition au Canada ainsi qu’aux Émirats Arabes Unis. Pour ce dernier marché, plus de 700 véhicules sont concernés. Les Émirats devraient rendre leur décision rapidement, sans doute avant l’été.

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24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 12:02

commandos-marins-du-commando-Jaubert-de-Lorient.jpg

 

24.05.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Un groupe de fusiliers commandos marins du commando Jaubert de Lorient (Morbihan) a simulé une capture de narco-trafiquants, sur l’îlot Saint-Michel, au milieu de la rade lorientaise. Un exercice mené notamment devant les caméras de l’émission C’est pas sorcier, de France 3 (photo ci-dessus: un commando explique la manoeuvre à Fred).

 

Pour voir la vidéo de mes confrères lorientais d'Ouest-France, cliquer ici.

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