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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 21:05
Défense, la nouvelle feuille de route

 

 

18 mai 2012, par Philippe Leymarie - Défense en ligne Les blogs du Diplo

 

Le sommet de l’OTAN, à Chicago, les 20 et 21 mai, est une des premières échéances pour la nouvelle équipe gouvernementale française [1]. Peut-être François Hollande, en tant que nouveau président tout juste intronisé, Laurent Fabius aux affaires étrangères, et Jean-Yves Le Drian à la défense – qui ont étrenné l’ex-« Air-Sarko One » –, vont-ils essayer de faire entendre aux Etats-Unis une petite musique différente, notamment sur la fin de l’opération en Afghanistan, tout en n’indisposant pas leurs hôtes américains… et en ne rompant pas avec un atlantisme qui est la marque de fabrique de la social-démocratie.

 

Le secteur de la défense ne s’annonce pas comme un domaine privilégié de la nouvelle présidence. Il a cependant été confié à Jean-Yves Le Drian, un « ami de trente ans » de Hollande, élu de Bretagne, qui s’y est activement préparé ces derniers mois, en multipliant de discrets déplacements aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, etc. L’ex-député-maire de Lorient n’est pas un révolutionnaire : Nicolas Sarkozy avait même pensé à lui comme ministre… de la défense, dès 2007 ! Mais c’est un connaisseur, qui doit s’attaquer sans tarder à une série de dossiers :

 

Retrait accéléré d’Afghanistan. Le petit « plus » de la nouvelle présidence française est cette dead line de fin 2012 pour le retrait du contingent français (au lieu de fin 2013 pour l’ex, Nicolas Sarkozy, et de 2014, officiellement, pour le président Barack Obama). La décision de la France, cinquième contributeur en effectifs de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS), passe mal chez les Américains et d’autres pays de la coalition qui s’estiment liés par leurs engagements, et pour qui la défection française est un mauvais signal.

 

Mais tout a été fait pour déminer en amont la controverse, de sorte que le sommet de Chicago ne soit pas celui de la discorde. La vallée de la Kapisa, tenue jusqu’ici par les forces françaises, passera progressivement sous contrôle afghan : le président Karzaï l’a admis. En outre, pour des raisons de volumes logistiques, de priorité de passage sur les (rares) voies d’évacuation du pays, et de protection des convois, ce retrait sera étalé en fait sur le second semestre 2012 et sur une grande partie de l’année 2013 : des soldats français – « non-combattants » selon le vocable présidentiel, mais cependant armés – resteront donc sur place.

 

D’ailleurs, comme l’a reconnu le secrétaire américain à la défense Léon Panetta, le calendrier va être reculé d’un an pour tout le monde : entre le début et la fin du second semestre de 2013, les missions de combat se transformeront en missions de formation, ce qui permettra à toute la coalition combattante de plier bagages dès Noël 2013. Resteront les instructeurs, les logisticiens et leurs protecteurs. La fourchette se rétrécit donc, et le petit « plus » devient presque un moins… D’une manière générale, toutes les opérations extérieures françaises feront l’objet d’une évaluation régulière avec le Parlement, avait promis en mars François Hollande, alors candidat : chiche !

 

L’après 2014. Le sommet de Chicago va évoquer surtout la question de la répartition des tâches, et des contributions après 2014 pour l’appui à l’armée et à la police afghanes (qui devraient compter finalement 228 000 hommes en 2017, pour un budget annuel de plus de quatre milliards de dollars). La France participera à la formation d’unités, comme elle le fait depuis le début, mais ne souhaite pas se mêler des opérations de type antiterroriste, (que les USA et certains de leurs alliés continueront à assumer). Mais Paris acceptera sans doute de s’impliquer largement dans tout ce qui est entraînement, formation en école, etc., à l’exclusion du conseil au combat, pratiqué jusqu’à l’an dernier, notamment au sein des équipes de « mentoring » dites OMLT : c’est dans ce cadre qu’ont été enregistrées le plus de pertes en vies humaines.

 

La France dans l’OTAN. François Hollande, durant sa campagne, n’a pas contesté l’utilité de l’organisation transatlantique – « garantie de notre sécurité », « instrument de gestion de crise » – mais a considéré « qu’aucun bénéfice probant » n’a été retiré du retour de la France dans le commandement militaire intégré, et a évoqué de nécessaires « contreparties ». C’est notamment la question des « étoiles », sur les épaulettes ou les casquettes des généraux.

 

Mais, selon la lettre d’informations stratégiques TTU du 2 mai 2012, la moisson a finalement été plutôt bonne fin avril pour Paris, après des mois de négociations ardues : la France, troisième contributeur financier de l’OTAN, qui détache dans les structures de l’organisation 870 militaires, obtient un total de 19,5 étoiles, passant ainsi de la quatrième à la troisième position, à égalité avec les Britanniques, derrière les Américains et les Allemands.

 

La France conserve notamment le commandement « transformation » de Norfolk, un poste de numéro deux à Ramstein (commandement air) en rotation avec la Grande-Bretagne, un poste de numéro quatre au commandement suprême de Mons (en rotation avec un Allemand), un poste de numéro deux à Northwood (commandement marine) et de sous-chef « opérations » à Naples.

 

Le bouclier antimissile. C’est le point le plus délicat du moment. Les Américains sont à la manœuvre : ils ont le plan, ils veulent imposer leurs équipements, ils comptent bien être ceux qui appuieront sur le bouton… mais aussi présenter la facture aux Européens. C’est, pour ces pays, le risque d’avoir à s’engager pour les vingt ou trente années à venir, sous la bannière américaine, et de devoir payer en plus.

 

C’est aussi un domaine dans lequel les marges sont particulièrement limitées pour la France – un des seuls pays pourtant à espérer, au moins en paroles, pouvoir se doter de moyens nationaux autonomes. Dans l’idéal, il faudrait que les Français, alliés à ceux des européens qui paraissent les plus autonomes par rapport à Washington, obtiennent au moins le report des décisions sur ce bouclier – lesquelles auront des conséquences non seulement budgétaires, mais aussi industrielles et stratégiques (quelle place pour la dissuasion nucléaire française ?).

 

La tension au Sahel. C’est le conflit le plus proche des côtes françaises, qui concerne des alliés ou partenaires traditionnels de Paris : l’Algérie, le Mali, le Niger, la Mauritanie, le Tchad, le Burkina. C’est aussi un sac de nœuds, avec quatre ou cinq mouvements indépendantistes et islamistes se disputant un espace vaste comme l’Europe, les retombées d’un putsch à Bamako, une demi-douzaine d’otages français, des mines d’uranium, des ressortissants et autres intérêts imbriqués… Les gouvernements et organisations de la région sont tétanisés. Paris garde un œil sur le tout, mais ne peut faire grand-chose – malgré une présence militaire significative (Libreville, N’Djamena, Bangui, Ouagadougou…).

 

Le budget 2013. Cadrage durant l’été, examen en septembre-octobre. Les militaires, dont les effectifs sont en décroissance, notamment depuis 2008, vont chercher à sanctuariser autant que possible leurs crédits, ou en tout cas à empêcher que la défense ne serve de commode « variable d’ajustement ». François Hollande, durant sa campagne, avait affirmé que le budget de la défense serait réduit, mais pas plus que les autres postes du budget de l’Etat (les seules exceptions annoncées concernant l’éducation nationale, la gendarmerie, et la justice).

Les chefs d’état-major se chargent de faire passer les messages aux politiques. L’amiral Bernard Rogel, chef d’état-major de la marine nationale, par exemple, fait valoir dans un entretien publié par le journal de bord de la dixième université d’été de la défense, que « les nouveaux enjeux auxquels nous sommes confrontés [nouvelles routes maritimes, nouveaux trafics, nouvelles ressources outre-mer à exploiter et surveiller, etc.] nécessitent une panoplie minimale de nos moyens pour agir aussi bien en haute mer qu’à proximité du littoral », ce qui implique le prépositionnement de forces, la polyvalence, l’aptitude à durer, etc.. Et donc de ne pas amputer inconsidérément les effectifs et les équipements. L’armée de terre et l’armée de l’air ne manqueront pas de défendre également leur bout de gras…

 

Remis à plus tard. Dans un deuxième temps, il faudra s’atteler à d’autres grands dossiers, notamment ceux-ci :

 

- la rédaction d’un nouveau Livre blanc sur la défense et la sécurité, en s’interrogeant sur l’attitude qui consiste à mélanger – et confondre ? – les deux fonctions, comme cela s’est fait allègrement au temps de George W. Bush aux USA, et de Nicolas Sarkozy en France ;

- un audit de la présence française au sein de l’OTAN – avantages, inconvénients, coûts – et des implications pour l’Europe de la défense (qui a souffert de cette réintégration) ;

- l’audit, par le parlement, des opérations extérieures en cours ;

- des jalons pour une nouvelle politique industrielle de défense, à l’échelle nationale et européenne, en cherchant à ne pas casser l’outil, tout en échappant à l’emprise excessive de groupes monopolistiques (famille Dassault…), et en organisant les mutualisations et spécialisations qui garantiront, au moins à l’échelle européenne, le maintien d’une capacité autonome de recherche et de production – ce qui est à soi seul la quadrature du cercle !

Notes

[1] Lire, à propos de ce sommet, l’article pénétrant d’Olivier Zajec, dans le Monde diplomatique de ce mois de mai : « L’Alliance atlantique présente sa facture à l’Europe ».

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 20:54

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18-05-2012 nouvelobs.com

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, se rend vendredi à Washington, où il doit notamment s'entretenir samedi avec son homologue américain Léon Panetta pour préparer le sommet de l'Otan de Chicago, a-t-on appris dans son entourage.

 

M. Le Drian, qui a pris ses fonctions jeudi, rencontrera d'autres responsables dans la journée de samedi, avant le sommet de l'Alliance atlantique, consacré notamment à l'Afghanistan, qui doit se tenir dimanche et lundi.

 

Chargé des questions de défense dans l'équipe de campagne de François Hollande, il s'était notamment entretenu les 6 et 7 mars à Washington avec des collaborateurs de M. Panetta et de la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton.

 

Une délégation américaine, en charge notamment de la défense, était en outre la semaine dernière à Paris pour rencontrer l'équipe de transition constituée pour préparer l'entrée en fonction du président Hollande.

 

François Hollande et le ministre de la Défense doivent confirmer devant les alliés réunis à Chicago la décision de la France de retirer d'ici fin 2012 ses troupes combattantes d'Afghanistan, où quelque 3.550 militaires français sont encore déployés.

 

L'avenir de l'Afghanistan et le financement des forces afghanes au-delà de 2014, date à laquelle l'ensemble des troupes de la coalition internationale (Isaf) doivent avoir quitté le pays, seront également évoqués à Chicago.

 

Outre l'Afghanistan, les discussions doivent porter sur le bouclier de défense anti-missiles de l'Otan, sur lequel la France s'est déclarée très réservée.

 

Vendredi matin, Jean-Yves Le Drian, s'est rendu au chevet de soldats français blessés en Afghanistan, à l'hôpital Percy de Clamart (Hauts-de-Seine).

 

L'hôpital Percy s'est spécialisé depuis le début du conflit afghan dans la prise en charge des blessures de guerre. 82 soldats français sont morts depuis 2001 en Afghanistan, et plusieurs centaines ont été grièvement blessés.

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 07:05

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16/05/2012 MER ET MARINE

 

Le porte-avions Charles de Gaulle a quitté Toulon le 15 mai en vue d'une série d'essais en mer au profit des appareils de son groupe aérien embarqué. En juin, le bâtiment doit participer à un exercice PEAN avec l'ensemble du groupe aéronaval (frégates, ravitailleur, sous-marin nucléaire d'attaque...) A l'issue de sa phase de remontée en puissance, ces derniers mois, le Charles de Gaulle est désormais prêt à être déployé. L'an dernier, il avait participé durant plus de quatre mois à l'opération Harmattan en Lybie.

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 16:38

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15 mai 2012 Par Barbara Leblanc –  L’USINE NOUVELLE

 

Thales se rapproche de Nexter et se renforce dans DNCS Luc Vigneron estime avoir pris les bonnes décisions pour Thales Le PS veut consolider le secteur de la défense

 

A l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires le 15 mai, le patron du groupe de défense Luc Vigneron s’est dit prêt à défendre son bilan

 

"Je ne crains rien de particulier, a-t-il déclaré à quelques journalistes. A nouvelle équipe, nouvelle vision, mais nouvelle vision n'implique pas de tout changer". L’occasion pour Luc Vigneron de revenir sur les déclarations faites par le président de la République François Hollande.

 

"Je n'entends déléguer à quiconque la responsabilité de tracer l'avenir des grands groupes industriels de défense et certainement pas à des intérêts privés ou financiers à qui le gouvernement sortant s'est trop souvent plié", a notamment déclaré François Hollande durant sa campgane. Une allusion à demi voilée au groupe Dassault.

 

Luc Vigneron a souligné que la logique du rapprochement avec le constructeur naval DNCS et le fabriquant de blindés Nexter était fondée. C’est une "alliance qui permet de développer la coopération technologique en amont et la coopération à l'exportation dans les marchés en croissance", selon lui. Ni DCNS ni Nexter n'ont l'implantation internationale dont dispose Thales pour promouvoir leurs ventes à l'international, a rappelé le patron

 

"Ce qui est en place marche, c'est bénéfique pour l'entreprise Thales, pour une entreprise qui a besoin de ça au moment où ses marchés domestiques vont baisser, à commencer par le marché français, et où il faut être performant à l'exportation", a-t-il précisé.

 

L'Etat français est le premier actionnaire du groupe Thales, avec 27,1% des parts, devant Dassault aviation (26%). Thales a depuis pris une participation de 35% dans DCNS et a entamé des négociations pour monter au capital de Nexter.

 

Le PDG de Thales a prévenu "que les temps vont être durs pour tout le monde et nos marchés de défense en France vont probablement baisser dans les années à venir".

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 16:35

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5 tronçons de la Provence en cours de transfert

 

15 mai 2012 par Jean-François Preveraud - industrie.com

 

Les frégates du programme FREMM en cours de construction prennent la mer entre Brest et Lorient, sous forme de tronçons assemblés et pré-équipés.

 

Afin de rationaliser la production des 12 frégates multi-missions prévues dans le cadre du programme FREMM, des navires de 142 mètres de long pour 6 000 tonnes, DCNS fabrique et équipe des tronçons complets de ces bâtiments dans son chantier naval de Brest (29), puis les transfert par mer vers son chantier de Lorient (56) où ils sont assemblés.

 

La semaine dernière les éléments du demi-flotteur de la partie avant de la Provence, quatrième frégate du programme FREMM, ont quitté le port du Ponant à destination de Lorient, principal site de production des FREMM, où cinq navires sont actuellement en cours de construction.

 

Chargés sur la barge Dino II de DCNS, les cinq blocs de la Provence réalisés à Brest pèsent environ 1 000 tonnes. Transférés par le remorqueur Medoc, affrété par DCNS à la société bordelaise Coros, ils sont arrivés à Lorient après un trajet d’environ 24 heures.

 

Pour DCNS, le programme FREMM représente 12 unités, 11 pour la Marine nationale et une pour la Marine Royale Marocaine. Leur livraison s’échelonnera à partir de l’été 2012 avec la livraison de la FREMM Aquitaine, première de la série, et ceci jusqu’en 2022 avec la douzième unité à raison d’un navire tous les 10 mois.

 

Le programme FREMM procure 3 millions d’heures de travail chaque année à DCNS et ses sous-traitants et près de 50 millions sur la durée du programme qui s’étend de 2006 à 2022. Essentiellement sur le bassin d’emplois de Bretagne.

 

Pour en savoir plus : http://www.dcnsgroup.com

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 07:55

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14/05/2012 Actus Air

 

Du 23 avril au 4 mai 2012, l’escadron de chasse 2/4 «La Fayette» a mené, sous l’égide du centre d’opérations des forces aériennes stratégiques (COFAS), un exercice tactique appelé Tactical La Fayette Weeks (TLW).

 

Au total, l’exercice TLW a compté 190 sorties en neuf raids aériens, composés chacun de 20 à 35 avions de chasse. Près de 320 tonnes de carburant ont été délivrés au cours de ces deux semaines d’entraînement.

 

TLW avait pour objectif l’entraînement, dans un environnement réaliste, des équipages aux différentes phases tactiques d’une mission aérienne complexe avec, notamment, des phases de ravitaillement en vol, de pénétration basse et moyenne altitude, et de combat aérien. Les participants ont ainsi évolué dans la zone d’entraînement aérienne la plus étendue de France, qui couvre tout l’espace maritime entre Perpignan et Solenzara, en Corse.

De nombreux étrangers ont participé à l'exercice dans le sud de la France.

 

De nombreux acteurs ont participé à cet exercice tactique de grande ampleur : Mirage 2000N du «La Fayette» mais aussi, Rafale du «Gascogne», du «Provence» et des Mirage 2000 RDY du «Cigognes», des Mirage 2000 B/C de «l’Île de France» et les Mirage 2000D du «Navarre», du «Champagne» et de l’ «Ardennes». D’autres aéronefs comme les Alphajet du «Côte d’argent», du «Côte d’or», du «Saintonge» et du «Nice», mais aussi les Mirage F1 du «Savoie», les C135 du «Bretagne», et un E-3F du «Berry». Des avions de transport tactique, un C130 du «Franche-Comté» et un CN235 du «Ventoux», ont également participé à l’exercice.

 

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TLW aura été également l’occasion pour les aviateurs français de travailler dans un univers interarmées et interalliés avec la participation d’un Hawkeye et de bâtiments de la marine nationale ainsi que des avions de chasse F18 suisses et espagnols, des Typhoon italiens, des F16 belges et un E-3F britannique.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 16:45

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14.05.2012 Safran

 

Safran a finalisé le 1er mai dernier le rapprochement de ses deux filiales SME (SNPE Matériaux Energétiques) et SPS (Snecma Propulsion Solide) donnant naissance au n°2 mondial de la propulsion solide, baptisé Herakles. Explications de Philippe Schleicher, Président-directeur général de la nouvelle société.

 

Comment est organisée Herakles ?


Philippe Schleicher : Safran Herakles, incluant ses filiales et ses participations (Pyroalliance, Structil, Roxel, Europropulsion, Regulus, Suzhou SME-ChangQing), constituent un ensemble comptant plus de 3 000 salariés répartis dans douze sites. Son organisation industrielle se structure autour de cinq domaines d’activité : la propulsion stratégique, la propulsion tactique, la propulsion spatiale, l’aéronautique et les composites thermostructuraux, l’industrie et les composites à matrices organiques.

 

Qu’est-ce que la création d’Herakles va apporter ?


Ph. S. : Avec le rapprochement des sociétés SME (spécialiste des matériaux énergétiques) et SPS (spécialiste des moteurs à propulsion solide pour missiles et fusées), Safran a pour ambition de donner naissance à un leader mondial de la propulsion à propergol solide. La création d’Herakles permet d’intégrer au sein d’une seule et même entité économique et juridique les activités françaises de matériaux énergétiques et de moteurs missiles / fusées, et renforce ainsi le positionnement international et les atouts concurrentiels de Safran dans ces domaines.

 

Quels sont les principaux atouts d’Herakles ?


Ph. S. : En réunissant près de 500 experts en R&D et en s’appuyant sur deux laboratoires de renommée mondiale – son centre de recherches du Bouchet (CRB) et le laboratoire des composites thermostructuraux (LCTS) –, la société Herakles, qui constitue le Centre d’Excellence du Groupe pour les composites thermostructuraux, renforce également la capacité d’innovation du Groupe.

 

Les perspectives de la société Herakles sont à la fois solides dans un futur proche et prometteuses à long terme. En effet, les activités spatiales et de défense affichent une bonne stabilité au cours des prochaines années. Mais nous sommes également présents sur des marchés fortement concurrentiels, celui des générateurs d’airbags pour véhicules automobiles et celui des moteurs pour missiles tactiques, pour lesquels nous devrons proposer des solutions innovantes. Par ailleurs, nous travaillons d’ores et déjà sur les briques technologiques permettant d’être prêts pour une éventuelle nouvelle génération de lanceurs Ariane ou sur des évolutions des missiles balistiques.

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:35

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14.05.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Les 31 Xingu d'Avord sont désormais aux bons soins de CATS (Cassidian Aviation Training Services) et les 11 autres appareils de ce type utilisés par la Marine le seront en 2013.

 

La société, implantée à Cognac depuis 7 ans (avec ses Grob), a mis en place un quasi "copié-collé" à Avord (école de l'aviation de transport) et, à partir de l'an prochain, à Lann-Bihoué (Morbihan).

 

L'externalisation de la maintenance des Xingu a été officiellement notifiée le 31 décembre 2011 (voir mon post du 28 septembre annonçant cette info en cliquant ici). Dès le 3 janvier, CATS a déployé ses premiers employés à Avord et commencé à fournir des prestations techniques. Le processus d'externalisation sera total au 1er août, selon le PDG de CATS, Laurent Blattner.

 

CATS se charge de l'entretien des appareils, de la logistique associée à cette maintenance, de la gestion de la navigabilité des flottes, de la gestion de fin de vie des Xingu (à l'horizon 2027), des simulateurs de vol et de la délivrance de cours technologiques pour les équipages. En 2013, CATS offrira à la Marine des services identiques, "avec des critères d'astreinte plus contraignants".

 

Salon et Lanvéoc? CATS a également répondu à l'appel d'offres concernant un marché d'externalisation à Salon-de-Provence, au profit des Cap 10 de l'Ecole de l'Air. La firme attend le résultat du contrat et une éventuelle notification avant l'été. DCI aurait également répondu à cet appel d'offres.

 

Concernant les Cap 10, la synergie Air/Marine devrait de nouveau jouer et l'entreprise qui sera retenue pour Salon-de-Provence le sera pour la BAN de Lanvéoc où l'escadrille 50S vole sur ce type d'appareils. En effet, comme me l'a confirmé un porte-parole de la Marine, l'appel d'offres lancé concerne l'ensemble du parc et s'inscrit dans le cadre de la mutualisation de la MCO.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 21:14
Le retrait français d'Afghanistan, dossier chaud avant le sommet de l'Otan

 

11-05-2012 nouvelobs.com

 

La décision de François Hollande de retirer d'ici fin 2012 les "troupes combattantes" françaises d'Afghanistan met Paris en situation délicate avant le sommet de l'Otan des 20 et 21 mai, et oblige la défense à revoir ses plans.

 

A peine entré en fonction, le nouveau chef de l'Etat devra convaincre ses partenaires réunis à Chicago du bien-fondé d'une accélération du désengagement des soldats de l'Alliance atlantique, au moment où les forces afghanes peinent à assurer la sécurité des régions dont elles ont la charge, face à la poussée islamiste.

 

Dès mardi à Berlin, il aura l'occasion d'évoquer le sujet avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui a appelé jeudi à respecter le calendrier international de retrait des troupes, fixé à fin 2014 par l'Otan.

 

Convaincu que la mission de la force internationale est terminée, François Hollande entend retirer les soldats français "en bonne intelligence" avec les alliés de la France, "sans prendre le moindre risque pour nos troupes".

 

Durant le débat télévisé qui l'a opposé le 2 mai à Nicolas Sarkozy, il a complété son dispositif en précisant que le retrait du matériel, qu'il faudra également évacuer, "prendra sans doute plus de temps".

 

"On a l'ébauche d'un plan : le gros de la troupe rentre dès la fin de l'année, ce qui est relativement simple. La deuxième partie, c'est sortir le matériel dans un laps de temps indéterminé, et a priori avec des difficultés majeures", résume François Heisbourg, président de l'International Institute for Strategic Studies (IISS) de Londres, interrogé par l'AFP.

 

Ces derniers mois, Jean-Yves Le Drian, un proche de François Hollande, dont le nom est cité pour le ministère de la Défense, s'est rendu à Washington, Londres et Bruxelles, pour déminer le terrain.

 

Il a notamment fait valoir à ses interlocuteurs que le calendrier de l'Otan avait déjà été remis en cause par Nicolas Sarkozy, qui avait avancé d'un an le retrait des troupes après la mort en janvier de quatre soldats français.

 

Seule concession à la réalité du terrain, François Hollande limite à présent le retrait des forces fin 2012 aux seules "troupes combattantes". Ce qui signifie clairement que tous les soldats français n'auront pas quitté le pays à cette date.

 

Avant la France, les Pays-Bas en 2010, ou le Canada en 2011, ont déjà retiré leurs troupes, et les Etats-Unis s'apprêtent à rapatrier 23.000 hommes cet été.

 

Pour François Heisbourg, le retrait français ne devrait pas provoquer de clash à Chicago. "Du fait que différents pays adoptent des stratégies de retrait à des moments différents, ce ne sera ni un précédent, ni une surprise, ni une calamité, compte tenu du volume que représentent les forces françaises", souligne-t-il.

 

Concrètement, la France compte encore 3.400 soldats et 150 gendarmes en Afghanistan, notamment à Kaboul et en Kapisa (est), au sein de la force internationale (Isaf) d'environ 130.000 hommes.

 

Le retrait français a déjà commencé avec le départ de 600 soldats depuis octobre 2011. Et 83 militaires français ont été tués dans le pays depuis le début de l'intervention internationale, fin 2001, après les attentats du 11 septembre.

 

Depuis plusieurs mois, les planificateurs du ministère de la Défense s'activent pour anticiper les ordres. "Des planifications, il en existe quelle que soit la situation. Après, il faut attendre les ordres, c'est à dire une décision", souligne le porte-parole de l'état-major, le colonel Thierry Burkhard.

 

Le désengagement du matériel a également débuté, en proportion des troupes françaises retirées depuis octobre. Mais environ 900 véhicules, 1.400 containeurs, 3 Mirage 2000D, et 14 hélicoptères, restent encore sur le terrain.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 20:37

Thales source usine nouvelle

 

11/05/2012 Michel Cabirol - latribune.fr

 

Thales pourrait vivre des heures agitées dans les prochains mois. François Hollande pourrait remettre en cause la recomposition de l'industrie de défense française, dont le pivot était jusqu'ici le groupe d'électronique. Luc Vigneron préparerait en outre un plan de suppression de postes.

 

Avec l'arrivée de François Hollande au pouvoir, Thales s'apprête à nouveau à vivre des heures tourmentées dans les mois à venir. La recomposition de l'industrie de défense, qui était promise à Dassault Aviation, via le groupe d'électronique dont l'avionneur détient 25,89 % du capital, pourrait finalement lui échapper avec les nouvelles orientations de la nouvelle équipe de François Hollande.

 

Bref, les cartes vont être probablement rebattues par le prochain ministre de la Défense, qui sera, sauf énorme surprise, Jean-Yves Le Drian. Chez DCNS, le soulagement est perceptible tant la mainmise de Thales notamment sur la stratégie et le commerce du groupe naval est très mal vécue. Car la détention de 35 % confère un contrôle conjoint à Thales sur DCNS, comme l'évoque le document de référence de Thales. Chez Dassault Aviation, on se dit serein sur l'avenir.

 

1.500 postes menacés

 

En interne, l'ambiance reste également mauvaise. Et ce d'autant que la direction prépare un plan de suppression d'emplois sur les recommandations d'un cabinet de consultants Boston Consulting Group (BCG), comme l'a révélé le « Canard Enchaîné » dans sa dernière édition. Un projet, baptisé « Socle Project », qui a été confirmé à "latribune.fr" par des sources concordantes.

 

Objectif pour la direction de Thales, simplifier la chaîne hiérarchique du groupe. BCG considère qu'il faut en règle générale un manager pour sept à douze personnes. Or, chez Thales, plus de la moitié des managers ont sous leur responsabilité entre une et six personnes. Trop peu pour BCG, qui ne prend visiblement pas en compte toutes les spécificités du groupe, comme on l'estime en interne, mais dont les conclusions semblent avoir été reprises par la direction de Thales. Du coup, 1.500 personnes seraient menacées par "Socle Project".

 

Chez les cadres dirigeants, c'est aussi la soupe à la grimace. Les bonus seraient très mauvais au titre de 2011, laisse-t-on entendre à « latribune.fr ». Et Luc Vigneron, qui est dans le collimateur de la gauche, continue de faire le ménage chez les hauts managers en débarquant Olivier Badard qui avait été nommé directeur de la Région Moyen-Orient en février 2009.

 

Des résultats en demi-teinte

 

Enfin, Thales, qui a présenté son chiffre d'affaires au premier trimestre, a confirmé jeudi "ses objectifs pour 2012", c'est-à-dire une marge opérationnelle de 6 %, relativement décevante par rapport aux très fortes critiques de l'actuelle direction, en place maintenant depuis deux exercices pleins, sur l'incapacité de l'ancienne équipe à générer des marges (6,9 % en 2008 et 7 % en 2007). Sur les trois premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires s'est établi, hors DCNS, à 2,48 milliards d'euros (2,51 milliards au premier trimestre 2011). En revanche, les prises de commandes ont fait un bond spectaculaire de 35 %, à 2.6 milliards d'euros.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 19:21

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11/05/2012 EV1 Berthelot - Marine nationale

 

Le 6 mai 2012, en coordination avec la flottille 24F, les flottilles 17F et 23F ont réalisé avec succès des tirs de missile EXOCET (AM39). Objectif des tirs: simuler l’attaque de bâtiment de moyen tonnage faiblement défendus.

 

Les deux cibles, équipées de réflecteurs radar, avaient été mouillées dans le Golfe de Gascogne en début de matinée par le VN Partisan.

 

EXOCET--AM39--am39_sous_avion.jpg

 

La flottille 17F a mis en œuvre trois Super Étendard Modernisé (SEM) pour remplir la mission. Un avion tireur et son accompagnateur ont été ravitaillés en vol par un troisième SEM en configuration NOUNOU (rendu nécessaire par l'éloignement de la zone de tir). Le tireur et son accompagnateur ont été guidés vers leur cible par un Atlantique 2 (ATL2) de la 23F, ayant au préalable œuvré en coopération avec le Falcon 50 de la 24F pour le blanchiment de la zone de tir située en pleine mer.

 

EXOCET--AM39--am39_en_vol.jpg

 

L'attaque a été effectuée à très basse altitude et à très grande vitesse. Après avoir constaté que la cible était effectivement détruite, les SEMont laissé la place à un deuxième ATL2 de la 23F, arrivant sur zone pour détruire à son tour le bâtiment simulé par la deuxième cible. Les deux tirs ont fait but.

 

EXOCET--AM39--am39_splash.jpg

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 12:15
Ce que peut (et ne pas) faire Hollande dans la défense

 

10/05/2012 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le nouveau chef de l'Etat veut relancer la coopération européenne et recomposer l'industrie de la défense française. Il souhaite limiter l'influence de la maison Dassault, notamment dans le groupe d'électronique Thales.

 

En matière de défense, François Hollande ne sera pas un révolutionnaire... Bien sûr, le tout nouveau chef de l'Etat fera entendre sa propre musique. Notamment sur le plan industriel. Il a dit et redit qu'il souhaitait « construire une politique industrielle de Défense », qui devrait être pilotée - sauf surprise - par un fidèle parmi les fidèles de François Hollande depuis trente ans, Jean-Yves Le Drian en tant que ministre de la Défense. "Pendant cinq ans, il n'y a pas eu de politique industrielle de défense mais plutôt de l'opportunisme", estime-t-on au PS.

 

L'Europe, l'Europe et l'Europe

 

Deux axes président à cette politique industrielle. Le premier est de créer, explique-t-on, "des champions européens sur le modèle EADS" en favorisant "des rapprochements". Pour François Hollande, "l'Europe de la défense est notre horizon et notre ambition. L'alternance politique en France devra être l'occasion d'une vigoureuse relance de la construction européenne". Il faut donc, selon lui, "reprendre les travaux laissés en plan sur le concept stratégique de l'Union européenne, en envisageant de les prolonger par un inventaire des capacités et des technologies indispensables à la défense et à la sécurité future l'Europe". Trois priorités pour faire vivre ce projet européen : poursuivre les relations bilatérales avec la Grande-Bretagne, qui vient pourtant de tourner le dos à la France en interdisant au Rafale de ne pas apponter sur les porte-avions de Sa Majesté, "revivifier" la coopération franco-allemande et favoriser les convergences avec tous les partenaires européens, notamment la Belgique, l'Espagne, l'Italie et la Pologne.

 

L'Europe est aussi le moyen (voire le seul) de faire des économies grâce à la mutualisation et à la programmation collective des équipements militaires dans les pays d'Europe et au renforcement des capacités communes. Mais pour mutualiser et rapprocher, il faudra trouver des programmes nouveaux afin de fédérer les industriels. Mais on sait aussi que les programmes en coopération, à l'image de l'avion de transport militaire A400M, sont souvent très onéreux en raison d'un découpage industriel jamais très... industriel.

 

Dassault dans le viseur de François Hollande

 

Le second axe est de limiter l'influence de Dassault sur le monde de la défense. Et François Hollande a été clair là-dessus : "Je veux une industrie de défense forte, cohérente et contrôlée. (...) Je n'entends donc déléguer à quiconque cette responsabilité de tracer l'avenir de ces grands groupes industriels de défense et certainement pas à des intérêts privés ou financiers à qui le gouvernement sortant s'est trop souvent plié. (...) Les coopérations industrielles avec des partenaires européens seront encouragées, car elles sont gages de succès futurs".

 

La maison Dassault est clairement dans le viseur de François Hollande. Nicolas Sarkozy avait confié au célèbre avionneur les destinées de Thales, censé devenir le pivot de la consolidation en France avec les rapprochements programmés du groupe naval DCNS et de la société publique d'armements terrestres Nexter. Selon l'entourage du nouveau président, les deux décisions prises, à savoir le contrôle de Thales par Dassault Aviation, puis l'entrée de Thales dans DCNS soulèvent plus de problèmes qu'elles n'en résolvent car elles ne répondent pas à des logiques industrielles pérennes. Ces décisions relèvent plus d'une approche financière et patrimoniale qu'industrielle, selon ses proches.

 

Fin du pacte d'actionnaires ?

 

Comment réduire l'influence de Dassault Aviation chez Thales ? "Les modalités ne sont pas encore déterminées", précise-t-on. Mais une des pistes de travail s'orientait vers la rupture du pacte d'actionnaires entre l'Etat (27 % du capital de Thales) et Dassault Aviation (25,89 %). Ce qui alors marginaliserait l'avionneur au sein du groupe d'électronique. Une chose est sûre, le gouvernement de gauche ne facilitera pas la vie de Dassault au conseil d'administration de Thales. Tout sera fait pour que l'avionneur quitte de gré ou de force l'électronicien. Quid du PDG de Thales, Luc Vigneron ? Selon plusieurs sources concordantes, il pourrait être débarqué. Il serait dans le viseur de la gauche depuis un certain temps.

 

Le difficile chemin des économies

 

Confronté à une situation économique inextricable en France, la Défense n'échappera pas à de nouvelles économies. Mais peut-elle être une variable d'ajustement ? Non, a juré François Hollande mais "il y aura des efforts à faire, la situation de notre économie et de nos finances publiques nous y contraint. Il y va de notre indépendance même. La défense y contribuera dans les mêmes proportions que les autres missions de l'Etat". Faut-il toutefois rappeler que les dépenses dans la défense entretiennent une filière industrielle d'excellence en France - qui paie ensuite des impôts... à l'Etat - tant au niveau de l'emploi très qualifié et de l'innovation. Le ministère de la Défense, à travers l'activité de la Direction générale de l'armement (DGA), a investi 10,7 milliards d'euros dans l'industrie au titre des programmes d'armement et de la recherche en 2011.

 

"Tout l'édredon ne rentrera pas dans la valise"

 

Contraint de faire des économies, François Hollande va devoir arbitrer dès 2013. Et va se trouver confronté à l'expression consacrée des budgétaires quand ils évoquent les ambitions des budgets de la défense et les contraintes économiques : "tout l'édredon ne rentrera pas dans la valise". Mais entre « garder un niveau crédible de l'effort de défense » et faire des économies, le chemin est difficile d'autant que "le contexte international n'autorise aucune faiblesse", comme le rappelle lui-même François Hollande. La situation en Iran, la course à l'armement en Asie-Pacifique et l'instabilité du Proche-Orient ne lui facilite évidemment pas la tâche. Et l'influence de la France dans le monde tient surtout par son effort de défense, notamment en matière nucléaire, technologique (ventes d'armes) et opérationnel (capacité à mener des opérations extérieures de grande envergure).

 

Pour y voir clair, François Hollande va utiliser la bonne vieille ficelle du Livre blanc. Ce document va définir "les enjeux stratégiques" de la France, expliquait il y a peu de temps encore le candidat, qui souhaitait que soit entreprise "au plus tôt la rédaction d'un Livre blanc de la défense", suivie d'une Loi de programmation militaire avec deux objectifs : répondre aux menaces identifiées et dimensionner nos équipements aussi précisément que possible à ces enjeux.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 10:52
Panhard propose son PVP en Inde (FOB)

11.05.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

L’Inde vient d’émettre deux RFI (Request for Information), étape préalable à un appel d’offre formalisé, pour des blindés légers. Avec plus de 20 000 km de frontières (dont 15 000 terrestres), le nombre de véhicules concernés est à la mesure du pays et de ses ambitions régionales. Au total, le besoin de l’armée de terre indienne concerne 2800 blindés légers (2000 + 800), qui doivent se décliner en plusieurs versions (véhicules protégés de liaison, patrouille, transport, observation artillerie, porteurs de systèmes d’armes…). Aujourd’hui l’armée de terre indienne est encore équippée au « format guerre froide », à savoir uniquement de véhicules lourdement blindés (chars de combat et BMP) mais aucun blindé moyen ou léger.

 

Le constructeur français de blindés légers français Panhard s’est associé au producteur indien de camion Ashok Leyland pour offrir son PVP (Petit Véhicule Protégé), en service dans l’armée française. Ashok est l’un des principaux constructeurs de camions civils indiens (2 milliards de chiffre d’affaires) et fournit déjà l’armée indienne des camions de transport. Au terme du partenariat avec le français de Marolles-en-Hurepoix, Ashok Leyland sera en charge de l’adaptation du PVP au besoin indien (volant à droite, intégration d’équipements spécifiques…) ainsi que de la production, qui serait assurée en Inde.

 

Panhard se retrouve face à peu de concurrents internationaux, l’offre de blindés légers dans la gamme des 5 tonnes dont une de charge utiles étant rare, mais à de nombreux locaux (Tata, Mahindra…). A l’instar de nombreux industriels civils indiens, Ashok Leyland tente de percer sur un marché militaire qui offre des perspectives très alléchantes. Outre Panhard sur le segment des véhicules blindés légers, l’indien s’est associé à l’allemand KMW (Krauss-Maffei Wegmann) pour répondre aux besoins de l’armée pour des blindés lourds.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 09:39

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11.05.2012 ECPAD

 

Le 8ème RPIMa (Régiment parachutiste d’infanterie de marine) de castres est l’un des régiments de l’armée de terre dont les soldats utilisent le système FELIN (Fantassin à Equipement et Liaisons INtégrées). Au mois de mars, le 8ème RPIMa s’est préparé en vue d’un entraînement au CENZUB (Centre d’Entraînement au  Combat en Zone Urbanisée) sur le camp de Sissonne. Le FAMAS FELIN est muni d’une nouvelle lunette qui dispose d’un pointeur laser et d’une camera jour/nuit.

 

Chaque section dispose de deux versions:

- La lunette FIR, avec un senseur optronique infrarouge,

- La lunette FIL, avec intensificateur de lumière.

 

Ces lunettes permettent à la section d’augmenter sa capacité d’observation de jour comme de nuit. Avec l’arrivée du système FELIN, les tireurs de précisions ont reçu une nouvelle lunette pour le fusil FRF2.

 

Cette lunette permet, comme celle du FAMAS, de tirer en vision déportée et de prendre des photos pour rendre compte à l’échelon supérieur. Cette nouvelle lunette dispose maintenant d’un télémètre laser qui porte jusqu’à 1000 mètre. Cela permet au tireur de régler plus efficacement son tir en fonction de la distance.

 

Elle dispose de deux voies :

- une voie jour, avec un grossissement X8,

- une voie Infrarouge, pour le tir de nuit, avec un grossissement X6 ou X12.

 

La lunette pèse environ 3 Kilos.

 

Le reportage photo : ICI

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 07:55

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10/05 Charles Platiau – Les Echos.fr

 

Thales a annoncé jeudi un bond de ses prises de commandes au premier trimestre grâce à la signature de plusieurs contrats supérieurs à 100 millions d'euros, et confirmé ses objectifs financiers annuels.

 

L'équipementier pour l'aéronautique, la défense et la sécurité a réalisé un chiffre d'affaires trimestriel dans le haut des attentes, en hausse grâce à la contribution du constructeur naval militaire DCNS, désormais consolidé à hauteur de 35%.

 

Thales a réalisé sur les trois premiers mois de l'année un chiffre d'affaires de 2.683 millions d'euros, en hausse de 7%, dans le haut des prévisions de plusieurs analystes qui s'échelonnaient entre 2.540 millions et 2.721 millions.

 

Mais hors DNCS, dans lequel Thales a porté fin 2011 sa participation de 25% à 35%, le chiffre d'affaires recule d'un pour cent.

 

Les prises de commandes, en hausse de 35% à 2.624 millions, bénéficient de l'obtention de contrats de signalisation dans le réseau ferré danois et le métro de Singapour ainsi que d'une commande d'équipements multimédia de bord passée par une grande compagnie aérienne nord-américaine dont le groupe ne précise pas le nom.

 

Thales, dont l'Etat détient 27% et Dassault Aviation 26%, a confirmé viser une nouvelle amélioration de sa marge opérationnelle courante à 6% en 2012, après 5,7% en 2011.

 

Pour y parvenir, le groupe compte sur son plan Probasis, qui prévoit pour 1,3 milliard d'euros d'économies d'ici 2014.

 

L'action Thales a clôturé en hausse de 1,03% à 25,425 euros jeudi, donnant une capitalisation de 5,14 milliards. Elle a regagné 4,2% depuis le début de l'année, après un recul limité à 6,8% en 2011.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 22:25
Londres choisit le F-35B aux dépens de l'entente franco-britannique

 

 

10.05.2012 Le Monde.fr avec AFP

 

Au plan diplomatique, l'une des conséquences du revirement britannique est que les avions français Rafale ne pourront pas se poser sur le pont du "Queen Elizabeth", dépourvu de catapultes.

 

Le choix du F-35B américain pour équiper les porte-avions britanniques, annoncé jeudi 10 mai à Londres, constitue un coup dur pour le concept d'interopérabilité au coeur de l'entente franco-britannique en matière de défense.

 

Le gouvernement britannique hésitait entre deux versions de l'avion de combat fabriqué par la même société américaine Lockheed Martin pour équiper la Royal Navy et la Royal Air Force (RAF): le F-35B à atterrissage et décollage vertical et le F-35C lancé par catapultes. Il a finalement renoncé à se doter du F-35C du fait de "l'augmentation inacceptable [du coût] et des délais" qu'impliquait un tel choix. L'installation d'un système de catapulte et de récupération "cats and traps" sur le pont du Queen Elizabeth, futur porte-avions britannique qui reste à construire d'ici 2020, aurait entraîné un retard de trois ans et un surcoût de 2 milliards de livres (2,5 milliards d'euros) par rapport au devis initial, a plaidé Philip Hammond, l'actuel ministre de la défense du Royaume-Uni au sein du gouvernement de coalition de David Cameron.

 

La coalition des conservateurs et libéraux démocrates avait pourtant, en 2010, préconisé d'adopter le F-35C, plutôt que le F-35B initialement retenu par le précédent gouvernement travailliste. Le premier ministre David Cameron avait à l'époque vanté aux députés l'interopérabilité du F-35C avec les porte-avions français et américains. Jeudi, le porte-parole de l'opposition travailliste pour les affaires de défense, Jim Murphy, a immédiatement dénoncé "l'incompétence" gouvernementale.

 

PAS DE RAFALE SUR LE PONT DU "QUEEN ELIZABETH"

 

Au plan diplomatique, l'une des conséquences du revirement est que les avions français Rafale ne pourront pas se poser sur le pont du Queen Elizabeth, dépourvu de catapultes. Or l'utilisation croisée des porte-avions était au cœur du projet de coopération bilatérale franco-britannique esquissé à Saint-Malo en 1998 et relancé à grand renfort de publicité par David Cameron et le président Nicolas Sarkozy lors de la signature du traité de défense de Lancaster, en novembre 2010.

 

La nécessité du maintien de capacités aéronavales fortes, trente ans après la guerre anglo-argentine aux Malouines, en Atlantique Sud, constitue un argument fort dans le débat en Grande-Bretagne sur les risques réels ou supposés des coupes budgétaires dans le domaine de la défense. Jeudi, Philip Hammond a expliqué : "La décision concernant les porte-avions, prise en 2010, était légitime à l'époque, mais les faits ont changé et nous devons changer notre approche en conséquence. Ce gouvernement ne va pas aveuglément poursuivre des projets sans considération pour l'augmentation des coûts et des délais."

 

"C'est un autre rendez-vous manqué pour des raisons secondaires", a déploré Etienne de Durand, expert auprès de l'Institut français des relations internationales, dans une interview au Financial Times. Le partenariat inédit scellé en 2010 par les deux principales forces militaires européennes prévoit notamment la création d'un corps expéditionnaire commun s'inspirant de la brigade franco-allemande, le partage de laboratoires pour tester leurs arsenaux atomiques et des partenariats industriels sur les drones et les missiles. Le rapprochement exprime un souci commun de mutualisation et de réduction des coûts en période d'austérité.

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 07:50

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09/05/2012 Armée de l'air

 

Du 9 au 16 mai 2012, le commandement des forces aériennes organise une campagne de guerre électronique dans le nord-est de la France et en Allemagne. Il s’agit  d’un exercice interallié et interarmées qui a pour but d’entraîner, non seulement, le personnel naviguant à faire face à une situation tactique sol-air, mais également les opérateurs de défense sol-air à mettre en œuvre leur système.

L’objectif de cette campagne de guerre électronique consiste à proposer aux unités navigantes un dispositif de menace sol-air le plus représentatif possible des théâtres sur lesquels la France pourrait être engagée. Du côté des moyens au sol, le polygone de guerre électronique déploie des systèmes de défense sol-air, parmi lesquels des SA-6 et SA-8 d’origine russe ou des missiles inertes de type «Smokey-sams». Un système de moyenne portée Mamba de l’escadron de défense sol-air «Servance» d’Avord est également déployé sur le terrain afin de compléter le dispositif simulant de manière ultra-réaliste un maillage de menaces modernes.

photo Armée de l'air

photo Armée de l'air

Dans les airs, Mirage 2000, Rafale, ravitailleurs C-135, avions radar E-3F, avions de transport tactique Transall et Casa réalisent des missions variées telles que frappes en profondeur, tirs simulés de missile SCALP, missions de défense aérienne, de renseignement, de reconnaissance, d’évaluation et de suppression de la menace sol-air, d’appui aérien rapproché (CAS-Close air support), de ravitaillement en vol etc. Des hélicoptères de l’armée de terre et de nombreux moyens aériens allemands, américains, belges et otaniens sont, eux aussi, quotidiennement engagés pour participer à cette campagne biannuelle de grande ampleur.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 18:29

le-caesar-canon-equipe-d-un-systeme-d-artillerie photo MinD

 

May 7, 2012: STRATEGY PAGE

 

The French Army has placed a multi-year contract for ammunition for its Caesar truck mounted 155mm artillery system. With the Caesar already serving in Afghanistan the new ammo contract ensures that reserve stocks of 155mm ammo will be quickly replenished if there is a sudden surge in ammo consumption in the future. This recognizes that Caesar has become a key weapon in the French army. Not bad for a weapon the army generals were not interested in at first.

 

Twelve years ago the French Army agreed to buy a single battery of the novel new Caesar vehicles. Developed by GIAT (now Nexter) as a private venture in the 1990s, Caesar is a 155mm howitzer mounted on the back of a heavy truck. Before being fired the gun is backed off the rear of the truck onto the ground. This takes less than a minute. It was a marvelous system but Caesar was having a difficult time attracting export customers. It was believed that having even one battery in service with the French Army would help attract export sales. Once they got to use it the French army liked Caesar so much that they eventually bought 72 of them. This led to export sales to Thailand, Saudi Arabia, and Indonesia. Caesar vehicles cost about $5.5 million each.

 

Caesar uses a 52 caliber 155mm howitzer mounted on the back of a 6x6 ten ton truck. While it is self-propelled it only has light armor in the driver/crew cab up front. Caesar (gun and truck) only weighs 18 tons and will fit into a C-130 transport, something that traditional tracked self-propelled artillery cannot do. Caesar's long barrel enables it to fire shells up to 42 kilometers. With on-board GPS it can be ready to fire in minutes. The truck carries the crew of six in an air-conditioned compartment. A 12.7mm machine-gun can be mounted, in a ring turret, on top of the cab.

 

Three years ago France sent eight of its Caesar howitzers to Afghanistan. The roads in Afghanistan are pretty bad and wheeled combat vehicles have a hard time of it. But Caesar was built to handle cross country operations. Afghanistan was the first time Caesar has served in combat. Last year Thailand used its Caesars against Cambodian rocket launchers and claimed to have destroyed two of them.

 

Caesar is no longer unique, it now has competition. Sweden and Norway have each bought 24 Archer truck mounted artillery systems. Both nations funded a $150 million, 14 year, development effort to create Archer. Archer is an FH77 155mm/L52 howitzer mounted on a modified Volvo 6x6 dump truck. The vehicle, with the howitzer on board, weighs 30 tons. L52 means the barrel is 52 times the caliber (8 meters/25 feet). The crew compartment is armored and has chemical warfare protection. The truck is articulated, making it easier for such a heavy vehicle to move cross country. The gun has an auto-loader, which is why it has such a small crew (four men). Archer also has a remote controlled gun turret (for a machine-gun) on the top of the cab.

 

When the vehicle halts the four man crew can extend the metal braces in the rear, raise the barrel, and begin firing within minutes. After firing the vehicle can be moving in less than a minute. Archer uses the Excalibur GPS guided round, which means Archer and an ammo vehicle can supply lots of effective firepower without the need for constant resupply. Each Archer vehicle costs about $4.2 million.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 17:43

Budgets-defense-France-IFRI-2012.jpg

 

04.05.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Un bon document de référence et de rafraîchissement de la mémoire sous la plume de Martial Foucault de l'IFRI: Les budgets de défense en France, entre déni et déclin, Focus stratégique n°36, avril 2012.

 

Cliquer ici pour accéder au pdf de ce document.

 

Un extrait (p. 12):

dépenses.jpg

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 17:15

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photo Marine Nationale

 

May 09, 2012 by LINKSrechts - naval-technology.com

 

LINKSrechts is proud to announce it has successfully commissioned, after HAT and SAT trials performed by the French Navy, a vision goggle (NVG) compatible flight deck lighting systems for the Hermes Class OPV, L'Adroit, built by DCNS in Lorient, France.

 

The system includes deck lighting, which is fitted to be easily upgraded with the newest generation glide path indicator and horizon reference system. Its modular design allows DCNS to customise the Hermes OPV for different costumer requirements, upgrading the system by adding the high technology GPI and horizon bar, without any redesign needed.This potential upgradability allows also the costumer to upgrade in later stages, depending on their changing operational needs, to the HVLAS with the GPI and the horizon bar.

 

The advantage for this selected configuration, besides the flexible upgradability, is its capability to be operated with or without NVGs meeting operational needs and aviation safety requirements. The complete system uses LEDs and meets the operational requirement of illumination without infrared radiation, as well as international military requirements for NVG compatible flight operations from ships.

 

The system is equipped with unique features like the integrated NVG mode. This mode allows selecting between normal operation mode and NVG operation mode, when the goggle is being used by the pilot. This great feature has been developed with our worldwide customers, meeting current requirements for naval aviation.

 

Furthermore, LINKSrechts has recently closed a supply contract with Imtech Netherlands for the supply of a complete HVLA system for the new Dutch Navy Joint Support Ship (JSS). This system has been customised to meet the requirements of the Dutch Navy and the Ship design, with two landing spots, deck lighting, glide path indicator and dynamic horizon bar.

 

Live demonstrations performed with the Dutch Navy together with Damen Schelde and Imtech convinced all key deciders of the outstanding performances of the NVG compatible equipment with the result of this contract award.

 

This system will be commissioned before its handover to the costumer in 2014.

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 07:55

conseil ministres

 

07/05/2012 Par Jean Guisnel Le Point.fr

 

Pour l'équipe Hollande, les militaires en place n'ont pas à être remplacés. Sauf le général Benoît Puga, chef d'état-major particulier de la l'Élysée.

 

Dans l'appareil français de sécurité, au sens le plus large, il est clair que le nouveau pouvoir s'occupera d'abord de faire valser des têtes dans la police. Quant aux armées, peu de changements de fond sont à prévoir : les grands commandements - état-major des armées (EMA) et de chacune des armées - sont pourvus et quand des changements s'annoncent, comme dans l'armée de l'air, l'avenir s'envisage sans drame.


Le futur gouvernement sera confronté à un dilemme classique : ou bien il entérine les choix et propositions de la technostructure militaire, qui sont, aux yeux de cette dernière, ceux de la raison et de l'efficacité, tenant en sus compte des desiderata et de savants équilibres entre chaque groupe de pression ; ou bien il choisit tout seul. Face aux hypothèses considérées par la technostructure militaire comme les "bons choix", le politique peut avoir d'autres options. D'autant plus plausibles dans les circonstances présentes que nombre de candidatures plus ou moins "spontanées" ont été présentées à l'équipe de François Hollande. Prenons l'exemple de Jean-Paul Palomeros, actuel chef d'état-major de l'armée de l'air. Si les voeux de l'EMA étaient respectés, il prendrait le commandement de la transformation de l'Otan, à Norfolk, en succédant à Stéphane Abrial. La question doit être abordée au sommet de Chicago, mais dans la galaxie Hollande, des voix se font entendre pour proposer qu'il prenne à Paris un poste plus prestigieux et plus utile... À suivre !

Élysée cherche général

En fait, concernant les grands commandements, une seule position de premier plan est ouverte aux candidatures : celle du chef d'état-major particulier du président de la République (CEMP). Ce poste revient actuellement au général Benoît Puga, légionnaire pur sucre que Nicolas Sarkozy s'était vu conseiller très vivement par l'appareil de sécurité et de renseignement. Au motif que l'officier initialement choisi pour ce poste, le général Pierre de Villiers, aurait été trop semblable dans son fonctionnement à l'amiral Édouard Guillaud, auquel il était appelé à succéder, qui devenait pour sa part chef d'état-major des armées. "Avec ce tandem, vous aurez deux robinets d'eau tiède", avait lancé à Nicolas Sarkozy un homme d'influence. Et c'est ainsi que Puga entra à l'Élysée.


Aujourd'hui, on confirme dans l'entourage de François Hollande que le CEMP ne devrait pas rester très longtemps à l'Élysée et que la recherche de son successeur a commencé. Pas pour tout de suite, néanmoins, car la perspective du sommet de l'Otan et celle du retrait des troupes françaises d'Afghanistan exigent de disposer d'une courroie de transmission rodée entre l'Élysée et les armées. Mais si Puga ne choisit pas de lui-même de partir plus tôt, il paraît logique d'envisager son départ pour la fin de l'été. Qui le remplacerait alors ?

Beaucoup de candidats pour l'EMA

Pour l'état-major des armées, c'est très simple, une seule option s'impose : Didier Castres, né en 1959. Belle figure d'officier, belle santé, voix de basse. Caractère de suidé. De longue date un protégé de l'ancien CEMP et ancien chef d'état-major des armées Jean-Louis Georgelin. Aujourd'hui sous-chef d'état-major opérations de l'état-major des armées après avoir été chef du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), c'est un homme qui connaît les opérations actuelles sur le bout des doigts. Il possède une bonne teinture politique, puisqu'il fut de 2005 à 2009 l'adjoint "terre" à l'état-major particulier du président de la République. Il est par ailleurs issu des troupes de marine, et présente la particularité de n'être point passé par le centre de formation militaro-mondain du CHEM (Centre des hautes études militaires). Aucun doute : son CV est parfait pour l'Élysée. Sauf que cette promotion n'est pas sûre.


Plusieurs autres groupes de pression ont discrètement présenté des candidats. Il y a parmi eux un aviateur (Denis Mercier, actuel chef du cabinet militaire de Gérard Longuet), un marin (Xavier Païtard, chef de la mission militaire de la représentation permanente de la France auprès de l'Otan) et un revenant (Pierre de Villiers, major général des armées). Trois candidatures que le nouveau président de la République ne saurait écarter sans les étudier. Mais à ce stade, rien ne presse !

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 19:36

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7 mai 2012 par info-aviation

 

Depuis le 1er février 2012, existe un détachement « drone Schiebel » au sein du centre d’expérimentations pratiques et de réception de l’aéronautique navale (CEPA/10S), selon le Bulletin Officiel des Armées du 27 avril.

 

Ce détachement est composé de deux entités :

 

    une section à Satory, composée à partir de l’actuel détachement « drone Schiebel » qui poursuit les actions de veille technologique drones, de suivi des expérimentations et études réalisées par l’armée de terre dans le domaine des drones, d’assistance à l’officier de programme « drones » de l’état-major de la marine et de coordination entre le CEPA/10S et la section technique de l’armée de terre (STAT) ;

    une section embarquée à bord du patrouilleur furtif d’expérimentation L’Adroit. Cette section est assimilable à un détachement permanent (instruction susvisée). Lorsque L’Adroit est au port base en métropole, il rejoint sa formation de rattachement (CEPA/10S) à Hyères. Cette section est chargée de participer aux essais officiels menés en collaboration avec la direction générale de l’armement essai en vol (DGA Ev), de participer à la définition du concept d’emploi d’un système de drone aérien embarqué dans le cadre des missions de surveillance maritime, de reconnaissance et renseignement, et d’appui aux opérations tactiques et de conduire les expérimentations sur le système de drone « Schiebel S-100″.

 

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Le patrouilleur L'Adroit à Lorient.

 

Le drone aérien Camcopter S-100, conçu par Schiebel et financé par la DGA, a été livré mi-avril 2012 à la Marine, après avoir passé la FAT (Factory Acceptance Test) avec succès.

 

Lien : BOC du 27/04/2012

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:06

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Lors de l'inauguration du bureau

Bretagne, Pays de Loire et

Poitou-Charentes en 2005

photo NGV

 

Mai 7, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Cela fait plusieurs mois (plusieurs années) qu’il s’y prépare. Jean-Yves Le Drian, le président de la région Bretagne, est un des principaux responsables socialistes pressentis pour endosser le portefeuille de ministre de la Défense dans le nouveau gouvernement qui sera mis en place après l’arrivée de François Hollande à la présidence de la République. La prise de fonction a lieu le 15 mai. Et on ne peut cependant jurer de rien pour la composition du gouvernement…

 

Le Drian est le délégué « Défense » au PS. Et c’est un sujet qu’il suit de façon régulière à défaut d’être au coeur de ses compétences. En tant qu’élu de Lorient, durant de nombreuses années, il ne pouvait s’en désintéresser, tant la « chose militaire » transpire de cette ville du Morbihan. Mais surtout, et avant tout, c’est un Européen convaincu. Et un fidèle de François Hollande. Ce qui fait beaucoup d’éléments en sa faveur aujourd’hui.

 

Le Lorientais n’aura cependant pas beaucoup de temps pour assurer la passation de pouvoirs avec Gérard Longuet l’actuel occupant de la rue St Dominique. Puisqu’il devra être à Chicago, au sommet de l’OTAN, les 20 et 21 mai. Durant la campagne électorale, il a déjà pris quelques rendez-vous, assez discrètement, histoire de prendre marque. Il est ainsi allé à Washington aux USA, pour une première prise de contact au Département de la Défense.  « J’ai eu autant d’interrogations du coté américain que j’avais de questions à poser » a-t-il confié à B2. Puis à Londres. Et très discrètement, début avril, selon nos informations, il passe à Bruxelles pour rencontrer quelques interlocuteurs à l’OTAN comme à l’Union européenne. Des diplomates « amis » (*) auprès de qui il se rôde sur les derniers dossiers, justement en vue des prochains rendez-vous internationaux.

 

(*) Ceux-ci refusent évidemment de confirmer…

 

Un Lorientais

 

Né en 1947 à Lorient de parents ouvriers, Jean-Yves Le Drian passe mai 1968 dans les rangs de l’UNEF sort diplômé de l’université de Rennes en Histoire en 1971. Il adhère au PS en mai 1974 et prend dans sa ville natale ses premières responsabilités publiques après les élections municipales de 1977. Il est alors adjoint en chargé de l’économie avant de prendre la tête de la ville, quatre ans plus tard en 1981 ; fonction qu’il conserve 17 ans (jusqu’en 1998). Il est élu à l’Assemblée nationale en 1978 à l’âge de 30 ans poste qu’il exercera durant 13 ans. Il « monte » au gouvernement, de mai 1991 à avril 1992, comme secrétaire d’Etat à la mer dans le gouvernement d’Edith Cresson. Il ne récupère son siège de député qu’en 1997, il est alors membre de la commission de la défense.

 

C’est un fidèle, et un adepte, de François Hollande depuis le début. En 1984, il est à ses côtés, quand il crée les transcourants. Il soutient la candidature de Ségolène Royal aux primaires de 2007 (contre Fabius et Strauss-Kahn). Il « briefe » la candidate d’alors sur les questions de Défense. Mais il sera aux côtés de « son ami » quand les critiques fusent à son égard au sein du Parti socialiste. Il l’accompagnera ainsi, discrètement, durant sa longue marche vers le pouvoir.

 

avec toujours un oeil sur la Défense

 

C’est dans sa bonne ville de Lorient que Le Drian acquiert un intérêt certain pour les questions de défense. La ville est prédestinée à la « chose militaire ». Cité de la Royale (la marine française) depuis 1690 et Louis XIV, elle a toujours gardé en son sein une forte composante maritime et militaire. Près de 3600 hommes et femmes y travaillent toujours sur plusieurs sites : à la base aéronavale de Lann-Bihoué ou au groupement de fusiliers marins commandos, comme au service historique de la Défense. Sans compter DCNS, un des fleurons de l’industrie navale française, qui a notamment construit à Lorient les nouvelles frégates anti-aériennes de classe Horizon (Forbin, Chevalier Paul), un programme franco-italien, et y abrite aujourd’hui son bureau d’études. Le Lorientais se battra pour que l’industriel garde à Lorient, puis plus généralement au sein de la région Bretagne, sa vocation de construction navale. Mais, en même temps, il prépare la diversification des activités des principaux ports de la région.

 

Lors de son dernier passage à l’Assemblée nationale, Le Drian siège d’ailleurs à la commission de la Défense. Quand il quitte ce mandat d’élu, en 2007, c’est une proche collaboratrice, qui s’est occupée du pôle presse, Françoise Olivier-Coupeau, qui lui succède. Son décès, en 2011, interrompt son mandat, et c’est son suppléant également attaché parlementaire de Le Drian, Gwendal Rouillard, qui reprend le flambeau.

 

… profondément européen

 

Le Drian est aussi et avant tout un Européen. Ce n’est pas une surface, c’est chez lui une conviction profonde. Même aux plus grands moments de doute. Ainsi après le Non français au référendum sur la Constitution, qui le bouscule, il réitère cet engagement, ouvrant officiellement la Représentation commune de la Bretagne, des Pays-De-Loire et de Poitou-Charentes à Bruxelles. La traduction de « notre engagement pour que la Bretagne soit visible et forte à Bruxelles et de notre volonté européenne » m’explique-t-il alors. « Dans le désarroi général qui a suivi le 29 mai, nous entendons maintenir fermement notre pavillon européen ».

 

Membre du comité des régions, depuis plusieurs années, Le Drian passait régulièrement à Bruxelles non seulement pour les sessions du comité mais aussi pour rencontrer les différents responsables européens, les « Bretons » de la Commission ou du Parlement. Environ une fois par mois. Un lobbying qui paie. Malgré ses réticences, la Commission sort ainsi son chéquier lors des dernières perspectives financières (2007-2014) pour financer les lignes ferroviaires à grande vitesse de Bretagne. Une légère entorse à son désir de ne plus financer de grands travaux d’infrastructures dans les pays dits « riches ».

 

Adepte du travail en réseau

 

Au Comité des régions, il « monte » avec plusieurs de ses homologues un groupe consacré à la crise de l’industrie automobile, réclamant à la Commission européenne « un plan européen » pour y faire face. Son leitmotiv : « la présence, l’engagement politique paie ». Evoquant sa présence régulière à Bruxelles, il expliquait « cela vaut le déplacement, cela mérite le détour. Il faut être là, suivre les sujets, avoir une veille permanente, être là deux ou trois ans (voire plus) avant que les sujets émergent. Cela permet de débloquer des dossiers. » C’est aussi un adepte du travail en réseau. « Cela permet de cerner des convergences avec d’autres régions ».

Quelques idées sur la défense

Rééquilibrer l’effort entre l’Alliance atlantique et l’Europe de la Défense


Sur la Défense, Le Drian a sérieusement critiqué la décision de Nicolas Sarkozy revenir dans le commandement intégré de l’OTAN. Sans annuler cette décision, il entend ainsi que les « conséquences réelles de (cette) décision (soient) sérieusement évaluées ». Le réexamen du Libre blanc en sera l’occasion « Une évaluation des conséquences de cette décision tout particulièrement pour notre indépendance et pour le développement de l’Europe de la défense, afin de prendre les mesures qui s’imposeront, conformément aux intérêts de sécurité de la France ». Il estime notamment que la décision de Sarkozy qui avait été « présentée comme un préalable à l’approfondissement de l’Europe de la défense, (…) a conduit au contraire à l’affaiblir en décourageant nos partenaires européens qui ont toujours vu en la France un moteur de la construction d’une Europe de la défense. » Et de recommander un rééquilibrage. « Il s’agira en particulier de rééquilibrer notre action en faveur de l’Europe de la défense, que François Hollande veut relancer. »


Renforcer l’industrie de la Défense

 

Le Drian est un partisan d’un renforcement de l’industrie de la Défense, au niveau européen, et de manière moins oligopolistique que le chemin suivi jusqu’ici. Il refuse le monopole de certains industriels (nommément Dassault) et il est sans doute l’inspirateur des passages du discours sur la Défense prononcé par François Hollande en mars. Il l’a répété encore récemment, critiquant à la fois la politique suivie par le précédent gouvernement — «  En matière industrielle, les projets en cours ont été difficilement préservés et aucune opération de confortement de l’industrie européenne n’a été engagée » — et prônant un meilleur engagement européen  : « Nous ferons aussi en sorte que les coopérations en matière de capacités soient, à chaque fois que cela est possible, européennes : nos industries de défense doivent être défendues. »


Lire également : Hollande : une position gaullienne sur la défense

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 17:01

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07.05.2012 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique

 

Nouveau chef des armées, François Hollande accède à l’Elysée dans un contexte tendu pour le secteur de la défense. L’équation est redoutable : des ambitions réaffirmées pour l’outil de défense français, mais un contexte budgétaire qui amènera forcément à des choix douloureux. Revue de détail en trois questions des défis du nouveau président.

 

        - Quel ministre ?

 

Un favori se détache clairement : Jean-Yves Le Drian, 64 ans, président du conseil régional de Bretagne. Ce Lorientais présente deux atouts majeurs pour hériter de l’hôtel de Brienne : il est un intime de François Hollande ; et c’est lui qui a été le visage et la voix du candidat socialiste sur les thèmes de défense durant toute la campagne. De quoi partir avec une longueur d’avance : Le Drian a rencontré tous les patrons français du secteur de la défense, mais aussi déminé le terrain avec les principaux alliés, à la notable exception de l’Allemagne, qui semblait peu encline à une telle rencontre. On a ainsi vu le « Monsieur Défense » de François Hollande à Washington les 6 et 7 mars, Londres le 2 avril, Bruxelles le 10 avril. Il aussi rencontré tous les ambassadeurs des membres du conseil de sécurité.

 

Cette activité soutenue n’est cependant en rien une garantie : le poste de ministre de la défense, secteur régalien par excellence, pourrait également être confié à un poids lourd du PS déçu de Matignon : Laurent Fabius, même si celui-ci semble bien parti pour le quai d’Orsay ; ou Manuel Valls, s’il n’héritait pas de l’Intérieur. Le député-maire de Cherbourg Bernard Cazeneuve, spécialiste des questions de défense, aura aussi probablement un rôle important.

 

        - Quelles priorités ?

 

François Hollande l’a dit et répété : aucune rupture majeure n’est à attendre. Pas de revirement sur les fondamentaux : l’effort budgétaire doit être poursuivi, le nucléaire maintenu dans ses deux composantes (aérienne et océanique), et un équipement des forces « de haut niveau » perpétué. Le nouveau président devrait confirmer quelques inflexions importantes, à commencer par le retrait des forces françaises d’Afghanistan dès cette année, et la volonté de relancer l’Europe de la défense et la restructuration industrielle du secteur, la création d’EADS en 2000 apparaissant comme le modèle à suivre.

 

Les deux priorités sont bien plus ambitieuses qu’il n’y paraît : la restructuration a déjà commencé, mais sur des bases purement nationales, avec le choix de Thales comme pivot de l’industrie de défense (via sa montée au capital du groupe naval DCNS et son entrée probable à celui de Nexter). Il faudra soit s’en accommoder, soit défaire une partie de ce qui a été fait. « Si l’objectif est de faire un conglomérat de rentiers, ce n’est pas ma position », assurait Jean-Yves le Drian le 5 avril.

 

 Encore faut-il trouver des partenaires européens de bonne volonté. Ce qui, vu la terrifiante guérilla entre Dassault et BAE en Inde, la concurrence effrénée entre DCNS, TKMS, Navantia et Fincantieri dans le naval de défense, ou le combat permanent entre Thales, BAE et Finmeccanica dans l’électronique de défense, ne semble pas gagné d’avance, même si c’était déjà le cas au moment des fusions qui ont créé EADS.

 

Sur les grands choix d’équipements et de format des armées, pas de révolution à attendre : les travaux pour un nouveau Livre Blanc de la défense vont être rapidement lancés. Les drones et les satellites ont été cités à plusieurs reprises par Jean-Yves Le Drian comme sujets de réflexion primordiaux, ce qui ne sera pas du luxe vu l’incurie de l’Etat depuis vingt ans sur le premier sujet, et le flou artistique entretenu sur le second. Côté réforme des armées, la continuité devrait aussi prévaloir : le nouveau président compte respecter l’objectif de 54 000 suppressions de postes, tout en réexaminant attentivement le bilan des bases de défense, « qui ont créé une certaine perplexité, voire une morosité, notamment dans l’armée de terre », expliquait récemment à Challenges Jean-Yves Le Drian.

 

Le calendrier obligera en tout cas François Hollande à définir des positions claires dès son début de mandat : le 25ème sommet de l’OTAN, qui se déroulera à Chicago les 20 et 21 mai prochains, exigera une position forte sur le bouclier anti-missile européen, pour éviter que le Vieux Continent ne finance outrageusement l’industrie américaine. Le nouveau président sera aussi attendu sur les suites du traité franco-britannique de Lancaster House. Quant àla question des drones intérimaires et le Pentagone français à Balard, Jean-Yves Le Drian était clair, le 5 avril dernier: « La question des drones est à remettre à plat. Sur le Balardgone, tout est ouvert et mérite d’être réévalué de très près. »

 

        - Quelles marges de manœuvre ?

 

Limitées, forcément. Un excellent document de Martial Foucault, chercheur à l’IFRI ("Les budgets de défense en France, entre déni et déclin", Focus stratégique n°36, avril 2012), résume parfaitement la situation. « Même en réduisant le nombre de personnels de défense, rien n’indique que cette économie pourra être consacrée à une bonification des dépenses d’équipement, écrit ainsi Martial Foucault. La masse salariale du ministère de la Défense n’a pas diminué depuis 2008 et donc aucune économie substantielle n’est à prévoir à court et moyen termes ; et l’inflation militaire croît à un rythme plus rapide que la déflation des effectifs. »

 

La conclusion est implacable : « Soit le prochain gouvernement décide de ramener l’évolution des dépenses d’équipement au rythme de la croissance du PIB pour maintenir le format actuel des armées, soit le format et les capacités des armées devront être révisés à la baisse et annoncés comme tels. » En gros, payer ou couper.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 07:35

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Descente en corde lisse d'un

commando du CPA n°20

 

05/05/2012 Armée de l'air

 

Du 23 au 26 avril 2012, l'escadron d’hélicoptères (EH) 1/67 «Pyrénées» et le commando parachutiste de l’air (CPA n°20) ont travaillé de concert sur la base aérienne 120 de Cazaux et dans la région environnante.

 

Cet entraînement visait à former et à maintenir en condition opérationnelle trente commandos de l'air, provenant de  trois  groupes spécialisés. Ils ont ainsi pu s’exercer aux moyens de mise en place et de récupération, de jour et comme de nuit,  par  aérocordage  en corde lisse, rappel, grappe ainsi que le largage de petit colis à partir d’un hélicoptère.

 

La plus-value pour l'EH « Pyrénées » a été de préparer ses équipages avant leur déploiement en Afghanistan. De surcroît, ils ont pu entraîner leur personnel à employer tous les moyens de mise en place de commandos. Ils ont ainsi pu maintenir leurs diverses qualifications.

 

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Hélitreuillage de deux commandos

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