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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 18:31

A400M-MSN8-in-Station-40-at-the-A400M-FAL-in-Seville-photo-.jpg

 

Le 20/03/2012 Par François Julian – Air & Cosmos

 

Tous les composants de l'avion MSN 8 sont arrivés à Séville.

 

C’est au tour du deuxième A400M de série d’entrer en phase d’assemblage. L’ensemble des composants de l’avion MSN 8, le deuxième destiné à l’armée de l’Air, sont tous arrivés dans l’usine San Pablo d'Airbus Military à Séville. L’intégration de l’aile et du caisson central de voilure avait débuté en février.

 

Il est prévu que cet avion soit livré à la France d’ici septembre 2013. Pour rappel, la livraison du premier A400M est prévue entre décembre 2012 et mars 2013. Ces deux premiers avions seront dans un premier temps affectés à la Mest (Multinational Entry Service Team) sur la base d’Orléans-Bricy, une unité du CEAM (Centre d’Expériences Aériennes Militaires) qui se chargera des premières évaluations opérationnelles et de la formation des premiers équipages. Ces avions rejoindront ensuite l'escadron de transport 1/61 Touraine en 2014. L’armée de l’Air doit recevoir 3 A400M en 2013 et 5 en 2014. Il est prévu que les 50 A400 français soient tous livrés d’ici 2024.

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 12:01

Ligne de defense P Chapleau

 

24.03.2012 par P. Chapleau Lignes de Défense

 

Le rapport sur les ESSD des députés Ménard et Viollet risque de faire les frais d'un éventuel changement de gouvernement mais il continue d'être commenté par les spécialistes. Après Bruno Delamotte, le PDG de Risk&Co (cliquer ici pour lire son texte paru dans LdD), c'est au tour des membres du cabinet Mayer-Brown d'apporter leur contribution.

 

On lira en cliquant ici "La lettre Défense et sécurité" de mars que diffuse ce cabinet qui suit de près les questions d'externalisation, de PPP et de délégation de service. Ce texte a été rédigé par Matthieu de Varax et Guillaume Fonouni-Farde.

 

Ce même Guillaume Fonouni-Farde a publié, fin 2011, dans la Revue administrative, un texte consacré à "la délégation du service de la sécurité". Cliquer ici pour lire ce texte.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 20:33

Serge-Lasvignes-source-LesEchos.jpg

 

23/03/2012 acteurspublics.com

 

Le secrétaire général du gouvernement, Serge Lasvignes (photo), va également assurer les fonctions de haut fonctionnaire de défense et de sécurité auprès du Premier ministre. Un poste qui n’existait pas à Matignon, à la différence des autres ministères, et pour lequel Serge Lasvignes sera assisté d’un adjoint, Olivier Schmit, par ailleurs chef de la mission d’organisation des services du Premier ministre.

 

Matignon se dote par décret d’un haut fonctionnaire de défense et de sécurité (HFDS). Curieusement, la tour du contrôle du gouvernement n’avait, à la différence des autres ministères, pas de dispositif humain spécifique pour anticiper la gestion de crise. Serge Lasvignes, le secrétaire général du gouvernement (SGG), va donc en outre assurer cette mission.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 18:10

Super-Puma---Eurocopter.jpg

Super Puma - Eurocopter

 

23 mars 2012 Par Jean-Christophe Barla (Provence-Alpes-Côte d'Azur) – L’USINE NOUVELLE

 

Le numéro un mondial des hélicoptères poursuit la transformation et l'optimisation de ses installations et ateliers.

 

Eurocopter va accroître de 3 000 m² les superficies dédiées à Marignane (Bouches-du-Rhône) aux chaînes de production de SuperPuma pour un investissement de l'ordre de 10 millions d'euros. Le projet, en cours de chantier, sera opérationnel mi-2013.

 

Au début de l'année prochaine, l'entreprise ouvrira tout près des limites de son site un ensemble de trois bâtiments de 3 500 m² pour y abriter ses sous-traitants, actuellement répartis à l'intérieur.

Cette construction représente un investissement de 25 millions d'euros. "Nous souhaitons associer au plus près nos sous-traitants à nos développements futurs en leur proposant ce village où nous les incitons vivement à s'implanter", explique Gérard Goninet, directeur des sites d'Eurocopter France.

 

Enfin, l'hélicoptériste prévoit pour 2014 la réalisation d'un "Development Center" pour regrouper ses équipes d'ingénierie. Un aménagement estimé à 40 millions d'euros.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 17:55
Constellation de satellite Elisa. crédits CNES PHOTON REGY Michel, 2012

Constellation de satellite Elisa. crédits CNES PHOTON REGY Michel, 2012

 

23/03/2012 Domitille Bertrand - DGA

 

À la pointe du renseignement d’origine électromagnétique (ROEM), le projet Ceres (capacité de renseignement électromagnétique spatiale) a pour objectif de détecter, localiser et caractériser depuis l’espace les signaux envoyés par les systèmes adverses, notamment les émetteurs de télécommunications et les radars. Alors que les satellites du projet Elisa, l’un des démonstrateurs qui visent à préparer Ceres, viennent d’être lancés, une équipe de la direction générale de l’armement (DGA) travaille sur le programme opérationnel qui doit être mis sur orbite à la fin de la décennie.

 

« Imaginons que vous soyez dans un lieu même isolé ou désertique, et que vous mettiez en fonctionnement un radar, celui-ci va émettre un signal. Les trois satellites du programme Ceres, volant en formation dans l’espace, vont passer au-dessus de votre zone et détecter les signaux émis. Ceci est valable pour tout type d’émetteur électromagnétique, qu’il s’agisse d’émetteurs de télécommunications ou de radars », explique Laurent Boniort, directeur du programme Segment Sol d’Observation et manager de l’opération d’armement Ceres à la DGA.

 

Détecter, localiser puis caractériser…

 

C’est l’utilisation simultanée des trois satellites positionnés « en triangle » qui permet de localiser l’émission. « Quand un radar émet un signal, chacun des satellites reçoit ce signal à un instant légèrement différent. C’est en croisant les informations recueillies par chacun et comparant l’heure de réception d’un même signal que l’on peut ainsi situer l’emplacement de l’émetteur : en comparant l’heure de réception du signal par deux satellites, la localisation de l’émetteur est imprécise car elle est matérialisée par une ellipse sur la Terre. En faisant l’exercice pour chaque « paire » de satellites (satellite 1/satellite 2 - satellite 1/satellite 3 - satellite 2/satellite 3), on aboutit à une localisation très précise. D’où la nécessité de disposer de trois satellites travaillant conjointement. »

 

Une fois l’émission détectée, puis localisée, il faut ensuite en définir les caractéristiques : quelle est la fréquence utilisée, est-elle fixe ou saute-t-elle périodiquement pour être plus discrète, le type de modulation choisie, etc. « Attention, nous n’écoutons pas le contenu des communications, nous détectons seulement les signaux ! » indique Laurent Boniort, qui précise : « si l’on veut intercepter le contenu de l’émission, il faut disposer d’un capteur qui reste longtemps sur la zone d’intérêt, et ce n’est pas le cas avec  Ceres : ce n’est pas comme dans les films hollywoodiens ! »

 

… Pour mieux surveiller et protéger

 

L’intérêt de ce programme est multiple. Avant tout, la capacité de surveillance est étendue : toutes les zones du monde sont observables par satellite sans contraintes d’accès, ce qui n’est pas le cas avec un bateau ou un aéronef. « En termes de protection, le fait de connaître les caractéristiques et les performances d’un radar adverse permet à un aéronef de le brouiller, par exemple. À l’inverse, on pourra également empêcher les radars ennemis de repérer l’un de nos aéronefs ou missiles, en les faisant évoluer hors des couvertures radar adverses. » Au delà des applications purement militaires, le programme Ceres étant conçu pour pouvoir analyser les différents types d’émissions, il permettra, en plus de déterminer l’architecture de systèmes en réseaux, tel des réseaux de communication, de suivre, en fonction des caractéristiques des signaux, l’évolution du niveau des performances des matériels des forces adverses. « En d’autres termes, il pourra détecter la prolifération de matériels sophistiqués dans une zone d’intérêt, si besoin est. »

 

La France est le seul pays européen présent sur ce domaine, rejoignant ainsi le club, très fermé, des pays les plus avancés dans le renseignement d’origine électromagnétique, avec principalement les États-Unis et la Russie.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 17:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-mars-2012/le-colonel-beaudoin-a-profite-de-cet-evenement-pour-remettre-des-decorations-a-des-officiers-et-des-sous-officiers-appartenant-a-l-etom./1633248-1-fre-FR/le-colonel-beaudoin-a-profite-de-cet-evenement-pour-remettre-des-decorations-a-des-officiers-et-des-sous-officiers-appartenant-a-l-etom..jpg

 

Le colonel Beaudoin a profité de cet événement pour remettre

des décorations à des officiers et des sous-officiers appartenant à l’ETOM.

 

23/03/2012 Armée de l'air

 

Mercredi 21 mars 2012, la base aérienne 181 de l’île de la Réunion a commémoré les 35 ans de remise d’insigne à l’escadron de transport outre-mer (ETOM 50) «Réunion».

 

À cette occasion, une cérémonie militaire présidée par le Général Jean-François Hogard, commandant supérieur (COMSUP) des forces armées de la zone sud de l’océan Indien, s’est déroulée sur la base. Monsieur Benoît Hubert, chef de cabinet du Préfet de la Réunion, ainsi que de nombreux invités, civils et militaires, étaient également présents.

 

Il y a 35 ans, jour pour jour, le 21 mars 1977, le nom de tradition «Réunion» était attribué par le service historique de l’armée de l’air à l’ETOM 50. Parallèlement était homologué, sous le numéro A1089, un nouvel insigne pour l’unité sur lequel figure le volcan de l’île de la Réunion appelé Piton de la Fournaise, une frégate qui symbolise la faune locale et une tortue marine représentant les îles éparses de l’océan Indien.

 

Cette cérémonie «anniversaire» a permis de relater les faits marquants de l’escadron et de rappeler les missions qui lui sont dévolues comme, par exemple, celles de souveraineté ou de coopération ainsi que les interventions humanitaires réalisées par les aviateurs dans cette partie du monde. Le colonel Claude Beaudoin, commandant la base aérienne 181, a rappelé combien l’ETOM 50 participe, par l’ensemble de ses missions, au rayonnement de la France et de la Réunion dans cette partie du globe. Il a également tenu à souligner la grande motivation et la réactivité du personnel affecté au sein de cette unité. D’ailleurs, le colonel Beaudoin a profité de cet événement pour remettre des décorations à des officiers et des sous-officiers appartenant à l’ETOM.

 

À l’issue de la cérémonie, les invités ont été conviés à une visite dynamique de l’escadron. L’occasion de découvrir ou de redécouvrir les aéronefs comme l’hélicoptère Fennec ou l’avion de transport Transall. Deux expositions de photographies, l’une retraçant l’histoire de l’aéronautique militaire dans la partie sud de l’océan Indien, l’autre illustrant les moyens aériens de l’ETOM 50, étaient accessibles à l’ensemble des convives.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:56

Caiman-Marine-sur-la-fregate-Chevalier-Paul.jpg

Caïman sur le Chevalier Paul, lundi soir

crédits : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

 

21/03/2012 MER et MARINE

 

Durant son transit entre Nantes et Lorient, la frégate de défense aérienne Chevalier Paul a mené, lundi soir, des manoeuvres hélicoptères avec un Caïman Marine de la flottille 33F de Lanvéoc-Poulmic, ainsi que des Puma du Groupe Interarmées d'Hélicoptères (GIH), basés à Villacoublay. Des séries d'appontages et de décollages (Touch and Go - TAG) ont été réalisées par les différents appareils, en fin de soirée puis de nuit. Ces manoeuvres se sont prolongées avec sde Pumas hier matin. Concernant le Caïman, la version française du NH90, des appontages sur le Chevalier Paul avaient déjà eu lieu l'an dernier à quai puis au large de Toulon avec ce nouvel appareil de l'aéronautique navale. Comme son ainé, le Forbin, ce bâtiment a notamment été conçu pour la mise en oeuvre du NH90. Ce dernier pourra par exemple remplir, à bord des frégates du type Horizon, des missions de lutte antinavire, mais également de lutte anti-sous-marines, le Forbin et le Chevalier Paul, avec leur sonar de coque et leur antenne linéaire, ainsi que l'emport de torpilles MU90, étant très bien dotés pour la lutte ASM.


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Caïman Marine sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Puma sur le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:54

Le roulier Ark Forwarder à Toulon
crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE


21/03/2012 Mer et Marine

Un impressionnant roulier, l'Ark Forwarder, est arrivé le week-end dernier à Toulon. Le navire s'est amarré dans la base navale aux appontements Milhaud, près du bâtiment de projection et de commandement Mistral. Battant pavillon britannique, l'Ark Forwarder est affrété afin de transporter du matériel militaire français aux Emirats Arabes Unis dans le cadre de l'exercice Gulf 2012, qui se déroulera du 15 avril au 3 mai. Ainsi, le navire va notamment embarquer aujourd'hui des chars Leclerc, des véhicules de l'avant blindé (VAB) ou encore des conteneurs.
Battant pavillon britannique, l'Ark Forwarder (ex-Sea Centurion, ex-Mont Ventoux, ex-Stena Forwarder) a été construit en 1998 par les chantiers italiens Escercizio de Viareggio. Long de 182 mètres pour une largeur de 25 mètres, ce roulier présente un port en lourd de 21.000 tonnes et dispose de 2715 mètres linéaires de surface de roulage, soit une capacité de 189 camions. Il peut, en outre, embarquer 800 EVP (Equivalent Vingt Pieds, taille standard du conteneur).


L'Ark Forwarder arrivant à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

L'Ark Forwarder dispose, pour les embarquements et débarquement, d'une grue, d'une porte latérale et d'une grande rampe de 19x17 mètres capable de supporter 86 tonnes. Propriété de la compagnie suédoise Stena, le navire serait exploité par le groupe danois DFDS, par ailleurs partenaire de l'armement français Louis Dreyfus Armateurs (via LDLines) sur les liaisons transmanche.
On notera qu'habituellement, ce sont les rouliers français de la Maritime Nantaise, comme les MN Eider, MN Pelican et MN Eclipse, qui assurent le transport logistique de matériel militaire au travers d'un contrat d'affrètement à l'année avec la compagnie française. Pour mémoire, ce marché fait l'objet d'un nouvel appel d'offres dont le lauréat devrait désigné en avril.


L'Ark Forwarder arrivant à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'Ark Forwarder à Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:50

troisieme-EDAR-credits-Mer-et-Marine-Jean-Louis-Venne.jpg

crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

 

21/03/2012 MER et MARINE

 

Construit par le chantier Socarenam de Boulogne-sur-Mer, le troisième Engin de Débarquement Amphibie Rapide commandé pour la Marine nationale est arrivé hier à Toulon. L'EDAR 3 a été chargé en pontée, à Boulogne, sur le cargo HR Intonation, de l'armement allemand Hammonia Reederei (ex-Beluga Shipping), chargé de l'amener jusque dans le port varois et de le débarquer. Long de 30 mètres pour une largeur de 12 mètres, l'EDAR, conçu par CNIM, dispose d'une plateforme centrale élévatrice lui permettant de naviguer dans deux configurations : catamaran pour les transits rapides et bateau à fond plat pour les débarquements. L'engin peut atteindre la vitesse de 18 noeuds avec une charge de 80 tonnes et plus de 25 noeuds à vide grâce à quatre hydrojets MJP et quatre moteurs MTU 12V 2000 M93 d'une puissance unitaire de 1340 kW. L'EDAR 3, après essais, sera livré ensuite par CNIM à la Direction Générale de l'Armement (DGA) et la Marine nationale.

 

Pour mémoire, les deux premiers EDAR sont déjà mis en oeuvre sur les Bâtiments de Projection et de Commandement (BPC) de la flotte française. Un quatrième engin est en construction.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:45

cette-annee-l-exercice-volfa-accueille-huit-avions-de-trans.jpg

 

22/03/2012 Armée de l'air

 

Du 19 au 23 mars 2012, se déroule le premier exercice Volfa de l’année organisé par le commandement des forces aériennes (CFA). L’occasion pour les aviateurs de mettre en œuvre de façon concrète les enseignements tirés des opérations, menées au-dessus de la Libye en 2011.

 

L’exercice Volfa consiste à entraîner les équipages et le personnel des unités des forces conventionnelles et spéciales de l’armée de l’air. Sur ce point, des missions complexes, mettant en œuvre un grand nombre de moyens aériens (40 avions de chasse, 8 avions de transport, 4 hélicoptères, un ravitailleur et 1 E-3F) et de moyens au sol (commandos parachutistes de l’air (CPA n°10 et n°30)), sont mises en place. À ces moyens, s’ajoutent ceux des unités de défense sol-air et de contrôle impliquées dans l’exercice Nawas.

 

Cette année, Volfa est réalisé en coordination étroite avec l’exercice interarmées Nawas. Il s’appuiera alors sur les moyens sol-air déployés pour l’occasion. Une coordination en amont a permis de faire converger les objectifs d’entraînements de Volfa avec ceux de Nawas dans une logique de rationalisation des moyens engagés.

 

du-19-au-23-mars-2012-se-deroule-le-premier-exercice-volfa-.jpg

 

L’exercice Volfa est conduit depuis le centre des opérations de Lyon, selon un scénario fictif mais réaliste. La majorité des missions se déroulent dans le sud de la France. Parmi celles réalisées au cours de cet exercice, les aviateurs s’entraînent à des missions de frappe, des tirs simulés de missiles SCALP (système de croisière à longue portée) mais aussi des missions de renseignement, de reconnaissance et d’évaluation de la menace sol-air. Les commandos parachutistes de l’armée de l’air réalisent également des scénarios de récupération de personnel isolé au sol ainsi que des missions de reconnaissance de terrains sommaires pour les avions de transport.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 08:30

BEM-Monge-source-LeTelegramme.jpg

 

21 mars 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le bâtiment d’essais et de mesures (BEM) Monge est actuellement le siège d’une intense activité. À l’occasion de cet arrêt technique majeur dit de « mi-vie », le bâtiment commandé par le capitaine de vaisseau Jacques Rivière fait l’objet d’un certain nombre de gros travaux. Cet arrêt technique, débuté le 3 janvier, a vu le navire entrer dans le bassin n°9, le 17 du même mois.

 

Référence : Le Télégramme

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 21:51

thales nexter 1 source FOB

 

22/03/2012 Les Echos.fr (Reuters)

 

L'entrée de Thales au capital du groupe d'armement terrestre Nexter est "au point mort" et les discussions ne reprendront qu'après l'élection présidentielle de mai, a déclaré jeudi Charles Edelstenne, le PDG de Dassault Aviation, premier actionnaire indutriel de Thales.

 

L'équipementier dans l'aéronautique, la défense et la sécurité, dont Dassault Aviation détient 26%, prépare la fusion de TDA, sa division de munitions, avec celle de Nexter (ex-Giat Industries) pour donner naissance à un ensemble au chiffre d'affaires de quelque 250 millions d'euros. En échange, Thales prendrait une participation de 10% à 25% dans Nexter, dont l'Etat français est l'unique actionnaire.

 

"Après les élections, on rediscutera ce que voudra le président et le gouvernement qui en résultera, s'il veut que nous entrions ou pas à travers Thales et puis à quel niveau, etc", a dit Charles Edelstenne. "Aujourd'hui, ce sujet est au point mort."

 

Le PDG de Nexter Philippe Burtin déclarait fin février à Reuters s'attendre à une conclusion des discussions "à l'été".

 

Thales se profile comme le pivot de la consolidation du secteur français de la défense après être monté avant Noël à 35% dans le constructeur militaire DCNS, qu'il consolide désormais dans ses comptes.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:23

deux-rafale-francais photo3 Armée de l Air

photo Armée de l'Air

 

22/03/2012 Aerocontact (Reuters)

 

Le groupement d'intérêt économique (GIE) Rafale est emmené par Dassault Aviation et constitué des équipementiers Thales et Safran.

 

Dassault Aviation supervise environ 60% de la valeur de l'avion et Thales près d'un quart du Rafale qu'il équipe en radars, équipements de communication et de calculateurs.

 

Safran, qui fournit selon les versions des moteurs, des équipements, des systèmes de navigation et des armements, évalue à une vingtaine de millions d'euros le chiffre d'affaires qu'il réalise sur chaque appareil.

 

MBDA (coentreprise entre EADS et l'italien Finmeccanica ), dont les missiles équipent le Rafale - mais aussi le Typhoon du consortium européen Eurofighter et le Gripen du suédois Saab - compte également sur d'éventuels contrats à l'export.

 

Le Rafale, utilisé par l'armée française depuis 1998, se décline en trois versions qui possèdent 95% d'éléments communs : un monoplace et un biplace pour les opérations à partir d'une base terrestre et un monoplace pour celles menées d'un porte-avions.

 

L'armée française a commandé à Dassault Aviation 180 Rafale, dont 76 restaient à livrer fin 2011. A raison de 11 livraisons par an, le fonctionnement de chaînes de montage du Rafale est garanti jusqu'en 2018, mais il serait prolongé par d'éventuelles commandes à l'étranger, dont les livraisons pourraient s'intercaler entre celles destinées à l'armée française.

 

L'ensemble du programme est évalué à 40 milliards d'euros sur environ 40 ans, en intégrant le développement, l'industrialisation, la fabrication de 286 exemplaires et le support logistique intégré.

 

Il faut 24 mois pour produire un Rafale, qui comporte 30.000 pièces, 25 km de câblage et 300.000 fixations, et représente à son rythme actuel de production 7.000 emplois chez Dassault Aviation et les 500 entreprises associées au programme. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 18:11

Charles-Edelstenne---source-Supersonique.jpg

 

22.03.2012 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges - Supersonique

 

L’exposé initial aura duré dix minutes. Le temps pour le patron de Dassault Aviation Charles Edelstenne, pour la présentation des résultats du groupe ce matin sur la péniche de Dassault à Saint-Cloud, d’évacuer la corvée des chiffres d’un ton monocorde. Les chiffres ? Bons, comme d’habitude : si le chiffre d’affaires chute de 21% à 3,3 milliards, la marge nette hors Thales reste dans le haut du panier du secteur, à 8,5% (-0,9 point). Le reste, en vrac : une prise de commandes nette de 36 jets d’affaires Falcon, signe d’un début de reprise, un carnet de commandes confortable de 8,7 milliards et une trésorerie disponible qui ne l’est pas moins, à 3,3 milliards.

 

Le pensum évacué, restait à répondre aux questions des journalistes. Ce fut le tarif habituel : pas un spectacle, une exécution publique. L’Eurofighter, le concurrent du Rafale? « Sur le plan opérationnel, il n’y a pas photo. Sur le plan du prix non plus. Si la France avait participé au consortium Eurofighter avec la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Allemagne et l'Espagne au sein d'EADS, l'avion aurait coûté 60% plus cher que le Rafale. » Les critiques sur les concessions en Inde pour la vente de 126 appareils ? « Certains ont dit que nous avions vendu à perte, que nous sommes subventionnés par l’Etat. Je ne connais pas le crétin qui a dit ça, ou plutôt si, je le connais. Je rappelle juste que nous ne réalisons que 20% de notre chiffre d’affaires avec l’Etat français. »

 

D’aucuns se seraient arrêtés là. Mais Charles Edelstenne avait encore quelques amabilités en réserve. Sur EADS, d’abord : « Nous avons deux grands experts : un, qui s’appelle Louis Gallois, qui dit qu’il faut lancer des programmes avec tous les pays européens. Un autre, qui s’appelle Tom Enders, qui dit que seules les coopérations bilatérales sont efficaces. » Quelques minutes plus tard, allusion au programme A400M, dans le même style fleuri : « Je rappelle aussi que nous, nous ne laissons pas des ardoises de plusieurs milliards d’euros à cause de délais pas tenus, de spécifications pas atteintes. Nous livrons dans les délais, dans les coûts, dans les specs. »

 

Un journaliste titille Charles Edelstenne sur les âpres négociations salariales chez Dassault, manifestations à la clé ? L’intéressé ne se démonte pas : « Chez Dassault Aviation, le salaire minimum est de 2552 euros. Seules 70 personnes gagnent moins de 2800 euros, et le salaire moyen est de 3674 euros. » Une pause, le temps de savourer son effet, et Edelstenne reprend : « Mélenchon propose un SMIC à 1700 euros, le mien est à 2550. Ne publiez pas ces chiffres, j’aime bien Jean-Luc Mélenchon, je ne veux pas lui faire de peine. »

 

François Hollande, qui assurait dimanche dernier refuser de « déléguer à quiconque cette responsabilité de tracer l'avenir des grands groupes industriels de défense, et certainement pas à des intérêts privés ou financiers à qui le gouvernement s'est trop souvent plié », une saillie clairement destinée à Dassault, a aussi eu droit à sa réponse. « Nous ne sommes pas un groupe financier, mais un groupe industriel, avec une vision de long terme. Nous ne revendons pas nos participations pour faire des profits. C’est plutôt l’Etat qui réclame des dividendes, plus que nous. »

 

Le patron de Dassault sera malheureusement moins disert sur le calendrier de signature du contrat Rafale en Inde, estimé à six mois par le directeur international Eric Trappier il y a quelques jours, ou l’avancée des négociations avec les Emirats. « Le business spectacle, ce n’est pas tellement le genre de la maison », s’est-il contenté de répéter. Quant au développement du SMS, le futur jet d’affaires de Dassault, le patron du groupe a assuré qu’il était à « plein régime », avec un premier vol prévu en 2014, mais s’est refusé à donner des précision sur la taille et les spécifications de l’engin.

 

La presse, y compris l’auteur de ce blog, n’a pas toujours été tendre avec le bonhomme, c’est un fait peu contestable. L’intéressé a largement rendu la pareille aux journalistes, avec les excès qui le caractérisent, c’est un fait tout aussi établi. N’empêche : si Charles Edelstenne devait, comme c’est probable, prendre sa retraite début 2013 (il atteindra l’âge limite en janvier prochain), on regrettera cet art consommé du Scud, cette absence totale de fioritures et de salamalecs, cet acharnement à se battre pour sa société, ce refus délibéré de la langue de coton, des politesses d’usage et autres désespérantes préventions propre à l’aréopage compassé des grands patrons. Le style Edelstenne, comme le bonhomme, est unique. Bon courage au successeur.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 12:35

cnim-sprat-1-source-FOB.jpg

(crédits photos: CNIM)

 

22.03.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

L’armée de terre réceptionne en ce mois de mars ses deux premiers poseurs de ponts, baptisés Système de Pose RApide de Travures (SPRAT). Cet engin à roues 10×10 est destiné à poser en zone de combat, en des délais très courts, des ponts mobiles pouvant faire passer les véhicules blindés les plus lourds en service dans l’armée.

 

Le programme date de la fin des années 90, et la DGA avait alors confié la réalisation du programme à la société française CNIM (qui réalise aussi l’engin de débarquement EDAR embarqué par les BPC).

 

Le cahier des charges est ambitieux :  pouvoir bénéficier d’un poseur de ponts capable d’accompagner le char Leclerc en mobilité et poser des ponts mobiles (appelés travures) destinés à faire passer le char lourd, fer de lance de la dissuasion terrestre française, un beau bébé de 60 tonnes.

 

Finances obligent, l’opération a été étalée dans le temps et redimensionnée. La commande initiale de 18 systèmes a été réduite à 10 ensembles aujourd’hui. La DGA a qualifié l’engin en décembre 2010, y apportant des corrections pendant un an. Un développement qui aura été compliqué dû à la très haute technicité du matériel.

 

Un engin unique

 

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/cnim-sprat-2.jpg

 

Le résultat est aujourd’hui là, l’armée de terre bénéficie d’un (gros) bijou.

 

La plateforme 10×10 est unique et a été développée par CNIM. Le véhicule est conçu pour être un engin de l’avant offrant des capacités de protection et de mobilité étonnantes pour un monstre de cette dimension, puisqu’il doit pouvoir offrir la mobilité d’un char Leclerc en tout terrain!

 

L’aspect pont mobile ensuite est particulièrement novateur. La pose se fait très rapidement (quelques minutes) et très discrètement comparé aux systèmes existants. Mais surtout le pont est modulaire. Le 10×10 embarque en fait deux ponts (travures) de 14 mètres chacun. Les opérationnels ont alors le choix, selon la situation, soit de n’utiliser qu’une seule travure et de poser un pont de 14 mètres, soit d’emboiter les deux pour avoir un pont alors porté à 26 mètres (sans appui intermédiaire). Un seul matériel donc pour remplir deux fonctions. Ce que n’offre aujourd’hui pas la concurrence. Les armées ont en général deux engins différents pour ces deux classes de ponts.

 

Autre aspect qui fait de ce matériel un outil unique: la charge supportée par le pont. Dans la configuration 14 mètres (une seule travure donc), le pont mobile peut supporter 120 tonnes (soit deux Leclerc). Dans la configuration 26 mètres (deux travures emboitées) le pont mobile peut supporter 70 tonnes (soit un Leclerc et un blindé léger). Il s’agit du pont d’assaut le plus solide au monde.

 

Les engins poseurs de pont sont contemporains, indissociable de la conception globale de la manœuvre blindée. Les plus anciens sont apparus à la veille de la 2ème Guerre Mondiale. Les formats existants sont très variés : châssis blindés ou non, chenilles ou roues, pose à plat ou en ciseau, travure simple, double ou triple, déposée ou partiellement intégrée au poseur, avec ou sans appui intermédiaire. Si aujourd’hui, la manœuvre blindée est moins à l’ordre du jour (mais que nous réserve l’avenir…), le SPRAT pourrait être utilisé en situation de catastrophe naturelle (inondation…).

 

Les premiers matériels ont été livrés à l’armée de terre et sont en cours d’adoption au 13ème Régiment du Génie du Valdahon. Les 8 restant seront livré d’ici 2013. Un ensemble comprend le porteur avec sa remorque et deux travures.

 

L’engin sera pour première fois exposé au salon Eurosatory, où il réalisera des démonstrations dynamiques. CNIM mise maintenant sur l’export. Reste à trouver des armées qui ont les moyens financiers de se l’offrir, la bête coûte plusieurs millions d’euros.

 

A voir sur le site de CNIM, une vidéo du SPRAT en action.

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 08:45
MBDA en vol de croisière

 

21.03.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

Le marché du missile va bien! “2011 aura été une excellente année pour MBDA” a annoncé hier Antoine Bouvier, le PDG du missilier européen, durant sa présentation des résultats à la presse. Avec un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros et des prises de commandes qui flirtent avec les 3 milliards, soit une progression de 5% par rapport à 2010 et 15% par rapport à 2009, le groupe accélère sa mutation. Il faut dire qu’avec les différents théâtres d’opérations (Afghanistan, Libye, Côte d’Ivoire…), la consommation en munitions aura cette année fait un bon. Et 2012 se présente sous de bons auspices : “l’objectif de 3,5 milliards d’euros de prise de commande est réaliste” confirme Antoine Bouvier. Ce qui permet à ce dernier de se montrer aussi confiant: les grands contrats export. Au premier rang desquels, l’Inde. Le pays a confirmé tout début 2012 le programme de modernisation de sa flotte de Mirage 2000, dont la partie missile (Mica), qui est estimée aux alentours du milliard d’euros. Et bien sûr le contrat Rafale à venir, entré en phase de négociation, dont le volet missiles est encore plus important. Et n’oublions pas les pays du Golfe, où MBDA est fortement présent. L’Inde reste le marché “le plus emblématique” des ambitions export du missilier: de sa volonté de développer l’export (avec l’objectif d’atteindre plus de 50% de son CA, contre 30% aujourd’hui) alors que les budgets européens sont en berne; et de sa politique de développement de partenariats locaux, via des programmes d’offset et de constitution de Joint Ventures locales pour assurer la maîtrise d’œuvre des futurs programmes missiles.

 

Un marché domestique en mutation

 

MBDA a malgré tout conscience que le développement de ses produits repose sur le marché domestique, entré dans une période de disette budgétaire. “Nous évoluons vers un nouveau modèle économique” assurait le PDG du groupe, “fondé sur une relation de partenariat avec les ministères de la défense avec une vision sur le long terme”. MBDA bénéficie aussi au premier plan de la coopération franco-britannique. L’idée du ” One MBDA” a été confirmée lors de la rencontre de février entre les deux chefs d’états, programmes à la clef (anti-navire léger…). Rappelons que l’objectif est d’avoir une seule filière missile en Europe et d’éviter la concurrence intra-européenne; MBDA devenant le seul grand maître d’œuvre sur le sujet. En ce sens les discussions devraient reprendre avec Sagem et Thales, qui ont des compétences missiles ainsi qu’une forte activité dans les auto-directeurs.

 

Phase critique pour la politique produits

 

“MBDA est un acteur global. Aujourd’hui il n’y a pas d’application sur lesquelles MBDA n’a pas de produit” annonce le PDG. Oui, mais l’enjeu est aujourd’hui de préparer la suite. Antoine Bouvier a cité trois domaines de développement produits prioritaires. La défense antimissile tout d’abord. Alors que le sommet de Chicago approche et se tiendra au lendemain de la présidentielle française, le PDG tire la sonnette d’alarme “Il est urgent que l’Europe reprenne l’initiative”. En clair, l’Europe a des atouts, dont le missile Aster, seul intercepteur européen capable de détruire des missiles balistiques ennemis. L’enjeu: que l’Europe ne se fournisse pas chez les américains, mais développe ses propres compétences, sinon il sera trop tard.

 

Autre domaine: la frappe dans la profondeur. Il faut aujourd’hui préparer la prochaine génération de missile de croisière Scalp, largement utilisé durant le conflit libyen.

 

Enfin, troisième axe produit : le missile de combat terrestre. On le sait, la France a acheté américain (missile Javelin), pour faire face à une urgence opérationnelle du théâtre afghan. MBDA avait de son coté développé une nouvelle version du missile antichar Milan filoguidé (ER), alors que les forces souhaitaient un missile à auto-directeur infra-rouge “tir et oubli”. Un couac aujourd’hui rattrapé, avec le développement lancé d’un nouveau missile bi-modes (vidéo et IR) adapté aux souhaits de l’armée française, le MMP. “On revient de loin” analysait Antoine Bouvier hier. Le contrat de développement et de production de ce nouveau missile de combat terrestre est attendu cette année. Reste à savoir si MBDA va réussir à amortir les sommes engagées dans le développement du Milan ER, avec un contrat qui ne pourra être que export…

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 20:04

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source Le Telegramme

 

21.03.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le 20 avril 2011, des officiels, ingénieurs et militaires malaisiens, terminent un stage de formation sur la base militaire de l'Île Longue (Finistère). Les militaires malaisiens utilisent en effet des sous-marins français et effectuent, ce jour-là, un stage de sauvetage durant lequel ils apprennent les manoeuvres à effectuer en cas d'évacuation des sous-marins.

 

Alors qu'ils sont censés regagner Brest par la mer, leur vedette est interceptée par la gendarmerie maritime. Une alarme vient en effet de se déclencher au niveau d'un terminal informatique de la base navale ultra-sensible! Un disque dur, dissimulé par un stagiaire malaisien lors du contrôle effectué à l'entrée du site, a été branché sur un ordinateur de la base.

 

Hier après-midi, un sous-officier de la Marine comparaissait devant la chambre militaire du tribunal correctionnel de Rennes, pour "violation de consigne". Il a reconnu avoir branché le disque dur pour y copier un document détaillant la procédure de sauvetage. Un document qu'il avait lui-même réalisé, explique-t-il à la barre.

 

Ce second maître est instructeur au Centre d'entraînement au sauvetage individuel de la Marine française. Il était chargé d'accompagner la visite des Malaisiens. Son avocat, Me Bertrand Labat, a plaidé la bonne foi de son client, et la relaxe : "Le second maître pensait que le disque dur était passé à l'antivirus. Il l'a inséré en toute confiance dans l'ordinateur." "Comment ce disque dur a-t-il pu passer le service d'ordre ?", questionne même le prévenu.

 

Dans son rapport, l'autorité militaire reconnaît les défaillances du contrôle d'accès : "Il n'est pas normal qu'un disque dur puisse être introduit dans l'enceinte de l'ïle Longue par un stagiaire étranger." "L'alarme a créé un véritable remue-ménage sur l'Île Longue, ajoute le procureur Jean-Marie Besse. Le navire des Malaisiens a été arraisonné, des mesures draconniennes de sécurité ont été mises en place et les gendarmes maritimes sont arrivés en nombre."

 

Le magistrat reproche au prévenu d'avoir tenté de se soustraire à sa responsabilité avant de finalement se dénoncer en fin de journée : "un comportement inadmissible au vu de la sensibilité du site de l'ïle Longue". Le procureur a requis une peine d'un mois de prison avec sursis. "Le sous-officier a eu peur des conséquences de sa maladresse", a plaidé la défense. Jugement le 15 mai.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:56

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Tir de missile à moyenne portée Hawk lors de l’exercice Nawas 2010

Crédits : SIRPA Terre/ADC J-C Thorel

 

19/03/2012 Armée de Terre

 

400 soldats de l’armée de Terre s’entraînent en terrain libre pour l’exercice Nawas 2012 dans le sud-ouest de la France.

 

L’exercice interarmées de défense surface-air Nawas 2012 se déroule du 17 au 30 mars 2012 dans le sud-ouest de la France. Pendant la 1re phase, les militaires des 3 armées (Terre, Air, Marine) évoluent en terrain libre, principalement entre Toulouse et Biscarrosse sur une zone de 300km sur 300km.

 

Puis du 23 au 30 mars, une soixantaine de missiles seront tirés par les différents systèmes d'armes lors d’une campagne de tirs réels.

 

Ce sera pour l'armée de Terre la dernière campagne de tir du système d’armes Hawk (missile à moyenne portée). A l'été 2012, le contrat opérationnel des systèmes sol-air moyenne portée (SAMP) doit être transféré de l'armée de Terre à l'armée de l'Air.

 

Nawas 2012 est monté et dirigé par les trois armées, sous l’impulsion et le pilotage du commandement des forces terrestres (CFT). Son but : valider la capacité opérationnelle des armées à assurer la défense surface-air d’une force terrestre projetée, déployée et en mouvement.

 

L’armée de Terre engage ici près de 400 militaires, essentiellement du 402erégiment d’artillerie (402e RA) de Châlons-en-Champagne et du 54e régiment d’artillerie (54e RA) d’Hyères.

 

Les moyens de l’armée de Terre déployés sont :

 

    3 batteries équipées de systèmes sol-air très courte portée  Mistral,

    1 batterie équipée de SAMP Hawk,

    hélicoptères Gazelle et Puma.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:51

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21/03/2012 Marine Nationale

 

Le 19 mars 2012, le patrouilleur d’expérimentation L’Adroit a été admis au service actif.

 

Doté d’un nombre important d’innovations, le bâtiment a été mis à disposition de la Marine nationale le 21 octobre 2011 pour trois ans. Au cours de ces trois prochaines années, il devrait assurer différentes missions : surveillance des pêches, lutte contre les trafics de drogue, préservation de l’environnement, aide humanitaire, recherche et sauvetage en mer.

 

2011mbst202_006_070_marin-1.jpg

 

Fort de deux équipages évoluant en alternance tous les quatre mois, L’Adroit aura une grande disponibilité à la mer, avec 220 jours passés en opérations par an. Mesurant 87 mètres, le patrouilleur d’expérimentation L’Adroit a une autonomie de 8000 miles nautiques. Il peut rester plus de 3 semaines en haute mer, atteindre une vitesse de 21 nœuds et accueillir un hélicoptère et des drones. Il ne requiert qu’un équipage réduit de 30 personnes et peut transporter en plus une trentaine de passagers.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:55

VL-MICA-surface-to-air-defence-system.--Photo-MBDA--.jpg

 

19/03/2012 Michel Cabirol - LaTribune

 

Le missilier européen pourrait armer six frégates de la Marine royale malaisienne. Le montant du contrat est évalué à 400 millions d'euros.

 

Ca plane commercialement pour MBDA, qui présente mardi ses résultats. Après avoir obtenu un très beau contrat en Inde avec la vente de 493 missiles air-air de moyenne portée Mica (Mica IR/EM) pour armer les Mirage 2000 en voie de modernisation (920 millions d'euros) en février, le missilier européen (détenu à hauteur de 37,5 % par EADS, 37,5 % par BAE Systems et 25 % par l'italien Finmeccanica) pourrait à nouveau faire mouche en Asie, et plus particulièrement en Malaisie, dans les prochaines semaines.

 

MBDA aurait pris un avantage, qui reste toutefois à confirmer, dans la compétition pour armer six corvettes de la Marine royale malaisienne. Une nouvelle commande en Asie estimée à environ 400 millions d'euros. Pour autant, les différents interlocuteurs restent encore « très prudents » sur la concrétisation de ce contrat même si le package proposé par MBDA tient actuellement la corde de la part du client malaisien, selon des sources concordantes.

 

Signature espérée fin du premier semestre

 

MBDA propose ainsi ses missiles surface-air VL Mica, et l'anti-navire, Exocet block 3, à la Malaisie en vue d'équiper les corvettes malaisiennes fabriquées par le groupe local Boustead Naval Shipyard (BNS). La première doit être livrée en 2017. Choisi en décembre dernier comme maître d'œuvre de ce programme de 2,2 milliards d'euros, BNS avait sélectionné le design des Gowind, conçu par DCNS.

 

Exocet MM40 Block 3 firing. MBDA Michel Hans

Exocet block 3 - photo MBDA

 

Le groupe naval tricolore attend dans les prochaines semaines la LOA (Letter of acceptance) de BNS, afin de finaliser les différents contrats (design des corvettes et système de combat). MBDA a d'autant plus de chance d'être sélectionné que le système de combat choisi par la Marine royale malaisienne est celui de DCNS (SETIS), qui a l'habitude de travailler avec le missilier européen, aux dépens de celui de Thales (Tacticos).

 

Le calendrier pourrait s'accélérer au moment du salon de défense DSA, qui se déroule mi-avril à Kuala Lumpur (16-19 avril). Mais les observateurs estiment que le contrat devrait être signé vers la fin du premier semestre.

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:45
Londres espère que les Emirats préféreront l'Eurofighter au Rafale

 

photo Armée de l'Air

 

20 mars 2012 par Peter Griffiths (Reuters)

 

LONDRES, 20 mars - Le consortium de défense européen Eurofighter espère toujours décrocher un contrat de plusieurs milliards d'euros avec les Emirats arabes unis, malgré des informations de presse selon lesquelles la France serait sur le point de le remporter.

 

Latribune.fr rapportait début février que la vente par Dassault Aviation de 60 Rafale aux Emirats arabes unis pourrait être annoncée d'ici début avril. (voir )

 

S'il se confirmait, ce contrat estimé à 10 milliards de dollars (7,55 milliards d'euros) marquerait un revirement après la douche froide subie par l'avionneur français l'an dernier, lorsque les Emirats avaient jugé l'offre de Dassault non compétitive et irréalisable.

 

Il constituerait aussi une nouvelle victoire pour le Rafale, Dassault ayant obtenu fin janvier l'ouverture de négociations exclusives avec l'Inde pour l'achat de son avion de combat.

 

Cependant, deux ministres britanniques disent encore espérer pouvoir persuader Abou Dhabi de choisir le Typhoon, construit par Eurofighter, un consortium réunissant la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne.

 

Interrogé sur les chances de voir un tel accord survenir, le secrétaire d'Etat britannique au Commerce, Stephen Green, a dit à Reuters: "Je pense certainement qu'il y a une réelle possibilité, (même) s'il y a un concurrent sérieux, comme nous le savons tous."

 

"Il y a eu un engagement ministériel considérable", a-t-il ajouté en marge d'une conférence de dirigeants d'entreprise visant à renforcer les liens commerciaux entre la Grande-Bretagne et les Emirats dans des secteurs aussi variés que la défense, l'infrastructure, la santé et la technologie.

 

Gerald Howarth, sous-secrétaire d'Etat britannique à la Défense, a précisé de son côté que le gouvernement britannique continuait de soutenir la campagne d'Eurofighter auprès d'Abou Dhabi.

 

"Il y aurait vraiment de quoi espérer un partenariat fort si les Emirats venaient à sélectionner le Typhoon", a-t-il dit. "C'est à présent une réelle possibilité, vu l'intervention du Premier ministre et bien sûr la réponse des Emirats."

 

Le Premier ministre britannique David Cameron s'était rendu aux Emirats peu après sa prise de fonction en 2010.

 

L'Eurofighter est construit par le groupe britannique BAE Systems, l'italien Finmeccanica et EADS .

 

Outre Dassault, Eurofighter est en concurrence avec Lockheed Martin et Boeing. (Natalie Huet pour le service français, édité par Nicolas Delame)

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 08:40

thales-logo-lg

 

20/03/2012 Cercle Finance - bourse.lefigaro.fr

 

Les Echos rapportent que Bercy et la Défense ont engagé un bras de fer autour d'un contrat d'un milliard d'euros qui reviendrait à Thales.

 

Ainsi, Gérard Longuet, ministre de la Défense, doit décider cet après-midi de notifier ou non au groupe d'électronique la première tranche du contrat de renouvellement des 33.000 postes radio de l'armée française.

 

Selon le quotidien économique et financier, à cinq semaines de la présidentielle et compte tenu des déficits, le ministère des Finances fait de la résistance.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 23:58

SAMP-T-photo-Sirpa-Air.jpg

 

20/03/2012 Alain Ruello – LesEchos

 

A deux mois du sommet de l'Otan à Chicago, le fabricant de missiles, filiale d'EADS, BAE et Finmeccanica, craint que la France ne soit obligée d'acheter du matériel américain sur étagère.

 

Antoine Bouvier tire la sonnette d'alarme. A deux mois du sommet de l'Otan, qui doit confirmer à Chicago l'engagement des pays de l'Alliance dans le très coûteux programme de défense anti-missile américain, le PDG de MBDA a averti le futur gouvernement français que rien ne serait pire que la politique de l'autruche. Faute de consacrer les investissements nécessaires au sujet -évalués entre 2 et 3 milliards d'euros sur les dix prochaines années -la France sera obligée d'acheter sur étagère des matériels « made in US », estime le patron du fabricant français de missiles.

 

Il en va de la survie d'une partie de l'industrie européenne de l'armement, a-t-il déclaré en substance ce mardi, lors de la présentation des résultats de la filiale d'EADS, BAE et Finmeccanica. Son chiffre d'affaires a progressé de 5 %, à 3 milliards d'euros, pour une marge opérationnelle de 10 %.

 

Héritée de la guerre des étoiles de Ronald Reagan, la défense anti-missile est un sujet très complexe, sur le plan technique mais aussi diplomatique. Il s'agit d'ériger une barrière capable d'arrêter des missiles balistiques, c'est-à-dire de plusieurs milliers de kilomètres de portée, avant qu'il ne frappent leurs cibles. Ce qui nécessite d'associer des radars de détection de tir, des satellites de suivi de la trajectoire, et, bien sûr, des intercepteurs.

 

Une facture de plusieurs milliards

 

L'efficacité d'un tel système fait débat, malgré quelques essais réussis. Cela n'empêche pas Washington de pousser à la roue, avec le but non avoué de faire payer par ses alliés une partie des matériels développés pour ses propres besoins. Fin 2010 à Lisbonne, les chefs d'Etat et de gouvernements de l'Otan ont accepté de faire de la défense anti-missile une nouvelle mission de l'Alliance. La France, pour qui la dissuasion nucléaire suffit à se prémunir de la menace balistique, a fini par se ranger au projet. Le problème est que, compte tenu des règles en vigueur à l'Otan, tout Etat membre est obligé de participer -en nature ou en espèce -au financement d'un programme dès lors qu'il est décidé. Et la facture va se chiffrer en milliards !

 

Le train est donc parti, quasiment impossible à arrêter. S'il souhaite limiter les engagements financiers, le prochain chef de l'Etat pourra simplement jouer la montre. Pour honorer son ralliement de Lisbonne, la France a proposé dans un premier temps de mettre au pot son système de missiles sol-air SAMP/T, son futur satellite d'alerte avancée, ainsi qu'un logiciel de commandement. Comme les Américains proposeront bien plus, cela ne suffira pas.

 

A moins de claquer la porte du programme, quitte à provoquer un clash avec ses alliés de l'Otan, ou de sacrifier d'autres programmes d'armement, la France devra donc payer pour respecter sa quote-part. Et quitte à payer, autant que cela profite aux industriels français, avance MBDA. Pour réaliste qu'il soit, l'avertissement d'Antoine Bouvier obéit à un intérêt économique bien compris : récupérer des budgets.

 

 


 
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 19:55
La surveillance de l’espace, base indispensable d’une défense spatiale


26/03/2012 Commandant Thierry Cattaneo  - CDAOA

 

Parler de spatio-dépendance des sociétés modernes et de leurs armées n’est certes plus original, mais les menaces induites, invisibles, sont encore sous-évaluées. C’est pourquoi le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale affirme : « La surveillance de l’espace est devenue un grand enjeu civil et militaire. »

 

Surveiller l’espace est une nécessité reconnue, et la France se dote progressivement d’outils lui permettant d’apprécier les éléments les plus pertinents de la situation spatiale de façon autonome. Encore faudra-t-il définir les concepts et doctrines, acquérir les justes moyens et savoir-faire, mettre en œuvre les logiques et monter les structures éventuellement capables de modifier cette situation, si l’on souhaite évoluer du spatial de défense à la défense spatiale.

 

L’importance des moyens spatiaux

Il est illusoire désormais d’espérer agir sans le support des satellites. Ainsi, le GPS n’est pas seulement ce service qui permet de guider la munition ou de positionner précisément les unités, et dont, au prix d’une augmentation du risque, on pourrait se passer ; il est aussi et avant tout le fournisseur d’une horloge extrêmement précise sur laquelle sont calées de nombreuses applications, comme les réseaux informatiques, la téléphonie ou les échanges interbancaires. Réduire cette dépendance stratégique impose la possession en propre d’un service équivalent : Galileo. De même, pour les liaisons à longue distance entre métropole et éléments déployés, il est courant de réserver des créneaux et fréquences sur des satellites de communication.

Toutefois, les segments spatiaux sont exposés à tout un spectre de menaces :

  • naturelles au travers de l’environnement et de sa météorologie particulière ;
  • artificielles par le nombre et le caractère incontrôlable des débris ;
  • ou encore volontaires comme le montrent les tirs antisatellites (ASAT) opérés à titre de démonstration par les Américains et les Chinois.

 

Surveiller, contrôler, protéger

Il est donc nécessaire à plus d’un titre pour une puissance spatiale de surveiller la situation exo- atmosphérique, et de maîtriser ce qui s’y déroule, pour s’en protéger selon des modes passifs ou actifs. De plus en plus, les États cherchent à exercer leur influence dans l’espace, pour en tirer un bénéfice notamment militaire. Dans ce domaine, la Défense française développe progressivement les moyens, les savoir-faire et la visibilité qui lui permettent de tenir son rang parmi les leaders mondiaux.

L’armement cinétique anti-satellites est aujourd’hui proscrit par le légitime souci de préservation de l’espace. D’autres modes d’action, moins destructifs ou tournés vers les segments sol de commandement ou contrôle, sont désormais envisagés. De plus, à la dématérialisation de la menace peut répondre une dématérialisation de la contre-mesure : cyber-attaques, actions de guerre électronique peuvent s’avérer particulièrement efficaces. Si ces moyens sont aujourd’hui virtuellement disponibles, les cadres d’action restent à définir. Et cette guerre spatiale, dont le plus gros de l’engagement se déroulera paradoxalement au sol, ne pourra reposer que sur des personnels spécifiquement formés.

 

La coopération CNES - CDAOA

Le CNES et l’armée de l’air coopèrent activement en vue de la préservation et du meilleur emploi des moyens spatiaux nationaux, se partageant les manœuvres, la programmation et la surveillance de la situation. Ce lien est particulièrement valorisé en cas de risque de collision et pour la surveillance des rentrées atmosphériques d’objets potentiellement dangereux en raison de leur masse ou de leur composition.

Les résultats obtenus sont comparables à ceux que communique la NASA.

Chacun des deux organismes œuvre en respectant des cadres légaux fixés par la loi sur les opérations spatiales et par le code de la défense.

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 08:35

La-caserne-du-17e-RGP-a-Montauban.-DDM.jpg

La caserne du 17e RGP à Montauban. DDM

 

19/03/2012 ladepeche.fr avec Agence

 

Les obsèques des deux parachutistes du 17e RGP tués jeudi par un tireur à deux-roues auront lieu mercredi à 16h45 dans la caserne du régiment à Montauban, a annoncé ce lundi une source proche de l'organisaton de la cérémonie.

 

Le président de la République pourrait participer à la cérémonie. Ce lundi, Nicolas Sarkozy a lui-même déclaré qu'il "aurait l'occasion d'aller à Montauban", sans plus de précision. Par ailleurs, Brigitte Barèges, la députée-maire de la ville, a indiqué qu'elle prévoyait d'organiser au moment des obsèques officielles une cérémonie d'hommage à laquelle pourra participer le public, au monument aux morts du cours Foucault, un parc arboré situé en face de la caserne.

 

Les commerces devraient par ailleurs être fermés à la demande de la mairie à cette occasion. Les drapeaux seront également mis en berne. Des registres de condoléances ont été ouverts à la mairie. "Beaucoup de Montalbanais veulent manifester leur soutien" aux militaires tués, a expliqué Brigitte Barèges. Ainsi ils pourront exprimer "leur compassion, leur incompréhension et leur colère", a-t-elle ajouté.

 

Un doute plane cependant encore sur l'organisation de cette cérémonie municipale. "Tout dépendra des consignes de sécurité qui seront données, en fonction des personnalités qui participeront à la cérémonie dans la caserne", a indiqué la première magistrate montalbanaise.

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