Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 13:55

VBL---Photo-Panhard.jpg

 

23 février 2012 par Hassan Meddah L’USINE NOUVELLE

 

La France confirme son rang de quatrième puissance exportatrice de matériel militaire en 2011 avec des ventes de 6,5 milliards d'euros aux armées étrangères.

 

En 2011, les ventes de matériel militaire français à l'exportation ont atteint environ 6,5 milliards d'euros, contre un peu plus de 5,1 milliards un an auparavant. Si les commandes ont été tirées par la vente de navires de guerre de nouvelle génération (les BPC pour bâtiments de projection et de commandement) à la Russie, la rénovation des Mirage 2000 en Inde et la vente de véhicules blindés à l'Arabie Saoudite , les deux tiers de l'activité proviennent de petit contrats de moins de 200 millions d'euros.

 

"C'est le résultat de l'excellence de nos équipements", a indiqué Laurent Collet-Billon délégué général pour l'armement à l'occasion de l'annonce des résultats de l'activité 2011 de la Direction général pour l'Armement. Ces contrats sont pour l'essentiel réalisés par les grands fabricants (Thales, Safran, DCNS, Nexter...) et les PME ne représentent que 3 à 5% des exportations directes.

 

La performance est d'autant plus remarquable que la concurrence est de plus en vive avec les industriels américains qui cherchent à compenser le manque à gagner sur leur marché domestique lié aux restrictions budgétaires . La compétition est d'autant plus dure que de nouveaux pays comme la Chine et la Corée du Sud affichent de nouvelles ambitions sur le marché militaire. La France a toutefois conforté son rang de quatrième exportateur d'armes au niveau mondial. Sur la décennie, 2001-2011, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie la France et Israël se partagent environ 90% du marché des équipements de défense.

 

"C'est vital de développer nos exportations pour mieux amortir nos coûts fixes, faire tourner les chaines de productions et dégager des ressources supplémentaires pour l'innovation", a précisé Laurent Collet-Billon. Selon la DGA, cette activité représente près de 50.000 emplois directs et autant d'indirects.

 

La DGA estime même que les exportations d'armement pourraient atteindre 7,5 milliards d'euros en 2012, indépendamment des grands contrats aéronautiques.

Partager cet article
Repost0
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 13:35

bold-computers photo ECPAD

"Même au sein de l'outil défense, chacun travaille dans son coin."

Photo : ECPAD

 

23 fév 2012 par Romain Mielcarek  - ActuDéfense

 

Le Parlement avance progressivement dans son analyse des problématiques de cyberdéfense. Rapporteur pour le Sénat, Jean-Marie Bockel décrit la France comme un « village gaulois » qui chercher à identifier ses partenaires. OTAN, UE et pourquoi pas Chine dans une lutte contre une menace globale qui manque surtout cruellement d’une doctrine d’emploi définie.

 

Il faut sortir de la logique de « petit village gaulois » affirmait hier Jean-Marie Bockel. Rapporteur d’un rapport sur la cyberdéfense auprès de la commission Défense du Sénat, il faisait part de ses premiers constats. S’il salue les efforts réalisés depuis la parution du premier Livre blanc sur la défense, notamment avec la création de l’ANSSI, il admet aussi que « tout cela reste balbutiant » et que « même au niveau de l’outil défense, chacun travaille dans son coin ».

 

Faute de systèmes de détection globale des attaques, faute de moyens humains suffisants, il faut se rapprocher de nos partenaires. Nos voisins au sein de la communauté européenne mais aussi au sein de l’outil OTAN. Des structures au sein desquelles nous évoluons déjà … plus ou moins. L’ambassadeur d’Estonie de rappeler au cours du petit déjeuner débat d’hier que la France reste l’absente remarquée du Centre d’Excellence de Cyberdéfense de l’OTAN à Tallin. Jean-Marie Bockel d’admettre de son côté que les Allemands et les Britanniques ne sont pas toujours clairs non plus sur leurs positions stratégiques en la matière.

 

Reste enfin l’ami chinois. Alors que l’on est souvent habitué à percevoir Pékin comme une menace, le sénateur est beaucoup moins affirmatif là-dessus. Il assure que des hauts responsables et des ministres liés aux questions de cybersécurité lui ont assuré ne pas être à l’origine des attaques qui ont visé la France, notamment en mars 2011 au moment des intrusions dans les données du ministère des Finances français. Les officiels chinois seraient donc tout à fait près à coopérer dans le domaine de la cyberdéfense. Même si des bataillons de pirates disséminés dans la population, en liaison directe avec les services de renseignement.

 

Tout reste donc à faire pour sortir la France de son isolement stratégique dans le domaine du numérique. Le tout en l’absence de toute forme de doctrine claire. Alors qu’un nouveau Livre blanc sur la défense nationale est à l’étude, force est de constater que politiques et techniciens peinent toujours à concevoir les positions que la France doit adopter et les moyens dont elle doit se doter.

 

Pour nous rassurer, nous apprendrons que ceux qui doivent savoir que nous avons les moyens de nous défendre le savent. Nos alliés britanniques, allemands et britanniques seraient d’ailleurs tout à fait convaincus de notre « sérieux » dans le domaine de la cyberdéfense. Mais s’il s’agit de sortir de l’isolement, pas question pour autant de lésiner sur la suprématie nationale de notre « village gaulois ». Le secret reste de mise et l’on continue d’ignorer dans quelle proportion les institutions publiques et les entreprises privées tricolores sont prises pour cible au quotidien. Il ne faudrait surtout pas admettre notre perméabilité informatique.

Partager cet article
Repost0
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 13:15
Aravis - photo RP Defense

Aravis - photo RP Defense

22.02.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Intéressant  sujet des collègues du blog FOB qui confirment une info d'octobre dernier:

 

L'info avait été donnée en octobre dernier par la Lettre de l'Expansion qui annonçait une prochaine signature "portant sur l'acquisition par l'Arabie Saoudite de 73 véhicules blindés Aravis à 0,6 million d'euros pièce. Près de 191 engins pourraient être commandés ultérieurement".

Partager cet article
Repost0
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:54

Lagasse-photo-ouest-France.jpg

 

22 février 2012   Hubert Orione – LeTelegramme.fr

 

Les groupes Eolane, Cofidur et l'entreprise Roux et Compagnie ont déposé leurs offres de rachat de Lagassé Communication et Industries (LC&I) de Douarnenez. Trois offres qui restent toutefois conditionnelles.

 

En période d'observation jusqu'à la fin mai et placée en redressement judiciaire, l'entreprise LC&I, employant environ 220 personnes en CDI et spécialisée dans l'électronique et les systèmes de communication sécurisée, a fait l'objet, lundi soir, de trois propositions de reprise. Hier matin, la direction a dévoilé au personnel le nom des trois potentiels repreneurs.

 

Trois industriels

 

Les trois propositions ont été effectuées par des entreprises de taille très différentes. On retrouve le puissant groupe Eolane (environ 2.500 salariés et 300 M€ de chiffre d'affaires). En lice également, son concurrent et «frère ennemi», le groupe Cofidur (environ 700 salariés et 100 M€ de CA). Enfin, l'entrepriseRoux et Compagnie, installée à Kervignac dans le Morbihan qui compte une centaine de salariés et réalise environ 12 M€ de CA, s'est également mise sur les rangs. «Ces trois repreneurs ont des projets différents mais sont tous les trois des industriels avec lesquels on a l'habitude de parler et pas simplement des fonds d'investissements», notait hier le directeur général du site LC&I, Yves David.

 

Offres sous réserves

 

Pour autant, ces trois offres sont sous réserves. «Les trois entreprises conditionnent leur proposition de rachat de LC&I à l'obtention de garanties du plan de charge pour les années à venir», résumait hier Marc Le Meil, représentant CGT au comité d'entreprise. Des garanties attendues surtout auprès de Cassidian (filiale d'EADS); client pour plus de 80 % de LC&I. Pour que les trois repreneurs aient le temps de négocier ces garanties auprès de Cassidian, «afin de lever les réserves et de faire des offres fermes», les administrateurs judiciaires ont accordé jusqu'à la mi-mars. Et c'est «sans doute à la mi-avril que le tribunal de commerce tranchera», estimait hier la direction de LC&I et son comité d'entreprise.

 

Plan social

 

Hier, la présence officielle de trois repreneurs était «un peu rassurante»; même si, pour l'instant, les offres de rachat ne sont que conditionnelles. Pour autant, ces trois propositions inquiètent les salariés car elles sont, toutes les trois, assorties d'un plan social «qui concerneraient une quarantaine de personnes». Depuis la mise en redressement, le CE travaille pour qu'EADS - «entreprise financée par l'État» -, fournisse, «pour les années à venir», un plan de charge suffisant permettant de conserver l'activité du site douarneniste. «Les hommes politiques veulent que l'on produise "français"; alors qu'ils agissent en ce sens», résumait hier le CE, qui s'est déjà tourné vers EADS et a «interpelléles candidats à la présidentielle». Sur le site de Lannugat à Douarnenez, rien n'est encore joué.

Partager cet article
Repost0
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:49

cpco-thales source forcesoperations.com

source forcesoperations.com

 

22 février 2012 par Astrid Gouzik L’USINE NOUVELLE

 

Dans un entretien accordé au Figaro, publié mercredi 22 février, le PDG de Thales justifie ses choix.

 

Les faits lui ont donné raison ! Et Luc Vigneron, le PDg de Thales, s’en réjouit dans les pages saumon du quotidien. Alors qu’il était contesté par une partie de ses salariés pour la sévérité de sa stratégie, Luc Vigneron a permis au groupe de défense de "prendre de l’avance sur ses concurrents".

 

"Thales est devenu un groupe plus orienté vers l'international et plus agile dans un environnement changeant", explique-t-il.


Les nouvelles méthodes de travail implémentées ont donc payé, selon lui. A l’export notamment, la façon de travailler a radicalement changé.

 

Une initiative rapidement copiée par Cassidian, la filiale défense d’EADS, et l’italien Finmeccanica. Ils ont aussi engagé une campagne de réorganisation. "Nous avons anticipé, nous avons dix-huit mois d’avance sur nos concurrents dont certains se sont inspirés de notre démarche", se félicite Luc Vigneron.

 

A quelques jours seulement de la présentation des résultats, le PDG montre donc un visage satisfait des résultats du groupe. Thales table sur un résultat opérationnel représentant plus de 5% de son chiffre d'affaires, alors que cette marge était négative de 0,7% l'année précédente.

Partager cet article
Repost0
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:38
La défense a investi 10 milliards d'euros en 2011 dans l'industrie

 

22/02/2012 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La Direction générale de l'armement (DGA) a dépensé 10,7 milliards d'euros en 2011 dans l'industrie au titre des programmes d'armement et de la recherche.

 

Les industriels de la défense ont été plutôt préservés l'an dernier. Selon les chiffres du Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, présentés mercredi lors d'une conférence de presse, la DGA a investi 10,7 milliards d'euros dans l'industrie de défense, dont 724 millions au titre de la recherche. Sur ces crédits de paiements dans la recherche, Laurent Colle-Billon a souligné l'effort du ministère de la Défense en faveur des PME et ETI à travers le dispositif "Rapid", doté d'un budget de 40 millions d'euros, en hausse de plus de 30 % sur un an. "L'effort de renouvellement des forces s'est poursuivi en 2011, avec notamment, dans le domaine de la dissuasion la suite des livraisons de missiles M51 et ASMPA, dans le domaine concventionnel les livraisons des hélicoptères NH90 et Tigre, des équipements de fantassin FELIN, des véhicules blindés de combat VBCI, des avions Rafale ainsi que des missiles Aster, Exocet MM40 et MICA", a expliqué la DGA dans un communiqué.

 

Réduction des personnels

 

Le ministère de la Défense a en revanche peu dépensé dans les programmes dits "d'urgence opérationnelle", nécessaires pour équiper les forces sur les théâtres d'opération (Afghanistan, Libye...). C'est, selon la DGA "un autre preuve de la robustesse de l'approche capacitaire du ministère et de la flexibilité des matériels déployés pour s'adapter à des théâtres d'opération variés et très éprouvants". En 2009 et 2010, le ministère avait dépensé respectivement 250 et 170 millions d'euros pour faire face à ces urgences opérationnelles.

 

Enfin, la DGA vise des effectifs à hauteur de 10.000 en 2014. Soit la suppression d'u quart des personnels entre 2008 et 2014.

Partager cet article
Repost0
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 08:13

DGA.jpg

 

22 février 2012 par Astrid Gouzik L’USINE NOUVELLE

 

La France s’est maintenue au 4ème rang mondial des exportateurs l’année dernière.

 

Selon les chiffres provisoires du ministère de la Défense, dévoilés mercredi 22 février, le montant global des exportations s’est élevé à 6,5 milliards d’euros. En 2010, elles avaient atteint 5,12 milliards, soit une hausse 27%.

 

Ces bonnes performances permettent à la France de se maintenir au 4ème rang des pays exportateurs d’armes. "Ce sont 50.000 emplois directs et 50.000 emplois indirects", a précisé le délégué général de l'armement, Laurent Collet-Billon.

 

La direction générale de l’armement a investi en 2010 10,7 milliards dans l’industrie de la défense. La somme allouée est quasiment la même qu’en 2010.

Partager cet article
Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:46

engin-de-debarquement-amphibie-rapide--EDA-R-n-2-copie-1.jpg

 

22/02/2012 Ministère de la Défense - Economie et technologie

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné le deuxième engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R n°2) le 24 janvier 2012.

 

Le premier EDA-R, réceptionné le 24 novembre 2011, a quant à lui quitté la base navale de Toulon dès le 9 janvier avec le BPC Mistral pour participer à l'exercice Bold Alligator qui se déroule du 24 janvier au 13 février sur la côte est des Etats-Unis. Réunissant notamment les forces des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas, il s'agit d'une des plus grandes manœuvres amphibies organisées ces 10 dernières années.

 

Long de 30 mètres et large de 12, les EDA-R ont une capacité d'emport nominale de 80 tonnes et une vitesse de 18 nœuds à pleine charge et de 30 nœuds à vide.

 

Basé sur un concept unique au monde (L-CAT - landing catamaran ) breveté par la société CNIM (Constructions industrielles de la Méditerranée), l’EDA-R est un catamaran rapide en mode transit, qui se transforme en navire à fond plat pour plager et enradier, grâce à une plate-forme élévatrice centrale. Chaque BPC peut emporter deux EDA-R dans son radier.

 

La réception des troisième et quatrième EDA-R interviendra d'ici mi 2012.

Partager cet article
Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:38

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-fevrier-2012/au-total-pres-de-120-aviateurs-de-la-base-de-luxeuil-sont-deployes-en-corse./1569274-1-fre-FR/au-total-pres-de-120-aviateurs-de-la-base-de-luxeuil-sont-deployes-en-corse..jpg

 

22/02/2012 16:03  - Auteur :  Ltt Charline Redin Sources : Armée de l'air

 

Du 13 au 24 février 2012, huit Mirage 2000-5F de l’escadron de chasse 1/2 «Cigognes» de Luxeuil sont déployés sur la base aérienne 126 de Solenzara en Corse, pour une campagne de tir air-air.

 

Au total huit Mirage dédiés à la mission de défense aérienne de l’escadron de chasse 1/2 «Cigognes» et près de 120 aviateurs de Luxeuil dont 30 pilotes participent à la campagne de tir qui vise à qualifier les pilotes au tir canon air-air.

 

«Compte tenu de notre engagement sur l’opération Harmattan, notre escadron n’a pas réalisé de campagne de tir depuis le mois d’octobre 2010 , explique le lieutenant-colonel Laurent Rozewicz, commandant de l’escadron de chasse «Cigognes». Cette année, nous avions sept jeunes pilotes à qualifier. C’était l’enjeu de cette campagne de tir sur l’île de beauté . Le dernier pilote a été qualifié aujourd’hui même  ».

 

C’est également l’occasion pour le personnel de l’escadron d’être déployé pour la première fois avec les équipes de mécaniciens de la base de Luxeuil. «Depuis le déménagement de notre escadron de la base de Dijon vers la base de Luxeuil l’année dernière, c’était la première fois que nous partions ensemble. Cette campagne permet donc de renforcer la cohésion du groupe », confie le lieutenant-colonel Rozewicz.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-fevrier-2012/huit-mirage-2000-5f-ont-ete-deployes-sur-la-base-aerienne-de-solenzara-en-corse./1569279-1-fre-FR/huit-mirage-2000-5f-ont-ete-deployes-sur-la-base-aerienne-de-solenzara-en-corse..jpg

 

Le Mirage 2000-5F est un appareil exclusivement dédié à la mission de défense aérienne. À ce titre, il participe en permanence au dispositif de sûreté aérienne au-dessus du territoire national.

Partager cet article
Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 21:30

bilan_dga_2011.jpg

 

Paris, le 22 février 2012 DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ARMEMENT

 

Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement, a présenté ce jour à la presse le bilan d’activités 2011 de la direction générale de l’armement (DGA).

 

Créée il y 50 ans par le général de Gaulle, la DGA est chargée de préparer les futurs systèmes de défense, d’équiper les forces armées et de promouvoir les exportations d’armement. Le délégué général pour l’armement indique que le ministère de la Défense et des Anciens combattants, à travers l’activité de la DGA en 2011, a investi 10,7 milliards d’euros dans l’industrie au titre des programmes d’armement et de la recherche.

 

Concernant les programmes d’armement, Laurent Collet-Billon voit dans le retour d’expérience de l’opération Harmattan (Libye) la confirmation de la qualité des équipements produits par l’industrie française (avion Rafale, hélicoptère Tigre, bâtiment de projection et de commandement BPC, armements) et la pertinence des choix capacitaires effectués conjointement par la DGA et les forces armées au cours des 20 dernières années.

 

L’effort de renouvellement des forces s’est poursuivi en 2011 avec notamment, dans le domaine de la dissuasion la suite des livraisons de missiles M51 et ASMPA, dans le domaine conventionnel les livraisons des hélicoptères NH90 et Tigre, des équipements de fantassin FELIN, des véhicules blindés de combat VBCI, des avions Rafale ainsi que des missiles ASTER, EXOCET MM40 et MICA. Enfin la capacité de renseignement est renforcée par la rénovation d’un Transall Gabriel et 5 nouvelles nacelles de reconnaissance RECO NG.

 

Le faible volume d’opérations conduites en « urgence opération » pour répondre à des besoins opérationnels imprévus, tant en nombre qu’en montant (seulement 20 millions d’euros en 2011, contre 170 en 2010 et 250 en 2009) est une autre preuve de la robustesse de l’approche capacitaire du ministère et de la flexibilité des matériels déployés pour s’adapter à des théâtres d’opérations variés et très éprouvants.

 

A propos des investissements dans la recherche, qui se sont élevés en 2011 à 724 millions d’euros de crédits de paiement, le délégué général pour l’armement rappelle qu’ils conditionnent l’avenir du système de défense français et de l’industrie d’armement. Il a souligné l’effort du ministère en faveur des PME et ETI à travers le dispositif « Rapid » (régime d’appui aux PME pour l’innovation duale), doté d’un budget passé à 40 millions d’euros, soit plus de 30% de hausse en un an.

 

En matière de coopération, Laurent Collet-Billon souligne l’avancement positif du bilatéral franco-britannique qui a enregistré des progrès importants sur tous les sujets de la feuille de route : mise en place d’équipes de programmes conjointes, R&T, répartition de centres d’excellence dans le cadre du projet « one complex weapons », programmes missiles, drones, guerre des mines. Les contacts se sont poursuivis avec les autres partenaires, en particulier l’Allemagne et l’Italie.

 

En conclusion, le délégué général pour l’armement réaffirme le rôle clé de la DGA en matière d’investissement.

 

Télécharger le Bilan 2011 de la DGA

Partager cet article
Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 18:55
Interview de Jacky Fouquereau : conseiller sur Forces spéciales


22/02/2012 Ministère de la Défense

 

« Forces spéciales » vient de sortir dans les salles de cinéma ! Jacky Fouquereau, conseiller sur le film et ancien membre de l’armée de Terre, nous parle de son rôle durant le film ainsi que de celui du ministère

 

Pour commencer pouvez-vous nous donner quelques éléments sur votre parcours ?

J’ai servi pendant 30 ans au sein de l’armée de Terre. D’abord dans des unités opérationnelles comme le deuxième régiment étranger de parachutistes à Calvi puis j’ai décidé de m’orienter vers la communication lorsque je suis passé au niveau d’officier supérieur.

De 1993 à 2011, j’ai travaillé pour la communication pour la Défense et de l’armée de Terre. Parallèlement, j’étais aussi chargé de missions opérationnelles sur les théâtres d’opérations en tant que porte-parole ou responsable de la communication. À ce titre j’ai fait plusieurs séjours en Afghanistan et au Tadjikistan pour la France et l’OTAN. Depuis juillet 2011, je suis revenu à la vie civile.

 

  • Quel a été le rôle du ministère de la Défense pour le film ? Quelles sont les raisons pour lesquelles le ministère est intervenu sur ce projet ?

Aujourd’hui en France, lorsqu’un réalisateur veut faire un film mettant en scène des militaires, il ne peut pas le faire parce qu’il n’y a pas de parc privé pour les équipements comme c’est le cas aux États-Unis. Or, chaque unité ou équipement de la Défense sont produites et entretenues en vue d’un engagement opérationnel, l’idée d’un prêt pour le film était donc inenvisageable.

Le partenariat avec le ministère a permis aux équipes de tournage de se caler sur les activités des forces pour pouvoir prendre les images nécessaires pour le film. L’idée était qu’à aucun moment le film n’obère le potentiel humain ou celui des systèmes d’armes mais que nous puissions filmer les forces dans les gêner dans leurs missions.

À titre d’exemple, les avions de chasse qui décollent dans le film sont des avions qui partaient en exercice au moment où nous les avons filmés. C’était un travail compliqué parce qu’il fallait tout organiser en fonction des équipements puisqu’on ne devait pas détourner les moyens qui étaient dédiés à l’entrainement des forces.

J’avais été détaché par l’État-major des armées pour mettre en adéquation les besoins du film avec les moyens militaires sur lesquels nous allions pouvoir nous appuyer et veiller à ce que tout se passe bien. 

 

  • Que vous pouvez nous en dire plus sur votre rôle durant le film ?

J’ai été associé au film dès sa conception. Stéphane Rybojad, le réalisateur de « Forces Spéciales » m’a sollicité pour l’aider à proposer le scénario le plus réaliste possible. D’abord par amitié mais aussi du fait de mes connaissances sur l’Afghanistan, l’engagement militaire et les relations de la Défense avec les journalistes.

Un premier projet a pu être proposé, fin 2008, au ministère de la Défense pour envisager un partenariat. Nous avons pu commencer à tourner en Afghanistan des images en novembre 2009 alors que j’étais encore responsable de la communication. Puis, en avril 2010, lorsque le film était dans sa phase finale de bouclage, j’ai été désigné par l’État major des armées comme conseiller militaire de réalisation.

Pendant le tournage, la volonté du réalisateur de proposer des images les plus proches de la réalité possible ont nécessité que nous tournions dans des lieux proches de l’Afghanistan ou en zone tribale pakistanaise. Nous sommes donc allés tourner au Tadjikistan à la frontière afghane pour retrouver un décor le plus proche possible de l’Afghanistan.

Dans cette optique j’étais le trait d’union entre le réalisateur, la production et puis Paris pour avoir des points de sécurité. En effet, nous étions 80 et parfois jusqu’à 300 avec les figurants, à 20 heures de la capitale, sur des pistes proches de la frontière afghane dans un pays où les infrastructures ne sont pas adaptées et où il peut y avoir de l’instabilité. De plus, lorsque nous tournions certaines scènes, il fallait se mettre en rapport avec les gardes frontières afghans parce qu’on faisait des séquences de tir avec des blessures de cinéma, certes, mais on était quand même à cinquante mètres de l’Afghanistan.

Il y avait aussi la préparation des plans de travail pour la production, pour tout organiser, ainsi que des briefings : pour les destinations comme le Tadjikistan ou Djibouti, il y a un savoir-être à avoir sur place et il était important que toutes les équipes soient au courant de ce qu’on pouvait faire ou non.

Et puis l’autre partie de mon travail consistait à conseiller les acteurs. D’abord par des échanges avec les comédiens sur leur manière d’être mais aussi en formant des figurants. En effet, pour les scènes de combat des figurants représentant des talibans, il a fallu donner une petite instruction, comme pour de jeunes soldats, à des personnes recrutées localement. Celles-ci n’ayant jamais tenu une arme, il a fallu leur apprendre à être crédible avec des répliques qui peuvent aussi être dangereuses.

Et puis, à partir de moment où j’étais désigné par l’EMA, il y avait aussi tout ce qui touchait aux équipements que je vous ai expliqué plus haut. Ce n’était pas si simple parce que si les militaires ont l’habitude des journalistes, pour le cinéma c’est beaucoup plus complexe et beaucoup plus contraignant.

 

  • Comment cela se passe t-il avec les journalistes ?

Lorsqu’un journaliste ou une boite de production a une idée de sujet, ils font part à la Défense de leur envie de travailler sur un domaine. Ce qui est alors évalué, c’est la faisabilité de la chose : surtout lorsque l’on parle de théâtres d’opérations pour les mesures de sécurité. C’est surtout le cas pour les journalistes « intégrés », qui suivent des unités sur le terrain par exemple.

En effet, les journalistes suivent ces unités en entraînement ou sur le terrain. Ils doivent alors se caler sur les impératifs des forces tout en prenant leurs images. Pour la Défense, il est primordial que cela ne gêne pas les forces suivies mais aussi que la sécurité des journalistes embarqués puisse être assurée à tous moment.

Il s’agit en effet d’une mission de service public pour la Défense que de donner aux journalistes les moyens d’informer le public sur les théâtres d’opérations. Ce n’est pas toujours simple, par exemple en Afghanistan, mais ce travail fait partie des missions de la Défense et permet de montrer à la fois ce que fait la France, ce que font les soldats et d’informer le plus largement possible.

 

Pour en savoir plus :

Partager cet article
Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:55

FREMM-Aquitaine.jpg

 

21 February 2012 - by the Shephard News Team

 

DCNS has announced formal qualification of the FREMM frigate Aquitaine's flight deck for operations with the Lynx helicopter. The milestone follows a successful deck landing campaign at sea, organised by the French defence procurement agency (DGA) in early February. Trials were conducted with a Lynx helicopter operated by the French Navy.

 

The French FREMM programme calls for 12 ships: 11 for the French Navy and one for the Royal Moroccan Navy. FREMM frigates are among the most technologically advanced and competitively priced on the world market. These heavily armed warships are being built under DCNS prime contractorship to carry state-of-the-art weapons and systems including the Herakles multifunction radar, MdCN cruise missiles, Aster anti-air missiles, Exocet MM40 anti-ship missiles and MU90 torpedoes.

 

Trials to qualify the flight deck of the first-of-class FREMM frigate were conducted in early February and supervised by the DGA. French Navy test pilots completed several series of approaches and as many as 50 deck landings with a Lynx five-tonne class helicopter. The operations were a complete success. In particular, the pilots appreciated the absence of turbulence above the flight deck in all landing positions.

 

As well as the high quality of the safety, communication and navigation systems used for helicopter approach, landing and handling operations, the DGA teams and French Navy crew appreciated the intuitive layout of the flight deck control room used to coordinate helicopter operations. The control room was designed with the aid of 3D tools and offers unprecedented levels of comfort and usability.

 

The trials conclude that FREMM frigate Aquitaine has demonstrated its ability to launch and land Lynx helicopters. The vessel's hangar area is designed to accommodate one of the NH90 Caiman heavy lift (10-tonne class) helicopters now in service with the French Navy. The first deck landing trials with a Caiman will be conducted in the coming weeks.

Partager cet article
Repost0
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 08:55

exercices-amphibies-avec-le-dumont-d-urville-2.jpg

 

21/02/2012 Sources : EMA

 

Le 30 janvier 2012, le bâtiment de transport léger (BATRAL) Dumont d’Urville a pris la mer vers la Guadeloupe, Saint-Martin, Saint-Barthélémy ainsi que les îles voisines pour une série d’exercices amphibies.

 

L’objectif était de valider un certain nombre de plages en vue de futurs exercices ou actions de coopération amphibies.

 

En à peine deux semaines, le Dumont D’Urville a reconnu six plages en coopération avec les autorités locales.

 

Un groupe du 33e Régiment d’Infanterie de Marine (RIMa) et leurs véhicules (P4 et TRM 2000) ont accompagnés les marins dans leur mission où l’équipage a enchainé les opérations de débarquement, les mouvements de chargements et de déchargements des véhicules à un rythme soutenu.

 

exercices-amphibies-avec-le-dumont-d-urville-3.jpg

 

La France est un acteur régional important, notamment de la sécurité, du fait de la présence de ses forces armées de la zone. Des missions d'entraînement, d'instruction, des escales de bâtiments ainsi que des échanges sont régulièrement menés avec les pays de la région afin d'améliorer les capacités des Etats voisins.

 

La coopération régionale renforce la connaissance mutuelle et l'interopérabilité de nos forces. Elle permet en cas de crise ou de catastrophe naturelle de mettre en commun les moyens militaires nécessaire pour être réactif.

Partager cet article
Repost0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 13:55

appontage-fremm-Aquitaine-photo-DCNS-source-LeTelegramme.jpg

photo DCNS - source Le Telegramme

 

February 21, 2012 defpro.com

 

Lorient | DCNS has achieved formal qualification of the FREMM frigate Aquitaine's flight deck for operations with the Lynx helicopter. This milestone was reached several months ahead of schedule after a successful deck landing campaign at sea, organised by the French defence procurement agency (DGA) in early February. Trials were conducted with a Lynx helicopter operated by the French Navy.

 

Trials to qualify the flight deck of the first-of-class FREMM frigate were conducted in early February and supervised by the DGA. French Navy test pilots completed several series of approaches and as many as 50 deck landings with a Lynx five-tonne class helicopter. The operations were a complete success. In particular, the pilots appreciated the absence of turbulence above the flight deck in all landing positions.

 

"This qualification milestone further demonstrates the excellent progress we are making on the programme," said Vincent Martinot-Lagarde, FREMM programme manager. "DCNS teams stepped up their efforts to ensure that all the equipment needed for deck landing trials on the vessel was ready ahead of the initial schedule. This first qualification of the FREMM flight deck was initially planned to take place after delivery."

 

As well as the high quality of the safety, communication and navigation systems used for helicopter approach, landing and handling operations, the DGA teams and French Navy crew appreciated the intuitive layout of the flight deck control room used to coordinate helicopter operations. The control room was designed with the aid of 3D tools and offers unprecedented levels of comfort and usability.

 

Thanks to the concerted efforts of all the teams involved, FREMM frigate Aquitaine has demonstrated its ability to launch and land Lynx helicopters. The vessel's hangar area is designed to accommodate one of the NH90 Caiman heavy lift (10-tonne class) helicopters now in service with the French Navy. The first deck landing trials with a Caiman will be conducted in the coming weeks.

 

FREMM, A MAJOR PROGRAMME FOR DCNS AND PARTNERS

 

The French FREMM programme calls for 12 ships — 11 for the French Navy and one for the Royal Moroccan Navy.

 

FREMM frigates are among the most technologically advanced and competitively priced on the world market. These heavily armed warships are being built under DCNS prime contractorship to carry state-of-the-art weapons and systems including the Herakles multifunction radar, MdCN cruise missiles, Aster anti-air missiles, Exocet MM40 anti-ship missiles and MU90 torpedoes.

 

They are inherently versatile to provide a response to all types of threats. World-leading innovation ensures that they offer unparalleled levels of interoperability and readiness. The contract to build a FREMM frigate for the Royal Moroccan Navy demonstrates that the type also meets the needs and expectations of international client navies.

 

FREMM technical data

• Length overall: 142 m

• Beam: 20 m

• Displacement: 6,000 tonnes

• Max. speed: 27 knots

• Complement: 108 (including helicopter crew)

• Accommodation: 145 men and women

• Range: 6,000 nm (at 15 knots)

Partager cet article
Repost0
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 12:55

Assemblée nationale française.svg

 

21/02/2012 Jean Guisnel / Défense ouverte - Le Point.fr

 

Deux parlementaires publient un rapport pourtant favorable. Des niches existent toutefois, comme dans la formation. Mais sans armement.

 

À ce jour, la France a décidé de laisser le marché des sociétés militaires privées aux pays anglo-saxons, singulièrement aux Britanniques et aux Américains. Ce secteur déjà très prospère avant les attentats du 11 septembre 2001 s'est considérablement développé avec ce drame, au point que 1 500 sociétés de ce type existeraient actuellement. Depuis plusieurs années, d'anciens militaires ou des entrepreneurs sans relation antérieure avec les affaires de défense cherchent à faire sauter le tabou qui leur interdit de monter ce type d'entreprises en France. Il ne s'agit pourtant pas pour eux de conduire des opérations de guerre privées, comme il arrive à certaines sociétés anglo-saxonnes de le faire, mais plus simplement d'assurer les armes à la main des missions de protection en territoire étranger ou dans les eaux internationales.

Louable intention

Peine perdue ! Si des entreprises françaises ayant pignon sur rue se livrent à ces activités, notamment pour la protection de navires de commerce contre la piraterie, elles le font à partir de filiales immatriculées à l'étranger, dans des conditions souvent difficiles. En 2003, le gouvernement de Lionel Jospin avait fait voter une loi condamnant le mercenariat, texte légitime visant à empêcher des citoyens français de prêter leurs compétences guerrières à des coups d'État ou à des entreprises de déstabilisation de gouvernements étrangers. Cette louable intention a cependant "tué" pour des années toute tentative de mettre en place des sociétés militaires privées, dont les employés dûment contrôlés pourraient agir pour la bonne cause.

 

Deux parlementaires qui ne se représenteront pas devant les électeurs, le député socialiste Jean-Claude Viollet et son collègue UMP Christian Ménard, ont publié récemment un rapport préconisant "d'organiser le secteur. Cela suppose tout d'abord de légiférer afin de définir clairement un ensemble d'activités autorisées par la loi. Il pourra en découler un système d'agrément des sociétés et des employés à même de clarifier et d'assainir le marché. Ensuite, en tant que client, l'État devra adopter une stratégie d'ensemble pour accompagner la structuration du secteur". Le Secrétariat général de la Défense et de la sécurité nationale (SGDSN) travaille depuis des années sur le sujet, sans avoir vraiment débouché sur autre chose qu'une définition commune regroupant les entreprises de sécurité privée (SSP) et les sociétés militaires privées (SMP). Il convient de les appeler des ESSD (entreprises de services de sécurité et de défense).

Une période mal choisie

Les deux auteurs du rapport n'ont pas craint de se lancer dans une période peu propice : la fin de la législature, doublée d'une campagne présidentielle, paraît bien mal choisie pour avancer ces propositions, dont rien ne garantit qu'elles trouveront grâce aux yeux du prochain pouvoir. Il se dit aujourd'hui que l'Élysée est extrêmement réticent à changer les choses, quand Matignon et les armées seraient plus ouvertes. En réalité, la sémantique a fait des ravages, et ces entreprises privées pâtissent de l'image laissée par les mercenaires et autres soldats de fortune, naguère représentés par Bob Denard.

 

Sauf que c'est l'opprobre les environnant qui bloque aujourd'hui toute évolution, admettent les députés : "La vigueur de la condamnation, pour justifiée qu'elle soit, a cependant entraîné dans la suspicion toute association entre les champs militaires ou de défense et l'activité marchande, notions que le sigle SMP marie explicitement. Pourtant, il n'y a rien de commun entre les prestations d'ingénierie proposées par les grandes ESSD françaises et l'action menée jadis par Bob Denard et ses associés."

Vaste secteur

Est-ce à dire que tout est bloqué ? Pas vraiment. Pour peu qu'elles se conforment à la loi française, plusieurs entreprises agissent dans ce secteur, y compris dans des zones à risque. Les sociétés Gallice ou Geos, pour ne citer qu'elles, sont présentes dans la protection anti-piraterie en employant des gardes armés de part et d'autre de l'Afrique, avec l'accord des autorités françaises. Mais le secteur est vaste et d'autres entreprises fonctionnent déjà dans le domaine de la formation de forces de sécurité étrangères, comme la société Strike Global Services, fondée à Paris par Peer de Jong, un ancien colonel des troupes de marine, et Jérôme Paolini, un investisseur qui fut le collaborateur de François Fillon à Matignon.

 

Interrogée par Le Point.fr, la société se refuse à commenter "pour l'instant" des activités en phase de démarrage. Elle se contente de préciser que ses employés ne sont pas armés, et qu'ils assureront "avec l'aval des autorités françaises des missions de formation, contribuant à aider des forces africaines à atteindre des standards internationaux, notamment pour les opérations de maintien de la paix".

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:55

appontage-fremm-Aquitaine-photo-DCNS.jpg

 

20/02/2012 DCNS

 

Avec une avance de plusieurs mois sur le calendrier prévu, DCNS a obtenu l’homologation de la plateforme aviation de la FREMM Aquitaine pour des hélicoptères de type Lynx. Cette homologation est intervenue après le succès d’une campagne d’appontage organisée en mer par la Direction générale de l’armement (DGA) début février et effectuée par un Lynx de la Marine nationale.

 

Ces essais d’homologation de la plateforme aviation de la première FREMM se sont tenus début février. Les pilotes d’essais de la Marine nationale ont effectué plusieurs séries d’approches et pas moins d’une cinquantaine d’appontages avec un Lynx, hélicoptère de classe 5 tonnes. Ces opérations supervisées par la DGA ont été couronnées de succès. Les pilotes ont pu apprécier en particulier l’absence de tourbillons sur la plate-forme dans toutes les positions d’appontage.

 

« Cette qualification démontre une nouvelle fois la bonne avancée du programme », souligne Vincent Martinot-Lagarde, directeur des programmes FREMM au sein de DCNS. « Cette réussite a été rendue possible grâce à l’implication des collaborateurs de DCNS qui ont redoublé d’efforts afin que les équipements nécessaires à l’appontage sur la FREMM Aquitaine soient prêts. Cette première homologation de la plateforme aviation de la frégate était initialement prévue après la livraison du navire ».

 

Outre la qualité des systèmes de sécurité, de communication et de navigation permettant l’approche, l’appontage et la manutention des hélicoptères, les équipes de la DGA et l’équipage de la Marine nationale ont pu apprécier l’ergonomie de la passerelle aviation. La tour de contrôle qui permet de coordonner les opérations hélicoptère a été conçue et dessinée grâce à des outils 3D. Cette réalisation génère un confort et des fonctionnalités jamais vus sur les frégates de précédentes générations.

 

Grâce aux efforts de l’ensemble des collaborateurs, la FREMM Aquitaine a donc pu démontrer sa capacité à apponter un appareil de type Lynx. Pour rappel, le hangar des FREMM est destiné à accueillir un hélicoptère lourd de type Caïman (NH90). Ce nouveau fleuron dont dispose la Marine nationale est un appareil de classe 10 tonnes. Les premiers essais d’appontage d’un Caïman seront menés dans les prochaines semaines

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:50

Europe Flag

 

Fév 20, 2012 par Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

« Nous y croyons ». C’est un peu le sens de la déclaration sur la politique européenne de sécurité et de défense signée lors du dernier sommet franco-allemand, signée par les ministres des Affaires étrangères et de la Défense des deux pays, Alain Juppé et Guido Westerwelle, Thomas de Maizière et Gérard Longuet. Une déclaration passée un peu inaperçue et qui mérite cependant une lecture plus attentive

.

L’affichage d’une convergence politique

 

Ce texte de 4 pages (version française) ou 7 pages (version anglaise) se veut un tour d’horizon complet de ce qui est possible en matière de défense européenne, que ce soit « en termes de structures, de capacités et opérations », de dialogue stratégique et de coopération en matière d’armement. Quelques projets concrets sont esquissés (transport médical, surveillance de l’espace). Mais plus encore c’est une convergence politique qui est recherchée. On trouve là effectivement davantage de points d’accord qu’entre Français et Britanniques. Une date butoir est cependant fixée : 2013, avec la célébration des 50 ans du Traité de l’Elysée, et l’ambition affichée de « donner une nouvelle impulsion à leur politique de sécurité et de défense commune ».

 

La PeSDC crédible et efficace : opérations au Sahel et dans la Corne de l’Afrique

 

« « Nous partageons depuis longtemps l’objectif d’une défense européenne plus forte. (…) Nous croyons que la politique de défense et sécurité commune est un instrument crédible et efficace pour la gestion de crises » écrivent les auteurs, exemple à l’appui. Le couple franco-allemand se veut ainsi déterminé à assurer le lancement du travail préparatoire à un engagement au Sahel, à continuer le travail en cours sur la mission de reinforcement des capacités maritimes dans la Corne de l’Afrique. Il réaffirme son intention de soutenir l’opération anti-piraterie Atalanta et celle de formation des soldats somaliens (EUTM Somalia) comme une « contribution importante de la PSDC aux efforts de stabiliser la Somalie ».

 

Un dialogue stratégique préalable sur les crises

 

Les différences d’approches existent entre  Français et Allemands, c’est un fait. Mais les deux partenaires entendent mieux surmonter, à l’avenir, leurs divergences. « Pour les crises à venir, la France et l’Allemagne se consulteront étroitement avant les décisions concernant l’engagement des forces militaires (NB : une concertation qui a, peu, fait défait lors de l’opération en Libye). Ils veulent aussi faire de la brigade franco allemande, le coeur de la réponse des deux pays. « A partir d’une évaluation commune des crises, devrait correspondre des réponses franco-allemandes, et si possible l’engagement de la Brigade franco-allemande. Cela suppose d’harmoniser les différences entre les procédures administratives nationales et de les réduire autant que possible. » Ce dialogue stratégique – qui passera également par une intensification du dialogue entre les deux parlements – « devra aussi inclure des réflexions sur des scénarios de crises, en se concentrant sur le Moyen-Orient et l’Afrique ».

 

Projets communs pour le transport médical et dans la surveillance de l’espace

 

Coté des capacités, les deux partenaires veulent aller plus loin qu’un soutien général aux initiatives en cours de pooling and sharing à l’agence européenne de défense et à l’OTAN. Ils veulent ainsi renforcer le Commandement européen du transport aérien (EATC), mis en place à Eindhoven, et « examiner les possibilités d’élargir ses moyens et capacités ». Un projet de coopération en matière de soutien médical va être lancé avec des soutiens réciproques : l’Allemagne va mettre à disposition de la France ses hélicoptères CH-53 et  la France soutiendra l’Allemagne dans le domaine du CSAR – recherche et sauvetage au combat. Les deux pays veulent également favoriser le développement d’un « noyau d’une capacité européenne en matière de surveillance de l’espace », ils veulent ainsi « développer une capacité commune » ; une coopération qui pourrait « également s’étendre aux hélicoptères, aux systèmes terrestres et aux activités dans le domaine de la défense antimissile ».

 

Convergences dans la préparation et la conduite des programmes d’armements

 

De façon plus générale, d’ailleurs, pour « favoriser la convergence dans les différentes phases (préparatoires et actives) des programmes communs d’armements », France et Allemagne vont intensifier les réflexions en « équipes intégrées » et le « processus capacitaire conjoint » rassemblant l’expertise militaire ainsi que les entités en charge de la conception et des acquisitions des deux pays. Ils veulent ainsi parvenir « à une meilleure convergence dans la définition des besoins militaires et opérationnels, à une harmonisation des procédures de certification des armes et systèmes d’armement (reconnaissance mutuelle des méthodes d’essai) et de garantir davantage de continuité dans les échanges entre utilisateurs et fournisseurs ». Et vouloir chercher des « propositions industrielles communes répondant à des projets franco-allemands ».

 

Pouvoir contrôler l’industrie européenne

 

La « régulation de l’industrie et du marché » constitue une autre thématique commune, notamment « sur la sécurité des approvisionnements et le contrôle des investissements étrangers ». NB : Un point clé pour éviter que l’industrie européenne d’armement ne s’en aille en lambeaux ou ne parte dans les mains d’investisseurs étrangers, comme les chantiers navals grecs récemment qui sont passés aux mains d’industriels chinois. Au final, « Nos efforts communs en faveur d’une défense européenne plus performante contribueront au renforcement de l’intégration européenne et du partenariat atlantique, piliers de la politique de sécurité en Europe. »

 

Télécharger la déclaration adoptée , en françaisanglais  (je vous conseille cette dernière version, la version française me semblant approximative)

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:35
Analysis: Anglo-French UAV Initiative Long on Ambition, Short on Funds

 

February 20, 2012 defense-unmanned.com

(Source: Defense-Aerospace.com; published Feb. 20, 2012)

(By Giovanni de Briganti)

 

PARIS --- The ambitious plan announced last week by Britain and France to jointly launch cooperation on unmanned aerial vehicles is unlikely to significantly change the current landscape of Europe’s UAV sector, sources say.

While in their Feb. 17 joint statement French President Nicolas Sarkozy and British Prime Minister David Cameron describe the initiative as a “long-term strategic partnership framework,” the lack of firm funding commitments, and its very circumspect wording, are such that they do not significantly advance plans enshrined in the two leaders’ previous joint statement of November 2010.


Little Concrete Progress Since 2010

In fact, little concrete progress seems to have been achieved in the 16 months since the two signed their “Declaration on Defence and Security Co-operation” on Nov. 2, 2010.

This document called for the two countries to ”launch a jointly funded, competitive assessment phase in 2011, with a view to new equipment delivery between 2015 and 2020” for a Medium Altitude, Long Endurance (MALE) UAV.

This “competitive assessment phase” has now been downgraded to a “risk-reduction study,” while the target dates for delivery have disappeared completely.

In the field of Unmanned Combat Air Systems, the 2010 declaration said Britain and France ”will develop over the next two years a joint technological and industrial roadmap. This could lead to a decision in 2012 to launch a joint Technology and Operational Demonstration programme from 2013 to 2018.”

The joint roadmap has disappeared from the Feb. 17 statement, as have the target dates for the UCAS demonstration program.

This can hardly be considered as progress.

The downgrade also extends to the size of the planned investment by the two governments.

The risk-reduction study contract due to be awarded shortly for the Euro MALE is estimated to be worth substantially less than 100 million euros over 12 or 18 months, which falls well short of industry expectations as well as of the amount required to achieve meaningful technological progress.

In June 2011, when BAE Systems and Dassault made public their cooperation on the Euro MALE, they revealed they had made an unsolicited proposal to Britain and France in July 2010. At that time, the program’s cost was estimated at about 500 million euros for each country, to finance the development, production and operation of a small initial batch of Telemos unmanned aircraft.

The second initiative announced last week also falls short of expectations. While it calls for a joint Future Combat Air System Demonstration Program, the two countries have only committed to awarding a contract to begin the specification of this demonstrator, which again falls very short of their previous ambitions.

The statement’s emphasis that future needs be met “in a cost-effective manner,” is also interpreted by some as implying that Britain does not exclude going it alone, and launching a competition to select its future UAV, although others say this is simply a sop to the Eurosceptic wing of Cameron’s Conservative Party.

But this is not to say that the Feb. 17 is totally meaningless.

Political Significance

It is of great political significance, for example, that Britain and France have decided to move forward on a bilateral basis which, for the time being, clearly excludes other EU partners.

The consequence of the decision to work together to develop a UCAS, albeit for the long term, is that Britain is turning its back on its Eurofighter partners, and France on its Neuron partners, to form a new partnership between two countries that have not cooperated on a major defense program since the 1960s.

The agreement also clearly identifies BAE and Dassault as the lead UAV contractors in each country, and implicitly excludes EADS, Thales and other potential players from having any meaningful role in either the Euro MALE or the UCAS programs.

This is likely to spark a more visible version of the underground lobbying campaign that has been waged in France over the past year, as it is generally admitted that since future combat aircraft will be unmanned, firms missing out on the Euro MALE and UCAS programs will be unable to continue in this lucrative market.

Battle for Survival

The battle for survival will now pit the BAE-Dassault partnership, who will now develop the Euro MALE, against the EADS/Cassidian group, which is keen to reverse its loss of French UAV business to Dassault and determined to remain a major player.

As prime contractor of Eurohawk, lead company in a European risk reduction study, designer of the Talarion UAV, and provided of the Heron UAV to the German military, EADS has in recent months signed agreements with various European firms also eager to play keep a foot the military UAV sector: Cassidian has teamed with Italy’s Alenia Aermacchi; taken over Skycopter, a small French firm; allowed Turkey’s TAI to join its Talarion project and, most recently, taken over the UAV business of Germany’s Rheinmetall group.

However, the problem facing Cassidian is that none of these countries has any funds to invest in UAVs, and – perhaps most ominously – it has been shut out of France’s other funded UAV program: the procurement of an interim MALE vehicle, a Heron TP adapted to French military requirements, which has been awarded to Dassault Aviation in cooperation with IAI.

The only real chance for other manufacturers to remain in play, sources say, is if the French government is voted out of office in the presidential elections due in May. The Socialist party, which according to opinion polls is most likely to be win, intends to radically reform military procurement, and would probably look to an alternative, pan-European UAV program whose leadership would be more likely go to EADS Cassidian than to Dassault, especially if, as rumored here, outgoing EADS chief executive Louis Gallois is appointed minister for industry.

Whatever happens on the political field, Britain and France have little to show for the last two years of “strategic cooperation,” and unless they begin to seriously invest in the field of unmanned vehicles they could well and up being distanced by more agile competitors, which would doom the future prospects of European industry in the field of unmanned aircraft.

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 18:10

Niokolo-VLRA-source-FOB.jpg

 

20.02.2012 par Frédéric Lert (FOB)

 

Le fardier technique modulaire (FTM) avait fait l’actualité il y a quelques années : ce véhicule, fabriqué à un seul exemplaire, avait été spécifiquement développé pour les forces spéciales. Facilement aérotransportable, il permettait l’avitaillement des hélicoptères en puisant le carburant directement dans les soutes de l’avion qui l’avait transporté. Le FTM trouve aujourd’hui un successeur plus ambitieux avec le « Niokolo »  (du nom d’une région de l’est du Sénéga). Le véhicule a été développé par le COS à la demande du 4ème Régiment d’Hélicoptère des Forces Spéciales sur une base de VLRA. Il embarque pompes et tuyauterie pour l’avitaillement, mais aussi un réservoir de carburant. Ces caractéristiques en font bien plus qu’un simple véhicule de soutien de l’aérocombat : il n’est pas difficile d’imaginer le Niokolo suivant une colonne motorisée pour lui apporter un soutien technique. La présence d’un rail sur le toit pour une mitrailleuse et d’un coupe câble largement dimensionné confirme que le Niokolo n’est pas destiné à rester scotché à son avion de transport, comme pouvait l’être le FTM. Deux véhicules seraient aujourd’hui opérationnels et à en juger par la photo fournie par la Brigade des Forces Spéciales Terre, où l’on note un gilet pare-éclats accroché sur une portière dans un environnement semi-désertique, il aurait déjà été utilisé en opération en Afrique.

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 17:45

Les-lasers-qui-deboussolent-les-attaques---photo-Thales-.jpg

 

20.02.2012 L’USINE NOUVELLE Technos et Innovations

 

Comment parer des attaques simultanées venant de multiples directions ?  Thales a élaboré une tourelle de contre-mesures électro-optiques équipée de lasers de détection et de destruction. Ainsi, grâce à un balayage ultra rapide et à 360° de la zone de défense, le système de guidage d’un missile ennemi peut-être repéré puis détruit.

 

 Voir 10 innovations à suivre dans les coffres-forts de Thales

 

Les 3000 chercheurs du groupe travaillent une centaine de technologies avec l’espoir que certaines trouveront leur marché. L’Usine Nouvelle a sélectionné 10 de leurs innovations qui pourraient révolutionner la vie des utilisateurs ciblés : grand public, usagers des transports publics, militaires...

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 13:55

cpco-thales-source-forcesoperations.com.png

 

20.02.2012 par Guillaume Belan (FOB)

 

L’évènement est devenu traditionnel et ne cesse de grossir. Depuis quelques temps le groupe Thales organise chaque année son Technodays, sorte de caverne d’Ali Baba des innovations du groupe. La formule initialement lancée par la division Land & Joint de Thales a cette année été étendue à l’ensemble du groupe.

 

Résultat, les locaux de Thales, qui hébergeaient, encore l’année dernière, plusieurs dizaines de projets innovants, sont devenus trop étroits. Pour son édition 2012, une bonne centaine de projets étaient fin de semaine dernière exposés pendant trois jours au Palais des Congrès, porte Maillot, loué pour l’occasion.

 

Technodays est donc devenu un véritable petit salon de l’innovation. Et pas seulement défense, puisque le groupe est aussi très présent dans l’aviation civile ou les transports. Investissant près de 20% de son chiffre d’affaires dans la Recherche et le Développement, l’innovation chez Thales est considérée comme un de ses avantages compétitifs et se fait dans de nombreux centres dédiés répartis sur 18 pays (Europe, Amérique du Nord, Australie, Asie), avec pas moins de 20 000 personnes.

 

Ainsi, on parlait beaucoup de langues dans les couloirs du Palais des Congrès, et l’objectif de cette manifestation était aussi interne: voir ce que fait le voisin, car, qu’il s’agisse d’interface homme-machine ou de simulation, les nombreuses équipes à travers le monde travaillent sur des problématiques similaires parfois sans le savoir! L’évènement est aussi ouvert à l’extérieur, à la presse et aux clients, afin de soumettre les concepts et évolutions aux yeux du marchés.

 

Résultat, de très nombreux projets exposés: évolution de produits existants, d’autres étonnants, parfois futuristes, certains un peu incompréhensibles au non-ingénieur. Impossible de faire le tour de tous, mais pèle mêle: des outils de simulation pour un GTIA très réalistes où la vallée de la Kapissa y est reproduite dans ses moindres détails ainsi que chaque véhicules ou tirs sur le terrain qui se modifie en conséquence. Impressionnant aussi cette architecture ouverte pour véhicule terrestre, qui grâce à un système SOTAS fait la fusion des données pour présenter une synthèse des différents capteurs, éléments de la base de données ou position GPS afin d’offrir à l’équipage une vision très complète du terrain et des positions ennemies (avec prédiction de mouvement), les routes les plus directs, même en off-road, faisant du papier et du téléphone des outils sortis de l’âge de pierre. Moins techno, mais intelligent ce jeux de rôle, d’ailleurs en service à l’OTAN pour la formation de ses cadres, qui n’est qu’en fait qu’un jeux de cartes, où tous les acteurs d’une crise sont représentés (gouvernement, autorité locale, forces hostiles, ONG…), et où chaque décision entraîne des conséquences sur l’issue d’une crise. Futuriste encore, ce CPCO (centre de planification et de conduite des opérations), rafraichi en continue, capable de gérer en simultané plusieurs crises: hyper sécurisé, hyper détaillé, hyper réactif…

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 13:30

Ligne de defense P Chapleau

 

20.02.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Dans le cadre de ma réflexion-bilan sur la mandature présidentielle qui va s'achever, j'aurais du mal à laisser de côté les opérations extérieures. Il ne s'agit pas, pour moi, de débattre de leur légitimité ou de leur utilité mais plutôt de donner un petit éclairage financier.

 

L'an dernier, tout le monde a voulu connaître le coût des opex parce que l'opération Harmattan avait fait exploser le budget. Même si toutes les données ne sont pas encore établies à 100%, on peut livrer quelques chiffres et rappeler le montant des enveloppes passées.

 

Disons d'emblée que ça coûte cher à l'Etat. Toutefois, depuis 2009, le MinDef n'a pas à gratter les fonds de tiroirs pour financer les surcoûts non budgétisés.

 

En 2008, les opex représentaient un surcoût de 851 millions d'euros. 475M€ avaient été budgétisés; 41 M€ ont été remboursés par des organisations internationales et un montant quasi identique a été couvert par des crédits étatiques. Il est alors resté 293 millions à la charge du MinDef.

 

Depuis la situation s'est améliorée. En 2009, les opex ont coûté 870M€. Entre les provisions (510), les remboursements (65) et les crédits ouverts, 67M€ ont été laissés à la charge du MinDef.

 

En 2010, scénario identique mais encore plus positif: 860M€ de coûts; 570M€ en provisions, 50 en remboursement et 247 en ouverture de crédits.  Total: 867M€ (y'a même du rab).

 

En 2011, Harmattan a un peu changé la donne. Hors Harmattan, les coûts des opex ont atteint 878M€. Et 294M€ ont été consacrés à Harmattan, ce qui donne un total de 1 172M€. Somme couverte par les provisions (630M€, soit 72% des coûts), les remboursements (79) et les crédits ouverts (462).

 

Harmattan a-t-il coûté 294M€? Non, parce que 76M€ d'achats de munitions ont été basculés sur l'exercice 2012. La facture libyenne s'élève donc à 370M€.

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 13:15

fasm-georges-leygues photo Marine Nationale

Frégate Georges Leygues - photo Marine Nationale

 

19 février 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Pour la première fois en cent ans, la mission Jeanne d’Arc ne partira pas de Brest en 2012, mais de Toulon. La Marine a dévoilé le programme de cette formation des futurs officiers de Marine, dont la plupart sont à l’École navale de Lanvéoc. La campagne n’a plus lieu à bord du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, désarmé en 2010.

 

Référence : Ouest-France

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 13:05

Piraterie-photo-Marine-Nationale.jpg.jpg

crédits : MARINE NATIONALE

 

17/02/2012 MER et MARINE

 

Un rapport parlementaire de 60 pages sur les sociétés militaires privées, rédigé par les députés Christian Menard et Claude Viollet, a été remis cette semaine à la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Les auteurs, qui se sont rendus sur plusieurs théâtres d'opérations (Algérie, Libye, Djibouti), ont constaté que les sociétés privées dans le domaine de la défense sont en passe de « devenir un acteur incontournable de la sécurité internationale ». « Près de 1500 sociétés militaires privées sont actives à travers le monde », poursuit le rapport en estimant le chiffre d'affaires global de ce secteur d'activité autour de 200 milliards de dollars par an.

 

Un paysage largement dominé par les sociétés anglo-saxonnes, et, souligne le rapport, une présence française « faible ». Ce que les auteurs attribuent à une mauvaise image, notamment en raison de l'association à des pratiques de mercenariat ou des dérives de certaines sociétés américaines. Or, il n'y a « rien de commun entre les prestations d'ingénierie » proposées par les sociétés françaises et « l'action jadis de Bob Denard et ses associés », notent les rapporteurs. Le ministère de la Défense recense actuellement une dizaine d'entreprises françaises spécialisées « solides », dont la principale, Geos, compte 480 agents.

 

Face à ce phénomène grandissant, notamment utilisé dans les menaces dites asymétriques, le rapport recommande la création d'un modèle français de SMP, dont les activités seraient autorisées et encadrée par la loi et qui soutiendrait « les valeurs qui sont les nôtres ». « Bien entendu, il faut une définition précise et raisonnable de ce que les armées peuvent externaliser et cela exclut par avance les actions de force mais couvre le soutien et la logistique ».

 

La piraterie, pionnière de la protection privée

 

Et comme terrain d'expérimentation, les rapporteurs ont pensé à la piraterie. En effet, ils doutent du « caractère soutenable du déploiement » des équipes de protection embarquée de la Marine nationale. « Le secteur privé offre une réponse complémentaire ». Et ils estiment que les armateurs français pourraient se tourner vers l'offre britannique, faute d'un cadre juridique permettant aux Français de concourir.

 

Une position partagée par Armateurs de France, qui se félicite des propositions des deux députés. « Depuis 2008, les armateurs opérant des navires français bénéficient de la protection de la Marine nationale pour prévenir les risques d'attaques pirates . Malgré cela, l'insécurité des membres d'équipage augmente dans des zones à risques qui elles-mêmes s'étendent chaque jour un peu plus, tandis que les militaires français sont mobilisés sur de nombreux autres théâtres d'intervention. Armateurs de France est attaché à la primauté du régalien et au soutien efficace de la marine nationale. Néanmoins, lorsque les circonstances l'obligent et que la marine nationale refuse la mise à disposition d'équipes militaires embarquées, les armateurs doivent rechercher une alternative pour répondre à la demande des équipages d'être protégés contre les attaques de pirates. Dès lors, le recours à des personnels de protection privés sérieux doit pouvoir être envisagé dans un cadre juridique clair. En conséquence, Armateurs de France souhaite que les préconisations du rapport parlementaire soient suivies d'effet dans les plus brefs délais afin que le pavillon français reste une garantie de sécurité pour ses équipages ».

Partager cet article
Repost0
20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 13:00

Nato-source-Lignes-de-Defense.jpg

 

19.02.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Ligne de defense P Chapleau

 

Dans mon post du 14 février sur "Nicolas Sarkozy et la Défense", j'ai écrit que le coût annuel de la réintégration de la France dans l'Otan était de 100 millions d'euros. Suite à une question d'un lecteur, j'ai cherché à faire préciser ce chiffre auprès de sources parlementaires et militaires.

 

Voici les éléments dont je dispose désormais. Selon ces sources, le surcoût annuel est actuellement de l'ordre de 72 millions d'euros par an. Pour la période 2009-2014, c'est environ 300 millions d'euros supplémentaire qu'aura coûté la réintégration dans l'Otan.

 

En "vitesse de croisière", les surcoûts annuels seront les suivants: 48M€ pour le personnels (925 personnes en 2012), et une hausse de la cotisation annuelle de 21M€, soit un total pourles surcoûts qui s'établit à 69M€.

 

Ces sommes s'ajoutent à la cotisation annuelle française qui est de l'ordre de 170 M€ (135 € en 2005). Je rappelle que la France contribue à hauteur de 11,62% du budget militaire de l'Alliance (chiffres 2011).

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : RP Defense
  • : Web review defence industry - Revue du web industrie de défense - company information - news in France, Europe and elsewhere ...
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Categories