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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 13:55

Caiman--NH90-TTH----photo-GAMSTAT-P.Gillis.jpg

 

Le Caïman (NH90 TTH) est en expérimentation pour une durée de six mois au GAMSTAT,

suite à quoi il sera intégré au sein de l'ALAT. Crédits : GAMSTAT/P.Gillis

 

09/02/2012 Armée de Terre

 

Actuellement en expérimentation, le Caïman (NH90 TTH) a accueilli à son bord le chef d’état-major de l’armée de Terre lors de sa visite à Valence, le 6 février 2012.

 

Le Caïman, nouvel hélicoptère de manœuvre de l’armée de Terre , a été présenté lundi 6 février 2012 au général d’armée Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT).

 

Livré le 22 décembre 2011, le CAÏMAN est actuellement, et pour six mois, en cours d’évaluation technico-opérationnelle au groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de Terre (GAM STAT), à Valence. Une fois « approuvé », il sera mis en œuvre par l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) où il reprendra les missions dévolues aux actuels hélicoptères de manœuvre, type Puma et Cougar. « Le remplacement du Puma était devenu indispensable tant l’hélicoptère de manœuvre apporte une plus value à la conduite des opérations terrestres , en opérations extérieures, comme sur le territoire national », a confié le CEMAT lors de sa visite.

 

Doté d’une avionique de dernière génération et de capteurs divers qui lui permettront de s’affranchir de jour comme de nuit et quelles que soient les conditions de vol, des dangers que représentent les obstacles du terrain, le Caïman devrait offrir une grande liberté d’action  au commandement. " Son autonomie accrue lui permettra de considérablement gagner en rayon d’action tandis que sa puissance apportera une plus-value indéniable sur des théâtres d’opérations comme l’Afghanistan où la chaleur et l’altitude affectent les capacités des hélicoptères », a souligné le CEMAT.

 

D’ici 2018, 68 hélicoptères Caïman  seront ainsi livrés à l’armée de Terre, dont 48 pour les 1e  et 5e  régiment d’hélicoptères de combat.

 

le-caiman-et-le-tigre-en-vol-a-valence---photo-GAMSTAT-P-jpg

Crédits : GAMSTAT/P.Gillis

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 13:20
Retrait d'Afghanistan: Paris et l'ISAF négocient avec des Ouzbeks exigeants

09.02.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Dans le cadre des négociations en cours entre la Force internationale déployée en Afghanistan et les pays voisins comme l'Ouzbekistan et le Tadjikistan (photo ci-dessus, l'aéroport de Douchanbé), les discussions sont ardues. Pour permettre le passage des troupes et des matériels retirés d'Afghanistan, Tachkent, par exemple, pose des conditions "coûteuses", a confié, hier, aux députés, le ministre de la Défense, Gérard Longuet.

 

Pour voir ou revoir l'audition du ministre de la Défense et du ministre des Affaires étrangères, cliquer ici.

 

"Nous avons en réalité trois solutions. Une solution que nous écartons: une voie aérienne de bout en bout, parce qu'elle est très coûteuse", a détaillé Gérard Longuet devant les commissions de la Défense et des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale.


Il y a ensuite "la solution pakistanaise, avec deux passages possibles, mais les relations sont actuellement encore très tendues avec les Pakistanais qui ne font guère preuve de bonne volonté.


La troisième possibilité est "la voie ferrée par l'Ouzbekistan, soit directement, soit par le Tadjikistan", a-t-il ajouté. Mais "l'Ouzbekistan pose des conditions matérielles assez coûteuses", a confié Gérard Longuet, précisant qu'une "négociation collective" avait été engagée avec ces pays voisins de l'Afghanistan par la Force internationale d'assistance et de sécurité (ISAF).

 

 "Le retrait des forces françaises en Afghanistan est une affaire, sur le plan logistique, complexe", a enfin rappelé le ministre de la Défense, confirmant les chiffres évoqués sur ce blog: 1 200 véhicules dont plus de 500 véhicules blindés, 1 500 à 1 800 conteneurs....

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 08:45

thales-logo-lg

 

08/02/2012 C. DE. Les Echos

 

Le groupe d'aéronautique et de défense a mis en place un « programme de conformité » qui lui permet de suivre de façon dynamique 18 risques, dont ses risques opérationnels.

 

6 avril 2009. Un tremblement de terre secoue la région des Abruzzes, en Italie, faisant plus de 300 morts et de très importants dégâts. Pour le groupe Thales, cela signifie aussi l'interruption totale de l'activité de son usine de construction de satellites de l'Aquila. « Il faut 3 à 4 ans pour développer des satellites et en quelques heures, il n'y avait plus rien, un chaos industriel », résume Brigitte Bouquot, nommée directeur des assurances et de la gestion des risques du groupe peu après le drame. Un sinistre à plus 100 millions d'euros qui met aussi en lumière la difficulté à « mettre en mouvement » les procédures écrites sur les interruptions d'activité. « Sur le papier, on avait un plan de continuité, des back-up, des procédures sur la supply chain et une cellule de crise. Mais, concrètement, cela a vraiment été très difficile... »

 

En pleine refonte de son système d'analyse des risques dans le cadre de la Huitième Directive européenne (voir page x7x), le groupe va mettre les interruptions de site en tête des risques opérationnels sur lesquels il planche. « Forts du choc de l'Aquila, nous avons choisi de mettre en place une préparation de très haut niveau, avec de vraies considérations opérationnelles et pratiques », estime Brigitte Bouquot. La démarche, pilotée par l'Audit Interne, s'intègre totalement au « programme de conformité » du groupe, en place depuis 2007 : il s'agit d'ajouter les risques opérationnels aux côtés des risques financiers et juridique pour un suivi systématique et homogène dans tout le groupe.

 

« En raison de nos métiers -la défense, l'aéronautique, le spatial, les systèmes de sécurité, etc -Thales est exposé à des risques nombreux et profonds. Mais nous avons, par essence et de par le profil de nos ingénieurs et managers, une vraie culture du risque. Ainsi, nous avions mis en place nos premières cartographies dès le début des années 2000 et avions depuis longtemps une bonne analyse des risques juridiques et financiers à travers les grandes fonctions du Groupe. Avec ce « programme de conformité » déployé depuis 2011, c'est une nouvelle étape qui a été franchie : désormais nous suivons systématiquement et précisément dans tout le groupe 18 grands risques, dont les risques opérationnels ». En premier lieu, risque d'interruption d'activité, bien sûr, mais aussi risque de rupture d'approvisionnement, risque environnemental ou encore risque de défaut d'un produit...

 

Chacun des risques est suivi par un « sponsor » qui établit des scénarios catastrophes types, réfléchit aux conséquences pratiques d'une défaillance et planche sur la réduction du risque. Mais le suivi des risques est avant tout de la responsabilité des dirigeants des quelque 300 sociétés d'importance du groupe : ils doivent rendre chaque année leur « YAL » (pour Yearly Attestation Letter) au titre du programme de conformité, un document dans lequel ils évaluent leur degré d'exposition à chaque catégorie de risque et, surtout, la maturité de leur société et les plans de progrès à mettre en place. Cette année, pour la première fois, les YAL porteront aussi sur les risques opérationnels... « C'est une grosse machine, un dispositif très ambitieux que notre « programme de conformité », mais il nous donne la garantie d'être réellement connectés à tous les niveaux et à tous les processus de l'entreprise, dans un esprit d'intelligence collective et de responsabilité. Nous avons ainsi un quadrillage systématique du groupe qui permet de mieux identifier les risques et de les assurer quand c'est possible, sans craindre de passer à côté de quelque chose de majeur... », juge Brigitte Bouquot.

 

Très concrètement, le groupe s'estime beaucoup mieux préparé qu'en 2009 pour faire face à une catastrophe. « Aujourd'hui, si nous devions subir un nouvel Aquila, nous aurions des réponses plus précises. Désormais, il n'y a plus de tabou chez Thales, en particulier au sujet des risques catastrophiques : on n'hésite plus à parler, concrètement, des interruptions d'activité ou de la défaillance éventuelle d'un produit, pour aboutir à des solutions très opérationnelles », conclut Brigitte Bouquot.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 17:30
Le nouvel hélicoptère Caïman séduit le patron de l’armée de Terre (Le Dauphiné)

Le NH90 Caïman a été présenté hier au général Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’Armée de Terre.

Photo DL/Fabrice HÉBRARD

 

07/02/2012 par Thomas ZIMMERMANN - ledauphine.com

 

Le 22 décembre dernier, le NH90 Caïman pointait le bout de ses pales à Chabeuil, au Groupement aéromobilité de la section technique de l’Armée de Terre (Gamstat).

 

Depuis sa livraison en terres drômoises, l’hélicoptère est actuellement en cours d’évaluation technico-opérationnelle.

 

Hier, le nouvel appareil de manœuvre de l’Armée de Terre a été présenté au général d’Armée Bertrand Ract Madoux, chef d’état-major de l’Armée de Terre (Cemat).

 

Presque un retour aux sources pour Bertrand Ract Madoux, qui a été chef de corps du 1 er régiment de Spahis de Valence de 1995 à 1997 ! Il a d’ailleurs dit sa « joie de retrouver la Drôme où j’ai sévi il y a quelques années. J’en garde un souvenir éblouissant. »

 

Avant de : « Saluer l’extraordinaire carrière de l’hélicoptère Puma qui va prendre une retraite bien méritée », et de mettre en avant : « Les capacités accrues dans différents domaines du Caïman », le patron de l’Armée de Terre a réceptionné le premier NH90 de l’Armée de Terre.

 

Manœuvrabilité, agilité, résistance….

 

Après “l’évaluation drômoise”, le Caïman sera employé au sein de la composante aéromobilité et mis en œuvre par l’Aviation légère de l’Armée de Terre (ALAT). L’appareil reprendra alors les missions dévolues aux hélicoptères de manœuvre type Puma et Cougar.

 

Il assurera ainsi l’héliportage tactique de combattants ou de matériel et de ravitaillement ; les évacuations sanitaires ; le soutien de civils lors d’opérations d’urgence et de crise. Le NH90 sera également engagé lors d’opérations de recherche, de sauvetage et de parachutage.

 

La technologie déployée sur cet hélicoptère de nouvelle génération va permettre une grande liberté d’action au commandement et une permanence “tout temps” sur le terrain. Sa manœuvrabilité, son agilité, sa résistance, sa capacité de pénétration et son autoprotection vont faire de cet hélicoptère un appareil incontournable de l’aérocombat.

 

Précisons enfin que l’objectif de l’état-major de l’Armée de Terre est d’être en mesure de pouvoir projeter un premier module Caïman en début d’année 2014. À ce jour, plus de 500 NH90 ont été commandés dans 14 pays. Une centaine a déjà été vendue.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 12:30
Comment Dassault aviation a préparé son offensive en Suisse

 

7/02/2012 Par Michel Cabirol – la Tribune

 

Après avoir perdu la compétition fin novembre face au Gripen, le constructeur du Rafale a tenté en janvier de tordre le bras de Berne en faisant une nouvelle offre très attractive. Une contre-attaque menée par le patron en personne.

 

Quand Berne a choisi fin novembre l'avion suédois, le Gripen, Dassault Aviation, qui était encore confiant au début de l'automne dans le succès du Rafale en Suisse, a pris une sacrée douche glacée. Quinze jours avant, le coup de gueule des Emirats arabes unis (EAU), qui ont mis en compétition l'Eurofighter face au Rafale, avait déjà quelque peu ébranlé la confiance - certains parlent d'arrogance - des dirigeants de Dassault Aviation. Malmenés, critiqués, voire brocardés, ils sont alors au fond du trou. Ils viennent de perdre la Suisse, sont complètement « groggy » aux Emirats et sont très pessimistes sur l'Inde. Bref, rien ne va début décembre même si les relations font mine de se détendre avec Abu Dhabi.

 

Charles Edelstenne à la manoeuvre

 

C'est sans compter sur la pugnacité de son PDG, Charles Edelstenne. Une fois l'agitation médiatique retombée, il repart aussi sec à Abu Dhabi dès la fin du salon aéronautique pour renouer le contact et remettre tout à plat avec les autorités émiraties. Avec succès. Mais c'est en Suisse que la contre-attaque sera spectaculaire. Elle sera pilotée et orchestrée en personne par Charles Edelstenne. « C'est lui, et lui seul, qui a imposé de revenir en Suisse avec une offre imbattable et c'est lui qui a décidé de repartir au combat, explique un bon connaisseur du dossier. Il n'a pas voulu baisser les bras ». Pourquoi ? Selon certains, « il est soucieux de l'état dont il va laisser l'entreprise à son successeur. Il avait besoin d'un succès à l'export ». Est-ce que cela peut influer sur sa sortie ? La question reste entière. Selon un connaisseur de la famille, la succession serait réglée. La rumeur évoque Olivier Dassault à la tête de Groupe Industriel Marcel Dassault (GIMD), la société holding, et le directeur financier de Dassault Aviation, Loïc Segalen, l'homme en qui Charles Edelstenne a le plus confiance, aux commandes de l'avionneur.

 

Soupçons d'irrégularité pour "l'avion-Ikéa"

 

De fait, Dassault Aviation a envoyé un courrier aux parlementaires suisses leur proposant l'acquisition de 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs suisses (CHF) soit 2,24 milliards d'euros au cours actuel. Le constructeur du Rafale avait perdu en novembre un appel d'offres pour remplacer la flotte vieillissante de F-5 Tiger de l'américain Northrop dont est équipée depuis des décennies l'armée de l'air suisse. Le gouvernement fédéral lui a préféré le Gripen (Saab), l'offre la moins onéreuse, en achetant 22 exemplaires au prix de 3,1 milliards de francs (2,57 milliards d'euros au cours actuel). Le Parlement doit encore donner son aval au contrat et le dossier doit être examinée en commission le 13 février.

 

En outre, concernant le Gripen, des soupçons de manipulations et d'irrégularités lors de l'appel d'offres, comme dans beaucoup de dossiers concernant la vente à l'international de l'avion de combat suédois. Le marché porte sur l'acquisition de 22 appareils (3,1 milliards de francs suisses) selon la presse helvétique, qui a de façon ironique surnommé le Gripen "l'avion-Ikea". Ce n'est pas la première fois que le Gripen est rattrapé par des affaires. Au début des années 2000, des soupçons de corruption ont plané en Tchéquie après la commande avortée de 24 appareils et en Afrique du Sud (26 appareils). Enfin, le Gripen devra aussi convaincre les Suisses. Une votation (référendum) sur l'achat des 22 avions de combat pourrait se dérouler à l'automne 2013. Le ministre suisse de la Défense Ueli Maurer espère encore échapper à ce scrutin.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:40

2012mtln_10_2540.jpg

 

07/02/2012 Sources Marine nationale

 

Le 4 février 2012, le nouvel engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) a réalisé avec succès plusieurs essais de manœuvres sur le bâtiment amphibie américain USS San Antonio .

 

Dans un créneau de deux heures, l’EDAR a réalisé trois enradiages successifs dans le radier du San Antonio  dont deux en embarquant un véhicule de transport de l’US Marine Corps de près de 7 tonnes. Le chef d’équipage de l’EDAR explique que «a préoccupation portait sur l’éventuel manque de profondeur d’eau dans le radier». Le commandant du San Antonio  s’est dit «impressionné par la plateforme amovible de l’EDAR, qui mue l’engin en une sorte de catamaran une fois les véhicules chargés».

 

Les huit marins qui composent l’équipage de l’EDAR ont pu conduire cette manœuvre inédite avec les manœuvriers du San Antonio , eux-mêmes assistés de trois manœuvriers français montés à bord un peu plus tôt.

 

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Ces essais font suite à l’accueil récent, dans le radier du BPC Mistral , des Landing Craft Air Cushimon (LCAC), bolides sur coussin d’air américains. Le BPC Mistral  avait procédé à la certification de ces engins en vue de leur éventuelle utilisation sur de prochaines missions. Le succès de ces divers essais bi-latéraux témoigne de la bonne interopérabilité des deux marines, malgré la différence des matériels, des procédures et des habitudes françaises et américaines.

 

L’EDAR peut charger jusqu’à 80 tonnes de matériels sur sa plateforme mobile et atteindre une vitesse d’une vingtaine de nœuds en pleine charge.

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 08:25

Mirage-F1 photo4 Armee Air FR

 

Mirage F1 CR de l'escadron de reconnaissance 2/33 "Savoie"

 

07/02/2012 Cellule de communication de la base aérienne 126 - Sources : Armée de l'air

 

Du 11 au 27 janvier 2012, l’escadron de reconnaissance 2/33 «Savoie» de la base aérienne 118 de Mont-de-Marsan a mené une campagne de tir air-air sur la base aérienne 126 de Solenzara (Corse). Le "Savoie", qui assure les missions de reconnaissance aérienne, participe à la protection de l’espace aérien national. Les pilotes ont, durant cette période, l’occasion d’acquérir et de maintenir leur aptitude au tir canon sur cible aérienne. Journée type avec le capitaine Mathieu Vuillet, pilote de l'escadron.

 

Sa journée commence par le briefing météo suivi d’une réunion de calage avec les pilotes de l’escadron sur le déroulement des passes de tir. Une fois la combinaison de vol étanche revêtue, le capitaine signe la prise en compte de l'avion en piste puis se dirige vers le Mirage F1 qui lui est attribué. Après l'autorisation du contrôleur, il décolle pour rejoindre la zone d’exercice, située en mer, à l’est de Solenzara. Dix minutes après la mise en route, la zone de tir est atteinte. Une fois le contact établi, le pilote à bord de l’Alphajet, qui assure les fonctions d’officier de tir, déploie la cible. Celle-ci, en forme de fléchette, est tractée à l’aide d’un câble de 500 mètres et possède un micro intégré à l’avant. Relié au sol par radio, ce micro est employé pour comptabiliser les tirs.

 

L’officier de tir donne son feu vert. Le capitaine Vuillet quitte alors sa position d’attente et engage la passe de tir. La difficulté réside dans l’approche qui doit être souple et méthodique afin de trouver le bon angle et être à bonne distance de la cible avant de déclencher le tir. Les passes peuvent alors commencer. Les deux premières sont Dry  (simulation du tir), les quatre suivantes sont réelles ou Hot.

 

À son retour sur la base, le pilote transfère les données vidéo enregistrées à bord de son Mirage F1. Chaque séquence est débriefée avec la cellule tir de l’escadron de ciblerie de la base aérienne 126. Pour obtenir sa qualification au tir canon air-air, il doit accomplir deux passes, comptabilisant chacune, au moins deux obus écoutés dans les six mètres. Ces campagnes de tir air-air ne seraient pas possibles sans la présence de l’escadron d'entraînement 2/2 «Côte d’Or» qui assure le remorquage des cibles grâce à trois Alphajet.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:57

le-vbci-en-vallee-de-tagab-11 photo MinDef FR

 

06/02/2012 Ministère de la Défense

 

Gérard Longuet , ministre de la Défense et des Anciens combattants, se rendra à Roanne (Loire), jeudi prochain, au sein de l’usine NEXTER Systems pour visiter la ligne d’assemblage du Véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) qui équipe déjà quatre régiments de l’armée de terre.

 

Véhicule tout-terrain à huit roues, le VBCI existe en deux versions : une version combat d’infanterie pour transporter et protéger un groupe de combat de 11 soldats tout en assurant un appui-feu avec son canon de 25 millimètres, et une version poste de  commandement.

 

Depuis la sortie du premier VBCI, en 2008, le site industriel de NEXTER à Roanne produit une centaine d’exemplaires par an.

 

A ce jour, 355 exemplaires sur les 630 commandés ont été livrés à l’armée de terre. Le 152e  régiment d’infanterie (Colmar) sera prochainement le cinquième régiment, sur les huit prévus, à être entièrement équipé de ces véhicules.

 

Le montant global du programme VBCI, incluant le développement et l’industrialisation, s’établit à 2,86 milliards d’euros. Ce programme représente au total plus de 8 millions d’heures de travail pour NEXTER Systems, Renault Trucks Défense et leurs sous-traitants.

 

Gérard Longuet  visitera également l’Établissement spécialisé du service du commissariat des armées (ESCA) , la compagnie de gendarmerie territoriale et l’escadron de gendarmerie mobile de Roanne.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:55

bold-alligator-2012-repetition-generale-avant-le-jour-j-4.jpg

 

6 février 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Alors que l’US Navy essaie d’agrandir sa flotte avec un budget resserré, un certain nombre de bâtiments étrangers proposent une série d’idées sur la façon d’y parvenir.

 

Le bâtiment de projection et de commandement français Mistral est un bon exemple. Il participe actuellement à l’énorme exercice amphibie Bold Alligator au large des côtes est des Etats-Unis. Il combine la construction commercial et l’automatisation pour obtenir des capacités énormes dans un ensemble relativement petit et abordable.

 

BPC3

 

Pouvant embarquer 650 hommes, jusqu’à 90 véhicules et 16 hélicoptères lourds ou 35 légers, il a un équipage de seulement 170 marins et ne coute que environ 600 millions $.

 

BPC Mistral photo – source NATO ACT

 

Il est difficile de le comparer à un bâtiment américain. Il transporte un peu moins de personnel qu’un navire amphibie de la classe LPD-17 pour un cout divisé par 3 et un équipage réduit de moitié. Mais son pont d’envol et ses capacités aériennes ressemblent plus à celles d’un navire d’assaut de la classe Wasp pour un prix et un équipage divisé par 6.

 

Tout bâtiment est le résultat de compromis. Seul le temps dira si la France a fait les bons choix dans un bâtiment qui échange la robustesse pour la capacité et l’efficacité.

 

Ce qui est clair, cependant, c’est que le Mistral a passé plus de temps au cours des 4 dernières années en missions opérationnelles — dernièrement en Libye, plus efficacement et à un cout moindre que des bâtiments d’une conception plus ancienne.

 

Au final, le Mistral est un type de bâtiment intéressant, que les responsables américains devraient étudier de plus près.

 

Référence : Defense News (Etats-Unis)

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:55

operation-harmattan-depuis-le-charles-de-gaulle2.jpg

photo ministère de la Défense

 

7 février 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le porte-avions Charles-de-Gaulle a quitté Toulon ce week-end afin de qualifier les nouveaux pilotes du groupe aérien embarqué (Rafale et Hawkeye) à l’appontage et au catapultage.

 

2012-02-05 rafale-marine-a-bord-du-charles-de-gaulle -c-mar

photo Marine Nationale

 

Référence : Var Matin

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:30

http://www.meretmarine.com/objets/500/41296.jpg

 

Le nouveau radar du sémaphore de La Hève

crédits : AVON COMMUNICATION

 

07/02/2012 MER et MARINE

 

La Direction Générale de l'Armement vient d'engager la rénovation des radars de la plupart des sémaphores du littoral métropolitain. Le premier site équipé est celui de La Hève, près du Havre, qui dispose d'un radar neuf depuis le 25 janvier. Sur les 59 sémaphores placés sous la responsabilité de la Marine nationale, 54 sont concernées par l'opération, qui va s'échelonner jusqu'à l'été 2013. Pour un certain nombre ce sera également l'occasion d'améliorer leurs performances de détection (portée ou de taille des bateaux détectés). La modernisation de la chaîne sémaphorique française constitue la phase préliminaire du programme SPATIONAV V2, que la DGA a notifié en août 2011 à Signalis (société née en 2011 de la fusion du Français Sofrelog et de l'Allemand Atlas Maritime Security). D'un coût de 34 millions d'euros, ce marché vise à mettre à niveau la couverture radar du littoral et permettre le partage d'informations avec des partenaires étrangers (prioritairement européens), ce qui implique le développement d'outils logiciels et la mise en oeuvre de liaisons de données sécurisées et interopérables entre les différents systèmes. Il est, également, prévu de pouvoir fusionner l'ensemble des informations recueillies sur les façades maritimes (Manche - mer du Nord, Atlantique et Méditerranée) pour les mettre à disposition du centre opérationnel de la fonction garde-côte (COFGC), structure interministérielle - en charge notamment de la sécurité maritime- implantée à l'état-major de la marine à Paris. La conception du programme devrait s'achever mi-2012 et le développement logiciel se poursuivra jusqu'en fin d'année. Le déploiement de SPATIONAV V2 durera un an et demi à partir de début 2013 et concernera près d'une centaine de sites en métropole ainsi qu'en zone Antilles-Guyane et à Mayotte.


(© : DGA)

Améliorer la surveillance des approches maritimes

SPATIONAV V2 a pour objectif d'améliorer la surveillance des approches maritimes françaises. En matière de sécurité et de sûreté maritimes, la pierre angulaire du dispositif est, en effet, le renseignement. Dans cette perspective, le programme SPATIONAV (V0) a été lancé en 2002. Il s'agissait alors de fusionner au sein d'un système unique les informations recueillies par les radars côtiers de la Marine nationale et des Centres Opérationnels de Surveillance et de Sauvetage (CROSS) en Méditerranée. Entre 2005 et 2010, le programme est monté en puissance avec SPATIONAV V1. Le système a été étendu à l'Atlantique, la Manche et la mer du Nord, ainsi que la zone Antilles-Guyane, tout en étant amélioré, notamment avec l'intégration des données AIS (système d'identification automatique dont dispose tout navire de commerce de plus de 300 tonneaux). Rien que pour la métropole, pas moins de 59 radars et 40 stations de réception AIS sont intégrés au système, sur lequel peuvent aussi être transmises, via satellite, les informations AIS captées par les avions de surveillance maritime Falcon 50 de l'aéronautique navale. Les préfectures maritimes de Toulon et de Brest, mais aussi six CROSS et trois centres opérationnels de la Douane (Rouen, Nantes et Marseille) disposent, ainsi, d'une vision globale et en temps réel du trafic maritime sur une zone. En cas de besoin, ils peuvent choisir les moyens d'intervention les mieux placés. Le système, qui automatise les échanges et intègre des outils d'aide à la décision, est ouvert à toutes les administrations concernées par la sécurité maritime.

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7 février 2012 2 07 /02 /février /2012 08:20

gerard-longuet-aupres-des-soldats-francais-en-afghanistan

photo Ministère de la Défense

 

06.02.12 estrepublicain.fr

 

Gérard Longuet suivra l’avis de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN), qui a émis un avis défavorable à la déclassification d’un document sur une opération au cours de laquelle deux soldats français ont été tués et quatre blessés en 2010 en Afghanistan, a-t-on appris auprès du ministère.

 

La commission avait été saisie le 10 novembre 2011 par le ministre de la Défense, qui faisait l’objet d’une requête en déclassification de la part de la magistrate chargée d’une enquête préliminaire sur les conditions de l’opération survenue le 23 août 2010 au sud de Tagab, dans la province de Kapisa (nord-est).

 

L’enquête a été ouverte «pour rechercher les causes des blessures graves infligées» à quatre soldats français lors de l’opération. Outre ces soldats blessés, cinq militaires de l’Otan, dont deux français, avaient alors été tués.

 

L’avis de la CCSDN a été publié vendredi au Journal officiel.

 

Les avis émis par cette autorité administrative - dont les trois-quarts sont favorables à la déclassification - sont suivis dans leur quasi-totalité par les autorités concernées.

 

Plusieurs affaires concernant des opérations de l’armée française en Afghanistan sont actuellement devant la justice. Vendredi, le parquet général de la cour d’appel de Paris a annoncé un pourvoi en cassation après la décision de la cour d’appel qui a autorisé un juge à enquêter sur l’embuscade d’Uzbin, au cours de laquelle dix soldats français ont été tués en 2008.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 21:28

heron-tp-600dn photo Israel Aerospace Industries

photo IAI

 

06/02/2012  par Alain Ruello – LesEchos.fr

 

La liaison par satellites de l'avion sans pilote proposé avec l'israélien IAI soulève des problèmes techniques. La signature du contrat avec la DGA a peu de chance d'intervenir avant la présidentielle.

 

Le calendrier du projet de drone transitoire de Dassault, dérivé du Heron TP de Israël Aerospace Industries (IAI), accuse au moins six mois de retard. Officiellement, l'appareil est censé entrer en service au premier semestre 2014 pour prendre le relais des Harfang d'EADS qui seront arrivés en fin de vie. Seul problème : les travaux se heurtent à des soucis techniques, liés principalement au volet transmission par satellites. Du coup, la signature du contrat n'est pas attendue avant l'automne désormais, et non plus en avril comme prévu, pour une livraison au mieux fin 2014, indique-t-on de sources concordantes.

 

Après deux ans de débats politiques et industriels, Gérard Longuet a tranché en juillet 2011 en faveur du tandem Dassault-IAI pour faire la soudure entre les Harfang et le projet de drone franco-britannique de future génération, attendu vers 2020. Face au Reaper, de l'américain General Atomics, pourtant moins cher et préféré par l'armée de l'air, le ministre de la Défense avait justifié son choix par des raisons de souveraineté industrielle. Quant à l'autre prétendant, un Harfang modernisé par EADS, il avait affirmé qu'après étude minutieuse de la DGA, cette solution ne répondait pas aussi bien (que celle de Dassault) aux besoins des militaires.

 

Dassault s'est alors engagé à livrer deux ans après la signature du contrat son drone transitoire, en enrichissant le Heron TP de son partenaire israélien de quelques ajouts de technologie française. Encore faut-il signer le contrat. Fin 2011, lors du vote du budget de la défense, le dossier a subi des attaques en règles de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat. Pour faire des économies, mais aussi pour des raisons politiques, les sénateurs ont pris parti pour le Reaper. Après plusieurs passes d'armes médiatiques, la commission de la défense de l'Assemblée nationale, qui s'était rangée aux choix de Gérard Longuet, a fini par rétablir les 300 millions d'euros de crédits prévus initialement.

Au delà de la présidentielle

 

Depuis, le projet rencontre d'importants soucis techniques. La liaison de données par satellites proposée par IAI ne serait pas assez performante. Du coup, la DGA et l'avionneur étudient la possibilité reprendre celle de Zodiac qui équipe les Harfang, toujours selon nos informations. Cette solution présente l'avantage de sécuriser une des fonctions les plus critiques des drones. Elle ouvre en outre la possibilité de transmettre les données dans la bande de fréquences Ka, qui offre des débits supérieurs à la bande Ku actuelle, quand le futur satellite franco-italien Athena-Fidus sera lancé, en 2013 normalement.

 

Dans ce contexte, il est peu probable que le contrat soit signé avant l'élection présidentielle car il faudra encore trois mois au moins pour instruire la proposition technique et commerciale finale de Dassault. Au mieux, craint-on au sein du ministère de la Défense, ce sera pour la rentrée, le temps que le prochain gouvernement prenne ses marques. Si l'on ajoute les deux ans pour le produire, le drone transitoire n'arriverait donc pas dans les forces avant 2014. Soit un an après la fin du contrat de maintenance des Harfang, qu'il faudra donc prolonger avec EADS. 'Et encore, à condition que tout se déroule normalement, ce qui est rarement le cas en aéronautique', fait observer un bon connaisseur du dossier. Le crash, fin janvier en Israël, d'un Heron TP durant une campagne de tests, soulève déjà pas mal de questions.

 

Contacté, Dassault n'était pas disponible pour répondre.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 17:30

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Mis en juin, lors du prochain Top500, "notre nouveau supercalculateur Curie devrait dépasser Tera 100, avec une puissance prévue de 1,3 pétaflops", indique Jean Gonnord.

 

06/02/2012 LePoint.fr (AFP)

 

Mais en juin, lors du prochain Top500, "notre nouveau supercalculateur Curie devrait dépasser Tera 100, avec une puissance prévue de 1,3 pétaflops", indique Jean Gonnord.

 

Le supercalculateur Curie, dédié aux applications civiles, va surpasser en juin son petit frère Tera 100, machine la plus puissante d'Europe à usage militaire, attestant du coup de collier donné par la France pour rattraper son retard dans le domaine.

 

Deux fois par an, en juin et novembre, les ordinateurs les plus puissants du monde se soumettent à la classification de référence Top500: lors des trois derniers tests, Tera 100 s'est imposé comme le leader en Europe et parmi les dix premiers au monde.

 

Cette machine, issue d'une collaboration entre l'informaticien Bull et le Commissariat à l'énergie atomique, "a passé en novembre 2010 la barre du pétaflop, soit du million de milliards d'opérations par seconde", explique à l'AFP Jean Gonnord, chef de projet Simulation numérique et informatique du CEA, lors d'une visite du site de Bruyères-le-Châtel (région parisienne) où est basé Tera 100.

 

"Imaginez que l'ensemble des être humains fassent chacun une opération par seconde sur une calculette pendant 52 heures: Tera 100 le fait en une seule seconde", détaille-t-il.

 

Le supercalculateur est composé de plus de 4.300 ordinateurs interconnectés, "chaque serveur étant équipé de quatre processeurs Intel tout à fait standard", souligne Sophie Houssiaux, directeur de projet R&D chez Bull, qui conçoit les serveurs et fournit les logiciels de Tera 100.

 

Dans des locaux ultrasécurisés où seules quelques dizaines de personnes sont autorisées à pénétrer, des armoires renfermant les serveurs clignotent dans le bourdonnement constant des climatiseurs.

 

Sous leur design très moderne figurant des neurones en métal, les portes de chaque armoire intégrent un circuit d'eau destiné à refroidir la masse de chaleur produite par les serveurs.

 

Comme sur les autres sites du CEA, "nous appliquons les règles de secret défense et nos activités sont classifiées", résume Charles Lion, directeur du programme Simulation, qui explique également que Tera 100 n'est pas relié à internet pour des raisons de sécurité.

 

"La machine est entièrement dédiée à la Défense et simule le fonctionnement de l'arme nucléaire dans les moindres détails. Son contrôle complet monopolise un millier de serveurs pendant un mois. Il faut chaque année garantir au chef de l'Etat que les armes de dissuasion nucléaire fonctionnent", indique M. Lion.

 

"Nous travaillons aussi sur les armes futures comme la +tête nucléaire océanique+" qui équipera les missiles M51 dès 2015, ajoute-il.

 

Mais en juin, lors du prochain Top500, "notre nouveau supercalculateur Curie devrait dépasser Tera 100, avec une puissance prévue de 1,3 pétaflops", indique Jean Gonnord.

 

Baptisé en hommage au couple de chercheurs Pierre et Marie Curie, le nouveau projet associant encore Bull et CEA sera dédié au civil (chimie, médecine, climatologie etc.). Mis en service il y a quelques mois, il monte progressivement en charge aux côtés de Tera 100.

 

La puissance de ce dernier va également être augmentée de "20 à 30 fois" d'ici fin 2014 dans le cadre du projet Tera 1000.

 

"Cela fait bien sourire quand on pense qu'en 1981, notre supercalculateur avait une mémoire inférieure à celle d'un ordinateur portable actuel. C'était une machine américaine et les autorités nous avaient imposé un embargo de livraison de 8 mois en rétorsion au fait que François Mitterrand avait pris des ministres communistes dans son gouvernement", a souligné M. Gonnord.

 

A Paris, la Cité des Sciences et de l'industrie inaugure mardi la troisième édition de son Observatoire des innovations notamment consacrée au "monde des supercalculateurs".

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:55

2012-02-05_rafale-marine-a-bord-du-charles-de-gaulle_-c-mar.jpg

photo Marine Nationale

 

05/02/2012 Actu Marine

 

Ce dimanche 5 février, un groupe aérien composé de Rafale Marine et d’un Hawkeye a apponté sur le porte avions Charles de Gaulle au large de Toulon.

 

Celui-ci avait appareillé le 2 février dernier. Après avoir procédé à 3 jours d’essais en mer, les missions aériennes qui vont se tenir à bord durant toute la semaine vont permettre de procéder à la transformation de pilotes de Super Etendard Modernisé sur Rafale Marine et la qualification d’équipages de Hawkeye.

 

2012-02-05_e2c-hawkeye-a-bord-du-charles-de-gaulle_-c-marin.jpg

photo Marine Nationale

 

Après 9 mois d’opérations intenses en Océan Indien et au large de la Libye entre octobre 2010 et août 2011, le porte-avions Charles de Gaulle était entré dans une phase de régénération technique et humaine pour permettre au bateau et son équipage de retrouver son potentiel pour 2012.

 

2012-02-05_rafale-marine-a-bord-du-charles-de-gaulle-2_-c-m.jpgphoto Marine Nationale

 

Il avait repris la mer une première fois en décembre dernier pour s’assurer de la bonne tenue des opérations de maintenance effectuées à bord.

 

2012-02-05_rafale-marine-a-bord-du-charles-de-gaulle-3_-c-m.jpg

photo Marine Nationale

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:50

DGA-TN-concoit-les-equipements-de-la-Marine---photo-var.jpg

 

DGA TN conçoit les équipements de la Marine pour la prochaine décennie.

Ici, une passerelle de navigation ultra-automatisée. photo varmatin.com

 

06 février 2012 varmatin.com

 

La Direction générale de l’armement « Techniques navales » (DGA TN) nous a ouvert les portes de son site toulonnais. Reportage chez ceux qui conçoivent l’avenir de la Marine

 

Faites le test. Tout le monde connaît la Marine nationale et, bien souvent, l'entreprise DCNS. Mais dès qu'on évoque le centre du Mourillon de la Direction générale de l'armement Techniques navales (DGA TN), c'est nettement plus flou. Pourtant, ces trois entités travaillent toutes autour de la rade, sur le même secteur : le naval de Défense.

 

Il faut dire que la DGA n'est pas du genre à acheter des spots publicitaires à la mi-temps des matches de rugby. Barricadée derrière des murs et des barbelés, partageant, avec DCNS, un site qui s'étend de Port-Marchand à Pipady, elle n'affiche guère plus de signes ostentatoires d'activité qu'une rangée de bâtiments rectangulaires, surtout visibles depuis le plan d'eau.

 

Une « Silicon Valley » pour l'armée

 

Bref, DGA TN brille par sa discrétion. Branche du ministère de la Défense, l'ex-CTSN(1) fait dans le « secret ». Et qui plus est… dans l'armement. « Nous servons d'interface entre l'opérationnel (l'armée) et l'industriel (DCNS) pour l'élaboration des systèmes d'armes », résument-ils là-bas. Mais encore ?

 

Le centre a pour mission de « spécifier » le bateau de demain. Soit concevoir ses fonctionnalités et performances, avant d'en passer commande pour le compte de la Marine. Car si la DGA joue le rôle de maître d'ouvrage pour la lutte au-dessus et au-dessous de la surface, elle laisse la construction des « joujoux » à un industriel (DCNS pour les navires). Chacun son métier. Même si DGA TN garde en fait la main sur chaque projet, de sa naissance à sa mort.

 

À ce jour, il n'est pas un sous-marin, une torpille ou un missile qui n'ait été expertisé par les ingénieurs toulonnais. Et tout ça nécessite, du coup, de procéder à des études qui vont de la structure de coque au système d'armes, en passant par la passerelle de navigation.

 

Un demi-millier d'experts au service du militaire

 

Pour ce qui est de tester le matériel, la donne a toutefois légèrement changé ces dernières années. À l'arsenal du Mourillon, on croise désormais plus d'ingénieurs ultraqualifiés devant un écran que de gens qui construisent des mini-frégates dans les couloirs. À la pointe de la technologie, la simulation est devenue la règle ; le prototype, l'exception.

 

Afin d'éprouver la carapace d'un futur navire, les experts « s'amusent », par exemple, à la bombarder longuement… à l'aide d'ordinateurs à la puissance de calcul vertigineuse. Le tout, quand même, avant de mesurer sa résistance avec des moyens d'essais à terre et en mer uniques en Europe. Au total, ils sont plus d'un demi-millier à travailler sur cette bande littorale, sorte de « Silicon Valley » au service du militaire.

 

À noter que cette impressionnante concentration de matière grise baigne aussi dans un véritable univers de science-fiction. Avant de « spécifier » les besoins de l'armée, les spécialistes se doivent en effet de les capter. Le centre a donc aussi pour mission d'analyser la menace qui pourrait émerger dans dix ans, période qui représente grosso modo le temps de développement d'un bateau.

 

C'est notamment pour cette raison que l'on retrouve, en bord de rade, une étonnante cellule de veille technologique à l'écoute du monde. Là, des personnels sont chargés de dénicher la moindre bribe d'information concernant le naval de défense. Il ne s'agirait pas, pour la France, de se retrouver équipée d'un armement désuet. Avec DGA TN, l'armée semble à l'abri de cette fâcheuse éventualité.

 

1. Le Centre technique des systèmes navals a été rebaptisé DGA TN en 2010.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:45

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source budget.gouv.fr

 

6 Février 2012 Jean-Dominique Merchet

 

Le ministère de la Défense sera le premier touché avec une baisse de 1%.

 

La loi de finances rectificative, qui sera présentée mercredi en conseil des ministres, prévoit l'annulation en 2012 de 335 millions de crédits pour la défense, sur un total de 1,2 milliards, selon Les Echos. Ce nouveau tour de vis est tendu nécessaire par la situation des finances publiques (prévision de croissance à la baisse, abondement du Mécanisme européen de stabilité).

La Défense est le ministère le plus touché puisqu'elle supportera à elle seule 28% de l'effort. Hors pensions, le budget 2012 s'élevait à 31,8 milliards. Ces annulations de crédits constituent donc une baisse de 1,05%.

En aout dernier, 222,5 millions de crédits avaient été annulés sur le budget 2011.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 12:30

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/01/2341642458.jpg

 

06.02.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le professeur Jean-Paul Pancracio, bien connu à Coëtquidan et à l'Irsem, veut d'ouvrir un blog consacré au droit de la mer; il est sobrement intitulé "droit de la mer et des littoraux". Cliquer ici pour y accéder.


Jean-Paul Pancracio est l'auteur d'un Droit de la mer de référence (paru en 2010, chez Dalloz). Ajoutons Le défi du traitement judiciaire de la piraterie, Cahiers du CEREM n° 10, juillet 2009, Droit et institutions diplomatiques, Paris, Pedone, mars 2007 (Prix « Francis Durieux » de l’Académie des Sciences Morales et Politiques 2009), le Dictionnaire de la diplomatie, Paris, coédition Dalloz /de Bussac, décembre 2006, 800 rubriques.


Juriste et bon connaisseur de l'environnement militaire, Jean-Paul Pancracio se propose de partager ses analyses sur la piraterie, les trafics, les pollutions et les naufrages qui font l'actualité maritime et qui méritent souvent d'être aussi abordés sous l'angle du droit.

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/40825.jpg

L'EDA-R 2

crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

 

06/02/2012 MER et MARINE

 

La Direction Générale de l'Armement a réceptionné le 24 janvier le deuxième engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R) commandé dans le cadre du remplacement de la batellerie de la Marine nationale. Le premier catamaran de ce type, livré le 24 novembre, est actuellement déployé sur le bâtiment de projection et de commandement Mistral, qui participe aux Etats-Unis à l'exercice Bold Alligator. Longs de 30 mètres pour une largeur de 12 mètres, les EDA-R ont une capacité d'emport de 80 tonnes, une vitesse de 18 noeuds à pleine charge et de 30 noeuds à vide.
Basé sur le concept L-CAT (Landing Catamaran) breveté par la CNIM, le nouvel engin de débarquement français dispose entre ses deux flotteurs d'une plateforme élévatrice avec rampe de chargement à l'avant et à l'arrière. En transit, la plateforme est levée, l'EDA-R se comportant alors comme un catamaran rapide. Et, durant les phases d'enradiage et de plageage, la plateforme s'abaisse pour faire de l'engin un bateau à fond plat. Chacun des trois BPC de la Marine nationale pourra mettre en oeuvre deux EDA-R. En tout, quatre unités de ce type ont été commandées à la CNIM et sont réalisées par les chantiers Socarenam de Boulogne-sur-Mer. Les EDA-R 3 et 4 seront livrés cette année, jusqu'à quatre autres pouvant être commandés ultérieurement.


L'EDA-R 1 lors des préparatifs de Bold Alligator (© : MARINE NATIONALE)


L'EDA-R 1 dans le radier du Mistral (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'EDA-R 1 dans le radier du Mistral (© : MARINE NATIONALE)


L'EDA-R 1 sortant du radier du Mistral (© : MARINE NATIONALE)


L'EDA-R 1 lors des préparatifs de Bold Alligator (© : MARINE NATIONALE)


L'EDA-R 2 (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/41411.jpg 

Rafale appontant sur le porte-avions Charles de Gaulle

crédits : MARINE NATIONALE

 

06/02/2012 MER et MARINE

 

Cela faisait longtemps ! Hier, au large de Toulon, le porte-avions français a retrouvé son groupe aérien embarqué. Après avoir passé trois jours d'essais en mer et avoir réalisé une brève escale à sa base, le Charles de Gaulle a vu se présenter sur sa piste d'appontage des Rafale et Hawkeye. Les manoeuvres aériennes, prévues pour durer toute la semaine, vont permettre, selon la Marine nationale, de procéder à la transformation des pilotes de Super Etendard Modernisés sur Rafale. La flottille 11F abandonne en effet progressivement le SEM depuis septembre dernier pour passer au nouvel avion de combat de l'aéronautique navale, qui équipe déjà la 12F. La transformation de la 11F doit durer un an, sa qualification opérationnelle sur Rafale étant attendue au second semestre de cette année.
En parallèle, les équipages des avions de guet aérien Hawkeye de la 4F profitent de la sortie en mer du Charles de Gaulle pour se qualifier aux appontages et catapultages sur le porte-avions.


Rafale à l'appontage (© : MARINE NATIONALE)


Rafale à l'appontage (© : MARINE NATIONALE)


Hawkeye à l'appontage (© : MARINE NATIONALE)

C'est la première fois que le bâtiment retrouve ses avions depuis son retour en août dernier d'Harmattan. Après 9 mois d'opérations en océan Indien et au large de la Libye, à peine entrecoupés de quelques semaines à Toulon, le Charles de Gaulle est resté de long mois à quai pour être techniquement remis à niveau et permettre à son équipage et son groupe aérien de « souffler » après une année 2011 éprouvante. Le porte-avions avait effectué une première sortie en décembre pour s'assurer de la bonne tenue des opérations de maintenance effectuées à bord, notamment au niveau de l'appareil propulsif. Aujourd'hui, l'heure est donc aux campagnes de qualification des pilotes. S'en suivra une période de remontée en puissance du bâtiment, de son équipage, du groupe aérien embarqué et de l'ensemble du groupe aéronaval en vue d'un prochain déploiement.


Le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 21:00

Rafale-flares-photo-Armee-de-lair.jpg

 

5 février 2012 france-moyenorient.com

 

Après une fin d’année 2011 cauchemardesque pour l’avionneur français Dassault, l’année 2012 commence, elle, par une "escadrilles de bonnes nouvelles"selon le ministre de la Défense Gérard Longuet. Dassault Aviation vient de rentrer en négociations exclusives avec le gouvernement indien pour l’acquisition de 126 avions de combat de dernière génération Rafale, estimé à environ 10 milliards d’euros. L’annonce faite par l’Inde n’est pas celle d’un contrat mais le ministre a indiqué à BFM Radio, qu’ il y avait 80 % de chances que le contrat soit signé dans les mois qui viennent.
Les négociations, si elles aboutissent, porteront sur la livraison de 16 appareils clés en main et l’assemblage en Inde chez HAL (Hindustan Aeronautics Limited) de 110 autres, dont les pièces détachées seront fournies par l’un des 500 sous-traitants français travaillant actuellement pour le GIE Rafale (Dassault, Thales, Snecma). À ce niveau de prix là, les industriels indiens de la défense vont exiger le savoir-faire technologique du français, la production des pièces détachées et la formation de leurs ingénieurs et du personnel technique.

L’annonce du contrat "presque" remporté par Dassault avec l’ Inde pourrait accélérer celui des Émirats Arabes Unis. Deux facteurs de poids à considérer désormais :
Grâce à ses investissements importants dans l’aéronautique via son fonds d’investissement Mubadala, Abou Dhabi veut devenir un hub mondial pour toute l’industrie aéronautique (Al Ain, nouveau hub de l’industrie aéronautique) et compte sur l’expertise de Dassault. En cas de réussite, Dassault pourrait utiliser le hub d’Abou Dhabi pour fabriquer par exemple une partie des pièces détachées vers l’Inde.

 

Première communauté aux Emirats Arabes Unis (EAU), la diaspora indienne représente 40% de la population totale du pays. La signature du contrat avec l’Inde par Dassault pourrait donc avoir un impact très important dans la prise de décision des autorités émiraties.

 

Les relations entre Dassault Aviation et Abu Dhabi s’étaient pourtant sérieusement dégradées au salon aéronautique de Dubai en novembre 2011 où l’on est passé de négociations exclusives à compétitions ouvertes avec une offre de l’Eurofighter mais aussi Boeing. Lors du salon aéronautique de Bahrein (Bahrain International Airshow (BIAS) qui s’est clôturé fin janvier 2012 dans la capitale du royaume Manama, le vice- président de Boeing pour le développement des affaires internationales région Moyen-Orient§Afrique, Paul Oliver a précisé à l’agence Reuters que la compétition restait ouverte en ce qui concerne le renouvellement par les Émirats Arabes Unis de sa flotte d’avions de chasse dont le contrat est estimé à près de 10 milliards d’euros.

 

Depuis, selon la Tribune, le PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne, tente de renouer le contact avec les autorités émiraties. D’après le journal, une visite de Nicolas Sarkozy à Abou Dhabi est prévue pour mars/avril 2012. Le Rafale made in UAE devrait notamment être équipé du missile air-air longue portée Meteor et d’un moteur 7 tonnes. En revanche, la France semble s’être engagée à reprendre les 63 Mirage 2000-9 et les revendre à la nouvelle armée libyenne.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 17:30
Les enseignements stratégiques du conflit afghan

 

30 janvier 2012 Vincent DESPORTES*,  Officier, Général de division (2S) - magistro.fr

 

Intervention lors du colloque stratégique annuel de l’IRIS, le 11 mai 2011, sur le thème "Afghanistan, 10 ans de conflit".

 

Le conflit afghan nous offre l’occasion de revenir aux principes fondamentaux de la stratégie. Je voudrais montrer, à partir de quelques exemples, qu’il apporte une validation supplé¬mentaire de quelques concepts stratégiques persistants : ils réaffirment en chaque occasion leur pertinence, quel que soit le mépris que l’on puisse affecter à leur égard.

 

La première idée qui me semble ainsi ratifiée est celle de la "vie propre de la guerre", pour reprendre le concept de Clausewitz. Dès que vous avez créé une guerre, la guerre devient un sujet et non plus un objet. Elle possède une vie propre qui vous conduit là où vous n’aviez pas prévu d’aller.

L’exemple de l’Afghanistan est particulière¬ment frappant. La guerre commence le 7 octobre 2001 avec un objectif clair : faire tomber le pouvoir taliban à Kaboul et détruire le réseau d’al-Qaida en Afghanistan. L’objectif est atteint fin novembre et il y a, alors, moins de deux mille militaires occidentaux au sol. Dix ans après, les objectifs de guerre ont totalement changé et ce sont 140 000 soldats de la coalition qui sont déployés sur le théâtre. Le général Beaufre, qui a commandé l’opération de Suez en 1956 et qui est l’un de nos grands stratèges, synthétise clai¬rement ce phénomène en évoquant "le niveau instable des décisions politiques" : il conduit les stratèges militaires à adopter des modes de guerre successifs s’avérant souvent contre-productifs par rapport aux objectifs ultérieurs. Cette évolu¬tion afghane éclaire ainsi deux réalités éternelles de la guerre ; la première est que toute guerre est marquée par une dérive des buts et, le plus souvent, une escalade des moyens ; la seconde, que les "fins dans la guerre" influent toujours sur les "fins de la guerre", pour reprendre les expressions si signifiantes de Clausewitz.

 

La deuxième idée qu’il nous est donné de revisiter relève de l’essence même du raisonne¬ment stratégique. La guerre doit être conçue et conduite non pas en fonction de l’effet tactique immédiat, mais en fonction de l’état final recherché, c’est-à-dire du but stratégique. Autrement dit, la forme que l’on donne initialement à la guerre a de lourdes conséquences ulté¬rieures : ce qui est perdu d’entrée est très difficile à rattraper.

Prenons les deux premières phases de la guerre.

 

La première phase est celle du "modèle afghan" (2001) (ou de la "stratégie minimaliste" selon l’expression de Joe Biden). Elle associait les milices afghanes, la puissance aérienne et un faible contingent de forces spéciales américaines. Le modèle a fonctionné pour faire tomber le régime des talibans, mais beaucoup moins pour débusquer et détruire les membres d’al-Qaida qui vont se réfugier dans leurs zones sanctuaires. Cette stratégie a contribué, en revanche, à renforcer les "chefs de guerre" locaux, en parti¬culier ceux dont le comportement envers la population était honni et qui étaient hostiles au gouvernement central de Kaboul. Elle a aussi renforcé la puissance tadjike et donc aliéné d’autant la population pachtoune. Elle a donc finalement affaibli les deux piliers qui allaient se révéler ultérieurement essentiels, puisqu’ils sont le socle de la reconstruction : un État central et les conditions de la "bonne gouvernance".

 

La deuxième phase est celle du modèle américain (2002-2006). En raison de l’impossi¬bilité des milices afghanes à venir à bout des talibans – les Afghans du Nord ne souhaitant d’ailleurs pas s’engager au sud de Kaboul –, les Américains prennent la tête des opérations de ratissage. On se souvient des opérations Anaconda (2002), Mountain Viper (2003), etc., des opérations de "bouclage et fouille" (Cordon and Search) visant l’élimination des terroristes et la destruction de leurs caches. Selon les termes du général (US) Barno, il s’agissait d’une "enemy-centric raid stategy". Les résultats sont médiocres, mais les conséquences définitives. L’efficacité du "modèle américain" est limitée par un grand défaut de sensibilisation culturelle et politique, voire par les effets pervers de la supériorité technologique. Les bombardements aériens et leurs cortèges de dégâts collatéraux importants soulè¬vent des questions sensibles qui ont des coûts politiques considérables. Dès lors, en dépit d’un a priori favorable, les Américains vont susciter crainte et hostilité dans la population. Les troupes sont perçues comme des infidèles, des forces d’occupation. La population initialement neutre, voire favorable, est aliénée. À partir de 2006, la guerre enemy-centric se mue en guerre population-centric (suivant les nouvelles théories en cours sur la contre-insurrection), mais le premier mode de guerre aura commis des dommages irréparables.

 

Troisième idée : si le "centre de gravité" (1) de l’adversaire se situe au-delà des limites politiques que l’on s’est données, il est inutile de faire la guerre car il sera impossible de la gagner. Au sens clausewitzien, le centre de gravité des tali¬bans se trouve dans les zones tribales situées entre le Pakistan et l’Afghanistan, puisque c’est de ces espaces incontrôlables qu’ils tirent leur capacité de résistance. Or, il est impossible pour les Américains d’y mettre militairement bon ordre : cette cible se situe au-delà des limites politiques qu’ils se sont fixées, ne serait-ce que pour de simples raisons de logistique militaire, à cause de la vulnérabilité de leurs convois lorsqu’ils traversent le Pakistan.

 

La quatrième idée à laquelle il convient de faire appel n’est pas nouvelle, mais il est toujours nécessaire de la répéte r: sauf à le détruire (ce qui est impossible en Afghanistan), c’est avec son adversaire que l’on fait la paix. Selon le bon esprit de la guerre froide – qui n’a pas fini de nous faire du mal –, la conférence de Bonn, en décembre 2001, a été non pas la conférence de la réconciliation mais la conférence des vainqueurs. Elle a, de fait, rejeté les talibans – donc les Pachtouns – dans l’insurrection. Dix ans plus tard, nous n’en sommes pas sortis.

 

La cinquième idée qu’il s’agit de convoquer est aussi évidente que méconnue : ce qui est important, c’est le stratégique, et non le tactique. Le général Beaufre nous le rappelle : "En 1940, tout notre système de guerre était faux parce que fondé sur des tactiques… L’Indochine est perdue à coups de tactiques excellentes, vaincues par la stratégie adverse à laquelle nous n’avons su opposer aucune stratégie digne de ce nom… Suez, victoire tactique, débouche sur un épou¬vantable échec politique… [très souvent] l’ignorance de la stratégie nous a été fatale" (2)

En Afghanistan, nous sommes aujourd’hui plongés au cœur d’une véritable "quadrature du cercle tactique", entre protection et adhésion de la population, d’une part, protection de nos propres troupes, d’autre part, et destruction de l’adversaire taliban par ailleurs. Nous sommes engagés dans un travail de Sisyphe de micro-management du champ de bataille, comme si nous étions enfermés dans une "stratégie de tactiques", et son appareil d’indicateurs de performance (3). C’est une impasse. Nous ne trouverons pas de martingale tactique en Afghanistan : la solution est d’ordre stratégique.

Citant des officiers US, le New York Times regrettait récemment, je cite, "la déconnexion entre les efforts intenses des petites unités et les évolutions stratégiques". Une accumulation de bonnes tactiques ne constituera jamais une bonne stratégie : un problème politique au premier chef ne peut être résolu que par une solution politique.

 

Descendant d’un cran, je voudrais insister sur une évidence opérationnelle simple. Le nombre compte. "Mass Matters", comme disent nos amis anglo-saxons. Or, les coupes budgétaires successives conjuguées à l’exponentielle du coût des armements ont conduit nos armées à des réductions de format incompatibles avec l’efficacité militaire dans les nouvelles guerres au sein des populations. En contre-insurrection, gagner c’est contrôler le milieu. Les ratios sont connus. En dessous de vingt personnels de sécurité pour mille locaux, il est tout à fait improbable de l’emporter. En Irlande du Nord, pour une popu-lation d’un million d’habitants, les Britanniques ont maintenu une force de sécurité globale de 50 000 hommes et sont restés pendant vingt ans (ratio de 1 pour 20 et non 1 pour 50). En Irak, la population est de trente millions de personnes environ. Il a fallu mettre sur pied (avec les Irakiens) une force de 600 000 hommes pour que la manœuvre de contre-insurrection commence à produire ses effets. En Algérie, à la fin des années 1950, les effectifs français étaient de 500 000 pour une population de huit millions d’Algériens "d’origine musulmane" (1/20). Au Vietnam, les Américains sont parvenus, également grâce à la conscription, à établir ce ratio mais n’ont cependant pas réussi à l’emporter. En Afghanistan, nous en sommes loin. Alors que le théâtre est infiniment plus complexe, physiquement et humainement, que nous agissons en coalition, le ratio est de 1/120 000 (en comptant les forces de sécurité afghanes, à la qualité cependant contestable) pour trente millions, soit la moitié de ce qui est nécessaire. Nous le constatons tous les jours, nos ratios actuels "forces de sécurité/population" nous permettent de conquérir, mais pas de tenir. Encore une fois, gagner la guerre, c’est contrôler le milieu. Or, nous ne savons plus contrôler le milieu.

 

Pour conclure, je voudrais encore mettre en avant deux préoccupations.

La première est qu’une nation – ou un groupe de nations – pèse dans une guerre à hauteur de sa participation. En ce sens, le conflit afghan est bien une "guerre américaine". On se rappelle ce télégramme diplomatique révélé dans Le Monde par Wikileaks dans lequel l’ambassadeur des États-Unis à Paris demandait, à l’instigation de l’Élysée, que Washington trouve des façons de faire croire que la France pesait sur le choix des options stratégiques. On se rappellera aussi que – de McKiernan à Petraeus en passant par McCrystall – les chefs militaires de la coalition sont nommés et relevés par Washington sans que l’on en réfère aux autres membres. N’en doutons pas : les calendriers et les stratégies sont bien plus dictés par les préoccupations de poli¬tique intérieure américaine que définis par le dialogue avec des coalisés obligés de s’aligner. Ceux qui ont lu Les Guerres d’Obama (4), de Bob Woodward, ne me contrediront sur aucun de ces points !

 

Ma seconde préoccupation tient au fait que l’Afghanistan est une nouvelle preuve de l’échec de l’Europe. Je constate qu’il y a, ou qu’il y a eu, quinze pays de l’Union ayant engagé des forces militaires en Afghanistan : Allemagne, Belgique, Danemark, Espagne, France, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Suède, République tchèque, Portugal. Les effectifs européens sont loin d’être négligeables puisqu’ils représentent environ trente mille combattants, soit un tiers de la force engagée. Or, il n’y a presque pas d’Europe, en tout cas aucune Europe de la défense, en Afghanistan. On pourra toujours expliquer que, historiquement, l’Europe a eu du mal à s’imposer en tant que telle dans cette guerre. Certes, mais le constat est là : l’Europe mène la guerre la plus longue qu’elle ait jamais conduite ; elle le fait avec des effectifs très importants, et elle n’existe pas. Cela donne une résonance forte aux propos de l’ancien ministre de la Défense, Hervé Morin, qui affirmait fin octobre : "L’Europe est devenue un protectorat des Etats-Unis" (5) Il est temps que l’Europe se reprenne en main.

 

* Vincent DESPORTES Officier, Général de division (2S) est un ancien commandant de l’École de Guerre

 

(1) D’où il retire sa force et sa capacité à durer, selon Clausewitz.

(2) Introduction à la stratégie, Pluriel, 1998, pp. 24, 25.

(3) Georges-Henri Bricet des Vallons, Faut-il brûler la contre-insurrection?, Choiseul, 2010, p. 19.

(4) Denoël, 2011.

(5) Le Monde, 31 octobre-1er novembre 2011.

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 17:40
Des bâtiments français vont participer à l’exercice Proud Manta

 

3 février 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Du 14 au 26 février, un sous-marin, une frégate, 2 avions de patrouille maritime et un hélicoptère de la marine nationale vont participer, aux côtés de moyens aériens et maritimes de 10 autres pays de l’OTAN, à l’exercice Proud Manta 2012, le plus important exercice de lutte anti-sous-marine organisé par l’OTAN.

 

L’exercice se déroulera en mer Ionienne, au sud-est de la Sicile. Les autres pays participant à l’exercice sont le Canada, l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège, l’Espagne, la Turquie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

 

Les bâtiments français seront (sauf changement de dernière minute) le sous-marin nucléaire d’attaque Améthyste et la frégate Jean de Vienne.

 

L’exercice permettra de faire la preuve de la détermination de l’OTAN à maintenir l’efficacité et améliorer l’interopérabilité dans la lutte anti-sous-marine, la lutte anti-surface, la surveillance côtière et d’autres opérations maritimes utilisant une force multi-nationale de bâtiments de surface, de sous-marines et d’avions.

 

L’exercice permet aussi de fournir un entraînement opérationnel dans des rôles et missions potentiels de NRF (NATO Response Force), ainsi qu’à la mise en œuvre des procédures OTAN pour des opérations actuelles ou futures. Les bâtiments s’entraineront aussi à la défense contre des attaques terroristes.

 

Référence : OTAN

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 12:40

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2 février 2012.Par CMF

 

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Le Cluster Maritime Français est heureux d'accueillir NEXTER Electronics.

 

NEXTER Electronics, filiale du groupe NEXTER (anciennement GIAT Industries), est un des leaders dans la conception, la réalisation et le maintien en conditions opérationnelles (MCO) d'équipements électroniques embarqués exploités en environnements sévères.


Reconnus dans le domaine militaire, NEXTER Electronics poursuit la diversification de ses activités par une mise en valeur systématique de ses innovations technologiques en Gestion et Distribution d'Energie, sous-systèmes sécuritaires, MCO et par le montage d'offres complètes en partenariat avec des entreprises spécialistes.


Les produits et solutions adressés aux différents types de plateformes mettent particulièrement en relief les savoir-faire clés de NEXTER Electronics en matière de technologies duales et évolutives.



Pour plus d'informations,  visitez le site Internet de NEXTER Electronics, et retrouvez leur présentation sur l’annuaire du CMF ainsi que sur notre rubrique "Nouveaux Membres".

Toute l’équipe du Cluster Maritime Français remercie NEXTER Electronics de sa confiance et lui souhaite la bienvenue à bord !

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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:10

Rafale photo source info-aviation.com

source info-aviation

03.02.12 LEMONDE.FR

La question n'est pas seulement économique, mais éminemment politique. Le contrat de vente des Rafale de Dassault à l'armée indienne n'est même pas encore signé que la question du transfert de technologie, une des clauses du contrat, inquiète – surtout à gauche.

"Ce transfert (...) entraîne [la création] de concurrents dans un pays qui n'est plus du tiers-monde mais qui est un pays émergent considérable", estimait, mardi 31 janvier, Paul Quilès, ancien ministre socialiste de la défense. De son côté, Jean-Yves Le Drian, responsable de la défense auprès de François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, demandait "un examen attentif" des clauses du contrat en la matière.

 

A droite, on se félicite au contraire de l'exportation des compétences françaises. "Avec ce très important contrat d'exportation, c'est le savoir-faire de notre pays qui est mis à l'honneur, puisque le Rafale réunit de très nombreuses technologies parmi les plus sophistiquées", se réjouissait, mardi, le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Pas d'inquiétude non plus du côté du ministre de la défense, Gérard Longuet, pour qui cette clause du contrat est "naturelle".

 

UNE PRODUCTION SOUS LICENCE


La question du transfert de technologie propre au Rafale – qui englobe savoir, technique et savoir-faire – se pose avec d'autant plus d'acuité que c'est la première fois que l'avion emblématique de l'industrie d'armement française s'exporte. Mais les détails du contrat n'étant pas arrêtés, il est difficile pour l'instant de se faire une idée de l'ampleur de ce transfert.

 

Seule certitude, celui-ci est inclus, tout comme la production et la maintenance, dans le contrat qui, selon une source du ministère de la défense indien, atteindrait 12 milliards de dollars (9 milliards d'euros). Le champion de l'aéronautique indien HAL (Hindustan Aeronautics Ltd) va produire sous licence, à Bangalore, 108 des 126 avions commandés.

 

Pour autant, le transfert de technologie a peu de chances d'être proportionnel au pourcentage de la production qui sera faite localement. "On ne connaît pas encore le périmètre des connaissances transmises. Tout dépend de ce qui est assemblé ou produit sur place. Mais il est évident que tout pays qui a une armée ne va pas dévoiler des techniques spécifiques à sa propre défense", estime Didier Adda, conseil en propriété industriel au cabinet TPC (Technologies Partenaires Conseils).

 

"S'il ne s'agit, par exemple, que d'assembler des pièces détachées, le transfert de technologie est faible", relativise-t-il. Pour lui, "cette vente va permettre à Dassault de favoriser les travaux de recherche et développement sur la nouvelle génération de Rafale et aux Indiens d'acquérir de nouvelles compétences. D'ailleurs, les pays émergents ne signent plus que des contrats incluant un transfert de technologie".


LA MAINTENANCE, UN ENJEU STRATÉGIQUE 


Lors de l'achat, en 2009, de quatre sous-marins du groupe naval français DCNS, le Brésil avait également exigé d'importants transferts de technologie, notamment concernant la construction. Plusieurs dizaines de Brésiliens travaillant dans ce secteur sont depuis venus se former à Lorient, dans une école créée à cet effet.

 

Tout l'enjeu est de savoir où le périmètre de la formation s'arrête et quelle est la limite à ne pas franchir en matière de communication des savoir-faire, surtout ceux qui sont encore en développement.

 

Car les pays acheteurs sont gourmands : à titre d'exemple, l'avionneur américain Boeing a dû promettre aux Brésiliens, acheteurs de ses appareils, un assemblage intégral et sur place des avions. 


L'enjeu repose en outre sur la question de la maintenance des appareils vendus, prévue par le contrat. Si la maintenance des Rafale reste en France, elle permet à Dassault de garder le contrôle de la fabrication et de l'amélioration des pièces. A contrario, si la maintenance se fait en Inde, elle inclut à terme un transfert de technologie beaucoup plus important.

 

Pourtant, même si c'était le cas, "les Indiens ne sont pas encore prêts à concurrencer la France dans le secteur aéronautique", estime M. Adda, tout en ajoutant qu'"ils le seront peut-être dans quelques décennies".

 

Une estimation suffisamment large pour laisser à Dassault le temps de consolider son avance sur des pays émergents prompts à apprendre mais qui ont plusieurs dizaines d'années de recherche et de développement à rattraper.

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