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4 février 2012 6 04 /02 /février /2012 08:05

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1-materiels-divers/illustration-spationav/1547749-1-fre-FR/illustration-spationav.jpg

03/02/2012 Bertrand Guy - DGA Comm

La direction générale de l’armement (DGA) vient d’engager la rénovation des radars de la plupart des sémaphores du littoral métropolitain.

Le premier sémaphore équipé est celui de La Hève en baie de Seine, qui exploite un radar neuf depuis le 25 janvier 2012. Sur les 59 « vigies terrestres de la mer » placées sous la responsabilité de la marine nationale, 54 sont concernées par l’opération qui va s’échelonner jusqu'à l'été 2013. Pour un certain nombre ce sera également l'occasion d'améliorer leurs performances de détection, soit en termes de portée, soit en termes de taille des bateaux détectés.

Cette opération constitue la phase préliminaire du programme Spationav V2, que la DGA a notifié en août 2011 à la société Signalis (société commune de Cassidian et Atlas Elektronik) pour un montant de 34 millions d’euros. Seconde étape de modernisation de la surveillance des approches maritimes françaises, Spationav V2 a pour objectif d’améliorer le système d’information actuel pour le rendre encore plus performant et plus ouvert sur les échanges avec des acteurs externes, en priorité les Etats membres de l’Union européenne. La conception du programme devrait s'achever mi-2012 et le développement logiciel se poursuivra jusqu'en fin d'année. Le déploiement de Spationav V2 durera un an et demi à partir de début 2013 et concernera près d’une centaine de sites, en métropole ainsi qu'en zone Antilles-Guyane et à Mayotte.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 17:35

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-fevrier-2012/inauguration-du-cofas-a-taverny./1546752-1-fre-FR/inauguration-du-cofas-a-taverny..jpg

03/02/2012 Sources : Armée de l'air

Mardi 24 janvier 2012, le centre d’opérations des forces aériennes stratégiques (COFAS) s’installe dans ses nouveaux locaux, au sein de l’ouvrage enterré de Taverny.

Pour cette inauguration, le colonel Philippe Mouly, commandant le COFAS, a accueilli le général Paul Fouilland, commandant les forces aériennes stratégiques (CFAS).

Au cours de la cérémonie, le nouveau COFAS a reçu le nom de parrain « André Dubroca ». Pilote de B26 avant d’être transformé sur Mirage IV, le général André Dubroca fut un acteur crucial de l’opération Tamouré  menée dans le Pacifique et destinée à tirer l’arme nucléaire depuis le Mirage IV.

Au cours de son allocution, le général Fouilland est revenu sur cette opération : «Les 48 années passées au centre «Védrine» demeurent marquées par l’opération Tamouré, tir d’une arme nucléaire AN 21 par un Mirage IV A dans le Pacifique. Le 19 juillet 1966, la mission voulue par le général De Gaulle pour asseoir la crédibilité de la force de frappe française est parfaitement exécutée par l’équipage Dubroca-Caubert sous les yeux du général Philippe Maurin, premier commandant des FAS».

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-fevrier-2012/le-parrainage-du-cofas-a-ete-officialise-aux-cotes-de-l-epouse-du-general-dubroca-de-ses-enfants-et-de-ses-petits-enfants./1546762-1-fre-FR/le-parrainage-du-cofas-a-ete-officialise-aux-cotes-de-l-epouse-du-general-dubroca-de-ses-enfants-et-de-ses-petits-enfants..jpg

 

Le général Fouilland a officialisé le parrainage aux côtés de l’épouse du général Dubroca, de ses enfants et de ses petits-enfants : «Toujours guidé par le sens de l’humain et du respect d’autrui, le général Dubroca a su marquer à jamais et avec discrétion et humilité l’histoire de la dissuasion nucléaire, socle de la stratégie générale de prévention de la France ». Après avoir commandé la base aérienne d’Istres, le général Dubroca a achevé sa carrière en commandant le COFAS.

Madame Dubroca a clôturé la cérémonie en coupant le ruban tricolore et en dévoilant la plaque officielle.

L’aménagement d’un COFAS de substitution, situé à Lyon, s’est déroulé dans des conditions optimales grâce à la mise en place d’une équipe au sein de l’ouvrage enterré quelques semaines auparavant afin de garantir la permanence de la mission de dissuasion nucléaire des forces aériennes stratégiques.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:55

IHEDN-copie-1

 

03.02.2012 IHEDN

 

Le préfet Patrice MOLLE, directeur adjoint et secrétaire général de l’IHEDN a prononcé ce matin son discours d’ouverture devant 23 auditeurs qui suivront cette formation jusqu’au 23 mars. Ce cycle a pour vocation, grâce aux meilleurs experts, de former les participants aux différents enjeux de l’intelligence économique.

 

En savoir plus
 

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/939.jpg

source meretmarine.com

02/02/2012 par Bertrnad Guy - DGA

La Direction générale de l’armement (DGA) vient d’engager la rénovation des radars de la plupart des sémaphores du littoral métropolitain. Le premier sémaphore équipé est celui de La Hève en baie de Seine, qui exploite un radar neuf depuis le 25 janvier 2012. Sur les 59 « vigies terrestres de la mer » placées sous la responsabilité de la marine nationale, 54 sont concernées par l’opération qui va s’échelonner jusqu'à l'été 2013. Pour un certain nombre ce sera également l'occasion d'améliorer leurs performances de détection, soit en termes de portée, soit en termes de taille des bateaux détectés.

Cette opération constitue la phase préliminaire du programme SPATIONAV V2, que la DGA a notifié en août 2011 à Signalis (société commune de Cassidian et Atlas Elektronik) pour un montant de 34 millions d’euros. La seconde étape de modernisation de la surveillance des approches maritimes françaises, SPATIONAV V2 a pour objectif d’améliorer le système d’information actuel pour le rendre encore plus performant et plus ouvert sur les échanges avec des acteurs externes, en priorité les états membres de l’Union européenne. La conception du programme devrait s'achever mi-2012 et le développement logiciel se poursuivra jusqu'en fin d'année. Le déploiement de SPATIONAV V2 durera un an et demi à partir de début 2013 et concernera près d’une centaine de sites en métropole ainsi qu'en zone Antilles-Guyane et à Mayotte.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:35

Optroniqe-tank-source-FOB.jpg

31.01.2012 par Guillaume Belan (FOB)

Le scénario aura été laborieux à écrire, mais il se met finalement doucement en place. Le premier acte du rapprochement de l’activité optronique française a eu lieu hier.  Thales et Safran, qui détenaient chacun 40% du capital de Sofradir, le champion de la détection infra-rouge, ont augmenté leur participation pour maintenant détenir 50% chacun du capital de l’entreprise basée près de Grenoble. Ce renforcement capitalistique est la traduction de l’annonce faite le 21 décembre dernier entre les deux groupes compétiteurs du secteur, dans laquelle ils manifestaient leur volonté de renforcer Sofradir.

L’acte suivant sera la constitution d’une Joint Venture 50/50 entre Thales et Safran dans les activités optroniques (systèmes de visions, détections électro-optiques) et notamment l’aspect commercialisation. Poussé par le pouvoir politique depuis plusieurs années, l’accord obtenu entre les deux industriels en décembre n’aura pas été à la hauteur des espérances, n’aboutissant ni à des échanges d’actifs comme comme il en avait pourtant été question, ni à un accord sur l’activité de navigation inertielle. Mais il permet au moins aux deux groupes d’arriver en ordre de marche sur le marché export dans les systèmes de vision et de détection.

Ce renforcement dans Sofradir fait suite au retrait des 20% que détenait le géant du nucléaire Areva dans la société.  Areva, qui a connu une baisse de son chiffre d’affaires en 2011, considérait cette participation non stratégique et a décidé dans le cadre de son plan de financement et d’action stratégique “Action 2016″, de se recentrer sur son coeur de métier.

Sofradir emploie 550 personnes pour un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros. Ses produits de détection  infra-rouge sont présent dans le civil, le spatial et le militaire. Sofradir équipe la plupart des plateformes terrestres, mais aussi aériennes ou navales et marche très bien à l’export. Ses systèmes sont notamment utilisés dans  les véhicules blindés américains comme le char de combat Abrams.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:30

BFST.jpg

30.01.2012 Par: Frédéric Lert (FOB)

Trois fois par an, le COS (Commandement des Opérations Spéciales) réunit ses troupes au sein de l’exercice Cobalt. La première édition de l’année 2012, qui s’est tenue la semaine dernière, était organisée par la BFST (Brigade des Forces Spéciales Terre) et en toute logique, les éditions suivantes devraient être organisées à tour de rôle par les composantes Air et Marine des forces spéciales. Cobalt est un exercice purement technique et sans ambition tactique. Aucune force bleue ou rouge ni ressortissant à évacuer donc, mais plutôt du travail sur les méthodes et les procédures, notamment en matière de coopération entre les trois armées, avec une dimension aéroportée essentielle.

Environ 150 personnels des forces spéciales ont participé à l’exercice, dont une centaine de la BFST en provenance du 1er RPIMA, du 13ème RDP, du 4ème RHFS, de la Compagnie de commandement et de transmission (CCT) et de l’état-major de la brigade. L’armée de l’Air avait dépêché une quinzaine de commandos du CPA 10 auxquels s’ajoutaient les équipages de l’escadron de transport 3/61 Poitou venus d’Orléans avec un C-160 Transall et un C-130 Hercules. Pour la partie Alfusco figuraient un groupe du commando Montfort et un détachement de liaison, soit une quinzaine de personnes au total. Les hélicoptères étaient fournis par la BFST (deux Gazelle et un EC725 du 4ème RHFS) et par le GIH (un Puma venu spécialement de Villacoublay). Un absent de marque : le Tigre, qui n’aura participé qu’à une mission. « Les Tigre du 4ème RHFS sont occupés ailleurs » expliquait-on à Pau. Le régiment d’hélicoptères des forces spéciales dispose actuellement de quatre Tigre regroupés au sein de l’escadrille EOS 6. Trois sont au standard 1, c’est à dire aptes aux opex. Le quatrième, au standard Step 2, sera également porté au standard 1 dans les semaines à venir.

L’exercice Cobalt a pu bénéficier d’une allocation assez riche en heures de vol, avec une vingtaine d’heures par appareil (non compris les vols de transit) réparties sur la semaine et avec une forte dominante d’activité de nuit. Les hélicoptères de manœuvre ont été utilisés pour des entrainements à l’aérocordage (rappel, grappe, corde lisse…). Les Gazelle l’ont été pour les missions de guidage, de récupération ou même de parachutage. Les avions tactiques ont participé à des parachutages d’hommes et de matériel en plaine et en montagne. La BFST est pleinement autonome pour le conditionnement et la livraison par air de palettes jusqu’à 1,9 tonnes (il s’agit pour ces palettes les plus lourdes de bacs souples de ravitaillement en carburant). Elle maitrise également la technique LTGHOB (Largage très grande hauteur ouverture basse) régulièrement utilisée par l’armée de l’Air en Afghanistan. Un volet de Cobalt 2012 se déroulait également sur le tarmac de la BFST avec des exercices d’arrimage de charges en soute et de travail avec le FTM (Fardier Technique Modulaire) sur les avions et hélicoptères.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 12:20

premiers-engagements-de-l-aviation-francaise.jpg

photo Sirpa Air

03 février 2012 par Didier Ragu L’USINE NOUVELLE

 

L’énorme contrat avec l’Inde pour les avions Dassault devrait aussi concerner les ingénieristes qui ont travaillé sur le projet. Assystem et Alten ont accepté d’expliquer comment.

 

Il n’y a pas que Dassault Aviation, qui se frotte les mains. Si elles se concrétise, la vente de 126 Rafale à l’Inde pourrait aussi mobiliser les ingénieristes partenaires du projet. Le français Assystem, par exemple, est fournisseur de 1er rang depuis longtemps chez Dassault Aviation. Une centaine d’ingénieurs y travaille en permanence dans les bureaux d’étude, tant sur les avions de chasse comme le Rafale, que sur les jets civils comme le Falcon.

 

Avec l’avionneur français il a participé au développement de l’aérostructure du chasseur-bombardier, avec Safran sur certaines parties des moteurs (entrées d’air par exemple) et avec Sagem et Thales sur les systèmes d’électronique embarquée. Mais pour Alain Besnier, Global Service Director d’Assystem pour l’international et l’aérospatial, pas d’emballement. "Il devrait y avoir peu de développements nouveaux sur cet avion, sauf si l’Inde demande des modifications substantielles" comme cela avait le cas avec les Emirats. "Et cela repousserait d’autant l’industrialisation, alors que l’acheteur semble pressé de s’équipe."


Transfert de technologies


La majorité du travail des ingénieristes portera donc sur les transferts de technologies, même si l’on ne sait pas encore précisément la proportion de ce qui sera assemblé et fabriqué sur place. Des pièces essentielles comme les moteurs (50 % du prix d’un appareil militaire) ne devraient pas être réalisées localement, tant elles sont complexes à fabriquer.

 

Le grand partenaire sur place sera le groupe HAL, une sorte d’EADS indien. Assystem devrait se voir confier en grande partie la gestion du transfert des process de fabrication, des équipements d’outillage, des systèmes de test et mesures et du contrôle qualité. Dans sa mission d’accompagnement, poursuit Alain Besnier, "le groupe devra également sélectionner, qualifier et superviser les fournisseurs locaux". Le groupe compte près de 3200 collaborateurs travaillant sur l’aéronautique, dont un millier en France, autant en Grande-Bretagne et 400 en Allemagne. Mais il pourra aussi s’appuyer sur son important bureau indien, 180 personnes basées à Bangalore.

 

Enfin, "la dernière mission qui pourrait être confiée à l’ingénieriste, n’est pas des moindres, confie Alain Besnier. Il s’agit du problème des Offset". Ces systèmes de compensations commerciales, primordiales dans les contrats avec des pays comme l’Inde, le Brésil ou les Emirats Arabes Unis nécessiteront l’ouverture de bureaux d’étude temporaires fonctionnant pendant quelques années.

 

Alten parle également le Hindi


L’ingénieriste français anticipe une hausse de son plan de charge avec l’avionneur si l’énorme contrat indien se concrétise. Dans le programme Rafale, Alten a travaillé sur les systèmes d’armes (algorithmes de tir pour les munitions), sur les équipements optroniques, sur les interfaces homme-machine dans le cockpit, sur le cheminement des câblages et sur des calculs de structures. Le groupe a eu jusqu’à une centaine d’ingénieurs sur le projet et une quinzaine de collaborateurs travaillent toujours dans les bureaux d’étude de Dassault Aviation.

 

"Les éléments de structure, tout comme les moteurs, ne devraient que très peu changer, estime Julien Gavaldon, Directeur du département aéronautique-défense, un service comptant 500 collaborateurs sur Paris. Par contre, les systèmes d’armes notamment, seront différents de ceux équipant les appareils de l’armée française." Alten anticipe un bon potentiel de développement dans les munitions, un domaine où l’ingénieriste travaille avec le missilier européen MBDA, ainsi que dans les radars et les systèmes de brouillage, un secteur où il collabore avec le français Thales Système Aéroportés.

 

Le groupe compte sur sa bonne implantation en Inde, 700 ingénieurs travaillant sur l’électronique embarquée et sur la formation d’une partie de ses effectifs dans l’automobile, touchés par les baisses de charges chez les constructeurs français. "Si le contrat arrive à son terme, il devrait booster notre activité sur ce secteur pendant plusieurs années", conclut Julien Gavaldon.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 12:10

Gazelle-sa-342-l1-credits-Sirpa-Terre.jpg

 

Le 3e RH et le 3e RHC ont réalisé ensemble une expérimentation tactique sur la reconnaissance et le balisage des zones de poser hélicoptères - Crédits : 3RH / ASP VIE

03/02/2012 Armée de Terre

Du 16 au 20 janvier 2012, un peloton du 3e régiment de hussards (3e RH) a rejoint le 3e régiment d’hélicoptères de combat (3e RHC) pour une expérimentation tactique à Étain.

Un bilan positif, c’est ce qui ressort de cette semaine d’expérimentation tactique entre le 3e  régiment de hussards  et le 3e  régiment d’hélicoptères de combat . « Le peloton a su être réactif et a accompli toutes ses missions avec succès », se félicite le capitaine dirigeant les exercices.

 

AMX-10RC-credits-sirpa-terre.jpg

 

Les missions furent nombreuses pour les soldats : reconnaissance, aménagement et sécurisation des zones de poser hélicoptères, balisage de ces zones de jour comme de nuit, installation d’un plot de ravitaillement et guidage de l’hélicoptère pendant son poser. Ils ont notamment dû apprendre à faire face à l’urgence de la manœuvre, sa durée et son environnement.

Les chefs de groupe et le chef de peloton ont également été instruits sur les procédures radio nécessaires au guidage d’un hélicoptère pendant les opérations de poser, la demande d’évacuation de ressortissants ou encore d’appui-feu hélicoptère.

Avec la perte progressive des pelotons reconnaissance-balisage  de l’aviation légère de l’armée de Terre, ces compétences devraient en effet être transférées à des unités de cavalerie. Cette expérimentation tactique permettra d’évaluer les conséquences que cette nouvelle mission opérationnelle induira pour ces unités.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:55

un-rafale-en-ravitaillement-en-vol-aux-cotes-de-deux-mirage.jpg

1 février 2012 francesoir.fr

EXCLUSIF. Au moment où New Delhi vient de sélectionner le Rafale, le Général Jean-Paul Palomeros, chef d'état-major de l'armée de l'air, explique à France-Soir en quoi l'intervention française en Libye a démontré les qualités de l'appareil aux potentiels acheteurs étrangers.

France-Soir Est-ce que l'opération Harmattan, en Libye – au cours de laquelle le Rafale était engagé – a joué un rôle décisif dans ce premier succès à l'export ?

Général Jean-Paul Palomeros Il est clair que les succès remportés par l'armée de l'air et le Rafale durant Harmattan ont été étudiés par toutes les armées du monde. Mes homologues étrangers veulent en parler avec moi. Ils s'étonnent que nous ayons été en mesure d'envoyer aussi rapidement le Rafale effectuer tous types de missions. Cette opération a été une démonstration des capacités de polyvalence de l'appareil.

F.-S. Pouvez-vous détailler ces missions ?

Gal J.-P. P. Il fallait à la fois imposer une interdiction de survol de la Libye, intervenir au sol contre les forces de Kadhafi qui se trouvaient aux portes de Benghazi et obtenir des renseignements sur le dispositif militaire ennemi. Le 19 mars 2011, dès la première patrouille, ces trois objectifs étaient atteints. Outre l'imposition de la no flight zone, nous avons tiré de l'armement de précision et alimenté nos banques de données pour les missions suivantes. Grâce à ses systèmes de détection et de protection sol/air, le Rafale a pu intervenir sans avoir à détruire au préalable toutes les installations antiaériennes libyennes, les rampes de missiles notamment qui pour nous étaient la menace la plus inquiétante.

F.-S. Vous avez participé directement aux négociations de vente du Rafale avec les autorités indiennes. Quel était votre rôle aux côtés des ingénieurs, des commerciaux et et des politiques français ?

Gal J.-P. P. Je joue mon rôle de chef d'état-major. Le partenariat avec l'armée indienne est ancien. Depuis des années, nous faisons des exercices avec l'Indian Air Force (IAF) qui utilise des Mirage 2000, un appareil fort apprécié dans ses rangs. Mon rôle est que cette relation soit maintenue au meilleur niveau, en faisant valoir les qualités de nos équipements et celles de la formation de nos pilotes.

F.-S. Et pour le Rafale, plus précisément ?

Gal J.-P. P. Montrer quelles sont les qualités opérationnelles de l'appareil, ses avantages en termes de disponibilité et de maintenance. La disponibilité de la flotte aérienne est de la responsabilité du chef d'état major. Elle était de 95% durant l'opération Harmattan. Dans ce domaine, la France a fixé une barre élevée. Pour entretenir un Rafale en permanence, nous avons besoin de sept ou huit mécaniciens. Pour certains de nos concurrents, c'est pratiquement le double. Le coût de maintenance de l'avion s'en trouve donc réduit. C'était un des critères essentiels retenus dans la conception de l'avion.

F.-S. Qu'est-ce que cette vente va changer pour l'armée de l'air ?

Gal J.-P. P. Le gros intérêt pour nous, c'est de pouvoir travailler avec des forces armées de pays amis dotées des mêmes systèmes d'armes que les nôtres. L'armée de l'air indienne va nous apporter un retour d'expérience original qui va nous permettre de développer les capacités de l'appareil. C'est d'ailleurs ce qu'il s'est passé avec les équipages des Mirages qatariens qui ont participé à nos côtés aux opérations en Libye. Enfin, en augmentant la série, on va réduire les coûts de production et d'entretien. Hier encore, on nous expliquait que le Rafale était très cher. Il vient de démontrer aujourd'hui qu'il est sans doute le meilleur avion du monde et, qu'au final, il n'est pas cher.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:50

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/ema/le-chef-d-etat-major/120202-cema-bapteme-de-la-19e-promotion-a-l-ecole-de-guerre/bapteme-de-la-19e-promotion-a-l-ecole-de-guerre-1/1546294-1-fre-FR/bapteme-de-la-19e-promotion-a-l-ecole-de-guerre-1.jpg

02/02/2012 Sources : EMA

Le 31 janvier 2012, l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées (CEMA) a participé à la cérémonie de baptême de la 19e promotion de l’Ecole de Guerre, présidée par M. Longuet, ministre de la Défense et des anciens combattants.

A cette occasion, le ministre de la Défense a remis l’insigne de l’Ecole de Guerre au lieutenant-colonel français Veyssière, président de la promotion. Le CEMA a quant à lui, remis l’insigne de l’Ecole de Guerre au commandant de frégate argentin Cohen Lernoud, président des stagiaires étrangers.

Baptisée Maréchal Juin , la 19e promotion est constituée de 293 officiers des trois armées et services ainsi que de la gendarmerie nationale. 95 de ces officiers proviennent de 67 nations alliées de la France.

Les officiers de la promotion ont débuté leur stage le 6 septembre 2011, pour une durée d’un an.
Sélectionnés au sein de chaque armée par un concours très sélectif, ces officiers suivent un enseignement de haut niveau devant leur permettre d’occuper des fonctions de commandement et de direction dans la suite de leurs carrières.

L’Ecole de Guerre, haut lieu de la formation militaire, est un symbole d’échange et de coopération entre la France et ses alliés, avec lesquels les armées françaises sont amenées à préparer, planifier et conduire des exercices et des opérations militaires.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:25

Rafale-marine-operation-harmattan-4e-jour-2.jpg

source Ministère de la Défense

02.02.2012 Vincent Lamigeon, grand reporter à Challenges

 

Dassault a-t-il vendu son âme en obtenant d’entrer en négociations exclusives avec l’Inde ? C’est la critique qui s’est fait jour dès l’annonce de la sélection du Rafale par l’Inde pour le monumental contrat dit MMRCA, de 128 appareils. Qu’entend-on au juste ? Que Dassault est en train de créer sa propre concurrence. Que ce contrat, s’il est signé, ne va vraiment bénéficier qu’aux salariés indiens. D’aucuns assurent même qu’il eût été préférable de passer son tour, et de rester dans le splendide isolement d’un Rafale seulement vendu à l’armée française.

 

Revenons donc aux basiques. Sur le papier, les conditions du contrat pourraient effectivement faire peur : 108 des 126 avions assemblés en Inde sous licence par le champion national HAL (Hindustan Aeronautics Ltd), soit près de 90% du total. En gros, un transfert de technologies maximal exigé par l’Inde, et une part de charge en France finalement limitée à 18 avions. Une source au ministère de la défense indien a assuré au Times of India que le pays récupèrerait in fine 85% des technologies.  « Ce transfert de technologie entraîne [la création] de concurrents dans un pays qui n'est plus du tiers-monde, qui est un pays émergent considérable », estimait ainsi l'ancien ministre socialiste de la Défense, Paul Quilès.

Dans les faits, la probable vente du Rafale en Inde reste pourtant une excellente affaire pour l’industrie française. D’abord parce que l’essentiel du réseau de sous-traitance de l’appareil va rester en France : les 500 PME et 7000 salariés que fait vivre le programme travailleront toujours pour fournir les pièces. L’avionique et l’électronique embarquée conçues par les sites Thales (Le Haillan, Etrelles ou Pessac) ne vont pas se retrouver du jour au lendemain à Bangalore. Idem pour les moteurs M88 de Safran, assemblés à Villaroche (Seine-et-Marne), et les éventuels missiles de MBDA. « Tous les pays peuvent assembler des avions livrés en kits, pointe l’analyste américain Richard Aboulafia, vice-président du cabinet Teal Group. Concevoir un appareil, avec les bureaux d’études, la R&D, les tests, la formation des personnels, c’est une autre histoire. »

Bien sûr, il y aura des « offsets », c’est-à-dire des transferts de charges à des sous-traitants indiens, mais il est assez vain de s’en offusquer. Un, c’est la loi des contrats militaires modernes, à laquelle même les Américains sont désormais prêts à se plier : leur offre de F-18 au Brésil est assortie d’une clause de transferts de technologies, Boeing promettant un assemblage total des appareils au Brésil. Deux, tout transfert de ce type est, par essence, progressif. On ne crée par une chaîne de fournisseurs compétents du jour au lendemain : la vente d’hélicoptères EC225 et de sous-marins de type Scorpène au Brésil, malgré les transferts de technologie, bénéficie encore largement à la balance commerciale française.

Il y a toujours, évidemment, une part de pari à accepter de transférer des technologies à un pays aussi ambitieux que l’Inde. Mais un contrat de ce type, qu’on ne reverra pas de sitôt dans le monde de la défense, valait certainement de consentir quelques efforts. Une absence totale de vente à l’export du Rafale aboutirait de toute façon à une situation où Dassault n’aurait plus de technologie à transférer, puisqu’il les aurait perdues avec la fin de la production de l’appareil.

Reste à signer le contrat définitif, ce qui sera loin d’être une sinécure, l'Inde étant un client complexe et parfois perméable aux pressions diplomatiques extérieures. Et à tenter de confirmer le renouveau du Rafale aux Emirats Arabes Unis, un contrat qui serait le parfait complément du deal indien : l’exigence technique du client émirati contribuerait probablement à améliorer encore les performances du Rafale.

 

Actualisé à 19h03 : la Tribune affirme qu'un accord avec les Emirats serait proche. La France serait d'accord pour reprendre les Mirage 2000-9 émirati pour en revendre une partie aux force libyennes. La période fin mars-début avril est évoquée pour une éventuelle signature.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 08:05

Bertin-Technologies.jpg

02 février 2012 par Jean-François Preveraud - industrie.com

 

Rencontre avec Luc Renouil, directeur Business Development de Bertin Technologies, l’occasion d’évoquer avec lui les grands axes d’innovation de cette entreprise spécialisée dans la R&D depuis près de 60 ans.

S’il est un nom qui évoque en France la R&D et l’innovation, c’est bien celui de Bertin et de son fondateur, le polytechnicien Jean Bertin.

Celui-ci quitta la Snecma en 1956 pour fonder la société qui porte son nom en l’axant sur l’innovation technologique et la R&D. Touche à tout de génie, il a alors participé pendant une vingtaine d’année à tous les grands défis technologiques nationaux et mondiaux : la dissuasion nucléaire ; l’énergie ; le transport à grande vitesse ; les économies d’énergies ; l’automatisation dans l’industrie ; la sécurité et la santé ; etc.

Avec comme emblème le célèbre Aérotrain, un engin futuriste des années 60 et 70 qui emmenait 80 passagers sur coussin d’air, une invention de Louis Duthion, ingénieur chez Bertin, à plus de 430 km/h sur une voie en béton.

56 ans plus tard la passion de l’innovation est toujours là chez Bertin Technologies, même si s’en est fini de la ‘‘boite d’ingénieurs’’. « Effectivement nous avons connu une longue période de notre vie où, très présent dans la stratégie industrielle de nos clients pour lesquels nous développions des produits ou des procédés très innovants, nous n’avions pas une vision claire de notre propre stratégie industrielle. Nos ingénieurs développaient sans trop se soucier de notre rentabilité. Si nous gagnions de l’argent tant mieux, si nous en perdions tant pis. Une ‘‘boite d’ingénieurs’’ au sens le plus noble du terme, purs et durs. Dans ce sens, notre dépôt de bilan en 1998, notre LBO, puis notre reprise par le groupe CNIM en 2008 ont été un électrochoc salutaire pour l’entreprise », explique Luc Renouil, directeur Business Development de Bertin Technologies.

Bertin est repartie en 1998 avec deux axes principaux de développement, la défense et la santé/biotech. Un secteur à l’époque en émergence mais ou Bertin avait déjà développé pas mal d’outils et d’automates pour le Généthon. « Nous sentions bien que les biotechnologies allaient devenir porteuses et ne nous sommes pas trompés. Nous avons redémarré avec 170 personnes pour un chiffre d’affaires de 15 à 20 millions d’euros. Aujourd’hui nous sommes plus de 500 personnes avec un chiffre d’affaires de 60 M€ ».

Trois axes de développement

Evolution majeure aussi dans la stratégie, même si les études à façon restent très importantes pour Bertin, la société est moins présente sur les prototypes et les ‘‘moutons à 5 pattes’’, et recherche le développement et la vente de produits récurrents, 40 % du CA. « Nous sommes une société qui continue de résoudre des problèmes pour des clients, et nous essayons de le faire de la manière la plus répétitive possible et aussi un peu égoïste en ayant une logique de produits ».

Maintenant Bertin travaille dans le groupe CNIM, une société industrielle à capital familial, comme ‘‘apporteur de l’innovation’’. Bertin a ainsi aidé les CNIM à développer des centrales d’incinération d’ordures ménagères plus performantes et moins polluantes, notamment au niveau des fumées, grâce à l’acquisition de la société lyonnaise LAB, spécialisée dans la purification de l’air.

De son côté, CNIM apporte des moyens industriels et une présence notamment dans les secteurs énergie et environnement. « Aujourd’hui nous fonctionnons suivant trois axes principaux : la défense ; l’énergie/environnement ; la santé/biotech ».

Les deux sociétés collaborent ainsi, avec Marine Elec et Siemens, au projet de développement d’un navire rapide de maintenance destiné aux futurs champs d’éoliennes off-shore. Bertin se voyant confier des sous-ensembles pour le pilotage du navire ou de manutention. « Nous allons fournir les pelles aux chercheurs d’or ! », plaisante Luc Renouil. Même si cela n’empêche pas CNIM et Bertin de mener des développements exploratoires dans le domaine de l’éolien flottant ou de l’hydraulien, afin d’y proposer ses propres produits.

Une multitude de produits propres

Dans le domaine des produits propres, Bertin est par exemple le fournisseur agréé de l’Armée française pour les équipements de détection biologique et chimique (caméras de détection, laboratoire de terrain…). Autre exemple, les petits drones aériens tels ceux utilisés par la Sécurité Civile en cas de catastrophe naturelle. « Nous sommes aussi de plus en plus présents dans le domaine de l’informatique, le renseignement et la sécurité des systèmes d’information pour le Ministère de la Défense. Dans le domaine de l’énergie et de l’environnement, nous proposons SterilWave, un équipement permettant de banaliser et de réduire les déchets DASRI (Déchets des Activités de Soins à Risques Infectieux) ».

Il s’agit de broyer finement les déchets, réduisant ainsi leur volume de 80 %, et de les porter à plus de 100°C par chauffage micro-onde pour réduire la population bactérienne et virale, afin de pouvoir les éliminer sans avoir recours à une collecte sélective. Une machine capable de traiter 500 kg en une heure et dont le prix se situe entre 60 et 100 k€. « On pourrait même envisager d’associer à terme à cette machine un incinérateur capable de valoriser énergétiquement ces déchets ». Un marché de quelques dizaines à quelques centaines de produits par an.

Autre produit innovant de Bertin, Quantom, un système de tri par laser de matériaux permettant de traiter les 50 % de polymères noirs constituant le flux des polymères issus du recyclage des déchets électriques et des véhicules hors d’usage, qui sont actuellement mis en décharge faute d’une solution adaptée de tri.

Il s’agit de focaliser une impulsion laser sur un échantillon pour l’ioniser partiellement et de déduire sa nature par analyse spectrale du plasma créé. Une technologie qui fonctionne sur des convoyeurs ayant des vitesses de plusieurs m/s. Une technologie qui permet de déduire la nature du polymère de base, mais aussi celle de ses additifs. Une technologie qui fonctionne aussi sur les métaux. « Nous travaillons avec le CEA à Grenoble sur des technologies mixant les Rayons X et d’autres bandes de fréquences, pour analyser simultanément un plus grand nombre de familles de matières plastiques ».

Autre domaine le solaire thermique, avec la participation directe à un certain nombre de projets et une station de mesure de la ressource solaire, pour les centrales thermodynamiques à concentration, tenant compte du niveau de l’ensoleillement, des conditions climatiques et de l’empoussièrement des miroirs.

Dans les biotechnologies Bertin a développé des petits équipements ergonomiques de préparation d’échantillons pour l’extraction d’ADN, développés à l’époque de la crise de la vache folle pour réaliser des tests sur le prion.

« Bien souvent ces produits sont issus d’études d’amélioration de technologies confiées par un industriel, avec qui l’on négocie la mise au point à nos propres risques, en lui donnant une exclusivité modulable sur les résultats. Par exemple en déclinant cette technologie dans des secteurs où l’industriel ne veut pas aller », conclut Luc Renouil.

La passion de l’innovation multisectorielle du fondateur est donc toujours présente chez Bertin.

A la semaine prochaine

Pour en savoir plus : http://www.bertin.fr

Jean-François Prevéraud, journaliste à Industrie & Technologies et l’Usine Nouvelle, suit depuis plus de 30 ans l’informatique industrielle et plus particulièrement les applications destinées au monde de la conception (CFAO, GDT, Calcul/Simulation, PLM…). Il a été à l’origine de la lettre bimensuelle Systèmes d’Informations Technologiques, qui a été intégrée à cette lettre Web hebdomadaire, dont il est maintenant le rédacteur en chef.
 

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 17:35
L'Eurofighter a perdu tous ses duels face au Rafale

 

01/02/2012 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

A chaque fois que l'Eurofighter a été en compétition face au Rafale, c'est ce dernier qui l'a devancé. Même si cela n'a jamais été un gage de réussite au final pour l'avion tricolore. L'Inde confirme la prédominance du Rafale face à l'Eurofighter.

 

Face au Rafale, l’Eurofighter (BAE Systems, EADS et Finmeccanica) n’y arrive décidément pas… Car, en dépit de ses quelques succès à l’exportation (Autriche, Arabie saoudite), cet avion de combat a toujours été devancé par l’avion tricolore fabriqué par Dassault Aviation dans les compétitions auxquelles ils ont tous les deux participés. Ce qui donne un éclairage à la victoire du Rafale e en Inde, sélectionné par New Delhi pour entrer en négociations exclusives.

 

C’était déjà le cas aux Pays-Bas début 2002 quand l’armée de l’air néerlandaise a évalué les appareils en compétition (85 avions de combat). Le F-35 de Lockheed Martin devançait très légèrement le Rafale (6,97 contre 6,95). En revanche, l’Eurofighter Typhoon se traînait loin derrière avec une note de 5,83. La même année, l’appareil fabriqué par le consortium européen était éliminé en Corée du sud dès la phase de présélection (short list) dans le cadre de l’appel d’offre "KF-X" portant sur l’acquisition de 40 avions de combat. L’armée de l’air sud-coréenne classait le Rafale premier des trois appareils évalués (F-15E de Boeing, Eurofighter) à l’issue des évaluations techniques, financières et des offsets (compensations). Au final, c’est Boeing qui avait remporté la compétition sur des critères exclusivement politiques.

 

Nouveau duel, cette fois-ci dans le ciel de Singapour en 2005. Là aussi, le ministère de la Défense de la ville-Etat, qui souhaite acquérir 20 chasseurs dans le cadre de l’appel d’offre "NFRP", élimine l’avion européen. Le Rafale affronte une nouvelle fois en finale le F-15E de Boeing. L’offre américaine s’impose en septembre 2005 sur des considérations politiques. Le communiqué de Dassault Aviation est d’ailleurs sans équivoque : « le poids américain donne une fois de plus raison au proverbe chinois : le bambou penche toujours du côté de celui qui pousse le plus fort ». Dassault Aviation a également perdu en raison de la faiblesse du dollar cette année-là.

 

Nouvelle douche froide pour l’Eurofighter le 1er octobre 2008 au Brésil, qui l’élimine de la compétition « F-X2 » tandis que le Rafale, le Gripen NG (Saab) et le F-18E/F Super Hornet (Boeing) sont présélectionnés. Au final, les Brésiliens entrent en négociations exclusives avec Dassault Aviation mais, coup de théâtre en décembre 2010, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva déclare, lors d'une interview à la télévision, qu'il ne prendrait pas de décision avant la fin de son mandat le 1er janvier sur l'achat de 36 avions de combat, une commande estimée entre 4 et 7 milliards de dollars.

 

Enfin, le dernier duel perdu par l’Eurofighter contre le Rafale est récent. C’est en Suisse en 2011, où le Rafale est également arrivé en tête des évaluations. Mais c’est le Gripen NG, l’avion le moins performant qui a gagné.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 13:15

le-rafale photo LesEchos.fr

02/02/2012 Alain Ruello - journaliste chargé des questions de défense aux « Echos »

Enfin ! Après des années de défaites - sur le tapis aux Pays-Bas ou en Suisse, politiques en Corée du Sud ou à Singapour, humiliante au Maroc -, l'heure de la consécration a sonné pour le Rafale. En remportant l'appel d'offres lancé par l'armée de l'air indienne et portant sur l'achat de 126 appareils de dernière génération, l'avion de combat de Dassault vient non seulement de réaliser sa première percée à l'export ; mais il vient surtout de prendre une option sur l'un des marchés les plus convoités de la profession : lors de son lancement en 2007, les commentateurs l'avaient désigné comme le « père de tous les appels d'offres ». Son montant estimé, proche de 10 milliards d'euros, devrait faire de lui le plus gros contrat d'armement de tous les temps du sous-continent.

Passé l'euphorie des premières heures, la prudence s'impose évidemment, car il va falloir encore plusieurs mois d'une négociation difficile avec l'Inde pour transformer cette excellente nouvelle en contrat définitif. L'exemple des Emirats arabes unis, qui discutent de l'achat de 60 Rafale depuis trois ans, est là pour le rappeler. On se souvient aussi que, au Brésil, l'ex-président Lula avait promis une commande à son ami Nicolas Sarkozy... qui se fait toujours attendre.

Il n'empêche. Au moment où l'industrie française « se vide de son sang » (comme le dit le chef de l'Etat français), et même si New Delhi a exigé dès le départ la moitié de la valeur du contrat en retombées économiques locales, c'est une victoire indiscutable pour Dassault (et ses partenaires industriels). Et même une triple victoire.

La première est d'avoir fait mentir tous ses détracteurs. Le succès remporté en Inde le prouve : le Rafale est bien l'un des tout meilleurs avions de combat au monde. Etant donné l'importance du marché en jeu, le gratin du secteur avait répondu présent : F16 de Lockheed Martin, F18 de Boeing, Mig35 du constructeur éponyme, Gripen du suédois Saab, Eurofighter du trio BAE-EADS-Finmeccanica, et, bien sûr, Rafale. Dans cette affaire, n'a manqué que le F22, l'avion de supériorité aérienne américain, mais tellement avancé que Washington refuse de l'exporter. Egalement absent, le F35, le futur avion multirôle, américain également, dont les coûts ne cessent d'exploser. Tous les avions en compétition ont dû faire leurs preuves durant des tests très poussés qui les ont amenés à essuyer les températures extrêmes du désert ou de l'Himalaya. Seuls l'Eurofighter et le Rafale s'en sont sortis. Il se murmure notamment que le F18 n'a pas réussi à redécoller rapidement après avoir atterri sur une piste très haut perchée dans les montagnes.

Au cours de cette longue période d'essais, les aviateurs indiens auront poussé les différents appareils dans leurs derniers retranchements. Ils en ont conclu non seulement que le Rafale était à la pointe de la technologie, mais qu'il était en outre moins cher sur la durée que son rival européen arrivé en finale. C'est la deuxième victoire de Dassault.

Le Rafale est un avion coûteux, c'est vrai. Il l'est parce que la France a délibérément opté, dans les années 1980, pour un avion au top de la technologie. Il est cher aussi car la France, depuis de Gaulle, et sans qu'aucun gouvernement de droite ou de gauche n'y trouve à redire, a fait le choix de l'indépendance nationale. En clair : pas question d'acheter sur étagère un armement aussi stratégique, qui permet d'intervenir en premier dans un conflit, en courant le risque de devoir demander l'autorisation à qui que soit pour s'en servir. Le revers de la médaille est que, à l'inverse des Etats-Unis, qui achètent des milliers d'avions de combat (et en exportent autant), la France doit amortir les 41 milliards du coût du programme sur les seuls 286 exemplaires de série prévus. D'où un prix unitaire élevé.

Dès le départ, les politiques français comme le ministère de la Défense savaient donc que les pays capables d'acheter le Rafale seraient limités à ceux qui ont les moyens de se payer une aviation de combat de pointe et qui ne veulent pas se lier les mains avec Washington ou Moscou.

Et l'Eurofighter dans tout cela ? Même combat. En principe, l'avion doit être construit à plus de 600 exemplaires par le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Sauf que l'organisation industrielle d'un programme en coopération n'aide pas à faire baisser les prix. C'est même tout le contraire. Il suffit pour s'en convaincre de lire le rapport de la Cour des comptes anglaise à ce sujet.

Depuis des lustres, on assiste donc à une bataille de propagande entre le Rafale et l'Eurofighter, chacun affirmant qu'il est le moins cher. Sans chercher à décrypter les calculs extraordinairement compliqués qui ont permis à New Delhi de comparer les coûts d'usage sur quarante ans, Dassault peut désormais se prévaloir d'un avantage compétitif majeur face à son concurrent.

La troisième victoire est plus symbolique. Le Rafale n'est certes pas encore vendu formellement. Mais il peut au moins en finir avec cette étiquette « d'avion dont personne ne veut » qui lui collait à la peau. Il va falloir pour cela éviter tout faux pas dans la négociation qui s'ouvre avec New Delhi. Le climat est plutôt porteur car l'avionneur bénéficie d'une excellente réputation auprès de l'armée de l'air indienne, qu'il équipe depuis 1953. C'est loin d'être le cas en France, où abondent les témoignages sur l'arrogance de la « maison Dassault », convaincue d'être la seule -en dehors des Américains -à savoir construire de « vrais » avions de combat et toujours prompte à faire jouer ses connexions avec l'Elysée... A l'étranger ce n'est pas forcément mieux. Quand, mi-novembre, Abu Dhabi a critiqué vertement la proposition commerciale qui lui était faite, les commentaires des médias étrangers étaient truffés de témoignages peu flatteurs sur la rigidité de Dassault. Pour renverser la vapeur, il faudra sans doute plus d'un contrat Rafale. La quatrième victoire sera peut-être la plus dure à remporter.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:50

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1 Février 2012 Propos recueillis par Régis Soubrouillard - Marianne

Conçu dans les années 1990, le Rafale s'était révélé invendable en dehors de France. Trop cher, trop en avance sur son temps. D'un coup, d'un seul, mardi, le journal Times of India annonçait l'achat par l'Inde de 126 avions. Le contrat du siècle dans le viseur et un emballement médiatique de circonstances. Ancien directeur adjoint de la Délégation Générale à l'Armement, Pierre Conesa détaille l'étendue du parcours, semé d'embûches, qu'il reste à accomplir.

 

Il est annoncé comme « le contrat du siècle ». L’Inde a annoncé mardi l’achat de 126 avions Rafale. Un don du ciel pour cet avion réputé invendable. Oubliée la crise, fini le modèle allemand, il n’en fallait pas plus pour que toutes les télés s'enthousiasment sur le redécollage de l’industrie française. Spécialiste des questions de défense au Point, Jean Guisnel a tout de même mis un petit  bémol à ce déborbement d'enthousiasme : « L'annonce faite ce matin par l'Inde n'est pas celle d'un contrat. Elle consiste à dire que le Rafale est proposé par ses fabricants, Dassault Aviation en tête, à un prix moindre que l'Eurofighter Typhoon. Pour cette raison, des négociations exclusives vont s'engager entre la France et l'Inde. Elles porteront sur la livraison de 16 appareils clés en main et l'assemblage en Inde chez HAL (Hindustan Aeronautics Limited) de 110 autres, dont les pièces détachées seront fournies par l'un des 500 sous-traitants français travaillant actuellement pour le GIE Rafale » écrivait–il mardi sur son blog.

Bref, la France a marqué des points mais la partie n’est pas gagnée comme l'explique Pierre Conesa, ancien Directeur Adjoint de la Délégation Générale à l'Armement, chargé de la politique d'exportations et auteur du livre La Fabrication de l'ennemi.  

Marianne2: Hier, la plupart des médias annonçaient la vente de 126 Rafale à l’Inde. Aujourd’hui, déjà, la presse affiche beaucoup plus de prudence. Vous avez été directeur adjoint de la Délégation Générale à l’armement. Ou en est-on concrètement quand on est en « négociation exclusive » avec un pays ?

Pierre Conesa: Nous sommes sur la bonne voie mais rien n’est exclu dans ce domaine. Les Indiens ont beaucoup tardé à se décider. C’est une démocratie donc c’est un pays à décision lente où il y a beaucoup de corruption et à chaque fois qu’il y a des nouveaux arrivants au pouvoir, ils règlent les comptes de ceux qui viennent de partir et cela remet à zéro toutes les négociations en cours. Nous avons déjà eu un exemple dans les années 80 avec la vente de Mirage 2000. Cela a mis 15 ans à aboutir, ce qui représente une demi-génération d’avions. Donc, jusqu’à la signature finale du contrat et même le contrat signé d’ailleurs, il y a toujours des possibilités d’annulation. Dans ce cas précis, il y a un dossier d’exportation qui comprend la spécification des matériels, les délais de livraisons, les systèmes d’armes, la formation des pilotes etc. C’est d’une complexité incroyable. Le contrat prévoit que la France fabriquera 16 avions et l’Inde 108. Il faut être sûr de trouver l’industriel capable de fabriquer des avions de combat de haute technologie, que ses chaînes de montage sont capables de faire des pièces au micron près. Il y en a au moins pour un an pour faire ce travail là. La France a connu des exemples où elle signait des contrats de ce type en aéronautique. Et au final, les pièces fabriquées dans les pays étrangers étaient mises à la poubelle parce qu’elles n’étaient jamais aux normes. Il y a toute une façade qui relève de la communication où on dit que le transfert de technologies ne posera pas de problèmes, mais on est jamais à l’abri d’une mauvaise surprise. Tout le monde retient l’annonce politique mais il y a aussi un proverbe qui dit « il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant d’en avoir fixé le prix…».

Le Premier ministre britannique David Cameron a jugé mercredi « décevante » la décision de l'Inde de sélectionner l'avion français Rafale et a indiqué qu'il allait « tout faire » pour l'encourager à reconsidérer son choix au profit de l'avion de combat Eurofighter Typhoon et le département de la Défense des Etats-Unis a réaffirmé aujourd'hui qu'il était prêt à partager des informations avec l'Inde sur le F-35, l'avion de combat construit par Lockheed Martin, pour autant que New Delhi se montre intéressé par son achat. Est-ce que la décision indienne peut encore être remise en cause au profit d’un concurrent ?

C’est toujours utile pour l’acheteur d’avoir un deuxième fournisseur qui affirme qu’il est prêt à revoir les conditions de son offre pour pouvoir faire pression sur Dassault. Personnellement, je n’y crois pas trop, parce que après le Kosovo, le chef d’état major indien, a dit « aujourd’hui on ne se bat plus contre les Etats-Unis sans l’arme nucléaire ». Ce n’est pas un dirigeant iranien, c’est le chef d’état major de la première démocratie du monde qui a prononcé ces mots ! Qu’est ce qu’il faut comprendre ? Aujourd’hui il y a deux grandes puissances : la Chine –mais en Inde, on ne peut pas le dire publiquement- et les Etats-Unis. Hors, l’allié principal des Etats-Unis dans la région c’est le Pakistan qui est le principal ennemi des Indiens. Donc, les Indiens ne prendront jamais le risque de se mettre sous le risque d’un embargo du congrès américain le jour où ils auraient un conflit avec le Pakistan.
Acheter américain, cela revient à donner le pouvoir au Congrès de décider de suspendre, un jour,  la livraison des pièces, des technologies etc. C’est un risque que l’Inde ne prendra pas.
Donc, ils choisiront un fournisseur non-américain. D’autre part, par rapport au F-35 qui coûte des sommes exorbitantes, le Rafale est un engin bon marché. Presque une Dacia…

Quelles peuvent-être les conséquences d’un contrat d’une telle importance sur  la politique extérieure de la France. Certains observateurs considèrent que les négociations économiques sur le Rafale offrent à New Dehli l’occasion de calmer la France sur certains sujets (L’Iran, l’Arabie Saoudite, Le Pakistan) ?

Cela a une importance dans la mesure où les considérations géopolitiques sont un volet traditionnel de l’exportation. Mais la France est une nation indépendante au sens Gaullien du terme, nous sommes maîtres de notre technologie de bout en bout. Nous ne serons jamais soumis à un veto américain si nous décidons de vendre tel avion à tel pays. Que l’Inde fasse passer des messages comme de ne pas trop s’exciter sur l’Iran, c’est possible. Mais l’espace stratégique  des indiens, comprend le contrôle de l’océan indien, les problèmes avec le Pakistan et la Chine. Donc qu’ils aillent chercher un fournisseur indépendant c’est un énorme avantage. Ce critère de l’indépendance c’est la dimension première dans le choix des Indiens, c’est sans doute ce qui a fait la différence avec l’Euro-Fighter, outre les performances, les considérations techniques et le prix. Avec l’Euro Fighter vous vous confrontez à quatre fournisseurs (Espagne, Italie, Allemagne, Angleterre), donc quatre motifs de blocage. L’Inde ne pouvait pas se permettre ça.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/41223.jpg
Les frégates Forbin et le Chevalier Paul sont basées à Toulon
crédits : DCNS

02/02/2012 MER et MARINE

Le Service de Soutien de la Flotte (SSF) a confié à DCNS le contrat de Maintien en Condition Opérationnelle (MCO) des frégates françaises du type Horizon. D'une durée de quatre ans, ce contrat verra DCNS assumer le rôle de maître d'oeuvre global de la maintenance de la totalité des installations des Forbin et Chevalier Paul, en dehors du système d'arme principal des bâtiments, le PAAMS, développé par MBDA.

Admises au service actif en 2010 et 2011, les Forbin et Chevalier Paul sont les plus grandes frégates de la Marine nationale. Construites par DCNS à Lorient, elles mesurent 152 mètres de long et affichent un déplacement de 7000 tonnes en charge. Spécialisés dans la défense aérienne, ces bâtiments mettent en oeuvre 32 missiles Aster 30 et 16 missiles Aster 15 au sein du PAAMS, ainsi que 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, deux tourelles de 76mm, deux canons de 20mm, des torpilles MU90 et un hélicoptère.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:45

le-rafale photo source india-defence

source india-defence.com

31 janvier 2012 Par Europe1.fr avec AFP

 

L'ancien ministre socialiste de la Défense Paul Quilès a estimé mardi que le transfert de technologie consenti pour la vente de 126 avions de combat Rafale à l'Inde entraîne que la France "se crée des concurrents" dans "un pays émergeant considérable".

 

"Depuis 26 ans on avait rien vendu, si cette fois-ci c'est confirmé, ce qui n'est pas encore le cas, il faut s'en féliciter", a-t-il déclaré sur RTL. Paul Quilès a toutefois souligné que l'avionneur Dassault et les autres industriels impliqués dans la fabrication du Rafale ont dû faire un effort "considérable" sur les prix.

 

"Le transfert de technologie qui est fait entraîne que l'on se crée des concurrents dans un pays qui n'est plus du tiers-monde, qui est un pays émergeant considérable", a poursuivi l'ancien ministre de la Défense (1986-87).

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:40

Rafale-Marine-photo7-Marine-Nationale.jpg

01/02/2012  Par Julie de la Brosse – L’Express.fr

La question a ressurgi mardi avec l'annonce du contrat de ventes de 126 Rafale à l'Inde. Trois économistes donnent leur avis.

 

Pour l'heure le contrat n'est pas encore signé, mais chez Dassault et dans la majorité on a du mal à cacher son enthousiasme. "Cela fait trente ans qu'on attendait ce moment", s'est notamment félicité mardi Nicolas Sarkozy, après l'annonce de négociations exclusives entre l'Inde et la France pour l'achat de 126 Rafales. Les réjouissances toutefois n'ont pas été partagées de tous, et notamment des socialistes qui s'inquiètent des transferts de technologie découlant du fameux contrat. Ils " devront faire l'objet d'un examen attentif", a prévenu Jean-Yves Le Drian, responsable de la Défense auprès de François Hollande. L'accord commercial en préparation stipule que New Delhi se fera livrer directement 18 avions en 2012, tandis que les 108 autres seront construits sur le sol indien. Il prévoit également que Dassault s'approvisionnera à hauteur de la moitié du montant des ventes auprès de l'industrie indienne de la défense. "Ce transfert de technologie entraîne [la création] de concurrents dans un pays qui n'est plus du tiers-monde, qui est un pays émergent considérable", estime l'ancien ministre socialiste de la Défense, Paul Quilès. Alors faut-il vraiment s'en inquiéter ? Les réponses de trois économistes...

 

Elie Cohen, directeur de recherche au CNRS : "Si tant est que le contrat finisse un jour par être signé, Dassault va s'engager sur deux choses : d'une part il devra construire 90% de ses avions sur place, avec l'aide de l'industrie locale, et d'autre part il devrait investir une grande partie du montant du contrat en Inde. De quoi relativiser sérieusement l'importance de l'évènement ! Toutefois, cela reste une bonne nouvelle. S'il n'avait pas consenti à transférer une partie de sa technologie, l'avionneur tricolore n'aurait jamais réussi à vendre son avion omnirôle, jugé trop cher et trop sophistiqué. Par ailleurs, cet avion est relativement ancien, ce qui signifie que sa technologie sera bientôt dépassée. Dans ce contexte, il n'y avait pas tellement de raisons de s'opposer à un partage de technologies. C'est en effet sur les technologies les plus récentes et les plus cruciales qu'il faut rester extrêmement prudent, pour arriver à maintenir une longueur d'avance sur la concurrence."

 

Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Economistes : "Une remarque liminaire tout d'abord : les transferts de technologie ne sont pas la seule explication aux multiples ressemblances que l'on peut retrouver dans l'industrie lourde. Des avions qui se ressemblent trait pour trait, cela fait longtemps que cela existe ! Quant à l'affaire du Rafale, il n'y avait pas tellement lieu à débattre. C'était en effet une question de vie ou de mort pour l'avion tricolore, qui était au bord de l'arrêt de production. Dans ces conditions Dassault n'avait pas d'autre choix que de baisser ses prix et de céder son savoir-faire. En revanche, ce raisonnement a ses limites quand une technologie qui a encore de l'avenir est transférée dans le but de remplir rapidement des carnets de commande. En ce sens l'exemple du TGV allemand est assez probant : aujourd'hui la Chine est capable de construire un train tout aussi performant mais beaucoup plus compétitif."

 

Christian Harbulot, fondateur de l'Ecole de Guerre Economique : "Il est important de ne pas tout mélanger. Les transferts de technologie dans l'industrie militaire et dans l'industrie civile ne sont pas porteurs de mêmes risques. Avant de vendre le Rafale à un pays étranger, la première question à se poser est de savoir si cette arme de guerre pourra un jour être utilisée contre la France. C'est le premier danger à anticiper. Quand la France s'est retrouvée en Irak pendant la première guerre du Golfe, elle devait combattre ses propres Mirage. Ceci s'est révélé extrêmement dommageable car l'appareil d'Etat n'avait pas conservé la mémoire relative à ces appareils de guerre. Au plan économique ensuite, il est primordial de conserver en son sein la partie la plus stratégique de ses technologies. Pour Dassault par exemple, il serait préférable que certaines pièces du Rafale restent fabriquées en France."

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 08:40

http://www.meretmarine.com/objets/500/41224.jpg
Un EC225 à Maupertus, près de Cherbourg
crédits : MARINE NATIONALE - FREDERIC DUPLOUICH

02/02/2012 MER et MARINE

 

La Marine nationale a, provisoirement, basé un hélicoptère EC225 sur l'aéroport de Maupertus, près de Cherbourg. Chargé essentiellement des missions de secours en mer, l'appareil de la flottille 32F, basée à Lanvéoc-Poulmic (Finistère) remplace le Dauphin de Service Public stationné habituellement à Maupertus. Ce dernier a rejoint le Touquet, où l'autre Dauphin SP de la 35F positionné en Manche est indisponible en raison d'une avarie. En attendant que les réparations soient effectuées sur cette machine et que le Dauphin de Maupertus puisse regagner le Cotentin, l'un des deux EC225 de la 32F a donc provisoirement quitté la Bretagne, où la mise en service le mois dernier du nouveau Caïman Marine (NH90) au sein de la 33F permet ce redéploiement.
Bien que Cherbourg-Maupertus va se doter cette année d'un hélicoptère lourd en remplacement du Dauphin SP, l'EC225 doit regagner prochainement le Finistère. Les travaux permettant l'accueil du détachement de la 32F sur l'aéroport normand ne sont en effet pas achevés. Ils devraient être terminés en juillet, l'objectif de la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord étant de disposer d'un moyen aérien lourd pour les Jeux Olympiques de Londres.


EC225 et Daphin SP (© : MARINE NATIONALE - FREDERIC DEPLOUICH)


EC225 à Maupertus (© : MARINE NATIONALE - FREDERIC DEPLOUICH)


EC225 à Maupertus (© : MARINE NATIONALE - FREDERIC DEPLOUICH)

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:25

Rafale atelier – photo Dassault source l usine nouvelle

01 février 2012 par Rémy Maucourt L’USINE NOUVELLE

INFOGRAPHIE  La sélection du Rafale pour des négociations exclusives avec l'armée indienne est vécu en France comme une victoire. Mais quels sont les grands enjeux de cette opération ? Le point avec toutes les grandes données du programme.

 

L'Inde va probablement commander 126 Rafale. Cette annonce n'est pas une bonne nouvelle que pour Dassault Aviation, mais également pour les 500 sous-traitants qui travaillent sur l'avion de chasse. Pour mieux comprendre les enjeux de la vente du Rafale, voici les principales données de cet avion regroupées dans une infographie.

 

Rafale---infographie-L-Usine-Nouvelle-fev-2012.jpg

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 18:05

France.svg.png

31/01/2012 Le Point.fr (AFP)

Revue des contrats d'armement conclus par la France avec un pays étranger au cours des vingt dernières années.

 

Le contrat pour la vente de 126 exemplaires de l'avion de combat français Rafale à l'Inde, d'une valeur estimée à 12 milliards de dollars (9,1 milliards d'euros), sera, s'il est confirmé, le plus important conclu par la France avec un pays étranger au cours des vingt dernières années.

 

Voici quelques gros contrats d'armement conclus par la France pendant cette période :

 

- 1993 : Signature d'un contrat sur la vente de 400 chars de combat Leclerc pour une valeur estimé de 2,6 milliards d'euros aux Émirats arabes unis.

 

- 1994 : Contrat avec l'Arabie saoudite pour l'achat de trois frégates furtives du programme Sawari II estimé à 4,27 milliards d'euros.

 

La même année, la France signe avec le Pakistan un contrat pour l'achat de deux frégates La Fayette pour 2,9 milliards d'euros et de trois sous-marins d'attaque conventionnels Agosta 90-B pour 820 millions d'euros

 

Ces ventes sont au coeur de l'enquête sur le financement illégal de la campagne d'Édouard Balladur en 1995.

 

- 1995 : Contrat avec le Koweït pour la vente de huit bateaux lance-missiles pour 365 millions d'euros

 

- 2003 et 2005 : Contrat avec les Émirats arabes unis pour la livraison de six corvettes lance-missiles pour un montant global de 650 millions d'euros.

 

- 2005 : L'Inde achète pour 2,4 milliards d'euros six sous-marins Scorpène à propulsion classique qui seront assemblés en Inde.

 

- 2008 : La France signe avec le Brésil des contrats d'une valeur totale de six milliards d'euros pour l'achat de 50 hélicoptères de transport EC-725, quatre sous-marins d'attaque Scorpène et la construction d'un sous-marin à propulsion nucléaire.

 

- 2009 : L'Irak signe un accord pour 360 millions d'euros pour la livraison de 24 hélicoptères de transport EC-635.

Même si les exportations françaises d'armement ont été en nette baisse en 2010, à 5,12 milliards d'euros, par rapport à 2009 (8,16 milliards), la France se situe au 4e rang des exportateurs du secteur, selon les chiffres rendus publics en octobre 2011 par le ministère de la Défense. L'Arabie saoudite, l'Inde et la Malaisie ont été parmi les principaux clients de la France en 2010 et l'ensemble du Moyen-Orient reste, avec 27 % des prises de commandes, la première destination des exportations françaises

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:52

la-polyvalence-du-rafale-1 photo Amrée e l Air

01.02.2012 Recueilli par Dominique Albertini – Liberation.fr

 

Un premier succès à l'exportation semble se dessiner pour le Rafale, avec la possible vente de 126 appareils à l'Inde. Le point sur l'industrie militaire française avec Renaud Bellais, économiste spécialiste de l'industrie de la défense.

 

Pourquoi le Rafale a-t-il tant tardé à trouver preneur à l'export ?


Cet avion est bien classé techniquement et opérationnellement. Son problème est que le marché de l'armement est très politique. En Corée du Sud ou à Singapour, il s'est heurté aux choix de ces pays de privilégier leur partenariat de défense avec les Etats-Unis. Bien sûr, les considérations commerciales comptent aussi, même si on ne dispose pas de toutes les informations à ce sujet. Peut-être que l'effort de prix et les conditions de financement n'étaient pas suffisants, ou encore les transferts de technologie aux acteurs locaux.

 

Qu'est-ce qui a emporté la décision en Inde ?


Un peu comme les pays du Golfe, l'Inde cherche un équilibre géostratégique et industriel. Elle ne veut pas être dépendante des Russes ou des Américains. De plus, elle est un partenaire historique de la France, équipée en avions Mirage depuis trente ans. Cette continuité est aussi un élément de sécurité pour elle.

 

L'exemple indien peut-il convaincre d'autres pays de s'équiper en Rafale ?


Il est certain que cela réduit les incertitudes d'autres acheteurs potentiels. Un avion, on l'achète pour vingt-cinq ou trente ans, pendant lesquels il faut une continuité dans la maintenance technique. Le fait que l'Inde soit équipée en Rafale garantit que, même dans l'éventualité où la France cesserait un jour de le produire, un autre pays aura les compétences techniques pour assurer cet entretien.

 

Pourquoi est-il si important de vendre le Rafale à l'étranger ?


Depuis les années 1970, cette stratégie d'exportation vise à pérenniser l'outil industriel. Les besoins de la France sont de très faible volume. Le nouveau programme d'équipement n'arrivera pas avant 2025-2030. Pour préserver les compétences du constructeur Dassault d'ici-là, il faut exporter.

 

Dans ces conditions, il ne fallait donc pas croire le ministre Gérard Longuet quand il menaçait d'interrompre la production si le Rafale ne trouvait pas preneur ?


Il me semble qu'il s'agissait plus d'un message à Dassault. Un moyen de lui dire : soyez plus souples à l'exportation, arrêtez de faire du chantage à l'Etat. Il n'est pas dans l'intérêt de l'Etat d'interrompre la production. D'autant que Longuet a une vraie vision industrielle. Je ne pense pas qu'il soit prêt à sacrifier quarante ans d'investissements dans une technologie de pointe.

 

Quel est le poids de la France sur le marché mondial de l'armement ?


Elle fluctue entre la 4e et la 5e place au classement des exportateurs, derrière les Etats-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne et l'Allemagne. A son arrivée au ministère de la Défense, en 2007, Hervé Morin avait fixé l'objectif d'un doublement des exportations d'armes, de 4,5 à 9 milliards d'euros. Il s'agissait de compenser la baisse des commandes nationales, en portant les exportations à 50% de l'activité. Celles-ci ont fortement augmenté jusqu'à 2010, profitant des besoins de pays dont les équipements remontaient aux années 1980. Mais elles sont retombées près de leur point de départ l'an dernier. La crise a fait baisser les dépenses militaires, tandis que les Américains se sont montrés, eux aussi, de plus en plus agressifs à l'export.

 

La France a-t-elle la bonne approche dans ces négociations d'Etat à Etat ?


Pendant longtemps, l'appareil d'Etat n'a pas eu de vision marchande dans le domaine. La perspective était opérationnelle plutôt que technologique et industrielle. Depuis 2000, beaucoup d'efforts ont été faits pour une approche plus globale. Nicolas Sarkozy a mis en place une logique de «war room», coordonnant les acteurs de Bercy, de la Défense et des Affaires étrangères.

 

Qui sont ses principaux clients ?


D'abord les pays européens. Dans le reste du monde, les pays du Golfe, la Russie, de plus en plus, et l'Inde. Et de nouveaux partenaires : l'Australie et la Corée.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 17:40

nh90_exph-0057-02_-c-anthony_pecchi.jpg

01/02/2012 Armée de Terre

La version terrestre de l’hélicoptère NH90 Caïman a été officiellement dévoilée sur le site Eurocopter de Marignane, en présente de Gérard Longuet, ministre de la Défense et des anciens combattants.

 

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L’armée de Terre a réceptionné son premier hélicoptère Caïman en décembre 2011. Le 30 janvier 2012, le NH 90 a été officiellement présenté, lors d'une cérémonie sur le site de son fabriquant : Eurocopter, en présence du ministre de la Défense et des anciens combattants, Gérard Longuet . 

 

Le Caïman TTH (hélicoptère de transport tactique) présenté au ministre provenait du groupement aéromobilité de la section technique de l’armée de terre (GAMSTAT) de Valence, où il poursuit une phase d’expérimentation technico-opérationnelle.

 

Le NH90 est l’appareil le plus performant de sa catégorie. Il possède une grande manœuvrabilité et une agilité qui lui permettent d’assurer des missions jour et nuit, même dans de très mauvaises conditions météo. La version terrestre présentée le 30 janvier peut emporter jusqu'à 20 combattants, 2500 kg de matériel ou un véhicule léger.

 

La direction générale de l’armement (DGA) a commandé 61 Caïman, dont 34 sont destinés au renouvellement des flottes d’hélicoptères TTH, et 27 au combat naval (version NFH). Une commande de 34 Caïman TTH supplémentaires est prévue en 2012.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/actualites/images-actu/colloque-la-guerre-pourquoi-en-parler-encore/1542467-1-fre-FR/colloque-la-guerre-pourquoi-en-parler-encore.jpg

01/02/2012 09:20  - Auteur :  Sophie Guillou – Ministère de la Défense

Un colloque, intitulé « La guerre : pourquoi en parler encore ? », était organisé, le 31 janvier 2012 à l’Ecole militaire (Paris), par l’Ecole de guerre à l’occasion de son 1er  anniversaire et du baptême de sa 19e  promotion. Ce colloque était placé sous le haut patronage de Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants. 

 

Les débats animés par Pierre Servant, journaliste spécialiste des questions de défense, ont porté sur « le rapport de la société française actuelle à la guerre : forces et faiblesses », mais également sur « la nécessité pour l’Etat de préparer la communauté nationale à faire face à la persistance du phénomène guerrier ».

 

Le ministre a prononcé le discours de clôture de ce colloque : « Nous avons le devoir d’en parler car  le conflit porte en lui-même les gènes naturels de la guerre , avant de poursuivre, on ne peut pas accepter l’idée d’un monde unique, qui est une réalité, et ne pas avoir simultanément une réflexion en interne chez les décideurs politiques et par conséquent chez les citoyens.  » Pour Gérard Longuet, le mot guerre est devenu trop courant : « On le détourne de sa cruelle vérité en parlant de guerre économique ou financière,  […] dans la réalité il s’agit de détruire un adversaire par tous les moyens mais d’abord par la force.  » Il a ensuite rappelé : «Il n’y a jamais de guerre à zéro défaut, le défaut est total et permanent , avant de conclure, [qu’il faut]  parler de la guerre pour diffuser une culture de l’histoire, une culture du présent et de l’avenir. Parler de la guerre, c’est assurément un moyen de l’éviter car l’on met chacun en face de ses responsabilités.  »

L’Ecole de guerre

Située à Paris au sein de l’Ecole militaire, elle prépare les officiers supérieurs des armées françaises, amies et alliées à assumer des responsabilités d'état-major, de commandement et de direction. La promotion actuelle regroupe 290 stagiaires (terre, air, mer et gendarmerie), dont 97 sont des stagiaires étrangers de 68 nationalités. Anciennement Collège interarmées de défense (CID),  l’Ecole de guerre a repris, depuis le 20 janvier 2011, lors du baptême de promotion « général de Gaulle » (2010-2011) son appellation abandonnée en 1993. Pour l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées, l’appellation « Ecole de guerre » est plus cohérente avec les futures fonctions des officiers stagiaires, dans un cadre interallié où les opérations de guerre se multiplient.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:41

Rafale-photo-source-info-aviation.com.jpg

source info-aviation

01 février 2012 par Rémy Maucourt L’USINE NOUVELLE

Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, annonce mercredi des objectifs de planning pour la vente du Rafale en Inde.

"Il reste à finaliser." C'est le message du gouvernement, qui a "bon espoir" de signer le contrat avec l'armée indienne dans "les six ou neuf prochains mois". Valérie Pécresse rappelle également que "l'offre française est aujourd'hui la plus compétitive et cela a été reconnu par nos partenaires" rappelle Valérie Pécresse.

Pour le ministre, le fait d'avoir remporté cet appel d'offres illustre la "puissance des liens" entre la France et l'Inde. Nicolas Sarkozy s'est rendu deux fois dans le pays depuis 2007.

Le Président a une nouvelle fois salué "l'excellente nouvelle" de la sélection du Rafale. Pour Valérie Pécresse, c'est "la preuve d'avoir eu raison de ne jamais douter des qualités" de cet avion de chasse.

L'Inde a choisi d'entrer en négociation exclusive avec la France. Le Rafale est donc en tête dans le cadre d'un colossal appel d'offres de 12 milliards de dollars (9,1 milliards d'euros).

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