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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:11
Le Rafale, au-delà des idées reçues



01/02/2012 Alain Ruello – LesEchos.fr

L'avion de combat de Dassault vient de réaliser sa première percée à l'exportation en gagnant l'appel d'offres indien portant sur 126 appareils. Gouffre financier ou réussite industrielle ? Vingt-cinq ans après son premier vol, le Rafale en cinq questions...

Gouffre financier, appareil impossible à exporter, joujou technologique... En France, les échecs à répétition du Rafale en ont fait une cible facile. L'appel d'offres, qui vient d'être remporté en Inde, démontre que l'avion de combat de Dassault vaut sans doute mieux que sa caricature, et dispose d'atouts incontestables face à la concurrence. Un quart de siècle après son premier vol, et à l'occasion de son premier succès à l'étranger, anatomie d'un des fleurons de l'industrie française...

Qui le fabrique ?

Le programme Rafale est piloté par Dassault, associé, au sein d'un GIE, à deux partenaires principaux : Snecma (groupe Safran), qui fabrique le moteur, et Thales, pour tout ce qui touche à l'électronique. L'armement est fourni par MBDA, une filiale d'EADS, BAE Systems et Finmeccanica. En tout, plus d'une centaine de sociétés sont impliquées, assurant 10.000 emplois directs en France, aux cadences actuelles qui sont de 11 exemplaires produits par an. Point fondamental, l'avion a été voulu et conçu dès le départ pour s'affranchir des règles américaines « Itar » de contrôle des exportations de matériels sensibles. Un point clef pour garantir l'indépendance nationale en matière d'avions de combat. Pour la France en effet, pas question de dépendre d'une technologie étrangère pour l'un de ses armements les plus stratégiques. L'Etat maîtrise donc le moindre boulon du Rafale -ou presque -, s'assurant ainsi que personne ne peut l'empêcher d'en construire ou d'en faire voler. Et qu'il peut en vendre à qui il veut, sans avoir de permission à demander.

Qui l'utilise ?

L'armée de l'air française a dû attendre 2006 avant de constituer son premier escadron. La Marine, qui avait touché ses premiers exemplaires plus tôt, a pu éprouver l'appareil pour la première fois en Afghanistan, depuis le « Charles de Gaulle ». Depuis lors, Dassault ne se prive pas d'accoler le logo « Combat proven » - « Testé en situation de combat » -à ses présentations commerciales, dénigrant au passage l'Eurofighter, le concurrent européen, qui était également en lice en Inde. Ce dernier, produit par le trio BAE-EADS-Finmeccanica, a bien fait la campagne de Libye, mais il n'était pas capable de larguer des bombes tout seul. A ce jour, la France a reçu un peu plus de 100 Rafale sur les 180 commandés. La mise au point de l'avion ayant duré beaucoup plus longtemps que prévu, tous ne présentent pas la même configuration. D'où une coûteuse mise à jour pour porter les modèles les plus anciens au dernier « standard ». Baptisé « F3 », celui-ci permet d'emporter le missile nucléaire ASMP-A, l'exocet dernier cri, ou encore l'armement par guidage laser. Reste une question : la France achètera-t-elle 286 exemplaires comme prévu ? Avec l'explosion des déficits publics, rien n'est moins sûr.

Qui en veut ?

Enzo Casolini, le patron du consortium Eurofighter, a fait en 2008 un aveu surprenant au « Financial Times » : « ses » Etats membres n'en font pas assez pour promouvoir l'avion à l'étranger. Ses Etats membres ? Royaume-Uni, Allemagne, Espagne et Italie, qui ne comptent habituellement pas leurs efforts en matière d'exportation. « Regardez ce que Sarkozy fait pour la France », s'est-il même exclamé ! Chez Dassault, on a dû encadrer l'article. Car pour son PDG, Charles Edelstenne, c'est bien la confirmation que la vente d'un avion de combat est avant tout un acte politique. De fait, depuis l'échec calamiteux de la campagne marocaine du Rafale, Nicolas Sarkozy affiche sans complexe son rôle de « VRP » des champions industriels nationaux, servi par une équipe resserrée de hauts fonctionnaires. Résultat, l'avion français a engrangé les campagnes commerciales, aux Emirats arabes unis (qui négocient l'achat de 60 exemplaires), au Brésil (qui promet une décision cette année...), ou encore au Qatar (un appel d'offres est en cours). En Inde, le contrat portant sur 126 appareils ne demande plus qu'à être signé (lire page 19). En Suisse en revanche, c'est le Gripen du suédois Saab qui a été préféré, même si Dassault a contesté sa défaite auprès du Parlement helvétique.

Un avion moderne ou dépassé ?

Conçu dans les années 1990, comment le Rafale se situe-t-il par rapport à ses concurrents américains, russes ou européens ? A quelle génération d'avions de combat peut-on le raccrocher ? Entre la quatrième (F18, dernière mouture de Boeing par exemple) et la cinquième, dont seul le F35 en développement chez Lockheed Martin peut se prévaloir ? Chez Dassault, on refuse tout classement. « Génération », explique-t-on au siège du groupe, est un mot qui a le tort de figer les choses. Pour vanter les mérites de son bébé, l'avionneur préfère le qualifier d' « omnirôles ». Explications : quand un Mirage F1 prenait l'air dans les années 1960, il n'était programmé que pour un type de mission. Pour faire autre chose, le pilote devait se poser, changer l'armement et repartir. Avec un Rafale, on peut tout faire en vol ou presque : reconnaissance, combat aérien, attaque au sol. Un peu comme avec Windows : on ouvre Word, Excel et PowerPoint et on passe d'un logiciel à l'autre par un jeu de touches. Ce qui n'en fait pas le premier de sa classe. Comme le résume un pilote, le Rafale « a pour lui d'être bon en tout, à défaut d'être le meilleur partout ».

Quel est son coût ?

La question est complexe, car un programme d'armement comme le Rafale accumule sur plusieurs décennies coûts non récurrents, liés au développement initial, et récurrents, liés à la fabrication en série. Avec, entre les deux, des évolutions technologiques prévues ou non, des achats de pièces de rechange ou encore des compléments de formation. Sans oublier les évolutions du prix des matières premières. En 2010, la Cour des comptes a calculé qu'au total le programme devrait coûter 40,7 milliards d'euros TTC aux contribuables. Soit 142 millions par appareil si on va au bout des 286 commandes prévues. Il ressort de ces chiffres que le prix unitaire a augmenté de 16,5 % par rapport au devis initial de 1988. Pourquoi une telle dérive ? Principalement parce que dans les années 1990 les différents gouvernements ont alterné ouverture et fermeture des vannes budgétaires. Rien de mieux pour alourdir la facture du développement. Depuis l'entrée en production en revanche, les prix de série restent constants, affirme la Défense. A quelle hauteur ? Secret commercial, car c'est un chiffre qu'il ne faut pas porter aux oreilles de la concurrence. La Cour des comptes a moins de pudeur. Selon elle, chaque Rafale sorti de chaîne coûte 101 millions. Soit une hausse de 4,7% seulement, toujours par rapport au prix de départ, ce qui confirme les affirmations des militaires. Les détracteurs du Rafale, et ils sont nombreux, n'en n'ont cure : l'avion reste à leurs yeux un gouffre financier. Ils pourront toujours se consoler en regardant ce qui se passe de l'autre côté du channel. Selon le « National Audit Office », le prix unitaire de l'Eurofighter a augmenté de... 75 %, pour dépasser les 250 millions d'euros pièce !


Dans le sillage du Mirage


Monstres de technologie. Conçu à la fin des années 1950, le Mirage III s'est vendu à 848 exemplaires à l'export, auxquels se sont ajoutés 146 appareils construits sous licence. La France, elle, en a commandé 407. Pakistan et Egypte, entre autres, comptent parmi les bons clients de l'appareil qui a bénéficié de l'énorme publicité que la guerre des Six-Jours lui a apportée. Le Mirage F1 a connu un beau succès aussi, même s'il ne s'est vendu « qu'à » 480 exemplaires à l'étranger, en Grèce, en Espagne, en Irak ou encore en Jordanie. Nombre d'entre eux sont en cours de modernisation. Entré en service au début des années 1980, le Mirage 2000 s'est vendu 601 fois, un peu plus en France (315) qu'à l'étranger (286). Quasiment tous sont encore en service. Quant au Rafale, on estime qu'il devrait s'en vendre à l'export au moins 200 durant les vingt prochaines années. Les avions de la génération actuelle sont plus polyvalents, il en faut donc moins pour se défendre. Monstres de technologie, ils sont aussi devenus très chers. Surtout, depuis la fin de la guerre froide, Washington ne « tolère » plus la concurrence occidentale.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:00

Atelier-Rafale---photo-Dassault.jpg

31 janvier 2012 par Rémy Maucourt L’USINE NOUVELLE

La victoire du Rafale de Dassault dans l'appel d'offres indien est une bonne nouvelle pour toute une filière industrielle. Découverte en vidéo des différentes étapes de la réalisation de l'avion de chasse.

 

Après des années d'attente, l'avion de chasse de Dassault s'est enfin vendu à l'export. La commande indienne va assurer un plan de charge conséquent aux différents sites de production de Dassault.

 

Onze Rafale sortent chaque année du site d'assemblage de Dassault Aviation, à Mérignac. La production de l'avion de chasse fait travailler près de 500 PME, ce qui représente au total 7 000 emplois directs et indirects. C'est tout ce tissu industriel qui est en jeu quand le ministre de la Défense évoque la fin de la production du Rafale

 

Cette vidéo suit le parcours d'un Rafale en construction dans trois sites de Dassault : Martignas, Argenteuil et Mérignac.

 

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 12:55

A400M photo12 Airbus Military

photo Airbus military

31.01.2012 Messier-Bugatti-Dowty (groupe Safran)

Vélizy, 31 janvier 2012 - Messier-Bugatti-Dowty (groupe Safran) a livré cette semaine à la chaîne d’assemblage final d’Airbus Military à Séville les premiers atterrisseurs principaux de série de l’Airbus A400M.

Cette livraison fait suite à celle des 5 premiers jeux d’atterrisseurs pour les avions d’essais.

Sélectionné en 2004, Messier-Bugatti Dowty gère la conception, le développement, la fabrication, l’intégration et le support du système d’atterrissage de l’A400M. Messier-Bugatti-Dowty fournit les trains d’atterrissage avant et principaux, le système d’extension et de rétraction, le système d’abaissement, et le système d’orientation, incluant les roues et freins carbone.

Chacun des atterrisseurs principaux est équipé de trois jambes indépendantes à deux roues dans des carénages de part et d’autre du fuselage. Cette configuration à douze roues permet d’obtenir les caractéristiques de « flottabilité » requises par les atterrissages sur terrain « non préparé ». Une autre innovation du système est la capacité d’abaissement des atterrisseurs principaux. Les amortisseurs de ces derniers ont été spécialement conçus pour assurer une hauteur minimum entre l’avion et le sol, quelles que soient les conditions de chargement.

Alain Sauret, Président-directeur général de Messier-Bugatti-Dowty, a déclaré : « Nous sommes particulièrement satisfaits de franchir cette étape sur un programme aussi ambitieux et porteur d’avenir que l’Airbus A400M. Messier-Bugatti-Dowty confirme son statut de systémier-intégrateur de solutions complètes d’atterrissage et de freinage répondant à toutes les problématiques opérationnelles d’un avion appelé à remplir des missions militaires et humanitaires dans les conditions les plus variées et les plus difficiles. »

* * * * *

Messier-Bugatti-Dowty (groupe Safran), est le leader mondial des fonctions d’atterrissage et de freinage pour aéronefs. Ses capacités couvrent le cycle de vie complet de ses produits, depuis la conception et la fabrication jusqu’à la maintenance et la réparation. Messier-Bugatti-Dowty est partenaire de 33 avionneurs dans les domaines du transport civil, régional et d’affaires et dans le domaine militaire. La société assure le support de 22 000 avions effectuant plus de 35 000 atterrissages chaque jour. Messier-Bugatti-Dowty compte 6 250 collaborateurs en Europe, Amérique du Nord et Asie.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 12:25

Rafale - Photo Arpit Agarwal source LIVEFIST

Photo Arpit Agarwal source LIVEFIST

31/1/2012 Jacques Marouani, ElectroniqueS

Dassault était en compétition avec le consortium européen Eurofighter, qui proposait son Typhoon. L'Inde achètera directement 18 avions à Dassault d'ici à 2012 tandis que les 108 autres seront construits directement en Inde.

L'Inde a décidé d'acquérir 126 avions de chasse Rafale de l'avionneur français Dassault, qui remporte ainsi à la fois un colossal appel d'offres, estimé à 12 milliards de dollars, et son premier succès à l'exportation pour cet appareil, a annoncé une source gouvernementale indienne. Dassault était en compétition avec le consortium européen Eurofighter, qui proposait son Typhoon.

Cet appel d'offres, lancé en 2007, est l'un des plus importants jamais lancés par la troisième puissance économique d'Asie et l'un des plus importants du moment dans le secteur de la défense aérienne. Il avait attiré les géants mondiaux du secteur qui s'étaient livrés une féroce compétition. Le Rafale et l'avion d'Eurofighter avaient été présélectionnés en avril, plaçant hors jeu les poids lourds américains du secteur, Boeing et Lockeed Martin, le suédois Saab Gripen et le russe MiG.

En Inde, le candidat qui fait l'offre la moins onéreuse remporte généralement le contrat. Ce contrat stipule que l'Inde achètera directement 18 avions d'ici à 2012 tandis que les 108 autres seront construits directement en Inde.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:55

le-rafale-credits-MBDA-Dassault.jpg

crédits MBDA Dassault

31 janvier 2012 par Hassan Meddah L’UYSINE NOUVELLE

Le Rafale enfin vendu en Inde La vente du Rafale réjouit les salariés de Dassault Le Rafale, chasseur "Made in France" aux 7 000 emplois La construction du Rafale de Dassault en vidéo Le Rafale en démonstration sur le net liens sponsorisés

Par communiqué de presse, Dassault Aviation confirme avoir été sélectionné pour équiper l'armée indienne. Ainsi si les négociations exclusives aboutissent avec l'Inde, l'avionneur français fournira 126 avions de chasse à la Défense du pays.

"Dassault Aviation et ses partenaires remercient les autorités indiennes et le peuple indien de leur donner l'opportunité de poursuivre et de renforcer leur partenariat historique".

Avec Safran comme motoriste et Thales comme électronicien du Rafale, Dassault rappelle sa volonté de répondre aux besoins opérationnels de l'Armée de l'air indienne. L'avionneur français rappelle qu'il est fournisseur de l'armée de la Défense de l'Inde depuis plus d'un demi-siècle.

L'Elysée se félicite également du choix des autorités indienes. "Le Rafale a été sélectionné grâce à la compétitivité de son coût global sur la durée de vie de l'appareil, après une pré-sélection en avril 2011 sur la base de ses qualités opérationnelles de premier plan".

L'Etat français précise que "la négociation du contrat va s'engager très prochainement avec le soutien total des autorités françaises. Il inclura d'importants transferts de technologie garantis par l'Etat français".

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:50

le-rafale-credits-MBDA-Dassault-Aviation.jpg

31 janvier 2012 par Barbara Leblanc L’USINE NOUVELLE

Après l’annonce de la vente des Rafale de Dassault à l’Inde, le gouvernement et les politiques n’ont pas manqué de réagir.

- François Fillon, Premier ministre, affirme que cette décision est une "très bonne nouvelle pour la société Dassault, pour la France, pour l'industrie française. Elle vient « récompenser à la fois la qualité de l'industrie aéronautique française, la ténacité qui a été celle de l'industrie comme du gouvernement, (...) et l'engagement personnel du président de la République". Nicolas Sarkozy a "voulu que l'Inde soit avec la France engagée dans un partenariat stratégique qui fait que nous discutons aujourd'hui non seulement de la fourniture d'avions de combat mais aussi de la construction de deux réacteurs nucléaires EPR", rappelle-t-il. Le Premier ministre a souligné que la décision de construire le Rafale avait été prise sous la mandature de François Mitterrand, président socialiste. "Je pense que nous pourrions ensemble partager l'honneur qui est fait à notre pays par l'Inde, a encore déclaré M. Fillon. Il y a là un moment qui doit être de satisfaction pour l'ensemble des Français."

- Le président de la République, Nicolas Sarkozy, affirme lors de la présentation de ses voeux à la presse que la vente du Rafale en Inde est un signe de confiance pour toute l'économie française. "Ca va bien au-delà de la société qui les fabrique, bien au-delà de l'aéronautique, c'est un signal de confiance pour toute l'économie française", souligne-t-il.

- Pour le ministre de la Défense, Gérard Longuet estime que c’est une bonne nouvelle pour la France et pour son président. "C'est un engagement pour 30 à 40 ans de la part des Indiens. C'est un partenariat ancien qui est confirmé, une grande fierté pour l'industrie française", déclare-t-il dans les couloirs de l’Assemblée Nationale. "Lorsqu'elle sera confirmée", la commande s'étalera "sur plus d'une dizaine d'années vraisemblablement".

- Par communiqué, le député en charge de la commission de défense nationale, Guy Teissier, salue dans la décision de l’Inde l’excellence française en matière d’aéronautique. "Je salue à cette occasion la qualité de nos équipes d’ingénieurs, que ce soit de Dassault, de SNECMA-Safran, de Thalès, de MBDA et de l’ensemble des sous-traitants, explique-t-il. Ce succès marque la capacité des équipes étatiques et industrielles à convaincre une des plus grandes puissances de la qualité des productions françaises et de leur compétitivité. Il témoigne aussi de la capacité de l’industrie française à nouer des partenariats industriels avec les pays émergents, ce qui constitue une des voies d’avenir que j’ai toujours privilégiée pour notre industrie de défense".

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:40

Rafale-dubai-air-show-3-photo-sirpa-Air.jpg

31.01.12 LEMONDE.FR

Il était temps. A quelques mois seulement de l'élection présidentielle, l'industriel Serge Dassault, sénateur UMP et ami proche de Nicolas Sarkozy, a enfin réussi à exporter son avion de combat Rafale sur le marché indien, après avoir échoué à conquérir les faveurs du Brésil et des Emirats. Dassault et Delhi sont en effet entrés en "négociations exclusives" sur ce contrat, a indiqué une agence de presse indienne, mardi 31 janvier.

L'appel d'offres remporté par l'avionneur français, finaliste aux côtés du consortium européen EADS (producteur de l'avion de combat Eurofighter Typhoon), porte sur 126 Rafale (pour un montant d'environ 9,11 milliards d'euros) et intervient au terme d'une période de cinq ans de négociations et d'hésitations.

 

 TRANSFERT DE TECHNOLOGIES


Le géant indien, confronté à des défis stratégiques importants du fait de sa proximité avec des pays potentiellement hostiles comme le Pakistan et la Chine, avait lancé en 2007 un appel d'offres géant (baptisé MMRCA pour "Medium Multi-Role Combat Aircraft), destiné à remplacer une flotte vieillissante composée d'appareils Mig-21 (de fabrication russe) et à y ajouter une force supplémentaire de 126 avions. L'appel d'offres incluait un transfert de technologie, la production sous licence et la maintenance à vie des appareils.

 

Selon les termes du contrat, qui ne devrait pas être signé avant plusieurs mois, 18 avions devraient être livrés par Dassault, tandis que le reste des appareils commandés serait produit à Bangalore.

 

Les deux concurrents européens sont arrivés en finale après avoir fait l'objet d'une longue série de tests techniques opérés par l'armée indienne (en 2009 pour le Rafale), qui ont permis d'écarter la candidature des américains F-16 (Lockheed Martin) et F-18 (Boeing), du suédois Gripen (Saab) et le russe Mig-35 (Mig). D'abord écarté de la compétition car il ne répondait pas aux critères d'évaluation utilisés par l'armée indienne, le Rafale est rentré dans la course après que Dassault a fourni un certain nombre de données techniques susceptibles de rassurer les acheteurs.

 

 SAVOIR-FAIRE FRANÇAIS


Dans un article publié par le centre de réflexion Carnegie Endowment for International Peace, basé à Washington, un spécialiste de la défense indienne estimait en juin 2011 que les considérations techniques finiraient par départager les deux finalistes, Rafale et Eurocopter. Selon Ashley Tellis, la décision de l'armée indienne de ne pas agir par calcul politique mais simplement d'avoir accès à un appareil "souple, sophistiqué et longue durée" a fait pencher la balance en faveur des Européens, et a écarté de fait les candidatures américaines. Même si l'on peut imaginer que la persistance d'un partenariat stratégique contesté entre Washington et le Pakistan n'a pas dû jouer en faveur des Américains.

 

Toujours selon l'article du Carnegie Endowment, si le Rafale s'avère moins coûteux que son rival à la livraison, il offre par ailleurs "de bonnes performances aérodynamiques" et le fait qu'il soit produit en France représente un atout : l'expérience de la France en tant que fabricant et exportateur d'armes, son bilan en matière de suivi des produits, ainsi que ses liens anciens avec l'Inde offrent des garanties supplémentaires.

 

Seuls bémols, l'incertitude au sujet de l'intégration d'armes de fabrication non française sur les Rafale, ainsi qu'une faiblesse sur les radars, dont l'entreprise Thalès est en train de concevoir la dernière version. Le fait que Dassault ait échoué jusqu'ici à remporter un appel d'offre hors des frontières françaises aurait aussi pu constituer un motif d'inquiétude : chaque échec force en effet l'avionneur à améliorer ses modèles et à investir un peu plus d'argent. Une spirale négative à laquelle l'arrivée d'un acheteur aussi conséquent que l'Inde va vraisemblablement mettre un terme.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:25

Rafale-au-roulage-dubai-air-show-photo-sirpa-Air.jpg

31-01-2012 à 15h23 Par Anne-Marie Rocco - challenges.fr

DECRYPTAGE Soupçonné de vivre grassement sur le dos de l'armée française, l'avionneur a réussi un joli coup en gagnant l'appel d'offres géant qui prévoit l'achat de 126 avions de combat Rafale d'une valeur de 12 milliards de dollars.

Chez Dassault Aviation, c’est le soulagement. La difficulté à exporter le Rafale était devenue, pour le groupe familial français, un sujet récurrent de quolibet et de critique, renforcé par le fait que Nicolas Sarkozy a fait du groupe Dassault l’actionnaire de référence de Thales et le pivot des regroupements à venir dans l’industrie de l’armement.

Dans certains milieux politiques, Dassault était même soupçonné de vivre grassement sur le dos de l’armée française, qui lui a commandé 294 avions de combat, dont 234 pour l’armée de l’air, et 60 pour l’aéronavale. Des équipements dont la livraison, commencée en 2005, doit s’étaler jusqu’en 2018. Même Gérard Longuet, l’actuel ministre de la défense, avait cru pouvoir évoquer publiquement la possibilité d’arrêter la fabrication de cet avion 100% français, lancé… en 1988 grâce à Jacques Chirac, s’il ne trouvait pas de débouché à l’étranger. Car "l’exportation est une nécessité vitale pour l’industrie de l’armement", comme le rappelait Charles Edelstenne, le PDG de l’avionneur, dans une récente interview-fleuve donnée au Figaro (propriété du groupe Dassault), précisément pour déminer le flot montant des reproches faits au constructeur.

"Nous exporterons un jour le Rafale". Telle était la phrase toute faite par laquelle Charles Edelstenne répondait à chaque fois qu’il était interpellé sur les échecs successifs du Rafale à l’étranger - en Corée du sud, à Singapour, aux Pays-Bas ou encore au Maroc, un marché pourtant taillé sur mesure pour le groupe français.

Une victoire qui va de pair avec un important effort financier

Face aux journalistes comme aux actionnaires, l’alter ego de Serge Dassault prenait alors son air imperturbable, paupières à moitié fermées ne laissant filtrer qu’un éclair bleu acier, pour prononcer avec le plus grand sérieux ces mots magiques que certains avaient fini par prendre pour une incantation. Mais ce dirigeant aux ressources multiples, qui avait su gagner la confiance de Marcel Dassault avant d’avoir celle de son fils, a fini par avoir raison contre tout le monde.

A moins d’un an de la fin de son mandat à la tête de Dassault Aviation – il vient d’avoir 74 ans début janvier – il peut se féliciter d’avoir remis la maison dans le droit chemin. Probablement en consentant un sacrifice financier qu’il ne s’était pas résolu à faire dans d’autres occasions.

En choisissant le Rafale français pour équiper son armée de l’air, de préférence à l’Eurofighter/Typhoon, présenté par le trio européen BAE-EADS-Finmeccanica, l’Inde rend un fier service à la maison Dassault, pour qui le statu quo devenait de moins en moins tenable. Cet appel d’offre géant, qui porte sur 126 avions de combat, d’une valeur de 12 milliards de dollars environ, a aussi l’immense avantage d’avoir mis en valeur les qualités techniques de l’avion français.

Car depuis 2007, se sont déroulés de nombreux essais techniques, à l’issue desquels quelques uns des plus grands noms de l’aéronautique mondiale ont été éliminés par New-Delhi, le 4 novembre dernier : les américains Lockheed-Martin et Boeing, le suédois Gripen, et le russe Mig. Après ce premier succès, il sera sans doute moins difficile de vendre le Rafale à un ou deux autres pays, comme le Brésil, les Emirats arabes unis, ou le Qatar.

Enfin, ce contrat militaire relance une entreprise qui, en ces temps de crise, a plus de mal à vendre ses jets privés, autre spécialité de son activité aéronautique. Pour toutes ces raisons, ses dirigeants ont bien raison de remercier "les autorités indiennes et le peuple indien" dans le communiqué qui annonce la sélection du Rafale. C’est bien la moindre des choses.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:05

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31.01.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Frémissements indiens... Le Rafale pourrait bien enregistrer son premier succès à l'export. Des sources indiennes citées par les médias locaux (NDTV, The Economic Times) et Reuters font état d'une avance non négligeable pour l'offre de Dassault face à son dernier concurrent, le consortium Eurofighter (EADS, DAE Systems et Finmeccanica). Le Rafale serait le candidat le moins cher de l'appel d'offre pour la fourniture de 126 avions de combat à l'Inde.

 

Une source gouvernementale indienne a toutefois précisé


- que de nouvelles négociations commerciales auraient lieu avec Dassault avant de signer un accord,


- et que New Delhi ne se prononcerait pas avant fin mars (début de la nouvelle année fiscale) sur l'attribution du contrat dont la valeur est évaluée à 8,3 milliards d'euros.

 

Twit de l'Elysée:  "la France se félicite de la décision du gvt indien de sélectionner l'avion français pour entrer en négos exclusives avec Dassault" (c'est moi qui souligne, tout en gardant à l'esprit le contrat des 197 Fennec qui était soi-disant dans la poche en 2007 et qui ne s'est toujours pas concrétisé).

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 18:00
Photo Arpit Agarwal

Photo Arpit Agarwal

 

31 janvier 2012 Romandie News (AFP)

PARIS - Les autorités françaises se sont félicitées mardi de la décision de l'Inde d'acquérir 126 Rafale, une bonne nouvelle pour cet avion de chasse français jamais vendu à l'étranger et pour l'industrie de défense du pays qui procèdera à d'importants transferts de technologie.

La France se félicite de la décision du gouvernement indien de sélectionner l'avion français pour entrer en négociations exclusives avec Dassault, le constructeur du Rafale, a indiqué la présidence française dans un communiqué.

La négociation du contrat va s'engager très prochainement avec le soutien total des autorités françaises. Il inclura d'importants transferts de technologie garantis par l'Etat français, ajoute la présidence.

L'Inde a décidé d'acquérir 126 Rafale pour un montant évalué à 12 milliards de dollars, avait annoncé plus tôt à New Delhi une source gouvernementale indienne. Dassault a été sélectionné à l'issue d'un colossal appel d'offres dans lequel il était en compétition avec le consortium européen Eurofighter, qui proposait son Typhoon.

Nous avons remporté le contrat, mais il reste à finaliser un certain nombre de choses, a expliqué le secrétaire d'Etat français au Commerce extérieur Pierre Lellouche à la radio BFM.

Dassault Aviation a vu son titre s'envoler de plus de 20% à la Bourse de Paris juste après cette annonce qui constitue son premier succès à l'exportation pour cet appareil.

Ce contrat, s'il est finalisé, constitue une excellente nouvelle pour l'ensemble du secteur industriel en France, qui a désespérément tenté des années durant de vendre le Rafale à l'étranger.

C'est une belle nouvelle et la France a besoin de bonnes nouvelles en ce moment (...). C'est une bonne nouvelle pour notre industrie aérospatiale, pour notre industrie de défense, qui est parmi les toutes meilleures du monde, s'est réjoui M. Lellouche.

J'espère que cette commande va pouvoir enfin ouvrir de vraies perspectives au Rafale dans d'autres pays, a-t-il poursuivi, mettant en exergue les pressions politiques exercées par nos concurrents.

Dassault et ses partenaires Thales (électronique) et Safran (moteurs) ont de leur côté remercié l'Inde d'avoir sélectionné le Rafale et dit leur fierté de contribuer à la défense de l'Inde depuis plus d'un demi siècle, a indiqué Dassault Aviation dans un communiqué.

La France tente actuellement de vendre cet appareil au Brésil, qui doit choisir entre le Rafale, le F/A-18 Super Hornet de la firme américaine Boeing et le Gripen suédois, dans le cadre d'un appel d'offres pour la fourniture de 36 avions de combat multi-rôles.

Dassault négocie aussi depuis des années avec les Emirats la vente de 60 Rafale.

Gérard Longuet assure que le Koweït et le Qatar se sont également montrés intéressés et Dassault a présenté son avion en Malaisie. D'après les estimations de l'industrie, le Koweït a besoin de 18 à 22 nouveaux avions de combat et le Qatar de 24.

Le constructeur français n'a pas non plus abandonné l'espoir de vendre son appareil en Suisse, bien que les autorités fédérales aient retenu son concurrent suédois Gripen en novembre dernier.

Le Rafale est un chasseur-bombardier, biréacteur polyvalent d'une durée de vie supérieure à 30 ans. Conçu pour l'interception, l'attaque air-sol et air-mer, la reconnaissance ou la frappe nucléaire, il doit remplacer à terme l'ensemble des appareils en service en France.

C'est un très bon avion, qui a fait ses preuves dans les opérations récentes en Afghanistan, en Libye et ailleurs, a déclaré M. Lellouche.

Pendant l'intervention militaire internationale en Libye en 2011, la France avait pu faire la démonstration des capacités de son appareil.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 17:57

http://www.aviationweek.com/media/images/defense_images/Fighters/Rafale-Dassault.jpg

Rafale photo: Dassault

Jan 31, 2012 By Jay Menon, Robert Wall - AviationWeek.com

NEW DELHI, LONDON - The Indian government has named Dassault Aviation’s Rafale offering ahead of the Eurofighter Typhoon as the “lowest bidder” in the competition to supply at least 126 medium multi-role combat aircraft (MMRCA) to the Indian Air Force, Aviation Week has learned.

The development effectively means Rafale has won the $11 billion competition unless contractual talks now due to unfold in the coming months derail a deal from being signed. Industrial offset and other details still need to be worked out.

“It’s a long process and [the deal] is not expected to be signed in the current financial year,” Defense Minister A. K. Antony said.

The first 18 aircraft will be bought off the shelf, with the rest to be made in partnership with an Indian company. Indian plans already call for more than 126 fighters to be acquired.

“The companies found out this afternoon,” a British High Commission source told Aviation Week. “India’s Ministry of External Affairs briefed the four embassies immediately afterwards. The countries were told that this was a decision taken on the basis of cost for this contract. Nothing further should be read into this regarding bilateral relationships.”

Securing the contract in India would be a huge win for Rafale, representing the first export order for the type. Rafale is the only current-generation Western fighter not to have secured an export order so far.

MBDA also is a big industrial winner, since it will provide much of the weapons package for the Indian Rafales.

Another big winner, at least politically, if the deal is cemented would be French President Nicolas Sarkozy, who has made securing a Rafale order a government priority. Sarkozy faces re-election in April/May and is trailing in the polls.

It is the second big setback for Eurofighter in as many months, having lost to the F-35 in Japan last month. EADS led the campaign in India — the four-country consortium split who leads campaigns overseas.

The Boeing F/A-18E/F, Lockheed Martin F-16, Saab Gripen and MiG-35 were eliminated from the contest first, last year. India’s government opened the Eurofighter and Rafale bids on Nov. 4 and has since been studying details before the Jan. 31 announcement.

For Rafale, the deal could help it bolster its case in other export campaigns, including the United Arab Emirates and Brazil. For Eurofighter, attention now turns to trying to build its backlog through other contracts. High on the agenda is finalizing terms with Saudi Arabia for 48 more Typhoons, selling a dozen fighters to Oman, and the fighter competition in Malaysia.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 17:40

Rafale Air Defense gouv fr

jan 31, 2012 Nicolas Gros-Verheyde (Brruxelles2)

 

Une cocarde orange, blanche, verte viendra bientôt orner les avions de Dassault. L’avionneur français fournira 126 avions Rafale à l’aviation de chasse indienne. Il vient de remporter le mega marché passé par un des pays qui a une des plus grosses croissances d’armement. Le tout pour un coût affiché de 10,4 milliards $. Ceci est un double succès pour Dassault : d’abord au niveau économique qui va permettre de doter ses usines d’un plan de charge pendant plusieurs années, mais aussi au niveau politique. Pour un avion qui n’avait jamais réussi à vendre un avion à l’export, s’ouvrir une telle porte est un moyen de sortir de l’isolement.

 

L’armée de l’air indienne avait sélectionné six avions dans un premier tour : le russe Mig 35, les Américains F-16 et F-18 (fabriqués l’un par Lockheed Martin, l’autre par Boeing), le suédois Gripen (de Saab), l’EuroFighter Typhoon (d’Eads) et le Rafale. Seuls ces deux derniers avions avaient été retenus dans le dernier round. 18 avions seront achetés directement, les suivants (108) seront fabriqués sur place en partenariat avec un constructeur indien.

 

L’Inde est un vieil acheteur du « Made in France » puisqu’il s’est déjà équipé en Mirage 2000 (mais également en avions Mig, de fabrication russe, et Jaguar, issu d’une coopération franco-britannique). Un argument qui a certainement joué. De même que la préférence de l’armée de l’air pour cet avion. Mais pas seulement. Apparemment Dassault a fait une offre suffisamment intéressante, plus basse que son concurrent européen, Eurofighter, de 4 à 5 millions de $, comme le rapporte le quotidien économique indien Economic Times.

 

L’élimination des avions américains tient aussi au fait que le vieil ennemi, et voisin pakistanais, se fournit essentiellement en avions « made in USA » ; dès lors pour les Indiens ce n’était pas un gage de sûreté d’approvisionnement. Il reste à espérer que cet appel d’offres ne sera pas contesté ou annulé comme cela a été le cas à plusieurs reprises dans des marchés passés par les autorités indiennes, notamment en matière d’aviation.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 17:30

Rafale-dubai-air-show-photo-Sirpa-Air.jpg


January 31, 2012 by Craig Hoyle - Flight global

London - The Dassault-led Rafale International team has taken a decisive lead in India's medium multi-role combat aircraft (MMRCA) battle, with the French proposal having beaten a rival offer by the Eurofighter Typhoon on price.

Although the Indian government and defence ministry have yet to make a formal announcement, the French airframer confirmed on 31 January that it had been selected for the 126-aircraft deal.

Exclusive negotiations for a Rafale purchase will now take place, with Reuters having quoted Indian Defence Minister A K Antony as saying a deal will not be concluded before the start of the next financial year in April.

"Dassault Aviation and its partners reiterate their commitment to meet the operational requirements of the Indian air force," the French company said, adding that it was "honoured and grateful" to have gained selection.

EADS and the German government, which headed the Typhoon MMRCA campaign for the four-nation Eurofighter consortium, have yet to comment on the decision. However, a UK source said that while the announcement comes as a disappointment, Dassault must still clear detailed negotiations to sign a deal with New Delhi.

If advanced to a production contract, the Indian selection would hand a first export success to Dassault with the Rafale, following earlier disappointments in campaigns in countries including Morocco, Singapore and South Korea. The type has also been the subject of apparent past selections in Brazil and the United Arab Emirates, but sales have yet to be finalised with either potential customer.

In addition to Dassault, which builds the fighter at its Merignac facility in southern France, the Rafale International team includes radar and electronic warfare system supplier Thales and M88-2 engine producer Snecma.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 16:08

Rafale----Photo-Vishal-Jolapara.jpg

Rafale  - Photo Vishal Jolapara

January 31, 2012 by Shiv Aroor LIVEFIST

Saint-Cloud (France), January 31, 2012: Following the announcement of the final selection of the Rafale in the frame of the MMRCA program, Dassault Aviation and its partners are honored and grateful to the Indian Government and the people of India to be given the opportunity to extend their long-lasting  cooperation. Dassault Aviation and its partners reiterate their commitment to meet the operational requirements of the Indian Air Force and underline their pride in contributing to India’s defence for over half a century.

And a statement from French President Nicolas Sarkozy: The President of the French Republic has learned of India’s selection of the Rafale for the acquisition by the Indian Air Force of 126 fighter aircrafts. France is pleased with the Indian government’s decision to select the French aircraft to enter into exclusive negotiations with Dassault. This announcement comes at the end of a very high-level, fair and transparent competition involving two European finalists. The Rafale has been selected thanks to the aircraft’s competitive life-cycle costs, after the April 2011 pre-selection on the basis of its top-level operational performance. The negotiation of the contract will begin very soon and has the full support of the French authorities. It will include important technology transfers guaranteed by the French government. The realisation of the Rafale project will illustrate the depth and scale of the strategic partnership between France and India.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:55

Rafale photo Sirpa Air 2011

photo Sirpa Air

31 janvier 2012 par Barbara Leblanc L’USINE NOUVELLE

Selon des sources gouvernementales, le groupe Dassault est parvenu à céder 126 exemplaires de son appareil qui n’a pas rencontré de succès à l’étranger.

Le groupe français a remporté l’appel d’offres sur l’achat de 126 avions de combat en Inde, selon des sources gouvernementales. Une décision qui lui permet de gagner une manche face à l’Eurofighter du conglomérat de BAE-EADS-Finmeccanica.

Une lettre du ministère de la Défense indien aurait été envoyée directement au groupe Dassault pour l'informer de cette décision.

Le contrat porte sur 126 appareils de génération actuelle pour plus de 10 milliards de dollars. La décision officielle pourrait être annoncée après la clôture de l'année fiscale en cours, fin mars.

C’est la première fois que le groupe français arrive à vendre son appareil à l’étranger. En décembre, il a notamment échoué en Suisse. Au Brésil, la décision reste encore en suspens.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:55

Rafale-Afghanistan photo AAir AFP

photo Armée de l'Air

31 janvier 2012 par PAR HASSAN MEDDAH | L'Usine Nouvelle n° 3265

ENQUETE  Pour la première fois, l'appareil de Dassault remporte une victoire à l'exportation, en Inde.  Avantage ou inconvénient, l'avion de combat est presqu'à 100 % made in France. Et fait travailler près de 500 PME dans de nombreuses régions.

On connaît le modèle Meccano d'assemblage des Airbus, celui du Rafale n'en est pas si éloigné. À cette différence près que l'avion de chasse est presque totalement fabriqué en France. "Excepté quelques composants électroniques non sensibles achetés aux États-Unis pour des raisons de coût, l'ensemble du Rafale est produit en France", souligne Stéphane Fort, le porte-parole du groupe. Ainsi, les ailes en fibre de carbone sont fabriquées à Martignas-sur-Jalle (Gironde), le fuselage central en région parisienne à Argenteuil, les commandes de vol à Argonay (Haute-Savoie), l'avionique dans l'usine de Thales du Haillan (Gironde)... Toutes les pièces convergent ensuite à Mérignac, le site d'assemblage final.

Ce schéma industriel franco-français est spécifique au Rafale. Dassault Aviation sous-traite globalement plus de 20 % de son activité auprès d'équipementiers étrangers, en raison de son activité principale liée à la production d'avions d'affaires. Selon l'avionneur, pour une cadence de production de 11 appareils par an, le programme Rafale emploie au total 7 000 salariés directs et indirects. Un volume d'emplois a priori sécurisé au moins jusqu'en 2020, année où l'avionneur aura livré le dernier des 180 Rafale commandés par la France.

Deux grands partenaires et 500 sous-traitants

Un cycle de vingt-quatre mois est nécessaire pour fabriquer un Rafale. Il se décompose en trois parties équilibrées : un tiers pour la fabrication des pièces primaires, un deuxième pour l'assemblage des sous-ensembles et le dernier pour l'assemblage final. Mais en deçà de la cadence de 11 unités par an, certains sous-traitants seraient en sous-charge et menacés. Dassault Aviation s'interdit alors de peser plus de 40 % de l'activité de ses sous-traitants pour éviter de les fragiliser en cas de forte variation de l'activité. Ces emplois sont équitablement répartis. La moitié est employée par Dassault et les deux grands partenaires du "team Rafale", Thales et Safran. L'autre travaille dans les 500 PME sous-traitantes.

"Les principales pièces du moteur nous viennent de notre usine de Corbeil-Essonnes (Essonne), indique Didier Desnoyer, le directeur de la division des moteurs militaires de Snecma (groupe Safran). Nous travaillons en complément avec un important réseau de sous-traitants français." Parmi la centaine de fournisseurs du motoriste figurent entre autre des PME comme Micro Mécanique Pyrénéenne, Forge de Bologne, Exameca... Côté Thales, chargé de la production d'environ 25 % de l'avion, le Rafale génère de l'activité sur de nombreux sites : le radar est assemblé à Pessac (Gironde), les transpondeurs à Colombes (Hauts-de-seine), la production des écrans à cristaux liquides à Moirans (Isère)... Les grandes régions de l'aéronautique se taillent la part du lion en assurant les trois quarts de la sous-traitance industrielle en volume de chiffre d'affaires. Ainsi, l'Île-de-France capte environ 33 % du volume de travail associé au Rafale, tandis que l'Aquitaine et Midi-Pyrénées représentent chacune un peu plus de 20 %, le solde étant éparpillé entre les autres régions.

Mais la plupart des usines qui fabriquent le Rafale sont duales, donc à vocation militaire et civile. Ainsi, l'un des plus importants sites de Dassault, celui d'Argenteuil avec plus de 1 000 salariés et 50 métiers différents représentés, produit les fuselages de l'avion. Et assure également la fabrication des cockpits de tous les jets d'affaires Falcon. Le site de Poitiers, plus modeste lui, fabrique les verrières des avions militaires et réalise les plans horizontaux des avions Falcon depuis 2008


LES PRINCIPALES USINES

LE TRONÇON ARRIÈRE ET LA DÉRIVE DASSAULT AVIATION Biarritz (Pyrénées-Atlantiques) Principal centre d'expertise et de fabrication des pièces composites, le site est chargé des tronçons arrières, des gouvernes et de la dérive.

LES AILES DASSAULT AVIATION Martignas (Gironde) Fortement doté en robots, le site assure l'assemblage et le test des voilures (aménagement des circuits hydrauliques et électriques) de tous les avions civils et militaires de la société.

LES COMMANDES DE VOL DASSAULT AVIATION Argonay (Haute-Savoie) Le site est spécialisé dans la production et la réparation des équipements électroniques, mécaniques et hydrauliques des commandes de vols (manche, cervo-commande de direction...)

LE RADAR ET L'AVIONIQUE THALES Étrelles (Ille-et-Vilaine), Pessac (Gironde), Le Haillan (Gironde) La production du radar à antenne active est réalisée sur les sites d'Étrelles pour les composants en microélectronique et à Pessac pour l'assemblage. L'avionique du cockpit est réalisée au Haillan.

LES MOTEURS SAFRAN Villaroche (Seine-et-Marne), Corbeil-Essonnes (Essonne) L'équipementier assemble en deux mois un moteur M88 dans son site de Villaroche. L'essentiel des pièces est fourni par son usine de Corbeil-Essonnes.

LE FUSELAGE DASSAULT AVIATION Argenteuil (Val-d'Oise) Depuis soixante ans, Argenteuil fabrique et aménage les fuselages des avions militaires de Dassault Aviation. Avec au total plus de 3 500 cellules à son actif, le site est le pilote industriel de cette activité.

LA VERRIÈRE DASSAULT AVIATION Poitiers (Vienne) L'usine assure la production et la réparation de verrière d'avions de combat, ainsi que leur conditionnement pyrotechnique pour se désintégrer en cas d'éjection du pilote.

L'ASSEMBLAGE FINAL DASSAULT AVIATION Mérignac (Gironde) L'opération d'assemblage occupe un tiers du cycle de fabrication de l'appareil, soit environ huit mois. Renforcé par un bureau d'études de soutien à la production, le site assure également les opérations de peinture et d'essais en vols.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 13:15

nh90_ceremony_pet4887_-c-patrick_penna.jpg

31 janvier 2012 par Rémy Maucourt L’USINE NOUVELLE

Eurocopter annonce lundi une nouvelle commande du ministère de la Défense : 34 hélicoptères de transport militaire NH90.

Le ministre Gérard Longuet a profité de la livraison du premier NH90 en configuration opérationnelle pour annoncer une nouvelle commande. 34 hélicoptères supplémentaires sont donc commandés, en plus des 34 initialement prévus.

Les NH90 sont destinés à remplacer les hélicoptères Puma de l'armée de terre. La version finale permet notamment des missions de nuit.

Lutz Bertling, président d'Eurocopter, s'est félicité de cette mise en service. "Cette livraison du premier NH90 TTH en configuration opérationnelle finale marque l'aboutissement du plus important programme européen d'hélicoptère jamais lancé en Europe."

Le NH90 a déjà été commandé à plus de 500 exemplaires, par quatorze pays. Plus de quatre-vingt NH90, dans une version intermédiaire, ont été livrés à l'Allemagne, à l'Australie, à la Suède, à la Finlande, à l'Italie, aux Pays-Bas, à la France, à Oman et la Grèce.

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 08:55

French_frigate_Forbin-photo-US-Navy.jpg

photo US Navy

30 janvier 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

Les lundi 6 et mardi 7 février 2012, l’exercice Zoran se déroulera sur l’île du Levant.

L’exercice Zoran 12 est un exercice de défense aérienne en zone côtière.

Dans le scénario, l’île du Levant est un pays totalitaire qui tente de développer des armes de destruction massive. Sur le point d’atteindre son objectif, il se prépare à attaquer son voisin (la Corse). Un autre pays (la France), mandaté par les Nations Unies, envoie des chasseurs bombardiers pour détruire le potentiel de destruction massive.

Cet exercice réunit des unités de l’armée de terre (le 54ème RA), de la marine nationale (la frégate de Défense aérienne Forbin, un rafale marine, un avion de patrouille maritime Atlantique 2) et de l’armée de l’air (4 mirages F1 de Mont de Marsan, 4 mirages 2000D de Nancy, 4 mirages 2000N d’Istres, 1 avion de détection aéroportée AWACS)

Cet exercice permet aux trois armées (Terre, Air, Marine) de s’entraîner mutuellement et de vérifier l’interopérabilité des moyens interarmées dans le cadre de la Défense aérienne.

Des dispositions sont prises pour minimiser les nuisances sonores éventuelles.

Source : Etat-major des Armées

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 08:55

French-Navy-Horizon-class-frigates-Forbin-and-Chevalier-Pau.jpg

 

French Navy Horizon-class frigates Forbin and Chevalier Paul. (Photo: DCNS)

January 30, 2012 defpro.com

Toulon | DCNS has signed a four-year contract with the French Navy's Fleet Support Service (SSF) to provide through-life support for Horizon-class frigates Forbin and Chevalier Paul*. The work will be carried out at DCNS's Toulon shipyard.

DCNS and its programme partners will complete two major refits on each of the two vessels and conduct three intermediate layups for routine maintenance. The major refits represent several months of work, and the intermediate layups several weeks.

DCNS will act as overall prime contractor for the maintenance of all shipboard systems except the PAAMS weapon system**, working with 10 major equipment manufacturers, half of them Italian companies.

"DCNS is delighted that the French Navy and especially Fleet Support Service have put their trust in us for this major programme," says Thierry Kalanquin, SVP Services at DCNS. "We'll be taking a long-term approach with the right industrial organisation to anticipate the customer's requirements and optimise maintenance planning. Sharing tasks with industry partners and experts will deliver even higher levels of service at lower cost."

Horizon-class frigates Forbin and Chevalier Paul were delivered to the French Naby in December 2008 and December 2009 respectively. Until now, maintenance has been performed on a less structured basis, depending on the requirements of each vessel and its crew.


____
* The Horizon-class frigates were built under the Horizon programme to meet a joint requirement for four anti-air warfare frigates with a displacement of approximately 7,000 tonnes (two for the French Navy and two for the Italian Navy). The programme was a multinational collaboration between France and Italy. The primary weapon system was developed and produced in partnership with the UK.
** PAAMS: Principal Anti-Air Missile System (comprises 48 Aster 15 and Aster 30 missiles and 6 Sylver vertical launchers).

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 22:28

nh90-au-decollage source MinDef FR

30 janvier 2012 Guysen International News

Le ministre français de la Défense a passé une commande de 34 hélicoptères de transport militaire NH90, a annoncé lundi Eurocopter (groupe EADS), qui coproduit ces appareils européens. La valeur du contrat n'a pas été rendu publique mais elle est estimée entre 650 et 700 millions d'euros. Les NH90, destinés à remplacer les hélicoptères Puma, sont construits pour répondre aux besoins de l'Otan. Plus de 500 exemplaires ont déjà été commandés par 14 pays. Eurocopter est un groupe franco-germano-espagnol, filiale du géant européen de l'aéronautique et de la défense EADS.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 21:48
Rafale: Le gouvernement suisse n'a pas reçu de nouvelle offre de Dassault

photo Armée de l'Air

30.01.12 20minutes.fr

La Suisse n'a pas reçu de nouvelle offre du groupe français d'aéronautique Dassault qui serait prêt, selon les presse suisse, à réduire le prix de ses avions de chasse Rafale, a déclaré lundi une porte-parole département fédéral de la Défense.

 

Une meilleure offre que Saab

Selon la presse dominicale, Dassault a offert de vendre 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs suisses (2,24 milliards d'euros), un montant inférieur aux 22 Gripen du groupe suédois Saab qui ont été retenus pour 3,1 milliards.

Le gouvernement suisse avait annoncé fin novembre qu'il avait choisi de renouveler sa flotte d'avions de combat avec les appareils du suédois, préféré au Rafale et à l'Eurofighter Typhoon du consortium européen, dont fait partie EADS.

Ce contrat est destiné à remplacer la flotte vieillissante de Northrop F-5E/F Tiger acquis en 1976 et en 1981.

 

La procédure d'attribution relancée ?

Selon la presse, qui cite une lettre de l'avionneur français, Dassault affirme qu'il n'a jamais pu optimiser son offre sur la base des besoins de la Suisse. Il offrait précédemment 22 exmplaires Rafale pour un total de quatre milliards de francs.

La décision du gouvernement suisse n'est pas définitive puisque le parlement doit encore donner son feu vert. Si un rejet est toujours possible, la procédure d'attribution devrait alors redémarrer depuis le début, avec tous les participants mis sur un pied d'égalité, explique la porte-parole.

La semaine précédente, la commission de politique de sécurité du Conseil national avait décidé de constituer une sous-commission afin d'examiner le déroulement de la procédure qui a entériné le choix de l'avion de combat Gripen de Saab.

La Suisse, qui prévoyait initialement de commander jusqu'à 33 appareils, avait lancé son appel d'offres il y a trois ans.

Dassault n'est pour le moment toujours pas parvenu à vendre un seul exemplaire de son Rafale hors de France.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 18:10

http://www.meretmarine.com/objets/500/6359.jpg

 

Le SNLE Le Redoutable

crédits : © MARINE NATIONALE

 

30/01/2012 MER et MARINE

 

Vendredi dernier, la Marine nationale célébrait le 40ème anniversaire de la première patrouille du Redoutable, son premier sous-marin nucléaire lanceur d'engins. Depuis le 28 janvier 1972, la France dispose en permanence d'un SNLE à la mer, assurant sans discontinuer la dissuasion nucléaire. Après la série des six bâtiments du type Le Redoutable, cette mission est aujourd'hui assurée par les quatre SNLE de nouvelle génération du type Le Triomphant.
_______________________________________

- Voir notre dossier sur Le Redoutable

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:50
Défense : comment Dassault a tissé sa toile

 

 

30.01.12 Dominique Gallois LE MONDE ECONOMIE

 

Les questions de défense entrent en campagne, avec la visite, lundi 30 janvier, de François Hollande sur la base des sous-marins nucléaires de l'Ile-Longue, à Brest. Début mars, le candidat socialiste précisera sa politique, notamment en matière industrielle. Partout dans le monde, les budgets militaires sont en baisse, notamment aux Etats-Unis, ce qui va pousser les industriels américains à chercher d'autres marchés à l'étranger. La compétition, déjà sévère, s'annonce encore plus rude avec la montée en puissance des acteurs russes, chinois, coréens, indiens. Or, les Européens se présentent en ordre dispersé. L'exemple le plus flagrant est l'aéronautique militaire. Sauf rebondissement (édition abonnés), le Gripen suédois l'a emporté en Suisse face au Rafale français et à l'Eurofighter Typhoon, un avion germano-hispano-italo-britannique. Le Rafale et l'Eurofighter se disputent aussi le "contrat du siècle", la vente de 126 avions à l'Inde.

 

Si l'industrie de défense est concentrée au Royaume-Uni autour de BAE Systems et en Italie autour de Finmeccanica, respectivement 2e et 8e mondiaux, il n'en est rien en France. Six groupes figurent dans les cinquante premiers mondiaux, du franco-allemand EADS (7e) à Dassault Aviation (54e), selon le palmarès annuel du magazine américain Defense News.

 

Le plus petit de ces acteurs n'en est pas moins celui qui bénéfice le plus des faveurs de l'Etat. Avec son soutien, Dassault est devenu l'actionnaire industriel du groupe d'électronique Thales, qui pourrait être le pivot d'un pôle de défense français regroupant les activités maritimes de DCNS et demain l'armement terrestre de Nexter.

 

Les questions sont nombreuses autour de ce projet. A commencer par les fonds que cela nécessitera. L'Etat est impécunieux et Dassault n'a peut-être pas l'envie d'investir assez dans ces domaines pour en prendre le contrôle. L'autre hypothèque tient au futur du groupe Dassault. Les enfants de Serge Dassault auront-ils la même stratégie que leur père lorsqu'ils en prendront les rênes ?

 

Quel que soit le prochain président, il devra aborder le futur de l'industrie de défense. L'Etat en tant que client, garant de la souveraineté nationale, mais aussi actionnaire des grands groupes, aura un rôle clé. Mais Dassault restera incontournable.

 

La montée en puissance de Dassault au sein de l'industrie de défense a lieu en trois étapes : d'abord la conquête de l'indépendance, puis celle de Thales (électronique de défense), et enfin la montée en puissance chez DCNS (sous-marins et navires) et Nexter (véhicules blindés et canons).

 

CONTRÔLE DE LA SOCIÉTÉ

 

En ce printemps 2002, Charles Edelstenne, le patron de Dassault Aviation, est satisfait : la famille Dassault vient de franchir la barre des 50 % en acquérant en Bourse le 1 % manquant pour détenir le contrôle de la société. "Pendant vingt-cinq ans, on nous a fait chanter. Aujourd'hui, nous sommes libres de nos mouvements", lit-on dans Le Monde du 29 mai 2002.

 

Dégagé de la menace des droits de vote double que revendiquait l'Etat français, libéré du pacte d'actionnaires avec EADS, qui est devenu simple minoritaire avec 46 % du capital, le PDG envisage avec sérénité les prochaines échéances stratégiques, qui se feront "à son rythme et à ses conditions", affirmait-il. Il soulignait aussi que les succès de son avion d'affaires, le Falcon (75 % du chiffre d'affaires), libéraient Dassault de la dépendance vis-à-vis des commandes militaires du gouvernement, et lui donnaient plus de marge de manoeuvre.

 

M. Edelstenne évoquait également son intérêt pour le groupe d'électronique de défense Thales, dans lequel il avait pris près de 6 % en échange de l'apport de ses activités électroniques. Il entendait ainsi profiter du désengagement annoncé d'Alcatel.

 

Viendra alors la deuxième étape, celle du renforcement de la participation de Dassault chez Thales, pourtant également convoité par EADS. Le groupe bénéficiera pour cela de l'appui de Nicolas Sarkozy, que Serge Dassault a largement soutenu dans sa course à l'Elysée.

 

Elu en 2007, le président de la République, Nicolas Sarkozy, n'a rien à refuser au sénateur UMP et au propriétaire du Figaro. Il se fait d'ailleurs fort de vendre le Rafale à l'étranger, une façon de rappeler que son prédécesseur, Jacques Chirac, n'y était jamais arrivé. Le chef de l'Etat s'engagera au Brésil et aux Emirats arables unis... pour l'instant en vain.

 

Informé dès le printemps 2008 d'un projet de reprise de Thales par EADS, l'Elysée fera savoir qu'il n'y est pas favorable. Mieux, il éconduira le groupe franco-allemand, dont il est pourtant actionnaire et bien que son offre soit financièrement plus avantageuse que celle de Dassault.

 

L'un des arguments évoqués est de privilégier une filière franco-française plutôt que de donner la gestion de Thales à un groupe franco-allemand. Dassault obtient ainsi d'entrer chez Thales sans lancer d'offre publique d'achat (OPA), et de participer à sa gouvernance. Il devient alors l'opérateur industriel d'un groupe trois fois plus important que lui.

 

BÉMOL

 

Fin 2011 intervient la troisième étape, avec la montée en puissance de 25 % à 35 % de Thales chez DCNS, tandis qu'est évoquée une prise de participation dans Nexter (ex-GIAT). Celle-ci serait dans un premier temps de 25 %. Avec, là encore, la bénédiction de l'Etat, ce dernier étant propriétaire des deux groupes.

 

Le groupe Thales, opéré par Dassault, pourrait alors faire une offre complète sur tous les marchés, en regroupant des fabricants de plateformes (chars, avions de combat, navires) et un fournisseur d'équipements électroniques tels les radars ou les équipements de télémesure.

 

Seul bémol, "Dassault n'a qu'une participation minoritaire dans Thales et ne peut rien faire s'il n'en prend pas le contrôle", note un banquier. Or, cela ne serait possible qu'avec le soutien de l'Etat, auquel Dassault est lié par l'intermédiaire d'un pacte d'actionnaires. Mais l'un et l'autre des actionnaires ont-ils la volonté ou la possibilité de financer une telle opération ?

 

aaa Pour l'Etat, la réponse est négative, la priorité étant désormais à la réduction des déficits budgétaires, qui pourrait passer au contraire par des cessions de participations.

 

Pour Dassault, c'est différent. "Toute la question est de savoir si Dassault veut développer cet ensemble ou faire fructifier son placement en réorganisant Thales, estime un analyste. La deuxième hypothèse semble la plus probable." Mais pour l'instant, en raison de la chute des marchés boursiers, l'investissement de l'avionneur s'est déprécié.

 

Le durcissement de la compétition mondiale peut toutefois changer la donne. Les grands groupes ayant déjà une présence internationale sont mieux armés pour s'affirmer sur le marché mondial et initier des rapprochements. C'est le cas d'EADS, de Safran et de Thales. Mais en fait, seuls les deux premiers ont la capacité financière pour mener de véritables regroupements.

 

SUCCESSION

 

Une première tentative s'est esquissée durant l'été 2011. Des rumeurs ont évoqué la possibilité d'une OPA lancée sur Thales par Safran. Un montage auquel se serait opposé... Dassault, même si le prix proposé aurait été celui qu'il avait payé pour son entrée dans Thales. L'Etat, pourtant actionnaire de deux groupes concernés, n'aurait pas donné suite. L'idée était de constituer un grand groupe fournisseur d'équipements et de grands systèmes d'aéronautique dans les domaines civils et militaires.

 

Les cartes pourraient à nouveau être rebattues, sauf si Dassault décroche entre-temps un contrat pour le Rafale aux Emirats arabes unis. Une telle commande permettrait d'alimenter ses bureaux d'études, et surtout ceux de Thales, pendant près de quatre ans. Autre avantage, cela permettrait au ministère de la défense d'étaler le programme de livraison des Rafale à l'armée française, la priorité étant donnée aux éventuels clients à l'exportation. Ainsi pourraient être financés d'autres projets.

 

Mais il faudra d'abord régler les questions de gouvernance, notamment la succession de Charles Edelstenne qui, l'année prochaine, quittera à 75 ans son poste de PDG. L'inconnue majeure reste la stratégie des enfants Dassault quand l'heure sera venue de remplacer leur père, Serge, âgé de 86 ans. "Il n'y aura pas de vacance de pouvoir dans la société, la continuité sera assurée. Chaque chose viendra en son temps et sans l'avis de tous ces "fameux experts"...", affirmait en décembre, dans Le Figaro, M. Edelstenne. Une manière de rappeler que toute décision appartient... à la famille.

 


La France au 4e rang des exportateurs d'armes

 

Rang Avec 6% du marché mondial (un peu plus de 5 milliards d'euros), la France se maintient en 2010 au 4e rang des exportateurs d'armes, après les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie.

 

Emplois L'industrie de la défense représente 165000 emplois directs, au moins autant d'emplois indirects et un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros, dont le tiers environ est donc réalisé à l'exportation.

 

Budget En 2012, le budget du ministère de la défense augmente de 1,6%, pour atteindre 30,6 milliards d'euros. La part prévue pour les équipements est de 16,5 milliards (+ 500 millions).

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 17:45
Rafale : contre-offre de Dassault en Suisse

Rafale atelier – photo Dassault

30 janvier 2012 par Rémy Maucourt – L’USINE NOUVELLE

La Suisse préfère le Gripen de Saab au Rafale Et si le Rafale remportait sa 1ère victoire en Suisse ? liens sponsorisés

Alors que le gouvernement suisse a choisi en novembre le Gripen suédois, Dassault Aviation adresse le 19 janvier une offre à prix cassé au parlement helvète.

L'appel d'offres suisse est officiellement perdu pour Dassault, mais le français tente une dernière manoeuvre. Le constructeur a envoyé un courrier aux parlementaires suisses pour leur proposer l'acquisition de 18 Rafale pour 2,7 milliards de francs suisses (CHF) soit 2,24 milliards d'euros. C'est le jounal Le Matin Dimanche qui révèle cette information.

Dassault a perdu en novembre un appel d'offres pour remplacer la flotte vieillissante de l'armée de l'air suisse. Le gouvernement fédéral lui a préféré le Gripen, produit par le Suédois Saab, en achetant 22 exemplaires au prix de 3,1 milliards de francs (2,57 milliards d'euros au cours actuel). Mais le Parlement doit encore valider le contrat.

Dassault propose donc aux Suisses un contrat moins onéreux. En comparant avec l'offre de Saab, la nouvelle proposition française coûte 400 millions de francs suisses de moins, mais pour la fourniture de 18 avions contre 22. Argument de Dassault : 18 Rafale peuvent remplir les mêmes missions que 22 Gripen. Un haut gradé de l'armée suisse a confirmé ce point au Matin.

Prochaine étape le 13 février

Cette nouvelle offre de Dassault est soutenue au plus haut niveau de l'état français. En cas d'achat du Rafale, la France s'engage en effet à offrir à l'armée suisse un accès illimité à ses bases aériennes. Les pilotes suisses pourraient ainsi atterrir en France durant la journée mais également y séjourner plusieurs semaines. Cette proposition présente un intérêt bien spécifique : "cette possibilité se révèle surtout intéressante en été afin de limiter les nuisances sonores en Suisse" commente Le Matin.

La commission de la Défense du parlement suisse, qui doit valider la position du gouvernement, se réunit le 13 février prochain. Un des députés qui y siège a confirmé que l'ultime offre de Dassault Aviation serait examinée à ce moment là.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 08:55

Assemblée nationale française.svg

 

27.01.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Les députés Cazeneuve et Cornut-Gentille viennent de rendre le tome III de leur rapport sur la réforme du ministère de la Défense (cliquer ici pour y accéder dans son intégralité) dont le contenu dénote des différences d'appréciation des chiffres et des données recueillis (ce qui expliquerait peut-être pourquoi la présentation conjointe initiallement annoncée n'a pas eu lieu). Leurs divergences portent sur le PPP Balard et sur le financement des besoins d'équipements. Par ailleurs, Bernard Cazeneuve "conteste l'approche comptable et déplore la faiblesse de l'accompagnement des personnels". François Cornut-Gentille estime quant à lui "que la réforme répond à un besoin de rationalisation et de clarification des compétences".

 

Quelques extraits de la synthèse (ndla: ce qui est souligné est du commentaire personnel ou des ajouts): 


"Sur le plan financier, la réforme génère des économies à un niveau conforme aux prévisions initiales. Ces gains ne permettent cependant pas de réduire les dépenses du ministère. Ils ne suffisent pas non à plus pour atteindre l'objectif de revalorisation des crédits d'équipement."

 

"La déflation des effectifs se poursuit avec une avance de 1 560 postes par rapport aux prévisions. Le contexte social apparaît cependant tendu compte tenu de la réorganisation complète des structures de gestion des ressources humaines et des instances de prévention et de concertation." Les gains sont estimés à 54 981 postes (p. 21)

"Le schéma territorial apparaît stabilisé et le nombre de bases de défense semble définitivement fixé à 51 bases en métropole. Les crédits d'accompagnement sont peu consommés en raison du retard pris par la plupart des projets." 10 000 auraient été gagnés depuis la création des BDD soit 18% du total.


"Les premiers résultats des externalisations incitent à beaucoup de prudence, le recours à des prestataires privés n'apparaissant pas nécessairement économiquement intéressant." Le rapport fait le point (sans surprises) sur les externalisations en cours et les projets.


"Le projet de regroupement des administrations centrales à Balard est engagé conformément au calendrier, le contrat ayant été signé le 30 mai 2011. Les rapporteurs portent une appréciation très différente sur cette opération. M. François Cornut-Gentille considère que, sur le plan financier, ce projet particulièrement complexe et novateur devrait effectivement permettre de diminuer les dépenses de fonctionnement, que ce soit globalement ou par agent avec une baisse estimée de 22 %. M. Bernard Cazeneuve considère que la pertinence juridique et économique du projet n'a pas été démontrée, l'évaluation préalable étant très largement insuffisante. Faute d'avoir eu accès au contrat, il n'a pas pu analyser  l'équilibre final de l'opération. Il regrette que les rapporteurs n'aient pas pu obtenir ce document, les privant ainsi de la possibilité d'exercer pleinement leur contrôle. Il considère que le projet va conduire à une augmentation du coût par agent qui va passer de 13 000 euros par an aujourd'hui à 16 500 euros par an et par agent à Balard." 9268 personnes travailleront à Balard alors qu'actuellement quelque 17 500 travaillent sur les emprises parisiennes. Des transferts sont prévus hors Paris et le gain en effectifs est chiffré à 1360.

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