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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 12:50

Rafale-Afghanistan photo AAir AFP

photo Sirpa Air

10 January 2012 Thales

 10 January 2012 – The French defence ministry’s integrated structure for through-life support of aeronautical equipment (SIMMAD) has awarded Thales the contract to support its equipment on board the Rafale aircraft in service with the French Air Force and French Navy. The ten-year contract, known as MAESTRO, is a renewal of the current through-life support contract and broadens the scope of responsibility to ensure that Thales works more closely with operational personnel to guarantee fleet availability.

Under the terms of the contract, Thales is responsible for supporting the Rafale’s phased array radar, electronic warfare system, avionics (displays, onboard computers, etc.), optronics (OSF front-sector optronics, cameras, etc.) and communication systems.

To guarantee fleet availability, Thales will optimise replacement parts management, logistics management and information flows between government agencies and Thales services, streamline equipment repair processes and deploy technical and logistics advisers to work directly with users on French military bases.

The fixed-price availability contract represents a major innovation in through-life support delivery and coincides with an increase in Rafale flight hours and the need to comply with tougher military airworthiness standards.

Merry Michaux, Vice-President, Military Aerospace Customer Support and Services Managing Director at Thales said: “Thales is particularly proud to have been awarded this new contract, which we see as a sign of renewed confidence in a trusted partner and an endorsement of our continuing commitment to drive efficiency gains in aeronautical equipment support. The innovative concepts and collaborative working methods that we are putting in place on military bases and shared platforms will make a significant contribution to optimising availability of the Rafale fleet and bringing down the aircraft’s cost per flying hour.”

The Smart Care concept implemented in the MAESTRO programme is the basis of a modular approach to availability contracting that Thales also proposes for other equipment types and other aircraft.

* MAESTRO : MAintien en condition opérationnelle des Equipements B et des moyens de Soutien Thales du Rafale Optimisé (Optimised through-life support for Thales Class B equipment and support systems for Rafale)

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 12:30

IHEDN.jpg

11.01.2012 IHEDN

La 48e session nationale « Armement et économie de défense »  est en mission d’étude à Bruxelles du 11 au 13 janvier 2012.

La première matinée est consacrée à l’Agence européenne de défense (AED) avec en particulier une intervention de Claude-France Arnould, sa directrice et l’après-midi à la Commission européenne. Un diner avec des parlementaires européens est également organisé.

Les auditeurs retrouveront ensuite leurs homologues de la 64e session nationale « Politique de défense » à la RP UE pour entendre les interventions, entre autres, de l’ambassadeur Etienne, Jean-Luc Demarty (DG Commerce extérieur), Pierre de Boissieu et Pierre Vimont (SEAE) et à l’OTAN (ambassadeur Errera et secrétaire général adjoint Patrick Auroy).

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 08:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/40833.jpg

L'EDA-R 2 hier, en petite rade de Toulon
crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

11/01/2012 MER et MARINE

 

Alors que son aîné a embarqué la veille sur le bâtiment de projection et de commandement Mistral, le deuxième engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R) de la Marine nationale a réalisé, hier, ses premiers essais en petite rade de Toulon. Réalisé par le chantier Socarenam de Boulogne-sur-Mer, le L 9093 est arrivé mi-novembre à Toulon.

 

Réceptionné par les équipes de CNIM, qui a développé ce concept, l'engin doit être prochainement livré à la Direction Générale de l'Armement (DGA), qui le remettra ensuite à la Marine nationale. Alors que la mise en service de la tête de série est espérée cet été, deux autres EDA-R doivent être livrés cette année, quatre autres unités étant en option. Parti avec le Mistral, le L 9092 va participer du 24 janvier au 13 février à l'exercice américain Bold Alligator, qui se déroulera sur la côte Est des Etats-Unis. Au sein d'une flotte amphibie américaine, l'EDA-R poursuivra son entrainement dans différentes configurations dans le cadre de sa période de vérification des capacités militaires (VCM). Un autre déploiement d'EDA-R est prévu de mars à juillet avec le BPC Dixmude, qui assurera cette année, en compagnie de la frégate Georges Leygues, la mission Jeanne d'Arc.


L'EDA-R 2 hier, en petite rade de Toulon (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'EDA-R 2 avec plateforme en position haute (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'EDA-R 2 avec plateforme en position basse (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'EDA-R 2 avec plateforme en position haute (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Développé à partir du concept Landing Catamaran (L-CAT) de CNIM, l'EDA-R est conçu pour effectuer le débarquement de troupes et de véhicules militaires à partir d'un bâtiment amphibie positionné au-delà de l'horizon (30 nautiques/55 km). Long de 30 mètres pour une largeur de 12 mètres, il est doté de deux coques entre lesquelles se trouve une plateforme centrale élévatrice pouvant soutenir une charge de 80 tonnes. En transit, il se comporte comme un catamaran, stable et rapide (30 noeuds à vide, 18 noeuds en charge). A l'approche d'une plage, la plateforme s'abaisse, transformant l'engin en bateau à fond plat pouvant débarquer sa cargaison sur le sable, comme un chaland traditionnel. Autre avantage, l'EDA-R dispose de deux rampes, permettant un embarquement et un débarquement par l'avant ou l'arrière, ce qui facilite les manoeuvres des véhicules et donc la rapidité des opérations.
Au sein de la flottille amphibie, les EDA-R, qui pourront être embarqué à raison de deux unités par BPC, vont remplacer les chalands de transport de matériel (CTM) et les chalands de débarquement d'infanterie et de chars (CDIC).

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 08:50

BPC-Dixmude-credits-DCNS-2011.jpg

crédits DCNS

10 janvier 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

Monsieur Gérard Longuet, ministre de la défense et des anciens combattants se rendra à Toulon (Var), le samedi 14 janvier 2012, pour visiter le dernier bâtiment de projection et de commandement (BPC) « Dixmude » réceptionné par la Marine le 3 janvier dernier et présider une cérémonie de remise de décorations de la Croix de la Valeur Militaire au fanion de la Frégate « Courbet » et à celui de l’Ecole du personnel paramédical des armées (EPPA).

Vitrine technologique du savoir-faire français dans le domaine naval, ce troisième BPC, doté de capacités opérationnelles identiques à celles des BPC « Mistral  » et « Tonnerre  », complétera les moyens d’assaut amphibie et de commandement interarmées et interalliées, tout en renforçant la crédibilité militaire de la France au sein de l’OTAN et auprès des organismes internationaux.

Le « Dixmude  » répond à la nécessité de posséder des unités polyvalentes, capables de se positionner au large, de déployer rapidement des troupes, de projeter des forces à terre, de commander et /ou soutenir des opérations interarmées et interalliées d’envergure en mer ou à terre.

Ces trois bâtiments de commandement et de soutien confèreront à la France une primauté européenne en termes de capacité de projection de forces par voie maritime.

Source : Marine Nationale

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 08:35
Acoem fournit les armées en systèmes de détection des tirs

 

source 01db-metravib.com

 

11/01 Marie Annick Depagneux - Les Echos

Ex-filiale d'Areva spécialisée dans la mesure de bruits et de vibrations, cette entreprise a été achetée par le fonds Evolem, qui a associé les managers en place.

Quand Areva a annoncé sa décision de céder sa filiale 01dB-Metravib en avril dernier, les 320 salariés de cette entreprise spécialisée dans l'expertise acoustique étaient inquiets. Toutefois, les cadres dirigeants associés à la reprise par le fonds privé Evolem les ont convaincus que cette émancipation était une chance. Elle a eu lieu fin 2011. « Le poids du groupe commençait à être lourd », reconnaît Fabien Condemine, désormais président de l'affaire, rebaptisée Acoem. Champion tricolore de l'expertise acoustique et les vibrations, Acoem se présente comme un spécialiste de la surveillance intelligente : « Nos solutions vont au-delà de la simple mesure à distance. Elles incluent des traitements automatisés qui facilitent l'analyse des résultats », plaide le patron. Maintes collectivités locales et presque tous les aéroports de France ont recours à ses procédés. A l'étranger, la PME est devenue il y a deux ans le fournisseur exclusif de dispositifs de suivi des éoliennes du chinois State Grid, importante compagnie d'énergie qui lui commande entre 150 et 200 unités chaque année. Dans un autre domaine, elle équipe la quasi-totalité des armées du monde entier en systèmes de détection des tirs. « Ils s'installent dans les camps de base, sur des véhicules blindés et sans doute demain des hélicoptères. Nous avons conçu cette technologie il y a dix ans et les Américains ont été les premiers à nous l'acheter. Nous essayons de garder notre avance en mettant au point de nouvelles applications », poursuit-il. A la demande d'Areva, qui restera un de ses clients, l'entreprise a conçu en 2011 un outil de mesure des températures afin d'accroître la disponibilité et la durée de vie des centrales nucléaires. A la tête d'une trentaine de brevets, Acoem consacre près de 8 % de son chiffre d'affaires (environ 45 millions d'euros en 2011) à la R&D, qui mobilise 25 ingénieurs. Implanté depuis dix ans au Brésil à travers une filiale commerciale très liée à l'environnement et à la surveillance des machines tournantes d'extraction de matières premières, il réfléchit à « l'opportunité de monter une unité d'assemblage de certains éléments. Toutefois, le coeur de la production sera conservé dans nos unités françaises de Limonest et Toulouse », assure le patron. Projet analogue en Asie : « Nous y disposons aujourd'hui de bureaux, mais nous souhaitons constituer une société à part entière en Chine ou, plus vraisemblablement, en Malaisie, courant 2012 », ajoute-t-il. Avec le soutien de son nouvel actionnaire, la PME pourrait atteindre le cap des 150 millions de revenus à l'horizon 2020 par croissance interne et externe. Fabien Condemine aimerait ainsi prendre des positions dans la surveillance sismique.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 08:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-janvier-20122/fennec-renove-villacoublay/1502347-1-fre-FR/fennec-renove-villacoublay.jpg

10/01/2012 Armée de l’Air

Jeudi 5 janvier 2012, la base aérienne 107 de Villacoublay a accueilli le premier hélicoptère Fennec rénové par la société Thales. À l’horizon 2016, les 40 autres Fennec de l’armée de l’air connaîtront les mêmes modifications qui concernent principalement des équipements d’aide à la navigation.

Une cérémonie présidée par le général Guy Girier, sous-chef plans programmes de l’état-major de l’armée de l’air, en présence du général Philippe Gasnot, commandant la brigade d’appui et de projection du commandement des forces aériennes, s’est tenu jeudi 5 janvier 2012 sur la base aérienne 107 de Villacoublay. Elle mettait à l’honneur l’arrivée du premier Fennec de l’armée de l’air rénové pour être aux normes de l’organisation de l’aviation civile internationale.

Ce programme, dont le marché a été notifié en 2009, concerne l’ensemble de la flotte Fennec du ministère de la Défense, soit 41 aéronefs pour l’armée de l’air et 18 pour  l’aviation légère de l’armée de terre. Concrètement, il comprend l’intégration de plusieurs équipements modernes : deux GPS (de type Garmin 430) couplés au pilote automatique ; un Cockpit Voice Recorder  (enregistreur de vol), sorte de boîte noire de l’aéronef ; un nouveau transpondeur « mode S » plus performant que le précédent ; un poste-radio numérique offrant davantage d’interopérabilité ; un nouvel instrument de navigation à visualisation électronique pour le confort de vol ; un Tacan (tactical air navigation) air-air, composé d’un émetteur et d’un récepteur  embarqués afin de connaître la distance séparant deux hélicoptères d'une même patrouille.

Selon le lieutenant-colonel Jérôme Fleith, commandant l’escadron d’hélicoptères 3/67 « Parisis » de Villacoublay, « cette rénovation présente trois avantages . D’une part, elle permet d’attendre le remplacement de la flotte par le HC4, un hélicoptère de classe « quatre tonnes ». D’autre part, elle offre une aide à la navigation pour la police du ciel et améliore la sécurité de cette mission que nous assurons tout au long de l’année en appliquant les mesures actives de sûreté aérienne. Enfin, elle augmente considérablement l’interopérabilité de l’aéronef dans des dispositifs interarmées, interalliés et interministériels, pour des missions de service public par exemple. »

Confié par l’industriel Thales aux sociétés Hélinion et Socata, le programme s’étendra jusqu’en 2016, à raison d’une livraison de quatre à cinq hélicoptères par mois, dans les escadrons 3/67 « Parisis », 5/67 « Alpilles » d’Orange et au centre d’instruction des équipages d’hélicoptères également basé à Orange. Enfin, des Fennec sont déployés sur des théâtres d’opérations, en Côte d’Ivoire et au Gabon, ainsi qu’en Guyane.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 18:55

CAESAR firing in Afghanistan photo US Army

photo US Army

VERSAILLES, France, Jan. 10 (UPI)

Nexter Munitions of France has inaugurated a robotized production facility and aims for a doubling of its business over the next five years.

The facility, specifically for the production and belting of its Caesar 155mm artillery rounds, will lead to competitiveness, the company said.

"This facility, which incorporates the latest technological innovations … will improve Nexter Munitions' market position in manufacturing flare and smoke ordnance in the 155 mm artillery round range, ordered by the French Army under a multi-year contract," Nexter said.

"It will allow our productions to be relocated while maintaining domestic jobs."

The Caesar is a self-propelled artillery system, with a firing range of about 25 miles, built around a 6X6 chassis. Nexter said the system is the company's prime export.

Nexter said it plans to double its exports of the system over the next five years, despite cuts to defense budgets around the world. Exports of the Caesar represented 20 percent of company exports last year.

Additional details on the factory and company business plans were not given.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 17:35

VBCI-au-Lliban-photo-Armee-de-Terre.jpg

Le VBCI est déployé au Liban depuis 1 an

Crédits : SIRPA Terre / ADC L. Le Goupil

 

 

10/01/2012 Armée de Terre

13 véhicules blindés de combat d’infanterie (VBCI) sont déployés au Liban depuis septembre 2010. Un an après leur arrivée, le 1er bilan est très positif.


Sous les couleurs de la force intérimaire des nations unies au Liban (FINUL), les VBCI assurent la surveillance de la ligne de démarcation entre Israël et le Liban, la sécurité des postes français, et la mise en place de patrouilles dans la zone de responsabilité française.

Mieux perçu par la population que l’ AMX 10P qu’il remplace, le VBCI est aussi plus efficace. Ses 8 roues motrices permettent à la force commander reserve (FCR) d’intervenir sur l’ensemble du Sud Liban, sur terrain accidenté comme sur route, sans dégrader la voierie, et en limitant les nuisances sonores.

Grâce à son blindage résistant aux tirs de moyen calibre et aux éclats d’obus, le VBCI offre également une meilleure protection à son équipage contre les mines et les engins explosifs improvisés.

Le VBCI est déployé depuis juin 2010 en Afghanistan . Au Liban , il a démontré sa capacité à s’adapter à des théâtres d’opérations très différents.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 17:30

EDA-R-photo-1-credits-Marine-Nationale.jpg

10/01/2012 Marine Nationale

Le 9 janvier 2012, l’équipage de l’Engin de Débarquement Amphibie Rapide (EDAR) n°1 a terminé sa phase de préparation opérationnelle.

Effectuée sous le contrôle des entraîneurs de la force d’action navale en coopération avec les marins de la flottille amphibie, cette phase de prise en main du bâtiment par son équipage a permis d’intégrer avec succès l’EDAR au sein d’un Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC).

 

BPC-Mistral-photo3-credits-Marine-Nationale.jpg

Grâce à cette qualification, l’EDAR est en mesure de participer à des opérations amphibies.

Réceptionné par la marine nationale à la fin du mois de novembre 2011, c’est la première fois qu’un moyen de débarquement de ce type quitte son port base pour être déployé à bord d’un BPC.

 

BPC-Mistral-photo2-credits-Marine-Nationale.jpg

 

Le Mistral  et l’EDAR n°1 ont appareillé le jour même pour la côte Est des États-Unis où a lieu l’exercice Bold Alligator , étape majeure de la coopération franco-américaine dans le domaine des opérations amphibies.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:55

Mindef

 

10 jan. 2012 Par Guillaume Belan - FOB

 

“C’est un minima, j’aurai préféré autre chose, mais la conjoncture est compliquée.” C’est en ces termes que le Ministre de la Défense Gérard Longuet commentait hier l’accord signé entre Thales et Safran le 21 décembre dernier, en vue de créer une coentreprise commerciale à 50/50 dans le domaine de l’optronique avec (ne l’oublions pas) une durée de vie limitée (entre cinq et dix ans). “Mais rien n’est clôt. C’est une première étape”, continuait, confiant, le Ministre.

Pour mémoire, l’Etat tente depuis des années de rapprocher les deux entreprises qui se concurrencent sur les systèmes optroniques (systèmes de visions, de détections électro-optiques). Parmi les activités concernées par cette coentreprise, « figurent la charge optronique de l’avion de patrouille maritime Atlantique 2 dans le cadre de sa rénovation, la chaîne image du futur drone franco-britannique MALE, certains systèmes optroniques modulaires des véhicules de l’armée de terre, ou encore l’optronique de l’hélicoptère du futur », selon le communiqué industriel.

 

“Il faut des acteurs mondiaux”

Continuant sur le paysage industriel français, Gérard Longuet, a livré quelques messages concernant les sociétés défense dont l’Etat est actionnaire. Reconnaissant qu’il est inévitable que de nouveaux acteurs émergent, et que dans ce contexte, “il faut être lucide (…), il faut des sociétés européanisées dans le terrestre et le naval, afin d’atteindre des tailles suffisantes”. 

En ce sens, le rapprochement de TDA et Nexter (et l’arrivée de Thales dans le capital de Nexter à hauteur de 10 à 20%) dans les munitions est considéré comme un prélude franco-français, à un rapprochement européen vers… l’Allemagne! Véritable direction ou souhait d’élu lorrain? C’est de toute façon le prochain gouvernement qui aura à choisir…

Reste que c’est sur Thales que l’Etat semble miser dans le cadre de la consolidation du secteur défense. Augmentation dans le capital de DCNS, arrivée dans celui de Nexter, accord dans l’optronique obtenu aux forceps par l’Etat, Thales (dont Dassault est actionnaire à plus de 25%), apparait comme le pivot industriel sur lequel l’Etat compte. Et EADS ? “Cassidian est clairement tourné vers les Etats-Unis” ou “le projet de drone Talarion est dans une situation d’isolement” pouvait-on entendre de la bouche le ministre. La direction semble claire ! A noter que ces récentes décisions de rapprochement ont été vivement critiquées par certains parlementaires de la commission défense (Patricia Adam et Bernard Cazeneuve, PS) qui s’interrogent sur une quelconque stratégie de consolidation.

 

Le Franco-britannique va bien

Enfin, le Ministre est apparu confiant sur la coopération entre Paris et Londres. Il a par ailleurs confirmé que le prochain sommet franco-britannique se tiendrait courant février, comme le révélait FOB ici. A propos du drone MALE et de l’accord Dassault/BAe, le ministre précisait que “ce projet ne peut pas ne pas s’ouvrir à d’autres pays de l’UE.” Interrogé sur le souhait des anglais de réaliser un appel d’offre sur ce programme, considéré comme un camouflet depuis Paris, Gérard Longuet a qualifié de “légitime” ce processus. A voir…

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 13:05

Xingu-source-lignesdedefense.jpg

 

10.01.2012 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

C'est le site de l'armée de l'air qui l'annonce (enfin...): vendredi 30 décembre 2011, le contrat d'externalisation de la flotte d'avions-écoles Xingu (30 appareils) a été notifié entre la société Cassidian Aviation Training Services (CATS) et le ministère de la Défense (cliquer ici pour accéder à l'article sur le site de l'air).

 

Cette information n'est pas une nouveauté puisqu'elle avait été donnée sur ce blog le 28 septembre 2011 (cliquer ici pour lire le post alors consacré à cette externalisation). La durée de ce contrat est de 15 ans. CATS l'assurera en partenariat avec Socata (qui se chargera de la maintenance lourde).

 

Cette externalisation n'est pas non plus une nouveauté pour l'armée de l'air.

 

Cassidian AviationTraining Services est présent sur la BA de Cognac pour un contrat qui prévoit la mise à disposition d'avions et de simulateurs (3 au lieu de 6 précédemment), la mise à niveau et l'entretien des infrastructures, la planification de l'activité de piste, l'instruction technique au sol et le soutien logistique intégré, porte sur 175 millions d'euros sur dix ans. Si la formation technique au sol relève de CATS, la formation sur simulateur et l'instruction en vol reste assurée par des militaires. D'une armada vieillissante de 110 Epsilon, avion qui a volé pour la première fois en 1979, la flotte a été réduite à 37 Epsilon (26 à terme), mis à disposition par l'État, et 18 Grob 120, un modèle civil légèrement modifié, produit par EADS. Les Grob restent propriété du prestataire civil, tout en étant réservé au profit exclusif de l'école.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:55
Gérard Longuet veut ouvrir le projet des drones MALE à d'autres industriels



09 janvier 2012 par Barbara Leblanc – L’USINE NOUVELLE

Au cours d’une rencontre avec des journalistes aéronautiques, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a précisé [que le projet des drones MALE] n’est pas réservé à Dassault et BAE Systems.

"Je pense que ce projet franco-britannique doit accepter l'idée que (...) nous sommes engagés dans la construction européenne et nous ne pouvons pas ignorer délibérément des pays qui font encore des efforts de défense et qui ont des capacités industrielles", estime le ministre Gérard Longuet.

Il semble donc revenir sur sa position initiale sur ce projet qui devrait être un des thèmes du prochain sommet franco-britannique prévu pour février. Il annonce notamment que Paris et Londres pourraient être en mesure dans les prochaines semaines de définir ce que doit être le programme MALE. Les deux pays devront encore s’accorder sur la manière d’y répondre, via un appel d’offres mondial ou en passant commande à des industriels européens.

"Nous disons aux Britanniques que nous souhaitons avoir une securité de long terme sur l'approvisionnement, ce qui nous conduit à privilégier les solutions industrielles s'appuyant sur les entreprises détenues par les Européens, explique le ministre. Les Britanniques ne sont pas hostiles mais ce n'est pas leur culture naturelle, (qui est) un appel d'offres mondial".

Le développement d’un drone MALE a été confié cet été à Dassault aviation en coopération avec le britannique BAE Systems au détriment d’EADS et de son drone Talarion. Une décision intervenue après la signature en novembre 2010 d’un traité franco-britannique de coopération militaire.

La division défense du groupe européen Cassidian a alors répondu en s’alliant avec le constructeur italien Alenia pour développer des drones de surveillance et de combat pour l’Allemagne et l’Italie. Le marché des drones MALE est actuellement dominé par les américains General Atomics et Lockheed Martin et les israéliens comme Israel Aerospace Industries.

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/38640.jpg
L'EDA-R 1
crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

10/01/2012 MER et MARINE

 

Jusqu'au dernier moment, le doute aura plané. Mais, finalement, le nouvel engin de débarquement amphibie rapide (EDA-R) de la Marine nationale accompagne bien le bâtiment de projection et de commandement Mistral aux Etats-Unis. Ces derniers jours, les équipes de la flottille amphibie n'ont pas ménagé leur peine pour que l'EDA-R 1, premier d'une nouvelle génération de catamarans de débarquement, soit du voyage. Après d'ultimes essais menés hier, à la tombée de la nuit, en rade de Toulon, l'engin a réussi toutes les qualifications nécessaires à son premier déploiement sur le BPC. Il va, ainsi, participer à l'exercice américain Bold Alligator, qui se déroulera du 24 janvier au 13 février au large de la Caroline du Nord. A cette occasion, la Marine nationale pourra tester l'EDA-R au sein d'une grande force amphibie (comprenant notamment un porte-avions et plusieurs porte-hélicoptères d'assaut de l'US Navy), qui réalisera une opération de débarquement sur la plage de Camp Lejeune, vaste zone d'entraînement militaire de l'US Marine Corps. Durant cette période, l'EDA-R 1, qui a été réceptionné par les militaires français fin novembre, poursuivra son entrainement et sa phase de vérification des capacités militaires, via des essais dans différentes configurations. Alors que le second engin de ce type doit être prochainement livré à la marine française, un autre déploiement devrait intervenir au printemps. Ainsi, le BPC Dixmude, qui effectuera de mars à juillet la mission Jeanne d'Arc, devrait embarquer un EDA-R. L'objectif est de parvenir à une admission au service actif cet été. En tout, quatre EDA-R ont été commandés pour la Marine nationale, quatre autres étant en option. Chaque BPC peut embarquer deux engins de ce type (dans le cadre de Bold Alligator, le Mistral embarque dans son radier un EDA-R et deux chalands de transport de matériel).


L'EDA-R dans le radier du Mistral (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'EDA-R dans le radier du Mistral (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Tournée de représentation aux Etats-Unis

Bold Alligator va également être l'occasion, pour la Marine nationale et CNIM, concepteur de l'EDA-R, de dévoiler pour la première fois le nouvel engin hors des eaux françaises. Ce déploiement constitue d'ailleurs une opportunité en or pour présenter l'EDA-R à l'US Navy, qui étudie actuellement le remplacement de sa flotte de LCAC (Landing Craft Air Cushion), composée de 84 engins sur coussin d'air, mis en oeuvre depuis les porte-hélicoptères d'assaut et transports de chalands de débarquement. Par rapport à ces bateaux, les militaires américains souhaitent que leurs futures unités (80 prévues), qui doivent être réalisées dans le cadre du programme Ship-to-Shore Connector (SSC), soient plus robustes et moins gourmandes en carburant. Une volonté à laquelle peut répondre le concept de Landing Catamaran (L-CAT) de CNIM, qui a donné naissance à l'EDA-R. A ce titre, même si les américains ont travaillé pour l'heure sur des projets de nouveaux engins sur coussins d'air, l'EDA-R pourrait constituer une solution intéressante, offrant des capacités voisines du LCAC pour un coût d'achat, de fonctionnement et de maintenance bien plus intéressant.


LCAC (© : US NAVY)

Long de 30 mètres pour une largeur de 12 mètres, l'EDA-R est conçu, comme le LCAC, pour effectuer le débarquement de troupes et de véhicules militaires à partir d'un bâtiment amphibie positionné au-delà de l'horizon (30 nautiques/55 km). Il est doté de deux coques entre lesquelles se trouve une plateforme centrale élévatrice pouvant soutenir une charge de 80 tonnes. En transit, il se comporte comme un catamaran, stable et rapide (30 noeuds à vide, 18 noeuds en charge). A l'approche d'une plage, la plateforme s'abaisse, transformant l'engin en bateau à fond plat pouvant débarquer sa cargaison sur le sable, comme un chaland traditionnel. Autre avantage, l'EDA-R dispose de deux rampes, permettant un embarquement et un débarquement par l'avant ou l'arrière, ce qui facilite les manoeuvres des véhicules et donc la rapidité des opérations.


L'EDA-R 1 (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'EDA-R 1 (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)


L'EDA-R 1 (© : DGA)


L'EDA-R 1 (© : DGA)
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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 08:55

A-330-200 MRTT Australia photo Outisnn

Jan 9, 2012 By Akintunde Akinleye and Joe Brock (Reuters) - AviationWeek.com

PARIS - France will buy aerial refuelling tankers from European airplane manufacturer Airbus in 2013, defense minister Gerard Longuet said on Monday.

France had not until now officially closed the door on a purchase of tankers from rival Boeing, but Longuet made clear such a move was no longer on the cards after Airbus lost a massive tanker order in the United States last year.

The Pentagon awarded a $35 billion contact to Boeing after a transatlantic battle that saw European leaders protest when a previous award to Airbus was overturned on appeal from Boeing.

Airbus is owned by European aerospace group EADS, in which the French government has a 15 percent stake.

Asked at a news briefing about previous suggestions that France’s own tanker requirements may be opened to competition, Longuet, who became defense minister last year, commented, “that was no doubt before the U.S. decision”.

He also said the purchase of European tankers made sense to French forces for operational reasons.

Industry sources say France has considered leasing tankers from Britain for budgetary reasons and as part of an Anglo-French defense pact, but that operations in Libya convinced its planners that an independent capability would be more efficient.

France is expected to buy from five to seven tankers, which refuel fighters and other aircraft to extend their range and time in the air.

The new tankers would replace elderly Boeing C-135 tankers ordered in the 1960s by General de Gaulle.

Boeing has complained in the past about the difficulty of penetrating the French defense market. Its senior French executive two years ago called it one of the most protectionist markets, saying Paris had not bought from Boeing for 30 years.

Europe in turn accuses the United States of being slow to open up its defense market.

Speaking about procurement policy in general, Longuet said the state had to balance its need for short-term savings with long-term interest in having a healthy local supply base.

French Senators recently attacked a move to buy unmanned military aircraft from French planemaker Dassault based on Israeli technology rather than buying cheaper Reaper drones from General Atomics in the United States.

A Senate move to chop funding was later overturned.

Longuet defended the drone decision, saying it made sense to ensure France’s industrial base remained healthy for the future.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 23:52

http://forcesoperations.com/wp-content/gallery/fob/longuet-bourges.png

9 jan 2012 Par Guillaume Belan, FOB

Le mercredi 5 janvier, le Ministre de la défense Gérard Longuet, a passé sa journée du côté de Bourges pour une rentrée très industrielle. Après avoir remis la Croix de la Valeur Militaire au 36ème Escadron de Détection et Contrôle Aéroportés (EDCA), opérant les AWACS, sur la base aérienne 702 d’Avord, suite à leurs actions durant l’opération Harmattan en Libye où ils ont été particulièrement sollicité, le Ministre a ensuite participé à la 10ème journée de soutien des exportations où il a été question des PME défense.

Soutien PME

Plus de 300 PME-PMI réalisent entre 3 à 5% des exportations directes françaises d’armement, et plus de 4000 d’entre elles sont impliquées à l’export en qualité de sous-traitants. Le plan de relance des exportations de 2007 prévoit quelques mesures concrètes dont un correspondant à la DGA-DDI (direction du développement internationale de la direction générale de l’armement).

Le successeur du Milan officiellement lancé

Le Ministre s’est ensuite rendu sur deux sites industriels. A MBDA tout d’abord où le ministre a confirmé le lancement de la première tranche de développement du MMP. Le coup de départ du programme du Missile Moyenne Portée est donc tiré. Ce futur missile est le successeur du missile antichar Milan, technologie datant des années 70 et qui arrive à bout de souffle.

Nouvelle usine Nexter

Fin de journée chez Nexter, où Gérard Longuet a inauguré une nouvelle installation robotisée d’usinage et de ceinturage des munitions gros calibre à La Chapelle. Nexter a en fait développé une nouvelle capacité dans les munitions, notamment dans les opérations d’usinage des calibres de 105 et 155 mm. Auparavant sous-traité à des industriels étrangers (Patria en Finlande ou Expal en Espagne), Nexter a décidé en septembre 2010 d’investir aux alentours de 3 millions d’euros pour développer cette unité. Le but : maîtriser l’ensemble de la chaine de production des obus d’artillerie. Près de 6% d’économie serait réalisé sur le prix d’un obus grâce à ce nouvel outil. Et une cadence de production intéressante: plus de 100 000 obus Caesar sont aujourd’hui en commande rien qu’avec les contrats France et Arabie Saoudite. Grâce à cette chaine très automatisée, un obus est produit en 8 minutes. “Nexter prévoit de doubler sa part export en cinq ans, qui représente 20% du chiffre d’affaire et 45% du carnet de commande actuel” indique par voie de communiqué l’industriel.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 19:18

xingu-photo-C.-Amboise-AAir.jpg

photo C. Amboise - Armée del'Air

09/01/2012 MinDef FR - Economie et technologie

Vendredi 30 décembre 2011, le contrat d’externalisation de la flotte d’avions-écoles Xingu a été notifié entre la société Cassidian AviationTraining Services (CATS) et le ministère de la Défense.

C’est le 21 septembre 2011 que le ministre de la Défense a décidé l’externalisation du maintien en condition opérationnelle (MCO) de la flotte Xingu du ministère (marine nationale et armée de l’air) lors du  comité ministériel d’investissement.

La société CATS, anciennement ECATS (EADS Cognac Aviation Training Services ), assure désormais les « services de réparation, d'entretien et services connexes relatifs aux aéronefs  » sur la base aérienne d'Avord. Elle accueille, en effet, l’école de l’aviation de transport qui met en œuvre 30 aéronefs Xingu, un avion bimoteur à turbopropulseurs créé par la société brésilienne Embraer. Par ailleurs, ces appareils font actuellement l’objet d’une rénovation avionique dans le cadre d’une mise en conformité de la flotte aux normes de l’organisation de l’aviation civile internationale.

Il ne s’agit pas d’une première expérience dans l’institution. Depuis 2006, la maintenance aéronautique de la flotte de l’école de pilotage de l’armée de l’air de Cognac est externalisée. Cette démarche évite ainsi d’investir dans une nouvelle flotte d’avions-écoles tout en garantissant un meilleur cursus de formation du personnel naviguant par des engagements de disponibilité de la part de l’industriel.

Pour plus d'informations sur la dynamique d'externalisation et de mutualisation dans l'armée de l'air, consultez notre dossier.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 19:16

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2012/images-janvier-20122/activite-solenzara/1501698-1-fre-FR/activite-solenzara.jpg

09/01/2012 Opérations

À partir du 11 janvier 2012, l’activité d’entraînement opérationnelle reprendra sur la base aérienne 126 de Solenzara, en Corse.

Plus de deux mois après la fin de l’opération Harmattan menées au-dessus de la Libye par les forces otanniennes et pour lesquelles la base aérienne de Solenzara a été fortement sollicitée comme base stratégique de déploiement des forces et de matériel, une activité opérationnelle intense va reprendre à compter du 11 janvier 2012.

Les Mirage F1 de l’escadron de reconnaissance 2/33 "Savoie" de Mont-de-Marsan viendront, en effet, pour une campagne de tir air-sol sur le champ de tir de Diane jusqu’au 27 janvier. Puis les campagnes de tirs se poursuivront du 30 janvier au 24 février avec les Mirage 2000 des escadrons de chasse 1/12 "Cambrésis" et 1/2 "Cigognes". Du 26 mars au 6 avril, l’exercice Serpentex battra son plein afin de préparer les forces aériennes et au sol à un déploiement en Afghanistan. De plus, durant le mois d’avril, les Alphajet de la Patrouille de France devraient se poser sur la piste de l’île de beauté pour une semaine d’entraînement avant la saison des meetings. Du 14 au 25 mai, ce sont les hélicoptères Fennec des escadrons « Parisis » de Villacoublay et « Alpilles » d’Orange qui prendront leur quartier à Solenzara pour l’entraînement des tireurs d’élite engagés lors des missions d’interception. Enfin, l’escadron de chasse 2/5 « île de France » sera en campagne de tir du 28 mai au 8 juin 2012.

Bien entendu, ce planning est susceptible d’évoluer en fonction des contraintes opérationnelles.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 17:50

thales nexter 1 source FOB

09/01/2012 latribune.fr

En échange de sa division munitions, Thales prendrait entre 10% et 20% du capital du groupe public d'armements terrestres Nexter.

Après DCNS, Nexter est dans le viseur de Thales. Le groupe d'électronique, qui a été choisi par l'actuel gouvernement pour être le pivot de la consolidation de l'industrie de l'armement français, doit prendre une participation dans le capital du groupe public (100 % du capital détenus par l'Etat) en échange de l'apport de sa division de munitions au groupe public d'armement terrestre devrait être comprise entre 10 et 20 %, a déclaré ce lundi le ministre de la Défense, Gérard Longuet. Thales avaient annoncé à la mi-décembre l'ouverture de discussions visant à rapprocher Nexter Munitions et TDA Armements, qui ont réalisé un chiffre d'affaires combiné d'environ 250 millions d'euros en 2010, en échange d'une entrée de Thales au capital de Nexter.

" C'est significatif tout en permettant à Nexter de ne pas être dépendant de Thales ", a précisé Gérard Longuet lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE) au sujet de cette participation. Il a écarté une éventuelle entrée en Bourse de Nexter à terme, disant qu'il fallait d'abord construire son projet industriel et commercial. Il lui a plutôt esquissé un destin européen, comme pour le constructeur naval militaire DCNS, dans lequel Thales vient de porter sa part de 25 % à 35 %. " S'il y a un secteur où on pourrait européaniser sans conflit majeur, c'est vraiment le secteur de l'armement terrestre et maritime ", a-t-il observé. " Notre intérêt d'européen, c'est certainement d'unir des forces ". Dans le cas de Nexter, il faudra essentiellement regarder outre-Rhin, a-t-il estimé. Les principaux groupes allemands du secteur sont Rheinmettal et Krauss-Maffei Wegmann (KMW).

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:30

munitions-credit-dr-source-MinDef-FR.jpg

January 7, 2012, armyrecognition.com

The announced cuts in defence budgets in Europe and the increased competition in our key weapons markets have spurred Nexter Munitions to develop a proactive export strategy. The company plans to double its export market share within the next five years. This represents 20% of its sales in 2011 and 45% of the current order book.

The announced cuts in defence budgets in Europe and the increased competition in our key weapons markets have spurred Nexter Munitions to develop a proactive export strategy. The company plans to double its export market share within the next five years. This represents 20% of its sales in 2011 and 45% of the current order book.

Multi-year orders provide a favourable framework for ensuring the bedrock of activity and long-term view we need to engage in ambitious projects. The project for investment in a robotised facility for machining and belting of ammunition rounds for the CAESAR artillery system, Nexter Systems' flagship export product, was launched within this framework in September 2010.

This facility, which incorporates the latest technological innovations, will allow Nexter Munitions to increase its competitiveness, reactiveness and independence. It will improve Nexter Munitions' market position in manufacturing flare and smoke ordnance in the 155 mm artillery round range, ordered by the French Army under a multi-year contract. It will allow our productions to be relocated while maintaining domestic jobs.

It should be noted that this project was awarded to local or regional companies:

- The Socopresses company employing 20 people and based in Yèvre sur Mehun was responsible for the engineering side.
- The Cirméca company based in Menetou Salon, the Escofier company in Chalon sur Saône, the Arcom company in Thénioux and the Axiléa company in La Chapelle Saint Ursin produced all the equipment.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:20

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/8/0/5/000122508_5.jpg

 

A330 MRTT

09 janvier 2012 par Barbara Leblanc – L’USINE NOUVELLE

Devant un panel de journalistes de la presse aéronautique, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, assure que la France pourrait commander des ravitailleurs dès 2013.

La France doit renouveler sa flotte vieillissante de ravitailleurs, composée de C135FR fabriqués par Boeing et d'Airbus A340 et A310, également utilisés pour le ravitaillement en vol. Et le gouvernement entend choisir le groupe européen Airbus et ses ravitailleurs des MRTT (Multirole tanker transport). C’est ce que le ministre de la Défense assure tablant sur une livraison des appareils en 2017.

Cette déclaration met un terme à plusieurs rumeurs laissant planer le doute sur l’attribution de ce contrat. L'Airbus A330 est en effet en concurrence avec Boeing sur ce marché des MRTT. Aux Etats-Unis, l'A330 a fini par perdre un énorme marché de ravitailleurs pour le Pentagone, remporté par Boeing après plusieurs retournements de situation.

L'A330 MRTT, qui peut ravitailler en vol deux avions simultanément, est capable d'emporter à la fois plus de cent tonnes de carburant, 37 tonnes de matériel et jusqu'à 270 passagers. Pour l’heure, les pays ayant commandé cet appareil sont l'Australie, la Grande-Bretagne, l'Arabie saoudite et les Emirats Arabes Unis. Il a aussi été présenté à l’Inde.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 13:15

thales_nexter_1-source-FOB.jpg

source FOB

09/01/2012 Aerocontct (Reuters)

La participation de Thales envisagée dans Nexter en l'échange de l'apport de sa division de munitions au groupe public d'armement terrestre est comprise entre 10 et 20%, a déclaré lundi le ministre de la Défense Gérard Longuet.

L'équipementier pour la défense, l'aéronautique et la sécurité et le fabricant du charc Leclerc avaient annoncé à la mi-décembre l'ouverture de discussions visant à rapprocher Nexter Munitions et TDA Armements, qui ont réalisé un chiffre d'affaires combiné d'environ 250 millions d'euros en 2010, en échange d'une entrée de Thales au capital de Nexter. (Voir )

"C'est significatif tout en permettant à Nexter de ne pas être dépendant de Thales", a précisé Gérard Longuet lors d'une rencontre avec l'Association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE) au sujet de cette participation, précisant qu'elle devrait être comprise "entre 10 et 20%.

Le ministre de la Défense a également déclaré qu'aucune rupture de négociation n'était envisagée avec les Emirats arabes unis et le Brésil sur la vente du Rafale, ajoutant que l'avion de combat de Dassault Aviation était un "bon finaliste" en Inde.

Les Emirats arabes unis avaient jugé à la mi-novembre non compétitive et irréalisable l'offre portant sur la vente de 60 appareils.

En Inde, le Rafale est opposé au Typhoon du consortium européen Eurofighter dans le cadre d'un appel d'offres portant sur 126 avions de combat. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 22:21

casa-4.jpg

 

06/01/2012 Ministère de la Défense - Economie et technologie

 

Vendredi 6 janvier 2012, en début d’après-midi, les deux premiers avions de transport tactique Casa CN235-300 de l’armée de l’air se sont posés sur la base aérienne 110 de Creil.

 

casa-1-photo-Sirpa-Air.jpg

Deux équipages de l’escadron de transport 3/62 « Ventoux » ont convoyé les avions depuis leur sortie d’usine à Séville en Espagne. L’équipage du premier appareil était composé du lieutenant-colonel

 

Machard, commandant le « Ventoux », et de deux autres pilotes de l’escadron, le commandant Agniel ainsi que le capitaine Heneguez. À bord du second Casa de nouvelle génération, se trouvaient les commandants Gbiorczyk (commandant de bord), Ramos et Guillou.

 

casa-2-photo-Sirpa-Air.jpg

Cette nouvelle version du Casa bénéficie d’une amélioration de l’avionique, intégrant des écrans LCD pour la gestion des paramètres moteur. De même, la capacité de charge utile (jusqu’à six tonnes) et les performances globales ne sont pas en reste grâce à une nouvelle motorisation et un taux de pressurisation plus important. Ainsi, le plafond d’accrochage (hauteur de croisière de l’avion) est plus élevé favorisant ainsi un net gain d’autonomie.

 

casa-3-photo-Sirpa-Air.jpg

 

L'arrivée des nouveaux Casa CN235-300, au sein du «Ventoux», marque une nouvelle étape. Le Casa CN 235, en service opérationnel en 1993, est un avion de transport tactique léger qui réalise des missions logistiques et de largage de parachutistes. Les versions antérieurs sont dotées d'une autonomie de 3500 km et peuvent emporter jusqu'à cinq tonnes de fret ou 40 passagers. Trois d'entre eux, stationnés sur la base aérienne de Martinique, se sont dernièrement illustrés en République d'Haïti pour venir en aide aux victimes du séisme.

 

Ces deux premiers exemplaires font partie d’une commande de huit Casa dont la livraison à l'armée de l'air s’échelonnera jusqu’à mi-2013.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 17:35

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/DA4B1C2D-DFC6-40D0-9EFB-C4A7098DD9E3/0/2divE20110980677.jpg

Soldiers from 5th Battalion The Royal Regiment of Scotland training at CENZUB in north east France

Picture: Mark Owens MOD 2011

 

6 Jan 12 UK MoD - A Training and Adventure news article

 

The Argyll and Sutherland Highlanders, 5th Battalion The Royal Regiment of Scotland (5 SCOTS), have recently been training in France with the French Army's 152nd Infantry Regiment.

 

Exercise Gaulish Hackle took place at the Centre d'Entrainement aux Actions en Zone Urbaine (CENZUB) - a French urban warfare training facility, in November 2011.

 

Officer Commanding A Company 5 SCOTS, Major Neil Brown, explained the rationale and purpose of the Exercise:

 

    "During November 2010, on the eve of the events that happened in Tunisia, Egypt, Libya, and Syria, Prime Minister David Cameron and French President Nicolas Sarkozy signed a security cooperation treaty.

     "The Prime Minister and President Sarkozy created a joint mechanism to address outside threats against the UK and France. Its purpose was to save expenditure on weapons, and to form joint expeditionary forces."

 

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/0F80C40F-85DD-4B8B-BA70-551E32F3568B/0/2divE20110985915.jpg

Private Jahvon Granger, aged 25, from 5th Battalion

The Royal Regiment of Scotland, training at CENZUB

in north east France - Picture: Mark Owens, MOD 2011

 

Explaining the benefits of the exercise to the Regiments Major Brown added:

 

    "5 SCOTS and 152nd Infantry Regiment (152 IR) exchanged different methods of military tactics used by the two Armies to make it easier for both formations to train, and ultimately serve in future conflicts together."

 

Private Nick Wheelan, a member of 5 SCOTS, said:

 

    "The purpose of the Exercise was to begin the formation of a future joint Anglo / French expeditionary force.

    "CENZUB is a purpose built urban warfare training facility. It is located in north east France, and comprises a training camp, and a large training area in which there are two urban centres."

 

 

http://www.mod.uk/NR/rdonlyres/B32D39CD-87FD-4721-A476-4DF2DDA75AF1/0/2divE20110985874.jpg

Private Nick Wheelan, aged 22, and Private Connor Bourke, 18,

both from 5th Battalion The Royal Regiment of Scotland,

patrol the streets of CENZUB during Exercise Gaulish Hackle

in north east France - Picture: Mark Owens, MOD 2011

 

Private Jim Hall added:

 

    "We exchanged tactics with the French, and used their Giat Famas assault rifle the standard weapon used by the French Army."

 

Private Connor Bourke said:

 

    "We also ate French rations during the Exercise which were not a patch on what British Army chefs prepare for us!"

 

CENZUB is the largest urban warfare training facility in Europe, and to date has cost €100 million to build, with new construction still ongoing.

 

5 SCOTS will host a French Army unit in the UK during 2012.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:55
250 torpilles MU90 déjà livrées à la Marine nationale

crédits : DGA

 

06/01/2012 MER et MARINE

 

La marine française aura bientôt fait le plein de torpilles légères de nouvelle génération. Le 16 décembre, la Direction Générale de l'Armement a réceptionné 25 MU90, portant à 250 le nombre de torpilles de ce type livrées à la Marine nationale, qui prévoit de disposer, au final, de 300 munitions. Utilisée pour la lutte anti-sous-marine, la MU90 est mise en oeuvre depuis les frégates du type F70 et Horizon, puis le sera sur les FREMM. Elle équipe également l'aéronautique navale, qui la déploie à partir des avions de patrouille maritime Atlantique 2, ainsi que l'hélicoptère Lynx et, bientôt, le Caïman Marine (NH90). « La MU90 est une torpille de 3e génération utilisée pour la lutte sous-marine. Elle a été conçue pour contrer toute menace de sous-marins à propulsion conventionnelle ou nucléaire quelque soit l'environnement ou le scénario. La MU90 peut être employée en grande immersion (plusieurs centaines de mètres) ou par très petits fonds (moins de 25 m). Elle utilise un mode de propulsion électrique pour plus d'autonomie, de performance et de sécurité. Elle est dotée d'une charge creuse à très haut pouvoir de perforation et d'un logiciel mission de dernière génération », explique la DGA.

 

Cette torpille, qui a été vendue à un millier d'exemplaires à travers le monde, est réalisée sous la maîtrise d'oeuvre groupement européen d'intérêt économique (GEIE) Eurotorp, composé de DCNS (26%), Thales (24%) et l'Italien WASS (groupe Finmeccanica) à 50%. En France, elle remplace les torpilles L5 mod4 sur les bâtiments de surface et Mk46 sur les aéronefs.

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/32878.jpg

 

Les commandos marine français interceptant des trafiquants

crédits : MARINE NATIONALE

 

06/01/2012 MER et MARINE

 

La mer n'a jamais été un océan paisible. Piraterie, attaques, guerre de course ont toujours existé et les marins ont appris à cohabiter avec un potentiel danger criminel, venant s'ajouter à celui de la fortune de mer. Les dernières années ont cependant vu la criminalité maritime prendre une toute autre dimension. La mer, principal vecteur de l'économie mondialisée, est aussi devenue un terrain de chasse privilégié pour des actions criminelles de tout ordre : piraterie, narcotrafic, trafic humain et même terrorisme. Ces dix dernières années, deux développements sont intervenus en parallèle : celui du transport maritime mondial et celui des infractions commises en haute mer.


Interception de pirates somaliens (© : US NAVY)

La menace pirate au large de la corne d'Afrique

L'exemple somalien est évidemment caractéristique. Un pays ravagé par la guerre et la famine, une pêche dévastée par les catastrophes naturelles et l'activité intensive des bateaux occidentaux et, à proximité immédiate, les très stratégiques routes maritimes de transit vers le canal de Suez. Pétrole du golfe Persique et conteneurs asiatiques, c'est tout le symbole de la richesse et de la puissance économique des pays occidentaux qui passe à 15 noeuds devant l'un des pays les plus pauvres du monde. Au début des années 2000, les pêcheurs somaliens ont renoué avec l'ancestrale tradition de piraterie d'opportunité qui a toujours existé dans le golfe d'Aden. Un petit boutre traditionnel, un grappin, une arme à feu, un détroussage en règle de l'équipage et retour au port. La source de revenus s'est cependant vite avérée juteuse : de nombreux navires, des marins sans défense, un trafic en augmentation... Rapidement, la piraterie s'est organisée et a profité d'un cadre juridique « favorable » pour passer à la vitesse supérieure. Les pirates, armés lourdement et équipés en moyens de communication, prennent désormais en otage les navires en les forçant à se rendre dans les eaux territoriales somaliennes. De là, où les conventions internationales interdisent théoriquement toute intervention policière ou militaire étrangère, ils négocient des rançons qui dépassent désormais le million de dollars.


Marins retenus en otage (© : US NAVY)

La petite piraterie d'opportunité s'est désormais transformée en véritable industrie qui brasse des sommes considérables et dont on ne sait plus réellement qui est aux commandes. Face à cette situation, c'est l'exaspération. Des marins d'abord, plus de 800 d'entre eux étant actuellement retenus dans des conditions épouvantables le long des côtes somaliennes. Celles des armateurs, qui voient leurs primes d'assurances flamber en raison du risque dans la région, désormais classée « zone de guerre ». Celle des États occidentaux, qui voient la flotte battant leur pavillon et leurs flux stratégiques gravement menacés, et qui, malgré l'envoi de nombreux navires de guerre en océan Indien et dans le golfe d'Aden dans le cadre de missions internationales de lutte contre la piraterie, ne parviennent pas à trouver une solution.


Escorte d'un navire par une frégate française (© : MARINE NATIONALE)

La guérilla dans le golfe de Guinée

En dehors de la Somalie, une tension similaire, mais moins connue, est également palpable dans le golfe de Guinée, un des principaux sites mondiaux d'extraction d'hydrocarbures. Le delta du Niger, qui abrite un des principaux ports pétroliers d'Afrique de l'Ouest, est un des terrains de chasse privilégié de pirates, qui ont, à plusieurs reprises, attaqué des navires de services pétroliers et des plate-formes offshores, kidnappant même leurs équipages. Ces actions ont été régulièrement revendiquées par le Mouvement d'émancipation du delta du Niger, né à la suite de la guerre du Biafra. Si le but politique pouvait être entendu pour les premières actions de piraterie, force est de constater que désormais celles-ci s'étendent à l'ensemble du golfe de Guinée. Des attaques ont désormais lieu devant les côtes camerounaises ou béninoises. Et l'on se trouve sans doute, aujourd'hui, dans un contexte plus crapuleux que politique. Les acteurs locaux, armateurs et pétroliers, sont désormais dans l'obligation de recourir à des sociétés de sûreté à terre, tout en équipant certains de leurs navires (notamment de transport de personnel) de blindages.


Protection de convoi (© : MARINE NATIONALE)

Protection des navires et des installations

Face aux attaques, faut-il armer les navires ? Si les solutions de défense passive embarquées sont désormais rentrées dans les moeurs, celles de l'armement à bord ou de l'embarquement de gardes armés est plus délicate. La question de la légitimité d'une intervention armée pour la défense d'un navire est compliquée, surtout quand elle n'émane pas d'un dépositaire de la force publique, comme, par exemple, un militaire. Si, désormais, la plupart des Etats du pavillon autorisent l'embarquement de gardes privés, il n'y a pas encore assez de recul pour savoir ce qui se passerait juridiquement en cas d'incident.
Faire escorter les navires par des bâtiments militaires ? C'est la solution des opérations Atalante de l'Union Européenne et Ocean Shield de l'OTAN. Mais ce sont des solutions coûteuses. Et, surtout, elles n'ont absolument pas réussi à juguler le phénomène, qui s'est depuis étendu dans une zone de plus d'un million de km2, absolument impossible à surveiller. Renforcer les actions de vive force contre les criminels ? Des textes élargissant les prérogatives des marines militaires en matière de lutte contre la criminalité en mer ont été adoptés, y compris devant les plus hautes instances comme le Conseil de Sécurité des Nations-Unies. Mais tous les Etats du pavillon ne disposent pas de moyen d'intervention commando. Et ces actions ne peuvent qu'être extrêmement ponctuelles. Alors que la possibilité de mener des actions militaires contre les bases terrestres des pirates somaliens est par exemple évoquée actuellement, de nombreux experts craignent une escalade de la violence, doublée de problématiques juridiques et de potentielles bavures.


Un go-fast rempli de drogue (© : MARINE NATIONALE)

Développement des trafics illicites

La criminalité maritime s'est également développée chez les trafiquants de drogue. Afin d'approvisionner l'Europe en résine de cannabis, des embarcations dotées de moteurs surpuissants, les « go-fast » traversent la Méditerranée à pleine vitesse pour tenter d'échapper aux moyens de surveillance et fournir le « marché » européen. Ainsi, les seules autorités françaises rapportent que, depuis 2006, 21 go-fast ont été interceptés et 18 tonnes de drogue ont été saisies, alors qu'on estime le poids des cargaisons jetées à la mer avant interpellation à 36 tonnes supplémentaires.
Le narcotrafic est également un problème très important dans les Caraïbes, où les Etats riverains sont très fortement mobilisés sur le problème. La drogue, plus particulièrement la cocaïne, provenant notamment de Colombie, est dissimulée dans tous types de navires, qu'il s'agisse de bateaux de commerce ou de voiliers. Elle circule entre le continent sud-américain et les îles caribéennes, avant de traverser l'Atlantique pour gagner l'Europe. Une coopération internationale a été développée afin de lutter contre ce fléau, ce qui passe par un renforcement de la collaboration entre les services concernés, notamment au niveau de la surveillance et du renseignement. De nouveaux moyens ont également été mis en place, comme l'observation par satellite des mouvements suspects de navires dans la zone. Ce renforcement des capacités de détection et de renseignement est d'autant plus important que les trafiquants ne manquent pas d'imagination. Ainsi, pour déjouer les moyens de surveillance aéromaritimes, les passeurs vont jusqu'à construire de petits sous-marins artisanaux chargés de convoyer de grosses quantités de drogue. Plusieurs submersibles de ce type ont été interceptés ces dernières années.


Submersible de trafiquants intercepté en 2007 (© : US COAST GUARD)

On notera aussi que le développement du trafic maritime a également entrainé, de manière générale, le développement des trafics illicites. En dehors de la drogue, les organisations criminelles tentent de se servir de la masse considérable de marchandises transitant dans les ports pour y dissimuler différents trafics, par exemple du matériel volé, des produits prohibés ou même des armes dans certains cas. Armateurs, chargeurs, autorités portuaires, douanes et polices doivent donc redoubler de vigilance pour contrôler les marchandises transportées, notamment pour les conteneurs, avec un renforcement de la traçabilité des boites et la démultiplication des contrôles. Mais, face aux énormes flux traités, il demeure très difficile de déployer un système de contrôle totalement efficace.


Le Limburg, attaqué en 2002 (© : DROITS RESERVES)

Le risque terroriste

La menace terroriste est, aussi, sérieusement prise en compte au niveau maritime et portuaire. Pour l'heure, peu d'actions sont heureusement intervenues. Ces dix dernières années, deux attentats retentissants ont fait prendre conscience de cette problématique. Le premier a visé le destroyer américain USS Cole, gravement endommagé par une embarcation piégée dans le port d'Aden, en octobre 2000. La seconde attaque s'est produite en octobre 2002 contre le pétrolier français Limburg, touché par un canot rempli d'explosifs alors qu'il se trouvait au terminal d'Ash Shihr, une bouée de chargement située devant les côtes yéménites. Actuellement, les militaires occidentaux redoutent que de nouveaux attentats soient en cours de préparation contre des navires empruntant le détroit de Bal el-Mandeb, qui sépare la mer Rouge de l'océan Indien. Pétroliers, porte-conteneurs, vraquiers... Il s'agit de l'un des principaux points de passage du commerce maritime mondial, emprunté notamment par les navires reliant l'Asie et la région du Golfe à l'Europe. Comme pour la piraterie, les navires en mer tentent de se prémunir contre d'éventuelles attaques, par exemple au travers de moyens de détection et d'alerte, ainsi que de moyens d'autoprotection (systèmes de défense à ultrasons, canons à eau, gardes armés...) Toutefois, devant un assaillant déterminé, ces moyens paraissent bien limités.


Le difficile contrôle des marchandises (© : MER ET MARINE)

Les ports, eux aussi, ont été amenés à se prémunir contre le risque terroriste, plus particulièrement sur leurs installations les plus sensibles, comme les terminaux pétroliers et gaziers. Né des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, le code International Ship and Ports facility Security (ISPS), mis en application depuis le 1er juillet 2004, vise à renforcer la sûreté du transport maritime et à établir un régime international de coopération entre les gouvernements, le transport maritime et l'industrie portuaire. Autrefois ouverts, les terminaux sont désormais clôturés et font l'objet de procédures de surveillance. Dans certains pays, comme la France avec la Gendarmerie maritime, des unités militaires spécialisées ont été mises en place pour renforcer les moyens de protection des ports. Et les industriels étudient de nouvelles solutions en matière de sûreté et de sécurité, à terre, sur les plans d'eau, mais aussi sous l'eau, par exemple au moyen de sonars à même de détecter des plongeurs.


Immigrés en Méditerranée (© : MARINE NATIONALE)

La pression migratoire

De nombreux Etats sont, aussi, confrontés au développement considérable de l'immigration clandestine, maîtrisée par des réseaux criminels très organisés, qui profitent abondamment de la détresse humaine. Ces dernières années, les passeurs ont connu une activité record, les candidats à l'exil étant de plus en plus nombreux. Famines, guerres civiles ou simplement espoir d'une vie meilleure. Des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants abandonnent chaque année le peu de biens qu'ils possèdent pour tenter de gagner ce qu'ils considèrent comme un Eldorado. Entassés dans des embarcations de fortune, ils tentent de traverser la mer pour atteindre de nouvelles terres dans l'espoir de vivre décemment, ou tout simplement de survivre. Mais le voyage se termine souvent en drame et, alors que les centres de rétention, comme sur l'île italienne de Lampedusa, sont surchargés, on ne compte plus les drames en mer. Les autorités estiment que des centaines de personnes trouvent la mort chaque année après le naufrage de leurs bateaux, sans compter les passeurs qui n'hésitent pas, s'ils sont détectés, à pousser leur chargement humain par-dessus bord.


Migrants en océan Indien (© : US NAVY)

Les grands flux d'immigration clandestine se situent en Méditerranée, mais aussi en Atlantique, où les clandestins tentent de gagner l'Europe via les Canaries. Sans oublier la mer Rouge et l'océan Indien, avec de nombreuses tentatives de traversées vers les riches pays pétroliers. La France est également confrontée à ce problème à Mayotte, que de nombreux immigrés comoriens tentent d'atteindre. Face à cette situation, qui prend des proportions inquiétantes, les Etats renforcent leurs moyens de lutte contre l'immigration clandestine, au niveau national, mais également en coopération, par exemple au travers de l'agence européenne FRONTEX, qui coordonne les actions des différents Etats de l'UE. Reste que ces moyens ne peuvent qu'endiguer partiellement un phénomène qui trouve ses racines dans la misère de certaines régions, où les habitants n'ont d'autre choix que de se jeter à la mer pour espérer une vie meilleure. Dans ces conditions, le développement des pays pauvres est crucial, afin d'éviter que la pression migratoire continue de s'accentuer.


Veille dans le golfe d'Aden (© : MARINE NATIONALE)

Des solutions terrestres et des réponses internationales

Quelque soit le visage de la criminalité maritime, tous les experts, civils et militaires, s'accordent pour le dire : la solution n'est pas en mer, mais à terre. Piraterie en Somalie et au Nigeria, narcotrafic dans l'arc antillais ou en Méditerranée, immigration clandestine, lutte contre le terrorisme... la lutte contre ces phénomènes ne peut se faire qu'en collaboration avec les pays concernés. Les premiers accords internationaux dans ce sens ont déjà vu le jour : code de Djibouti dans le golfe d'Aden, dispositif d'aide de l'Union européenne pour la stabilisation de la Somalie, accords régionaux de lutte contre le narco-trafic, coopération militaire via une Joint Task Force au Nigeria... mais le crime va vite et son terrain d'action est immense. L'urgence est cependant là. Les menaces criminelles qui pèsent sur les navires ont, en renchérissant le coût du transport maritime, des conséquences économiques désormais nettement palpables, y compris pour le consommateur final, dont le pouvoir d'achat est impacté par les surcoûts. Or, sans un contexte de crise mondiale, le transport maritime ne pourra bientôt plus se permettre de lutter contre ces menaces.

Des questions au programme du forum MARISK

Toutes ces questions seront au coeur des conférences et débats organisés à l'occasion de MARISK. Organisé par le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire et l'Ecole Nationale Supérieure Maritime (ENSM), ce quatrième forum international sur la prévention des risques maritimes et portuaires, dont Mer et Marine est partenaire, se déroulera à Nantes les 26 et 27 janvier prochains. Regroupant plus de 400 participants (chercheurs, universitaires, professionnels et institutionnels) venant d'une vingtaine de pays, MARISK, devenu une référence sur le plan international, sera structuré autour de trois grandes thématiques : la lutte contre la criminalité maritime, la définition et la gestion du risque maritime et portuaire, ainsi que le navire du futur.
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- VOIR LE PROGRAMME PROVISOIRE DE MARISK 2012



 

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