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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 08:20

http://www.lalsace.fr/fr/images/DD1F6535-231B-4195-B71D-362DB6C49DB9/ALS_03/le-general-spindler-passant-en-revue-les-troupes-de-l-eurocorps-hier-matin-a-strasbourg-dans-son-d.jpg

 

Le général Spindler passant en revue les troupes de l’Eurocorps, hier matin à Strasbourg. Dans son dos, le premier contingent qui s’envolera pour Kaboul entre cette fin de semaine et le 18 janvier.

Photos : Jean-Marc Loos

 

05/01/2012 par Hervé de Chalendar - lalsace.fr

 

Hier, à Strasbourg, l’Eurocorps a organisé une cérémonie pour le départ, dès cette semaine, de ses premiers soldats en Afghanistan. En 2012, un tiers du corps sera concerné par cette mission.

 

Sur la place d’armes du quartier général de l’Eurocorps, à Strasbourg, face à la tente des officiels, les militaires rangés au garde-à-vous occupent les trois côtés restants du grand carré de bitume : à gauche, ceux qui partent ; à droite, ceux qui vont partir ; au fond, ceux qui ne partiront pas.

 

En cette année 2012, quelque 300 soldats de l’Eurocorps seront « projetés » en Afghanistan. Ceci représente un tiers des effectifs de ce corps multinational (voir ci-contre). Ils partiront en deux vagues : la première moitié s’envolera entre cette fin de semaine et le 18 janvier ; elle sera relevée en juillet par la seconde, qui restera sur place jusqu’en janvier 2013.

 

En Afghanistan, les membres de ce corps d’état-major seront affectés à des opérations relevant de cette compétence, c’est-à-dire la conduite des opérations. Ils seront essentiellement basés àl’aéroport de Kaboul, mais seront aussi amenés à se déplacer dans le pays. Et, dans tous les cas, forcément confrontés au danger.

 

« Je vous souhaite une bonne année ! Et s’adresser ainsi à des militaires sur le point de partir est bien plus qu’une formule de politesse », lance, au centre de la place d’armes, Arnaud Danjean, président de la sous-commission Sécurité et défense du Parlement européen. « Nous sommes bien préparés, et j’espère qu’il n’y aura pas de pertes, commente en écho le général de division allemand Walter Spindler, adjoint au commandant du corps. Mais ça peut être dangereux… Ça dépendra beaucoup de la performance des forces de sécurité afghanes ».

 

Là-bas, les hommes (et les quelques femmes) de l’Eurocorps retrouveront leur commandant : le général de corps d’armée français Olivier de Bavinchove les a précédés à Kaboul. Depuis près de deux mois, il y occupe le poste de chef d’état-major de la FIAS (Force internationale d’assistance à la sécurité). Il n’est ainsi rien de moins que le numéro trois de cette coalition de l’Otan.

 

Quelques minutes avant la revue des troupes, le commandant a participé à cette cérémonie de départ par le biais d’une vidéoconférence. Il était 10 h 30 à Strasbourg, et 14 h au QG de la FIAS, à Kaboul. Le général a rappelé à ses soldats l’aspect original de cette mission : venir quand le retrait est engagé. Fin 2014, il l’a confirmé, s’achèvera la présence de la FIAS. Et dès cette année, « 26 000 à 27 000 personnes quitteront le territoire afghan ». Or, les exigences, elles, ne baissent pas : il faut plus que jamais « exercer une pression forte sur les insurgés », lesquels « ont de plus en plus recours à des modes d’action indirects ». Conclusion du commandant : « Dire que c’est facile serait mentir… »

 

Mais le général de Bavinchove a aussi mis en avant « l’atout décisif » que possèdent, dans ce contexte, les membres de l’Eurocorps : leur « culture de la multinationalité ». Ce que confirme le général Spindler : « Ici, avec cinq nations cadres au sein de l’Eurocorps, nous sommes habitués à des compromis quotidiens… »

 

Cet art du compromis multinational, c’est aussi, peut-être, la caractéristique des Alsaciens : particulièrement bien représentés au sein de l’Eurocorps, ils seront une vingtaine à se projeter dans cette opération afghane.

 

 


 
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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 19:02

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/120105-afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-2/1499076-11-fre-FR/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-2.jpg

 

05/01/2012  Opérations Sources : EMA

 

Du 27 au 30 décembre 2011, la 3ème brigade du 201e corps de l’armée nationale afghane (ANA), commandée par le général Nazar, a conduit une deuxième opération d’envergure en vallée de Tagab.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/120105-afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-6/1499056-11-fre-FR/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-6.jpg

 

L’opération Hunting Spear 2 intervient quelques jours après le premier volet de l’opération qui s’était déroulé du 16 au 20 décembre dernier. Cette opération avait pour but de fouiller le nord de la vallée de Tagab, le long de l’axe Vermont afin de préserver la liberté de mouvement sur ce dernier.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/120105-afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-18/1499046-10-fre-FR/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-1.jpg

 

L’opération Hunting spear 2 a engagé 10 compagnies afghanes des kandaks (bataillon afghans) 31, 32, 33, 34 et 36, appuyées par 300 soldats français du Battle group (BG) Tiger armant les détachements de liaison, d’appui et de soutien (DLAS). Un soutien au commandement était effectué depuis la base opérationnelle avancée (FOB) de Tagab. Ces modes d’actions permettent d’assurer un appui adapté aux opérations de l’armée afghane en fournissant des tirs directs ou indirects d’une part ou en coordonnant l’appui aérien.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/120105-afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-4/1499066-11-fre-FR/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-4.jpg

 

Après avoir saisi plusieurs points clés aux abords de Tagab, les troupes afghanes se sont déployées à pied le long de l’axe Vermont. Elles ont alors reconnu la zone verte et les compounds.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/120105-afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-5/1499061-11-fre-FR/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-5.jpg

 

Les soldats afghans ont neutralisé quatre insurgés et en ont blessé neuf autres à la suite des combats qui ont eu lieu à l’entrée de la vallée de Bedraou. Une cache d’armes a été découverte, permettant de mettre la main sur des munitions de gros calibre (roquette de 122 mm, obus de 105 mm, obus de 82 mm et roquette RPG 7).

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/120105-afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-7/1499051-11-fre-FR/afghanistan-la-3eme-brigade-de-l-ana-poursuit-ses-operations-en-vallee-de-tagab-7.jpg

 

L’opération Hunting Spear 2, mené à la suite de Hunting Spear 1, illustre les progrès réalisés par la 3ème brigade de l’ANA à la fois dans la planification et dans la conduite d’opérations mais également dans sa détermination et sa combativité.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 17:31

Mindef

 

05.01.2012 Sources : SGA/DAF

 

La loi de finances initiale pour l’année 2012 vient d’être publiée au Journal officiel de la République française du 29 décembre 2011, après deux lectures à l’Assemblée nationale et au Sénat, le désaccord d'une commission mixte paritaire , un vote définitif par l’Assemblée nationale et une saisine du conseil constitutionnel.

 

La loi de finances initiale (LFI) pour l’année 2012 arrête le budget du ministère de la Défense et des Anciens combattants à 41 343,25 M€ en crédits de paiement (CP) et 43 314,48 M€  en autorisations d’engagement (AE).

 

>>  38 001,44 M€ en CP et 39 961,99 M€ en AE pour la mission « Défense »


>>  3 148,94 M€ en CP et 3 159,62 M€ en AE pour la mission « Anciens combattants, mémoire et liens avec la Nation » , correspondant au périmètre du budget des anciens combattants

 

>>  192,87 M€ en CP et en AE pour le programme 191 «Recherche duale (civile et militaire)»  qui s’intègre dans la mission interministérielle "Recherche et enseignement supérieur".

 

Les dotations du ministère fixées par la LFI sont en retrait de 311 M€ par rapport au projet de loi de finances initialement déposé : elles intègrent les plans d’économie présentés par le Premier ministre les 24 août et 7 novembre 2011.

 

L’article 118 de la LFI 2012, qui prévoyait la remise par le Gouvernement d’un rapport sur l’opportunité et les modalités de la modification du décret n° 2010-890 du 29 juillet 2010 portant attribution du bénéfice de la campagne double aux anciens combattants d’Afrique du Nord (afin que soit attribué le bénéfice de la campagne double à l’ensemble des anciens combattants d’Afrique du Nord) a été censuré par le Conseil constitutionnel.


Les dispositions ont été déclarées non conformes à la Constitution par la décision du n° 2011-644 DC du 28 décembre 2011).

 

Chaque année, le Parlement examine et vote, pour chaque mission, le Projet de Loi de Finances (PLF) . Ce dernier est accompagné du Projet Annuel de Performance (PAP) , appelé aussi "bleu budgétaire ".

 

Une fois votée, le PLF devient Loi de Finances Initiale (LFI)  appelée aussi "vert budgétaire ".

Téléchargez ci-dessous :

PLF 2012 - Budget de la Défense (format pdf, 3 MB).


 

Pour en savoir plus

Rubrique budget de la direction des affaires financières du ministère (SGA/DAF).

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 15:22
France Buys Anti-Sniper Kits for Afghanistan

The French Army will equip 80 of its VAB wheeled vehicles in Afghanistan with a Kongsberg weapon station and a SLATE ground shot detector.

(French MoD photo)

 

January 5, 2012 defense-aerospace.com

(Source: Renault Trucks Defense; issued January 5, 2012

 

Urgent Delivery of Slate Kits for VAB Armoured Vehicle

 

VERSAILLES --- Under an urgent operational requirement, at the end of November 2011, Renault Trucks Defense supplied 80 SLATE (Acoustic Sniper Localization System) kits to the French defense procurement agency (DGA) for integration with TOP 12.7 versions of the VAB armoured personnel carrier in Afghanistan.

 

The SLATE system consists of a PILARw acoustic antenna for detecting gunshots, produced by 01dB-Metravib, which is connected to the Kongsberg TOP 12.7 (Protector M151) remote control weapon system and an interface for the crew.

 

When integrated into the VAB, this assembly allows very fast response times against sniper type of attack. As soon as a gunshot is detected, the VAB’s crew can decide to cue the turret automatically in the direction of the danger. The target can be identified and fire returned immediately.

 

New functionalities have been developed in partnership with the DGA and the end-users (French Army Technical Department, STAT) to enhance the protection of troops: the sensitivity of SLATE allows the threat level to be determined by indicating whether the weapon used is small or medium caliber. At the same time, the SLATE system stores the geographical location of the attacking shooters in memory, even after the VAB has moved.

 

The VAB can therefore move into cover when engaged. Thanks to the added reach provided by the armament of the TOP 12.7 weapon station (a 12.7 mm machine gun or a 40 mm grenade launcher), the crew can move away from the threat while retaining the option of neutralizing targets from a safe distance.

 

Ultimately, the SLATE system could be connected to information and command systems to improve the sharing of information gathered at tactical level.

 

 

Renault Trucks Defense, a reference manufacturer for the terrestrial armed forces, designs and develops a full range of armoured vehicles, with the SHERPA. Legacy supplier to the French Army, with more than 4,000 VAB armoured personnel carriers in service, Renault Trucks Defense can claim more than 65 customer countries across the world. Employing 600 people in France, RTD's 2010 revenues exceeded 300 million euros. Armoured vehicles represent more than 60% of its activity, but it also has a truck offering geared to a very full range of military uses. Renault Trucks Defense participates in programmes with Nexter, such as the Caesar artillery system and the VBCI infantry fighting armoured vehicle. It holds several brand names across the world, including ACMAT.

 

Kongsberg Protech Systems is the world's leading supplier of Remote Weapon Stations providing flexible solutions that meet our customer's specific requirements. Through world class innovation, program execution and customer understanding, we aim to provide high tech systems for enhanced situational awareness and protection of personnel and property in high-risk areas. As of October 2010 the Protector has been chosen by 17 nations and Kongsberg continues to be the world’s leading provider of Remote Weapon Stations.

 

01dB-Metravib has a global “products and solutions” offer in acoustics and vibrations: hardware production, software publishing, engineering, audits, services, research, and training. Dedicated to the Armed and Police Forces, 01dB-Metravib Defense and Security Division has designed a complete range of products for threat detection and localisation, including gunshot and RPs named PILARw. PILARw is a combat proven solution used by many countries all around the world and is already deployed in almost every ISAF Force in Afghanistan.

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5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 08:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/25376.jpg

 

La frégate de défense aérienne Chevalier Paul

crédits : MARINE NATIONALE

 

05/01/2012 MER et MARINE

 

Nantes va, dans quelques semaines, devenir officiellement la ville marraine de la nouvelle frégate de la Marine nationale. Sauf impératif opérationnel de dernière minute (comme ce fut le cas en juillet dernier avec la Libye), le Chevalier Paul est attendu dans la cité des ducs de Bretagne le 16 mars pour une escale de trois jours, au cours de laquelle la convention de parrainage liant le bâtiment à la ville doit être signée.


Nantes n'était plus ville marraine d'une unité de la marine depuis 2009 et le retrait du service actif du bâtiment atelier Jules Verne. Avec le Chevalier Paul, la métropole ligérienne va retrouver un filleul de première importance. Construit par DCNS à Lorient et admis au service actif le 10 juin dernier, le Chevalier Paul et son sistership le Forbin (qui a Bastia pour ville marraine), basés à Toulon, sont les deux plus puissantes frégates de la flotte française. Longues de 152 mètres pour un déplacement de 7000 tonnes en charge, elles sont spécialisées dans la défense aérienne. A cet effet, elles mettent en oeuvre 48 missiles Aster 15 et Aster 30, ainsi que deux tourelles de 76mm. Le reste de l'armement comprend 8 missiles antinavire Exocet, des torpilles MU90 et de l'artillerie légère, ces navires pouvant également embarquer un hélicoptère lourd.


Compte tenu de sa taille et surtout de son tirant d'eau, le Chevalier Paul ne pourra malheureusement pas atteindre les quais du centre de Nantes. Le bâtiment fera donc escale au terminal de Cheviré, situé en aval de la ville. A son arrivée le 16 mars ou lors de son départ trois jours plus tard, l'imposante frégate se rapprochera néanmoins de l'île de Nantes afin de se retourner devant Trentemoult, où se situe la zone d'évitage du port ligérien.


Le Chevalier Paul (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:10

thales-logo-lg

 

04 January 2012 - by the Shephard News Team

 

Thales has unveiled the newest addition to its Battlefield Management System (BMS), the GeoMux Electronic Protective Measure (EPM) VHF waveform. The system is designed to simultaneously provide three main services: voice, data and Blue Force Tracking.

 

According to Thales, in addition to providing three high quality services simultaneously, voice, data and GPS position, GeoMux also includes a unique transverse communication capability allowing the radio to operate simultaneously on two independent radio channels. The first channel is used for normal voice and data traffic while the second channel is used to exchange geographical data.

 

With network centric operation, the need for information increases significantly, Thales said. Today, it has become essential to efficiently interconnect the various actors in military operations at all levels, from national Joint Headquarters down to soldiers in remote areas. Seamless interoperability is the key word, enabling cooperative operations with allied forces over legacy and future networks.

 

According to the company, the GeoMux system supporting these new capabilities and meets all user operational requirements in a single radio equipment. From now on, GeoMux waveform will equip all PR4G F@stnet radio models - handheld, manpack and vehicle stations. More than 150,000 PR4G F@stnet radios are used in operation by numerous armies worldwide.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:40

http://www.industrie.com/it/mediatheque/1/3/9/000004931_5.jpg

Souder des viroles de plus de 30 tonnes
DCNS

 

4 janvier 2012 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le chantier de construction naval utilise pour la première fois le soudage sous atmosphère contrôlée pour assembler les tronçons de coque. Une gageure avec des pièces de près de 9 mètres de diamètre pesant plus de 30 tonnes, mais qui fait gagner en qualité et réduit le temps d’assemblage de 15 %.

 

Référence : Industrie et Technologies

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 17:30

DSC01558

photo RP Defense

 

04-01-2012 par Cyril Altmeyer(Reuters)- challenges.fr

 

MAROLLES-EN-HUREPOIX, Essonne -- Le PDG de Panhard, spécialiste privé des blindés légers, plaide pour une consolidation rapide des équipementiers français, voire européens, de l'armement terrestre avant qu'il ne soit trop tard face à la concurrence des géants américains du secteur.

 

Christian Mons, qui préside également le Groupement des industries françaises de défense terrestre (Gicat) depuis 2009, estime que le mouvement, amorcé mi-décembre avec l'ouverture de discussions en vue de l'entrée de Thales dans le capital du groupe public d'armement terrestre Nexter en échange de la fusion de leurs activités munitionnaires, aurait déjà dû se faire il y a plusieurs années.

 

"Tout ça arrive un peu tard (...) parce qu'on est un peu en train, progressivement, de perdre pied", observe Christian Mons, qui a accordé un entretien à Reuters. "Nos concurrents étrangers, entre autres anglo-saxons mais aussi allemands, atteignent des dimensions qui nous marginalisent un peu aujourd'hui. On ne joue pas dans la cour des grands."

 

Panhard a été racheté en 2005 à PSA par le fabricant de 4x4 Auverland, que Christian Mons, 66 ans, dirigeait depuis 2001, après plus de dix ans chez Thomson-CSF dont est issu Thales. La gamme d'Auverland a été intégrée à celle de Panhard, spécialisé dans les blindés jusqu'à 12 tonnes.

 

La société compte comme principaux concurrents les américains Oshkosh et AM General, fabricant des célèbres Humwee, les allemands Rheinmettal et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), les italiens Iveco (Fiat) et Oto Melara (Finmeccanica) et le turc Otokar.

 

"La consolidation, je la vois plutôt (...) entre les acteurs français avant de faire une consolidation européenne", estime Christian Mons, évaluant la taille critique nécessaire à environ trois milliards d'euros de chiffre d'affaires.

 

DISCUSSIONS AVEC RENAULT TRUCKS ET NEXTER

 

Panhard a repris l'an dernier ses discussions avec Renault Trucks Defense, filiale de Volvo, après une première tentative avortée en 2009, et a également discuté avec Nexter, le fabricant des chars Leclerc, indique Christian Mons.

 

"Nexter est une société intéressante qui a des capacités importantes et qui effectivement présente un intérêt", répond-il à une question sur une éventuelle entrée de Panhard au capital de Nexter.

 

Christian Mons observe que les discussions sont "plus faciles" avec des groupes privés comme Renault Trucks Defense ou des groupes européens privés qu'avec Nexter, dont le processus de privatisation n'a pas encore été lancé.

 

"Avec Renault Trucks, on a des discussions qui vont un peu au-delà de celles qu'on a avec Nexter", dit-il. "Avec Renault Trucks, on travaille plus sur des projets de JV, voire des projets de consolidation capitalistique (...) plus poussés."

 

Un rapprochement permettrait d'occuper davantage le terrain sur le plan commercial, proposant une gamme élargie à des clients qui conservent leur matériel plusieurs décennies.

 

"Quand vous lui vendez quelque chose une fois tous les 40 ans (...), c'est très difficile d'assurer une présence commerciale soutenue chez un client", explique Christian Mons. "On sait par expérience que loin des yeux, loin du coeur, quand vous n'êtes pas chez le client, vos concurrents y sont en général."

 

L'idée d'un EADS terrestre, maintes fois évoquée, lui paraît difficile pour le moment. "Il faudrait qu'il y ait une convergence de vue entre les Français et les Allemands", note-t-il. "Aujourd'hui on n'en est pas du tout là."

 

Panhard, dont la famille Cohen détient 83%, Christian Mons 10% et l'investisseur Pierre Delmas le solde, ne juge pas utile une entrée en Bourse pour l'instant, avec une marge opérationnelle annuelle supérieure à 10% et les capitaux nécessaires pour financer sa croissance.

 

"Si demain on devait racheter Nexter par exemple, on le ferait en utilisant la Bourse parce qu'il faudrait des capitaux et que nos actionnaires historiques ne pourraient pas les apporter", dit Christian Mons.

 

Le spécialiste du véhicule blindé léger (VBL), dont 2.300 exemplaires sont en service dans 16 pays, est le plus petit des trois principaux acteurs du secteur, Nexter affichant un chiffre d'affaires annuel d'environ un milliard d'euros et Renault Trucks Defense 300 millions.

 

Panhard, qui réalisait 50 millions d'euros de chiffre d'affaires lors de son rachat en 2005, prévoit 110-120 millions d'euros en 2012, après un peu moins de 100 millions en 2011. Il vise 140-150 millions en 2015, dont la moitié à l'export contre 20% actuellement, avec parmi ses principaux clients les pays du Golfe et les Etats de l'ancienne Afrique francophone.

 

NOUVEAUX VENUS DANS LES ÉMERGENTS

 

Le groupe, dont le carnet de commandes représente deux ans de chiffre d'affaires, discute avec la Russie sur un contrat de 500 VBL, estimé à près de 200 millions d'euros, pour la sécurisation de la frontière sud du pays avec le Caucase en vue des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi en 2014.

 

Même s'il est désormais concurrencé par des pays émergents comme le Brésil, la Corée du Sud ou l'Arabie saoudite, Panhard compte sur la demande accrue pour ses blindés légers à la suite du développement des conflits asymétriques où engins explosifs improvisés et snipers constituent des menaces constantes.

 

"La fiche programme du petit véhicule protégé (PVP) a été faite au retour du Kosovo, là où les officiers avaient constaté que pour aller chercher le pain, il fallait prendre un VBL", explique Christian Mons, citant également l'Afghanistan.

 

L'armée française a acheté à Panhard 933 PVP, dont le dernier a été livré en décembre, avec une seconde commande de 200 unités passée en septembre plus une option pour 100 autres dont Christian Mons espère la confirmation au premier semestre.

 

Panhard, qui emploie 350 personnes sur deux sites à Marolles-en-Hurepoix (Essonne) et à Saint-Germain-Laval (Loire), tire ses origines de Panhard & Levassor, pionnier français de l'automobile créé en 1890. Il avait livré ses premières automitrailleuses à l'armée française en 1904.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 13:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/afghanistan/110803-afghanistan-les-rafales-sont-de-retour-dans-le-ciel-afghan/les-rafale-sont-de-retour-dans-le-ciel-afghan-1/1333781-1-fre-FR/les-rafale-sont-de-retour-dans-le-ciel-afghan-1.jpg

photo Sirpa Air

 

03.01.2011 par ministeredeladefense

 

 

Le 27 novembre 2011, 3 avions de chasse Rafale ont quitté la base de Kandahar avec leur pilote, suivis par environ 60 militaires du détachement. Ce départ s’inscrit dans le cadre du début du désengagement du dispositif militaire français d’Afghanistan.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 08:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/36747.jpg 

 

crédits : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU

 

03/01/2012 MER et MARINE

 

Patricia Adam et Bernard Cazeneuve, députés du Finistère et de la Manche, mais aussi vice-présidente et secrétaire de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, ont fait part de leur inquiétude suite à l'annonce d'un accord en vue d'une prise de participation de Thales dans Nexter (entre 15 et 30%) et la montée de l'électronicien dans le capital de DCNS (de 25 à 35%). Pour les deux parlementaires socialistes, ces opérations « relativisent un peu plus la place de l'Etat dans le secteur stratégique de l'armement. (Elles) engage(nt) l'avenir industriel du pays et celui de milliers d'emplois. Une mauvaise restructuration du secteur pourrait gravement contraindre la capacité de l'Etat à équiper les armées dans le plein exercice de sa souveraineté ».

 

Patricia Adam et Bernard Cazeneuve exigent « toute la transparence sur les raisons qui ont conduit l'Etat à favoriser cette opération ». Se disant « très inquiets des conséquences sociales », ils réclament notamment de connaitre les garanties proposées aux 4000 ouvriers d'Etat qui travaillent chez DCNS.

 

Quelles orientations stratégiques ?

 

Les députés veulent également connaître les orientations et le but stratégique poursuivis par l'Etat et ses coactionnaires concernant l'avenir des deux groupes de défense. « Rien ne permet d'affirmer que de nouveaux projets industriels naîtront de ces rapprochements. Nous ne savons pas davantage si Thales en vertu de ses nouveaux droits de gouvernance participera au développement des activités civiles de DCNS. Il n'est pas certain, contrairement à ce qu'affirme le ministre de la défense, que le rapprochement opéré par Thales avec DCNS et Nexter participe d'une quelconque stratégie de consolidation de l'industrie de défense au niveau européen. Thales n'a pas à ce jour annoncé de projet industriel allant dans ce sens. Ses deux principaux actionnaires, Dassault et l'Etat (respectivement 25.89% et 27%, ndlr), n'ont pas davantage précisé la vision européenne qui animerait la politique industrielle suivie par la France depuis 2007 », estiment Patricia Adam et Bernard Cazeneuve, qui s'interrogent également sur le rôle de Dassault dans la restructuration de l'industrie française de défense.

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3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 08:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/31304.jpg

 

Le BPC Mistral et le Georges Leygues ont formé le groupe Jeanne d'Arc en 2010

crédits : MARINE NATIONALE

 

03/01/2012 MER et MARINE

 

Pour sa troisième édition, la mission Jeanne d'Arc ne partira pas de Brest mais de Toulon. Cette année, la frégate Georges Leygues quittera la Bretagne en avance de phase pour gagner le Var et y retrouver le Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Dixmude, avec lequel elle formera le groupe Jeanne d'Arc. Les deux bâtiments quitteront Toulon autour du 5 mars pour une mission de quatre mois et demi qui les conduira en Méditerranée orientale, en mer Rouge, en océan Indien et, via le cap de Bonne Espérance, en Atlantique, avant de revenir fin juillet en France.

 

A la fois groupe école et force de projection, les deux bâtiments embarqueront, en plus de leurs équipages, une grosse centaines d'officiers élèves français et étrangers, ainsi qu'un groupe tactique embarqué et des hélicoptères de l'armée de Terre.

 

On notera que ce départ de Toulon met fin aux grands appareillages brestois des bâtiments écoles de la Marine nationale. Une tradition qui avait été suivie en 2010 et 2011 durant les deux premières missions Jeanne d'Arc, succédant au désarmement du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc, dernier grand bâtiment français dédié à la formation des officiers élèves de la flotte française.

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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 12:20

armee de l air

 

02.01.12 par Lieutenant-Colonel Gardien / Point de vue - École de Guerre

 

Lors des chutes récentes des satellites UARS et ROSAT, l'armée de l'Air a discrètement, mais efficacement, mobilisé ses équipes et coordonné les efforts français de surveillance de l'espace.

 

C'est l'armée de l'Air qui, en charge de la défense aérienne, coordonne les quelques hommes, femmes et moyens français qui sont capables de participer à l'effort international de prédiction d'une retombée atmosphérique à risque.

 

La plupart du temps un satellite retombe sans risque de son orbite dans l'atmosphère. La vitesse à laquelle l'objet traverse l'atmosphère provoque un échauffement tel qu'il brûle avant de rencontrer le sol. De tels débris disparaissent ainsi au dessus de nos têtes toutes les semaines sans remettre en cause notre tranquillité.

 

Il arrive cependant que le satellite soit plus résistant. Des morceaux atteignent la surface du globe à grande vitesse et hautes températures, en s'éparpillant sur plusieurs centaines de kilomètres. Impacts violents et incendies, parfois matières dangereuses, sont au rendez-vous si, par malheur, les débris s'abattent sur la terre ferme plutôt que dans les mers. L'enjeu devient alors de prévoir le lieu de l'impact afin de préparer les forces de sécurité intérieure et de sécurité civile, pour une réaction rapide et adaptée. Mais c'est une gageure car ces prévisions restent extrêmement complexes : elles nécessitent la mise en commun d'efforts internationaux.

 

La procédure en place est rodée par la pratique - au minimum un exercice international par an. C'est pourquoi lorsque la NASA alerte la communauté spatiale sur la demi-tonne de débris attendue de la chute du satellite américain UARS, le commandement de la défense aérienne passe directement à la phase d'alerte avancée de retombée atmosphérique à risque. Immédiatement une permanence s'organise à partir de l'équipe qui, jour après jour, suit les 2600 objets volumineux aux orbites les plus proches du globe. Cette division de l'armée de l'Air se focalise alors sur l'UARS. C'est une course-poursuite qui s'engage entre le satellite et les moyens français. Il redescend dans l'atmosphère et ne cesse de prendre de la vitesse. Ce qui ressemble tout d'abord à une orbite se transforme peu à peu en chute. A chaque fois que le satellite défile au dessus d'un radar, il devient de plus en plus difficile à détecter et à poursuivre, mais chaque mesure obtenue précise un peu plus le lieu et le moment de sa chute.

 

Dans l'armée de l'Air, le système GRAVES donne un panorama des satellites. Grâce aux efforts concentrés sur l'UARS qui est de plus en plus fuyant, ce panorama permet malgré tout d'orienter les radars de trajectoire SATAM. Tels des jumelles pointées sur un point d'intérêt particulier du panorama, ces radars donnent des informations plus précises sur l'UARS. Nuit après nuit, du 19 septembre à la veille de la chute, hommes et capteurs sont mobilisés avec succès dans cette chasse.

 

La DGA détient également des radars, dont les plus performants sont sur le BEM MONGE de la Marine nationale. Ils fournissent des informations complémentaires, moins systématiques que GRAVES, mais plus précises qu'avec les SATAM.

 

Le CNES, détenteur de l'expertise scientifique, réévalue ses propres prévisions de chute en exploitant ces informations et les partage avec les agences spatiales étrangères.

 

Le suspens est levé lorsque les efforts internationaux permettent aux Etats-Unis d'annoncer la chute de l'UARS pour le 24 septembre à 04h16 (UTC) dans le Pacifique. Le CNES donne l'horaire de 04 h 45, ce qui est cohérent.

 

C'est le même scénario qui se répète en France fin octobre pour le satellite allemand ROSAT qui tombe dans l'océan Indien dans la nuit du 22 au 23 octobre. L'agence spatiale allemande estime que jusqu'à 30 morceaux totalisant 1,6 tonne ont plongé dans l'océan.

 

Lors de ces retombées dangereuses, l'armée l'Air renforce donc son dispositif de surveillance de l'espace. Elle coordonne les actions et participe à l'évaluation de la menace, à l'alerte des populations et à la sauvegarde des personnes et des biens. Cette responsabilité incombe au commandant de la défense aérienne et des opérations aériennes au titre de la défense aérienne. Celle-ci fait partie du concept de stratégie de sécurité nationale institué par le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale de 2008. Ce concept vise la protection de la population française et la contribution à la sécurité européenne et internationale. Ce même Livre blanc souligne en outre le caractère stratégique de cette surveillance de l'espace. Ainsi, une puissance spatiale qui veut assumer ses responsabilités et défendre ses intérêts doit être en mesure de connaître et de suivre, au moins pour partie, la situation en orbite.

 

Si le Livre blanc privilégie à terme un système européen, il ne faudrait pas galvauder en chemin les acquis français. Les raisons sont multiples : historique tout d'abord puisque c'est la France qui a tenu le rôle moteur dans la conquête spatiale européenne ; logique ensuite car depuis plus de 6 ans l'armée de l'Air accumule une expérience et développe des capacités uniques en Europe ; juridique eu égard au fait que les satellites lancés depuis le port spatial guyanais, ou immatriculés en France, engagent la responsabilité de l'Etat français ; économique enfin puisque notre industrie possède des savoir-faire propres dont le système GRAVES –original, efficace et peu onéreux– est une illustration.

 

La France a démontré grâce à la fusée Ariane et aux satellites espions Hélios qu'elle savait mettre ses réussites stratégiques à portée de partenaires motivés. C'est cette démarche qui a fait ses preuves en Europe, par contraste avec les 10 années de retard pris par le programme spatial Galileo, équivalent du GPS et mené par l'Union Européenne.

 

Il faut espérer que la révision du Livre blanc, attendue pour 2012, et les futures lois de programmation confirment le développement de cette réussite stratégique à la française.

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 17:20

Rafale by mrg78

photo rpg78

 

30/12/2011 Jean Guisnel - Le Point

 

Dassault Aviation a beau renâcler parfois sur la stratégie de l'Etat qui ne l'aiderait pas assez à exporter son Rafale, ce n'est que pour la façade. Car, sur le plan industriel, la firme que préside Charles Edelstenne a toutes les raisons d'être satisfaite des choix de l'Elysée. Un Meccano industriel qui n'était pas attendu avec cette ampleur pourrait faire de Dassault le champion national des industries d'armement, en s'apprêtant à les dominer grâce à Thales, dont il détient le contrôle (26 %), conjointement avec l'Etat (25 %). Aucune des trois opérations simultanées déclenchées par le PDG de Thales, Luc Vigneron, n'est en en soi illogique : Thales monte de 25 % à 35 % dans le capital de DCNS, dont le plan de charge copieux est garanti pour des années par la marine nationale (avec de récents contrats au Brésil et en Malaisie). Deuxième opération : la prise de 15 % de Nexter met le fabricant du char Leclerc sous la coupe de Thales. Troisième coup : la création d'une coentreprise Thales/Safran dans l'optronique...

 

La logique élyséenne est transparente : il s'agit de consolider avant la présidentielle un secteur industriel de défense complètement atomisé, incapable de lutter à armes égales contre les grands groupes américains, mais aussi britanniques comme BAE Systems. De plus, Paris pense que le groupe EADS est devenu allemand pour ce qui concerne ses activités militaires et qu'il convient de lui opposer un champion national. Le socialiste Jean-Yves Le Drian, proche de François Hollande, s'étonne de cette fébrilité."On dirait que, las de ses échecs à l'exportation, Dassault vient capter l'héritage de DCNS. Une clarification s'impose."

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 14:06

adc-mohammed-el-gharrafi-sgt-zingarelli.jpg

photo 2reg.legion-etrangere.com

 

29/12/2011 2reg.legion-etrangere.com

 

 

L'adjudant-chef EL GHARRAFI et le sergent ZINGARELLI étaient arrivés en septembre en Afghanistan au sein des Operational mentoring and liaison teams (OMLT) auprès du Kandak 33 de l'ANA. Leur mission consistait à conseiller et mentorer les soldats de l'ANA directement sur le terrain en les suivant sur les différentes opérations.

 

Ce 29 décembre, les deux sous-officiers alors déployés au sein du GCM du Battle Group TIGER (armé principalement par le 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins) appartenant à la Task Force LA FAYETTE, sont engagés au sein d'un détachement de liaison d'appui et de soutien (DLAS) Ce dernier est armé conjointement par les forces françaises et afghanes dont le rôle est d'appuyer les unités de l'ANA. Héliporté pendant la nuit, le DLAS prend position sur les reliefs surplombant le poste de Jangali tenu par l'ANA. Les deux légionnaires terminaient l'aménagement de leur poste de combat quand un soldat de l'ANA a ouvert délibérément le feu sur eux. Celui-ci a été immédiatement neutralisé.

 

Agé de 39 ans, l'adjudant-chef EL GHARRAFI avait rejoint les rangs de la Légion étrangère en décembre 1992. Il avait servi successivement au 1er REG à Laudun, et en Guyane au 3ème REI. Ses indéniables qualités de soldats et sa motivation lui avaient permit de réussir les tests de sélection pour intégrer les GCM du 2ème REG en 1999. Il avait été projeté trois fois en OPEX (Ex-Yougoslavie en 1993 et 1995, Tadjikistan pour PAMIR en 2009), avait effectué une mission de courte durée en Guyane en 2004, des renforts à Djibouti en 2001, 2003, 2005 et 2007, au Liban en 2006 et deux missions au Tadjikistan et au Liban en 2010.

 

Promu le 1er décembre 2011, l'adjudant-chef EL GHARRAFI était marié et père de quatre enfants.


Agé de 27 ans, le sergent ZINGARELLI avait rejoint la légion étrangère en 2005. Après sa formation initiale au 4ème RE de Castelnaudary, il avait décidé d'intégrer le 1er REC à Orange. Motivé, le sergent ZINGARELLI s'était porté candidat pour subir la sélection des GCM qu'il avait remporté avec brio, intégrant le 2ème REG le 21 janvier 2008.


En 2010, il avait effectué une OPEX en République de Côte d'Ivoire.

 

Le sergent ZINGARELLI était célibataire.

 

Les deux légionnaires de montagne ont été tués ce jeudi 29 décembre dans l'accomplissement de leur mission au service de la France. Fidèle à l'esprit de la Légion étrangère, leurs camarades sur le terrain continuent actuellement la mission avec honneur et fidélité.

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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 17:30

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/2/8/3/000145382_5.jpg

SOURCE usinenouvelle.com

 

30 décembre 2011 par Stéphan Julienne L'USINE NOUVELLE

 

Ce devait être l'année de tous les contrats, ou presque. Finalement, le chasseur de Dassault termine cette année 2011 sans le moindre accord à l'exportation. Bilan peu réjouissant qui, du même coup, place 2012 comme une année potentiellement lucrative.

 

On pouvait y croire jusqu'au dernier jour, mais finalement 2011 restera bien pour le Rafale l'année des cibles manquées. Il y avait dans le viseur de l'appareil français le Brésil, l'Inde, les Emirats arabes unis, et la Suisse. Aucune de ces cibles n'a été touchée.

 

L'une d'entre elles, la Suisse, est même maintenant hors de portée. Fin novembre, le Conseil fédéral du pays arrête son choix sur le suédois Gripen de Saab Group. Alors que le Rafale était donné favori, foi de pilotes et d'experts aéronautiques ! Mais c'était compter sans la réalité économique qui, officiellement, a amené les autorités suisses à choisir l'appareil le moins cher.

 

La réalité économique, c'est d'ailleurs l'argument mis en avant aussi par le Brésil. La nouvelle présidente, Dilma Roussef s'appuie sur une conjoncture délicate, pour préciser en septembre que son pays "n'est pas en mesure d'acheter le Rafale". Mauvais coup pour la France qui travaille maintenant la question du transfert technologique pour séduire coûte que coûte les Brésiliens.

 

Arrêt de la production d'ici à 2020

 

Aux Emirats arabes unis, on joue aussi avec les nerfs des représentants officiels français, menés par le ministre Alain Juppé. En novembre, les autorités jugent en effet l'offre du Rafale irrecevable. Plus une manœuvre de négociation qu'un réel avis décisif aux yeux de la France et de l'avionneur Dassault.

 

Et pendant ce temps, l'Inde entretient le suspens. Le Rafale est en finale, opposé à l'Eurofighter, mais New Dehli n'a encore rien dit. Alors que le verdict était prévu pour mi-décembre au plus tard.

 

Alors finalement, le Rafale se vendra-t-il un jour ? Jamais la question n'a été aussi prégnante en 2011. Malgré des clients qui restent potentiellement intéressés, malgré un engagement convaincant au dessus la Libye de mars à octobre, le chasseur français commence sérieusement à faire douter de ses capacités d'exportation. A tel point que Gérard Longuet, ministre de la Défense, se risque même à prévoir en décembre un arrêt de la production d'ici à 2020.

Si rien ne change...

 

2012 s'annonce donc comme une année déterminante pour le Rafale. Et il y a une échéance que d'aucuns aimeraient voir prise en compte : celle de l'élection présidentielle en France. Une vente du Rafale à l'export, ce sera toujours de l'air frais pour l'industrie de la défense et donc une belle arme de campagne.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 17:30

2 REG

 

29/12/2011 Le Point.fr

 

Les victimes, des sous-officiers du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol, sont les 77e et 78e soldats français tués depuis 2001.

 

Deux légionnaires français ont été tués jeudi par un soldat afghan qui a délibérément ouvert le feu sur eux lors d'une mission d'appui dans la vallée de Tagab, située dans la province de Kapisa, annonce jeudi l'Élysée. Les victimes, des sous-officiers du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse), sont les 77e et 78e soldats français tués en Afghanistan depuis 2001. Dans un communiqué, la présidence indique qu'"au cours d'une mission d'appui au profit de l'armée nationale afghane (Ana), en vallée de Tagab, ces deux sous-officiers ont été mortellement touchés par le tir délibéré d'un soldat afghan de l'Ana".

 

Nicolas Sarkozy "exprime, à nouveau, la détermination de la France à continuer d'oeuvrer au sein de la Force internationale d'assistance à la sécurité pour rétablir paix et stabilité dans ce pays et contribuer à son développement".

 

Un autre légionnaire du même régiment avait déjà trouvé la mort dans la vallée de Tagab le 14 novembre. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a indiqué pour sa part qu'il s'agissait d'un "acte isolé" qui "ne remet en aucun cas en cause le processus de transition initié, visant à confier les responsabilités de sécurité à l'armée nationale afghane".

 

La France compte quelque 3 800 soldats sur le terrain afghan, dont 200 devaient quitter le pays ce mois-ci. La coalition internationale a prévu de retirer ses forces d'Afghanistan en 2014 en cédant progressivement d'ici-là la responsabilité de la sécurité à l'armée nationale.

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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 08:25

Astrium

 

PARIS, Dec. 28 (UPI)

 

Astrium of France is acquiring the majority stake in Italy's Space Engineering company, a provider of digital telecommunications and radar equipment.

 

Astrium said acquisition of 66.78 percent of Space Engineering will boost its communications product portfolio and increase its investment in research and development.

 

"This acquisition reinforces our commitment to Italy, a key player in space, and we will build upon Space Engineering's established product offering, in developing competitive and innovative technologies," said Astrium Chief Executive Officer Francois Auque.

 

"As a trusted partner of both the Italian and European Space Agencies, Space Engineering will further strengthen our portfolio, enabling us to provide cutting-edge digital telecommunications and RF technologies -- essential for our institutional and commercial customers."

 

A subsidiary of Space Engineering is Teleinformatica e Sistemi, which is involved in the development of telecommunications, navigation and remote sensing applications and engineering services for civilian and defense uses.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 21:59

Mindef

photo MinDef

 

28.12.11 par Nathalie Guibert (Service International) Analyse | LEMONDE

 

A quoi ressemblera l'armée française à l'horizon 2020 ? Pour le citoyen, l'échéance semble lointaine. Mais "2020, c'est demain", disent les chefs militaires, qui préparent le modèle de la future décennie, et au-delà. Leur réflexion doit s'inscrire dans le long terme - "la gestation d'un outil militaire dure environ quinze ans", a rappelé le chef d'état-major des armées, Edouard Guillaud, devant le Parlement, en octobre. Or rien n'est devenu plus hasardeux que cet exercice, tant pèsent les aléas de court terme, crise budgétaire et échéance présidentielle en tête.

 

"Nous vivons une situation de paradoxe où les ambitions de notre pays en matière de défense et de rang s'opposent plus que jamais à la logique comptable des finances publiques", a noté, mi-décembre, le général Bertrand Ract-Madoux, chef de l'armée de terre, lors d'une réunion au Sénat. Dans les milieux de la défense, les inquiétudes sont nombreuses.

 

L'année s'achève dans une relative mais sensible "fatigue des opérations". Les forces ont été beaucoup déployées, avec deux opérations importantes non planifiées, en Côte d'Ivoire et en Libye. Elles ont aussi été très sollicitées sur le territoire national. Cet effort n'a pas excédé le contrat fixé par le politique en 2008 dans le Livre blanc de la défense nationale. Il a pourtant mis l'appareil militaire sous tension. "Nous allons devoir nous interroger sur la compatibilité de nos ressources avec nos ambitions opérationnelles", a souligné François Cornut-Gentille, député (UMP) de la Haute-Marne, rapporteur du budget 2012 de la défense.

 

Car cet engagement s'est produit sur fond de douloureuse réforme. En un temps très court, celle-ci a réduit le volume global des forces - 54 000 emplois supprimés entre 2009 et 2014 - et réorganisé toutes les fonctions militaires. Les armées se sont découvert une difficulté : pour répondre aux exigences immédiates de la diplomatie militaire, elles doivent repousser des décisions préparant l'avenir.

 

L'heure est ainsi aux choix impossibles. La marine nationale reste une marine "de premier rang", mais pour aller en Libye, elle a dû renoncer à certaines missions prévues par ailleurs et freiner la formation de l'aéronavale. Même problématique dans l'armée de l'air, où, dans la période, les jeunes pilotes n'ont pu voler autant que les standards de l'OTAN l'exigent pour leur qualification. Dans l'armée de terre, l'inquiétude porte, aussi, sur le temps et les équipements disponibles pour l'entraînement, peu à peu grignotés.

 

Les opérations récentes ont eu pour vertu de valider les choix faits il y a vingt ans, en matière de bateaux (le porte-hélicoptères en Libye), d'avions (polyvalents), de munitions (les nouveaux missiles de précision), etc. A l'inverse, les militaires n'avaient-ils pas raison de réclamer des drones et des ravitailleurs, qu'il a fallu, une fois encore, demander aux Américains ?

 

Parce qu'on ne sait rien prévoir, il faut tout envisager, plaident-ils. Selon le général Didier Castres, sous-chef opérations à l'état-major des armées, les standards d'une armée moderne efficace demeureront tout à la fois la capacité à être projetée rapidement sur une zone de crise - ce qui demande un maillage dans le monde, avec des forces prépositionnées et un dispositif maritime conséquent -, l'endurance - ce qui signifie des moyens terrestres, maritimes et aériens permanents -, la polyvalence.

 

A l'horizon 2020, selon l'état-major, trois zones focaliseront l'attention de la France : la rive sud de la Méditerranée, l'environnement sécuritaire d'Israël, le territoire national. Les adversaires, assure le général Castres, resteront "irréguliers", des organisations criminelles qui se militarisent, des armées de deuxième rang qui utilisent des moyens "asymétriques", bombes artisanales ou cyber-attaques.

 

Parmi les capacités les plus importantes à détenir pour les forces françaises, il cite "le traitement de l'information", "la protection du combattant" (incluant les drones et les robots), "l'intelligence dans les frappes en profondeur et dans le ciblage", enfin "les capacités d'accompagnement d'armées étrangères" partenaires.

 

Ceux qui veulent faire des économies supplémentaires ont traduit : "moins d'hommes". Une combinaison nouvelle reposerait sur des moyens "à haute valeur ajoutée" - forces spéciales, communications de dernière génération -, une capacité de frapper loin (c'est l'aviation de chasse polyvalente de type Rafale) et une coopération militaire approfondie permettant à des pays de servir de point d'appui en cas de crise. Illusion ? "A la fin des fins, il faudra toujours des hommes, pour contrôler le terrain", ajoute le général Castres. Un simple exemple : les Japonais ont déployé 100 000 soldats (renforcés de 17 000 Américains) après l'accident nucléaire de Fukushima.

 

Puisque leur rôle est de se tenir prêts à toute éventualité, les militaires dessinent toujours un modèle complet allant de la dissuasion à la panoplie des moyens conventionnels. Ce n'est pas à eux de choisir, mais les éléments du choix sont connus. La France ne pourra se reposer sur l'Europe de la défense comme sur un élément structurant. Elle devra compter avec le repli américain. Et la crise économique va l'obliger à abandonner des capacités militaires.

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 17:30

Marianne Mindef

 

28.12.2011 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

C'est désormais officiel: c'est Brest, sa rade, son port et son soleil (!) qui accueilleront les 10 et 11 septembre prochains la 10e édition des universités de la Défense. Après Rennes (9e édition), Saumur (7e), Saint-Malo (6e), le port finistérien a été préféré à Toulon (qui n'a accueilli aucune édition des Universités de la Défense; mais ce sera pour bientôt).

 

La thématique reste à déterminer mais elle devrait être résolument océanique.

 

Pour ceux qui souhaiteraient lire ou relire certaines des interventions faites pendant les Universités de la Défense de Rennes, aller sur cette page du site de CEIS, la société organisatrice de ce grand rendez-vous militaire d'automne.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 16:07
Le 1er hélicoptère Caïman livré à l’armée de Terre

27/12/2011 Armée de Terre

 

Le 1er hélicoptère NH90 Caïman a été livré à l’armée de Terre par la direction générale de l’armement. Il a rejoint le groupement aéromobilité de la section technique de l'armée de Terre.

 

La cérémonie de livraison du 1er NH90 Caïman à l’armée de Terre s’est tenue à Marignane le 22 décembre 2011, sur le site de son fabriquant : Eurocopter. Le général Poëdras, directeur de la section technique de l’armée de Terre (STAT), et le général Pertuisel, commandant l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) étaient présents.

 

Livré par la direction générale de l’armement (DGA), ce 1er Caiman a aussitôt rejoint le groupement aéromobilité de la section technique de l'armée de Terre (GAMSTAT) de Valence, où il débutera son expérimentation technico-opérationnelle.

 

Le NH90 est l’appareil le plus performant de sa catégorie. Il possède une grande manœuvrabilité et une agilité qui lui permettent d’assurer des missions jour et nuit, même dans de très mauvaises conditions météo. La version terrestre réceptionnée le 22 décembre peut emporter jusqu'à 20 combattants, 2500 kg de matériel, ou un véhicule léger.

 

La DGA a commandé 61 Caïman, dont 34 sont destinés au renouvellement des flottes d’hélicoptères de transport tactique (TTH), et 27 au combat naval (version NFH). Une commande de 34 Caïman TTH supplémentaires est prévue en 2012.

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 12:30
source Le Pélerin

source Le Pélerin

En 1909 et en 1915, la marine française a sauvé des milliers d'Arméniens persécutés en Turquie. Georges Kevorkian a consacré un livre à ces interventions.

 

27/12/2011  par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

On le sait peu, mais à deux reprises au début du XXe siècle, des milliers d'Arméniens ne durent leur salut qu'à des interventions musclées de la marine nationale française. Passionné par ces épisodes, Georges Kevorkian a enquêté dans les archives historiques du ministère de la Défense et auprès des descendants des marins ayant participé à ces opérations pour en faire un livre*. Entretien.

 

Le Point : En avril 1909, Stéphen Pichon et Marie-Georges Picquart, respectivement ministre des Affaires étrangères et ministre de la Guerre du gouvernement Clemenceau, décident d'envoyer plusieurs navires au secours des Arméniens de Cilicie sauvagement réprimés par les Turcs. Pouvez-vous nous rappeler le contexte historique de cette intervention ?

Georges Kevorkian : Les Jeunes-Turcs au pouvoir depuis 1908 ont promulgué une Constitution qui introduit des réformes de progrès et une orientation plus tolérante des rapports entre les différentes communautés de l'Empire ottoman, notamment entre les Arméniens chrétiens et les Turcs musulmans. Les Arméniens adhèrent à ce programme. Mais parmi ces Jeunes-Turcs, les nationalistes les plus radicaux rejettent les "infidèles". Les Arméniens sont accusés de menées autonomistes en Cilicie. À la mi-avril 1909, des heurts entre les communautés déclenchent des représailles de la part des Turcs. Tous les chrétiens sont visés. Les puissances occidentales sont averties de massacres dont sont principalement victimes les Arméniens ; elles craignent pour leurs ressortissants et leurs représentants consulaires. Du côté français, on craint aussi pour la vie des jésuites et des soeurs de Saint-Joseph-de-Lyon. Une force navale de plusieurs pays est alors dépêchée.

 

À quelles opérations ces navires français seront-ils affectés et en quoi aideront-elles les Arméniens ?

Le contre-amiral Louis Pivet, commandant l'escadre légère de Méditerranée à bord du croiseur cuirassé Jules Ferry, reçoit l'ordre d'appareiller pour cette région. Outre le Jules Ferry, son escadre, comprenant le cuirassé d'escadre Vérité ainsi que les croiseurs cuirassés Victor Hugo et Jules Michelet, se met en route pour arriver en bordure du golfe d'Alexandrette le 23 avril 1909. Les marins français constatent que tout le quartier arménien d'Adana est en feu ; il en est de même des habitations chrétiennes des localités proches. Les réfugiés chrétiens sont protégés avec le concours d'unités navales européennes (croiseur anglais Diana, croiseur italien Piemonte, croiseur allemand Hambourg...). Le 27 avril, le paquebot français Niger, réquisitionné, embarque 2 200 chrétiens (en majorité des Arméniens) de la baie de Bazit. Le Jules Ferry embarque, le même jour, 1 450 réfugiés, dont deux tiers de femmes et d'enfants. Quant au Jules Michelet, il protège par sa présence des chrétiens réfugiés en bordure de mer, en baie de Kessab. Le calme revenu, après concertation avec les autorités ottomanes, les réfugiés rescapés reviennent dans leurs quartiers dévastés ; cependant, certains quitteront pour toujours le pays.

 

En 1915, des Arméniens de la région du mont Moïse, sur le golfe d'Alexandrette (aujourd'hui Iskenderun), sont acculés par les Turcs. Leur salut viendra de la mer et de la marine française. Pourquoi est-elle intervenue ?

Fin octobre 1914, l'Empire ottoman se joint aux forces allemandes et autrichiennes (Empires centraux) pour combattre le bloc des pays de l'Entente (Grande-Bretagne, France et Russie). C'est ce qu'on a appelé le "théâtre oriental" de la Grande Guerre. En septembre 1915, la 3e escadre de la flotte de combat française en Méditerranée, aux ordres de l'amiral Gabriel Darrieus (qui vient de prendre le relais de l'amiral Louis Dartige du Fournet devenant chef de l'armée navale en Méditerranée), patrouille le long des côtes de Syrie, proches du golfe d'Alexandrette et du mont Moïse (Musa Dagh). Le 10 septembre, le croiseur Guichen aperçoit des groupes d'hommes descendant de la montagne vers la plage : plusieurs milliers d'Arméniens acculés à la mer fuient la barbarie des Turcs qui les pourchassent pour les déporter (la mort leur étant promise), en application du crime "génocidaire" décidé par les autorités ottomanes. Ils brandissent un pavillon de la Croix-Rouge, des pavillons français, et (dit-on) un drap sur lequel a été dessinée la croix du Christ. La décision est prise par l'amiral Dartige du Fournet, avant de quitter son escadre : "Il faut sauver ces Arméniens chrétiens (combattants, femmes, enfants, vieillards) du joug des bachi-bouzouks, les Turcs, nos ennemis."

 

Dans quelles conditions cette opération de sauvetage de grande ampleur s'est-elle déroulée ? Quel en fut le bilan ?

L'accord demandé aux autorités françaises de Paris tarde à venir, mais l'organisation du secours est bien en place et sera exécutée par l'amiral Darrieus du 11 au 13 septembre. Au total, le nombre d'Arméniens sauvés par cette opération navale s'élève, très exactement, à 4 092, dont 8 blessés, répartis comme suit : le croiseur cuirassé amiral Charner : 347, le croiseur cuirassé Desaix : 303, le croiseur de 3e classe D'Estrées : 459, le croiseur auxiliaire Foudre : 1 042, le croiseur de 1re classe Guichen : 1 941. Ces réfugiés vont être placés dans des camps situés à proximité de Port-Saïd, grâce à l'accord des autorités anglaises qui les accueillent le 14 septembre. Parmi ces réfugiés se trouvent des combattants dont certains rejoindront la légion arménienne du général français Julien Dufieux, en 1920.

 

Ces épisodes de l'histoire navale de la France sont peu connus. Sont-ils commémorés avec une intensité suffisante, à vos yeux ?

Ils sont connus par la plupart des Arméniens, grâce notamment au roman Les 40 jours de Musa Dagh de Franz Werfel, paru en 1934. D'autres ouvrages évoquent ces événements et les actes héroïques des marins français. Les mémoires des amiraux des escadres du Levant en font état. Ce qu'on doit retenir des écrits de ces derniers, c'est le décalage entre leurs actions de protection des chrétiens d'Orient et le recul (pour ne pas dire l'abandon) de la diplomatie française en 1922 et 1923 (désastreux traité de Lausanne). La France n'est plus dès lors "protectrice des chrétiens d'Orient". La sortie de mon ouvrage a favorisé plusieurs commémorations. Le 5 mai 2010, un hommage a été rendu devant la tombe de l'amiral Dartige du Fournet à Saint-Chamassy (Dordogne) en présence du maire du village, du sous-préfet de la Dordogne et de descendants d'Arméniens sauvés du mont Moïse. Le 15 octobre 2010, à Toulon, une cérémonie d'hommage a été rendue à la marine française par le secrétaire d'État aux Anciens Combattants M. Hubert Falco, maire de Toulon, en présence de l'ambassadeur d'Arménie en France et d'autorités civiles et militaires, dont le préfet maritime. Une plaque est posée au musée de la Marine, près de l'Arsenal maritime.

La flotte française au secours des Arméniens (1909-1915), Marines éditions, 127 pages, 23,20 euros. ISBN : 978-2357430099

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 08:10

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photo Marine Nationale

 

December 25, 2011: STRATEGY PAGE

 

The French nuclear aircraft carrier, the Charles de Gaulle, put in an epic performance of sustained combat air operations off Libya this year. From March to August France was one of the major contributors to the effort, flying 25 percent of the air sorties and contributing many of the warships off the coast of Libya. The 4,500 French air sorties put their aircraft in the air for 20,000 hours. About 30 percent of French sorties were flown from the de Gaulle and over half the French strike sorties were flown from the de Gaulle. Most (62 percent) of the carrier sorties were combat missions (usually bombing). The de Gaulle averaged 11.25 sorties per day when it was conducting air operations. The de Gaulle spent 120 flying days off Libya, in one case 63 straight days conducting combat operations. Aircraft operating from the de Gaulle spent 3,600 hours in the air and conducted 2,380 catapult takeoffs and carrier landings.

 

French warplanes carried out 35 percent of the bombing missions, using 950 smart bombs. These included 15 French made SCALP missiles and 225 Hammer GPS guided bombs. French helicopter gunships flew 90 percent of NATO helicopter attack missions, using 431 HOT missiles and thousands of cannon rounds. French warships fired over 3,000 rounds of 100mm and 76mm naval gun rounds at sea and land targets off the Libyan coast.

 

During the Libyan operations, the de Gaulle carried 25 aircraft and helicopters. Sixteen of the aircraft were bombers (ten Rafales and six Super-Etendards), and these carried out the 840 bombing missions. Carrier aircraft also carried out 390 Rafale recon missiles, 120 E-2 radar aircraft missions and 240 refueling missions.

 

These six months of operations provided France with an opportunity to test their carrier aviation under intense combat situations. Although land based aircraft flew most of the missions, the de Gaulle was worked harder than ever before, and performed well. The Rafale fighter, which France has been trying to export, experienced 98 percent availability and carried out most of the bombing missions. France also got to give its new smart munitions a heavy workout under combat conditions. While many of these weapons have been used in Afghanistan, air operations there are much less intense than they have been over Libya.

 

The 42,000 ton de Gaulle is much smaller than the 100,000 ton American carriers. The U.S. ships carry three times as many aircraft and normally conduct at least three times as many aircraft operations per day.

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 13:40

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photo Ministere de la Defense

 

Le sous-marin nucléaire lanceur d'engins "Le Terrible", mis à l'eau en 2010, est le dernier des quatre de ce type que possède la France. Ils sont une pièce maîtresse de l'arsenal de dissuasion.

 

24/12/2011 Par Jean Guisnel Le Point.fr

 

Le nucléaire militaire consomme plus de 15 % des crédits d'équipement des armées. Est-ce trop ? Revue de détail.

 

La dissuasion nucléaire et les moyens de la mettre en oeuvre seront-ils remis en cause par le prochain président de la République ? François Hollande vient de s'exprimer sur le sujet, pour dire qu'il ne changera rien. Et si Nicolas Sarkozy n'a encore rien dit, on ne l'imagine pas se prononcer dans un sens différent.

Qu'en est-il de leurs troupes ? Au Parti socialiste, certaines voix - qui n'engagent en rien le candidat - évoquent la suppression d'une des deux composantes de la dissuasion - aérienne et aéroportée -, tandis que les partisans de l'option Global Zero (désarmement nucléaire total), à l'instar de Michel Rocard ou de Paul Quilès, y demeurent très minoritaires. À l'UMP, un groupe de travail réuni autour de Serge Dassault, dont nous avions publié le 28 avril dernier un argumentaire interne datant du début de l'année 2011, pense quant à lui que la question est sur la table : "Étant donné le contexte post-crise économique et les difficultés budgétaires actuelles, il conviendrait raisonnablement de s'interroger sur une possible hiérarchisation des moyens entre les deux composantes et une rationalisation de l'emploi de leur format respectif."

Réserve financière

Certains officiers généraux influents ont vu dans ces lignes une menace sur la force océanique stratégique (Fost). Pour l'un d'eux : "L'UMP est marquée par un très fort focus aéronautique, très écouté à l'Élysée. J'anticipe un très vif combat entre les deux composantes. Qui perdra ?" L'après-présidentielle ne laisse pas d'inquiéter, et nombreux sont ceux qui anticipent une révision des budgets militaires à la baisse, quel que soit l'élu. Un autre cadre des armées ajoute : "Ceux qui ne rêvent pas le savent : avec 38 milliards d'euros dans la défense, on y est, il va falloir frapper... Et la perspective de voir les troupes françaises rentrer d'Afghanistan n'arrange rien : chaque fois que l'armée de terre revient dans ses casernes, le désamour avec la défense s'installe dans le pays. Que va-t-on faire de cette énorme armée de terre ? Pour autant, je ne suis pas le seul à penser qu'il faut y regarder à deux fois avant de toucher à la dissuasion. Que nous reste-t-il de fondamental ? Le nucléaire..."

 

Officiellement, les armées ne préparent aucunement une réduction de l'une ou l'autre des composantes de la dissuasion. Pas plus d'ailleurs qu'elles n'anticipaient en 1995 le passage à l'armée de métier, malgré tout effectif en février 1996... Dans les popotes, on entend pourtant que si la France renonçait à la présence permanente à la mer d'un sous-marin nucléaire lanceur d'engins (SNLE) sur les quatre qu'elle possède actuellement, elle permettrait à la politique de dissuasion de s'adapter sans problème à la situation internationale. Il serait alors possible, au gré de la montée des tensions internationales, de faire partir un sous-marin avec un préavis de quelques jours.

"La dissuasion, c'est permanent"

Sauf que le dogme l'interdit ! "La dissuasion, c'est permanent ou ça n'existe pas. C'est le concept, tous les pays du monde sont d'accord là-dessus", insiste un praticien très au fait de ce débat. Ce même expert militaire qui ne voit pas où serait l'intérêt financier de descendre le nombre de sous-marins de quatre à trois, "puisque celui qui coûte, c'est le premier ! Le coût du quatrième est marginal." Sauf qu'il induit la dimension de toute la "sous-marinade". Pour faire fonctionner quatre SNLE, il faut six sous-marins nucléaires d'attaque (SNA), ne serait-ce que pour former les équipages. En juin 2011, l'amiral Pierre-François Forissier, alors chef d'état-major de la marine, avait expliqué que le programme des six SNA actuellement prévus devrait se poursuivre dans son intégralité : "L'absence du sixième SNA remettrait en cause toute la dissuasion." 


Quant à la composante aérienne, en arrivant aux affaires, Nicolas Sarkozy avait réduit d'un tiers les Forces aériennes stratégiques (Fas) sans que personne ou presque y trouve à redire. Il faut dire que la décision avait été largement préparée lors du précédent quinquennat. Aujourd'hui, la composante aérienne nucléaire compte, outre les Rafale embarqués sur le Charles de Gaulle, deux escadrons de force nucléaire appartenant à l'armée de l'air : l'un avec 18 Rafale basé à Saint-Dizier, l'autre avec 25 Mirage 2000 basé à Istres. Tous emportent le nouveau missile ASMP-A, dont la dotation est aujourd'hui terminée. Souples d'emploi et polyvalents, ces avions peuvent être employés dans des missions classiques. Nombre d'entre eux ont participé à la récente guerre contre la Libye. Il est prévu que dans l'avenir les Mirage 2000 soient remplacés par des Rafale, mais pas avant 2017 ou 2018 et à condition que la chaîne de Dassault n'ait pas à produire des appareils pour l'exportation. Mais la perspective de toucher à cette composante fait bondir les armées, qui voient en elle, tout comme dans la composante maritime, un outil intouchable. Jusqu'à ce que le président de la République, chef des armées, en décide éventuellement autrement..., cette prérogative n'appartenant qu'à lui.

Essais

Souvent négligée quand on évoque la dissuasion, la simulation des tirs nucléaires réalisée par le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) est budgétivore. C'est même le premier poste du budget de la dissuasion en 2102, avec 647,7 millions d'euros. Là encore, le prochain quinquennat devrait être marqué par la fin des investissements les plus lourds. Alors que sa construction a été engagée en 2003, la mise en service du laser mégajoule, le principal outil de la simulation, n'est pas attendue avant 2014. Prix du bijou technologique permettant de simuler les explosions nucléaires, donc de maintenir la crédibilité de la posture stratégique française : trois milliards d'euros...

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 08:25

http://www.ouest-france.fr/photos/2011/12/22/111222164015978_77_000_apx_470_.jpg

 

23 décembre 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

La société nationale de sauvetage en mer a sorti cet après-midi trois navires au large de Saint-Malo, dont son canot tout temps Pourquoi pas pour participer à des exercices d’hélitreuillage avec la Marine nationale. Le nouvel hélico de la flottille 33 F, connu sous le nom de Caïman, remplace le Super Frelon.

 

Référence : Ouest-France

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 21:56

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photo DCNS

 

23/12/2011 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La montée de Thales dans le capital de DCNS suscite des inquiétudes au sein de DCNS. Notamment à l'export et sur son cœur de métier, les systèmes.

 

La montée de l’électronicien dans le capital du groupe naval pourrait peser sur la stratégie de ce dernier, 
qui empile les succès à l’export.

 

Thales, qui a décidé d’exercer son option pour passer de 25 à 35 % dans le capital de DCNS, va pouvoir peser sur sa stratégie. Un évènement d’autant plus important que l’électronicien a pour actionnaire de référence, Dassault Aviation. Ce qui n’était pas le cas lorsque cette opération entre Thales et DCNS a été imaginée. Elle pose aujourd’hui trois questions cruciales pour l’avenir du constructeur naval.

 

1. Exportation. Champion français de l’export dans le domaine de la défense ces dernières années (Brésil, Inde, Russie, Malaisie...), DCNS, dont le carnet de commandes s’élève à 15 milliards d’euros, a été souvent en concurrence indirecte avec Dassault Aviation dans certains pays, désireux d’équiper à la fois leur marine et leur armée de l’air. Comme il y a très peu de chances pour qu’un pays prenne deux fois du matériel français tant ces contrats sont politiques, les deux groupes se font une concurrence pour que les autorités françaises privilégient une offre plutôt qu’une autre. Cela a été récemment le cas en Grèce — avant la crise — où les frégates multimissions Fremm étaient en concurrence avec le Rafale. « Au Brésil, y aurait-il aujourd’hui une offre de sous-marins par DCNS », s’interroge-t-on au sein du constructeur naval. Enfin, les crédits budgétaires d’un pays pour la défense se font rares pour pouvoir s’offrir plusieurs matériels militaires aussi sophistiqués.

 

2. Les systèmes de combat. Entre Thales et DCNS, la concurrence est féroce dans la vente des systèmes de combat naval (CMS ou Combat management systems) comme en témoigne la lutte à mort à laquelle se sont livrés les deux groupes en Malaisie (Setis contre Tacticos). Mais cela pourrait aller au-delà. Car Thales et Dassault Aviation pourraient rassembler toutes leurs activités électroniques avec celles de DCNS et constituer un pôle de taille mondiale. Ce qui reléguerait ainsi DCNS en tant que simple plate-formiste. Et le groupe naval ne pourrait plus présenter avec succès des offres intégrées et optimisées à tous ses clients.

 

3. Trésorerie. Certains, chez DCNS, s’interrogent sur l’avenir de la trésorerie de plus de 2  milliards d’euros du groupe naval, dont une grande partie est générée par les avances clients. Si Thales montait au-delà de 50 % comme le souhaite le PDG de Dassault Aviation, l’électronicien « pourrait souhaiter remonter les fonds disponibles chez DCNS et améliorer la présentation de ses comptes », craint-on. Ce qui pourrait alors empêcher le groupe de financer son développement et sa diversification dans les énergies renouvelables.

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