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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111021-libye-la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-1/1421074-1-fre-FR/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-1.jpg

 

21/10/2011 Ministère de la Défense

 

Le 13 octobre 2011, un Mirage 2000-D, déployé au sein du détachement français stationné sur la base aérienne de La Sude (Crète) a dû se dérouter sur l’aéroport international de Malte.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111021-libye-la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-2/1421079-2-fre-FR/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-2.jpg

 

Suite à un incident technique lors d’un ravitaillement en vol au dessus de la Méditerranée, l’équipage du Mirage 2000-D a pris la décision de se poser sur le terrain de déroutement le plus proche.

 

 

Informé de cet évènement alors que l’avion était encore en vol, le capitaine R., chef du soutien technique Mirage 2000-D du détachement de La Sude, a préparé le dépannage de l’aéronef : « L’équipage a immédiatement fait part de la rupture de la prise de ravitaillement en vol (PRV) et de son déroutement sur l’aéroport de Malte. Nous avons tout de suite identifié une équipe de six mécaniciens de différentes spécialités prêts à partir pour réparer les dommages occasionnés par des ondulations sur le panier du ravitailleur au moment du contact- et permettre à l’avion de rejoindre le terrain de La Sude. » Deux commandos ont été ajoutés à l’équipe de dépannage pour assurer la protection du chasseur. »

 

Dès son poser, le capitaine V., pilote du Mirage 2000-D dérouté, a contacté le détachement de La Sude pour rendre compte de son arrivée sur l’aéroport de Malte et donner plus de précisions sur l’incident ainsi que les dommages occasionnés.

 

Un avion de type CN 235 CASA (avion de transport tactique léger) était alors présent sur la base aérienne de La Sude, mis en place par le commandement européen du transport (EATC) pour assurer une relève de personnel. La décision a été prise de l’utiliser pour assurer le transfert des huit personnes prévues pour le dépannage ainsi que le matériel nécessaire, l’urgence opérationnelle primant sur les autres missions.

 

Les mécaniciens et commandos sont arrivés sur l’aéroport de Malte après environ 02 h 30 de vol. L’adjudant V., envoyé sur place, raconte les étapes du dépannage : « une fois la nouvelle prise de ravitaillement en vol mise en place, les mécaniciens ont réalisé une série de tests d’étanchéité afin de vérifier que le remplissage se déroulait correctement. Il a fallu ensuite remettre l’avion en œuvre, puis le configurer pour le vol de nuit, reconditionner le POD de désignation laser et enfin faire le plein en carburant. La réparation et les opérations de préparation de l’avion pour son vol retour ont duré environ deux heures. »

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111021-libye-la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-3/1421084-2-fre-FR/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-3.jpg

 

Une fois l’avion en vol pour rejoindre la base aérienne de La Sude, l’équipe de dépannage a pu reprendre les airs pour retourner à son tour sur la base crétoise.

 

La réactivité des mécaniciens et leur technicité offrent aux équipages des avions de combat la possibilité de voler dans les meilleures conditions. Ils s’accordent une confiance mutuelle et participent chacun à leur manière au succès de la mission.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 08:25

http://photo.europe1.fr/infos/international/convoi-de-kadhafi-bombarde-reuters-930620/13832209-1-fre-FR/convoi-de-kadhafi-bombarde-REUTERS-930620_scalewidth_630.jpg

Des avions français ont bombardé le convoi dans lequel

se trouvait Mouammar Kadhafi. Photo REUTERS

 

21 octobre 2011 Par Europe1.fr et Didier François, avec AFP

 

Le ministre de la Défense a indiqué que des avions français avaient stoppé le convoi du guide déchu.

 

La France a joué un rôle de premier plan dans la capture du leader libyen déchu, Mouammar Kadhafi, a annoncé jeudi soir le ministre de la Défense, Gérard Longuet. C'est en effet l'armée française qui a arrêté le convoi dans lequel il se trouvait, avant que des combats entre la garde de Kadhafi et des rebelles éclatent au sol. Capturé vivant mais blessé, selon des images filmées par les rebelles, le colonel Kadhafi est mort plus tard.

 

Un convoi repéré par un Mirage

 

L'Etat-major intégré de l'Otan a d'abord été averti par un Mirage français qu'une colonne de véhicules venait de quitter la ville de Syrte. Un convoi d'environ 80 véhicules 4x4 cherchait visiblement à fuir en direction de Beni Walid. L'avion français a pris des photos qu'il a transmis à l'Otan. Un drone américain a ensuite survolé la même zone pour recouper l'information. Vu l'importance de la cible, l'Otan a donc décidé d'intervenir.

 

Un second Mirage français s'est rendu sur zone. L'avion d'attaque au sol a lâché deux bombes de 250 kilos chacune, une sur l'avant du convoi et une autre à l'arrière pour l'immobiliser. "Un tir français a eu pour objet de donner une semonce et d'empêcher la progression de cette colonne qui s'est divisée", a déclaré le ministre de la Défense, Gérard Longuet, au cours d'une conférence de presse jeudi. Une quizaine de véhicules ont alors été détruits, mais pas celui dans lequel se trouvait Mouammar Kadhafi. "La mission de l'aviation était strictement d'arrêter la progression (du convoi)", a souligné le ministre.

 

Un responsable américain a précisé de son côté qu'un drone américain avait également tiré un missile Hellfire contre le convoi dans lequel se trouvait Kadhafi. Une information confirmée à Europe 1 par le ministère des Affaires étrangères.

 

Des combats au sol entre Libyens

 

Des combats se sont ensuite engagés au sol entre des rebelles et des soldats fidèles au colonel Kadhafi. "Une fraction des véhicules a affronté une katiba (brigade, ndlr) du Conseil national de transition" (CNT)", a poursuivi Gérard Longuet. "Dans ces affrontements, des véhicules ont été détruits, des personnes blessées et tuées et parmi celles-là est apparu, après confirmation (...), qu'en faisait partie le colonel Kadhafi", a-t-il ajouté.

 

La mort de Mouammar Kadhafi devrait sonner la fin de l'intervention de l'Otan en Libye. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que l'opération sera terminée à partir du moment où le Conseil national de transition proclamera la libération du territoire libyen. Une annonce qui devrait intervenir dans les prochaines heures. Les hélicoptères français engagés en Libye ainsi que le navire sur lequel ils étaient déployés sont déjà sur la route du retour. Selon les informations d'Europe 1, ils ont déjà mis le cap sur la base navale de Toulon.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:35

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/l-adroit2/2011mlbh186_08/1420212-1-fre-FR/2011mlbh186_08.jpg

photos marine nationale

 

21/10/2011 Marine nationale

 

Vendredi 21 octobre 2011 à 11h30, au cours d’une cérémonie à Lorient, DCNS a mis officiellement à disposition de la Marine nationale, le patrouilleur hauturier L’Adroit.

 

Le vice-amiral d’escadre Xavier Magne, commandant de la Force d’Action Navale, représentant le chef d’Etat-major de la Marine, a ensuite présidé la première cérémonie des couleurs. Il a ensuite fait reconnaître le capitaine de frégate Loïc Guyot comme commandant du navire.

 

Prévue par une convention signée en octobre 2010 lors du salon Euronaval, la mise à disposition de cet outil industriel est un partenariat «gagnant-gagnant»:

 

- La Marine met en œuvre ce navire, acquiert l’expérience opérationnelle à la mer sur ce type de bâtiment et développe une capacité d’expérimentation de différents systèmes (optronique, communications, drones, etc.).

 

- DCNS, qui a développé ce bâtiment sur ses fonds propres et qui en reste propriétaire bénéfice du retour d’expérience d’une marine de haut rang ainsi que du label « sea proven » pour ce navire à l’exportation.

 

Ce bâtiment, né d’une proposition de DCNS, est mis à disposition de la Marine pour 3 ans et sera employé dans le cadre régulier de ses missions de sauvegarde maritime (secours en mer, lutte contre l’immigration clandestine, police des pêches, lutte contre les pollutions, lutte contre le narcotrafic, surveillance maritime).

 

Les grandes dates du bâtiment :

 

    * 7 mai 2010 : découpe de la première tôle

    * 18 mai 2011 : mise à l’eau (équipage civil avec quelques marins en appui)

    * 27 juillet 2011 : premiers essais à la mer

    * 5 sept 2011 : constitution d’un équipage Marine

    * 21 oct 2011 : prise en charge par la Marine et mise en condition initiale (MECI)

    * Fin oct : Début de la vérification des caractéristiques militaires (VCM)

 

Caractéristiques

 

    * Déplacement : 1 500 tonnes

    * Taille : 87 m x 11,7 m

    * Autonomie : 8 000 Nq

    * Vitesse : 21 nœudsCapacités : abri hélicoptère pour HLO 5 tonnes (Dauphin / Panther)

    * Équipage : 32 personnes (avec capacité d’accueil de 27 passagers). Dès avril 2012, le bâtiment fonctionnera avec 2 équipages (relève tous les 4 mois).

    * Armement : 1 canon de 20 mm, 2 mitrailleuses de 12.7mm, canons à eau.

 

Galerie photos du bâtiment

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/2477.jpg

Un Batral outre-mer

crédits : © Marine Nationale - Jean-Marie Chourgnoz

21/10/2011 MER et MARINE

Dans le cadre du remplacement des bâtiments de transport léger (Batral), la Direction Générale de l'Armement (DGA) passera commande, en 2012, de trois nouveaux navires de type Supply. Suite à l'appel à candidatures lancé en juillet dernier, le choix des industriels retenus pour le dernier round doit intervenir en février prochain, la notification du contrat étant prévue en au mois de septembre suivant. Financés pour la première fois par différents ministères (Défense, Intérieur, Pêche, Transports, Finances), ces navires doivent être livrés à partir de 2014. Ils seront basés en Nouvelle-Calédonie, aux Antilles et en Polynésie, afin de succéder aux Batral Dumont d'Urville, Jacques Carter et La Grandière. La commande d'un BMM supplémentaire est également à l'étude. Cette quatrième unité, si elle est réalisée, sera positionnée à La Réunion.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:45

http://www.defpro.com/data/gfx/news/14b9f084ca1230beea4dcea1903615e7f5ee51a5_big.jpg

 

21 octobre 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

L’Agence américaine de Coopération Défense et Sécurité (Defense Security Cooperation Agency : DSCA) a informé le 18 octobre le Congrès américain d’une éventuelle Foreign Military Sale (FMS) au gouvernement français pour la modernisation de 4 avions de guet aérien E-2C HAWKEYE Aircraft ainsi que le matériel associé, les pièces détachées, la formation et le soutien logistique. Le cout estimé est de 180 millions $ (131 millions €.

 

Le gouvernement français a demandé la vente éventuelle de la modernisation de 4 avions de guet aérien E-2C HAWKEYE, avec la modernisation des senseurs du système d’armes et du système d’identification Ami / Ennemi (IFF) Mode 5/S.

 

Sont compris 5 systèmes d’interrogation APX-122 IFF Mode 5/S, 5 transpondeurs APX-123 IFF Mode 5/S, et 5 systèmes de mesure de soutien électronique ALQ-217.

 

De plus cette vente proposée comprendra les pièces détachées nécessaires, le soutien et le matériel de test, le soutien du système d’armes, le développement, la documentation technique, l’intégration et les essais, la formation du personnel, et d’autres éléments de soutien logistique.

 

Référence :  Defence Professional (Allemagne)

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 11:40

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/01/1311152741.jpg

 

Le Bréguet Atlantic a volé pour la première fois, à Toulouse, le 21 octobre 1961!

 

21.10.2011 par P. CHAPLEAU lignes de Défense

 

Le 14 décembre 1956, l'OTAN lançait un concours destiné à se procurer un appareil de patrouille maritime à long rayon d'action, histoire de traquer les sous-marins de la flotte soviétique. Il devait remplacer les P2V Neptune. Le 30 janvier 1959, Bréguet a proposé son modèle 1150 et remporté la compétition qui l'opposait à une vingtaine de concurrents. La société SEBCAT (société européenne de construction de l'avion Bréguet Atlantic) a été créée le 2 octobre 1961. Elle s'articulait autour des sociétés Breguet & Dassault-Aviation (France), Fokker (Pays-Bas), Dornier & Siebel (Allemagne), SABCA, Fairey & Fabrique Nationale Herstal (Belgique).

 

breguet2.jpg

Deux  prototypes et deux avions de présérie, au fuselage plus long d'un mètre, ont alors été construits et le premier des quatre appareils a effectué son vol inaugural le 21 octobre 1961 à Toulouse, avec Bernard Witt aux commandes.

 

Pour en savoir plus sur cet avion qui renseigne, sauve et combat, lire les huit pages que le dernier Cols bleus n° 2979 consacre aux Atlantic. On pourra aussi lire Cent ans d'aéronautique navale en France par Jérôme Baroë (éditions Ouest-France, 2010, 17,90€).

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 11:35
Le NH90 Caiman sera livré au Gamstat de Valence avant fin 2011 - photo NHI

Le NH90 Caiman sera livré au Gamstat de Valence avant fin 2011 - photo NHI

21 octobre 2011 par Rédaction Aerobuzz

 

L’hélicoptère de transport tactique NH90 Caiman, destiné à l’Armée de terre a entamé début octobre ses premiers vols à partir du site Eurocopter de Marignane. Le successeur du Puma devrait entrer en service opérationnel en 2013.

 

Fraichement revêtu de sa livrée définitive, le NH90 Caiman a entamé un programme de vol chargé qui devrait déboucher sur une livraison à l’ALAT, et plus précisément au Gamstat, situé à Valence, avant la fin de l’année. Pour l’heure, tous les systèmes critiques du futur hélicoptère de transport tactique de l’armée de terre française font l’objet d’une vérification systématique lors d’un programme de qualification draconien, et les résultats obtenus sont, aux dires de membres du programme, très positifs.

 

La machine semble bien née, il faut dire qu’elle est une des premières livrées par l’industriel de Marignane au standard opérationnel définitif également désigné FOC (Full Operational Capability). Jusqu’à présent les NH90 sortant des chaines d’assemblage étaient livrés à leurs clients européens à des standards intermédiaires désignés IOC, IOC+, avec la promesse de les porter au standard définitif ultérieurement. Lors de sa mise en service opérationnelle, qui devrait intervenir vers 2013, l’appareil remplacera les vénérables Pumas dans les missions de transport tactique et logistique mais aussi pour certaines missions spéciales.

 

Lors de son entrée en service, cet hélicoptère de nouvelle génération, représentera un saut technologique pour l’ALAT du même ordre de magnitude que la relève par le Tigre des Gazelle de combat. Le Caiman Tactique se distingue de ses prédécesseurs par tout un ensemble d’avancées techniques majeures. A titre d’exemple, sa cellule est en matériaux composites afin de gagner du poids, mais aussi de réduire sa signature radar et son exposition aux risques de corrosion. Ses deux turbines RTM 322 de Rolls Royce Turbomeca de la classe des 2000 KW entièrement gérés par une régulation numérique devraient lui offrir une capacité de transport améliorée en conditions « haut et chaud » comme c’est le cas en Afghanistan. Autre innovation majeure du Caiman, ses commandes de vol électriques qui lui confèrent une agilité redoutable en vol tactique. Même si le combat pur et dur n’est pas sa vocation première, le NH90 peut cependant être armé avec des nacelles canon de 20mm ou des armes de sabord.

 

Cellule en composites, glass cockpit et commandes de vol électriques, le NH90 Caiman  constitue un saut technologique pour l’ALAT qui en sera dotée à partir de 2013  photo NHI

Cellule en composites, glass cockpit et commandes de vol électriques, le NH90 Caiman constitue un saut technologique pour l’ALAT qui en sera dotée à partir de 2013 photo NHI

Pour ce qui est du cockpit, là aussi le dépaysement est total par rapport au Puma. La planche de bord est articulée autour de cinq écrans multifonctions compatibles JVN. Mais lors des vols tactiques de nuit à grande vitesse, les pilotes peuvent compter sur leur viseur de casque ajusté aux mensurations du pilote. Pour l’Armée de Terre, l’arrivée du NH90, bien que tardive sera une bouffée d’oxygène dans un contexte d’utilisation intensive des hélicoptères de transport…

 

La Marine Nationale, de son côté compte pour l’instant 5 NH90 NFH Caiman. Des hélicoptères livrés au standard provisoire, STEP A et qui sont destinés à relever les Super Frelon et les Lynx dans leurs missions de sauvetage et de lutte anti navires. Quatre se trouvent actuellement sur la base de Hyères tandis que le cinquième a été récemment transféré sur la base Lanveoc Poulmic. A ce stade, le consortium NHI qui gère le programme a 520 hélicoptères en commande et en a déjà livré 82.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 08:00

http://pierrebayle.typepad.com/.a/6a00d8341cd00753ef0162fbcc601b970d-pi

source pierrebayle.typepad.com

 

20.10.2011 par Pierre Bayle

 

image0C’est un cadeau surprise que nous font deux anciens des forces spéciales, les généraux (2S) Jacques Rosier (ci-contre à gauche) et Etienne Leclère (à droite), en publiant vingt ans après un livre sur « les Forces spéciales françaises dans la guerre du Golfe - 1991» , avec des photos jamais encore publiées de Bernard Sidler et des témoignages humains et techniques d’un très grand intérêt historique.

 

Le colonel Rosier, qui commandait le 1er RPIMa de Bayonne, avait reçu début 1991 le commandement du 1er groupement commando parachutiste (1° GCP), un groupement de 120 hommes formé autour d’un noyau dur du 1er RPIMa complété de 6 équipes CRAP (1er RHP, 2e REP, 3e et 6e RPIMa, 35e RAP). Le 1er GCP sera mis en place tardivement en février 1991, sans mission prédéterminée et avec un concept d’emploi à trouver sur place.

 

 

.Son témoignage bref mais précis sur le rôle des Forces spéciales dans l'opération Daguet a le mérite de la franchise, et sa conclusion annonce la création du Commandement des Opérations spéciales (COS) au lendemain de la guerre du Golfe : « l’expérience a prouvé que les moyens n’étaient pas à la hauteur de l’intention, en termes de capacité, d’autonomie et d’homogénéité ; le groupement engagé dans le Golfe n’a pu remplir que des missions de circonstance… »

 

Son chef opérations, alors le lieutenant-colonel Leclère, aujourd’hui président de l’association « Qui ose gagne », amicale des anciens parachutistes SAS et du 1° RPIMA, raconte par le menu le déroulement des opérations, cite le témoignage de ses commandos, leurs conversations et leurs états d’âme, et surtout leur incroyable enthousiasme et leur envie de foncer.

 

Le livre retrace, en amont de cet engagement, la participation des différents éléments des forces spéciales dont le 13e RDP et le 1er RPIMa, et leur rôle initial dans le détachement de liaison et de protection rapprochée de Daguet.

 

Bernard Sidler (c)-0015

 

Vient ensuite la mise en place du 1er GCP, avec organigramme et photos de groupe : un véritable album de famille, équipe par équipe, complété de fiches techniques sur les groupes RAPAS et les équipes CRAP, leurs insignes, leur historique…

 

Le déroulement de l’action pendant l’offensive terrestre est décrit avec la même précision encyclopédique : photos de groupe, équipements, plans de déploiement, photo aérienne des cibles, croquis des journaux de marche, ordres graphiques, rien n’y manque et c’est cette précision qui fait la rareté du document : c’est la première fois que la mémoire des Force spéciales et en particulier du 1er RPIMa sont aussi librement exposées.

 

Parmi les photos, des documents exceptionnels : une double page montre le franchissement de la « falaise » marquant la frontière irakienne, le 23 février au matin, par le PC de la division Daguet escorté par les commandos du 1er GCP et précédés par des Hummer américains de la 82e Airborne, dans le secteur « Atala » ; plus loin ce sont des VLRA à l’assaut de Natchez…

 

image0-2 Le cœur du témoignage est évidemment l’assaut à la citadelle d’as-Salman et l’incident survenu au cours de la fouille, avec l’explosion de deux sous-munitions (cluster bombs) qui feront deux morts et trois blessés, dont le colonel Rosier lui-même. Celui-ci, malgré sa blessure au dos, se redresse et donne ses ordres pour l’évacuation des blessés. Un moment très fort dont on perçoit l’intensité à travers les photos jamais publiées de Bernard Sidler, sur place dans la citadelle juste avant l’accident et qui montre le premier déploiement des commandos pour la fouille.

 

 

image0-1

 

Bernard Sidler (c)-4

Des photos, justement, qui forment un cahier central du livre remarquablement mises en relief par un fond noir. Ancien photographe militaire de l’ECPA devenu reporter de presse, Bernard Sidler, immergé avec moi au 1er Spahis, avait gagné la confiance des commandos qui se trouvaient sur le même axe ouest, et avait pu les accompagner dès le deuxième jour de l’offensive terrestre. Témoin privilégié mais fidèle à sa parole donnée aux forces spéciales de respecter leur secret, il n’avait jamais depuis lors publié ses photos et a finalement accepté de les donner pour cet ouvrage « spécial ».

 

Après une description bien illustrée des opérations de pacification et dépollution à Koweït-City (où participaient également des équipes CRAP du 8e RPIMa et des Commandos de Marine), l’hommage aux morts et aux blessés du GCP, le témoignage sur « le retour des vainqueurs » en France en mars 1991, le livre se conclut sur un éclairage prospectif : le COS aujourd’hui – photos des combattants actuels mais forcément floutées – le 1er RPIMa, les techniques et les tactiques les plus récentes, tout ce qui fait que la devise du régiment «  Qui ose gagne » conserve toute sa force et son efficacité.

 

 

book_290Il faut au passage compléter l’hommage aux auteurs de cet ouvrage collectif et aux photographes pour le geste qu’ils ont fait en ayant décidé que les droits d’auteur de l’ouvrage iraient intégralement à l’Entraide parachutiste : non seulement le document est unique mais ses auteurs sont totalement désintéressés, ce qui ajoute à la crédibilité du récit.

 

Les FORCES SPÉCIALES FRANÇAISES dans la GUERRE du GOLFE 1991. Jacques Rosier, Etienne Leclère


Editions LBM – ECPAD - 192 pages, relié, 23x30 cm, 300 photos et illustrations, dont 50 photos inédites de Bernard Sidler. 32 €.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/37118.jpg

 

crédits : SAGEM

 

21/10/2011 MER et MARINE

 

L'Armée de l'air française et la Marine nationale ont mis en service opérationnel en juillet dernier l'AASM (Armement Air-sol Modulaire) Hammer IR dans sa version à guidage terminal infrarouge (SBU-64). Développé et produit par Sagem, sous maitrise d'ouvrage de la Direction Générale de l'Armement (DGA), l'AASM Hammer est une famille d'armements air-sol constitués d'un kit de guidage et d'un kit d'augmentation de portée s'adaptant à des corps de bombe standards. L'ensemble confère à l'armement une grande précision à l'impact pour une portée de plus de 60 km. L'AASM IR se caractérise par l'intégration dans le kit de guidage d'un imageur infrarouge fixé en pointe avant, complétant le guidage inertiel GPS intrinsèque à l'armement.


Dérivée du AASM à guidage GPS / inertiel, cette version à guidage terminal infrarouge s'est avérée particulièrement bien adaptée aux frappes très précises de cibles dont les coordonnées sont incertaines, et ce, avec une précision d'impact de quelques mètres, même en l'absence de GPS. Les missions sont préparées sur le SLPRM (Système Local de Préparation et de Restitution de Missions) de Sagem en dotation dans l'Armée de l'air et la Marine nationale.


Le Hammer a, notamment, été employé avec succès par les Rafale de l'aéronautique navale et de l'armée de l'Air en Libye. L'utilisation en opérations extérieures de l'AASM a mis en évidence la fiabilité et la précision de l'armement y compris dans des missions à longue distance, souligne Sagem. Pour le groupe français, elle a permis de démontrer sa maitrise des dommages collatéraux, et sa capacité à traiter des cibles de haute valeur, jusque-là réservées aux missiles de croisière, et de neutraliser, à distance de sécurité, les défenses sol-air adverses.


L'AASM a été mis en service en 2008 dans l'armée de l'Air française, puis en 2010 dans la Marine nationale, dans sa version à guidage GPS / inertielle, intégré à des corps de bombes de 250 kg. Achevant sa mise au point, la version dotée d'un guidage terminal laser est capable d'engager des cibles mobiles, et doit être livrée aux forces en 2012, au terme d'un processus de qualification mené par la DGA.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:53

http://www.meretmarine.com/objets/500/37559.jpg

 

L'amiral Rogel a pris ses fonctions de CEMM le 12 septembre

crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

 

21/10/2011 MER et MARINE

 

Chef d'état-major de la Marine nationale depuis septembre, l'amiral Bernard Rogel a été auditionné le 12 octobre par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Durant cet échange avec les députés, le nouveau patron de la flotte française est longuement revenu sur une période d'activité très dense pour les marins français. Libye, Côte d'Ivoire, océan Indien... La flotte a été exceptionnellement sollicitée depuis le début de l'année. « Si, en 2010, l'activité est restée maîtrisée dans la limite des potentiels alloués, le premier semestre 2011 se caractérise par une augmentation de l'activité globale de 12 % de l'ensemble des bâtiments. Ainsi, ce sont en moyenne 3170 marins qui ont été engagés dans des opérations extérieures au premier semestre, contre 1280 pour l'ensemble de l'année 2010. Aujourd'hui, la consommation de potentiel dépasse l'allocation annuelle de plus de 30 % pour le porte-avions, les bâtiments de projection et de commandement (BPC) et les avions de patrouille maritime Atlantique 2. En bref, nous venons de vivre une période « extra-ordinaire » au sens très littéral du terme, c'est-à-dire très au-delà de l'ordinaire budgétaire prévu », souligne le CEMM.


Le Charles de Gaulle et le pétrolier-ravitailleur Meuse (© : MARINE NATIONALE)


Rafale et SEM sur le Charles de Gaulle (© : EMA)

Depuis le début de l'année, la France a envoyé son groupe aéronaval en océan Indien, où il a notamment soutenu les troupes engagées en Afghanistan, puis au large de la Libye dans le cadre de l'opération Harmattan. L'engagement de la marine a, également, été crucial en Côte d'Ivoire au début de l'année. Le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, puis le transport de chalands de débarquement Foudre, ont assuré discrètement le soutien de la Force Licorne, confrontée aux troubles liés à l'élection présidentielle ivoirienne « Resté 63 jours à la mer, sans toucher terre, il a apporté un renfort de troupes essentiel et discret. Grâce à sa polyvalence, de nombreux flux de matériel et de personnel ont été programmés, alors que la logistique par voie aérienne et terrestre était devenue très difficile », a noté l'amiral Rogel, qui parle de « rôle déterminant » de la présence d'un bâtiment de projection pour les opérations menées sur le sol ivoirien.
En Afrique toujours, l'aéronautique navale a aussi mobilisé, de septembre 2010 à avril 2011, jusqu'à trois avions de patrouille maritime Atlantique 2, un avion de surveillance maritime Falcon 50M et huit équipages pour le besoin des opérations antiterroristes menées dans le Sahel.


Le groupe aéronaval (© : MARINE NATIONALE)


Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)

Harmattan : Un test grandeur nature

L'année 2011 restera bien évidemment marquée par la participation de la Marine nationale à l'opération Harmattan, déclenchée le 23 février afin de protéger les civils libyens contre les troupes du colonel Kadhafi. Cet engagement militaire se poursuit, bien qu'il semble devoir toucher à sa fin, Syrte venant de tomber alors que mort de l'ancien maître de Tripoli a été annoncée hier. Pour cette mission, l'essentiel des bâtiments de premier rang basés à Toulon ont été envoyés au large de la Libye : porte-avions, BPC, frégates, patrouilleurs, sous-marins... Jusqu'ici, 29 navires se sont succédé au sein de la Task Force 473 et du volet naval de l'opération Unified Protector de l'OTAN. « Par son caractère littoral et son intensité, cette opération a nécessité un niveau d'engagement exceptionnel de l'ensemble des composantes de la marine. Nos unités ont appareillé en quelques jours, voire en quelques heures. Cet exercice de vérité nous a permis de mesurer notre réactivité, mais aussi notre capacité à mener des opérations de haute intensité, exigeant un niveau de coopération interarmées, inter-composantes et interalliée, dont très peu de marines sont aujourd'hui capables. Cette opération n'a pas mobilisé seulement les équipages mais l'ensemble de la marine, tant dans le domaine des ressources humaines que dans celui du maintien en condition opérationnelle (MCO) et de la chaîne du soutien », souligne l'amiral Rogel. Ainsi, quasiment toutes les spécialités de la marine et de l'aéronautique navale ont été mises à pied d'oeuvre pour « contrôler l'espace aéromaritime, opérer des missions de renseignement et conduire des frappes coordonnées impliquant des avions de chasse, des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et des bâtiments de surface en appui-feu naval ». Le porte-avions Charles de Gaulle, avec son groupe aérien embarqué composé de Rafale Marine, Super Etendard Modernisés (SEM) et Hawkeye, a effectué à lui seul 1573 missions de combat. Quant au groupe aéromobile de l'armée de Terre embarqué sur les BPC (une quinzaine d'hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma), il a effectué une quarantaine de raids contre les troupes kadhafistes.
Les frégates ont, quant à elles, tiré quelques 3000 obus pour 85 engagements contre des moyens militaires positionnés sur le littoral, tout en étant à plusieurs reprises prises pour cible par l'artillerie libyenne.


Le BPC Mistral (© : EMA)


Hélicoptères sur le BPC Tonnerre (© : EMA)


Gazelle au large de la Libye (© : EMA)


Frégates françaises (© : MARINE NATIONALE)


Tir d'un canon de 100mm (© : MARINE NATIONALE)

Premiers enseignements des opérations en Libye

L'amiral Rogel a, par ailleurs, tiré les premiers enseignements de l'intervention en Libye. « Tout d'abord, elle a amplement validé et confirmé les grandes orientations capacitaires, actuelles ou futures, retenues pour la marine. Elle a aussi souligné l'indispensable complémentarité interarmées pour les opérations de projection « d'entrée en premier » et d'action vers la terre. Elle a notamment montré la remarquable efficacité, la fiabilité et la polyvalence du Rafale marine, la justesse de nos choix pour le BPC qui ont conduit à privilégier la fonction « porte-hélicoptères d'assaut », la forte implication des frégates et des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) dans l'action vers la terre et notre capacité de frappe dans la profondeur (missile Scalp EG tiré par les Rafale, complété dans quelques années par le MdCN mis en oeuvre depuis frégates, ndlr). Elle a également conforté la valeur de notre modèle de préparation opérationnelle, grâce aux trois principes de notre socle organique renforcé : un niveau de disponibilité opérationnelle homogène au sein de la flotte, qui a permis d'engager sans délai la plupart des bâtiments de premier rang ; une grande polyvalence de nos bâtiments et de nos équipages qui peuvent changer de mission sans difficulté ; un professionnalisme orienté vers la combativité des équipages grâce à un entraînement permanent et exigeant. Enfin, cette opération a aussi confirmé la pertinence des choix qui ont conduit à conserver des savoir-faire classiques tels que l'appui-feu naval, l'intérêt des déploiements réguliers de groupes navals constitués qui favorisent la capacité des forces à être engagées sans délai ainsi que l'importance de la mobilisation organique dans les domaines des ressources humaines et de la logistique, pour répondre, dans la durée, au besoin opérationnel et effectuer des relèves régulières ».
Le CEMM note aussi que l'opération a également mis en évidence « l'intérêt des drones tactiques embarqués, la nécessité d'une mise à niveau des pods de désignation et de l'extension du spectre d'emploi des armes sur le Rafale marine dans le cadre d'un conflit urbain, l'intérêt d'une artillerie navale optimisée pour le tir contre la terre ».


Rafale Marine à l'appontage (© : MARINE NATIONALE)


Le Forbin près du Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Mener des opérations exceptionnelles en plus des missions habituelles

Ces opérations ont menés en parallèle des déploiements habituels de la marine. En océan Indien par exemple, où des moyens sont déployés en permanence au sein de la Task Force 150 de lutte contre le terrorisme (dont la France a assuré le commandement d'avril à août) et les trafics illicites, ainsi que l'opération Atalante de lutte contre la piraterie. Dissuasion nucléaire, surveillance et contrôle des espaces maritimes, protection du littoral, sauvetage en mer, police des pêches, lutte contre le narcotrafic ou l'immigration clandestine... L'amiral Rogel a rappelé devant les députés que les opérations très médiatisées avaient été menées en parallèle des missions habituelles : « La Marine nationale agit au quotidien pour défendre les intérêts de notre pays avec toutes ses composantes et dans chacune des autres fonctions stratégiques que sont en premier lieu la dissuasion, mais aussi la connaissance et l'anticipation, la prévention, la protection et l'intervention ». Et le chef d'état-major de citer quelques chiffres. Dans la lutte contre le narcotrafic dans l'arc antillais, cinq navires ont été déroutés et près de neuf tonnes de cocaïne saisies. En matière de lutte contre l'immigration clandestine à Mayotte en provenance des Comores, 2236 migrants et 132 passeurs ont été interceptés. La police des pêches, qui représente plus de 1000 jours de mer et 200 heures de vol, a contrôlé plus de 3000 navires et en a dérouté près de 50. La recherche et le sauvetage en mer ont permis de sauver un peu moins de 400 vies. Dans le même temps, neuf navires en difficulté ont été remorqués, alors qu'une vingtaine d'autres étaient escortés.


Sous-marin nucléaire lanceur d'engins au large de Brest (© : MARINE NATIONALE)


Sauvetage d'immigrés clandestins en Méditerranée (© : MARINE NATIONALE)


Police des pêches en Guyane (© : MARINE NATIONALE)


Le remorqueur Abeille Flandre lors du naufrage du Neptune, cet été (© : MARINE NATIONALE)


Evacuation médicale sur un chalutier (© : MARINE NATIONALE)

« Le format de notre marine est aujourd'hui juste suffisant »

L'activité a donc été particulièrement soutenue et, en raison des réductions de format imposées ces dernières années, ce qui devait arriver arriva : N'ayant pas suffisamment de bâtiments, la marine n'a pas été en mesure d'assurer toutes ses missions. « Il a fallu faire des choix », a reconnu l'amiral Rogel devant la commission de la Défense. « Ce fort engagement a conduit à arbitrer entre les opérations. Toutes les demandes, notamment certaines prévues par le contrat opérationnel de la marine, n'ont pu être honorées ». Ainsi, l'aéronautique navale a été contrainte d'interrompre le déploiement d'un Atlantique 2 en océan Indien, des missions considérées comme plus urgentes retenant les appareils sur d'autres théâtres (Sahel puis Libye). Dans la même région, à partir du mois de juin, la présence de la marine a été réduite à un seul bâtiment, alors qu'au moins deux unités sont présentes en océan Indien normalement. Là encore, c'est la Libye qui a imposé ce choix, difficile dans la mesure où il bénéficie aux pirates toujours très actifs au large de la Somalie, en prise directe avec l'une des plus importantes voies commerciales du monde. De même, l'opération Harmattan a contraint la marine à geler, en juillet 2011, la mission Corymbe, au travers de laquelle une présence maritime permanente est maintenue dans le golfe de Guinée depuis les années 70. Comme l'océan Indien, il s'agit pourtant d'une zone très sensible, où l'on déploie des unités par nécessité stratégique, non par « confort ». On notera aussi que le très haut niveau d'engagement de la flotte a obligé l'état-major à renoncer durant quatre mois à déployer en Atlantique un sous-marin nucléaire d'attaque, dont le rôle est notamment d'assurer la protection des sous-marins stratégiques. Enfin, faute de navire, il a fallu annuler la moitié des missions prévues en Méditerranée dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic.


Interception de trafiquants de drogue (© : MARINE NATIONALE)

Parallèlement, l'amiral Rogel note que la disponibilité des forces n'a pu être maintenue « qu'au prix d'une tension extrême sur nos moyens de soutien. À titre d'exemple, à peine trois mois après le début des opérations, les taux de prélèvements de pièces sur les bâtiments avaient augmenté de 300 %, la permanence d'une frégate de défense aérienne de type Horizon en état opérationnel a, en pratique, nécessité la mutualisation d'équipements entre les deux frégates (32 prélèvements mutuels sur des composants majeurs comme les conduites de tir, le radar de veille aérienne et la propulsion) ». L'ensemble fait dire au chef de la flotte française que la situation est tendue en cas de grande opération imprévue : « Tout ceci démontre que le format de notre marine est aujourd'hui juste suffisant pour répondre aux ambitions de défense et de sécurité de notre pays ».


Protection d'un navire marchand au large de la Somalie (© : MARINE NATIONALE)

Reconstituer le potentiel

L'activité particulièrement soutenue enregistrée ces derniers mois laisse également une marine « fatiguée ». Après avoir brillamment rempli les missions qui lui ont été confiée, la flotte et les marins doivent se reconstituer. Il faut notamment régénérer le potentiel, la mobilisation en opérations ayant entrainé l'interruption de certains programmes de formation, par exemple chez les pilotes ou dans le domaine de la lutte anti-sous-marine. Il a, également, fallu retarder légèrement la transformation de la flottille 11F, qui va passer dans l'année qui vient du SEM au Rafale. « Nos moyens ont été sollicités de manière exceptionnelle et requièrent aujourd'hui toute notre énergie pour le maintien et la régénération de notre potentiel. Mon premier souci sera donc d'assurer le meilleur emploi des ressources », explique l'amiral Rogel. Cette suractivité engendre également une problématique de coûts. « Cette année, le niveau d'activité de la plupart de nos grands bâtiments de combat a excédé très sensiblement les normes de la loi de programmation militaire (LPM). Il a induit un surcroît de dépenses inhabituel, évalué à moins de 100 millions d'euros sur les périmètres du Maintien en Condition Opérationnelle (MCO) naval et aéronaval. L'abondement des ressources par la dotation OPEX (opérations extérieures) sera donc déterminant pour l'équilibre de la gestion 2011 ». Alors que les stocks, notamment en munitions, doivent être reconstitués, il reste désormais à voir si l'effort considérable réalisé depuis le début de l'année aura un impact sur la disponibilité des matériels dans les prochains mois.
Le CEMM se dit en tous cas satisfait de ses hommes et de ses unités : « Je suis aujourd'hui à la tête d'une marine de premier rang, efficiente et réactive qui permet à notre pays de répondre aux enjeux de sécurité et de défense de notre pays dans un monde qui se mondialise, donc se « maritimise ». Cette marine, elle l'a démontré dans les mois qui viennent de s'écouler, est bien équipée, bien entraînée et vous pouvez compter sur les forces morales de ses femmes et de ses hommes dont l'unique but est de servir notre pays. Mais cela n'a pas été sans arbitrage et mon souci majeur, à l'issue d'une période d'activité intense, est de gérer les sollicitations opérationnelles et les moyens disponibles », a assuré le « chef » devant les députés.


Un SEM à l'appontage et la frégate Cassard au second plan (© : MARINE NATIONALE)

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:40

 http://www.meretmarine.com/objets/500/37560.jpg

 

crédits : DCNS

 

21/10/2011 MER et MARINE

 

Le groupe naval français poursuit les essais de son système de lutte anti-torpille de nouvelle génération. Courant septembre, de nouvelles fonctionnalités du Contralto-V, destiné aux bâtiments de surface, ont été testées avec succès par le centre DCNS de Saint-Tropez. Le système met en oeuvre les nouvelles contre-mesures Canto. « Les derniers essais de la contre-mesure anti-torpilles Canto-V ont permis de valider sa résistance mécanique au lancement. Ils s'ajoutent à ceux réalisés cet été dédiés à l'amélioration de fonctionnalités dans les domaines de la sécurité de mise en oeuvre, la balistique et l'interfaçage avec le nouveau lance-leurres pneumatique réalisé par le centre DCNS de Ruelle. Les résultats enregistrés ont aussi permis d'enrichir les modèles de simulation balistique », explique le groupe naval.


Tir d'essai (© : DCNS)

Destiné à contrecarrer les attaques des torpilles les plus récentes, Contralto est développé en deux versions pour les bâtiments de surface (Contralto-V) et les sous-marins (Contralto-S). Basé sur le concept de « confusion/dilution », le système sature la torpille attaquante en générant de façon permanente et simultanée de multiples fausses cibles acoustiques. Une fois la torpille détectée, Contralto définit, en liaison avec le système de combat du bâtiment, les paramètres pour déployer les contre-mesures Canto, et propose la manoeuvre évasive la plus adaptée à la situation tactique du moment. « En adéquation avec les évolutions des besoins opérationnels des marines et afin de réduire les coûts d'acquisition des bâtiments, le système Contralto-V est compatible avec la plupart des systèmes de lancement de contre-mesures anti-missiles existants, offrant ainsi aux bâtiments une capacité de défense duale anti-missiles - anti-torpilles », précise DCNS.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:25

http://www.meretmarine.com/objets/500/34525.jpg

source meretmarine.com

 

PARIS, Oct. 20 (UPI)

 

DCNS of France successfully tested its surface ship torpedo defense countermeasure, Canto-V, the company said.

 

Canto-V is part of the company's Contralto-V line of products, which are under development.

 

Contralto is a new-generation torpedo defense system for surface ships and submarines, which is based on the confusion-and-dilution concept. Contralto causes the attacking torpedo's homing and re-attack logic to be saturated with multiple options by creating permanently and simultaneously hundreds of false acoustic targets.

 

DCNS said once a torpedo has been detected, Contralto determines, in connection with the platform combat system, the parameters governing the deployment of Canto countermeasures and suggests the evasive maneuver best adapted to the tactical situation of the surface ship or submarine.

 

The latest trials Canto-V have enabled the validation of-its mechanical launching strength and supplemented previous tests performed during the summer, whose purpose was to improve the functionalities in respect of launching safety, ballistics and interfacing with the new air operated decoy launcher developed by the DCNS plant in Ruelle, France.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:00

http://www.flightglobal.com/assets/getasset.aspx?itemid=40055

 

Eurocopter x3 – photo Patrick Penna/Eurocopter

 

October 20, 2011 By: Craig Hoyle – Flight Global

 

Eurocopter will launch a third phase of flight tests with its X3 technology demonstrator within the next few weeks, with the goal of exceeding an original speed target of 240kt (444km/h).

 

Previous tests have cleared the high-speed aircraft's full flight envelope, and demonstrated a maximum of 232kt. However, this has been achieved by using just 75-80% of its available power, said Jean-Michel Billig, Eurocopter's executive vice-president engineering.

 

"In the third phase we want to investigate what happens with 100% power to the rotor," he said. The process will last for roughly three to four months.

 

Billig declined to reveal the company's new target for speed performance, but noted that during the first two test phases "the results were far beyond our expectations".

 

Meanwhile, Eurocopter is defining potential size requirements and missions for any possible future production aircraft to draw on the X3 programme's work. Candidate roles include search and rescue and offshore operations, plus possible armed applications and VIP transport use, Billig told Shephard's HeliPower conference in Farnborough, the UK on 20 October.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2011/images-octobre-2011/le-drone-harfang-franchit-les-5000-heures-de-vol-en-operations/1418113-1-fre-FR/le-drone-harfang-franchit-les-5000-heures-de-vol-en-operations.jpg

 

20/10/2011 Armée de l’Air

 

Le 15 octobre 2011, le drone Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE) Harfang a franchi les 5000 heures de vol en opérations.

 

Toutes ont été réalisées en Afghanistan et au-dessus de la Libye et correspondent à quelque 560 missions.

 

Depuis février 2009, Harfang opère en Afghanistan au profit de l’ensemble des forces françaises et étrangères de la coalition. Il participe, de jour comme de nuit, à de nombreuses missions telles que la surveillance de villages, l'escorte de convois, la recherche d'engins explosifs improvisés ou encore, la diffusion du renseignement aux troupes au sol.

 

Dans le cadre de l’opération Harmattan  menée au-dessus de la Libye, Harfang a également été déployé sur la base aérienne de Sigonella, en Sicile, depuis laquelle il a réalisé sa première mission, le 24 août 2011. Il assure la reconnaissance et la surveillance du territoire libyen.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:10

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/aeronefs/nh-90/nh90_1/1054037-1-fre-FR/nh90_1.jpg

photo defense.gouv.fr

 

20 octobre 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le Caïman, futur hélicoptère de transport de troupe de l’armée de terre et de la marine arrive ; 4 appareils ont déjà été livrés à la marine, mais petit à petit, ce bijou de technologie est appelé à remplacer Super-Frelon, Cougar et le Puma. C’est le Centre de Formation Interarmées basé au Luc qui va former l’ensemble des pilotes et mécaniciens de cet appareil.

 

Référence : France 3

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:40

http://meaindia.nic.in/images/MEA-logo.gif

 

October 20, 2011MEA

 

Joint Statement by Foreign Ministers of India and France on Progress in “India-France: Partnership for the Future”

The External Affairs Minister of the Republic of India, Shri S.M. Krishna and the Senior Minister for Foreign and European Affairs of the French Republic Mr. Alain Juppé met in New Delhi on 20 October 2011 and reviewed the progress on the implementation of the Joint Declaration on bilateral, regional and international issues of common interest and importance “India-France: Partnership for the Future” adopted by Prime Minister Manmohan Singh and President Nicolas Sarkozy on December 6, 2010.

Reaffirming that the India-France Strategic Partnership has been steadily strengthening and widening in scope, they agreed on a roadmap for its further development.

Bilateral

Trade and Economic Cooperation


The two Ministers recalled the target set in December 2010 of increasing bilateral trade to 12 billion by 2012 and reiterated their commitment to achieving it. They also welcomed the increase in foreign direct investment flows in both directions and agreed to address the genuine concerns of investors.

India and France have identified energy efficiency, renewable energy, preservation of biodiversity, urban services and infrastructure as promising fields of cooperation. To that end, Agence Française de Développement financing could be of relevance.

Space co-operation
 

Minister Krishna and Minister Juppé welcomed the successful launch of Megha-Tropiques satellite, a joint contribution to the global scientific community engaged in research on climate and weather systems. The forthcoming launch of SARAL, a joint satellite to study sea surface altitude would be another milestone in space cooperation. India and France encouraged Indian Space Research Organisation (ISRO) and the French National Space Agency (CNES) to pursue further cooperation in Earth System Science and Climate within the framework of the MoU signed in December 2010 and to explore new fields of cooperation in the future.

Defence Cooperation

India and France reaffirmed their continued interest in enhancing bilateral cooperation in Defence. They welcomed the success of the first joint exercise between the two Armies (Shakti, ongoing in October 2011), as also the exercises between their Navies (Varuna in January 2011) and Air Forces (Garuda in 2010).

The two countries welcomed the finalisation of the project for modernisation of Indian Air Force’s Mirage 2000 aircraft and noted ongoing efforts to finalise joint defence research and development programmes, namely the SRSAM and Kaveri programmes. They reiterated their desire to cooperate in other high technology programmes and projects in the defence sector in the future.
 

Both countries reaffirmed their interest in intensifying their cooperation in combating piracy in the Gulf of Aden off the coast of Somalia and other areas.

Civil Nuclear Cooperation

India and France agreed to an early entry into force of the agreement on intellectual property rights on the development of the peaceful uses of nuclear energy. They recognized the importance of the highest levels of safety for nuclear power plants. They agreed to strengthen the cooperation between the Atomic Energy Regulatory Board of India and the Autorité de Sureté Nucléaire of France, and their technical support organizations. They welcomed the progress in the discussions between AREVA and NPCIL, aiming at finalizing the contract on the construction of two EPR reactors at Jaitapur and look forward to its early implementation. Following India’s enactment of civil nuclear liability legislation, both countries stand ready to further exchange views on this issue so as to ensure the appropriate framework for the sound development of their cooperation. They look forward to the conclusion of an agreement between ALSTOM, NPCIL and BHEL for supplying the Indian nuclear power program with the most recent technology for manufacturing turbo-generators

Education, Science & Technology
 

The two Ministers agreed that both Governments will work together to encourage an increase in the flow of students and researchers in both directions. India and France will increase the number and academic level of exchange students. They share a long term ambition for bilateral cooperation at the Indian Institute of Technology (IIT) in Rajasthan. France will finance scholarships for Indian students at the PhD level, depute professors to IIT Rajasthan and substantially contribute to the establishment of Joint Centres of Excellence/ research laboratories in the next five years. India welcomes this bilateral cooperation project in the higher education sector.

Culture

The two Ministers applauded the success of the cultural festivals Bonjour India and Namaste France. They committed to bolstering exchanges in the fields of culture and heritage. They took note of the success of the International seminar on “Traditions of cultural liberalism in India & France” organized in Paris in June 2011. They welcomed the future opening of an Indian cultural centre in Paris and looked forward to the upcoming Tagore exhibition in Paris.

Migration and consular issues
 

India and France welcomed the recent negotiations for a Human Resource Mobility Partnership Agreement where progress was made on the essential aspects. They underlined the positive impact that this agreement will have on a global approach to comprehensive migration, based on the intensification of business opportunities, exchanges of students, researchers and young professionals and better tackling of irregular migration. They agreed to continue this discussion and resolved to conclude the Agreement as early as possible. They also agreed to reinforce the dialogue on consular issues.

Regional and global challenges

Afghanistan


India and France reaffirmed their solidarity with Afghanistan. They welcomed the will of the international community to remain committed after the 2014 transition, through bilateral and multilateral fora. Looking ahead to the Istanbul Conference of November 2, they welcomed the commitment of the region to work for a stable, peaceful, democratic and independent Afghanistan, achieved through an Afghan-led and Afghan-owned process. They called for the continued engagement of the international community and increased cooperation in the region to work towards a terror-free Afghanistan. This would be in the interest of Afghanistan, the region and the international community at large.

Libya

The two countries support the efforts of the National Transition Council representing the Libyan people as a whole, to establish democratic institutions in a free Libya, to promote human rights, and to rebuild their country after the sufferings they have endured.
 

Middle East

Minister Krishna and Minister Juppé exchanged views on issues related to the Middle East including the peace process and the situation in Syria and agreed to continue the dialogue at all levels.

EU

Minister Krishna and Minister Juppé reiterated their willingness to participate in the strengthening of the relationship between the European Union and India. They called for a successful India-EU summit in February 2012. They agreed that India and the EU should continue to work for the early conclusion of the negotiations for a mutually beneficial and balanced Broad-based Trade and Investment Agreement (BTIA), which will lead to substantial increase in bilateral trade and investment flows

Terrorism

India and France have endeavoured to jointly fight international terrorism, a common threat. They reiterated their view that terrorism cannot be justified on any grounds or attributed to any root causes. They noted that the bilateral Joint Working Group on Counterterrorism had met in Paris in June 2011. The two sides agreed to further expand information exchange and enhance counterterrorism cooperation in areas of mutual concern. They resolved to continue their efforts for early adoption of the Comprehensive Convention on International Terrorism at the UN.

G20
 

The two Ministers reaffirmed the role of the G20 as the premier forum for international economic cooperation. India fully supports the priorities put on the G20 agenda by the French presidency. India and France reiterated their commitment to working together in the G20, especially on global issues notably, addressing the Financial crisis, development including infrastructure and food security, social dimension, fight against corruption, innovative financing, commodity price volatility, reform of the international financial institutions and financial regulatory reforms. They are committed to make the G20 Summit in Cannes a success, and support the adoption of an ambitious action plan for growth.

UN Reform

France reaffirmed its support for India’s accession as a permanent member of an enlarged UN Security Council. India and France are committed to reinforce their consultations at the UN on issues pertaining to international peace and stability.

Non proliferation

The two countries will intensify their cooperation on non-proliferation challenges, and will continue to work towards India’s full membership to the four export control regimes.

Climate Change

The two Ministers stressed their resolve to address the challenges posed by Climate Change, firmly based on the principles and provisions of the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), in particular the principle of Equity and Common but Differentiated Responsibilities. They reaffirmed their commitment to work together for an equitable, balanced and comprehensive outcome to the upcoming 17th Conference of Parties at Durban, South Africa.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:30

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/01/1790542310.jpg

 

20.10.2011 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La Marine locataire d'un bateau, un patrouilleur de haute mer de 87m de long!, c'est inédit. Vendredi, à Lorient, DCNS confiera à la Marine nationale un OPV (Ocean patrol Vessel) rebaptisé L'Adroit. Un "prêt" pour éprouver les performances du navire et favoriser les ventes à l'étranger.


L'Adroit a été construit par DCNS sur ses propres fonds, sans avoir reçu de commande. Le constructeur le met à la disposition de la Marine pendant trois ans, une opération sans précédent en Europe. DCNS s'est lancé dans cette construction pour "conquérir de nouveaux marchés" à l'exportation.


Le constructeur français a déjà proposé son OPV à l'Afrique du sud, qui a lancé un appel d'offres international pour l'acquisition de trois patrouilleurs (voir mes posts du 27 juillet et du 6 septembre). Il a également des prospects en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie (Malaisie).

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 12:55

http://www.letelegramme.com/ar/imgproxy.php/PhotoIntuitions/2011/06/18/1341142_9931523-1photo-20110618-m111n.jpg?article=20110618-1001341142&aaaammjj=20110618

source letelegramme.com

 

20 octobre 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le vendredi 21 octobre 2011 à 11h30, aura lieu la cérémonie de mise à disposition par DCNS du patrouilleur hauturier L’Adroit à la Marine nationale au centre DCNS de Lorient.

 

A cette occasion, le Vice-amiral d’escadre Xavier Magne, commandant de la Force d’Action Navale, représentant le chef d’Etat-major de la Marine, fera reconnaître le Capitaine de frégate Loïc Guyot comme commandant du navire.

 

La mise à disposition de cet outil industriel (qui n’est pas propriété de la Marine) est un partenariat « gagnant-gagnant » :

 

- La Marine met en œuvre ce navire, acquiert l’expérience opérationnelle à la mer sur ce type de bâtiment et développe une capacité d’expérimentation de différents systèmes (optronique, communications, drones, etc.).

- DCNS, qui a développé ce bâtiment sur ses fonds propres, bénéficie du retour d’expérience d’une marine de haut rang ainsi que du label « sea proven » pour ce navire à l’exportation.

 

Ce bâtiment, né d’une proposition de DCNS, est mis à disposition de la Marine pour 3 ans et sera employé dans le cadre régulier de ses missions de sauvegarde maritime (secours en mer, immigration clandestine, police des pêches, lutte contre les pollutions, lutte contre le narcotrafic, surveillance maritime).

 

Source : Marine Nationale

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 11:35
OHQ européen : la France jette le gant ?

20 octobre 2011 par Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Entre le quai d’Orsay et l’Elysée, on ne peut pas dire qu’il y ait une même longueur d’onde sur les questions européennes. Tandis qu’Alain Juppé défend une meilleure coordination européenne, au « Chateau », Nicolas Sarkozy et son équipe préfèrent miser sur les coopérations bilatérales, entre Etats, entre « gens responsables ». Il en est particulièrement de la politique de défense et de la coopération franco-britannique. Avant le sommet franco-britannique de décembre à Paris, il s’agit donc d’éliminer tous les sujets qui fâchent – il y en a quelques uns ! – pour se concentrer sur les quelques difficultés.

 

La coopération industrielle franco-britannique patauge encore comme en témoigne Gérard Longuet, le ministre de la Défense lors d’une audition à l’assemblée nationale, ainsi que l’a remarqué mon collègue de Secret défense. « Il faut inciter les Britanniques à partager notre conception de la politique industrielle. » Concernant le projet de drone Male « Nous devons les convaincre que, dans notre conception du long terme, nous voulons avoir des fournisseurs européens en partant de ceux qui sont aujourd’hui les plus impliqués, ce qui nous garantirait avec sécurité la continuité de l’évolution du dispositif. Au contraire, un appel d’offres mondial pourrait nous conduire à sélectionner des fournisseurs performants sur l’instant et absents au rendez-vous en période d’évolution des fournitures ou de réparation. »

La question du quartier général européen est ainsi une question qui pourrait troubler cette fameuse « entente cordiale ». Et les diplomates ont reçu instruction de faire mezzo vocce sur cette revendication traditionnelle française, au moins pour les mois à venir. Une désertion en rase campagne des Français qui laissent ainsi les pays latins et Allemands porter, seuls, cette revendication.

On ne dira jamais assez comment cette discussion de l’OHQ, évoquer aujourd’hui la question d’un quartier général d’opération militaire de l’UE, en pleine crise budgétaire et tangage généralisé européen, revient à agiter un chiffon rouge devant les Britanniques (qui n’en ont pas vraiment besoin). Agitation plutôt inutile si la Haute représentante, Catherine Ashton, avait décidé une mesure de réorganisation interne dans ses structures de gestion de crises, pour permettre la mise en place, au moins sur le principe, de cet Etat-Major civilo-militaire de gestion de crises que tout le monde attend et qui est primordial si l’Union européenne veut tenir son rang au plan mondial. Elle a le pouvoir, juridique, et la légitimité, politique. Et elle aurait été soutenue par tous les pays (sauf le sien). Encore fallait-il pour cela, avoir un peu d’ambition, un peu d’audace et un peu de courage…

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 11:20
Armées : mise en garde après la Libye

20/10/2011 par Frédéric Pons – valeurs Actuelles

 

L’état-major fait le premier vrai bilan des opérations. Il demande aux députés de ne pas relâcher l’effort de défense. Au nom de la cohérence de l’outil et du maintien des capacités de la France.

 

Les éléments que Gérard Longuet, le ministre de la Défense, et l’amiral Édouard Guillaud, le chef d’état-major des armées, viennent de confier aux députés de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, les 4 et 5 octobre, dressent le premier bilan officiel des opérations en Libye. Cette audition vaut avertissement sur les choix que feront, dans quelques semaines, les responsables politiques. Elle intervient au moment où les états-majors et les financiers préparent l’indispensable mise à jour de notre livre blanc sur la défense et définissent les budgets militaires à venir, à la veille d’une campagne électorale qui sera marquée par beaucoup trop de promesses.

 

Dans les armées, déjà abonnées de longue date à la rigueur, aux déflations, aux reports et aux gels de programme, on craint des budgets “hyper serrés” et de nouveaux sacrifices.

 

On redoute l’impact du surcoût de l’opération “Harmattan” sur l’enveloppe affectée aux opérations extérieures : entre 330 et 350 millions d’euros au 30 septembre, 430 millions si l’opération est prolongée jusqu’au 31 décembre. Cette dépense est jugée raisonnable. « Certains disent, notamment à Bercy, que nous coûtons cher, remarque l’amiral Guillaud. Mais si l’on fait une comparaison avec d’autres pays, nous sommes très bon marché. »

 

Les militaires espèrent que le bilan plutôt flatteur d’Harmattan et les enseignements des dix ans de guerre d’Afghanistan ne seront pas oubliés au moment des choix budgétaires. Le “resserrement” leur fait redouter un nouvel affaiblissement de l’outil de défense, au moment où tant de pays, hors d’Europe, augmentent leurs dé penses militaires.

 

Le volume d’activités assurées en Libye, du 19 mars au 30 septembre, démontre l’ampleur des savoir-faire français et la diversité des missions : environ 4 500 sorties (20 000 heures de vol), le quart de celles de la coalition, 35 % de ses missions offensives, 20 % des frappes. Plus de 750 objectifs ont été détruits, avec l’utilisation, pour la première fois au combat, de 15 missiles de croisière Scalp-EG par les Rafale Air et Rafale Marine.

 

L’entraînement des équipages et la qualité du soutien logistique ont permis à l’armée de l’air, au groupe aérien embarqué à bord du Charles-de- Gaulle – déployé en mer du 22 mars au 12 août – et aux avions de patrouille maritime de participer à toutes sortes de missions : défense aérienne, attaque au sol, reconnaissance (renseignement), surveillance, ravitaillement en vol (toutefois assuré en grande partie par des appareils américains). Plus discrets, les sous-marins nucléaires d’attaque ont eux aussi participé, à leur manière, au recueil du renseignement, et les bâtiments de ravitaillement ont maintenu la permanence du soutien logistique. Message de l’amiral aux députés : « Harmattan a montré l’impérieuse nécessité de disposer d’une telle flotte. Et cela tombe bien puisque cette capacité, vieillissante, devra être renouvelée dans les prochaines années. »

 

L’armée de terre a pris sa part des combats, avec son groupe aéromobile formé d’une quinzaine d’hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma, embarqués à bord des BPC (bâtiments de projection et de commandement) Mistral puis Tonnerre. Ces nouveaux bâtiments (un troisième, le Dixmude, devrait rejoindre la flotte l’an prochain) n’ont pas déçu. À la fois navires de commandement et porte-hélicoptères d’assaut, plates-formes pour des opérations amphibies et hôpitaux flottants, ils ont prouvé leur polyvalence. Appuyés par deux hélicoptères Caracal de l’armée de l’air, ces “hélicos kaki” ont mené une trentaine de raids et détruit 550 objectifs (431 missiles antichars Hot tirés). Leur engagement a assuré 90 % des frappes héliportées de la coalition, contre 10 % aux Apache du porte-hélicoptères britannique HMS Ocean.

 

Nos forces ont rarement utilisé autant de types de munitions

 

La satisfaction du commandement français est réelle, comme l’a confirmé l’amiral Guillaud : « Nos armées ont participé à tous les volets de l’opération : l’embargo maritime, l’interdiction de survol du territoire libyen et la protection des populations. […] De façon inédite et sans préavis, nous avons engagé nos trois armées, soit plus de 40 aéronefs, 20 hélicoptères, une dizaine de bâtiments de combat et de soutien […]. Au total, 25 bâtiments se sont succédé pendant sept mois pour assurer la permanence des opérations maritimes. »

 

La fierté des équipages est évidente. Leurs exercices d’entraînement au vol tactique (à très basse altitude) et au pilotage de nuit (avec des jumelles de vision nocturne) ont montré leur efficacité. Pas de casse et aucune perte au combat, malgré les contraintes logistiques fortes (maintenance assurée nuit et jour en pleine mer), des choix tactiques éprouvants (décollages, vols, attaques et appontages de nuit), des modes d’action risqués (meutes d’hélicoptères, chasseurs à basse altitude).

 

L’armée française avait rarement utilisé autant de munitions dans un temps aussi court : environ 1 000 bombes, 600 missiles, 1 500roquettes. Près de 3 000obus de 100 et 76 millimètres ont aussi été tirés par les frégates et les avisos, ce qui n’avait plus été fait depuis le Liban, entre 1982 et 1984. Harmattan a même remis à l’honneur l’artillerie navale. Les nouvelles frégates pourraient être dotées d’un calibre supérieur à celui prévu (127 millimè tres au lieu de 76).

 

Les députés ont bien compris le message de mise en garde porté par ces bilans chiffrés. « Aucune armée, de l’air, de terre ou de mer, ne détient seule la capacité de résoudre une crise, insiste l’amiral Guillaud. C’est leur complémentarité et la combinaison de leurs moyens qui donnent de l’efficacité à l’action militaire. C’est aussi leur niveau de préparation, d’entraînement et de réactivité qui permet d’agir vite et d’aller droit au but. Tout cela montre la cohérence des efforts que nous avons consentis. Ces efforts, nous ne devons pas les relâcher. »

 

Le relâchement – ou pas – se lira dans les prochains budgets et surtout dans les engagements des candidats à la présidence de la République. Compte tenu de l’état actuel de l’outil de défense, un gain financier immédiat serait suivi, à brève échéance, de conséquences graves pour ses capacités et sa cohérence. La France possède « un mécanisme d’horlogerie que très peu de pays sont capables de réaliser », rappelle Édouard Guillaud.  

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 07:55

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/02/Harfang-090711-F-4859J-003.jpg

 

 

Presque 200 militaires français, essentiellement des légionnaires du 2e REP (le Régiment étranger parachutiste de la Légion étrangère), quittent l’Afghanistan. Cette décision a officiellement été annoncée aujourd’hui. C’est le premier retrait français opéré dans ce pays d’Asie. D’ici la fin 2012, la France retirera environ 1 000 hommes sur 4 000 engagés sur place.

 

Une décision américaine suivie par la France

 

Ce retrait est opéré dans un vaste mouvement – plus ou moins concerté entre alliés – déclenché par la décision américaine de retrait, comme l’a confirmé le ministre de la Défense, Gérard Longuet, ce matin sur France-Inter. « C’est la volonté du président de la République. (…) Les Etats-Unis ont opéré un retrait. Nous effectuons un retrait proportionnel ». Mais pour le Ministre, ce retrait est aussi possible car l’armée afghanne est là. Et de vanter sa bonne tenue. « Pourquoi est-ce possible. Car les secteurs sont transférés à l’armée afghane qui une réalité sur le terrain et assume la fonction de sécurité ».

 

4 vagues pour le premier désengagement d’ici la fin 2012

 

Ces 200 hommes seront suivis par d’autres en 4 vagues si on en croit le chef d’Etat-Major aux armées, l’Amiral Guillaud, qui avait détaillé le planning récemment lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Cela commencera, dès la fin de ce mois, par une compagnie de combat et ses appuis, soit 200 hommes. D’ici décembre, encore 200 hommes rentreront, en tenant compte des besoins de la coalition. » Nous réduirons nos effectifs d’une nouvelle tranche en mars prochain et nous achèverons notre désengagement partiel au cours du deuxième semestre 2012. »

 

Lire également :

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 07:20

http://www.ihedn.fr/userfiles/image/enjeux_defense_securite.jpg

 

19.10.2011 IHEDN

 

En partenariat avec le ministère de la Justice et des Libertés, l’IHEDN organise les 18 et 19 octobre à l’attention d’une trentaine de hauts magistrats, un séminaire dont l’objectif est de les informer sur l’évolution des menaces liées notamment, aux actions terroristes et aux risques de toute nature.

 

Au programme de ces deux journées : « Les nouveaux enjeux géostratégiques mondiaux », « Les forces françaises en Afghanistan », « Témoignage, la gestion de crise », « Analyse de la crise financière et économique », « L’adaptation du dispositif de veille et de sécurité sanitaire aux nouveaux enjeux », « Cyberdéfense et lutte contre les menaces informatiques », Les risques environnementaux / le lendemain énergétique » et « Le risque nucléaire après Fukushima ».

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 06:40
Audition du général Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air

18 octobre 2011, sélectionné par Spyworld

 

M. le président Guy Teissier. Mon général, comme chaque année, nous attendons votre analyse sur le projet de loi de finances. Les perspectives nous semblent plutôt encourageantes, avec l’acquisition de drones, l’étude d’une commande d’avions ravitailleurs dont nous avons bien besoin et la montée en puissance – relative, avec onze appareils par an – du Rafale. Nous avons néanmoins quelques inquiétudes relatives à la rénovation du Mirage 2000D et à celle de nos radars métropolitains. Nous souhaiterions avoir votre sentiment sur ces différents points.

 

L’audition de cette année revêt un caractère particulier, l’armée de l’air étant en première ligne dans l’opération Harmattan en Libye. Nous avons pu, grâce à vous, nous rendre à Solenzara pour y rencontrer certains de vos personnels engagés sur ce théâtre. Nous en avons apprécié les prouesses, la technicité, la disponibilité, la compétence et la résistance.

 

Le contexte stratégique et industriel est en pleine mutation, comme l’illustre le rapprochement franco-britannique, ou encore la volonté du Président de la République de mettre à jour notre Livre blanc. Pourriez-vous, mon général, nous donner votre vision des défis que devra relever l’armée de l’air dans les prochaines décennies ?

 

M. le général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air. C’est avec fierté et plaisir que je me présente devant vous pour la troisième fois. Cette année, mon audition revêt effectivement une dimension particulière, l’armée de l’air ayant connu un niveau d’engagement sans précédent, voire exceptionnel, sur de nombreux théâtres, dont le théâtre libyen. Je tiens à souligner, comme vous venez de le faire, la compétence, l’abnégation et la détermination de nos militaires, et en particulier celles de nos aviateurs. Ils ont été au rendez-vous des missions fixées par le chef de l’État. Ils sont aussi au rendez-vous d’une réforme indispensable, mais ô combien difficile.

 

Voilà environ un an, peu de temps après vous avoir présenté nos capacités en Provence, je déclarais qu’« une armée de l’air moderne, tournée vers l’avenir, est loin d’être un luxe. C’est, à mes yeux, un atout indiscutable pour une Nation qui veut compter sur la scène internationale ». Les événements qui se sont déroulés depuis ont largement illustré ces propos. Si notre pays a pu imposer sa voix dans le concert des nations et être un élément moteur de la mobilisation internationale qui a permis au peuple libyen de prendre en main son destin, l’action de l’armée de l’air y a été essentielle. Notre pays aurait-il pu réunir autant de nations autour de la résolution 1973 de l’ONU s’il n’avait pas disposé d’une armée de l’air capable, dès les premières décisions, dès les premières heures, d’imposer non seulement une zone d’interdiction aérienne au-dessus du territoire libyen, mais aussi d’empêcher les forces de Kadhafi d’intervenir à Benghazi, sauvant ainsi vraisemblablement cette ville du carnage ? La puissance aérienne a démontré par cette opération, si tant est qu’il en était encore besoin, toute sa justification et toute sa pertinence dans les crises actuelles.

 

C’est par cette dimension opérationnelle que je souhaite débuter mon propos, pour faire écho au niveau d’engagement exceptionnel de nos aviateurs dans le vaste éventail des missions qui leur sont confiées. Dans un deuxième temps, je dresserai un état des lieux, comme vous m’y avez invité, de la réforme de grande envergure qui touche notre institution, et d’abord ses hommes et ses femmes. Enfin, je terminerai en évoquant les perspectives de modernisation de l’armée de l’air, de ses capacités actuelles et futures, à l’aune du retour d’expérience des opérations et du projet de loi de finances 2012.

 

À ce jour, environ 4 000 aviateurs et une centaine d’avions et d’hélicoptères de l’armée de l’air sont engagés hors du territoire métropolitain dans le cadre d’opérations extérieures (OPEX) ou de prépositionnement de forces. Cette aptitude à la projection s’est particulièrement illustrée lors de notre implication dans l’opération Harmattan en Libye. Mais nous en avons la démonstration au quotidien depuis dix ans en Afghanistan, jour pour jour, et bien plus encore en Afrique et sur d’autres théâtres.

Lorsque je me suis rendu devant votre commission pour expliquer et donner quelques éléments d’éclairage sur l’opération que nous avions engagée en Libye, j’ai souligné que notre action devait s’inscrire dans la durée.

Dès le 23 février, il nous a fallu évacuer nos ressortissants. Nous l’avons fait dans l’ordre, grâce à nos avions de transport stratégique et à la capacité d’anticipation de nos politiques et de nos militaires. Que serait-il advenu si nous avions tergiversé et attendu ?

 

La campagne de renseignement menée en amont des opérations a permis d’établir un ordre de bataille : grâce aux Mirage F1 équipés du pod ASTAC et du C160 Gabriel, les moyens aériens y ont joué un rôle prédominant, qu’on n’a sans doute pas suffisamment souligné. Ainsi, dès le premier jour, le 19 mars, nous avons pu lancer les premiers raids avec des Mirage 2000-5, des Mirage 2000D ainsi que des Rafale. Cette capacité dite « d’entrée en premier » a été déployée avec un bon degré de maîtrise des risques et sans une appréhension trop forte de la menace, que nous avions pu évaluer à sa juste mesure. Cela nous a évité des opérations lourdes de destruction des menaces aériennes, qui auraient sans doute fragilisé les opérations elles-mêmes. Deux atouts ont permis cette performance : le maintien d’une posture permanente en France et l’aptitude à passer très rapidement, voire instantanément, du temps de paix au temps de crise sur nos bases aériennes. Ces dernières ont ainsi justifié leur vocation d’« outils de combat », que ce soit au service de la posture permanente de sûreté ou d’opérations extérieures comme celle-ci.

Je tiens à souligner un autre facteur clé du succès des opérations : la maîtrise de la violence, qui est demeurée en permanence proportionnelle aux objectifs politiques recherchés, ce qui n’était pas aisé. En somme, la puissance aérienne a permis un emploi précis, retenu et dosé de la force au travers d’une large palette d’effets, allant du tir d’opportunité à la frappe conventionnelle, y compris stratégique, avec des missiles de croisière. Nous sommes donc très loin des bombardements massifs d’antan : 100 % de nos tirs ont été des tirs de précision, effectués dans le strict respect des règles d’engagement et avec le souci constant d’épargner la population que nous étions venus sauver.

Par ailleurs, et cela me semble intéressant pour les choix à venir, l’empreinte humaine générée par l’armée de l’air est restée en permanence limitée – avec une moyenne d’une vingtaine de personnes par avion de chasse –, quelles que soient les plateformes de déploiement à partir desquelles nous avons été amenés à opérer. L’emploi de l’arme aérienne a ainsi permis de répondre à des objectifs politiques ambitieux pour un coût financier et humain maîtrisé. En Crète, encore aujourd’hui, 310 aviateurs sont déployés pour servir seize avions de chasse. Ce ratio me paraît satisfaisant et favorable ; il est en tout cas inférieur à celui de la plupart de nos alliés.

 

Je précise que ces opérations ont été menées dans une période de transition, caractérisée par des réformes profondes, en particulier de notre soutien. Cette expérience démontre que les bases de défense fonctionnent correctement et qu’elles ont pu apporter le soutien nécessaire.

 

Dès le début de l’opération, j’avais demandé à l’armée de l’air de se préparer à durer. C’est ce qu’elle a fait. Aujourd’hui encore, nos avions volent au-dessus de la Libye, une vingtaine de sorties étant effectuées quotidiennement, soit pour renseigner, soit pour intervenir. Évidemment, le rythme des interventions a baissé. Mais nous sommes toujours présents et ce jusqu’à la fin des opérations.

 

L’opération Harmattan a démontré la forte capacité de notre armée de l’air à travailler avec ses partenaires étrangers. Nous avons accueilli et soutenu nos amis qataris et émiratis. Nous avons également travaillé de manière constructive avec nos partenaires européens du commandement européen du transport européen (EATC) créé voici à peine un an.

Cet engagement de haute intensité ne doit pas nous faire oublier les autres théâtres d’opérations et prépositionnements, auxquels nous continuons à participer avec la même constance et la même efficacité : l’Afghanistan, les Émirats Arabes Unis, où cinq de nos Rafale sont déployés en permanence, Djibouti, le Tchad, où nous maintenons également des avions de combat. J’observe que le nombre et la diversité des théâtres d’opérations sur lesquels nous sommes engagés ont évidemment un prix, notamment en termes humains. Le fait d’être présents sur tout l’arc de crise, tel qu’il avait été défini par le Livre blanc, implique des efforts de reconstitution de notre potentiel.

Ces missions opérationnelles menées hors de notre territoire ne peuvent pas nous faire oublier la contribution de l’armée de l’air aux missions permanentes. Dans le même temps nous devons assurer, et c’est même une priorité, notre contribution à la dissuasion nucléaire.

 

J’avais insisté l’an dernier sur la rénovation de notre composante, qui est maintenant terminée. L’ASMP-A équipe un escadron de Mirage 2000N et de Rafale. La réduction d’un tiers du format des armes est aujourd’hui effective. L’ensemble de ces avions, que ce soit les Rafale de Saint-Dizier ou les Mirage 2000N d’Istres, contribuent directement aux opérations en Libye, ce qui prouve leur polyvalence et leur aptitude à mener aussi bien des missions nucléaires que des missions classiques. Ces moyens sont certes prévus, préparés, entraînés pour la dissuasion nucléaire, pour cette mission d’excellence, mais ils sont également utilisables et utilisés pour des missions conventionnelles. Il en est d’ailleurs de même de nos ravitailleurs. Ainsi ne peut-on plus dire aujourd’hui que la composante aéroportée est strictement dédiée à la mission de dissuasion nucléaire. Le fait qu’elle soit utilisable dans un vaste spectre de missions participe à l’optimisation de nos moyens et de nos outils. C’était ce que nous souhaitions. L’opération Harmattan a été l’occasion de le démontrer.

 

Une autre de nos missions permanentes est celle de la police du ciel. Cette année n’a pas échappé à la règle. Il en va de la sûreté de notre pays et de son espace aérien. À l’aune de l’anniversaire du 11 septembre 2001, une telle mission, qui fait appel en permanence à 900 aviateurs, reste une priorité.

 

Ces nombreuses opérations ne doivent pas cacher la véritable préoccupation qui est la mienne – au-delà de la préoccupation humaine : le maintien en condition opérationnelle (MCO) de nos appareils, qui garantit la disponibilité de nos équipements et le moral de nos équipages. Cette « bataille du MCO », nous l’avons en partie gagnée. J’en veux pour preuve le fait que depuis près de sept mois, nous volons en permanence en Libye et en Afghanistan et sur tous les théâtres que j’ai rappelés, avec une disponibilité de l’ordre de 95 %.

 

Cet effort a évidemment un prix et une influence sur l’entraînement et la régénération de nos forces. Ainsi nos jeunes ont-ils moins volé que nous ne l’avions prévu : de 110 à 130 heures pour les pilotes de chasse, alors que nos objectifs sont de l’ordre de 180 heures, conformément aux standards de l’OTAN. Dans le cadre des perspectives pour 2012, je considère qu’il est prioritaire de donner à nos jeunes pilotes les moyens de s’entraîner et de se préparer aux opérations futures avec le même niveau de compétence que leurs anciens, même si l’expérience de ces derniers est déjà pour eux un facteur de motivation. À cet effet, nous avons besoin des crédits de MCO prévus dans le décret du recomplètement du budget OPEX, dit « décret d’avance sur les OPEX ». Notre demande est de l’ordre de 120 millions d’euros. Mais il ne faut pas se leurrer, la régénération doit s’inscrire sur un plus long terme, c’est-à-dire au-delà de 2012. À ce stade, j’évalue à une cinquantaine de millions d’euros l’effort supplémentaire qui sera demandé. Il conviendra de le confirmer en 2012.

 

Il est clair que les résultats d’aujourd’hui sont directement la conséquence des efforts que nous avons consentis hier et du soutien que vous nous avez apporté pour gagner la bataille de la disponibilité et du MCO. D’importantes réformes ont été menées, dont le déplacement d’un certain nombre d’instances comme celui de la structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques de la défense (SIMMAD) vers Bordeaux, ou la concentration des moyens en pôles de compétences. Mais nous n’aboutirons que si nous menons une politique constante, en particulier en ce qui concerne les ressources financières et humaines.

 

J’en viens à l’état des lieux de la réforme. On aurait tort d’oublier que toutes ces opérations sont vécues par notre personnel sur un fond de restructurations profondes.

 

Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, l’objectif de déflation est de 15 900 aviateurs pour un format cible qui sera inférieur à 50 000, dont un quart travaillera d’ailleurs à l’extérieur de l’armée de l’air dans des missions de soutien interarmées, soit 25 % du format initial de l’armée de l’air en 2008. Entre 2008 et 2011, nous avons supprimé 7 360 postes. En 2012, la déflation annuelle des effectifs de l’armée de l’air sera de 2 200 postes ; elle sera atteinte, je m’en porte garant.

 

Ces efforts, qui sont considérables, se traduisent de manière visible. Ne serait-ce que sur la période 2008 – 2010, c’est-à-dire sur trois ans, la diminution des effectifs de l’armée de l’air s’est concrétisée par une économie nette de masse salariale que j’estime à 300 millions d’euros, en intégrant dans ce décompte les mesures d’incitation au départ. Et l’année 2011 n’échappera pas à la règle.

 

Nous terminerons la gestion 2011 pour l’armée de l’air à 17 millions d’euros près, c’est-à-dire à 0,5 % de la masse salariale qui nous était fixée. J’y vois le signe d’une gestion particulièrement rigoureuse, notamment de la part de la direction des ressources humaines. Ce résultat n’est pas dû au hasard : nous avons pris des mesures en matière d’effectifs, d’avancement et même de recrutement afin de respecter les termes de la réforme. L’armée de l’air croit en cette réforme ; elle a confiance et tient ses engagements. Bien entendu, les aviateurs en attendent les dividendes.

La réforme se traduit aussi par la fermeture de nombreuses implantations, qui engendre progressivement des économies de fonctionnement. Ces économies sont reversées au budget de soutien de l’ensemble des implantations de défense et non pas strictement au budget de l’armée de l’air. Ce n’est qu’un changement de référentiel.

En 2011, la base de Reims a été complètement fermée et celle de Taverny l’a été en grande partie. En 2012, l’effort sera encore plus grand puisque nous fermerons quatre bases principales : Brétigny, Cambrai, Metz et Nice, ainsi que trois bases outre-mer : la Réunion, Papeete et les Antilles. Ainsi, en l’espace de quatre années, nous aurons fermé 12 bases aériennes.

 

Les hommes et les femmes de l’armée de l’air consentent des efforts considérables pour mener à bien cette réforme. Ils en attendent légitimement des effets positifs et concrets. Il faut que l’outil de travail suive et soit à la hauteur de la motivation et de l’engagement de nos hommes et de nos femmes. Cette modernisation doit se traduire dans leurs conditions de vie. De nombreuses avancées ont eu lieu : nouvelles grilles indiciaires et diverses mesures, que je ne cesse de faire valoir auprès de mes troupes. Les militaires doivent pouvoir vivre en harmonie avec leur société. Cela implique que nous soyons vigilants.

 

La réforme passe aussi par la modernisation de notre armée de l’air et de ses équipements. Nous essayons de la conduire en fonction du retour d’expérience des différentes et nombreuses opérations que nous menons. Nous avons la chance de passer au filtre de la réalité nos visions de l’avenir et nous ne nous en privons pas.

 

Nous retenons de ce retour d’expérience que nous devons être attentifs au maintien des compétences et à la satisfaction des nouveaux besoins, en particulier dans le domaine du renseignement, des systèmes d’information et de communication ou de la maintenance aéronautique. Nos hommes et nos femmes doivent être capables d’analyser les informations qui affluent à différents niveaux. Les nouveaux systèmes d’information exigent des experts pour assurer leur sécurité, de plus en plus souvent mis en danger par les cybercriminels. La maintenance aéronautique suppose non seulement des moyens financiers, mais encore des bras et des têtes. En ce domaine aussi, il nous faudra veiller au niveau de compétence requis et au nombre de spécialistes à conserver au sein de notre institution.

S’agissant des équipements, les opérations en Libye ont montré, dès le 19 mars, la polyvalence du Rafale. Je me suis récemment rendu en Inde pour en faire la démonstration à mes homologues indiens, et j’ai été surpris de découvrir qu’ils n’étaient pas au fait de notre performance opérationnelle, en tout cas pas de celle du Rafale. Les faits ont d’ailleurs confirmé que cet avion pouvait assurer des missions défensives, offensives et de reconnaissance, comme aujourd’hui à partir de la Sicile, avec des armements très divers : armements guidés laser, armements tirés à distance de sécurité comme nos armements sol-air modulaires et missiles de croisière. C’est le seul avion au monde capable de réaliser une telle prouesse aujourd’hui et nous avons tout lieu d’en être fiers. Il faut le faire savoir.

Pour ce qui est des perspectives d’avenir, le Livre blanc prévoit que la composante aérienne projetable se compose à l’horizon 2020 d’un parc unique d’avions polyvalents de type Rafale et Mirage 2000. À l’aune du retour d’expérience, cet objectif confirme sa pertinence : toutes les flottes de l’armée de l’air et de l’aéronavale ont été et sont employées pour les opérations en Libye et en Afghanistan. Actuellement, trois de nos Rafale et trois de nos Mirage 2000D sont positionnés en Afghanistan, ce qui préfigure bien le format de l’armée de l’air du futur.

 

Je considère que la rénovation à mi-vie du Mirage 2000D, bien que repoussée pour des besoins budgétaires, demeure une opération indispensable pour maintenir la cohérence de notre outil de combat aérien. Cette rénovation, d’un coût unitaire modeste, fera du Mirage 2000D un aéronef polyvalent, qui pourra assurer, entre autres, les indispensables missions de police du ciel dans notre espace aérien.

 

Enfin, au-delà de l’analyse qualitative, le retour d’expérience des opérations démontre toute la nécessité de disposer d’une flotte de combat en quantité suffisante pour tenir dans la durée. C’est l’objet de l’analyse des formats que nous devons continuer à conduire, les éclairages fournis par le Livre blanc prouvant leur pertinence.

 

Notre flotte se compose d’environ 250 avions de combat en ligne. Nous avons engagé la réduction prévue par le Livre blanc – un tiers de l’aviation de combat sur cinq ans – et nous sommes un peu en avance sur cet objectif. Précisons que, sur ces 250 appareils, certains Mirage F1CT et Mirage 2000C, utilisés en Libye, seront retirés du service dès le début de l’année 2012.

 

Les opérations actuelles confirment le caractère primordial de la fonction stratégique connaissance et anticipation. Les drones y jouent un rôle incontournable, ainsi que nous l’avions prévu depuis de nombreuses années.

Notre armée de l’air peut s’enorgueillir d’une forte expérience acquise grâce aux systèmes intérimaires en Afghanistan et en Libye : 100 % des drones disponibles – et donc 100 % de l’escadron de Cognac – sont aujourd’hui déployés au-dessus du ciel libyen à partir de la Sicile, ou en Afghanistan. C’est pour nous une expérience irremplaçable, qu’il nous faudra entretenir.

Le système de drones futur est en cours de définition. Le système intérimaire, qui doit nous conduire à ce drone à l’horizon 2020, a lui-même été retenu par notre ministre sur la base du drone Heron TP de la société israélienne Israeli Aerospace Industries (IAI). Il faudra donc l’importer et, si nécessaire, le franciser. Mon souci est évidemment d’éviter toute rupture capacitaire en la matière car nos compétences n’y résisteraient pas. Des hommes et des femmes ont dépensé beaucoup d’énergie pour développer et maîtriser cette capacité, notre devoir est de faire en sorte qu’ils puissent continuer dans cette voie.

 

La fonction connaissance et anticipation est aussi soutenue par d’autres moyens : le Transall Gabriel, spécialisé dans la guerre électronique, dont on nous livrera un exemplaire rénové cette année ou encore quatre nacelles de reconnaissance nouvelle génération RECO-NG adaptées sur Rafale, qui permettent d’obtenir de l’information en temps quasi réel, ont montré leur efficacité durant les opérations libyennes – elles sont d’ailleurs toujours utilisées.

Comme vous l’avez-vous-même souligné, monsieur le président, en Libye, 80 % des missions de ravitaillement en vol sont effectuées par des avions ravitailleurs américains. Il est évident que le lancement du programme de ravitailleur polyvalent MRTT est impératif, sous peine de perdre des capacités opérationnelles tant dans le domaine de la projection des forces que dans celui de la dissuasion nucléaire, qui s’appuient aujourd’hui sur nos vénérables C135 entrés en service il y a quarante-sept ans – ce qui fait courir à cette flotte un risque réel de rupture capacitaire et entraîne en tout cas un coût certain d’entretien. Je recommande vivement que cette future acquisition soit patrimoniale pour éviter certains écueils identifiés par nos amis britanniques et pour disposer d’une autonomie totale sur une flotte stratégique car ces appareils sont indissociables de la composante nucléaire aéroportée.

 

L’année écoulée a également montré combien les capacités de transport stratégiques étaient cruciales. Je pense à nos Airbus A340, dont le contrat de leasing se termine en 2015 et qui doivent être remplacés par les MRTT, et qui nous ont permis de rapatrier non seulement nos ressortissants de Libye, mais encore ceux du Japon après le séisme.

Vous avez évoqué la lenteur relative de la montée en puissance du Rafale. Nous devrions néanmoins pouvoir ouvrir le troisième escadron Rafale en 2012 à Mont-de-Marsan ; en tout cas, nous nous y employons. Pour le quatrième, il nous faudra évidemment attendre beaucoup plus longtemps.

 

En dehors de ce programme Rafale qui nous tient à cœur, la rénovation des Mirage 2000D, le programme de drones MALE et le MRTT sont les trois priorités sur lesquelles l’armée de l’air doit faire porter son effort.

 

Toutefois, la modernisation de l’armée de l’air passe également par la mise en service de l’A400M. À ce sujet, je suis tout à fait d’accord avec le délégué général pour l’armement (DGA) : on ne saurait concevoir que l’A400M arrive dans les forces sans disposer d’un soutien technique à la hauteur des ambitions que permet ce programme. Sachez que l’utilisation de l’A400M nous aurait permis de diviser par quatre le besoin de flux de transport nécessaire au soutien de l’opération Harmattan.

 

En attendant, l’armée de l’air percevra en 2012 cinq avions Casa CN235, qui nous permettront de préserver a minima les compétences tactiques de nos équipages, de les faire voler pour les endurcir et de les préparer à l’arrivée de l’A400M.

 

Parmi les autres motifs de satisfaction de l’année 2011 et du PLF 2012, je citerai les systèmes sol-air nouveaux comme l’Aster 30 ou le SAMP-T, lequel a déjà fait la démonstration de son bon fonctionnement et sera déclaré opérationnel dans les jours à venir. Ce système présente des capacités d’interception contre les missiles balistiques tactiques. Encore faut-il lui adjoindre une capacité de surveillance, dans le domaine spatial par exemple, avec le démonstrateur SPIRALE ou encore les radars longue portée ; pour détecter, identifier et suivre les missiles balistiques en question. Il s’agit également d’un système polyvalent, dans la mesure où il peut détruire non seulement des aéronefs, des missiles de croisière, voire des drones, mais également des missiles balistiques tactiques, à condition évidemment de s’inscrire dans un ensemble de moyens cohérents.

 

Je vous ai tracé le portrait d’une armée de l’air au service de notre pays, qui fait face aux missions les plus exigeantes partout où cela est nécessaire, une armée de l’air qui n’est pas figée dans des dogmes dépassés, qui s’adapte aux évolutions du monde et qui est au rendez-vous des réformes, une armée de l’air parmi celles qui comptent dans le monde.

 

Il nous appartient aujourd’hui de continuer la modernisation de notre institution, à l’aune des ambitions politiques que notre pays souhaite afficher. Nos femmes et nos hommes constituent incontestablement notre plus grande richesse. Ils consentent depuis de nombreuses années des efforts pour atteindre les objectifs des différentes réformes. Ils sont en droit d’en toucher les dividendes, car jamais ils n’ont baissé les bras, ayant su constamment se mobiliser pour donner le meilleur d’eux-mêmes au service de leur pays.

 

Alors que se termine dans quelques mois cette législature, je souhaite ici remercier en toute modestie cette commission, ses membres, et en premier lieu son président, pour le soutien indéfectible que vous avez apporté à nos armées, à notre armée de l’air et à son personnel. Nos succès d’aujourd’hui sont aussi vos succès.

 

M. le président Guy Teissier. Merci beaucoup, mon général.

Nous espérons que, dans un peu plus d’un an, l’A400M sera en dotation dans l’armée de l’air. Êtes-vous prêts à le recevoir, tant sur le plan des infrastructures que sur ceux de la formation et de la maintenance ?

Vous avez évoqué la fermeture, l’année prochaine, de plusieurs bases. Or s’agissant de Nice, je ne connais que le Mont Agel, qui n’est pas vraiment une base, mais plutôt un sémaphore perché au sommet d’une colline.

Si les bases de la Réunion, de Papeete et des Antilles doivent fermer, à partir d’où l’armée de l’air pourra-t-elle intervenir dans ces zones ? La base de la Guyane sera-t-elle suffisante pour intervenir aux Antilles, notamment pour effectuer des patrouilles en mer ? Dans la zone l’océan Indien, il n’y aura strictement plus rien : à partir de quel endroit l’armée de l’air va-t-elle opérer avec la compagnie du 2e RPIMA actuellement basée à la Réunion ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. S’agissant de l’A400M, l’état de préparation de l’armée de l’air est satisfaisant. Nous faisons beaucoup d’efforts.

 

L’arrivée d’un nouvel avion est l’occasion de moderniser profondément les bases pour se projeter dans l’avenir. Au reste, le personnel ne comprendrait pas que ce ne soit pas le cas. Il n’y a pas de commune mesure entre les investissements réalisés en termes d’infrastructures et de soutien logistique et le coût des programmes eux-mêmes. À Orléans, nous avons essayé de construire la base du XXIsiècle, pour rendre les gens plus heureux d’y vivre – il s’agit d’une base répondant à des normes de développement durable et réalisée à partir d’un projet lancé il y a déjà cinq ans.

 

La formation devrait être en place. J’insiste tout particulièrement sur la simulation, qui nous permettra de gagner des heures de vol précieuses et d’accélérer ainsi la formation des pilotes. Ces besoins devraient être opérationnels en septembre 2013.

 

S’agissant du MCO, la situation est plus délicate. Comme vous l’a dit M. Laurent Collet-Billon, le DGA, la négociation, qu’il lui appartient de mener, est très difficile. Il est essentiel que ce soutien soit en place dès le début du programme. Il faut savoir que nous travaillons sur le sujet, la main dans la main avec les Britanniques. C’est l’occasion de mettre en commun nos intelligences et de renforcer notre pression sur les industriels pour qu’ils nous proposent les meilleures solutions possibles. Je suis sûr que ce travail en commun nous permettra de dégager une synergie : une des idées forces de ce programme est de partager tout ce que l’on peut. Nos deux pays ont donc une belle occasion de montrer l’exemple.

 

Monsieur le président, il y a bien une base aérienne à Nice – la base aérienne 943 –, laquelle comprend deux sites. Le premier se trouve à Roquebrune-Cap-Martin. Pour des raisons liées au foncier, nous n’aurons aucun mal à négocier notre départ. Le second site est celui du Mont Agel, lequel fait partie de notre dispositif de surveillance, dispositif qui, au demeurant, se réduit progressivement au fil des progrès de la technologie et de la capacité d’information. Nous conserverons le radar de Nice-Mont Agel, dont la position privilégiée permet de surveiller la Méditerranée, en le « télé-opérant », c’est-à-dire en le modernisant. C’est tout l’enjeu de la rénovation du système de commandement et de conduite des opérations aériennes – SCCOA. Une telle mesure était absolument indispensable.

 

Nous devrons par ailleurs continuer à rénover notre système de radars et à abaisser le seuil de détection pour assurer la protection optimale de notre espace aérien avec des technologies modernes, moins coûteuses en matière de soutien que nos radars anciens. Je vous incite à vous rendre à Drachenbronn ou même à Nice pour voir ce que sont des radars anciens, que notre personnel a grand mérite à entretenir.

 

Nous devrons en revanche fermer la base de Nice, mais en nous assurant de l’avenir des personnels, qui ne sont pas très nombreux – 500 ou 600 personnes –, tout en faisant en sorte de continuer à y entretenir des capacités et le radar qui y est associé.

 

S’agissant de l’outre-mer, une clarification me semble nécessaire. À la Réunion, la fermeture de la base aérienne n’entraînera pas la suppression du Transall qui est déployé sur place ; simplement, celui-ci sera soutenu par une base de défense. Mais il n’y aura plus de base aérienne en tant que telle, avec des moyens de soutien dédiés.

En revanche, nous partirons complètement des Antilles. Nous y opérerons depuis la Guyane, sur un quota d’heures de vol mis à la disposition du commandant supérieur des forces armées aux Antilles, et à partir de déploiements qui se feront à la demande. Ce volet de la réforme de l’outre-mer nous fait perdre une capacité instantanée de réaction.

Quant à la fermeture de la base de Papeete, elle se traduira par le transfert des capacités d’hélicoptères vers la marine nationale – qui interviendra en l’occurrence avec des Dauphins.

 

M. Jean-Claude Viollet, rapporteur. Je tiens à saluer le travail exceptionnel de l’ensemble des personnels de l’armée de l’air, tous métiers confondus. La préparation des appareils en opération nécessite en effet un engagement particulier de leur part. La question de la régénération, que vous avez évoquée, se pose aussi pour le personnel. Certains métiers, comme les armuriers ou les interprètes image, connaissent d’ailleurs une certaine tension, augmentée par la multiplicité des points de déploiement et par le caractère disparate des flottes, qui sont parfois des micro-flottes. Ainsi, pour 75 ou 76 Mirage 2 000D, on ne compte pas moins de dix appareils différents. La question de l’homogénéisation de la flotte est donc nécessaire pour préparer l’avenir et faire des économies.

 

La rénovation du Mirage 2000D, qui doit être engagée en 2013, ne sera pas effective avant 2017, ce qui est bien tardif. Comme nous l’avions demandé l’an dernier par un amendement, le pod ASTAC sera intégré, même hors rénovation et dans l’urgence – il n’est que temps, car le Mirage F1CR est sur le point de quitter le service. La rénovation du Mirage 2000D, avec notamment l’installation d’un pod de désignation laser, doit lui assurer la capacité air-air qui lui permettra de tenir la posture permanente de sécurité. Pouvez-vous nous donner des précisions complémentaires sur la rénovation ?

 

Pour ce qui est du MRTT, le premier des appareils devrait être livré en 2017, au lieu de 2010, et le dernier en 2024. Nos appareils, déjà cinquantenaires, auront encore pris de l’âge. Les études de levée de risque ne peuvent pas attendre 2013 : pour ce qui concerne les systèmes de communication, les réseaux informatiques, la navigation autonome ou des questions plus complexes et stratégiques comme celle de savoir s’il faut ou non mixer le fret et les passagers, ces études devraient être engagées dès maintenant et des crédits suffisants devraient être inscrits à cet effet dans la loi de finances de 2012.

 

Comme je l’ai par ailleurs indiqué récemment au ministre, la base d’Istres devra disposer des infrastructures nécessaires lorsque le MRTT arrivera – ce qui représente plusieurs centaines de millions d’euros de travaux, qui ne sauraient être financés sur une année et pour lesquels des crédits d’études devraient également être prévus.

 

M. Bernard Cazeneuve. Quelle est votre vision du fonctionnement des bases de défense, pierre angulaire de la réforme ? De combien de bases de défense l’armée de l’air doit-elle disposer ? Existe-t-il un modèle économique permettant de mesurer les coûts de chaque base de défense mutualisée et, plus globalement, les économies générées par cet outil ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Le Mirage 2000D était, jusqu’à l’arrivée du Rafale, notre fer de lance, en particulier en Afghanistan. L’adaptation à cet appareil des systèmes nécessaires, comme le système Rover, qui permet une relation directe entre les forces au sol et le système aérien et en améliore considérablement l’efficacité, a créé des micro-flottes qu’il convient aujourd’hui d’harmoniser. Les opérations en Libye ont confirmé que nous avions eu raison de procéder à ces aménagements à mesure que les moyens humains et financiers étaient disponibles. L’étape suivante est la décision de rénovation profonde à prendre dans le cadre du Livre blanc, qui doit être concrétisée dans la prochaine loi de programmation militaire.

 

L’Inde est très satisfaite de ses Mirage 2000 et a engagé leur rénovation, ce qui représente un contrat très important pour notre industrie – 1,4 milliard d’euros dans un premier temps, à quoi s’ajouteront les armements adaptés. Il convient donc de profiter de cette rénovation pour dégager toutes les synergies possibles avec les industriels. Je rappelle à ce propos que l’Inde envisage également l’acquisition d’un avion multirôle pour lequel le Rafale et l’Eurofighter sont en compétition.

 

En termes de concept d’emploi, le MRTT a bien vocation à être un avion multirôle : au-delà du transport de fret et de passagers et du ravitaillement, il doit peut-être se voir confier d’autres missions – jouant par exemple un rôle de nœud de communications sur les théâtres d’opérations, afin de fournir une information en temps réel. Il y a là une occasion à saisir. Je rappelle en outre que cet appareil remplacerait trois flottes différentes : les A340, dont le contrat de leasing prendra fin en 2015, les A310, dont l’efficacité est limitée, malgré la compétence des personnels, et les C135. Une telle homogénéisation représente une véritable modernisation en termes tant de capacités que de systèmes de maintenance – cette dernière étant désormais de type civil. L’A330, que nous avons vu en Espagne, donne toute satisfaction à l’Australie et ne manquera pas de satisfaire bientôt le Royaume-Uni.

 

Les bases de défense interarmées fonctionnent incontestablement. Une quinzaine de ces bases, à vocation plus spécifiquement aérienne, sont pilotées par des aviateurs. Les cultures se croisent et l’on n’a pas relevé à ce jour de difficultés particulières, sinon pour les systèmes d’information. Il conviendra bien entendu de veiller à ce que chaque armée conserve son identité au sein de cet environnement interarmées. Le fonctionnement de ces bases dépend avant tout de la volonté des hommes et des femmes qui leur sont affectés et de leur commandement de tirer le meilleur de ce que chacun peut apporter.

 

Des économies de plus de 10 % avaient déjà été réalisées dans les budgets des trois armées au cours des deux ou trois années précédant la création des bases de défense, au prix d’une pression considérable. Ces bases, dont beaucoup ont aujourd’hui moins d’un an d’existence, devront certes générer davantage de synergies, mais il faut leur en laisser le temps. Nous devons être très vigilants dans la recherche d’un équilibre, car le fonctionnement de ces bases conditionne l’efficacité de nos forces. Il conviendra notamment de veiller aux conditions de vie et de travail de notre personnel, même si cette responsabilité est désormais collective sous l’égide du chef d’état-major des armées et ne relève plus de chacun des chefs d’état-major. Je suis au demeurant agréablement surpris par la dynamique qui s’engage.

 

J’avais par ailleurs souhaité que, lorsque cela serait possible, les commandants de bases aériennes soient aussi commandants de base de défense. Je suis satisfait de constater que les opérations ont montré, notamment à Saint-Dizier, l’efficacité de cette unicité de commandement, qui est facteur de cohérence. L’opérationnel doit toujours primer sur le soutien.

 

M. Michel Grall. Quelle est la situation de l’exportation des Rafale ? Le groupe Dassault ayant besoin, pour maintenir sa chaîne de production, d’une cadence minimale de onze appareils par an, des exportations insuffisantes pourraient-elles peser sur votre budget d’équipement ?

 

M. Damien Meslot. L’ancien ministre de la défense, Hervé Morin, avait indiqué lors d’une visite à la base aérienne de Luxeuil qu’en cas de réalisation du contrat de vente de Rafale actuellement en cours de négociation avec la Suisse, les avions vendus pourraient être basés à Luxeuil pour l’entraînement de leurs pilotes. Pouvez-vous confirmer cette information ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. L’acquisition par la Suisse d’un avion de combat moderne se confirme, mais les conditions exactes doivent encore en être précisées et je ne suis donc pas en mesure de vous confirmer cette information. D’autres pistes sont également envisagées. Il est certain, en tout cas, que le partenariat avec l’armée de l’air française est un critère important pour les Suisses dans cette affaire et donc un atout considérable pour nous.

Pour ce qui est de l’export du Rafale, le meilleur critère est celui des capacités opérationnelles de cet appareil, qui inspirent confiance aux prospects. Il va cependant de soi qu’en la matière, d’autres critères entrent également en jeu.

Le volume de commandes nécessaires a été évalué à 11 appareils par an. Ce calcul ne concerne pas seulement Dassault, mais d’autres industriels, comme Safran, Thales ou MBDA, ainsi que de nombreux sous-traitants qui représentent toute une chaîne de compétences. L’armée de l’air s’investit totalement dans cette mission. Nos armées doivent en effet savoir démontrer leur savoir-faire et proposer des partenariats aux pays identifiés comme des prospects. Ceux-ci sont du reste très confiants dans notre aptitude à les former et à les soutenir. Quant aux considérations financières et politiques, elles ne sont pas de ma compétence.

 

M. Yves Vandewalle. Je m’associe à l’hommage que mes collègues ont déjà rendu au remarquable professionnalisme de l’armée de l’air, en particulier en Libye, où l’action militaire a été menée avec un grand discernement au service d’objectifs politiques clairs.

 

Quelles sont, notamment en matière d’armement, les capacités militaires du drone Heron TP, que le Gouvernement a choisi pour succéder au Harfang ?

 

Par ailleurs, quelles suites seront données au démonstrateur SPIRALE, dont M. Yves Fromion et moi-même avons pu constater les performances ?

 

Mme Françoise Hostalier. Nous admirons tous la manière dont l’armée de l’air a assumé et assume encore l’opération Harmattan et rendons hommage à tous ses personnels.

 

Cette opération s’est déroulée au moment même où s’opérait la création des bases de défense, ce qui a pu se traduire par quelques déséquilibres. Au vu d’un premier bilan, préconisez-vous une réorientation et la redistribution de certains moyens pour renforcer la sécurité de notre territoire ?

Le retour d’expérience de la coopération avec le Royaume-Uni a-t-il modifié ou invite-t-il à modifier certaines mesures des traités de coopération entre nos deux pays ?

 

Quel est enfin le retour de la magnifique campagne de recrutement à laquelle a récemment procédé l’armée de l’air ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Dans la répartition actuelle des responsabilités, le drone Heron TP relève aujourd’hui de l’état-major des armées et des services du DGA. Une équipe pluridisciplinaire doit se rendre prochainement en Israël pour en savoir plus et des études ont été lancées pour connaître le potentiel d’évolution de cet équipement. Nous avons réussi à convaincre l’ensemble des acteurs que les drones futurs devaient pouvoir être armés en tant que de besoin et avec des armements adaptés. Il conviendra de savoir quelles adaptations devront être apportées à ces systèmes pour les intégrer à notre dispositif, comme nous l’avons fait lors de l’acquisition du SIDM – baptisé Harfang –, auquel ont été adaptés de précieux systèmes tels que la Satcom pour les liaisons satellitaires. Ce drone a ainsi pu être utilisé en Afghanistan et en Libye et toutes les études montrent qu’ils pourraient être utilisés ailleurs si cela s’avérait nécessaire. Ces technologies rares répondent donc à un besoin fondamental et nous serons très exigeants en la matière – c’est notre métier. Nous devons obtenir au minimum le même niveau de service qu’aujourd’hui : il a suffi de quelques jours, en Sicile, pour intégrer le Harfang, ce qui a permis de diffuser l’information à tous les acteurs du terrain.

 

Le démonstrateur SPIRALE relève quant à lui plutôt du commandement interarmées de l’espace, mais l’armée de l’air porte une attention toute particulière à l’espace, domaine dans lequel elle possède de grandes compétences et tient à garder un rôle moteur. Le succès du démonstrateur nous permet de nourrir quelques ambitions en la matière. Bien qu’il semble difficile de transformer le démonstrateur SPIRALE en outil opérationnel, comme cela a pu être le cas pour d’autres démonstrateurs, de tels outils sont nécessaires pour connaître les menaces balistiques de toute nature. Avant même toute action, une telle connaissance est indispensable pour nous éviter d’être tributaires d’informations issues d’autres sources.

 

Madame Hostalier, vous m’interrogez pour savoir si la concomitance des opérations et de la restructuration entraînera une redistribution des moyens prévus par une réforme dont les objectifs ont été définis en 2007-2008. Je vous répondrai qu’il semble que nous ne pourrons tenir les termes de cette réforme – comme le fait d’ailleurs très rigoureusement l’armée de l’air – que si cette dernière s’accompagne d’une modernisation. Nous avons atteint des objectifs chiffrés mesurables. L’étape suivante fera sans doute l’objet d’un débat en 2012 ou 2013, mais, si les aviateurs ne touchent pas les fruits de cette modernisation, ils se sentiront un peu lésés. Certains éléments de modernisation déjà acquis ne sont certes pas négligeables, mais il ne faut pas s’arrêter là, sous peine de perdre une partie des fruits de notre investissement. Du reste, la réforme ne sera pas achevée en 2012 et la réduction des effectifs court jusqu’en 2016.

 

Il faudra veiller à préserver, voire à développer, les compétences nécessaires, en rééquilibrant notre effort. Cela ne concernera peut-être que de petits effectifs, car les capacités tiennent parfois à un petit nombre d’hommes très compétents, comme le montrent les exemples de l’escadron de drones et de l’escadron de sauvetage et de combat de Cazaux. Ce dernier, sollicité à la fois en Afghanistan et en Libye, ne dispose cependant plus à Cazaux que de deux hélicoptères, ce qui est insuffisant pour entraîner le personnel. Des décisions devront donc être prises rapidement.

La relation entre l’armée de l’air française et la Royal Air Force est ancienne et nous célébrerons bientôt, avec mon homologue britannique, l’action des forces aériennes françaises libres depuis le Royaume-Uni. La coopération, bien que prometteuse, est difficile, car nous disposons de peu d’équipements communs hormis les missiles de croisière – puis, demain, l’A400M et, souhaitons-le, les MRTT que nous partagerons et qui représenteront une masse critique intéressante. Nous menons aujourd’hui même un exercice de projection de forces en Écosse et harmonisons nos procédures. La coopération est pragmatique et elle progresse. Il sera cependant difficile de la concrétiser à court terme dans de grands projets très visibles, et il convient donc de travailler sur le long terme. Le projet de drones à l’horizon 2020 est en ce sens intéressant, malgré les difficultés d’interfaçage liées au fait que le Royaume-Uni s’équipe actuellement de drones américains. Au-delà du domaine opérationnel, dans lequel la convergence est relativement facile, il sera donc nécessaire de rapprocher les calendriers politiques et budgétaires.

 

Le niveau de modernisation des deux armées de l’air est très différent. Le Royaume-Uni a modernisé une bonne partie de sa flotte de transport et acquiert actuellement des ravitailleurs de nouvelle génération et une dizaine de drones du type Reaper. Par ailleurs, alors que la France mise exclusivement sur le Rafale et le Mirage 2000D, le Royaume-Uni prévoit d’utiliser trois avions : le Tornado, l’Eurofighter et, malheureusement, le F35 JSF américain. Pourquoi, comme je n’ai pas manqué de le demander à nos amis indiens, acheter cet avion de combat à caractère plutôt offensif si l’Eurofighter est annoncé comme un appareil polyvalent ?

 

Quant à la campagne de recrutement, nous en sommes très satisfaits. Il faut en effet préparer l’avenir en attirant tous les talents – nous avons ainsi souligné que l’armée de l’air était « toute une armée ». La campagne visait également, en termes de communication interne, à mettre en valeur tous les hommes et les femmes de l’armée de l’air, du pilote à celui qui le soutient.

 

M. Christophe Guilloteau. Je vous remercie, mon général, de votre appréciation sur le travail de notre commission. Nous nous passionnons tous ici pour ce que représente la défense dans notre pays. Mon département a la chance d’abriter la base du Mont Verdun, très impliquée dès le 19 mars dans l’opération Harmattan – dont nous n’avons du reste qu’à nous louer, car elle a permis d’éviter en Libye une situation difficile.

 

À ce propos, quand selon vous le travail sera-t-il « fini » ? Avez-vous déjà procédé à un retour d’expérience pour identifier d’éventuelles difficultés autres que celles qui ont été constatées sur les avions ravitailleurs ?

 

M. Yves Fromion. Pouvez-vous nous donner quelques précisions sur la qualité et la performance des équipements engagés dans l’opération Harmattan – qu’il s’agisse des pods RECONG et de désignation laser ou encore des armements délivrés ? Il semble en effet que nous n’ayons pas disposé de certains équipements, notamment lors de l’utilisation de bombes à inertie ou en béton. Quels enseignements tirez-vous de l’adaptation des armes à des opérations de ce type ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Il faut en effet, monsieur Guilloteau, que les opérations se terminent, mais cela suppose d’avoir des certitudes quant à la stabilisation de la situation en Libye. Au-delà des deux poches de résistance pour lesquelles les opérations évoluent positivement chaque jour, il nous faut nous assurer que rien, dans l’ensemble du pays, ne puisse compromettre la sécurité du territoire libyen et de la population. C’est à ce moment seulement que nous aurons atteint les objectifs qui nous ont été fixés.

 

J’en tire deux conclusions partielles. Tout d’abord, tout le monde est d’accord, au plus haut niveau, pour fixer des critères déterminant la fin des opérations – c’est, selon moi, une question de jours ou de semaines. Par ailleurs, et c’est là une autre étape, il faut réfléchir à l’avenir : la Libye aura besoin de soutien pour reconstruire sa sécurité, dans le cadre d’une négociation beaucoup plus vaste où la France voudra peut-être – mais ce n’est pas de mon ressort – jouer un rôle.

Le retour d’expérience est un processus continu. Ainsi, l’opération Harmattan a démontré la capacité d’autonomie et à « entrer en premier » évoquée notamment dans le Livre blanc. De fait, peu de pays étaient prêts à engager instantanément leurs forces le 19 mars. La France l’a fait grâce à ce processus continu et aux compétences rares qui nous ont permis de contrôler les opérations en temps réel et à distance, notamment depuis Mont Verdun et Paris, en disposant de tous les outils nécessaires.

 

Il faut également souligner que nous n’avons pas eu à lancer de programmes en urgence opérationnelle pour l’adaptation de différents armements, comme nous l’avions fait lors de l’opération au Kosovo. C’est là une belle réussite de notre programmation. Le Rafale polyvalent a été disponible en temps voulu, ce qui est une performance, l’adaptation des pods de reconnaissance et des armements guidés par laser remontant à quelques mois seulement. Je répète souvent que « la guerre, c’est demain », ce qui suppose que nous soyons prêts à la faire tout de suite. Nous ne devons donc pas prendre de retard dans l’adaptation de nos équipements, même si cela conduit parfois à la création de micro-flottes.

 

Tous nos choix se sont révélés pertinents. Ainsi, la polyvalence que nous recherchions pour le Rafale n’était pas seulement celle de ses missions, mais également celle de ses effets : le développement de la famille d’armements air-sol modulaires a permis l’intégration à moindre coût d’une famille de munitions permettant de développer à la fois des armements plus lourds et plus légers, destinés à des objectifs différents. Plus les séries sont longues et l’exportation importante, plus faibles seront les coûts. Il faut cependant souligner que la miniaturisation, certes indispensable, a un prix souvent élevé. Nous avons ainsi testé de nombreux systèmes, comme les bombes à béton, efficaces lorsqu’elles font mouche – ce qui est le cas dans 50 % des cas –, mais qui exigent un système de guidage centimétrique.

 

Pour résumer, c’est l’entraînement quotidien et exigeant de nos équipages qui paie. C’est non seulement le nombre d’heures de vol, mais aussi tout notre système de formation qui se concrétisent ici, ce qui doit nous inciter à continuer à nous battre pour la disponibilité de nos appareils et pour la conduite d’exercices dans des conditions réalistes, notamment en nous entraînant avec nos partenaires, en particulier Britanniques.

L’armée de l’air était prête au bon moment et a réussi à durer. Je ne vous ai pas caché les difficultés liées à la régénération des forces au terme de près de sept mois d’efforts qui s’ajoutent à notre déploiement sur de nombreux théâtres, mais, avec les compétences dont nous disposons aujourd’hui et avec votre soutien, nous pourrons mener à bien ces missions. Les quelques dizaines de millions d’euros nécessaires porteront leurs fruits, comme le font aujourd’hui les budgets investis voilà quelques années.

 

M. Pierre Forgues. On dénombre en France près de 600 aéronefs militaires à démanteler, dont la déconstruction doit respecter des conditions très strictes de protection de l’environnement. La société tarbaise Tarmac Aerosave, première en France dans ce domaine, est aujourd’hui la seule dans notre pays à pouvoir respecter ces conditions, définies dans le cadre d’un projet expérimental mis en œuvre voici quelques années à Tarbes. La ministre de la défense m’avait assuré voici trois ou quatre ans que Tarbes participerait à la déconstruction des avions militaires, mais je n’ai pas eu depuis lors de nouvelles de ce dossier. Pouvez-vous m’indiquer ce qu’il en est aujourd’hui et quel sera le processus dans les prochaines années ?

 

M. Michel Voisin. Qu’en est-il, dans le contexte de l’opération menée en Libye, du renouvellement des stocks d’armes, compte tenu de l’obsolescence de certaines d’entre-elles ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Monsieur Forgues, je ne dispose pas ici d’éléments très concrets sur le dossier de Tarbes, mais je vous les fournirai dès que j’en aurai pris connaissance, dans les prochaines heures. Il est cependant évident que nous devons assumer d’un bout à l’autre la responsabilité de la vie de nos équipements, ce qui suppose des compétences – et je sais en effet qu’il en existe à Tarbes. Le bon sens invite à ne pas disperser ces compétences car, même si les problèmes posés par cette déconstruction sont sans commune mesure avec ceux qui se posent pour d’autres équipements, elle suppose des technologies qu’il convient de maîtriser dans le temps. Il s’agit là d’un champ de compétences d’avenir, auquel sont liés des métiers et qui doit permettre de récupérer des matériaux. Il ne doit pas être résolu simplement par la délocalisation.

 

Contrairement à ce qui a parfois été prétendu, nous n’avons jamais risqué d’être en rupture de stock. Ces stocks ont en effet été gérés selon une vision à long terme et une politique de renouvellement continue et diversifiée, portant à la fois sur les armements guidés laser, les A2SM et les missiles de croisière. Je précise à ce propos qu’en termes de stock, une bombe ne se résume pas au corps de bombe, mais suppose aussi des fusées de proximité et, le cas échéant, un kit de guidage, c’est-à-dire un ensemble à gérer d’une manière cohérente. Pour avoir reçu tous les jours sur mon bureau, tout au long des opérations, l’état des stocks, je puis vous assurer que je n’ai jamais été inquiet à ce propos, même s’il a toujours fallu réfléchir aux moyens de reconstituer ces stocks – car il faut toujours préparer l’avenir.

Les chiffres envisagés pour le décret d’avance OPEX sont de l’ordre de 60 millions d’euros pour un recomplètement nécessaire et suffisant de ces équipements, en tenant compte des besoins nouveaux pour définir des investissements d’avenir. Le projet de loi de finances prévoit ainsi l’acquisition d’armements air-sol modulaires en version métrique infrarouge, qui permettent même de traiter des cibles en mouvement : il s’agit là d’une mesure d’avenir, qui répond à la question de M. Fromion sur la diversification de nos effets. J’espère que nous poursuivrons l’effort de cohérence entre la formation des hommes et l’acquisition de tous les matériels, notamment des armements, nécessaires pour mener à bien nos missions. Posséder des avions de combat sans les équipements nécessaires n’a pas de sens.

 

M. Daniel Boisserie. À en croire les médias, il semble que vous vous soyez bel et bien trouvés en rupture de stock de bombes à guidage laser, redoutablement efficaces, et ayez été dépannés par les Américains.

 

Si les informations que j’évoque sont exactes, ces bombes vous ont-elles été prêtées ou données ? Quelle en est l’incidence sur le budget de 2011 ou sur celui pour 2012 ?

 

M. le général Jean-Paul Paloméros. Je me suis toujours présenté devant votre assemblée avec un impératif d’honnêteté et de franchise. Si nous avions été en rupture de stock, je vous l’aurais dit.

 

J’ai indiqué précédemment comment nous avons su gérer nos équipements grâce aux lois de programmation, cadre indispensable pour donner une perspective d’avenir à notre outil de défense. La question des armements est très sensible lorsqu’on en a besoin, mais cesse instantanément de l’être lorsque les opérations s’achèvent. Un chef d’état-major doit rappeler qu’il est inutile de disposer de systèmes coûteux et de s’entraîner autant que nous le faisons si l’on ne dispose pas des stocks d’armes nécessaires.

 

Nous n’avons pas eu besoin de faire appel aux Américains pour leur demander de nous donner, de nous prêter ou de nous vendre des bombes. Les chiffres dont je dispose me permettent de vous assurer qu’il n’y a pas de difficulté en la matière. Il n’en faut pas moins nous demander comment nous reconstituerons demain nos stocks, et cela d’autant plus que notre industrie n’est pas toujours capable de produire certaines bombes. C’est là certes un autre problème, mais il touche à notre souveraineté : faut-il savoir produire des bombes pour être un pays souverain ?

 

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 06:20

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/940403-1115791.jpg?v=1318958515 

Photo MN

 

18 Octobre 2011 Jean-Dominique Merchet

 

Son chef d'état-major détaille les choix faits : pas de SNA dans l'Atlantique, annulation de missions, prélèvement d'équipement sur les frégates, décalage de formation, etc.

 

L'opération Harmattan a-t-elle poussée la Marine nationale à l'extrême limite de ses capacités ? On se souvient de l'avertissement de son chef d'état-major d'alors, l'amiral Pierre-François Forissier, sur l'usure du potentiel du Charles-de-Gaulle qui avaient suscité une certaine incompréhension. Alors que les opérations touchent à leur fin, son successeur l'amiral Bernard Rogel est venu dresser le bilan devant les députés de la commission de la défense.

 

"On ne peut parler de sur-utilisation de la marine lors de l'opération harmattan : la Marine a fait son métier qui est de faire des opérations" a-t-il rappelé. Néanmoins, doit-il constater "nos moyens ont été sollicités de manière exceptionnelle et requièrent aujourd'hui toute notre énergie pour le maintien et la régénération de notre potentiel". Rien de plus normal qu'après la guerre, il faille se reconstituer. Mais cela a un coût : "un surcroît de dépenses inhabituel, de l'ordre de 100 millions d'euros sur les périmètres du Maintien en condition opérationnelle naval et aéronaval". L'amiral reconnait que "le format de notre Marine est aujourd'hui juste suffisant pour répondre aux ambitions de défense et de sécurité de notre pays".

 

Le chef d'état-major de la Marine a détaillé les décisions qu'il avait fallu prendre pour permettre à la Marine de s'engager en Libye : "interruption de la présence d’Atlantique 2 en Océan indien suite aux déploiements au Sahel puis en Libye, alors que la piraterie ne faiblit pas, absence de sous-marins nucléaire d'attaque en Atlantique pendant quatre mois, réduction de la présence en Océan indien à un seul bâtiment de surface à compter du mois de juin, gel de la mission Corymbe dans le golfe de Guinée en juillet 2011; annulation de deux missions sur quatre de lutte contre le narcotrafic en Méditerranée". "La disponibilité des forces n’a pu être maintenue qu’au prix d’une tension extrême sur nos moyens de soutien. À titre d’exemple, à peine trois mois après le début des opérations, les taux de prélèvements de pièces sur les bâtiments avaient augmenté de 300 %, la permanence d’une frégate de défense aérienne de type Horizon en état opérationnel a, en pratique, nécessité la mutualisation d’équipements entre les deux frégates (32 prélèvements mutuels sur des composants majeurs comme les conduites de tir, le radar de veille aérienne et la propulsion)."

 

"Cette opération a conduit la Marine à se retirer de certains exercices et a induit une petite baisse d’activité dans le domaine de la formation, notamment pour la lutte anti-sous-marine. Certaines décisions ont dû être décalées, telles que la transformation de la flottille 11F sur Rafale. Il va donc falloir à la marine un peu plus de six mois pour revenir à l’ensemble de ses qualifications opérationnelles."

 

Globalement, "le premier semestre 2011 se caractérise par une augmentation de l’activité globale de 12 % de l’ensemble des bâtiments. Ainsi, ce sont en moyenne 3 170 marins qui ont été engagés dans des opérations extérieures au premier semestre, contre 1 280 pour l’ensemble de l’année 2010. Aujourd’hui, la consommation de potentiel dépasse l’allocation annuelle de plus de 30 % pour le porte-avions, les bâtiments de projection et de commandement (BPC) et les avions de patrouille maritime Atlantic 2. En bref, nous venons de vivre une période « extra-ordinaire » au sens très littéral du terme, c’est-à-dire très au-delà de l’ordinaire budgétaire prévu."

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 06:15

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/940418-1115818.jpg?v=1319032835

 

19 Octobre 2011 Jean-Dominique Merchet

 

Figure bien connue des nageurs de combat et des parachutistes d'essai, Thierry Demonfort, 46 ans, a quitté la Marine nationale et vient d'entrer dans l'entreprise ESG-France, comme directeur des activités aéronautiques et de défense.
ESG est une entreprise d'origine allemande, spécialisée dans les systèmes informatiques et avioniques. Elle travaille notamment avec la DGA et Eurocopter.

Après 30 ans passés dans la Marine, le reconversion de Thierry Demonfort a valeur d'exemplaire. En 1981, il intègrait l'Ecole des mousses à l'âge de 16 ans. Ce sportif comprend très vite que, dans la Marine, sa voie est celle des commandos, qu'il intègre rapidement. Nageur de combat, il rejoint le commando Hubert dans les propulseurs. Mais sa vraie passion est la parachutisme. Chuteur opérationnel, il s'oriente ensuite vers la spécialité de "parachutiste d'essai". Officier marinier, il réussit à devenir officier (Lieutenant de vaisseau). Parallèlement, il se lance des défis sportifs et techniques en matière de saut en tandem : traversée de la Manche et du détroit de Gibraltar, record du monde d'altitude, saut depuis un ballon, saut depuis un Atlantic 2 pour rejoindre un sous-marin, etc. Il a terminé sa carrière comme responsable de "la  conduite des études et programmes du domaine aéroporté et du domaine de la sécurité sauvetage pour la marine nationale".

(Pour lire son portrait paru en 2003 sous ma plume dans Libération, cliquez- ic i et son site personnel en cliquant là )
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