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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 08:10

http://www.estrepublicain.fr/fr/images/3028E419-472D-4BFA-ACD7-599BBFE54FE1/LER_15/ne-a-toul-en-1916-le-general-bigeard-est-decede-dans-sa-ville-le-18-juin-2010.jpg

 

Né à Toul en 1916, le général Bigeard est décédé dans sa ville le 18 juin 2010.

 

21.10.11 Baptiste BIZE estrepublicain.fr

 

Seize mois après le décès du général Marcel Bigeard, ses cendres devraient être transférées au Panthéon

 

Il souhaitait qu‘elles soient larguées au-dessus de Dien-Bien-Phu, là où reposent ses camarades tombés pendant la guerre d’Indochine. Les cendres du Général Marcel Bigeard seront finalement déposées aux Invalides aux côtés des gouverneurs, des maréchaux de France et des plus illustres chefs militaires de la nation.

 

Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a en effet proposé cette option à la fille du Général, Marie-France Bigeard, dans une lettre datée du 18 octobre arrivée à son domicile de Toul avant-hier. « Une très bonne nouvelle », selon l’avocate Anne-Marie Quenette. Cette proche amie de la famille ne tient cependant pas à commenter davantage cette décision qui n’est encore qu’officieuse : « C’est au ministre qu’il revient de l’annoncer. » Contacté hier après-midi, ce dernier n’était pas joignable.

 

Sans attendre, le cabinet de Nadine Morano, la ministre chargée de l’Apprentissage et à la Formation professionnelle qui a été élue députée à Toul dans la même circonscription que Bigeard, a fait savoir en début de soirée que l’État et la famille étaient parvenus à « un accord de principe » : « Gérard Longuet s’est engagé pour que ça aille au plus vite », explique l’attaché spécial de la ministre. « Le choix des Invalides est à la hauteur de l’homme. »

 

Le sentiment est partagé par Christian Piquemal. « Les cendres se trouveront ainsi à côté de celles des maréchaux Lyautey, Foch, Leclerc, Juin, et de Rouget de Lisle », écrit le président de l’Union nationale des parachutistes dans un message envoyé à toutes ses sections, hier. « Cet hommage hors du commun rendu enfin au général Bigeard est la plus belle reconnaissance de son parcours exceptionnel. »

 

Depuis le décès de Marcel Bigeard, le 18 juin 2010, trois ministres successifs — Hervé Morin, Michèle Alliot-Marie et Alain Juppé -, ont tenté de négocier le dépôt d’une urne au pied de la stèle du souvenir situé au milieu de l’ancien champ de bataille sans parvenir à convaincre les autorités vietnamiennes. Au printemps dernier, le ministère de la Défense a proposé de transférer les cendres au Mémorial des guerres en Indochine de Fréjus, dans le Var ; une proposition saluée sans grand enthousiasme.

 

L’intervention personnelle du Lorrain Gérard Longuet semble avoir permis de débloquer la situation. Pas encore officiellement annoncé, le choix des Invalides est déjà applaudi. Une grande cérémonie devrait être organisée à l’occasion du transfert des cendres de la Lorraine vers Paris.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 19:00

Debay-Afghanistan.jpg

 

Par Yves Debay, journaliste et correspondant de guerre :

 

En Kapissa ou en Surobi, à l’annonce que j’étais journaliste, des militaires ne me connaissant pas me jetèrent un oeil noir tandis que d’autres n’hésitaient pas à me dire: « J’espère que vous n’êtes pas comme GHESQUIERE et TAPONIER ». Heureusement la majorité des soldats connait ASSAUT et son dinosaure de chef et je fus formidablement accueilli lors de mon séjour en Afghanistan. C’est ici dans l’infernale chaleur de l’été afghan, au milieu de ces simples héros que sont nos soldats que je pus me rendre compte de l’injustice ressentie par ces derniers vis à vis du traitement médiatique réservé aux journaliste otages.

 

Dans le sauna ambulant qu’est un VAB ou à la popote le soir avec une bière, j’ai souvent entendu dire: » ils ont eu leur portraits sur l’arc de triomphe et nos camarades tombés pour la France n’ont droit qu’aux entrefilets dans les journaux ou un court communiqué entre la météo et les résultats du tiercé dans l’audiovisuel ».

 

Ceci est tout à fait vrai mais nous savons hélas que la vie est injuste, que nos soldats sont de grands modestes et que les médias, les proches et les comités de soutien ne pouvaient que se battre pour libérer les deux otages en choisissant la médiatisation à outrance. Ce n’était peut être pas la meilleure solution mais elle avait l’avantage de mettre en avant un certain lobby de la presse personnalisé par les deux « martyrs ». Malgré la légèreté dont ils avaient fait preuve, ces hommes étaient des Français et ils avaient payé de 547 jours de liberté leur faute. « La punition avait été trop longue » selon certains milieux… A l’annonce de leur libération, on s’était dit: « bravo, ils vont enfin retrouver leur foyer ». On savait le passage médiatique obligatoire et ceux qui connaissaient vraiment la personnalité des deux reporters espéraient qu’à défaut d’un acte de repentance non demandé, ils feraient preuve d’un peu d’humilité. Hé bien non! GHESQUIERE en bon antimilitariste primaire oubliant les moyens qu’elle avait mis pour les localiser n’a pu s’empêcher d’accabler l’Armée française. De plus il a menti à plusieurs reprises sur les conditions ayant mené à la capture de l’équipe de France 3.

 

L’armée n’en veut pas mais le ministre les impose !

 

Par respect pour nos soldats qui jamais n’auront droit à un tel traitement médiatique et dans un simple but d’information, ASSAUT va simplement vous révéler certains faits qui vous démontreront que les « idoles » n’étaient simplement que des ambitieux cherchant le scoop à tout prix et non des journalistes responsables. Ils vont sans doute faire un bon petit livre, un témoignage certes mais qui risque d’être aussi un dossier à charge contre une institution qu’ils vomissent et qui est l’Armée Française. S’ils s’étaient montrés humbles et avaient remercié publiquement les dizaines de soldats qui ont risqué leur vie pour les retrouver, la page aurait été tournée et beaucoup de choses oubliées mais voilà, l’idée n’a même pas du les effleurer. Ce genre de mec n’est pas de la race des grands journalistes assumant la responsabilité de leurs actes mais de celle des fouilleurs de poubelles pétris d’idéologie que chérissent les responsables des grandes chaines publiques. Le mélange d’anti militarisme, de volonté d’abaissement de la France par l’auto culpabilisation perpétuelle additionnée d’une recherche malsaine du sensationnel ont mené au drame de cette prise d’otage qui a causé mort d’homme; car il y aurait bien mort d’homme! Un Afghan, leur chauffeur de taxi aurait été abattu par les Talibans lors de leur capture. Et les soldats qui ont contribué à leur recherche et sécurisé leur libération…ils y ont pensé?

Cette pénible histoire a commencé par une demande de FRANCE 3 à l’État Major des Armées qui souhaitait envoyer sur le terrain GHESQUIERE et TAPONIER pour effectuer un reportage dans le cadre de l’émission « envoyé Spécial ». La demande fut refusée pour deux raisons. La première était que les deux reporters n’avaient guère d’expérience et de connaissance sur l’Afghanistan à part TAPONIER et la seconde était que vus les antécédents des deux hommes, l’Armée de Terre n’avait rien à gagner à les voir oeuvrer sur des sites où une certaine réserve doit être de rigueur. Bref, les militaires savaient parfaitement que l’équipe de France 3 venait en Afghanistan non pour effectuer un travail objectif mais pour y rechercher du sensationnel. Suite à ce refus, la chaîne forte de ses appuis politiques se tourna vers le ministre de la défense de l’époque Hervé MORIN qui imposa aux militaires la présence des deux reporters au sein des garnisons d’Afghanistan. Ceux ci emprunteront un avion militaire pour se rendre au pays de l’Insolence.

 

A peine débarqués sur le sol afghan, les deux hommes vont se faire remarquer par leur arrogance, leur goujaterie et bien sûr le rejet de toutes les règles d’usage lorsqu’on travaille avec des militaires sur un théâtre d’opération. Lorsqu’un reporter arrive en Afghanistan, il a préalablement signé une série de documents en Anglais pour obtenir sa carte d’accréditation ISAF. La procédure est certes lourde et je suis le premier à m’en plaindre mais on ne peut nier que ces documents mettent en garde le journaliste sur les dangers que comporte un séjour dans l’Afghanistan en guerre. GHESQUIERE et TAPONIER étaient plus que prévenus, donc l’argument qu’on ne leur aurait pas dit que l’Afghanistan est un endroit dangereux est bancal. Je crois que n’importe quel citoyen lambda sait qu’il y a une guerre en Afghanistan et que la guerre ça blesse, tue ou mutile. De plus si l’ISAF impose le port du casque et d’un gilet pareéclats c’est qu’il y a des raisons et nos deux « héros » le savaient parfaitement. Enfin dernier point, à l’arrivée au centre de presse de Warrehouse à Kabul, rebelote, il faut à nouveau signer une série de formulaires en Français cette fois. On y trouve une décharge exemptant les forces armées Françaises de toutes responsabilités en cas de blessures ou de mort au combat dans le cadre du reportage. Ces formulaires, GHESQUIERE et TAPONIER les ont obligatoirement signés. Donc ils mentent et prennent le public et les membres de leur fan club pour des idiots en déclarant que l’Armée française ne les a jamais mis en garde sur les dangers d’un séjour en Afghanistan.

 

Une fois les documents signés, la communication opérationnelle envoie le journaliste dans une FOB en zone de combat. Il partira en général en convoi au bout d’un jour ou deux d’attente à Kabul où s’il est chanceux et en fonction du taux de disponibilité des machines, en hélicoptère. Le journaliste sera escorté par un officier de communication, l’off-com qui est souvent une jeune femme du grade de Lieutenant. Je dois avouer que pour un journaliste cette présence peut quelque fois se révéler pesante mais en général tout dépend de la personnalité de l’officier de communication. Le mieux est bien sur de trouver un gentleman agrémente entre le journaliste et l’off-com qui sera le relais entre la presse et l’institution militaire. Le tout est une affaire de confiance réciproque. Le problème est que vu les antécédents de GHESQUIERE et TAPONIER, la confiance n’a certainement pas dû être au rendez-vous. Les deux hommes vont immédiatement tout faire pour tromper la vigilance de l’off-com du 13 BCA et aller filmer et interviewer les soldats sans sa présence. Les questions seront du style: « avez-vous conscience de l’inutilité de votre engagement ici? » Les deux hommes se complaisent dans la provocation permanente et font visiblement tout pour faire sortir les soldats de leurs gonds en espérant une réaction et des paroles brutales qu’ils pourraient exploiter. Quant la malheureuse off-com tente de les rattraper lorsqu’ils essaient de lui fausser compagnie, elle à droit à plusieurs reprises à un doigt d’honneur. Voilà le type d’hommes que le lobby de la presse tente de faire passer pour des « héros » auprès des Français. Le plus virulent est GHESQUIERE. TAPONIER, le caméraman se montrera plus décent mais néanmoins suivra, peut être à regret, son chef de mission.

 

Autre énorme reproche, lorsqu’ils seront intégrés à une unité engagée dans une opération, par leur attitude et le non respect de règles tactiques élémentaires, ils mettront en danger leur vie et celle des soldats. Accompagnant des soldats Américains, ils se seraient conduits d’une facon telle que l’officier en charge de la mission y renoncera. Les deux journalistes feront donc échouer une opération militaire. Confrontée à ces multiples problèmes, l’off-com préviendra son supérieur immédiat, le Lieutenant Colonel Jacky FOURQUEREAU, conseiller en communication à Kabul, d’habitude très souple avec les journalistes et grand communiquant. Ce dernier sera forcé d’en référer à Paris à l’Amiral PRAZUCK, grand patron de la communication militaire qui, fait exceptionnel, devra appeler à plusieurs reprises la direction de FRANCE 3 pour l’informer du comportement de ses reporters.

 

Ceux ci exigent toujours plus et ne comprennent pas qu’en zone de guerre il y a aussi des temps morts et qu’on ne peut monter une opération rien que pour leur beaux yeux. Comme beaucoup de journalistes, ils sont venus en Afghanistan avec un reportage déjà préconçu dans leur tête et seront incapable d’être simplement à l’écoute des soldats. Sans doute déçus de l’accueil et pour cause, ils vont en rentrant à Kabul lancer le processus qui va mener à leur capture. Reconduits à l’aéroport de Kabul, ils ne prendront pas l’avion du retour mais après contact avec leur chaîne vont organiser leur déplorable expédition en Kapissa.

 

« Lorsque nous étions avec l’armée française, nous avons constaté qu’il y avait du trafic civil sur la route dans la vallée de Tagab » a déclaré GHESQUIERE. Cette déclaration semblait, pour lui, justifier le fait qu’il pouvait aller se balader en toute impunité et incognito sur une route de l’Afghanistan en guerre et de plus en Kapissa qui est un fief rebelle. Ce raisonnement est très léger et bien sûr tout à fait indigne d’un professionnel de la presse présenté dans les média comme un vétéran des pays en conflit. N’importe quel journaliste un peu censé sait qu’il y a des dizaines de chouff qui renseignent les insurgés sur les mouvements de l’OTAN. De plus les Talibans montent très souvent des chek-point mobiles sur les axes. Quant au trafic civil, la vie économique se poursuit en Afghanistan malgré la guerre et ceci ne veut nullement dire qu’il n’y a pas de danger. Les deux journalistes dans cet environnement ne pouvaient pas passer à travers les mailles du filet et leur soi-disant neutralité ne leur servait à rien.

 

Le seul moyen de travailler avec les Talibans est de les contacter et d’arranger un rendez-vous comme l’avait fait une journaliste de Paris Match après l’embuscade d’Uzbeen en 2008. Mais en fait qu’allaient faire GHESQUIERE et TAPONIER dans la vallée de Tagab ? Eux seuls bien sur peuvent répondre mais on peut facilement imaginer qu’ils voulaient démontrer que l’Armée française ne contrôlait rien ou pire vu leur haine des institutions militaires françaises assurer aux Talibans, leur sympathie. C’est bien naïf! Pour Taleb, un étranger c’est simplement un sacré paquet de pognon et la garantie que les opérations militaires seront gelées dans la région de détention. Et c’est ce qui s’est passé.

 

Le 30 décembre 2009, GHESQUIERE et TAPONIER sont arrêtés par la population à quelques kilomètres de la COP 49 Hutnik et remis aux Talibans.

 

Dès l’annonce de leur disparition, la TASK Force Lafayette va mobiliser ses Forces Spéciales et lancer une série d’opérations le long de l’axe sur lequel un jeune chasseur alpin de 19 ans aurait pu très bien être tué. Heureusement ce ne fût pas le cas. Un drone SDTI est en permanence et pendant dix jours mobilisé pour les retrouver. On les sait cachés quelque part en fond de la vallée d’Allasay. Le coût des opérations de recherche est énorme et le Général GEORGELIN sera critiqué par la presse pour l’avoir révélé.

 

En fait les militaires français vont probablement localiser l’endroit où sont détenus les otages et ce dernier fera l’objet d’une surveillance constante afin d’éviter qu’ils ne soient transférés au Pakistan où ils seraient hors d’atteinte. De toute façon, les Talibans locaux ont sans doute de bonnes raisons pour les garder en vallée d’Allasay. Les transférer au Pakistan multiplierait le nombre d’intermédiaires et en cas de paiement de rançon, cela ferait autant d’argent en moins pour le groupe les ayant capturés. Le fait de détenir deux otages en zone française va forcément mettre le commandement français dans l’embarras et permettre aux insurgés de bénéficier d’une certaine impunité dans la zone sanctuaire où ils sont détenus. Un officier sous le sceau de l’anonymat me confiera: « Vous n’imaginez pas la frustration de nos gars qui avaient repéré des groupes d’insurgés. Nos soldats les avaient acculés dans une nasse et ils étaient prêts à être détruits par l’artillerie et l’aviation et on a eu l’ordre de ne rien faire parce qu’il aurait pu y avoir des représailles sur GHESQUIERE et TAPONIER ».

 

Un autre aspect méconnu. Dans une guerre de contre insurrection comme celle menée en Kapissa, les opérations psychologiques ou Civilo militaires ont une grande importance. Il est très difficile de gagner les coeurs en raison du Patchoun Wali, le code d’honneur patchoun. Nos soldats en liaison avec l’armée afghane tentent cependant de démontrer à la population qu’ils ne sont pas une armée d’occupation mais qu’ils sont ici pour appuyer le gouvernement central. Certains villages peuvent être récompensés et d’autres délaissés parce qu’on les sait acquis, et quelque fois par la force, aux insurgés. Ici le faible à toujours tort et le fait de reculer pour préserver la vie des otages est un aveu de faiblesse. Par leur légèreté, les deux chouchous des médias ont donc contribué à faire capoter dans de nombreux villages un patient travail de sape. Restait la solution de les récupérer par la force. Les Forces Spéciales avaient repéré l’endroit de détention. En Europe, on ne peut discuter avec les terroristes preneurs d’otages et la force est une solution tout à fait envisageable. Rappelez-vous l’affaire de l’Airbus de Marseille ou de la prise d’otages de l’école de Beslan en Ossétie du nord. Ici une intervention aurait pu réussir mais le coût humain aurait probablement été très élevé. Le fond de la vallée d’Alassay est « territoire indien » et y rechercher des otages était mettre la main dans un nid de guêpes. Opération héliportée? 80% de chance d’avoir un hélicoptère abattu avec sa précieuse cargaison de Forces Spéciales. Au fond de la vallée d’Alassay, il y a des Douchkas et peut être même des KPV de 14.5mm. L’armée française ne dispose hélas que de 4 hélicoptères de transport sur le théâtre et c’est d’ailleurs un vrai scandale. Les Américains auraient certainement refusé de prêter des Blackhawk et des Chinook pour une opération non militaire. Une opération combinée hélicoptère-route aurait été possible mais elle aurait mobilisé au moins deux SGTIA sur une piste propice aux embuscades et sans doute truffée d’IED. Coût estimable de l’opération au moins cinq morts chez nos garçons. De plus à l’annonce du moindre mouvement de troupes, GHESQUIERE et TAPONIER auraient pu être égorgés, cachés ou transférés au Pakistan ou dans une autre vallée. L’option de les récupérer par la force n’avait donc que très peu de chance de réussir et son coût aurait été inacceptable. Personnellement et je l’assume j’aurai eu du mal à voir des garçons de 20 ans se faire déchiqueter par des IED pour deux Charlie Oscar November cherchant le scoop à tout prix. Les autorités ont décidé de payer et j’aurais plutôt laissé les « deux héros » moisir quelques années de plus en compagnie de leurs amis Talibans en vallée d’Alassay. La libération des deux « héros » va également être un vrai crève-coeur pour nos soldats. Dans les COP et FOB sous prétexte d’une panne, internet est coupé. Les agences de presse sont averties de la libération des deux hommes et non nos soldats. De plus l’échange a pratiquement lieu à la porte de la COB Tagab où les Taliban se pavanent en compagnie des agents de la DGSE venus chercher les « deux héros ». Nos soldats se sentent humiliés par cette libération faite dans leur dos.

 

On peut se demander quel est le coût payé pour cette libération. On parle de 20 millions d’euros. Comme d’habitude les autorités démentent, mais de l’argent a été versé et cet argent c’est le nôtre, celui du contribuable français. Et à quoi va servir cet argent? Eh bien a acquérir de l’armement sophistiqué, des munitions, à corrompre les policiers qui laisseront passer les « suicide-bomber », à acheter des IED qui tueront ou mutileront des jeunes de 20 ans. Voilà, messieurs GHESQUIERE et TAPONIER ce que vous avez contribué à faire.

Un Adjudant-chef avec le gros bon sens des hommes qui peinent à la tâche et non des intellectuels de l’ENA qui nous gouvernent me dira: « Pour un soldat, payer ses impots est suicidaire. Cela sert à acheter les armes qui risquent de le tuer ».

Autre chose, en échange de nos deux otages, 17 chefs terroristes ont été libérés et certains ont immédiatement repris du service. Les hommes de la Task Force Lafayette et l’ANA avait déployé des trésors de ruse pour capturer ces chefs et des hommes sont peut être tombés ou ont été blessés. Désormais, ils sont dans la nature et contrairement aux moutons occidentaux, ils n’ont aucun esprit de repentance et vont causer du fil à retordre à nos soldats.

 

Et puis, la profession de la presse a également été punie à cause de l’attitude des deux inconscients. Suite à leur action et par décision gouvernementale, la Kapissa a été interdite aux journalistes pendant presque deux ans. GHESQUIERE et TAPONIER ont donc contribué à créer un black-out médiatique sur cette région. Et pourtant nos soldats ont diablement besoin d’une couverture médiatique impartiale contribuant à renforcer le lien Armée-Nation. Messieurs GHESQUIERE et TAPONIER, vous avez contribué à punir vos propres collègues et à empêcher le peuple français de savoir ce que faisait leur soldats. Un Colonel de la communication m’a dit: « Monsieur DEBAY, n’écrivez pas cet article. Cela ne changera rien et de toute façon les grands lobby ont toujours raison. C’est un combat perdu d’avance ».

 

Désolé Mon Colonel, l’article est écrit et il n’y a jamais de combat perdu d’avance. Depuis la Grande Guerre à l’exception peut être de l’Armée de Lattre nous perdons des batailles parce que là haut, certains de nos grands chefs sont des carriéristes prêts à toutes les compromissions avec le pouvoir en place.

 

Notre Armée est celle de la République et non du pouvoir en place et il est peut être temps de voir les officiers généraux cesser d’être des avaleurs de couleuvres professionnels. Lobby presse OK mais ce dernier ne doit pas commander aux opérations et c’est ce qui est arrivé avec la lamentable affaire GHESQUIERE et TAPONIER. Nos soldats méritent autre chose car eux ils paient de leur sang.

 

Avec un peu d’excessivité mais c’est tout à fait pardonnable dans le contexte, un jeune sergent de 21 ans du 1 RCP me dit: « On libère les otages et on enterre les soldats ». Yves DEBAY

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 12:00

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/ceremonie-2/1419597-1-fre-FR/ceremonie-2.jpg

 

21/10/2011 Marine nationale

 

Jeudi 20 octobre 2011, le vice-amiral d’escadre Stéphane Verwaerde, Major général de la Marine (MGM) et le général de corps d’armée Jean Philippe Margueron, Major général de l’armée de Terre (MGAT) ont co-présidé la cérémonie de la pose de la première pierre du centre de formation interarmées Caïman NH90. Elle s’est déroulée en présence du général Pertuisel, commandant l’aviation légère de l’armée de Terre, du général Gourlez de La Motte, commandant l’école de l’aviation légère de l’armée de Terre et du contre-amiral Denys de Bonnaventure, amiral commandant l’aéronautique navale.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/mgat-et-mgm-posent-la-pierre-3/1419592-1-fre-FR/mgat-et-mgm-posent-la-pierre-3.jpg

 

Le centre de formation interarmées, situé sur la base école général LEJAY au Luc en Provence, assurera la formation de tous les techniciens au sol et la qualification technique des équipages qui évolueront sur Caïman NH90 . Le centre sera armé au 2/3 par l’armée de Terre et 1/3 par la Marine. Les locaux seront livrés le 1er juillet 2012. Le CFIA regroupera, d’ici 2013, 166 personnes dont 84 personnes ont déjà rejoint le centre à l’été 2011.

 

Au cours de la cérémonie, le MGM a déclaré partager «la fierté et le plaisir de co-présider aujourd’hui avec le MGAT cette cérémonie de pose de première pierre du CFIA NH 90. L’arrivée de nouveaux moyens performants pour nos armées est toujours un moment particulier. (…) Il symbolise l’interopérabilité entre l’armée de Terre et la Marine, dont une nouvelle preuve éclatante vient d’être donnée par le succès de nos opérations conjointes en Libye. »

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:40

http://www.lefigaro.fr/medias/2011/10/21/e406aa46-fc1d-11e0-9b78-4252cfd10e96.jpg

 

Un avion Rafale et un missile Mica à bord du Charles de Gaulle, au large de la Libye, le 22 mars dernier. En 26.000 sorties, les Français n'ont déploré aucune perte. Crédits photo : JEAN MICHEL TURPIN/Le Figaro Magazine

 

22/10/2011 Par Isabelle Lasserre  - Figaro.fr

 

La mission de l'Otan prendra fin le 31 octobre prochain. Lors de l'opération contre Kadhafi jeudi, c'est l'intervention de deux avions français, soutenus par un drone américain, qui a permis d'arrêter la colonne de véhicules dans laquelle se trouvait le colonel.

 

En pointe depuis le début de l'intervention militaire, l'aviation française a permis de finir en beauté la mission de l'Otan en Libye. Ce sont deux avions français, soutenus par un drone américain, qui ont stoppé la colonne de quatre-vingts véhicules qui s'enfuyait à grande vitesse de Syrte jeudi et dans laquelle se trouvait le colonel Kadhafi. À Paris comme à Bruxelles, les responsables militaires ne savaient pas que le raïs libyen était dans ce convoi. Les états-majors affirment d'ailleurs n'avoir obtenu la confirmation de la mort du Guide déchu qu'au cours de l'après-midi.

Théorie de l'escargot 

Officiellement, les bombes de 250 kilos tirées par les Mirage français étaient destinées à «freiner» la menace représentée par les véhicules et leurs occupants armés, contre les populations civiles. Mais, selon les informations recueillies par Le Figaro, les chasseurs français étaient à l'affût depuis plusieurs jours, aidés par les drones américains qui assuraient une surveillance aérienne permanente de la région. «Nous nous doutions que Kadhafi était caché quelque part à Syrte. Nous surveillions de près les différentes sorties qu'il aurait pu emprunter pour quitter la ville », confie un responsable français proche du dossier.

 

Depuis un certain temps, tous les convois quittant Syrte étaient surveillés de près par les forces de l'Otan. Arrêtés au besoin par les tirs des avions de chasse. À Paris, certains parlent de la «théorie de l'escargot quand il pleut»: «Il finit toujours par sortir.» Ce qui n'était pas prévu, c'est qu'un groupe de combattants libyens qui patrouillaient au sol réservent un pareil sort au dictateur. «Notre but n'était pas de tuer Kadhafi.» Mais «de le forcer à abandonner le pouvoir», a affirmé, vendredi, Alain Juppé.

A l'issue d'une réunion de l'Alliance à Bruxelles, son secrétaire général Anders Fogh Rasmussen a annoncé que l'Otan mettrait fin à son opération militaire en Libye le 31 octobre. D'ici là, l'Otan surveillera la situation et maintiendra ses forces pour répondre à des menaces si besoin.

 

Sans attendre la réunion de l'Otan consacrée au sujet, le ministre français des Affaires étrangères a estimé vendredi que l'opération militaire de l'Otan pouvait être considérée comme «terminée». «Je vais recommander la conclusion de cette mission au Conseil de l'Atlantique Nord de l'Otan», a indiqué l'amiral américain James Stavridis, chef du commandement allié. Même si l'Alliance pourrait, pour un certain temps encore, conserver une capacité navale et aérienne au large de la Libye, au cas où la situation l'exigerait, la France devrait revoir drastiquement à la baisse son dispositif dans les jours qui viennent.

 

C'est en tout cas la tête haute que les militaires français quitteront bientôt la Libye. En 26.000 sorties et presque 10.000 missions offensives, ils n'ont déploré aucune perte dans leur rang. Une sorte de «guerre zéro mort» permise à la fois par la précision des chasseurs et des hélicoptères d'attaque français et britanniques, ainsi que par les règles d'engagement très strictes de l'Otan.

«Partenaire principal»

Même si la France sait que l'apport des Américains, notamment en matière de renseignement et de ravitaillement, fut décisif pour le succès de l'opération en Libye, elle entend désormais jouer un rôle de «partenaire principal» auprès de la Libye. Les nouveaux dirigeants «savent qu'ils nous doivent beaucoup», estime Gérard Longuet, le ministre de la Défense, dans une interview au Monde.

 

Entre divisions du CNT - l'organe politique de la rébellion - et montée en puissance des islamistes, la suite de l'histoire libyenne risque pourtant d'être plus difficile à écrire. Y compris pour les Français, qui après avoir largement contribué à la chute de Kadhafi et à la libération du peuple libyen, aimeraient exercer une influence politique et économique à Tripoli.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111021-libye-la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-1/1421074-1-fre-FR/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-1.jpg

 

21/10/2011 Ministère de la Défense

 

Le 13 octobre 2011, un Mirage 2000-D, déployé au sein du détachement français stationné sur la base aérienne de La Sude (Crète) a dû se dérouter sur l’aéroport international de Malte.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111021-libye-la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-2/1421079-2-fre-FR/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-2.jpg

 

Suite à un incident technique lors d’un ravitaillement en vol au dessus de la Méditerranée, l’équipage du Mirage 2000-D a pris la décision de se poser sur le terrain de déroutement le plus proche.

 

 

Informé de cet évènement alors que l’avion était encore en vol, le capitaine R., chef du soutien technique Mirage 2000-D du détachement de La Sude, a préparé le dépannage de l’aéronef : « L’équipage a immédiatement fait part de la rupture de la prise de ravitaillement en vol (PRV) et de son déroutement sur l’aéroport de Malte. Nous avons tout de suite identifié une équipe de six mécaniciens de différentes spécialités prêts à partir pour réparer les dommages occasionnés par des ondulations sur le panier du ravitailleur au moment du contact- et permettre à l’avion de rejoindre le terrain de La Sude. » Deux commandos ont été ajoutés à l’équipe de dépannage pour assurer la protection du chasseur. »

 

Dès son poser, le capitaine V., pilote du Mirage 2000-D dérouté, a contacté le détachement de La Sude pour rendre compte de son arrivée sur l’aéroport de Malte et donner plus de précisions sur l’incident ainsi que les dommages occasionnés.

 

Un avion de type CN 235 CASA (avion de transport tactique léger) était alors présent sur la base aérienne de La Sude, mis en place par le commandement européen du transport (EATC) pour assurer une relève de personnel. La décision a été prise de l’utiliser pour assurer le transfert des huit personnes prévues pour le dépannage ainsi que le matériel nécessaire, l’urgence opérationnelle primant sur les autres missions.

 

Les mécaniciens et commandos sont arrivés sur l’aéroport de Malte après environ 02 h 30 de vol. L’adjudant V., envoyé sur place, raconte les étapes du dépannage : « une fois la nouvelle prise de ravitaillement en vol mise en place, les mécaniciens ont réalisé une série de tests d’étanchéité afin de vérifier que le remplissage se déroulait correctement. Il a fallu ensuite remettre l’avion en œuvre, puis le configurer pour le vol de nuit, reconditionner le POD de désignation laser et enfin faire le plein en carburant. La réparation et les opérations de préparation de l’avion pour son vol retour ont duré environ deux heures. »

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/111021-libye-la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-3/1421084-2-fre-FR/la-reactivite-du-soutien-technique-pour-la-maintenance-des-aeronefs-3.jpg

 

Une fois l’avion en vol pour rejoindre la base aérienne de La Sude, l’équipe de dépannage a pu reprendre les airs pour retourner à son tour sur la base crétoise.

 

La réactivité des mécaniciens et leur technicité offrent aux équipages des avions de combat la possibilité de voler dans les meilleures conditions. Ils s’accordent une confiance mutuelle et participent chacun à leur manière au succès de la mission.

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 08:25

http://photo.europe1.fr/infos/international/convoi-de-kadhafi-bombarde-reuters-930620/13832209-1-fre-FR/convoi-de-kadhafi-bombarde-REUTERS-930620_scalewidth_630.jpg

Des avions français ont bombardé le convoi dans lequel

se trouvait Mouammar Kadhafi. Photo REUTERS

 

21 octobre 2011 Par Europe1.fr et Didier François, avec AFP

 

Le ministre de la Défense a indiqué que des avions français avaient stoppé le convoi du guide déchu.

 

La France a joué un rôle de premier plan dans la capture du leader libyen déchu, Mouammar Kadhafi, a annoncé jeudi soir le ministre de la Défense, Gérard Longuet. C'est en effet l'armée française qui a arrêté le convoi dans lequel il se trouvait, avant que des combats entre la garde de Kadhafi et des rebelles éclatent au sol. Capturé vivant mais blessé, selon des images filmées par les rebelles, le colonel Kadhafi est mort plus tard.

 

Un convoi repéré par un Mirage

 

L'Etat-major intégré de l'Otan a d'abord été averti par un Mirage français qu'une colonne de véhicules venait de quitter la ville de Syrte. Un convoi d'environ 80 véhicules 4x4 cherchait visiblement à fuir en direction de Beni Walid. L'avion français a pris des photos qu'il a transmis à l'Otan. Un drone américain a ensuite survolé la même zone pour recouper l'information. Vu l'importance de la cible, l'Otan a donc décidé d'intervenir.

 

Un second Mirage français s'est rendu sur zone. L'avion d'attaque au sol a lâché deux bombes de 250 kilos chacune, une sur l'avant du convoi et une autre à l'arrière pour l'immobiliser. "Un tir français a eu pour objet de donner une semonce et d'empêcher la progression de cette colonne qui s'est divisée", a déclaré le ministre de la Défense, Gérard Longuet, au cours d'une conférence de presse jeudi. Une quizaine de véhicules ont alors été détruits, mais pas celui dans lequel se trouvait Mouammar Kadhafi. "La mission de l'aviation était strictement d'arrêter la progression (du convoi)", a souligné le ministre.

 

Un responsable américain a précisé de son côté qu'un drone américain avait également tiré un missile Hellfire contre le convoi dans lequel se trouvait Kadhafi. Une information confirmée à Europe 1 par le ministère des Affaires étrangères.

 

Des combats au sol entre Libyens

 

Des combats se sont ensuite engagés au sol entre des rebelles et des soldats fidèles au colonel Kadhafi. "Une fraction des véhicules a affronté une katiba (brigade, ndlr) du Conseil national de transition" (CNT)", a poursuivi Gérard Longuet. "Dans ces affrontements, des véhicules ont été détruits, des personnes blessées et tuées et parmi celles-là est apparu, après confirmation (...), qu'en faisait partie le colonel Kadhafi", a-t-il ajouté.

 

La mort de Mouammar Kadhafi devrait sonner la fin de l'intervention de l'Otan en Libye. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a estimé que l'opération sera terminée à partir du moment où le Conseil national de transition proclamera la libération du territoire libyen. Une annonce qui devrait intervenir dans les prochaines heures. Les hélicoptères français engagés en Libye ainsi que le navire sur lequel ils étaient déployés sont déjà sur la route du retour. Selon les informations d'Europe 1, ils ont déjà mis le cap sur la base navale de Toulon.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 17:35

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/l-adroit2/2011mlbh186_08/1420212-1-fre-FR/2011mlbh186_08.jpg

photos marine nationale

 

21/10/2011 Marine nationale

 

Vendredi 21 octobre 2011 à 11h30, au cours d’une cérémonie à Lorient, DCNS a mis officiellement à disposition de la Marine nationale, le patrouilleur hauturier L’Adroit.

 

Le vice-amiral d’escadre Xavier Magne, commandant de la Force d’Action Navale, représentant le chef d’Etat-major de la Marine, a ensuite présidé la première cérémonie des couleurs. Il a ensuite fait reconnaître le capitaine de frégate Loïc Guyot comme commandant du navire.

 

Prévue par une convention signée en octobre 2010 lors du salon Euronaval, la mise à disposition de cet outil industriel est un partenariat «gagnant-gagnant»:

 

- La Marine met en œuvre ce navire, acquiert l’expérience opérationnelle à la mer sur ce type de bâtiment et développe une capacité d’expérimentation de différents systèmes (optronique, communications, drones, etc.).

 

- DCNS, qui a développé ce bâtiment sur ses fonds propres et qui en reste propriétaire bénéfice du retour d’expérience d’une marine de haut rang ainsi que du label « sea proven » pour ce navire à l’exportation.

 

Ce bâtiment, né d’une proposition de DCNS, est mis à disposition de la Marine pour 3 ans et sera employé dans le cadre régulier de ses missions de sauvegarde maritime (secours en mer, lutte contre l’immigration clandestine, police des pêches, lutte contre les pollutions, lutte contre le narcotrafic, surveillance maritime).

 

Les grandes dates du bâtiment :

 

    * 7 mai 2010 : découpe de la première tôle

    * 18 mai 2011 : mise à l’eau (équipage civil avec quelques marins en appui)

    * 27 juillet 2011 : premiers essais à la mer

    * 5 sept 2011 : constitution d’un équipage Marine

    * 21 oct 2011 : prise en charge par la Marine et mise en condition initiale (MECI)

    * Fin oct : Début de la vérification des caractéristiques militaires (VCM)

 

Caractéristiques

 

    * Déplacement : 1 500 tonnes

    * Taille : 87 m x 11,7 m

    * Autonomie : 8 000 Nq

    * Vitesse : 21 nœudsCapacités : abri hélicoptère pour HLO 5 tonnes (Dauphin / Panther)

    * Équipage : 32 personnes (avec capacité d’accueil de 27 passagers). Dès avril 2012, le bâtiment fonctionnera avec 2 équipages (relève tous les 4 mois).

    * Armement : 1 canon de 20 mm, 2 mitrailleuses de 12.7mm, canons à eau.

 

Galerie photos du bâtiment

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/2477.jpg

Un Batral outre-mer

crédits : © Marine Nationale - Jean-Marie Chourgnoz

21/10/2011 MER et MARINE

Dans le cadre du remplacement des bâtiments de transport léger (Batral), la Direction Générale de l'Armement (DGA) passera commande, en 2012, de trois nouveaux navires de type Supply. Suite à l'appel à candidatures lancé en juillet dernier, le choix des industriels retenus pour le dernier round doit intervenir en février prochain, la notification du contrat étant prévue en au mois de septembre suivant. Financés pour la première fois par différents ministères (Défense, Intérieur, Pêche, Transports, Finances), ces navires doivent être livrés à partir de 2014. Ils seront basés en Nouvelle-Calédonie, aux Antilles et en Polynésie, afin de succéder aux Batral Dumont d'Urville, Jacques Carter et La Grandière. La commande d'un BMM supplémentaire est également à l'étude. Cette quatrième unité, si elle est réalisée, sera positionnée à La Réunion.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 12:45

http://www.defpro.com/data/gfx/news/14b9f084ca1230beea4dcea1903615e7f5ee51a5_big.jpg

 

21 octobre 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

L’Agence américaine de Coopération Défense et Sécurité (Defense Security Cooperation Agency : DSCA) a informé le 18 octobre le Congrès américain d’une éventuelle Foreign Military Sale (FMS) au gouvernement français pour la modernisation de 4 avions de guet aérien E-2C HAWKEYE Aircraft ainsi que le matériel associé, les pièces détachées, la formation et le soutien logistique. Le cout estimé est de 180 millions $ (131 millions €.

 

Le gouvernement français a demandé la vente éventuelle de la modernisation de 4 avions de guet aérien E-2C HAWKEYE, avec la modernisation des senseurs du système d’armes et du système d’identification Ami / Ennemi (IFF) Mode 5/S.

 

Sont compris 5 systèmes d’interrogation APX-122 IFF Mode 5/S, 5 transpondeurs APX-123 IFF Mode 5/S, et 5 systèmes de mesure de soutien électronique ALQ-217.

 

De plus cette vente proposée comprendra les pièces détachées nécessaires, le soutien et le matériel de test, le soutien du système d’armes, le développement, la documentation technique, l’intégration et les essais, la formation du personnel, et d’autres éléments de soutien logistique.

 

Référence :  Defence Professional (Allemagne)

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 11:40

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/00/01/1311152741.jpg

 

Le Bréguet Atlantic a volé pour la première fois, à Toulouse, le 21 octobre 1961!

 

21.10.2011 par P. CHAPLEAU lignes de Défense

 

Le 14 décembre 1956, l'OTAN lançait un concours destiné à se procurer un appareil de patrouille maritime à long rayon d'action, histoire de traquer les sous-marins de la flotte soviétique. Il devait remplacer les P2V Neptune. Le 30 janvier 1959, Bréguet a proposé son modèle 1150 et remporté la compétition qui l'opposait à une vingtaine de concurrents. La société SEBCAT (société européenne de construction de l'avion Bréguet Atlantic) a été créée le 2 octobre 1961. Elle s'articulait autour des sociétés Breguet & Dassault-Aviation (France), Fokker (Pays-Bas), Dornier & Siebel (Allemagne), SABCA, Fairey & Fabrique Nationale Herstal (Belgique).

 

breguet2.jpg

Deux  prototypes et deux avions de présérie, au fuselage plus long d'un mètre, ont alors été construits et le premier des quatre appareils a effectué son vol inaugural le 21 octobre 1961 à Toulouse, avec Bernard Witt aux commandes.

 

Pour en savoir plus sur cet avion qui renseigne, sauve et combat, lire les huit pages que le dernier Cols bleus n° 2979 consacre aux Atlantic. On pourra aussi lire Cent ans d'aéronautique navale en France par Jérôme Baroë (éditions Ouest-France, 2010, 17,90€).

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 11:35
Le NH90 Caiman sera livré au Gamstat de Valence avant fin 2011 - photo NHI

Le NH90 Caiman sera livré au Gamstat de Valence avant fin 2011 - photo NHI

21 octobre 2011 par Rédaction Aerobuzz

 

L’hélicoptère de transport tactique NH90 Caiman, destiné à l’Armée de terre a entamé début octobre ses premiers vols à partir du site Eurocopter de Marignane. Le successeur du Puma devrait entrer en service opérationnel en 2013.

 

Fraichement revêtu de sa livrée définitive, le NH90 Caiman a entamé un programme de vol chargé qui devrait déboucher sur une livraison à l’ALAT, et plus précisément au Gamstat, situé à Valence, avant la fin de l’année. Pour l’heure, tous les systèmes critiques du futur hélicoptère de transport tactique de l’armée de terre française font l’objet d’une vérification systématique lors d’un programme de qualification draconien, et les résultats obtenus sont, aux dires de membres du programme, très positifs.

 

La machine semble bien née, il faut dire qu’elle est une des premières livrées par l’industriel de Marignane au standard opérationnel définitif également désigné FOC (Full Operational Capability). Jusqu’à présent les NH90 sortant des chaines d’assemblage étaient livrés à leurs clients européens à des standards intermédiaires désignés IOC, IOC+, avec la promesse de les porter au standard définitif ultérieurement. Lors de sa mise en service opérationnelle, qui devrait intervenir vers 2013, l’appareil remplacera les vénérables Pumas dans les missions de transport tactique et logistique mais aussi pour certaines missions spéciales.

 

Lors de son entrée en service, cet hélicoptère de nouvelle génération, représentera un saut technologique pour l’ALAT du même ordre de magnitude que la relève par le Tigre des Gazelle de combat. Le Caiman Tactique se distingue de ses prédécesseurs par tout un ensemble d’avancées techniques majeures. A titre d’exemple, sa cellule est en matériaux composites afin de gagner du poids, mais aussi de réduire sa signature radar et son exposition aux risques de corrosion. Ses deux turbines RTM 322 de Rolls Royce Turbomeca de la classe des 2000 KW entièrement gérés par une régulation numérique devraient lui offrir une capacité de transport améliorée en conditions « haut et chaud » comme c’est le cas en Afghanistan. Autre innovation majeure du Caiman, ses commandes de vol électriques qui lui confèrent une agilité redoutable en vol tactique. Même si le combat pur et dur n’est pas sa vocation première, le NH90 peut cependant être armé avec des nacelles canon de 20mm ou des armes de sabord.

 

Cellule en composites, glass cockpit et commandes de vol électriques, le NH90 Caiman  constitue un saut technologique pour l’ALAT qui en sera dotée à partir de 2013  photo NHI

Cellule en composites, glass cockpit et commandes de vol électriques, le NH90 Caiman constitue un saut technologique pour l’ALAT qui en sera dotée à partir de 2013 photo NHI

Pour ce qui est du cockpit, là aussi le dépaysement est total par rapport au Puma. La planche de bord est articulée autour de cinq écrans multifonctions compatibles JVN. Mais lors des vols tactiques de nuit à grande vitesse, les pilotes peuvent compter sur leur viseur de casque ajusté aux mensurations du pilote. Pour l’Armée de Terre, l’arrivée du NH90, bien que tardive sera une bouffée d’oxygène dans un contexte d’utilisation intensive des hélicoptères de transport…

 

La Marine Nationale, de son côté compte pour l’instant 5 NH90 NFH Caiman. Des hélicoptères livrés au standard provisoire, STEP A et qui sont destinés à relever les Super Frelon et les Lynx dans leurs missions de sauvetage et de lutte anti navires. Quatre se trouvent actuellement sur la base de Hyères tandis que le cinquième a été récemment transféré sur la base Lanveoc Poulmic. A ce stade, le consortium NHI qui gère le programme a 520 hélicoptères en commande et en a déjà livré 82.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 08:00

http://pierrebayle.typepad.com/.a/6a00d8341cd00753ef0162fbcc601b970d-pi

source pierrebayle.typepad.com

 

20.10.2011 par Pierre Bayle

 

image0C’est un cadeau surprise que nous font deux anciens des forces spéciales, les généraux (2S) Jacques Rosier (ci-contre à gauche) et Etienne Leclère (à droite), en publiant vingt ans après un livre sur « les Forces spéciales françaises dans la guerre du Golfe - 1991» , avec des photos jamais encore publiées de Bernard Sidler et des témoignages humains et techniques d’un très grand intérêt historique.

 

Le colonel Rosier, qui commandait le 1er RPIMa de Bayonne, avait reçu début 1991 le commandement du 1er groupement commando parachutiste (1° GCP), un groupement de 120 hommes formé autour d’un noyau dur du 1er RPIMa complété de 6 équipes CRAP (1er RHP, 2e REP, 3e et 6e RPIMa, 35e RAP). Le 1er GCP sera mis en place tardivement en février 1991, sans mission prédéterminée et avec un concept d’emploi à trouver sur place.

 

 

.Son témoignage bref mais précis sur le rôle des Forces spéciales dans l'opération Daguet a le mérite de la franchise, et sa conclusion annonce la création du Commandement des Opérations spéciales (COS) au lendemain de la guerre du Golfe : « l’expérience a prouvé que les moyens n’étaient pas à la hauteur de l’intention, en termes de capacité, d’autonomie et d’homogénéité ; le groupement engagé dans le Golfe n’a pu remplir que des missions de circonstance… »

 

Son chef opérations, alors le lieutenant-colonel Leclère, aujourd’hui président de l’association « Qui ose gagne », amicale des anciens parachutistes SAS et du 1° RPIMA, raconte par le menu le déroulement des opérations, cite le témoignage de ses commandos, leurs conversations et leurs états d’âme, et surtout leur incroyable enthousiasme et leur envie de foncer.

 

Le livre retrace, en amont de cet engagement, la participation des différents éléments des forces spéciales dont le 13e RDP et le 1er RPIMa, et leur rôle initial dans le détachement de liaison et de protection rapprochée de Daguet.

 

Bernard Sidler (c)-0015

 

Vient ensuite la mise en place du 1er GCP, avec organigramme et photos de groupe : un véritable album de famille, équipe par équipe, complété de fiches techniques sur les groupes RAPAS et les équipes CRAP, leurs insignes, leur historique…

 

Le déroulement de l’action pendant l’offensive terrestre est décrit avec la même précision encyclopédique : photos de groupe, équipements, plans de déploiement, photo aérienne des cibles, croquis des journaux de marche, ordres graphiques, rien n’y manque et c’est cette précision qui fait la rareté du document : c’est la première fois que la mémoire des Force spéciales et en particulier du 1er RPIMa sont aussi librement exposées.

 

Parmi les photos, des documents exceptionnels : une double page montre le franchissement de la « falaise » marquant la frontière irakienne, le 23 février au matin, par le PC de la division Daguet escorté par les commandos du 1er GCP et précédés par des Hummer américains de la 82e Airborne, dans le secteur « Atala » ; plus loin ce sont des VLRA à l’assaut de Natchez…

 

image0-2 Le cœur du témoignage est évidemment l’assaut à la citadelle d’as-Salman et l’incident survenu au cours de la fouille, avec l’explosion de deux sous-munitions (cluster bombs) qui feront deux morts et trois blessés, dont le colonel Rosier lui-même. Celui-ci, malgré sa blessure au dos, se redresse et donne ses ordres pour l’évacuation des blessés. Un moment très fort dont on perçoit l’intensité à travers les photos jamais publiées de Bernard Sidler, sur place dans la citadelle juste avant l’accident et qui montre le premier déploiement des commandos pour la fouille.

 

 

image0-1

 

Bernard Sidler (c)-4

Des photos, justement, qui forment un cahier central du livre remarquablement mises en relief par un fond noir. Ancien photographe militaire de l’ECPA devenu reporter de presse, Bernard Sidler, immergé avec moi au 1er Spahis, avait gagné la confiance des commandos qui se trouvaient sur le même axe ouest, et avait pu les accompagner dès le deuxième jour de l’offensive terrestre. Témoin privilégié mais fidèle à sa parole donnée aux forces spéciales de respecter leur secret, il n’avait jamais depuis lors publié ses photos et a finalement accepté de les donner pour cet ouvrage « spécial ».

 

Après une description bien illustrée des opérations de pacification et dépollution à Koweït-City (où participaient également des équipes CRAP du 8e RPIMa et des Commandos de Marine), l’hommage aux morts et aux blessés du GCP, le témoignage sur « le retour des vainqueurs » en France en mars 1991, le livre se conclut sur un éclairage prospectif : le COS aujourd’hui – photos des combattants actuels mais forcément floutées – le 1er RPIMa, les techniques et les tactiques les plus récentes, tout ce qui fait que la devise du régiment «  Qui ose gagne » conserve toute sa force et son efficacité.

 

 

book_290Il faut au passage compléter l’hommage aux auteurs de cet ouvrage collectif et aux photographes pour le geste qu’ils ont fait en ayant décidé que les droits d’auteur de l’ouvrage iraient intégralement à l’Entraide parachutiste : non seulement le document est unique mais ses auteurs sont totalement désintéressés, ce qui ajoute à la crédibilité du récit.

 

Les FORCES SPÉCIALES FRANÇAISES dans la GUERRE du GOLFE 1991. Jacques Rosier, Etienne Leclère


Editions LBM – ECPAD - 192 pages, relié, 23x30 cm, 300 photos et illustrations, dont 50 photos inédites de Bernard Sidler. 32 €.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/37118.jpg

 

crédits : SAGEM

 

21/10/2011 MER et MARINE

 

L'Armée de l'air française et la Marine nationale ont mis en service opérationnel en juillet dernier l'AASM (Armement Air-sol Modulaire) Hammer IR dans sa version à guidage terminal infrarouge (SBU-64). Développé et produit par Sagem, sous maitrise d'ouvrage de la Direction Générale de l'Armement (DGA), l'AASM Hammer est une famille d'armements air-sol constitués d'un kit de guidage et d'un kit d'augmentation de portée s'adaptant à des corps de bombe standards. L'ensemble confère à l'armement une grande précision à l'impact pour une portée de plus de 60 km. L'AASM IR se caractérise par l'intégration dans le kit de guidage d'un imageur infrarouge fixé en pointe avant, complétant le guidage inertiel GPS intrinsèque à l'armement.


Dérivée du AASM à guidage GPS / inertiel, cette version à guidage terminal infrarouge s'est avérée particulièrement bien adaptée aux frappes très précises de cibles dont les coordonnées sont incertaines, et ce, avec une précision d'impact de quelques mètres, même en l'absence de GPS. Les missions sont préparées sur le SLPRM (Système Local de Préparation et de Restitution de Missions) de Sagem en dotation dans l'Armée de l'air et la Marine nationale.


Le Hammer a, notamment, été employé avec succès par les Rafale de l'aéronautique navale et de l'armée de l'Air en Libye. L'utilisation en opérations extérieures de l'AASM a mis en évidence la fiabilité et la précision de l'armement y compris dans des missions à longue distance, souligne Sagem. Pour le groupe français, elle a permis de démontrer sa maitrise des dommages collatéraux, et sa capacité à traiter des cibles de haute valeur, jusque-là réservées aux missiles de croisière, et de neutraliser, à distance de sécurité, les défenses sol-air adverses.


L'AASM a été mis en service en 2008 dans l'armée de l'Air française, puis en 2010 dans la Marine nationale, dans sa version à guidage GPS / inertielle, intégré à des corps de bombes de 250 kg. Achevant sa mise au point, la version dotée d'un guidage terminal laser est capable d'engager des cibles mobiles, et doit être livrée aux forces en 2012, au terme d'un processus de qualification mené par la DGA.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:53

http://www.meretmarine.com/objets/500/37559.jpg

 

L'amiral Rogel a pris ses fonctions de CEMM le 12 septembre

crédits : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE

 

21/10/2011 MER et MARINE

 

Chef d'état-major de la Marine nationale depuis septembre, l'amiral Bernard Rogel a été auditionné le 12 octobre par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Durant cet échange avec les députés, le nouveau patron de la flotte française est longuement revenu sur une période d'activité très dense pour les marins français. Libye, Côte d'Ivoire, océan Indien... La flotte a été exceptionnellement sollicitée depuis le début de l'année. « Si, en 2010, l'activité est restée maîtrisée dans la limite des potentiels alloués, le premier semestre 2011 se caractérise par une augmentation de l'activité globale de 12 % de l'ensemble des bâtiments. Ainsi, ce sont en moyenne 3170 marins qui ont été engagés dans des opérations extérieures au premier semestre, contre 1280 pour l'ensemble de l'année 2010. Aujourd'hui, la consommation de potentiel dépasse l'allocation annuelle de plus de 30 % pour le porte-avions, les bâtiments de projection et de commandement (BPC) et les avions de patrouille maritime Atlantique 2. En bref, nous venons de vivre une période « extra-ordinaire » au sens très littéral du terme, c'est-à-dire très au-delà de l'ordinaire budgétaire prévu », souligne le CEMM.


Le Charles de Gaulle et le pétrolier-ravitailleur Meuse (© : MARINE NATIONALE)


Rafale et SEM sur le Charles de Gaulle (© : EMA)

Depuis le début de l'année, la France a envoyé son groupe aéronaval en océan Indien, où il a notamment soutenu les troupes engagées en Afghanistan, puis au large de la Libye dans le cadre de l'opération Harmattan. L'engagement de la marine a, également, été crucial en Côte d'Ivoire au début de l'année. Le bâtiment de projection et de commandement Tonnerre, puis le transport de chalands de débarquement Foudre, ont assuré discrètement le soutien de la Force Licorne, confrontée aux troubles liés à l'élection présidentielle ivoirienne « Resté 63 jours à la mer, sans toucher terre, il a apporté un renfort de troupes essentiel et discret. Grâce à sa polyvalence, de nombreux flux de matériel et de personnel ont été programmés, alors que la logistique par voie aérienne et terrestre était devenue très difficile », a noté l'amiral Rogel, qui parle de « rôle déterminant » de la présence d'un bâtiment de projection pour les opérations menées sur le sol ivoirien.
En Afrique toujours, l'aéronautique navale a aussi mobilisé, de septembre 2010 à avril 2011, jusqu'à trois avions de patrouille maritime Atlantique 2, un avion de surveillance maritime Falcon 50M et huit équipages pour le besoin des opérations antiterroristes menées dans le Sahel.


Le groupe aéronaval (© : MARINE NATIONALE)


Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)

Harmattan : Un test grandeur nature

L'année 2011 restera bien évidemment marquée par la participation de la Marine nationale à l'opération Harmattan, déclenchée le 23 février afin de protéger les civils libyens contre les troupes du colonel Kadhafi. Cet engagement militaire se poursuit, bien qu'il semble devoir toucher à sa fin, Syrte venant de tomber alors que mort de l'ancien maître de Tripoli a été annoncée hier. Pour cette mission, l'essentiel des bâtiments de premier rang basés à Toulon ont été envoyés au large de la Libye : porte-avions, BPC, frégates, patrouilleurs, sous-marins... Jusqu'ici, 29 navires se sont succédé au sein de la Task Force 473 et du volet naval de l'opération Unified Protector de l'OTAN. « Par son caractère littoral et son intensité, cette opération a nécessité un niveau d'engagement exceptionnel de l'ensemble des composantes de la marine. Nos unités ont appareillé en quelques jours, voire en quelques heures. Cet exercice de vérité nous a permis de mesurer notre réactivité, mais aussi notre capacité à mener des opérations de haute intensité, exigeant un niveau de coopération interarmées, inter-composantes et interalliée, dont très peu de marines sont aujourd'hui capables. Cette opération n'a pas mobilisé seulement les équipages mais l'ensemble de la marine, tant dans le domaine des ressources humaines que dans celui du maintien en condition opérationnelle (MCO) et de la chaîne du soutien », souligne l'amiral Rogel. Ainsi, quasiment toutes les spécialités de la marine et de l'aéronautique navale ont été mises à pied d'oeuvre pour « contrôler l'espace aéromaritime, opérer des missions de renseignement et conduire des frappes coordonnées impliquant des avions de chasse, des hélicoptères, des avions de patrouille maritime et des bâtiments de surface en appui-feu naval ». Le porte-avions Charles de Gaulle, avec son groupe aérien embarqué composé de Rafale Marine, Super Etendard Modernisés (SEM) et Hawkeye, a effectué à lui seul 1573 missions de combat. Quant au groupe aéromobile de l'armée de Terre embarqué sur les BPC (une quinzaine d'hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma), il a effectué une quarantaine de raids contre les troupes kadhafistes.
Les frégates ont, quant à elles, tiré quelques 3000 obus pour 85 engagements contre des moyens militaires positionnés sur le littoral, tout en étant à plusieurs reprises prises pour cible par l'artillerie libyenne.


Le BPC Mistral (© : EMA)


Hélicoptères sur le BPC Tonnerre (© : EMA)


Gazelle au large de la Libye (© : EMA)


Frégates françaises (© : MARINE NATIONALE)


Tir d'un canon de 100mm (© : MARINE NATIONALE)

Premiers enseignements des opérations en Libye

L'amiral Rogel a, par ailleurs, tiré les premiers enseignements de l'intervention en Libye. « Tout d'abord, elle a amplement validé et confirmé les grandes orientations capacitaires, actuelles ou futures, retenues pour la marine. Elle a aussi souligné l'indispensable complémentarité interarmées pour les opérations de projection « d'entrée en premier » et d'action vers la terre. Elle a notamment montré la remarquable efficacité, la fiabilité et la polyvalence du Rafale marine, la justesse de nos choix pour le BPC qui ont conduit à privilégier la fonction « porte-hélicoptères d'assaut », la forte implication des frégates et des sous-marins nucléaires d'attaque (SNA) dans l'action vers la terre et notre capacité de frappe dans la profondeur (missile Scalp EG tiré par les Rafale, complété dans quelques années par le MdCN mis en oeuvre depuis frégates, ndlr). Elle a également conforté la valeur de notre modèle de préparation opérationnelle, grâce aux trois principes de notre socle organique renforcé : un niveau de disponibilité opérationnelle homogène au sein de la flotte, qui a permis d'engager sans délai la plupart des bâtiments de premier rang ; une grande polyvalence de nos bâtiments et de nos équipages qui peuvent changer de mission sans difficulté ; un professionnalisme orienté vers la combativité des équipages grâce à un entraînement permanent et exigeant. Enfin, cette opération a aussi confirmé la pertinence des choix qui ont conduit à conserver des savoir-faire classiques tels que l'appui-feu naval, l'intérêt des déploiements réguliers de groupes navals constitués qui favorisent la capacité des forces à être engagées sans délai ainsi que l'importance de la mobilisation organique dans les domaines des ressources humaines et de la logistique, pour répondre, dans la durée, au besoin opérationnel et effectuer des relèves régulières ».
Le CEMM note aussi que l'opération a également mis en évidence « l'intérêt des drones tactiques embarqués, la nécessité d'une mise à niveau des pods de désignation et de l'extension du spectre d'emploi des armes sur le Rafale marine dans le cadre d'un conflit urbain, l'intérêt d'une artillerie navale optimisée pour le tir contre la terre ».


Rafale Marine à l'appontage (© : MARINE NATIONALE)


Le Forbin près du Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Mener des opérations exceptionnelles en plus des missions habituelles

Ces opérations ont menés en parallèle des déploiements habituels de la marine. En océan Indien par exemple, où des moyens sont déployés en permanence au sein de la Task Force 150 de lutte contre le terrorisme (dont la France a assuré le commandement d'avril à août) et les trafics illicites, ainsi que l'opération Atalante de lutte contre la piraterie. Dissuasion nucléaire, surveillance et contrôle des espaces maritimes, protection du littoral, sauvetage en mer, police des pêches, lutte contre le narcotrafic ou l'immigration clandestine... L'amiral Rogel a rappelé devant les députés que les opérations très médiatisées avaient été menées en parallèle des missions habituelles : « La Marine nationale agit au quotidien pour défendre les intérêts de notre pays avec toutes ses composantes et dans chacune des autres fonctions stratégiques que sont en premier lieu la dissuasion, mais aussi la connaissance et l'anticipation, la prévention, la protection et l'intervention ». Et le chef d'état-major de citer quelques chiffres. Dans la lutte contre le narcotrafic dans l'arc antillais, cinq navires ont été déroutés et près de neuf tonnes de cocaïne saisies. En matière de lutte contre l'immigration clandestine à Mayotte en provenance des Comores, 2236 migrants et 132 passeurs ont été interceptés. La police des pêches, qui représente plus de 1000 jours de mer et 200 heures de vol, a contrôlé plus de 3000 navires et en a dérouté près de 50. La recherche et le sauvetage en mer ont permis de sauver un peu moins de 400 vies. Dans le même temps, neuf navires en difficulté ont été remorqués, alors qu'une vingtaine d'autres étaient escortés.


Sous-marin nucléaire lanceur d'engins au large de Brest (© : MARINE NATIONALE)


Sauvetage d'immigrés clandestins en Méditerranée (© : MARINE NATIONALE)


Police des pêches en Guyane (© : MARINE NATIONALE)


Le remorqueur Abeille Flandre lors du naufrage du Neptune, cet été (© : MARINE NATIONALE)


Evacuation médicale sur un chalutier (© : MARINE NATIONALE)

« Le format de notre marine est aujourd'hui juste suffisant »

L'activité a donc été particulièrement soutenue et, en raison des réductions de format imposées ces dernières années, ce qui devait arriver arriva : N'ayant pas suffisamment de bâtiments, la marine n'a pas été en mesure d'assurer toutes ses missions. « Il a fallu faire des choix », a reconnu l'amiral Rogel devant la commission de la Défense. « Ce fort engagement a conduit à arbitrer entre les opérations. Toutes les demandes, notamment certaines prévues par le contrat opérationnel de la marine, n'ont pu être honorées ». Ainsi, l'aéronautique navale a été contrainte d'interrompre le déploiement d'un Atlantique 2 en océan Indien, des missions considérées comme plus urgentes retenant les appareils sur d'autres théâtres (Sahel puis Libye). Dans la même région, à partir du mois de juin, la présence de la marine a été réduite à un seul bâtiment, alors qu'au moins deux unités sont présentes en océan Indien normalement. Là encore, c'est la Libye qui a imposé ce choix, difficile dans la mesure où il bénéficie aux pirates toujours très actifs au large de la Somalie, en prise directe avec l'une des plus importantes voies commerciales du monde. De même, l'opération Harmattan a contraint la marine à geler, en juillet 2011, la mission Corymbe, au travers de laquelle une présence maritime permanente est maintenue dans le golfe de Guinée depuis les années 70. Comme l'océan Indien, il s'agit pourtant d'une zone très sensible, où l'on déploie des unités par nécessité stratégique, non par « confort ». On notera aussi que le très haut niveau d'engagement de la flotte a obligé l'état-major à renoncer durant quatre mois à déployer en Atlantique un sous-marin nucléaire d'attaque, dont le rôle est notamment d'assurer la protection des sous-marins stratégiques. Enfin, faute de navire, il a fallu annuler la moitié des missions prévues en Méditerranée dans le cadre de la lutte contre le narcotrafic.


Interception de trafiquants de drogue (© : MARINE NATIONALE)

Parallèlement, l'amiral Rogel note que la disponibilité des forces n'a pu être maintenue « qu'au prix d'une tension extrême sur nos moyens de soutien. À titre d'exemple, à peine trois mois après le début des opérations, les taux de prélèvements de pièces sur les bâtiments avaient augmenté de 300 %, la permanence d'une frégate de défense aérienne de type Horizon en état opérationnel a, en pratique, nécessité la mutualisation d'équipements entre les deux frégates (32 prélèvements mutuels sur des composants majeurs comme les conduites de tir, le radar de veille aérienne et la propulsion) ». L'ensemble fait dire au chef de la flotte française que la situation est tendue en cas de grande opération imprévue : « Tout ceci démontre que le format de notre marine est aujourd'hui juste suffisant pour répondre aux ambitions de défense et de sécurité de notre pays ».


Protection d'un navire marchand au large de la Somalie (© : MARINE NATIONALE)

Reconstituer le potentiel

L'activité particulièrement soutenue enregistrée ces derniers mois laisse également une marine « fatiguée ». Après avoir brillamment rempli les missions qui lui ont été confiée, la flotte et les marins doivent se reconstituer. Il faut notamment régénérer le potentiel, la mobilisation en opérations ayant entrainé l'interruption de certains programmes de formation, par exemple chez les pilotes ou dans le domaine de la lutte anti-sous-marine. Il a, également, fallu retarder légèrement la transformation de la flottille 11F, qui va passer dans l'année qui vient du SEM au Rafale. « Nos moyens ont été sollicités de manière exceptionnelle et requièrent aujourd'hui toute notre énergie pour le maintien et la régénération de notre potentiel. Mon premier souci sera donc d'assurer le meilleur emploi des ressources », explique l'amiral Rogel. Cette suractivité engendre également une problématique de coûts. « Cette année, le niveau d'activité de la plupart de nos grands bâtiments de combat a excédé très sensiblement les normes de la loi de programmation militaire (LPM). Il a induit un surcroît de dépenses inhabituel, évalué à moins de 100 millions d'euros sur les périmètres du Maintien en Condition Opérationnelle (MCO) naval et aéronaval. L'abondement des ressources par la dotation OPEX (opérations extérieures) sera donc déterminant pour l'équilibre de la gestion 2011 ». Alors que les stocks, notamment en munitions, doivent être reconstitués, il reste désormais à voir si l'effort considérable réalisé depuis le début de l'année aura un impact sur la disponibilité des matériels dans les prochains mois.
Le CEMM se dit en tous cas satisfait de ses hommes et de ses unités : « Je suis aujourd'hui à la tête d'une marine de premier rang, efficiente et réactive qui permet à notre pays de répondre aux enjeux de sécurité et de défense de notre pays dans un monde qui se mondialise, donc se « maritimise ». Cette marine, elle l'a démontré dans les mois qui viennent de s'écouler, est bien équipée, bien entraînée et vous pouvez compter sur les forces morales de ses femmes et de ses hommes dont l'unique but est de servir notre pays. Mais cela n'a pas été sans arbitrage et mon souci majeur, à l'issue d'une période d'activité intense, est de gérer les sollicitations opérationnelles et les moyens disponibles », a assuré le « chef » devant les députés.


Un SEM à l'appontage et la frégate Cassard au second plan (© : MARINE NATIONALE)

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:40

 http://www.meretmarine.com/objets/500/37560.jpg

 

crédits : DCNS

 

21/10/2011 MER et MARINE

 

Le groupe naval français poursuit les essais de son système de lutte anti-torpille de nouvelle génération. Courant septembre, de nouvelles fonctionnalités du Contralto-V, destiné aux bâtiments de surface, ont été testées avec succès par le centre DCNS de Saint-Tropez. Le système met en oeuvre les nouvelles contre-mesures Canto. « Les derniers essais de la contre-mesure anti-torpilles Canto-V ont permis de valider sa résistance mécanique au lancement. Ils s'ajoutent à ceux réalisés cet été dédiés à l'amélioration de fonctionnalités dans les domaines de la sécurité de mise en oeuvre, la balistique et l'interfaçage avec le nouveau lance-leurres pneumatique réalisé par le centre DCNS de Ruelle. Les résultats enregistrés ont aussi permis d'enrichir les modèles de simulation balistique », explique le groupe naval.


Tir d'essai (© : DCNS)

Destiné à contrecarrer les attaques des torpilles les plus récentes, Contralto est développé en deux versions pour les bâtiments de surface (Contralto-V) et les sous-marins (Contralto-S). Basé sur le concept de « confusion/dilution », le système sature la torpille attaquante en générant de façon permanente et simultanée de multiples fausses cibles acoustiques. Une fois la torpille détectée, Contralto définit, en liaison avec le système de combat du bâtiment, les paramètres pour déployer les contre-mesures Canto, et propose la manoeuvre évasive la plus adaptée à la situation tactique du moment. « En adéquation avec les évolutions des besoins opérationnels des marines et afin de réduire les coûts d'acquisition des bâtiments, le système Contralto-V est compatible avec la plupart des systèmes de lancement de contre-mesures anti-missiles existants, offrant ainsi aux bâtiments une capacité de défense duale anti-missiles - anti-torpilles », précise DCNS.

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 07:25

http://www.meretmarine.com/objets/500/34525.jpg

source meretmarine.com

 

PARIS, Oct. 20 (UPI)

 

DCNS of France successfully tested its surface ship torpedo defense countermeasure, Canto-V, the company said.

 

Canto-V is part of the company's Contralto-V line of products, which are under development.

 

Contralto is a new-generation torpedo defense system for surface ships and submarines, which is based on the confusion-and-dilution concept. Contralto causes the attacking torpedo's homing and re-attack logic to be saturated with multiple options by creating permanently and simultaneously hundreds of false acoustic targets.

 

DCNS said once a torpedo has been detected, Contralto determines, in connection with the platform combat system, the parameters governing the deployment of Canto countermeasures and suggests the evasive maneuver best adapted to the tactical situation of the surface ship or submarine.

 

The latest trials Canto-V have enabled the validation of-its mechanical launching strength and supplemented previous tests performed during the summer, whose purpose was to improve the functionalities in respect of launching safety, ballistics and interfacing with the new air operated decoy launcher developed by the DCNS plant in Ruelle, France.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 19:00

http://www.flightglobal.com/assets/getasset.aspx?itemid=40055

 

Eurocopter x3 – photo Patrick Penna/Eurocopter

 

October 20, 2011 By: Craig Hoyle – Flight Global

 

Eurocopter will launch a third phase of flight tests with its X3 technology demonstrator within the next few weeks, with the goal of exceeding an original speed target of 240kt (444km/h).

 

Previous tests have cleared the high-speed aircraft's full flight envelope, and demonstrated a maximum of 232kt. However, this has been achieved by using just 75-80% of its available power, said Jean-Michel Billig, Eurocopter's executive vice-president engineering.

 

"In the third phase we want to investigate what happens with 100% power to the rotor," he said. The process will last for roughly three to four months.

 

Billig declined to reveal the company's new target for speed performance, but noted that during the first two test phases "the results were far beyond our expectations".

 

Meanwhile, Eurocopter is defining potential size requirements and missions for any possible future production aircraft to draw on the X3 programme's work. Candidate roles include search and rescue and offshore operations, plus possible armed applications and VIP transport use, Billig told Shephard's HeliPower conference in Farnborough, the UK on 20 October.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2011/images-octobre-2011/le-drone-harfang-franchit-les-5000-heures-de-vol-en-operations/1418113-1-fre-FR/le-drone-harfang-franchit-les-5000-heures-de-vol-en-operations.jpg

 

20/10/2011 Armée de l’Air

 

Le 15 octobre 2011, le drone Moyenne Altitude Longue Endurance (MALE) Harfang a franchi les 5000 heures de vol en opérations.

 

Toutes ont été réalisées en Afghanistan et au-dessus de la Libye et correspondent à quelque 560 missions.

 

Depuis février 2009, Harfang opère en Afghanistan au profit de l’ensemble des forces françaises et étrangères de la coalition. Il participe, de jour comme de nuit, à de nombreuses missions telles que la surveillance de villages, l'escorte de convois, la recherche d'engins explosifs improvisés ou encore, la diffusion du renseignement aux troupes au sol.

 

Dans le cadre de l’opération Harmattan  menée au-dessus de la Libye, Harfang a également été déployé sur la base aérienne de Sigonella, en Sicile, depuis laquelle il a réalisé sa première mission, le 24 août 2011. Il assure la reconnaissance et la surveillance du territoire libyen.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 18:10

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/aeronefs/nh-90/nh90_1/1054037-1-fre-FR/nh90_1.jpg

photo defense.gouv.fr

 

20 octobre 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le Caïman, futur hélicoptère de transport de troupe de l’armée de terre et de la marine arrive ; 4 appareils ont déjà été livrés à la marine, mais petit à petit, ce bijou de technologie est appelé à remplacer Super-Frelon, Cougar et le Puma. C’est le Centre de Formation Interarmées basé au Luc qui va former l’ensemble des pilotes et mécaniciens de cet appareil.

 

Référence : France 3

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 17:40

http://meaindia.nic.in/images/MEA-logo.gif

 

October 20, 2011MEA

 

Joint Statement by Foreign Ministers of India and France on Progress in “India-France: Partnership for the Future”

The External Affairs Minister of the Republic of India, Shri S.M. Krishna and the Senior Minister for Foreign and European Affairs of the French Republic Mr. Alain Juppé met in New Delhi on 20 October 2011 and reviewed the progress on the implementation of the Joint Declaration on bilateral, regional and international issues of common interest and importance “India-France: Partnership for the Future” adopted by Prime Minister Manmohan Singh and President Nicolas Sarkozy on December 6, 2010.

Reaffirming that the India-France Strategic Partnership has been steadily strengthening and widening in scope, they agreed on a roadmap for its further development.

Bilateral

Trade and Economic Cooperation


The two Ministers recalled the target set in December 2010 of increasing bilateral trade to 12 billion by 2012 and reiterated their commitment to achieving it. They also welcomed the increase in foreign direct investment flows in both directions and agreed to address the genuine concerns of investors.

India and France have identified energy efficiency, renewable energy, preservation of biodiversity, urban services and infrastructure as promising fields of cooperation. To that end, Agence Française de Développement financing could be of relevance.

Space co-operation
 

Minister Krishna and Minister Juppé welcomed the successful launch of Megha-Tropiques satellite, a joint contribution to the global scientific community engaged in research on climate and weather systems. The forthcoming launch of SARAL, a joint satellite to study sea surface altitude would be another milestone in space cooperation. India and France encouraged Indian Space Research Organisation (ISRO) and the French National Space Agency (CNES) to pursue further cooperation in Earth System Science and Climate within the framework of the MoU signed in December 2010 and to explore new fields of cooperation in the future.

Defence Cooperation

India and France reaffirmed their continued interest in enhancing bilateral cooperation in Defence. They welcomed the success of the first joint exercise between the two Armies (Shakti, ongoing in October 2011), as also the exercises between their Navies (Varuna in January 2011) and Air Forces (Garuda in 2010).

The two countries welcomed the finalisation of the project for modernisation of Indian Air Force’s Mirage 2000 aircraft and noted ongoing efforts to finalise joint defence research and development programmes, namely the SRSAM and Kaveri programmes. They reiterated their desire to cooperate in other high technology programmes and projects in the defence sector in the future.
 

Both countries reaffirmed their interest in intensifying their cooperation in combating piracy in the Gulf of Aden off the coast of Somalia and other areas.

Civil Nuclear Cooperation

India and France agreed to an early entry into force of the agreement on intellectual property rights on the development of the peaceful uses of nuclear energy. They recognized the importance of the highest levels of safety for nuclear power plants. They agreed to strengthen the cooperation between the Atomic Energy Regulatory Board of India and the Autorité de Sureté Nucléaire of France, and their technical support organizations. They welcomed the progress in the discussions between AREVA and NPCIL, aiming at finalizing the contract on the construction of two EPR reactors at Jaitapur and look forward to its early implementation. Following India’s enactment of civil nuclear liability legislation, both countries stand ready to further exchange views on this issue so as to ensure the appropriate framework for the sound development of their cooperation. They look forward to the conclusion of an agreement between ALSTOM, NPCIL and BHEL for supplying the Indian nuclear power program with the most recent technology for manufacturing turbo-generators

Education, Science & Technology
 

The two Ministers agreed that both Governments will work together to encourage an increase in the flow of students and researchers in both directions. India and France will increase the number and academic level of exchange students. They share a long term ambition for bilateral cooperation at the Indian Institute of Technology (IIT) in Rajasthan. France will finance scholarships for Indian students at the PhD level, depute professors to IIT Rajasthan and substantially contribute to the establishment of Joint Centres of Excellence/ research laboratories in the next five years. India welcomes this bilateral cooperation project in the higher education sector.

Culture

The two Ministers applauded the success of the cultural festivals Bonjour India and Namaste France. They committed to bolstering exchanges in the fields of culture and heritage. They took note of the success of the International seminar on “Traditions of cultural liberalism in India & France” organized in Paris in June 2011. They welcomed the future opening of an Indian cultural centre in Paris and looked forward to the upcoming Tagore exhibition in Paris.

Migration and consular issues
 

India and France welcomed the recent negotiations for a Human Resource Mobility Partnership Agreement where progress was made on the essential aspects. They underlined the positive impact that this agreement will have on a global approach to comprehensive migration, based on the intensification of business opportunities, exchanges of students, researchers and young professionals and better tackling of irregular migration. They agreed to continue this discussion and resolved to conclude the Agreement as early as possible. They also agreed to reinforce the dialogue on consular issues.

Regional and global challenges

Afghanistan


India and France reaffirmed their solidarity with Afghanistan. They welcomed the will of the international community to remain committed after the 2014 transition, through bilateral and multilateral fora. Looking ahead to the Istanbul Conference of November 2, they welcomed the commitment of the region to work for a stable, peaceful, democratic and independent Afghanistan, achieved through an Afghan-led and Afghan-owned process. They called for the continued engagement of the international community and increased cooperation in the region to work towards a terror-free Afghanistan. This would be in the interest of Afghanistan, the region and the international community at large.

Libya

The two countries support the efforts of the National Transition Council representing the Libyan people as a whole, to establish democratic institutions in a free Libya, to promote human rights, and to rebuild their country after the sufferings they have endured.
 

Middle East

Minister Krishna and Minister Juppé exchanged views on issues related to the Middle East including the peace process and the situation in Syria and agreed to continue the dialogue at all levels.

EU

Minister Krishna and Minister Juppé reiterated their willingness to participate in the strengthening of the relationship between the European Union and India. They called for a successful India-EU summit in February 2012. They agreed that India and the EU should continue to work for the early conclusion of the negotiations for a mutually beneficial and balanced Broad-based Trade and Investment Agreement (BTIA), which will lead to substantial increase in bilateral trade and investment flows

Terrorism

India and France have endeavoured to jointly fight international terrorism, a common threat. They reiterated their view that terrorism cannot be justified on any grounds or attributed to any root causes. They noted that the bilateral Joint Working Group on Counterterrorism had met in Paris in June 2011. The two sides agreed to further expand information exchange and enhance counterterrorism cooperation in areas of mutual concern. They resolved to continue their efforts for early adoption of the Comprehensive Convention on International Terrorism at the UN.

G20
 

The two Ministers reaffirmed the role of the G20 as the premier forum for international economic cooperation. India fully supports the priorities put on the G20 agenda by the French presidency. India and France reiterated their commitment to working together in the G20, especially on global issues notably, addressing the Financial crisis, development including infrastructure and food security, social dimension, fight against corruption, innovative financing, commodity price volatility, reform of the international financial institutions and financial regulatory reforms. They are committed to make the G20 Summit in Cannes a success, and support the adoption of an ambitious action plan for growth.

UN Reform

France reaffirmed its support for India’s accession as a permanent member of an enlarged UN Security Council. India and France are committed to reinforce their consultations at the UN on issues pertaining to international peace and stability.

Non proliferation

The two countries will intensify their cooperation on non-proliferation challenges, and will continue to work towards India’s full membership to the four export control regimes.

Climate Change

The two Ministers stressed their resolve to address the challenges posed by Climate Change, firmly based on the principles and provisions of the UN Framework Convention on Climate Change (UNFCCC), in particular the principle of Equity and Common but Differentiated Responsibilities. They reaffirmed their commitment to work together for an equitable, balanced and comprehensive outcome to the upcoming 17th Conference of Parties at Durban, South Africa.

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 16:30

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/01/1790542310.jpg

 

20.10.2011 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

La Marine locataire d'un bateau, un patrouilleur de haute mer de 87m de long!, c'est inédit. Vendredi, à Lorient, DCNS confiera à la Marine nationale un OPV (Ocean patrol Vessel) rebaptisé L'Adroit. Un "prêt" pour éprouver les performances du navire et favoriser les ventes à l'étranger.


L'Adroit a été construit par DCNS sur ses propres fonds, sans avoir reçu de commande. Le constructeur le met à la disposition de la Marine pendant trois ans, une opération sans précédent en Europe. DCNS s'est lancé dans cette construction pour "conquérir de nouveaux marchés" à l'exportation.


Le constructeur français a déjà proposé son OPV à l'Afrique du sud, qui a lancé un appel d'offres international pour l'acquisition de trois patrouilleurs (voir mes posts du 27 juillet et du 6 septembre). Il a également des prospects en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Asie (Malaisie).

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 12:55

http://www.letelegramme.com/ar/imgproxy.php/PhotoIntuitions/2011/06/18/1341142_9931523-1photo-20110618-m111n.jpg?article=20110618-1001341142&aaaammjj=20110618

source letelegramme.com

 

20 octobre 2011 Par Rédacteur en chef. PORTAIL DES SOUS-MARINS

 

Le vendredi 21 octobre 2011 à 11h30, aura lieu la cérémonie de mise à disposition par DCNS du patrouilleur hauturier L’Adroit à la Marine nationale au centre DCNS de Lorient.

 

A cette occasion, le Vice-amiral d’escadre Xavier Magne, commandant de la Force d’Action Navale, représentant le chef d’Etat-major de la Marine, fera reconnaître le Capitaine de frégate Loïc Guyot comme commandant du navire.

 

La mise à disposition de cet outil industriel (qui n’est pas propriété de la Marine) est un partenariat « gagnant-gagnant » :

 

- La Marine met en œuvre ce navire, acquiert l’expérience opérationnelle à la mer sur ce type de bâtiment et développe une capacité d’expérimentation de différents systèmes (optronique, communications, drones, etc.).

- DCNS, qui a développé ce bâtiment sur ses fonds propres, bénéficie du retour d’expérience d’une marine de haut rang ainsi que du label « sea proven » pour ce navire à l’exportation.

 

Ce bâtiment, né d’une proposition de DCNS, est mis à disposition de la Marine pour 3 ans et sera employé dans le cadre régulier de ses missions de sauvegarde maritime (secours en mer, immigration clandestine, police des pêches, lutte contre les pollutions, lutte contre le narcotrafic, surveillance maritime).

 

Source : Marine Nationale

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 11:35
OHQ européen : la France jette le gant ?

20 octobre 2011 par Nicolas Gros-Verheyde (BRUXELLES2)

 

Entre le quai d’Orsay et l’Elysée, on ne peut pas dire qu’il y ait une même longueur d’onde sur les questions européennes. Tandis qu’Alain Juppé défend une meilleure coordination européenne, au « Chateau », Nicolas Sarkozy et son équipe préfèrent miser sur les coopérations bilatérales, entre Etats, entre « gens responsables ». Il en est particulièrement de la politique de défense et de la coopération franco-britannique. Avant le sommet franco-britannique de décembre à Paris, il s’agit donc d’éliminer tous les sujets qui fâchent – il y en a quelques uns ! – pour se concentrer sur les quelques difficultés.

 

La coopération industrielle franco-britannique patauge encore comme en témoigne Gérard Longuet, le ministre de la Défense lors d’une audition à l’assemblée nationale, ainsi que l’a remarqué mon collègue de Secret défense. « Il faut inciter les Britanniques à partager notre conception de la politique industrielle. » Concernant le projet de drone Male « Nous devons les convaincre que, dans notre conception du long terme, nous voulons avoir des fournisseurs européens en partant de ceux qui sont aujourd’hui les plus impliqués, ce qui nous garantirait avec sécurité la continuité de l’évolution du dispositif. Au contraire, un appel d’offres mondial pourrait nous conduire à sélectionner des fournisseurs performants sur l’instant et absents au rendez-vous en période d’évolution des fournitures ou de réparation. »

La question du quartier général européen est ainsi une question qui pourrait troubler cette fameuse « entente cordiale ». Et les diplomates ont reçu instruction de faire mezzo vocce sur cette revendication traditionnelle française, au moins pour les mois à venir. Une désertion en rase campagne des Français qui laissent ainsi les pays latins et Allemands porter, seuls, cette revendication.

On ne dira jamais assez comment cette discussion de l’OHQ, évoquer aujourd’hui la question d’un quartier général d’opération militaire de l’UE, en pleine crise budgétaire et tangage généralisé européen, revient à agiter un chiffon rouge devant les Britanniques (qui n’en ont pas vraiment besoin). Agitation plutôt inutile si la Haute représentante, Catherine Ashton, avait décidé une mesure de réorganisation interne dans ses structures de gestion de crises, pour permettre la mise en place, au moins sur le principe, de cet Etat-Major civilo-militaire de gestion de crises que tout le monde attend et qui est primordial si l’Union européenne veut tenir son rang au plan mondial. Elle a le pouvoir, juridique, et la légitimité, politique. Et elle aurait été soutenue par tous les pays (sauf le sien). Encore fallait-il pour cela, avoir un peu d’ambition, un peu d’audace et un peu de courage…

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 11:20
Armées : mise en garde après la Libye

20/10/2011 par Frédéric Pons – valeurs Actuelles

 

L’état-major fait le premier vrai bilan des opérations. Il demande aux députés de ne pas relâcher l’effort de défense. Au nom de la cohérence de l’outil et du maintien des capacités de la France.

 

Les éléments que Gérard Longuet, le ministre de la Défense, et l’amiral Édouard Guillaud, le chef d’état-major des armées, viennent de confier aux députés de la commission de la défense de l’Assemblée nationale, les 4 et 5 octobre, dressent le premier bilan officiel des opérations en Libye. Cette audition vaut avertissement sur les choix que feront, dans quelques semaines, les responsables politiques. Elle intervient au moment où les états-majors et les financiers préparent l’indispensable mise à jour de notre livre blanc sur la défense et définissent les budgets militaires à venir, à la veille d’une campagne électorale qui sera marquée par beaucoup trop de promesses.

 

Dans les armées, déjà abonnées de longue date à la rigueur, aux déflations, aux reports et aux gels de programme, on craint des budgets “hyper serrés” et de nouveaux sacrifices.

 

On redoute l’impact du surcoût de l’opération “Harmattan” sur l’enveloppe affectée aux opérations extérieures : entre 330 et 350 millions d’euros au 30 septembre, 430 millions si l’opération est prolongée jusqu’au 31 décembre. Cette dépense est jugée raisonnable. « Certains disent, notamment à Bercy, que nous coûtons cher, remarque l’amiral Guillaud. Mais si l’on fait une comparaison avec d’autres pays, nous sommes très bon marché. »

 

Les militaires espèrent que le bilan plutôt flatteur d’Harmattan et les enseignements des dix ans de guerre d’Afghanistan ne seront pas oubliés au moment des choix budgétaires. Le “resserrement” leur fait redouter un nouvel affaiblissement de l’outil de défense, au moment où tant de pays, hors d’Europe, augmentent leurs dé penses militaires.

 

Le volume d’activités assurées en Libye, du 19 mars au 30 septembre, démontre l’ampleur des savoir-faire français et la diversité des missions : environ 4 500 sorties (20 000 heures de vol), le quart de celles de la coalition, 35 % de ses missions offensives, 20 % des frappes. Plus de 750 objectifs ont été détruits, avec l’utilisation, pour la première fois au combat, de 15 missiles de croisière Scalp-EG par les Rafale Air et Rafale Marine.

 

L’entraînement des équipages et la qualité du soutien logistique ont permis à l’armée de l’air, au groupe aérien embarqué à bord du Charles-de- Gaulle – déployé en mer du 22 mars au 12 août – et aux avions de patrouille maritime de participer à toutes sortes de missions : défense aérienne, attaque au sol, reconnaissance (renseignement), surveillance, ravitaillement en vol (toutefois assuré en grande partie par des appareils américains). Plus discrets, les sous-marins nucléaires d’attaque ont eux aussi participé, à leur manière, au recueil du renseignement, et les bâtiments de ravitaillement ont maintenu la permanence du soutien logistique. Message de l’amiral aux députés : « Harmattan a montré l’impérieuse nécessité de disposer d’une telle flotte. Et cela tombe bien puisque cette capacité, vieillissante, devra être renouvelée dans les prochaines années. »

 

L’armée de terre a pris sa part des combats, avec son groupe aéromobile formé d’une quinzaine d’hélicoptères Tigre, Gazelle et Puma, embarqués à bord des BPC (bâtiments de projection et de commandement) Mistral puis Tonnerre. Ces nouveaux bâtiments (un troisième, le Dixmude, devrait rejoindre la flotte l’an prochain) n’ont pas déçu. À la fois navires de commandement et porte-hélicoptères d’assaut, plates-formes pour des opérations amphibies et hôpitaux flottants, ils ont prouvé leur polyvalence. Appuyés par deux hélicoptères Caracal de l’armée de l’air, ces “hélicos kaki” ont mené une trentaine de raids et détruit 550 objectifs (431 missiles antichars Hot tirés). Leur engagement a assuré 90 % des frappes héliportées de la coalition, contre 10 % aux Apache du porte-hélicoptères britannique HMS Ocean.

 

Nos forces ont rarement utilisé autant de types de munitions

 

La satisfaction du commandement français est réelle, comme l’a confirmé l’amiral Guillaud : « Nos armées ont participé à tous les volets de l’opération : l’embargo maritime, l’interdiction de survol du territoire libyen et la protection des populations. […] De façon inédite et sans préavis, nous avons engagé nos trois armées, soit plus de 40 aéronefs, 20 hélicoptères, une dizaine de bâtiments de combat et de soutien […]. Au total, 25 bâtiments se sont succédé pendant sept mois pour assurer la permanence des opérations maritimes. »

 

La fierté des équipages est évidente. Leurs exercices d’entraînement au vol tactique (à très basse altitude) et au pilotage de nuit (avec des jumelles de vision nocturne) ont montré leur efficacité. Pas de casse et aucune perte au combat, malgré les contraintes logistiques fortes (maintenance assurée nuit et jour en pleine mer), des choix tactiques éprouvants (décollages, vols, attaques et appontages de nuit), des modes d’action risqués (meutes d’hélicoptères, chasseurs à basse altitude).

 

L’armée française avait rarement utilisé autant de munitions dans un temps aussi court : environ 1 000 bombes, 600 missiles, 1 500roquettes. Près de 3 000obus de 100 et 76 millimètres ont aussi été tirés par les frégates et les avisos, ce qui n’avait plus été fait depuis le Liban, entre 1982 et 1984. Harmattan a même remis à l’honneur l’artillerie navale. Les nouvelles frégates pourraient être dotées d’un calibre supérieur à celui prévu (127 millimè tres au lieu de 76).

 

Les députés ont bien compris le message de mise en garde porté par ces bilans chiffrés. « Aucune armée, de l’air, de terre ou de mer, ne détient seule la capacité de résoudre une crise, insiste l’amiral Guillaud. C’est leur complémentarité et la combinaison de leurs moyens qui donnent de l’efficacité à l’action militaire. C’est aussi leur niveau de préparation, d’entraînement et de réactivité qui permet d’agir vite et d’aller droit au but. Tout cela montre la cohérence des efforts que nous avons consentis. Ces efforts, nous ne devons pas les relâcher. »

 

Le relâchement – ou pas – se lira dans les prochains budgets et surtout dans les engagements des candidats à la présidence de la République. Compte tenu de l’état actuel de l’outil de défense, un gain financier immédiat serait suivi, à brève échéance, de conséquences graves pour ses capacités et sa cohérence. La France possède « un mécanisme d’horlogerie que très peu de pays sont capables de réaliser », rappelle Édouard Guillaud.  

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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 07:55

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/02/Harfang-090711-F-4859J-003.jpg

 

 

Presque 200 militaires français, essentiellement des légionnaires du 2e REP (le Régiment étranger parachutiste de la Légion étrangère), quittent l’Afghanistan. Cette décision a officiellement été annoncée aujourd’hui. C’est le premier retrait français opéré dans ce pays d’Asie. D’ici la fin 2012, la France retirera environ 1 000 hommes sur 4 000 engagés sur place.

 

Une décision américaine suivie par la France

 

Ce retrait est opéré dans un vaste mouvement – plus ou moins concerté entre alliés – déclenché par la décision américaine de retrait, comme l’a confirmé le ministre de la Défense, Gérard Longuet, ce matin sur France-Inter. « C’est la volonté du président de la République. (…) Les Etats-Unis ont opéré un retrait. Nous effectuons un retrait proportionnel ». Mais pour le Ministre, ce retrait est aussi possible car l’armée afghanne est là. Et de vanter sa bonne tenue. « Pourquoi est-ce possible. Car les secteurs sont transférés à l’armée afghane qui une réalité sur le terrain et assume la fonction de sécurité ».

 

4 vagues pour le premier désengagement d’ici la fin 2012

 

Ces 200 hommes seront suivis par d’autres en 4 vagues si on en croit le chef d’Etat-Major aux armées, l’Amiral Guillaud, qui avait détaillé le planning récemment lors d’une audition à l’Assemblée nationale. « Cela commencera, dès la fin de ce mois, par une compagnie de combat et ses appuis, soit 200 hommes. D’ici décembre, encore 200 hommes rentreront, en tenant compte des besoins de la coalition. » Nous réduirons nos effectifs d’une nouvelle tranche en mars prochain et nous achèverons notre désengagement partiel au cours du deuxième semestre 2012. »

 

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