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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:20

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/table-carte-squale/1407906-1-fre-FR/table-carte-squale.jpg

photo Marine Nationale

 

14.10.2011 ASP Vincent Loustaunau

 

Du 4 au 10 octobre, au large de Brest, la force d’action navale a connu une forte activité avec près de 30 navires déployés en mer pour différentes missions et entraînements, sur les 46 que compte la façade atlantique. Pendant que les chasseurs de mines testaient en commun leurs compétences, que les bâtiments hydrographiques effectuaient des relevés scientifiques et que les bâtiments écoles formaient leurs premiers groupes d’élèves de l’année, les frégates anti-sous-marine La Motte  Picquet , Latouche-Tréville  et de Grasse , le patrouilleur de haute mer LV Le Hénaff  ainsi que le remorqueur Tenace  participaient à l’entraînement biannuel baptisé SQUALE.

 

La lutte sous la mer, thème principal de cet entraînement, est en effet un domaine d’excellence au sein de la Marine Nationale. Cependant, il est nécessaire de s’entraîner intensivement et régulièrement afin de conserver à un très haut niveau ces compétences. C’est pour cette raison que l’entrainement SQUALE est organisé tous les ans, une fois sur la façade méditerranéenne, et une fois en atlantique afin de permettre à toutes les composantes de la marine (aérienne, sous-marine et surface) de bénéficier d’une synergie des moyens anti-sous-marins déployés.

 

 Après avoir effectué durant plusieurs jours au port base des évaluations théoriques, des séances de simulateurs et des panneaux tactiques qui ont permis de tester les connaissances des équipages, les marins des trois frégates et du patrouilleur de haute mer ont quitté Brest le mardi 4 octobre afin d’appliquer à la mer ce qui a été évalué à quai.

 

Embarqués sur leurs bords, des entraîneurs étaient chargés de dérouler un scénario préparé an amont et inconnu des bateaux. Des avions de patrouille maritimes de la base de Lann Bihoué, ainsi que deux hélicoptères Lynx  agissaient également en soutien afin de multiplier les chances de détection du sous-marin. Ainsi, ces quatre bâtiments de la force d’action navale, dont une mission essentielle est l’escorte des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins basés à l’île longue lors de leurs sorties et leurs rentrées, ont eu à protéger une unité exposée, jouée par le remorqueur de haute mer Tenace, dans une zone où la menace venue du fond des océans est présente.

 

« Cette édition de SQUALE a donné des résultats intéressants, les conditions météo ayant été favorables. Nous avons ainsi réussi à utiliser de la meilleure des façons tous nos moyens techniques, ce qui a permis aux experts d’exploiter de nombreuses occasions de contact sur le sous marin nucléaire d’attaque engagé dans l’exercice. Au final donc, cet entraînement en force groupée est très positif »  souligne dès l’accostage des navires le 10 octobre le CF Huet, directeur du stage.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/sonar-squale/1407916-1-fre-FR/sonar-squale.jpg http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/photos-des-breves/squale-lynx/1407827-1-fre-FR/squale-lynx.jpg

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15 octobre 2011 6 15 /10 /octobre /2011 08:05

http://www.journaldu4x4.com/local/cache-vignettes/L500xH333/sherpa2-cc7a3.jpg

source journaldu4x4.com

 

14 octobre 2011 – lepopulaire.fr

 

Une nouvelle ère s'ouvre à Limoges, sur le site de Renault Trucks Défense, route du Palais, où travaillent près de 200 personnes.

 

Le savoir-faire de l'entreprise en matière militaire lui permet aujourd'hui de se diversifier et de partir à la conquête de nouveaux marchés, grâce à la construction de gros véhicules civils.

 

Gérard Amiel, le PDG du site a remis à Frédéric Mouret, directeur général de Renault Trucks International, les clés des premiers véhicules de démonstrations. « Ces engins a-t-il expliqué seront déclinés en trois gammes : une "sport", une "métier" et une "sécurité". Ils seront présentés, dans un premier temps, dans le réseau commercial, en Russie, à Dubaï et en France».

 

Ces véhicules ont fait l'objet de recherche dans le cadre militaire qui reste l'activité dominante du site de Limoges qui travaille toujours beaucoup avec l'armée française (notamment sur un programme de surprotection en Afghanistan), et à l'export (Indonésie, Égypte, Qatar...).

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 17:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2011/images-octobre-2011/pc-natex-est-un-exercice-national-de-commandement-et-de-conduite-d-une-operation-exterieure-de-niveau-operatif./1407581-1-fre-FR/pc-natex-est-un-exercice-national-de-commandement-et-de-conduite-d-une-operation-exterieure-de-niveau-operatif..jpg

photo Armée de l'Air

 

14/10/2011 Actus Air - EMIA-FE

 

Quelque 130 personnes ont participé à l’exercice PC NATEX 2011, qui s’est déroulé du 3 au 12 octobre 2011, sur la base aérienne de Creil. Ordonné par le chef d’état-major des armées, il s’agit d’un exercice national de commandement et de conduite d’une opération extérieure de niveau opératif. Il est organisé par l’état-major interarmées de force et d’entraînement (EMIA-FE), implanté à Creil.

 

Cette édition 2011 visait à préparer et à entraîner l’EMIA-FE dans son rôle d’armement du noyau-clé d’un poste de commandement interarmées de théâtre (FHQ-Force Headquarters ). Elle focalisait ainsi sur les procédures de planification, de coordination interarmées, de gestion et d’exploitation de l’information pour se préparer à une opération d’«entrée en premier» (Initial Entry Force ) sur un territoire en crise. C’est le concept de Crisis Response Operation  appliqué à un scénario fictif situé dans la corne de l’Afrique.

 

Pour coller au plus près de l’environnement d’un PC opératif plusieurs domaines ont été mis en exergue. Pour exemple, l’outil collaboratif du système d’information et de commandement des forces (SIC-F), l’anglais comme langue de travail et la participation d’intervenants tels que le ministère des Affaires étrangères et européennes, l’UNOCHA, le comité international de la Croix Rouge, la direction du renseignement militaire, un journaliste… Mais aussi toutes les composantes d’armée parmi lesquelles, pour l’armée de l’air, une dizaine d’officiers venus du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes et de divers organismes.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 16:25

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/an/1407212-1-fre-FR/an.jpg

 

14/10/2011 defense.gouv.fr

 

Gérard Longuet a été auditionné à l'Assemblée nationale mardi 4 octobre dans le cadre du projet de loi de finances pour 2012

 

C'est au sein de la commission de la Défense nationale et des forces armées, à l'Assemblée nationale, que ce mardi 4 octobre a été auditionné le ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Gérard Longuet. Il a ainsi pu y répondre aux questions relatives au projet de loi de finances pour 2012.

 

Le verbatim de cette intervention est disponible sur le site de l'Assemblée nationale en cliquant directement sur ce lien.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 11:45

http://alliancegeostrategique.org/wp-content/uploads/2011/10/Essaim-drones-Sogeti-High-Tech-1_ok-300x225.jpg

source alliancegeostrategique.org

 

octobre 14, 2011 – Propos recueillis par JGP, Mon Blog Défense

 

C’est un fait, les drones montent en puissance, et sont au coeur de la question de souveraineté technologique nationale, comme en témoignent les débats récents autour des MALE (voir Drone Heron-TP : « un choix raisonnable et cohérent » pour le député PS Jean-Claude Viollet).

 

Au début de l’été, le cluster aquitain AETOS a repris un projet de simulation logicielle du comportement de systèmes de drones, débuté en 2010 par la société Sogeti. Il vise à fournir une plate-forme logicielle de simulation sur laquelle l’ensemble des partenaires du projet pourront tester leurs drones.

 

 

Une première version doit être livrée courant 2012. Elle traitera la simulation des systèmes et de leurs communications permettant la mise en situatio d’un drone dans son environnement. Cette version répondra, par exemple, à des besoins tels que le test d’algorithmes de décision, la génération de trajectoire, le comportement selon les capteurs embarqués, la consommation énergétique, le test des transmissions, la validation fonctionnelle des stations sols, l’adéquation du nombre d’opérateurs et pilotes selon la mission et le nombre de drones…

 

Trang Pham (Thales Systèmes Aéroportés, en charge de la coordination du Cluster Services et Systèmes de Drones AETOS) et Philippe Ravix (Directeur innovation chez Sogeti High Tech, filiale du groupe Capgemini positionnée sur le marché de l’ingénierie et du conseil en technologies), nous en disent un peu plus sur le projet et le cluster AETOS.

 

 

Pouvez-vous nous présenter succinctement le cluster AETOS ainsi que ses objectifs ?

 

Trang Pham – Le cluster AETOS (« Aigle » en grec) est issu d’une initiative lancée conjointement par le Conseil Régional d’Aquitaine et THALES en juillet 2010. Il vise à fédérer l’ensemble des acteurs aquitains (PME, universitaires, grands groupes et institutionnels) pour mieux saisir les opportunités de marchés civils et militaires dans le domaine des services et systèmes de drones. Il s’articule autour de groupes de travaux traitant des sujets Démonstrateurs de systèmes de drones, Formation, R&T, Moyens d’essais, International/Marchés. Un premier projet CARUS d’essaim de drones a vu le jour et est en cours de développement.

 

 

Quels sont les principaux avantages attendus d’une plateforme logicielle de simulation (coûts, flexibilité, réactivité du processus de développement / test…) ?

 

Philippe Ravix – Le recours à la simulation est devenu incontournable et répond à une logique économique permettant de réduire le cycle de développement des produits et le coût des essais physiques. La simulation intègre l’ensemble des phases de conception d’un système : Conception – Ingénierie physique (Calcul structures, Aérodynamique, Acoustique, …) – Systèmes (simulation système) – Fabrication – …

 

La plateforme développée par Sogeti High Tech dans le cadre du cluster AETOS permet de simuler le système de drone et la communication dans son environnement. Elle a vocation à offrir aux partenaires du cluster un moyen pour tester les différents systèmes réalisés par chacun et de valider leur fonctionnement au sein du système de la colonie de drones. Cette plateforme de simulation est un accélérateur dans le développement des différents éléments constitutifs du projet. Ses avantages sont :

 

    * En termes de coûts, la capacité à tester et valider différents modules (trajectographie, intelligence collective, gestion des capteurs, communication, …) sur un environnement représentatif de la réalité sans passer par des tests physiques couteux (nécessitant la construction de drones)

    * En termes de flexibilité, la capacité à intégrer et à valider dans le process de développement, les innovations des différents acteurs et de mesurer leur valeur ajoutée pour le système de drones

    * En terme de processus de développement / test, le simulateur fournit une plateforme d’intégration en temps réel permettant d’accélérer les phases de développements et tests des sous-systèmes basées sur une méthode de développement itérative

 

Quelles sont les prochaines étapes ? Quand verrons-nous sur le terrain des drones se déplacer en escadrilles ou essaims ?

 

Philippe Ravix – La prochaine étape du projet « Essaim de drones » est de développer un démonstrateur physique permettant de valider le fonctionnement d’une colonie de drones. Il s’agira d’une première étape technique. La possibilité de faire voler des drones dans un environnement urbain dépend également de l’évolution de la réglementation et des pouvoirs publics.

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 07:59

http://www.meretmarine.com/objets/500/37163.jpg

 

L'A400M sera livré à partir de 2013 à l'armée de l'Air française

crédits : AIRBUS MILITARY

 

14/10/2011 MER et MARINE

 

Dans le cadre des essais du futur avion de transport militaire européen, Airbus Military a profité de conditions météorologiques très musclées dans la région de Toulon pour faire effectuer à un A400M des atterrissages et décollages sur la base d'aéronautique navale de Hyères. Ces tests se sont déroulés le 7 octobre. Les pistes de la BAN étaient alors balayées par le Mistral, la piste 1, orientée du 050 au 230, étant soumise à un très fort vent traversier. Une occasion que les ingénieurs d'Airbus ne veulent pas rater. « Quelques échanges entre l'état-major de l'aéronautique navale et l'industriel européen suffisent. La base d'aéronautique navale d'Hyères met ses pistes à disposition pour accueillir un des fleurons de l'aéronautique européenne. En fin d'après-midi, la silhouette massive de l'A400M se présente au-dessus de la base. L'avion de plus de 66 tonnes fait l'admiration des marins du ciel qui au sol suivent son circuit d'aérodrome », explique la Marine nationale.


L'A400M à Hyères (© : MARINE NATIONALE)

La France, qui a commandé 50 A400M pour renouveler la capacité de transport aérien des armées et remplacer les avions C-160 Transall, sera la première à réceptionner le nouvel avion, début 2013. Suivant le planning fixé avec Airbus, l'armée de l'Air doit disposer de 8 A400M fin 2014, de 35 fin 2020 et de son cinquantième et dernier appareil fin 2024. En attendant, les essais en vol sur les quatre avions prototypes se poursuivent, alors qu'Airbus Military a relancé en février dernier la production en série de l'appareil. Le premier vol de l'A400M avait eu lieu en décembre 2009 à Séville.
En tout, 6 autres pays participent à ce programme. Il s'agit de l'Allemagne, de l'Espagne, du Royaume-Uni, de la Turquie, de la Belgique et du Luxembourg.


La soute pourra accueillir des Tigre et NH90 (© : AIRBUS MILITARY)

Long de 45.1 mètres pour une envergure de 42.4 mètres et une hauteur de 14.7 mètres, le nouvel avion de transport tactique et stratégique européen affichera une masse opérationnelle à vide de 79 tonnes et une masse maximale au décollage de 141 tonnes. Doté de quatre turbopropulseurs TP 400-D6 d'une puissance de 10 000 cv, sa vitesse de croisière est de Mach 0.7 et la distance franchissable est donnée à 8700 kilomètres. La capacité d'emport de l'avion est donnée à 25 tonnes (standard) et peut atteindre un maximum de 26.6 tonnes. Doté d'un équipage de 2/3 hommes, l'A400M pourra, par exemple, embarquer 116 passagers ou 66 brancards, sa soute (340 m3) étant également conçue pour abriter des matériels volumineux, comme les hélicoptères Tigre et NH90, ou encore des véhicules blindés de transport de troupes (VBCI). La soute peut aussi présenter des configurations mixtes passagers/fret, par exemple 48 parachutistes ou soldats et 8 palettes de 2.7 mètres par 2.2 mètres.
On notera enfin que l'appareil peut être configuré en version ravitailleur (41 tonnes de carburant transférables avec 1 heure d'attente avec 450 km de rayon d'action ou 30 tonnes de carburant transférables avec 3 heures d'attente avec 1000 km de rayon d'action).


A400M (© : AIRBUS MILITARY)


A400M (© : AIRBUS MILITARY)


A400M (© : AIRBUS MILITARY)


A400M (© : AIRBUS MILITARY)


A400M (© : AIRBUS MILITARY)


A400M (© : AIRBUS MILITARY)


A400M (© : AIRBUS MILITARY)


A400M (© : AIRBUS MILITARY)

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 07:55

http://www.sagem-ds.com/IMG/jpg/art_Rafale-AASM-001_vf.jpg

 

13.10.2011 Sagem

 

Paris, le 13 octobre 2011 L’Armée de l’air française et la Marine nationale ont mis en service opérationnel en juillet dernier l’AASM (Armement Air-sol Modulaire) Hammer IR dans sa version à guidage terminal infrarouge (SBU-64).

 

Développé et produit par Sagem (groupe Safran), sous maitrise d’ouvrage de la Direction Générale de l’Armement (DGA), l’AASM Hammer est une famille d’armements air-sol constitués d’un kit de guidage et d’un kit d’augmentation de portée s’adaptant à des corps de bombe standards. L’ensemble confère à l’armement une grande précision à l’impact pour une portée de plus de 60 km. L’AASM IR se caractérise par l’intégration dans le kit de guidage d’un imageur infrarouge fixé en pointe avant, complétant le guidage inertiel GPS intrinsèque à l’armement. Dans les quelques jours qui ont suivi cette mise en service opérationnelle, l’Armée de l’air et l’Aéronavale françaises ont effectué avec succès les premiers tirs de cette version de l’AASM en situation de combat.

 

Dérivée du AASM à guidage GPS / inertiel, cette version à guidage terminal infrarouge s’est avérée particulièrement bien adaptée aux frappes très précises de cibles dont les coordonnées sont incertaines, et ce, avec une précision d’impact de quelques mètres, même en l’absence de GPS. Les missions sont préparées sur le SLPRM (Système Local de Préparation et de Restitution de Missions) de Sagem en dotation dans l’Armée de l’air et la Marine nationale.

 

L’utilisation en opérations extérieures de l’AASM a mis en évidence la fiabilité et la précision de l’armement y compris dans des missions à longue distance. Elle a permis de démontrer sa maitrise des dommages collatéraux, et sa capacité à traiter des cibles de haute valeur, jusque-là réservées aux missiles de croisière, et de neutraliser, à distance de sécurité, les défenses sol-air adverses.

 

L’AASM est en service depuis 2008 dans l’Armée de l’air française, puis dans la Marine nationale en 2010, dans sa version à guidage GPS / inertielle, intégré à des corps de bombes de 250 kg. Achevant sa mise au point, la version dotée d’un guidage terminal laser est capable d’engager des cibles mobiles, et doit être livrée aux forces en 2012, au terme d’un processus de qualification mené par la DGA.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 18:00

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/8/80/LogoDGA.svg/290px-LogoDGA.svg.png

 

12/10/2011 Michel Cabirol – La Tribune

 

Les prises de commandes à l'exportation devraient atteindre 7,5 milliards d'euros en fin d'année. En attendant un premier contrat export pour le Rafale.

 

En attendant un grand contrat Rafale, la France devrait conforter sa quatrième place mondiale d'exportateur d'armements. "La prise de commande devrait atteindre de l'ordre de 7,5 milliards d'euros en fin d'année", a annoncé le Délégué général pour l'armement (DGA) Laurent Collet-Billon aux députés de la commission de la défense de l'assemblée nationale. "Nous assistons depuis l'été à une légère embellie avec la concrétisation de la vente de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) à la Russie (...) et du contrat de rénovation des Mirages 2000 en Inde", a-t-il expliqué aux députés.

 

Ce montant, a-t-il précisé, "ne prend pas en compte l'éventualité de contrats portant sur le Rafale". En omettant les négociations avec les Emirats arabes unis (EAU), qui pourraient acquérir une soixantaine de Rafale en deux fois (30 ferme + 30 en option), Laurent Collet-Billon confirme "des discussions actives avec certains pays : les Suisses ont relancé une procédure énergique à l'initiative du Parlement ; en Inde, nous sommes en compétition directe avec l'Eurofighter".

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 17:55

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/6/6/4/000144466_5.jpg

source usinenouvelle.com

 

13 octobre 2011 par Rémy Maucourt – L’USINE NOUVELLE

 

Le rapprochement entre les deux groupes est encore en négociation, mais les salariés de Safran protestent déjà contre ses possibles conséquences. Le projet est également mis en doute pour sa logique industrielle.

 

"Nous craignons [...] de nombreuses suppressions d'emplois et la fermeture des centres de Dijon, de Poitiers, et d'Argenteuil." Philippe Purenne, délégué syndical central adjoint CFDT de Sagem DS (Groupe Safran), a participé à une manifestation ce jeudi 13 octobre, au matin, devant le siège de son entreprise. L'objectif des salariés : peser sur les négociations en cours entre leur groupe, Safran, et Thales. Plusieurs centaines de personnes manifestaient aussi à cette occasion.

 

Le mouvement a été lancé par un front syndical uni CFDT/CFE-CGC/CGT/CFTC/FO. Chacun de ces syndicats a appelé à débrayer au moins une heure dans les centres Safran de province. Résultat : "environ 900 personnes se sont rassemblées devant l'usine de Montluçon (Allier, NDLR), 450 à Poitiers et entre 200 et 250 à Dijon", selon Philippe Purenne.

 

Un projet inquiétant pour les salariés


En gestation depuis 2007, le projet de rapprochement entre les deux équipementiers de défense français est revenu au coeur de l'actualité cette semaine. Mardi 11 octobre, le site internet de Challenges annonce que l'accord définitif serait signé le 14 octobre. Plusieurs sources internes ont depuis contredit cette information.

 

La solution qui semble se dessiner entre Safran et Thales consiste en la création de deux co-entreprises. L'une regrouperait les activités d'optronique des deux groupes, et Thales en serait l'actionnaire majoritaire. L'autre serait dédiée à l'avionique, et plus particulièrement aux centrales inertielles, sous le contrôle de Safran.

 

Outre les craintes de suppression d'emplois, ce projet est critiqué en terme de stratégie industrielle. Dès le mois de mai dernier, Gérard Mardiné, représentant CFE-CGC chez Safran, expliquait à l'Usine Nouvelle la complexité de la séparation entre l'avionique et l'optronique. "Un schéma industriel absurde" selon lui. L'accord définitif est attendu avant la fin du mois d'octobre.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 16:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/marine/ecoles/eamea/1_-_mission/180907-1-fre-FR/1_-_mission.jpg

 

13/10/2011 defense.gouv.fr

 

Vendredi 14 octobre 2011, l’école des applications militaires de l’énergie atomique (EAMEA) organise sa 50ème  séance inaugurale à Cherbourg (50), présidée par le général Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’air.

 

L’EAMEA contribue à l’enseignement militaire supérieur interarmées en assurant la formation d’officiers des trois armées notamment. Unique école au sein du ministère de la Défense et des Anciens Combattants à offrir un cursus diplômant de troisième cycle de l’enseignement supérieur, elle forme sous l’égide de l’institut national des sciences et techniques nucléaires des ingénieurs en génie atomique dans les domaines de la propulsion navale et des armes.

 

Cette séance, qui réunit enseignants, élèves et intervenants, marque officiellement le début de la formation dispensée.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 12:35

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/1962774583.jpg

 

13.10.2011 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Rafale, la saga continue. Après le Brésil et la Suisse, les EAU et l'Inde.


Episode émirati. Selon mes confrères des Echos, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a été placé en première ligne pour vendre 60 unités du Rafale, l'avion de combat de Dassault Aviation, aux Emirats Arabes Unis, pour lequel les négociations sont "très avancées".


Episode indien. Vendredi dernier, selon le Financial Express indien (cliquer ici pour lire l'article), l'Inde a ouvert la phase finale de son appel d'offres pour la fourniture de 126 chasseurs (soit des Rafale, soit des Typhoon) dont 18 seront construits en Europe et le reste en Inde. Valeur du contrat: 10,5 milliards de dollars. Résultat en novembre selon des sources militaires indiennes.


Pour en savoir plus sur cette saga indienne (la RFP initiale date de 2007), je suggère la lecture du dossier de Defense Industry Daily (cliquer ici pour y accéder), avec un historique complet des phases préliminaires, avec une myriade de liens (mais tout en anglais...).


Alain Juppé jouera-t-il les VRP en Inde?

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:45

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1_programmes/le-tigre/226727-1-fre-FR/le-tigre.jpg

photo defense.gouv.fr

 

11.10.2001 Michel Cabirol – La Tribune 

 

Les surcoûts de l'opération Harmattan pour la France devraient s'élever à 430 millions d'euros, selon le chef d'état-major des armées l'amiral Edouard Guillaud. Le financement des opérations extérieures sera payé pour partie par la réserve de précaution interministérielle, selon le ministre de la Défense. Les avions et hélicoptères de combat français ont détruit 1.300 objectifs libyens.

 

430 millions d'euros, c'est le nouveau surcoût pour l'intervention des forces françaises en Libye envisagé par le chef de l'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, "si l'opération est prolongée jusqu'au 31 décembre". Fin septembre, les surcoûts étaient estimés "entre 330 et 350 millions d'euros", a-t-il indiqué le 5 octobre devant la commission de la défense à l'Assemblée nationale. Une estimation plus précise par rapport à celle du ministre de la Défense Gérard Longuet, qui les évaluait "entre 300 et 350 millions au 30 septembre".

 

"Aujourd'hui nous ne tirons plus que trois ou quatre bombes ou missiles par jour. La poche de Syrte devrait bientôt être réduite et il ne relève pas de notre mandat de combattre auprès du Conseil national de transition libyen", a-t-il précisé, ajoutant qu'on "compte encore aujourd'hui une vingtaine de sorties par jour". Au total, selon le ministre de la Défense, auditionné pour sa part le 4 octobre, les avions français, comme l'a révélé latribune.fr, "ont largué 950 bombes et tiré 240 missiles air-sol, dont 15 Scalp et 225 AASM. Les hélicoptères ont lancé 431 missiles Hot (...). Pour la première fois depuis très longtemps, des frappes à terre ont également délivrées par des bâtiments de la Marine, soit 3.000 obus de 100 et 78 millimètes"

 

Les missiles de croisières Scalp ont un prix unitaire de 626.000 euros hors taxe, selon un rapport du ministère de la Défense, tandis que les bombes de précision AASM s'élèvent à 350.000 euros selon une estimation du site web lepoint.fr. Le coût des bombes américaines à guidage laser GBU de divers types (GBU-12 de 250 kilos, des bombes GBU-24 de 500 kilos, et des GBU-49) est estimé entre 70.000 et 90.000 dollars (entre 52.100 et 67.000 euros). Enfin, un missile air-sol Hot coûte environ 40.000 euros pièces. Selon Gérard Longuet, la consommation de ces munitions est "compatible avec nos stocks" et le ministère de la Défense a prévu de reconstituer les stocks de missiles et bombes. En 2012, l'amiral Guillaud a annonce que le ministère devra "reconstituer certaines de nos capacités".

 

Les avions de l'armée de l'air et ceux de la Marine ont réalisé "environ 4.500 sorties, soit 20.000 heures de vol, représentant 25 % des sorties de la coalition - un vol de ravitailleur étant également considéré comme une sortie -, 35 % des missions offensives et 20 % des frappes avec plus de 750 objectifs militaires détruits", a détaillé l'amiral Edouard Guillaud. De leur côté, les hélicoptères de l'Aviation légère de l'armée de terre (Alat), "ont conduit une trentaine de raids et détruit 550 objectifs, soit 90 % des frappes de la coalition réalisées par les hélicoptères, les 10 % restants ayant été effectués par les hélicoptères Apache britanniques", a-t-il ajouté. Enfin, les navires de la Royale ont procédé "avec succès à des tirs contre des cibles à terre, ce qui n'avait pas été fait depuis plusieurs dizaines d'années. Ils ont ainsi détruit des véhicules en mouvement mais ont également essuyé des tirs de canons et de missiles", a-t-il indiqué.

 

Au total, le surcoût des opérations extérieures (OPEX) devrait s'établir, selon l'amiral Guillaud, "entre 1,2 et 1,3 milliard d'euros en 2011". "Ce qui signifie, a-t-il expliqué aux députés, que la provision budgétaire (630 millions d'euros, ndlr) devra bénéficier d'un abondement interministériel de l'ordre de 600 millions d'euros". Selon Gérard Longuet, le financement des OPEX sont "pour l'essentiel remboursés dans le cadre de la réserve de précaution interministérielle au lieu de faire l'objet de ponctions sur les crédits d'équipements". "Le Premier ministre m'a donné une assurance écrite en septembre sur ce point", a-t-il précisé.

 

Dans le détail, les surcoûts des OPEX "s'élèvent à 40 millions d'euros en ex-Yougoslavie, à 90 millions au Tchad, à un peu moins de 80 millions au Liban, de 500 à 520 millions en Afghanistan, et pourrait atteindre 430 millions en Libye au 31 décembre prochain. Atalante (lutte contre la piraterie, ndlr) représente une trentaine de millions et Licorne en Côte d'Ivoire, 65 millions. Le reste des opérations coûte au total de l'ordre de 50 millions d'euros". Soit 1,275 milliard d'euros pour 2011.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:40

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1-laurent-collet-billon/le-delegue-general-pour-l-armement-laurent-collet-billon-credit-sebastien-lafargue-ecpad/278767-1-fre-FR/le-delegue-general-pour-l-armement-laurent-collet-billon-credit-sebastien-lafargue-ecpad.jpg

credit Sebastien Lafargue - ecpad

 

11/10/2011 Michel Cabirol – La Tribune

 

L'exécution du budget de la défense a connu quelques ratés. Le report de charges est estimé à 1,7 milliard d'euros à fin 2011, selon le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon.

 

En dépit d'une "très bonne exécution" budgétaire du programme 146 (équipements), le ministère de la Défense est contraint à un report de charges de 1,7 milliard d'euros, "soit environ deux mois de paiement", a expliqué la semaine dernière le Délégué général pour l'armement (DGA) Laurent Collet-Billon aux députés de la commission de la défense de l'assemblée nationale. "C'est un dégradation par rapport au report de charges de la fin 2010, qui était de 800 millions d'euros", a-t-il reconnu tout en précisant que "ce report pourrait toutefois être réduit à 1 milliard si nous disposons des ressources extrabudgétaires tirées de la vente des fréquences". "L'important est que ces crédits soit mis à notre disposition à une date où ils seront encpre employables, faute de quoi la gestion de la fin d'année sera quelque peu délicate", a insisté le DGA.

 

Qu'est ce qu'un report de charges ? Toutes les factures que reçoivent les services du ministère de la Défense au cours d'une année ne sont pas réglées avant la clôture des opérations de la gestion. L'absence de paiement dans les délais prescrits de la totalité des dépenses échues implique qu'une partie des crédits ouverts pour l'année suivante serviront à effectuer des paiements tardifs. Aussi, le ministère de la Défense a pris, a précisé Laurent Collet-Billon, "dès maintenant des précautions qui permettront de payer les entreprises les plus fragiles pendant la période de recouvrement allant de la fin de l'année au début de l'exécution budgétaire de 2012".

 

Au rayon des bonnes nouvelles, la maîtrise des coûts et des délais dans la conduite des opérations d'armement. "La tendance est l'amélioration", s'est félicité Laurent Collet-Billon. "Les objectifs devraient êtr tenus avec un taux de retard de 1,5 % sur les devis et de 2,25 mois sur les délais de réalisation", a-t-il précisé. Il estime que "finalement nous arriverons à passer en deçà du seuil de deux mois".

 

Par ailleurs, Laurent Collet-Billon a rappelé aux députés qu'il avait "quasiment tenu le calendrier de restructuration des activités de la DGA". Notamment en termes d'effectifs qui seront fin 2011 à "moins de 11.000 personnels". "Nous sommes en ligne avec les objectifs de la révision générale des politiques publiques (RGPP) et fournissons le même effort que les armées sur ce plan", a-t-il estimé, en ajoutant que "le format 2014 que la RGPP a fixé à la DGA sera atteint". Et de conclure que "nous arriverons alors à la limite d'optimisation : nous nous serons délestés de toutes les tâches de soutien autant en matière d'administration du personnel qu'en matière de matériel, d'informatique ou d'infrastructures. Aller plus loin reviendrait à supprimer des capacités. En d'autres termes, il n'y aura plus aucune marge de manoeuvre".

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 07:35

A400M - 2

photo RP Defense

 

12.10.2011 par Alain RUELLO Les Echos

 

Le ton monte entre le ministère de la Défense et Airbus. Le délégué général pour l'armement, Laurent Collet-Billon, menace l'avionneur de ne pas payer les premiers exemplaires de l'A400M qui doivent être livrés à la France à partir de 2013. L'origine du différend ? Le futur contrat de maintenance de l'avion de transport militaire européen.

 

« Les discussions avec les industriels sont plus que difficiles. [...] Nous n'avons toujours pas de proposition satisfaisante de la part d'Airbus, notamment pour le moteur », a-t-il déclaré lors d'une audition tenue la semaine dernière devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, et dont le compte rendu a été mis en ligne hier. Et sans contrat de soutien, pas de réception des appareils, qui ne seront donc pas payés, a-t-il ajouté sans sourciller.

 

Selon nos informations, l'offre d'Airbus dépasse de 20 % ce que la France et le Royaume-uni, qui veulent un contrat commun, sont prêts à payer. L'avionneur est réticent à prendre à sa charge la maintenance du moteur, construit par un consortium regroupant Snecma, Rolls-Royce, MTU et ITP. A sa décharge, il a dû attendre que les armées de l'air française et britannique clarifient leurs besoins. L'idée est d'établir un contrat de maintenance de deux ans, suivi par un contrat plus global et plus long une fois que l'A400M aura bien négocié sa courbe d'apprentissage.

 

Pendant ce temps, l'avion poursuit ses essais malgré quelques pépins de moteur, dont le détail a été effacé dans le compte rendu, mais qui ne remettent pas en cause le calendrier de livraison. « C'est le contrat de soutien qui est sur le chemin critique. Il doit être signé à la fin de l'année au plus tard si l'on veut disposer des stocks de pièces détachées suffisants début 2013 », explique-t-on de source proche.

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 06:55

http://www.meretmarine.com/objets/500/32454.jpg

 

Rafale Marine survolant le Charles de Gaulle

crédits : ALEXANDRE PARINGAUX

 

13/10/2011 MER et MARINE

 

En service dans l'aéronautique navale française, qui en a commandé 60 exemplaires, le Rafale Marine pourrait trouver des débouchés sur le marché international. C'est en tout cas ce que pense Laurent Collet-Billon. Auditionné le 5 octobre à l'Assemblée nationale, le directeur général de l'armement a rappelé que le Rafale Marine était « le seul avion naval, avec le F-18 qui est aujourd'hui en fin de vie ». Plus récent que le Hornet américain, qui doit toutefois être remplacé par le Joint Strike Fighter (JSF), sans oublier les derniers modèles de Super Hornet toujours en cours de livraison à l'US Navy, l'avion français est, en effet, l'un des rares appareils modernes à avoir été conçu pour être embarqué sur porte-avions. En dehors bien sûr des appareils de conception russe (ou copiés), retenus par la Chine et l'Inde, mais qui ne sont pas catapultables (ils appontent au moyen de brins d'arrêt comme les avions catapultés mais sont lancés grâce à un tremplin). L'Inde, qui a pour le moment prévu de doter ses nouveaux porte-avions Vikramaditya et Vikrant avec des MiG-29K, pourrait à terme s'orienter vers des porte-avions à catapultes. Quant au Brésil, qui a racheté en 2000 l'ex-Foch, datant de 1963, ce pays envisage de se doter, à l'avenir, d'un ou deux nouveaux porte-avions. « Il ne faut négliger aucune piste d'exportation, même si c'est à long terme. Je suis par exemple persuadé que l'Inde et le Brésil se doteront de capacités aéronavales (à catapultes, ndlr). Nous serons alors les seuls, avec les Américains, à proposer un avion navalisé », affirme Laurent Collet-Billon, qui rappelle que l'Eurofighter, par exemple, n'est pas navalisable.

 

Pour le Rafale Marine, le DGA perçoit même une opportunité éventuelle de l'autre côté de la Manche. Car les Britanniques, confrontés à d'importantes difficultés budgétaires, ont été contraints d'abandonner l'avion à décollage court et appontage vertical F-35B, ainsi que l'un de leurs deux nouveaux porte-avions. Seul le second bâtiment, livrable en 2020, sera conservé par la Royal Navy, en étant modifié pour la mise en oeuvre d'avions catapultés. Pour l'heure, c'est le F-35C américain qui doit être acquis mais, à Paris, on ne désespère pas de pouvoir, éventuellement, placer l'appareil de Dassault. Pour cela les Français misent sur les retards et surcoûts du JSF, ainsi que sur le rapprochement souhaité par Londres et Paris en matière de défense, et notamment de groupes aéronavals. « Si le programme JSF naval tournait court, il pourrait arriver que nos partenaires britanniques soient amenés à se rapprocher de nos industriels », estime ainsi le DGA.

 

En attendant, c'est toutefois le Rafale Air qui présente les meilleures chances de commandes à l'export sur le court terme. L'appareil est notamment proposé au Brésil, à l'Inde, aux Emirats Arabes Unis et à la Suisse. « Les discussions avec certains pays sont actives : les Suisses ont relancé une procédure énergique à l'initiative du parlement ; en Inde, nous sommes en compétition directe avec l'Eurofighter ».

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 05:50

http://www.meretmarine.com/objets/500/32378.jpg

 

Rafale Marine et Hawkeye sur le porte-avions Charles de Gaulle

crédits : EMA

 

13/10/2011 MER et MARINE

 

Le compte rendu des auditions du ministre de la Défense et du Chef d'état-major des armées par la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, intervenues les 4 et 5 octobre, permettent de dresser un premier bilan des opérations françaises en Libye. Défense aérienne, attaque au sol, reconnaissance, surveillance, ravitaillement en vol... Du 19 mars au 30 septembre, les avions de l'armée de l'Air et ceux de la Marine nationale (le groupe aérien du Charles de Gaulle et les avions de patrouille maritime) ont réalisé environ 4500 sorties, soit 20.000 heures de vol, représentant 25 % des sorties de la coalition et 35% des missions offensives. Les appareils français se sont attribués 20% des frappes réalisées contre les forces du colonel Kadhafi, avec plus de 750 objectifs militaires détruits. De son côté, le groupe aéromobile (une quinzaine de Tigre, Gazelle et Puma) embarqué successivement sur les bâtiments de projection et de commandement (BPC) Mistral et Tonnerre a été des plus actifs. Au 30 septembre, les hélicoptères de l'Aviation Légère de l'Armée de Terre (ALAT), appuyés par deux hélicoptères Caracal de l'armée de l'Air, ont conduit depuis les BPC une trentaine de raids et détruit pas moins de 550 objectifs, soit 90% des frappes de la coalition réalisées par les hélicoptères, les 10% restant ayant été effectués par les Apache britanniques du porte-hélicoptère HMS Ocean.


Le groupe aéronaval avec le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)


Le HMS Ocean et le BPC Tonnerre (© : ROYAL NAVY)


Gazelle sur un BPC (© : EMA)


Rafale Marine au catapultage (© : EMA)


Rafale Air avec Scalp EG (© : SIRPA AIR)


Mirage 2000 avec bombes GBU (© : EMA)


AASM (© : SAGEM)

Impressionnante dépense de munitions, dont 3000 obus de marine

Côté munitions, le ministère de la Défense a fait preuve d'une parfaite transparence devant les députés. Toujours au 30 septembre, les avions français avaient largué 950 bombes, 225 Armements Air-Sol Modulaires (AASM) et 15 missiles de croisière Scalp EG. Ce dernier, mis en oeuvre depuis les Rafale Air et Rafale Marine, a été employé pour la première fois au combat, de même que l'AASM à guidage infrarouge. Pour leur baptême du feu à partir d'un BPC, les hélicoptères de l'ALAT ont, quant à eux, lancé quelques 431 missiles anti-char Hot.
Et, avec ses canons, la Marine nationale n'est pas en reste. L'artillerie principale de ses frégates et avisos (types Horizon, F70 AA, F70 ASM, La Fayette et A69) a tiré pas moins de 3000 obus de 100mm et 76mm. « L'utilisation de ces munitions a respecté nos stocks, mais ils devront être recomplétés. Il n'y a pas de problème, sauf à ce que nous ayons rapidement besoin d'une grande quantité de munitions », a précisé le ministre de la Défense.


Tir de 76mm sur une frégate Horizon (© : MARINE NATIONALE)


Soute à munitions d'une frégate Horizon (© : MARINE NATIONALE)

La flotte aux premières loges

Déjà déployée au large de la Libye avant le déclenchement des attaques, la Marine nationale a joué, depuis le début de l'opération Harmattan, un rôle très important. Profitant de la liberté d'action dans les eaux internationales, ses frégates, notamment les nouvelles unités de défense aérienne du type Horizon (Forbin et Chevalier Paul) ont participé immédiatement à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne. Arrivé sur zone le 22 mars, le porte-avions Charles de Gaulle (qui n'est rentré à Toulon que le 12 août) a pu, grâce à son groupe aérien embarqué, intervenir très vite et au plus près des côtes pour soutenir l'action des forces aériennes basées à terre (avions de l'armée de l'Air), le temps que celles-ci puissent se rapprocher du théâtre d'opération. « Cet équipement a prouvé son utilité en Libye, lors de la phase des frappes aériennes, préalablement à celle de l'intervention des hélicoptères », note le Chef d'état-major des Armées, l'amiral Edouard Guillaud, qui connait d'ailleurs bien le CDG pour en avoir été le commandant de 1999 à 2001. Le concept des BPC a, lui aussi, démontré de façon éclatante sa pertinence. Bâtiments très polyvalents livrés en 2006 et 2007, les Mistral et Tonnerre, qui seront rejoints en 2012 par le Dixmude, peuvent servir aux opérations amphibies avec leurs engins de débarquement, de porte-hélicoptères d'assaut, de navires de commandement et d'hôpitaux flottants. « Nous avons pu apprécier l'extrême utilité de cet équipement dans l'opération Harmattan », a affirmé Gérard Longuet.


Le BPC Mistral au large de la Libye (© : EMA)


Un Tigre du groupe aéromobile (© : EMA)

Assurant la protection du porte-avions et du BPC, tout en faisant respecter l'embargo maritime et l'interdiction aérienne, les frégates et avisos ont été essentiels pour maîtriser l'espace aéromaritime. Leur intervention a notamment permis de protéger le port de Misrata contre plusieurs attaques des forces navales kadhafistes, tout en pilonnant les unités côtières avec leur artillerie principale, ce qui n'était pas arrivé depuis le Liban, au début des années 80. « Nos navires ont procédé avec succès à des tirs contre des cibles à terre, ce qui n'avait pas été fait depuis plusieurs dizaines d'années. Ils ont ainsi détruit des véhicules en mouvement mais ont également essuyé des tirs de canons et de missiles », a précisé lors de son audition l'amiral Edouard Guillaud. Harmattan a d'ailleurs provoqué un regain d'intérêt pour l'artillerie navale, au point que la possibilité de doter certaines des nouvelles frégates multi-missions (FREMM) d'un calibre supérieur (127mm au lieu du 76mm) est de nouveau envisagé.
Le déploiement au large de la Libye, durant de nombreux mois, de la Task Force 473 a, par ailleurs, montré l'impérieuse nécessité de disposer du soutien logistique offert par une flotte de bâtiments de ravitaillement. Et cela tombe bien puisque cette capacité, vieillissante, devra être renouvelée dans les prochaines années. Enfin, d'autres unités de la marine se sont illustrées, mais plus discrètement, comme les avions de patrouille maritime Atlantique 2 et les sous-marins nucléaires d'attaque. Ils ont, notamment, contribué au recueil de renseignements, indispensable pour une telle action.


Ravitaillement d'un BPC (© : MARINE NATIONALE)


Un Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)


Un SNA français (© : MARINE NATIONALE)

« Aucune armée ne détient seule la capacité de résoudre une crise

Qu'il s'agisse du ministre ou du CEMA, le premier bilan de l'opération Harmattan est considéré comme très positif. « Nos armées ont participé à tous les volets de l'opération : l'embargo maritime, l'interdiction de survol du territoire libyen et la protection des populations - ce dernier volet étant celui qui a provoqué le plus de discussions diplomatiques. De façon inédite et sans préavis, nous avons engagé nos trois armées, ainsi que toutes leurs composantes, soit plus de 40 aéronefs, 20 hélicoptères, une dizaine de bâtiments de combat et de soutien, dont le groupe aéronaval et un bâtiment de projection et de commandement (BPC). Au total, 25 bâtiments se sont succédé pendant sept mois pour assurer la permanence des opérations maritimes », souligne le CEMA, qui est revenu sur certains enseignements, ou confirmations, apportées par l'intervention en Libye. Devant les députés de la Commission de la Défense, l'amiral a notamment insisté sur la complémentarité des différentes armées et la nécessité d'une bonne préparation : « Aucune armée, de l'air, de terre ou de mer, ne détient seule la capacité de résoudre une crise. C'est leur complémentarité et la combinaison de leurs moyens qui donne de l'efficacité à l'action militaire. C'est aussi leur niveau de préparation, d'entraînement et de réactivité qui permet d'agir vite et d'aller droit au but. Nous avons ainsi assisté au retour des opérations combinées, au sens où on l'entend depuis la Seconde Guerre mondiale, exigeant un mécanisme d'horlogerie que très peu de pays sont capables de réaliser. C'est la grande leçon de l'intervention en Libye ».


Mirage 2000 (© : EMA)


Ravitaillement en vol (© : EMA)


Super Etendard Modernisés sur le Charles de Gaulle (© : EMA)


Gazelle sur un BPC (© : EMA)


Frégates françaises (© : MARINE NATIONALE)


Au large de la Libye (© : MARINE NATIONALE)

Et l'amiral de poursuivre : « Il faut toujours se souvenir qu'une capacité ne se réduit jamais à des équipements. Elle s'adosse à une doctrine, à une organisation, à un soutien. Elle n'existe que parce que des soldats sont recrutés, formés et entraînés pour servir un système d'armes. C'est tout le sens du décret de 2009, préparé par mes deux prédécesseurs et qui donne au chef d'état-major des armées le pouvoir de mettre en cohérence les différents piliers qui structurent une capacité. Tout cela montre la cohérence des efforts que nous avons consentis, et ces efforts nous ne devons pas les relâcher ». L'amiral Guillaud a, enfin, relevé la « réactivité de (la) chaîne décisionnelle, pas seulement militaire, (qui) a représenté un atout dans la gestion de crises ». Selon le CEMA : « En discutant avec mes homologues italien, britannique, allemand ou américain, je constate que nous avons atteint une forme d'équilibre que peu de démocraties ont trouvée. Cela donne au chef des armées une grande capacité d'action tout en renforçant le contrôle parlementaire de nos engagements extérieurs. Sans cet équilibre, sans la décision du Président de la République, prise le 19 mars dernier, d'engager nos moyens aériens, les chars de Kadhafi seraient rentrés dans Benghazi ».


L'OTAN aux commandes (© : EMA)

Une occasion manquée pour l'Europe, notamment au niveau maritime

Déclenchées par la France et la Grande-Bretagne afin de protéger les populations libyennes, l'intervention militaire a été menée sous mandat de l'ONU et plus précisément suite à l'adoption, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, le 26 février et le 17 mars, des résolutions 1970 et 1973. Depuis le 31 mars, l'engagement militaire international est passé sous commandement de l'OTAN, qui vient de prolonger de trois mois son engagement. Pour beaucoup, l'Union européenne, encore divisée, a raté une nouvelle fois, avec la Libye l'occasion d'agir. Interrogé sur la question lors de son audition, l'amiral Guillaud en convient : « La politique européenne de sécurité et de défense commune (PSDC) a incontestablement manqué l'occasion de jouer un rôle. Nous étions un certain nombre de pays, dont le Royaume-Uni, à estimer que la mise en oeuvre de l'embargo maritime pouvait être assurée directement par l'Union européenne. Il suffisait de changer le pavillon des navires et d'augmenter de cinq membres l'état-major d'Atalante (opération aéronavale européenne de lutte contre la piraterie créée fin 2008 avec un QG en Grande-Bretagne, ndlr). L'OTAN et les États-Unis étaient d'accord. Mais la Haute représentante n'a pas saisi la balle et la microstructure militaire de l'Union a estimé que proposer cette solution ne ressortait pas de son mandat. Il ne faudrait pas manquer la prochaine occasion ».


Le Forbin escortant le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Achever la mission et se reconstituer en 2012

L'engagement français en Libye, où les derniers bastions kadhafistes sont acculés par les forces de l'opposition soutenues par les moyens de l'OTAN, a bien évidemment un coût financier. « Les surcoûts au 30 septembre sont estimés entre 330 et 350 millions d'euros, ce qui conduit à une estimation de l'ordre de 430 si l'opération est prolongée jusqu'au 31 décembre. Mais nous assistons à une réduction du tempo des opérations ; aujourd'hui nous ne tirons plus que trois ou quatre bombes ou missiles par jour. La poche de Syrte devrait être bientôt réduite et il ne relève pas de notre mandat de combattre auprès du conseil national de transition libyen », indiquait le CEMA le 5 octobre. La veille, le ministre de la Défense précisait que le dispositif militaire serait maintenu aussi longtemps que nécessaire : « L'intervention en Libye se poursuivra tant qu'il y aura des risques d'affrontement entre les troupes ; à ce stade, il n'en reste que de façon résiduelle. Pour l'ensemble de la Libye, nous devrions régler cette question dans quelques semaines ; il ne s'agit plus que de traiter quelques points de résistance identifiés pouvant gêner les populations civiles ».
Alors que la fin des opérations en Libye semble proche, les militaires vont devoir, après l'important effort consenti, se remettre en ordre de bataille. Reconstitution des stocks de munitions, entretien de matériels très sollicités, rattrapage du retard pris dans les programmes de formation, notamment des pilotes de l'aéronavale... « Nous devrons reconstituer certaines de nos capacités. Ainsi, l'opération Harmattan aura consommé environ 1000 bombes, 600 missiles, 1500 roquettes, sans compter des milliers d'obus de différents calibres. Il nous faut avancer ou compléter des opérations de maintenance pour redonner du potentiel à nos matériels, rattraper un certain nombre de retards pris en matière de qualification des pilotes les plus jeunes - les pilotes les plus expérimentés étant engagés dans des combats, ils ne peuvent participer à l'instruction », note le CEMA.


Mirage 2000 (© : EMA)

« Nous sommes très bon marché »

D'après l'amiral Guillaud, le coût des opérations extérieures menées cette année se décline ainsi : « Les interventions s'élèvent à environ 40 millions d'euros dans l'ex Yougoslavie, à 90 millions au Tchad, à un peu moins de 80 millions au Liban, de 500 à 520 millions en Afghanistan, et pourraient atteindre 430 millions en Libye au 31 décembre prochain. Atalante représente une trentaine de millions et Licorne, en Côte d'Ivoire, 65 millions. Le reste des opérations coûte au total de l'ordre de 50 millions d'euros ». Les interventions ayant été très nombreuses cette année, le surcoût des OPEX est estimé à 1.3 milliard d'euros. Mais, précise le CEMA, « hors opération Harmattan, les surcoûts des OPEX se stabilisent par rapport aux années antérieures, pour un montant de l'ordre de 870 millions d'euros, contre 630 millions provisionnés et reconduits ». Et l'amiral d'en profiter, devant les députés, pour tirer au salve contre les comptables du ministère de l'Economie : « Certains disent, notamment à Bercy, que nous coûtons cher. Mais si l'on fait une comparaison avec d'autres pays, il apparaît que nous sommes très bon marché ».



Frégate du type La Fayette au large de la Libye (© : EMA)

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:30

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/1482196925.jpg

 

12.10.2011 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Des Afghans à Saint-Astier (près de Périgueux), ce n'est pas une nouveauté. Un groupe de policiers a déjà pris part à des sessions de formation des POMLT, les équipes de mentoring chargées de conseiller la police afghane, en novembre 2010 puis en juin dernier. "C'est un problème clé, explique le lieutenant-colonel Renault, le chef de la division Relations internationales du CNEFG: il faut former les mentors avant leur départ pour l'Afghanistan. Et la présence de cadres afghans apporte un plus". 


Actuellement, un troisième groupe d'officiers de police afghans se trouve au CNEFG pour un séjour de deux semaines au cours duquel ces policiers vont contribuer à la préparation de leurs camarades européens (je reviendrai dans un prochain post sur les POMLT néeerlandaises que j'ai pu suivre lors de leur formation). CNEFG2 083.jpg


Les 26 officiers de l'Afghan Border Police (accompagnés par une dizaine d'interprètes et de conseillers culturels) sont sous les ordres du colonel Mohamed Sedeqi qui commande les 4 000 hommes de l'Afghan Border Police en Zone 5 (nord de l'Afghanistan, sur une frontière de 2 500 km, avec cinq autres pays!).


"Après trois décennies de guerre et grâce au soutien international, mes hommes sont désormais des policiers expérimentés. Ils peuvent donc partager leurs expériences mais ils doivent aussi apprendre", explique l'officier qui reconnaît les carences des forces de police afghanes: "Effectifs encore insuffisants, manque d'armes lourdes, manque de véhicules blindés, besoins en formation...". 


Le séjour des cadres afghans à Saint-Astier leur permet cet échange: d'une part, des policiers peuvent présenter aux POMLT de la gendarmerie européenne (actuellement des Néerlandais, des Lituaniens et des Français) les défis culturels, matériels et sécuritaires qu'ils vont devoir relever en Afghanistan; d'autre part, ils apprennent à connaître les hommes qui vont les conseiller, les former et les soutenir pendant les six prochains mois. Dix jours de théorie, puis cinq jours de pratique dans des ateliers: check-point, contrôle de foule, fouille de compounds, attentat-suicide...

 

CNEFG2 034.jpg

 

Voilà pour les "vrais" afghans. Et les "faux"? Les élèves gendarmes qui effectuent tous, au terme de leur formation, un court séjour au CNEFG, ont été réquisitionnés pour le plastron. Tantôt sympathiques villageois, tantôt trafiquants d'armes, voire talibans..., ils jouent le jeu avec ferveur et réalisme. Képi bas! Ce n'est pas drôle d'être fouillés sans ménagement, d'être jetés dans un fossé, ligotés, sous l'oeil farouche de collègues afghans et néerlandais.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 18:00

A400M

photo RP Defense

 

12.10.2011 liberation.fr  - (Source AFP)

 

L'hexagone a commandé à Airbus cinquante A400M, un avion de transport militaire, mais la facture actuelle dépasse ce qui était prévue au départ.

 

Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'armement, a prévenu, lors d'une audition devant des députés, que la France ne paierait pas les A400M qu'elle a commandés si elle ne trouvait pas d'accord avec les industriels sur la maintenance des appareils.

 

"J'ai fait savoir aux industriels que, sans contrat de soutien, je ne prendrai pas en compte les appareils et je ne les paierai pas", a déclaré M. Collet-Billon, lors d'une audition le 4 octobre devant la commission de la Défense de l'Assemblée nationale, dont le compte rendu a été mis en ligne mardi.

 

"Nous n'avons toujours pas de proposition satisfaisante de la part d'Airbus, notamment pour le moteur", conçu par le consortium EPI Europrop International, qui regroupe le français Snecma (groupe Safran), le britannique Rolls Royce, l'espagnol ITP et l'allemand MTU, a-t-il dit.

 

Le problème est que l'offre d'Airbus dépasserait de 20% ce que la France et le Royaume-Uni - qui souhaitent un contrat commun - sont prêts à débourser, rapporte le quotidien économique Les Echos dans son édition de mercredi.

 

La France a commandé à Airbus cinquante A400M, cet avion de transport militaire dont le premier exemplaire doit être livré pour 2013.

 

Par ailleurs, le délégué général pour l'armement a assuré que "les rationalisations entre Thales et Safran, abondamment commentées dans la presse, restent à faire".

 

"Cela étant, l'état actuel de nos finances et les perspectives de la compétition mondiale ne nous permettent pas de continuer à soutenir les filières industrielles indépendantes de deux sociétés", a-t-il rappelé.

 

L'Etat, actionnaire de Safran et Thales à hauteur respectivement de 30% et 27%, cherche à consolider deux filières technologiques d'excellence pour mieux affronter la concurrence, notamment américaine, mais aussi à rationaliser leurs activités pour faire des économies.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:35
Des Afghans à Saint-Astier. Des vrais et des plastrons


12.10.2011 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Des Afghans à Saint-Astier (près de Périgueux), ce n'est pas une nouveauté. Un groupe de policiers a déjà pris part à des sessions de formation des POMLT, les équipes de mentoring chargées de conseiller la police afghane, en novembre 2010 puis en juin dernier. "C'est un problème clé, explique le lieutenant-colonel Renault, le chef de la division Relations internationales du CNEFG: il faut former les mentors avant leur départ pour l'Afghanistan. Et la présence de cadres afghans apporte un plus". 
Actuellement, un troisième groupe d'officiers de police afghans se trouve au CNEFG pour un séjour de deux semaines au cours duquel ces policiers vont contribuer à la préparation de leurs camarades européens (je reviendrai dans un prochain post sur les POMLT néeerlandaises que j'ai pu suivre lors de leur formation). CNEFG2 083.jpg
Les 26 officiers de l'Afghan Border Police (accompagnés par une dizaine d'interprètes et de conseillers culturels) sont sous les ordres du colonel Mohamed Sedeqi qui commande les 4 000 hommes de l'Afghan Border Police en Zone 5 (nord de l'Afghanistan, sur une frontière de 2 500 km, avec cinq autres pays!).
"Après trois décennies de guerre et grâce au soutien international, mes hommes sont désormais des policiers expérimentés. Ils peuvent donc partager leurs expériences mais ils doivent aussi apprendre", explique l'officier qui reconnaît les carences des forces de police afghanes: "Effectifs encore insuffisants, manque d'armes lourdes, manque de véhicules blindés, besoins en formation...". 
Le séjour des cadres afghans à Saint-Astier leur permet cet échange: d'une part, des policiers peuvent présenter aux POMLT de la gendarmerie européenne (actuellement des Néerlandais, des Lituaniens et des Français) les défis culturels, matériels et sécuritaires qu'ils vont devoir relever en Afghanistan; d'autre part, ils apprennent à connaître les hommes qui vont les conseiller, les former et les soutenir pendant les six prochains mois. Dix jours de théorie, puis cinq jours de pratique dans des ateliers: check-point, contrôle de foule, fouille de compounds, attentat-suicide...

CNEFG2 034.jpg

Voilà pour les "vrais" afghans. Et les "faux"? Les élèves gendarmes qui effectuent tous, au terme de leur formation, un court séjour au CNEFG, ont été réquisitionnés pour le plastron. Tantôt sympathiques villageois, tantôt trafiquants d'armes, voire talibans..., ils jouent le jeu avec ferveur et réalisme. Képi bas! Ce n'est pas drôle d'être fouillés sans ménagement, d'être jetés dans un fossé, ligotés, sous l'oeil farouche de collègues afghans et néerlandais.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:30

http://www.air-cosmos.com/img/1-3571-0/wk450.jpg

photo Thales

 

le 11/10/2011 GS – Air & Cosmos

 

Le drone tactique Thales pourrait venir remplacer les Sperwer en service dans l'armée de Terre.

 

Exit le SDTI (système de drone tactique intérimaire), place au Watchkeeper? Le scénario n'est plus à exclure. Le délégué général de l'armement Laurent Collet-Billon l'a souligné le 5 octobre au cours de son audition devant la commission de défense de l'Assemblée Nationale.

 

D'après le DGA, les services français étudient actuellement "la possibilité d'acheter des exemplaires de cet appareil en remplacement du Sperwer, avec la perspective d'une mise en commun et d'un soutien partagé avec les Britanniques". Outre-Manche, la British Army s'était en effet engagé en 2005 sur l'achat d'une cinquantaine de vecteur israéliens Hermes 450 au titre du programme Watchkeeper. Après plusieurs retards d'exécution, les premiers de ces drones devraient être livrés fin 2011.

 

Thales UK, en partenariat avec l'israélien Elbit, est en charge de ce contrat côté britannique. Si la France venait à commander des Watchkeeper, elle abandonnerait ainsi Sagem qui fournissait jusqu'alors son Sperwer à l'armée de Terre. Une commande de huit de ces drones est toutefois prévue l'an prochain, selon le projet de loi de finances pour 2012.

 

Par rapport au Sperwer, le Watchkeeper doit afficher des performances bien supérieures. Avec une masse d'environ 450 kg, il peut rester en vol près de 20 heures en emmenant une charge utile de 150 kg. A titre de comparaison, le petit Sperwer, lancé depuis une catapulte, affiche une endurance de six heures et une masse maximale au décollage de 330 kg (dans sa version Mk II), avec une charge utile d'environ 50 kg.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 16:25

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/m-teisseire/990017-1-fre-FR/m-teisseire.jpg

photo defense.gouv.fr

 

12 Octobre 2011 – par Jean-Dominique Merchet

 

Laurent Teisseire devrait être nommé directeur du cabinet civil et militaire du ministre de la défense dans les prochaines heures, à la suite du départ du préfet Jacques Gérault chez Areva.

 

Laurent Teisseire est, depuis juillet 2007, délégué à l'information et à la communication de la défense (Dicod) et à ce titre, porte-parole du ministère. Agé de 47 ans, énarque, Laurent Teisseire connait bien le monde de la Défense. Il a d'abord travaillé à la DGA avant de rejoindre le cainet du ministre François Léotard (1993-95), pour s'y occuper des questions industrielles. Il part ensuite pendant neuf ans dans l'industrie, chez Aérospatiale puis Eurocopter, comme secrétaire général. Il revient ensuite au ministère pour s'y occuper du droit international. Laurent Teisseire a fait son service national comme officier dans la Marine, à bord des vedettes de l'Adour. Il est lieutenant de vaisseau de réserve et auditeur de la 58ème session de l'IHEDN.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 12:05

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1_programmes/un-awacs-de-l-armee-de-l-air-credits-cyril-amboise-sirpa-air/257967-1-fre-FR/un-awacs-de-l-armee-de-l-air-credits-cyril-amboise-sirpa-air.jpg

Un Awacs de l'armée de l'air (crédits : Cyril Amboise - SIRPA Air)

 

12/10/2011 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a livré le 7 octobre 2011 le 4e avion-radar SDCA avec système de communications rénové (SDCA : système de détection et de commandement aéroporté - Awacs en terminologie OTAN).

 

La flotte des Awacs français comprend 4 appareils en service dans l’armée de l’air depuis le début des années 90. Véritables « sentinelles volantes », ces avions ont pour mission la détection et la surveillance ainsi que le contrôle et la conduite des opérations aériennes militaires.

 

La DGA a notifié en 2008 pour 50 M€ un marché de rénovation de ces avions à la société Air France Industries. Outre le maintien en conformité avec l'évolution des réglementations édictées par l'organisation de l'aviation civile internationale (OACI), cette rénovation vise à garantir le maintien de leur interopérabilité et de leur interchangeabilité avec les Awacs de la Royal Air Force, de l’OTAN et de l'US Air Force.

 

Le chantier a porté principalement sur :

 

- le remplacement et l’augmentation des capacités des moyens HF existants ;

 

- la modernisation et l’augmentation des moyens existants dans le domaine V/UHF comprenant notamment de nouveaux moyens de télécommunications par satellite ;

 

- le remplacement des équipements de radiolocalisation, de la balise de détresse et des enregistreurs de paramètres de vol ;

 

- l’adaptation du logiciel opérationnel de mission ;

 

- la modification du système de gestion des communications.

 

Après avoir effectué la qualification du système sur le premier avion, la DGA a réceptionné et livré chacun des appareils modifiés conformément au calendrier prévu, entre le début 2010 et l’automne 2011.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:55

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/jeunes/parlonsdefense/equipement/bourget-2011/rafale-air2/1265682-1-fre-FR/rafale-air.jpg

photo Armée de l'Air

 

11/10/2011 par Alain Ruello – Les Echos

 

Dans un environnement budgétaire national sinistré, Thales a encore de quoi puiser quelques bonnes nouvelles. Le ministère de la Défense vient de donner son feu vert à un important contrat de maintenance des Rafale de l'armée de l'air française, selon nos informations. D'une durée de dix ans, dont quatre pour la tranche ferme, ce contrat est évalué entre 500 millions et 1 milliard d'euros. Il porte sur les parties de l'avion de combat, dont le groupe d'électronique est responsable, comme le radar. Sa notification est attendue d'ici à la fin de l'année. La division optronique de Thales attend de son côté un contrat de développement d'une nouvelle version d'un des équipements majeurs du Rafale, la nacelle de désignation laser Damocles. La facture pour le contribuable dépasse les 100 millions d'euros. Elle pourrait être adoucie si les Emirats acceptent de cofinancer le projet.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:55

http://4.bp.blogspot.com/__A2VG2LiIPk/TE35t8Z9r4I/AAAAAAAAAGY/UlAmk3eWwRQ/s1600/rafale_EAU.jpg

source rafalenews.blogspot.com

 

11/10/2011 par Alain Ruello – Les Echos

 

La désignation du ministre des Affaires étrangères et numéro deux du gouvernement traduit l'implication de la France à un très haut niveau de l'Etat. Elle intervient alors que les négociations entre les deux parties sont très avancées.

 

Est-ce la dernière ligne droite ? L'Elysée a désigné Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, pour piloter les négociations sur la vente d'une soixantaine de Rafale aux Emirats arabes unis, a-t-on appris de sources concordantes. En plaçant le numéro deux du gouvernement en première ligne, la France entend montrer son implication au plus haut niveau, comme il est de coutume sur les grosses affaires militaires ou de sécurité. Dans le cas du fameux contrat Miksa de protection des frontières saoudiennes par exemple, au début des années 1990, c'est Charles Pasqua, alors ministre de l'Intérieur, qui avait permis d'établir un contrat-cadre avec Riyad.

 

La décision d'impliquer Alain Juppé aurait été prise dans la foulée de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et cheikh Mohammed bin Zayed al-Nahyan, prince héritier d'Abu Dhabi, à Paris le 27 septembre. Elle intervient au moment où les deux parties n'ont jamais été aussi proches d'aboutir, alors que l'avion n'a encore jamais été vendu à l'export. Même si le précédent brésilien impose la prudence, l'échéance du Salon aéronautique de Dubaï, mi-novembre, est citée par beaucoup pour une possible annonce.

 

Aux Emirats, comme dans tous les pays prospects du Rafale, les négociations techniques sur la configuration ou encore le prix de l'appareil relèvent des industriels. En l'occurrence, le chef de file est le GIE Rafale, qui regroupe Dassault et ses partenaires principaux, Thales pour l'électronique et Snecma (groupe Safran) pour les moteurs. MBDA est dans la boucle pour le choix des missiles. Mais, en matière d'avions de combat, le volet politique prime sur tout le reste, car le pays acheteur et le pays vendeur se lient pour des décennies par un partenariat de défense stratégique.

 

Poids lourd de la majorité, très écouté par le président de la République, le patron du Quai-d'Orsay paraît le mieux placé aujourd'hui pour donner le dernier coup de collier dans la négociation avec les Emirats arabes unis. D'autant qu'Alain Juppé a joué un rôle clef au Proche et au Moyen-Orient dans la crise libyenne, renforçant sa stature diplomatique dans la région. Qui plus est, l'entourage de Nicolas Sarkozy, qui a dirigé les discussions depuis leur début à l'été 2008, a changé. Claude Guéant, notamment, est parti à l'Intérieur.

 

En Inde aussi, les choses bougent, si l'on en croit les médias locaux. Selon le « Times of India », New Delhi a donné son feu vert à l'ouverture des offres finales des deux finalistes pour l'appel d'offres portant sur l'achat de 126 avions de combat. Les autorités locales se donnent un mois pour calculer qui, du Rafale ou de l'Eurofighter, est le moins cher.

 

Contactés, Dassault et le Quai-d'Orsay se sont refusés à tout commentaire.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 07:40

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/940103-1115389.jpg?v=1318337540

 

11 Octobre 2011 par Jean-Dominique Merchet

 

Lors de son audition devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, le 4 octobre, le ministre de la Défense a donné des précisions sur les munitions utilisées par les armées françaises durant la campagne de Libye.  "Les avions ont largué 950 bombes et tiré 240 missiles air-sol, dont 15 SCALP et 225 A2SM. Les hélicoptères ont lancé 431 missiles HOT dont notre armée est dotée depuis des années. Des frappes à terre ont également été délivrées par des bâtiments de la marine, soit 3 000 obus de 100 et 78 millimètres". Il convient d'ajouter les obus tirés par les hélicoptères de combat dont le chiffre n'est pas précisé.

 

L’utilisation de ces munitions a respecté nos stocks, mais ils devront être recomplétés, a ajouté le ministre. Il n’y a pas de problème, sauf à ce que nous ayons rapidement besoin d’une grande quantité de munitions".

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