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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 07:35

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/air/actualites/images-2011/images-septembre-2011/general-de-longvilliers-2/1365353-1-fre-FR/general-de-longvilliers-2.jpg

 

09/09/2011 Propos recueillis par l’adjudant Jean-Laurent Nijean – Armée de l’Air

 

Le général Dominique de Longvilliers, chef d’état-major au commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), dresse un bilan de l’action menée par l’armée de l’air depuis les attentats du 11 septembre 2001.

 

Mon général, pouvez-vous nous expliquer comment l’armée de l’air a réagi après les attentats du 11 septembre 2001 ?

 

Tout d’abord, il y a eu la prise de conscience réaffirmée du danger de l’utilisation de moyens aériens civils à des fins terroristes. La France a réagi en renforçant son dispositif qui reposait jusqu’alors sur deux plots de permanence opérationnelle. Elle est rapidement passée à cinq, puis à six plots. Ainsi, six paires d’avions de chasse armés ont été mis en alerte afin d’assurer la défense aérienne de la totalité du territoire. Notre dispositif a été réorganisé afin d’être plus réactif face à ce genre de menace.

 

Ensuite, lorsque le premier choc des événements du 11 septembre a été contenu, nous avons complété le dispositif par un réseau de permanence composé d’hélicoptères appliquant des mesures actives de sûreté aérienne (MASA). Nous avons ainsi pris en compte les menaces atypiques, comme les ULM (ultra léger motorisé) et les parapentes, que les avions de chasse ont des difficultés à intercepter en raison de leur faible vitesse. Aujourd’hui, nous avons quatre plots d’avions de chasse et quatre d’hélicoptères répartis aux points cardinaux de la France. Avec bien sûr une attention particulière autour de Paris. Ce sont concrètement les premières mesures qui ont été prises et qui concernent le territoire national.

 

Quelles sont les autres mesures qui ont été entreprises ?

 

Il y en a deux principales : les accords transfrontaliers et la coordination interministérielle. En ce qui concerne les accords avec les pays frontaliers nous avons mis en place tout un réseau d’accords qui prônent la réciprocité. Avant le 11 septembre 2001, il n’existait aucun accord avec nos voisins dans le domaine de la défense aérienne. En cas de menace, chacun agissait de son côté. Il n’y avait pas, à proprement parler, de véritables processus de coordination inter-états pour contrer une menace qui traverse une frontière. Des accords bilatéraux ont été progressivement mis en œuvre depuis le 11 septembre avec les Allemands, les Belges, les Britanniques, les Espagnols, les Italiens et les Suisses. Il ne s’agit pas d’accords incluant l’ensemble des nations, la France a signé avec chaque nation séparément. Par exemple, aujourd’hui, lors de l’interception d’un suspect se dirigeant vers l’Allemagne, nous avons le droit de poursuivre notre mission au-delà de nos frontières. Les avions de la permanence opérationnelle passent alors sous commandement allemand en attendant que ces derniers prennent le relais. Cette procédure est, bien entendu, réciproque. C’est une grande avancée qui assure une meilleure cohérence.

 

Pour aller un peu plus loin, nous avons développé un axe d’effort dans le cadre de l’initiative 5+5 « Défense » qui regroupe cinq pays membres de l’Union européenne (Espagne, France, Italie, Portugal et Malte) et cinq pays du Maghreb (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie). Des exercices sont organisés pour entraîner le réseau de diffussion de l’alerte à tous les partenaires, face à une menace aérienne non militaire. Un exercice 5+5 est programmé le 21 septembre 2011. Cet entraînement n’inclut pas la Libye en raison des événements en cours.

 

À part les accords transfrontaliers entre les différentes nations, l’armée de l’air a fourni un renforcement du travail interministériel. Qu’en est-il aujourd’hui ?

 

En effet, même si cela existait auparavant, il y a eu un renforcement de la coordination interministérielle. Nous avons des contacts permanents avec les ministères, et particulièrement ceux de l’Intérieur, des Affaires étrangères et des Finances. Ainsi, les organismes comme les douanes, les services de renseignement, la gendarmerie nationale et la direction générale de l’aviation civile (DGAC) sont nos partenaires privilégiés pour fluidifier et coordonner le renseignement relatif à ce genre de menaces. La fusion de toutes les informations reçues nous permet d’obtenir une situation sécuritaire optimisée. En ce moment, nous renforçons encore plus notre vigilance en raison de la date anniversaire de l’acte terroriste du 11 septembre 2001. Nos contacts avec les organismes d’État sont d’autant plus fréquents.

 

Depuis 2001, les procédures concernant la protection et la surveillance de l’espace aérien ont beaucoup évolué. Sommes-nous parvenus aujourd’hui à un stade terminal ou reste-t-il des perspectives d’amélioration ?

 

Tous ces projets sont en constante évolution et ils ne seront jamais vraiment terminés. Nous essayons de pousser au maximum les accords bilatéraux et nous continuons encore à travailler la coordination interministérielle. C’est un effort quotidien pour augmenter la fluidité des informations et pour améliorer la réactivité. Les relations dans ce domaine avec les pays africains en sont encore à leurs débuts. Il n’existe pas d’accords formels, pour le moment, ce sont juste des exercices entre nous. Nous programmons aussi l’amélioration des équipements. Ainsi, nous renforçons la couverture radar, et notamment celles de la région parisienne et vers la basse altitude. Nous portons également un effort sur l’information, tournée vers le respect des règles de la navigation, plus particulièrement à l’attention des usagers d’aéroclubs. Nous avons remarqué une nette baisse des infractions depuis le début de nos campagnes d’information, ce qui nous permet de gagner en sécurité et de ne pas disperser nos moyens sur des événements mineurs.

 

Nous portons aussi une attention à l’entraînement du personnel dédié à cette mission. Que ce soit au commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), à Paris, au centre national des opérations aériennes (CNOA), à Lyon, dans les organismes de contrôle ou dans les unités navigantes, tous les aviateurs sont motivés et s’impliquent pour la protection du territoire.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 21:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/albums-photo/vbci/vbci-tout-terrain/652344-1-fre-FR/vbci-tout-terrain.jpg

photo Armée de Terre

 

9 Sep 2011 By PIERRE TRAN DefenseNews

 

PARIS - French land systems company Nexter filed its bid for Canada's Close Combat Vehicle (CCV) competition at the end of August, said Mike Duckworth, the firm's international affairs director. The weapons manufacturer's bid is based on its VBCI fighting vehicle.

 

Nexter's Véhicule Blindé de Combat Infanterie (VBCI) goes up against BAE Systems' CV90 and General Dynamics' Piranha 5, which are competing in the Canadian government's off-the-shelf buy of an initial 108 units, with an option for 30 more, and through-life support.

 

"We submitted our proposal at the end of August," Duckworth said. "We are offering the VBCI, which will be adapted to the Canadian requirement."

 

Local industry partners are widely seen as a vital part of the Canadian competition.

 

Nexter's bid for the CCV contract is part of an export push that includes partnering with Larsen & Toubro to build a tracked version of its 155mm 52-caliber cannon, dubbed Trajan, to compete for a tender for the Indian Army. The gun is based on the Caesar wheeled-mounted gun built for the French Army.

 

As part of the export drive Nexter will be showing in public for the first time its XP2 demonstrator combat vehicle at the Defense & Security Equipment international (DSEi) show in London, opening Sept. 13.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/albums-photo/vbci/vbci-rampe-baissee/648734-1-fre-FR/vbci-rampe-baissee.jpg

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 21:20

http://www.sgdsn.gouv.fr/local/cache-vignettes/L179xH200/Francis_Delon-5-ab777.jpg

source sgdsn.gouv.fr/

 

9 Sep 2011 By PIERRE TRAN DefenseNews

 

France's secretary general for national defense will deliver to the president by the end of this year an early draft of a planned update of the 2008 white paper on defense and national security, said Francis Delon, the senior civil servant who heads the office that will produce the work.

 

Delon announced the upcoming draft at the French military's annual two-day "summer defense university," hosted this year in Rennes by the Direction générale de l'armement.

 

An update of the defense review was always scheduled for 2012, intended to keep the document up-to-date. The white paper sets out the strategic overview and is used as a planning tool for drafting the multiyear military budget law.

 

The early draft will draw on four working groups.

 

The first will look at the big geostrategic picture, such as China's military modernization and the Arab Spring.

 

The second group will look at alliances, including NATO, European Union and the U.N., and the attitude of the BRIC group of emerging regional players - Brazil, India and China - toward international organizations.

 

A third group will look at "transverse" issues such as cybersecurity, terrorism and environmental issues.

 

The fourth group will consider economic and financial issues and their impact on national security. This is a new area that went uncovered in the 2008 report.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 08:25

http://www.croiseur-lamotte-picquet.fr/photos/divers/flotte.gif

source croiseur-lamotte-picquet.fr

 

10 septembre 2011 Par Le marquis de Seignelay - Le Fauteuil de Colbert

 

Un de mes axes de réflexion sur ce blog est la construction de la Marine nationale dans le temps. J'ai même hésité à choisir comme titre "Savoir construire la Flotte dans le temps". J'essaie de comprendre, d'une part, les lois qui gouvernent la construction des escadres avec le meilleur rendement financier possible. D'autre part, à comprendre comment on arrive à s'éloigner de ces mêmes lois. Par "lois", j'entends la construction en série, en lot, la standardisation des coques, des équipements, la diminution du même nombre de plan... et peut être d'autres lois que j'ignore ou qui sont à découvrir.

 

Il m'arrive donc de prendre des partis qui ne sont pas forcément compris. Ainsi, en ce qui concerne les BPC, je plaidais déjà, bien avant ce blog, pour une composante toute amphibie. C'est un choix mûrement réfléchi. Les finances y tenaient une grande place dans la nature de ce choix puisque Marine rime avec finances. Mais, que valait-il mieux faire ? Hésiter à passer à une composante tout BPC, ou bien choisir de le faire et obtenir quatre vaisseaux neufs ? La construction en série et en lot permettait de baisser significativement le coût par unité, au point d'envisager une cinquième unité pour remplacer la Jeanne d'Arc. Mer et Marine envisageait un coût de 150 à 200 millions d'euros un BPC 3 pour remplacer la Jeanne d'Arc. Finalement, le BPC 3 est devenu le Dixmude, et construit plusieurs années plus tard, il nous coûte 400 à 500 millions d'euros.

Il y a des choix budgétaires qui amènent un plus grand nombre de coques que d'autre. Une Marine, c'est des navires.

Je passe outre le fait que ces BPC sont bien plus utiles qu'on s'autorise à le croire, et qu'ils rempliront des missions bien inattendues. Je tenterais de l'exposer dans d'autres billets.

Sinon, j'ai pu lire que par mon choix à 5 BPC, je ne me préoccupais pas de l'avenir du groupe aéronaval. Rien de plus faux pour ceux qui lisent ce blog et les échos de mes recherches que je publie sur les pages Facebook et Twitter de ce blog. Je suis un partisan du défunt Amiral Barjot qui avait osé réclamer une Royale à 6 porte-avions à la fin des années 40 ! Un lecteur m'avait fait remarquer qu'avec 4 BPC et 2 porte-avions, nous allions atteindre ce souhait. Cependant, il reste le problème du second porte-avions. Bien des personnes cherchent à imaginer la meilleure solution possible, tant sur le plan technique que financier. J'aimerais leur faire remarquer une nouvelle fois que ce n'est pas un second porte-avions dont il faut parler, mais des PA2 et PA3. Je suis partisan d'une composante aéronavale à trois porte-avions. Mais je suis également un lecteur attentif des "âges" du Charles de Gaulle ! Hors, si le PA2 est commandé entre 2015 et 2020, il deviendra bientôt question de remplacer le Charles de Gaulle dans la foulée. Le scénario classique qui se dessine c'est une commande du PA2 qui accompagnera le Charles de Gaulle (sans même parler des problèmes de gestion du personnel s'il est conventionnel). Cette commande sera "unique" puisqu'il risque de s'écouler entre la fin de la construction du PA2 et le retrait de service du Charles de Gaulle un laps de temps supérieur à 10, peut être même 15 ans. Je lis (dans le rapport du sénateur André Boyer sur le PA2 en 2000) qu'aux Etats-Unis ils partent d'un modèle et ne cessent de l'améliorer au fil du temps. De sorte que les études du précédent modèle sont réutilisées pour le nouveau navire. Les gros équipements, ensembles et sous-ensembles du navire sont autant les mêmes que possible. Donc, quelque part, la standardisation n'est pas entièrement respectée au profit d'une amélioration continue. Les modifications des nouveaux navires étant peut être répercutées sur les autres au cours des refontes. Mais, si vous vous donnez la peine de revenir en France, alors vous êtes coutumiers d'une donnée sur le programme PA2 : le délai écoulé entre la construction du Charles de Gaulle et l'éventuelle construction d'un PA2 est beaucoup trop grande pour espérer réutiliser les plans ! Il y a donc une perte financière sèche.

Donc, perdre des crédits budgétaires, c'est perdre des navires. Les plans et études du Charles de Gaulle représenteraient 600 à 700 millions d'euros, soit le coût de deux BPC construit en lot ou d'une frégate de défense aérienne, même s'il faut rallonger pour celle-là. Ou tout simplement le coût d'une frégate FREMM. Ou d'un ensemble d'équipements plus petits mais tout aussi utile : autoprotection, drones, drômes, etc...

Le message que je tentes de faire passer c'est que la construction d'une Flotte est faite de programmes qui s'inscrivent dans un ensemble. Il s'agit donc d'optimiser autant que possible ce programme pour disposer du plus grand nombre d'unités possible aux meilleurs coûts. Bien entendu, le nombre de BPC est discutable. Néanmoins, il n'est absolument pas question d'un report des BPC 3 et 4 au profit d'un second porte-avions. J'essaie de démontrer qu'une commande en lot de 5 BPC aurait été beaucoup moins coûteuse que la réalité que nous connaissons. C'est-à-dire qu'à sommes équivalentes, nous aurions pu avoir 5 navires, contre 3 actuellement. Deux navires de perdus -et ce sera encore pire avec le BPC 4 ! De même, je persistes, il ne faut pas parler du PA2, mais des PA2 et 3. A moins de remplacer le Charles de Gaulle à temps pour profiter des études du PA2 et donc, de suivre le  "modèle américain" en la matière pour construire des porte-avions.

In fine, il n'est pas question d'être le représentant officieux de tel ou tel chantier, voire de tout les chantiers. Je ne reçois aucune rémunération sonnante et trébuchante pour ce blog. Ni même un livre. En aucun cas, non plus, je n'ai reçu une quelconque invitation à visiter ces mêmes chantiers. Et alors ? Je ferais tout ceci par intérêt personnel ? Non. Il est bien question de regarder à quoi correspond le budget de la Marine depuis... 1870 (au moins) et de comprendre le cheminement des décisions et de tenter de délimiter les sommes qui ont été perdues faute d'une stratégie de construction claire. L'optimisation parfaite ne peut pas exister, mais entre les errements doctrinaux et l'optimisation parfaite, il y a une marge. Comprendre ce qui conduirait à améliorer la prise de décision pour avoir plus de bâteaux, c'est construire une Marine.

Une Marine, c'est des bâteaux. De Churchill à Coutau-Bégarie, c'est une leçon que l'on retrouve souvent.

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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 08:05

http://www.defense-unmanned.com/base/util/181_1.jpg

 

A French air force Harfang unmanned vehicle has been operating from Sigonella air base since Aug. 25, but is unable to meet huge demand for Libya reconnaissance data. (French AF photo)

 

September 9, 2011 defense-unmanned.com

(Source: French air force; dated Aug. 31, web-posted Sept. 1, 2011)

(Issued in French only; unofficial translation by defense-aerospace.com)

 

SIGONELLA, Sicily --- On Wednesday, August 24, 2011 at 7:00 p.m., the French air force Harfang drone lands on the runway at the Italian base in Sigonella, Sicily, having successfully carried out its first operational mission, lasting 18 hours, over Libyan territory. Ground engineers of the UAV squadron 1/33 "Belfort" return the aircraft to its hangar in order to prepare for the next sortie.

 

Two weeks earlier, the head of the French detachment in Sigonella had welcomed twenty-five new ‘pilots’ to the drone squadron and quickly integrated them with their colleagues who fly the five Rafale combat aircraft also deployed there since the beginning of July.

 

In order to meet operational deadlines, the technical team juggled to organize their installation into the operational area. As soon as the inflatable hangar was completed, engine tests began. "All is well, it’s running like clockwork,” said Captain C., Chief Technical Officer of the 1/33 squadron.

 

Flight personnel, in the meantime, working closely with Italian authorities, defined the areas of Italian airspace through which the UAV would fly to reach Libya. Procedures are strict, particularly during transits near Catania airport, located only 25 km northeast of Sigonella, and through Maltese airspace.

 

In parallel, flight operations staff, intelligence officers and photo analysts also worked to assimilate the rules for drone operations in operations area. They also supported the information systems and communications team so that dedicated networks could be stood up as fast as possible.

 

Using precise geographical coordinates provided by four geographers of the 28th Topography Regiment based in Haguenau, Eastern France, mechanics and the head of flight operations programmed the system to allow automatic takeoff and landing of the aircraft.

 

The engineers can then uplink to the drone's ground station, using both direct links, via the antenna LOS positioned next to the control station, and indirect links, via a geostationary satellite to overcome terrain masking and range limitations, that must be tested.

 

On August 20, twelve days after the arrival of the squadron personnel, the Italian commander of the Sigonella base, together with the air traffic control commander, and an Italian drone expert from the HQ staff, who flew in especially for the occasion, joined the French team to monitor the first on-site takeoff of the Harfang.

 

The flight operator at the controls carries out the first tests of the system. By radio, he asked the engineer, positioned near the drone, if he can get started. The engine starts, the aircraft begins taxiing. Air traffic controllers clear the operator to taxi to the takeoff point. Onlookers are amazed to see the aircraft, without no pilot on board, behaving like any other aircraft.

 

As local airspace is highly segregated, the drone had to wait until commercial airliners had landed in Catania.

 

A few minutes later, Italian authorities in attendance at the ground control station observed with interest the automatic take-off phase, and the ease with which the operator takes the control of the aircraft once it is airborne.

 

At the same time, 60 kilometers north of Sigonella, the Etna volcano wakes up, and its mushroom-shaped cloud offers a great opportunity to test the Harfang’s on-board MOSP camera under very exacting conditions. The aircraft took a series of photographs in both IR and visible spectrum of this awe-inspiring phenomenon before returning to its departure point.

 

Once aligned on the runway, the operator selects the automatic landing mode and, while he remains alert and ready to take back the controls, the drone lands by itself.

 

The French detachment then began preparations for the first operational sortie, which was scheduled for three days later. The delay is necessary for the NATO’s Combined Air Operations Centre (CAOC), located in Poggio Renatico, in northern Italy, to fully integrate Harfang into the range of reconnaissance and surveillance assets deployed by the informal coalition controlling Libyan airspace.

 

The real- transmission of video from the drone to the ground operations center is one of the keys to the success of the mission, because it enables CAOC to monitor and to conduct air operations in real-time.

 

Tuesday, August 23, at 11 p.m., the aircraft is pushed out of its hangar as its two crews, each comprising a flight operator, an intelligence officer and a photo analyst, arrive at the briefing room.

 

Radio contact is established with the French air force E-3F AWACS aircraft which was on duty and which handles all air assets in theater. The mission begins as scheduled.

 

The command center is somewhat overwhelmed by the sheer volume of data on the ground situation transmitted by the drone. However, the information is so useful that, after many hours over Libyan territory, the command post requested a three-hour extension of the mission. This could have been even longer but, as Capt. D, one of the ‘pilots’, explained, “we must conserve fuel as we will use more on the return leg, when we’ll face relatively strong headwinds.”

 

By this time, the aircraft has been in the air for over 14 hours, and the relief crew begins to bring it back to base in Sicily, which entails a long flight over the sea. By the time it lands, Harfang’s first operational mission over Libya will have lasted 18 hours.

 

The French air force has also maintained UAV detachments in Afghanistan for the past two and a half years.

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 22:11
http://www.acteurspublics.com/files/MilitaireNAP_4.jpg

 

Si les armées font depuis très longtemps appel à des entreprises extérieures, la fin de la conscription et les stratégies de réforme issues du livre blanc et de la RGPP ont amplifié le mouvement d’externalisation. Une démarche guidée par le respect de quatre grands principes.

 

1. Maintenir la capacité opérationnelle des armées
2. Faire des économies
3. Protéger le tissu des PME-PMI
4. Préserver l’intérêt des agents

 

1. Maintenir la capacité opérationnelle des armées

 

Devant les risques que font peser certaines externalisations, le ministère de la Défense est appelé à mieux définir son cœur de métier.


Des sociétés privées assumeront-elles demain des tâches traditionnellement dévolues aux militaires ? La question peut se poser au vu de l’extension sans fin des domaines externalisés depuis une dizaine d’années. Si les externalisations ont touché jusqu’à présent de nombreux services périphériques, comme les cantines ou l’entretien des locaux, elles concernent aujourd’hui des missions de sécurité et de gardiennage ou relatives aux télécommunications de plus en plus pointues. Et ce au gré d’une lecture souple et fluctuante de la notion de “cœur de métier”, non définie dans les textes, qui permet au ministère de justifier ces externalisations.

 

Mais la démarche n’est pas sans susciter des interrogations, en raison du caractère non réversible de nombreuses externalisations, sur l’atteinte portée à la capacité opérationnelle des armées. Que se passerait-il en cas de grève des personnels chargés de la restauration ou du transport, par exemple, sur des théâtres d’opérations ? D’où les réserves émises par la Cour des comptes dans son rapport de février 2011 : “Si aucune des externalisations analysées n’a, à ce jour, réduit la capacité opérationnelle des armées, […] les particularités de l’activité régalienne de la défense, son caractère d’administration de dernier ressort en cas de crise majeure, imposent cependant de se préoccuper du maintien de la capacité opérationnelle en toutes circonstances.”


Qu’il s’agisse du transport stratégique, pour le maintien en condition opérationnelle (MCO), du soutien des bases en opérations extérieures ou de la sécurité des bases aériennes, la Cour a pointé certains risques, avant d’appeler le ministère, adepte d’un raisonnement au cas par cas, à “approfondir” ces sujets.

 

2. Faire des économies

 

Certaines insuffisances comptables font douter des gains potentiels des externalisations comparées au recours aux régies internes.


“Dans le domaine de l’externalisation, il est essentiel de s’assurer, évaluation à l’appui, que le service rendu par un prestataire sera économiquement intéressant pour le ministère de la Défense. Or [...] très peu de chiffres sont venus en appui de la démonstration verbale selon laquelle une activité externalisée serait plus économique qu’une activité menée en régie, même rationalisée.” Cette observation de la mission d’évaluation de l’Assemblée nationale, dans son rapport du 5 juillet dernier, en dit long sur le flou qui entoure les bénéfices tirés des externalisations, et principalement des économies de masse salariale. La Cour des comptes est sur la même ligne, notant ainsi des gains “incertains”, voire “négatifs”, ou “en très grande partie liés à une réorganisation profonde de la prestation”. Elle considère qu’“une part importante des externalisations réalisées dans la dernière décennie a été engagée sans connaissance précise des coûts en régie, faute d’une comptabilité analytique”.


Si le ministère le reconnaît bien volontiers, des méthodes empiriques ont toutefois été mises en place par la mission “PPP” depuis plus de deux ans, grâce notamment aux mesures des coûts salariaux sur une tâche donnée, et à des études de marché, qui permettent dans un second temps d’évaluer le coût d’une prestation par un opérateur externe. Mais la démarche, aussi rigoureuse soit-elle, n’empêche pas certains défauts inhérents à l’externalisation. Aux mauvaises surprises sur le long terme, toujours possibles, s’ajoutent des coûts induits, comme la TVA, facturée à la Défense par le prestataire, ou ceux induits par le reclassement des agents. Conséquence : le ministère s’attache désormais, comme il l’a fait pour la restauration, à réfléchir à optimiser la gestion directe.

 

3. Protéger le tissu des PME-PMI

 

Se méfier des monopoles privés est une priorité pour le ministère. Et une question de survie pour de multiples entreprises.


Baisse des commandes militaires, retards de paiement… Les PME-PMI sont dans la tourmente, comme vient de le détailler dans le menu un rapport de l’Assemblée nationale en date du 13 juillet. La globalisation des commandes, dans le cadre d’externalisations via des “PPP”, pourrait encore aggraver un peu plus leur trésorerie déjà bien fragile, puisque si “elle [la globalisation] permet certes d’appréhender une opération dans son ensemble, elle écarte automatiquement des prestataires qui n’ont pas vocation à intervenir sur toute la chaîne, la PME pouvant néanmoins intervenir comme sous-traitant”, notent les rapporteurs.

 

Le ministère de la Défense semble toutefois se préoccuper du sort des PME, surtout lorsque, comme c’est le cas dans le projet “habillement”, le ministère traite déjà avec une bonne partie d’entre elles. “Nous avons recensé une vingtaine d’entreprises qui réalisent une partie de leur chiffre d’affaires grâce aux marchés de la défense, relate Xavier Gandiol, chargé de mission sur les externalisations au sein de la mission “achats” au ministère de la Défense. Nous réfléchissons donc à la manière de les associer à notre démarche d’externalisation, dans le cadre de groupements d’entreprises notamment.” Il est probable que, sous certaines conditions, le tissu des PMI-PME pourra être préservé en cas de dialogue compétitif. Le ministère a intérêt à maintenir un nombre d’acteurs suffisamment important, gage de prix compétitifs.

 

4. Préserver l’intérêt des agents

 

Plusieurs milliers d’emplois devraient être supprimés, ce qui oblige le ministère à beaucoup d’habileté dans l’accompagnement des personnels.


Très critiques sur les restructurations dans le domaine de la défense, qui devraient se solder par la suppression de 54 000 postes, les organisations syndicales, c’est peu de le dire, ne sont guère enthousiasmées par les externalisations, synonymes de nouvelles suppressions de postes, de reclassement et de mobilité. Pour le ministère de la Défense, l’enjeu est crucial, et la manœuvre RH est mieux anticipée dans les études préalables, afin de gérer au mieux l’accompagnement des personnels, qu’ils soient en fin de contrat, en voie de reclassement ou volontaires pour partir.

Depuis peu, le ministère peut aussi jouer la carte de la mise à disposition des personnels offerte par le décret du 21 septembre 2010. Pris en application de l’article 43 de la loi “Mobilité” de 2009, il permet aux personnels civils et militaires, volontaires, d’être mis à disposition d’une entreprise attributaire d’une activité externalisée, et de revenir s’ils le souhaitent dans l’administration. Avantage pour le ministère : il évite les coûts de reclassement et permet aux agents de continuer à travailler sur un même lieu géographique, voire d’être mieux payés. “Sauf qu’il ne faut pas oublier que c’est l’entreprise qui décide combien de personnes elle va prendre”, rappelle Gilles Goulm, secrétaire général de FO Défense, auditionné à l’Assemblée le 31 mai. “L’article 43” pourrait être privilégié par le ministère pour les agents en fin de carrière souhaitant préparer leur réinsertion dans le civil.

 

L’externalisation en chiffres
1,6 milliard d’euros : coût des externalisations en 2010
400 entreprises employées dans le secteur défense
49 000 euros : montant de l’indemnité moyenne de départ volontaire pour un ouvrier de la défense

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 20:55

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/938676-1113567.jpg?v=1315650757 

Photo : un radar d'alerte avancée américain.

 

10 Septembre 2011 Jean-Dominique Merchet

 

Le radar d'alerte avancée pour la détection des menaces balistiques ne sera peut être pas installé en France. Rien n'est encore décidé et les travaux sont en cours. Une hypothèse  est d'implanter cette installation majeure dans un pays étranger avec lequel la France est très étroitement lié du point de vue militaire. On pense évidemment aux Emirats arabes unis, où la France a une base permanente en vertu d'un accord de Défense. Les Emirats sont par ailleurs situé aux premières loges pour la détection de menaces balistiques...

 

La construction de ce radar est prévue par le Livre blanc de la Défense de 2008. Il s'inscrit dans un programme plus vaste (radar, satellite, commandement et contrôle) visant à donner à notre pays une capacité de détection des menaces balistiques.

 

Selon  la DGA, ce radar devrait être opérationnel en 2018. Le Livre blanc prévoyait une première capacité dès 2015.

 

Ce radar de forte puissance prendra la forme d'une antenne fixe de grande dimension, de l'ordre de plusieurs centaines de m2. Il sera installé dans une direction précise à partir de laquelle il pourra détecter des menaces dans un rayon de l'ordre de 100°. Sa portée sera supérieure à 3000 kilomètres,, pouvant atteindre 5000 km.

 

La terre ayant la forme qu'on lui connait, la "nappe de veille" ne pourra pas détecter les menaces qui resteraient à trop basse altitude (jusqu'à plus de 1000 km). Pour détecter un missile et calculer sa trajectoire - donc son point de chute - il faut en effet que le missile traverse cette "nappe de veille" d'une largeur variable selon la distance. D'où l'importance du choix de la position (et de l'orientation) du radar.

 

Tout dépend également de ce que l'on attend d'une telle installation. Un système d'alerte avancée a quatre vocations, mais certaines peuvent être prioritaires - ce qui constitue un choix politique. Il s'agit du suivi de la prolifération, de l'identification d'un agresseur, de l'alerte aux populations et de contribution à la défense active (interception). En fonction des priorités politiques (à définir dans la réactualisation du Livre blanc qui vient d'être lancée), les techniciens pourront alors proposer des localisations optimales du radar.

 

Ce radar ne sera qu'un des éléments du système d'alerte. L'autre outil de détection sera un satellite équipé de système infrarouge qui détecte le départ des missiles. En revanche,ce satellite ne fait pas de trajectographie. D'où le besoin d'un radar au sol. A l'origine, l'idée était de mettre un satellite en orbite géostationnaire, mais les spécialistes explorent aujourd'hui d'autres possibilités. La commande doit intervenir en 2015 pour une mise en service en 2020.

 

Dernier élement du système, le C2, c'est-à-dire le commandement et le contrôle de l'ensemble. Le choix politique est que ce C2 soit purement national, même s'il sera connecté à l'Otan.

 

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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 11:35

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/7/4/1/000143147_5.jpg

 

Le 09 septembre 2011 par Barbara Leblanc L’USINE NOUVELLE

 

Dans le cadre du projet de réorganisation de Thales et Safran, le médiateur mandaté par l’Etat estime que la constitution de coentreprises serait la meilleure solution.

 

Selon une information des Echos du 9 septembre, Aldo Cardoso, médiateur mandaté par l’Etat, et ancien responsable d’Andersen, propose de regrouper au sein de filiales communes les activités d'optronique et de navigation inertielle des deux industriels.

 

L’objectif du gouvernement, actionnaire des deux groupes, est via cette opération de consolider deux filières technologiques d'excellence pour mieux affronter la concurrence, notamment celle des Etats-Unis. Il veut aussi rationaliser leurs activités pour faire des économies.

 

Pour l’heure, les deux groupes n’arrivent à trouver un consensus sur les valorisations et se trouvent confrontés à la colère des syndicats de Sagem défense sécurité, opposés au projet. En substituant la création de coentreprises, les deux industriels seraient dispensés de toute sortie de liquidités, selon Les Echos.

 

Les prochaines discussions devraient déterminer leurs participations au capital des joint-ventures. Certains étant plutôt favorables à une prise en compte des perspectives de marché, d’autres rejetant le nouveau schéma de coentreprises.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 17:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/futur-site-terre-images/breves/universite-d-ete-2011/1365316-1-fre-FR/universite-d-ete-2011.jpg

 

09.09.2011 Armée de Terre

 

La 9e université d’été de la Défense (UED) s’est tenue les 5 et 6 septembre 2011 à Bruz dans le centre d'expertise de la direction générale de l’armement (DGA).

 

Parmi les 14 stands de l’UED 2011, l’armée de Terre a présenté le système de drone tactique intérimaire (SDTI), l'hélicoptère Tigre, un petit véhicule protégé (PVP) équipé d'un brouilleur d’engins explosifs improvisés (IED), le fantassin à équipement et liaisons intégrés FÉLIN , un véhicule blindé de combat de l’infanterie (VBCI) et un alerteur UMF (détection de tirs de roquettes).

 

Le 2e régiment de dragons NBC (2e RD-NBC) de Fontevraud était également présent.

 

Dans son discours de clôture, monsieur Gérard Longuet, ministre de la Défense et des anciens combattants, a déclaré : « le président de la République s’est personnellement impliqué après la tragédie d’Uzbin pour veiller à ce que nos combattants aient les meilleurs outils. […] Avec le système Félin, le VBCI, le VAB TOP, le CAESAR et le véhicule d’ouverture d’itinéraire… nous sommes au rendez-vous de la modernité avec cette obligation de s’adapter en permanence ».

 

La 9e édition a inauguré le « Post-Université »  : Sagem Industries a ouvert les portes de son centre de production de Fougères où sont produits et intégrés les équipements électroniques du système FÉLIN.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 11:35

http://alliancegeostrategique.org/wp-content/uploads/2011/09/DGA.jpg

 

09.09.2011 par JGP, Mon Blog Défense

 

En marge de l’université d’été de la défense qui s’est tenue les 5 et 6 septembre à Rennes, l’actuel DGA, Laurent Collet-Billon, a accordé un entretien au Monde (accessible aux abonnés), dans lequel il appelle de nouveau à des regroupements dans l’industrie de défense française.


Il dresse un constat sans appel :

Dans les principaux pays européens, l’industrie de la défense s’est recomposée autour d’un leader, sauf en France. Thales, Safran ou Dassault n’ont pas la taille de l’italien Finmeccanica, encore moins de British Aerospace.

Quand les industriels se marchent sur les pieds


Malgré la présence de l’Etat au capital de nos fleurons (Thales : 27%, Safran : 30,2%, EADS : 15% au travers de la Sogeade, Nexter : 100%), il a bien du mal à imposer ses vues sur des rapprochements possibles.

Et le DGA, pas lassé de prêcher dans le désert, de citer deux exemples emblématiques, l’optronique (rencontre de l’optique et de l’électronique) et la navigation inertielle (à base de gyroscopes et d’accéléromètres) : l’Etat souhaite depuis de nombreuses années que l’ancien Thales devienne le champion de la première (avec une potentielle 2ème place mondiale derrière l’américain Raytheon) et que Safran soit le seul leader français de la seconde. Ce qui supposerait une cession mutuelle d’actifs entre les deux groupes aujourd’hui concurrents. Mais voilà, apparemment ça coince toujours, car ils n’arrivent à s’accorder sur la valorisation de ces actifs. Il s’agit là d’un dossier « en cours » (même s’il a connu des suspensions) depuis bien avant que Dassault ne devienne l’actionnaire industriel de référence de l’ancien Thomson-CSF. En attendant, l’Etat se retrouve contraint de « financer deux sources de technologies identiques ».

 

L’optronique et la navigation inertielle ne sont pas des cas isolés. L’armement terrestre offre une autre illustration du relatif éclatement de l’industrie de défense française. J’en parlais notamment à l’automne 2009, quand le ministère de la Défense mettait la pression sur Thales pour qu’il prenne le contrôle de Nexter, l’ancien GIAT (Manœuvres terrestres ou Consolidation du secteur terrestre en Europe – scénarios possibles, par Thibault Lamidel).

 

En cette période de forte tension budgétaire, qui risque de se prolonger, voire de s’accroître fortement après les prochaines élections présidentielles, inutile de préciser que chaque euro compte. D’autant plus que comme je l’évoquais dans ma précédente chronique, la LPM de 2009 a fixé un objectif d’un milliard d’euros de crédits de R&D : il est absolument nécessaire que les industriels contribuent à l’effort (en particulier sur les phases amont de Recherche et technologie), ce qui nécessite qu’ils disposent d’une plus grande assise financière. Pas facile quand l’effort de défense rapporté au PIB diminue, ou quand l’intensité en R&D de l’économie française stagne.

 

Gagner en compétitivité sur les marchés export


La compétitivité est également mise en avant par Laurent Collet-Billon, qui encourage notre industrie à se montrer « moins frileuse hors de nos frontières ». Comme me l’expliquait l’un de mes clients, cadre dirigeant d’un de nos champions, il y a quelque temps, « la DGA n’est plus une vache à lait ». Ce qui risque d’être accentué par les coupes budgétaires déjà évoquées ci-dessus. Il faut donc de plus en plus se tourner vers l’étranger, et notamment le grand export. Certes, la défense, de par son lien avec la souveraineté nationale partout dans le monde, ne peut pas être considérée comme un marché lambda. Ne serait-ce que parce que la mission défense de service public ne relève pas du secteur marchand : l’optimisation financière n’y est pas la première priorité, et les relations interétatiques y jouent à plein. Ceci dit, la logique d’arsenal est une vision largement dépassée :

  • l’aspect « coûts » devient de plus en plus important pour les états, qui se mettent, et leur armée avec, à la rigueur budgétaire. Ainsi la recherche du mieux disant commence à entre dans les mœurs
  • avec le décloisonnement progressif (mais encore inégal et limité) des marchés nationaux, l’adéquation aux besoins opérationnels et la qualité des produits/services deviennent également des arguments de plus en plus importants
  • la dualité des technologies dans de nombreux domaines favorise l’entrée (en tant que sous-traitant ou fournisseurs de premier rang) sur le marché de défense d’acteurs venant du civil, donc rodés à la « compétition commerciale »

Il est vrai que les industriels français, se retranchant derrière un marché relativement important et protégé, n’ont peut-être pas fait les efforts nécessaires pour faire face à la compétition internationale qui s’accroît, avec la montée en puissance des BITD chinoise ou brésilienne (à laquelle ne sont pas étrangers les transferts de technologies consentis pour remporter quelques marchés, quitte à s’en mordre les doigts à moyen terme ?) au côté des concurrents traditionnels, américains ou européens, voire russes (qui connaissent eux aussi une importante rationalisation au travers d’une renationalisation faite de holdings intégrées verticalement, placées sous le contrôle de l’Etat). Il est évident qu’une taille modeste ne facilite pas le développement à l’international, même si Thales se fait le chantre de la stratégie multidomestique, au même titre d’ailleurs que BAE Systems (voir Un petit article sur l’approche multidomestique de BAE Systems).

 

Et au niveau européen ?


Alors que le DGA dans l’entretien donné au Monde n’aborde que la question des alliances entre acteurs français, la question se pose en fait plus largement, en premier lieu avec nos voisins européens. La volonté d’étendre le « modèle » EADS à d’autres filières, et en particulier au naval (pour rappel, des rumeurs de rapprochement de DCNS avec l’allemand Thyssen Krupp Marine ont été démenties en juillet) existe, mais nous entrons là carrément dans un nid de serpents de mer.


Alors que l’Italie et l’Espagne se sont ralliées début septembre à la France, l’Allemagne et la Pologne sur la volonté de renforcer la politique de défense commune au sein de l’UE, facteur d’intégration européenne, des voix appellent depuis longtemps à de meilleures synergies entre acteurs européens, qui aujourd’hui se concurrencent à l’export (hors UE) sans pour autant être particulièrement protégés (en dehors, en général, de leur pays d’origine) face à la compétition extra européenne. C’est le cas du conseil économique de la défense qui dès 2007 parlait d’un « Schengen de la défense », de pôles de compétitivité transnationaux et d’une meilleure coordination d’ensemble à l’étranger. Pour Josselin de Rohan, président de la commission de défense du Sénat, cité par Challenges :

La concurrence intra-européenne dans les drones, les sous-marins, les satellites ou les blindés est totalement destructrice.

Nos champions ont de fait beaucoup de mal à sortir de leurs relations de « meilleurs ennemis ». Comme l’indique le PDG de DCNS, Patrick Boissier :

Mes équipes sont ravies quand l’agressivité de nos offres oblige nos concurrents européens à vendre avec des marges négatives

Bref, la route vers la consolidation est longue, surtout si l’on se compare aux Américains, qui possèdent 4 groupes présents dans l’ensemble des secteurs de la défense, bénéficiant d’un important marché intérieur et s’appuyant, même s’ils connaissent aussi des problèmes de budget, sur une stratégie d’investissement public massive.

 

Des Américains qui, après leurs restructurations et regroupements des années 1990, ont enclenché des mouvements de prises de participation en Europe, dans un effort d’encerclement de nos industriels notamment dans le secteur terrestre. Au-delà de l’aspect commercial et des économies d’échelle, des rapprochements entre acteurs européens permettraient aussi, par augmentation du capital et de la surface financière (avec un bémol si les Etats se désengagent massivement), de mieux résister aux tentatives de prises de contrôle externes. On se souvient à ce sujet de l’offensive américaine menée par le Carlyle Group il y a un peu plus de dix ans au sein de l’industrie européenne de défense (Qinetiq, Bofors et Fiat Avio notamment).

 

Même sans parler de concentration, il y a une grande marge de progression en termes de coopération. A ce sujet, le prochain sommet franco-britannique, faisant écho aux traités binationaux et donc non-européens de novembre 2010, a été repoussé d’octobre à décembre. Au milieu des initiatives sur le nucléaire, d’achats croisés, de MCO de l’A400M, le projet commun de drone MALE, réunissant Dassault et BAE Systems mais laissant EADS de côté, fait craindre à certains un nouveau Rafale-Eurofighter, pas forcément productif au niveau global pour l’industrie de défense européenne.

 

De toute façon, comme le précise Laurent Collet-Billon, il ne faut rien attendre de fracassant en termes de reconfiguration avant, a minima, les prochaines élections présidentielles françaises, au printemps 2012.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 11:30

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/00/157021334.JPG

 

09.09.2011 par P. CHAPLEAU Lignes de Défense

 

Le VN Partisan, le navire de V-Ship déployé à Brest en soutien de la Marine nationale pour des missions de formation et d'entraînement, a repris la mer dimanche dernier après la réalisation des travaux (photo ci-dessus) dont j'avais parlé dans mon post du 21 juin (cliquer ici pour lire ce post).

 

Ces travaux ont été réalisés par la société rennaise Logistic Solutions (création des modules de combat à partir de containeurs et installation) et par Sobrena (firme brestoise qui a réalisé la platorme d'appontage). Les travaux se sont terminés samedi dernier, après deux semaines de travail, et dès dimanche, le VN Partisan a été aperçu en rade de Brest.

 

lynx.jpgLe navire est actuellement de retour à la base navale de Brest, après cette journée d'essais en mer. Place désormais à la phase de qualification de la plateforme d'appontage (un Lynx serait actuellement utilisé pour cette qualif. Voir la photo ci-contre transmise par la Royale), qui va se dérouler sur les deux semaines à venir en fonction de la météo. D'autres travaux (installation d'un dispositif de mise à l'eau d'engins à la poupe) devraient avoir lieu fin septembre, après la phase d'essais. Le cycle normal de formation pourra reprendre par la suite.

 

Les modules de combat, où est installé un poste aviation pour les appontages, vont être utilisés par les unités spécialisées pour s'entraîner aux interventions sur des navires commerciaux: fouilles de navires suspects, libération de bâtiments capturés par des pirates etc. La plateforme d'appontage va permettre aux pilotes d'hélicoptères de s'entraîner sans avoir à attendre qu'un navire de la Royale soit disponible.

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 06:40

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/c/c9/PVP_%28Petit_v%C3%A9hicule_prot%C3%A9g%C3%A9%29_%281%29.JPG/800px-PVP_%28Petit_v%C3%A9hicule_prot%C3%A9g%C3%A9%29_%281%29.JPG

 

8 Sep 2011 By PIERRE TRAN DefenseNews

 

PARIS - The Direction Générale de l'Armement (DGA) has ordered a further 200 small armored vehicles from Panhard, boosting a previous contract for 933 units, the procurement office said in Sept. 8 statement.

 

"The Direction Générale de l'Armement (DGA) ordered from Panhard General Defense Sept. 6, 2011, 200 PVP for the Army," the procurement office said.

 

The PVP is the Petit Véhicule Protegé, an armored four-wheel-drive vehicle that can be fitted with a 7.62mm machine gun on a remote-operated turret.

 

The new batch of vehicles will be delivered in 2012. The last of the 933 units ordered in 2004 will be produced in December of this year, the DGA said.

 

No financial details were available.

 

The PVP has been deployed in Lebanon and Afghanistan.

 

Production of the PVP at two Panhard sites has so far generated 1 million hours of work, the DGA said.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 20:05

http://www.marianne2.fr/blogsecretdefense/photo/art/default/938646-1113516.jpg?v=1315502210

 

8 Septembre 2011 par Jean-Dominique Merchet

 

Suite à mon article récent sur l'arrivée du NH-90 dans la Marine nationale, voici quelques précisions sur ce nouvel hélicoptère, qui m'ont aimablement été communiquées.

 

- Son nom de baptême "Caïman" ne concerne pas seulement la Marine. Le NH-90 portera aussi ce nom dans l'Aviation légère de l'armée de terre.

 

- Pour la marine, ce "Maritime Patrol Helicopter" n'est livré que dans une seule version sur laquelle il est possible de monter un "kit de combat" pour la lutte sous la mer, avec, par exemple, un sonar, des bouées et des torpilles.

 

- Cet appareil de combat naval équipera deux flottilles, chacune étant à même de remplir toutes les missions. La première sera donc la 33 F à Lanvéoc (Finistère), où le premier Caïman est arrivé le 1er septembre. L'autre sera basée à Hyères (Var) et pourrait voir le jour en 2012. Le choix de son nom n'est pas encore décidé.

 

- La montée en puissance des flottilles est essentiellement liée à la capacité de l'industirlel NHI de livrer les appareils. Ces livraisons prennent du retard. Au total, huit appareils devaient être livrés en 2010 et 2011. Le premier l'a été en mai 2010 et pour l'heure, la Marine n'a reçu que quatre Caïman. Un cinquième devrait être livré fin octobre et peut-être un autre avant la fin de l'année.

 

- Au terme de 600 heures de vol, les marins jugent la machine "très bonne". Il ne s'agit que d'un premier standard, qui ne peut pas tout faire et "des corrections sont à apporter". "Il a un excellent potentiel pour devenir une machine de combat de premier plan".

 

- Contrairement aux Super-Frelons, les Caïmans n'embarqueront pas en priorité sur les porte-aéronefs (porte-avions, TCD ou désormais BPC). C'est une hélicoptère prioritairement destinés aux frégates de premier rang.

 

- A Lanveoc, le Caïman va assurer les missions de sauvetage en mer qui étaient dévolues aux Super-Frelon puis au EC225, la version légère du Caracal. L'autonomie du Caïman sans réservoirs supplémentaires est comparable à celle de l'EC225 avec réservoir. Le Caïman peut embarquer 14 passagers assis.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 18:10

http://jdb.marine.defense.gouv.fr/public/cdg/.00008CDG-Harmattan_m.jpg 

photo Marine Nationale

 

8 septembre 2011 Par Le marquis de Seignelay – LE FAUTEUIL DE COLBERT

 

Il n'est pas courant de chercher des illustrations matérielles de cette notion juridique, un peu trop abstraite, mais essentielle. De façon plus courante, on rechercherait plutôt à montrer, démontrer qu'un Etat décide selon un processus de décision pleinement souverain, n'ayant pas été entravé par une autre puissance -à l'image de ce qui se passe au Liban depuis 2006 où l'on demande à la Syrie de ne plus entraver la souveraineté de cet Etat.

 

Les Etats ne recourent plus à la même souveraineté, aujourd'hui. Si, c'est toujours la même notion, mais elle ne touche plus les mêmes domaines et a été limitée par bien des intervenants. Une illustration peut être la capacité d'un Etat à battre monnaie. C'était une compétence souveraine. Sauf quand 17 Etats ont signé plusieurs traités européens (de Maastricht, par exemple) afin de décider le contraire. Ce n'était plus qu'une "compétence étatique", pouvant faire l'objet d'un transfer à un organe commun.

 

Le droit international est une autre servitude, puissante. La parole d'un Etat ne serait pas crédible si, après avoir consacré des années entières à l'élaboration de traités, quelque soit leur objet, elle se trouve contredite par le comportement de ce même Etat, c'est-à-dire, par les faits. Si un traité exige que les coques de navires désarmés ne soient plus coulées en pleine mer mais déconstruit, c'est une limitation de souveraineté. L'Etat s'engage souverainement à changer de comportement, certes. Il s'engage également à réduire son champ d'action. De là, il faut bien observer qu'au fur et à mesure des traités, le champ d'action se réduit quelque peu.

 

Il est souvent dit que les nations sont en relation d'inter-dépendance. C'est très souvent vrai, plus personne n'est autarcique. Il ne serait peut être même plus possible de l'être sur le plan naval, notamment pour la construction de navire (voir L'Océan globalisé : Géopolitique des mer au XXIe de Hervé Coutau-Bégarie). Pas même la Corée du Nord -à moins d'un miracle économique.

 

Même la puissance, voir l'ancienne hyperpuissance, qui devrait avoir les moyens d'être pleinement souveraine, n'a jamais pu les avoir complètement. Le chef de file de la communauté internationale, pour faire accepter sa politique, doit avoir des alliés. Les Etats-Unis avaient les moyens financiers, économiques et matériels de faire la Guerre en Irak sans recourir à une coalition de bonne volonté. Pourtant, cet Etat n'aurait pas pu supporter les conséquences de son acte. Les pays rivaux de son action le lui auraient fait payer lourdement.

 

La souveraineté serait donc la capacité d'un Etat à agir de façon indépendante -bien que pour nos chers anglais, cela se limite au Parlement et non pas aux forces armées. L'action en pure indépendance n'exitant pas, il faut tenir compte des contingences et du besoin d'alliés, surtout à notre époque. Nous semblons, donc, condamnés à agir en coalition et grâce à une acceptation diplomatique aussi large que possible de notre action. Serions-nous contraint à l'extrême dans un système ?

 

Ce que l'on recherche, c'est la liberté d'action dans un système qui semble cadenassé. Ou plutôt, on recherche la marge de manoeuvre la plus grande possible. Il y avait deux types de pays en Libye cette année :

 

    * Les premiers sont ceux qui possèdent juste une Armée de l'air. Quelque part, ils sont moins souverain que d'autre. Ou plutôt, leur action souveraine va se heurter aux souverains refus d'autres Etats. En effet, ils ont eu à négocier pour trouver un aérodrome pas trop loin des côtes libyennes. Cela prend du temps, beaucoup de temps. Cela engage la diplomatie, donc, il faut se contraindre ou se "corrompre" pour pouvoir agir.

    * Les seconds sont les possesseurs de porte-avions.

 

 

Le classement semble un peu simpliste. Mais, dans les faits, ceux qui ont eu la plus grande marge de manoeuvre sont les Etats-Unis et la France. Les premiers ont choisit d'avoir une participation discrète qui s'est réduit à la "logistique" -même si les ravitailleurs et les avions de guerre électronique (notons que le porte-avions français semble démuni en ce domaine) américains étaient indispensables ! Le second pays, le nôtre, la France a pu engager le Charles de Gaulle.

 

Alors, certes, il y a eu les premiers raids lancés depuis les côtes européennes de la France grâce à l'Armée de l'air. Cette action fut bénéfique puisque les marins de notre seul porte-avions ont pu se reposer après la mission Agapanthe. Mais, même l'Armée de l'air française, comme les autres, a du composer avec les réticence italienne et, peut être, grecque. Il y a une chose que l'on ne reconnaîtra jamais à l'Armée de l'air, c'est que son dispositif dans la Guerre de Libye était excessivement coûteux. La France souffre d'un manque d'avions de transports et ravitailleurs. Pourtant, notre force aérienne a réussi à construire un dispositif qui s'appuyait sur deux bases, au moins, dont une en Sicile et une autre en Crète. Alors que les ravitailleurs sont à bout de souffle, il a fallu y avoir recours. Sur ce point, notons qu'ils semblent avoir été utilisé le moins possible. La Marine nationale engageait peut être moins de Rafale. Mais quand un Rafale M décollait du Charles de Gaulle et était au-dessus de la Libye en 10 à 40 minutes, n'est-il pas plus "rentable", "productif" qu'un Rafale B (biplace dont est privée, à tord, la Marine) ou C devant parcourir une heure, peut être deux de vol pour arriver sur objectif ? Il y a des camions de bombe plus coûteux que d'autre.

 

Le porte-avions s'affranchit de la diplomatie, de la distance et des conditions météorologiques.

 

Il faut donc remarquer que pour un pays comme la France, qui était engagé dans une coalition, la plus grande marge de manoeuvre pour décider ou agir était offert par le porte-avions. Ce navire propose de s'affranchir de la diplomatie (pas toute la diplomatie, il faut bien que le navire puisse faire escale, ainsi que ses ravitailleurs). Ainsi, les Rafale français pouvaient être librement engagés (contrairement aux Gripen, vraisemblablement abandonnés aux décisions américaines, et aux Eurofighter).

 

Le porte-avions a offert au souverain la pleine décision d'engagement et sa modulation. De là, il a été possible d'engranger des dividendes politiques, grâce à la diplomatie navale du navire, sans se mouiller, ou plutôt se noyer, dans une coalition. Notons, par ailleurs, que l'Italie avait engagé un porte-aéronefs. Qui le sait aujourd'hui ? Très peu de monde, surtout à Tripoli. On n'oubliera pas "l'enthousiasme" français, on aura souvenir des réticences (et des incapaités) de bien des acteurs

 

De même, ce navire permet de s'affranchir de (nombreux) points d'appui et de bombardiers (soumis aux aléas de la diplomatie, comme l'action dispensable des F-111 américain contre la Libye en 1986). .

 

Il est plus qu'urgent que la France puisse disposer d'un second navire. Sans la permanence aéronavale, notre pays perdra son rang et devra se contenter de fournir des moyens dans une coalition. Nous serons alors vraiment réduit à n'être que des supplétifs. Les anglais semblent en avoir conscience, et ce n'est pas pour rien si une bataille s'engage outre-Manche pour tenter d'obtenir la livraison de deux navires CATOBAR de la classe Queen Elyzabeth, et non plus un seul.

 

Il incombe également à la Marine nationale de faire fructifier les dividendes de son action. Si la France a pu agir aussi longtemps et efficacement, c'est grâce à la posession du porte-avions, et surtout, aux compétences des marins qui arment les navires du groupe aéronaval. L'action du porte-avions Charles de Gaulle a été synonyme de souveraineté, d'indépendance et de dividendes politiques de la Guerre, bien réel, eux.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 18:00
EADS ne participera pas au projet de drone Telemos (màj1)

Talarion - source aeroplans.fr

 

08/09/2011 Les Echos Reuters

 

EADS ne souhaite pas rejoindre le programme franco-britannique de drone Telemos, qu'il s'efforce de concurrencer avec son propre drone Talarion, a déclaré jeudi un porte-parole du groupe.

 

Cette déclaration répond à des rumeurs qui annonçaient l'entrée d'EADS dans ce programme binational, après un article paru dans Le Monde, dans lequel Louis Gallois, président exécutif d'EADS, jugeait qu'une coopération de seulement deux pays n'était pas suffisante pour un programme de drone.

 

"Avec le Talarion, qui est en avance de cinq ans par rapport aux autres concurrents européens, nous sommes prêts pour la compétition", a dit le porte-parole.

 

Le projet Telemos rassemble le britannique BAE Systems et le français Dassault Aviation.

 

Les deux groupes envisagent de faire voler en 2016 le premier prototype de cette nouvelle génération de drones, développée dans le cadre de l'accord de coopération franco-britannique de novembre 2010.

 

Le porte-parole d'EADS a par ailleurs de nouveau mis en garde l'Europe contre le risque de lancer deux programmes de drones concurrents, en pleine période de réduction budgétaire.

 

A plusieurs reprises le groupe aérospatial européen avait en effet prévenu que l'Europe se devait d'éviter de répéter le scénario d'un affrontement sur les marchés à l'exportation, comme ce fut le cas pour les avions de combat Rafale et Eurofighter.

 

L'Etat français détient directement 15% d'EADS, 30% de Safran et 27% de Thales, les deux derniers étant susceptibles de jouer un rôle dans le projet de drone de Dassault Aviation et BAE. De son côté, Dassault Aviation est détenu à 46% par EADS.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/terre/albums-photo/artillerie/lru/3-lance-roquettes-unitaire-lru-du-1er-ra/324507-1-fre-FR/3-lance-roquettes-unitaire-lru-du-1er-ra.jpg

photo defense.gouv.fr

 

08/09/2011 Direction générale de l'armement

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a confié à l’agence d’armement du ministère allemand de la Défense (BWB) la commande de 13 LRU, intervenue le 8 septembre 2011. Le programme LRU répond au besoin d’effectuer par tout temps des frappes terrestres de précision métrique, jusqu’à 70 km. Cette acquisition, menée en coopération avec l’Allemagne et l’Italie, consiste à transformer en lance-roquettes unitaires des Lance-roquettes multiples (LRM), entrés en service au début des années 90. Ils seront livrés en 2014 à l’armée de terre.

 

Le système d’armes LRM était conçu pour disperser à distance d’importantes quantités de grenades sur une force ennemie menant une offensive de grande envergure. Il n’est plus opérationnel à la suite du retrait de la roquette M26 décidé par la France en 2008 conformément à la convention d’Oslo sur l’interdiction des armes à sous-munitions. A l’inverse du LRM, le LRU est destiné à traiter des objectifs ponctuels avec des effets collatéraux réduits au maximum. Le marché de modification de 13 LRM français en LRU a été passé à la société Krauss Maffei Wegmann, à la tête d’un montage industriel franco-allemand incluant THALES, Cassidian (groupe EADS) et Sagem (groupe Safran).

 

Le LRU utilisera la roquette à charge explosive unitaire M31. En 2008-2009, la DGA a commandé 264 roquettes, qui seront livrées à partir de 2013. Elles sont fabriquées par la société américaine Lockheed Martin, leur moteur étant fourni par la société française Roxel.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:30

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/dga/1_programmes/le-petit-vehicule-protege-pvp-credit-stat/266082-1-fre-FR/le-petit-vehicule-protege-pvp-credit-stat.jpg

source defense.gouv.fr

 

08/09/2011 Direction générale de l'armement

 

La Direction générale de l’armement (DGA) a commandé à Panhard General Defense, le 6 septembre 2011, 200 PVP destinés à l’armée de terre. Cette commande s’ajoute au marché initial de 933 PVP passé en 2004 et dont le dernier exemplaire sera produit en décembre 2011. Ces 200 PVP supplémentaires seront livrés en 2012.

 

Le PVP est un véhicule 4x4 moderne, équipant les cellules de commandement des unités d’artillerie et de génie, ainsi que certaines unités spécifiques de l’infanterie parachutiste et alpine, de la circulation et du renseignement. Aérotransportable, blindé et très mobile, il peut transporter jusqu’à 4 passagers. Il dispose d’une mitrailleuse de 7,62 mm qui, pour certains emplois, est installée sur un tourelleau téléopéré de l’intérieur du véhicule. Le PVP est déployé au Liban depuis fin 2009 et en Afghanistan depuis début 2010.

 

Les PVP sont produits sur les 2 sites industriels de Marolles-en-Hurepoix (Essonne) et Saint-Germain-Laval (Loire). Le programme PVP a représenté jusqu’à présent un total d’environ un million d’heures de travail pour Panhard et ses sous-traitants.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:30

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/9/2/0/000143029_5.jpg 

Photo Airbus Military

 

Le 07 septembre 2011 par Guillaume Lecompte-Boinet – L’Usine Nouvelle

 

Le futur Livre blanc de la Défense prévu pour 2012 fera la part belle à de nouveaux thèmes : printemps arabes, Libye, défense anti-missiles, drones…

 

Francis Delon, le secrétaire général de la Défense et de la Sécurité Nationale (SGDSN), a dévoilé le calendrier et  les grands thèmes qui seront traités dans le Livre blanc actualisé, lors des Universités d’été de la Défense, à Rennes. Le premier rendez-vous est un exercice de réflexion que le SGDSN mènera avec les ministères concernés, les industriels et des experts.

 

Objectif : rendre au président de la République un document sur le nouveau contexte stratégique d’ici fin 2011. En effet, le Livre blanc actuel qui couvre la période 2008-2014, commence à dater. "Une actualisation était de toute façon prévue pour rédiger un nouveau Livre blanc d’ici 2012", ajoute Francis Delon.

 

Quatre groupes de travail ont été créés afin de réintégrer les problématiques non traitées, ou pas assez traitées dans l’édition de 2008. Par exemple, les conséquences géo-stratégiques du printemps arabe, la défense anti-missiles balistiques, les drones, l’émergence de puissances militaires très affirmées (Chine, Brésil, Inde, Emirats arabes unis…).

 

Certains de ces pays, comme l’Inde ou le Brésil, ont augmenté leur dépenses militaires et de R&T de près de 30 % entre 2007 et 2010. Quant à la Chine, les EAU ou l’Algérie, leur taux de croissance dépasse 30%. Le Livre blanc devra aussi tirer les leçons de l’expérience libyenne, passer en revue nos grandes alliances (OTAN, Europe…).

 

Enfin, autre thème nouveau, l’impact des crises financières sur les dépenses militaires et la souveraineté. Un premier séminaire aura lieu fin octobre. Par contre, le SGDSN est contraint par un calendrier électoral particulier. Du coup, la rédaction finale du Livre blanc actualisé ne pourra intervenir qu’après les élections de 2012, afin que la nouvelle Assemblée Nationale puisse voter une Loi de programmation militaire intégrant ses recommandations.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:30

http://www.usinenouvelle.com/mediatheque/9/3/0/000143039_5.jpg

source usinenouvelle.com

 

Le 07 septembre 2011 par Guillaume Lecompte-Boinet – L’Usine Nouvelle

 

Une situation "catastrophique", des entreprises qui "tentent de survivre". Les députés Jean Michel (Puy-de-Dôme) et Dominique Caillaud (Vendée), n’ont pas pris de gants lors des Universités d'été de la Défense les 5 et 6 septembre pour décrire l’état dans lequel se trouve de nombreuses PME qui fournissent les armées.

 

"Nos PME sont en crise car l’Etat n’a pas assumé toutes ses obligations en matière de délais de paiement", résume Jean Michel, s'appuyant sur le rapport qu'il présentait avec son homologue près de Rennes. Certaines petites entreprises ont subi des retards de paiement jusqu’à 13 mois, ce qui contrevient totalement avec les dispositions de la LME. Du coup, la capacité d’autofinancement de ces PME a dramatiquement baissé et les banques, compte tenu de la crise financière, "ne les ont tellement soutenu". Et encore, les données récoltées par les deux députés ne concernent qu’environ 10 % des PME travaillant pour la Défense (beaucoup ont aussi une activité civile), celles que suit de façon régulière la DGA. Les rapporteurs dénoncent entre autres l’inadaptation du code des marchés publics, le manque de soutien à l’exportation, etc…

 

Pour y pallier, les parlementaires réclament une réforme du code des marchés publics pour éviter de favoriser systématiquement les grands groupes (notamment avec le système des appels d’offre intégrés). Jean Michel et Dominique Caillaud souhaitent également que la DGA réserve un certain pourcentage des marchés Défense aux PME. "Par ailleurs, il faut favoriser tout ce qui permet aux PME de se fédérer en cluster", ajoute Dominique Caillaud. A l’image du cluster Défense créé en Rhône-Alpes par 46 PME de la région, qui organise notamment des participations collectives aux salon étrangers. Selon les rapporteurs, des clusters de ce type sont à l’étude en région Bretagne et Aquitaine.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 16:30

 

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photos Armée de l'Air

 

08/09/2011 Armée de l'Air

 

Le 1er  septembre 2011, sur le site de la direction générale de l’armement « essais de missiles », à Biscarrosse, l’escadron de défense sol-air (EDSA) 04.950 « Servance » de Luxeuil a réalisé avec succès le premier tir Aster 30 sol-air moyenne portée (SAMP) des forces, sous la responsabilité de la brigade aérienne du contrôle de l’espace (BACE) du commandement des forces aériennes (CFA).

 

Vers 10h30, alors que la cible se plaçe en posture offensive en se dirigeant vers les côtes landaises, le SAMP reçoit l’ordre d’engager l’objectif à environ 40 kilomètres. La cible est détruite à 30 kilomètres du point défendu par la section SAMP. Ce premier tir est donc réussi, satisfaisant aux attendus opérationnels.

Conformément au calendrier établi, ce tir vient achever la première phase de montée en puissance de l’EDSA 04.950 « Servance » qui assure la protection d’un site fixe au moyen d’une section SAMP, intégrée dans la chaine de décision centralisée de défense aérienne.

 

La section SAMP de l’escadron de Luxeuil est reliée, à l’occasion de ce tir, par liaison de données tactique cryptée au centre de détection et de contrôle déployable (CDC/D) positionné à près d’un millier de kilomètres sur la base aérienne 128 de Metz. Suivant le scénario établi, le SAMP échange sa situation aérienne avec celle du CDC/D qui assure l’identification et la classification de la menace pour ensuite ordonner sa destruction.

 

La première section SAMP a été livrée à l’EDSA 04.950 « Servance » le 20 septembre 2010. C’est en particulier grâce à l’investissement permanent du personnel technicien et opérateur que l’unité a atteint avec succès ce premier jalon. À terme, ce seront dix sections SAMP qui équiperont les cinq EDSA de l’armée de l’air.

 

photos Armée de l'Air

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 05:40

http://www.meretmarine.com/objets/500/35919.jpg

 

Le Sterenn Du en rade de Brest

crédits : GREGOIRE DAVIRON

 

08/09/2011 MER et MARINE

 

Les Brestois ont pu remarquer, ces dernières semaines, une étrange silhouette en livrée camouflage naviguer dans la rade. Il s'agit du Sterenn Du, le premier drone porte-drone français. Construit par la société Pech'Alu sous la maîtrise d'oeuvre de DCNS, cet engin a été mis à flot en décembre 2010 à Hennebont. Puis, après un passage à Lorient, il a rejoint Brest. Fin juin, les équipes de la Direction Générale de l'Armement (DGA), qui chapote ce programme de démonstrateur, ont évalué la furtivité du drone. Munis d'équipements mobiles, elles ont notamment testé, depuis la côte, la signature radar et infrarouge de l'engin, devant pouvoir évoluer en toute discrétion. Dans les prochains mois, le programme va monter en puissance.


Le Sterenn Du en rade de Brest (© : GREGOIRE DAVIRON)


Le Sterenn Du en rade de Brest (© : GREGOIRE DAVIRON)

Car, si l' « Etoile noire » (traduction de Sterenn Du en Breton) dispose d'un poste de pilotage, sa vocation est de fonctionner en parfaite autonomie. Du type USV (Unmanned Surface Vehicle), ce drone de surface doit valider le concept de mise en oeuvre d'engins anti-mines à partir d'une plateforme inhabitée. Il s'agit donc, véritablement, d'un drone porte-drones. Long de 17 mètres pour ne largeur de 7.5 mètres, le catamaran de 25 tonnes sera capable de déployer, c'est-à-dire mettre à l'eau et récupérer automatiquement, deux types de matériels : Un sonar remorqué conçu pour la détection et la classification de mines, comme le DUBM-44 à ouverture synthétique de Thales (actuellement mis en oeuvre sur les bâtiments remorqueurs de sonars du type Antarès) ; ainsi que des drones sous-marins. Ces derniers pourront être soit des AUV (Autonomous Underwater Vehicle), capables de classifier et identifier les mines, soit des ROV (Remote Operated Vehicle) dédiés à la destruction des mines (qu'on appelle aussi « mine killers »).


Le Sterenn Du à Brest (© : LE TELEGRAMME - STEPHANE JEZEQUEL)

Les campagnes d'essais menées avec le Sterenn Du, qui dureront jusqu'en 2012, permettront de mesurer les avantages et les inconvénients d'un nouveau concept de guerre des mines, basé sur le recours massif aux engins automatisés et contrôlés à distance, ce qui permet de limiter au maximum les interventions humaines en milieux dangereux. Ce programme d'études amont (PEA), qui a fait l'objet en juillet 2009 d'un contrat entre la DGA et un groupe d'industriels (DCNS, Thales et ECA), doit servir à la définition du programme SLMAF (Système de lutte anti-mine futur), destiné à assurer la succession des actuels chasseurs de mines tripartites (CMT) de la Marine nationale.
Dans cette perspective, ingénieurs et militaires imaginent de remplacer les actuels CMT par de gros navires d'une centaine de mètres pour un déplacement de 2000 à 3000 tonnes (à comparer aux 51 mètres et 600 tonnes des CMT actuels), capables chacun de mettre en oeuvre deux USV dérivés du Sterenn Du. En plus de ces engins sans pilote, le bateau-mère disposerait aussi d'une plateforme pour un hélicoptère ou des drones aériens, les UAV (Aerial Unmanned Vehicle) pouvant notamment servir de relai de communication entre le bâtiment et les drones de surface.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 05:35

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Rafale Marine sur le porte-avions Charles de Gaulle

crédits : EMA

 

08/09/2011 MER et MARINE

 

C'est le 19 septembre, à l'occasion de la prise de commandement simultanée des nouveaux pachas des trois flottilles de chasse de l'aéronautique navale, que la 11F rejoindra le « club Rafale ». Ce passage au Rafale F3 se fera progressivement, dans l'année qui vient, la flottille basculant progressivement du Super Etendard Modernisé au nouvel avion de combat de Dassault Aviation. Pour la Marine nationale, l'objectif est que la 11F soit opérationnelle sur Rafale à l'été 2012.

 

Pour l'heure, seule la 12F est dotée de Rafale Marine, les premiers appareils de ce type (au standard F1) étant livrés en 1999. Depuis, la flottille est passée au standard F2, dont la mise en service opérationnelle a été prononcée en mai 2008, les Rafale F1 étant mis sous cocon en vue d'être ultérieurement mis au standard F3. Tous les appareils de la 12F sont aujourd'hui au standard 3, qui sera également celui de la 11F. Pour cette dernière, les SEM seront progressivement remplacés dans l'année qui vient, les pilotes étant transformés au fur et à mesure. Il ne restera ensuite plus qu'à transformer la 17F, ce qui correspondra au retrait du service du Super Etendard. Le début de la bascule pour la 17F est prévue en 2015 pour une qualification opérationnelle en 2016.

 

L'aéronautique navale prévoit de doter chacune de ses trois flottilles de chasse de 15 appareils, soit un total de 45 avions en ligne. Pour maintenir cette capacité, tout en assurant les missions de formation et les immobilisations pour maintenance, 60 avions ont été commandés. Le différentiel entre machines en ligne et machines en parc permet également de prendre en compte le taux d'attrition, c'est-à-dire les pertes prévisibles. Ainsi, 3 Rafale Marine ont été accidentellement perdus en 2009 et 2010.

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 05:30

http://www.meretmarine.com/objets/500/35908.jpg 

Le CV Daniel Faujour (© : MARINE NATIONALE)

 

08/09/2011 MER et MARINE

 

L'escadrille des sous-marins nucléaires d'attaque français a un nouveau pacha. Le 2 septembre, à Toulon, le vice-amiral d'escadre Georges-Henri Mouton, amiral commandant les forces sous-marines et la force océanique stratégique (ALFOST), a fait reconnaître le capitaine de vaisseau Daniel Faujour comme nouveau commandant de l'ESNA. Il succède au CV Hervé Le Gall.

 

Regroupée à Toulon, l'escadrille compte les six SNA du type Rubis, mis en service entre 1983 et 1993, et devant être remplacés à compter de 2017 par les nouveaux sous-marins du type Barracuda. Les bâtiments actuellement en service sont les Rubis, Saphir, Emeraude, Casabianca, Améthyste et Perle. Longs de 73.6 mètres pour un déplacement de 2670 tonnes en plongée, ces sous-marins, armés par deux équipages de 68 hommes, peuvent mettre en oeuvre 14 torpilles lourdes et missiles antinavire. Pouvant intervenir partout dans le monde, ils sont dédiés aux missions de dissuasion, de renseignement, de prévention, de projection et de protection.

 

http://www.meretmarine.com/objets/500/22607.jpg

 

Un SNA du type Rubis à Toulon

crédits : JEAN-LOUIS VENNE

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 17:20

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/110906-libye-la-polyvalence-du-rafale/la-polyvalence-du-rafale-14/1361480-2-fre-FR/la-polyvalence-du-rafale-1.jpg

photo EMA/ Sirpa Air

 

07/09/2011 Sources : EMA

 

Le 3 septembre 2011 une patrouille de Rafale  a décollé de la base aérienne de Sigonella en Sicile (Italie) pour une mission de bombardement au-dessus de la Libye, au cours de laquelle plusieurs munitions AASM (armement air-sol modulaire) ont été délivré.

 

L’AASM est une munition capable de se guider avec précision vers sa cible. La charge délivrée peut être variable. Il confère au Rafale  une capacité de frappe multi-cibles par tous les temps, de jour comme de nuit, tout en restant à distance de sécurité des défenses antiaériennes adverses. Il permet des frappes de précision métrique autour du point désigné, limitant ainsi le risque de dommages collatéraux.

 

Cette mission de bombardement faisait suite à des vols de reconnaissance assurés également par le Rafale  grâce à sa nacelle de reconnaissance de nouvelle génération (pod RECO NG). Cet équipement fonctionne de jour et de nuit à haute, moyenne ou basse altitude. Il permet également la transmission des données en temps réel.

 

Cinq Rafale de l’armée de l’Air sont déployés sur la base aérienne de Sigonella en Sicile depuis le 10 juillet 2011, dans le cadre de l’opération Harmattan . Les missions exécutées illustrent bien la polyvalence de cet appareil.

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/images/operations/autres-operations/harmattan/110906-libye-la-polyvalence-du-rafale/la-polyvalence-du-rafale-2/1361504-3-fre-FR/la-polyvalence-du-rafale-2.jpg

photo EMA/ Sirpa Air

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 17:15

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/le-ministre-et-les-president-de-la-commision-de-la-defense-nationale-et-des-forces-armees/1362142-1-fre-FR/le-ministre-et-les-president-de-la-commision-de-la-defense-nationale-et-des-forces-armees.jpg

 

Le ministre entouré de Guy Teissier, président de la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, et de Josselin de Rohan, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat.

Photo DICoD – ADC Biasutto

 

07/09/2011 Auteur : Carine Bobbera – defense.gouv.fr

 

La 9ème  université d’été de la Défense (UED) s’est terminée mardi 6 septembre avec le discours de clôture du ministre de la Défense et des Anciens combattants. Cette 9ème  édition s’est tenue les 5 et 6 septembre 2011 à Bruz dans le centre d'expertise de la DGA et à Rennes.

 

« Le rôle de cette université d’été de la Défense est d’avoir la culture du retour d’expérience, de globaliser notre réflexion, d’échapper aux conflits politiques immédiats et de faire en sorte que durablement, la culture de la Défense en France soit profondément enracinée pour que notre pays reste sur ce terrain, en Europe et dans le monde, exemplaire !  » a conclut Gérard Longuet, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le mardi 6 septembre 2011, lors de la clôture de la 9ème  université d’été de la Défense (UED).

 

Dans son discours, Gérard Longuet a également salué l’action conjointe de la DGA et des industriels de Défense en matière d’armement. « Le Président de la République s’est personnellement impliqué après la tragédie d’Uzbeen pour veiller à ce que nos combattants aient les meilleurs outils . […] Avec le système Félin, le VBCI, le VAB Top, le Caesar et le véhicule d’ouverture d’itinéraire… nous sommes au rendez-vous de la modernité avec cette obligation de s’adapter en permanence » a déclaré le ministre.

 

Cette 9ème  édition de l’université d’été de la Défense a rassemblé près de 450 représentants politiques, industriels, militaires, journalistes, français et étrangers. Son thème  Etat-Industries : De l’urgent-opérations aux grands systèmes de Défense » sont au cœur des enjeux d’avenir de la Défense.  Comment concilier le besoin d’équipement des forces avec les impératifs d’assainissement des finances publiques ? Comment les industries de Défense en Europe se positionnent-elles par rapport à la concurrence des pays émergents ? Comment s’inscrire dans une coopération multinationale européenne, politique, militaire et industrielle ? Quel modèle de convergence entre les agence nationale d’armement en Europe ? Quels sont les nouveaux enjeux en termes de Défense apparus depuis la publication du dernier Livre Blanc sur la Défense et la Sécurité il y a 4 ans ? … Ces questions et bien d’autres ont été au centre des débats et des réflexions de cette 9ème  Université.

 

Sous le haut patronage du président de la République Nicolas Sarkozy, l’université d’été de la Défense a été coprésidée par Guy Teissier, président de la Commission de la Défense nationale et des forces armées de l’Assemblée nationale, et par Josselin de Rohan, président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat.

 

Important rendez-vous du monde de la Défense en France et en Europe, elle rassemble chaque année les principaux décideurs français et européens du secteur. L’université crée, autour d’une thématique nouvelle à chaque édition, un cadre de réflexions propice aux échanges sur les enjeux et les priorités stratégiques d’avenir. 

 

http://www.defense.gouv.fr/var/dicod/storage/images/base-de-medias/espace-collaboratif/redaction-dicod/cloture-de-la-9eme-universite-d-ete-de-la-defense/1362171-1-fre-FR/cloture-de-la-9eme-universite-d-ete-de-la-defense.jpg

photo DICoD  - ADC Biasutto

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