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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 14:55
29 juin : don du sang aux Invalides -Paris


 09/06/2015 BCISSA  - DCSSA (Service de santé des armées)

 

Le Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) organise une collecte de sang, plaquettes et plasma, le lundi 29 juin 2015 de 8 h 30 à 13 h 30 à l’hôtel national des Invalides.

 

Les besoins du CTSA sont, chaque jour, de

  • 110 donneurs de sang total ;
  • 7 donneurs de plasma ;
  • 4 donneurs de plaquettes.

 

Pour les dons de plaquettes et plasma, veuillez contacter le 01 41 46 72 24

 

Le CTSA a pour première mission le soutien transfusionnel des forces armées. Il assure également l’approvisionnement en produits sanguins des hôpitaux militaires de la région parisienne et de Toulon.

 

Pour en savoir plus, sur le don du sang et le CTSA

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 14:55
Rencontres militaires blessures et sports (RMBS) 2015

 

04/06/2015 BCISSA  - DCSSA (Service de santé des armées)

 

Du lundi 1er au samedi 27 juin 2015, 62 militaires blessés participent à la 4e édition des RMBS organisée à Aubigny-sur-Nère et Bourges (Cher).

 

Les Rencontres militaires blessures et sports (RMBS), créées par la Cellule d’aide aux blessés de l’armée de terre (CABAT) en 2012, représentent une initiative importante au profit des blessés des trois armées, de la gendarmerie nationale et des différents organismes du ministère de la Défense.

 

Crédits DCSSA

Crédits DCSSA

La blessure étant un risque inhérent au métier de militaire, le suivi et l’accompagnement des blessés constituent l’une des priorités du ministère de la Défense.

 

Les RMBS font partie du «pack sportif» proposé aux blessés dans le cadre de leur parcours de soin. L’objectif est de faire découvrir aux blessés la pratique d’activités sportives adaptées à leur handicap et de leur permettre d’échanger, dans un contexte différent, avec les acteurs du suivi médico-social qui les accompagnent au quotidien.

 

Retrouvez sur le compte Facebook du ministère de la Défense notre album photo du parcours de reconstruction à Percy des blessés de guerre.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:55
Une grande fête aéronautique en Touraine

 

09/06/2015 Armée de l'air

 

Les 6 et 7 juin 2015, la base aérienne (BA) 705 de Tours a ouvert ses portes au public à l’occasion de son meeting aérien organisé au profit de la Fondation des œuvres sociales de l’armée de l’air (FOSA). Près de 60 000 personnes se sont donné rendez-vous sur les tarmacs pour partager les valeurs communes à l’armée de l’air et à la FOSA.

 

Meeting du centenaire

Le meeting de Tours a été pensé autour de l’anniversaire du camp d’aviation de Parçay, riche de 100 ans d’histoire. «À la création de l’armée de l’air, en 1934, le camp de Parçay devient successivement la base aérienne 131, la base aérienne 109, pour enfin devenir, en 1961, la base aérienne 705», explique l’un des participants. Berceau de l’école de l’aviation de chasse (EAC), cette plateforme militaire a servi lors de la Première Guerre mondiale, puis a subsisté, notamment au profit des Américains. «La base aérienne de Tours leur offrait une position géographiquement bénéfique», ajoute-t-il. Indissociable du paysage actuel des aviateurs, la BA 705 accueille principalement l’essentiel des services des ressources humaines de l’armée de l’air.

 

La jeunesse, le rugby et le handicap… trois thématiques à l’honneur

Au-delà de cet anniversaire, le colonel Cyrille Duvivier, commandant de la base aérienne de Tours, a souhaité valoriser d’autres thèmes : la jeunesse, le rugby et le handicap. Clairement affiché sur des banderoles, ce meeting était l’occasion «de partager nos valeurs». L’entraide, la générosité, le soutien, en sont quelques exemples. De nombreux enfants ont ainsi été mobilisés pour la réussite de cette journée. La dérive d’un Alphajet a d’ailleurs été dessinée par des élèves de l’école Alfred-de-Vigny. Dans les allées, un atelier sensibilisait les valides aux difficultés rencontrées par les personnes en situation de handicap. «Nous proposons aux personnes valides d’essayer de manier un fauteuil roulant sur un parcours présentant plusieurs obstacles, explique l’adjudant Franck, moniteur au service des sports de la BA 705. Par ailleurs, le public a pu assister à trois démonstrations de rugby en fauteuil». À Tours, un escadron de chasse est partenaire de l’ASM, l'équipe de rugby de Clermont-Ferrand. «Il dispose d’une section handisport qui a naturellement souhaité participer à l’événement», ajoute l’adjudant.

 

Du spectacle au sol et en vol

Pour  ce meeting aérien, Tours a fait les choses en grand. Que ce soit au sol ou en vol, petits et grands ont pu savourer un spectacle digne de ce nom. Alignés sur des centaines de mètres, de nombreux exposants, civils et militaires, français comme étrangers, présentaient leurs appareils. Au sol, Alphajet, Mirage 2000N, Rafale Marine, ULM, Piper Club, Typhoon… difficile de tous les citer. Des simulateurs ont également été mis à la disposition du public. Kevin, un jeune garçon venu participer à cette journée exceptionnelle, a revêtu l’une des mini-tenues de pilote confectionnée par les élèves de l’EAC.  «Mon papa est dans l’armée de l’air, je suis venu tout voir et tout essayer», confie-t-il avec engouement. Connaisseur averti, il distingue clairement les Alphajet et avoue avoir une préférence pour le Rafale. Kevin ne sera pas déçu. Son avion préféré, il pourra l’admirer dans les airs, avec la démonstration du Solo Display. Parmi les autres démonstrations aériennes, le fleuron de l’armée de l’air et ses ambassadeurs, mais aussi des patrouilles étrangères telles que la Marche Verte (Maroc) et les Red Arrow (Angleterre) ont, comme toujours, fait le show. Venu le samedi 6 juin à la rencontre des aviateurs, des exposants et des associations, le général Denis Mercier, chef d’état-major de l’armée de l’air (CEMAA) a pu apprécier la manière dont la base aérienne de Tours a répondu au triple objectif qu’elle s’était fixé pour cette journée : «Démontrer le savoir-faire extraordinaire des aviateurs, l’ouverture et l’échange avec leurs concitoyens de tous âges et de tous horizons, et, bien sûr, l’entraide au sein de la famille aéronautique».

Une grande fête aéronautique en Touraine

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

08/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le Sous-Chef Opérations de l’État-major des armées, le général de corps d’armée Castres, s’est rendu le 28 mai 2015 sur le site de 9.1 à Dayr Kifa au Liban.

 

Dans le cadre de cette visite, le général s’est vu présenté l’ensemble des capacités opérationnelles de la FCR (Force Commander Reserve). Plusieurs démonstrations ont été faites lui permettant ainsi de rencontrer une délégation de nombreux soldats représentant la diversité du contingent français. Il a ensuite partagé un moment de détente et de convivialité avec eux autour d’un repas typiquement libanais.

 

Afin de bénéficier d’une vue d’ensemble des sites français dans le sud Liban, le général de corps d’armée Castres accompagné du général Hautecloque-Raysz (Senior National Representative) et du colonel Hasard, chef de corps de la FCR, s’est rendu sur le poste de 6.41. Après avoir visité le camp, le lieutenant Place, chef de section de la batterie, a présenté l’ensemble du matériel.

 

La FCR est l’élément d’intervention d’urgence de la FINUL, en mesure de se déployer sur court préavis. Elle peut intervenir dans toute la zone d’opération au profit des bataillons de casques bleus de 36 nationalités différentes, dans le cadre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban, et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:30
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

 

08/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Le 29 mai 2015, des militaires du contingent français ont participé au défi sportif Urban Race, organisé par la Force Commander Reserve (FCR).

 

A 5h du matin le 29 mai 2015, l’adjudant Djaha, référent sport de la FCR, a annoncé le départ de la première équipe. Tous les militaires du contingent français s’étaient réunis le long du parcours pour encourager et soutenir les différentes équipes. L’Urban Race, organisée par la cellule S7 en charge de l’entrainement, est une course de masse d'endurance chronométrée avec obstacles. Cet évènement sportif a pour objectif d’entretenir la cohésion et de renforcer les liens entre les groupes participants.

 

Cette course constitue un véritable challenge, comprenant 19 obstacles sur un parcours de plus de 1 600 mètres. 18 équipes se sont succédé les unes après les autres. Le principe était simple : l’équipe qui réalisait sans fautes et le plus rapidement la totalité du parcours remportait la course. Les trois premières équipes se sont suivies de près avec seulement une minute d’écart entre la première et la troisième.

 

Félicitations à la Section Infanterie du Lieutenant Fabien qui a remporté le titre de challenger en effectuant avec son équipe cette course en 15 minutes.

 

Présente depuis 1978 au Liban, la France est l’un des principaux pays contributeurs de la FINUL, avec près de 900 soldats déployés en permanence. La grande majorité d’entre eux arme la FCR qui est directement placée sous les ordres du général commandant la FINUL et est en mesure d’agir au profit de tous les contingents déployés sur l’ensemble de la zone d’action de la FINUL, dans le cadre de la résolution 1701. Le volet naval de cette mission comporte en permanence plusieurs frégates déployées en force constituée (la Task Force 448). Leur mission : surveiller les approches maritimes du Liban, et empêcher l’introduction d’armes par la mer.

photo EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre
photo EMA / Armée de Terre

photo EMA / Armée de Terre

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 12:30
Turquie : Exercice staff ride

 

08/06/2015 LTN Simonnot-Virbel - armée de Terre

 

Du 25 au 29 mai, une délégation du CRR-Fr s’est déplacée en Turquie sur les lieux de la bataille des Dardanelles.

 

L’objectif : étudier le terrain et comprendre la stratégie militaire qui s’est jouée dans cette péninsule en 1915, afin de mieux cerner les responsabilités d’aujourd’hui pour un état-major de force interalliés dans la conduite d’une opération conjointe.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 11:55
Der Ehrentag der schwarzen Husaren bei Heilsberg in Ostpreußen (10. Juni 1807)- credits Richard Knötel

Der Ehrentag der schwarzen Husaren bei Heilsberg in Ostpreußen (10. Juni 1807)- credits Richard Knötel


10.06.2015 source SHD
 

10 juin 1190 : noyade de l’empereur Barberousse (actuelle Turquie).

 

10 juin 1673 : naissance de Duguay-Trouin (Saint Malo).

 

10 juin 1804 : condamnation à mort de Cadoudal. Le chef chouan est condamné à l’issue de son procès pour avoir tenté un attentat à la « machine infernale » contre Napoléon (24 décembre 1800). Il est guillotiné le 25 juin 1804. De 1801 à 1804, Cadoudal a trouvé refuge en Angleterre.

 

10 juin 1807 : combat de Heilsberg (actuelle Pologne). Napoléon bat le général russe Bennigsen lors de la Quatrième coalition.

 

10 juin 1923 : décès de Pierre Loti (Hendaye). Officier de marine et écrivain, Loti, de son vrai nom, Louis (Marie, Julien) Viaud, termine sa carrière dans la Marine avec le grade de capitaine de vaisseau. Lorsqu'éclate la Première Guerre Mondiale, il quitte sa retraite (à 64 ans) et rempile dans l'armée de Terre, la Marine l'estimant trop âgé. Ecrivain de talent (académie française à 42 ans), son œuvre est nourrie de ses nombreux voyages et aventures (Océanie, Japon, Turquie,...).

 

10 juin 1940 : le gouvernement français quitte Paris. Le gouvernement s’installe à Tours. Paris est déclaré « ville ouverte » le lendemain.

 

10 juin 1940 : l’Italie déclare la guerre à la France.

 

10 juin 1942 : Rommel privé de ses « grandes oreilles » (actuelle Libye). Lors d'une reconnaissance offensive menée par une unité australienne la compagnie d'écoute Horch de l’Afrika Korps est mise hors de combat. Une documentation très sensible tombe aux mains des Alliés leur révélant à la fois leurs propres failles (vues par les Allemands) mais aussi le plan de bataille de Rommel et ce avant la bataille décisive d’El Alamein.

 

10 juin 1944 : massacre d'Oradour sur Glane (près de Limoges). Tentant de rejoindre la Normandie où les Alliés ont débarqué 4 jours plus tôt, la division SS Das Reich est "accrochée" par des résistants qui multiplient les actions destinées à la freiner. Pour mettre un terme à ce harcèlement, une compagnie SS massacre la population du paisible village d'Oradour sur Glane. 642 personnes (hommes, femmes et enfants) sont méthodiquement assassinées, le village détruit. La veille, à Tulle, 99 habitants ont été pendus et une centaine déportée.

 

10 juin 1961 : création du Commandement de la Défense aérienne. Par décret n°61-581 du 27 mai (paru au Journal Officiel le 10/06). Le CDAOA (commandement de la Défense aérienne et des opérations aériennes) sur la BA 942 – Lyon Mont Verdun a entre autre cette mission aujourd’hui.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 16:35
VBCI 40 CTAS - IDEX 2015 photo FOB

VBCI 40 CTAS - IDEX 2015 photo FOB


09.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Restons en Australie après mon post de ce matin.

Après le retrait de Boeing et Iveco du programme Land 400 pour équiper l'armée de terre australienne, c'est au tour du duo Raytheon-Nexter d'annoncer qu'il ne prendra part à la compétition. Nexter entendait proposer son VBCI associé à la tourelle T40 dans le cadre du Land Combat Vehicle System (pour en savoir plus sur ce programme, lire ici).

Quatre offres devraient être confirmées d'ici au 6 août, à savoir celles de:
- BAE Systems et Patria
- Elbit Systems et ST Kinetics
- General Dynamics Land Systems et Thales Australia
- Rheinmetall et Northrop Grumman

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:58
Photo JL. Brunet - Armée de l'air

Photo JL. Brunet - Armée de l'air

Défense "Si un autre client à l'export, après l'Égypte, demandait un avion plus tôt, ce serait au détriment de notre capacité opérationnelle", a expliqué le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier

 

09/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier, est inquiet. Non pas des conséquences induites par l'exportation des Rafale à l'Egypte et au Qatar, mais d'éventuelles nouvelles ventes à l'international. Elles pourraient avoir des conséquences fortes sur les capacités opérationnelles de l'armée de l'air.

 

L'exportation du Rafale a "un impact direct sur l'armée de l'air", dans la mesure où trois Rafale biplaces lui sont prélevés pour être mis à disposition de l'Égypte, a reconnu le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, lors de son audition fin mai à l'Assemblée nationale. S'y ajouteront plus tard trois autres appareils. "Ces avions devront être rendus à la fin de 2016 pour deux d'entre eux et au début 2017 pour le troisième", a expliqué Laurent Collet-Billon. La loi de programmation militaire (LPM) a été construite sur une hypothèse de 4,5 années blanches pendant lesquelles les livraisons de Rafale au profit de la France sont stoppées.

L'armée de l'air espère quant à elle récupérer les six avions de combat prélevés, qui auraient dû lui être livrée en 2015, "avant 2018" en accord avec la direction générale de l'armement (DGA) et Dassault Aviation, a insisté le chef d'état-major de l'armée de l'air, le général Denis Mercier lors d'une audition fin mai à l'Assemblée nationale. Le constructeur peut restituer ces avions "en accélérant un peu la chaîne, avant 2018", a-t-il précisé. Par ailleurs, le contrat signé avec l'Égypte, qui prévoit la livraison rapide de vingt-quatre avions, "correspond en réalité à onze avions prélevés en chaîne", a souligné Laurent Collet-Billon.  Les Égyptiens ne voulaient pas de monoplaces, la production de biplaces doit donc être relancée. Au total, pendant la LPM, l'armée de l'air et la Marine recevront 26 Rafale (19 pour les aviateurs et 7 pour l'aéronavale).

 

Plus aucun avion prélevé

Ces exportations seraient-elle un problème pour l'armée de l'air française? Si le chef de l'état-major de l'armée de l'air défend les ventes de Rafale à l'international, il a toutefois averti devant les député de la commission de la défense qu'"aucun autre avion ne peut aujourd'hui nous être prélevé. Si un autre client à l'export, après l'Égypte, demandait un avion plus tôt, ce serait au détriment de notre capacité opérationnelle, alors même que nous aurons à assurer la formation des Qataris".

"Nous nous félicitons tous du succès du Rafale, a assuré le général Mercier. J'étais persuadé que cet avion était en avance sur son temps, et que c'est ce qui expliquait pourquoi nous n'en avions pas encore vendu. Le succès du Rafale tient avant tout à un véritable besoin de puissance aérienne de la part des pays qui s'en dotent. Ces pays ont compris que, pour disposer d'une puissance militaire au vingt et unième siècle, il fallait se doter de moyens aériens, notamment d'avions de combat, et le Rafale est l'un des meilleurs de sa génération".

Pour l'armée de l'air, l'export est un effort permanent. "C'est bon pour le pays et nous déployons cet effort naturellement, mais il ne faut pas faire n'importe quoi, a reconnu le général Denis Mercier sur ses gardes. Il convient que l'armée de l'air soit dès le départ partie prenante de toutes les discussions, notamment sur la question du calendrier. Il faut que l'équipe France - la DGA, l'armée de l'air, l'industriel - affiche clairement le calendrier et ne cède pas aux éventuelles pressions de pays qui ne voudraient pas attendre. Moyennant cela, tout se passera très bien".

 

Une nouvelle organisation

Pour faire face à l'exportation d'au moins 40 Rafale dans le cadre de la LPM, l'armée de l'air a dû repenser la manière dont elle pouvait assurer son contrat opérationnel. Notamment elle a prévu que  l'arrivée de l'escadron de Rafale devant remplacer l'escadron de Mirage F1 CR serait décalée de 2014 à au-delà de 2021. "Les livraisons de Rafale (au-delà des 26 prévus par la loi de programmation militaire 2014-2019, ndlr) sont prévues de reprendre en 2021", a expliqué le général Mercier. "D'ici à 2019, mon objectif est que tous les Rafale prévus pour la LPM soient livrés, y compris les six prélevés sur les chaînes d'assemblement au profit de l'Égypte", a-t-il également précisé.

En outre, l'armée de l'air va "maintenir les Mirage 2000N, de manière à ce que le deuxième escadron nucléaire sur Rafale soit opérationnel en 2018. Les Rafale ont continué à être livrés mais à une cadence minimale, correspondant à la montée en puissance de cet escadron nucléaire. C'est pourquoi nous avons provisoirement placé quelques avions sous cocon. Mais, à la fin de cette année, tous nos Rafale seront en ligne". Mais pas sans difficulté de maintenance, des pièces étant prélevées au profit des contrats exports. Le deuxième escadron nucléaire Rafale doit remplacer les Mirage 2000N dont la fin de vie se termine en 2018. C'est ce qu'a d'ailleurs demandé le Président de la République. Du coup, les équipages sont déjà en formation sur quelques Rafale, qui avaient été mis sous cocon à l'arrivée.

 

Tensions sur le personnel

Le général Mercier a une "crainte", "c'est que d'autres contrats, exigent des avions en avance de phase, ce qui impliquerait de prélever encore des avions sur ceux destinés à l'armée de l'air, alors que ce n'est plus possible". D'autant que les Qataris demandent aux aviateurs un transfert opérationnel de plusieurs années. "Nous sommes en mesure de l'assurer, mais cela va entraîner énormément de tensions sur notre personnel pendant au moins deux ans. Les clients suivants devront s'adapter à nos capacités d'absorption, tant pour le MCO que pour la formation et les livraisons", a-t-il expliqué. Et de d'assurer que "si un autre contrat export arrive, ma crainte est que l'on ne reprenne pas les livraisons de Rafale pour l'armée de l'air en 2021, comme c'est aujourd'hui prévu, mais au-delà, en 2023 ou 2024".

"Nous sommes déjà en train de prolonger les Mirage 2000-5 jusqu'en 2021 et nous sommes mêmes pas sûrs d'y parvenir ! L'éventuelle affectation des escadrons à Luxeuil est donc fortement suspendue au respect de la LPM et du LBSDN (Livre blanc de la défense, ndlr), et d'une tranche 5 de livraison Rafale après 2020".

Pour le général Denis Mercier, c'est clair et net. "Si un autre client arrive, il faudra produire plus d'avions. C'est possible mais la construction prend du temps : un Rafale ne dépend pas que de Dassault, il y a d'autres grands constructeurs, ainsi que 400 ou 500 PME, qui doivent produire les pièces. Aussi, si un autre pays demande des avions dans vingt-quatre mois, ce ne sera pas possible, sauf à les prendre sur nos avions", a-t-il expliqué.

Ce n'est pas aussi clair, a estimé le délégué général. "Le problème est de savoir quand reprendront les livraisons vers l'armée de l'air : le sujet n'est pas tranché, car il dépend à la fois des contrats à l'exportation - pour lesquels des négociations sont en cours avec l'Inde et plusieurs pays du Moyen-Orient et d'Asie - et des possibilités de montée en cadence des chaînes, chez Dassault comme chez Safran et Thales" (...) L'exercice n'est évidemment pas simple, car certaines données restent floues".

 

Une cadence de production de trois Rafale?

Selon Laurent Collet-Billon, "la maison Dassault est à même d'assurer une cadence de production de trois avions par mois". Mais pour le délégué, "la vraie question est de savoir si ses fournisseurs suivront : je pense par exemple au motoriste, qui produit des aubes de turbine à fabrication de long cycle". Au total, entre 300 et 500 PME contribuent au programme Rafale, "parmi lesquelles des équipementiers qui travaillent aussi pour Thales sur des radars".

"Les capacités de montée en puissance de ces entreprises doivent être vérifiées au cas par cas ; à défaut, il faudra trouver des secondes sources, ce qui n'est pas simple car les qualifications devraient alors intervenir dans des délais assez brefs. La LPM a en tout cas été construite sur la base d'une livraison de vingt-six Rafale monoplaces, biplaces et marine : pour le reste, les incertitudes demeuraient grandes", a expliqué le délégué général.

Pour le délégué général, le compte n'est pas encore bon au niveau de l'exportation malgré les 48 vendus à l'Egypte et au Qatar, qui possèdent tous les deux des options pour 12 appareils supplémentaires. "Compte tenu du contrat signé avec le Qatar, ce sont déjà une bonne trentaine d'avions export qui se substitueront aux livraisons nationales : il en manque donc de cinq à dix pour atteindre l'objectif, ce qui, au vu des prospects en cours, se fera sans difficulté", a-t-il expliqué aux députés.

Pour un industriel interrogé sur une montée en cadence de la production des Rafale, "ce sont des soucis de riches, des soucis que nous préférons gérer. Ce dont on parle me semble tout à fait gérable". Et de rappeler qu'un "avion par mois" sort de la chaine, sauf en août où elle est fermée. Soit 11 par an. "Nous avons appris à travailler lentement, note-t-il. C'est cela la réalité, nous avons appris à travailler lentement pour se mettre au rythme d'acquisition qui était permis au ministère de la Défense". Donc, "si on doit monter en cadence à 1,5 par mois, voire de 1,5 à 2 appareils,  Il faut juste réapprendre à travailler normalement. Je sais comment trouver des solutions, cela ne m'inquiète pas plus que cela".

 

Le prix du Rafale baisse... de façon marginale

Selon Laurent Collet-Billon, "les exportations de Rafale sont d'abord bénéfiques au regard des lois de Wright, avec un coefficient de dégressivité de 0,9 pour la cellule et de 0,8 pour les équipements. Le fait que les avions destinés à l'armée française reculent dans la série de production est donc plutôt positif. Cela dit, les prix ne baisseront que de façon marginale car seules des quantités de production élevées peuvent générer des effets significatifs sur ce plan, même si la courbe baisse fortement au départ. Le 4 300e F-16 ne coûte ainsi que 30 millions d'euros : la production du Rafale est encore loin de ce chiffre..."

À ce stade 140 Rafale ont été livrés, dont cinq ont subi un crash, a rappelé Laurent Collet-Billon. Une fois qu'elle sera exécutée, la quatrième tranche fera porter le total des livraisons à 180 avions.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:57
photo Airbus HC / Anthony Pecchi.

photo Airbus HC / Anthony Pecchi.

Le Caracal d'Airbus Helicopters a fait l'objet d'un transfert de technologies vers le Brésil. Le constructeur pourrait également en faire en Pologne et au Mexique (Crédits : Airbus Helicopters/Anthony Pecchi)

 

09/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les industriels de la défense français sont obligés de prendre le pari des transferts de technologies pour remporter des contrats à l’export. La France est-elle armée pour remporter une course poursuite sans fin?

 

A prendre ou à laisser. Pour les industriels de la défense français, il n'y a qu'une règle qui compte finalement en matière de transfert de technologies (ToT) : "Take it or leave it". Car les ToT ne sont déjà plus une option pour l'industrie française mais une réelle nécessité pour le gain de contrats à l'export, expliquent-ils. "Il ne faut pas être bloqué par les transferts de technologies et il ne faut pas non plus en avoir peur. Il s'agit simplement de respecter le client et ses demandes", explique un industriel interrogé. Concevoir et organiser des coopérations industrielles, via des ToT, permet aux industriels français de jouer de temps en temps à armes égales ou presque avec la puissance de feu des États-Unis et de la Russie, deux des principaux concurrents de la France sur le marché mondial de l'armement.

Surtout un contrat majeur tel que Prosub (sous-marins Scorpène et sous-marins nucléaires) signé au Brésil en 2009 verrouille sur le plan diplomatique ce grand pays émergent pendant 30 ans environ dans ce qu'il a de plus stratégique et intime : sa défense. Ce que confirme le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian : la France a avec le Brésil "un partenariat récent fort, qui s'est traduit par des engagements sur des matériels militaires navals, notamment les sous-marins (...) C'est sur le fondement de ces relations de confiance que d'autres perspectives pourront s'ouvrir". C'est d'ailleurs souvent sur la base de ces relations étroites que pourront se bâtir de nouveaux succès importants à l'export. Cela a déjà été le cas dans le passé avec de nombreux réussites françaises grâce à des transferts de technologies.

DCNS a notamment remporté de belles commandes cruciales grâce à des ToT : outre le Brésil, le chantier naval a signé des contrats emblématiques en Inde (Scorpène), Malaisie (Scorpène), Égypte (corvettes Gowind)... Il n'est pas le seul non plus à être agile dans ce domaine, à l'image de Thales au Brésil (satellite de télécoms civiles et militaires) et d'Airbus Helicopters en Australie (NH90 et Tigre), au Brésil (EC725) et, plus récemment, en Pologne (Caracal) où le constructeur de Marignane a été choisi pour négocier un contrat.

 

Des industriels décomplexés

Décomplexés, les industriels français le sont complètement. "Il ne faut pas craindre cette évolution car nous, Français, sommes particulièrement agiles dans ce domaine", avait expliqué dès décembre 2012, Luc Vigneron, l'ancien PDG de Thales. Non seulement les industriels français ont déjà une longue expérience en matière de ToT mais ils sont même prêts à le faire plus massivement comme le suggère le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, un brin provocateur lors de son audition à l'Assemblée nationale en septembre 2013 : "Si, demain, j'ai l'autorisation de la DGA (direction générale de l'armement, ndlr) de fabriquer tout en Inde, y compris les appareils destinés à l'armée française, je le ferai : je n'ai pas d'états d'âme".

Mais comme le rappelle très souvent le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, "la France a la chance de disposer d'une industrie de défense à la pointe de la technologie qui sait travailler mais aussi exporter dans le domaine conventionnel. Ce secteur fournit de plus des emplois qui, en principe, ne sont pas délocalisables". Comme les demandes d'exportations de matériels, les ToT passent par la commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG). En outre, les avis favorables de la CIEEMG peuvent être assortis de conditions, ainsi que l'exigence d'une clause de non-réexportation (CNR) et de certificat d'utilisation finale (CUF). La décision prise par le Premier ministre après avis de la CIEEMG est ensuite notifiée aux douanes (DGDDI) qui délivrent, en cas d'acceptation, la licence.

 

Les risques des transferts de technologie

"Il n'est pas impossible que les offsets (compensations industrielles) et autres transferts de technologie accordés par le passé, par des entreprises occidentales, afin de remporter des contrats d'armement dans ces pays, aient abouti à engendrer ces nouvelles concurrences ou du moins à les renforcer en leur permettant d'accroître leurs niveaux de performance technologique et commerciale. Un tel constat milite pour une vigilance accrue en la matière", écrivent pourtant les députés Nathalie Chabanne (PS) et Yves Foulon (UMP) dans un rapport sur le dispositif de soutien aux exportations d'armement. "Il est nécessaire de maîtriser davantage les offsets et notamment les transferts de technologie", estime Yves Foulon.

Les transferts de technologies comportent bien un risque. Le plus bel exemple en est le développement du sous-marin S-80 par le chantier espagnol Navantia en coopération avec les groupes américains Raytheon et Lockheed Martin pour la partie systèmes d'armes. Le S-80 a été développé par le chantier espagnol qu'à la faveur des transferts de technologies initiés par le programme Scorpène mené en partenariat avec DCNS. Un sous-marin qui croise aujourd'hui dans les mêmes eaux commerciales que le Scorpène. Pour les deux députés, "il convient d'inscrire la stratégie de notre BITD (base industrielle et technologique de défense, ndlr) et de l'État dans une vision de long terme sous la forme de partenariats industriels mutuellement avantageux pour le client comme pour le vendeur, plutôt que d'adopter une vision strictement commerciale de court terme - l'obtention du marché".

 

Une machine de guerre ?

Laurent Collet-Billon n'est pas loin de penser que les transferts de technologies pourraient être une redoutable machine de guerre contre l'industrie française. "Cela signifie que nous créons nos propres concurrents à une échéance de dix, quinze ou vingt ans, avec des taux horaires en vigueur dans ces pays beaucoup moins élevés", avait-il expliqué en octobre 2011. Mais le délégué général pour l'armement avait dans le même temps estimé que "la seule façon de ne pas se créer des concurrents redoutables c'est d'investir dans l'innovation. Cela a un coût. Cela étant, soit on accepte des transferts de technologies, soit on se retire du marché". C'est d'ailleurs pour cela que la DGA a de longue date encouragé le missilier MBDA et Airbus Helicopters à investir en Pologne afin de remporter les campagnes lancées par Varsovie. Avec succès jusqu'ici pour Airbus Helicopters.

En décembre 2012, l'ancien PDG de Dassault Aviation, Charles Edelstenne rappelait que "les transferts de technologies concernent pratiquement tous les domaines, sans restrictions, car l'évolution de ces technologies nous permettra de conserver une avance - pour autant, bien entendu, que nous ayons pu maintenir nos compétences". La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 a fixé en moyenne un effort de 730 millions d'euros par an en matière de recherches et technologies (R&T) à travers les ressources consacrées aux études amont. Bien mais pas suffisant avait alors souligné Charles Edelstenne : "les crédits d'études figurant au budget 2012 présenté par le ministre sont de 750 millions d'euros, ce qui n'est pas mal par rapport au budget précédent, mais ces crédits sont inférieurs de 50 % à ce qu'ils représentaient en 1995".

C'est l'ancien PDG de Thales, Jean-Bernard Lévy, qui a résumé le mieux lors d'une audition à l'Assemblée nationale en septembre 2013 l'état d'esprit des industriels français : "Soyons clairs sur les inquiétudes que peuvent susciter les transferts de technologies : c'est un faux dilemme. Les partenariats locaux sont aujourd'hui une condition nécessaire du succès. En établissant ces coopérations, avec toute la prudence nécessaire, nous servons l'emploi en France. Un contrat d'export majeur peut représenter plusieurs milliers d'emplois sur plusieurs années dans notre pays, pour Thales et ses sous-traitants".

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:56
51ème édition du Salon du Bourget


09/06/2015  DICoD

 

Du lundi 15 au dimanche 21 juin se tient la 51ème édition du Salon du Bourget. De nombreuses innovations seront présentes sur le stand du ministère de la Défense comme sur ceux des nombreuses entreprises, grandes et petites, présentes lors de ce Salon international de l’aéronautique et de l’espace.

 

Lundi 15 juin s’ouvre le 51ème Salon du Bourget. Pendant une semaine, le stand du ministère de la Défense sera un emplacement phare où seront présentées de nouvelles technologies, telles que le bras articulé BULLE, le logiciel de modélisation 3D de préparation de mission 3DC2, ou les nouveaux matériels optroniques – associant la vision à des systèmes électroniques – des forces spéciales. Un Mirage 2000 servant aux essais menés par la DGA et disposant de matériel de test, un Rafale et deux hélicoptères, un Tigre et un NH90, seront exposés. Mais l'une des démonstrations les plus attendues est celle du Drone de combat du futur.

De nombreux nouveaux produits seront mis en lumière sur les autres stands du Salon, allant du drone à voilure tournante au testeur automatique pour câblage, en passant un système cabine de filtration d’air pour jets d’affaires. Une occasion pour les PME, TPME et start-ups de présenter les innovations qu’elles produisent et mettent en avant.

Du côté des aéronefs, les derniers Falcon seront bien évidemment présents, aux côtés de l’A380 d’Airbus, ainsi que des modèles 407GX et 429WLG des hélicoptères Bell. La Patrouille de France fera également une démonstration de son programme 2015.

Cette année, l’accent est volontairement mis sur la jeunesse. L’« Avion des métiers », présenté pour la première fois en 2013, occupe une partie du Salon et vise à faire découvrir aux jeunes une quinzaine de métiers de l’industrie aéronautique. Son but est simple : renforcer l’attractivité de ces professions auprès des jeunes, de leurs parents et de leurs professeurs. Un Forum Emploi-Formation, animé par le GIFAS (Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales), est organisé dans le Hall Concorde, de manière à faire se rencontrer les entreprises et le jeune public, ainsi qu’à informer les jeunes sur les formations spécifiques aux métiers de l’aéronautique. Près de 70 exposants seront présents lors des journées grand public.

Mais les plus jeunes ne sont pas oubliés, grâce au Rocketery Challenge. Il s’agit d’un concours international où des équipes de jeunes de 12 à 18 ans s’affrontent dans des tirs de mini-fusées à 230 mètres d’altitude. Cette compétition ludique est organisée par le GIFAS, qui s’appuie sur l’association Planète Sciences.

Grâce à l’application mobile BourgetDéfense créée spécialement pour l’occasion, vous pourrez consulter les fiches de tous les matériels présents sur le stand du ministère de la Défense, ainsi que des vidéos et des photos inédites, ou encore l’actualité du stand en direct.

 

Informations pratiques

Le salon ouvre ses porte de 08h30 à 18h00

  • Du lundi au jeudi pour les professionnels
  • Du vendredi au dimanche pour le grand public

Tarif : de 11 à 18€ pour le grand public / gratuit pour les enfants de moins de 7 ans

Accès :

  • Station « Le Bourget » sur le RER B
  • Station « Fort d’Aubervilliers » sur la ligne 7, puis bus 152 jusqu’à « Michelet – Parc des expositions »
  • Station « Porte de la Chapelle » sur la ligne 12, puis bus 350 jusqu’à « Michelet – Parc des expositions »
  • En voiture : sortie Le Bourget / Parc des Expositions

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:55
«Royal Blackhawk» : entraînement à l’appui feu pour les Fennec

 

08/06/2015 Armée de l'air

 

L’armée de l’air a participé à un exercice d’appui feu interarmées et interallié, « Royal Blackhawk », organisé fin mai 2015, dans la périphérie de Belfort. A cette occasion, deux Fennec ont renforcé leur maîtrise de la capacité d’appui feu au profit des troupes au sol.

 

Baptisé « Royal Blackhawk », l’exercice a rassemblé cinq nations différentes (France, Belgique, Angleterre, Pays-Bas et Etats-Unis) simulant une insurrection. Objectif : entraîner les FAC (Forward Air Controller – contrôleurs aériens avancés) et les équipages aux procédures CAS (Close Air Support – appui aérien rapproché) et CCA (Close Combat Attack – appui feux rapproché).

 

Le scénario impliquait la mise en place d’une base opérationnelle avancée (FOB pour Forward Operational Base) avec le soutien de deux CH-47 Chinook et de deux UH-60 Blackhawk américains. L’exercice comptait également des Mirage 2000, Rafale, Alphajet et deux hélicoptères Fennec des escadrons 5/67 «Alpilles» et 3/67 « Parisis » côté armée de l'air, ainsi qu'une Gazelle de l’aviation légère de l’armée de terre (ALAT).

 

Le Fennec à l’appui feu

 

Seul hélicoptère sur place à pouvoir réaliser des missions d’appui aérien rapproché et d’appui feu, le Fennec simulait l’emport de son canon de 20 mm, embarquant 240 obus pour plus d’1h30 d’autonomie.

 

Le volet renseignement de l’exercice a permis de mettre en valeur la discrétion du Fennec, informant en permanence des actions des insurgés sur le terrain : mise en place d’engins explosifs improvisés, embuscade sur un convoi allié, ou encore mise en place de système sol-air portable à proximité de la FOB avant l’arrivée des hélicoptères américains.

 

«Cette configuration, que nous avons déjà largement éprouvée dès les débuts de l’opération Sangaris (Centrafrique) en décembre 2013, offre une polyvalence adaptée aux théâtres d’opérations extérieures, où le renseignement en temps réel et l’appui feu sont indispensables au succès des missions des troupes au sol», souligne un pilote de Fennec, avant d’ajouter : «L’appui feu est au cœur des préoccupations des deux escadrons Fennec que sont l’«Alpilles» et le « Parisis ». Ce type d’exercice réaliste permet à nos équipages d’acquérir une expertise reconnue, renforçant leur efficacité lors des opérations extérieures».

«Royal Blackhawk» : entraînement à l’appui feu pour les Fennec

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:55
[Intégrale] Furtivité, le camouflage haute technologie (JDef)


9 juin 2015 par Journal de la Défense (#JDef)

 

Systèmes de vision nocturne, par infrarouge ou de détection radar… la haute technologie est au cœur des opérations militaires modernes. Qu’elles opèrent au sol, sur l’eau ou en l’air, nos armées utilisent tous les jours ces moyens pour détecter et tromper l’adversaire. C’est ce camouflage moderne que l’on appelle la furtivité.

Ce mois-ci, le Journal de la Défense (#JDef) vous emmène au cœur de ces systèmes innovants, à la rencontre de ces spécialistes de la dissimulation.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 12:45
[Vidéo] MEDICHOS - Médecins du désert, médecins de guerre

 

08/06/2015 Loïc Picard  -  DICoD

 

Du 17 au 20 mai 2015, le Service de santé des armées (SSA) a organisé un exercice de médicalisation en milieu hostile (MEDICHOS) au profit d’une équipe médicale du centre médical interarmées (CMIA) de Djibouti. Réalisé en parallèle de l’exercice "KORON 2015", qui a vu plus de 600 militaires français et américains s’entraîner au combat en zone désertique, l’exercice MEDICHOS-Désert a permis au personnel médical de mettre en pratique leurs acquis avec la prise en charge de blessés en situation ’insécurité et de combat. Le tout, sous l’œil attentif des évaluateurs de l’Hôpital médico-chirurgical Bouffard.

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9 juin 2015 2 09 /06 /juin /2015 11:55
The ballistic-missile submarine USS George Washington (SSBN 589) slides down the ways during her launching ceremony at Electric Boat Division of General Dynamics Corporation, Groton. - photo US Navy

The ballistic-missile submarine USS George Washington (SSBN 589) slides down the ways during her launching ceremony at Electric Boat Division of General Dynamics Corporation, Groton. - photo US Navy


09.06.2015 par SHD

 

9 juin 721 : bataille de Toulouse. Al Kawlani, le gouverneur Omeyade de l'Andalousie, attaque Toulouse après s'être emparé de Narbonne (719). Le duc d'Aquitaine, Eudes, bat en retraite (pour chercher des renforts) lorsqu’Al Kawlani met le siège à la ville. Trop confiant, le musulman se laisse surprendre, en plein siège, par le retour d'Eudes. L’armée musulmane est battue et lui-même tué dans la bataille.

11 ans plus tard, Charles Martel récidive à Poitiers.

 

9 juin 1800 : bataille de Montebello (Italie). Durant la seconde campagne d’Italie, le général Lannes remporte sur les Autrichiens, pourtant supérieurs en nombre, une belle victoire au terme de 11 heures d’affrontement où il montre un très grand courage ainsi qu’un talent manœuvrier. C’est sa première victoire en tant que commandant en chef. Napoléon, en le faisant duc de Montebello (1808) indique par-là que c’est sa plus belle bataille.

 

9 juin 1918 : bataille du Matz (Nord de Compiègne). Depuis le 21 mars, Ludendorff a entamé une grande offensive à l'Ouest avec les troupes qui rentrent de Russie (capitulation de Brest-Litovsk). 3 divisions françaises sont enfoncées de 9 km à hauteur du Matz (affluent de l'Oise) grâce aux blindés allemands A7V et à un déluge d'artillerie. Le général Mangin ordonne un repli afin de mieux contre-attaquer (11 juin). L'offensive allemande est enrayée, Compiègne et la route de Paris sont sauvés. Côté français, bien que le front se soit étendu de 53 km, le moral est bon : l'ennemi s'épuise plus vite et s'impatiente. Il s'agit de tenir encore, le temps jouant pour les alliés.

Note RP Defense : voir Juin 1918 : La relance des offensives allemandes.

 

9 juin 1918 : naufrage du cuirassé austro-hongrois Szent Istvan (au large de la Croatie). Dans la nuit, une vedette rapide lance-torpilles italienne (MAS 15) coule l’un des seuls cuirassés de la marine impériale austro-hongroise (en route vers le barrage d’Otrante). La vedette n’a jamais été repérée, encore moins inquiétée, les Austro-hongrois pensant à une attaque de sous-marin.

 

9 juin 1942 : mort du LCL Félix Broche (Bir Hakeim – Libye actuelle). Chef de corps du Bataillon du Pacifique qui rallie la France Libre le 2 septembre 1940. Meurt durant l’assaut de la position de Bir Hakeim après s’être fait remarquer aux combats d’Halfaya et Tengeder (janvier 1942). Compagnon de la Libération. Il repose au cimetière de Tobrouk. Son fils, journaliste et historien, a écrit un Bir Hakeim (2008) particulièrement clair et édifiant.
 

9 juin 1943 : arrestation du général Delestraint, chef de l’Armée secrète (Paris). Piégé par un agent français de la Gestapo, Delestraint est déporté au camp du Struthof puis à Dachau où il meurt le 19 avril 1945. Compagnon de la Libération. Ses cendres sont au Panthéon. Il a donné son nom à une promotion de l’ESM de Saint-Cyr.


9 juin 1944 : massacre de Tulle. La division SS Das Reich, revenue du front Est, a pour mission de se porter depuis le centre de la France vers la tête de pont alliée en Normandie. Sur l'itinéraire, elle est harcelée par la Résistance. Les exactions allemandes vis à vis de la population se multiplient en représailles. Les ordres de von Rundstedt aux unités allemandes sont certes sévères et visent à dissuader la population d'aider la Résistance, cependant le nombre important de crimes commis par la division peut aussi s'expliquer par son taux d'encadrement relativement faible depuis la saignée de Koursk. A Tulle, 99 civils sont pendus et 149 autres sont déportés pour venger l'attaque (7 et 8 juin) des FTP contre la garnison.

 

9 juin 1959 : lancement du premier SNLE américain, l'USS George Washington (SSBN-598) (Groton – Connecticut). Premier sous-marin capable de délivrer des missiles balistiques nucléaires (16 Polaris A-1) en immersion. A la même époque, les Soviétiques devaient faire surface pour tirer.

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 17:50
photo EMA / Armée de l'Air

photo EMA / Armée de l'Air

 

08/06/2015 Sources : État-major des armées

 

Du 3 au 17 juin, l’état-major interarmées de force et d’entraînement (EMIA-FE) conduit l’exercice bilatéral franco-britannique Griffin Rise 2015. Piloté depuis le centre opérationnel du Mont-Valérien, cet exercice de poste de commandement interarmées associera trois plateformes dont deux basées en France (Creil pour la composante terrestre et Lyon pour la composante aérienne) et une troisième embarquée à bord du HMS Ocean, en mer.

 

Griffin Rise 2015 est un exercice bilatéral et interarmées centré sur la planification et la conduite conjointe du déploiement d’une force expéditionnaire franco-britannique. L’exercice constitue une étape majeure de la montée en puissance du concept de Force expéditionnaire interalliés et interarmées (Combined Joint Expeditionary Force, CJEF) décidé dans le cadre du Traité de Lancaster house (2 novembre 2010). Il ouvre la voie vers l’exercice final Griffin Strike 2016, en vue de la validation complète du concept CJEF.

 

Griffin Rise 2015 met en œuvre d’importants moyens des composantes Terre, Maritime, Air et logistiques, ainsi que des capacités relevant des systèmes d’information et de communication (SIC). Au total, 1 200 participants seront engagés dont 700 militaires français.

photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air
photo EMA / Armée de l'Airphoto EMA / Armée de l'Air

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:55
Tir de combat MU90 depuis l’avion de patrouille maritime Atlantique 2

 

5 Juin 2015 Source : Marine nationale

 

Le 3 juin 2015, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 a effectué, un tir de torpille Mu90 en condition opérationnelle. Ce tir a permis de vérifier le fonctionnement complet de l’arme, de sa mise en place sur le porteur, jusqu’à l’impact et son explosion sur une cible sous-marine.

 

Ce tir de combat, réalisé avec succès par la Marine nationale et en collaboration avec la Marine italienne, est le premier du genre avec cette torpille. Il termine le long processus du programme. Particulièrement complexe à planifier, tributaire des conditions météorologiques pour la mise en œuvre de la cible et de la situation nautique sur zone, le couple CEPN/DGA appuyé par de nombreux organismes a su ainsi concrétiser une longue préparation et un  succès mérité.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

08/06/2015 Marie Broyer - Armée de l'air

 

Jeudi 4 juin une exposition permanente entièrement consacrée au régiment de chasse «Normandie-Niémen» a été inaugurée au Musée de l’air et de l’espace, à Paris-Le Bourget. Cette unité des Forces aériennes françaises libres a lutté contre le nazisme sur le front de l’est de 1943 à 1945.

 

C’est sous un soleil de plomb, dans le cadre de l’aéroport de Paris-Le Bourget, que se sont réunis plus de 300 invités.

 

Militaires, politiques, représentants de l’actuel régiment de chasse «Normandie-Niémen» et familles étaient présents autour de Catherine Maunoury, la directrice du musée; M. Borisov, vice-ministre de la Défense russe accompagnait Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’état chargé des anciens combattants et de la mémoire, auprès du ministre de la défense. Ensemble, ils ont rendu hommage aux hommes, pilotes et mécaniciens, français et soviétiques, qui ont uni leurs forces, au nom de la paix et de la liberté.

 

À l’ombre des porte-drapeaux, devant la stèle commémorative, plusieurs gerbes ont été déposées par les autorités russes et françaises. La sonnerie aux morts et les hymnes nationaux ont donné lieu à un instant de recueillement. Certains se souviennent de leurs aînés : «C’est un grand honneur d’être ici en souvenir de mon oncle, témoigne le neveu de Marcel Albert, l’un des pilotes du «Normandie-Niémen» entre 1943 et 1945. Sans lui, sans le régiment, nous ne serions peut-être pas ici aujourd’hui. Nous ne serions pas libres.»

 

La cérémonie militaire a été saluée par le passage de deux Rafale et deux « Yak » 9, anciens avions de chasse russe.

 

 

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Airphoto Armée de l'Air
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Une exposition riche en objets témoins du passé

 

L’espace de 300m2 consacré à cette page de l’Histoire réunit plus de 200 objets. Chacun fait partie d’une collection unique et rend compte de la vie des pilotes français sur le front russe. Répartis sur 6 grandes séquences thématiques (la constitution, les campagnes, la vie quotidienne, les pilotes et mécaniciens, les avions, le retour), l’exposition est agencée autour d’un Yak 3 grandeur nature, dernier exemplaire des avions utilisés sur le front russe, ayant atterri au Bourget le 20 juin 1945 lors du retour en France du régiment.

 

À l’origine de ce nouvel espace, Catherine Maunoury a souhaité mettre en avant le côté humain plutôt que technique : «À travers ces objets, ces souvenirs qu’ils nous lèguent, les hommes du «Normandie-Niémen» entrent, aujourd’hui, au Panthéon de l’air et de l’espace», confie la directrice du musée. En fil rouge, un portrait émouvant de Marcel Lefèvre, à l’origine de la création du régiment.

 

photo Armée de l'Airphoto Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Au-delà des objets (photographies, documents d’époque, uniformes, vaisselle, jeux d’échecs…) c’est la valeur, le courage et l’esprit de fraternité qui émane de cette exposition. Un espace qui inspirera les pilotes actuels et en devenir, comme l’espère la directrice du musée: «Nous croyons que l’exposition rétrospective empreinte de mémoire et de souvenirs pourra, pour longtemps encore, susciter l’engouement des jeunes qui fréquentent ce lieu.»

 

Le mot du patron du « Neu-Neu »

 

photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

Interview du lieutenant-colonel Yann Malard, commandant le régiment de chasse 2/30 «Normandie-Niémen», à Mont-de-Marsan. Propos recueillis par Alexandra Milhat

 

 

Vous êtes le garant des traditions de cette célèbre unité. Que signifie pour vous cette cérémonie ?

C’est une grande fierté ! Aujourd’hui, le régiment se compose de pilotes de Rafale déployés sur tous les théâtres d’opérations extérieures, mais qui sont avant tout attachés aux traditions et à l’histoire du régiment. Les vétérans ont eu un parcours fantastique, entre 1942 et 1945, pendant trois campagnes, couronnées par 273 victoires. Ils ont donné leur vie pour la guerre et pour la victoire. Aujourd’hui, le retour de cet espace Normandie-Niémen au sein d’un établissement aussi prestigieux que le Musée de l’air et de l’espace est un véritable bonheur. Nous sommes très heureux de partager ce moment avec les familles de nos ainés et les nombreux vétérans russes… Il s’agit aussi d’un beau moyen de célébrer l’amitié franco-russe qui ne s’est pas démentie depuis 70 ans.

 

Qu’avez-vous pensé de l’exposition en elle-même ?

L’exposition nous permet de remonter jusqu’à 70 ans en arrière. D’abord avec cet immense Yak 3, conservé dans son état originel, puisqu’il n’a été ni entièrement repeint, ni refait à neuf. Il est resté « dans son jus » et c’est ce qui nous permet aussi d’imaginer dans quel cadre pilotait le personnel du Normandie-Niémen. Ce sont des avions qui n’ont plus rien à voir avec les nôtres, des avions dans lesquels l’engagement était total, d’ailleurs 42 d’entre eux n’en sont jamais revenus. L’entrée dans cette pièce est donc particulièrement bien pensée car on est plongé d’emblée dans le quotidien de nos anciens, et on se rend bien compte du travail et de la volonté des mécaniciens français et russes et bien entendu des pilotes aux commandes des Yak.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 16:20
Photo By Lance Cpl. Christopher Mendoza USMC

Photo By Lance Cpl. Christopher Mendoza USMC


05.06.2015 By U.S. Marine Corps Forces Europe and Africa

 

U.S. Marines with Special-Purpose Marine Air-Ground Task Force Crisis Response-Africa trained with upwards of 60 French Foreign Legionnaires from the 2nd Foreign Infantry Regiment, 6th Light Armored Brigade, in Nimes, France, May 27-29, as both units continue to deploy their Marines and Soldiers into Africa.

 

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Photo By Lance Cpl. Christopher Mendoza USMC

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 15:55
Chronique culturelle du 8 Juin 2015 - SHD

Photo taken on D+2, after relief forces reached the Rangers at Pointe Du Hoc. The American flag had been spread out to stop fire of friendly tanks coming from inland. Some German prisoners are being moved in after capture by the relieving forces.


08.06.2015 par SHD
 

8 juin 1865 : combat de Hierba Buena (Mexique)

 

8 juin 1941 : combat franco-français en Syrie. Les raisons de l'intervention alliée en Syrie sont multiples : Pour les Français libres, il s'agit de rallier à de Gaulle l'armée du Levant (Vichy). Pour les Britanniques, le but est d'empêcher la Syrie de tomber aux mains des Allemands mais dans un deuxième temps de supplanter les Français dans une zone stratégique qu'ils n'auraient jamais dû occuper avant-guerre. Le 8 juin, 5000 Français libres aux ordres du général Catroux et du général Legentilhomme entrent en Syrie avec 30 000 britanniques. Les troupes du général Dentz (Vichy) résistent vaillamment jusqu’au 11 juillet. Les combats sont très intenses mais leur caractère fratricide (1066 morts pour l'armée du Levant - 650 pour la France Libre) explique qu'aucun fait d'armes n'a été retenu par la mémoire collective. De Gaulle n'accordera aucune citation ni décoration pour ces combats que certains, puisant aux sources classiques, ont comparé à celui des Curiaces contre les Horaces. Chacun des camps français qui s’oppose a à cœur de montrer à l’autre qu’il n’est pas lâche,  sait se battre et accomplit son devoir… d’où l’aspect cornélien de cette affaire.

 

8 juin 1944 : 48 heures après le débarquement allié sur les côtes normandes. Les deux têtes de pont d'Omaha Beach et de Gold Beach effectuent leur jonction à Port-en-Bessin au Nord de Bayeux, qui est libéré ce même jour par les troupes Britanniques. La jonction entre les troupes débarquées à Utah et à Omaha n'est toujours par réalisée. C'est, dans les heures qui suivent, un des objectifs majeurs pour les forces américaines. L'infanterie du 116ème Régiment, appuyée par les chars Sherman, accède à la Pointe du Hoc où les Allemands s'apprêtaient à donner le coup de grâce aux 90 Rangers survivants, dont un grand nombre est blessé. Un bataillon de 225 rangers avait débarqué devant la batterie allemande du Hoc le 6 juin et est resté cloué sur place. Le même jour le sergent Franck Peregory du 116ème RI accomplit un acte de guerre d’une audace incroyable en attaquant victorieusement une tranchée allemande: à lui seul, il obtient la reddition de près de quarante soldats ennemis. Dans l’attaque, il en a tué trois et a permis aux hommes de son unité de libérer le village de Grandcamp tout en récupérant les redoutables mitrailleuses allemandes.

 

8 juin 1967 : attaque israélienne de l’USS Liberty. Durant la guerre des Six-Jours, les forces israéliennes attaquent dans les eaux internationales au large de l’Egypte, un navire américain de guerre électronique. 34 américains sont tués. Israël reconnaitra une erreur et présentera ses excuses au gouvernement américain ainsi qu’aux familles des victimes.

 

8 juin 1972 : bombardement du village de Tran Bang (Vietnam). Tenu par les Nord-vietnamiens, le village est bombardé par l’armée Sud-Vietnamienne avec du napalm. Le photographe Nick Ut (Associated press) est présent comme beaucoup de journalistes et prend la photo qui lui vaut, la même année, le prix Pulitzer. La  nudité de Kim Phuc, 9 ans, brûlée par le napalm, fait débat dans la rédaction jusqu’au 12 juin : a-t-on le droit de publier cette photo ? Lorsqu’elle parait, la photo fait le tour du monde.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:57
photo Ecole Polytechnique

photo Ecole Polytechnique

 

06/06/2015 par M. Jean-Yves Le Drian Ministre de la Défense

 

A Palaiseau, le 6 juin 2015

 

– Seul le prononcé fait foi –

 

Mesdames et Messieurs les élus,

Monsieur le Président, cher Jacques Biot,

Mesdames et Messieurs,

Mesdames et Messieurs, chers élèves de l’École Polytechnique,

 

C’est un grand plaisir pour moi d’être avec vous aujourd’hui. C’est d’ailleurs une date symbolique, puisque cette cérémonie de passation de drapeau, qui rappelle l’attachement de votre École à son histoire, à ses traditions militaires, se tient le jour où nous commémorons le Débarquement de Normandie.

 

En ce jour solennel, cette belle cérémonie porte un message très fort. Lorsqu’une garde prend son tour auprès du drapeau de son régiment ou de son école, cela veut dire que s’il revient à ces soldats ou ces élèves de partir demain au combat, au nom de la Nation, ils auront alors à défendre toutes les valeurs de France, celles qui font la gloire de son drapeau.

 

Partir au combat. Cette expression, au premier abord, sonne étrangement aux oreilles des polytechniciens d’aujourd’hui. Je veux cependant m’y attarder.

 

En ce jour de commémorations, je tiens d’abord à saluer la mémoire de leurs aînés qui ont pris toute leur part dans les grands engagements militaires de notre pays. Durant la Seconde Guerre mondiale, élèves et anciens élèves de l’X ont été de tous les combats de la France libre et de la Résistance intérieure, avec de grandes figures, comme Raoul Dautry, qui fait partie des premiers Français opposés à l’Armistice de Vichy, et d’autres, restés plus anonymes, mais qui ont œuvré avec ardeur pour la libération de notre pays. Parmi eux, d’ailleurs, de nombreux industriels, qui ont fait acte de résistance, notamment au sein de la SNCF et des PTT. Ce sont ainsi 378 polytechniciens qui sont morts pour la France entre 1940 et 1945. 33 ont par ailleurs été faits Compagnons de la Libération.

 

Ces combats-là appartiennent à l’Histoire. Mais il en est d’autres qui conservent une pleine actualité, et qui mobilisent les polytechniciens au premier chef. Je veux bien sûr parler de la grande compétition économique, industrielle, technologique, dans laquelle la France est engagée.  Aujourd’hui, la « guerre » économique, dans toutes ses formes, a pris une dimension mondiale. Dans ce contexte, où les acquis d’hier seront peut-être les handicaps de demain, seule l’innovation peut créer les conditions de la prospérité.

 

Partir au combat, pour relever tous les défis du monde contemporain. C’est plus que jamais la mission de l’École Polytechnique, qui produit et partage des connaissances scientifiques pluridisciplinaires au plus haut niveau. Elle le fait pour ses élèves, pour les entreprises, pour la société française. Dans cette perspective, dans ses enseignements comme dans ses activités de recherche, elle développe l’esprit entrepreneurial, l’audace, le sens de l’intérêt général, toutes ces qualités dont la France a besoin pour remporter ce combat d’autant plus difficile, d’autant plus exaltant aussi, qu’il est invisible, permanent, total.

 

Entre les combats d’hier et ceux d’aujourd’hui, il y a une continuité qui reste chère au cœur de l’X. Celle d’une formation militaire, où la rigueur et l’excellence sont les deux conditions du succès.

 

C’est pourquoi, en venant aujourd’hui, je veux réaffirmer la fierté du ministère qui exerce la tutelle de l’École Polytechnique, en même temps que la pleine actualité, riche d’opportunités, de l’exercice de cette tutelle. Je veux plus largement dire mon attachement à l’ensemble des écoles dont mon ministère a la charge : au-delà de l’École Polytechnique, je pense à l’ISAé, l’ENSTA, l’ENSTA Bretagne, bien sûr Saint-Cyr, l’École Navale, l’École de l’Air, et toutes les autres écoles militaires.

 

Je vois devant moi un grand nombre de têtes bien faites. Peut-être que l’un ou l’une d’entre vous sera un jour ministre de la Défense. Dans ces fonctions, je forme le vœu que vous ayez la même obsession que moi, celle de la préparation de l’avenir.

 

On résume trop souvent l’activité des armées au court terme des crises et des opérations, qui, il est vrai, est premier, pour répondre aux enjeux de notre défense et de notre sécurité nationale. Je veux préciser ici que cette prise en charge de l’urgence demande en permanence de penser au long terme, pour anticiper les évolutions de notre environnement stratégique, discerner les menaces de demain, adapter notre doctrine, nos matériels, notre formation – tout ce qui fait que nos armées font la fierté des Français partout où elles sont déployées.

 

Cette préoccupation ne va pas toujours de soi. Dans un contexte budgétaire contraint, la pression des investissements immédiats est très forte, comme la production de matériels supplémentaires, les rénovations d’infrastructures, ou le soutien.

 

Dès lors, faire le choix d’investissements dont les effets se feront ressentir à plus long terme, comme la R&D, le soutien à la base industrielle, ou encore la formation, c’est un acte que j’assume pleinement, avec la profonde conviction qu’il est aussi de ma responsabilité de faire en sorte que dans cinq, dix, quinze ans, nous continuions d’avoir des industriels capables de fabriquer des équipements au meilleur niveau, avec des ingénieurs de tout premier plan.

 

C’est bien sûr tout l’enjeu de l’École Polytechnique.

 

Fort de cette démarche, j’ai décidé d’augmenter – à un niveau jamais atteint – les budgets de recherche, dans lesquels se retrouvent les subventions vers les écoles, notamment l’X. Au total cela représente 3,5 milliards d’euros en moyenne de crédits pour la recherche et le développement, chaque année, soit environ 20% du budget d’investissement du ministère.

 

Je veux y insister, parce que si nous pouvons nous féliciter des succès que rencontre notre industrie à l’export, notamment dans le domaine de l’aéronautique, c’est en bonne partie grâce à l’excellence des ingénieurs qui sortent de nos écoles. Ils ont été ainsi capables de concevoir il y a trente ans un avion, le Rafale, dont on mesure aujourd’hui la réussite. Ce faisant, ils ont créé des dizaines de milliers d’emplois à très forte valeur ajoutée.

 

Ministre de la Défense, j’ai confiance dans vos réussites à venir, parce que vous aurez été à bonne école. L’École Polytechnique, on peut se le dire entre nous, est la première école de France par l’attraction sans pareille qu’elle exerce sur des milliers de jeunes étudiants, parmi les meilleurs de notre pays. Elle suscite beaucoup de sympathie, et une réelle fierté dont je veux témoigner, moi qui ne suis pas suspect de prêcher pour ma chapelle. Elle rencontre aussi, il faut le reconnaître, des critiques, dont certaines – je le dis comme je le pense – sont justes et d’autres disproportionnées.

 

L’École Polytechnique est parfois présentée comme une institution vénérable, âgée de plus de deux siècles, mais complètement immobile, figée dans cette histoire, incapable de prendre la mesure des bouleversements du monde contemporain.

 

Depuis trois ans que j’ai l’honneur de conduire le ministère de la Défense, j’ai au contraire vu et accompagné une École qui bouge.

 

Je pense d’abord à la transformation de la gouvernance, puisque début 2013 nous avons institué un mode de fonctionnement qui rapproche largement l’École Polytechnique polytechnique de celui d’une entreprise. Il y a désormais un conseil d’administration équilibré, entre les personnels de l’École, les représentants de l’État, et les personnalités qualifiées. Il y a aussi un président de plein exercice, Jacques Biot, que je salue à nouveau, aux côtés d’un directeur général, Yves Demay, à qui j’ai eu le plaisir de remettre tout à l’heure la médaille de commandeur dans l’ordre national du mérite.

 

Certains ont dit que l’École était refermée sur elle-même. Là encore, le rapprochement réussi, et pas seulement d’un point de vue géographique, avec l’ENSTA, est un remarquable succès. Je viens d’ailleurs d’acter officiellement ce rapprochement. Je forme le vœu qu’il en appelle d’autres, je vais y revenir.

 

J’entends enfin que l’on stigmatise parfois tel ou tel principe de fonctionnement de l’École. Je pense en particulier à la « pantoufle ». Le député François Cornut-Gentille a signalé la dérive d’un mécanisme qui, au fil du temps, avait fini par introduire une véritable inégalité de traitement entre les élèves à leur sortie. Le problème était en effet que les élèves choisissant un corps d’État étaient soumis à un remboursement lourd de leurs frais de scolarité en cas de sortie avant une période de dix ans, alors-même que ceux qui partaient dans le privé à la sortie de l’école en étaient exonérés. Je m’étais engagé à remédier à cette situation. C’est le cas depuis quelques jours, et je tiens à préciser que cela s’est fait en parfaite intelligence et avec le plein soutien de la communauté polytechnicienne.

 

Ainsi, depuis plus de deux ans, l’École suit ainsi un plan stratégique, dont nous mesurons les effets concrets.

 

Mais il m’a semblé utile de prendre un peu de recul, et d’interroger cette stratégie à l’aune de quelques questions majeures, comme celles posées par la mondialisation, par la mise en place de l’université Paris-Saclay, ou encore par le lien qui rattache cette École à l’État.

 

Pour mener ces questionnements, il fallait une personnalité remarquable, et je dois dire que je suis très heureux d’avoir travaillé avec Bernard Attali, qui incarne à la fois le sens de l’État d’un haut fonctionnaire, la vision d’un patron d’industrie, aujourd’hui banquier, et une certaine indépendance aussi, n’étant pas lui-même polytechnicien. C’est le Premier ministre qui l’a choisi, et je veux, en son nom, le remercier pour le temps, l’énergie et l’attention qu’il a consacrés à ce sujet.

 

Bernard Attali vient de remettre son rapport au Gouvernement. Ce document, important, va être publié rapidement. D’ores et déjà, je veux vous dire que je partage une bonne partie des recommandations, sur lesquelles je voudrais revenir maintenant.

 

En synthèse, ce rapport confirme l’immense atout que représente l’École Polytechnique pour la France. Depuis plus de deux siècles, la qualité de ses élèves et de son corps professoral, comme sa notoriété au plan national, sont incontestables.

 

Mais dans un monde de l’enseignement supérieur mondialisé, le travail conduit par Bernard Attali souligne aussi que l’École est aujourd’hui bousculée. Son rang dans certains classements internationaux, indicateurs désormais incontournables pour les communautés académiques, témoigne des dangers qui la menacent : trop limitée en taille, trop peu visible à l’international.

 

Les classements les plus emblématiques, comme le classement de Shanghai, font figurer l’école à une place qui n’est pas la sienne. On peut critiquer ces classements, et la façon dont ils sont construits. Mais ils sont un indicateur incontournable aujourd’hui lorsque l’on veut attirer les meilleurs.

 

Pour lui redonner un véritable élan, l’adoption d’une stratégie de croissance clarifiée est maintenant indispensable. C’est au nom de cet objectif que Bernard Attali suggère un certain nombre d’initiatives.

 

Je voudrais en citer quelques-unes.

 

Il s’agit d’abord de poursuivre la modernisation de la gouvernance. Dans cette perspective, j’ai demandé que soit débloquée sans attendre la transformation de l’X en Établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP). Un décret en ce sens vient d’être porté au Conseil d’État. Par ailleurs, l’internationalisation du conseil d’administration me semble très bienvenue. De la même façon, dans un contexte de croissance forte, la part des ressources hors subvention doit augmenter. Le rôle de la Fondation (FX) est à cet égard essentiel. En s’appuyant sur un message clair, elle devrait pouvoir se fixer un objectif de levée de fonds fortement réévalué pour les cinq ans à venir.

 

Compte-tenu de la mondialisation de l’enseignement supérieur, le développement à l’international de l’X devient un enjeu majeur. Un rééquilibrage entre élèves français et internationaux à l’X apparaît ainsi hautement souhaitable : je pense que l’on peut viser de quadrupler à terme le nombre d’élèves internationaux du cycle ingénieur. N’y voyons pas une perte d’identité ou de prérogatives. Ne soyons pas frileux, mais au contraire combattifs, audacieux ! L’ouverture actuelle de l’école à des étudiants étrangers doit être élargie. J’y vois pour ma part une richesse passionnante. Imagine-t-on au MIT avoir seulement ou même majoritairement des étudiants américains ? Imagine-t-on à l’EPFL de Lausanne n’avoir que des Suisses ? Élèves français, vous n’êtes plus les seuls récipiendaires de cet enseignement d’excellence, mais vous devez continuer d’en être, bien sûr, les premiers ambassadeurs. 

 

En matière de recrutement des élèves, nous devons poursuivre nos efforts en faveur de la diversité sociale. Bernard Attali propose plusieurs mesures que nous étudierons, comme la création d’un internat de la réussite sur le campus de Saclay qui serait dédié aux élèves boursiers, un triplement des recrutements universitaires, ou des actions de communication ambitieuses dans les lycées.  Il y a là matière à réflexion. Je veux dire ici que la promotion sociale par l’École Polytechnique, sans être une fin en soi, a été historiquement l’une de ses valeurs phares. L’excellence et le génie sont universels ; ils doivent le rester. J’y suis particulièrement attaché en ma qualité de ministre de la défense, parce que ce sont aussi ces valeurs qui sont au cœur des combats que livrent nos soldats contre tous ceux qui voudraient nous atteindre.

 

Concernant la formation, le rapport de Bernard Attali propose une diversification de l’offre : la création d’un accès post-bac à l’École polytechnique, la construction d’une voie par alternance, le développement de formations continues pour les décideurs publics, et la multiplication des enseignements dispensés par l’X sur internet, sont des pistes à explorer activement.

 

Une révision du mode de sélection des ingénieurs d’État à la sortie de l’X est proposée, avec un classement de sortie qui serait remplacé par une sélection sur dossier et un entretien de motivation, afin de garantir une meilleure adéquation entre les besoins de l’État et le profil des futurs « corpsards ».  Cette proposition doit être débattue avec les futurs employeurs au sein de l’État.

 

Le lien entre l’X et le ministère de la Défense est pleinement réaffirmé par ce rapport, qui souligne en particulier l’importance de l’éthique et des valeurs collectives qui sont dispensées aux élèves. En plus des efforts déjà réalisés par la direction générale de l’armement, ce lien pourrait être encore renforcé pendant votre passage sur le Plateau, ainsi qu’une fois votre scolarité terminée. Dans cette perspective, j’ai notamment évoqué avec Jacques Biot la possibilité de développer les « War Studies » au sein de votre département de sciences humaines. C’est un enjeu pour l’École. C’est un enjeu pour la Défense. C’est un enjeu pour la France, qui, dans un monde troublé, gagne toujours à affûter son regard, par la recherche, sur les enjeux stratégiques. Bernard Attali propose la suppression de la solde pour les élèves. Je n’ai aucun tabou par principe, mais sur ce point, je suis plus circonspect. En tout cas, il est clair que cela ne concerne pas les promotions actuelles.

 

A propos de l’organisation du plateau de Saclay, le rapport préconise le regroupement de dix grandes écoles scientifiques, dont l’X, au sein d’une nouvelle « École Polytechnique de Paris », dans le cadre de l’Université Paris-Saclay. Cette orientation mérite d’être étudiée rapidement, car elle pourrait contribuer à répondre à l’objectif de croissance de l’X, tout en gardant l’exigence de qualité. Elle mettrait tout de suite l’ensemble en résultant dans une excellente position au regard des classements internationaux. Ce rapprochement d’écoles d’ingénieurs, s’il doit s’opérer, devra bien sûr être mené au sein de l’Université Paris-Saclay, avec laquelle les collaborations et mutualisations doivent s’amplifier. J’en parlerai bien sûr avec mes homologues qui assurent la tutelle des écoles concernées. Tout ceci devra se faire, comme pour l’ENSTA, dans le respect des particularités de chacun, dans une logique gagnant-gagnant. Je veux préciser ici qu'il n'est pas question de créer une forteresse au sein de Paris Saclay, mais que l'École Polytechnique de Paris devra au contraire jouer le jeu de l’université Paris Saclay.

 

Enfin, la politique de communication de l’École polytechnique devra viser plus encore qu’aujourd’hui à attirer les meilleurs talents internationaux. La marque Polytechnique devra être valorisée de façon encore plus active et moderne.

 

Voilà, en quelques mots, les principales recommandations de ce rapport, et je veux remercier une nouvelle fois son auteur, qui a mené un travail à plusieurs égards exceptionnel. Sur cette base, je demande au Président de l’École, en lien avec le conseil d’administration et les services du ministère de la Défense (dont bien sûr la DGA), de préparer d’ici la fin de l’année une révision du plan stratégie pluriannuel de l’X, qui tienne compte de ces grandes orientations. Certains thèmes demanderont bien sûr d’associer les autres ministères concernés. Mon directeur de cabinet pilotera lui-même le bon avancement de tous ces travaux, en lien avec Bernard Attali qui a accepté d’être associé à cette deuxième étape.

 

Ce plan stratégique me sera soumis en fin d’année, ici à Palaiseau, lors d’une séance élargie du conseil d’administration. J’y participerai d’autant plus volontiers que je suis pleinement convaincu que l’avenir de votre École est essentiel pour défendre la place de la France dans l’économie mondiale de la connaissance.

 

Cette vision pour l’École Polytechnique – et je conclurai par-là, en  m’aventurant sur vos terres physiques et thermodynamiques –, je veux qu’elle soit ambitieuse et pensée à long terme, mais je souhaite aussi qu’elle soit quasi-statique (et je veux dire par là qu’elle doit progresser d’état stable en état stable) et génératrice d’une entropie minimale. L’École a besoin d’un grand changement, qui préserve cependant les acquis qui ont fait sa réussite et fondent toujours aujourd’hui l’excellence de sa formation. J’ai pleine confiance dans la direction et l’ensemble des personnels de l’École pour mener cette révolution.

 

A toutes et tous, je souhaite de représenter dignement, dès aujourd’hui, l’uniforme que vous avez choisi, puis de faire vivre l’esprit de cet uniforme tout au long de vos brillants parcours. Il existe cent façons de servir nos concitoyens, mais il y a toujours une exigence, celle de voir au-delà de soi les intérêts de la collectivité. De cette façon, aussi loin que vous serez, aussi haut que vous irez, c’est toujours la France que vous servirez.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:56
Venu assister à la cérémonie de présentation et de passation du Drapeau à la promotion 2014, le ministre de la Défense a révélé un ensemble de mesures pour réformer la célèbre école d’ingénieurs. - photo R.Pellegrino/ECPAD

Venu assister à la cérémonie de présentation et de passation du Drapeau à la promotion 2014, le ministre de la Défense a révélé un ensemble de mesures pour réformer la célèbre école d’ingénieurs. - photo R.Pellegrino/ECPAD



08/06/2015 L.Perier  - DICoD

 

Samedi 6 juin 2015, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu sur le campus de l’École polytechnique, à Palaiseau (91). Venu assister à la cérémonie de présentation et de passation du Drapeau à la promotion 2014, il a révélé un ensemble de mesures pour réformer la célèbre école d’ingénieurs.

 

Développement à l’international, diversification sociale, suppression du classement de sortie… Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a révélé samedi 6 juin quelques-unes des grandes mesures préconisées par le rapport de Bernard Attali, haut fonctionnaire et ancien PDG d’Air France, sur l’avenir de la prestigieuse École polytechnique. À l’occasion de la cérémonie de présentation et de passation du Drapeau à la promotion 2014, le ministre a rappelé que si « l’École polytechnique est la première école de France par l’attraction sans pareille qu’elle exerce sur des milliers de jeunes étudiants, parmi les meilleurs de notre pays, […] elle rencontre aussi, il faut le reconnaître, des critiques, dont certaines – je le dis comme je le pense – sont justes et d’autres disproportionnées. »

 

L’école d’ingénieurs, sous tutelle du ministère de la Défense, a en effet fait l’objet d’une étude afin de réévaluer sa place et sa stratégie dans un monde de l’enseignement supérieur mondialisé où l’X – son surnom – est à la fois trop limitée en taille et trop peu visible à l’international.

 

Parmi les recommandations du rapport, Jean-Yves Le Drian en a révélé quelques-unes :

  • Développement à l’international  avec un rééquilibrage des étudiants français et internationaux. Objectif visé : quadrupler le nombre d’élèves étrangers ;
  • Accroissement de la diversité sociale des élèves : le rapport propose la création d’un internat de la réussite sur le plateau de Saclay qui sera dédié aux élèves boursiers, un triplement des recrutements universitaires ou des actions de communication ambitieuses dans les lycées ;
  • Diversification de la formation : la création d’un accès post-bac à l’école, la construction d’une voie par alternance ou la multiplication des enseignements dispensés sur internet sont des pistes envisagées ;
  • Suppression du classement de sortie. Le mode de sélection des ingénieurs d’État à la sortie de l’X se ferait par une sélection sur dossier et entretien de motivation ;
  • Suppression de la solde pour les élèves ;
  • Regroupement de dix grandes écoles scientifiques, dont l’X, au sein d’une nouvelle « École polytechnique de Paris », dans le cadre de l’université Paris-Saclay. Ce rapprochement permettrait de créer un ensemble à même de figurer dans les classements internationaux universitaires de par sa taille et la qualité de son enseignement.

 

D’ici la fin de l’année, un plan stratégique sur Polytechnique sera soumis au ministre en partant des grandes orientations proposées ci-dessus.

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:54
Mémorial des guerres en Indochine (Fréjus) - photo SGA/DMPA

Mémorial des guerres en Indochine (Fréjus) - photo SGA/DMPA

 

08/06/2015 Sources : SGA/DMPA

 

Cette journée donne lieu à des cérémonies commémoratives sur l'ensemble du territoire.

 

Instituée par le décret n° 2005-547 du 26 mai 2005, cette journée d'hommage correspond au jour du transfert à la nécropole nationale de Notre-Dame de Lorette, de la dépouille du Soldat Inconnu d'Indochine, le 8 juin 1980.

Un mémorial dédié aux morts pour la France en Indochine est implanté à Fréjus sur une hauteur dominant la ville. Inauguré en 1993 par le président de la République, il abrite près de 24 000 sépultures de militaires et de civils morts en Indochine.

Le site Internet Mémoire des hommes permet de consulter en ligne la base de données des morts pour la France au cours de la Guerre d’Indochine (1945-1954). Conservée par le Service historique de la Défense, elle a été constituée par la saisie et l’indexation d’un fichier établi par le ministère des Anciens combattants au lendemain de ce conflit.

 

Pour en savoir plus :

 

Décret n° 2005-547 du 26 mai 2005 : www.legifrance.gouv.fr

"Morts pour la France" en Indochine : www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Fonds audiovisuels de l'ECPAD : www.ecpad.fr

 

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 12:54
Pointe Du Hoc D-Day +2

 

source Strategy Page


Photo taken on D+2, after relief forces reached the Rangers at Pointe Du Hoc. The American flag had been spread out to stop fire of friendly tanks coming from inland. Some German prisoners are being moved in after capture by the relieving forces.

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8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 11:58
La DGA lance une étude sur la mise en oeuvre des dromes d'intervention


08.06.2015 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

La DGA va faire conduire une étude technico-opérationnelle relative à la mise en oeuvre réduite de dromes d'intervention à partir de navires de guerre (Dromor). L'appel à candidatures est à lire ici.

Selon l'avis du 5 juin, "une drome est une petite embarcation maritime située à bord d'un bâtiment (Frégate par exemple) caractérisée par sa vocation opérationnelle : envoyer le plus rapidement possible une équipe de 6 à 12 militaires visiter un navire voisin, effectuer un raid vers la terre ou la mer, transférer des personnels entre navires coopératifs, récupérer des hommes à la mer. Ces opérations prennent en compte la vitesse et le cap du navire qui met à l'eau, la présence de remous, l'état de la mer, la vitesse du vent, la vitesse et le cap du navire visité, l'impératif de sécurité des occupants de la drome."

L'étude, d'une durée de douze mois, "a pour objectif de proposer des modifications à effectuer sur les navires de la Marine Nationale afin d'améliorer la rapidité de mise en oeuvre d'une drome à la mer. Les solutions devront être optimisées et standardisées par rapport à l'existant dans des conditions de sécurité satisfaisantes. La mise en oeuvre comprend notamment : la préparation du dispositif de déploiement puis son rangement, la mise à la mer de la drome avec son personnel et le matériel complet, la récupération de la drome puis son rangement."

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