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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 17:55
Budget militaire : pourquoi Bercy ne lâche rien

Le ministère de la Défense va vendre du matériel militaire à des "sociétés de projets" qui le loueront ensuite aux armées. Le ministère de la Défense va vendre du matériel militaire à des "sociétés de projets" qui le loueront ensuite aux armées.

 

13/03/2015 Par Jean Guisnel - Le Point.fr

 

La Défense va recevoir davantage de moyens et 18 500 postes devraient être maintenus. Mais comment payer ? Le débat fait rage entre les deux ministères.

 

Le bras de fer recommence entre la Défense et Bercy. En conseil de défense, le 11 mars, François Hollande a acté la moindre déflation d'effectifs qu'il avait engagée en janvier. Sur les 24 000 nouvelles suppressions de poste validées par la loi de programmation militaire 2014-2019, le président de la République avait alors décidé d'en conserver 7 500. Mais, comme Le Monde l'a écrit jeudi, il a pris la décision de conserver 11 000 postes de plus, ce choix n'étant pas annoncé officiellement.

Ce sont donc finalement 18 500 postes qui seront conservés. Selon nos informations, l'éventualité d'annuler purement et simplement les suppressions de poste initialement inscrites dans la LPM a été étudiée. Reste à financer ces postes maintenus, les choix budgétaires devant faire l'objet d'une remise à plat de la programmation militaire avant l'été. Si vous avez aimé les épisodes précédents de la guerre Défense-Bercy, vous n'allez pas être déçu par ceux qui vont suivre...

 

Manquent 2,2 milliards

Nous avons pu lire une note "blanche", que les ministères appellent aussi un "non-papier", transmise durant la première quinzaine de février par les services du ministre de l'Économie et des Finances Michel Sapin à ceux du Premier ministre Manuel Valls. Ce document propose une analyse originale de la question du "trou" budgétaire de 2,2 milliards auquel la défense doit faire face pour l'année 2015. Rappelons que, pour atteindre les 31,4 milliards d'euros du budget de la défense, il est impératif d'y inclure 2,2 milliards d'euros de "ressources exceptionnelles".

Celles-ci doivent notamment être abondées par la vente de fréquences radio, qui ne pourra pas se produire avant 2016 dans le meilleur des cas. La Défense propose la création de "sociétés de projets " qui achèteraient des matériels militaires (avions A400M et frégates FREMM) pour 2,2 milliards d'euros, qui seraient ensuite loués aux armées. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé lors d'une conférence de presse le 11 mars que ces sociétés de projets seraient en place à l'été.

 

Bugdet général

La loi Macron a dégagé un certain nombre d'obstacles juridiques qui interdisaient jusqu'alors cette éventualité, à laquelle François Hollande a donné son accord. Mais Bercy y demeure plus que jamais opposé. Entre autres arguments, le ministère des Finances réfute l'idée que le produit des ventes de matériels militaires aille automatiquement à la Défense. Bercy estime en outre que le choix des sociétés de projets "représente un surcoût financier certain" tout en faisant "courir un risque réputationnel majeur à la France, principalement vis-à-vis de Bruxelles et des observateurs financiers, mais également de l'opinion publique française".

Et de préciser : "Le grand public saura déceler une dérive dangereuse dans le fait que l'État et le ministère de la Défense n'aient plus les moyens d'acheter ses matériels emblématiques." Le Drian se trouve à une position diamétralement opposée : "J'applique les ordres du président de la République et je mets en oeuvre les sociétés de projets. Le schéma pour les années suivantes sera nettement plus élaboré et intégrera du service et des capitaux privés, nous y travaillerons, mais ce sera un deuxième temps."

 

Solutions inventives

Quelles solutions propose Bercy pour financer, à la fois, les 2,2 milliards manquants pour 2015 mais aussi les sommes qui manquent pour les années suivantes (1,6 milliard pour 2016 et 1,4 milliard pour 2017), sans compter les autres milliards qu'il faudra bien trouver pour payer les 18 500 postes maintenus ? Qui pourrait mobiliser jusqu'à deux milliards pour les trois années 2015-2017... C'est là que Bercy est vraiment inventif en proposant "des pistes permettant de faciliter la gestion 2015 du Mindef (ministère de la Défense)". On sort la calculette.

La baisse du prix de pétrole et l'inflation moindre que prévu ? Un milliard d'euros environ économisés pour l'année 2015. La vente de trois Rafale à l'Égypte (en fait, six seront livrés dès 2015), comptabilisés pour 70 millions d'euros pièce? Et c'est 200 millions de plus. La vente de la FREMM Normandie, toujours à l'Égypte : 500 millions. Et ces trop-versés à l'agence d'armement européenne Occar ? Trois cents millions de mieux. Et, pour finir, décalage à 2016 d'un versement de 300 millions au CEA (Commissariat à l'énergie atomique). Total : entre 2,1 et 2,3 milliards récupérés. Ça tombe bien ! C'est le montant qui manque pour boucler le budget 2015... qui n'aurait donc pas besoin des sociétés de projets !

 

"L'union est un combat", avait dit autrefois Georges Marchais. Cette fois, Jean-Yves Le Drian et Michel Sapin remontent sur le ring. Entre ses deux proches, le président devra bien finir par trancher une fois pour toutes...

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 08:57
Le Sénat contrôle à Bercy la mise en œuvre des sociétés de projet du ministère de la défense

 

13 mars 2015 Sénat

 

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat a procédé, jeudi 12 mars 2015, à un contrôle « sur pièces et sur place », dans les locaux des ministères des finances et de l’économie, à Bercy, sur l’organisation tendant à mettre en place les sociétés de projet prévues dans la loi "Macron" pour le ministère de la défense. Ce contrôle était conduit par Jean-Pierre Raffarin (UMP - Vienne), président de la commission, Jacques Gautier (UMP - Hauts-de-Seine) et Daniel Reiner (Soc - Meurthe-et-Moselle), rapporteurs pour avis des crédits du programme 146 « Équipement des forces » de la mission « Défense ». Les sénateurs ont échangé avec Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics.

 

Les sociétés de projet (special purpose vehicle, SPV) doivent permettre de mobiliser 2,2 milliards d’euros de ressources financières pour compenser le manque de recettes exceptionnelles (« REX ») devant initialement provenir de la cession, au bénéfice du ministère de la défense, de fréquences hertziennes en 2015>. Cette cession ne pourrait être réalisée avant, au mieux, l’année 2016. Le dispositif des SPV prévoit un transfert de propriété, puis la location à l’État, de frégates multi-missions (FREMM) et d’avions A400 M.

 

Ce dispositif, afin de répondre aux besoins du budget de la défense, notamment le financement des programmes d’équipement militaire, doit être opérationnel à l’été.

 

Or, selon M. Jean-Pierre Raffarin, « La mise sur pied en temps utile, par Bercy, des sociétés de projet est un motif d’inquiétude pour nos armées, et un sujet de préoccupation pour la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

 

« Le ministre des finances et des comptes publics nous a assuré que les travaux préparatoires étaient conduits pour le respect des engagements pris.

 

« Après analyse des documents qui nous ont été remis, nous alerterons, s’il le faut, le Président de la République, afin de faire appliquer son arbitrage d’une sanctuarisation des crédits de la défense à 31,4 milliards d’euros. »

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 08:55
FREMM Aquitaine - photo DCNS

FREMM Aquitaine - photo DCNS

 

11/03/2015 LeMarin.fr

 

Lors d’une conférence de presse ce mercredi 11 mars, Jean-Yves Le Drian a confirmé que les premières sociétés de projets, destinées à porter financièrement certains matériels militaires pour les relouer ensuite aux armées (étalant ainsi, moyennant intérêts, leur coût d’acquisition), seront mises en place dès 2015. Ceci dès que la loi Macron, qui en prévoit la création, sera promulguée, ce que le gouvernement espère être fait à l’été. Dans la foulée, les deux premières sociétés de projets (SDP) seront mises en place. L’une pour trois frégates Fremm, en l’occurrence les plus avancées. L’autre pour quatre appareils de transport militaire A400M.

 

Ces deux premières SDP seront alimentées par le produit de cessions de participations de l’État. Ultérieurement, des fonds privés seront apportés aux SDP suivantes, les industriels concernés devant à l’évidence s’attendre à être sollicités. Interrogé sur les réticences notoires de Bercy (non seulement sur le surcoût engendré au final par ce processus de leasing, mais aussi par le fait que les montants financés ne seront pas évacués du décompte de la dette publique), Jean-Yves Le Drian a précisé que le président de la République ayant annoncé leur création (à bord du Charles de Gaulle en janvier), il obéit et les met en œuvre.  Et au passage ajoute que les SDP pourront également porter sur des prestations de services. On pense en la matière à des contrats de maintien en condition opérationnelle.

 

Le ministre de la Défense a également été interrogé quant au remplacement, pour la Marine nationale, de la Fremm Normandie, qui lui a été prélevée pour livraison à l’Égypte. Il a répondu que la Marine disposerait du nombre prévu de frégates Fremm et que la procédure de commande de l’unité nécessaire à la Marine devait être engagée immédiatement.

 

En ce qui concerne le programme des quatre BSAH (bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers), Jean-Yves Le Drian a précisé que la notification du contrat devait intervenir en 2015. Ces quatre navires de 65 mètres avaient déjà fait l’objet d’un premier appel d’offres sollicitant des partenariats public-privé, sans que les offres soient alors jugées satisfaisantes.

 

Autre point important : les déflations d’effectifs initialement demandées aux armées (34 000 hommes) seront pour une seconde fois amoindries. Le ministre de la Défense a indiqué que des besoins nouveaux sont identifiés en matière de lutte contre le terrorisme, le président de la République ayant annoncé la création d’une force permanente de 7 000 hommes sur le sol français (au sein de l'armée de Terre). En conséquence, les 7 500 postes qui avaient déjà été épargnés devraient être plus nombreux.

 

Les attentats de janvier à Paris auront aussi pour conséquence d'avancer en juin l'actualisation (il ne s'agira pas d'une révision) de la loi de programmation militaire prévue en fin d'année.

 

Hors conférence de presse, on s'interrogeait sur le calendrier personnel de Jean-Yves Le Drian. On le sait désireux de représenter à nouveau le PS en Bretagne aux élections régionales de décembre, mais également très apprécié par l’Élysée à son poste actuel. Le ministre souhaite, dit-on, assurer quoi qu'il en soit ses fonctions actuelles jusqu’à la fin de l’année. À cette date, il aura pu veiller au bon déroulement des mesures qu’il vient d’annoncer.

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 17:30
FREMM Normandie photo Marine Nationale

FREMM Normandie photo Marine Nationale

 

3 mars 2015 par ActuNautique.com

 

La vente par DCNS d’une frégate multimission à l’Egypte vient d’être officialisée, et du fait des délais très courts, c'est la frégate Normandie, commandée par la Marine Nationale qui sera finalement livrée !

 

Sur le plan pratique, la vente de la Fremm Normandie à l’Egypte aura un fort impact sur la Marine Nationale.

 

Elle nécessite une réorganisation complète de l’activité des équipages d’armement des actuelles Fremm Normandie et Provence, toutes deux en train de finaliser leurs périodes d’essai.

 

Concrètement,  l’équipage actuel de la Normandie va être transféré sur la Provence.

 

Le port base de la Provence sera Brest afin d’assurer la remontée en puissance des capacités de lutte anti-sous-marine sur la façade Atlantique comme initialement prévu. L’actuel équipage de conduite de la Provence sera pour sa part réaffecté sur la Languedoc actuellement en fin de construction, afin d'en terminer l’armement.

 

Du fait de la cession de la Normandie, l'arrivée des Fremm au sein de la flotte sera retardée de plusieurs mois.

 

Dans ce contexte, les FASM Montcalm et Jean de Vienne resteront en service plus longtemps que prévu : leurs dates de Retrait du Service Actif (RSA) sont de fait repoussées respectivement à 2017 et à 2018.

 

Des prolongations qui permettront à la Marine de continuer à assurer la tenue du contrat opérationnel sur tous les océans, 24/24 heures et 365 jours par an.

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 16:50
FREMM Frigate Carlo Margottini

FREMM Frigate Carlo Margottini

 

Feb. 27, 2015 By Richard Tomkins (UPI)

 

Italian shipbuilder Fincantieri has begun the construction of an eighth FREMM frigate for the Italian Navy.

 

TRIESTE, Italy, -- The first steel sheeting for a new Italian Navy FREMM frigate has been conducted at a shipyard of Fincantieri near Genoa, the company reports. The cutting marks the build phase of the multi-mission vessel, the eighth being constructed in the multinational FREMM program. A total of 10 FREMM frigates are being built in Italy, with Orizzonte Sistemi Navali as the prime contractor.

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 12:55
La priorité de la Marine nationale est de disposer de quatre frégates Fremm en 2016. (Photo : DCNS)

La priorité de la Marine nationale est de disposer de quatre frégates Fremm en 2016. (Photo : DCNS)

 

25/02/2015 LeMarin.fr

 

Alors qu'il doit prochainement recevoir une centaine de marins égyptiens afin d'assurer la prise en main de l'ex-Normandie dont la livraison à l'Égypte est espérée cet été, le site DCNS de Lorient s'attend à un pic de charge sur les parties coques dans les prochains mois.

 

En effet, le lancement de l'usinage courant avril de la corvette Gowind destinée à l'Égypte va de pair avec le recadencement du programme Fremm qui prévoit, d'ici la fin de l'année 2015, la livraison de la Provence à la Marine nationale, l'achèvement des essais en mer de la Languedoc et la mise à l'eau de l'Auvergne.

 

Piloté depuis décembre par Pierre Salmon, ancien directeur industriel de DCNS Indret, le site lorientais compte s'appuyer sur le renfort de salariés en provenance de Brest et de Cherbourg ainsi que de la sous-traitance par Piriou d'environ 20 % des éléments de coque de la corvette.

 

L'amiral Rogel, chef d'état-major de la Marine, a fait savoir que sa priorité était de disposer de quatre frégates Fremm en 2016 et de six en 2018.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:55
Les corvettes Gowind de DCNS ont eu beaucoup de succès en 2014

Les corvettes Gowind de DCNS ont eu beaucoup de succès en 2014

 

24/02/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

DCNS veut rapidement être, dès 2015, à nouveau profitable pour tourner la page des très mauvais comptes de 2014. Le groupe naval a enregistré ses premières pertes depuis 2001 (336 millions d'euros).
 

Pour le PDG de DCNS, le plus dur commence. Après avoir passé, dès son arrivée à la tête du groupe naval, à la paille de fer les comptes 2014 plombés par certains programmes mal maîtrisés - réacteur expérimental Jules Horowitz et sous-marins Barracuda notamment -, Hervé Guillou veut maintenant "tourner la page", comme il l'explique dans une interview accordée à La Tribune. Car les comptes 2014 sont très mauvais, conformément aux prévisions de DCNS, avec une perte nette de 336,1 millions d'euros (contre un résultat net de 114,7 millions en 2013) en raison d'un montant de provisions non communiquées. La première perte depuis la période 1997-2001, quand la Direction des Constructions Navales (devenu DCNS) était régulièrement dans le rouge. Le chiffre d'affaires est aussi en baisse à 3,06 milliards (contre 3,3 milliards en 2013).

Comment tourner la page? Pour gagner le pari de retrouver rapidement de la profitabilité dès 2015, le PDG de DCNS a recruté "du sang neuf" - Marie-Pierre de Bailliencourt (directeur général adjoint), Frank Le Rebeller (directeur général adjoint en charge des finances et du juridique) et Olivier de la Bourdonnaye (direction industrielle), sans précise-t-il, avoir lancé "une chasse aux sorcières" afin de garder "les compétences techniques des anciens". Hervé Guillou veut notamment "poursuivre la transformation industrielle de DCNS", qu'il considère comme une pépite technologique. Avec notamment la volonté "d'améliorer la maîtrise des programmes" sous l'impulsion de Pierre Legros, directeur de la nouvelle direction des programmes, et d'Olivier de la Bourdonnaye, ancien patron du programme Ariane 6.

Le PDG de DCNS compte également poursuivre des investissements dans le domaine du CMS (Combat Management Systems), un "secteur fondamental" pour le groupe et pour la France. "C'est un devoir sacré" en vue de "préserver la base industrielle et technologique de défense (BITD) française", explique-t-il. Un point de friction avec son actionnaire privé Thales (35%), qui entretient lui-aussi des compétences aux Pays-Bas à Hengelo (Thales Nederland), sur certains marchés à l'export, à l'image du contrat de six corvettes Gowind gagné en Malaisie. "Ma porte est ouverte s'il y en Europe des acteurs, qui veulent discuter de consolidation avec DCNS", souligne-t-il.

 

"Trois hubs" industriels à l'international

Hervé Guillou croit beaucoup à l'internationalisation de DCNS, dont 33% des prises de commandes ont été réalisées à l'export en 2014 (3,6 milliards contre 2,2 milliards en 2013, soit une hausse de 59%).  Notamment grâce au très beau contrat réalisé en Egypte (quatre corvettes de type Gowind vendues pour 1 milliard d'euros). DCNS a réalisé 32,7 % de son chiffre d'affaires à l'international. Mais, a-t-il constaté, le groupe "a pris sa place à l'export mais n'en a jamais profité jusqu'ici", car DCNS n'est "pas assez déployé industriellement". Une stratégie qui permettra de rivaliser face à ses trois concurrents européens, qui ont une base export plus élargie : l'allemand ThyssenKrupp Marine Systems (15 clients), le néerlandais Damen (25) et l'italien Fincantieri (20).

Le PDG de DCNS souhaite donc créer "trois hubs" industriels à l'international - Malaisie, Brésil et Arabie Saoudite (spécialisé dans le maintien en condition opérationnelle - à partir desquels DCNS pourrait exporter et profiter de la croissance de ces trois régions : Asie du Sud-Est, Amérique latine et Moyen-Orient. Trois pays où le groupe naval a déjà réussi de très jolis coups commerciaux : sous-marins Scorpène et corvettes Gowind en Malaisie et au Brésil et frégates en Arabie Saoudite. Il souhaite donc profiter des partenariats déjà mis en place avec des partenaires locaux pour mieux structurer une organisation industrielle.

Enfin, s'agissant d'une éventuelle consolidation en Europe, Hervé Guillou rappelle que "sa est ouverte". Mais pour le coup, l'une s'est refermée plutôt brutalement, le constructeur de sous-marins suédois Kockums, propriété de Saab, après avoir divorcé de TKMS, s'est récemment rapproché de Damen. "Je m'interroge effectivement", regrette-t-il. Il estime par ailleurs que les Allemands ne sont "pas encore prêts" à discuter de rapprochements.

 

Vers un tri dans les énergies marines renouvelables

En 2014, DCNS a réussi sa percée dans les énergies marine renouvelables. Notamment dans le domaine des hydroliennes où DCNS a obtenu plusieurs succès significatifs. EDF a passé commande de deux nouvelles hydroliennes de 16 mètres pour équiper la ferme expérimentale de Paimpol-Bréhat (Côtes d'Armor) et a été sélectionné par l'Ademe pour l'installation d'une ferme pré-commerciale de sept hydroliennes dans le Raz Blanchard.

En outre, le groupe a été choisi par le ministère de l'Energie de Nouvelle-Ecosse (Canada) pour une ferme expérimentale de 4 MW dans la baie de Fundy. Ce qui fait dire à Hervé Guillou, "favorablement impressionné par OpenHydro", la filiale irlandaise de DCNS, qu'il y a une "vraie route industrielle" pour "un des leaders mondiaux" dans ce domaine. "Nous sommes au stade de la production", souligne-t-il. Il estime que le groupe devra investir une centaine de millions d'euros après en avoir investi une centaine.

Sur les éoliennes en mer, Hervé Guillou rappelle que DCNS, qui apporte ses compétences sur la maîtrise de l'élément marin (flotteur, stabilité en mer...), restera derrière Alstom avec qui il a signé un partenariat. Les deux industriels ont d'ailleurs un accord avec la région Bretagne pour faire avancer le projet de site pilote éolien flottant de Groix.

DCNS poursuit également son aventure dans l'énergie thermique des mers (ETM), une technologie moins mature où des verrous technologiques restent encore à lever. Mais le groupe en partenariat avec Akua Energy porte un projet en Martinique dans le cadre d'un financement de 70 millions d'euros environ du fonds européen NER 300.

Enfin, DCNS et Enel Green Power ont été retenus pour mettre en place au Chili un centre de recherche et d'innovations sur l'énergie marine, notamment sur l'hydrolien et l'énergie des vagues.

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 12:55
DCNS : retour prévu aux bénéfices à partir de 2015

L'exportation contribue au tiers du chiffre d'affaires de DCNS. Ici, la signature par le PDG de DCNS, Hervé Guillou, du contrat pour la fourniture d'une frégate Fremm à l'Égypte. (Photo : ministère de la Défense)


24.02.2015 LeMarin.fr
 

336 millions de pertes pour un chiffre d'affaires de 3,1 milliards d'euros. DCNS a confirmé officiellement, ce mardi 24 février, de lourdes pertes au titre de son exercice 2014. On note aussi une baisse du chiffre d'affaires de 7 % par rapport à 2013. Mais le premier constructeur européen de navires militaires affiche sa confiance dans l'avenir en prévoyant un retour progressif aux bénéfices à partir de 2015.

Dans le nucléaire civil, DCNS pâtit des difficultés de réalisation du réacteur de recherches Jules Horowitz pour le compte du Commissariat à l'énergie atomique, à Cadarache, avec des coûts et des délais qui ont fortement dérapé. Dans les programmes navals de défense, les audits demandés par Hervé Guillou, le nouveau PDG, ont mis en évidence une « augmentation des coûts à terminaison », tout particulièrement en ce qui concerne le programme Barracuda. D'où des charges et provisions complémentaires inscrites au bilan 2014.

« DCNS s'est totalement mobilisé pour renouer progressivement avec la profitabilité à partir de 2015 et a mis en œuvre un plan d'actions à cet effet », annonce Hervé Guillou. Dans un premier temps, un plan d'économies a pour objectif un gain de 100 millions d'euros en 2015. Il entraîne un gel des salaires pour les salariés du groupe cette année. Des efforts sont demandés aux fournisseurs pour diminuer leurs prix.

Tri dans le portefeuille d'activités

Un plan de progrès, annoncé avant l'été, va redéfinir la stratégie du groupe. Il devrait entraîner des choix dans le portefeuille d'activités, notamment pour celles ayant trait aux énergies marines renouvelables. Enfin, DCNS annonce la mise en place d'une « surveillance particulière » de certains programmes.

Tout n'a pas été noir pour autant en 2014. Les prises de commandes ont atteint 3,6 milliards d'euros. Elles sont en augmentation de 59 % par rapport à une année 2013 très décevante de ce point de vue. « La prise de commande de quatre corvettes Gowind pour l'Égypte en juillet a permis à DCNS de dépasser ses prévisions », note Hervé Guillou. Ce contrat se monte à 1 milliard d'euros. L'Égypte est un pays où DCNS peut nourrir de solides espoirs, puisque le groupe a conclu la vente d'une frégate Fremm courant février.

Outre le contrat des corvettes égyptiennes, les principaux marchés conclus en 2014 en matière de construction neuve ont été le choix du design Gowind par la Malaisie pour la réalisation en transfert de technologie de six corvettes ; la commande du quatrième SNA du programme Barracuda ; le contrat en collaboration avec Piriou pour la fourniture et la maintenance de trois bâtiments multimissions.

Le carnet de commandes s'établit à 13,2 milliards d'euros fin 2014. Il est donc en hausse de 59 % par rapport à la fin 2013, sans toutefois retrouver le niveau qui était le sien fin 2012, où il atteignait 13,8 milliards d'euros.

Les ventes à l'étranger ont représenté le tiers du chiffre d'affaires en 2014. Les grands programmes nationaux, principalement Fremm et Barracuda, contribuent aussi pour un tiers au chiffre d'affaires du groupe. Enfin, DCNS note la « bonne tenue des activités de services », qui représentent le tiers du chiffre d'affaires.

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 08:30
Passage en revue des troupes égyptiennes par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. – photo Roland Pellegrino

Passage en revue des troupes égyptiennes par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. – photo Roland Pellegrino

 

19/02/2015 International

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu au Caire du 16 au 17 février pour signer au nom de la France un contrat d’armement exceptionnel pour les industries de défense françaises, dont un premier contrat Rafale à l’export.

 

Cette signature marque un tournant dans la relation bilatérale franco-égyptienne basée sur une confiance renouvelée. Elle témoigne aussi du renforcement d’un partenariat stratégique face à des menaces communes.

 

D’un montant total de 5,2 milliards d’euros, ce contrat d’armement majeur, récompensant l’excellence des industriels français, prévoit la fourniture de 24 avions de combat Rafale, d’une frégate multimissions et de systèmes de missiles. Au-delà, le contrat porte aussi sur la formation et la maintenance.

 

France-Egypte, un rapprochement stratégique

Dès son arrivée, lundi 16, Jean-Yves Le Drian s’est d’abord entretenu avec son homologue, le général Sedhi Sobhi, puis avec le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de nombreux officiels des deux pays, dont Patricia Adam, présidente de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, le général d’armée Pierre de Villiers, chef d’Etat-Major des armées, et Laurent Collet-Billon, délégué général pour l’armement. Pour les industriels, étaient présents Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, Hervé Guillou, PDG de DCNS, Antoine Bouvier, PDG de MBDA et Patrice Caine, DG de Thalès.

 

photo Roland Pellegrino

photo Roland Pellegrino

Lors de ce déplacement, le ministre de la Défense s’est associé au deuil national décrété à la suite du massacre en Libye de 21 Egyptiens par un groupe armé terroriste se réclamant de « l’État islamique ». Il a ainsi rencontré mardi matin le pape des coptes orthodoxes d’Égypte, Tawadros II, pour lui exprimer  la compassion du gouvernement français.

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 17:30
Rencontre avec le CEMA égyptien en Egypte

 

19/02/2015 Sources : Etat-major des armées

 

Le 17 février 2015, le général d’armée Pierre de Villiers a effectué sa première visite en Egypte à l’invitation de son homologue, le général de corps d’armée Mahmoud Hegazy.

 

Réalisé dans la continuité de son déplacement en Irak, cette visite a permis au CEMA d’approfondir sa vision d’une zone placée au cœur des enjeux stratégiques actuels. Reçu par le général de corps d’armée Hegazy, chef d’état-major des armées, et le ministre de la défense égyptien, le général d’armée Sedki Sobhi, le général de Villiers a ainsi pu faire le point sur l’évolution de la situation sécuritaire en Lybie, dans le contexte de la lutte contre le groupe terroriste Daech, au Sinaï et, plus largement, au Levant.

 

Bien que planifiée de longue date, cette visite a été marquée par la conclusion des contrats d’armement du Rafale et  de la frégate européenne multi-missions (FREMM). Le CEMA et ses interlocuteurs ont donc profité de ce contexte pour confirmer la nécessité de poursuivre et d’intensifier les coopérations déjà engagées. Celles-ci concernent plus particulièrement la formation des cadres et des unités opérationnelles dans le cadre des programmes d’échanges notamment, les interactions interarmées et de composante lors d’exercices et d’entraînements conjoints, ainsi que le partage de renseignement.

Rencontre avec le CEMA égyptien en Egypte

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 12:55
La Banque FREMM ?

 

15.02.2015 Le Fauteuil de Colbert
 

La vente de la frégate Normandie - dont la signature du contrat doit très certainement intervenir le lundi 16 février - est soit un cadeau empoisonné, soit le prix à payer pour déverouiller les chances de succès du Rafale pour les marchés à l'exportation. Tout du moins, la Marine nationale se sépare de la frégate qui devait accueillir cette année le tir de qualification du Missile de Croisière Naval à bord d'un navire de surface, une première en Europe. Surtout, quid de l'avenir de la flotte de surface française alors que l'Etat ne se prononce - toujours - pas sur la situation ? Tentons d'apercevoir la situation.

 

2019 : 1 FREMM en moins

 

Dans un premier temps, rappelons qu'en 1997 l'état-major de la Marine ambitionnait de disposer de 26 frégates. Chiffre à replacer dans son contexte. Il était question de 12 frégates de premier rang, soit 4 unités de défense aérienne et huit unités anti-sous-marine. En 2007, la révision des programmes d'armement a tranché pour 11 FREMM, dont deux à vocation anti-aérienne (les FREDA). En 2019, la Marine nationale devrait percevoir 6 FREMM qui s'ajouteront aux 5 frégates La Fayette et aux 2 Horizon et frégates F70 de défense aérienne. Ces 2 dernières devant être remplacés dans la LPM suivante par les deux FREDA.

 

A la différence de la vente d'une FREMM au Maroc, celle réalisée au profit de l'Egypte se fait au détriement de la Marine nationale qui perd - c'est imparable - une des six FREMM qu'elle devait percevoir. Le chef d'état-major de la Marine semble avoir tranché pour prolonger deux frégates ASM F70 pour combler le vide capacitaire. Les Jean de Vienne et Montcalm - puisqu'il s'agit de celles-ci - accumulent chacune 31 et 33 ans de service à la mer.

 

Rappelons aussi que la première FREMM, l'Aquitaine, n'est toujours pas admis au service actif en 2015 alors qu'elle a été livrée depuis 2012. La Provence, unité suivante de ce programme, ne sera reçue que fin 2015 (la Provence).

 

Projetons-nous en avant : en 2016, le ministère de la Défense doit se prononcer sur la commande - ou non - des trois dernières FREMM (les 9, 10 et 11). Les frégates F70 auront toutes quitté le service actif d'ici à 2019. De plus, le remplacement des FLF s'ouvre théoriquement à partir de 2022.

Ce qui nous ramène au postulat de 1997 où la Marine nationale demandait, pour ses besoins opérationnels, un minimum de 4 frégates de défense aérienne ainsi que 8 unités anti-sous-marine, le tout, soutenu par 14 frégates de second rang, aptes à un minimum de missions opérationnelles touchant à la lutte sous ou au-dessus de la mer.

 

Deux objets financiers : les ressources exceptionnelles et les 40 Rafale pour l'exportation

 

Gageons que nous sommes actuellement dans un contexte très évolutif où tous les paramètres peuvent être terriblement bouleversés du jour au lendemain. La très probable vente du Rafale à l'Egypte - le contrat pourrait être signé lundi - modifie l'économie de la loi de programmation militaire. Celle-ci repose sur les ressources exceptionnelles à percevoir pour les années 2015 et 2016 (2,2 milliards d'euros de vente de fréquences, d'immobiliers, etc.) et sur la vente de 40 Rafale à l'exportation (afin de respecter l'exécution du contrat Rafale qui suppose la commande de 11 unités chaque année). Enfin, tout ceci repose également sur le respect de la loi de programmation militaire par l'Exécutif, le Législatif et Bercy.

 

Le contexte financier constitue la seule variable pouvant étendre ou restreindre la manoeuvre capacitaire. Plusieurs éléments ne peuvent qu'être pris en compte. Premièrement, il est plus probable que les ressources exceptionnelles soient remplacé par les sociétés de projet que ces premières soient perçu en temps et en heure. Deuxièmement, il n'est pas à exclure une certaine embellie pour le Rafale sur les marchés de l'exportation, tout comme pour la vente de frégates FREMM.

 

Concentrons-nous sur la situation du Rafale dans sa relation à la loi de programmation militaire. Sur les 66 machines que la DGA doit commander, seules 26 le seront par l'Etat, le reliquat doit être vendu à l'exportation. Sachant qu'un Rafale est facturé au budget 100 millions d'euros pièce, il est aisé de calculer comment la LPM s'effondre à chaque fois que l'Etat devra compenser l'échec des ventes à l'exportation.

 

Une embellie pourrait tout aussi bien se produire. La vente de Rafale au Qatar serait, une fois encore, imminente et concernerait 24 machines. L'Inde et la France semble convenir qu'une décision, quelque soit celle-ci, doit être prise à l'orée des mois d'avril et de mai 2015. L'armée de l'air indienne soutient très fortement la signature de ce contrat. Si nous devions imaginer de tels succès - sans même évoquer la Malaisie - alors la LPM tablerait sur 66 Rafales vendus à l'exportation (deux fois 24 machines pour l'Egypte et le Qatar, 18 construites en France pour l'Inde). La LPM bénéficierait d'un potentiel de 26 Rafale pouvant ne pas être commandés par l'Etat. Ceci, sous réserve que l'Armée de l'air puisse se séparer d'autant de machines, nonobstant ses besoins opérationnels.

 

Pallier aux ressources exceptionnelles, ce serait donc s'engager dans les sociétés de projet. Il est bien difficile de savoir à quoi peuvent ressembler ces financements innovants. Première chose, il ne s'agirait pas d'un Partenariat Public-Privé mais bien d'un prêt. En ce sens que les sociétés de projets acheterait des matériels déjà acquis par les Armées (les A400M et FREMM sont les plus souvent cités) et avanceraient la somme à l'Etat qui pourra la redéployer sur d'autres besoins, à hauteur des 2,2 milliards de ressources exceptionnelles nécessaires. Louant son matériel, l'Etat le rachète en versant des mensualités.

 

Qui ou quoi va abonder les sociétés de projets ? Trois directions semblent se dessiner. D'un côté, il s'agirait de les abonder via la cession de participations de l'Etat dans des entreprises publiques ou privées. Du côté antagoniste, des entreprises privées viendraient abonder ces sociétés, trouvant là un bon placement financier. Au milieu, nous trouvons une solution hybride aux logiques contradictoires.

 

Que faire pour le programme FREMM dans ce cadre ? Avant de poursuivre, il nous semble que la Marine nationale fonde son Horizon 2025 sur 11 frégates FREMM. Au regard de toutes les commentaires intervenus depuis 2008, il ne semble pas souhaitable d'arrêter le programme FREMM à 8 unités et de combler les lacunes capacitaires par des frégates de second rang. DCNS n'a jamais réussi à placer sa FM400 à l'export. Les 2000 tonnes de différence entre une FREMM et une frégate de 4000 tonnes ne justifie pas une baisse signifcative de coûts si, in fine, les deux frégates recourt aux mêmes équipements. En outre, la Frégate de Taille Intermédiaire ne semble pas définie à l'heure actuelle. La priorité pour moderniser les frégates de premier rang semble aller pleinement à un format à 11 FREMM.
 

La Banque du programme FREMM ?

 

Considérons une autre utilisation des sociétés de projets. Celles-ci pourraient être abondées uniquement par des fonds publics (vente de participations de l'Etat dans des entreprises, etc.). C'est-à-dire que l'Etat se fait sa propre banque. Dans cette optique, pourquoi ne pas imaginer une telle utilisation d'une société de projet FREMM afin d'avancer la somme nécessaire à la construction des 11 frégates ?

 

La DGA recevrait les fonds pour commander les frégates. Elles seraient remboursés par l'Etat à l'Etat par le versement d'un loyer sur une durée à déterminée (10, 15 ou 20 ans). Dans pareil situation, l'Etat n'a pas intérêt à bénéficier financièrement de la situation au détriment de l'Etat - contrairement à la logique de la présence d'intérêts privés dans l'opération.

 

Cela permettrait à l'Etat de négocier avec les entreprises la meilleure situation industrielle pour que l'Etat n'ait pas à prêter un volume financier trop important à l'Etat : revenir à une cadence de production d'un navire lancé tous les 7 mois et non pas 11 mois, voire 14 comme certains l'espèrent.

Accélération du tempo industriel qui permettrait à l'Etat de gager que ce temps gagner dans la modernisation de sa flotte de surface fera diminuer ses besoins de fonctionnement via le retrait de navires âgés (plus de 30 ans, surcoûts en MCO) et la diminution du besoin de main d'oeure (passage d'équipages de 250 à 108 marins). L'Etat ne pourrait qu'aprécier ces économies de fonctionnement qui sécuriseront la capacité de remboursement de l'Etat.

 

L'Etat proposerait alors à l'Etat de laisser ouvert la chaîne de production des FREMM pour remplacer une plus grande partie de la flotte, à savoir les frégates La Fayette. Nouveau cercle vertueux qui éviterait d'avoir à concevoir une nouvelle classe de frégates mais plutôt à améliorer l'existente. L'Etat apprécierait cette vision de long terme qui ferait montre d'une certaine maîtrise des finances.

 

Une telle banque permettrait de réaliser les objectifs financiers du programme FREMM : trouver une économie de programme réduisant les coûts de fonctionnement grâce à une forte homogénéisation des matériels, donc bénéficiant de coûts d'acquisition réduits.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 08:30
Photo F. Robineau, Dassault Aviation

Photo F. Robineau, Dassault Aviation

 

16 février 2015 par Pierre ALONSO  - Liberation.fr

 

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a signé lundi au Caire un contrat à 5,2 milliards d'euros qui inclut en plus des 24 avions une frégate, des lots de missiles et des contrats de formation.

 

Cet après-midi, l’Egypte est devenue le premier acheteur étranger du Rafale, dont seule l’armée française était jusqu’à présent dotée. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est rendu au Caire pour parapher le contrat à 5,2 milliards d’euros avec le président égyptien Al-Sissi. L’accord ne porte pas seulement sur la vente des vingt-quatre avions de combat multirôles produits par Dassault, mais comprend aussi la livraison d’une frégate multimissions (Fremm) et d’un lot de différents missiles pour armer le tout.

Au total, les quelque 5 milliards du «deal» représentent plus de la moitié des commandes enregistrées l’année dernière par l’industrie de l’armement made in France. Pour 2014, la direction générale de l’armement chiffre à 8,06 milliards les exportations d’armement. Ce nouveau contrat égyptien propulsera 2015 au rang des meilleures années en termes d’exportations d’armes, dépassant très certainement le cap des 10 milliards. Selon les informations ayant fuité, les 5,2 milliards égyptiens se décomposent en plusieurs contrats, dont la direction générale de l’armement refuse à ce stade de dévoiler les montants détaillés. Le plus symbolique, le plus important aussi, reste celui des vingt-quatre Rafales, 16 biplaces et 8 monoplaces.

 


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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 16:55
Nouveau succès en Egypte pour DCNS

 

Paris, le 16 février 2015 DCNS

 

DCNS a signé lundi 16 février avec le Ministère de la défense de la République Arabe d'Egypte un contrat portant sur la fourniture d’une frégate multimissions FREMM. Cet accord renforce les relations stratégiques qu’avait initiées DCNS en juillet dernier avec la signature d’un contrat pour la fourniture de quatre corvettes Gowind® 2500.

 

Hervé Guillou, Président Directeur Général de DCNS, déclare : « Je remercie les autorités égyptiennes de la confiance qu’elles nous accordent une nouvelle fois pour participer à la modernisation de leur outil de défense. DCNS aura à cœur de démontrer que cette confiance est justifiée. Le Groupe mettra tout en œuvre pour mener à bien ce programme. »

Cette frégate, l’actuelle Normandie, sera livrée mi-2015 après quelques travaux d’aménagement, et la première phase du programme de formation. Les prestations logistiques et le soutien à la marine égyptienne s’étaleront ensuite sur plusieurs années.

Pour Hervé Guillou : « Avec cet accord historique, DCNS s’inscrit dans une logique de partenariat à long terme avec la Marine égyptienne et ses chantiers avec qui nous comptons investir dans la durée pour le développement des compétences et de l’outil industriel. De plus, le renforcement de nos relations nous offre de nouvelles perspectives de vente de navires. »

La FREMM livrée à la Marine égyptienne sera prélevée sur la série en cours de réalisation pour la Marine nationale. Pour permettre à cette dernière de ne pas obérer ses capacités opérationnelles, DCNS accélérera la cadence de production des bâtiments suivants.

« Je tiens à souligner que ce succès n’aurait pas été possible sans une équipe de France soudée et un soutien sans faille des services étatiques français, et en particulier la Direction générale de l’armement et la Marine nationale qui a accepté le report de la livraison de sa deuxième frégate. »

 

Caractéristiques techniques des FREMM

Les frégates multimissions sont des navires polyvalents répondant à tous types de menaces aériennes, marines, sous-marines ou terrestres. Navires à la pointe de la technologie, les frégates FREMM sont parfaitement adaptées pour permettre aux marines clientes de faire face aux menaces actuelles et aux besoins croissants de sécurité maritime.

 

  • Longueur hors tout : 142 mètres
  • Largeur : 20 mètres
  • Déplacement : 6 000 tonnes
  • Vitesse maximale : 27 nœuds
  • Mise en œuvre : 108 personnes (détachement hélicoptère inclus)
  • Capacité de logement : 145 hommes et femmes
  • Autonomie : 6 000 nautiques à 15 nœuds

 

A propos de DCNS

DCNS est un leader mondial du naval de défense et un innovateur dans l’énergie. Entreprise de haute technologie et d’envergure internationale, DCNS répond aux besoins de ses clients grâce à ses savoir-faire exceptionnels et ses moyens industriels uniques. Le Groupe conçoit, réalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface. Il fournit également des services pour les chantiers et bases navals. Enfin, DCNS propose un large panel de solutions dans l'énergie nucléaire civile et les énergies marines renouvelables. Attentif aux enjeux de responsabilité sociale d’entreprise, le groupe DCNS est l’un des premiers acteurs de son secteur à avoir été certifié ISO 14001. Le Groupe réalise un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros et compte 13 600 collaborateurs (données 2013). www.dcnsgroup.com

 

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 12:55
FREMM Normandie – photo DCNS

FREMM Normandie – photo DCNS

 

12.02.2015  Camille Allain – 20minutes.fr

 

Beaucoup ne retiendront que la vente des Rafale. Mais à Lorient, la signature du contrat de vente d’une frégate FREMM avec l’Egypte va permettre aux salariés de DCNS de souffler. Même si le chantier tourne bien, la commande du navire de guerre remplit le carnet de commandes. Explications.

 

C’est quoi une frégate FREMM?

Les frégates européennes multi-missions (FREMM), fleuron de l’industrie française, sont des navires de guerre conçus en partenariat avec l’Italie. Construites sur le chantier DCNS de Lorient, elles ont pour mission de protéger l’espace aérien et sous-marin. La mise en service officielle du premier modèle a eu lieu en 2014 avec le baptême de l'Aquitaine, acquise par la Marine Nationale quinze ans après les premières ébauches.

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:55
Les armées pourront recourir à de la "cession-location" pour des équipements militaires, vote l'Assemblée

 

Paris, 12 fév 2015 Marine & Océans (AFP)

 

Le ministère de la Défense pourra louer via des "sociétés de projet" certains matériels militaires (frégates et avions de transport), en vertu d'un amendement gouvernemental au projet de loi Macron voté jeudi à l'Assemblée pour trouver les milliards manquants dans son budget 2015.

 

L'Etat pourra céder certains équipements achetés ou en cours d'acquisition (des frégates et des avions de transport militaire A400M), dans le cadre d'un marché public, à une ou plusieurs "sociétés de projet" à capitaux majoritairement publics, qui les loueront ensuite au ministère de la Défense.

 

L'amendement prévoit notamment d'autoriser la cession de biens des armées qui "ne sont pas devenus inutiles" et qui ont vocation à être déployés sur des théâtres d'opération ou encore à préserver le continuité du service public, en garantissant "l'insaisissabilité" des équipements, notamment si la société de location comprend des capitaux privés.

 

L'objectif pour la Défense est de maintenir son budget 2015 alors que les sommes initialement prévues dans la loi de programmation militaire au titre de recettes exceptionnelles, soit 2,2 milliards d'euros, n'arriveront pas tout de suite.

 

L'essentiel des recettes devait en effet provenir de la vente aux enchères de fréquences très haut débit (700 mégahertz) aux opérateurs de téléphonie mobile, mais cette vente n'est pas prévue avant le mois de décembre 2015.

 

Le gouvernement a donc décidé de mettre en place ces sociétés de projets au motif d'éviter des retards de paiement jugés pénalisants aussi bien en termes économiques qu'en terme d'emplois.

 

Ces sociétés de projets doivent être abondées à hauteur de 2,2 milliards d'euros par le biais du portefeuille géré par l'Agence des participations de l'Etat (APE).

 

Les frégates présentent l'avantage d'être des équipements assez coûteux qui, à la vente, dégageront rapidement des liquidités, tandis que l'A400M offre des perspectives intéressantes de location de services et de coopération avec d'autres pays, avait fait valoir le 21 janvier le ministère de la Défense.

 

Egalement adopté, un sous-amendement de l'UMP Jean-François Lamour prévoit que le gouvernement remettra au Parlement un rapport avant la mise en oeuvre de ces sociétés de projet.

 

S'il a voté la création du mécanisme de cession/relocation prévu par le gouvernement, M. Lamour a exprimé ses "interrogations" et plaidé pour rebudgétiser les crédits correspondant aux ressources exceptionnelles de la loi de programmation militaire.

 

Front de gauche et UDI ont voté contre ce système que l'ancien ministre centriste de la Défense Hervé Morin a brocardé comme "cocasse et invraisemblable".

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 19:55
Pour assurer le budget de Défense, faut-il louer du matériel militaire ?

La FREMM « Aquitaine » pourrait être louée à la Marine nationale après son achat par une société de projet. photo DCNS

 

12/02/2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord.

 

Un amendement de la loi Macron sur la croissance et l’activité doit autoriser ce jeudi les sociétés de projet pour financer par une sorte de leasing des avions de transport A400 M et des frégates.

 

D’abord, si le président de la République martèle la sanctuarisation des 31,4 milliards d’euros pour le budget de la Défense, il semble vain d’y revenir. Mais entre les frères ennemis de la Défense et du Budget, c’est la façon d’y parvenir qui diffère.

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 18:30
La FREMM Normandie au port de Toulon - photo Marine Nationale

La FREMM Normandie au port de Toulon - photo Marine Nationale

 

12 February 2015 by defenceWeb

 

The French Navy is supportive of tentative plans to sell its FREMM frigate Normandie to Egypt at short notice, with the vessel to be delivered before August.

 

The vessel, built by DCNS, is currently undergoing sea trials. French Navy chief Admiral Bernard Rogel said earlier this week that Normandie could be handed over to Egypt later this year if its transfer does not affect French Navy operations.

 

"Just for now it's not a done deal," Rogel said. "Everyone is talking about it, so it's no secret that today we are working on a request from Egypt, the purchase of a multimission frigate with a very quick delivery, for the summer 2015," he told the French defence journalists association.

 

In order for this to happen, the French Navy would have to extend the life of one of the F70 anti-submarine frigates due to be replaced by the FREMMs (this would be the Motcalm, due to be decommissioned this year), and DCNS would have to deliver six FREMMs by 2018.

 

"There should not be an overall impact on the Navy, which is already very extended," Rogel said. "The shipbuilder must be able to guarantee we will have four FREMM frigates by 2016 and six FREMM frigates by 2018. I have been seriously told that could be done. With those conditions, the Normandie can be sold," he said.

 

The speeded up schedule necessitated by a sale to Egypt goes against the French government’s plans of slowing down FREMM deliveries in order to feel less of a financial impact, Defense News reports.

 

The French ministry of defence is facing a 2.2 billion euro budget shortfall this year, and as a result is considering selling and leasing back up to six Airbus A400M Atlas transport aircraft and two or three FREMM frigates. The money from the sales would go to the defence budget while the defence ministry would lease back the equipment from state-owned companies. France’s defence procurement budget faces a 5.5 billion euro shortfall between 2014 and 2019.

 

French defence procurement head Laurent Collet-Billon on Monday said that France plans to later extend the sale and leaseback model to other equipment like C295 transport aircraft and military helicopters.

 

Egypt is currently negotiating the sale of 24 Dassault Rafale fighter jets as well as the FREMM and Mica and Aster 15 missiles from MBDA in a combined deal worth five to six billion euros. A French source on Tuesday said the deal was imminent.

 

Egypt is keen to acquire the Rafales and FREMM in time for the planned opening of a new waterway for the Suez Canal in August. It also hopes to get the Rafales from French military stocks.

 

Last year Egypt ordered four DCNS Gowind corvettes worth around 1 billion euros from France, with options for two more.

 

France has eight FREMM frigates on order plus three options. The first of class, Aquitaine, was commissioned in November 2012 while the third vessel, Provence, was launched in September 2013 with sea trials beginning in September last year. The fourth vessel, Languedoc, is due for delivery in 2016.

 

The multirole FREMM frigates have been designed for several roles, including anti-air, anti-ship and anti-submarine warfare. They feature Herakles multifunction radar, Aster surface-to-air missiles, MdCN cruise missiles, Exocet MM40 anti-ship missiles, MU90 torpedoes and an Otobreda 76 mm gun. Each vessel is 142 metres long, has a beam of 20 metres and displaces 6 000 tonnes.

 

Although there is accommodation for 145 personnel, the standard complement is 108 including the helicopter crew - the frigate has an aft helicopter hangar and deck able to accommodate medium helicopters like the NH90, EH101 and Cougar.

 

The FREMM's hybrid CODLOG (COmbined Diesel eLectric Or Gas) power package combines electric motors for low-speed silent-mode propulsion and a gas turbine for high-speed mechanical propulsion, with a maximum speed in excess of 27 knots. This gives a range of 6 000 nm at 15 knots.

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 08:30
French Rafale fighter jet sale to Egypt 'imminent'

 

11 February 2015 defenceWeb (Reuters)

 

France is close to selling Dassault Aviation-built Rafale fighter jets to Egypt, sources close to the matter said on Tuesday, as Cairo looks to upgrade its military hardware over fears the crisis in neighbouring Libya could spill over.

 

France and Egypt have been negotiating since a November state visit by Egyptian President Abdel Fattah al-Sisi over 24 Rafale jets, a Fremm naval frigate and MBDA air-to-air missiles in a deal worth 5 billion to 6 billion euros ($5.65-$6.78 billion), two industrial sources told Reuters last week.

 

"It's imminent. For me the signature is certain," a French source told Reuters on Tuesday. The source said one remaining issue was the delivery timeframe.

 

Despite exclusive negotiations with India for the last three years, Dassault has not found a foreign buyer for its multi-role Rafale. Billed to be one of the most sophisticated fighter jets in the world, it is also one of the most expensive.

 

The source said the French and Egyptian defence ministries, Dassault and other industrial firms, including Thales and Safran, were holding technical talks on Tuesday.

 

Le Monde newspaper reported on Tuesday that Sisi had approved the deal and that the contract could be signed on Wednesday or Thursday. It did not identify its source.

 

A second source, close to French Defence Minister Jean-Yves Le Drian, said talks would conclude in "several days."

 

"There's still work to be done, but we're optimistic," defence procurement chief Laurent Collet-Billon said on Monday about the negotiations with Egypt. Collet-Billon was speaking at the annual press conference by the procurement office, Direction Générale de l'Armement.

 

Egyptian army and government officials could not be reached for comment. Dassault declined to comment.

 

Paris and Cairo have enjoyed close economic ties in the past but turmoil in the north African state since President Hosni Mubarak was overthrown in 2011 left Western governments wary of signing contracts, especially in defence.

 

"Egypt quickly needs planes," Patricia Adam, president of the French parliamentary defense committee, told Reuters. "They are especially worried by what's happening in Libya." She added that the deal could be financed through loans and by credit insurance firm Coface.

 

Egypt is keen to acquire the Rafale and DCNS multimission frigate in time for the planned opening of a new waterway for the Suez Canal in August.

 

France secured its first major military contract in Egypt in about 20 years in 2014 with a 1 billion euro deal for four naval frigates.

 

Dassault is under increasing pressure to sell the jet overseas. The French government is slowing the pace at which it takes delivery of Rafale jets, taking 26 over the next five years instead of 11 a year.

 

The Fremm is built by state-controlled DCNS, 35 percent owned by Thales. MBDA is a venture of Airbus Group, BAE Systems and Finmeccanica.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 13:30
La Fremm « Normandie » pourrait être rapidement livrée à l'Égypte

 

 

La frégate Normandie, en cours d'admission au service actif pour la Marine nationale, pourrait en fait être livrée avant l'été à l'Égypte (ce qui coïnciderait avec l'inauguration du canal de Suez élargi). Ceci dans le cadre d'un contrat global de 5 milliards d'euros (dont 1milliard pour le volet Fremm, armes, formation des équipages et maintenance comprises) comportant 24 Rafale, qui trouveraient là leur premier contrat à l'export, doublant le Qatar, en phase de concrétisation.

Selon le quotidien Le Monde, la décision aurait été prise par le président de la République arabe d'Égypte, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi le 9 février.

Paradoxe, ce même jour, il recevait Vladimir Poutine, dont la presse a relaté le voyage au Caire, destiné à renforcer l'influence de la Russie en Égypte et à concrétiser des ventes d'armes. 

Quoi qu'il en soit, l'entourage du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui entretient de bonnes relations personnelles avec al-Sissi, lui même ancien ministre de la Défense avant de devenir président en 2014, a confirmé au Monde que la signature du contrat était en bonne voie et pourrait même intervenir dans les semaines à venir. Ce qui en ferait, pour un contrat de cette importance, l'un des plus rapidement menés à terme. 

Reste, après l'accord informel, à finaliser le financement et à concrétiser officiellement un engagement ferme. La Coface est pressentie pour assurer une part substantielle du crédit export, des banques françaises apportant de leur côté plusieurs prêts.

Le contenu précis des armes qui seraient apportées en complément de la Fremm n 'est pas connu à ce jour. Les Fremm destinées à la Marine nationale, à vocation anti-sous-marine pour les 11 premières, mais dotées d'une bonne capacité antiaérienne ou d'action vers la terre grâce au missile de croisière naval (équivalent des Tomahawks américains), sont normalement dotées de 16 missiles de croisière naval, 16 missiles Aster de défense aérienne, 8 missiles antinavires Exocet, de torpilles légères et d'un canon de 76 mm. L'un des éléments essentiels de la lutte anti-sous-marine est l'hélicoptère embarqué doté d'un sonar actif permettant de détecter à coup sûr un sous-marin tout en restant hors de sa portée.

L'Égypte, partenaire historique des États-Unis, est également un client régulier de l'industrie française d'armement, à laquelle elle a notamment acheté des Mirage. Tout récemment, c'est auprès de l'Égypte que DCNS a placé, en juin 2014, quatre corvettes Gowind de 2 400 tonnes (contre 1 400 tonnes pour L'Adroit) pour un montant estimé d'un milliard d'euros.

Du point de vue français, il permettra de soulager un peu le budget de la Défense et d'éviter d'éventuels glissages des programmes destinés à la Marine.

Les industriels français concernés se refusent à toute déclaration, mais selon l'un d'entre eux, ce contrat illustre un nouvel état d'esprit, mettant un terme aux rivalités internes des industriels français, insufflé par l'amiral Édouard Guillaud, ancien chef d'état-major des armées et de la Marine et actuel PDG d'Odas, organisme français de soutien à l'exportation d'armement.

 Le nouveau contrat aurait l'approbation à la fois de l'Arabie saoudite et d'Israël. L'Égypte redoute l'évolution des crises et tensions à la fois en Syrie, chez son voisin lybien ainsi que sur son propre territoire dans la péninsule du Sinaï (est du canal de Suez). 

Elle doit, en outre, faire face au développement des trafics au large de ses eaux en Méditerranée, comme en témoigne l'attaque mortelle contre une des vedettes de sa marine, en novembre, vraisemblablement causée par des trafiquants.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:55
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air


11.02.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. - Défense Globale
 

Un amendement de la loi Macron de modernisation de l'économie française va autoriser ce jeudi les Sociétés de projet pour financer de façon extra-budgétaire des matériels militaires comme l'avion de transport A400M d'Airbus et la frégate multi-missions (FREMM) de DCNS. On achète pour relouer aussitôt aux armées françaises. Quel sens faut-il donner à cette première ? Un tour de passe-passe comptable ou une innovation financière ? Loin des assurances du ministère de la Défense, de la Direction générale de l'armement (et des industriels), il semble que le ministère et la direction du Budget soient beaucoup plus circonspects et proposent des plans B...

 

D'abord, si le président de la République martèle à toute occasion le chiffre de 31,4 milliards d'euros pour le budget de la Défense, il semble inutile d'y revenir. C'est la façon d'y parvenir qui diffère.

Cet affolement est né de l'inquiétude sur les 2,2 milliards de recettes exceptionnelles (REX) prévus en 2015. La vente des fréquences 700 Mhz ne serait pas au rendez-vous et fondamentalement, le ministère de la Défense doute du montant espéré de ces recettes.

 

Un tour de passe-passe ?

Il fallait donc financer autrement et rapidement sous peine d'une rupture de trésorerie durant l'été. D'où l'idée des sociétés de projet, SPV (Special Purpose Vehicle), à 100 % d'Etat ou 100 % publiques avec des capitaux privés. Elles achètent un matériel militaire (existant ou neuf), A400M et FREMM pour débuter, et le louent aussitôt au ministère de la Défense. Un genre de Sale and Leaseback, plus habituel en matière d'immobilier (vous n'êtes plus le propriétaire mais vous continuez à occuper les lieux). " Pour moi, c'est juste un tour de passe-passe pour gagner du temps ", confie un expert en politiques publiques.

L'amendement de la loi sur la croissance et l'activité, dite loi Macron, qui sera voté en première lecture ce jeudi 12 février, interpelle. Car enfin, on parle de matériel militaire, l'A400M et la FREMM (on a ainsi rejeté le futur A330 MRTT du dispositif car il tient un rôle de ravitailleur dans la dissuasion aérienne). Un sous-amendement du député UMP Jean-François Lamour dit qu'il " apparaît nécessaire de s'interroger sur le principe même du recours aux recettes exceptionnelles pour financer un budget tel que celui du ministère de la Défense ". Le débat du jour n'est pas là mais quand même, il n'est pas interdit d'y réfléchir...

Bref, ça tangue pour le budget de la Défense. On est loin de la confiance affichée par Laurent Collet-Billon, le Délégué général à l'armement, ce lundi à Paris lors du bilan annuel de la DGA. Il évoquait la création rapide des Sociétés de projet, par équipement ou type de matériel, regroupant " quatre, cinq ou six A400M (environ 150 M€ pièce) et une ou deux FREMM (environ 500 M€ chacune) ". Pour arriver aux fameux 2,2 milliards de REX.

 

" Toutes les analyses juridiques conduisent à dire que cela ne fonctionne pas "

Du côté de Bercy, on pense différemment. Car au contraire de ventes de fréquences qui permettent de réinvestir, des recettes liées à des cessions de participation de l'Etat n'améliore pas le déficit. On n'ira pas plus loin dans les méandres de la comptabilité nationale.

Mais Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, a asséné une vérité ce mercredi matin en commission des finances de l'Assemblée nationale : " Toutes les analyses juridiques conduisent à dire que cela ne fonctionne pas. Quelque soit la structure capitalistique de la société de projet, elle sera à tous les coups requalifiée comme une dépense maastrichtienne. " " Le ministère des Armées ", comme il dit, se serait rangé à cette analyse.

 

Un simple décalage de recettes

Certes, les recettes exceptionnelles en provenance des ventes de fréquence 700 Mhz ne seront probablement pas au rendez-vous de 2015. Mais il ne s'agit que d'un décalage de recettes. L'Etat français est-il si mal en point qu'il ne puisse s'offrir une avance budgétaire sur des recettes promises et en général, très rémunératrice ?

" Quand un Etat se met à imaginer ce genre de solution, tu te dis qu'il n'est pas en bonne santé financière, prolonge notre expert des politiques publiques. Ce n'est d'ailleurs pas loin de ce que la Grèce avait imaginé pour les FREMM avant que tout ne se casse la gueule. " Et Bercy, plus que tout autre, n'a pas envie d'envoyer ce genre de signal, désastreux pour l'image.

A vrai dire, le seul intérêt des sociétés de projet serait de développer un marché de l'occasion pour des matériels relativement standards...

Christian Eckert résume la situation : " Nous devons nous doter des éléments législatifs qui permettent d'envisager toutes le solutions. Et nous verrons le moment venu la possibilité de faire ou ne pas faire. " Pour le secrétaire d'Etat, des plans B existent même s'ils furent repoussés rapidement lors du Conseil de Défense du 21 janvier.

On peut d'abord compter sur la révision de la Loi de programmation militaire avant l'été, jouer sur les dates de livraison des équipements ou encore sur la baisse du prix des hydrocarbures. " Les Armées ne sont pas les dernières à utiliser des produits issus du pétrole ", a souligné benoîtement le secrétaire d'Etat. On en revient toujours au même : en France, on n'a pas de pétrole mais on a des idées.

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:30
photo Armée de l'Air

photo Armée de l'Air

 

10.02.2015 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord – Défense Globale
 

Déjà satisfait des 8,06 milliards d'exportation des industriels français de défense en 2014, Laurent Collet-Billon, le délégué général à l'armement, affichait lundi un grand optimisme pour l'année 2015. Surtout pour un futur contrat de 24 Rafale et de la frégate multimissions Normandie (photo DCNS) avec l'impatiente Egypte...

 

L'Egypte, depuis l'arrivée à la présidence d'Abdel Fattah Al-Sissi, tient à moderniser d'urgence ses équipements militaires très vieillissants. Après un premier contrat de quatre corvettes de patrouille Gowind de DCNS, signé durant l'été 2014, on évoque l'achat de 24 avions de chasse muti-rôles Rafale de Dassault et d'une frégate multi-missions (FREMM), toujours du fleuron industriel marin français, mais aussi de missiles de MBDA.

Les Egyptiens sont si pressés pour la FREMM (livraison été 2015 !) que la France évoque que la Normandie, prévue pour la Marine nationale, bifurque vers la Méditerranée orientale. Et que l'équipage prévu attende la sortie de la frégate suivante...

" Les négociations sont en cours mais on peut le faire sous certaines conditions, assure l'amiral Rogel, rencontré ce lundi. On peut prolonger d'un an une frégate en fin de vie (la Montcalm) et le constructeur (DCNS) nous garantit la livraison de quatre FREMM avant 2016 et six avant 2018. Dans ces conditions, la Normandie peut être cédée. "

Lundi à Paris, lors du bilan annuel de la Direction générale de l'armement, son Délégué général, Laurent Collet-Billon, n'a pas caché de grands espoirs. " Pour l'Egypte, on a franchement le sourire ", a-t-il dit en regardant ses proches collaborateurs l'œil gourmand. En principe, les premiers avions égyptiens seraient livrables en 2018.

Après les échecs aux Emirats arabes unis, en Corée du Sud, au Brésil, au Maroc, au Pays-Bas, à Singapour, en Suisse, 2015 sera-t-elle l'année de la délivrance à l'exportation pour le Rafale ? Après l'Egypte, le DGA observe que " les travaux sont en cours avec le Qatar " (36 appareils) , que " le processus est un peu compliqué " avec l'Inde (responsabilité industrielle au-delà des 18 construits en France) mais " qu'il est préférable de prendre en compte les cultures locales pour réussir " (126 avions).  Car au bout du compte, " nous avons toujours l'objectif d'alléger la Loi de programmation militaire d'une quarantaine d'avions ". Et ça, personne ne l'oublie.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 13:55
Rafale photo K. Tokunage - Dassault Aviation

Rafale photo K. Tokunage - Dassault Aviation

 

09 February 2015 defenceWeb (Reuters)

 

Egypt is moving closer to a five billion euro arms deal with France for 24 Dassault Rafale fighters and one DCNS FREMM frigate, with a tentative agreement apparently reached on financing.

 

French Defence Minister Jean-Yves le Drian said on Sunday that "advanced" talks with Egypt were being conducted over the potential Rafale sale. "There are actually pretty advanced discussions with Egypt, but they're not over," Le Drian told television station iTele.

 

Le Drian's comments confirmed what was told to Reuters by two sources close to the matter on Saturday -- that Egypt was discussing the purchase of 24 Rafale jets and a FREMM frigate in a deal estimated at 5 billion euros.

 

Also on Saturday, Dassault's CEO, Eric Trappier, told Le Figaro daily the company was close to signing its first Rafale export contract, without specifying a country. There were "still several steps to cross" regarding a sale to Egypt, Trappier said separately.

 

On February 5, daily Les Echos reported that French export credit bank Coface would guarantee 50% of the deal’s value, down from the initial 80-90% requested by Egypt, and financing would be provided by a number of French banks, headed by Credit Agricole, and possibly Saudi Arabia. Egypt has reportedly agreed to make a down payment of 500 million euros, split between Egypt and the pool of banks, according to La Tribune.

 

La Tribune reported that the after the financing portion of the deal was ironed out, the Egyptian delegation visiting France went back home to present the deal to President Abdel Fattah al Sisi. The paper reported that the deal calls for the delivery of six Rafales by mid-year and 18 to follow later. The initial Rafales would come from French Air Force stocks. Regarding the frigate, this would come from the French Navy and would be the vessel Normandie, currently undergoing sea trials.

 

Egypt apparently expressed interest in up to 24 Rafales in September last year during a visit by Le Drian. The country had originally shown interest in the Rafale in 2011 during the Arab Spring.

 

Paris and Cairo have enjoyed close economic ties in the past but turmoil in the north African state since president Hosni Mubarak was overthrown in 2011 left Western governments wary of signing contracts, especially in the defence sector.

 

With the recent rise to power of al Sisi, ties have improved and both sides are concerned by the rise of jihadist groups in Libya and Egypt.

 

France secured its first major military contract in Egypt in about 20 years in 2014 with a 1 billion-euro deal to sell four Gowind 2500 corvettes. France will deliver one and build the remaining three in Egypt.

 

Senior French officials have repeatedly travelled to Egypt over the last year and Sisi in November undertook a state visit to Paris, where discussions were held about replacing Egypt's fleet of 18 Dassault-made Mirage 2000 jets. Egypt was the first foreign buyer of the Mirage 2000 in 1981.

 

Dassault is under increasing pressure to sell the Rafale overseas. The French government said last year it would slow the pace at which it takes delivery of Rafale jets, taking just 26 over the next five years instead of 11 a year.

 

A French delegation in January visited New Delhi to salvage an agreement to supply 126 Rafale fighters to the Indian Air Force which has hit a snag over the local assembly of the planes. France has been negotiating with India for three years over the Rafale purchase.

 

As a result of the US suspension of some of its $1.3 billion in annual military aid following the ouster of President Mohamed Mursi by the military in July 2013, Egypt has looked elsewhere to meet its military needs, notably Russia. In September, Alexander Fomin, Russia’s chief of Federal Service for Military-Technical Cooperation, said Egypt had agreed to a $3.5 billion arms deal that includes fighter jets, surface-to-air missiles, submarines and other equipment. Egypt and Russia will hold high level diplomatic talks later this week.

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 22:30
Rafale et frégate FREMM : l'accord que la France a proposé à l'Egypte

L'Egypte va très certainement s'offrir 24 Rafale et une frégate multimissions FREMM

 

06/02/2015 Michel Cabirol  - LaTribune.fr

 

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a entre ses mains la proposition détaillée de la France pour la vente de 24 Rafale et d'une frégate multimissions pour environ 4,5 milliards d'euros.

 

Comme La Tribune l'avait révélé mi-janvier, un accord est maintenant très proche entre la France et l'Egypte. Paris a proposé ce vendredi un accord à la délégation égyptienne de haut niveau venue à Paris depuis le début de la semaine pour négocier la vente de Rafale et de frégate FREMM. Repartie au Caire avec un accord conclu avec le Trésor, la délégation va le proposer au président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui doit statuer très rapidement.

Le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, affirme samedi dans "Le Figaro" que l'avionneur est en passe de "réussir le premier contrat export du Rafale", l'avion français de combat. "Quand la température monte, je reste très prudent. Je peux juste dire que nous sommes proches de réussir le premier contrat export du Rafale", confie Eric Trappier au "Figaro Economie", sans nommer le pays acquéreur potentiel.

"Nous avons plusieurs prospects au Moyen-Orient qui sont très actifs. En Egypte, il reste encore plusieurs étapes à franchir. Nous menons un travail de fond avec l'Inde dans un dossier très complexe en termes de montage industriel. Et nous avons des campagnes Rafale plus lointaines, y compris en Europe", déclare le PDG de Dassault Aviation.

 

Que propose précisément la France à l'Egypte ?

La délégation égyptienne est donc repartie avec en poche un accord pour la vente de 24 Rafale, dont six exemplaires pourrait être prélevés sur la flotte de l'armée de l'air, et d'une frégate multi-missions FREMM - et non plus deux comme prévues initialement - pour un montant d'environ 4,5 milliards d'euros : 3,5 milliards pour les avions de combat fabriqués par Dassault Aviation et 1 milliard pour le navire de guerre (achat, formation, maintien en condition opérationnel). La France va fournir au Caire la frégate Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine qui était destinée à la Marine nationale et qui est en train d'effectuer les dernières mises au point de son système de combat. Des modifications sont prévues pour la livrer à la marine égyptienne.

Ce qui posait question dans les négociations, c'était surtout le financement de la transaction. Finalement Paris a consenti beaucoup d'efforts pour séduire Le Caire et faciliter cette opération. Sous pression en raison d'une loi de programmation militaire qui prévoit la vente à l'export des Rafale et des FREMM pour sa bonne exécution financière, la France propose donc de prendre à sa charge 60% du crédit acheteur, le reste étant pris par un pool bancaire, notamment le Crédit Agricole. En outre, l'acompte sera payé à 50 % par l'Egypte et à 50 % par les banques.

 

Le film des négociations

L'affaire commence à se nouer en septembre quand l'Egypte exprime un intérêt pour le Rafale lors de la visite mi-septembre au Caire de Jean-Yves Le Drian. Une demande qui n'était pas nouvelle. Déjà au début de l'été 2011 avant les élections législatives prévues en fin d'année, les militaires égyptiens avaient déjà adressé à Paris une "expression d'intérêt" pour 12 à 20 Rafale. Paris est alors très embarrassé et Dassault Aviation pas intéressé. Pour autant, Paris commence à discuter avec Le Caire pour comprendre le besoin des militaires égyptiens. Des pilotes égyptiens essaieront même le Rafale. Mais cela n'ira pas plus loin.

L'opération prend vraiment tournure lors de la visite d'Abdel Fattah al-Sissi à Paris fin novembre. Le président égyptien confirme à François Hollande son intérêt pour le Rafale et pour également deux frégates FREMM. Le Caire veut effectivement acquérir des frégates multi-missions très rapidement. Livrer rapidement une FREMM, cela tombe plutôt bien. La France est prête à lui fournir la Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine destinée à la Marine nationale. DCNS a déjà conclu en un temps record (six mois) un contrat portant sur la vente de quatre corvettes de type Gowind.

 

Des visites fréquentes au Caire et à Paris

Quinze jours environ après la visite à Paris du président Abdel Fattah al-Sissi, une délégation de très haut niveau d'une quinzaine de militaires égyptiens de l'armée de l'air et de la marine, arrivent le 10 décembre en France en vue de discuter avec Dassault Aviation et le groupe naval DCNS. La délégation égyptienne doit rester une dizaine de jours en France avec comme objectif de conclure avant de rentrer au Caire. Mais les négociations butent finalement sur le financement de l'opération. "Il y a un écart très (trop ?) important entre la volonté politique et Bercy qui reste très frileux", expliquait-on alors à La Tribune.

Mais les fils ne sont pas rompus entre Paris et Le Caire même si beaucoup d'observateurs ne croient toujours pas à cette opération. Mais finalement, tout s'accélère mi-janvier quand une délégation du Trésor se rend au Caire pour évaluer les garanties de l'Égypte en cas d'un accord avec les industriels français. Et visiblement les Égyptiens répondent positivement aux questions et surtout aux attentes de la délégation française. Parallèlement, les PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, de DCNS, Hervé Guillou, et du missilier MBDA, Antoine Bouvier, sont le 16 janvier au Caire pour faire avancer un accord avec l'Égypte, voire finaliser les négociations, selon des sources concordantes. Ce ne sera pas le cas mais les deux pays ont la volonté de conclure. Ce qui pourrait être le cas très prochainement.

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 17:55
Ce plan de Le Drian pour sauver le budget des armées que Bercy veut torpiller

 

21-01-2015 Par Vincent Lamigeon – Challenges.fr

 

Pour trouver les 2,2 milliards qui manquent, le ministre de la Défense prévoit de créer deux sociétés de leasing qui rachèteraient aux armées des avions et des frégates, pour les leur relouer immédiatement.

 

Ça n’a rien d’un miracle, mais c’est toujours cela de pris. François Hollande a acté mercredi 21 janvier lors d’un conseil de défense à l’Elysée la revue à la baisse du plan de départs dans les armées prévu par la loi de programmation militaire (LPM) : 7.500 postes qui devaient être supprimés d’ici à 2019 seront finalement sauvegardés du fait de la situation sécuritaire en France et de la sollicitation des armées à la limite de son contrat opérationnel (10.500 militaires déployés en France).

 

Concrètement, le "plus grand plan social de France" passe ainsi de 25.800 à 18.300 postes, soit une baisse de 29% du chiffre initial de suppressions d’emplois. Appréciable pour la Grande Muette, d’autant que l’effet se fera sentir dès cette année : 1.500 postes, sur les 7.500 qui devaient être supprimés, seront finalement maintenus. "Il reste à identifier ces postes, ce qui conditionnera le coût de l’opération", explique-t-on à l’hôtel de Brienne.

 

La bataille est loin d'être finie

 

Pour Jean-Yves Le Drian, c’est une belle victoire, mais la bataille est loin d’être finie. Elle se joue désormais clairement sur le terrain financier : pour boucler son budget de 31,4 milliards d’euros en 2015, confirmé par le président de la République lors de ses vœux aux armées sur le Charles-de-Gaulle, le ministre de la Défense doit trouver 2,2 milliards de ressources exceptionnelles (REX) dès cette année. Où piocher ? Les cessions d’emprises immobilières devraient rapporter 500 millions d’euros, mais à moyen terme. La vente de la bande de fréquences dite des 700Mhz est estimée à 2,6 milliards d’euros, mais le calendrier est décalé.

 

Le ministre de la défense pousse donc une solution radicale : les sociétés de projets, ou SPV (Special Purpose Vehicles). Le principe est le suivant : l’armée revend des matériels à des sociétés ad hoc, qui les lui relouent immédiatement. L’intérêt ? Les SPV, financées grâce à des cessions de participations de l’Etat, versent immédiatement l’argent au ministère, qui comble ainsi son besoin immédiat de liquidités. A 150 millions l’A400M, l’addition a le mérite de vite monter. Autre avantage : le remboursement par la Défense est lissé sur plusieurs années, en l’occurrence sur la durée du leasing prévue par le contrat, ce qui limite les sorties d’argent.

 

8 avions A400M et 3 frégates FREMM

 

Le projet, sur lequel le ministère planche depuis fin 2014 et ardemment combattu à Bercy, a été évoqué ce matin en conseil de défense. François Hollande ne l’a pas explicitement validé, mais l’hôtel de Brienne a bien avancé sur les détails. Deux SPV, 100% publiques dans un premier temps, seraient créées : l’une rachèterait 8 avions de transport A400M, l’autre 3 frégates FREMM, ce qui permettrait de récolter les 2,2 milliards manquants.

 

La création de ces objets juridiques non identifiés nécessite un aménagement législatif, car la loi interdit aujourd’hui la vente de biens d’Etat qui ne sont pas devenus inutiles. Il faudrait aussi clarifier la question de l’insaisissabilité des biens (on voit mal un huissier mettre sous scellé une frégate…) et celle de la possibilité pour une structure publique de faire du leasing, capacité pour l’instant réservée aux sociétés financières. "Le véhicule idéal serait un amendement à la loi Macron, dont certaines dispositions concernent les actifs", assure-t-on à Brienne. Bercy met en garde contre un "cavalier législatif" (un amendement pirate sans aucun lien avec la loi qu’il accompagne) et une possible censure par le Conseil Constitutionnel, deux arguments repoussés par l’hôtel de Brienne.

 

Les SPV seraient au départ 100% publiques, pour que le dispositif soit le plus simple à mettre en place. Cela permettrait aussi de limiter les taux de rémunération de ces sociétés au minimum, bien en dessous des 6 à 8% habituels, espère le ministère, l’Etat négociant… avec lui-même. Dans un second temps, d’autres SPV pourraient être créées, en fonction des besoins, sur d’autres équipements. Leur capital pourrait aussi être ouvert au privé, très probablement à titre minoritaire : certains fonds d’investissement auraient déjà fait part de leur intérêt. Les industriels de la défense, autres candidats possibles, doivent être reçus le 27 janvier pour en discuter.

 

Bien avancé, le projet va devoir passer outre l’opposition de Bercy. Si Emmanuel Macron y est plutôt favorable, Michel Sapin y est, lui, clairement hostile, de même qu’une bonne partie de ses services, car les SPV seraient intégrées aux dépenses publiques au regard des engagements de Maastricht. "Si Bercy ne propose pas de solution alternative, nous n’aurons pas d’autre choix que de lancer les SPV, qui doivent être opérationnelles dès l’automne", assure-t-on au ministère de la défense. L’autre round de la bataille financière se jouera à la mi-2015, lors de l’actualisation de la LPM annoncée par l’Elysée. Les moyens de la défense seront-ils alors augmentés ? L’affaire promet encore une belle bataille entre Brienne et Bercy.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 08:30
Egypt interested in purchasing Rafale fighters, FREMM frigates

 

20 January 2015 by defenceWeb

 

Egypt is interested in procuring 20 Rafale fighter jets as well as two FREMM frigates from France in a potential deal worth nearly six billion euros.

 

French newspaper La Tribune reported that France has offered two DCNS FREMM multi-mission frigates worth 1.8 billion euros and 20 Dassault Rafales worth 3.6 billion euros, with representatives from the companies visiting Egypt this week to promote the deal.

 

La Tribune quotes ‘reliable sources’ as saying the deals could be finalised soon, with contracts signed in the coming weeks. MBDA would supply missiles for both the ships and aircraft.

 

Egypt apparently expressed interest in up to 24 Rafales in September last year during a visit by French defence minister Jean-Yves Le Drian. The country had originally shown interest in the Rafale in 2011 during the Arab Spring.

 

The Egyptian military has fairly close ties with France, and operates French equipment such as vehicles and around 18 Mirage 2000 fighters. The country recently ordered four Gowind 2500 corvettes from France, which will deliver one and build the remaining three in Egypt.

 

As a result of the US suspension of some of its $1.3 billion in annual military aid following the ouster of President Mohamed Mursi by the military in July 2013, Egypt has looked elsewhere to meet its military needs, notably Russia. In September, Alexander Fomin, Russia’s chief of Federal Service for Military-Technical Cooperation, said Egypt had agreed to a $3.5 billion arms deal that includes fighter jets, surface-to-air missiles, submarines and other equipment.

 

Russian defence industry official Sergei Chemezov earlier told RIA Novosti that arms exports to Egypt would include deliveries of small arms, air defence systems and artillery. Russia earlier expressed interest in MiG-29/35 fighters, Mi-35 attack helicopters and other hardware.

 

Presumably part of the deal, Egypt is buying S-300VM air defence systems from Almaz Antey for around $500 million. This is according to Russian daily Vedomosti. The Fontanka newspaper earlier this month reported that a factory in St Petersburg was building 22 tracked vehicles used with the S-300VM for an unidentified foreign customer.

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