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16 janvier 2015 5 16 /01 /janvier /2015 14:30
Rafale et frégates FREMM : l'Egypte et la France proches d'un accord

L'Egypte pourrait prochainement s'offrir des Rafale et des frégates FREMM (Crédits : DCNS)

 

16/01/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Les deux pays seraient proches d'un accord pour la vente d'une vingtaine de Rafale et de deux frégates multi-missions FREMM. Des contrats estimés entre 5 et 6 milliards d'euros.

 

Ce serait la très bonne nouvelle de ce début d'année pour les industriels de l'armement français. La France et l'Égypte seraient proches d'un accord pour la vente de deux frégates multimissions FREMM et d'une vingtaine d'avions de combat Rafale à l'armée égyptienne armés de missiles de MBDA. Selon des sources concordantes, une délégation du Trésor s'est rendue en début de semaine au Caire pour évaluer la garantie de l'Égypte en cas d'un accord avec les industriels français. Et visiblement les Égyptiens ont répondu positivement aux questions et surtout aux attentes de la délégation française. D'autant que la France a demandé de son côté à la Coface de faire un nouvel effort pour faciliter le contrat.

Dans la foulée de la visite du Trésor, les PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, de DCNS, Hervé Guillou, et du missilier MBDA, Antoine Bouvier, étaient jeudi au Caire pour faire avancer un accord avec l'Égypte, voire finaliser les négociations, selon des sources concordantes. Des contrats pourraient être signés rapidement si tout se déroulait conformément. Certains observateurs visaient une signature d'ici à la fin du mois tandis que d'autres plus prudents dans quelques semaines.

 

Une visite égyptienne de haut niveau à Paris

Après le départ le 19 décembre d'une délégation égyptienne de très haut niveau présente à Paris pendant dix jours, il existait pourtant un sentiment très mitigé sur le résultat de cette visite. Certains industriels s'interrogeaient même sur un mauvais remake du Maroc quand la France avait perdu un contrat Rafale imperdable. Car la délégation égyptienne est repartie sans un accord formel sur le financement qu'elle était pourtant venue chercher à Paris pour 23 Rafale et deux frégates multimissions FREMM. Soit une opération évaluée entre 5 et 6 milliards d'euros. En arrivant en France, la délégation avait pourtant pour objectif de conclure. C'était en tout cas le vœu du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui était venu en visite officielle en Paris fin novembre.

Si l'Égypte devenait le premier client du Rafale, elle coifferait sur le poteau d'arrivée le Qatar et l'Inde, où des problèmes de garantie des appareils demeurent. Même s'il faut rester dans ce type de négociations prudent, très prudent. C'est indéniable le Rafale est à la mode actuellement mais il reste encore à Dassault Aviation à signer ce fameux premier contrat tant attendu. Une chose est sure Le Caire est diablement intéressé par le Rafale (entre 23 et 26 avions de combat, selon les sources interrogées). Un contrat évalué à 3,6 milliards d'euros environ

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 20:55
Crédits militaires 2015 : les industriels très inquiets

Deux matériels ont été identifiés pour le plan de location de matériel du ministère de la défense : l’avion de transport militaire A400M (photo Armée de l'Air) et les frégates multi-missions Fremm

 

08/01 Alain Ruello - LesEchos.fr

 

Le Gifas craint que la loi de programmation militaires ne s’écroule, compte tenu de l’urgence à trouver 2,2 milliards sur le budget 2015. Les industriels sont prêts à soutenir le projet à l’étude de location de matériel.

 

« Un sujet de préoccupation demeure, c’est la loi de programmation militaire. Notre industrie est duale, mais si le costume doit être resserré, à un moment donné les priorités changeront », a averti ce jeudi Marwan Lahoud, le président du Gifas, le syndicat professionnel du secteur, lors d’une rencontre avec la presse.

Costume resserré ? La formule fait référence aux propos du chef d’Etat major des armées, le général Pierre de Villiers quand il parle de la loi de programmation militaire, la LPM : les 190 milliards d’euros crédits prévus sur la période 2014-2019 ont été calculés au plus juste pour satisfaire aux ambitions de la Nation telles que revues dans le dernier livre blanc de la défense. Qui plus est, le respect de la trajectoire budgétaire, qui a déjà été rabotée d’un demi milliar d, dépend de deux paramètres structurants : l’exportation du Rafale et les recettes dites exceptionnelles (ou REX) dont le montant a été porté à 7,6 milliards d’euros sur la période.

 

A400M et Fremm loués

Pour le Rafale, il y a urgence. Pour économiser sa trésorerie tout en garantissant à Dassault une cadence minimale de production, le ministère de la défense table sur 40 exportations, dont 7 dès 2016 ! Il faut donc qu’un contrat soit signé ce semestre. En Inde, malgré la volonté affiché de New Delhi et de Paris d’accélérer les choses, les négociations butent toujours sur la question de la responsabilité industrielle de HAL, le partenaire auto-désigné de Dassault pour construire les appareils sur place . Avec le Qatar, le dossier est actif et très avancé, mais nul ne peut prévoir quand cela pourra déboucher, admet un industriel impliqué.

La prise de position de Marwan Lahoud avait trait plus précisément aux recettes exceptionnelles. Cette année, il faut en trouver 2,2 milliards sur les 31,4 milliards d’euros de budget total de la défense. Faute de pouvoir disposer du produit de cession des fréquences de la TNT avant longtemps ou d’avoir pu puiser dans les crédits du Programmant des investissements d’avenir (PIA), le gouvernement a mis à l’étude un plan de location de matériel.

Le schéma est simple sur le papier, mais très complexe sur le plan juridique : il s’agit de capitaliser une ou plusieurs sociétés dites « de projet » à partir du produit de cession de participations de l’Etat . L’apport d’investisseurs privés n’est pas exclu. Cette ou ces sociétés rachèteraient ensuite à l’armée des matériels au moment de leur livraison ou déjà en service, pour les lui louer derrière. Deux matériels ont plus particulièrement été identifiés : l’avion de transport militaire A400M et les frégates multi-missions Fremm.

 

La menance du veto de Bercy

Et là encore, il y a urgence. Compte tenu du niveau de son report de charges (entre 3,5 et 4 milliards), c’est-à-dire de toutes ses factures en cours non financées, la Défense risque la cessation de paiement à l’été si l’argent n’est pas trouvé d’ici là. Des groupes de travail interministériels planchent sur le projet depuis quelques semaines, aidés de consultants, pour définir l’architecture générale des sociétés de projet et leurs modalités juridiques et financières.

Le point d’achoppement est clair depuis le début : pour voir le jour, le schéma ne doit pas être « consolidant ». En clair : il ne doit pas alourdir les déficits publics et/ou la dette, faut de quoi Bercy mettra son veto catégorique. La probabilité que ce soit le cas n’est pas nulle, reconnaît un bon connaisseur du dossier. Ce sera alors à François Hollande d’arbitrer. Des plans B ont été imaginés, mais ils s’avèrent encore plus complexes...

La question devrait être tranché d’ici à un mois. Mettant en avant l’exemple des société de location d’avions de ligne, Marwan Lahoud, par ailleurs directeur général délégué à la stratégie et à l’international d’Airbus Group, a redit que l’industrie était prête à apporter son soutien au dispositif.

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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 08:30
Des Rafale et des frégates FREMM pour l'Egypte avant Noël ?

Deux frégates FREMM de DCNS pourraient accoster en Egypte - photo DCNS

 

11/12/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Une délégation de très haut niveau d'une quinzaine de militaires égyptiens de l'armée de l'air et de la marine est arrivée mercredi à Paris pour discuter gros contrats avec les industriels français, notamment Dassault Aviation et du groupe naval DCNS.

 

Comme les fêtes de fin d'année arrivent, les industriels de l'armement ont aussi les yeux qui brillent. Et pour cause. Quinze jours environ après la visite à Paris du président Abdel Fattah al-Sissi, une délégation de très haut niveau d'une quinzaine de militaires égyptiens de l'armée de l'air et de la marine, est arrivée mercredi en France en vue de discuter gros contrats avec les industriels français, notamment Dassault Aviation et du groupe naval DCNS, selon des sources concordantes. Si tout se passe bien, la délégation égyptienne pourrait rester une dizaine de jours en France avec comme objectif de conclure avant de rentrer au Caire. A voir...

Et si l'Egypte était le premier client du Rafale, coiffant ainsi le Qatar et l'Inde sur le poteau. Pas impossible même s'il faut rester dans ce type de négociations prudent, très prudent. C'est indéniable le Rafale est à la mode mais il reste encore à Dassault Aviation à signer ce fameux premier contrat tant attendu. Une chose est sure Le Caire est diablement intéressé par le Rafale (entre 23 et 26 avions de combat, selon les sources interrogées). Pour signer ce contrat évalué à 3,6 milliards d'euros environ, les Égyptiens demanderaient à la France un crédit Coface pour tout ou partie du financement des avions de combat. Et certains évoquent un crédit Coface pour la moitié du contrat, l'un moitié serait prise en charge par les banques, qui il y a encore peu de temps étaient très réservées.

 

Le Caire veut deux frégates FREMM

Dans le domaine naval, l'Egypte ne veut pas une frégate multimissions FREMM fabriquées par DCNS mais deux, dont une anti-sous-marine très rapidement pour l'inauguration de l'élargissement du canal de Suez en 2015. La France est prête à fournir au Caire la frégate Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine pourtant destinée à la Marine nationale et qui est en train d'effectuer les dernières mises au point de son système de combat. D'un montant d'environ 1,8 milliard d'euros hors armement, ces deux frégates seraient en quelque sorte les navires amiraux de la flotte égyptienne. Après le Maroc (1 exemplaire bradé), ce serait au tour de l'Égypte de s'offrir ce bijou technologique français.

Et les deux dernières corvettes Gowind (2.400 tonnes) que DCNS souhaite vendre au Caire pour 500 millions d'euros après un contrat de quatre corvettes signés cet été ? Les négociations sont un peu éclipsées par celles sur les FREMM. Toutefois, le groupe naval

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 17:55
Les installations aviation des FREMM homologuées pour le Panther

 

4 Décembre 2014 Source : Marine nationale

 

Du 4 au 12 novembre 2014, s’est déroulée la deuxième campagne d’homologation des installations aviation de la FREMM Normandie organisée par le CEPA/10S.

 

La météo automnale a permis d’atteindre les objectifs de cette campagne : établissement des diagrammes d’homologation à l’appontage du Panther (Vent, Roulis, Tangage) pour l'ensemble des FREMM et validation des aides à l’appontage (IPD[1] et BRH[2]) et du convertisseur électrique de la frégate Normandie. Les installations aviations doivent en effet être contrôlées sur chaque FREMM.

 

 Pour l’établissement des diagrammes d’appontage les conditions aux limites sont recherchées lors des vols d’expérimentations afin de garantir leurs emplois opérationnels par les flottilles.

 

[1] IPD : Indicateur de pente de descente

[2] BRH : Barre de référence horizontale

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 07:30
L'Egypte veut s'offrir une frégate FREMM

La frégate multimissions Normandie pourrait finalement mettre le cap vers Le Caire (Crédits : DCNS)

 

26/11/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Plus de 600 millions d'euros, c'est la valeur de cette frégate multimissions FREMM que Le Caire souhaite acquérir. La France est prête à lui livrer la frégate Normandie en voie de finition.


 

Décidément, l'appétit des militaires égyptiens pour les matériels d'armement tricolores est insatiable. Après les corvettes Gowind (quatre signées pour 1 milliard d'euros et deux en voie de l'être) et les Rafale (un intérêt pour 24 appareils pour 3,6 milliards d'euros) notamment, Le Caire voudrait en outre acquérir une frégate multi-missions FREMM très rapidement, selon des sources concordantes. Pour 2015, assure-t-on à La Tribune.

D'un montant de plus de 600 millions d'euros (hors armement), cette frégate anti-sous-marine, qui serait en quelque sorte le navire amiral de la flotte égyptienne, devra être prête pour la fin des travaux d'élargissement du canal de Suez l'année prochaine. Après le Maroc (1 exemplaire), ce serait au tour de l'Égypte de s'offrir ce bijou technologique français.

 

La Normandie, direction Le Caire ?

Livrer rapidement une FREMM, cela tombe plutôt bien. La France est prête à lui fournir la Normandie, la deuxième FREMM de lutte anti-sous-marine destinée à la Marine nationale. DCNS, qui est en train d'effectuer les dernières mises au point du système de combat, devait lui livrer la Normandie dans quelques semaines. Pour autant, la livraison de ce bâtiment à la marine égyptienne impliquerait toute une série de modifications par rapport à la version française. Ce qui dans le domaine du possible dans le délai imparti.

Mais il y a un hic, l'équipage et sa formation. L'Égypte est déjà en manque de personnels qualifiés pour ce type de bâtiment très moderne. Et là, le temps presse vraiment. Le défi est donc de former des marins en un temps record. Ou alors de fournir dans un premier temps un équipage clé en main avant de passer la barre.

La livraison d'une FREMM à l'Égypte serait une petite bouffée d'oxygène pour le budget de la défense française. Car, tout comme pour le Rafale, l'exportation des FREMM, à un degré moindre certes, est également une des clés de la bonne exécution de la LPM. Un succès à l'export qui donne encore plus de crédit au lancement du programme de frégates de taille intermédiaire, les fameuses FTI censées remplacer les trois dernières FREMM (9, 10 et 11), commandées mais en sursis.

 

Discussions politiques

Sur le plan politique, François Hollande a appelé mercredi l'Égypte à poursuivre son "processus de transition démocratique", prônant une relation "claire" avec le Caire, lors d'une déclaration conjointe à l'Élysée, aux côtés de son homologue égyptien Abdel Fattah al-Sissi. "Nous souhaitons que le processus se poursuive, (un) processus de transition démocratique qui respecte la feuille de route et permette pleinement la réussite de l'Égypte", a déclaré le chef de l'Etat français devant la presse.

La France, a-t-il poursuivi, entend être un partenaire du Caire "à la fois fort, parce que l'Égypte a besoin de la France" mais aussi "dans une relation claire avec l'Égypte". Celle-ci "a traversé une période extrêmement difficile, lourde, avec des conséquences humaines considérables", a encore souligné François Hollande, appelant à développer "le plus grand nombre possible d'investissements".

 

Une visite de deux jours à Paris

Le président égyptien, qui entamait mercredi une visite de deux jours en France, a insisté pour sa part sur l'enjeu de l'activité touristique pour son pays. "Vous n'avez rien à craindre", a-t-il assuré à l'adresse des citoyens français, répondant aux inquiétudes exprimées par les professionnels français du secteur, insistant : "vous ne voyez pas combien le peuple égyptien aime ses invités". "Notre peuple aime les gens, nous souhaitons accueillir le monde entier pour faire connaître notre histoire et notre civilisation", a-t-il enchaîné.

Dans la foulée du déjeuner qui les réunissait à l'Élysée et avant de s'exprimer devant la presse, les deux chefs d'État ont assisté à la signature de trois accords de coopération dont une déclaration d'intention pour un partenariat franco-égyptien sur le métro du Caire.

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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 12:50
Type 26 Global Combat Ship GCS (BAE Systems) - FREMM (DCNS)

Type 26 Global Combat Ship GCS (BAE Systems) - FREMM (DCNS)

 

10 novembre 2014 Le Portail des Sous-Marins

 

Certaines sources suggèrent que la Grande-Bretagne pourrait s’intéresser aux frégates FREMM construites par la France et l’Italie pour remplacer ses frégates Type 23 vieillissantes. Le Premier Lord de la Mer, l’amiral Sir George Zambellas, n’a pas écarté une solution non-britannique dans un entretien publié le 27 octobre dernier.

 

Suite aux problèmes que rencontre la Grande-Bretagne pour éliminer les facteurs de risque dans le contrat de construction des frégates Type 26, une autre possibilité intrigante pour la conception des frégates est apparue après que l’amiral Zambellas ait semblé suggérer que la solution pour la Royal Navy pourrait ne pas venir de Grande-Bretagne.

 

« Le processus de négociation cherche une solution : être capable de nous donner ce dont nous avons besoin. La question du prix qui découle de cela, dépend du mieux que les industriels peuvent livrer. Vous remarquerez que je n’ai pas nécessairement dit que c’est l’industrie britannique, parce que la décision n’a pas été prise de définir quelle sera la réponse aux spécifications. Nous attendons de voir ce qu’il va en sortir, » a déclaré l’amiral Zambellas. « La Royal Navy sait ce qu’elle veut. Elle veut une plateforme crédible avec un rayon d’action global et le type de qualité, en particulier dans le domaine ASM, pour nous maintenir au maximum. »

 

Des responsables du ministère ont rejeté l’idée que la Grande-Bretagne puisse envisager la FREMM pour respecter les spécifications du Type 26.

 

« Le ministère s’en tient au Type 26. Le programme est actuellement au stade de maturation de la conception, » a indiqué un responsable.

 

Un autre dirigeant approché la semaine dernière, a indiqué que le sujet était « trop sensible pour qu’on en parle. »

 

Peter Roberts, spécialiste au Royal United Services Institute, explique que « le ministère se mettrait dans une position difficile s’il confiait la construction des frégates à un chantier étranger. Utiliser une frégate conçue à étranger serait une évolution majeure pour la Royal Navy et le gouvernement. »

 

Un responsable a précisé que la Grande-Bretagne pourrait envisager de comparer les points forts et les points faibles de la Type 26 à ceux de la FREMM.

 

On ignore le cout de la Type 26. Un rapport du Sénat indique que le cout d’une FREMM est de 605 millions €, hors cout de développement.

 

Référence : Defense News (Etats-Unis)

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28 octobre 2014 2 28 /10 /octobre /2014 09:55
Réussite du dernier tir de qualification MdCN

 

27/10/2014 DGA

 

La DGA a réalisé avec succès le dernier tir de qualification système MdCN (missile de croisière naval) le 27 octobre 2014. Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles est représentatif d’un tir à partir d’une frégate.

 

Le tir a permis de satisfaire l’ensemble des objectifs du vol, notamment la démonstration des performances de portée. Cette réussite est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (les centres d’expertise et d’essais de la DGA, le service de la qualité et la marine nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MdCN équipera à partir de 2015 les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2018.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MdCN à la société MBDA fin 2006.

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 08:55
Défense : quand la Grande-Bretagne sacrifie presque toujours la coopération européenne

Armement - Le coût de possession des deux frégates antiaériennes françaises s’élèvera à 4,2 milliards d'euros ( FDA Chevalier Paul photo Marine Nationale)

 

27/10/2014, Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Le programme des frégates Horizon a pâti du retrait de la Grande-Bretagne comme le rappelle un rapport du ministère de la Défense. Mais, la coopération franco-italienne a été utile aux frégates multimissions FREMM.

 

Dommage... Une fois encore la coopération européenne dans le domaine de l'armement a été sacrifiée sur l'autel des intérêts nationaux. C'est le cas pour le programme des frégates Horizon, comme le rappelle opportunément un rapport du ministère de la Défense à la veille du salon international Euronaval, qui réunit partir de lundi (27-31 octobre) la plupart des chantiers navals mondiaux et leurs équipementiers à Paris (Le Bourget). Et alors que le PDG de DCNS, Hervé Guillou, fait le tour des chantiers navals européens en vue d'initier d'éventuelles coopérations.

Ce rapport rappelle une fois encore que les coopérations européennes dépendent d'une volonté politique sans faille. "La coopération internationale débutée avec les Britanniques et achevée avec les Italiens", qui ont fabriqué deux frégates Horizon (Andrea Doria et Caio Duilio) a montré "les difficultés rencontrées pour converger lorsque les objectifs des partenaires sont très différents", constate le Comité des prix de revient des matériels d'armement (CPRA). Un rapport qui résume les relations compliquées entre La Royale et la Royal Navy.

 

Dérive financière des frégates britanniques

Ce sont les Britanniques, comme souvent, qui sont descendus en 1999 du programme Horizon, en invoquant son coût excessif. Mal leur en a pris puisque, selon le rapport, "il semblerait que les frégates britanniques T 45, qui sont des plates-formes équivalentes, aient un coût supérieur aux frégates Horizon, leur programme ayant connu une dérive financière". En revanche, ils ont maintenu leur participation au système PAAMS, le système de défense anti-missiles aériens, dont la réalisation s'est faite parallèlement à celle du programme Horizon. Le système PAAMS, qui était indispensable pour atteindre les capacités opérationnelles recherchées, devait être prêt à temps pour être intégré sur les bâtiments.

Le coût des frégates T 45 est à comparer à celui du programme Horizon. Le coût global de possession (développement, réalisation, exploitation, retrait) des frégates Horizon s'élève à 4,2 milliards d'euros (conditions financières 01/2012), estime le CPRA : coût global d'acquisition des deux bâtiments 2,3 milliards, coût du soutien en service estimé, pour les 27 ans d'activité des frégates, à 870 millions, exploitation du bâtiment, évaluée à 777 millions, évolution du maintien en condition technique opérationnelle estimée à 214 millions et enfin, retrait du service chiffré à 6 millions.

 

Pas d'effet de série

Le nombre de bâtiments construits (deux pour chaque pays) "ne permet pas d'obtenir un effet de série pour amortir les phases de conception (136 millions d'euros aux conditions financières de janvier 2000) et de développement"., regrette les deux auteurs du rapport du CPRA, Franck Brunet, contrôleur des armées, et Louis Marchis, ingénieur général des techniques d'armement. Pour autant, le programme était initialement ambitieux puisque potentiellement 22 navires pouvaient être construits (12 pour la Royal Navy, 4 à 6 pour l'Italie et 4 pour la France). En raison de l'inflation des coûts, la Grande-Bretagne n'a lancé que la fabrication de six T 45, mises en service entre 2009 net 2013.

Côté franco-italien, le déroulement du programme Horizon s'est étalé sur une très longue période. Les premières études ont été réalisées dès les années 1980 et le contrat de développement et de production n'a été signé qu'en 2000. L'admission au service actif des frégates françaises (Forbin et Chevalier Paul), en 2010 et 2011, est intervenue près de dix ans après le lancement de la production et plus de trois ans après les dates initialement prévues. Pour autant, souligne le rapport du CPRA, "la réalisation de ce programme a été moins coûteuse que les prévisions initiales, mais au prix d'une révision à la baisse de certaines performances".

 

Une coopération franco-italienne finalement bénéfique

Pour autant, estime le rapport sur le programme Horizon, cette coopération a montré des avantages indéniables. "Les difficultés rencontrées dans la coopération avec les Britanniques et le déroulement ensuite de l'opération avec les Italiens ont permis de tirer des enseignements qui ont été utiles dans les travaux concernant les frégates multi-missions (FREMM), assurent les deux auteurs. Ce retour d'expérience est d'autant plus intéressant que le programme FREMM fait aussi l'objet d'une coopération avec l'Italie".

D'une façon générale, le CPRA constate que "malgré les difficultés nombreuses rencontrées lors du lancement des opérations, le recours à la coopération avec des partenaires étrangers, qui a été choisi pour certains programmes comme avec l'Italie pour la frégate Horizon, a montré son intérêt. Il sera aussi recherché, dans la mesure du possible, pour les futurs programmes en cours d'études pour renouveler les équipements de l'armée de l'air à remplacer rapidement : avions ravitailleurs et drones".

 

Le programme Horizon ?

Le programme Horizon a été réalisé pour doter la Marine de nouvelles frégates de défense aérienne, destinées à remplacer la génération précédente, mise en service dans les années 1970 et retirée du service actif au début des années 2000. Les deux frégates françaises sont des "bâtiments complexes, dont la fonction de défense aérienne est assurée par le système de défense anti-missiles aériens" (PAAMS ou Principal Anti Air Missile System), système d'armes principal des frégates. "La grande complexité de ce type de bâtiment et l'ambition recherchée en matière de défense aérienne et de guerre électronique ont conduit à un changement de génération technologique", explique le rapport du CPRA.

Selon les deux auteurs, ces frégates participent aussi à la "fonction stratégique Protection et Intervention". A la mer 104 jours par an, elles peuvent être employées dans tous types de crise, comme l'a montré leur déploiement au large de la Libye (opération Harmattan), alors que l'admission au service actif avait à peine été prononcée. "L'emploi de ces frégates polyvalentes rencontre un grand succès et elles ont confirmé, dans les opérations auxquelles ellesont participé (Agapanthe et Harmattan), leur aptitude opérationnelle à remplir les missions qui leur étaient confiées La frégate Forbin a même été intégrée au dispositif américain lors d'Agapanthe et en assurait la sécurité", rappelle le rapport.

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 20:55
Horizon 2025 - Une Marine en mouvement

 

24 Octobre 2014 Dossier réalisé par Stéphane Dugast et L’EV1 Virginie Dumesnil.

 

À la suite du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale publié en avril 2013, la loi de programmation militaire (LPM) a traduit les orientations de la politique de défense et l’évolution de la Marine pour les six prochaines années. Dans un contexte économique difficile et un environnement géopolitique incertain, la France a affiché la nécessité de moderniser ses équipements afin de maintenir un niveau d'ambition et de responsabilités élevées sur la scène internationale, tout en garantissant sécurité et protection à ses concitoyens. Rafale ASMPA, Caïman, frégates multimissions, missiles de croisières navals…
Le vrai défi pour la Marine consiste bien désormais à « conduire jusqu’à la fin de leur vie les bâtiments des années 80 tout en admettant au servie opérationnel des bateaux dont la technologie, la puissance et simplement la nouveauté sont autant de défis pour les équipages et les services de soutien ».
 

Assurer le continuum d’hier à demain.
 

Entretien avec le contre-amiral Jean-Philippe Chaineau, sous-chef Plans/Programmes (SC PL/PROG) à l’état-major de la Marine. Au titre de cette fonction, il est l’officier général qui propose au chef d’état-major de la Marine, puis conduit à son niveau, la trajectoire de la Marine dans les prochaines années.

 

Amiral, quel est le contrat opérationnel pour la Marine en cet automne 2014 ?

Globalement, le contrat opérationnel de la Marine est d’être capable de remplir des opérations permanentes : connaissance et anticipation, dissuasion, protection, prévention et intervention ; et des opérations non permanentes : opérations de gestion de crise, opérations majeures de coercition. Ce sont naturellement des opérations qui se conduisent en mer, du grand large jusqu’à la côte ou la frange côtière.

La dissuasion, qui à mon sens a un statut particulier tant sa signification politique est forte, repose sur la performance à la mer d’au moins un des quatre sous-marins lanceurs d’engins (SNLE) et de la composante aéronavale nucléaire capable de conduire la mission à partir du porte-avions.

Les autres opérations, plus souvent plus médiatisées, sont synonymes de porte-avions avec son groupe aérien (uniquement armé par des Rafales avec le retrait du Super Etendard Modernisé (SEM) en 2016 et de Hawkeye), de frégates et en particulier les frégates multimissions (FREMM) remplaçant progressivement les frégate anti-sous-marines (FASM) type F70 qui vont donner à notre pays, grâce à leur future capacité de lancement missiles de croisière navals (MdCN) une nouvelle capacité politique. Ce sont également les bâtiments de projection et de commandement (BPC) pour tout ce qui est action vers la terre, avec en particulier les moyens de l’armée de Terre et la composante amphibie embarquée. Enfin, ce sont les pétroliers-ravitailleurs, les frégates de surveillance, les patrouilleurs de tous types, les bâtiments de servitude ou encore les chasseurs de mines qui sont indispensables aux missions définies par le contrat opérationnel.

Je n’oublie pas, dans la réalisation de ce contrat, le rôle clé joué par les aéronefs de l’aéronautique navale basés à terre ou embarqués. Ils sont parties intégrantes des forces navals et des systèmes d’armes de nos bâtiments.

 

Quels sont vos motifs de satisfaction en tant que sous-chef Plans/Programmes ?

Le motif principal est certainement le fait de voir une série de réflexions menées depuis l’état-major de la Marine (EMM) en passant par l’état-major des armées (EMA) et la Direction générale de l’armement (DGA) se transformer en capacités matérielles et enfin en unités opérationnelles. Un autre qui n’est pas secondaire est de voir les équipages nouveaux - souvent jeunes - s’approprier ces nouvelles unités et commencer à écrire leur histoire.

 

Que signifie l’expression « le renouvellement de la Marine » ?

Le renouvellement de la Marine, ce sont d’abord des unités beaucoup plus modernes, plus complexes, plus automatisées, plus puissantes, certainement plus en prise avec les réalités du quotidien – je pense notamment aux systèmes d’information (SIO), aux systèmes de navigation… - et conduites par des équipages au format plus ramassé. On dispose désormais de technologies pointues qui se traduisent en termes de puissance accrue de détection (radar ou sonar) ou encore de frappes. Jusqu’à présent, on ne les avait qu’effleurées. Le renouvellement de la Marine, ce sont aussi de nouveaux marins qui mettront en œuvre ces nouveaux moyens. Ils travailleront probablement de manière différente de ce que l’on connaît aujourd’hui principalement de fait de l’optimisation des équipages. Je suis persuadé qu’ils y trouveront une certaine autonomie et de vrais champs de responsabilités et ce, du commandant au matelot.

 

Amiral, quels sont les défis majeurs ?

Pour l’année qui vient, la première priorité est la mise en service opérationnel des premières FREMM. L’objectif est que le triptyque FREMM – Caïman – missile de croisière naval soit pleinement opérationnel avant l’été 2015.

Bien entendu, l’armement du SNA Barracuda, actuellement en chantier à Cherbourg, sera l’autre évènement marquant. En parallèle, il faut continuer à travailler sur le modèle, pour déjà préparer la LPM suivante. C’est ce que j’ai abordé précédemment avec la relève des FLOTLOG ou encore avec les études du futur système de guerre des mines. De même, la relève des patrouilleurs, bâtiments souvent synonymes de présence à la mer ou encore de souveraineté, doit être étudiée avec précision. Ce segment naval sera certainement un des fils conducteurs de la prochaine LPM.

Finalement, le plus gros défi est d’assurer le continuum entre une marine qui date des années 1980 (frégates F70, SNA) et une marine de demain, celle des FREMM et Barracuda.

À nouveaux bateaux, nouvelles méthodes, nouveaux équipements et nouveaux équipages. Le vrai sujet est bien de savoir comment faire la transition, c’est-à-dire conduire jusqu’à la fin de leur vie ces bâtiments des années 80 tout en admettant au service opérationnel des bateaux dont la technologie, la puissance et simplement la nouveauté sont autant de défis pour les équipages et les services de soutien. Il faut donc savoir comment on recrute, comment on forme ou comment on transfère des marins des bateaux anciens vers ces bateaux modernes. Dans les faits, on construit la Marine de demain pour des jeunes qui ont aujourd’hui entre 20 et 30 ans. Ainsi, passer d’un aviso à une FREMM nécessite pour certains une vraie remise en question personnelle et une volonté de changer de mode de travail. 

SC PL/PROG, c’est qui ?

Comme son titre l’indique, le sous-chef Plans/Programmes (SC PL/PROG) a deux casquettes. Une première « Plans » garantit aux forces de la Marine une vision à moyen et long termes. Sa seconde « Programmes » consiste à assurer le suivi des futurs programmes de la Marine : bâtiments futurs ou en cours d’armement et de suivre en particulier l’admission au service actif ou la mise en service opérationnelle de ces équipements et matériels. Il travaille ainsi au sein de l’état-major de concert avec la Commission permanente des programmes et des essais (CPPE)[1].Il est en lien avec l’amiral chargé des opérations, puisque les unités en court d’armement conduiront demain les opérations de la Marine. Le sous-chef Plans/Programmes travaille également avec le sous-chef Soutien/Finances pour s’assurer de la cohérence des moyens physiques et financiers entre ce qui relève de l’instant présent et du futur. Bien entendu, cet officier général travaille aussi en lien avec la DGA, en particulier avec la direction de la stratégie et son service d'architecture des systèmes de force (SASF) qui prépare les futurs systèmes et architectures capacitaires, ainsi qu’avec la direction des opérations et ses directeurs d’unités de management qui conduisent les programmes.

[1] :      La CPPE intervient au nom du chef d'état-major de la Marine (CEMM) lors de la préparation et du contrôle des essais les plus importants pour vérifier que les bâtiments en armement répondent bien aux exigences du besoin militaire exprimé par la Marine. Ultérieurement, après une période à la mer destinée à éprouver l'endurance des bâtiments, la CPPE propose au CEMM l'admission des bâtiments au service actif.

 

Trajectoire de la Marine 2015/2025

Inventaire - UNE MARINE AU BON FORMAT

 

Rapide panorama des moyens et des matériels d’une Marine en pleine évolution.

 

Central opérations (CO) : centre névralgique d’un bâtiment c’est depuis ce local qu’un écho radar est perçu, identifié et classifié. Les systèmes d’armes sont mis en œuvre afin de tromper ou d’anéantir l’ennemi. Photo de gauche, un CO d’ancienne génération, à droite de nouvelle génération.

4 SNLE de type Le Triomphant équipés du missile M51 formeront l’ossature de la composante de dissuasion océanique. Ils seront tous à terme équipés de cette nouvelle génération de missiles, au fur et à mesure de leurs indisponibilités périodiques d’entretien et de réparations (IPER) respectives.

 

1 porte-avions, le Charles de Gaulle. Son deuxième grand carénage est prévu avant la fin de la période de la loi de programmation militaire (2019). Au-delà de l’entretien majeur de ce bâtiment, il s’agit de traiter les obsolescences et de l’adapter à un groupe aérien « tout Rafale et Hawkeye ».

 

6 sous-marins d’attaque (SNA). La période va voir la transition entre les sous-marins de type Rubis et les nouveaux sous-marins Barracuda. L’arrivée du SNA Suffren, premier sous-marin type Barracuda, donnera à la France des capacités très importantes, comme de tirer le missile de croisière naval (MdCN). Il sera également capable de mettre en œuvre des nageurs de combat avec leur propulseur sous-marin à partir d’un Dry Deck Shelter[1]. D’ici 2020, deux bâtiments de type Suffren vont entrer en service pendant que les deux premiers SNA de type Rubis seront désarmés.

[1]Conteneur fixé sur le pont du sous-marin et communiquant avec ce dernier.

 

15 frégates de types Horizon, FREMM et La Fayette (FLF). Les Horizon resteront les deux bâtiments majeurs de défense antiaérienne, dotés de très grandes capacités militaires. D’ici 2019, 6 FREMM -  bâtiments à hautes capacités anti-sous-marine et aptes au lancement du MdCN - seront mises en service. Les trois premières sont l’Aquitaine, la Normandie et la Provence sur laquelle le premier équipage vient d’embarquer. Le premier semestre de l’année 2015 constituera une charnière importante puisque c’est à cette période que les essais du MdCN à partir de l’une des FREMM seront effectués. Ces bâtiments  remplacent les frégates F70 type Georges Leygues dont les dernières seront retirées du service actif dans les années 2022/2025. Par ailleurs, les FREMM remplaceront, dans une version aux capacités antiaériennes développées, les frégates antiaériennes Jean Bart et Cassard. Les FLF viennent compléter à 15 ce format de frégates prévu par le Livre blanc.

 

3 BPC de type Mistral. Ils recevront à partir de l’année prochaine des capacités accrues d’autodéfense et de veille optronique.

 

L’évolution de la flotte logistique fait l’objet d’une attention particulière. Aujourd’hui, 4 pétroliers-ravitailleurs sont en service, dont un qui sera prochainement retiré du service actif. Demain, le défi consistera à définir puis adopter le format définitif de la FLOTLOG.

Les livraisons des Rafales Marine en version F3 se poursuivent tout comme celles des hélicoptères Caïman et des Panther standard 2. L’Atlantique 2 (ATL2) entre quant à lui en chantier pour également le doter de nouvelles capacités militaires.

3 bâtiments multimissions (B2M). Actuellement en construction, ils remplaceront notamment  les bâtiments de transport léger (BATRAL). Ils seront basés à Fort de France, Papeete et Nouméa.

 

2 patrouilleurs légers guyanais (PLG). Ils remplaceront deux patrouilleurs de 400 tonnes (P400).

8 bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers (BSAH), dont 2 devraient être livrés en 2017. Ils remplaceront les bâtiments de soutien, d’assistance et de dépollution (BSDAD), les remorqueurs de haute mer (RHM), les bâtiments de soutien de region (BSR) et les remorqueurs ravitailleurs (RR). La cible finale est de 4 bâtiments militaires et de 4 autres armés par un équipage civil.

 

 

DISSUASION

La dissuasion constitue l’assurance de la Nation contre toute menace d’origine étatique, d’où qu’elle vienne et quelle qu’en soit la forme, visant les intérêts vitaux de la France. La dissuasion est assurée depuis maintenant plus de 40 ans sans discontinuer par la permanence à la mer d’au moins un SNLE prêt à lancer ses armes. Un tel sous-marin entrainé, protégé lors de ses sorties et ses entrées au port, et assisté en cas de problème médical de l’un de ses membres d’équipage. C’est donc l’ensemble d’un dispositif d’accompagnement et de soutien, composé de frégates, d’avions de patrouille maritime, de chasseurs de mines d’hélicoptères, d’hommes à terre et de gendarmes maritimes qui est mobilisé. Cette dissuasion océanique se complète de la partie plus visible et plus graduée de la composante aéroportée, c’est-à-dire les missiles emportés sous les ailes des avions de l’armée de l’air et de l’aéronautique navale. 

2 patrouilleurs légers guyanais (PLG). Ils remplaceront deux patrouilleurs de 400 tonnes (P400).

› Des études sont en cours sur les bâtiments de guerre de mines en vue du remplacement des chasseurs de mines de type Eridan en service depuis les années 80.

› Le vrai défi de cette loi de programmation militaire (LPM) est de continuer à maintenir des unités anciennes, très importantes en termes de présence à la mer, en préservant au mieux leur potentiel. C’est  la composante « patrouilleurs » tant en métropole qu’outre-mer qui symbolise le mieux ce défi.

 

Nouveautés emblématiques - Demandez le programme
 

Qu’il s’agisse des FREMM et du Caïman pour la Force d’action navale (FAN), du Barracuda et du couple SNLE et missile M51 pour les forces sous-marines, des programmes propulseur sous-marin de 3e génération (PSM3G) et Dry Deck Shelter (DDS) concernant la force des fusiliers-marins et commandos ou de la rénovation des ATL2 et du couple Rafale Marine/missile ASMP-A pour l’aéronautique navale, la Marine s’est progressivement lancée dans le renouvellement de ses moyens et de ses équipements afin de tenir la posture opérationnelle.

 

FREMM / Caïman /MdCN: un trio gagnant

 

Le Caïman, qualifié lutte anti-sous-marine (ASM), va peu à peu remplacer les hélicoptères Lynx à bord des frégates. Radar panoramique à compression d’impulsions et agilité de fréquences, système acoustique à grande immersion et traitement autonome sonar/bouées, torpille MU90, système ESM, liaison tactique interalliées L11 et autoprotection… Ces standards industriels récents confèrent au Caïman des performances de détection, de poursuite, de classification et d’attaque des menaces modernes du milieu maritime qui décuplent les capacités de la FREMM. Son association avec les FREMM et le MdCN en fait un outil très prometteur au sein de la Force d’Action Navale (FAN). En plus d’être un chasseur de sous-marin, le Caïman est également un hélicoptère de combat embarqué de lutte antinavires et de contre-terrorisme maritime. Véritable hélicoptère embarqué multilutte, le Caïman est aussi capable de mener des missions de sauvetage en mer.

 

LES PLUS DU BARRACUDA

Le Barracuda constituera une composante essentielle des forces sous-marines pour les cinquante années à venir. Il prévoit la réalisation de six sous-marins nucléaires d’attaque (SNA). Les SNA actuels, de type Rubis, auront navigué pendant près de 35 ans lorsque leurs successeurs seront progressivement admis au service actif. Par rapport aux SNA actuellement en service, le SNA de type Suffren disposera d’une meilleure invulnérabilité, notamment  grâce à une discrétion acoustique accrue. Pour l’action sous la mer, la capitalisation des savoir-faire acquis lors de la réalisation des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) de type Triomphant permet de bénéficier des performances en détection sous-marine et en discrétion acoustique du niveau des meilleurs des sous-marins étrangers. Le SNA de type Suffren emportera la future torpille lourde. Pour l’action au-dessus de la surface, les systèmes de transmission et d’acquisition du renseignement en feront un bâtiment apte à travailler   seul ou de façon parfaitement intégrée dans une force navale. Enfin, pour l’action vers la terre, le sous-marin mettra en œuvre le missile de croisière naval (MdCN) et améliorera les capacités d’opérations spéciales en surface et en plongée.

 

COMMANDOS : DES CAPACITÉS NOUVELLES

 

Parmi les capacités des forces spéciales expertes du milieu maritime, la projection à partir de sous-marins en plongée est l’une des plus complexes à maîtriser. La France, avec la Force Océanique Stratégique (FOST) et les commandos marine, fait partie des rares nations à posséder cette capacité qui assure une discrétion maximale à ce type d’action. Parmi les commandos marine, c’est le commando Hubert qui détient l’expertise de l’action subaquatique. Pour renforcer cette capacité, la Marine conduit deux programmes d’équipement qui sont complémentaires et compatibles avec le programme de sous-marins Barracuda : les programmes propulseur sous-marin de 3ème génération (PSM3G) et Dry Deck shelter (DDS). Le PSM3G est un vecteur de transport pour des nageurs de combat, qui permettra d’accroître la capacité d’emport (en équipement et personnel), d’autonomie et donc de rayon d’action. Le DDS est un compartiment de stockage (l’équivalent d’un hangar de pont) qui se fixe sur un sous-marin et peut accueillir un PSM permettant ainsi d’acheminer ce dernier d’une base de départ en métropole jusqu’au large de la zone d’intervention pour mettre en œuvre des nageurs de combat en toute discrétion. Le DDS comporte un sas connecté à l’intérieur du sous-marin pour l’accès des commandos et un hangar pour le PSM. Le développement et l’acquisition parallèle du PSM3G et du DDS permettra ainsi d’accroître sensiblement la capacité d’intervention de la Marine depuis la mer. 

 

ATL2 : la « Patmar » en action

Constituée d’aéronefs de type Atlantique 2 (ATL2) mis en service au début des années 90, la composante patrouille maritime (PATMAR) de l’aéronautique navale contribue à l’ensemble des missions de la Marine. Conçu pour garantir l’autonomie et la sûreté de la FOST - notamment pour la protection des SNLE dans les phases de début et de fin de patrouille - ou pour protéger une force navale à la mer (groupe aéronaval ou groupe amphibie) contre des menaces sous-marines et de surface, l’ATL2 contribue à la maîtrise du milieu sous-marin et à la connaissance des espaces maritimes. En plus de cela, l’ATL2 assure aussi des opérations de sauvegarde maritime et de sûreté des approches maritimes nationales, de la zone littorale jusqu’au grand large. Sa capacité de projection et son long rayon d’action lui permettent d’opérer seul ou en soutien en tous points de l’arc de crise comme défini par le Livre blanc.

 

LES NOUVEAUX ATOUTS DE l’ATL2

Le contrat de rénovation de l’Atlantique 2 signé en octobre 2013 pour 15 avions visait un objectif : permettre leur emploi opérationnel jusqu'en 2032. Grâce à cette rénovation, l’ATL2 améliore ses capacités de détection. Le radar Iguane voit ses obsolescences traitées et ses capacités de détection radar sur petit mobile (périscopes par exemple) par mer agitée ou forte augmentées. De même, le poste acoustique bénéficie des innovations de la dernière génération de bouées numériques. L’ensemble de ces informations est présenté sur de nouvelles stations de travail, développées par le service industriel de l’aéronautique (SIAé). Le logiciel opérationnel de traitement de l’information de nouvelle génération (Loti NG), réalisé par l’industriel DCNS, fusionne les données reçues par les capteurs de l’avion afin de  faciliter le travail des opérateurs. L’industriel Dassault Aviation est chargé de l’intégration de l’ensemble de ces nouveaux systèmes et des différents essais permettant la qualification par la DGA de ce nouveau système de combat. La complexité de cette opération tient principalement dans la nécessité de mêler le neuf à l’ancien. En effet, la cellule, les moteurs, les sous-systèmes navigation ou armement restent inchangés. À la fin du mois de septembre, la nouvelle architecture système a été figée par les industriels afin d’entamer les travaux sur le premier avion. D’ici à 2019, trois avions seront rénovés, les autres le seront pour 2023.

 

LE RAFALE ASMP-A : REDOUTABLE INNOVATION

Conçu pour être mis en œuvre par les Rafale de l'aéronautique navale (au standard F3) et de l'armée de l'Air, le nouveau missile ASMP-A (air-sol moyenne portée amélioré) peut suivre des trajectoires variées, adaptées à la menace, de manière autonome et discrète, avec des portées et une précision améliorées par rapport à son prédécesseur, le missile ASMP. Le nouveau missile ASMP-A peut être tiré à très basse altitude comme à moyenne altitude. Il est équipé de la nouvelle tête nucléaire aéroportée (TNA). 

 

SNLE / M51 : S’ADAPTER A LA MENACE

Dans le cadre de la modernisation de ses missiles embarqués, la France a doté en 2010 la Force océanique stratégique (FOST) d’un nouveau missile : le M51. En parallèle, le premier SNLE équipé de ce nouveau missile intercontinental à têtes nucléaires, le SNLE Le Terrible a été admis au service actif après son adaptation au M51. Conduit par la Direction Générale de l’Armement (DGA) au profit de la FOST, le programme M51 est indispensable pour s'adapter à la menace. Le M51 permet une amélioration significative de la portée et de la précision, tout en offrant une souplesse de mise en œuvre plus importante. Un même missile M51 a la capacité d'atteindre plusieurs objectifs éloignés Le M51 peut également s'adapter à une évolution de la menace d’interception. Doté pour le moment de têtes nucléaires TN-75, il doit recevoir, à partir de 2015, les nouvelles têtes nucléaires océaniques (TNO), plus furtives et disposant de capacités de pénétration accrues. 

 

DES MARINES EN PLEIN RENOUVELLEMENT

Auteur depuis plus de 20 ans de Flottes de combat, une véritable « bible» recensant, pays par pays, tous les moyens dont disposent les marines mondiales, le capitaine de vaisseau ® Bernard Prézelin est un observateur attentif des marines militaires et de leur renouvellement.

 

« Toutes les marines mondiales ont pris conscience de l’importance grandissante des enjeux maritimes et renouvellent, voire accroissent sensiblement leurs forces navales, notamment la quasi-totalité des marines asiatiques. L’exemple donné par les trois plus importantes, en matière de tonnage, est révélateur à cet égard.

Aux Etats-Unis les programmes concernent les porte-avions nucléaires  (classe Gerald R. Ford), les SNA (classe Virginia), les destroyers lance-missiles (relance du programme Arleigh Burke Flight II A  en attendant les Arleigh Burke Flight III et achèvement du très onéreux projet DDG 1000 limité à 3 unités en raison de son coût exorbitant), les frégates légères avec la poursuite du programme – parfois contesté - des deux modèles de LCS (Freedom et Independence), les grands bâtiments amphibies (porte-hélicoptères classe America et TCD classe San Antonio).

La Russie toutefois peine à mener à bien ses nouveaux programmes : SNLE du type Borey, SNA du type Yasen, sous-marins du type Lada, frégates des types Gorshkov et Steregushchiy, bâtiments de débarquement du type Ivan Gren, ceci expliquant en grande partie la commande des deux BPC Vladivostok et Sebastopol à la France.

Mais c’est assurément la Marine chinoise qui continue à progresser de façon très importante, si ce n’est inquiétante pour les autres marines asiatiques : SNLE du type Jin, SNA du type Shang, sous-marins du type Yuan, destroyers lance-missiles des types Lujang II (052C) et Lujang III (052D), frégates lance-missiles du type Jiangkai II (054A), corvettes lance-missiles du type JIangdao (056), pétroliers-ravitailleurs du type Fuchi et probablement nouveaux porte-avions et porte-hélicoptères en instance de construction. »

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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 12:45
La FREMM Mohammed VI crédits DCNS

La FREMM Mohammed VI crédits DCNS

 

02.08.2014 medias24.com

 

Le Maroc participera aux cérémonies de commémoration du 70e anniversaire du débarquement de Provence (août 1944) qui se dérouleront le 15 août.

 

A cette occasion, la frégate multi-missions (Fremm) Mohammed VI, livrée par le fabricant français DCNS en janvier dernier, prendra part aux cérémonies. Le Maroc sera entouré d’autres nations à l’occasion de ces cérémonies : Etats-Unis, Grande Bretagne, Tunisie et Algérie, selon le site d’information Fréquence Sud.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 16:55
Le CIN de Saint-Mandrier lauréat du Mechatronics Awards 2014

 

15/07/2014 Marine nationale

 

Le Centre d’Instruction Naval (CIN) de Saint-Mandrier a été mis à l’honneur lors des rencontres européennes de mécatronique - EMM 2014. L’équipe de projet du simulateur SIMCP (simulateur de conduite de plate-forme FREMM), représentée par le Capitaine de frégate Goulley et L’IDEF Colonna, a remporté un «Mechatronics Award» dans la catégorie Enseignement/Recherche pour la conception d’un module d’enseignement assisté par ordinateur (EAO).

 

Lancés en 2008, les MECHATRONICS AWARDS récompensent des produits, des procédés, des recherches ou des services particulièrement innovants. Ces trophées organisés par THESAME avec ARTEMA et le CETIM sont aujourd’hui la référence européenne dans le domaine de la mécatronique.

 

Développé conjointement par le CIN, la DGA et DCNS, le module EAO du simulateur SIMCP est une véritable innovation technologique et pédagogique. Cet outil de formation répond à l’évolution des bâtiments de la Marine nationale marquée par le développement de systèmes complexes fortement automatisés intégrant de nombreuses technologies (mécanique, électrotechnique, électronique, automatisme, informatique...).

 

Le développement du module EAO correspond à une approche novatrice de la simulation: aux fonctionnalités classiques de formation à la conduite, l’EAO apporte une vision système qui assure le lien entre les images de conduite et les systèmes réels. Le module participe aussi à l’évolution des pratiques pédagogiques en rendant les élèves le plus souvent acteurs de leur formation aux travers de situations d’apprentissage variées.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 16:55
Mise à flot de la FREMM Languedoc, cinquième frégate multimission

 

13.07.2014 par Philippe Chapleau  - Lignes de Défense

 

DCNS a procédé, hier samedi, sur son site de Lorient, à la mise à flot de la FREMM Languedoc, quatrième de la série commandée par la Marine nationale. Les opérations techniques ont commencé le matin avec la mise en eau de la forme de construction. Les différentes étapes de la mise à flot se sont poursuivies dans la journée, s’achevant par la sortie de la frégate de la forme de construction. Au cours d’une manœuvre d’une quinzaine de minutes, les remorqueurs ont guidé avec succès la frégate jusqu’au quai du site DCNS de Lorient où se poursuivra sa construction.

 

DCNS mène actuellement à Lorient la construction de cinq autres frégates multimissions, à différents stades d’avancement :

- la FREMM Normandie, troisième unité de la série et deuxième pour la Marine nationale, qui a débuté ses essais en mer en octobre 2013 et sera livrée à la Marine nationale fin 2014 ;

- la FREMM Provence, mise à flot au mois de septembre 2013, qui effectuera sa première sortie en mer au troisième trimestre 2014;

- la FREMM Languedoc, qui vient d’être mise à flot ;

- 2 autres FREMM qui sont en cours d’assemblage.

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 12:50
FREMM Normandie - photo DCNS

FREMM Normandie - photo DCNS

 

01.07.2014 Par Olivier Berger, grand reporter à La Voix du Nord. – Défense Globale

 

Meyer Habib, député de la 8e circonscription (1) des Français établis hors de France, s'intéresse dans une question à l'adresse du ministre de la Défense sur l'état d'avancement d'un contrat de location de frégates multi-missions (FREMM) conclu en 2013 entre la France et la Grèce...

 

La Grèce, touchée de plein fouet par la crise, a renoncé à l'achat direct de six frégates FREMM de DCNS. Un coup dur que l'armateur français tente toujours de contourner en louant deux premiers navires à la marine grecque. Selon le député, cette idée aurait été évoquée lors de la visite en Grèce du Président de la République François Hollande le 19 février 2013.

 

Pour le député, " ce projet, s'il se concrétise, constituerait une très belle opération pour l'État et DCNS ". Ces locations seraient assorties d'une option d'achat à terme. " La construction de nouvelles frégates sera relancée dès que les finances du pays le permettront. " Voilà qui permettrait au ministère français de la défense " d'économiser une partie des investissements prévus pour le programme FREMM sur la prochaine loi de programmation militaire, tout en n'impactant pas le plan de charge et donc l'emploi à Lorient ", se félicite Meyer Habib.

 

Le député s'enquiert des chiffres de location et de l'état d'avancement de cet accord avec la Grèce. Selon le site grec Defence Net, la location pourrait atteindre 40 millions d'euros par an et par bateau, soit 1,6 milliard d'euros sur vingt ans

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 14:55
FREMM Normandie - photo DCNS

FREMM Normandie - photo DCNS

 

Lorient, le 25 juin 2014 DCNS Group

 

La frégate multimissions FREMM Normandie, deuxième de la série commandée par l’OCCAr au profit de la Direction générale de l’armement (DGA) et de la Marine nationale, vient d’achever cinq semaines d’une intense activité au large des côtes toulonnaises. Ces essais ont permis de valider les performances du système de combat de cette frégate avant sa livraison à la Marine nationale fin 2014.

 

La série d’essais de la FREMM Normandie, qui vient de s’achever en mer Méditerranée, a été dédiée principalement à la vérification du système de combat du navire. Pour les réaliser, la frégate a été intégrée à de nombreux scenarii, qui ont permis d’avancer dans la mise au point de ses capacités dans tous les domaines de lutte (lutte antiaérienne, lutte anti-sous-marine, …).

 

Ces essais de qualification ont été réalisés grâce à de multiples concours mis à disposition par la Direction générale de l’armement (DGA) et la Marine nationale (balises radar, avions de chasse, avions de patrouille maritime, hélicoptères, bâtiments de surface, sous-marins…). Ces concours ont, par exemple, permis la mise en oeuvre du système de guerre électronique du navire ( interception, leurrage et brouillage) ou encore l’établissement des liaisons de données tactiques.

 

« Nous avons réalisé au total plus d’une cinquantaine d’essais sur la FREMM Normandie, grâce à une très forte implication de l’ensemble des équipes de DCNS, de la Marine nationale, de la DGA et de l’OCCAr. Ces essais contribuent à la bonne intégration des différents senseurs et armements de la frégate au système de management de combat de dernière génération SETIS® développé par DCNS » déclare Anne Bianchi, Directrice du programme FREMM.

 

La présence de la frégate à Toulon a également permis d’achever certains essais relatifs à la plateforme du navire avec, en point d’orgue, le premier appontage de l’hélicoptère Caïman NH90.

 

Après un dernier essai, réalisé avec le concours de la FREMM Aquitaine le mardi 24 juin et permettant de vérifier l’interopérabilité entre les deux frégates, la frégate Normandie a désormais rejoint le site DCNS de Lorient. De derniers travaux de finition seront réalisés sur le navire, pendant l’été, avant sa livraison à la Marine nationale attendue au cours du dernier trimestre 2014.

 

Le programme FREMM : un programme majeur pour DCNS et ses partenaires

 

Pour DCNS, le programme FREMM représente douze unités, soit onze pour la Marine nationale et une pour la Marine Royale du Maroc.

Pour rappel, en novembre 2012, DCNS a livré avec succès la FREMM Aquitaine, première unité de la série des frégates multimissions FREMM. La deuxième unité du programme, la FREMM Mohammed VI a été livrée à la Marine Royale du Maroc le 30 janvier 2014 conformément aux accords contractuels.

DCNS mène actuellement à Lorient la construction de cinq autres frégates multimissions, à différents stades d’avancement :

- la FREMM Normandie, troisième unité de la série, a débuté ses essais en mer en octobre 2013 et sera livrée à la Marine nationale fin 2014 ;

- la FREMM Provence a été mise à flot au mois de septembre 2013 et effectuera sa première sortie en mer au troisième trimestre 2014;

- les cinquième et sixième frégates de la série sont en cours d’assemblage ;

- la découpe de la première tôle de la septième a été effectuée fin 2013.

 

Caractéristiques techniques des FREMM

Fortement armées, les frégates FREMM mettent en oeuvre, sous maîtrise d’oeuvre DCNS, les systèmes d’armes et équipements les plus performants, tels que le radar multifonction Héraclès, le Missile de Croisière Naval, les missiles Aster et Exocet MM 40 ou encore les torpilles MU 90.

• Longueur hors tout : 142 mètres

• Largeur : 20 mètres

• Déplacement : 6 000 tonnes

• Vitesse maximale : 27 noeuds

• Mise en oeuvre : 108 personnes (détachement hélicoptère inclus)

• Capacité de logement : 145 hommes et femmes

• Autonomie : 6 000 nautiques à 15 noeuds

 

DCNS : Sea the Future

 

DCNS est convaincu que la mer est l’avenir de la planète. Le Groupe invente des solutions de haute technologie pour la sécuriser et la valoriser durablement. DCNS est un leader mondial du naval de défense et un innovateur dans l’énergie. Entreprise de haute technologie et d’envergure internationale, DCNS répond aux besoins de ses clients grâce à ses savoir-faire exceptionnels et ses moyens industriels uniques. Le Groupe conçoit, réalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface. Il fournit également des services pour les chantiers et bases navals. Enfin, DCNS propose un large panel de solutions dans l'énergie nucléaire civile et les énergies marines renouvelables. Attentif aux enjeux de responsabilité sociale d’entreprise, le groupe DCNS est l’un des premiers acteurs de son secteur à avoir été certifié ISO 14001. Le Groupe réalise un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros et compte 13 600 collaborateurs (données 2013). www.dcnsgroup.com

 

L’OCCAR, Organisation Conjointe de Coopération en matière d’ARmement, est une organisation internationale qui a pour coeur de métier la gestion des programmes d'équipements de défense en coopération qui lui sont confiés par les Etats membres. L’OCCAR assure, entre autres, la maitrise

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 07:55
FREMM Normandie - photo DCNS

FREMM Normandie - photo DCNS

 

10 juin 2014 Christine Le Moing – LeTelegramme.fr

 

C'est de la rade de Toulon que les équipes de la Marine nationale, DCNS et la DGA qui testent actuellement les systèmes de combat de la Fremm Normandie (troisième de la série des douze frégates multi-missions construites à Lorient) auront pris connaissance des propos qui se voulaient rassurants de leur ministre de la Défense.

Jean-Yves Le Drian qui s'exprimait, vendredi matin sur les ondes nationales de France Inter, a confirmé que la Marine nationale aurait bien ses onze Fremm prévues initialement et ce malgré le contexte des restrictions budgétaires que l'on connaît.

 

Des interrogations ?

 

Reste que pour DCNS, des questions restent actuellement en suspens. Au lancement du programme des Fremm, en octobre 2005, il était prévu par DCNS, qui les conçoit et les construit, une cadence de production d'un bâtiment tous les sept mois. Un rythme déjà ralenti, en 2008, à une livraison tous les dix mois. La première, l'Aquitaine a effectivement été livrée à la Marine nationale (sur les 11 commandées) en novembre 2012. La seconde, la Fremm Mohamed VI, a rallié la Marine royale marocaine en janvier dernier tandis que la troisième, la Fremm Normandie, doit battre les couleurs de la Marine française cet hiver.

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 12:45
FREMM-Maroc Moroccan Navy's FREMM ship undergoing sea trials. Photo DCNS

FREMM-Maroc Moroccan Navy's FREMM ship undergoing sea trials. Photo DCNS

 

30.05.2014 par Samir Elouardighi - medias24.com

 

Le Maroc et l’Algérie renouvellent leurs flottes respectives en multipliant les acquisitions navales. Le voisin de l’Est s’est lancé dans une course aux armements tous azimuts alors que le Royaume a préféré mettre l’accent sur la qualité de ses unités navales pour affirmer sa présence régionale.

 

Ci-dessous, une image plutôt insolite, celle qui montrait les commandos marine des forces marocaines et algériennes courant ensemble au secours des victimes d'un accident, durant un exercice d'évacuation organisé en Grèce, durant la phase sur terre de l'exercice Phoenix Express 2014. L’exercice multinational organisé du 24 mai au 2 juin a vu la participation des marines militaires marocaine et algérienne, en plus de l’US Navy et des forces navales de plusieurs pays européens.

 

 

Maroc- Algérie, la nouvelle donne navale

 

Cet exercice parrainé par les Etats Unis d’Amérique qui en est à sa huitième édition a pour but d’accroître la sécurité et la sûreté maritime dans la mer Méditerranée.

 

La rivalité navale entre le Maroc et l’Algérie qui se basait sur des enjeux militaires d’ordre tactique se déplace désormais sur le terrain diplomatique. La collaboration sécuritaire des deux marines avec celles de l’Otan et des pays européens en Méditerranée est devenue un moyen plus efficace de se distinguer au niveau régional.

 

La course aux armements navals de l’Algérie

 

Le voisin de l’Est a commencé en 2006 à moderniser sa flotte afin de rattraper son retard en équipements navals. La plupart de ses bâtiments d’origine soviétique datant des années 80 étaient devenus obsolètes.

 

La participation de l'Algérie à des missions avec l'Otan et l’Union européenne nécessitait aussi une standardisation de ses équipements afin de faciliter l’interopérabilité des forces de coopération.

 

Le vieillissement de sa flotte a justifié une frénésie d’achat. Alors que leurs patrouilleurs lance-missile OSA, leurs corvettes Nanuchka et leurs frégates Koni réclamaient une simple modernisation, l’Algérie s’est lancé dans des acquisitions.

 

Ainsi, deux frégates allemandes de type Meko A200 d’un tonnage de 3600 tonnes ont été acquises avec une option d’achat non encore confirmée pour deux autres. Ces bâtiments de guerre sont dotés de 8 missiles RBS-15 d’une portée de 200km, de 16 missiles anti-aériens, de 6 hélicoptères ASM Wildcat de dernière génération et de torpilles MU90.

 

Ces frégates ont coûté la somme de 2.2 milliards d’euros. La frégate FREMM Mohamed VI jugée plus opérationnelle et plus puissante, plus sophistiquée aussi, n’a coûté que 500 millions d’euros au Maroc.

 

La marine algérienne a aussi commandé trois corvettes chinoises de type C28A, d'un tonnage de 2800T dotées d’un système de combat «Tacticos» équipant déjà les frégates marocaines SIGMA. Les experts militaires s’accordent à dire que leurs qualités furtives sont d'un niveau inférieur à celles des corvettes marocaines.

 

L’achat d'un bâtiment italien de soutien logistique (9000 tonnes) capable de transporter 440 soldats, 15 véhicules blindés et jusqu'à 5 hélicoptères légers ou 3 lourds suscite des interrogations. Au regard de son utilité première, ce choix est étrange car l’Algérie n'a jamais eu vocation à se projeter dans des zones de conflits extérieures, du moins selon la doctrine officielle.

 

L'achat le plus conséquent de la marine algérienne (QBJ) reste l’acquisition récente de 2 sous-marins s’ajoutant aux 2 autres équipant déjà sa flotte et en attendant la livraison de 2 submersibles en 2016. Si la possession de sous-marins confère un avantage stratégique majeur en cas d’attaque en mer, la question se pose de savoir à quelle menace particulière sont censés répondre ces achats pléthoriques.

 

La montée en puissance spectaculaire répond certainement à une option stratégique de jouer un rôle de puissance régionale.

 

Le Royaume met l’accent sur la qualité opérationnelle

 

Le Maroc s’est engagé dans une politique qualitative pour conserver intacte sa capacité opérationnelle navale. Même s’il ne dispose pas des capacités financières algériennes et que ses commandes navales sont plus modestes, ses bâtiments de guerre sont plus récents et mieux entretenus que ceux du voisin de l’Est.

 

Le Maroc a acheté la frégate Mohammed VI et 3 corvettes Sigma faisant passer sa flotte de 2 navires à 6 bâtiments de combat. Il enregistre cependant un retard pour compléter son dispositif de lutte anti-sous marine (ASM) car pour lutter contre un sous-marin, la seule alternative est de disposer de ses propres submersibles.

 

Selon des experts marocains, la visite de l’amiral Laghmari aux chantiers espagnols de fabrication de sous-marins et aux installations de formation de sous-mariniers annonce la prochaine implication de la marine royale dans l’aventure sous-marine.

 

Après les attentats du 11/9/2001, l’Otan a initié l’opération «Active Endeavour» pour assurer une protection maritime déterminante pour les pays du Maghreb et d’Europe. Rappelons que le Maroc avait été le 1e pays à s’engager en 2004 dans cette voie en s’associant à cette opération de l’Otan.

 

La nouvelle donne impose désormais de se poser en puissance maritime disposant d’unités navales modernes à même d’assurer la sécurité et de se transformer en partenaires stabilisateurs de la région en collaboration avec l’Otan et l’Union Européenne.

 

Pour le Maroc, la marine est stratégique :

-la position du Royaume à l’entrée de la Méditerranée

-l’existence de deux mers et la longueur des côtes

-l’implication dans des exercices internationaux en Méditerranée et en Atlantique

-l’affirmation du rôle marocain sur le flanc ouest de l’Afrique, complémentaire à son engagement économique dans cette région.

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 11:55
DCNS poursuit, en Méditerranée, les essais en mer du système de combat de la FREMM Normandie

 

Lorient, le 14 mai 2014 DCNS Group

 

La frégate multimissions FREMM Normandie, deuxième de la série commandée par l’OCCAR (*) au profit de la Direction générale de l’armement (DGA) et la Marine nationale, a quitté mercredi 14 mai le site DCNS de Lorient pour rejoindre celui de Toulon. Dans les prochaines semaines, DCNS effectuera une nouvelle série d’essais en mer afin de tester les performances du système de combat de cette FREMM avant sa livraison à la Marine nationale fin 2014.

 

Cette série d’essais en mer qui se déroulera en mer Méditerranée va permettre à l’équipage de conduite de la Marine nationale et aux spécialistes de la DGA, de l’OCCAR et de DCNS de vérifier les performances des principaux senseurs du système de combat et leur intégration au Combat Management System de la frégate.

 

« Cette période d’essais à la mer est une phase primordiale du programme : elle se concentre sur le système de combat du navire. Concrètement, les équipes vont éprouver l’ensemble des logiciels et équipements qui permettent aux FREMM de figurer parmi les frégates les plus polyvalentes et les plus abouties au monde », souligne Anne Bianchi, Directrice du programme FREMM.

 

Durant ces essais, les équipes à bord vont simuler différents scenarii opérationnels pour collecter les informations délivrées par les différents senseurs du navire. Parmi les nombreux tests, figurent notamment des essais de guerre électronique et de liaisons de données tactiques. Les équipes effectueront ces exercices grâce à la contribution d’hélicoptères, de chasseurs, de navires fournis par la Marine nationale et avec des moyens humains et de traitement de l’information des centres techniques de la Direction générale de l’armement. La réalisation de ces essais au large de Toulon permettra ainsi une utilisation optimisée de ces concours navals et aériens.

 

A la suite de ces essais, la FREMM Normandie reviendra sur le site DCNS de Lorient pour la réalisation, pendant l’été, de derniers travaux de finition, avant sa livraison à la Marine nationale au cours du dernier trimestre 2014.

 

Le programme FREMM : un programme majeur pour DCNS et ses partenaires

 

Pour DCNS, le programme FREMM représente douze unités, soit onze pour la Marine nationale et une pour la Marine Royale du Maroc.

 

Pour rappel, en novembre 2012, DCNS a livré avec succès la FREMM Aquitaine, première unité de la série des frégates multimissions FREMM. La deuxième unité du programme a été livrée à la Marine Royale du Maroc le 30 janvier 2014 conformément aux accords contractuels. Le navire arbore désormais son nom définitif : FREMM Mohammed VI.

 

DCNS mène actuellement à Lorient la construction de cinq autres frégates multimissions, à différents stades d’avancement :

- la FREMM Normandie, troisième unité de la série, a débuté ses essais en mer en octobre 2013 et sera livrée à la Marine nationale au troisième trimestre 2014 ;

- la FREMM Provence a été mise à flot au mois de septembre 2013 ;

- les cinquième et sixième frégates de la série sont en cours d’assemblage ;

- la découpe de la première tôle de la septième a été effectuée fin 2013.

 

Caractéristiques techniques des FREMM

 

Fortement armés, les frégates FREMM mettent en œuvre, sous maîtrise d’œuvre DCNS, les systèmes d’armes et équipements les plus performants, tels que le radar multifonction Héraclès, le Missile de Croisière Naval, les missiles Aster et Exocet MM 40 ou encore les torpilles MU 90.

  • Longueur hors tout : 142 mètres
  • Largeur : 20 mètres
  • Déplacement : 6 000 tonnes
  • Vitesse maximale : 27 nœuds
  • Mise en œuvre : 108 personnes (détachement hélicoptère inclus)
  • Capacité de logement : 145 hommes et femmes
  • Autonomie : 6 000 nautiques à 15 nœuds

 

DCNS : Sea the Future

habillage_communique-presse_defDCNS est convaincu que la mer est l’avenir de la planète. Le Groupe invente des solutions de haute technologie pour la sécuriser et la valoriser durablement. DCNS est un leader mondial du naval de défense et un innovateur dans l’énergie. Entreprise de haute technologie et d’envergure internationale, DCNS répond aux besoins de ses clients grâce à ses savoir-faire exceptionnels et ses moyens industriels uniques. Le Groupe conçoit, réalise et maintient en service des sous-marins et des navires de surface. Il fournit également des services pour les chantiers et bases navals. Enfin, DCNS propose un large panel de solutions dans l'énergie nucléaire civile et les énergies marines renouvelables. Attentif aux enjeux de responsabilité sociale d’entreprise, le groupe DCNS est l’un des premiers acteurs de son secteur à avoir été certifié ISO 14001. Le Groupe réalise un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros et compte 13 600 collaborateurs (données 2013). www.dcnsgroup.com

 

[1] L’OCCAR, Organisation Conjointe de Coopération en matière d’ARmement, est une organisation internationale qui a pour cœur de métier la gestion des programmes d'équipements de défense en coopération qui lui sont confiés par les Etats membres. L’OCCAR assure, entre autres, la maitrise d’ouvrage des frégates multi-missions FREMM destinées à la France et à l’Italie. http://www.occar.int

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 16:55
Tir d'essai d'un missile de croisière naval (MdCN) © DGA

Tir d'essai d'un missile de croisière naval (MdCN) © DGA

 

14/04/2014 par Guillaume Steuer - Air & Cosmos

 

Nouveau succès pour le missile de croisière naval (MdCN), développé par MBDA pour équiper la Marine nationale : la Direction générale de l'armement a annoncé le 10 avril avoir mené à bien le deuxième tir de qualification de l'engin, le 8 avril dernier, depuis son site de Biscarrosse. Cet essai, représentatif d'un tir depuis une frégate, visait à démontrer des capacités complémentaires par rapport au précédent tir de qualification qui avait eu lieu le 1er juillet 2013. En l'occurrence, il a permis de valider le bon comportement du missile dans une phase de "vol en haute altitude", d'après la DGA.

 

Attendue courant 2014, la qualification complète de cette nouvelle munition (anciennement connue sous l'appellation Scalp Naval) devrait encore nécessiter un tir supplémentaire. Celui-ci devrait être mené dans une configuration "sous-marine", puisque le MdCN est appelé à équiper non seulement les frégates Fremm, mais aussi les futurs sous-marins nucléaires d'attaque de classe "Barracuda".

 

Une première capacité opérationnelle est attendue dès la fin 2014 sur la Fremm "Normandie", deuxième bâtiment de ce type livré à la Marine nationale. La mise en service opérationnel sur sous-marin est désormais attendue "à l'horizon 2018", selon la DGA. Un premier lot de missiles en configuration "Fremm" devrait être réceptionné en juillet 2014, selon le ministère de la Défense.

 

Le programme MdCN n'a pas échappé aux coupes sombres décidées dans le cadre de la loi de programmation militaire 2014-2019 : au final, seuls 150 missiles seront commandés pour équiper les forces françaises, alors qu'il en était initialement prévu 250, puis 200. De quoi s'interroger sur la rentabilité globale d'un programme qui, à l'origine, tablait sur quelques perspectives à l'export, notamment en Arabie Saoudite et en Grèce, qui semblent désormais hors d'atteinte.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 11:50
photos Marine Nationale

photos Marine Nationale

 

14/04/2014 Marine nationale

 

La frégate multimission (FREMM) Aquitaine et son hélicoptère embarqué Caïman marine participent depuis le 31 mars à l’entraînement majeur britannique Joint Warrior 14.1. Cet entraînement rassemble 9 nations de l’OTAN et une nation partenaire (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Belgique, Allemagne, Pays-Bas, Canada, Danemark, Norvège et Nouvelle-Zélande). Pas moins de 23 bâtiments, trois sous-marins, une quarantaine d’aéronefs ainsi que 13 000 marins y participent. Il prépare les forces à œuvrer conjointement contre de multiples menaces.

 

La FREMM au cœur du dispositif

L’objectif principal de Joint Warrior 14.1 est de parvenir à un degré de coopération élevé et à un niveau d’entraînement collectif de qualité pour tous les participants. En respectant une montée en puissance progressive, la FREMM Aquitaine conduit à la fois des opérations de basse et haute intensité, et ce dans tous les domaines. « Intégrer une force de la coalition est la première étape et cela passe notamment par des communications régulières et solides avec les autres bâtiments et les états-majors embarqués. L’étape suivante réside dans la capacité à digérer un flux permanent d’informations à un rythme soutenu, puisque nous recevons plus d’une centaine de messages par jour, qu’il faut ensuite traiter et analyser pour conduire notre action. Enfin, la conduite en elle-même offre aux équipes de quart des opportunités d’entraînement de qualité avec nos alliés, quel que soit le domaine de lutte », déclare le capitaine de corvette Jocelyn Delrieu, commandant adjoint opérations de la FREMM.

 

De redoutables capacités dans le combat aéronaval

Les entraînements se poursuivent au fil des jours et des nuits, dont une partie consacrée à des entraînements de lutte anti-sous-marine, appelés CASEX. De plus en plus élaborés, ils consistent à repérer, analyser et éliminer des menaces sous-marines potentielles tout en escortant le porte-hélicoptère britannique Illustrious, le bâtiment amphibie Bulwark ainsi que le pétrolier-ravitailleur Orangeleaf britanniques, aux côtés de la frégate danoise de type FFH Triton. Passage à la vitesse supérieure avec le CASEX C12 confrontant le couple FREMM-Caïman au sous-marin nucléaire d’attaque britannique Torbay. Prises de contact et engagements s’enchaînent, faisant monter la pression de l’équipage, engagé dans une lutte anti-sous-marine et anti-aérienne intense.

 

Le Caïman Marine à l’épreuve du feu

Pour cet entraînement opérationnel majeur, l’Aquitaineembarque un hélicoptère de combat Caïman Marine, véritable système d’arme à part entière qui augmente très significativement les capacités d’action de la FREMM. Sa grande manœuvrabilité et son agilité lui permettent d’assurer des missions de lutte anti-sous-marine, anti-surface et de contre-terrorisme de jour comme de nuit, même dans de très mauvaises conditions météo. Depuis le début de Joint Warrior, l’hélicoptère est prêt en permanence à répondre au signal de l’officier quart opérations pour décoller en quelques minutes seulement.

 

Interopérabilité validée pour la FREMM

Depuis quelques jours, le rythme s’intensifie pour l’Aquitaineet les autres bâtiments principalement américains, britanniques et néerlandais qui, dans le cadre du scénario de l’exercice, composent la Multinational Task Force (MNTF). Leur mission consiste à rétablir l’autorité du gouvernement de Pastonia, pays fictif correspondant géographiquement à l’Écosse, lequel se trouve très affaibli par une guerre civile qui l’oppose aux rebelles de la People’s Republic of Pastonia (PRP).

L’Aquitaine est intégrée au sein du Task Group 315.02.01. Elle couvre un large spectre de missions : escorter les forces amphibies avec la frégate américaine Ross, relever la frégate anti-sous-marine Kent et soutenir le bâtiment amphibie Argus, afin de le protéger de menaces sous-marines.

De telles luttes nécessitent la capacité de pouvoir durer sur une zone d’opérations. Pour cela, la FREMM a réalisé plusieurs ravitaillements à la mer avec les pétroliers-ravitailleurs britannique et hollandais : Orangeleaf et Amsterdam. Dans un contexte de tension, il est  indispensable de pratiquer régulièrement ces manœuvres délicates. Elles améliorent la rapidité d’exécution et favorisent l’interopérabilité entre les bâtiments.

 

Patrouille maritime et chasse aux mines

L’interopérabilité avec des aéronefs de patrouille maritime, véritables éclaireurs de la force, fait également partie des attentes de l’exercice. Ils patrouillent pendant de longues heures et transmettent la position des sous-marins et bâtiments des rebelles PRP à l’ensemble des membres de l’Alliance (MNTF). Participant à des missions de reconnaissance terrestre appelées ISTAR, ils fournissent aussi des informations capitales à la conduite des diverses opérations.  Parallèlement à cela, au large de Luce Bay, et intégrés aux Task group 315.05, on retrouve les chasseurs de mines alliés - dont l’Andromède - qui agissent sans discontinuer pour quadriller et sécuriser la zone la plus exposée aux mines dérivantes et mines de fond.

 

Vérification des capacités militaires de la FREMM

Dans les jours à venir, la FREMM Aquitaine, couplée au Caïman Marine, continuera son parcours vers le Nord de l’Écosse en conduisant des actions de lutte anti-sous-marine par petits fonds, de lutte anti-piraterie au sein d’un archipel ou encore de lutte contre des aéronefs dans des reliefs montagneux. Ce type d’actions complexes, proche de ce que pourrait vivre le bâtiment sur de prochains théâtres d’opérations, contribuera à la poursuite de l’entraînement de cette unité de premier rang, parée à faire face à toute menace.

Comme l’indique le capitaine de vaisseau François Drouet, commandant la frégate Aquitaine, « Cette première participation à Joint Warrior permet de perfectionner le niveau opérationnel de l’équipage dans un exercice interallié de haut niveau. C’est un rendez-vous important pour la vérification des capacités militaires du bâtiment de par la variété et la densité des situations rencontrées. Il nous permet également de mesurer notre niveau d’intégration au sein de l’exercice avec les autres nations de l’OTAN. Jusqu’ici, l’Aquitaine répond parfaitement à nos attentes en menant de multiples missions avec rapidité et précision. »

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 19:55
Deuxième tir de qualification du MDCN

Deuxième tir de qualification du MDCN

 

 

10/04/2014 DGA

 

La direction générale de l’armement (DGA) a réalisé avec succès le deuxième tir de qualification du missile de croisière naval (MdCN) le 8 avril 2014.

 

Ce tir, effectué sur le site de Biscarrosse (Landes) du centre DGA Essais de missiles, est représentatif d’un tir à partir d’une frégate. Il a notamment permis de démontrer les capacités de vol en haute altitude du missile.

 

Cette réussite, qui vient une nouvelle fois confirmer la très haute technicité de ce missile, est le fruit d’un travail intense et coordonné de nombreux acteurs étatiques (le service de la qualité et les centres d’expertise et d’essais de la DGA, et la Marine Nationale notamment) et industriels (MBDA France).

 

Le MdCN équipera à partir de fin 2014 les frégates multi-missions (FREMM) et les sous-marins Barracuda à l’horizon 2018.

 

Doté d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres, le MdCN est destiné à frapper des objectifs situés dans la profondeur du territoire adverse. Il est complémentaire du missile de croisière aéroporté Scalp dont il est dérivé. Embarqué sur des bâtiments de combat positionnés, de façon prolongée, à distance de sécurité dans les eaux internationales, ostensiblement (frégates) ou discrètement (sous-marins), le MdCN est adapté à des missions de destruction d’infrastructures de haute valeur stratégique.

 

La DGA a notifié le marché MdCN à la société MBDA fin 2006.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 12:50
photo Marine Nationale

photo Marine Nationale

 

1 avril 2014 actunautique.com

 

Hier 31 mars 2014 avait lieu le top départ de l’entraînement Joint Warrior 14.1.

 

Pendant 10 jours, dix pays membres ou partenaire de l'Otan (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Belgique, Allemagne, Pays Bas, Canada, Danemark, Nouvelle-Zélande et Norvège) s’entraîneront ensemble dans un exercice majeur interalliés auquel participeront vingt-trois bâtiments, trois sous-marins, trente-quatre aéronefs, vint-cinq hélicoptères embarqués ainsi que des troupes restées à terre.

 

Joint Warrior est un exercice de niveau supérieur organisé deux fois par an au printemps et à l’automne, au large de la Grane Bretagne.

 

Il est mis en œuvre par la Royal Navy et la Royal Air Force. Son objectif est de proposer un entraînement tactique sous de multiples menaces. Ce type d’exercice permet aux bâtiments, aux aéronefs et aux équipages de s’entraîner dans un environnement international en vue d’éventuels déploiements dans le cadre d’une force aéromaritime interarmées et interalliés : la Combined Joint  Task Force (CJTF). Une force multinationale activable sur ordre, dont l’ambition est de pouvoir mener une opération conjointe de durée limitée.

 

Après avoir participé à l’automne dernier à l’édition 13.2  de Joint Warrior, la Marine Nationale française engage cette année pour la première fois la frégate multi-missions (Fremm) Aquitaine, couplée à un hélicoptère embarqué Caïman de la flottille 33F ainsi qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un chasseur de mines tripartites, l’Andromède.

 

Les moyens français œuvreront au sein du « Task Group 315.01 » (une partie de la force dédiée à des missions particulières), composé de sept bâtiments britanniques, deux bâtiments américains, un bâtiment danois et de quatorze aéronefs. Le tandem FREMM-Caïman permettra de détecter, authentifier et maîtriser à la fois les menaces de surface, aériennes et sous-marines. Le « Task Group » auquel appartient la France devra, parmi ses différentes missions, projeter des forces amphibies, protéger la navigation commerciale et lutter contre la piraterie.

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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 18:50
Joint Warrior 2014 : Le tandem FREMM-Caïman en action

 

 

31/03/2014 Marine nationale

 

Le 31 mars 2014 donne le top départ de l’entraînement Joint Warrior 14.1. Durant une période de 10 jours, dix nations de l’Otan et nations partenaires (Royaume-Uni, Etats-Unis, France, Belgique, Allemagne, Pays Bas, Canada, Danemark, Nouvelle-Zélande et Norvège) s’entraîneront ensemble dans un exercice majeur interalliés auquel vingt-trois bâtiments, trois sous-marins, trente-quatre aéronefs, vint-cinq hélicoptères embarqués et des troupes à terre participeront.

 

Joint Warrior est un exercice de niveau supérieur organisé deux fois par an au printemps et à l’automne, au Royaume-Uni. Il est mis en œuvre par la Royal Navy et la Royal Air Force. L’objectif ? Proposer un entraînement tactique sous de multiples menaces. Ce type d’exercice permet aux bâtiments, aux aéronefs et aux équipages de s’entraîner dans un environnement international en vue d’éventuels déploiements dans le cadre d’une force aéromaritime interarmées et interalliés : la Combined Joint  Task Force (CJTF). Une force multinationale activable sur ordre, dont l’ambition est de pouvoir mener une opération conjointe de durée limitée.

 

Après avoir participé à l’automne dernier à l’édition 13.2  de Joint Warrior, la Marine Nationale engage pour la première fois la frégate multi-missions Aquitaine, couplée à un hélicoptère embarqué Caïman de la flottille 33F ainsi qu’un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et un chasseur de mines tripartites, l’Andromède. Les moyens français œuvreront au sein du « Task Group 315.01 » (une partie de la force dédiée à des missions particulières), composé de sept bâtiments britanniques, deux bâtiments américains, un bâtiment danois et de quatorze aéronefs. Le tandem FREMM-Caïman permettra de détecter, authentifier et maîtriser à la fois les menaces de surface, aériennes et sous-marines. Le « Task Group » auquel appartient la France devra, parmi ses différentes missions, projeter des forces amphibies, protéger la navigation commerciale et lutter contre la piraterie.

 

Cet exercice de forte intensité, tant dans les moyens déployés que dans les phases opérationnelles, est impératif pour obtenir un niveau de coopération international optimal et une interopérabilité permanente avec nos alliés de l’OTAN.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:30
Un prince saoudien à bord de la FREMM Aquitaine


25.03.2014 par Philippe Chapleau - Lignes de Défense
 

Quelques images signées Roland Pellegrino de la visite à Brest, mardi après-midi, du prince Salman Ben Sultan, vice-ministre de la Défense du Royaume d’Arabie saoudite. 

Le ministre saoudien a été reçu par Jean-Yves Le Drian et Patricia Adam, qui lui ont fait découvrir la FREMM Aquitaine. La France et l’Arabie saoudite négocient une vente de six frégates multimissions.

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Les deux ministres devant le NH-90 présent dans la FREMM mardi.

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Le prince Salman Ben Sultan a salué des élèves saoudiens de l'Ecole navale.

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24 mars 2014 1 24 /03 /mars /2014 17:30
Armement : l'Arabie Saoudite et la France vont-elles naviguer ensemble ?

Les frégates multi-missions FREMM pourraient à terme équiper la marine saoudienne

 

24/03/2014 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

La France et l'Arabie Saoudite pourraient signer une lettre d'intention dans le domaine naval. En outre, Paris a décidé d'évoquer à nouveau la proposition de Thales pour le programme saoudien Mark 3. Enfin, OCEA pourrait obtenir prochainement une belle commande.


 

La France et l'Arabie Saoudite continuent leur difficile pas de deux dans la défense. C'est dans ce cadre que le Prince Salman Ben Sultan, vice-ministre de la Défense du Royaume d'Arabie saoudite est ce lundi et mardi à Paris. Il est probable que les deux pays signent un document de type lettre d'intention (letter of intent) dans le naval, qui évoquera les besoins saoudiens dans ce domaine en adéquation avec les propositions françaises (frégates multi-missions FREMM de DCNS, patrouilleurs d'OCEA, des avions de patrouille maritime...). "Ce serait un signe très positif", explique-t-on à La Tribune.

En outre, les autorités françaises évoqueront à nouveau la proposition à base de Crotale NG de Thales sur le programme saoudien de défense aérienne Mark III. Un dossier sur lequel l'Élysée est resté sur sa faim en janvier dernier lors de la visite de François Hollande en Arabie Saoudite. Car la France tient plus que jamais à ce dossier. "La partie française est décidée de continuer de marquer vis-à-vis des Saoudiens l'importance que revêt la conclusion prochaine de ce dossier", explique-t-on au sein du groupe Thales. A suivre... D'autant que son rival MBDA n'a pas abdiqué sur ce projet.

 

Vers une commande pour le chantier OCEA

Cela avait été un petit sujet d'incompréhension entre le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian et ses interlocuteurs saoudiens quand il était allé en Arabie Saoudite à l'automne préparer la visite présidentielle de François Hollande. Les responsables saoudiens lui avaient part de leur vif intérêt pour des bâtiments français. Pensant aux FREMM, le ministre était ravi. Sauf que les Saoudiens pensaient plus à des patrouilleurs du chantier naval des Sables d'Olonne OCEA qu'aux frégates de DCNS dans le cadre du programme Sawari 3. C'est l'ex-patron d'ODAS, proche de celui d'OCEA, qui avait proposé ces navires aux Saoudiens sans en avertir Paris...

Du coup, OCEA pourrait un obtenir une commande de 600 millions de dollars environ en Arabie Saoudite pour des patrouilleurs, qui pourrait être équipés du système Simbad-RC (MBDA), destinés à la marine. Voire aussi à la Garde Royale, la SANG, qui a un besoin de patrouilleurs pour protéger les côtes du royaume. Les FREMM, équipées de 10 NH90 navals (NFH) d'Airbus Helicopters et du nouveau missile de croisière MDCN (MBDA), attendront encore un peu (2015, comme on l'espère chez DCNS) même si la France a besoin d'une commande rapide.

Car l'exportation des FREMM est une des clés de la bonne marche de la loi de programmation militaire (LPM) et bien sûr de DCNS. L'idée est de re-router les futures frégates 4, 5 et 6 destinées à la Royale vers la marine saoudienne sans affecter le plan de charge de DCNS et de son site de Lorient, cher à Jean-Yves Le Drian.

 

Et les Allemands engrangent

Pendant ce temps, les Allemands engrangent des commandes en Arabie saoudite. Au début de l'année, Berlin a apporté via Hermes (l'équivalent de la Coface) sa garantie pour l'exportation de 146 patrouilleurs fabriqués à Brême par le chantier naval Lürssen et destinés aux forces du ministère de l'Intérieur. Un contrat estimé à 1,4 milliard d'euros. D'ici là que Lürssen double avec la garde royale et la marine… il y a un pas que certains en France craignent.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 11:50
Visite du directeur de l'OCCAr : DCNS se met à l'heure européenne

 

17/03/2014 DCNS

 

Le directeur de l'Organisation Conjointe de Coopération en matière d'Armement (OCCAr), Tim Rowntree, s'est rendu, mardi 18 février, sur le site DCNS de Lorient où sont construites les frégates multi-missions FREMM.

 

Il a visité les installations industrielles et pu apprécier, à bord, l'avancement de la construction de la frégate multi-missions FREMM Normandie, deuxième de la série commandée par la Direction générale de l'armement (DGA) pour le compte de la Marine nationale, actuellement en phase d'essais. L'OCCAr est l'agence contractante du programme FREMM au nom de la France et de l'Italie.

 

Lors de cette visite, le directeur de l'OCCAr a pu constater que le programme FREMM, constitué de onze frégates pour la Marine nationale, se déroule conformément au calendrier prévu. Une telle réussite résulte non seulement du savoir-faire des équipes de DCNS mais aussi d'une étroite collaboration entre l'OCCAr, la Direction Générale de l'Armement (DGA) et la Marine nationale.

 

A bord de la frégate Normandie, la délégation composée de membres de l'OCCAr et de la DGA a visité le Central Opérations, centre névralgique du navire d'où est piloté le système de combat grâce au logiciel SETIS®, conçu et développé par DCNS. Ce logiciel figure parmi les plus complexes actuellement développés dans le secteur de la défense.

 

Le programme FREMM

Les frégates FREMM ont des capacités exceptionnelles pour faire face à toutes les menaces aériennes, sous-marines et de surface, y compris lorsqu'elles surviennent simultanément. Le niveau d'automatisation des FREMM est sans précédent et sans équivalent pour un navire militaire. Grâce aux logiciels développés par DCNS, le navire requiert un équipage d'une centaine de marins seulement. Cela représente une réduction de 60% par rapport aux frégates de génération précédente actuellement en service dans la marine nationale.

 

Outre les onze frégates construites dans le cadre du programme FREMM et destinées à la Marine nationale, une frégate supplémentaire, réalisée pour le compte de la Marine Royale Marocaine, a été livrée le 30 janvier 2014.

 

Le site DCNS de Lorient

Le site DCNS de Lorient est le plus important employeur industriel du Morbihan. Il réalise pour la Marine nationale les frégates FREMM et assure l'intégration de l'ensemble des systèmes et équipements ainsi que les essais à quai et en mer.

 

DCNS a significativement investi pour faire de son outil industriel l'un des plus modernes d'Europe. Ces investissements bénéficient au Groupe ainsi qu'à l'ensemble de ses sous-traitants. La charge de travail générée par la production des FREMM se répartit en effet pour moitié entre DCNS et ses sous-traitants.

 

Pour rappel

L'OCCAr, Organisation Conjointe de Coopération en matière d'Armement, est une organisation internationale dont la direction est installée à Bonn. Elle a pour coeur de métier la gestion des programmes d'équipements de défense en coopération qui lui sont confiés par les Etats membres. L'OCCAr assure, entre autres, la maitrise d'ouvrage des frégates multi-missions destinées à la France et à l'Italie. Voir http://www.occar.int/.

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