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29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 11:30
La France propose au Qatar une nouvelle version de 4.000 tonnes de la frégate multimissions FREMM (Crédits : DCNS)

La France propose au Qatar une nouvelle version de 4.000 tonnes de la frégate multimissions FREMM (Crédits : DCNS)

 

29/03/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Alors que s'ouvre ce mardi le salon naval de défense de Doha (DIMDEX), tous les yeux sont rivés sur la compétition que se livrent DCNS et l’italien Fincantieri pour remporter le programme Protector évalué à 4 milliards d'euros.

 

Bataille navale épique dans le golfe persique entre Fincantieri et DCNS. Alors que s'ouvre ce mardi le salon naval de défense DIMDEX à Doha, les deux groupes navals européens s'affrontent très durement pour remporter un contrat, baptisé Protector qui est estimé à 4 milliards d'euros. Il permettra d'équiper la marine qatarie (Qatar Emiri Navy) de navires de guerre (frégates ou corvettes) disposant d'une capacité de défense antimissile balistique.

C'est le seul programme prioritaire cette année de Doha, Airbus Helicopters devra patienter pour la mise en vigueur du contrat portant sur la vente de 22 NH-90, des hélicoptères de transport. Le Qatar, qui avait été soutenu par la France pour organiser la Coupe du monde de football en 2022, souhaite disposer de ce système de défense aérienne pour protéger son territoire lors de cet évènement médiatique planétaire.

 

Une nouvelle FREMM à l'export

La marine qatarie, qui a évalué la proposition de Fincantieri il y a un mois environ, vient de finir les évaluations de l'offre de DCNS basée sur la toute nouvelle version des frégates multimissions, la FREMM Extended Range (4.000 tonnes) armées notamment de missiles Aster 30 (antiaérien et antibalistique) et Exocet (mer-mer). La marine qatarie, qui ne dispose que d'une flotte modeste dont le plus grand bâtiment est un patrouilleur de 56 mètres (4 patrouilleurs Barzan), ne voudrait pas de très gros navires.

En outre, les deux industriels, qui proposent des bâtiments disposant d'une défense antiaérienne et antibalistique (Missiles Aster), devront convaincre le Qatar de l'efficacité du système Anti-Air Missile (SAAM). Car le patron de l'Air Defence, qui conseille la marine sur ce volet, est réputé n'acheter qu'aux Américains.

 

Un gros combat entre l'Italie et la France

La guerre fait rage entre les deux compétiteurs et les deux pays. Les deux ministres de la Défense italien et français, Roberta Pinotti et Jean-Yves Le Drian, sont présents à Doha pour soutenir les offres de leurs industriels. Fincantieri, qui sponsorise DIMDEX 2016, aurait réussi étrangement à convaincre le comité de sélection tandis que DCNS, qui est étroitement associé à Thales (radars Herakles et Smartel) et au missilier MBDA, aurait la préférence du pouvoir. "C'est un choix politique", assure-t-on en France.

Mais les Italiens ont remonté leur cote auprès de Doha. Ils ont finement joué en soutenant un très grand projet de musée archéologique au Qatar auquel tient beaucoup l'émir Tamim ben Hamad Al Thani et dans lequel baignent notamment Fincantieri et Finmeccanica. Fin janvier, l'émir était à Rome où il a rencontré plusieurs grands patrons, dont ceux de Finmeccanica et Fincantieri. Certains s'interrogent sur la concomitance des deux projets...

De leur côté, les Français ne sont pas non plus restés inactifs en démontrant aux Qataris que l'offre italienne avec un radar basé à terre pour détecter la menace aérienne ne tenait pas la route. Ce dispositif aurait limité les missions des corvettes qataries au seul large des côtes de l'émirat. Les Italiens ont donc dû rajouter un nouveau bâtiment (un LHD?) aux trois corvettes de 90 mètres, qui ne peuvent pas intégrer un radar early-warning, pour compléter leur offre. Ce qui rend l'offre italienne beaucoup moins attractive.


 

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 17:55
Comment Le Drian a mis en musique la nouvelle programmation militaire

Les commandes des quatre avions de transport militaire américains C130 et des frégates de taille intermédiaire (FTI) vont être engagées très rapidement - photo Marine nationale

 

15/01/2016 Par Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Plus de six mois après l'actualisation de la loi de programmation militaire, le ministère de la Défense a passé la plupart des commandes d'équipements qui étaient prévues dans ce cadre.

 

Qu'a donc fait Jean-Yves Le Drian du 1,5 milliard d'euros dégagé pour l'achat de nouveaux matériels afin de répondre aux urgences opérationnelles dans le cadre de l'actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) décidée en mai dernier? Plus de six mois après, le ministère de la Défense a passé la plupart des commandes, notamment fin 2015. D'autres commandes comme les quatre avions de transport militaire américains C130 ainsi que les frégates de taille intermédiaire (FTI) vont être engagées très rapidement. Ces commandes sont une des traductions de l'effort sur les équipements décidée dans le cadre de l'actualisation de la LPM 2014-2019.

Sur cette enveloppe de 1,5 milliard, 1 milliard d'euros était notamment dégagé par des redéploiements budgétaires en raison d'une évolution favorable des indices économiques (inflation par exemple).

 

Une flotte d'hélicoptères renforcée

Le ministre avait promis de renforcer le parc d'hélicoptères de l'Aviation légère de l'armée de terre (ALAT) en achetant des hélicoptères de combat Tigre et de transport NH90 dans sa version terrestre (TTH). Ces acquisitions permettront de renforcer la flotte des appareils afin de tenir compte des exigences des opérations aéroterrestres sur la bande sahélo-saharienne. C'est fait.

Le 17 décembre, la direction générale de l'armement (DGA) a commandé sept Tigre dans la version HAD (appui-destruction) supplémentaires  à Airbus Helicopters. Cette acquisition permettra à l'armée de Terre de disposer d'un parc de 67 Tigre (au lieu de 60 machines) dans le cadre de LPM. Puis le 30 décembre, la DGA a passé commande de six NH90 Caïman auprès du consortium NHI, composé d'Airbus Helicopters, d'AgustaWestland et de Fokker.

 

Une commande de quatre C130 en préparation

La France a confirmé une commande pour huit avions ravitailleurs Airbus A330MRTT, pour un montant d'environ 1,2 milliard d'euros, dans le cadre d'un contrat pluriannuel signé en novembre 2014, a annoncé le président d'Arbus Group, Tom Enders. "Ces appareils constituent la deuxième tranche d'un contrat de fourniture annoncé en 2014 portant sur 12 avions", a précisé par la suite Airbus Defence and Space. Le ministère souhaitait avancer la livraison des trois derniers avions ravitailleurs MRTT en les échelonnant entre 2018 et 2025. Une opération destinée à maîtriser le risque d'un arrêt brutal d'une flotte actuelle de KC135 dont la moyenne d'âge est déjà très élevée (51 ans).

En outre, la France devrait très rapidement commander quatre C130 à Lockheed Martin. Cette acquisition "permettra de renforcer nos capacités de transport aérien tactique, qui sont excessivement sollicitées", avait expliqué Jean-Yves Le Drian le 4 juin à l'Assemblée nationale. Le 1er janvier, le ministre avait confirmé sur une base avant projetée (BAP) en Jordanie que "l'acquisition attendue a été confirmée par mes soins il y a quelques jours". La commande est imminente. La facture se monte à environ 640 millions de dollars, dont 100 millions de TVA alors que le ministère n'avait provisionné initialement que 330 millions d'euros.

 

La frégate FTI en approche

Cette enveloppe de 1,5 milliard devait permettre d'avancer le programme FTI. Le ministère a donné en novembre son feu vert au lancement du programme lors d'un comité ministériel d'investissement (CMI). Parallèlement, le CMI a lancé la modernisation des frégates dites La Fayette (FLF) en attendant l'arrivée des premières FTI à partir de 2023 dans la marine nationale. Les FTI déplaceront 4.000 tonnes environ (contre 6.000 tonnes pour les FREMM). Un format qui correspond beaucoup plus que les FREMM au marché export à l'image des frégate La Fayette (6 vendues à Taïwan puis à Singapour et 3 à l'Arabie Saoudite).

La LPM actualisée prévoyait également l'acquisition patrimoniale de quatre bâtiments de servitude BSAH (Bâtiment de Soutien et d'Assistance Hauturier), prévus pour être utilisés par la Marine nationale dans le cadre de l'emploi des forces et dans le domaine de l'action de l'Etat en mer. En août, la DGA a notifié au groupement mené par les chantiers navals Piriou, auxquels sont associés Kership et DCNS, la réalisation des quatre bâtiments. Enfin, la marine avait obtenu la livraison d'un quatrième bâtiment de type B2M (Bâtiment multimission) destiné à renforcer la capacité de la France à faire respecter sa souveraineté sur tous les océans. Elle attend toujours une commande.

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 11:55
Les priorités du budget 2016 pour la Marine


02.10.2015 par LeMarin.fr
 

Le projet de budget de la défense 2016, présenté le mercredi 30 septembre en conseil des ministres, est le premier à bénéficier des effets de l’actualisation de la loi de programmation militaire, réalisée après les attentats de janvier. 500 millions d’euros sont donc ajoutés, portant le total à 31,98 milliards d’euros (hors pensions). 9,95 milliards d’euros servent directement à l’achat d’équipement neuf, 7,24 milliards à la préparation des forces et à leur emploi. Au total, l’agrégat équipement porte sur 17 milliards d’euros, en augmentation de 300 millions. Ces choix et ceux qui suivent devront être votés par le parlement : régulièrement, les élus injectent leurs propres amendements.

 

- Des renforcements d’effectifs. Des centaines de postes de protection – non quantifiés à ce stade, la présentation diffusée ce mercredi n’entre pas dans le détail de la ventilation – sont créées dans la Marine, pour renforcer la posture de protection. Cinq cents postes de fusiliers marins ont été ouverts en 2015, et, dans la Marine, on estime que le même volume de recrutement serait proposé en 2016. S’y ajoutent aussi des spécialistes de la cyberdéfense et de la sûreté nucléaire.

 

- La dissuasion toujours soutenue. La dissuasion air et marine dispose de 3,6 milliards d’euros de crédits, dans un ratio non défini, mais qui s’établit en moyenne à 10/90. En 2016, l’adaptation du troisième SNLE au missile M-51 se poursuit, en même temps que sont lancées la nouvelle version de ce missile intercontinental et les études sur les successeurs des SNLE actuels. La tête nucléaire océanique (TNO) doit également être mise en service. Le missile ASMP-A fait, lui, l’objet d’une rénovation à mi-vie, et déjà, de l’étude de son successeur. Il est utilisé par les chasseurs de l’armée de l’air, mais aussi les Rafale marine du porte-avions.

Les réseaux de transmissions des ordres nucléaires doivent aussi être modernisés. Une des unités qui s’en charge doit d’ailleurs migrer sur la base d’Avord (Cher) l’an prochain.

 

- Les commandes : B2M, BSAH, SLAMF, Fremm, FTI. Pour la Marine, les commandes portent sur une frégate multimission (Fremm), deux bâtiments de soutien et d’assistance hauturière (BSAH, portant le total à quatre), un quatrième bâtiment multimission (B2M), mais aussi un prototype de système de lutte antimine futur (Slamf). Elle doit aussi passer la commande de kits de largage de chaînes Sar pour les derniers avions de surveillance maritime Falcon 50 livrés ces derniers mois, et qui ne disposaient pas de trappes de largage, contrairement à la première génération exploitée par la flottille 24F de Lann-Bihoué. Le document budgétaire entérine également le transfert de quatre avions de patrouille maritime ATL-2 à la mission de surveillance maritime.

En outre, les études relatives aux frégates de taille intermédiaire (FTI) seront lancées (leur entrée en service est prévue en 2023), et le contrat pour l’arme d’infanterie future (AIF), qui équipera également la Marine, sera notifié.

 

- Les livraisons : Fremm, Rafale, Caïman. En 2016, la Marine percevra une Fremm supplémentaire, le premier patrouilleur léger guyanais (PLG), ainsi que trois Rafale marine de première génération, rénovés au standard 3. Mais elle ne recevra pas le moindre chasseur neuf.

L’aviation navale va aussi bénéficier de deux Caïman marine supplémentaire – elle vient de recevoir le quinzième fin septembre. Les 25 premiers poids lourds des forces spéciales (PLFS) seront livrés également en 2016, et les commandos marine doivent recevoir leur part.

Plus étonnant, le document budgétaire révèle que les deux premiers lots de missiles de croisière navals (MDCN) seront aussi livrés pour les Fremm et les futurs Barracuda (alors que le premier est toujours en construction).

 

- Des injections dans le MCO. Le poste du maintien en condition opérationnelle progresse de 7 % à 3,4 milliards d’euros, et 250 millions d’autorisations d’engagement nouvelles sont identifiés. Pour la Marine, il s’agit de l’entretien des futurs patrouilleurs, des frégates et des SNA. Ces derniers affichent déjà une activité de 1 000 jours de mer, grâce à l’action de DCNS à Toulon. Les pièces de rechange d’hélicoptères sont aussi concernées : la flotte la plus en difficulté actuellement est, paradoxalement, celle du Caïman marine, dont seulement un peu plus de la moitié des hélicoptères sont disponibles.

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 16:25
Défense : que des missions impossibles pour Valls en Colombie ?

 

22/06/2015 Michel Cabirol - LaTribune.fr

 

Satellites espions, avions de combat, frégates de taille intermédiaire... La France a tout pour séduire la Colombie. Sauf que Bogotá n'achète pas ou peu français.

 

Que peut faire Manuel Valls en Colombie, un pays proche des Etats-Unis dans le domaine de la défense? Déjà la visite du Premier ministre à Bogotá le 24 et 25 juin s'inscrit actuellement dans de "bonnes relations" entre la France et la Colombie, estime un industriel de la défense. Il sera d'ailleurs reçu au Palais de Nariño à l'invitation du président de la République, Juan Manuel Santos, qui lui-même avait été reçu le 26 janvier dernier à l'Elysée lors d'une visite de deux jours. Manuel Valls et Juan Manuel Santos évoqueront le processus de paix en Colombie, le soutien concret que Paris lui apporte et le développement des relations économiques et commerciales dans ce pays où la France est le premier employeur étranger, à travers la mise en place du comité stratégique franco-colombien.

En revanche, les relations commerciales entre Paris et Bogotá sont en revanche à peu près nulle dans le domaine de l'armement. La Colombie n'a acheté à la France, pourtant dans le top cinq des pays exportateurs d'armement, que pour 20,6 millions d'euros d'armes entre 2010 et 2014 (1,3 million). Bref que des miettes... Ce qui n'est pas vraiment le cas dans l'aéronautique civile. Début mai, la compagnie aérienne Avianca, l'une des vieilles au monde (créée en 1919) a signé début mai avec Airbus une méga-commande de 100 avions de la famille A320neo (A319neo, A320neo et A321neo). La plus grande commande jamais fait dans l'histoire de l'aviation de l'Amérique latine. Au total, les commandes d'Avianca totalisent près de 300 Airbus, dont 276 A320 (parmi lesquels 133 A320neo) et 15 appareils de la famille A330.

 

Un satellite espion remis aux calendes grecques

Alors que tout laissait penser que Bogotá ambitionnait de devenir une nouvelle puissance spatiale en Amérique du sud, de récentes décisions ont eu raison de cette volonté portée par l'ex-vice-président Anjelino Garzon. Les groupes français en ordre dispersé - Airbus Space Systems et Thales Alenia Space - avaient d'ailleurs répondu à des demandes d'informations de la Colombie qui souhaitait acquérir un satellite d'observation de la Terre comme la plupart des pays sud-américains. Un achat qu'Anjelino Garzon souhaitait lié à la naissance d'une industrie et d'une agence spatiales. Il avait d'ailleurs créé en novembre 2013 le programme présidentiel pour le développement spatial colombien (PPDEC).

"Il était légitime de penser que la Colombie allait enfin tracer son chemin vers le spatial pour rattraper l'important retard qu'elle avait pris dans ce domaine, explique l'expert de défense, Arnaud d'Aviau de Ternay. Elle était sur les bons rails, elle avait sélectionné un nombre réduits de pays parmi lesquels on trouvait les Etats-Unis, l'Espagne, l'Angleterre, Israël, le Canada, la France, auxquels avait été transmis un Request For Information".

Mais après l'élection présidentielle, le nouveau vice-président, German Vargas Lleras, a déclaré en septembre 2014, que la Colombie n'achèterait pas de satellite, jugeant cet achat trop cher (environ 200 millions de dollars) et la durée de vie du satellite trop courte. Il a donc préféré continuer à acheter des images essentiellement à des groupes américains pour 70 millions de dollars. Parallèlement, la Force Aérienne colombienne continue de travailler sur un nano-satellite, fabriqué, selon un industriel français, avec l'aide de la Chine, FACSAT-1. Les militaires colombiens espèrent pouvoir le mettre sur orbite au cours du deuxième semestre 2015.

 

Des Rafale, des Mirage 2000 ou bien des F-16, des Gripen?

En Colombie, la Force aérienne colombienne (FAC), qui avait encore de Mirage 5 en service jusqu'en 2011, étudie actuellement le remplacement de ses 24 avions de combat Kfir, un avion israélien conçu au début des années 1970, avait confirmé en début d'année le commandant de la FAC, le général Guillermo Leon Leon. Le chef des opérations aériennes, le général Eduardo Bueno Vargas, avait évoqué lors d'une conférence de presse à Londres en novembre 2013 comme options possibles, le F-16 (Lockheed Martin), le Sukhoi russe Su-30, le Rafale, le Mirage et le Gripen (Saab).

"Ce sont les seuls que le commandant de la FAC ait mentionné et les seuls à avoir été essayé par les pilotes de l'escadron de combat 111 de la FAC pour en déterminer les forces et les capacités", explique Arnaud d'Aviau de Ternay.

Pour l'heure, Dassault Aviation, qui préfère désormais vendre le Rafale - et ce d'autant plus que l'avionneur est beaucoup serein avec les deux contrats exports gagnés en Égypte et au Qatar en poche -, n'a pas encore bougé en Colombie. L'avionneur est plutôt en attente de signes tangibles de Bogotá, explique-t-on à "La Tribune". Enfin, Paris n'a pas dans son armée de l'air de Mirage 2000 opérationnels à proposer à la Colombie et les Mirage 2000 actuellement en service dans les flottes étrangères (Émirats Arabes Unis, Qatar...) ne sont pas encore disponibles sur le marché de l'occasion. D'où le choix de Dassault Aviation de proposer le Rafale, un avion polyvalent qui plus est acheté par un pays qui n'est pas très riche (Égypte).

 

Des frégates de 4.000 tonnes à moyen terme

La Colombie pourrait à moyen terme lancer un programme de frégates de 4.000 tonnes (4 bâtiments tout de suite plus quatre ensuite). Ce qui pourrait intéresser DCNS et Thales, qui travaillent main dans la main dans le développement du programme de la future frégate de taille intermédiaire (FTI) de 4.000 tonnes pour la marine nationale. D'autant que les deux groupes ont parfaitement maîtrisé le programme de modernisation des quatre frégates de classe Almirante Padilla de la marine colombienne qui s'est conclu en mars 2014. DCNS en assurait la maîtrise d'œuvre et Thales était en charge de l'intégration des systèmes de combat et de communications.

Enfin, lors de LAAD 2015, Thales a signé un accord de partenariat avec le chantier naval colombien Cotecmar. Objectif de Thales, vendre des équipements à la marine colombienne, via le chantier naval : combat systems (Tacticos de Thales Nederland), command-and-control systems, information systems, radars et sonars. L'accord couvre également des possibles transferts de technologies, la création de sociétés communes et une aide à l'exportation en Amérique Latine à partir de la Colombie.

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 11:55
photo DCNS

photo DCNS

 

06.06.2015 par Pierre CAVRET - entreprises.ouest-france.fr

 

La réactualisation de la loi de programmation militaire donne un peu d'air au constructeur naval militaire.

 

Engagé dans un plan d'économies de 100 millions d'euros, pour retrouver l'équilibre financier fin 2015, et avant l'annonce fin juillet d'un plan stratégique sur trois ans, DCNS a rempli son carnet de commandes grâce la réactualisation de la Loi de programmation militaire (LPM).

La confirmation d'une nouvelle feuille de route pour les Fremm de la Marine nationale, avec l'avancement de près de deux ans du programme de frégate de taille intermédiaire (FTI), assure au groupe de construction naval militaire une visibilité bienvenue.

C'est tout bon pour le moral des troupes bretonnes. Les six Fremm anti-sous-marines, en plus de l'Aquitaine déjà livrée et de la Provence, et cinq frégates intermédiaires seront construites à Lorient.

 

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 12:55
Frégates : le bingo de DCNS

La Marine nationale disposera de 15 frégates de premier rang, dont huit FREMM (ici sur la photo) (Crédits : DCNS)

 

05/06/2015 Michel Cabirol – LaTribune.fr

 

Avec la réactualisation de la loi de programmation militaire, DCNS, avec son partenaire Thales, est le grand gagnant. Le groupe naval va développer le programme de frégates de taille intermédiaire, dont le premier bâtiment est attendu en 2023 au lieu de 2025.

 

Bingo pour DCNS, un peu moins pour la Marine ! L'exportation en Égypte d'une frégate multmissions FREMM, initialement destinée à la Marine nationale, et la réactualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) permettent au groupe naval, et à un degré moindre à Thales, de remplir leur carnet de commandes sans coup férir. Une heureuse surprise donc pour le groupe naval. Cette décision permet aussi au ministre de la Défense de respecter le format des frégates fixé par le Livre blanc.

Ainsi, le 20 mai dernier à l'Assemblée nationale, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé une nouvelle feuille de route pour les frégates de la Marine nationale avec l'avancement de près de deux ans du programme de frégate de taille intermédiaire (FTI) dans la continuité de la production des FREMM à Lorient. Deux ans de gagné avec un horizon politique et budgétaire compliqué, c'est inespéré pour DCNS. "Au-delà de l'enjeu majeur pour notre Marine, il s'agit bien aussi d'un choix de politique industrielle", a d'ailleurs estimé le 29 mai dernier Jean-Yves Le Drian lors d'un déplacement sur la base aéronautique navale de Lann-Bihoué.

"Nous avons de même accéléré les études de la frégate intermédiaire, dite FTI, pour que la première livraison puisse intervenir en 2023 au lieu de 2025, avait expliqué le ministre de la Défense devant les députés de la commission de la défense. Ainsi, la livraison de la frégate à l'Égypte, qui pouvait apparaître comme une pénalisation de la marine nationale, et l'est en effet à court terme, aboutira de fait à une accélération de l'ensemble du processus".

 

Une accélération du calendrier pour DCNS

La feuille de route entraine pour DCNS et ses partenaires industriels une accélération des cadences de livraison des FREMM et du développement des FTI. Un problème de riches en quelque sorte. Car le prélèvement de la FREMM Normandie "sera compensé", a assuré le 29 mai Jean-Yves Le Drian en déplacement sur la base aéronautique navale bretonne de Lann-Bihoué. Et de préciser "je maintiens la livraison à la Marine nationale de six FREMM anti sous-marines, d'ici à fin 2019, selon le plan fixé par la LPM". Le chef d'état-major de la Marine a rappelé pour sa part que "dans la lutte anti sous-marine, le contrat opérationnel prévoit en effet une capacité de huit bâtiments, aujourd'hui temporairement réduite de trois".

"S'agissant des contrats passés avec l'Égypte, la deuxième FREMM qui n'avait pas été recettée par l'État fin décembre, est restée la propriété de DCNS, a rappelé le Délégué général pour l'armement, Laurent Collet Billon, auditionné à l'Assemblée nationale le 26 mai. L'acompte versé à l'Organisation conjointe de coopération en matière d'armement (OCCAr) constitue par ailleurs un avoir qui servira à financer la frégate attendue dès 2019. D'aucuns souhaiteraient voir cette somme réinjectée dans le budget, mais elle constitue une économie, qui a donc vocation à être consommée instantanément".

Ensuite, d'ici à 2022, deux autres frégates FREMM anti sous-marines devront être livrées. Ces dernières disposeront d'une "capacité de défense anti-aérienne renforcée, par rapport aux premières. Elles seront suivies, dès 2023, par la livraison des cinq frégates de taille intermédiaire prévues". Selon Laurent Collet Billon, "la contractualisation avec DCNS et Thales sur les phases préliminaires débutera à la fin de l'année". Selon nos informations, DCNS et Thales s'inscrivent dans une verticalisation industrielle pour ce programme en partant dans une démarche d'ingénierie en plateau intégré, voire même en moyens d'ingénierie interopérables et intégrés. Cette nouvelle feuille de route s'appuie également sur des travaux de rénovation et de modernisation des frégates de type La Fayette afin de garantir le format de 15 frégates de premier rang dans l'attente de la livraison des FTI.

Le programme FTI "permettra d'atteindre en 2029 le format de 15 frégates de premier rang de nouvelle génération. D'ici là, il sera tenu grâce à l'ajout de sonars sur des frégates légères pour pallier ainsi nos lacunes en matière de lutte anti sous-marine", a expliqué le 27 mai à l'Assemblée nationale le chef d'état-major de la Marine, l'amiral Bernard Rogel. "Nous sommes loin en tout cas des 23 bâtiments dont le besoin était évoqué il y a quelques années", a pour sa part regretté le député Philippe Vitel. Au final, le programme FREMM est finalement passé à son origine de 17 frégates pour la Marine nationale à seulement huit aujourd'hui.

 

Pourquoi lancer le programme FTI

"La réduction du nombre de FREMM à huit permet de dégager des crédits nécessaires au développement du programme FTI", a assuré Laurent-Collet. L'idée de la frégate de taille intermédiaire - une frégate de 4.000 tonnes - a été lancée il y a deux-trois ans en raison de la difficulté par les industriels et la France à exporter la FREMM, qui s'est pourtant vendue au Maroc, puis en Égypte. D'ailleurs, l'Arabie Saoudite semble également intéressé par un tel bâtiment de guerre. Toutefois la FTI "correspond en réalité au tonnage en vigueur sur les marchés à l'exportation", a précisé Laurent Collet-Billon aux députés.

Le tonnage de la FTI est d'ailleurs analogue à celui des frégates vendues à Singapour il y a quelques années. Et le délégué général pour l'armement de préciser que les "frégates de 6.000 tonnes (comme les FREMM, ndlr), hautement technologiques et requérant des personnels très qualifiés, comme les FREMM, se vendraient mal".

"L'analyse de la DGA, menée ces derniers mois en collaboration avec DCNS et son partenaire Thales, a démontré le besoin d'un renforcement d'une offre française à l'export, qui soit complémentaire du produit FREMM, a expliqué le ministre le 29 mai. L'enjeu est aussi de pouvoir nous différencier au plan technologique, d'ici à dix ans, d'une concurrence mondiale concentrée sur le créneau des frégates de taille intermédiaire, avec le lancement de projets similaires en Espagne, Italie, et Allemagne notamment".

Des perspectives à l'export donc. Mais pas seulement. Ce programme donne aussi un bol d'air aux bureaux d'études de DCNS et de Thales. Le lancement de la FTI donne au groupe naval et à l'ensemble des sous-traitants "une visibilité significative dans leurs plans de charge (tant en ingénierie qu'en production)", a expliqué le ministre. Ce qu'a confirmé le délégué général : "cette opération présente un intérêt évident pour alimenter les bureaux d'études, qui autrement seraient restés à sec. La perspective est donc vertueuse au regard du maintien des capacités industrielles comme militaires, les frégates FTI étant d'un haut niveau". La FTI sécurise à la fois la production à Lorient et les bureaux d'études de DCNS et de Thales dans le domaine naval.

 

La Marine pénalisée sur le plan opérationnel

La livraison de la frégate Normandie aux Égyptiens a créé un retard d'équipement au sein de la Marine dans le cadre du programme FREMM, qui ne sera résorbé qu'en 2023. Et du coup, les capacités opérationnelles de la Marine, qui va recevoir sa deuxième FREMM (Provence) dans les jours qui viennent, sont diminuées jusqu'à cette date en raison de ce succès à l'export. "La vente de la Normandie a occasionné un retard d'environ un an dans l'arrivée des nouveaux bateaux, créant le besoin de combler des trous en maintenant en activité des bâtiments très anciens", a confirmé l'amiral Bernard Rogel.

Pour tenir coûte que coûte le contrat opérationnel, a-t-il expliqué, "il est donc nécessaire de prolonger d'un an la durée de vie de trois frégates F70 d'ancienne génération (Jean de Vienne, Montcalm et Primauguet, ndlr), avec leur équipage, plus nombreux que celui d'une FREMM". "Cela représente une charge de 212 équivalents temps plein (ETP) pour la période 2016-2019, effectifs auxquels s'ajoutent trente-cinq marins", qui vont contribuer à la formation des marins égyptiens, a détaillé le 21 mai dernier devant les députés de la commission de la défense chef de l'état-major des armées, le général Pierre de Villiers.

"Ces marins sont prélevés sur le vivier encore très réduit de spécialistes FREMM de la marine, ceux-là même qui doivent assurer la montée en puissance du programme FREMM. Bien qu'ils puissent paraître dérisoires, ces chiffres sont donc non négligeables", a pour sa part estimé l'amiral Rogel.

 

Des moyens au plus juste en matière de défense aérienne

La Marine dispose de quatre frégates de défense aérienne. "Ce qui constitue le minimum", a fait observer l'amiral Rogel. Deux d'entre elles, Forbin et Chevalier Paul, qui appartiennent à la classe Horizon, font partie "des meilleurs bâtiments de ce type au monde". "Deux autres frégates, Jean Bart et Cassard, devront être remplacées en 2021-2022, car leurs missiles ne seront plus fabriqués à partir de cette date", a-t-il expliqué. Elles devraient être remplacées par deux FREMM à vocation de défense aérienne.

"Aujourd'hui, dès que la marine fait mouvement, en particulier dès qu'elle se rapproche de la terre, elle est exposée à la menace aérienne et missiles, a précisé le chef d'état-major de la Marine. Notre métier nous amène à proximité des côtes, dans des passages resserrés, au large de la Syrie, du Yémen ou de la Libye, sous la menace de missiles qui peuvent venir tant de l'air que de la terre. Sans la défense anti-aérienne, vitale, nous sommes donc exposés à des risques.

Revenant sur les FTI, le programme est "d'une solution alternative, demandée par le Livre blanc, qui a exigé la différenciation entre les FREMM et les frégates dites de taille intermédiaire, de la classe quatre mille tonnes, que nous avons l'ambition de doter de capacités de lutte anti-sous-marine, tels des sonars remorqués comme les VDS (Variable Depth Sonar)". Et de préciser que les FTI "ne pourvoient pas au remplacement des frégates de type La Fayette (FLF). Il s'agit plutôt de développer un nouveau type de bâtiment pour arriver au chiffre total de quinze frégates de premier rang tel qu'il est prévu par le Livre Blanc".

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 16:55
photo DCNS

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29.05.2015 par DCNS

 

Jean-Yves Le Drian, Ministre de la Défense, a annoncé le 29 mai 2015 à Lorient, à l’occasion de la discussion parlementaire portant sur l’actualisation de la loi de programmation militaire 2014-2019, la poursuite de la modernisation des moyens de la Marine nationale. Le lancement immédiat du programme de frégates de taille intermédiaire (FTI), l’accélération du programme FREMM, la modernisation des frégates de premier rang ou encore le renouvellement des bâtiments de soutien permettront à DCNS de soutenir l’emploi de la base industrielle navale en France, de renforcer son avance technologique et d’accélérer son développement à l’international.

 

Hervé Guillou, Président Directeur Général de DCNS, déclare : « Nous nous réjouissons de la confiance du Ministère de la Défense pour assurer le renouvellement, l’entretien et la modernisation des moyens de la Marine nationale. L’actualisation de la Loi de Programmation Militaire va permettre à DCNS de continuer à développer sa gamme de navires et de services et accélérer son développement international. Avec le lancement du programme FTI, nous proposerons un produit qui répond au besoin de la Marine Nationale et qui répondra à une demande internationale en croissance pour des frégates de premier rang et d’environ 4000 tonnes »

 

L’actualisation de la Loi de Programmation Militaire contribue à consolider DCNS dans ses bassins d’activité. Le lancement de la FTI va donner 10 ans de visibilité industrielle au bassin d’emploi de Lorient. La nouvelle frégate de DCNS et les succès déjà remportés récemment en Egypte et en Malaisie assurent l’avenir du site lorientais de DCNS et de ses sous-traitants locaux. Ils permettront à ses bureaux d’étude de développer les solutions du futur. Au-delà, l’ensemble de nos sites bénéficie de cette charge, en particulier Bagneux et Toulon pour les systèmes d’information, Ruelle et Nantes-Indret pour les équipements.

 

Les frégates de taille intermédiaire, dont la première unité sera livrée dès 2023, ont vocation à remplacer numériquement les frégates de type La Fayette mises en service entre 1996 et 2001. Elles viendront compléter le programme de frégates multimissions FREMM dont la réalisation est actuellement en cours sur le site DCNS de Lorient. Les six premières doivent être livrées avant 2019. Ainsi, suite à la vente d’une Fremm à l’Egypte, DCNS accélère la cadence de production pour respecter intégralement les engagements pris pour la Marine Nationale dans la Loi de Programmation Militaire. Par ailleurs, la modernisation des frégates La Fayette et le lancement de la quatrième unité du programme B2M pour l’Outre-Mer bénéficieront aux bassins d’emploi régionaux de la filière navale, en particulier en Bretagne.

 

La nouvelle frégate, développée et réalisée par DCNS, sera un navire de combat de premier rang. Cette frégate présentera les atouts d’une solution modulaire, robuste, simple à l’usage et dotée d’une capacité opérationnelle inégalée sur le marché. Adaptée aux besoins de la Marine nationale et des marines de nombreux pays, la nouvelle frégate DCNS bénéficiera des solutions technologiques les plus avancées et notamment d’un radar à panneaux plans.

 

Fort de la réussite inédite en Europe du tir de missile de croisière naval (MdCN) à bord de la FREMM Aquitaine le 19 mai 2015, DCNS propose à ses clients des navires de référence tant dans la conception, la construction que dans l’intégration de systèmes innovants.

 

Sur le marché des frégates, DCNS compte actuellement parmi ses clients la Marine royale du Maroc avec la livraison de la FREMM Mohammed VI et la Marine égyptienne avec la commande d’une FREMM et de quatre corvettes Gowind. Par ailleurs, DCNS réalise six corvettes Gowind pour la Marine malaisienne.

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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 16:55
photo DCNS

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Lemarin.fr

 

Le programme de frégate de taille intermédiaire (FTI) pour la Marine nationale va être anticipé « avec un objectif d’une première livraison en 2023 ». Cette décision figure dans l’actualisation de la loi de programmation militaire entérinée le mercredi 20 mai en conseil des ministres.

 

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 12:55
La FREMM Aquitaine (PHOTO DCNS)

La FREMM Aquitaine (PHOTO DCNS)

 

18 février 2015 Le Fauteuil de Colbert

 

L'entreprise DCNS aurait besoin d'ajouter une nouvelle corde à son arc car sa gamme ne serait pas complète sans une Frégate de Taille Intermédiaire (FTI) plus simple, notamment dans sa mise en oeuvre (sans les défis imposés par un équipage si réduit). Le besoin de l'entreprise prend le pas sur les besoins opérationnels de la Marine. La manoeuvre, maintes fois prêtées à Dassault Aviation, ne provoque aucune réaction épidermique. Le projet devrait, à bien des égards, être critiqué. Surtout, il ne semble pas judicieux de prendre sur le maigre budget équipements de la Royale à destination de la flotte de surface. En particulier s'il s'agit de lancer un navire "moins complexe" que la classe Aquitaine.

 

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